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 On fait tout à trois, Code Phénix, interrogatoire, peine de coeur... Hermès ✖ Bubus ✖ Fred

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MessageSujet: On fait tout à trois, Code Phénix, interrogatoire, peine de coeur... Hermès ✖ Bubus ✖ Fred   Sam 6 Juil - 12:35

Fred venait de se lever. Sa vie était devenue un enfer depuis la fin du Code Phénix mais ce n’était rien par rapport à ce qu’elle allait devenir. Il était haï des obscurs comme des résistants ou de certains membres de sa famille qui ne comprenaient pas pourquoi il avait fait ça. Ils avaient été cinq des plus soudés et leur bande de lapins n’était plus désormais qu’un tas de ruines. Ils avaient raté la fin et s’en voulaient. Mais le pire pour Fred était le fait que même les résistants ne les défendaient pas alors qu’ils auraient dû être tous fier de ce qu’ils avaient fait. Ce n’était peut-être pas tous les membres de la résistance mais ils l’avaient pour la cause en laquelle ils croyaient tous. Alors pourquoi étaient-ils comme ça ? Pourquoi régissaient-ils ainsi ? C’était une chose que Fred ne pouvait pas comprendre. Il s’était donc éloigné de l’organisation pour laquelle il s’était battu et avait tout fait depuis qu’il était rentré dedans. Belle récompense pour avoir tenté de faire bouger les choses… Mais cette expérience avec le Lord allait lui permettre une sortie facile de Poudlard. Il se tenait à carreaux et faisait semblant d’être rentré dans le rang. Ça allait peut-être fonctionner et dans ce cas là, il serait tranquille une fois à l’extérieur deux mois plus tard. Il pourrait vivre heureux avec Alienor et ils ne seraient pas embêtés par les mangemorts. Mais Fred rejoindrait l’Ordre du Phénix, il en était sûr. Pour qu’elle raison ne le ferait-il pas ? Il n’y avait rien qui pourrait l’en empêcher. Il ne voyait pas comment il pourrait ne pas rentrer dedans pour le moment. Mais en même temps s’ils étaient aussi nul que les résistants et se mettaient en colère dès qu’il tenterait quelque chose il n’aurait aucune raison de rentrer dedans. Il espérait que ça ne serait pas le cas mais en même temps il avait bien remarqué qu’il n’y avait aucune réaction suite à la mort de Jenny. Mais il y en avait soi-disant un dans le château, peut-être plus pour longtemps… mais il y avait été, c’était déjà ça.

Il était donc déçu des choix qu’il avait faits. Enfin, pas vraiment, il était déçu de la réaction des autres et aussi de ceux dont il était le plus proche. Lucy obscure et qui ne voulait pas s’expliquer, c’était ce qui avait été le coup le plus dur. Il n’en revenait toujours pas. Il n’arrivait pas à voir comment ça avait été possible qu’elle change à ce point. Et en plus elle ne s’était expliquée avec personne. Mais s’il devait refaire le Code Phénix Fred le referait sans se poser de questions, parce que pour une fois, il avait eu l’impression que la résistance avait enfin fait quelque chose, qu’ils avaient fait bouger les choses et montraient que les mangemorts et les obscurs ne contrôlaient pas tout. Ça leur avait fait du bien, ça lui avait en tout cas redonné du courage. Il n’avait pas reparlé à Lily depuis ce moment là, il n’avait pas envie de le faire. Pour qu’elle aussi le critique ce n’était pas la peine. Elle ne serait pas différente, surtout que  c’était à elle qu’ils n’avaient pas fait confiance. De toute façon, il fallait le dire clairement, Fred n’avait pas supportait que ce soit elle la chef des résistants. Avant ce moment là, elle n’y avait jamais rien fait. Et puis sa première décision avait été débile, comment avait-elle pu croire qu’obscurs et résistants  pouvaient ne pas se faire de crasse, le rouquin ne l’avait jamais respectée, c’était passé pour des farces et des blagues, tu parles… Et puis, tout le monde savait que ce poste lui revenait de droit. Il n’avait peut-être pas été le bras-droit de James mais tout le monde savait que c’était lui qui était derrière avec Albus. Oui, il y avait aussi Albus, mais il n’était pas aussi radical qu’il ne pouvait l’être et ils avaient besoin de quelqu’un de radical à ce moment là. Mais le poufsouffle n’aurait rien dit si ça avait été le cadet de James, il avait tout pour être un bon chef, il aurait été déçu certes mais il aurait compris. C’était lui que James avait mis au poste de bras-droit même s’il consulté régulièrement le rouquin sur tous les sujets. Et d’abord, tout le monde avait été étonné, c’était bien un signe, non ? Il avait tellement espérait que ce soit lui pendant un an avant que son cousin à gryffondor lui succède lui-même. C’était pour cela qu’ils l’avaient fait en même temps, pour montrer ce qu’ils étaient, les erreurs qui avaient été et étaient faites. Ils avaient pris la décision de créer le Code Phénix à deux avec la crème des résistants, ceux en qui ils avaient le plus confiance et qu’ils savaient les suivraient. C’était un groupe restreint, ils n’en avaient parlé à personne d’autres. Lucy avait été la première à être choisie, c’était pour eux une évidence, elle était la personne qui leur fallait, la seule fille. Une fille passionnée, et surtout qui était à fond dans la résistance. Elle les avait déjà souvent suivis dans leurs actions de plus grande envergure lorsque James était chef et ils savaient qu’elle serait pour. Elle avait le même avis qu’eux, elle voulait faire bouger les choses, se battre pour leur cause. Ensuite, il y avait eux Adrian, le gryffon. Un ami d’Albus, celui que Fred avait pris sous son aile dès son entrée chez les résistants. Il l’avait formé à son image et n’avait pas eu beaucoup de mal à le faire. Il avait vu directement qu’il n’était pas un de ses petits rebelles voulant faire partie de la résistance pour le prestige mais bien pour se battre comme lui le faisait. Il l’avait donc du départ emmené dans ses plus grands coups avec ses cousins. Ils savaient qu’il serait d’accord.  Ils en  avaient tous les deux parlés avec lui plusieurs fois et il rejoignait leur avis sur plusieurs points. Et puis le dernier, un poufsouffle, Hermès. Meilleur ami de Lucy, un résistant convaincu et qui n’avait peur de rien, près à tout pour leur action. Il les avait rejoint sans difficulté. Ça avait été une belle équipe, une bande de potes qui s’était dissoute à cause de tout ça. Mais c’était plus que ça pour nombre d’entre eux. Albus avait rompu avec sa petite amie, Hermès ne voyait plus sa meilleure amie, Adrian ne leur parlait presque plus comme pouvait le faire Fred. Il avait été très proche d’Albus après le départ de son frère et ce n’était plus le cas. Mais lui au moins n’avait pas de problème de cœur, enfin, pour le moment… Parce que la mauvaise nouvelle arrivait en même temps que le courrier du matin.

Assit à la table des poufsouffles, Fred vit sa petite chouette voltiger entre les nombreuses autres un courrier ou plus précisément une lettre avec elle. Ce ne pouvait pas être énormément de monde, c’était soit ses parents, ce qui était plutôt rare car ils ne lui écrivaient pas très régulièrement car ils savaient qu’ils ne pouvaient pas dire tout ce qu’ils voulaient, soit Alienor, sa petite amie qui en avait déjà fini avec Poudlard et jouait dans une équipe de quidditch. Il pensa alors que ça faisait un petit moment, tout était très relatif, qu’il n’avait pas eu de nouvelles d’elle, ça faisait une petite semaine. D’habitude ils s’envoyaient des lettres plus régulièrement. La lettre fut déposée directement dans sa main et sa chouette se renvola. Il reconnut tout de suite l’écriture parfaite de sa petite amie. Les lettres étaient écrites de façon nette et leur forme était parfaite. Il se dit qu’il l’ouvrirait un peu plus tard, pour pouvoir la lire au calme dans la salle commune des poufsouffles, en plus il devait se rendre en cours.

La journée passa ni lentement, ni vite. Elle était comme d’habitude à la différence près que Fred ne se fit pas remarquer et resta sage, ne faisant ni bêtises, ni blagues, ni quelconques remarques sur le régime à Poudlard. Il n’eut donc une fois de plus pas d’heure de retenue. C’était l’une des premières fois qu’il n’en aurait pas eu une seule en une semaine. Mais il n’était plus que l’ombre de lui-même. Il mourrait d’envie de faire des remarques et ne pas répondre aux commentaires des professeurs lorsqu’ils critiquaient l’Ordre, sa famille, les sangs mêlés ou les nés moldus le rongeait de l’intérieur. En plus, ils ne se gênaient pas ces mangemorts… C’était donc très dur pour lui mais ça faisait partie de ce qu’il voulait, c’était lui qui avait pris la décision. Comment pouvaient-ils croire qu’ils arriveraient à le faire changer sous la torture ou par la menace. Ça ne fonctionnerait jamais, c’était même le contraire. Il bouillait de l’intérieur mais gardait tout pour lui. Sa colère et sa fureur contre le régime le consumait et le faisait vivre en même temps. Il n’avait qu’une seule envie, faire tout péter. Mais il n’y avait plus le reste. Ça disparaissait petit à petit. Plus de blagues, de grands sourires. Ils étaient sous une dictature, il était en prison, il n’avait pas envie d’être le fou du roi. Et puis, ses blagues il les faisait à la base pour faire rire, pour remonter en même temps le moral des autres, alors pourquoi ferait-il rire des gens qui ne le défendaient même pas. Et pourtant ils seraient les premiers à être intéressés par celles-ci. Ça l’en avait dégouté d’en faire et pourtant, c’était sa vie. Il avait toujours la boite qu’Alienor lui avait ramenée et il tentait régulièrement des expériences pour créer des nouvelles farces et attrapes mais c’était pour lui et uniquement lui. Et pourtant, il aurait aimé en faire à certains, à ceux qui le soutenaient encore. Naranja, Juyne… Et bizarrement Rose qui pourtant n’était pas vraiment résistante et faisait partie de ceux qui ne faisaient pas bouger les choses… Mais elle était venue le voir, elle s’inquiétait pour lui et ils se rapprochaient petit à petit, il avait bien vu qu’elle tentait de changer. Il allait d’ailleurs tenter de l’aider en retour, il y arriverait, il le savait. Il avait même déjà une petite idée. Il fallait qu’elle voie du monde et avec ça, elle en verrait. Rien de telle qu’une petite soirée pour ça. Et puis, ça l’aiderait peut-être aussi un peu. Parce qu’il n’en pouvait tellement plus que le voir sourire qui était une chose à laquelle on était normalement habitué était devenue plutôt rare.

Le soir, il ouvrit sa lettre, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il tomba de très très haut… Cette lettre eut pour effet de finir de le détruire.



Citation :
Fred,
Je pars en Australie retrouver mes parents. Oui, tu as bien lu, je les ai retrouvés ! Avec l'aide précieuse de mes amis de toujours. Je t'en prie, ne m'en veux pas, tu sais très bien à quel point ma vie n'a pas de sens sans eux. Tu sais que je ne vis que pour les voir depuis bien longtemps, et que c'est mon seul but jusqu'à ce qu'il soit atteint. Dans deux jours, ce sera chose faite. Et alors je commencerais ma vie – enfin.
N'en veux pas à ceux qui m'ont aidé. Ils sont avec toi. En pensée jusqu'à ce que tu sortes de Poudlard, après ils seront avec toi en chair et en os, n'est-ce pas ? J'ai hâte que tu sois libre. On pourra se voir. Plus tard, peut-être. Je ne sais pas ce que sera ma vie dans les quelques mois qui te séparent de ta vie d'adulte, mais ce que je sais c'est que je compte rester au moins un peu en Australie. Je veux profiter de ceux qui m'ont manqué toute ma vie, toutes ces années. Il paraît que j'ai un petit frère, c'est pas magnifique ? Oui, je sais, tu es sceptique et je te comprends. Mais moi je suis enthousiaste. Alors voilà, Fred, excuses moi. Je pars, à l'heure où nous aurions pu enfin être réunis, et ça, c'est dur à avaler, comme pilule, j'en suis consciente. Pour moi aussi, c'est dur. Plus que tu ne le crois. Je sais que tu en baves, je suis avec toi, mais je ne peux pas rester à Londres en sachant qu'à Sydney mes parents m'attendent. Chaque seconde est une souffrance pour moi. Chaque seconde me rapproche d'eux et m'éloigne de toi. Crois-tu que je suis heureuse de te quitter ?
Je sais que tu m'en veux, je sais que je suis indigne de ton amour et c'est pourquoi je te demandes d'y renoncer. Oui, Fred. Je te quittes. Je m'en veux. Je t'aime. Mais ce n'est pas la peine qu'on souffre plus longtemps. Tu pourras donner une claque à ta sœur pour moi et lui dire qu'elle a gagné, hein ? Promis ?
Je t'aime, je ne l'écrirais jamais assez. Je te souhaites d'être heureux. Je veux que tu tombes amoureux, que tu vives, que tu fasses un boulot qui te plaise et tout. Fais-le pour moi ! Et surtout, prends soin d'eux. Je t'en serais éternellement reconnaissante.

À dans quelques mois, années...
À toi, pour toujours, à jamais,
Alienor.




Cette lettre n’était pas du tout celle qu’il attendait. Lorsqu’il la lut, il s’effondra. Il ne reverrait plus Alienor, elle le quittait, elle ne voulait pas rester avec lui. Et pourtant, elle aurait pu lui proposer de le rejoindre là-bas, il se foutait de tout, il voulait seulement être avec elle l’année suivante. Il aurait trouvé un boulot en Australie. Mais apparemment sa famille était plus importante que lui à ses yeux. Elle aurait pu lui proposer ça. Il n’avait aucune attache ou presque au Royaume-Uni, il aurait trouvé un moyen de continuer de voir ses parents. C’était avec elle qu’il voulait vivre, peu  importe le lieu. Bientôt, des larmes commencèrent à couler sur ses joues et il quitta précipitemment la salle commune la lettre à la main. Il n’en revenait toujours pas. Après tous les plans de futur qu’ils avaient fait à deux, comment est-ce que ça pouvait être possible ? Il savait l’importance de retrouver ses parents pour sa petite amie mais il n’y pensait même plus, il lui en voulait seulement de le quitter comme ça. Il en voulait à ceux qui l’avaient aidé à le faire. Il en voulait à lui-même de n’avoir pas réussir à la retenir. Il l’aimait plus que tout. Elle l’aimait aussi alors pourquoi faisait-elle ça ? Pourquoi leur faisait-elle ça ? Comment pouvait-elle croire qu’il referait facilement sa vie ? Surtout à ce moment là, c’était vraiment le moment où il était le plus faible et cette lettre l’achevait. Après tout ce qu’ils avaient prévu, il ne savait même plus ce qu’il allait faire l’année suivante ou même voulait faire l’année suivante. Et dire qu’il lui l’avait encouragée à les chercher, c’était pire que tout, mais comment aurait-il pu penser qu’ils seraient si loin ?

Il se tenait assit devant le lac, c’était à cet endroit là que tout avait commencé un beau dimanche après-midi. Tous les deux étaient tristes, la famille de Fred lui manquait et Alienor l’avait réconforté, ils s’étaient embrassés et étaient restés ensemble ensuite. Depuis le temps que ça aurait dû arriver même si ni l’un ni l’autre n’y avait pensé. Ils avaient toujours été proche mais en amis, pas autrement. Ses yeux débordaient toujours de larmes et celles-ci coulaient sur ses joues. Peu à peu, elles se calmèrent même si le rouquin ne restait pas retourné et dévasté. Sa lettre était trempée par endroit si bien que l’encre n’était plus aussi lisible qu’avant et ses yeux étaient toujours rouges d’avoir pleuré.

Il était perdu dans ses pensées, pensant à tout ce qu’il avait fait et partagé avec la jeune joueuse de quidditch. Leur premier baiser au niveau du lac. Toutes leurs ballades main dans la main dans le parc du château, les bêtises faites en cours même lorsqu’ils n’étaient pas ensemble. Les longues discussions jusque tard dans la nuit, les nuits passées l’un avec l’autre. Son odeur si particulière, son sourire, sa joie de vivre et sa folie. De tout ça il en avait besoin. Et puis, il y avait ses lettres, il n’en avait pas jeté une seule, il les gardait très précieusement et les relisait lorsqu’il allait mal. Elles lui remontaient tellement le moral. Mais son meilleur souvenir restait peut-être la journée qu’ils avaient pu passer ensemble, les cadeaux qu’elle lui avait ramenés, mais le plus beau d’entre tous avait été de pouvoir la tenir dans ses bras car elle était présente seulement pour lui. Elle avait tout organisé avec Ambroise de Sade, ça avait été un après-midi parfait.

Perdu dans ses pensées, il n’entendit pas la personne qui arrivait derrière lui. D’ailleurs, il ne s’en occupait pas. Elle ne venait pas forcément pour lui. Les gens avaient le droit de se balader dans le parc ou d’aller près du lac. Ce n’est que lorsqu’il sentit une présence à ses cotés et dans son dos qu’il comprit que la personne était venue pour lui. Il prit la lettre et la lui tendit, des larmes recommençant à couler le long de ses joues. Il n’arrivait pas à s’en remettre. Avec Alienor ça avait été tellement fort qu’il avait cru que rien ne pourrait leur arriver. C’était si parfait, si beau… Ce n’était pas comme avec les autres, rien ne semblait pouvoir les séparer. Et même si elle l’aimait, ils ne pourraient pas se voir. C’était si dur. Il ne voyait pas comment il pourrait dépasser cette rupture qui n’en était pas réellement une car tous les deux s’aimaient. Mais il savait aussi qu’elle avait raison. Il ne pouvait pas vivre en l’attendant, et pourtant c’est ce qu’il ferait. Il ne se voyait pas avec quelqu’un d’autre. Elle ne serait pas comme Alienor, elle ne serait pas aussi parfaite à ses yeux.

Et puis il tourna la tête pour voir à qui il venait de tendre la lettre et reconnut Albus même si c’était d’une façon brouillée par les larmes et derrière lui Hermès. Il ne dit rien, il n’arrivait plus à parler, il avait la gorge bien trop serrée pour ça. Il ne savait pas ce qu’ils faisaient ici, mais il était content qu’ils soient là, tous les deux. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres.



Dernière édition par Fred Weasley le Sam 21 Sep - 11:23, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: On fait tout à trois, Code Phénix, interrogatoire, peine de coeur... Hermès ✖ Bubus ✖ Fred   Sam 20 Juil - 14:34

Albus était pointé du doigt. Albus était moqué. Albus était haït de tous. Albus se faisait marcher sur les pieds. Albus répliquait plus qu’excessivement mais se faisait toujours ridiculiser au final parce que c’était lui le fautif, lui le con dans l’histoire. Je vous dis pas combien de fois les gens ont porté leurs doigts aux oreilles pour imiter un lapin (vous savez là, comme dans la chanson de Chantal Goya : « ce matiiin, un lapiiin » ok je sors) en riant aux éclats sur son passage. Bref mon coco, tu l’auras compris : mai c’était le mois anti-Albus. Il évitait tout le monde, ou du moins le plus de monde possible… Mais ne croyez pas que le cas d’Albus était isolé. Adrian, Hermès, Fred… Tous étaient dans le même cas. Tout ce qu’on pouvait dire c’était qu’ils l’avaient bien mérité. Lucy se faisait moins embêter étant donné qu’elle avait viré obscure. Albus ne l’avait pas engueulé. Il y a quelques jours de cela, ils avaient discuté comme dans le bon vieux temps, assis dans leur banc au parc, après près d’un an de « désertion » de leur banc sacré. Ils savaient tous deux qu’ils avaient déconné, que ça faisait mal d’être rejeté, mais que ça les rendait plus fort aussi. Il ne valait donc mieux éviter de se plaindre. Aller de l’avant.  Ce sont les échecs les mieux surmontés qui nous permettent de réussir, après tout. Ils avaient eu besoin d’un échec de cette ampleur là pour réaliser qu’ils étaient dans le faux, pour les booster. Pour réaliser qu’il était temps de changer de comportement, de murir.

Pour la énième fois en trois semaines, Albus vagabondait dans le château, montait et descendait les escaliers, s’arrêtait çà et là, rentrait dans une salle, y poussait plein de juron, fermait les yeux, y ressortait puis espérait crever en paix sans qu’on l’emmerde. Il désirait du fond de son cœur passer inaperçu ainsi, s’il parvenait à se fondre dans la masse d’étudiants. Mais c’était peine perdue, il y avait toujours un petit con qui trainait dans les parages et qui ne disait pas non à un sifflement provocateur ou à un croche patte –voire un sortilège humiliant du type jambencoton ou bloclangue.  Il se sentait seul, bien trop seul. Surtout depuis sa rupture, mais il évitait soigneusement d’y penser, ça ne rendait les choses que plus difficiles. Quand Rose n’était pas trop occupée à travailler ses examens, elle voulait bien passer un peu de temps avec lui ; idem pour Pete quand il n’essayait pas d’empêcher Blake de l’étriper. Paradoxalement, c’était en compagnie d’une des meilleures amies de Nara qu’il se sentait le mieux ; Madelyne Rosebury, aussi super pote avec son cousin détesté. Avec elle, il pouvait se confier sans avoir l’impression qu’on le juge, même à propos de Nara. Et il était certain qu’elle n’irait pas le répéter à son amie espagnole. Dès le premier regard, il avait su qu’il pouvait lui faire confiance. Et elle ne l’avait pas laissé tombé. Il était également très proche de Nerio ces temps-ci. Ces deux là lui étaient indispensables, désormais.

Il se promenait ainsi en solitaire, platement. C’était une heure de repos, et Albus était (attention, criez pas) à jour dans son emploi du temps. Aucun devoir à la bourre. Les cours passaient beaucoup plus rapidement maintenant qu’il essayait de se concentrer (et surtout de ne plus se faire remarquer) pour réussir ses examens. Il faisait ses devoirs. Il travaillait régulièrement chaque soir, épaulé par Rosie la magnifique. Avant, Blake aussi l’aidait, avec sa super intelligence et sa mémoire de malade. Mais maintenant, elle était trop occupée à lui faire la gueule. Albus se sentait tellement coupable parfois, en la voyant aussi remontée contre lui. Mais quand il croisait le regard outré de Nara il se disait aussi que ça pourrait être bien pire. Alors bon. Tout ça pour dire que si jusqu’à présent vous doutiez des changements d’Albus qu’on causé le Code Phénix… Allez à la bibliothèque. Vous le retrouverez surement en train de travailler d’arache pied, désespérément.

En sortant de Poudlard, Albus aperçut un Hermès tout aussi déprimé que lui, assis dans l’herbe, sous un saule dans le parc. Il leva sa main pour le saluer, avec un petit sourire. Il savait ce qu’il se passait de son côté, et que c’était au moins aussi dur que pour lui. Lui aussi avait énormément souffert de la fin du Code Phénix. Albus n’avait jamais eu l’occasion de lui demander s’il avait des regrets, pour sa part. Mais c’était probablement le changement de camp de Lucy qui avait du lui faire le plus mal. Si Albus ignorait totalement la nature exacte des sentiments d’Hermès envers Lucy, il savait au moins qu’ils étaient tous deux profondément liés par les liens de l’amitié, et que tous les appelait, avec Théoxane Mars, le trio des « indestructibles ».  Les meilleurs des meilleurs amis, à l’image du PETKEBUS formé de Pete, Blake et lui. Maintenant que Lucy avait un nouveau camp, elle avait aussi de nouvelles fréquentations… Un nouveau trio. Roxanne et un certain Aeden… Un garçon louche qui ne disait rien qui vaille à Albus et qui devait surement dégouter Hermès. Enfin bref, Hermès avait de quoi être déboussolé. Albus se demanda tristement s’ils pourraient un jour refaire les quatre cent coups comme avant et semer la zizanie dans Poudlard ensemble, comme des cons, comme ils en avaient l’habitude. Parce que Hermès et Albus, ces deux larrons, s’étaient toujours entendus à merveille. Farces et attrapes, blagues, fêtes dans les souterrains, tout ça, c’était leur quotidien. Nul doute que rien ne sera plus jamais comme avant. Ils auraient certes toujours cette complicité d’antan, mais avaient tout perdu en un mois. Il ne leur était plus permis leurs instants de déconnade. A moins qu’ils ne désiraient se faire huer par l’ensemble des élèves de Poudlard… Et puis quand bien même ils le poudraient, franchement, le temps n’était pas aux réjouissances.

« Salut Hermès. » Albus s’installa à ses côtés après lui avoir fait une petite tape amicale. Un silence s’installa, ce qui n’était pas étonnant. Albus était devenu secret, ce qui devait aussi être le cas d’Hermès à présent, et chacun déprimait assez pour ne pas vouloir partager ses emmerdes avec l’autre. Albus bailla en s’étirant les bras. Il ne s’était pas rendu compte à quel point il était épuisé jusqu’à ce qu’il s’assoie avait trop travaillé aujourd’hui… « Dure journée. Je sais pas toi mais j’ai hâte que ces foutus exams se passent. J’ai tellement peur de redoubler à cause de toutes… ces conneries.  » Albus n’attendait absolument aucune réponse à ces propos. Il voulait juste meubler la conversation avec des  paroles anodines, pour ne pas que le silence ne se fasse trop pesant. Hermès lui sourit et ils échangèrent quelques autres commodités.

Depuis là où ils étaient installés, les deux anciens lapins purent distinguer, assis près du lac, la silhouette d’un Poufsouffle qui ne leur était pas inconnue. Et pour cause : il s’agissait là d’un de leur ancien coéquipier du Code Phénix, Fred Weasley. Hermès le héla de loin, mais il ne sembla pas l’entendre. Ils décidèrent de s’approcher, histoire d’avoir de ses nouvelles. Cela faisait depuis les entretiens avec Voldemort qu’ils ne s’étaient pas retrouvés en petit groupe comme ça. La dernière fois, ils étaient cinq, morts de trouille, en attendant que Voldemort décide de leur sort. Et aujourd’hui, tous étaient déprimés au possible.

Albus et Fred, d’un accord commun avaient décidé de fonder le Code Phénix. Il ne se rappelait plus vraiment qui en avait eu l’initiative mais c’était sans nul doute la décision la plus stupide qu’ils n’avaient jamais prit dans leur vie. Fred avait toujours été le modèle d’Albus. Pas comme James,  oh non. Lui, pendant la première partie de son adolescence n’avait eu de cesse de le martyriser, de lui faire des coups bas, et durant la deuxième partie de sa scolarité il était tout simplement devenu ennuyant à mourir, barbant, chiant et philosophique bref, pas du tout le genre de gars à qui aurait aimé ressembler Albus plus tard. Même si désormais, il était beaucoup plus compatissant à son égard et le jugeait moins sur ça. Après tout, Albus avait bien compris que le temps n’était plus aux farces et attrapes de Weasley&Weasley ni à l’innocente insolence de ses quinze ans.

C’était le côté d’éternel jeune farceur qui avait plu à Albus, qui l’avait toujours admiré beaucoup plus que son grand frère. Fred l’avait entrainé dans ses folles aventures alors qu’il n’avait pas encore douze ans, il s’était plu à lui montrer les « ficelles du métier ». Albus avait vu en lui les légendaires et héroïques George et Fred (son homonyme) dont les fabuleuses aventures relatées par ses très chers oncles avaient bercé son enfance. Et puis quand Fred avait redoublé, Albus avait juste trouvé ça trop géant –le summum de la classe. Inutile de préciser qu’à présent, Albus avait complètement changé de philosophie de vie et qu’il privilégiait le travail de ses examens à ses vieilles distractions futiles pour tout, SAUF justement redoubler. Il mourrait d’envie de partir de Poudlard, de faire ce qu’il devait vraiment faire, à savoir : rejoindre l’Ordre du Phénix, délivrer son père (ou tenter tout du moins), rejoindre James. Il aviserait après. Ici, il se sentait, faible, inutile, et complètement débile après le Code Phénix. Il ne voulait qu’une chose : faire ses preuves pour que tout le monde oublie ce qui c’était passé ici, à Poudlard.

Aujourd’hui, il n’y avait plus rien de cet adolescent rebelle, à la tête bien dure, au regard fougueux, au sourire mutin. Non, son regard s’était posé sur un Fred complètement effondré, détruit, hors de lui-même. Ses yeux… ses yeux étaient mouillés de larmes. Albus ne l’avait jamais vu dans cet état. Son sang ne fit qu’un tour. « FRED ! » S’écrièrent à l’unisson les deux jeunes hommes. Albus ne réfléchit pas deux fois et fonça sur son cousin pour lui faire une accolade et lui faire une grande tape dans le dos. « Qu’est-ce qu’il se passe ?!  » Albus s’aperçut qu’il tremblait lui aussi. Ca devait vraiment être grave et ça l’inquiétait. Il connaissait Fred : il était tout sauf du genre à se laisser abattre pour quelques moqueries.  Au contraire : Fred faisait preuve de beaucoup d’autodérision, ce qui avait une fâcheuse tendance à frustrer les autres -Albus l’avait souvent vu faire pour pouvoir vous l’affirmer. Albus était persuadé que c’était une peine beaucoup plus profonde. Il redoutait en silence un décès. Il ne se remettrait pas de la mort d’un de ses oncles/tantes ou cousin(e)s.

Fred leur tendit une lettre. Albus la parcourut en diagonale, et sa mine s’assombrissait au fur et à mesure qu’il réalisait ce que cela signifiait. Oh non. C’était juste pas possible… Elle ne pouvait pas lui faire ça. Pas maintenant. Pas après la torture, les entretiens, le Code Phénix… « Fred… Désolé pour toi mon vieux… » Hermès et lui le prirent dans leurs bras, pour tenter de le consoler un tant soit peu. Albus se sentait tellement triste pour lui. Qui aurait cru que sa longue idylle avec  Aliénor, sa petite amie rayonnante serait terminée ? Ils avaient formé un couple parfait à Poudlard. Aliénor,  qui était une très grande amie de James, l’avait aidé à communiquer avec lui toute cette année. Mais c’était vrai que ça faisait un bout de temps qu’il n’avait plus entendu parler d’elle… Avec le Code Phénix et tout ça, leurs problèmes respectifs. Jamais il ne se serait douté qu’elle lâcherait tout, même Fred et l’Ordre, pour aller en Australie. Albus ne pouvait s’empêcher de lui en vouloir pour ça. Et puis, infliger ça à Fred, c’était tout simplement monstrueux. « Elle ne sait pas ce qu’elle rate, crois moi. Tiens bon… » C’était con, c’était maladroit comme phrase, mais c’était ce qu’il avait trouvé de plus judicieux à dire. Avant que Pete semble trouver un bel équilibre avec Blake, c’était ce que souvent Albus lui répétait, tout en pensant que la fille en question avait bien fait de fuir un tel coureur de jupon. Paradoxalement, il se souvenait vaguement avoir ressortit le même genre de phrase quand Nara avait refusé les avances de Pete, quelques années auparavant. Mais là c’était beaucoup plus sérieux. Aliénor venait de rompre une relation amoureuse de plus d’un an, alors que le moral de Fred était au plus bas. Il était du devoir d’Hermès et Albus de remonter le moral à leur pote. Même si eux non plus, côté cœur, ça n’allait pas mieux.

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MessageSujet: Re: On fait tout à trois, Code Phénix, interrogatoire, peine de coeur... Hermès ✖ Bubus ✖ Fred   Mer 21 Aoû - 4:17

the three of us
On a combattu ensemble. Au front, l'entraide est primordiale, salvatrice. Maintenant on est des frères d'armes, et face au reste du monde, c'est pas négligeable. Pour toujours, on est là les uns pour les autres, c'est comme ça que ça fonctionne. Je le sais. On le sait.



Le son des pas qui résonnent sur les dalles froides et dures n'est pas sans évoquer un sentiment de solitude, c'est une musique triste, voire mélancolique qui vous pousse à penser, pour occulter ce son qui résonne et vous emplie la tête. Vous tentez de le remplacer par vos tribulations loufoques personnelles, pourvu que ces pas qui résonnent entre vos oreilles puissent cesser de vous rappeler à quel point vous êtes seul, déprimé et demandeur de contacts humains plus poussés que ceux que vous donnent avec dégoûts vos professeurs, cette bande de mangemorts assoiffés de cris de douleurs et de regard plein de suppliques qu'ils n’exauceront pas. Oui, vous pensez, vous pensez à vous en faire bouillir le cerveau, car celui-ci n'a pas l'habitude de tant d'activités, et vous oubliez le reste, vous oubliez au maximum tous les vilains détails qui font de votre vie un enfer. Vous bannissez de votre misérable esprit tout ce à quoi vous n'aviez jamais vraiment réfléchi jusque là lors de votre vie de seize longues années. Vous évoquez le fait que vous n'avez plus de famille. Jusque là, vous vous disiez « À quoi bon avoir une famille si c'est pour ne pas la voir pendant sept ans ? mais maintenant vous vous dites que ce pourrait être utile, une famille. Vous lui enverriez un hibou pour parler de vos problèmes et votre maman vous réconforterait. Vous évoquez aussi le fait que tous vos amis vous ont lâché ou se sont éloignés car ils ont leur propres problèmes, vous pensez que les temps sont réellement très durs, et pour tout le monde, et que ce n'est vraiment pas drôle. À l'époque, tout ce que cela vous aurait inspiré aurait été « Pff, ça va s'arranger, ça ira mieux demain, comme toujours. » Mais maintenant vous vous demandez. Après avoir essayé de faire revenir votre meilleure amie et échoué, vous vous demandez sérieusement. Non ? Pas vous ? Alors ça doit être uniquement Hermès. Lui, chaque jour presque maintenant, il se sent seul, il tourne dans le château comme un lion dans sa cage. Il n'a plus rien à faire. Jusque là il voyait ses amis, il passait son temps avec Lucy et Théoxane, avec Albus ou d'autres. Mais depuis les derniers événements, il avait l'impression que chaque personne de cette école avait trouvé une raison de ne plus lui adresser la parole. Certains le haïssaient, certains le trouvaient ridicule, d'autres avaient peur de lui parler, d'être vu avec lui. D'autres encore pensaient que lui ne voulait voir personne. Mais c'était prouver à quel point les gens ne le connaissaient pas. Il se rendait compte maintenant à quel point son amitié avec les indestructibles l'avait parfois endigué dans un cocon qu'aucun autre élève n'osait introduire. « Légitime », pensait Hermès. Le soucis, c'était qu'au bout de six ans et dans un climat d'hostilité comme celui-ci, le blond n'était plus sûr de savoir comment se socialiser. Lui pourtant si sociable à l'origine. Il avait peur qu'en essayant, quelque chose parte en cacahuète et qu'il finisse par mettre une patate à quelqu'un alors qu'il ne voulait plus de ça. Enfin, il n'avait pas envie de tirer un trait définitif sur les bastons, non c'était bien trop marrant pour ça. Seulement il souhaitait arrêter les torgnoles infondées au détour d'un couloir pour un simple regard, parfois mal interprété en plus. Il voulait cela, il le souhaitait ardemment. Mais quand il y réfléchissait, il se disait que ça faisait trop partie de lui. Dernièrement, il s'était aussi rendu compte qu'il était capable de réfléchir, et qu'il était même plutôt bon pour ça. Oui, le départ – du moins émotionnel – de Lucy lui avait permis de réaliser deux choses : il était capable de réfléchir et il avait besoin de se faire un peu plus d'amis proches. C'était presque marrant de réaliser que jusque là il n'avait jamais vraiment ressenti le besoin de faire une seule de ces deux choses. À croire que Lucy et Théoxane lui apportaient suffisamment de bonheur pour qu'il s'essaie à ces deux activités.

Franchissant les portes du hall, il se dirigea vers le lac, au moins dans le parc il n'entendrait pas ses pas résonner sur les dalles. Il faisait passablement beau qui plus est. Ça ne gâtait rien à son humeur, c'était toujours ça. Le parc paraissait vide cependant, à part deux ou trois filles au centre, vautrée par terre à faire il ne savait quoi et un garçon assis au bord du lac, il n'y avait personne. Il s'arrêta à une centaine de mètre du lac, sous un arbre et commença à contempler l'herbe. Fascinant. Alors que son ennuie des jours derniers arrivait à son apogée et qu'il débutait un compte minutieux des brins qui composait l'immense gazon du domaine de Poudlard, il fut dérangé – amen – par Albus qui le hélait de loin. « Salut Hermès. » Il s'assit. Et là, rien. Waouh. Le Poufsouffle était bien conscient que ses relations avec le tout Poudlard s'étaient sérieusement détériorées, mais au point que même avec Albus aucun des deux ne sachent quoi dire... Ce constat l’attristât  énormément. Il chercha quoi dire, il chercha très fort, mais ne trouva pas. Heureusement, au bout de quelques minutes, son ami trouva pour lui. « Dure journée. Je sais pas toi mais j’ai hâte que ces foutus exams se passent. J’ai tellement peur de redoubler à cause de toutes… ces conneries. » Il ne croyait pas si bien dire, Hermès n'attendait que ça, la fin des examens qui ratait lamentablement un par un. Pour lui, c'était le redoublement évident pour l'année prochaine, il ne se faisait aucune illusion. Il sauta donc sur ce sujet de conversation, soulagé de pouvoir combler le blanc. « M'en parle pas. Moi j'suis quasi sûr de redoubler, si ça n'arrive pas c'est un miracle. » Hermès soupira. Il jeta un coup d’œil vers son ami et vit qu'il paraissait concentré sur un point au loin. Il regarda à son tour, l'endroit en question c'était au bord du lac, là où il avait vu un garçon un peu plus tôt. Et maintenant qu'il se concentrait davantage, qu'il sortait un peu de son petit monde de malheurs, il réalisa que cette silhouette de dos ne lui était pas tout  à fait inconnue. Par Merlin, mais c'était Maman Lapin ! « FRED ! » s'écrièrent les deux garçons en cœur. Le pauvre Weasley, même de dos, n'avait vraiment pas l'air en forme, quelque chose n'allait pas, de toute évidence et Hermès s'en voulait de ne pas l'avoir reconnu plus tôt, auquel cas il aurait pu aller le réconforter à ce moment-là, et pas mille ans après. Albus courut vers Fred et Hermès les rejoignit juste après, un peu honteux de lui-même – si Fred l'avait vu rester sous l'arbre sans rien faire, il devait le penser bien hypocrite – mais aussi gêné, après tout il n'avait fréquenté Fred qu'au cours du Code Phénix, ni avant ni après, et n'était donc pas l'un de ses plus proches amis, par conséquent Hermès ne se sentait pas vraiment à sa place. Mais il voulait lui apporter du soutien, du réconfort, quel que soit son problème. « Qu’est-ce qu’il se passe ?! » demanda Albus à son cousin. Ce dernier lui tendit une lettre. Hermès la parcourut derrière l'épaule d'Albus et sentit son cœur se serrer au cours de sa lecture. « Le pauvre. » pensa Hermès. Il avait souvent vu Fred et Alienor ensemble du temps où ils étaient tous deux à Poudlard. Leur couple était beau. Eux ensemble, ça paraissait presque normal, ils allaient aussi bien ensemble que Tic et Tac. Oui, les références de Hermès étaient assez pauvres, mais quand on avait vécu son enfance dans le monde moldu, Tic et Tac étaient une évidence. « Fred… Désolé pour toi mon vieux… » Les deux compères prirent leur ami et cousin dans leurs bras, et tentèrent de lui apporter un soutien moral, comme ils le purent, même s'ils se sentaient tous deux impuissants. « Elle ne sait pas ce qu’elle rate, crois moi. Tiens bon… » Hermès tenta d'ajouter quelque chose, de renchérir « C'est clair, elle quitte le meilleur parti de toute la Grande Bretagne. » Il n'était pas sûr du résultat qu'il obtiendrait. Dans la même phrase il faisait un très beau compliment – quoi que légèrement exagéré – et il rappelait en même temps qu'elle l'avait bel et bien quitté. Tact cinquante pour cent, bravo Hermès, c'est toujours mieux que rien. Il tapota son épaule puis s'assit à côté de lui, Albus faisant de même de l'autre côté. Hermès sortit un kleenex de sa poche. « Il est moche mais il est neuf, t'inquiète pas. » chuchota-t-il en le tendant à son ex-collègue lapin. Lançant un regard à Albus, montrant qu'il ne savait vraiment pas quoi faire, il ajouta tout de même « Tu sais bien que si besoin, on est là hein. Tu veux qu'on fasse quelque chose ? » Il était bien conscient qu'il n'y avait rien à faire, que son soutien moral pouvait être utile, mais qu'aucune action, quelle qu'elle soit, ne pourrait soulager la peine de Fred. Cependant, il trouvait important de préciser qu'il pouvait faire quelque chose si Fred le désirait, il trouvait important de prouver que malgré toute la tristesse et la solitude que cette rupture provoquait sûrement dans son cœur, il n'était pas tout à fait seul, que lui et Albus étaient là, et que ce n'était pas négligeable, que ça ne comptait pas pour des prunes, que, tout simplement, ils tenaient assez à lui pour lui apporter l'aide dont il aurait besoin.


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MessageSujet: Re: On fait tout à trois, Code Phénix, interrogatoire, peine de coeur... Hermès ✖ Bubus ✖ Fred   Mar 24 Sep - 12:59

Détruit. C’est le mot résumant au mieux l’état de Fred. Il était détruit. Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, il laissait aller son émotion. Une rupture n’est jamais facile et il venait de le vivre une fois de plus. Mais cette fois-ci, c’était pire. Pire parce qu’il se raccrochait à elle. Il n’avait plus grand monde sur qui compter dans le château alors elle était celle qui l’aidait le plus. Celle avec qui il voulait vivre, pour laquelle il faisait des projets de vie future. Elle l’avait changé dans le bon sens du terme. Grace à Alienor, il avait muri, grandit, il aurait tout fait pour elle. Jamais il n’aurait cru que cette histoire s’arrêterait aussi vite. Et pourtant, c’était le cas. Elle l’aimait toujours, mais elle avait besoin de prendre ses distances, elle voulait retrouver sa famille et surtout elle ne serait plus dans le coin. Il n’empêchait que si on voulait vraiment être avec une personne et qu’on l’aimait vraiment, peu importe la distance on pouvait y arriver. Mais elle ne semblait pas avoir envie de faire l’effort. Fred était déçu, détruit et abattu. Il aimait cette fille, plus que tout et il venait de voir son futur s’effondrer. Le tout dans une lettre. Mais cette lettre il l’avait gardée. Une chose dedans l’intriguée. Une histoire de sœur. Pourtant, il n’en avait pas, il ne comprenait pas pourquoi elle lui avait parlé de çà. C’était peut-être un délire qu’ils avaient eu à deux et dont elle voulait qu’il se rappelle. Mais il ne se posait même plus la question, il pensait à d’autre chose. A la vie qu’il voulait avoir avec elle, aux plants de futur à deux qui venaient de tomber à l’eau. Ils devaient prendre un appartement ensemble, vivre à deux. Il avait tellement cru que ce serait pour toujours. Jamais, il n’avait cru rester aussi longtemps avec une fille. Alienor, c’était sa vie quand il était en septième année, son futur… Et puis, elle savait tout de lui, elle le connaissait mieux que personne et elle le comprenait. Ce n’était pas donné à tout le monde de le comprendre et de l’accepter tel qu’il était. Parce qu’il pouvait être sympa, gentil, souriant, blagueur et rieur mais il avait un autre coté. Un coté intransigeant qui ne faisait pas de cadeau, qui pouvait même être dur et méchant. Il ne l’avait jamais été avec elle mais il le lui avait montré dans les lettres en parlant d’autres personnes. Mais elle l’avait laissé tombé. Il ne voyait même pas dans sa lettre le positif. Il ne comprenait pas pourquoi elle se sentait obligé de le quitter. Elle n’allait pas rester indéfiniment en Australie, elle allait revenir, il en été sûr. Comment pouvait-elle croire qu’il tomberait facilement amoureux de quelqu’un d’autre ? Ils s’aimaient tous les deux. En plus, il n’avait pas envie de lui faire du mal lorsqu’elle reviendrait. Il était perdu, ne savait plus quoi faire mais était sûr d’une chose. Même si elle l’aimait et lui l’aimait, c’était fini entre eux. Elle avait rompu, lui disait de refaire sa vie. Il ne la reverrait pas.

Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, il ne pensait même plus à ses ennuis suite au Code Phénix, il pensait à elle, à eux ensembles. Des bons souvenirs lui revinrent en mémoire et il sombra. Se disant qu’il ne les vivrait plus jamais. Elle était venue à Poudlard pour Noël, lui avait offert des cadeaux, elle avait même rencontré ses parents. Il se demandait ce que ça lui ferait lorsqu’il remettrait sa tenue de quidditch, celle qu’elle lui avait offerte. Mal, c’était sûr. Il n’avait même plus envie d’en faire. L’ambiance dans le groupe était mauvaise, surtout avec Lucy devenue obscure comme capitaine. Et puis, il n’arrivait plus à s’amuser depuis la fin du Code Phénix et il savait que ça ne s’arrangerait pas. Il avait quelque chose de brisé en lui, quelque chose qu’il faudrait du temps pour reconstruire. Le Code Phénix l’avait brisé, Alienor l’avait achevé. Il avait perdu la notion du temps, ne sachant pas depuis combien de temps il était là, au bord de ce lac des larmes roulant de temps en temps sur ses joues. Il voulait être seul, personne ne comprenait de toute façon ce qu’il endurait. Elle aurait dû le comprendre, ne pas le lacher à ce moment là. Il voulait être avec elle, mais elle lui préférait ses parents. L’Australie était peut-être loin mais il aurait pu y vivre, il y aurait de toute façon mieux était qu’en Angleterre où il allait certainement être surveillé en continu. Mais pas la moindre proposition, seulement l’obligation de refaire sa vie. Comme s’il allait y arriver ! Elle ne se rendait pas compte à quel point elle pouvait compter pour lui. Peut-être que ce n’était pas la même chose pour elle, peut-être qu’elle ne l’aimait pas autant qu’il pouvait l’aimer. Qu’elle ne l’aimait pas assez pour croire qu’il l’aurait suivi. Ou peut-être était-ce de sa faute, peut-être ne lui avait-il pas fait comprendre à quel point elle comptait pour lui et il avait besoin d’elle.

Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, il n’entendit même pas les deux personnes qui furent un jour dans son groupe du Code Phénix arriver. Il était perdu dans ses pensées, pensant à elle, à tous les moments qu’ils avaient pu passer ensemble et des larmes coulaient sur ses joues. Il n’arrivait même plus à lire cette stupide lettre tellement ses yeux étaient emplis de larmes. Il avait envie de la déchirer, de faire comme si elle n’était jamais arrivée, mais d’un autre coté, il ne pouvait pas. Même si c’était douloureux, c’était le dernier souvenir qu’il aurait d’elle. Plus de lettres, plus rien. C’était la dernière. Ils auraient pu continuer pourtant, ils l’avaient fait pendant un an, ça n’aurait pas posé de problèmes qu’ils ne se voient pas tous les jours. Mais elle ne voulait pas, elle ne croyait pas que ce serait possible. Elle le quittait donc tout simplement, sans même essayer.

Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, il entendit une voix qui le sortit enfin de ses pensées. Elle était tout près, elle était à coté de lui. « Qu’est-ce qu’il se passe ?! » Fred lui tendit la lettre avant même de penser à qui se pouvait être, il n’était pas en l’état de penser. Ce n’est qu’ensuite qu’il tourna la tête et reconnut au travers de ses yeux pleins de larmes Albus. Albus Serverus Potter, son cousin, son ami, son compagnon, celui avec qui il avait créé le magnifique Code Phénix. Une erreur parmi tant d’autres, mais elle lui avait permis de grandir même si ça n’avait pas bien fini. Désormais, on ne leur parlait plus que ce soit chez les résistants ou les obscurs. Ou presque. Ce n’était pas la réaction des obscurs qui l’avait fait devenir ce qu’il était. C’était son entretien avec Voldemort dans un premier temps puis la réaction des résistants dans un second. Pas un seul ne les avait soutenus. Ils les avaient enfoncés, eux qui pourtant auraient dû être fiers de voir que certains se battaient pour leur cause. Mais non, on les y avait aussi uniquement critiqués. Et ça ils ne l’avaient pas compris. Aucun d’entre eux. Mais ça permettait à Fred de voir que dans les moments les plus difficiles, il n’y avait plus grand monde pour vous soutenir. Et aussi que lorsque l’on était clairement de l’autre coté, les gens avaient peur, peur de vous défendre, de vous soutenir, peur de passer pour des traitres à leur tour. C’était pour çà que l’Ordre n’arrivait à rien, tous avaient trop peur pour les soutenir. Ils étaient tous des laches, présent pour les blagues mais pas pour ce à quoi était vraiment destinée la résistance à Poudlard. Pas même un quart d’entre eux allaient vraiment se battre, ils voulaient simplement bien se faire voir auprès d’eux, passer pour des petits rebelles auprès d’autres. Mais ils n’étaient rien de plus que des lâches qui ne se battraient et ne se mouilleraient jamais parce qu’ils avaient bien trop peur pour ça. Mais il y en avait eu cinq pour prouver le contraire, ils avaient été cinq à prouver le contraire. Albus, sa cousine Lucy désormais obscure et qui l’évitait au maximum et deux membres qui n’étaient pas de sa famille et puis bien sûr lui. Dans les autres membres, Adrian, un gryffondor qu’il avait pris sous son aile dès son entrée dans les résistants. Il l’avait tout de suite emmené avec lui en mission, il avait été son protégé chez eux, son petit préféré. Et puis Hermès Charleston, meilleur ami de Lucy et surtout la personne qui se tenait juste derrière Albus à ce moment là. Ce n’était pas la personne du Code dont Fred était le plus proche mais il était efficace, sympathique, souriant enfin avant…

Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, le rouquin sut qu’il était tombé sur les deux bonnes personnes ou plutôt que les deux bonnes personnes étaient tombées sur lui. Parce que s’il y avait désormais tout de même un truc bizarre entre eux depuis la fin du Code Phénix, il savait aussi que c’était les deux personnes avec Adrian qui pouvaient le comprendre. Ils avaient vécu ou vivaient encore la même chose. Ils étaient aussi détestés que lui, avaient perdu des amis, étaient mal vus, et surtout avaient profondément changé. Alors malgré sa tristesse, il savait bien qu’il aurait pu tomber sur bien pire. « Fred… Désolé pour toi mon vieux… » C’était la voix d’Albus qui venait très certainement de finir la lettre ou à peu près. Les deux jeunes hommes le prirent dans leur bras pour tenter de le réconforter, ce qui marcha un peu. Mais ça ne suffisait pas. C’était un soutien, mais il savait que ce serait surtout seul qu’il devrait s’en remettre. Il était abattu et ça lui prendrait du temps pour se relever, surtout que ça avait été une surprise pour lui. Une mauvaise. Des larmes coulaient encore sur ses joues alors qu’il pensait à eux. A elle. Il ne savait pas comment il arriverait à l’oublier un jour. Ça lui semblait impossible. Son futur, son avenir, c’était elle. « Elle ne sait pas ce qu’elle rate, crois moi. Tiens bon… » Cette phrase fut suivit par une d’Hermès qui lui dit également quelque mot pour tenter de le consoler. « C'est clair, elle quitte le meilleur parti de toute la Grande Bretagne. » Ca aurait dû faire sourire Fred, mais ce ne fut pas vraiment le cas. Néanmoins, il appréciait les efforts que faisaient ses deux amis. Il savait par expérience que ce n’était pas forcément évident. Ce qui lui fit surtout du bien, fut de voir que des personnes étaient encore là pour lui. Prenaient de leur temps pour lui alors qu’il allait mal. Par peur, il n’y en avait plus que très peu. Tous ne voulaient plus s’afficher en sa compagnie de peur de se faire punir. C’était l’impression que Fred avait eu plusieurs fois. C’était ainsi qu’il pouvait voir les vrais résistants et ses véritables amis.

Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, Fred était entouré de ses deux amis, désormais assis d’un coté et de l’autre du jeune homme. « Il est moche mais il est neuf, t'inquiète pas. » Fred prit le mouchoir que lui tendait le poufsouffle en forçant légèrement son sourire. Il sentait qu’ils avaient un peu de mal mais ça ne faisait rien. Malgré sa tristesse, il était content d’être en leur compagnie. « Tu sais bien que si besoin, on est là hein. Tu veux qu'on fasse quelque chose ? » Fred fit un léger signe négatif de la tête. Qu’auraient-ils pu faire ? Pas grand-chose. Il savait que seul le temps pourrait faire quelque chose. Il avait déjà vécu plusieurs ruptures, mais celle-ci était de loin la plus douloureuse. Parce qu’avec Alienor, ça avait été différent, c’était plus qu’avec les autres. Plus sérieux, plus mature. Et puis, il l’aimait plus, bien plus qu’il n’avait pu aimer ses autres petites amies. Il se sentait abandonné sans projet pour la suite. C’était avec elle qu’il aurait aimé s’installer mais il allait devoir revoir tous ses projets. Tout son futur était tombé à l’eau en même temps que la jeune fille avait mis fin à leur relation. Il ressentait déjà le vide que ça pouvait creuser au fond de son cœur. Un vide qu’il ne voyait pas comment il pourrait combler. C’était elle et uniquement elle qu’il voulait. Mais c’était fini. Il ne la verrait plus, ne l’embrasserait plus, ne lui parlerait plus. De toute façon, il n’aurait pas le courage de lui écrire. Il le savait.

Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, Fred ne savait pas trop quoi répondre aux deux sixièmes années. Il ne savait plus quoi faire du tout. Il était perdu dans ses plans de futur. Perdu dans sa vie. Il les regarda en leur faisant un semblant de sourire. Ils ne seraient pas dupes… Mais eux le comprenaient, le rouquin le savait. D’ailleurs, ils vivaient la même chose. Un avait rompu et l’autre avait perdu sa meilleure amie. « Merci d’être là. » Ce sont les seuls mots que Fred réussit à sortir. Il avait la gorge bien trop serrée. Pourquoi lui faisait-elle ça à ce moment là ? C’était la question que se posait Fred. Pourquoi faisait-elle ça ? Pourquoi ce n’était pas ses parents qui revenaient en Angleterre ? Pourquoi ne pas continuer ? Ils avaient vécu un an comme ça, ils auraient supporté le deuxième. « Vous savez ce qui est le pire ? C’est que c’est moi qui l’ai encouragée à les rechercher. » Il se tut et de nouvelles larmes se mirent à couler sur ses joues. C’était de sa faute si elle le quittait. Elle n’avait jamais connu ses parents, elle aurait pu vivre sans. Fred savait à quel point ça lui importait, mais il n’y pensait plus. Il était aveuglé par la tristesse. C’était égoïste et il le savait, mais si elle n’avait pas cherché ils seraient toujours ensembles. Ses parents l’avaient emporté.

Assis à coté du lac, là où pour la première fois il avait embrassé la jolie poufsouffle, il se ressaisit enfin en pensant à Albus et Hermès. Ce ne devait pas non plus être facile pour eux. « Désolé, ça devrait pas être vous qui me consoliez, vous avez déjà suffisamment à faire chacun pour vous. » Il ne savait pas comment changer de sujet. Ils étaient là pour lui, c’était le principal. Mais c’est seul qu’il arriverait à étouffer sa peine. Il avait envie d’une seule chose, que l’un ou l’autre change de sujet. Il avait envie d’essayer d’oublier un peu. Mais ce n’était pas en en parlant qu’il y arriverait et il le savait. Il espérait que l’un ou l’autre comprendrait sa requête silencieuse. En leur présence, ses larmes s’étaient atténuées. Il fallait qu’il se change les idées, au moins pour un petit moment avant de se retrouver seul avec sa lettre dans son dortoir où personne ne pourrait le comprendre. Il ne savait pas s’il voulait ou non se confier à ses deux amis, il savait seulement qu’il voulait que ça passe un peu, par n’importe quel moyen. Il savait qu’il pouvait se confier à eux, mais c’était encore un peu tôt pour ça.
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MessageSujet: Re: On fait tout à trois, Code Phénix, interrogatoire, peine de coeur... Hermès ✖ Bubus ✖ Fred   Sam 30 Nov - 5:49

Voir le visage de Fred aussi décomposé n’aidait pas Albus à se sentir mieux, qui avait le moral au plus bas déjà. Ca ne devait pas faire non plus du bien à Hermès. Lucy était devenue obscure et c’était bien lui qui en avait souffert le plus. C’était inhumain tout ce qu’on leur demander d’encaisser en si peu de temps. C’était comme si on avait appuyé sur la touche accélérateur d’un film d’horreur.

En lisant la lettre, Albus sentit un nœud se former à l’estomac. Il n’avait jamais su ce que c’était de se faire larguer, mais il avait connu la déception amoureuse. Il avait passé plusieurs semaine à se remettre des quelques refus qu’il avait essuyé plus jeune sur ses coups de cœur. C’était difficile déjà, alors une relation qui durait depuis plus d’un an et demi… Fred ne devait pas s’y attendre, leur relation était tellement parfaite. Ils avaient ce genre de relation fusionnelle, ils étaient faits l’un pour l’autre, c’était à n’en pas douter. Albus aurait pas mal parié sur le fait qu’il finirait par assister à leur mariage, d’ici quelques années. Ce qui énervait Albus c’était qu’elle ne le lui ait pas dit en face. Elle était partie sans même leur laisser une dernière chance, en lui balançant tout dans la gueule sur papier. Elle ne lui avait même pas dit au revoir, elle n’avait pas voulu qu’il tente de la retenir. D’un autre côté, c’était peut-être plus facile comme ça, ça rendait les choses moins difficiles pour elle de ne pas revoir une dernière fois son visage, le serrer une dernière fois contre ses bras… Albus se voyait là dans sa rupture avec Nara, encore toute récente. Il avait pris sur lui pour ne pas craquer, lui demander d’oublier ses paroles.

Le pire pire dans tout ça c’est que effectivement… Est-ce qu’Albus était vraiment le mieux placé pour consoler Fred ? On pouvait se poser la question parce que oui, c’était assez paradoxal. Il s’était éloigné d’un ou deux pas tandis qu’Hermès parlait, demandant s’ils pouvaient faire quelque chose. Ils avaient traversé le Code Phénix tous ensemble, avaient survécu à leur entretien avec Voldemort. Et pourtant face aux peines de cœur, ils étaient impuissants. Albus n’était plus le même depuis que Nara ne faisait plus partie de son quotidien, Hermès était inconsolable depuis que Lucy était chez les Obscurs (et même si ce n’était que sa meilleure amie, c’était tout pareil).

Hermès et Fred avaient les avaient vu partir. On ne pouvait pas en dire autant d’Albus. Même s’ils ne le savaient pas vraiment, c’était lui le seul coupable de l’échec de sa relation avec Nara. C’était lui qui l’avait largué, qui l’avait laissé tomber alors qu’elle était prête à le pardonner. Il ne regrettait pas (pas encore) car il pensait que c’était le meilleur choix à faire. Il n’empêche qu’il ne pouvait pas s’empêcher de l’aimer, de la regarder discrètement jusqu’à ce qu’elle tourne la tête, de tenter d’obtenir çà et là quelques informations la concernant via Madelyn. Apparemment, ça n’allait pas fort non plus pour elle, mais il s’efforcer de ne pas culpabiliser, en se disant que ce qu’elle vivait là n’était rien en comparaison à la souffrance qu’elle éprouverait en restant avec lui à long terme. Elle s’attacherait à lui, et lui ne pouvait que la faire souffrir d’avantage.

Il voyait Fred qui luttait pour retenir d’autres larmes. Il détourna légèrement le regard de son visage -c’était dur de voir quelqu’un pleurer. Surtout si c’est quelqu’un que t’apprécies autant, surtout si c’est ton modèle depuis tout gosse. « Vous savez ce qui est le pire ? C’est que c’est moi qui l’ai encouragée à les rechercher.  » Albus serra les poings. Il était évident que s’il savait les conséquences qui s’en suivraient il y aurait réfléchi à deux fois. Mais quand on y pensait, son choix se comprenait totalement. On n’avait qu’une famille. Mais un petit ami… Comme on dit, un de perdu, dix de retrouvés… Fred n’était qu’un amour d’adolescent, elle avait le temps de trouver son âme sœur, et de vivre encore mille histoires d’amour avant de la trouver même. Et puis ils avaient été séparés un an, la distance avait dû la conforter dans son choix. Elle avait dû réaliser que vivre loin de lui était loin d’être infaisable… Elle ne devait pas l’aimer autant que Fred.

«Désolé, ça devrait pas être vous qui me consoliez, vous avez déjà suffisamment à faire chacun pour vous.  »

Albus échangea un regard entendu avec Hermès. Ils ne pouvaient pas le laisser comme ça sans rien faire, et c’était au contraire bien à eux de le consoler. Ils étaient au moins d’accord sur ce point.  Le code phénix ça les avait rapprochés et maintenant ils se considéraient comme des frères, bien qu’ils fussent déjà très amis avant. C’était normal qu’ils se soutiennent lors de telles épreuves. Et même s’ils étaient évidemment moins proches depuis la fin du code phénix, il demeurait entre eux un lien indestructible.

Albus ne pouvait s’empêcher d’envier Fred d’un côté. C’était Aliénor qui l’avait largué, certes, mais au moins elle était à des centaines de milliers de kilomètres. Ça serait beaucoup plus facile pour lui de l’oublier… Il ne la croiserait pas tous les jours dans les couloirs. Il tenta d’éloigner le souvenir de Nara de son esprit.

« Mais si mais si. On est là pour toi. Je sais pas pour Hermès mais j’ai toujours été un maudit de l’amour. Quoique. » Il ajouta avec un sourire complice à son ami Poufsouffle. «  Je crois que  tu es fait larguer par mon ex aussi, il y a un moment déjà. Bref, méprend toi Fred, on est bien placé pour t’aider. » Il n’avait jamais su pourquoi d’ailleurs, il n’avait pas posé la question à Nara… En fait, il n’avait pas vraiment eu envie de savoir, l’essentiel c’était qu’ils avaient rompu. Il avait eu peur –il fallait l’avouer, même s’il ne savait pas vraiment pourquoi- d’être déçu de la raison, enfin de savoir quelque chose qui ferait qu’il en voudrait à Hermès. Et ce même si aujourd’hui, maintenant qu’ils n’étaient plus ensemble… Cela n’avait cependant plus d’importance… en théorie. Leur histoire était bel et bien terminée, et n’avait pas une grande différence avec celle que Nara avait eue avec Hermès. Ils pouvaient bien plaisanter dessus.

Ils se mirent à marcher. C’était plus facile d’évacuer le chagrin ainsi. Albus savait que quand il avait de la peine ou qu’il était énervé, il se mettait à courir ou à déambuler sans but dans les couloirs du château. C’était un moyen comme un autre pour s’épuiser, se dépenser physiquement et ainsi penser à autre chose (et éviter de se goinfrer dans les cuisines du château d’ailleurs). « Hermès a raison, t’as tout pour toi mec. Tu vas pas mettre bien longtemps à trouver une autre. On va monter une agence matrimoniale tu verras comment elles vont se battre pour t’avoir ! » Dit-il dans l’espoir de lui décrocher un sourire un peu plus sincère que celui qu’il leur avait offert précédemment.  Il n’avait jamais vraiment eu à remonter le moral d’un cœur brisé et par conséquent n’avait pas forcément le tact nécessaire. Quoiqu’il en soit, ils devaient faire de leur mieux pour que le moral de Fred soit au top. Ce n’était pas négociable. « Des idées Hermès ? » Dit-il en l’air, histoire de continuer dans sa lancée.



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On fait tout à trois, Code Phénix, interrogatoire, peine de coeur... Hermès ✖ Bubus ✖ Fred

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