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 TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux

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MessageSujet: TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux   Dim 25 Juil - 10:14

" Comme tout élève normalement constitué, vous empruntez les escaliers tournants afin de rejoindre vos salles de cours. Vous vous amusez à enjamber les marches car, comme d'habitude, les escaliers vont un peu où ils veulent, et il est parfois bien difficile d'aller là où on le souhaite à l'heure que l'on désire. Il est midi, l'heure du repas. Tous les élèves, sans doute traumatisés par la nouvelle loi du château devenu banal établissement moldu, doivent se bousculer au cuisines pour se préparer un modeste repas qu'ils emporteront tant bien que ma dans la Grande Salle. Tous? Eh bien non, quatre malheureux se voient dans l'incapacité de se déplacer, et ce pour une raison bien simple : ils étaient sur les escaliers au moment du sortilège. Résultat, les voilà coincés depuis une heure sur ces marches, au beau milieu du septième étage, le vide sous eux, là où personne ne se rend avant le soir, du moins pour les Gryffondor. Appeler à l'aide? S'entretuer? Le temps nous en apprendra plus sur les décisions que prendront nos chers petits... "

ELEVES CONCERNES
(ordre non prédéfini, l'ordre définitif sera établi après le premier tour) :

- Elladora E. Montgomery.
- Isis-Andromède Cayrel.
- Sean Olver.
- Lucy Weasley.

Rappel du contexte :

- Pas de magie.
- Un escalier figé dans le vide sans moyen de s'échapper sans une aide extérieure.
- Pas de baguettes.
- Pas d'objets magiques.


Un minimum de 500 mots, vous n'êtes pas obligés de faire des réponses extrêmement longues, sachez cependant rendre votre post agréable à la lecture. Une semaine sans réponse = tour passé, le membre venant après pourra répondre.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux   Lun 26 Juil - 4:26

    1089, 1090, 1091, 1092... Bientôt 1100. C’était une centaine de plus. Elle n’atteindrait sans doute pas l’autre prochaine centaine et cela l’embêtait un peu. Elle préférait les chiffres pairs aux chiffres impairs. Pourquoi ? Il n’y avait pas de raisons particulières. Pourquoi avait-on décidé que Casimir devait être un dinosaure orange et pas rose ? Y avait-il une raison particulière au fait que les schtroumpfs soient bleus et non pas verts ? Était-ce parce que le colorant bleu pour les bonbons se trouvait plus facilement que le vert ou le jaune ? Pourtant les frites étaient vertes, rouges, oranges et jaunes mais pas bleues. Peut-être était-ce une question d’originalité ? Elladora se stoppa en pleins milieu de l’escalier se rendant compte d’une chose, elle avait arrêté de compter les marches. Devait-elle redescendre pour retrouver la marche 1092 de l’escalier du septième âge et reprendre son décompte jusqu’en haut de la tour d’astronomie ? Le seul problème c’est qu’elle ne savait pas quelle marche était la 1092. Et ce qui était embêtant, c’est que les marches n’ont pas des têtes de cent deuxième marche ou de mille quatre-vingt douzième marche. Cela rendait donc la tâche plus ardue que d’habitude. Ella alla s’appuyait contre la rambarde, se plongeant dans ses pensées, ne faisant pas attention à ce qui l’entourait. La Serdaigle avait cette facilité déconcertante à se déconnecter du monde extérieur pour se plonger dans le sien qui ces derniers temps étaient envahis par des théories vaseuses et sur des sujets que beaucoup jugeraient inintéressants en temps normal et en temps de crise. Et à cette époque, en ce mois à Poudlard, le temps de crise avait été déclaré. Tout simplement parce que la magie était interdite. Et cela provoquait une vague de rébellion chez tous les élèves de Poudlard. Tous ? Non ! Pas Elladora. Elle, elle n’en avait que faire. Magie pas magie, elle n’en était plus à ce détail près, cela ne l’intéressait pour ainsi dire nullement. Elle n’était pas dans le clan des impartiaux pour rien. Enfin, elle ne se considérait pas vraiment dans un clan, elle se fichait juste de ce qui l’entourait. Mais dans une vague conscience de vouloir rentrer un peu dans le moule, elle admettait faire parti des impartiaux. Pour tout dire, que Voldemort ou n’importe qui d’autre gouverne, cela ne l’intéressait pas parce que cela ne la concernait en rien. Elle trouvait que les colorants moldus étaient bien plus intéressant que la face de serpent qui terrorisait l’Angleterre. Et puis on parlait de lui parce qu’il ressemblait justement à un serpent. Il avait une face assez… aplatie, des narines quasi inexistantes et des yeux rouges. Et pas de cheveux. Mais des cas de calvitie, il y en avait pleins. Dans la vie de tous les jours, dans le monde imaginaire, dans le monde réel. Tiens dans Superman, Lex Luthor était chauve. Il était aussi méchant… Peut-être que la calvitie était une maladie plus grave que l’on pensait et qu’elle rendait les gens imbus et cruels ? Néanmoins son oncle était chauve aussi mais elle ne semblait pas l’avoir vu une fois proféré des menaces de mort envers quiconque. Peut-être que cela dépendant du karma ou quelque chose dans son genre. Ou des vies antérieures. Oui, cela devait dépendre des vies antérieures. Par exemple, elle avait la certitude d’avoir vécu une vie en tant que chenille puis de s’être transformé en papillon. Comme Absolem dans Alice au Pays des Merveilles. Merlin qu’elle aimait ce conte… Pas de fées. Il n’y a pas de fées dans Alice au Pays des Merveilles, mais Alice est complètement folle. Ca c’est une certitude. Peut-être qu’elle aussi entend des voix dans son esprit ? Ou plutôt était-ce son auteur qui entendait des voix car Alice n’existe pas. Mais si elle existait ? Et si le pays des Merveilles existaient ? Après tout Poudlard, existe, pourquoi pas des lapins avec montres et des chapeliers. Des chapeliers fous. La gamine soupira, toujours perdue dans ses pensées. Depuis que l’on avait enlevé la magie, Elladora y avait vu un bon moyen pour retourner dans l’univers Moldu et explorait d’autres thèses. Par exemple, est-ce que la sorcière dans Blanche-Neige n’est pas l’homologue féminin du Seigneur des Ténèbres. Ne pourraient-ils pas fonder une famille heureuse ? Qui peut dire qu’elle n’existe pas ? Certes ce qu’on ne voit pas n’existe pas mais si quelqu’un a écrit dessus, qui dit qu’il ne l’a pas vu et qu’il a été pris pour un fou ?

    Vous l’aurez remarqué, les pensées d’Elladora étaient légèrement décalées face à la réalité et qu’à cet instant même, elle se retrouvait bloquer au dessus du vide, au septième étage, totalement coincée, avec trois autres personnes qu’elle n’avait même pas remarqué. C’était ça qui était effrayant chez la jeune femme, elle savait tellement bien se déconnecter du monde réel que cela en paraissait suspect, presque fou. Car après tout, il n’y a que les fous qui se vivent dans leurs pensées. Et si cette fille était en fait une schizophrène avec une double personnalité meurtrière qui deviendrait plus tard une tueuse minutieuse et timbrée. Enfin timbrée, elle l’était déjà. C’est ce que disait les rumeurs qui couraient sur la bleue et bronze. Car des rumeurs sur Elladora, il y en avait des dizaines. Le fait qu’on aimait pas trop les gens qui se faisaient remarquer en cette époque de guerre. Et une gamine avec une lueur folle dans le regard, qui parle seule, ce n’est pas accepté. Certains n’en sont pas dérangés mais pour beaucoup, cette fille était à éviter le plus possible et comme un bouclier, on la traitait de folle dans les couloirs quand on la croisait. Et le fait qu’elle soit un schizophrène psychopathe était une des rumeurs qui couraient sur elle. Mais c’était faux, elle n’avait pas de doubles personnalités, elle avait des voix. Ce n’était pas la même chose et Elladora aurait bien rétabli la vérité si les insultes l’avaient importée. Mais ce n’était pas le cas, comme tout le reste, les mots blessants venaient s’heurtaient à son indifférence. Et puis révéler la vérité, ce serait donner la possibilité aux autres de la toucher vraiment et de lui provoquer des crises. Voilà la vérité. Elladora était atteinte de délire aigu. Elle entendant des voix, elle parlait avec des voix, des voix vivaient dans sa tête et elle les aimait pour tout dire. Et même si elle aurait aimé ne pas être folle, elle envisageait mal sa vie sans les voix, parce que ses voix comptaient pour elle. Le seul inconvénient à sa folie était les crises. Imaginez quatre voix hurlant dans votre esprit sans aucun moyen de régler le volume ou de les faire taire. De quoi devenir fou n’est-ce pas ? C’est ce que devait endurer Ella de plus en plus souvent. Parce que Rok ne s’entendait pas bien avec Kara et que Plume exaspérait Kara et que Samy agaçait les autres avec son estomac imaginaire. Il faut dire que leurs personnalités étaient assez différentes. En fait après réflexion, Elladora pensait que chaque voix représentait une maison de Poudlard. Rok représentait Serpentard, il avait une adoration sans borne pour Vous-Savez-Qui et était assez sadique dans son genre. Plume elle était un peu Poufsouffle, naïve et gamine alors que Kara était une sorte d’ordinateur qu’on pouvait imaginer avec un tailleur très stricte, des lunettes et une coiffure sévère, elle représentait donc plus les Serdaigles. Quant à Samy il était courageux, joyeux et goinfre, il était donc Gryffondor. Et les quatre maisons n’étaient pas faite pour cohabiter ensemble vingt quatre sur vingt quatre heures. Il y avait donc des crises.

    Mais en cet instant, les voix étaient loin de se disputer, elles étaient plus sur la même longueur d’onde.

    ‘Ella, va manger, c’est important de manger correctement à chaque repas sinon tu ne tiendras pas la journée, tu dois atteindre un certain nombre de calories si tu veux grandir correctement.’
    ‘Même quand tu parles de manger, tu es ennuyante Kara mais je meurs de faim moi alors s’il te plait, on y va.’
    ‘Et puis dans les cuisines il y a des couteaux, tu imagines toutes les façons de tuer des personnes avec un couteau ?’
    ‘Arrête Rok, tu me fais peur.’
    Arrête de lui faire peur Rok’
    ‘Tais-toi Kara ou je te jure…’
    ‘D’accord, je vais y aller dès que j’aurais comptais toutes les marches.’

    C’est que cette démarche lui tenait à cœur, en plus comme tout le monde était parti dans les cuisines, elle pouvait parcourir toutes les marches comme elle le désirait par ce qu’elle avait Poudlard rien que pour elle, sauf la cuisine mais elle pourrait manger un morceau quand tout le monde serait parti. Le seul petit problème c’est que comme les marches n’avaient pas des têtes de numéro, elle allait de voir tout recommencer. Ce n’était pas bien grave, elle ferait bien attention de ne pas penser aux colorants cette fois. Et alors qu’Elladora retrouvait enfin pied dans la réalité, elle remarque qu’il y avait trois personnes qui s’agitaient autour d’elle pour la bonne raison que l’escalier était bloqué au dessus du vide. C’était embêtant. Un instant, Elladora se demanda s’ils avaient eu une discussion sur les moyens de redescendre. Peut-être ne l’avaient-ils par remarquer. La jeune fille trouva donc nécessaire d’annoncer à haute voix l’évidence même.

    « - Il semblerait qu’on soit coincé. »
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux   Jeu 29 Juil - 11:13

Quelle idiote. Quelle idiote ! Isis-Andromède se maudissait depuis plusieurs minutes déjà. Elle n’avait rien trouvé de mieux à faire, en cette fin de mâtiné-là, que de retourner dans sa chambre chercher... chercher quoi déjà ? Ah oui : retourner dans sa chambre chercher son carnet à dessin. Quelle utilité alors qu’il était l’heure d’aller manger, me diriez-vous ? Et bien justement, là était tout le nœud des questions que se posait Isis. Pourquoi avoir voulu aller chercher un carnet à dessin dans sa chambre au septième étage alors que tout le monde allait manger ? Avait-elle eu peur de s’ennuyer à ce point ? Quelle sombre cruche, elle se trouvait encore à vouloir faire la mauvaise chose au mauvais moment. Elle redescendait quatre à quatre les marches bien capricieuses d’un des nombreux escaliers de Poudlard lorsque celui-ci se figea. Que se passait-il ? Première question qui surgit dans son esprit bien sûr, après tout, quoi de plus normal lorsque l’on se retrouve coincée sur un escalier qui aurait du nous mener au rez-de-chaussée et qui, faute de quoi, nous laisse plantée à plusieurs dizaines de mètres du sol ? Rien, tout simplement. Cette question, parfaitement normale donc, n’en était pas moins épineuse. Comme y répondre alors que tout moyen de communication avec l’extérieur est – pratiquement – impossible ? Isis-Andromède n’était pas devin – hélas ! Mais elle ne mit pas longtemps à comprendre, et ce pour plusieurs raisons : la première, ses faux ongles colorés qu’elle ne quittait plus depuis qu’elle les avait acheté – elle adorait ces machins – et qui, l’instant T, ne marchait subitement plus ; la seconde, évidemment, cette nouvelle règle en vigueur qui n’avait laissé indifférent personne dans le château. Tu m’étonnes, Poudlard sans magie, comment l’oublier ? Et bien, appelez-vous Isis-Andromède Cayrel, soyez une tâche ambulante dans votre famille et votre école, et voilà, vous aurez totalement oublié cet évènement qui avait pourtant fait jasé tout l’établissement. En effet, au moment où elle avait décidé de faire un petit détour par le septième étage pour aller chercher ce si joli carnet qui ne lui était d’aucune utilité à présent, cette histoire de Poudlard sans magie lui était complètement sortie de la tête. C’était certainement ce pourquoi elle s’était préoccupée de son carnet plutôt que du repas qu’elle allait devoir se préparer, seule – ou presque, avec tous ses élèves ! – dans la cuisine. Le mystère fut donc vite résolut : si tu es coincée au septième étage sur un escalier tournant, ma pauvre, c’est que tu étais encore au mauvais endroit au mauvais moment et que, dans le cas présent, tu te trouvais là où il ne fallait pas quand les dirigeants de l’école – dont ce cher Voly, tu sais, celui que ta famille adule ? – ont lancé le sort qui changera Poudlard pour quelques temps encore, à savoir : plus aucune forme de magie possible entre ces quatre murs et leurs environs.

Mais la blondinette n’était pas seule à s’être retrouvée perchée sur des escaliers capricieux et, en l'occurrence, plutôt ensorcelés. Non, elle avait « échoué » avec trois autres personnes dont deux qu’elle ne connaissait que de vue. D’abord, elle reconnaissait Lucy Weasley, une bonne copine de cours qui détestait Cassiopée et avec laquelle il était donc bon de discuter – avec elle, rester coincée en l’air n’était pas vraiment un problème. Mais les deux autres personnes quant à elle, lui en posaient plus puisqu’elles lui étaient presque inconnues. La première, elle en connaissait le nom de part les bruit de couloirs qui circulaient à son sujet : Elladora Montgomery, de sombre réputation dans l’école puisqu’on la disait folle – en plus d’être née-moldue et de se ficher des clans comme de la première culotte de Marie-Antoinette. Et encore, selon les mêmes rumeurs, la petite culotte de Marie-Antoinette aurait trouvé aux yeux de la Serdaigle plus d'intérêt que les clans tant elle était dérangée. Isis-Andromède n’avait aucun apriori à son sujet mais les bruits de couloirs – bien qu’elle ne s’y fie jamais et ne croie pas vraiment – ne la rassurait guère à l’idée de passer un bon bout de temps coincée – entre autre – en sa compagnie. Ce n’était pas vraiment le genre de personne avec lesquelles on aime, en général, passer du temps, alors en plus y être obliger et être également obligé de compter sur elle – et d’autres – pour sortir de ce bazar... La seconde, elle la connaissait de vue – certainement déjà trouvé avec cet imbécile de Damon Sleeman – et voyait à son accoutrement qu’il était de Serpentard – et à la rose noire qu’il arborait fièrement au poignet, qu’il était un Obscur. D’un premier coup d'œil, Isis put se le présenter comme quelqu’un de présomptueux, de moqueur, de malsain, et surtout, d’infiniment orgueilleux. Ce genre de comportement de toute-supériorité donnait à Isis de violentes envies de mettre à son poignet le phoenix des Résistants – mais pour le coup, elle serait totalement en décalage avec sa famille. Mais bon... qu’avait-elle à y perdre ? Enfin, ce n’était pas du tout le moment d’y songer, aussi elle allait ouvrir la bouche lorsque la Serdaigle, celle que les rumeurs disaient folle, le fit avant elle :

« Il semblerait que l’on soit coincés. »

Hum huuuuum... Voilà qui était fort généreux de la part de la demoiselle de faire part de ses observations ô combien fines et logiques. Les bruits de couloirs n’étaient donc pas si infondés : n’eut-elle point été une jeune fille attentive aux autres et allergique aux discriminations, Isis-Andromède n’aurait pas attendu plus longtemps pour classer cette fille dans la catégorie des folles furieuses à éviter de toute urgences. Mais la jeune fille n’était pas vraiment du genre à « classer » les gens, aussi elle se contenta d’hausser les sourcils pour exprimer son étonnement, et peut-être même son exaspération : soit, cette fille était un peu dérangée, mais tout de même, elle aurait pu réfléchir avant de dire un truc que tout le monde avait déjà considéré. Mais si Isis se montrait polie, le jeune homme de Serpentard lui ne se fit pas prier pour exprimer pleinement son exaspération – fidèle à sa maison et à son clan, il faisait preuve d’un cynisme empreint d’une pointe de méchanceté :

« Sans blague ! On dirait que l'on a une lumière parmi nous Mesdemoiselles. »

Cette remarque exaspéra Isis plus encore que ce qu’avait dit Elladora : non mais, pour qui il se prenait celui-là ? Non seulement il avait l’impertinence de se soucier d’un problème ô combien mineur en une telle situation, mais en plus il prenait la peine d’adresser la parole à Isis-Andromède Cayrel, la sœur de Cassiopée, en espérant que sa petite remarque de macho décérébré le propulserait au rang de superstar du moment ! Que de vanité... Isis soupira profondément et, un réflex retrouvé dans les racines de son éducation de Sang Pur, répondit d’un ton tranchant :

« Parfait, je suppose donc que ton intelligence supérieure, Monsieur-je-critique-la-première-qui-parle, va nous sortir de ce mauvais pas, hum ? Non parce que, comme la demoiselle vient de la faire remarquer, il se trouve que nous sommes coincés tous les quatre sur un escalier et – attention, ça va peut-être te choquer – ce n’est pas vraiment le moment de se moquer de qui que se soit. »

Elle avait sorti ça d’un seul coup, comme si elle s’y était préparé toute sa vie, et s’était elle-même surprise à employer un ton condescendant et franc. Elle n’avait pas l’habitude de se faire remarquer de la sorte mais la remarque désagréable du jeune Serpentard l’avait quelque peu enflammée, son esprit déjà rendu un rien susceptible par le simple fait d’être coincée sur un escalier du septième étage avec trois personnes – certes, dont l’une qu’elle appréciait un peu en cours de potion, mais ça s’arrêtait là – qu’elle n’avait pas vraiment envie de voir. Son éternelle asociabilité, su vous voulez. Mais la situation avait également eu cet effet assez surprenant qui avait légèrement désinhibé la blondinette qui s’était donc laissée aller à répondre à cet Obscur d’un ton convaincue et avec une répartie qui ne lui ressemblaient guère. Pour un peu, on aurait cru que le choixpeau l’avait envoyée dans la bonne maison : celle des hardis et courageux. M’enfin, elle comptait désormais sur le soutien de Lucy pour « survivre » à cette douloureuse épreuve : supporte à la fois une folle et un Serpentard imbu de lui-même. Le seul moyen de mettre fin à cette horrible situation était de trouver une solution. Isis-Andromède continua donc, mais d’une voix plus timide, moins assurée : une réplique l’avait comme qui dirait bien trop surprise, si bien qu’elle avait du mal à continuer sur sa lancée :

« Bien hum... Est-ce que l’un d’entre vous à une idée pour nous faire sortir de là ? »

Elle s’en voulait presque autant qu’elle en voulait désormais à cet imbécile face-de-rat de Voldemort d’avoir empêché la magie à Poudlard et, du même coup, d’avoir rendu impossible un sort qui aurait rendu Isis invisible après cet excès de témérité.
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux   Ven 30 Juil - 10:47

Vivre une vie sans magie, Lucy n’avait jamais réfléchi à ça. En faite si elle avait déjà pensé à ce sujet mais pas dans ces circonstances. Pour que vous compreniez, la demoiselle avait pensé vivre comme des moldus durant un mois, deux semaines, pendant les vacances. Elle avait une réelle fascination pour eux bien qu’elle gardait ça par elle à part avec Icare, parce qu’il lui faisait découvrir toujours plus d’objets moldus qui sont extraordinaires pour elle. Cependant là elle était coincée dans l’escalier du septième étage au dessus du vide avec trois autres personnes et le pire dans tout ça, ils allaient rater le dîner. Y a pas à dire, en ce moment Lucy voulait de la magie, elle voulait que sa baguette s’illumine, que son balai arrive et qu’elle parte avec loin, loin dans un pays où tout serait comestible. Lulu était gourmande comme pratiquement chaque membre des Weasley. Qu’est-ce que vous voulez ? Lucy ne pouvait pas résister au pouvoir du chocolat ou d’une bonne part de pudding, devant une assiette de pâtes, devant un jus de citrouille de haute volée. Bref elle adorait manger ! Quand elle mangeait, elle se sentait toujours bien, elle était toujours d’excellente humeur à table. Vous n’y croyez pas ? Qu’on amène la nourriture ! *J’ai mal au crane, ça y est c’est le stress. N’importe quoi Lulu, c’est psychologique ! Tu te focalises sur ton stress donc t’as mal au crane.* Oui elle était stressée, stressée de ne pas retrouver les gens qu’elle aimait, de rester coincée ici durant une durée indéterminée que Lulu voulait absolument déterminée en le moins de temps possible. Lucy se décida tout de même à accorder un peu d’importance aux personnes qui étaient là. Il y avait un élève de chaque maison, si elle se comptait parmi les élèves. Ils étaient donc quatre, trois filles, un garçon. Deux résistantes, une impartiale et un obscur. Un sacré remue-ménage si vous voulez tout savoir ! Enfin donc il y avait Sean Olver, l’élève qui lui empruntait souvent Croquette. Elle l’aimait plutôt bien, même si elle savait qu’elle ne savait pas beaucoup de choses sur lui et puis il était obscur mais il était pas mal proche de Roxanne donc il était intéressant aux yeux de Lucy. Il y avait aussi Isis-Andromède Cayrel, une bonne copine de cours à elle et en plus elle partagée une haine pour la sœur jumelle d’Isis, Cassiopée. La dernière était quelqu’un qui ne disait pas grand-chose à Lucy. Non elles ne se connaissaient pas, à priori elle était la plus jeune ici et elle avait l’air la plus étrange aussi. Néanmoins ce fut elle qui parla la première :

ELLADORA – « Il semblerait que l’on soit coincés. »

Oui, oui, il semblerait effectivement. Le dire arrangeait les choses ? Pas vraiment, non. Elle essayait peut-être de lancer la discussion même si ce n’était franchement pas le meilleur des moyens. Seulement tout le monde n’était pas tendre et évidemment, quelqu’un ne put s’empêcher de faire une petite remarque :

SEAN – « Sans blague ! On dirait que l'on a une lumière parmi nous Mesdemoiselles. »

Sean n’était pas quelqu’un de tendre mais certaines fois il pourrait quand même se retenir surtout que voilà, elle était plus jeune ! Ce qui était fait, était fait mais il n’était pas doué tout de même. Lucy trouvait sa remarque vraiment limite et complètement inappropriée. Débattre là-dessus n’arrangerait pas les choses non plus. Il fallait que tout le monde se calme et qu’ils travaillent ensemble pour se sortir de là et vite ! Il fallait cesser les enfantillages, c’est fou comme cette phrase lui donnait dix ans de plus, ça lui faisait vraiment un coup de vieux. Enfin elle n’eut pas le temps de prendre la parole car Isis le faisait déjà.

ISIS – « Parfait, je suppose donc que ton intelligence supérieure, Monsieur-je-critique-la-première-qui-parle, va nous sortir de ce mauvais pas, hum ? Non parce que, comme la demoiselle vient de la faire remarquer, il se trouve que nous sommes coincés tous les quatre sur un escalier et – attention, ça va peut-être te choquer – ce n’est pas vraiment le moment de se moquer de qui que se soit. »

Si ça continuait ça allait finir en combat de coq et s’ils étaient dans d’autres situations Lucy passerait des heures à essayer de calmer les esprits mais là on avait pas franchement le temps. Cependant c’était bien quand même que Sean soit remis à sa place aussi. Elle venait de dire ça ? Ben oui, elle l’avait dit. Elle était résistante et franchement elle approuvait le geste d’Isis qui en plus était l’une de ses amies, il ne faut pas l’oublier ! Enfin cette dernière ajouta quelque chose de beaucoup indispensable à leur situation.

ISIS – « Bien hum... Est-ce que l’un d’entre vous à une idée pour nous faire sortir de là ? »

C’est là que Lucy intervint pour la première fois.

LUCY – « On devrait déjà commencer par se mettre tous ensemble. Je doute qu’on s’en sorte chacun de notre côté. Je pense qu’aucun de nous ne veut rester ici in définitivement ! »

Ca c’était dit, il fallait bien que quelqu’un le fasse.

LUCY – « Il faut qu’on arrive à atteindre le hall sans magie. En plus on peut pas dire qu’on est grand-chose sur nous, si on avait des balais au moins ! »

__________
il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux   Mar 3 Aoû - 4:07

    « - Sans blague ! On dirait que l'on a une lumière parmi nous Mesdemoiselles. »

    A cette phrase Elladora fronça les sourcils alors que son cerveau se mettait en activité pour dénicher tous les sens que la phrase pouvait contenir et ce qu’elle signifiait sous les soupirs résignés des quatre voix qui pour une fois subissait la folie des théories de la Serdaigle. Les rôles étaient inversés, ce ne serait pas Elladora qui devrait supporter leurs disputes, à leur tour et Samy eut la désagréable impression d’être l’arroseur arrosé. Et pour un farceur comme lui, être l’arrosé, ce n’était pas un rôle envisageable pour sa personne. Mais ses vagues protestations furent étouffés par la question muette d’Elladora qui se demandait si c’était de elle dont on parlait. La plupart du temps, on disait qu’elle était folle, pas qu’elle était une lumière. Kara se tut, ne faisant pas remarquer à l’esprit délirant de la gamine que la phrase était ironique et donc une moquerie à part entière. C’était comme si le Serpentard l’avait insulté à part entière. Bien sûr, les serpents aimaient la subtilité, il était donc passé par ce jeu de mots, cette beauté du langage qu’était le sarcasme, l’ironie. Deux termes que le cerveau d’Ella semblait incapable de comprendre, d’assimiler. Et Kara ne tenant pas à se disputer et à crier pendant trois heures sur la sorcière pour lui faire comprendre les subtilités de la langue, elle la laissa délirer, se concentrant sur autre chose. Rok qui lui aussi avait compris décida de se taire, s’amusant de la situation et s’imaginant que s’il fallait survivre, on pourrait toujours en tuer un. La Gryffondor ou la Poufsouffle, pas les Serpentards ni sa Ella. Quant à Plume, elle chantait des comptines moldus alors qu’Ella, était bien déterminée à savoir si la phrase lui était adressée ou pas. Il n’y avait qu’elle qui avait parlé, pensait-elle, donc, c’était à elle que s’adresser le garçon, elle ne connaissait pas son nom. Mais même si c’était à elle qu’il parlait, pourquoi avait-il dit qu’elle était une lumière ? Elle n’avait pas une tête d’ampoule tout de même, si ? Elle chercha autour d’elle un miroir mais n’en trouva pas. Il faut dire que sur un escalier suspendu dans le vide, les chances de trouver une glace frôle les zéro pour cent. Il fallait résonner calmement se dit la blonde. Alors, une ampoule, c’est rond avec une sorte de petit bout à la fin. Comme une tête humaine. Oui, sa tête était ronde et elle avait un cou. Donc certes, théoriquement, le jeune homme avait raison, elle ressemblait à une ampoule mais lui aussi. Tout de même, elle n’était pas une lumière à proprement parler puisque pour en être une, il aurait fallu qu’elle puisse éclairer les environs, hors elle ne pouvait pas faire ça. Avec sa baguette, elle pouvait invoquer un lumos mais elle ne pouvait plus puisque le directeur avait interdit la magie. D’ailleurs, une idée lui vint. Si l’escalier était coincé, c’est parce qu’il n’y avait plus de magie ! Kara poussa un soupir exaspéré et lui interdit expressément de révéler cette nouvelle information aux autres parce qu’ils étaient déjà au courant. Une petite grimace se dessina sur le visage pale de la Serdaigle. Le savaient-ils ? Si Kara le disait, c’est que cela devait être vrai. Elle pouvait donc retourner avec ses ampoules en toute tranquillité, sans mauvaise conscience. Ravie, la blonde afficha un petit sourire, prête à se replonger dans ses pensées. Enfin c’est ce qu’elle comptait faire quand la Gryffondor prit à son tour la parole pour en quelque sorte la défendre mais Elladora ne s’en rendit même pas compte. Elle ne comprenait toujours pas la présence d’ironie dans la phrase du Serpentard, elle ne comprit pas pourquoi il y eut ce coup d’éclat. En revanche, si il y a une chose qu’elle comprenait, c’est qu’elle préférait être à ses voix qui étaient tout de même plus apaisantes que les autres élèves. Voilà pourquoi Elladora se concentra plus sur Plume qui jouait toute seule à Jacques a dit (le pire dans cette histoire, c’est que la pauvre Plume réussissait tout de même à perdre) que sur la dispute qui allait naître. Enfin, par curiosité, elle écouta tout de même. On ne se refait pas et puis l’écusson sur son uniforme lui donnait une bonne raison d’être curieuse.

    « Parfait, je suppose donc que ton intelligence supérieure, Monsieur-je-critique-la-première-qui-parle, va nous sortir de ce mauvais pas, hum ? Non parce que, comme la demoiselle vient de la faire remarquer, il se trouve que nous sommes coincés tous les quatre sur un escalier et – attention, ça va peut-être te choquer – ce n’est pas vraiment le moment de se moquer de qui que se soit. »

    Elladora fronça les sourcils, le Serpentard avait un nom drôlement long tout de même. Enfin, la Gryffondor réussit à faire douter Elladora. Et si ils n’avaient pas compris que c’était à cause de la magie qu’ils étaient coincés, après tout d’après ses propos, elle avait fait remarqué un fait important, donc il valait mieux qu’elle les prévienne que c’était à cause de la restriction qu’ils étaient coincés, peut-être que cela les rassurerait. Elle, ça la rassurait, c’était normal. Il n’y avait plus de magie donc ils étaient coincés. C’était l’effet cause/conséquence. La blonde cherchait le plus de normalité, le plus de points fixes pour la guider dans sa folie. Elle avait peur que les voix partent, elle avait peur d’être toute seule, elle avait peur qu’on ne l’accepte pas avec ses voix, en fait, elle avait tout simplement peur pour ses voix. Elle voulait qu’elles soient acceptées, normales. C’est pour cela qu’elle cherchait des explications logiques à tout ce qu’elle entendait, à tout ce qu’elle voyait. Par exemple, pourquoi la robe de Cendrillon n’était pas rose comme celle du départ mais bleue ? Pourquoi préférait-on une fois de plus le bleu au rose ? Dans la Belle au bois Dormant, la robe à la fin était bleue et non pas rose, pourtant le rose, c’est joli, le rose c’est pour une princesse, mais non, il fallait que ce soit bleu. Elle aimait le bleu vraiment mais elle voulait savoir si le bleu n’avait pas des propriétés magiques pour guérir des maladies comme la sienne. Peut-être que le bleu, c’était l’équivalent de la poudre de fée ? Les princesses en bleu trouvaient leurs princes comme Blanche-Neige, les Schtroumpfs étaient meilleurs en bleu qu’en rouge, les Serdaigle plus intelligent que les autres couleurs. Et le ciel et la mer ? Pourquoi étaient-ils bleus eux aussi ? Était-ce encore une histoire de sel et d’altitude ? Ou est-ce que le ciel et la mer avaient moins de chance de faire du mal aux hommes qu’en rouge. Une mer rouge, c’était une mer de sang, de feu non ? Et un ciel rouge ? C’était un ciel pleins de météorites. Le bleu, cela devait être la sécurité, quelque chose comme cela. Et voilà, une fois de plus, Elladora avait dérivé dans ses pensées, s’écartant un peu plus du monde réel, s’enlisant un peu plus dans le sien, elle était si bien dans sa bulle de coton. Mais une fois de plus, on fit un devoir de la tirer de son atmosphère légère, on l’ancrait de force dans le monde réel pour qu’elle ne perde pas totalement pied.

    « Bien hum... Est-ce que l’un d’entre vous à une idée pour nous faire sortir de là ? »

    Oui, c’était ça, perdre pied. Sauter ? Pourquoi ne pas sauter ? Bon certes, si elle sautait, elle avait de grande chance de finir en crêpe bleue, pas parfumé au Schtroumpf mais à la Serdaigle. Cette idée la fit sourire bien qu’elle ne tenait pas trop à tenter le coup. Elle était presque sûre qu’on ne la sauverait pas si elle sautait, on se débarrasserait de ses voix et d’elle pour retrouver une société qui rentre dans le moule mais elle n’était pas la seule folle et cette idée la rassurait. Enfin, sur cette escalier, elle l’était. Vu les propos censés des autres, à part celui du Serpentard qui ne pouvait pas la métamorphoser en lumière selon ses envies (de toute façon, il n’y avait plus de magie), elle devait être la seule qui était un peu à l’ouest. La Poufsouffle prit à son tour la parole (et la bleue et bronze ne put que penser qu’elle avait l’impression à être dans une thérapie de groupe, allez savoir pourquoi elle pensait à cela maintenant).

    « On devrait déjà commencer par se mettre tous ensemble. Je doute qu’on s’en sorte chacun de notre côté. Je pense qu’aucun de nous ne veut rester ici indéfinitivement ! Il faut qu’on arrive à atteindre le hall sans magie. En plus on peut pas dire qu’on est grand-chose sur nous, si on avait des balais au moins ! »

    Travailler en groupe ? Pourquoi pas, cela pourrait être amusant. Elle n’avait jamais travailler en groupe avec d’autres personnes. Elle s’assied sur les marches, comptant du regard pour voir le nombre de morceaux de béton qu’il y avait, tenant absolument à être assise au milieu. Puis elle leva son regard vers Sean avant de prendre la parole.

    « - Monsieur-je-critique-la-première-qui-parle, je voulais t’informer que toi aussi tu as une tête d’ampoule mais que malheureusement, nous ne pouvons pas produire de lumière, tu ne peux donc pas dire que j’en suis une, ce n’était grammaticalement pas correct. Mais c’est dommage de ne pas pouvoir produire de lumière, comme il n’y a plus de magie, il faudrait qu’on puisse s’éclairer si on doit aussi rester là cette nuit. »

    Sa voix s’était faite un peu lointaine mais Elladora se reprit, elle se tourna vers la Poufsouffle.

    « - Les balais sont dans la loge du concierge, je ne crois pas qu’on pourra s’en servir. En tout cas, rester ensemble est une bonne idée. Peut-être qu’on devrait se présenter. »

    C’était la première idée censée de la blonde mais cette note de lucidité ne dura pas longtemps puisqu’elle se retourna vers Sean.

    « - C’est Elladora et ton prénom ? Ce n’est pas un peu gênant comme nom de famille Je-critique-la-première-qui-parle ? »
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MessageSujet: Re: TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux   Ven 13 Aoû - 1:32

Isis était légèrement choquée d’avoir ainsi parlé en public, de plus, pour démonter un pur Serpentard du genre de sa sœur. Un petit pas pour un Gryffy, un pas de géant pour une Isis-Anrdomède élevée dans le respect absolu de ceux qui ont le pouvoir, de ceux qui se moquent, de ceux qui piétinent. Une avancée considérable ? Certes, mais à quel prix ? Isis craignait les représailles de l’Obscur, mais contrairement à ce à quoi elle s’attendait, ce ne fut pas lui qui prit la parole. Non, ce fut au tour de Lucy Weasley, une de ses bonnes copines qu’elle pouvait se vanter d’avoir – puisqu’à ses yeux, la famille Weasley était, ne l’oublions pas, la famille plus-que-parfaite –, de prendre la parole. Elle coupa court à toute supposée dispute de sa voix calme mais ferme, de son assurance nette et propre qui forçait tant le respect de la blonde.

« On devrait déjà commencer par se mettre tous ensemble. dit la brune. Je doute qu’on s’en sorte chacun de notre côté. Je pense qu’aucun de nous ne veut rester ici indéfinitivement ! Il faut qu’on arrive à atteindre le hall sans magie. En plus on peut pas dire qu’on est grand-chose sur nous, si on avait des balais au moins ! »

Noyée dans son admiration, Isis ne remarqua même pas la légère faute de Lucy. Ce qu’elle disait était tellement intelligent ! Tellement raisonné ! Isis et tous ceux présents ici étaient forcés de constater qu’elle avait raison : pour s’en sortir, tous les quatre, aussi différents soient-ils, devaient absolument s’unir eux et, surtout, leurs efforts. C’était leur seule chance de sortir de là. C’était donc calé : pour s’en sortir, il fallait être ensemble. Et après ? Bonne question. Même Lucy ne semblait pas avoir de réponse. Avec la magie, il y aurait eu tout un tas de choses possibles de faire : un sensationnel « accio balais », un tonitruant « sonorus » qui leur aurait permis d’appeler à l’aide… Mais non. Rien de tout cela n’était possible puisqu’il n’y avait plus de magie. Quelle mouche avait bien pu piquer le Seigneur des Ténèbres – Isis avait encore trop peur de lui pour l’appeler par son nom –, lui qui détestait tant les moldus et leur faiblesse, pour interdire Poudlard de magie ? Quelle idée débile… Et surtout, inappropriée ! Et prise à la va-vite, puisqu’ils étaient quatre coincés sur un escalier, ce qui ne se serait certainement pas passé si l’arrêt de la magie à Poudlard avait été un acte murement réfléchi, une véritable décision, et pas l’énième caprice d’un directeur psychopathe et ô combien imbu de lui-même. Isis-Andromède aurait pu continuer des heures à trouver des inconvénients à cette décision, surligner chaque imperfection de sa mise en place, et critiquer son inventeur. Mais ça n’allait pas être ça qui allait les sauver, les faire sortir de ce maudit escalier encore plus capricieux que d’habitude. Quelle, quelle… Enfin bref. Il fallait donc trouver une solution. Isis n’avait aucune idée, mais elle avait au moins un objet un tantinet utile avec elle : son carnet et un stylo. Ainsi, elle pourrait, à défaut de trouver une solution, répertorier tout ce qu’ils ne pouvaient pas faire, toutes les propositions faites par l’un ou l’autre, bref, tout écrire pour ne rien perdre de ce qui allait être dit d’intéressant et d’utile à leur situation et à sa résolution. Elle s’empara de son carnet et commença à écrire : Balais : exclus. Elle mis un second tiret à la ligne et attendit que quelqu’un d’autre se prononce. Ce qui ne manqua pas : à peine quelques secondes plus tard, la Serdaigle prétendument – et peut-être même autrement que prétendument – repris la parole. Isis lui adressa un regard en coin légèrement craintif : non pas qu’elle eut peur d’elle, ô que non, mais elle avait plutôt peur de quelle étrangeté elle allait encore dire. Cela non plus n’a pas loupé :

« Monsieur-je-critique-la-première-qui-parle, je voulais t’informer que toi aussi tu as une tête d’ampoule mais que malheureusement, nous ne pouvons pas produire de lumière, tu ne peux donc pas dire que j’en suis une, ce n’était grammaticalement pas correct. Mais c’est dommage de ne pas pouvoir produire de lumière, comme il n’y a plus de magie, il faudrait qu’on puisse s’éclairer si on doit aussi rester là cette nuit. »

Et bien… Encore une réplique fort intéressante et raisonnable de sa part. Mais Isis, vidée par sa prise de parole de tout à l’heure et toujours aussi peu encline à la moquerie, se garda bien de réagir. La jeune fille, même si sa réplique était en soi, complètement inadéquate, avait eu moins l’utilité de pointer du doigt deux choses. La première, c’était qu’ils ne pouvaient en aucun cas produire de la lumière sans magie. Isis s’empressa d’écrire à côté du deuxième tiret : Pas de possibilité de produire de la lumière. La deuxième chose qu’évoquait la Serdaigle : l’éventualité Que tous les quatre soient forcés de dormir sur l’escalier cette nuit, si aucun ne trouvait de solution d’ici-là ou si toutes s’avéraient contrées ou inadaptées. C’était assez fort probable, enfin, elle l’espérait – et elle pensait que tous ici, l’espéraient –, mais ce n’était pas une possibilité à l’exclure. Et au cas où, il faudrait trouver un moyen de dormir dans un endroit où ils tenaient debout. Ou, au contraire, un moyen de ne pas y dormir mais d’en sortir. Isis écrivit sur la page suivante – non pas qu’elle n’avait plus de place, non, plutôt qu’elle en gardait : Pourrions-nous dormir dans les escaliers cette nuit ? Si oui, comment ? Il lui semblait bien avancer et prouver son utilité dans le « groupe », ce qui contribuait grandement à l’amélioration de son humeur. Paradoxal qu’une situation aussi grotesque lui apporte de la confiance en elle…

« Les balais sont dans la loge du concierge, continua la jeune Serdaigle je ne crois pas qu’on pourra s’en servir. En tout cas, rester ensemble est une bonne idée. Peut-être qu’on devrait se présenter. »

Isis-Andromède ne put réprimer un sourire. Cette petite était peut-être un peu toquée, mais elle était en tout cas très gentille. Et puis, inconsciemment peut-être, elle venait (encore) de dire quelque chose d’utile. Se présenter était une très bonne idée, même si Isis connaissait Lucy, elle n’avait aucune idée du prénom des autres. Et s’ils devaient rester ici encore longtemps, disons, le temps de trouver une solution, il était en effet impératif qu’ils soient en mesure de s’adresser les uns aux autres. Et Isis n’avait pas du tout envie d’être appelée Machine ou pire encore, Cassiopée. Elle allait donc ouvrir la bouche pour se présenter, mais la jeune fille continua encore sur sa lancée :

« C’est Elladora et ton prénom ? Ce n’est pas un peu gênant comme nom de famille Je-critique-la-première-qui-parle ? »

Elle avait adressé cette phrase au Serpentard dont elle n’avait pas du tout l’air d’avoir compris la moquerie, au contraire, elle semblait l’apprécier. Son éclat de lucidité avait été fort bref et elle était ainsi retombée dans des paroles assez inutiles : à part le fait qu’elle s’appelle Elladora, le reste était à la fois profondément décalé et parfaitement sans intérêt. Isis lança un regard noir au Serpentard, regard qui devait signifier quelque chose du genre T’as pas intérêt à te moquer d’elle. Comme je le disais, Isis sentait venir en elle un fort sentiment d’utilité qui fit s’accroitre son peu de confiance en elle. Elle ignora la dernière réplique d’Elladora et dit d’une voix plus naturelle qu’auparavant puisqu’elle se souciait beaucoup moins de sa remarque au Serpy :

« Et bien, moi c’est Isis… Isis-Andromède, mais je préfère que vous m’appeliez Isis. Puis, se tournant vers Elladora : C’était une très bonne idée de nous présenter les uns aux autres. »

Isis gratifia la demoiselle d’un sourire avant de retourner à son carnet. Elle examina tranquillement ce qui y était écrit. Il fallait se rendre à l’évidence : à part sauter dans le vide, ils n’avaient pas vraiment de moyen de sortir de là par eux-même. Aux yeux d’Isis, il leur fallait donc appeler à l’aide. Mais comment ? Elle avait également noté sur son carnet Pas de possibilité d’être entendu si l’on crie (septième étage ; tout le monde au r.d.c.) donc, il était exclu d’appeler à l’aide en criant, même à l’unisson. Et les balais étaient chez la concierge, une jeune femme sympa disaient les bruits de couloirs, qui avait l’air de plutôt bien s’entendre avec les élèves. Peut-être que l‘un d’entres eux la connaissaient ? Mais Isis abandonna son idée bien vite puisqu’ils ne pouvaient pas contacter l’extérieur avec leur voix. Mais alors… quel moyen indépendant de toute magie avaient-ils pour communiquer avec l’extérieur ? Mais… Mais oui ! Elle n’était pas sure que ça aboutisse, mais au moins, ça valait le coup d’essayer. Elle releva la tête de ses notes et demanda :

« Hum, peut-être que l’un de vous à un hibou, ou une chouette, non ? Est-ce qu’il serait possible qu’une chouette ou un hibou vienne ? Je ne sais pas, la volière n’est pas loin, peut-être qu’en l’appelant… »

C’était une idée débile, mais au moins, c’était une idée. Et la seule pour l’instant qui apportait un semblant d’espoir parce qu’elle paraissait un tout petit peu réalisable. Isis esquissa un très mince sourire et plaça un tiret sous r.d.c. à coté duquel elle écrivit : Hibou/Chouette : possibilité de demander de l’aide ?
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TOPIC COMMUN - Un escalier bien capricieux

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