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 demyan&sasha ▬ manipulate with caution

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MessageSujet: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Sam 4 Aoû - 18:13


« Quelqu’un a vu Louis ? » Sasha tapota ses ongles contre le bord de la table, attendant une réponse de la part du groupe de Poufsouffle devant elle. Lucy, Fred, Louise, et d’autres inconnus aux yeux de la rouge et or devaient bien avoir une mince idée d’où s’était vaporisé leur cousin, camarade ou autres qualificatifs. N’ayant pas de réponse, elle réarticula sa question, un air menaçant sur le visage. « Où.est.Louis ? » Lucy fronça les sourcils, dévisageant ouvertement la biélorusse. « Tu lui veux quoi ? » Comprenant qu’elle ne tirerait rien d’utile des mollusques jaunes devant elle, Sasha fit demi-tour avec un clin d’œil. « Affaires inachevées qui ne regardent que moi et lui. » Sortant de la Grande Salle rapidement, la Rosenthal soupira. Ce garçon avait un don pour se volatiliser et ne jamais réapparaître. Pourtant il avait une réputation d’être toujours au mauvais endroit au mauvais moment. Le mauvais endroit au mauvais moment aurait actuellement été dans les griffes de la rouquine, qui lui avait promis l’amputation d’un orteil s’il ne lui donnait pas n’importe quelle information sur la résistance. Et il ne l’avait pas fait, l’abruti. Elle venait donc réclamer son dû, symbolique doigt de pied d’un Weasley. Sasha n’en n’avait en plus rien à faire de ce doigt de pied. Comme si ça allait lui servir à quelque chose, comme si elle le garderait en souvenir. Même le fait d’avoir des informations sur la résistance ne l’aiderait en rien. C’était juste par jeu. Petit jeu sadique mais diablement amusant, qui faisait courir partout un blondinet effrayé d’une fille plus grande que lui et qui le menaçait très sérieusement de le raser, de lui couper le nez, un doigt, une main, un morceau de pied, une oreille, les ongles… en échange d’une trahison. A vrai dire, cette torture était revigorante. Ça lui faisait travailler les méninges. Et parfois ça lui faisait faire du sport. Quand elle s’amusait à lui courir après. Et puis ça développait aussi l’esprit des équipes : les alliances avec Xander McClary ou Scorpius Malefoy n’étaient pas rares, et elles demandaient une réaction et un sens du groupe exceptionnel pour que la pression marche. Une des autres choses primordiales montrant que la torture psychologique était quelque chose de positif étant le savoir qu’on a la possibilité d’acquérir sur le cerveau humain et l’instinct de survie. Mine de rien, deux heures de torture par jour ça vous refait une femme.

« LOUIS WEASLEY ! » Sasha pouvait apprécier la vue des muscles du garçon se raidirent du bout du couloir. Il s’était finalement montré. Forcément, c’était ça ou louper un repas. Il savait probablement que l’étudiante l’attendrait au détour de la Grande Salle, mais il avait sous-estimé son endurance à la tâche. Ça faisait presque deux heures qu’elle l’attendait, parlant tantôt à une connaissance, mangeant un bout, martyrisant des deuxièmes années. Tout ça pour apercevoir les pieds du garçon et lui courir après jusqu’à tenir entre ses ongles manucurés un orteil ensanglanté. Quel programme. Le sixième année était comme figé au détour du couloir, aussi Sasha se lança telle à sa poursuite. Il fit demi-tour trop lentement, et la biélorusse le rattrapa sans aucun mal un peu plus loin dans le couloir. Elle attrapa son col d’une main ferme et le traîna sur plusieurs mètres. « Tu me dois un orteil. » La rousse entendit le garçon qui essayait d’articuler quelque chose de correct derrière elle mais n’écouta pas. Elle emprunta quelques escaliers, se retrouvant rapidement au deuxième étage, le garçon toujours sur ses pas. Elle le tirait de toutes ses forces, ne permettant pas à Louis de s’échapper. C’était une tâche pour le moins ardue étant donné le fait qu’il était grand, et qu’il cachait bien une force qu’on ne pouvait définir comme fruit d’un travail acharné ou énergie du désespoir. Arrivée devant les toilettes de Mimi Geignarde, Sasha utilisa l’effet de surprise pour renverser la balance de force et faire s’asseoir le garçon contre son gré sur le sol. Elle lui offrit un sourire carnassier. « Pied gauche ou pied droit ? » Le Poufsouffle était terrorisé, ça se voyait dans ses yeux. Et dans sa charmante manière de bégayer quelque chose. La Rosenthal approcha son oreille de sa bouche doucement. « Tu disais ? » Ne comprenant toujours pas ce que le blond voulait lui dire, elle haussa les épaules et resserra son emprise sur son col, coupant de plus en plus sa respiration. De l’autre main, elle enleva sa chaussure gauche et l’envoya valser un peu plus loin. Sortant sa baguette, elle la pointa vers le pied du jeune homme, qui bougeait dans tous les sens pour éviter un triste sort. Au dernier moment, la biélorusse lâcha le garçon, rangea sa baguette et lui donna une claque sur la tête. « Allez, pas aujourd’hui. Je ferais ça demain. Et après-demain j’aurais une autre idée. »

En quittant le deuxième étage, Sasha ne put s’empêcher de rire en imaginant le soulagement du garçon et l’inquiétude qu’il devait ressentir. Ça faisait trois fois d’affilée qu’elle faisait semblant d’y aller, elle faisait semblant jusqu’au bout, et elle reportait. Les nerfs de Louis allaient forcément finir par craquer. Et la biélorusse y serait forcément pour quelque chose. Jetant un coup d’œil à l’heure, elle accéléra la montée des escaliers. Elle devait passer prendre ses affaires dans la salle commune et avait rendez-vous en début d’après-midi avec le seul étudiant dans Poudlard qui valait le coup. Et celui pour lequel elle s’était éloigné de son pays natal. Demyan Vladmirov, son compagnon biélorusse, qui fêtait en même temps qu’elle son dix-neuvième anniversaire le jour même. En rentrant dans la salle commune des rouge et or, elle se dirigea presque en courant vers son armoire, glissant dans son sac ce qu’elle avait acheté peu de temps auparavant dans des petites boutiques à Pré-au-Lard. Ignorant la totalité de ses camarades dont deux filles et un mec qui lui avaient parlé, elle ressortit quelques minutes plus tard et repris les escaliers dans l’autre sens. Ceux-ci la menèrent au cinquième étage. Ils s’étaient donné rendez-vous dans la salle des coussins, endroit confortable et tranquille où ils pourraient discuter de tout et de rien sans se faire déranger par personne. Non pas que certains osaient les déranger quand ils parlaient tous les deux, mais l’idée d’être isolée était toujours agréable. En poussant les grandes portes de la salle, Sasha se mit immédiatement à la recherche de Demyan. Elle le trouva facilement, allongé dans une pile de coussins. Elle lâcha son sac à côté de lui et le rejoins à ses côtés, l’embrassa sur la joue en guise de salutations. « Je suis en retard, désolée. J’ai croisé un Weasley qui me devait un orteil. » Avec un petit soupir, elle s’étira. Cette journée était une bonne journée, et l’après-midi commençait encore mieux. Sans attendre autre chose de la part du garçon, elle se releva et fouilla un instant dans son sac, envoyant à la tête du brun un paquet cadeau simple, d’une taille moyenne. « Joyeux anniversaire. »

Le Gryffondor détacha le papier et observa un moment l’objet. Sasha avait un grand sourire sur le visage, contente de ce qu’elle avait choisi. « C’est un miroir qui réponds quand tu demandes suis-je la plus belle. » Se rendant compte du comique de la situation, la Rosenthal eut un petit rire et se rallongea à côté de Demyan, posant sa main sur son ventre et observant le verre du miroir, admirant son reflet. « Oh, essayes-le. Demande lui si tu es la plus belle, Demyan. »
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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Mar 28 Aoû - 6:28



La respiration haletante, Demyan luttait pour ouvrir les yeux, effectuer le moindre geste. Il déposa son avant-bras contre la surface sur laquelle il reposait, tentant de s'en décoller sans succès. Son corps lui semblait infiniment lourd, le moindre geste aussi exténuant que vain. Les paupières lourdes, il fit glisser son ongle contre le tissu qui le recouvrait, tentant de calquer sa respiration difficile sur son mouvement du doigt. Il fronça durement les sourcils, ayant l'impression que chaque inspiration qu'il parvenait à prendre ne faisait que l'étouffer davantage. Qui plus est, il avait chaud. Terriblement chaud. Ce qui n'aidait en rien sa sensation de suffocation. Un râle s'extirpa de ses lèvres tandis que son cœur s'emballait à l'idée de manquer d'air ici, de mourir dans un endroit qu'il ne parvenait même pas à entrevoir car son corps était comme anesthésié, attiré surnaturellement par une gravité qui s'imposait de manière si forte contre sa personne qu'il ne parvenait même pas à s'en défaire un minimum. Il finit par sentir une main passer sur son front ruisselant de sueur, appliquer une fraîcheur inestimable sur sa peau brûlante. Il soupira, plus ou moins réconforté par cette attention nouvelle, puis s'assoupit de nouveau, ses doigts griffant toujours le drap du lit dans lequel il était allongé, comme s'ils voulaient s'y enfoncer.

Un bruit de verre se brisant sur le sol le sortit une nouvelle fois de ses songes. Cette fois-ci il parvint à ouvrir les yeux, apercevant ce qu'il devinait être une partie de l'infirmerie. Celle que les élèves ordinaires ignoraient la plupart du temps l'existence, ou imaginaient être une simple remise pour les ingrédients et potions en tout genre ayant pour visée de les guérir de tous leurs maux quotidiens. Ils n'avaient pas complètement tort. D'une certaine façon, la petite pièce faisait assez office de dépôt. Demyan passa sa main sur une de ses joues qui le picotait depuis son réveil. Il tâta ce qui semblait être une coupure et sentit son cœur rater un battement à l'idée qu'il puisse être marqué à vie suite à une blessure qu'il aurait pu s'infliger sous sa forme lycanthrope. Alarmé, il se redressa promptement en position assise, un vertige l'obligeant à demeurer immobile pendant une bonne minute le temps que sa vision gagne assez en netteté pour ne pas avoir l'impression de sombrer dans une spirale infernale. Il fit glisser ses jambes engourdies sur le sol puis se releva le plus discrètement possible, s'approchant du miroir pendu au mur en face de lui. Finissant par poser ses mains de part et d'autres de la surface reflétant un Vladmirov des plus livides, il souffla un bon coup comme s'il venait d'accomplir un véritable marathon avant de lever enfin les yeux vers le miroir. Il découvrit que la plaie sur sa joue provenait certes de sa dernière soirée, mais n'étaient pas issue de ses griffes. Il avait dû se blesser sur Merlin savait quoi, mais elle finirait par disparaître. Un soupire de soulagement fila entre ses lèvres, alors qu'il attendait quelques minutes supplémentaires pour reproduire l'effort physique considérable qui l'avait éloigné de son lit. La dernière chose qu'il souhaitait était bien d'arborer une merveilleuse cicatrice de griffure de loup-garou sur son visage. Il ne désirait aucunement être défiguré de la sorte. Non seulement cela ferait jaser Poudlard pendant des semaines et lui procurerait une apparence abominablement faible, de victime n'ayant parvenu à se défendre, mais cela pourrait aussi attirer des soupçons à propos de sa propre infortune. Alors que la circulation sanguine dans ses jambes commençait à se faire plus sensible, Demyan se retourna, se rapprochant fébrilement de son lit qui lui semblait imbibé de sueur pour s'y laisser tomber comme une larve, bien qu'il eut songé à s'allonger à même le sol qui lui paraissait beaucoup plus frais.

Tandis que ses doigts s'acharnaient sur un bouton du matelas du lit qu'il occupait depuis ce qui semblait être une bonne heure, le Gryffondor finit par entendre des pas s'approcher de lui puis le portrait de Victoire s'afficha devant ses yeux. Il cilla, mais ne porta pas plus que ça son attention sur la Weasley, l'ignorant prodigieusement. L'adulte avait le don de l'exaspérer quand elle s'y mettait. Elle avait cette fibre faussement maternelle que sa propre mère démontrait de temps à autres et qui hérissait l'adolescent. Tout comme cette lueur de pitié qui faisait briller ses yeux, qui hurlait que dans son esprit, il n'était qu'un enfant perdu, au destin sombre et désastreux, à la vie détruite. Demyan ne pouvait se résoudre à penser de cette manière ni à supporter que certains soient de cet avis. Jamais il ne laisserait sa condition de loup-garou gâcher sa vie. Et si toute l'humanité était convaincue que sa vie était gâchée, Demyan mourrait en étant persuadé que c'en était nullement le cas. Il était hors de question que ce le soit. Et si toutes ces personnes étaient assez lâches pour ne pas voir plus loin qu'une commune fatalité, ils n'avaient qu'à être damnés. Le biélorusse ferait quelque chose de sa vie. Il la mènerait comme il l'entend. Il deviendrait quelqu'un d'important, de respectable, l'homme que se devait être le fils du ministre de la magie de son pays, et sa lycanthropie n'y changerait strictement rien. Il ne resterait certainement pas dans l'ombre, et ne se contenterait pas de la normalité ni de la discrétion. Bien entendu, Demyan tenait à ce que sa nature demeure secrète. Mais elle ne l'étoufferait jamais. Elle ne changerait pas son destin plus qu'elle ne l'avait déjà effectuée, plus qu'il ne l'avait déjà laissée faire. Et même aujourd'hui, même si tous ses muscles le faisaient souffrir le martyr, il ne comptait pas rester plus qu'il ne le fallait alité.

En début de soirée, après s'être forcé à engloutir l'intégralité du repas que lui avait apporté un elfe de maison dans l'optique de reprendre le plus de forces possibles, Demyan quitta l'infirmerie. Il s'évada discrètement du lieu, veillant à ce que personne ne prenne connaissance de sa présence – ou absence pour Teddy et Victoire. Puis, il se dirigea précipitamment le plus loin possible de l'aile infirmière, réduisant la distance entre lui et tout signe de faiblesse et de transformation involontaire du mieux qu'il puisse. Par la suite, il finit par emprunter un passage secret qui l'emmena au septième étage, et après avoir traversé plusieurs couloirs, il se retrouva devant la Grosse Dame qui sursauta à sa vision. Le biélorusse fronça les sourcils, hautement vexé, alors qu'il grondait le mot de passe avec un accent de l'ouest tellement prononcé que le personnage du tableau eut plusieurs secondes d'incrédulité pendant lesquelles elle s'interrogeait sur la probabilité que son interlocuteur lui ait bien articulé le bon mot de passe. Elle finit par pivoter devant le regard meurtrier du jeune homme, tout en commentant : « J'ai quand même cru qu'il y avait un nouveau fantôme au château. » Demyan se retint miraculeusement de ne pas mettre feu à la toile et s'éclipsa dans son dortoir, pour filer sous une douche glaciale dont le but premier était de lui procurer le plus de couleur possible. Faisant un inventaire rapide de ses blessures alors qu'il commençait à grelotter sous le jet d'eau glacé, Demyan se frotta vigoureusement, ôtant toute trace de l'environnement qu'il avait pu fréquenter sous sa forme lupine, allant même jusqu'à s'infliger quelques égratignures. Une bonne dizaine de minutes plus tard, il ressortait de la cabine de douche et demeurait pendant cinq bonnes minutes enseveli dans un drap de bain, tentant de reprendre contrôle sur son corps secoué de tremblements. Il finit par s'asseoir à même le sol, expirant à grande bouffée d'air, approchant sa baguette magique de son corps si jamais un abruti avait l'idée géniale de pénétrer dans la salle des douches des Lions. Dans ce cas-là, Demyan ne donnait pas cher de sa peau. Il n'hésiterait pas à lancer le premier sort qui lui viendrait à l'esprit, que ce soit un qui lui écrabouillerait les doigts contre la porte, le rendrait aveugle ou l'encastrerait dans un mur lointain. Mais il n'y eut aucune victime. Le septième année finit par reprendre position sur ses jambes qui le transportèrent docilement jusqu'à sa malle de laquelle il tira un ensemble soigneusement plié. Il le revêtit précautionneusement, ajoutant un t-shirt à manche longues entre son torse et sa chemise en vue de ne laisser transparaître aucune blessure, puis revint vers la salle de bain où il espérait un miracle qui le rendrait aussi présentable et Demyanesque que possible.

Ce serait pas gagné d'avance. Généralement, il s'autorisait une journée pour s'enfouir sous ses couvertures et récupérer une partie de l'énergie qu'avait dévoré sa métamorphose. Aujourd'hui, il n'avait aucune perspective de repos. Et pour cause, il avait rendez-vous avec sa meilleure amie de toujours Sasha dans le but de fêter leur anniversaire. Dix-neuf ans. Il avait dix-neuf ans aujourd'hui, et une mine odieuse. Demyan soupira, se retenant difficilement de briser tous les miroirs de la pièce. Il finit par saisir un peigne qui l'aiderait au moins à briser l'illusion du garçon exténué en réduisant à néant ses cheveux en bataille. Lorsque ce fut chose accomplie, ses yeux s'abattirent sombrement sur sa plaie au niveau de sa joue, cherchant le coupable. Une branche ? Ça lui semblait le plus crédible, même s'il se voyait mal raconter qu'il s'était baladé en pleine forêt interdite et pris une branche de manière si violente qu'il en était dorénavant marqué à vif. Demyan soupira, se retenant de toucher à sa blessure, de peur de la rendre encore plus écarlate. De plus, elle jurait horriblement avec son teint pâle. Pendant un instant, le garçon hésita à s'infliger plusieurs baffes question de donner un peu plus de couleur à son visage. Mais ça ne risquerait pas de durer. Il soupira, les doigts d'une main tapotant sa fine baguette magique. Un sortilège qui pourrait améliorer son apparence, c'était ce qu'il lui fallait. Mais il n'en connaissait aucun. Et se voyait mal interroger quelqu'un à ce sujet. Ses yeux s'orientèrent vers la pendule, réalisant qu'il était bientôt l'heure de son rendez-vous. Il se recula, constatant quand même que mis à part son teint et sa joue, il avait l'air ordinaire. On pourrait prétexter qu'il avait passé une mauvaise journée, ou nuit, même s'il haïssait qu'on dise cela sur lui et lui offre ce genre d'excuse pour caractériser son physique moins fringuant qu'à l'habitude. Il baissa les yeux et se rendit de nouveau dans son dortoir. Au moins, ça prouverait qu'il était bien humain et non une machination quelconque. Il saisit son cartable, dont le cadeau d'anniversaire qu'il prévoyait offrir à la jeune Rosenthal reposait déjà à l'intérieur, et se fit à l'idée de ressortir au grand jour. Promptement, il rejoint la salle aux coussins, lieu de leur rendez-vous. Lorsqu'il poussa la porte menant à la fameuse pièce, il remarqua qu'il était le premier arrivé et se contenta de s'installer sur quelques coussins, puis de s'y allonger. Si Sasha ne se dépêchait pas, il s'endormirait bientôt. Les coussins étaient confortables à souhait. La pièce assez aéré pour ne pas avoir l'impression de suffoquer. Oui, c'était très bien. L'idéal. Un baiser sur sa joue l'empêcha de s'assoupir. « Je suis en retard, désolée. J’ai croisé un Weasley qui me devait un orteil. » Un orteil ? Demyan sourit. Il tourna la tête vers son interlocutrice, s'attendant presque à apercevoir un bocal détenant une partie d'anatomie d'une vermine au sang souillé. Mais il n'y en avait aucun. Un air terriblement déçu emprunta ses traits, alors qu'il interrogeait : « Et il est où ? Tu ne l'as pas prit ? Tu l'as épargné ? » Le mécontentement croissait à mesure de ses questions. Il se redressa. Au moins, la colère le préservait du sommeil. « Depuis quand tu fais des cadeaux à d'autres que moi ? Depuis quand un Weasley invoque une quelconque clémence ? A moins que tu prévois le faire payer plus. Dans ce cas-là, je veux être là pour voir ça. » s'enquit-il alors que Sasha lui lançait au visage un cadeau emballé. « Joyeux anniversaire. » Demyan baissa les yeux vers le paquet ayant une assez drôle de forme, il devait l'avouer. Il tira sur l'emballage, puis découvrit un miroir d'apparence assez vieillotte. Le biélorusse haussa les sourcils. D'accord, il prenait soin de son apparence et était plutôt narcissique, mais de là à lui offrir un miroir. A moins que son interlocutrice n'ait une idée derrière la tête – ce qui était sans doute le cas vu le large sourire qui fendait son visage -, c'était plutôt étrange venant de sa part. « C’est un miroir qui réponds quand tu demandes suis-je la plus belle. » Demyan éclata de rire, tout en s'installant de nouveau sur les coussins, apercevant son pauvre reflet dans la glace. Bientôt, celui de Sasha qui s'était installée à ses côtés y apparut aussi. « Oh, essayes-le. Demande lui si tu es la plus belle, Demyan. » Le jeune homme conserva son sourire. Il n'était pas au sommet de sa forme et doutait que l'engin réponde à l'affirmative mais ne disait jamais non à ce genre de distraction. Le Gryffondor se racla la gorge puis interrogea, ayant d'autre part une idée en tête : « Miroir, suis-je la plus belle ? » avant que l'objet ensorcelé ne puisse répondre, Demyan le tourna vers Sasha dont le reflet prit possession de toute la glace. Le miroir répliqua d'un ton aussi catégorique que mauvais un « Non. » qui fit éclater de rire le biélorusse. Il se redressa, approchant son visage de celui de son amie pour lui annoncer d'un ton faussement compatissant : « Désolé Sasha, t'es moche. » Il sourit d'un air mauvais, crachant : « Les britanniques te trouvent moche. Pas étonnant, c'est des britanniques. » Toute sa révulsion pour les anglais pimentait chacun de ses termes prononcés. Demyan entretenait une haine sans limite envers l'Angleterre, issue à la base de sa mère qui était de nationalité anglaise. Le biélorusse abhorrant sa génitrice, il allait de soi qu'il ne supportait pas le pays où elle avait fui pour lâchement l'abandonner, lui et son petit frère alors en bas âge. Le garçon n'avait jamais aimé sa mère, même lorsqu'elle vivait encore au manoir des Vladmirov avec son père. La raison la plus évidente était celle que Elisabeth se plaisait à faire des différences entre ses enfants et avait clairement fait comprendre à Demyan qu'à ses yeux, Mirka était la meilleure de ses rejetons. Ce que l'orgueilleux, hautain, fier Demyan n'avait su digéré, même plus d'une décennie plus tard. Son père était certes un homme violent, brutal, glacial et sadique, il était juste et l'aîné des Vladmirov savait qu'il n'avait que ce qu'il méritait avec le mangemort. Quant à sa mère, elle était un modèle d'injustice, de préjugés et donc, aux yeux de l'adolescent, de faibles et puériles balivernes. Elle fonctionnait au cœur, et non à la tête, ce qui était déplorable. Et bien sûr, le jour où elle avait prit ses deux filles pour vivre en Angleterre et l'avait laissé avec Timofei, Elisabeth avait signé son arrêt de mort aux yeux de son premier fils. Jamais Demyan ne lui pardonnerait son geste. Que ce soit celui de quitter son père, de le laisser avec celui-ci sachant qu'il le battait, ou de laisser son frère si jeune derrière elle. Après réflexions, le fait qu'elle ne se soit pas battue pour Timofei était sans doute le plus pesant dans la balance. Demyan aurait pu consentir qu'elle le laisse lui sans problèmes et pour de nombreuses raisons, mais jamais il ne put cautionner qu'elle puisse abandonner le benjamin de la famille. Aux yeux de l'aîné, son cadet avait droit à une enfance normale, et non tortionnaire comme le lui réserverait son père. Son cadet avait le droit à une enfance innocente, sans terreurs et violences à répétition. Demyan haïssait sa mère, mais savait qu'elle aurait donné une enfance idéale à Timofei. Une enfance normale, douce et bercée d'amour. Ce que Ladislas était inapte à offrir. C'était comme ça que le garçon avait fait son possible pour le faire lui-même contre toutes attentes, lorsqu'aucune paire d'yeux malvenue ne puisse le voir. Demyan avait été le grand frère de Timofei, mais aussi en bonne partie son père et sa mère. Il l'avait élevé, il avait prit sa responsabilité, et aussi avait payé tous ses torts. Son petit frère composait en quelque sorte la seule personne à qui il ait jamais démontré de l'amour et de la dévotion, même si ce n'était qu'entre eux deux, secrètement, et rarement évident. Il n'avait pas voulu non plus faire de Tim une mauviette. Et quoi qu'en en dise, Demyan avait hérité de la même rudesse que son paternel.

« Merci. » finit-il par articuler en signe de reconnaissance pour le vœu et le cadeau d'anniversaire. « J'ai aussi quelque chose pour toi. Mais avant... » Le septième année se redressa en position assise, un air malin prenant place sur son visage. « Je me disais qu'on pouvait faire une piqûre de rappel à nos chers camarades de classe quant à qui règne vraiment ici. » Il planta son regard sombre dans celui de la rousse. « Ce serait dommage qu'ils nous oublient après notre départ. Il faut que même les murs du château se rappellent de nous. » A l'entendre, Demyan semblait programmer une véritable apocalypse au sein du collège de sorcellerie. « Et pour commencer, je trouve qu'on a été vraiment clément vis-à-vis de ma troll de sœur. Et de ses amis-sbires. » Il fronça les sourcils. « Ensuite, il y a les inutiles de Poudlard. Autant les rendre utiles en les faisant perpétuer notre terrible mémoire. » Par « inutiles », il entendait les étudiants discrets, sages. Ceux qui d'ordinaire, étaient prodigieusement ignorés par Demyan. « J'ai un plan. » finit-il par déclarer, machiavélique et catégorique. « On prend l'apparence de deux grosses têtes du château avec du polynectar, et on réduit à néant leur réputation. On ruine leur vie, leur avenir. Et on ensuite, on peu saccager leur salle commune si tu veux. Mais j'aime bien l'idée de prendre leur apparence et d'en profiter. » Il tourna la tête vers sa meilleure amie. « Qu'en dis-tu ? »

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S’il incarnait le vent froid de l’Est,
elle était le souffle chaud du sud.


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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Mer 29 Aoû - 4:57

we're a chemical mixture that creates chaos. we're a time bomb.


Sasha attendait, tout sourire, que son compagnon de toujours pose la question tant attendue. En achetant le miroir, elle entendant la voix du garçon dans la tête qui le disait et elle s’était tapé un fou rire toute seule dans le magasin, ce qui lui avait valu plusieurs regards en coin étonnés. « Miroir, suis-je la plus belle ? » La rousse se rendit soudainement compte qu’elle voyait son reflet dans le miroir et plus celui du brun. Non pas que ça la dérange de s’admirer, mais elle comprit rapidement le manège du garçon et leva les yeux au ciel, gardant son sourire en coin. « Non. » Demyan éclata de rire. La jeune fille élargit son sourire, prenant ça très bien. Après tout, elle n’avait pas besoin qu’un miroir lui dise qu’elle n’était la plus belle pour le croire, et ce n’était qu’un miroir. Son reflet non plus n’était pas nécessaire pour qu’elle le sache. C’était une vérité inébranlable : elle était la plus belle. Sasha ne considérait pas la beauté comme quelque chose de subjectif. C’était un fait. Et la Rosenthal avait été gâtée par la nature, tout comme le Vladmirov à ses côtés, qui se rapprocha d’elle en faisant une moue ridicule. « Désolé Sasha, t'es moche. » Elle haussa les épaules et jeta un coup d’œil au miroir. « En même temps, vu le juge. » Le septième année la suivit dans son idée, et exprima parfaitement sa pensée. « Les britanniques te trouvent moche. Pas étonnant, c'est des britanniques. » La rousse hocha la tête, un sourire dégouté sur le visage. Elle ne supportait pas les britanniques. Leur culture, leur langue, leur façon de vivre, le pays, la bouffe. Le temps. Les gens. L’accent, le système scolaire, jusqu’aux noms typiquement anglais, leur musique et tout ce qui se rapportait de près ou de loin à l’Angleterre. Tout était stupide et sans intérêt ici. Rien de bon ne venait de cette partie-là du monde, et les deux biélorusses partageaient depuis tout petit une haine viscérale de ce pays et ce qu’il contenait. Sasha n’avait besoin de rien qui provenait de la culture anglaise. Parler cette langue tous les jours était une douleur continuelle, d’où le fait qu’elle passe le plus clair de son temps avec le Vladmirov, avec qui elle pouvait parler la plus belle langue du monde. Elle était fière de son accent russe quand elle parlait la langue de Shakespeare. Bien entendu, elle le faisait totalement exprès. Elle était bilingue depuis toute petite et aurait pu avoir un accent britannique pour le moins magnifique, mais ça serait montrer une preuve d’amour pour cette langue, et ça serait faire oublier d’où elle venait. Impossible, donc. Elle se souvenait encore de ses nourrices anglaises qui faisaient tout pour qu’elle apprécie, comprenne et parle bien le langage de leur pays. Et elle se souvenait encore mieux de tout ce qu’elle avait trouvé comme déformation possible à chaque voyelle. Le plus drôle dans l’histoire étant qu’elle ne savait pas vraiment pourquoi elle détestait tout ça. Probablement à cause du brun, qui brisa ce qui ressemblait à une ‘minute de silence haine de l’Angleterre’.

« Merci. » Sasha sourit au brun, attendant son cadeau. C’était son anniversaire à elle aussi, il avait intérêt de lui avoir apporté quelque chose. Allez Demyan, plus vite. Le cadeau, le cadeau. « J'ai aussi quelque chose pour toi. Mais avant... » La rousse haussa un sourcil. Elle voulait son cadeau. Voyant qu’il se relevait et qu’une étincelle apparaissait dans ses yeux, elle se dit qu’il fallait peut-être écouter et que ça allait être intéressant. Elle connaissait bien ce regard, le regard de celui qui s’apprête à faire quelque chose, le regard de celui qui a tout préparé, et elle adorait ses yeux là. Outre le fait que les yeux du brun étaient les préférés de Sasha sur la terre entière, elle les aimait encore plus quand ils brillaient de cette façon. Ça voulait dire qu’ils allaient s’amuser. « Je me disais qu'on pouvait faire une piqûre de rappel à nos chers camarades de classe quant à qui règne vraiment ici. » Elle connaissait l’homme en face de lui. Et voilà, ils allaient s’amuser. Sasha ne répondit pas tout de suite, Demyan sachant pertinemment qu’elle serait d’accord. « Ce serait dommage qu'ils nous oublient après notre départ. Il faut que même les murs du château se rappellent de nous. » La Rosenthal hocha la tête. Ce n’est pas comme si c’était possible de les oublier, mais il était tout à fait véridique que faire un geste significatif était toujours amusant, sympathique, et la garantie d’un départ en beauté. « Et pour commencer, je trouve qu'on a été vraiment clément vis-à-vis de ma troll de sœur. Et de ses amis-sbires. » L’étudiante fronça les sourcils, réfléchissant à tout ce qu’ils n’avaient pas fait à l’horrible Mirka, cette créature hideuse. En effet. Mais elle avait l’impression qu’ils trouveraient toujours des nouveaux trucs de toute façon. « Ensuite, il y a les inutiles de Poudlard. Autant les rendre utiles en les faisant perpétuer notre terrible mémoire. » Sasha faisait marcher son cerveau à plein régime. Elle avait déjà des idées. Owi. Ils allaient mettre en marche quelque chose de terriblement génial. Demyan ayant un plan, elle attendit qu’il ait fini de parler au lieu de lui couper la parole. S’il avait une idée derrière la tête, c’était sûrement du pur génie. « On prend l'apparence de deux grosses têtes du château avec du polynectar, et on réduit à néant leur réputation. On ruine leur vie, leur avenir. Et on ensuite, on peut saccager leur salle commune si tu veux. Mais j'aime bien l'idée de prendre leur apparence et d'en profiter. »

La rousse était presque sûre que ses yeux brillaient. Elle s’imaginait déjà le faire, et trouvait ça brillant. C’était parfait. Ça promettait d’être très drôle. Et elle était sûre qu’ils seraient tous deux assez doués pour le faire sans aucun souci, et ainsi partir la conscience tranquille. Ils auraient fait leur devoir et pourraient quitter Poudlard la tête tranquille, avec de beaux souvenirs pour les anglais. Sasha fit un sourire qui montra toutes ses dents à son meilleur ami. « Qu’en dis-tu ? Qu’en dis-tu ? Tu te fous de moi. Evidemment que j’en pense que du bien. » Elle lui fit un clin d’œil et se jeta en arrière dans les coussins, observant le brun assis du coin de l’œil. « Je vais en rêver la nuit jusqu’à ce qu’on le fasse tellement ça va être marrant. » Réfléchissant un instant, elle reprit. « Et oui, je veux saccager leur salle commune. Et je te propose deux Serpentard, ils ont un dons pour être cons, inutiles, ou énervement. Ou des Serdaigle. Les Poufsouffle me font un peu pitié, mais c’est pas les pires si je devais faire un classement et les Rouges pas besoin de faire un effort de transformation pour tout saccager. Ceci dit, n’excluons pas l’idée : la salle commune des Gryffons m’énerve aussi. En fait tout m’énerve donc on peut faire brûler le château si tu veux. Ou le reste de la bibliothèque. Ou des gens, on fait une immolation dans la Grande Salle au moment du déjeuner. » Un sourire carnassier aux lèvres, elle laissa planer un moment de silence. Elle imaginait tout à fait la scène, et était plus qu’heureuse à l’idée de la réaliser. Elle serait même d’accord pour commencer à chercher des gens à immoler publiquement dès maintenant. Partir à la chasse aux étudiants. Elle appréciait l'idée de ruiner leur vie, mais les blessures physiques c'était marrant aussi. Se relevant soudainement, elle regarda le garçon, très sérieuse. « Ou alors. On fait un genre de feu de joie avec les membres des gens. » Fronçant les sourcils, elle rajouta avant de se faire couper. « Genre tu vois, j’ai pas d’orteil pour faire un exemple, mais on empile des bras et des jambes et on fait un feu sur le toit. » Claquant des doigts, elle lança un regard mauvais au garçon et lui envoya son poing dans l’épaule. « Et histoire que tu le saches, je compte le faire plus souffrir le Weasley. Tu crois que j’aurais été clémente ? D’où t’as sorti ça ? C’est plus drôle s’il poireaute. Je m’amuse. Mais je t’inviterais quand le temps sera venu de vraiment s’amuser. Enfin bon c’est tellement chiant que c’est une distraction comme une autre dans le château. » Hochant la tête, elle jeta un coup d’œil au miroir. « T’es la seule personne qui mérite mes cadeaux. » Croisant les bras sur ses épaules, Sasha balança sa tête sur le côté, impatiente et irritée. « D’ailleurs au lieu de me parler pendant dix minutes avant de te décider, donne moi mon cadeau. Tu devrais avoir un sens des priorités. Soit moi avant le reste. Allez. » Attrapant le haut du russe, elle le tira vers lui, rapprochant son visage à deux centimètres du sien. « Ou c’est toi que je brûle. » Elle l’embrassa et le poussa en arrière, attendant qu’il daigne lui donner ce qu’elle voulait.
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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Jeu 30 Aoû - 17:58



Le cerveau de Demyan battait à plein régime, enchaînant les idées machiavéliques. Sans doute celles-ci étaient facilitées par l'humeur massacrante du jeune homme et un désir de vengeance assez aiguisé, mais quoi qu'il en soit, l'aîné des Vladmirov tirait un malin plaisir à formuler son plan diabolique à sa partner in crime favorite : Sasha. L'avantage avec la belle biélorusse, c'était bien que son esprit était aussi tordu que le sien – sinon plus. Il n'y avait pas de limites, ni de règles de bienséance quelconques instaurées entre eux deux. De plus, ils se comprenaient assez pour savoir vers quelle direction ils pouvaient pousser le bouchon à l'extrême. L'avantage avec sa meilleure amie, c'est que lui et elle étaient constamment sur la même longueur d'ondes, qu'ils étaient deux personnages qui se ressemblaient relativement bien et ne possédaient aucun scrupule. Il pouvait vivre comme il l'entendait avec son interlocutrice. Et il se l'estimait fidèle à lui. De toute façon, il doutait fort que des énergumènes comme eux se trouvent à tous les coins de rue. Cette arrogance, cet orgueil, cette violence, étaient méritées, héritage de leur histoire respective et commun bien particulière.

« Qu'en dis-tu ? » Les yeux du lycanthrope se posèrent sur le visage de Sasha qui avait prit soin de ne pas l'interrompre alors qu'il énonçait son plan. Au regard de celle-ci, il semblait fortement l'amuser, ce qui était bon signe. De toute façon, du plus loin qu'il s'en rappelle, Demyan ne pensait pas qu'un jour Sasha ait refusé de mettre en exécution un de ses plans. Elle y apportait bien entendu nombreuses modifications qui les rendaient encore bien plus cruels et croustillants, mais jamais elle n'avait jeté radicalement la moindre de ses idées. Un large sourire apparut sur le visage de la Gryffondor. Le genre de sourire que le septième année adorait voir dessiné sur les lippes de son interlocutrice. « Qu’en dis-tu ? Qu’en dis-tu ? Tu te fous de moi. Évidemment que j’en pense que du bien. » Demyan éclata d'un rire à la fois amusé et diabolique. Il voyait déjà ça d'ici. Pousser au suicide deux grosses têtes de Poudlard, faire de leur vie un enfer, réduire à néant leur réputation, et peut-être même toutes perspectives d'avenir. Oh... Il y avait tellement de possibilités. Se glisser dans la peau de quelqu'un d'autre à son insu et grâce au polynectar était jouissif. Demyan pourrait effectuer tellement de mauvais coups. Il aurait une vie entre ses mains, et déciderait à quel point il souhaiterait la ruiner. « Je vais en rêver la nuit jusqu’à ce qu’on le fasse tellement ça va être marrant. » Le garçon sourit. Sasha partageait son enthousiasme débordant, si bien qu'il répliqua d'un ton aussi sérieux que catégorique : « Faisons-le le plus vite possible. » « Et oui, je veux saccager leur salle commune. Et je te propose deux Serpentard, ils ont un don pour être cons, inutiles, ou énervement. Ou des Serdaigle. Les Poufsouffle me font un peu pitié, mais c’est pas les pires si je devais faire un classement et les Rouges pas besoin de faire un effort de transformation pour tout saccager. Ceci dit, n’excluons pas l’idée : la salle commune des Gryffons m’énerve aussi. En fait tout m’énerve donc on peut faire brûler le château si tu veux. Ou le reste de la bibliothèque. Ou des gens, on fait une immolation dans la Grande Salle au moment du déjeuner. » Demyan sourit tendrement. Voici la preuve vivante que la Rosenthal faisait en sorte d'améliorer ses idées et fournissait ses projets en scènes plus affreuses les unes que les autres. Le jeune homme appréciait hautement qui plus est le fait que son amie d'enfance ait autant d'aversion pour l'espèce britannique que lui. Ce château craignait. Il se disait parfois que Sasha avait commis un bien drôle d'acte en décidant d'effectuer une classe préparatoire ici, bien qu'elle y gagnerait aux yeux du Seigneur des Ténèbres. Et bien entendu, Demyan ne s'en plaindrait jamais. Sans sa diablesse à ses côtés, l'année aurait été abominable. « Ou alors. On fait un genre de feu de joie avec les membres des gens. » Le biélorusse conserva son sourire, apercevant presque les flammes de l'enfer dans le regard de braise de l'apprentie sorcière en face de lui. Voilà qu'elle prévoyait un feu de joie avec des restes humains. C'était un concept. Mais cette fois-ci, et comme à de nombreuses reprises, le rôle du garçon serait de réduire un peu le programme de la jeune femme. Oh, ce n'était que partie remise. Si un jour, lorsqu'ils seraient tous les deux deux mangemorts en puissance, il leur venait l'envie de carboniser quelques sorciers ou moldus, ils pourraient s'y mettre sans problème. En attendant, il faudrait quand même qu'ils achèvent leur année. « Genre tu vois, j’ai pas d’orteil pour faire un exemple, mais on empile des bras et des jambes et on fait un feu sur le toit. » Sans être virés après un agissement un peu trop gros et qui les pointerait du doigt de façon assez évidente. Sasha claqua des doigts, puis prodigua un brusque coup de poing dans l'épaule de Demyan qui le fit sans doute pâlir par la douleur. Miraculeusement, il conserva une mine aussi impassible que possible, mais il n'avait qu'une idée, hurler un bon coup sa douleur et jurer contre la chance que pouvait avoir Sasha pour frapper exactement là où ça faisait mal. Il plissa légèrement les yeux, évitant de croiser le regard de son interlocutrice, et inspira profondément à plusieurs reprises, prenant contrôle sur la douleur cuisante. « Et histoire que tu le saches, je compte le faire plus souffrir le Weasley. Tu crois que j’aurais été clémente ? D’où t’as sorti ça ? C’est plus drôle s’il poireaute. Je m’amuse. Mais je t’inviterais quand le temps sera venu de vraiment s’amuser. Enfin bon c’est tellement chiant que c’est une distraction comme une autre dans le château. » Demyan se laissa tomber en arrière sur les coussins, l'épaule en feu. Il n'écoutait Sasha que d'une oreille, percevant quelques mots de temps à autre. Weasley. Clémente. Poireaute. S'amuser. Chiant. Mais au regard assassin de la jeune femme, le Gryffondor se doutait qu'elle devait lui raconter des choses qui lui plairait assurément. « T’es la seule personne qui mérite mes cadeaux. » « Bien. » Un fin sourire étira les lèvres du jeune homme, satisfait d'entendre telle déclaration. De toute façon, il ne risquait pas de tolérer que quelqu'un d'autre possède ce privilège. Mis à part si cette personne était importante et plaisait un maximum à Demyan. Ce dernier l'annihilerait si ce n'était pas le cas. « D’ailleurs au lieu de me parler pendant dix minutes avant de te décider, donne moi mon cadeau. Tu devrais avoir un sens des priorités. Soit moi avant le reste. Allez. » Un fin rire s'extirpa des lippes du biélorusse alors que Sasha saisissait sa chemise pour l'attirer vers lui. Une technique plus que courante de la part de la jeune femme mais que Demyan appréciait moyen vu la situation. Soit, une épaule cuisante de douleur et un torse entre autres zébré de blessures aussi agaçantes les unes que les autres. « Ou c’est toi que je brûle. » Le jeune homme leva les yeux au ciel, se questionnant presque si Sasha faisait exprès de le torturer. Elle lui déroba un baiser, auquel il répondit avant de saisir fermement la jeune femme et la retourner promptement sur les coussins, lui par-dessus elle cette fois-ci. Il positionna ses bras autour du corps de l'adolescente, provoquant : « Vas-y, brûle-moi. J'attends que ça. » Il sourit, se pencha vers les lèvres de son interlocutrice sans y déposer le moindre baiser cependant, coquin. Juste son souffle chaud qui s'abattait sur le visage de la huitième année, se mêlant au sien, et une proximité aussi scandaleuse que quasi inexistante entre leurs lèvres. Après avoir fixé longuement dans les yeux la Lionne durant un moment où aucun d'eux ne se résignèrent à ne serait-ce que ciller, Demyan eut un léger rire, laissa filer son souffle contre le cou de Sasha qu'il finit par mordiller affectueusement avant de s'étendre à côté de l'adolescente, comme si de rien n'était. « Le paquet est dans mon sac. Mais je sais pas si tu le mérites vraiment... » Il se rapprocha, le regard malicieux, le sourire mesquin : « Est-ce que tu le mérites, Sasha ? Est-ce que tu as été une gentille petite fille cette année ? » Il éclata de rire, posant sa tête sur un coussin. « C'est pas faux que tu es toujours aussi diabolique sinon plus. » Un silence de quelques secondes s'installa, avant qu'il ne se redresse en position assise et rétorque : « Va, ça mérite bien un prix. » Il ouvrit son sac et jeta le cadeau d'anniversaire sur sa meilleure amie. Ça n'avait rien d'excessivement original ni d'aussi hilarant que le présent qu'avait déniché Sasha mais Demyan était persuadé qu'il allait plaire à l'adolescente étant donné qu'elle n'avait su en décoller ses yeux à chaque fois qu'ils passaient devant lorsqu'ils se promenaient à Pré-au-lard. Désormais, la fameuse robe de soirée n'était plus exposée dans sa chère vitrine mais reposait sur les genoux de la biélorusse. Demyan se releva, annonçant : « Je te laisse t'amuser avec quelques instants, je reviens. » Il fit un clin d'œil à son interlocutrice avant de s'éclipser.

Cinquième étage et son dîner qui menaçait de refaire une apparition. Le plan de Poudlard fit rapidement apparition dans la tête du biélorusse. Il n'y avait rien qui pouvait lui venir en aide à cet étage et le mieux était sans doute qu'il se rende aux toilettes pour garçons de l'étage supérieur. Ce qu'il s'empressa de faire, bousculant un trio de première année au passage. Aussi rapidement que son pas précipité sans qu'il soit de course ne le lui autorise, Demyan s'infiltra dans les toilettes des garçons puis s'évada dans une des cabines juste à temps pour que oui, son dîner ne revienne lui faire coucou, sympathique. L'estomac en vrac, la gorge en feu, le septième année se retint pour ne pas briser tout ce qu'il avait sous la main puis posa son front contre la brique fraîche. Il inspira profondément, sa respiration se voulant néanmoins haletante, déboutonnant gauchement les boutons de sa chemise qu'il finit par envoyer valser sur le sol. Il se redressa tout en émettant un râle, peu enthousiaste à l'idée de voir ce qu'il aurait bientôt sous les yeux. Il passa sa main au niveau de sa plaie par-dessus son t-shirt pour s'assurer qu'il n'avait pas saigné et finit par enlever son haut, baissant les yeux sur son épaule en piteux état. Il retint sa respiration, dévisageant pendant un moment la blessure qui semblait presque respirer d'elle-même, incrustée contre sa chaire, sanguinolente, encore aussi laide alors que ça faisait tout de même plusieurs mois que Demyan vivait avec. C'était comme si elle ne voulait jamais guérir. Ou alors, que sous sa forme lupine, il s'éclatait à se martyriser l'épaule. D'une certaine manière, ça ne l'étonnerait pas plus que ça. Un nouveau râle fila entre ses lèvres alors qu'il extirpait sa baguette magique d'une des poches de son pantalon et appliquait quelques sortilèges sur sa plaie en vue de la rendre plus supportable et de l'empêcher de tâcher ses vêtements et donc d'intriguer Sasha, tout cela en récitant le dictionnaire des gros mots biélorusse. Finalement, il lança aussi deux sortilèges à son t-shirt pour qu'il soit aussi propre que possible avant de le remettre et enfila sa chemise par-dessus, grimaçant sans retenue au moment de bouger son épaule et autres parties de son corps et muscles encore sensibles. Il déboula de la cabine, se passa le visage à l'eau et enleva toute trace de ce qu'il avait été faire dans ce noble lieu, puis tourna les talons, évitant de croiser son reflet qu'il trouverait de toute façon méprisable en quittant les toilettes.

Il rebroussa le chemin aussi rapidement que possible puis ouvrit la porte de la salle aux coussins à la volée, déclarant, comme si de rien n'était et que sa petite escapade était faite pour cette annonce : « Xander McClary. » Il s'approcha du centre de la pièce, cherchant son interlocutrice des yeux. « Ce n'est pas un Serpentard mais par Merlin que ce serait jouissif. Imagine tout ce qu'on peut détruire. Sa chère et tendre réputation au sein du château que ce soit avec le Directeur ou les Obscurs ou les filles... Quoi que je crois qu'il s'est casé. » Le biélorusse fronça les sourcils, puis eut un léger rire : « Peu importe, ça causera encore plus de dommages comme ça ! » Il tourna sur lui-même, cherchant toujours la rouquine des yeux : « Et en plus, c'est le meilleur pote à Mirka. Son petit chien-chien préféré. » Le garçon fronça les sourcils, émettant un lourd juron avant de questionner, impatient et irrité : « T'es où ? »

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S’il incarnait le vent froid de l’Est,
elle était le souffle chaud du sud.


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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Ven 31 Aoû - 9:53

little world step aside, better go underground better run better hide.


Sasha sentit qu’elle se faisait soulever et poser sur le dos. En reculant la tête « Vas-y, brûle-moi. J'attends que ça. » Leurs visages étaient à deux centimètres l’un de l’autre, ce dont Sasha n’allait pas se plaindre. Demyan était quelqu’un qu’elle aurait pu fixer de si près pendant des heures entières. Elle ne s’en lassait pas, ce qui était assez rare pour mériter d’être remarqué. Le garçon, cependant, était aujourd’hui moins splendide que d’ordinaire. Il avait le teint pâle, et une affreuse cicatrice sur la joue. La rouquine ne bougea pas d’un poil, attendant que lui cède. Les deux biélorusses restèrent comme ça plusieurs minutes avant que le brun ricane et mordille la peau du cou de Sasha, ce qui la fit rire à son tour. Elle n’osa pas l’interroger – pas encore – sur la raison de sa tête de mort-vivant, mais se promit d’enquêter. Ou de lui dire qu’il était moche. N’étant pas une adepte du tact, elle allait sûrement finir par dire qu’il était hideux. Mais au moins, il répondrait. Certains auraient pu appeler ça de l’inquiétude, ce qu’éprouvait la Rosenthal à l’égard du fils du ministre de la magie biélorusse mais elle préférait considérer ça comme un souci d’esthétique. Elle ne voulait pas se balader à côté d’un souillon. « Le paquet est dans mon sac. Mais je sais pas si tu le mérites vraiment... » are you fucking kidding me. La jeune fille fixa le garçon qui semblait bien s’amuser à la faire poireauter, un air consterné empruntant ses traits. Il la prenait pour quoi, une gamine impatiente ? « Est-ce que tu le mérites, Sasha ? Est-ce que tu as été une gentille petite fille cette année ? » Sasha soupira un instant. Demyan riait de son petit jeu qu’elle ne trouvait pas drôle. Son cadeau. Plus vite que ça. Il posa sa tête brune sur un coussin, observant l’étudiante. « C'est pas faux que tu es toujours aussi diabolique sinon plus. » Elle ne bougeait pas d’un poil. Il ne fallait pas être devin pour comprendre que ça ne la faisait pas rire du tout. Le septième année finit par se relever en position assise. « Va, ça mérite bien un prix. » Avant qu’elle ait eu la possibilité de se relever à son tour, le garçon lui envoya son cadeau à la tête. En l’attrapant d’une main, elle replia ses jambes et s’assit. « C’est pas un prix, c’est mon anniversaire. Si ma personnalité mérite un prix alors je l’attends en plus de ce cadeau. » Son meilleur ami ne répondit pas, et elle prit soin de bien ouvrir le paquet, savourant ce moment qu’elle préférait quand elle recevait quelque chose. Elle reconnut immédiatement ce que c’était, et un sourire illumina son visage. Demyan avait parfaitement choisi. Ce n’était pas la première fois qu’elle voyait le tissu de la robe qu’elle tenait dans la main, elle avait fait subir au septième année une contemplation régulière de celle-ci chaque fois qu’ils passaient devant. Il s’en était donc souvenu, ce qui n’avait rien d’étonnant, mais elle appréciait particulièrement l’attention. « Je te laisse t'amuser avec quelques instants, je reviens. » La rousse ne releva même pas la tête, dépliant le vêtement, heureuse de pouvoir le tenir dans les mains et qu’il soit à elle.

En relevant la tête, elle remarqua l’absence du brun. Elle réfléchit un quart de seconde et la phrase qu’il venait de dire lui monta enfin au cerveau. Elle regarda autour d’elle et croisa le regard d’un troisième année. Avec un clin d’œil, elle enleva son haut, se retrouvant en soutien gorge devant le peu d’étudiants présents, qui avaient du mal à ne pas jeter un coup d’œil, que ce soit pour se faire plaisir ou parce que c’était peu commun de voir une élève se mettre à moitié nue en public. Elle passa la robe au dessus de ses épaules et se leva, observant le rendu à l’aide du petit miroir de Demyan. Elle enleva sa jupe mais garda ses collants, tournant sur elle-même, se trouvant plus magnifique qu’elle l’était déjà. La robe était courte et décolletée, ce qui mettait en valeur ses formes. Elle lui allait à merveille. Elle se demandait si celui qui lui avait offerte l’aimerait bien aussi. Quand il reviendrait, elle penserait à lui demander. Se demandant d’ailleurs ce qu’il faisait et quand il allait finir par revenir, elle fit quelque pas. En plus du reste, la robe était confortable. Sasha abandonna ses vêtements et s’approcha de l’entrée, essayant de trouver un moyen pour surprendre le septième année quand il rentrerait. S’il comptait la faire marcher pour son cadeau sans avoir une petite revanche, il se trompait. La rousse observa un instant la porte et se rendit compte qu’il y avait des petites alcôves régulières, qui devaient être le résultat des colonnes de l’autre côté du mur. C’était l’endroit idéal. La biélorusse ne réfléchit pas plus et se glissa dans une, dos plaqué contre la pierre. Demyan n’aurait pas idée de tourner la tête dans son dos pour la voir, et elle était persuadée que ça allait marcher. Bon, ça le ferait chier et il serait un peu en colère, mais ça valait le coup. Elle n’eut pas à attendre longtemps, et entendit la porte s’ouvrir et le garçon entrer. Attendant un peu qu’il avance dans la pièce, elle fut surprise qu’il se mette à parler tout seul. « Xander McClary. » Le brun avait avancé, mais la jeune fille attendit qu’il finisse sa phrase. « Ce n'est pas un Serpentard mais par Merlin que ce serait jouissif. Imagine tout ce qu'on peut détruire. Sa chère et tendre réputation au sein du château que ce soit avec le Directeur ou les Obscurs ou les filles... Quoi que je crois qu'il s'est casé. » Elle manqua de lui répondre que oui, il s’était casé, mais garda un silence de mort dans son dos, l’observant avec amusement tourner la tête dans tous les sens. « Et en plus, c'est le meilleur pote à Mirka. Son petit chien-chien préféré. » La rouquine leva un sourcil et fit une grimace de dégout. Il y eut un nouveau moment de blanc et il finit par définitivement s’impatienter, insultant le vide avant de finir par poser la question fatidique. « T'es où ? »

Sasha fit quelques pas silencieux dans son dos, et s’appuya sur le sol mou pour sauter sur le dos de son meilleur ami. Elle appuya sur ses épaules de toute ses forces, entendant juste le garçon ayant un cri de surprise mélangé à, probablement, de la douleur, et l’attrapa par le cou. C’est seulement par réflexe qu’il attrapa les jambes de la rousse, trébuchant en avant. « COUCOU ». Oui, parce que lui sauter dessus par surprise n’était pas suffisant : il fallait aussi qu’elle lui crie en biélorusse dans l’oreille. Le garçon fit quelques pas vers l’endroit où ils s’étaient allongés quelques minutes plus tôt et la poussa en arrière, la lançant dans les coussins de force. Elle tomba de tout son long dans une pile de plume, et éclata de rire. Demyan n’avait pas l’air de trouver ça aussi drôle qu’elle, ce qui la fit rire encore plus. « Tu devrais voir ta tête. » Il ne répondit pas et se laissa tomber par terre à côté d’elle. Fronçant les sourcils, elle finit par en venir au fait. « Tu manques sérieusement de force aujourd’hui. » Rapprochant son visage et levant son pouce pour le passer sur la griffure qu’il arborait sur la joue, elle fit la moue. « T’es moche. T’es tout pâle. Comment t’as fait ça ? » Le garçon poussa son bras pour qu’elle l’enlève de son visage. Elle se pinça les lèvres et haussa les épaules. « Je dis ça pour toi. Au cas où t’auras pas vu que t’étais un brin souillon aujourd’hui. Tu veux le miroir pour te voir mieux ? » Le regard que lui lança le Lion était sans appel. Elle avait intérêt à se taire maintenant ou il s’en chargerait personnellement. Elle lui fit un sourire et s’approcha de lui rapidement, lui déposant un rapide baiser sur sa griffure avant de se reculer aussi vite. « ENFIN BREF. Xander. Il est casé. Avec une Poufsouffle stupide. Mais j’en fais mon affaire personnel, je vais le faire tromper sa tendre et chère. Ça va être marrant. » Lançant une moue boudeuse à son ami, elle le pointa d’un doigt menaçant. « Ceci dit je te conseille pas de me faire boire du polynectar pour prendre la place de Mirka. C’est ta famille qui est en jeu et je pourrais faire des dégâts. Etre dans le corps de Mirka. Oh quel horreur. Grands dieux. Jamais. » Se levant et plongeant ses yeux dans ceux du septième année elle tourna sur elle-même, lui lançant un regard volontairement aguicheur. Plus que ça. C’était même de la pure provocation, un sous-entendu significatif. « Tu me trouves comment ? » Avant qu’il ne réponde, elle se baissa vers lui et lui fit un doux bisou sur le front, essayant tant bien que mal de se faire un brin pardonner de son affront de quelques minutes plus tôt. « Merci au fait. T’as très bien choisi et je t’aime bien. »
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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Sam 1 Sep - 19:29



« T'es où ? » Non seulement Demyan s'impatientait, mais il avait aussi l'odieuse impression que Sasha se jouait bien de lui. Il espéra promptement que celle-ci n'ait pas eut la merveilleuse idée de quitter la salle et qu'il ne venait pas d'énoncer un nouveau plan dans le vide, ce qui le fâcherait atrocement. Les répétitions, ce n'était certainement pas le fort du biélorusse, loin de là. Quoi qu'il en soit, le Gryffondor doutait fortement que sa partenaire en crimes en tout genre ait quitté la pièce suite à son absence qu'il avait forcée à être des plus courtes. Il ne valait mieux pas pour elle. Il aurait beaucoup de mal à lui pardonner qu'elle lui fasse faux bond de cette manière. Irrité, le septième année se retourna, cherchant sa meilleure amie promptement, jusqu'à ce que celle-ci ait la judicieuse idée de sauter sur ses épaules. Un geste qui l'aurait nullement agacé des mois plus tôt – ou en tout cas, pas comme ça. « COUCOU » Il ne put retenir un cri de douleur qu'il espéra ensuite être prit pour de la stupeur de se faufiler entre ses lèvres. Puis, la frustration prit place. Il était férocement malchanceux. Lui qui venait de s'autoriser à mourir quelques minutes à cause des conséquences de sa dernière transformation, voilà que Sasha en rajoutait une couche avec toute la puissance qu'elle pouvait offrir. Demyan en vint même à regretter d'être parti et commença à psychoter à l'idée que quelques blessures puissent montrer le bout de leur nez suite à l'affront que venait de leur faire la Lionne.

Tentant de conserver le plus de calme, équilibre, prestance que possible, le jeune homme saisit les fines jambes de sa meilleure amie puis effectua quelques pas avant de la lancer vers un monticule de coussins sans défense. Le rire de Sasha emplit la salle, Demyan profita du fou rire de la rousse pour tenter de récupérer le plus d'allure possible. Étrangement, le fait d'avoir le dos et les épaules qui se plaignaient en même temps semblait plus tolérable que seulement une épaule. Ou alors, sa morsure était beaucoup plus sensible que tout le reste. Quoi qu'il en soit, il éviterait de s'en plaindre et ça lui procurait tout de même un mal de chien. « Tu devrais voir ta tête. » Demyan retint une grimace. Lui qui s'efforçait de paraître le plus impassible possible, Sasha l'éjectait complètement de son petit nuage. De plus, le fils du ministre de la magie était allergique à l'échec, et son interlocutrice lui en présentait un de manière très sympathique. Le voilà avec des envies de meurtre et/ou destructions massives. Il se laissa tomber sur les coussins, la rage l'envahissant. Il ne voulait pas voir sa tête. Il savait qu'elle était hideuse, horrible, qu'il n'avait l'air de rien. Alors que ce n'était pas son genre. Qu'il refusait d'avoir un aspect négligé, d'avoir un regard ne serait-ce fatigué. Il voulait être parfait en tout point, sans faille. Et sa foutue infortune brisait tout cela, car il ne parvenait à prendre le dessus sur elle lorsqu'elle lui rendait un corps meurtri par les effets maudits de la pleine lune. « Tu manques sérieusement de force aujourd’hui. » Demyan tressaillit alors qu'il sentit le pouce de la jeune femme glisser le long de sa coupure qui martyrisait son cher visage. L'adolescent déglutit, refusant de lever les yeux vers Sasha. De toute façon, il devinait déjà sa moue. Et l'avoir en face de lui en compagnie de ses paroles désobligeantes le pousserait à l'étriper pour qu'elle se taise. « T’es moche. T’es tout pâle. Comment t’as fait ça ? » L'aîné Vladmirov rejeta d'un coup brusque du bras la main de Sasha, crachant un « Arrête. » sans appel qui trahissait toute sa fureur. Il avait envie de lui hurler qu'il savait, qu'il n'était pas un débile profond et sa vue fonctionnait toujours aussi bien, tout comme son esprit critique malheureusement, mais il se retint. Ça finirait forcément mal et il s'en voudrait parce que ça trahirait sa vulnérabilité d'une certaine manière. Le mieux était donc de repousser sa meilleure amie violemment. Ce qu'il fit. « Je dis ça pour toi. Au cas où t’auras pas vu que t’étais un brin souillon aujourd’hui. Tu veux le miroir pour te voir mieux ? » Demyan leva un regard meurtrier sur la huitième année. Elle osait lui tendre le miroir, il lui jurait sur la tête de tous les mangemorts en sa connaissance qu'il le briserait en mille morceaux et que ce serait tant pis pour elle si elle était défigurée en recevant un éclat de verre plus ou moins malencontreusement. Elle disait ça pour lui. Demyan se retint de lui hurler qu'au lieu de parler, elle ferait mieux d'agir et de l'aider. Mais cela affirmerait qu'il aurait besoin d'aide, et il préférait crever à poil dans la forêt interdite que ça. L'air dur et menaçant que saisissait les traits de l'adolescent ne se décontractèrent aucunement au sourire de Sasha ni au baiser qu'elle déposa sur la joue de Demyan. D'ailleurs, elle rata un peu sa joue puisque ce dernier se repoussa au même moment, aussi vexé que outré. « ENFIN BREF. Xander. Il est casé. Avec une Poufsouffle stupide. Mais j’en fais mon affaire personnel, je vais le faire tromper sa tendre et chère. Ça va être marrant. » Le jeune homme ne se dérida pas. Sasha l'avait bien trop piqué à vif pour ça. Et puis, le biélorusse était connu pour avoir le sang chaud, ça relevait d'un véritable miracle – bien que motivé par les derniers événements éprouvants – pour qu'il n'ait pas menacé de jeter Sasha par la fenêtre et qu'il soit resté sagement allongé sur les coussins. Le pire de l'histoire, c'est qu'il en voulait autant à sa meilleure amie qu'à lui-même, ce qui n'était pas bien. Il devrait en vouloir totalement à la biélorusse, et pas du tout à lui. C'était le rythme normal des choses. Ou devrait-il l'appeler, le « rythme pré-lycanthropie » ? Le garçon serra les poings. Il ne voulait plus faire de plan, il voulait passer à l'action. Il était trop énervé pour réfléchir. Il désirait voir quelque chose de fort se passer tout de suite. Et il se fichait bien de Xander McClary, de sa Poufsouffle stupide, et que Sasha en fasse une affaire personnelle, tout comme le doigt menaçant qu'elle agitait devant ses yeux tout en ajoutant : « Ceci dit je te conseille pas de me faire boire du polynectar pour prendre la place de Mirka. C’est ta famille qui est en jeu et je pourrais faire des dégâts. Etre dans le corps de Mirka. Oh quel horreur. Grands dieux. Jamais. » Un semblant de sourire apparut sur le visage du garçon devant les insultes vis-à-vis du corps de Mirka. Puis, un sentiment d'injustice le saisit violemment. Ça devrait être elle, la lycanthrope, et non lui. Ça devrait être elle, la tare des Vladmirov, la catin de Poudlard, la préférée d'Elisabeth à sa place. Le jeune homme fulmina. En fait, Mirka avait le beau rôle. La préférée du côté britannique. Son père l'envoyait lui pour la remettre dans le droit chemin. Donc son père tenait à elle, cette bassesse sans nom qui le répugnait à mesure que sa pensée évoluait. Et Timofei. Timofei qui l'adore. Alors que c'était lui, et seulement lui, qui s'était occupé de son petit frère. Le première année aurait pu vivre un enfer s'il n'avait pas été là. Et aujourd'hui, son crapaud de cadet osait apprécier leur soeur. Leurs soeurs même, car Zofia n'était pas mieux, bien qu'elle le hérissait moins sur le moment. La mâchoire de Demyan se crispa fermement. Si son idiot de petit frère se mettait à aimer Mirka, l'aîné de la famille tonnerait tellement fort que son nom serait prit pour décrire l'ouragan qui chamboulerait tout le château. Il valait mieux que Timofei connecte ses neurones. L'adolescent finit par lever les yeux sur la Rosenthal. Son regard hurlait au « Pourquoi pas elle ? » bien qu'il se retenait de formuler une question qui nécessiterait bien trop d'explications pour obtenir une réponse qui de toute façon, n'arrangerait rien à son cas. Il battrait Mirka. Il battrait toute l'humanité en étant un hybride. C'était son but. Aujourd'hui, Sasha pouvait bien rire de sa mine fatiguée et sa gueule écorchée, mais un jour, tout le monde le redouterait, et plus personne ne pourrait le faire. Qu'elle en profite, finalement, car ça ne durera forcément pas. « Ma famille. » finit-il par cracher comme s'il s'agissait d'une abomination. Après réflexion, tous les membres de sa famille l'irritait. Il respectait son père, mais refusait qu'il puisse envisager donner une seconde chance à Mirka. Lui, n'aurait sans doute jamais droit à une seconde chance. Qu'est-ce qui pouvait bien motiver Ladislas à agir ainsi ? « Je veux que Mirka se fasse déshériter comme sa sœur. » finit-il par informer, son ton étant effrayant tant il était glacial, déterminé, et méchant. Il planta son regard dans celui de Sasha, comme si elle pouvait claquer des doigts et que Mirka soit rayée de la famille Vladmirov dans la seconde. Il répéta, acharné, s'accrochant dur comme fer à ce nouveau désir qui regorgeait de frustrations derrière : « Je veux que Mirka se fasse déshériter. » Il se redressa, les sourcils froncés. Il fallait qu'il fasse ça. C'était la solution du moment. Expulser Mirka du cercle paternel. Et il trouverait une solution.

« Tu me trouves comment ? » Le Gryffondor leva les yeux sur son interlocutrice dont le ton était plus que provocateur et qui tournoya sur elle-même, laissant au garçon le loisir d'admirer l'adolescente vêtue de son cadeau d'anniversaire sous toutes ses coutures. Sasha avait l'œil, elle était tout simplement sublime dans sa nouvelle acquisition. Somptueuse, même. Demyan en serait presque jaloux avec sa mine pathétique, contrastant tant avec la Rosenthal de braise dans sa robe aguichante. Celle-ci revint finalement vers lui, se penchant pour déposer un baiser sur son front. « Merci au fait. T’as très bien choisi et je t’aime bien. » Le garçon saisit promptement et brutalement l'adolescente par la taille, la forçant à le rejoindre sur ses genoux. Quand la gravité exauça son vœu, Demyan articula, ne lâchant son emprise sur le dos de la jeune femme. « Bien sûr. » D'un vif mouvement, il la retourna, la plaçant sur les coussins, sous son corps et ainsi une emprise encore plus forte. Un sourire en coin se dessina sur le visage du septième année qui confessa : « J'aime. Mais je te préfère toujours sans quoi que ce soit sur le dos. » Il haussa les sourcils, l'air entendu, puis faufila ses doigts sous les bretelles de la robe, menaçant de les faire sauter, tout en les faisant néanmoins glisser légèrement le long de ses épaules, griffant superficiellement Sasha au passage. Il finit par empoigner totalement les bretelles, plantant son regard dans celui de la jeune femme. Elle mériterait qu'il lui fasse tellement de choses. Tellement de coups bas après ses anciennes paroles. Il baissa les yeux, déposant ses lèvres contre le buste décolleté de la biélorusse, parsemant sa peau de quelques baisers acides avant d'enfoncer ses dents entre son cou et sa clavicule, assez fort pour y laisser une marque qui durerait assez longtemps, assez bien placé pour qu'elle ait du mal à la cacher sans avoir l'air d'une écolière coincée. Il ne put restreindre un sourire amusé et fier devant la réaction physique de sa meilleure amie mais y répondit en posant un baiser sur la plaie, qui se transforma bien vite en stratagème pour y rajouter un suçon. De toute façon, la tendresse était inexistante chez le jeune homme. Il composait une brute pure et dure. C'était déjà beau qu'il puisse entretenir de l'amitié avec quiconque. Quoi que Sasha n'était pas quiconque. Elle était comme un pair de son espèce. Ou même sa paire, vu qu'ils étaient aussi cinglés l'un que l'autre. Demyan passa ses mains dans le dos et bas du dos de l'adolescente, la relevant violemment du sol tout en la conservant dans ses bras puis la plaqua contre le mur de pierres. Il réduisait à néant les quelques centimètres qui les séparaient, interrogeant, arrogant, provocateur : « Tu veux vraiment voir comment je manque de force ? » Il s'approcha, cinglant à son oreille : « T'es une menteuse. Ou tu manques d'audace aujourd'hui. C'est quoi ? L'année de plus que tu rends plus sage ? » Il positionna son visage en face du sien. « J'attends, et veux toujours, que tu me brûles. » Il plaqua ses bras de part et d'autres de la biélorusse, restreignant encore plus son espace. « Dépêche-toi ou c'est moi qui te renforce. » Il laissa glisser son doigt le long de la mâchoire de la biélorusse, menaçant, bien que son regard semblait plus avide que féroce.

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S’il incarnait le vent froid de l’Est,
elle était le souffle chaud du sud.


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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Dim 2 Sep - 12:30

so hit me like a man, love me like a woman, bury me alive i can see it in your eyes, you want it


Sasha était en train de s’horrifier toute seule, s’imaginant déjà dans le corps de la brune, sœur tant détestée de son meilleur ami. C’était simple, elle ne pouvait pas la supporter. Ni sa sœur, quoiqu’elle était plus inoffensive et qu’elle aurait presque pitié de Zofia parfois. Non, si elle devait rayer quelqu’un de la surface de la terre ça serait bien Mirka. Elle avait toujours essayé de garder une certaine réserve par rapport à elle, ne désirant pas plus jeune se faire éjecter du manoir Vladmirov pour cause de tentative d’assassinat sur la progéniture du ministre de la magie. Ça aurait fait désordre. Quoiqu’il en soit, elle finit par regarder Demyan, qui semblait plongé dans une profonde réflexion. Si ça se trouve, il avait envie que la rousse fasse des dégâts dans sa famille. Elle s’en donnerait à cœur joie. Elle affectionnait le père de la famille et l’aîné, mais ne pouvait pas voir les autres en peintures. Même le petit l’insupportait. « Ma famille. » La Rosenthal haussa un sourcil, entendant l’air manifestement dégoûté du garçon. Elle ne savait même pas ce qu’était une famille. Elle était fille unique, et son père n’avait été présent que quand il n’avait vraiment rien à faire, gâtant sa petite et l’aimant comme si un lien profond les reliait, ce que la lionne n’avait jamais bien compris. Elle éprouvait un infime part d’affection pour son père, ce qu’elle considérait plus comme un devoir qu’autre chose, et n’avait eu personne avec qui partager plus jeune. Il y avait eu ses préceptrices, comme disait son paternel, qu’elle avait détesté les unes après les autres sans aucune exception. Elle devait en avoir défiguré une ou deux, et avait bon nombre de fois fait couler du sang. Du sang anglais. « Je veux que Mirka se fasse déshériter comme sa sœur. » Le brun fixait la rouge et or, définitif. Elle lui fit un petit sourire, contente de son choix. Si c’était ça qu’elle voulait, elle ferait de son mieux. Ça serait son plus grand plaisir. Et puis s’il avait une idée, elle aiderait à la réalisation. Elle voulait une part du mérite dans ce succès familial. « Je veux que Mirka se fasse déshériter. » Sasha opina du chef. Elle avait tout à fait compris. Comprenant, en même temps, que son biélorusse préféré avait sûrement besoin et envie de se changer les idées, la rousse se leva, tournant sur elle-même pour que le garçon ait le loisir de l’admirer. Elle savait qu’elle était belle, c’était quelque part aussi elle qui avait choisi la robe, mais la jeune fille tenait à ce qu’on lui dise.

« Tu me trouves comment ? » Sans attendre de réponse immédiate, l’étudiante se baissa et embrassa le septième année sur le front. Elle ne comptait pas lui sauter dessus une fois de plus, pas maintenant, mais s’il avait fait l’effort de le remercier, tant qu’à faire, elle pouvait lui rendre la pareille. « Merci au fait. T’as très bien choisi et je t’aime bien. » Elle se sentit soudainement attirée vers lui, Demyan la tirant par la taille sans lui laisser de choix. Elle atterri sur ses genoux avec un sourire, battant des sils. « Bien sûr. » Une seconde plus tard, et elle se retrouvait allongée sur les coussins, suffisamment proche du garçon pour ne pas pouvoir faire un mouvement mais sans être écrasé. Elle lui lança un regard aguicheur pour la forme, sachant très bien qu’il n’avait de toute façon pas lieu d’être. Ce n’est pas comme si l’un ou l’autre devait faire des efforts pour attirer l’attention de l’autre. Même si c’était ce qu’ils voulaient laisser entendre, ce n’était pas le cas. Sasha ne savait même plus comment elle devait considérer Demyan. Comme un meilleur ami, évidemment, mais elle l’avait tellement toujours aussi vu comme un parfait grand frère mais aussi comme un excellent amant que c’était devenu un peu mélangé. Et ça rendait le tout un peu glauque, mais elle ne s’en formalisait pas. L’important étant qu’il soit là. « J'aime. Mais je te préfère toujours sans quoi que ce soit sur le dos. » La rousse ricana. « Ben voyons. » Elle laissa le garçon faire glisser les bretelles de sa nouvelle robe, le fixant sans ciller, sentant les ongles du jeune homme griffer sa peau au passage. Non pas que ça la dérange d’aucune façon, elle n’attendait en aucun cas de Demyan une douceur et une tendresse quelconque. Elle cherchait de l’agressif. De l’animal. Rien de plus. Sasha sentit que le garçon la mordait, et qu’il y mettait bien toutes ses dents. Elle se mordit la lèvre et tenta gentiment d’arrêter le biélorusse, surtout pour la forme. Elle se fichait d’arborer les marques significatives d’une mâchoire sur le cou, pas celles de Demyan dans tous les cas, mais ne voulait pas non plus que le brun pense qu’il pouvait faire ce qu’il voulait quand il voulait. Le rouge et or déposa un baiser sur sa précédente morsure, aspirant délicatement sa peau.

La rousse leva les yeux au ciel. Elle voulut se débattre et reprendre l’avantage, mais ce fut vain. Elle se sentit rapidement soulevée et plaquée contre le mur de pierre sans aucun répit. « Tu veux vraiment voir comment je manque de force ? » La Rosenthal se pinça les lèvres et lança un regard de défi au garçon. Pour toute réponse, il s’approcha de son oreille pour parler. « Pourquoi, t’as quelque chose à prouver chéri ? » « T'es une menteuse. Ou tu manques d'audace aujourd'hui. C'est quoi ? L'année de plus que tu rends plus sage ? » Elle ne put s’empêcher de rire. Elle ne voyait pas le problème dans le fait d’être une menteuse, mais ne voulait pas réagir à la provocation du biélorusse sur son année plus sage. Ce n’était pas le cas, et il le savait très bien. « J'attends, et veux toujours, que tu me brûles. » L’espace qu’il y avait entre les deux, aussi infime soit-il, se rétrécit encore plus. Sasha n’y voyait aucun inconvénient. « Dépêche-toi ou c'est moi qui te renforce. » Sentant le doigt du brun sur sa mâchoire, elle ouvrit la bouche et claqua ses dents à deux millimètres de la main de Demyan. Il eut juste le temps de la décaler avant qu’elle le morde, sans aucun doute jusqu’au sang. « Il y a beaucoup de moyens de se brûler, tu sais. » Approchant son visage de celui du biélorusse au point qu’elle pouvait sentir sa respiration sur sa peau, elle lui fit un sourire. « Tu veux jouer avec le feu, c’est ça que tu veux ? » La Rosenthal attrapa les hanches du Vladmirov et le poussa en arrière violemment, le faisant tomber sur les coussins. Elle posa ses mains sur ses épaules et fit passer sa jambe gauche au dessus de son torse, l’immobilisant comme elle pouvait en plus de prendre le dessus sur la situation – et le jeune homme, littéralement. Elle pencha la tête sur le côté, prenant tout son temps pour admirer Demyan. Baissant ses lèvres vers les siennes, elle ne l’embrassa ceci dit pas, ne disant rien. Ils se fixaient sans bouger, les yeux plongés dans ceux de l’autre. Elle finit par embrasser l’os de sa mâchoire, remontant jusqu’à ses lèvres. Entrouvrant les siennes, elle attrapa la lèvre inférieure du brun et la mordit, le tirant en avant. Il releva la tête dans l’optique de ne pas se faire arracher la bouche en deux, la jeune fille en profitant pour glisser sa langue dans la bouche du garçon. Il l’attrapa par la taille en se relevant en position assise. La rousse ne détacha pas ses lippes de celles de Demyan et déboutonna juste deux boutons de sa chemise, suffisamment pour pouvoir passer ses mains dans son dos et utiliser ses ongles bien plus longs que les siens pour le griffer. Non pas superficiellement comme il l’avait fait, non, elle appuyait encore un peu et du sang coulait presque de la plaie.

Sentant le garçon tressaillir, elle sourit. S’il croyait qu’il était le seul à pouvoir laisser de significatives marques, il se plantait le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Sasha baissa la tête, l’embrassant dans le coup en finissant d’enlever sa chemise. Jetant un coup d’œil au garçon, elle le fixa un instant. « Un haut ? Un tee-shirt ? Sous ta chemise ? Tu te fous de ma gueule ? » Elle leva les yeux au ciel et posa ses mains sur sa ceinture. « Peu importe. C’est pas comme si c’était ça qui m’intéressait. » Avec un clin d’œil, elle fit valser la ceinture et l’envoya à travers la salle sans le quitter des yeux. Les deux étudiants entendirent un toussotement au même moment. Ils tournèrent la tête en cœur, croisant le regard de l’étudiant de troisième année. Il y eut un long moment de silence. La Rosenthal se retenait de rire. Elle s’en fichait de s’amuser avec le septième année sous l’œil malsain d’un petit garçon. Le dit garçon, un blond qui s’avérait être un Poufsouffle, remballa ses affaires rapidement, trébucha deux fois sur des coussins en se levant, fit un petit signe de la main aux deux biélorusses et se demanda à lui-même pourquoi il avait fait ça avant de manquer de se prendre une colonne et de sortir de la salle, laissant ce qu’on pouvait présumer deux amoureux seuls. La rousse ricana et revint à son affaire avec son ami de toujours. Elle déboutonna son pantalon et l’embrassa dans le cou, passant ses mains dans son jean. Le brun ne se gênait pas pour montrer sa volonté de faire dégager la robe, mais elle rendait la tâche impossible, cherchant à retarder ce moment le plus possible. Elle hésita un instant et finit par se dégager de l’emprise du biélorusse, s’asseyant calmement à ses côtés, plissant sa robe avec un sourire. La tête de son meilleur ami était plus qu’hilarante, mais elle se retenait de rire, gardant un sérieux exemplaire. « Bref on disait, Mirka, héritage, disparaître ? » Le brun ne répondit pas, la fixant. Sa chemise était loin derrière lui, sa ceinture à l’autre bout de la pièce, et il était quasiment en caleçon. Sasha en revanche était tout ce qu’il y avait de plus présentable, si on exceptait la plaie dans son cou qui la démangeait. « Moui, je peux faire ça. Ça peut être très drôle en fait. » Faisant un sourire faussement étonné au garçon, elle finit par faire une petite moue. « Hé ben mon Demyan, quelque chose ne vas pas ? Fatigué ? T’as faim ? Soif ? Mal quelque part peut-être ? » Jetant un coup d’œil contemplatif au garçon, elle finit par ne plus pouvoir se retenir et laissa échapper un petit rire. « Affamé dans tous les sens du terme, dis donc. » La Rosenthal ne savait même pas dans quoi elle se lançait. Ça allait encore finir probablement douloureusement pour elle, et elle savait bien qu’elle était autodestructrice, mais peut-être poussait-elle la provocation un brin trop loin. C’était ce qu’elle aimait dans sa relation avec le garçon, mais elle était persuadée qu’un jour ou l’autre, l’un des deux feraient un pas de trop et que ça se finirait mal.
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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Ven 7 Sep - 11:59



Demyan laissa solidement glisser son doigt le long de l'os de la mâchoire de son interlocutrice, forçant même celle-ci à lever un peu plus la tête. Il était aussi menaçant que brutal et d'une certaine manière, l'esprit de vengeance l'animait énormément. Le biélorusse souhaitait plus que tout rendre la monnaie de sa pièce – ainsi qu'un supplément - à la jeune femme qui avait osé lui infliger plusieurs affronts. C'était souvent ça, entre les deux adolescents. Ils se cherchaient continuellement, se défiaient, et étaient aussi mauvais l'un que l'autre. Sans doute finiraient-ils un jour par s'entretuer. Dans tous les cas, aujourd'hui, le Gryffondor ne rêvait que de faire ravaler ses paroles à la rousse et les lui faire regretter amèrement. Il déplaça sa main vivement, échappant de près aux dents de la huitième année qui voulait sans doute lui déchiqueter une partie de sa main. Cette fille était animale. Aussi bestiale que lui pouvait bien l'être. « Il y a beaucoup de moyens de se brûler, tu sais. » Demyan ne cilla pas, fixant le regard de l'apprentie sorcière qui s'approchait considérablement du sien. Il attendait impatiemment la suite, une démonstration de ces fameuses différentes et nombreuses manières de se brûler. « Tu veux jouer avec le feu, c’est ça que tu veux ? » « Je te connaissais plus vive d'esprit. » cingla le Vladmirov, se moquant ouvertement de la question qu'il jugeait aussi dérisoire que stupide de la part de sa meilleure amie. « De toute évidence, l'année de plus t'as détruit quelques précieux neurones aussi. » Un sourire fourbe étira ses lippes tandis que Sasha le poussait violemment en arrière de manière à ce qu'il atterrisse dans les cousins. Promptement, elle apparut au-dessus de lui, tel un hibou attaché solidement à sa proie, et plaquait ses mains contre ses épaules, positionnait sa jambe contre son torse. Le garçon leva les yeux au Ciel, devant la motivation apparente de son interlocutrice à prendre le plus possible le dessus sur lui. Il n'était nullement impressionné, il savait pertinemment de quoi son amie d'enfance était apte tout comme une partie de ses faiblesses, malheureusement pour elle. Dans tous les cas, le septième année ne tenta la moindre escapade, jugeant qu'il préférait grandement voir la suite plutôt que de se lancer dans un combat de dominance de quelques minutes avec la Rosenthal. Le minois de l'élève s'approcha une nouvelle fois du sien, s'attardant à une contemplation partagée du visage de l'autre. Sasha finit par embrasser violemment sa mâchoire, puis prendre possession brutalement de ses lèvres dont elle mordit l'inférieure. Le jeune homme releva la tête, tentant de dérober sa lèvre des perfides dents de la Lionne et sentit sa langue s'introduire dans sa bouche avec expertise. Demyan saisit les hanches de la jeune femme, qu'il fit glisser fermement jusqu'à sa taille, relevant perfidement le tissus de la robe par la même occasion, avant de se redresser en position assise, elle installée à califourchon sur ses cuisses. Les doigts fins de l'Obscure commencèrent à déboutonner un à un les boutons de la chemise du biélorusse jusqu'à ce qu'elle soit assez ouverte pour qu'elle y glisse ses mains. Demyan réprima un frisson alors que les ongles de Sasha s'ancraient dans sa chaire, y laissant leur marque.

Le baiser se rompit, les lèvres de la rousse glissant le long de son cou puis ôtant totalement la chemise du garçon, commentant au passage : « Un haut ? Un tee-shirt ? Sous ta chemise ? Tu te fous de ma gueule ? » Le garçon sourit malicieusement, tandis que sa ceinture glissait vivement autour de sa taille. « Peu importe. C’est pas comme si c’était ça qui m’intéressait. » En guise de réponse, Demyan émit un râle approbateur, dont une partie se fit néanmoins voiler par les toussotements d'un troisième année indésirable. Le Gryffondor lui jeta un regard impatient, attendant qu'il fasse quelque chose de mieux que de signaler sa présence – en effet, aux yeux de l'adolescent, il ne s'agissait aucunement d'un moyen de leur faire parvenir son souhait qu'ils se stoppent où ils en étaient puis aillent à la recherche d'un lieu plus privé et donc adéquat pour ce qui s'augurait se passer dans un futur proche. Dans tous les cas, Demyan était aucunement prude. Il pourrait très bien faire l'amour dans la Grande Salle s'il le souhaitait, ça ne le dérangerait nullement. Quoi qu'il en soit, désormais que l'impudent garçonnet les avait interrompu dans leur petit plaisir en plus de s'être attiré leur regard sur sa silhouette de gringalet, le collégien se devait d'effectuer quelque chose qui prouverait qu'il méritait son intrusion dans la vie des deux biélorusses. Ou disparaître avant que Demyan n'atteigne sa baguette magique pour lui faire payer cette témérité déplorable comme irrespectueuse. Le Poufsouffle finit par attraper ses clics et ses clacs puis se précipiter vers la sortie, le plus gauchement possible, de manière à faire soupirer d'exaspération un Vladmirov qui ne rêvait que de lui lancer un sortilège malsain. Tandis que la porte se refermait, les annonçant finalement seuls, Sasha s'attaqua aux boutons de son pantalon, les faisant rompre les uns après les autres, sa langue continuant de déposer des baisers chauds dans son cou. Frémissant tandis que les mains aventureuses de sa meilleure amie s'immisçaient dans son pantalon, le septième année fit glisser les siennes sous la robe de la Rosenthal, comprenant que tenter une nouvelle fois de la faire disparaître du corps de la huitième année serait une perte de temps, vu comment elle gigotait. Plutôt, il fit glisser ses doigts sous les côtés de son sous-vêtement, les attrapant fermement, menaçant de le faire glisser ou de le déchirer au moindre mouvement brusque. Après un moment d'hésitation de la part de la jeune femme, Demyan fit glisser le fin morceau de tissus le long de ses jambes alors qu'elle se relevait et plissait sa robe, comme si de rien n'était. Le biélorusse ne put retenir un franc rire, jugeant quand même qu'il avait marqué là un bon point en lui subtilisant son sous-vêtement qu'il rejeta d'ailleurs en arrière, où devaient se trouver sa ceinture ou sa chemise. « Bref on disait, Mirka, héritage, disparaître ? » Le Vladmirov observa son interlocutrice, incrédule. Son comportement était des plus déroutants, il fallait l'avouer. Mais elle était tout de même belle comme ça, sa plaie au cou, ses cuisses prodigieusement à l'air. « Moui, je peux faire ça. Ça peut être très drôle en fait. » L'apprenti sorcier haussa les sourcils, l'air interrogateur. Elle désirait réellement revenir au sujet Mirka ? A leurs plans machiavéliques ? Alors qu'ils étaient en plein milieu de quelque chose d'autre qui n'invoquait pas spécialement un désir intense de faire du mal à quelqu'un d'autre qu'à la personne en face de soi ? « Hé ben mon Demyan, quelque chose ne vas pas ? Fatigué ? T’as faim ? Soif ? Mal quelque part peut-être ? » Pour toute réponse, le jeune homme se redressa, s'installant de manière plus confortable entre les moelleux coussins. Il entendit un rire s'extirper des lèvres de Sasha, un rire qu'il estima sans doute moqueur ou satisfait. Mais sa meilleure amie n'avait manifestement pas compris que le jeu venait tout juste de débuter et qu'elle n'allait pas remporter la manche si facilement. Demyan pouvait retombait sur ses pattes et retourner sa veste aussi aisément et naturellement que la Rosenthal. Si elle avait eu affaire à de faibles incompétents pendant son absence, c'était bien triste, mais elle devait désormais s'habituer à avoir un joueur à sa taille en face d'elle. « Affamé dans tous les sens du terme, dis donc. » Le septième année éclata de rire. Il se releva, son pantalon toujours ouvert. Il jeta un coup d'œil des plus indifférents et provocateurs à son interlocutrice avant de faire glisser son pantalon le long de ses jambes tout naturellement, et s'en débarrasser totalement. La chose étant faite et le confort maximisé, l'adolescent se rassit dans ses coussins, puis attrapa sa baguette magique qui dépassait d'une des poches de son jean. Il la pointa vers le sous-vêtement de Sasha qui reposait à quelques mètres et lança un « Incendio » biélorusse dans sa direction. Le feu prit instinctivement et grandement dans le tissu, ne laissant bientôt plus que des cendres. Il rapporta son attention sur la Lionne qui semblait légèrement prise au dépourvue. « Vu que tu ne fais que te débiner, je m'amuse avec le feu comme je le peux. » Le garçon s'allongea peinard dans les coussins, calant sa baguette magique sous son cou. Il posa son regard sur le plafond, réfléchissant à une manière de rayer Mirka de sa famille. Ou plutôt, de l'estime de Ladislas Vladmirov. « Mon Père souhaite que ma catin de cadette se marie avec Ezéckiel Lärson. Pour des raisons qui me dépassent toujours, Ezéckiel qui est fortement au courant que sa fiancée ne compose que les restes de la majorité des élèves du château, désire toujours l'épouser. On ne peut donc pas partir du Serpentard. » L'air impassible, il marqua une pause. Il trouverait forcément. « De plus, mon Père a été assez faible pour s'enticher de la boue qui m'a enfanté. J'ignore si on peut jouer sur la pureté du sang pour faire en sorte que ma sœur commette l'inadmissible. » Demyan fronça les sourcils. Qu'est-ce que son père haït au plus profond de son être ? « La tuer ne serait pas aussi jouissif que de la détruire. » conclut le Vladmirov comme si Sasha allait lui proposer d'en finir vite. « Si elle devient folle, cependant, mon Père n'aura pas la patience de la soigner. » Le septième année se redressa, faisant face à la rouquine. « Il faut que Mirka devienne bonne uniquement à être internée. Une véritable perte d'espace et de temps. Une cause prodigieusement perdue. » L'adolescent planta son regard dans celui de la huitième année, déclarant : « Et quoi de mieux que l'humiliation quotidienne pour faire virer quelqu'un fou ? » Demyan sourit, assez satisfait de son plan. Il constata cependant que son interlocutrice n'avait esquissé le moindre rapprochement à ses côtés depuis qu'elle s'était relevée, si bien que le garçon ne put s'empêcher de taquiner : « Alors quoi ? Tu fais ta prude, piquée debout ? T'es perdue sans ta petite culotte ? »

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S’il incarnait le vent froid de l’Est,
elle était le souffle chaud du sud.


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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Mar 12 Mar - 9:01


better to reign in hell than serve in heaven.

Beaucoup de gens auraient pu remettre en question le côté sain d’une relation entre Sasha Rosenthal et monsieur Demyan Vladmirov. Malheureusement, personne n’osait le faire, ou n’y pensait vraiment, parce que là était la question : dans une relation où les deux personnes ont dépassé de loin le stade de la raison et sont volontairement à l’opposé du comportement de ce qu’on attend d’eux, à partir de quel moment le lien entre eux doit avoir une limite ? Est-il possible d’avoir une relation saine quand on fait exprès d’être le plus malsain possible ? Parfois, Sasha remettait en cause son existence. Et puis ensuite elle riait toute seule pendant un bon quart d’heure de cette grosse blague. Actuellement, elle riait pour une toute autre raison. Demyan était en train de rire parce qu’elle l’avait à moitié déshabillé pour s’arrêter en cours de route, et Sasha riait en se rendant compte qu’il devait cacher quelque chose, parce qu’il manquait un bout de vêtement à la rouge, et qu’elle venait de le réaliser. Comme elle était rarement habillé de manière sophistiquée et avec plusieurs couches, s’il lui manquait un vêtement et qu’elle n’était pas complètement nue, c’est que le biélorusse avait piqué sa culotte dans la foulée. Avant qu’elle n’ait pu faire semblant de protester, Demyan était en caleçon, rassit dans les coussins, en train d’attraper sa baguette. La Rosenthal plissa les yeux, ne donnant soudainement pas une longue espérance de vie au sous-vêtement subtilisé. Et elle avait raison. Quelques secondes plus tard, le garçon formulait un Incendio à l’attention du tissu, qui prit instantanément feu et tomba en cendres. Sasha fit faussement la moue. Pour être honnête, ça ne serait pas la première fois qu’elle se baladait avec seulement la moitié des vêtements socialement nécessaires sur elle. « Vu que tu ne fais que te débiner, je m'amuse avec le feu comme je le peux. » La rousse roula des yeux et regarda le garçon s’allonger devant elle. Elle se rassit à côté de lui pour pouvoir le voir d’où elle était. Et puis s’ils voulaient se concentrer pour le plan machiavélique prévu, c’était une mauvaise idée qu’ils s’allongent côté à côte. Ils faisaient un beau couple, comme ça. Sasha et Demyan devaient être les seuls à ne pas trouver un problème dans le fait qu’ils étaient autant un couple que des frères et sœurs. Sasha trouvait ça normal, ça ne dérangeait pas le garçon. Celui-ci décida de retourner au sujet intéressant de la torture/perte de tout honneur/place dans la famille/éventuellement homicide de Mirka Vladmirova, chose prévue par les deux comparses depuis bien longtemps. « Mon Père souhaite que ma catin de cadette se marie avec Ezéckiel Lärson. Pour des raisons qui me dépassent toujours, Ezéckiel qui est fortement au courant que sa fiancée ne compose que les restes de la majorité des élèves du château, désire toujours l'épouser. On ne peut donc pas partir du Serpentard. »

Sasha soupira. Certaines personnes ne méritaient pas autre chose qu’une destruction dans les règles de l’art. Mirka en faisait partie. La jeune fille était presque triste pour le garçon qu’elle fasse partie de la famille. C’était quand même une belle honte d’avoir des calamités comme ça dont on partageait le sang. Bien évidemment, Sasha n’était pas triste, elle avait plus tendance à se foutre de la gueule de Demyan pour avoir une famille aussi moisie que la sienne. De son côté, la rousse était contente d’être fille unique, ce qui ôtait toute possibilité de souillure du côté de la fratrie. Maintenant, son père n’était pas particulièrement à la hauteur de ses attentes, mais elle allait bien et avait réussi à grandir bien comme il fallait toute seule, alors elle pardonnerait son père d’être aussi mou, et gentil, et conciliant, et aimable, et, horreur, compatissant. Quoiqu’il en soit, Mirka était une source infinie d’amusement, ce qui compensait le fait que Demyan ait à se la traîner dans la famille. « De plus, mon Père a été assez faible pour s'enticher de la boue qui m'a enfanté. J'ignore si on peut jouer sur la pureté du sang pour faire en sorte que ma sœur commette l'inadmissible. » Sasha haussa la tête sans rien rajouté. Oui, parce qu’aux sœurs stupides, il fallait rajouter le sang moldu immonde de sa mère. Décidément, Demyan n’avait pas été gâté par la nature du côté familial – seulement familial, bien évidemment. A part ça, beaucoup seraient d’accord qu’il était gâté par la nature, et Sasha était la mieux placée pour le savoir et l’apprécier. La Rosenthal, ceci dit, doutait que le sang serait quelque chose de suffisamment puissant pour perdre sa place dans l’estime de son cher papa. Après tout, il n’était pas particulièrement bien placé pour critiquer, même s’il était légitime de ne pas vouloir que ses progénitures fassent la même erreur que lui. Non, il fallait trouver plus fort. Ou plus rapide. « La tuer ne serait pas aussi jouissif que de la détruire. » Sasha parût presque déçue. La vie était mal faite. Il était en effet plus jouissif de détruire la Serdaigle et de la regarder plonger en spirale et rater sa vie, mais tuer était quand même une occupation assez amusante. Et puis suivant la manière de finir la vie de Mirka, ça pouvait vraiment être drôle. Et ils pourraient réutiliser ses membres pour le feu de joie dans Poudlard, comme la rousse avait dit précédemment. Mais, évidemment, la personne préférée de Sasha avait raison, alors il fallait qu’elle calme ses ardeurs. Pour le moment. « Si elle devient folle, cependant, mon Père n'aura pas la patience de la soigner. » Demyan se redressa. La Rosenthal ria à cette idée. La figure paternelle Vladmirov était un modèle d’admiration et beaucoup de gens devraient suivre ses pas, au lieu de lever le modèle de sorciers comme Harry Potter. Le ministre de la magie était un être humain très appréciable, qui méritait qu’on lui porte de l’attention et qu’on se rapproche de son comportement. Bon, il y avait eu quelques écarts, comme la mère de Demyan, mais globalement, c’était pas trop mal comme parcours pour un humain.

« Il faut que Mirka devienne bonne uniquement à être internée. Une véritable perte d'espace et de temps. Une cause prodigieusement perdue. » Sasha fit un sourire carnassier. « C’est pas déjà ce qu’elle est ? On m’aurait trompé ? » La Rosenthal soupira. Elle avait déjà envie de passer à l’action, parler de la brune était une perte de temps, et Sasha n’aimait pas perdre son temps. Au pire, ils improviseraient. Elle n’en dit rien, ceci dit, sachant très bien que Demyan voulait quelque chose de prévu et de travailler, et pas partir en guerre avec des gros sabots. Ce n’était pas la première fois que le brun était là pour la calmer, et l’humanité pouvait en être heureuse. Sans Demyan, les penchants pyromanes de Sasha auraient sûrement resurgit comme une priorité dans sa vie, par exemple. Le garçon fixait la rousse, ce qui l’amena à sortir de ses rêveries et à planter son regard dans le sien. « Et quoi de mieux que l'humiliation quotidienne pour faire virer quelqu'un fou ? » La rouquine rendit son sourire au Vladmirov. Il était satisfait, elle aussi. Tout allait pour le mieux. Et l’humiliation quotidienne était un plan si délicieux qu’elle en avait déjà l’eau à la bouche. Elle voyait ça comme les calendriers moldus avec les chocolats. Elle avait vu ça, une fois, elle ne savait plus trop où. Peut-être chez Demyan, ou alors une de ses gouvernante avait essayé de lui montrer. Bref, le principe était le même : chaque jour, à la place d’un savoureux chocolat, elle aurait une délectable séance d’humiliation. Sasha considérait ça comme une revanche contre l’existence même de la sœur de Demyan. Mirka lui faisait une offense chaque fois qu’elle respirait. Elle gaspillait de l’espace et de l’air à volonté. Et ça faisait plusieurs années que ça durait, il fallait que ça vienne à un terme. Le biélorusse changea radicalement de sujet d’un seul coup. « Alors quoi ? Tu fais ta prude, piquée debout ? T'es perdue sans ta petite culotte ? » Sasha éclata de rire. Si elle avait été surprise par le geste du garçon, elle n’en était pas chamboulée comme d’autres auraient pu l’être. La Rosenthal haussa les épaules. « C’est le jeu. » Avec un clin d’œil, elle rajouta. « Tu serais surpris, ceci dit, de savoir combien de fois mes sous-vêtements n’étaient pas là quand ils auraient dû y être. » Avec un haussement d’épaule, la biélorusse se dit qu’il était possible que le Vladmirov ne soit pas si surpris que prévu. Après tout, il parlait à Sasha. Concrètement, ça ne devrait étonner personne. Sasha s’avança donc vers le garçon, le repoussant pour qu’il retombe allongé, passant une jambe au-dessus de son torse pour s’asseoir à moitié sur lui. « Pourquoi, tu t’attendais à autre chose ? » Se penchant pour voler un langoureux baiser au garçon, elle lui fit un clin d’œil. « On peut s’arranger. »

Profitant du baiser le temps qu’il durait, Sasha finit par se laisser rouler à côté de Demyan pour tomber dans le creux de son bras, se collant à son torse, pensive. Elle doutait de la pertinence d’expliquer le calendrier moldu au biélorusse, qui avait autant d’amour pour eux qu’il en avait pour les british – autant dire beaucoup trop peu pour que ce soit acceptable. Du coup, elle décida de synthétiser. Une fois qu’ils auraient réglés le cas Mirka, ils pourraient passer à autre chose de plus intéressant. « J’adore cette idée. Une petite humiliation par jour, surtout que ça demande pas particulièrement d’effort. Même l’inverse, je suis ravie de faire ça. On commence ce soir ? » Sans attendre une réponse précise, sachant de toute façon que la réponse serait probablement positive – pourrir la vie des gens était au-dessus de la plupart du peu d’occupation qu’il y avait à Poudlard. En pensant à ça, Rosenthal réalisa qu’elle sortait de l’enfer à la fin de l’année, puisqu’elle n’était absolument pas retenue à Poudlard et qu’elle ne pouvait faire une année de plus. De toute façon, c’était la dernière chose que tous les êtres humains à Poudlard avaient envie, qu’elle reste encore des mois. « Faudra qu’on trouve un plan de remplacement quand elle sera encore à Poudlard et nous, plus. » En fronçant les sourcils, Sasha leva un peu la tête vers le brun. « Hors de question que tu fasses une année préparatoire, bien évidemment. Je doutais pas que t’en aies envie, mais je veux juste que ce soit clair. Je suis venue te chercher dans ce trou à rat, je repars avec toi. » Rosenthal n’arrivait même pas à imaginer s’il lui disait non, au final. S’il disait qu’il avait envie de… rester une année de plus. De voyager. De prendre l’air. La rousse était prête à n’importe quoi n’importe quand, sauf ça. Qu’on lui enlève le Vladmirov et elle déclarait la guerre à la terre entière, mais si c’était lui qui décidait de partir, elle se sentirait bien conne. Plus elle réfléchissait, plus elle chavirait entre il n’a aucune raison de vouloir rester/partir sans moi et ariel/un jour il saura que je sais pour la lycanthropie, et j’aurais aucun moyen de le récupérer. Et c’était une pensée terrifiante, ce qui arrivait rarement. C’était la faute de Mirka, ça. Même de loin elle arrivait à avoir un effet négatif sur la Gryffondor. Elle ne lui avait même pas parlé, elle ne savait même pas, et pourtant. De fil en aiguille, elle en venait à sentir une horrible boule dans la gorge, qui était un mélange d’anxiété et de culpabilité : un mélange très inhabituel pour Sasha Rosenthal. Qui décida de l’annihiler avant que ça devienne quelque chose de plus conséquent. Il allait falloir qu’elle règle le souci Ariel, qui était un problème grandissant. Ceci dit, elle aurait plus de mal à demander l’aide de Demyan pour l’anéantissement d’une jeune fille qu’il appréciait. Le silence durant et Sasha réalisant qu’elle ne faisait que se prendre la tête, elle ferma les yeux et se blottit un peu plus contre le garçon. Son moyen discret de lui dire qu’elle l’aimait beaucoup, et un petit rappel à elle-même qu’il fallait qu’elle arrête d’être aussi émotionnellement dépendante de Vladmirov. « A part ça, Mirka va pas nous occuper toute la journée. T’as d’autres victimes en tête ? Si tu veux, la semaine prochaine, tu peux venir avec moi couper l’orteil de Weasley. Ou alors on pourrait inonder l’infirmerie. Ou découper en pièce les uniformes des Serdaigle dans les vestiaires. Ou voler des trucs. Ou arracher toutes les pages 39 des livres de la bibliothèque, ou pousser des gens dans le lac, ou planter la tête des premières années dans leur assiette en passant à côté. Fais ton choix, j’ai pas envie de m’ennuyer. »

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MessageSujet: Re: demyan&sasha ▬ manipulate with caution   Mar 3 Sep - 15:12

« Et quoi de mieux que l'humiliation quotidienne pour faire virer quelqu'un fou ? » Un fin sourire maléfique étira les lèvres du septième année. Promptement, des scénarios représentant des scènes toutes aussi cruelles et horrifiantes les unes que les autres se dessinaient dans son esprit, si bien qu’à peine quelques secondes plus tard, il éprouvait déjà quelques difficultés à définir quelle torture il effectuerait en premier. Au pire, il laisserait à sa comparse Sasha le choix de déterminer le premier pas de la danse infernale qu’il imposerait très bientôt à sa sœur. La fierté envahit le garçon. Il s’imaginait déjà Mirka ayant complètement perdu la raison, recroquevillée dans une chambre solidement fermée, n’ayant plus que des bribes de souvenirs macabres pour la secouer d’effroi de temps en temps et la faire paraître toujours en vie. Bien sûr, avoir sa cadette dans cet état composerait certainement une tare en elle-même, mais Demyan savait pertinemment que de ses deux parents, seule sa génitrice s’occuperait de l’aînée des Vladmirov et que son père ne tarderait pas à la déshériter, comme il l’avait déjà fait avec Zofia pour ses odieux choix politiques. Bientôt, le Gryffondor aura enfin purifié sa lignée, le nom biélorusse qu’il portait. Il ne pouvait pas annihiler sa mère, malheureusement, mais il ne verrait pas ses descendants et les descendants de sa fratrie souiller ses origines, ses ambitions et surtout, l’éthique comme l’orgueil des Vladmirov. Après avoir évincé Mirka de la richesse de son sang, il n’aurait qu’à conditionner Timofei un peu plus fortement et surveiller à ce que le benjamin de la famille suive le bon chemin et les futures générations de Vladmirov seraient aussi sauves que prestigieuses.

Le jeune homme se redressa, soudain impatient et enthousiasmé par cette idée. Il fallait qu’il canalise son excitation, ce n’était jamais bon de foncer tête baissée. Il ruinerait son somptueux plan sous le coup de l’impulsion, chose qu’il ne s’autoriserait jamais à faire. Non, Demyan Vladmirov avait beau avoir le sang chaud, il ne commettait jamais le moindre faux pas et tirait le plus grand avantage de ses agissements et ses pensées possible. Ainsi, les yeux du biélorusse se posèrent sur Sasha qui se tenait toujours debout, l’aspect plongé dans ses pensées. Impatient, l’adolescent cracha : « Alors quoi ? Tu fais ta prude, piquée debout ? T'es perdue sans ta petite culotte ? » La rouquine éclata de rire, avant de hausser les épaules, désinvolte. « C’est le jeu. » Un sourire pervers apparut sur le visage du Gryffondor. « Le jeu », Sasha savait vraisemblablement comment lui parler. Entre eux, tout semblait si réel tout en demeurant une mise en scène. Parfois, l’on pouvait s’interroger si les deux adolescents jouaient un quelconque rôle, présentaient une parfaite comédie. Aux yeux de Demyan, il était certain qu’ils étaient hors normes, néanmoins ceci ne lui apparaissait aucunement comme un défaut mais plutôt comme du génie. Sasha composait sa sœur comme son amante. Elle était la femme qui se battait avec lui comme militait pour lui. Sasha, c’était son enfer et son paradis. Et cela était évidemment réciproque. Ils étaient deux êtres malsains, déjantés, puissants, dangereux, mais surtout, ensemble. « Tu serais surpris, ceci dit, de savoir combien de fois mes sous-vêtements n’étaient pas là quand ils auraient dû y être. » Conservant son sourire pervers, l’adolescent laissa glisser lentement son regard des yeux de la jeune femme au bas de ses cuisses dévoilées par la longueur de sa jupe d’uniforme. L’apprentie sorcière finit par s’avancer vers lui, le repoussa vivement, passa une jambe au-dessus de son torse, s’installant grossièrement sur lui. « Pourquoi, tu t’attendais à autre chose ? » La Rosenthal se pencha, sa langue se glissant entre ses lèvres lui procurant un baiser langoureux qui connut plusieurs minutes. « On peut s’arranger. » L’adolescent profita de la proximité de son interlocutrice pour caresser sensuellement le haut de son corps, enfonçant ses doigts de temps à autre dans sa chair puis fit glisser sa main jusqu’à la jambe qui retenait complètement en équilibre la Gryffondor, effleurant du bout des doigts la peau tiède de sa cuisse, pour refermer ses doigts autour de celle-ci. Il mu lentement son emprise dans une légère ascension puis se stoppa à la limite du raisonnable et de la provocation à peine gérable. La jeune femme répondit à son geste en se laissant rouler à ses côtés, prenant son bras comme oreiller. Le garçon inspira aussi profondément que subtilement, tentant de refocaliser ses pensées sur la première humiliation que subirait son odieuse cadette plutôt que sur d’autres désirs de nature plutôt primitifs. De toute évidence, ils incarnaient l’adage des grands esprits qui se rencontrent puisque Sasha finit par rompre le silence, commentant : « J’adore cette idée. Une petite humiliation par jour, surtout que ça demande pas particulièrement d’effort. Même l’inverse, je suis ravie de faire ça. On commence ce soir ? » Le garçon tourna la tête de manière à faire complètement face à son interlocutrice. Comment Sasha pouvait-elle être aussi parfaitement son égale ? Si maléfique, si forte, et surtout, ne reculant jamais devant quelconques obstacles pour arriver à ses fins et effectuer ce qu’elle désire. Le biélorusse répondit simplement, étouffant son impatience comme son bonheur vis-à-vis de la mise en œuvre de ce nouveau plan : « Évidement. » « Faudra qu’on trouve un plan de remplacement quand elle sera encore à Poudlard et nous, plus. » Le jeune homme rit doucement. La rancune et le fait que la jeune femme ne fasse jamais les choses à moitié composaient aussi de très nobles qualités chez la meilleure amie du lycanthrope. Cependant, un air dégoûté emprunta vite les traits de l’adolescent. Il doutait fortement qu’au sein de toute cette vermine peuplant le honteux collège de sorcellerie Poudlard, quelqu’un puisse s’avérer ne serait-ce à leur talon pour perpétuer cette délicieuse mission. De plus, Demyan ne faisait confiance à personne. Son avenir était en jeu, tout comme celui de ses futurs descendants, il ne placerait certainement pas une personne autre que Sasha dans la confidence de ce stratagème. Et puis, connaissant le cœur faible des britanniques, ceux-ci seraient capables de vouloir aider Mirka plutôt que de la pourrir. Durement, Demyan formula d’un ton aussi catégorique qu’autoritaire : « Ne sois pas naïve, Sasha, personne ne peut nous remplacer. Il faut ainsi agir vite. Annihiler ma sœur de la famille Vladmirov aussi promptement que parfaitement. » L’apprentie sorcière haussa les sourcils, visiblement préoccupée par un autre sujet que la course contre la montre qu’imposait leur plan. « Hors de question que tu fasses une année préparatoire, bien évidemment. Je doutais pas que t’en aies envie, mais je veux juste que ce soit clair. Je suis venue te chercher dans ce trou à rat, je repars avec toi. » Un fin sourire satisfait étira les lèvres de Demyan. Bien sûr, il savait pertinemment que Sasha était venue suivre une année en classe préparatoire à Poudlard pour lui, et seulement lui. Sa meilleure amie possédait un cerveau qui fonctionnait normalement, et non un atrophié comme la majorité de la population en Angleterre, pour pouvoir désirer vivre dans ce pays si ce n’est que pour lui. Au fond, la nouvelle d’avoir Sasha à ses côtés dans ces murs faussement austères avait comblé Demyan d’un certain bonheur. Il aurait pu s’en sortir seul, bien évidemment, mais la présence de la Rosenthal rendait l’aventure plus palpitante, plus malveillante, et mille fois plus amusante. Et puis, une partie du Vladmirov était persuadée que leur année à Poudlard pourrait leur apporter un plus pour leur avenir. Ils composaient des éléments rares et précieux. Ils étaient diplômés de Durmstrang, l’école dont rien que le nom fait frissonner les sangs impurs. Mêmes quelques élèves de bonne famille y faisaient des cauchemars, cela ne trahissant d’ailleurs que leur ignoble faiblesse et déshonneur. Généralement, ces vauriens finissaient toujours par être expulser. Durmstrang ne conservait que les meilleurs élèves, la crème de la crème, l’avenir du monde de la sorcellerie. Personne dans l’Europe de l’Est ne s’accablait de boulets en tout genre. Pas comme Poudlard qui semblait souhaiter en faire l’infâme et répulsive collection. Ensuite, leur présence au sein du château les rendait plus conscient du problème suffoquant que subissait l’Angleterre. Ils emmagasinaient des informations qui leur seraient bénéfiques lorsqu’il aurait à épurer le monde des sorciers puis le monde au complet. Cela sans compter la situation géographique plus avantageuse dont ils pouvaient jouir vis-à-vis du Seigneur des Ténèbres. Néanmoins, Demyan se garda d’offrir une réponse à la rousse, la laissant reprendre sur un autre sujet.

« A part ça, Mirka va pas nous occuper toute la journée. T’as d’autres victimes en tête ? Si tu veux, la semaine prochaine, tu peux venir avec moi couper l’orteil de Weasley. Ou alors on pourrait inonder l’infirmerie. Ou découper en pièce les uniformes des Serdaigle dans les vestiaires. Ou voler des trucs. Ou arracher toutes les pages 39 des livres de la bibliothèque, ou pousser des gens dans le lac, ou planter la tête des premières années dans leur assiette en passant à côté. Fais ton choix, j’ai pas envie de m’ennuyer. » Demyan pencha légèrement sa tête de manière à être plus proche de celle de son interlocutrice. Les paroles de celle-ci l’enthousiasmaient à un point inimaginable. Ces propositions de tortures à n’en plus finir, et puis, le garçon était impatient de réaliser tous les plans qu’il avait en tête. Cassiopée pouvait être intéressante pour en produire quelques uns, mais il n’y avait personne comme Sasha pour s’attaquer à ce qui plaisait réellement au Vladmirov. Comme quoi, même les meilleurs anglais ne pouvaient pas égaler un biélorusse. « Je veux faire tout ça. » annonça le Gryffondor d’un ton n’appelant aucune réponse. « Je veux aussi m’occuper de Sidney Fauwkes. Je veux le faire disparaître à ma manière. » Devant le regard interloqué de Sasha, l’adolescent s’impatienta : « Cet anglais représente une parfaite abomination et ne mérite que l’enfer. Je veux le lui donner. Cassiopée m’a déjà fournit d’intéressantes informations à son sujet. Je compte en premier lieu agir la nuit avant la pleine lune. » Les traits du septième année se renforcèrent. Sidney, un Gryffondor de son âge, lycanthrope. Demyan ne savait pas ce qui l’horripilait le plus dans l’existence de cet adolescent, si c’était le fait qu’il lui ressemblait légèrement dans son infortune, ou tout simplement celui qu’il vivait en sachant que sa lyncanthropie ne composait aucun secret. Dans tous les cas, aux yeux du biélorusse, ce garçon se devait de disparaître de la surface de la Terre pour ne serait-ce améliorer le monde pourri dans lequel ils vivaient. Manifestement, Sidney n’avait pas été capable de raisonner ainsi, ce qui incitait Demyan à purifier son espace scolaire par lui-même. Et puis, soyons honnête, Fawkes ne servait prodigieusement à rien. Tous sorciers étant dotés d’un bon sens se réjouiraient de sa disparition. « Poudlard a besoin d’un bon nettoyage et je n’ai pas la patience d’attendre mai. » conclut Demyan sur le cas du jeune Gryffondor. « Il y a Nao aussi, un Serpentard. Je ne l’aime pas. J’ai bien envie que lui aussi se retrouve avec une partie du corps en moins, comme Weasley. » Les lèvres du jeune homme s’étirèrent en un sourire perfide. Nao, ce garçon très proche d’Ariel selon les rumeurs. Trop proche d’elle pour que Demyan puisse le cautionner. « Il y a Zahara McClary aussi. Cette faiblesse de tomber amoureux, franchement. C'est révulsif. Yaxley. Merlin que cette homme souille son nom de famille. Löfgren et Alterman. Ces mangemorts en carton, quelle infamie. Mais je pense que pour ceux-là, il vaut mieux attendre de sortir de Poudlard. » Le garçon se remémora son interrogatoire avec Taylor Kensington, durant lequel il avait pu déclarer sa manière de penser en ayant en plus la certitude que son interlocutrice pensait pareil que lui. Après Poudlard, Demyan envisageait légèrement de rendre visite à l’ancienne langue-de-plomb question de connaître ses souhaits vis-à-vis d’un grand nettoyage du pays. Ils auraient de quoi à faire. Parfois, le Vladmirov se demandait encore ce qui incitait certains anglais à vouloir suivre leur Seigneur des Ténèbres. Leur pays était tellement pourri qu’il mériterait simplement d’être rasé de tous ses habitants pour pouvoir recommencer à neuf avec de bons éléments. Même leurs mangemorts étaient indignes de confiance car protégeaient des traîtres et espions. Honnêtement, Demyan s’interrogeait sur les motifs de leur Directeur pour ne pas employer des mesures plus draconiennes. Il n’oserait jamais ouvertement mettre en doute les agissements du maître des mangemorts, toutefois il était assez curieux pour souhaiter éclaircir ce point, un jour. « Quel Weasley tu voulais attaquer ? Tous ? J’aime l’idée de tous les démunir physiquement. On pourrait même varier les plaisirs en changeant de partie du corps pour chacun d’entre eux. » Un sourire amusé , le garçon pouvait déjà apercevoir de bons moments à venir. « Après Poudlard, tu juges mieux de nous rendre dans quel pays ? » L’adolescent prit une expression sérieuse. Il était vrai que l’Angleterre le répugnait, mais il y avait tellement d’opportunités en terme de propagation de malheurs et tortures dans ce pays, que ça l’en rendait presque attrayant. Puis, il y avait leur pays d’origine, la terre natale des Vladmirov, des Rosenthal, et tant d’autres riches, nobles et puissantes familles où le duo pourrait jouir sans nul doute de beaucoup de privilèges. Sans oublier une option d’aventures, avec l’idée de se rendre dans n’importe quel pays et faire leur loi aux quatre coins du monde. Les deux biélorusses seraient libres dans quelques mois. Demyan comptait bien en tirer le meilleur de son existence. Le Gryffondor plongea ses yeux dans ceux de sa meilleure amie, interrogeant, d'une souveraine et éternelle impatience :  « On s'y met tout de suite ou tu as une meilleure idée ? »

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demyan&sasha ▬ manipulate with caution

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