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 What does not kill me makes me stronger - Hippo

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MessageSujet: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Mar 28 Jan - 12:08


Torture moi, garde moi prisonnier ou réduis moi en poussière, ça ne changera pas la vérité.

Les jour passaient et se ressemblaient à Askaban. Fred avait cessé de les compter, il avait perdu la notion du temps. c’était uniquement les séances de torture et le très faible repas qu’on lui apportait qui le faisait revenir à la réalité. Il n’avait plus le gout de la vie et pourtant, il s’y accrochait. Ses souvenirs heureux semblaient lointains et il se demandait s’il était encore capable de rire ou bien même de sourire. Il pensait qu’au point négatif de sa vie qui en plus avait eu lieu peu de temps avant son emprisonnement. La seule pensée positive qu’il avait été la raison pour laquelle il était à Askaban. Il était fier de faire ce qu’il était en train de faire. Et puis, c’était pour ça qu’il devait continuer de se battre. Il réussirait et tout redeviendrait pas parfait, mais mieux. Ça ne pouvait pas être pire de toute façon.
 
Il voulait des nouvelles de l’extérieur, mais n’en avait pas. Ses cousins allaient-ils bien ? Ses oncles et tantes restants étaient-ils toujours en vie ? Son père ? Il n’en savait rien. James ? Il allait avoir besoin de lui. Il ne supporterait pas que celui-ci meurt. Il savait que son cousin lui était indispensable. Indispensable pour ce qu’il allait bientôt faire. Ils étaient indispensables l’un à l’autre. Depuis qu’ils étaient à Poudlard c’était ainsi et ça le devenait encore plus désormais. Sans Fred, les autres ne seraient pas libérés et sans James, il ne pourrait jamais mettre le plan à exécution. Si ça foirait, ils mourraient tous, mais si ça réussissait, ils prendraient une certaine revanche sur les mangemorts et leur prouverait qu’ils n’avaient pas gagné, qu’ils ne gagneraient pas. Ils étaient sûrs d’eux, de leur choix, de leurs idéaux. Mais les Phénix avaient plus à gagner, avec plus de choses avec lesquelles se battre, parce qu’après tout, eux connaissaient plus la défaite que les mangemorts. Ils avaient essuyé plus de pertes et les vengeaient en quelque sorte en gagnant cette bataille. Et ce en rappelant à Lord Voldemort que ce n’était pas et que ce ne serait jamais fini. Qu’il y aurait toujours quelqu’un pour lui tenir tête même une fois qu’il aurait cru les avoir tous exterminés.
 
Et une fois tout le beau monde dehors, ils auraient moyen de faire quelque chose. De rejoindre les autres Phénix et de se battre. Certains étaient encore cachés à l’extérieur, attendant leur retour. Fred en était sûr. Il savait qu’ils ne se bougeaient pas mais les Weasley-Potter allaient le faire pour eux. Il fallait à tout prix que le reste de l’Ordre se rendre compte qu’il était temps de se battre ce qu’il ne faisait pour l’instant pas.
 
Fred les entendait, il reconnaissait leur voix. Leurs cris. C’était ce qui lui permettait de savoir que certains membres de sa famille étaient toujours en vie. Et même s’il savait qu’ils souffraient, parfois cela le rassurait. Dans la terreur et l’horreur, il se sentait moins seul. Il aurait aimé avoir quelqu’un qu’il connaissait avec lui dans sa cellule. Mais c’était impossible. Ca lui aurait pourtant permis de parler et ainsi de ne pas ressasser ses idées noires toute la journée. Ce n’était pas le cas et il les sentait de plus en plus présente, enveloppant son esprit. Il sentait que les détraqueurs étaient présents, sa vie avait de moins en moins d’intérêt, ses souvenirs disparaissaient. Il dépérissait jour après jour sans savoir quand il arriverait à sortir de ce cauchemar. C’était de pire en pire et pourtant, il tentait de se souvenir. Se souvenir de sa mère mais tout ce dont il parvenait à se souvenir d’elle c’était qu’elle était morte. Sa voix, ses yeux, son visage, son sourire aimant, ils avaient disparu. Le rire de son père, ses yeux rieurs, ses cheveux roux flamboyants semblait également avoir quitté son esprit. Cela reviendrait-il une fois sortit d’Askaban ? Cette question hantait les pensées du rouquin. Pourrait-il récupérer ses souvenirs perdus ou devrait-il vivre en sachant qu’il avait perdu tous ses souvenirs les plus joyeux et heureux ?
 
Le plan, c’était ce qu’il lui permettait de se battre contre les détraqueurs entrant dans son esprit. Il était dans sa tête en permanence mais il bloquait ses pensées. Seul Voldemort aurait pu lui soutirait. Tous les mangemorts n’étaient pas legitimens et sous la torture pas un seul mot ne sortirait. C’était pour sauver les autres qu’ils se taisaient tous. Jamais l’un d’entre eux ne parlerait. Ils n’avaient plus rien à perdre mais les mangemorts ne l’avaient pas encore compris. Et puis, Fred ne savait même pas où était son cousin, il ne l’avait jamais su. Seule sa petite chouette le savait mais malheureusement pour les mangemorts elle ne savait pas parler. Il attendait donc patiemment le jour où ils seraient libérés. Ou toutes ses heures de torture auraient values le coup. Ce n’était pas encore ce jour là mais il approchait. Se faire emprisonner, l’autre camp était vraiment idiot d’avoir pu croire qu’il n’était pas prêt à le faire. Il devait toujours le considérer comme un gamin turbulent qu’il fallait juste empêcher de nuire. Il n’avait toujours pas compris qu’il avait toujours était l’un des cerveaux, que tous ses plans étaient calculés et qu’il ne reculait devant rien. Les obscurs pensaient que c’était des blagues, que seul ça l’intéressait, mais blague ou non, chacune d’entre elle avait un réel plan et but derrière. Le Code Phénix aussi. Ca lui avait permis d’entrer plus vite que prévu dans la guerre et maintenant il regrettait encore moins son choix. En effet, s’il ne l’avait pas fait, aurait-il été enfermé ? Il n’en était pas si sûr. Sa famille n’aurait pas non plus été décimée… Voilà, les noires pensées de Fred venaient de refaire surface une fois de plus. Comme toujours. Il repensa alors à sa mère. Savait-elle lorsqu’elle était morte qu’il était responsable de celle-ci ? Savait-elle ce qu’il avait fait ? Et que pensait-elle de cette action ? Il aurait tout donné pour recevoir une lettre de sa part avant sa mort, lui disant qu’elle était fière de lui, lui disant qu’elle aurait fait la même chose. Lui disant qu’il n’avait pas été idiot. Mais peut-être l’avait-il été. En tout cas, il n’avait jamais reçu cette lettre et ne pouvait donc pas savoir ce qu’elle pensait de lui. Ce que son père pensait de lui. Pour cela, il aurait fallu qu’il le revoit ce qui ce n’était pas produit malheureusement. Il lui avait annoncé la mort de sa mère mais il n’avait pas reçu de lettre depuis. Il devait tellement lui en vouloir.
 

C’est moche de voir quelqu’un dépérir, non ? Mais comment cela pourrait-il être pire à présent ?


Dernière édition par Fred Weasley le Sam 14 Juin - 1:20, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Ven 7 Fév - 13:00

C'est surtout en prison qu'on croit à ce qu'on espère.
fredyte


Assis sur une chaise, attendant avec impatience que son collègue arrive, Hippolyte ferma un peu les yeux. La traque de la nuit dernière avait été orgasmique et terriblement amusante, mais aussi horriblement longue et fatigante. Malgré les potions qu'il avait avalées pour se maintenir éveillé, le jeune homme était réellement fatigué. Il avait passé sa matinée à l'hôpital, et là, il attendait au Ministère patiemment que son convoi exceptionnel arrive. On l'avait appelé en renfort pour assurer la sécurité durant le transfert de quelques traîtres et quelques opposants au régime de Voldemort qu'on avait attrapé cette semaine jusqu'à la magnifique et gigantesque prison d'Azkaban. C'était avec grand plaisir qu'Hippolyte avait accepté la mission, mais là, il s'ennuyait à mourir car le « convoi » était en retard. Lui qui détestait tant cela. Chez le jeune homme, tout était tout le temps millimétré et chronométré à la seconde près. Alors le retard, il ne le supportait pas. Mais bon, il faisait avec, car de toute manière, lorsque l'on travaillait au Ministère et à Saint Mangouste, on se retrouvait face à des imprévus à chaque minute. Alors le français prenait sur lui, et pestait à l'intérieur de lui-même. Mais il gardait tout cela pour lui. Hippolyte se leva et se dirigea vers la machine à café, sa plus grande amie depuis quelques mois, depuis qu'il passait ses nuits entières à chasser la moindre proie, à faire des expériences étranges dans son appartement, à réunir des informations sur des personnes qui lui paraissaient suspectes, etc. Bref, Hippolyte ne dormait pas beaucoup ces derniers temps mais il s'en fichait. Il n'avait pas besoin de se reposer. Le repos, c'était pour les feignants. Il n'avait pas le temps à perdre, donc pas de temps pour ça. Il attrapa son gobelet fumant et posa un regard autour de lui. Toujours personne. S'asseyant sur une table, il regarda des dizaine de personnes traverser les couloirs sans y faire réellement attention. Il but une gorgée, puis plusieurs, et attendit encore et encore. Posant ses yeux sur sa montre, il soupira. On lui avait pourtant dit que le transfert se déroulerait à dix-neuf heures précises. Il était dix-neuf heures douze. Le personnel n'était plus ce qu'il était. Soudainement, la porte s'ouvrit et on cria : « Deveraux, on y va. » Hippolyte sauta prestement de la table et prit son temps pour rejoindre son collègue. Qu'est-ce qu'il croyait, qu'il pouvait se permettre d'arriver en retard et après lui donner des ordres ? Personne ne donnait d'ordres à Hippolyte Deveraux de toute manière, car Hippolyte Deveraux était quelqu'un de libre, qui ne respectait rien d'autres que ses propres règles, et ne vivait régi par les seules lois qui lui semblaient justes. Bref. Hippolyte vivait dans sa bulle, et c'était très bien comme cela. Il n'avait pas besoin de longs discours et de longues phrases toutes faites sur la vie pour ça.

Hippolyte suivit son collègue et ils arrivèrent dans la pièce où les deux personnes jugées les attendaient flottant dans les airs, évanouis, du sang couvrant la quasi totalité de leurs membres. Le jeune homme les regarda fixement, et reconnut même l'un d'entre eux. Il sourit. Ils avaient finalement réussi à l'attraper grâce aux informations qu'il avait fourni au seigneur des ténèbres. Cela faisait toujours plaisir de savoir que quelqu'un qui ne méritait même pas de vivre avait été attrapé. Il demanda : « C'est toi qui a fait ça ? » Les blessures qu'on leur avait infligées n'étaient pas vraiment dignes d'un amateur de la découpe comme lui. « Ouais pourquoi ? » gueula-t-il. « C'est du travail bâclé. » Il te regarda avec ses yeux de fou furieux et serra les poings. Ces deux hommes là avaient pourtant tout pour s'entendre, mais en réalité, ils n'avaient jamais réussi à s'apprécier, et n'arrivaient à rien d'autres qu'à se détester depuis le tout premier jour. Ils s'étaient même battus lors de leur première mission, ce qui leur avaient valu un doloris à tous les deux de la part du chef de la sécurité. « Qu'est-ce que ça peut faire ! On en a rien à foutre ! » Ce mec était un débile, un débile mental, un débile mental de première ordre. Hippolyte roula des yeux et leva le regard au ciel. « Dis-moi, tu es con naturellement ou tu prends des cours du soir ? JE TE RAPPELLE, que ces deux-là font partie d'un réseau très bien organisé de la résistance et des opposants au Lord et toi tu les saignes à mort ? Je dois t'avouer que les interrogatoires sur des personnes mortes ne sont pas très productifs. » Il sortit sa baguette, et lança plusieurs sorts de guérison aux deux hommes. L'un deux commença d'ailleurs à se réveiller, et Hippolyte lui lança un sortilège de stupéfaction. « Bon, tu bouges ton cul ? J'ai pas toute la journée. » Il attrapa le bras de son prisonnier et transplana quasi instantanément entre les murs d'Azkaban, n'attendant pas son 'collègue' préféré. Une jeune femme qu'Hippolyte aimait beaucoup l'accueillit chaleureusement : « Salut toi, qui tu nous amènes aujourd'hui ? » Le jeune homme lui répondit : « Deux p'tits cons attrapés non loin de Bristol. Garde-les moi bien un chaud, on viendra les interroger plus tard. Affame-les bien, pas d'eau, ni rien, seulement des visites de nos amis mangemorts. Je veux qu'ils soient prêt à parler pour jeudi. Je compte sur toi. Où les mets-on ? » Elle leur indiqua les cellules libres et en quelques minutes, Azkaban accueillait en soin sein de deux nouveaux habitants  permanents. Aussitôt le travail terminé, Hippolyte voulut s'en aller, mais lorsqu'il passa devant l'une des cellules, il reconnut une tête familière. Il soupira fortement et toussa pour avoir l'attention de l'individu qui occupait cette cellule.

« Salut Weasley. Tu te souviens de moi ? » Bien sûr qu'il se souvenait de lui, c'était certain. Ce n'était pas la première fois qu'il venait et ce n'était certainement pas le dernière non plus. Pratiquement à chaque fois qu'il se rendait à la prison des sorciers, Hippolyte venait saluer son prisonnier préféré. « Regarde, je t'ai apporté quelques petits souvenirs sympas. » D'un coup de baguette, Hippolyte fit venir à lui quelques photographies. Des photos qui lui réchaufferont certainement le cœur. Des images ravissantes du cadavre déchiqueté de sa mère, sous tous les angles d'ailleurs. Il y en avait aussi d'autres qui n'étaient pas mal jolies, comme celles d'Harry Potter au bout d'une corde, et d'autres joyeusetés du même genre. « Je savais que ça te ferait plaisir. » Hippolyte sourit et ria, un air satisfait au visage. Il ignorait pourquoi, mais ces petits moments privilégiés avec Fred Weasley lui procurait toujours extrêmement de plaisir et de satisfaction. Il aimait lui faire perdre tout son espoir, histoire qu'il s'abandonne. Peut-être même qu'il se laisse mourir. N'était-ce pas une super bonne idée ?   « On a arrêté ton cousin Potter, tu le savais ? » Il mentait bien entendu, on avait pas (encore) attrapé James Potter, mais ce n'était qu'une question de temps de toute manière. « Prépare-toi à vivre le restant de tes jours ici, Weasley. J'espère que ton petit nid douillé te convient, tu risques d'y passer pas mal de temps. »

Spoiler:
 

Code by Silver Lungs

__________
and, I try to survive
Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé ça et là par de brillants soleils. Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils. Ô douleur ! Le temps mange la vie, et l'obscur ennemi qui nous ronge le coeur, du sang que nous perdons croît et se fortifie ! › ©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Lun 26 Mai - 12:19


Torture moi, garde moi prisonnier ou réduis moi en poussière, ça ne changera pas la vérité.

C’est la porte de cellule d’un Fred Weasley qui dépérissait à vue d’œil que venait d’ouvrir Hippolyte Devereaux. Ce mangemort, Fred le détestait. Il le détestait parce qu’il représentait la méchanceté gratuite, la torture mentale, le fait d’aimer voir souffrir les autres. Et Fred ne supportait pas tout ça, c’était pourquoi il n’aimait pas les mangemorts et toutes leurs qualités si détestables étaient regroupées dans cet homme. Il faisait de la peine à Fred, il devenait fou tellement il était méchant. Le prisonnier avait pu s’en apercevoir lors des précédentes fois qu’il lui avait rendu visite à Askaban. Pourquoi lui rendait-il visite ? Fred ne le savait même pas mais il aurait préféré qu’il s’en passe. Il voulait le voir sombrer encore plus rapidement que ce n’était déjà le cas. Mais parallèlement cela permettait au rouquin de se rappeler pourquoi il faisait tout ça. Ca lui permettait de ne pas oublier.

« Salut Weasley. Tu te souviens de moi ? » Fred ne répondit pas. Il se contenta de lui faire un sourire hypocrite. Que pouvait-il faire d’autre ? Il n’allait pas non plus jouer les ironiques. Il pourrait perdre encore plus. Il préférait l’ignorait. Il n’avait pas envie de le voir et s’il répondait ça durerait encore plus longtemps que s’il ne disait rien. Il fallait juste qu’il attende que ça passe. « Regarde, je t'ai apporté quelques petits souvenirs sympas. » Qu’avait-il encore inventé ? En voyant ce que le mangemort apportait, le rouquin compris. Il ne savait juste pas qui était sur la photo mais il n’avait pas envie de le savoir. Il se doutait que c’était sa famille. Qui d’autre ? C’était elle qui lui ferait le plus perdre espoir et Hippolyte le savait. Il n’était pas idiot, juste odieux. Fred fit semblant de regarder, parce que c’était ce qu’il voulait. Mais ses yeux étaient fixés dans le vague, voyant sans voir. Il ne voulait pas encore plus souffrir que ce n’était déjà le cas. Il vit sa mère, mais aussi d’autres oncles et tantes. Ce fut néanmoins sa mère qui le toucha le plus. Il savait comment sa mère était décédée, comment elle avait été assassinée, il n’avait déjà pas besoin d’en voir davantage pour que ça le touche. Mais en le sachant, il ne put se réempêcher de penser à elle. C’était déjà le cas avant qu’il ne rentre dans la cellule alors il replongea dans ses sombres pensées. Les larmes lui montèrent aux yeux mais il fit tout pour le cacher. Il se focalisa alors sur la pensée qu’elle n’aurait pu être que fière de lui. Après tout, elle avait fait partie de l’Ordre du Phénix, comment aurait-il pu en être autrement ? Elle avait forcément dû être fière de ce qu’il avait pu accomplir en leur nom, qu’il se batte comme elle avait pu le faire avant. Ce devait être de même pour son père ainsi que pour toute sa famille, il n’y avait que les résistants qui ne comprenaient pas. Parce qu’ils n’étaient pas à fond à soutenir leur cause. Cette pensée, Fred savait qu’elle ne durerait pas éternellement, mais elle lui avait permis de garder la face. Quelques heures ou minutes plus tard, ses pensées obscures ne pourraient éviter la douleur de la mort dont il était en partie responsable. Parce que même s’ils étaient peut-être fiers de lui, ils avaient tout de même déclenché leur perte. A moins que ce ne soit une future réaction…

« Je savais que ça te ferait plaisir. » Quel imbécile ! Il était fier de lui en plus à rire ainsi de sa blague. C’était bien parce qu’il n’avait pas sa baguette, sinon il l’aurait tuer immédiatement. Il résistait déjà à l’envie de lui sauter au visage, de lui mettre une gifle, de le propulser au sol pour qu’il comprenne. Mais il n’avait aucune chance face à quelqu’un possédant une baguette, pas vrai ? Qu’allait-il faire ensuite ? Fred n’avait pas vraiment envie de le savoir mais il devait être prêt à toutes éventualités. « On a arrêté ton cousin Potter, tu le savais ? » « Non… » Ce fut le choc pour Fred. Comment avaient-ils pu l’arrêter ? Personne ne savait où il se cachait. Cela lui fit perdre tout espoir de sortir un jour. Parce que le plan avait été mis au point avec James. Fred serait à l’intérieur et ce serait James qui les sauverait de l’extérieur, mais il fallait qu’il le puisse. En plus, ils devaient être en train de le torturer et ils ne le laisseraient jamais vivre. Fred pouvait parce qu’il n’avait pas le nom de Potter, il en était presque sûr. Les mangemorts avaient trop peur de ce qu’il pouvait éventuellement représenter pour le laisser en vie. Ce qui soit dit en passant était complètement idiot, ils auraient dû se méfier de lui aussi, mais bon, les mangemorts ne sont pas forcément réputés pour leur grande intelligence ! Il tenta tout de même de faire comme si cette information ne le dérangeait pas. Mais Hippolyte ne pouvait être dupé sur ce coup-là. Il avait gagné. A moins que… Il n’avait apporté aucune preuve, pourquoi le croirait-il ? Mais en même temps, pourquoi lui mentirait-il ? Qu’est-ce qu’il y gagnerait ? Fred ne savait plus quoi penser… D’un coté, il avait peur que ce ne soit vrai, que James aie été arrêté, mais d’un autre, il savait que le mangemort qui se tenait en face de lui était vicieux et prêt à tout pour le faire plonger. Peut-être voulait-il qu’il devienne fou, ou bien dépressif, qu’il se suicide. Ca aurait ainsi terminé le travail plus facilement. Il sombra dans de sombres pensées où son cousin le rejoignait à Askaban et où toute tentative d’évasion devenait impossible. Et puis, il réfléchit. Il avait été interrogé la veille, ils lui avaient encore posé des questions sur James. Pourquoi s’il avait été arrêté ? Ca ne pouvait pas être vrai, il ne fallait pas qu’il l’écoute. Il voulait lui détruire son mental qu’il tentait de préserver des détraqueurs. C'était son jeu. Fred ne lui montra pas qu'il avait compris que c'était faux, il fit juste semblant de reprendre le contrôle de ses émotions. « Prépare-toi à vivre le restant de tes jours ici, Weasley. J'espère que ton petit nid douillé te convient, tu risques d'y passer pas mal de temps. » Fred bouillait intérieurement. Il n’en pouvait plus de toutes ces provocations. Mais il fallait qu’il lui dise qu’il n’avait pas d’impact sur sa façon d’être, qu’il ne pouvait pas l’atteindre ainsi, qu’il ne pourrait jamais, parce qu’il était au dessus de tout ça et qu’il s’en moquait. « Si tu savais comme je suis content de tes petites attentions et que tu me donnes des nouvelles de ma famille. C’est vrai que sans la gazette du sorcier, je manque un peu d’informations dernièrement… Mais peut-être que tu pourrais me ramener l’exemplaire du jour la fois prochaine que tu me rendras visite ? » Il lui fit un sourire insolent. Oui, il l’était insolent, mais il en avait assez de cet homme qui lui sapait le moral. Parce qu’il ne le montrait pas en sa présence, il ne lui donnerait pas cette satisfaction mais lui faire croire l’emprisonnement de James, c’était le faire douter, lui faire prendre conscience de tout ce qu’il risquait. Et lui montrait les morts affreuses de sa famille, c’était lui rappelait toutes les pertes et les moments horribles qu’il avait vécu et auxquels il pensait déjà en continu. « Mais tu ne ferais pas mieux de te trouver une petite amie plutôt que de passer ton temps libre à me raconter ce que je rate ? Tu dois vraiment te sentir seul pour me rendre des visites aussi régulières. Et je vois que tu adores faire plaisir aux gens en leur faisant de petites attentions, et les femmes adorent ca ainsi qu’on leur rappelle les beaux moments passés ensemble, alors vu que je vois que tu as un intérêt particulier pour les photographies, ça devrait leur plaire. Mais bon vu ton caractère et ta folie, je doute que tu trouves un jour quelqu’un. » Ouch ! Fred se redit compte qu’il avait fait une erreur, il n’aurait jamais dû dire ça. Mais ça lui faisait du bien d’un autre coté. Et puis, s’il était dans le vrai et qu’Hippolyte se sentait seul et en manque d’amour, il pourrait peut-être prendre légèrement l’avantage, qui sait…


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MessageSujet: Re: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Dim 1 Juin - 23:36

C'est surtout en prison qu'on croit à ce qu'on espère.
fredyte


Hippolyte détestait venir à Azkaban, parce qu'il n'y voyait que des loosers, des perdants, des personnes qui ne méritaient même pas de vivre, même pas d'être enfermées. Parfois, le jeune français se demandait pourquoi on ne les exécutait pas tout simplement. Devant tout le monde, sur une place publique, devant toute la famille de la future victime. Il trouvait ça très sympathique comme approche. Et puis, après tout, ça permettait au moins aux proches de voir leur mari, leur fils, leur frère, leur sœur, peu importait, une toute dernière fois. N'était-ce pas une délicate attention ? Mais étrangement, ce n'était pas vraiment le cas. Le Seigneur des Ténèbres préférait les garder enfermés dans de vulgaires cellules, sans doute pour qu'ils craignent la mort chaque jour un peu plus, plutôt que de la voir venir pour de bon ? Ou peut-être parce qu'il pensait qu'ils pouvaient être utiles lors des interrogatoires. Personnellement, Hippolyte avait toujours trouvé ça ridicule de garder des coupables et criminels en vie. Autant les tuer, ils ne manqueraient pas à la société. Et puis, cela remplissait les prisons pour rien et cela empêchait les détraqueurs d'être autre part. C'était surtout ça qui dérangeait le jeune homme. Les gardiens d'Azkaban seraient tellement plus utile ailleurs... Ils pourraient faire tant, tellement plus que ce pour quoi ils étaient usités. Ils permettraient bien entendu de plonger le monde entier dans le désespoir, dans un monde sans bonheur et où régnerait la tristesse. En y réfléchissant, Hippolyte était certain qu'il se plairait dans ce monde. Et puis, ça serait sympathique de voir des Détraqueurs aspirer l'âme des moldus à chaque coin de rue. Lui n'avait rien à craindre. Son patronus était parfaitement au point. Et puis, il était blindé contre toute forme de désespoir puisqu'il n'avait rien à perdre, mais tout à gagner dans cette guerre. Il n'y avait rien qui risquait de lui manquer, rien ni personne. De toute manière, la plupart des personnes qu'il fréquentait étaient des mangemorts qui ne craignaient rien, pas même la mort. BREF. En tout cas, Hippolyte aurait certainement regretté la mort de son petit joujou. Oui, Fred Weasley était son petit jouet attitré depuis qu'il était arrivé à Azkaban il y avait maintenant plusieurs semaines. Les visites répétées du français lui avaient permis de se rendre compte à quel point il se mourrait. À petit feu. Comme à peu près tous les occupants de la prison, de toute manière. Néanmoins, pas la moindre once de pitié n'apparaissait dans le regard du jeune médicomage. Il n'avait que faire de lui. C'était un Weasley, et il ne pouvait supporter cette famille. Il ignorait toujours pourquoi il haïssait tant ce nom mais c'était un fait avéré. Et peu importait le reste. Il haïssait, alors il emmerdait. Rien de plus simple. Il ne fallait pas chercher plus loin. En quelques semaines, il était devenu très doué à ce petit jeu, pour être très honnête. Quand Hippolyte avait pris quelqu'un en grippe, il ne le lâchait plus, et cette dite personne pouvait parfois vivre un véritable cauchemar. Le harcèlement dont Hippolyte était l'instigateur pouvait aller loin, très loin, parfois même jusqu'à ce que l'harcelé s'ôte la vie. C'était déjà arrivé plusieurs fois, et il en avait ressenti un profond plaisir. Mais il savait fort bien que Fred Weasley n'en arriverait jamais à de telles extrémités. Les Weasley étaient forts, et il ne dérogeait pas à la règle : la force mentale dont il faisait preuve était totalement incroyable et digne d'être reconnue. Bien entendu, il était capable de reconnaître lorsqu'on voulait vivre et lorsqu'on voulait mourir. Mais il y avait tout de même plusieurs moyens de détruire les espoirs de quelqu'un. La principale et non moins la meilleure de toutes était l'argument de la famille. Il suffisait souvent d'annoncer la mort, la capture, la disparition mystérieusement mystérieuse d'un proche pour voir le prisonnier sombrer. C'était souvent beau à voir. Dans ces moments là, Hippolyte se persuadait qu'il avait raison de ne s'attacher à personne. L'amour faisait devenir faible et lâche. L'amour n'apportait rien de bon, si ce n'était la faiblesse des sentiments. Les sentiments, rien qu'en pensant à ce mot, cela donnait au jeune homme des envies de vomir. BREF. C'était donc dans l'optique de le briser davantage qu'il lui avait apporté les photos de sa famille traître à son sang. Hippolyte, en tant que futur médicomage et mangemort accompli, avait vu bon nombres d'horreur tout au long de sa carrière, mais il n'avait jamais vu de tels massacres. La cruauté débordait de chaque meurtre avec une facilité déconcertante. Le jeune homme regarda les yeux de Weasley s'assombrir, puis les larmes s'agglutiner sous son regard, même s'il fit tout pour rester fort. Probablement qu'il ne voulait pas craquer devant lui, il savait fort bien que rien ne ferait plus plaisir à notre jeune Hippolyte. Un sourire mauvais naquit sur le visage du Mangemort, ravi d'avoir produit son petit effet. Mais il avait gardé le meilleur pour la fin. La capture de James Potter. Enfin, pseudo capture. Puisque c'était faux. « Non… » murmura-t-il. « Si. » surenchérit Hippolyte. Bien entendu, il adorait le provoquer et le faisait avec beaucoup d'entrain. Parfois, il se disait qu'il allait beaucoup trop loin, mais il n'y pouvait rien, avec lui, cela venait tout seul, presque instinctivement en réalité. Qu'est-ce qui le poussait à agir de la sorte ? Nul ne pouvait vraiment le dire, puisqu'il l'ignorait lui-même. Hippolyte appelait ça la volonté divine, la fatalité. Peu lui importait.

Il avait accompli sa mission. Il n'avait donc plus rien à faire ici. Il allait quitter la cellule lorsque la voix de Fred l'incita à rester : « Si tu savais comme je suis content de tes petites attentions et que tu me donnes des nouvelles de ma famille. C’est vrai que sans la gazette du sorcier, je manque un peu d’informations dernièrement… Mais peut-être que tu pourrais me ramener l’exemplaire du jour la fois prochaine que tu me rendras visite ? » Son sourire insolent déplut à Hippolyte. Il sortit sa baguette et murmura : « Endoloris. » Il regarda son corps faible se tortiller de douleur sans ressentir la moindre petite once de culpabilité. Il soupira et lui sourit à son tour. « Ne me donne pas d'ordre. Ne me donne pas de conseils. C'est ce que tu as de mieux à faire. » D'une âme particulièrement charitable aujourd'hui, Hippolyte ouvrit son sac de travail et y sortit le journal du jour, qu'il lui lança en pleine figure. « Bonne lecture. » N'empêche qu'il était content. Fred lui résistait, Fred se jouait de lui et arrivait encore à faire preuve d'insolence. Hippolyte adorait ça. Il aurait presque eu envie d'applaudir, pour être tout à fait honnête. Fred faisait preuve d'une détermination sans limite, et cela plaisait au mangemort.  « Mais tu ne ferais pas mieux de te trouver une petite amie plutôt que de passer ton temps libre à me raconter ce que je rate ? » Hippolyte fronça les sourcils. Par Merlin et Morgan, il n'en avait pas encore assez ! Il fallait qu'il le cherche. Un sourire hypocrite collé à ses lèvres, il le laissa continuer. Il voulait savoir jusqu'où il était capable d'aller.  « Tu dois vraiment te sentir seul pour me rendre des visites aussi régulières. Et je vois que tu adores faire plaisir aux gens en leur faisant de petites attentions, et les femmes adorent ca ainsi qu’on leur rappelle les beaux moments passés ensemble, alors vu que je vois que tu as un intérêt particulier pour les photographies, ça devrait leur plaire. Mais bon vu ton caractère et ta folie, je doute que tu trouves un jour quelqu’un. » Sans crier garde, sans l'avoir prémédité, Hippolyte éclata de rire. Un rire franc, sans moqueries, pour une fois. « C'est bien joli tout ça, Fred. » Il se tut quelques secondes, impressionné. Oui, plus Fred parlait, plus il remontait dans l'estime du mangemort. C'était sérieux ! Réellement ! Fred n'avait pas hésité une seule seconde à lui déblatérer tout cela, alors que la menace d'un nouveau doloris vivait au dessus de sa tête, comme l'épée de Damoclès au dessus de son cou. « Mais qui te dit que j'en ai pas déjà une ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas la bague au doigt que ma vie sentimentale est un désert. » déclare-t-il très posément. Certes, en ce moment, c'était le calme plat. En réalité, c'était calme depuis Sienna. Enfin non, il avait eu quelques aventures éphémères, juste pour une nuit, mais rien de semblable à ce qu'il avait bien pu vivre avec l'italienne. « Tu sais, c'est mon boulot d'être ici tout le temps. Ça n'a rien de personnel. Je ne viens pas rien que pour toi. T'es loin d'être le nombril du monde. » Hippolyte reprit : « Ta petite harangue me montre bien à quel point tu ne me connais pas, et c'est normal. Mais moi, je te connais Fred. Je sais tout de toi. Tout. De ta naissance misérable à aujourd'hui. Et tu ferais bien de me témoigner davantage de respect si tu ne veux pas que certaines personnes disparaissent mystérieusement de la surface de la terre. » Il sourit doucement. Il adorerait tellement ça. Tuer était devenu un passe temps, un besoin insatiable. Les premières fois où il avait ôté la vie, c'était par pure vengeance. La mort de sa sœur avait été un choc terrible. Et il avait tout de suite voulu la mort de ceux qu'il considérait comme responsables. Responsables, donc coupables. Coupables, donc punissables. La sentence capitale leur avait été délivré, et Hippolyte n'en avait pour autant retiré aucun plaisir. Les autres meurtres devinrent par la suite bien moins personnels. Plus faciles, plus machinaux. Et plus il tuait, plus sa soif de sang grandissait. Il y prenait de plus en plus plaisir et au jour d'aujourd'hui, il n'arrivait pas à imaginer sa vie sans la torture, le meurtre, le sang. C'était ainsi. Il continua : « Tu sais, je me fiche de savoir que ta chère sœur ne suit pas les mêmes voies que toi et ta famille. Il serait pour moi si simple de la tuer, peu importe qu'elle soit de notre côté ou pas. Lui prendre sa vie ne me prendra pas plus de deux secondes. Sa vie ou même d'autres. Pourquoi pas la jeune Molly, il paraît qu'elle est si mignonne... Et pourquoi pas Lily pendant que j'y suis, je pourrais faire une pierre deux coup, ça serait plus amusant tu en penses quoi ? » Bien entendu, il n'avait pas vraiment toute l'autorité nécessaire pour exécuter ses envies. Mais s'il le souhaitait, il pourrait toujours clamer qu'elles étaient suspectes et nuisaient au bon fonctionnement de l'école et c'était terminé. Pouf. Disparues les filles Weasley. Cela ne serait certainement pas pour lui déplaire. « Tu sais, moi, des femmes, j'en trouve quand je veux. Alors que toi... Dans cette cellule, ça risque d'être difficile. Et pour ta gouverne, la folie n'a jamais été un frein dans ma vie, et ne le sera jamais. Je ne suis pas fou. » Hippolyte sourit en y repensant. Il ricana et continua: « Ou presque pas, en tout cas. Comment je le sais ? Parce que parfois je me demande si je le suis. Un véritable fou n'aurait même pas assez de jugeote pour se remettre en question. Je ne suis pas qu'un simple mangemort qui s'occupe de la sécurité tu sais. Je suis aussi médicomage. Crois-moi, la folie, la vraie folie, tu ne l'as pas encore rencontré. » Instantanément, les pensées du jeune homme dérivèrent vers le seigneur des ténèbres. En voilà un homme fou à lier. Et pourtant, Hippolyte serait prêt à mourir pour lui s'il le fallait. Penser à lui amena son esprit à Odette Carrow. Un léger rire s'échappa de sa bouche. Elle aussi, dans le genre cinglée, on faisait pas mieux. Un sourire mauvais apparut sur on visage, une lueur machiavélique dans le regard, il susurra : « Oh crois-moi, quand tu la rencontreras, tu le sauras. » Qu'allait-il bien pouvoir répondre ? Hippolyte avait hâte de le savoir.

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Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé ça et là par de brillants soleils. Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils. Ô douleur ! Le temps mange la vie, et l'obscur ennemi qui nous ronge le coeur, du sang que nous perdons croît et se fortifie ! › ©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Mar 10 Juin - 21:08


Torture moi, garde moi prisonnier ou réduis moi en poussière, ça ne changera pas la vérité.

Une cellule, un prisonnier, un mangemort, ça fait des éclairs ! Fred en avait marre d’avance, il savait comment tout cela allait se terminer : mal. Comme toujours d’ailleurs. Mais il ne le montrerait pas. Il n’allait tout de même pas donner satisfaction à ce sadique mangemort. Parce que c’était ce qu’il était sadique. Il en avait vu plusieurs de mangemorts depuis qu’il était à Azkaban et même avant mais de tous Hippolyte était de loin le pire. On sentait lorsqu’il entrait dans la pièce qu’il ne voulait rien d’autre que vous faire du mal. C’est quand même grave à ce point. Parce qu’il aurait pu être différent et ça n’aurait pas changé leur rôle, il aurait toujours était le mangemort et Fred aurait toujours été le prisonnier. Mais il avait l’air de s’amuser à faire ce qu’il faisait. Tant mieux pour lui, le rouquin n’aurait qu’à prendre son mal en patience et penser à la revanche qu’il pourrait bientôt avoir sur lui.

Il ne lui donna aucune satisfaction. Il n’avait pas envie qu’il en voit. Il cacha ses larmes même si Hippolyte dû les apercevoir. Tant pis… Mais il ne lui donnerait pas la satisfaction de le voir vraiment pleurer. Et puis la capture de James. Fred était sous le choc mais malgré la douleur que cette information lui causait, il réussit à réfléchir. Il comprit qu’il était vraiment prêt à tout pour qu’il craque. Son cousin courrait encore et ils n’étaient pas prêt de l’arrêter. S’ils le stoppaient, ce serait pendant leur évasion mais pas avant. Et puis, maintenant d’autres personnes étaient au courant. Juyne pourrait aussi les aider et qui pouvait croire qu’elle était une Phénix ? Personne. Ils la laissaient vaquer à ses occupations à Azkaban alors qu’elle était dans le camp adverse. Comme c’était amusant. A chaque fois qu’elle lui apportait sa nourriture, Fred ne pouvait s’empêcher de penser que les mangemorts étaient plus qu’idiots. Ils n’avaient jamais rien compris des relations humaines. Tout Poudlard savait que Fred et Juyne faisaient les quatre cents coups ensemble en cours de potions, qu’elle était très proche de James, mais ils n’avaient pas réalisé et l’avait laissé occuper ce poste. Tant mieux pour les autres. Décidément, ils n’avaient pas toujours toute leur tête ou ne comprenaient pas forcément tout.

La réponse à la remarque de  Fred fut rapide, douloureuse. La douleur irradia dans tout le corps du plus jeune Weasley emprisonné. Il se tordit sur le sol froid de sa cellule. Il avait beau avoir déjà vécu cette situation des dizaines et des dizaines de fois, il n’avait toujours pas trouvé comment résister à cette douleur. Elle était puissante, horrible. Fred avait l’impression que son corps allait exploser. Endoloris… Comment un tel sortilège pouvait-il exister ? Bien qu’Hippolyte ne devait pas se poser la question, lui ! « Ne me donne pas d'ordre. Ne me donne pas de conseils. C'est ce que tu as de mieux à faire. » Fred reprit son souffle tandis que son tortionnaire lui donnait ce précieux conseil. Comme si c’était un ordre qu’il lui avait donné. On aura tout vu. Il avait simplement suggéré qu’on lui apporte la Gazette du Sorcier. Il l’avait même remercié de toutes ses petites attentions. Vraiment, il était de mauvaise humeur ce jour-là… Mais malgré tout, il lui lança le journal du jour. Fred qui ne regardait pas à ce moment-là, le prit en pleine figure mais il fut tout de même content de l’âme sympathique du mangemort à ce moment-là. Que lui arrivait-il ? « Bonne lecture. » Eh ben… Il était changé tout d’un coup ! « Merci ! » Il fallait quand même qu’il marque un peu de reconnaissance sur ce coup là, sinon il n’aurait plus jamais droit à sa gazette.

Mais Fred continua tout de même à la limite de l’insolence. Même si ça n’en était pas vraiment. Il n’avait aucune raison de respecter cet homme, il ne lui devait rien, il n’était pas sous ses ordres. Et surtout, il ne lui montrerait aucune marque de faiblesse. Il avait désormais l’air d’être dans un meilleur jour alors Fred allait en profiter pour s’amuser un peu. Parce que ce qu’il lui avait toujours plu, c’était de provoquer un peu tout le monde. Il l’avait fait avec ses profs, ses surveillants, même avec tous les mangemorts lorsqu’il avait créé le Code Phénix avec son cousin Albus. Il aimait jouer avec le feu, leur montrer qu’ils n’avaient pas d’impact sur lui. Que quoi qu’ils puissent faire, il continuait et trouvait toujours mieux à faire. Alors il joua. Qu’avait-il à perdre à prendre un peu de risque ? Plus grand-chose.

Et ce jour-là, le rouquin réussit quelque chose qu’il n’aurait jamais cru possible, il réussit à faire rire Hippolyte. Ce n’était même pas de la moquerie, non, il avait l’air d’avoir vraiment trouvé sa réplique amusante. C’était aussi une partie du jeu. S’il arrivait au bout d’un moment à impressionner ce mangemort, il pourrait toujours y trouver un intérêt. Surtout qu’Hippolyte n’avait rien à voir avec Askaban. « C'est bien joli tout ça, Fred. » Fred lui sourit. Il se demandait ce qu’il allait lui répondre. Parce que c’était tout de même un peu personnel tout ça… Déjà, il avait réussi à ne pas l’énerver ce qui était déjà quelque chose.  « Mais qui te dit que j'en ai pas déjà une ? Ce n'est pas parce que je n'ai pas la bague au doigt que ma vie sentimentale est un désert. » « Ca se voit. » C’était clair. Enfin, ça le semblait dans l’esprit de Fred. Il réagit trop tard qu’il avait dit tout haut ce qu’il pensait. En plus c’était même pas vrai. Fred pensait qu’il n’avait personne mais il ne le voyait tout de même pas, c’était juste qu’il n’arrivait pas à l’imaginer aimer quelqu’un. « C’est pas ce que je voulais dire. Je ne t’imagine pas avec quelqu’un serait plus précis. Comment pourrais-tu rester avec quelqu’un alors que tu sembles dénué de tout sentiment ? Au bout d’un moment, on arrive toujours à une limite. » Il avait rectifié un peu le tir. C’était vraiment ce qu’il pensait de la situation. Il ne semblait pas avoir de sentiments alors comment pouvait-il aimer quelqu’un ? Rester avec sans s’en lasser comme Fred avait pu rester avec Alienor ? « Tu sais, c'est mon boulot d'être ici tout le temps. Ça n'a rien de personnel. Je ne viens pas rien que pour toi. T'es loin d'être le nombril du monde. » Fred sourit à une pensée qui surgit dans son esprit. Une phrase. Il comprit alors qui devait l’avoir prononcée. Sa sœur, celle dont il avait oubliée l’existence. Elle le disait tout le temps. « Arrête de penser qu’à toi, t’es pas le centre du monde, Fred ! » Elle devait l’avoir dit dans plusieurs de leurs conversations alors qu’il tentait de lui faire la morale. Et apparemment, il avait souvent, très souvent essayé. A cette pensée, le sourire du prisonnier s’agrandit. Ce devait être amusant de les voir se disputer, s’ignorer tout le temps. Fred se demanda alors ce qu’elle pouvait penser de son emprisonnement. Leur dernière conversation et la seule dont il se souvenait avait très mal commencée. Il ne savait plus rien d’elle si ce n’est qu’ils ne se parlaient plus vraiment, qu’elle était en septième année à Serpentard et chez les obscurs. Certes, elle était sa sœur, mais actuellement, elle était surtout une inconnue pour lui.

« Ta petite harangue me montre bien à quel point tu ne me connais pas, et c'est normal. Mais moi, je te connais Fred. Je sais tout de toi. Tout. De ta naissance misérable à aujourd'hui. Et tu ferais bien de me témoigner davantage de respect si tu ne veux pas que certaines personnes disparaissent mystérieusement de la surface de la terre. » C’est ça, on y croit tous. Que savait-il vraiment de Fred, mis à part connaitre tous les membres de sa famille ? Et puis, si ces personnes là avaient dû disparaitre, ça aurait été fait bien plus tôt. Fred n’en avait que faire. Ca lui ferait mal sur le coup et puis ça disparaitrait comme pour tous les autres. Il ne répondit rien, attendant la suite, parce qu’elle allait venir, il en était presque sûr. Il fallait bien rendre ces menaces réelles, crédibles. Ils avaient tous la même technique pour lui faire croire tout ça. Ils étaient si pathétiques… Depuis le temps qu’ils essayaient, ils auraient dû comprendre que ça ne prenait pas. Parce que ça ne prendrait jamais. Ils n’auraient jamais son respect, jamais ses informations, jamais de réponses. Avant de quitter Poudlard Fred avait vu à quel point ils avaient affaiblis leur système à cause des meurtres en série, ils ne pouvaient plus continuer ainsi. Et même si ça continuait, c’est ce que tous auraient voulu, qu’ils se taisent tous dans l’espoir que ça change. « Tu sais, je me fiche de savoir que ta chère sœur ne suit pas les mêmes voies que toi et ta famille. Il serait pour moi si simple de la tuer, peu importe qu'elle soit de notre côté ou pas. Lui prendre sa vie ne me prendra pas plus de deux secondes. Sa vie ou même d'autres. Pourquoi pas la jeune Molly, il paraît qu'elle est si mignonne... Et pourquoi pas Lily pendant que j'y suis, je pourrais faire une pierre deux coup, ça serait plus amusant tu en penses quoi ? » A ces mots, Fred prit un air effrayé. Il savait vraiment qui était sa famille, quelle horreur ! « Pitié non, tout ce que tu voudras mais ne leur fait pas de mal. Je t’en supplie. » Il était presque à ses pieds, le suppliant d’épargner leur vie. Et puis, il éclata de rire. Un rire moqueur. Il releva la tête, fier de lui et applaudit. « Bravo, tu connais ma famille, Ouah, je suis vraiment impressionné. » Il se tut quelques instants. « Sérieusement, c’est ça que tu voudrais que je fasse, que je te respecte, que je te supplie de les épargner ? Mais amuse-toi ! Oui, je serais détruit sur le moment, mais ça me renforcera ainsi que notre camp comme lors de toutes les morts précédentes. Roxanne, je ne sais même plus qui sait, elle n’existe plus pour moi, c’est le pire argument que tu pouvais utiliser, tu ne me connais pas aussi bien que tu le crois. Parce que le sympathique petit traitre dans le château a prit peur un jour et a décidé de me faire un petit lavage de cerveau. Mais il n’a pas effacé que sa présence, je n’ai plus aucun souvenir heureux ou malheureux de ma sœur. Trop dommage ! » Ca le rendait tout de même un peu triste, il se demandait ce qu’il ferait s’il la revoyait. Fallait-il qu’ils recommencent tout du début ? Qu’ils tentent de reprendre là où en était leur relation alors qu’elle semblait être quasi-nulle ? Qu’ils en bâtissent une nouvelle sur les bases de l’ancienne ? Il ne pourrait le savoir qu’une fois qu’il aurait quitté Azkaban et ce n’était certainement pas demain la veille… « Quant-à Molly et Lily de tous mes cousins, cousines, ce sont celles avec qui j’ai le moins en commun… Bien que… Non, il y a aussi Rose. Mais qu’est-ce que vous direz à la population après avoir tué deux élèves de sixièmes années avec l’une d’entre elles dont tout Poudlard sait qu’elle n’en a rien à faire de cette guerre et qu’elle veut juste vivre tranquille ? Déjà que la population se pose beaucoup de questions après vos coups d’éclat de cet été, ce serait parfait. Deux adolescentes assassinées. Après les adultes Weasley-Potter, ils s’attaquent à leurs enfants. J’imagine déjà la Une des journaux. Non, jamais tu ne le feras, parce que tu ne peux pas le faire. James passe encore mais jamais ceux qui sont à Poudlard ne seront tués. » C’était une certitude et Hippolyte le savait aussi bien que lui. Il était loin d’être idiot, il savait ce qu’il se passait dans le monde magique aussi bien que lui. « C’est donc ainsi tout ce que tu sais de moi. Mais moi aussi je me suis renseigné, ton boulot ne serait pas plutôt d’être en train d’aider à sauver ton prochain à Ste Mangouste ? Attention, ne te trompe pas de sortilège, ça serait fatal au patient comme à ton diplôme. » Il lui dit ça avec un petit sourire, mais sans insolence. Il respectait ce coté du travail du mangemort, si bien sûr il était sympathique avec ses patients.

« Tu sais, moi, des femmes, j'en trouve quand je veux. Alors que toi... Dans cette cellule, ça risque d'être difficile. Et pour ta gouverne, la folie n'a jamais été un frein dans ma vie, et ne le sera jamais. Je ne suis pas fou. » Si tu le dis mon grand ! Il avait quand même cette lueur de folie dans les yeux lorsqu’il torturait, la même que celle de Voldemort et on ne pouvait plus dire qu’il était sain d’esprit, celui-ci étant tellement détruit par les multiples divisions qu’il avait opérées dessus. Il entendit le ricanement du mangemort et cela confirma les pensées du jeune homme. « Ou presque pas, en tout cas. Comment je le sais ? Parce que parfois je me demande si je le suis. Un véritable fou n'aurait même pas assez de jugeote pour se remettre en question. Je ne suis pas qu'un simple mangemort qui s'occupe de la sécurité tu sais. Je suis aussi médicomage. Crois-moi, la folie, la vraie folie, tu ne l'as pas encore rencontré. » Au moins, il reconnaissait une partie de sa folie. Fred n’avait jamais dit qu’il l’était complètement. Juste un peu, un peu beaucoup… Ce qu’il venait de dire allait très loin, mais c’était tellement vrai. C’est aussi pour cela que Fred savait qu’Azkaban ne l’avait pas encore rendu fou. Mais c’était aussi en partie grâce à ces nombreuses visites. Elles lui permettaient de répondre et d’être lui-même, de faire ce qu’il aimait pendant un court instant. Sans Hippolyte, Fred savait qu’il serait dans un bien pire état même si leurs rencontres étaient parfois dévastatrices. Ca dépendait des fois, cette fois-ci avait l’air bien partie pour l’être moins que d’habitude. Mais il fallait voir avec le temps. Pour l’instant, il n’avait pas eu de réel impact sur le prisonnier mis à part au début, cela allait peut-être changer par la suite. « Oh crois-moi, quand tu la rencontreras, tu le sauras. » Il le savait déjà. Voldemort, il était vraiment fou, mais comment le dire sans se faire tuer par le mangemort. « Tu trouves des femmes, bien, mais est-ce que tu comptes vraiment pour l’une d’entre elles ? Parce que sinon, ça ne change rien que tu sois dans cette cellule ou à l’extérieur. Et rassure toi, j’ai déjà rencontrée la folie. J’ai même subi un interrogatoire dans son bureau. C’est amusant, il y a la même lueur dans ses yeux que dans les tiens avant que tu lances un sortilège ou même quand tu es fier de ce que tu as dit parce que tu penses que ça va me faire du mal. Bellatrix aussi était comme ça, on sait tous comment elle a fini… Mais bon, je te souhaite pas ça tout de même, je ne suis pas comme elle. » Il détestait les sortilèges impardonnables, avait toujours refusé d’en lancer. Il savait qu’il le devrait peut-être un jour au cours d’une bataille, mais il espérait n’avoir jamais à le faire. Il utilisait d’autres sorts, tout aussi efficace. Il se demandait ce que ça faisait mais n’avait pas envie de le savoir. Il avait trop subit de ‘Doloris’ pour avoir envie d’en lancer et n’avait envie de causer la mort de personne. C’était trop risqué. Trop de gens en étaient sortis changés pour qu’il ait envie de vivre la même chose. On lui avait trop pris pour qu’il veuille faire la même chose à d’autres personnes. Même lorsqu’il ruminait sa sortie et sa revanche, il n’avait pas envie de tuer, de torturer. Même Hippolyte qui l’avait fait tant souffrir…


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MessageSujet: Re: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Sam 26 Juil - 6:13

C'est surtout en prison qu'on croit à ce qu'on espère.
fredyte


« Merci ! » Voilà un peu de gratitude et de reconnaissance ! Enfin ! Et si il lui ordonnait de lui lécher les bottes ? Enfin les chaussures, parce qu'il portait des chaussures. Ça pouvait être drôle non ? OU PIRE ! Lui ordonner de le faire sous imperium. Encore plus rigolo. Vous imaginez votre conscience être forte et intangible, mais vous réalisez alors qu'elle est faible, faible, et faible encore et toujours, qu'elle se plie sous un simple sort. Mais il fallait aussi l'avouer, Hippolyte était très doué en matière de sortilèges, et encore plus doué pour les impardonnables. Après tout, il était mangemort. Et même s'il n'occupait pas un rôle considérable au sein du groupe dirigé par Lord Voldemort, il avait tout de même son importance, et s'en accommodait très bien. Avoir un meilleur poste signifiait plus de responsabilité, et s'y consacrer à cent pour cent, et cela, il n'en avait ni l'envie, ni le temps. Il avait de toutes autres ambitions et d'autres loisirs en dehors du travail pour s'amuser. Sa chambre de la douleur, ou sa chambre des tortures, ou sa chambre des expériences, comme il aimait l'appeler avait besoin de lui tous les soirs, et il était suffisamment occupé avec cela. Tout cela pour dire que sa vie lui plaisait fort bien pour le moment et qu'il ne se voyait pas en changer. « Mais je t'en prie. » déclara le jeune médicomage. Le regardant dans le blanc des yeux, Hippolyte crut y déceler une lueur nouvelle : l'insolence. Oui, c'était nouveau. D'habitude, le jeune Fred était moins réactif que cela. Il se contentait souvent d'attendre que son mauvais quart d'heure passe, prenant son mal en patience, le temps que le Français se soit lassé de son petit jeu. Mais aujourd'hui, c'était différent. Hippolyte ignorait ce qui avait changé depuis la dernière fois, mais il avait presque l'impression de rencontrer quelqu'un d'autres, et pour tout avouer, ce n'était pas pour lui déplaire. Il adorait les changements, il adorait les défis, il adorait qu'on le surprenne. Lorsqu'ils évoquèrent la soit-disant inexistante vie sentimentale du médicomage, Fred déclara :  « Ça se voit. » Hippolyte éclata de rire. Mince alors, il était doué, dans son genre. Enfin non, il n'était pas doué. Juste pragmatique. Il suffisait de regarder le jeune homme pour savoir qu'il n'avait pas un physique de tombeur. Et que le plus souvent, les mangemorts n'avaient pas la côte auprès des femmes. À moins que la femme en question soit elle aussi du côté des ténèbres... Néanmoins, Hippolyte n'avait pas envie d'en rester là, et ajouta : « C'est pourtant faux. Crois-le ou non, j'ai eu un contact d'ordre très intime avec une certaine assistance du ministre pas plus tard que la semaine dernière... » Par contact d'ordre intime, il n'entendait absolument pas rapport sexuel. Mais un rapport d'un tout autre niveau, celui qu'il affectionnait encore plus que celui de la chair : le sang. Il se souvenait avec précision le moment où la lame avait planté l'abdomen immaculé de Carrow, et surtout, la jouissance et la satisfaction qu'il avait ressenties en retirant le couteau. Bien mieux qu'un orgasme. Le souvenir de cet instant le rendit béat durant quelques secondes. Il recommencerait volontiers en échange de n'importe quoi.  « C’est pas ce que je voulais dire. Je ne t’imagine pas avec quelqu’un serait plus précis. Comment pourrais-tu rester avec quelqu’un alors que tu sembles dénué de tout sentiment ? Au bout d’un moment, on arrive toujours à une limite. » Hippolyte sourit, comprenant son point de vue. Il répondit : « Certains mangemorts arrivent à conjuguer les deux. Je dois t'avouer que moi non plus, je ne comprends pas comment c'est possible. Mais en tout cas, ce que tu dis est faux, nous ne sommes pas dénués de sentiment. Enfin, moi non. J'ai juste appris à faire la part des choses. La part des choses entre ce que je ressens envers les moldus, et le reste. En ce qui concerne le 'reste', je suis quelqu'un d'absolument normal. » Il corrigea immédiatement : « Ou presque. »

La suite de l'échange fut bien moins cordial. Hippolyte commençait à en avoir marre de ce petit merdeux qui se croyait tout permis. Certes, il l'amusait un peu, mais il prenait trop d'aise, et ça ne plaisait pas au jeune homme. « Pitié non, tout ce que tu voudras mais ne leur fait pas de mal. Je t’en supplie. » Désespéré, Hippolyte n'y crut pas une seule seconde. Finalement, il en avait rien à faire de sa famille. C'était étrange. Lui qui était pourtant persuadé que les Weasley avaient le sens de la famille... Il se trompait. C'était bien une première. Fred ria et applaudit, soulevant la poussière avec ses mains sales.  « Bravo, tu connais ma famille, Ouah, je suis vraiment impressionné. Sérieusement, c’est ça que tu voudrais que je fasse, que je te respecte, que je te supplie de les épargner ? Mais amuse-toi ! » Hippolyte sourit. Drôle cette histoire. De plus en plus amusant, pour être honnête. « Quant-à Molly et Lily de tous mes cousins, cousines, ce sont celles avec qui j’ai le moins en commun… Bien que… Non, il y a aussi Rose. Mais qu’est-ce que vous direz à la population après avoir tué deux élèves de sixièmes années avec l’une d’entre elles dont tout Poudlard sait qu’elle n’en a rien à faire de cette guerre et qu’elle veut juste vivre tranquille ? Déjà que la population se pose beaucoup de questions après vos coups d’éclat de cet été, ce serait parfait. Deux adolescentes assassinées. Après les adultes Weasley-Potter, ils s’attaquent à leurs enfants. J’imagine déjà la Une des journaux. Non, jamais tu ne le feras, parce que tu ne peux pas le faire. James passe encore mais jamais ceux qui sont à Poudlard ne seront tués. » Hippolyte éclata de rire à son tour. Tellement qu'il dut s'accouder au mur poisseux pour ne pas tomber. « Par Morgane, jamais je n'avais entendu autant de conneries en si peu de mots. En tout cas, merci. Si ta sœur, tes cousines, et même le reste de ta famille ne comptent pas à tes yeux, je ne vois pas pourquoi la société devrait s'encombrer d'eux. Tu sais, c'est tellement facile de simuler un accident de nos jours... Les possibilités sont multiples et variées. J'aurai toujours la possibilité de faire ce dont j'ai envie. Je n'ai pas d'autres maîtres que moi-même. Je n'ai de comptes à rendre à personne. » C'était vrai, c'était ça le pire. Si Hippolyte avait rejoint le rang des mangemorts, ce n'était pas pour se faire diriger par un homme. C'était plutôt pour avoir un sentiment d'appartenance, le sentiment que ses compagnons le comprenaient, et ressentaient ce qu'il ressentait. Il haïssait les moldus. Il les haïssait tellement. Ils étaient responsable de la mort de sa petite sœur, et ça, jamais Hippolyte ne pourrait l'accepter. En dehors de cela, Hippolyte était plutôt ouvert et tolérant. Il n'avait rien contre les sang-de-bourbes. Ils étaient l'élite, ils avaient réussi à s'extirper du monde infâme des sans-pouvoirs, ils étaient privilégiés, ils avaient le droit d'exister. Même s'ils lui étaient inférieurs, bien sûr. En tant que sang-mêlé, le jeune homme ne pouvait pas se permettre de juger. Mais il fallait l'avouer, Hippolyte ne tuait jamais de nés-moldus. C'était contre ses convictions. Mais des traîtres à leur sang, ça ne le dérangeait pas. Pas du tout. Oui, le Français était difficile à suivre. Sa manière de penser était incompréhensible pour autrui, et c'était peut-être mieux ainsi. « C’est donc ainsi tout ce que tu sais de moi. Mais moi aussi je me suis renseigné, ton boulot ne serait pas plutôt d’être en train d’aider à sauver ton prochain à Ste Mangouste ? Attention, ne te trompe pas de sortilège, ça serait fatal au patient comme à ton diplôme. » Hippolyte se radoucit. Son travail, c'était quelque chose qu'il n'aurait pas cru apprécier autant lorsqu'il avait choisi cette voie, un peu par hasard, il fallait l'avouer. « Ne t'en fais pas pour mes diplômes, c'est quasiment dans la poche. Crois-le, je suis très bon dans ce que je fais. L'un des meilleurs. » Non, il ne se la pétait pas, il ne se la racontait pas, c'était la stricte vérité. Il fallait être honnête. Être hypermnésique offrait certains avantages que le commun des médicomages ne possédaient pas, et Hippolyte s'en servait de la meilleure manière possible. Sauver des gens, oui, il adorait ça. Blesser des gens pour ensuite les sauver, oui, il adorait ça aussi. « Je n'ai jamais fait aucune erreur, et ça n'arrivera jamais. Jamais. » Sûr de lui le petit médicomage, peut-être un peu trop. Mais il avait toujours eu le goût des choses bien faites. « Je suis très méticuleux, rien ne m'échappe. » C'était vrai. Il faisait toujours très attention. Toujours. Certes, parfois, il donnait des petits coups de couteau dans l'abdomen et dans la cuisse de certaines de ses patientes... Mais elles l'avaient mérité, le cas échéant. « En tout cas, si c'est tout ce que tu sais de moi, c'est bien maigre. Avant d'être médicomage, j'étais sorcier vigile. Pour être tout à fait exact, je le suis toujours. Comme tu as pu le remarquer, je m'occupe également des transferts de prisonniers. Bref, je suis très occupé et très demandé. Je suis un génie. » Modeste? Pas pour un sou.  « Tout le monde rêve d'être moi. » Quoi, c'était vrai? Non? Du moins, il aimait sa vie. Avec ou sans femmes. « Tu trouves des femmes, bien, mais est-ce que tu comptes vraiment pour l’une d’entre elles ? Parce que sinon, ça ne change rien que tu sois dans cette cellule ou à l’extérieur. Et rassure toi, j’ai déjà rencontrée la folie. J’ai même subi un interrogatoire dans son bureau. C’est amusant, il y a la même lueur dans ses yeux que dans les tiens avant que tu lances un sortilège ou même quand tu es fier de ce que tu as dit parce que tu penses que ça va me faire du mal. Bellatrix aussi était comme ça, on sait tous comment elle a fini… Mais bon, je te souhaite pas ça tout de même, je ne suis pas comme elle. » Finalement, Fred était plus sympathique qu'il en avait l'air. Hippolyte commençait presque à s'amuser.  « Bellatrix? Je lui soupçonne une maladie mentale très complexe. Sans doute bien plus pire que la folie. Personnellement, j'aspire à un autre destin qu'elle. Bien moins sanglant. Mais de toute manière, elle était trop exposée. Les mangemorts de haut rang sont ceux qui crèvent le plus rapidement. C'est aussi pour ça que j'ai un véritable métier. Et que je ne passe pas ma vie à tuer des gens. Ce n'est pas mon but. Ce n'est pas non plus ce que je préfère. » Il soupira : « Je vois pas pourquoi je te raconte tout ça... Enfin bon, j'imagine que ça doit te faire du bien d'avoir un peu de visite. Tu dois pas trop avoir l'occasion de parler ici. » Mais pourquoi le jeune français parlait tant ? Il était si bavard aujourd'hui que cela l'étonnait.

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Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé ça et là par de brillants soleils. Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils. Ô douleur ! Le temps mange la vie, et l'obscur ennemi qui nous ronge le coeur, du sang que nous perdons croît et se fortifie ! › ©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Dim 17 Aoû - 0:02


Torture moi, garde moi prisonnier ou réduis moi en poussière, ça ne changera pas la vérité.

Fred était insolent, il le savait mais il s’en moquait. Il en avait marre qu’Hippolyte vienne lui rendre visite. Il se disait que peut-être il arriverait à le faire dégager s’il ne lui donnait pas la satisfaction d’avoir un impact sur lui. Il savait que ce ne serait certainement pas le cas mais il tentait. Parce que si ça fonctionnait ça serait l’une des plus belles choses qui pouvaient lui arriver. Plus d’Hippolyte, il serait tranquille et pourrait arrêter de vivre dans la peur des visites de cette personne. Bon, il y en aurait toujours un pour le remplacer mais il serait peut-être un peu moins malade dans sa tête et sadique. Etait-ce trop espérer de la part d’un mangemort d’être moins sadique ? Peut-être… Il dit ce qui lui passait par la tête lorsqu’Hippolyte parla de sa vie sentimentale. Comme s’il pouvait en avoir une franchement. Lui ? Impossible. C’était ce que Fred dit au départ. Il était trop tapé, trop dénué de sentiments pour rester avec quelqu’un. Et qui voudrait rester avec quelqu’un comme lui ? A moins qu’elle ne soit comme lui bien entendu. Il ne l’imaginait pas avec une femme et c’est ce qu’il allait rectifier avant qu’il n’éclate de rire et lui réponde. « C'est pourtant faux. Crois-le ou non, j'ai eu un contact d'ordre très intime avec une certaine assistance du ministre pas plus tard que la semaine dernière... » S’il était bien vue de l’assistante du grand chef Voldemort et bien tant mieux pour lui. Mais Odette Carrow avait cette réputation depuis bien longtemps. Franchement, bravo à elle ! En regardant le visage perdu dans ses souvenirs du mangemort il se dit qu’il ne pouvait pas l’inventer. Rester juste à savoir ce qu’il s’était réellement passé. Et puis, comme il l’avait dit plus tôt, une fois ce n’est pas une vraie relation. Pour Fred c’était sur la durée que ça lui paraissait impossible. Lorsque celle-ci se rendrait vraiment compte de son caractère ou que lui-même se serait lassé. Il réussit à se reprendre. Et étonnamment le mangemort lui sourit et ça semblait ni sincère, ni moqueur. Ce sourire semblait plutôt montrer de la compréhension et quelque part un accord avec ce qu’il venait de dire. Ca paraissait impossible au prisonnier qui attendait donc la suite.

« Certains mangemorts arrivent à conjuguer les deux. Je dois t'avouer que moi non plus, je ne comprends pas comment c'est possible. Mais en tout cas, ce que tu dis est faux, nous ne sommes pas dénués de sentiment. Enfin, moi non. J'ai juste appris à faire la part des choses. La part des choses entre ce que je ressens envers les moldus, et le reste. En ce qui concerne le 'reste', je suis quelqu'un d'absolument normal. » Il se reprit avant même une seconde. « Ou presque. » Eh ben, il le reconnaissait et était d’accord avec lui. Fred n’y croyait pas lui-même. Il n’aurait jamais cru qu’il aurait pu à quel moment que se soit lui dire qu’il était du même point de vue que lui. Mais il ne se disait pas dénué de sentiments. C’était une grande nouvelle, encore faudrait-il qu’il le montre ! Parce que pour être capable de torturer à ce point, ce n’était pas vraiment les mêmes sentiments que ceux qu’on est censée avoir avec une femme dans un couple. Et là, Fred ne sut pas pourquoi ça sortit de sa bouche, mais la question fusa. Il savait qu’il n’aurait jamais dû la poser mais c’était trop tard. Qu’est-ce qu’il lui avait bien pu lui prendre ? « Qu-est-ce que tu as contre les moldus ? » Il devait bien avoir des raisons non ? Fred changea de tête lorsqu’il s’aperçut qu’il avait dit à voix haute ce qu’il ne faisait que penser. Il savait qu’il n’aurait jamais dû poser cette question et espérait que le mangemort se contenterait de lui expliquer ses raisons…

« Par Morgane, jamais je n'avais entendu autant de conneries en si peu de mots. En tout cas, merci. Si ta sœur, tes cousines, et même le reste de ta famille ne comptent pas à tes yeux, je ne vois pas pourquoi la société devrait s'encombrer d'eux. Tu sais, c'est tellement facile de simuler un accident de nos jours... Les possibilités sont multiples et variées. J'aurai toujours la possibilité de faire ce dont j'ai envie. Je n'ai pas d'autres maîtres que moi-même. Je n'ai de comptes à rendre à personne. » Fred ne montra en rien que ça l’embêtait. Il n’avait pas envie de lui donner cette satisfaction. Il voulait lui faire croire qu’il s’en moquait. Bien entendu, ce n’était pas le cas, mais ainsi il n’avait plus d’impact sur lui. Il faut dire que Fred avait un peu exagéré les choses. Il aimait sincèrement sa famille, mais il ne voulait pas qu’il s’attaque à celle-ci. Mais cette réponse, Fred aurait dû s’y attendre. L’impassibilité qu’il montrait, ou pensait montrer était sa seule réponse en ce moment. « Si tu le crois. » Il se tut, il n’était pas maitre de tout ce qu’il voulait. « Tu n’es maitre de rien de tout, tu es comme moi, prisonnier de cette société que tu ne diriges pas. S’il veut te faire disparaitre, tu disparaitras, comme tu l’as dit, il est facile de simuler un accident. Et même si comme tu le dis tu n’as pas de maitre, ce n’est pas pour autant que ton moindre faux-pas ne peut pas t’être fatal. » Fred avait dit ce qu’il pensait. Mais Hippolyte devait déjà le savoir non ? Il ne semblait pas si idiot. « Et tu crois vraiment que les gens seraient dupes si tous les accidents s’abattaient sur les Weasley-Potter. Parce que c’est vrai qu’une attaque de loup-garou, c’est un accident, mais personne n’a été dupe sur la mort de ma mère. » Prend ça. Un accident, s’il touchait un Potter ou un Weasley, ne resterait pas un accident. Surtout s’il y avait plusieurs victimes. Néanmoins, Fred ne le croyait pas capable de faire du mal à sa famille. Il faisait ça uniquement pour l’impressionner et aujourd’hui le rouquin avait prévu de ne pas le laisser gagner. Et plus la conversation avancée, plus il se sentait fort. Il n’était pas comme les autres jours. Le fait qu’il ne se soit pas laisser abattre du départ lui avait donné des forces. Peut-être qu’elles l’abandonneraient plus tard, mais pour l’instant, elles restaient présentes. « Ne t'en fais pas pour mes diplômes, c'est quasiment dans la poche. Crois-le, je suis très bon dans ce que je fais. L'un des meilleurs. » Le prisonnier lui montrait qu’il savait aussi qui il était, enfin, le peu qu’il savait... Qu’il soit bon par contre, l’ancien leader du Code Phénix n’y croyait que moyennement. « Je n'ai jamais fait aucune erreur, et ça n'arrivera jamais. Jamais. » Eh ben, il semblait sûr de lui. Fred en fut même impressionné. Il croyait désormais vraiment le mangemort lorsqu’il lui disait aimer son métier malgré ce qu’il aurait pu croire au départ. Il semblait vraiment avoir envie de ne pas faire d’erreur. « Je suis très méticuleux, rien ne m'échappe. » Fred sourit parce qu’il le croyait sur paroles. Il l’avait vu à l’œuvre lorsqu’il venait lui rendre visite. Il ne faisait rien au hasard. « Sûr de toi, c’est toujours à ce moment là que ça casse… » Exemple numéro un : le Code Phénix, c’est lorsqu’ils avaient pris de l’assurance qu’ils s’étaient fait prendre, ils étaient trop sûrs d’eux. Exemple numéro deux : Alienor, c’est lorsqu’il pensait sa vie future parfaite avec sa petite-amie qu’elle l’avait laissée tombée. Exemple numéro trois. Bon on en a eu assez ! Reprenons le sujet de la petite discussion entre le mangemort et le prisonnier. Mais peut-être que des mésaventures pareilles n’arriveraient pas à Mr Deveraux, peut-être les Dieux étaient-ils de son coté. « En tout cas, si c'est tout ce que tu sais de moi, c'est bien maigre. Avant d'être médicomage, j'étais sorcier vigile. Pour être tout à fait exact, je le suis toujours. Comme tu as pu le remarquer, je m'occupe également des transferts de prisonniers. Bref, je suis très occupé et très demandé. Je suis un génie. » Un sourire commença à naitre sur les lèvres du rouquin et se transforma en rire à l’entente à l’ajout d’Hippolyte. « Tout le monde rêve d'être moi. » Pour la première fois, Fred le trouvait vraiment amusant. Ce mangemort était vraiment étrange, bizarre et marrant. Tellement sûr de lui, si peu modeste. Comment Fred aurait-il pu ne pas rire en entendant ça. C’était peut-être une blague qu’il faisait. D’ailleurs le rouquin ne pensait même plus au début et aux nombreux rôles qu’avait occupés son tortionnaire tellement la fin l’avait surpris. Il ne savait même pas ce qu’il aurait pu répondre à quelque chose d’aussi marrant. D’ailleurs ça faisait longtemps que Fred n’avait pas rit pour de vrai en prison, mais il venait de lui faire ce cadeau. Fred ne se souvenait pas comment ça pouvait lui faire du bien. « Merci pour ce moment de franche rigolade que tu m’as apporté. » Il se tut. Il n’y avait rien à rajouter, à moins d’être complète idiot, Hippolyte devait avoir compris qu’il n’avait aucune envie d’être comme lui. Qui le voudrait ? Seul, à moitié psychopathe, aimant plus que tout torturé et faire du mal, non, Fred avait vraiment aucune envie de ressembler à quelqu’un comme lui. « Tu te lances souvent des roses comme ça ? On t’a pas fait assez de compliments avant ? » Fred ne savait pas qu’il s’approchait d’un sujet qui pouvait être un peu sensible pour le français, comment aurait-il pu. « Parce que si tu viens me voir juste dans le but que je te dise que tu es mon modèle et que j’ai envie d’être toi fallait le dire du début, j’aurais menti pour te faire plaisir et ça aurait été fini. » Et après, ça en aurait été fini des visites interminables du mangemort, fini de sa méchanceté, de son coté sadique.

« Bellatrix? Je lui soupçonne une maladie mentale très complexe. Sans doute bien plus pire que la folie. Personnellement, j'aspire à un autre destin qu'elle. Bien moins sanglant. Mais de toute manière, elle était trop exposée. Les mangemorts de haut rang sont ceux qui crèvent le plus rapidement. C'est aussi pour ça que j'ai un véritable métier. Et que je ne passe pas ma vie à tuer des gens. Ce n'est pas mon but. Ce n'est pas non plus ce que je préfère. » Ah oui, la folie. Il faut le dire, Hippolyte est un peu fou sur les bords, Fred continue de le penser quoi qu’il puisse dire. Ce n’était pas au point de Bellatrix ou même de leur grand chef adoré nommé Voldemort mais il était bel et bien un peu fou d’un coté. Les yeux qui s’illumine sous le torture, en voyant du sang, en voyant les autres souffrir, ça restera toujours de la folie pour le prisonnier. « Alors fallait peut-être pas me rendre visite et rendre visite aux autres prisonniers, à moins que je ne sois privilégié. Parce que maintenant je sais qui tu es et qui sait ce qui pourrait arriver après ? » Oui après l’évasion. Il l’avait tellement fait souffrir, qui sait ce qui pourrait passer dans la tête du rouquin une fois qu’il se retrouverait face à lui à l’extérieur de la prison. Parce que de toutes les personnes qui avaient rendu visite au rouquin, Hippolyte était celui qu’il détestait le plus avant ce jour-là. Mais ce n’est pas parce qu’un jour il lui était plus sympathique qu’il l’était vraiment. Les autres, ce n’avait été que douleur et torture, mais Hippolyte l’avait vraiment fait souffrir, mentalement parlant, bien plus que tous les autres réunis. « Fallait peut-être y penser avant de venir nous rendre visite et de chercher à nous blesser. » Il lui fit un sourire moqueur. « Alors qu’est-ce que tu préfères dans ton beau rôle de mangemort ? Torturer ? » Fred braqua son regard fatigué mais aussi légèrement moqueur et intelligent en ce jour particulier dans les yeux du mangemort. Il lui avait laissé une brèche depuis le début de leur rencontre et le rouquin était en train de l’exploiter jusqu’au bout. Peut-être que ça se terminerait mal, mais ça ne pourrait pas être pire que s’il n’avait rien tenté. Et Fred ne pensait pas que ce serait le cas, il avait la sincère impression que le médicomage en formation n’avait pas envie de ça ce jour-là. Il avait l’impression qu’il s’amusait lui aussi. Un duel verbal s’était engagé et c’était un peu à celui qui perdrait sa langue en premier ou réussirait à clouer le bec de l’adversaire. « Je vois pas pourquoi je te raconte tout ça... Enfin bon, j'imagine que ça doit te faire du bien d'avoir un peu de visite. Tu dois pas trop avoir l'occasion de parler ici. » Fred le regarda. Pourquoi était-il comme ça en ce jour ? « Tu serais étonné de voir le nombre de visites que je reçois. Je suis quelqu’un de très demandé. » Il sourit. A force de répondre, il était redevenu le Fred d’avant, celui qu’il avait du mal énormément de mal à rester à Azkaban. Celui qui ajoutait toujours de l’humour quel que soit le type de conversation. Quelle soit grave ou légère, avec un ami ou un ennemi, avec quelqu’un de haut placé ou avec un cousin. Peut-être qu’il n’aura pas dû être ainsi avec le sorcier qui se tenait en face de lui mais il ne réagissait même plus. L’insolence du départ de Fred disparaissait peu à peu, laissant place à une conversation un peu plus civilisée, malgré les quelques piques lancées de temps en temps. « Mais malheureusement, non, elles ne m’entrainent juste à ne rien dire et à la mettre en sourdine. » Jamais il ne parlerait, jamais. Alors oui il avait des visites, mais il n’ouvrait pas souvent la bouche ou seulement pour faire quelques remarques par-ci, par-là. C’était si triste d’avoir de la visite et de ne pas pouvoir parler. Au moins cette fois, il pouvait parler. Et le fait que ça dure lui faisait peu à peu oublier le début de leur conversation et les images des morts de sa famille. Le départ du mangemort serait peut-être moins dur que les fois précédentes. Car s’il n’avait jamais rien montré à Hippolyte de sa détresse lors de ses passages, il en sortait toujours brisé. Il se contentait d’habitude d’attendre la fin, il semblait avoir bien fait de se rebeller et de réagir pour une fois, rien qu’une. « Au passage, tu pourras dire bonjour à Mr Mulciber et lui dire que j’attends avec impatience sa troisième visite pour cette semaine. C’est vrai que je commence à m’impatienter, d’habitude il vient plus régulièrement. Il me manquerait presque. » Hypérion Mulciber, le principal danger de Fred. Parce qu’il avait compris. De tous, c’était le seul qui avait compris. Hippolyte venait pour s’amuser, les autres cherchaient à obtenir des informations sur James qu’il ne possédait pas, mais aucun d’entre eux ne pensaient aux raisons qui l’avaient poussé à ne pas rejoindre son cousin et à se faire enfermer. Aucun à l’exception d’Hypérion. « Mais je dois bien avouer que ta visite d’aujourd’hui aura été plus agréable que les précédentes et m’aura au moins permis de parler. » Sourire presque sincère. Qui aurait cru qu’il puisse un jour dire ces mots sans s’écorcher la langue ?


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MessageSujet: Re: What does not kill me makes me stronger - Hippo   Dim 11 Jan - 4:22

C'est surtout en prison qu'on croit à ce qu'on espère.
fredyte


Hippolyte était épuisé de ces chamailleries, même si au fond de lui-même, cela lui apportait une très grande satisfaction. Il ignorait pourquoi il adorait venir visiter certains prisonniers en particulier, il ignorait pourquoi il adorer le voir lui. Fred Weasley, c'était quelqu'un qui le faisait rire, qui l'amusait, qui le faisait réfléchir aussi. Hippolyte n'était pas né mauvais. Certainement pas. Il l'était devenu à cause de biens mauvaises expériences de vie, mais maintenant, son existence se résumait à cela : tuer, torturer, se divertir avec des cadavres. Mais qu'en avait-il réellement à faire ? Il n'avait personne sur qui compter, personne qui se préoccupait de lui, de ses envies, de ses angoisses et de ses peurs. Et quand on avait personne à qui tenir et personne qui ne tenait à vous, on avait aucun sentiment, non ? Hippolyte tourna les talons avec la ferme intention de partir. La petite entrevue entre lui et le fils Weasley était terminée. Il en avait assez. « Qu-est-ce que tu as contre les moldus ? » Hippolyte se retourna doucement, croisa les yeux du jeune homme, un regard à couper le souffle, un regard qui te fusillait sans arme et sans baguette, un regard qui glaçait l'échine, un regard qui donnait la chaire de poule, un regard qu'on avait guère envie de revoir. « Qu'est-ce que ça peut te foutre ? Ce ne sont pas tes affaires. » Bien sûr qu'Hippolyte avait ses raisons. Il n'était pas comme les autres mangemorts qui haïssaient les sang-mêlés, les sang-de-bourbes et les moldus. Hippolyte était différent. Tellement différent. Pour lui, le sang était sans importance. Seuls les pouvoirs l'étaient. Les nés-moldus avaient des pouvoirs et ne méritaient pas qu'on les achève. Un flux de sentiments s'empara du cœur du jeune français, des sentiments troubles et sombres. Un flashblack lui rappela soudainement pourquoi il haïssait tant les moldus, pourquoi il n'avait qu'une seule envie, éradiquer le moindre moldu de la surface du globe.

« Tu n’es maitre de rien de tout, tu es comme moi, prisonnier de cette société que tu ne diriges pas. » Les mots de Fred s'accumulaient sans qu'Hippolyte ne parvienne à y donner un sens. Il n'avait que le goût, le goût du sang dans sa bouche, le goût de chacune de ses victimes, celles qu'il avait tuées pour venger le décès de sa cadette, de son amour, de sa princesse, de sa petite sœur, son étoile dans le ciel, le soleil de sa constellation. Rien n'avait jamais été plus important qu'elle. Rien ni personne n'avait jamais compté autant qu'elle aux yeux du médicomage. Et même s'il n'en avait jamais parlé à personne, son souvenir se rappelait à lui à chaque moment de la journée, et son souvenir était gravé sur sa peau également. Sans y songer, ses doigts touchèrent sa poitrine, à l'endroit précis où le tatouage incrusté dans sa chair lui permettait de ne jamais oublier. Jamais oublié qu'elle était morte. « Merci pour ce moment de franche rigolade que tu m’as apporté. » Hippolyte continua de penser à Lutine sans répondre. Il s'en fichait de Fred, et s'il s'était écouté, cela ferait longtemps qu'il l'aurait tué. Mais c'était contre le règlement de la prison. Quel dommage. « Alors fallait peut-être pas me rendre visite et rendre visite aux autres prisonniers, à moins que je ne sois privilégié. Parce que maintenant je sais qui tu es et qui sait ce qui pourrait arriver après ? Fallait peut-être y penser avant de venir nous rendre visite et de chercher à nous blesser. » Un sourire ironique s'installa sur les lèvres du mangemort, alors qu'il reprenait le fil de la conversation. « Mais tu crois peut-être que cela me fait peur ? J'ai tout vu, tout vécu, tout affronté. Alors si tu crois que c'est toi qui va me faire peur, tu te fourres la baguette dans l'oeil. » Il allait continuer lorsque Fred demanda : « Alors qu’est-ce que tu préfères dans ton beau rôle de mangemort ? Torturer ? » Hippolyte hocha la tête négativement : « Nooon. La traque. Bien plus excitant. » Après cela, il se questionna lui-même, demandant à voix haute pourquoi il lui racontait tout cela. Après tout, ce n'était qu'un vulgaire prisonnier qui n'avait rien demandé à personne, qui ne méritait pas non plus qu'il s'attarde sur son sort. « Tu serais étonné de voir le nombre de visites que je reçois. Je suis quelqu’un de très demandé. Mais malheureusement, non, elles ne m’entrainent juste à ne rien dire et à la mettre en sourdine. Au passage, tu pourras dire bonjour à Mr Mulciber et lui dire que j’attends avec impatience sa troisième visite pour cette semaine. C’est vrai que je commence à m’impatienter, d’habitude il vient plus régulièrement. Il me manquerait presque. Mais je dois bien avouer que ta visite d’aujourd’hui aura été plus agréable que les précédentes et m’aura au moins permis de parler. » Hippolyte sourit. « Tant mieux si tu ne t'ennuies pas. Tant mieux. Je suis content pour toi. Quant à Mulciber, je lui passerai le mot avec plaisir. Ce que tu fais avec les autres, je m'en fiche. Totalement. Comme je me fiche de tout ce qui se mettent en travers de mon chemin et qui croient que je vis selon les règles qu'ils instaurent. Ma vie n'est dirigée que par les règles que j'établis moi-même. Le reste m'importe peu. » Hippolyte réajusta sa chemise et resserra sa cape. Il sortit sa baguette, et d'un geste sec et rapide lança un petit doloris. Il fallait bien que Fred garde un petit souvenir de sa visite non ? Sinon, à quoi cela servait-il? A part lui délier la langue et satisfaire les besoins maladifs et sadiques d'Hippolyte? « Juste pour le plaisir. Il ne faut pas perdre ses mauvaises habitudes, n'est-ce pas? » déclara-t-il. « Sur ce, je te souhaite une très bonne journée. Et je te dis à très bientôt. On se reverra bien avant que je n'aie eu le temps de te manquer. »

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