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 (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.

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MessageSujet: (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.   Sam 24 Aoû - 13:45


On a grandit ensemble c´est fou comme on se ressemble,
quand tu tombes moi je pleure, quand j´ai froid toi tu trembles.
Fallait que j´te dise que mon bonheur t´es dédié,
que tu peux marcher sur mon coeur car mon coeur est a tes pieds.

Tu es énervée aujourd’hui, sans savoir pourquoi mais t’as royalement l’impression que tout vade travers, que rien ne se passe comme tu le souhaiterais. Tu viens encore de recevoir un T en potions avec en commentaire : « Vous êtes désespérante, mademoiselle Walsh. » Tu commence à y croire. Vraiment. Les études, ça ne doit pas être fait pour toi. Pourtant, tu commence à y mettre de la bonne volonté, du moins un peu au moins, tu essayes véritablement de te dépasser mais…y’a tellement de tentations, tellement de choses plus intéressantes à faire que d’étudier. L’autre jour, tu voulais travailler ton devoir de métamorphoses mais tu sais pas pourquoi ni comment, tu t’es retrouvée sur le toit à siroter une bouteille de vin blanc moldu avec une de tes camarades de dortoir. Le vin, t’aimes ça en vérité bien qu’en soirée, lorsque tu veux vraiment te défouler, tu préfères boire de l’alcool fort parce que ça te fait tourner la tête bien plus vite et que comme ça tu peux te lâcher dès le début de la fête. Même avant que tu ne montes sur les toits, tu savais que c’était pas bien de faire ça, que t’aurais eu bien meilleur temps de bosser, mais t’as pas réussi à t’y résoudre parce que tu savais que de toute façon, si tu ne montais pas avec ta camarade, tu te serais perdue dans la lecture de ta nouvelle trilogie, celle que tu t’étais offerte lors de ta dernière virée à Pré-au-Lard, il y’a de cela bien longtemps aujourd’hui. Tu en es déjà au troisième bouquin et tu ne lis que rarement, quand tu n’as vraiment rien à faire et que Kit te tape sur les nerfs. Ouais, t’as beaucoup lu ces derniers temps, pendant que vous étiez en froid. T’as eu le temps de te rendre compte que s’il n’était pas là, tu n’avais pas la motivation de faire grand chose, que c’était beaucoup moins drôle de faire les choses toute seule et que tu préférais au moins mille fois les faire à deux. Vous vous êtes réconciliés, avec Kit, mais t’arrives pas à oublier. T’arrives pas à oublier qu’il a joué avec ton cœur alors que t’avais essayé de le lui ouvrir, de lui faire comprendre tes sentiments. C’est pas que tu veuilles le faires souffrir mais t’as ce terrible besoin de vengeance qui te ronges de l’intérieur, ce besoin contre lequel t’as tellement de peine à lutter. Une manigance horrible. T’as tout manigancer pour lui faire du mal toi aussi en oubliant toutes les fois où c’est lui qui t’a remonté le moral. Tu t’en veux d’être égoïste comme ça mais cette fois tu n’arrives pas à passer au dessus. Il a piétiné ton cœur, il en a fait de la bouillie et tu ne pouvais pas rester sans rien faire. T’as demandé à ton nouveau pote Nathanaël de faire semblant d’être amoureux de toi et tu sas que Kit va devenir fou. Il va devenir fou parce qu’il déteste le Gryffondor et qu’ils sont souvent en rivalité dans ce qu’ils entreprennent. Mais tu devais taper fort, tu devais lui rendre la monnaie de sa pièce. Normalement, t’es pas aussi mauvaise avec Stefan parce que tu l’aimes trop, que t’es beaucoup trop attachée à lui, mais cette fois, il t’a fait trop mal et t’arriveras pas à lui pardonner s’il reste impuni. Tu te vomis de penser ainsi, c’est dégueulasse et tu le sais, mais il a du comprendre, après toutes ces preuves de faiblesse, que t’étais amoureuse de lui et lui, il te ménage pas. Il te ménage pas parce qu’il s’en fou. Il ne te ménage pas parce que tes sentiments ne sont pas réciproques. T’as jamais été amoureuse Eden, du moins, pas vraiment, mais lui, c’était différent. Tu marches le long du couloir vide et les gens te bousculent pour passer ce qui a le don de faire monter le thermomètre de ton énervement. Ton devoir misérable de potions dans la main, tu tentes de rejoindre le parc pour fumer une cigarette et te changer les pensées. Au fond de toi, tu espères ne pas croiser Nathanaël, tu n’as pas envie qu’il te rappelle encore une fois que tu as une dette envers lui. Tu le sais. Il te tend une perche pour te sortir d’une situation qui te blesse alors que lui, concrètement, à part rendre fou son pire ennemi, il n’y gagne rien. Tu arrives dans le parc après une bonne vingtaine de minutes et… tu le vois. Tu le vois au loin, assis contre votre arbre à vous deux, celui sous lequel vous avec l’habitude de vous rejoindre. Ton cœur s’accélère et ça te fait franchement plaisir de le voir, t’en as besoin, t’as besoin de sa légèreté pour te changer les idées, t’as besoin qu’il te prenne dans ses bras. Arrivée à sa hauteur, tu ne le regardes même pas, tu ne remarques pas qu’il ne sourit pas et qu’il a cet air grave que pourtant tu ne lui connais pas. Tu t’assieds à côté de lui en tirant sur ta cigarette, celle que tu as allumée pendant que tu venais le rejoindre. Le briquet craque et laisse transparaitre une flamme d’un orange vif, cette même flamme qui deux secondes après se retrouve sous l’angle de ton devoir de potions qui, tout doucement, part en fumée. C’est alors que tu te tournes vers ton ami et que tu remarques son imposant œil au beurre noir. Tu frissonnes. Tu poses une main sur sa joue et pousse un peu son visage de ses doigts histoire de contempler l’ampleur des dégâts : « C’est pas beau ce que t’as là. » C’est rare que tu vois ce genre de situation, normalement, il fait attention à ne pas avoir de marque lorsqu’il se bat et tu sais que si les traces sont apparentes, c’est que le jeu devait clairement en valoir la chandelle. Ca te fait de la peine, tu sais que cet œil doit le faire souffrir et t’as horreur qu’il souffre. T’as horreur qu’il souffre parce que tu ressens toujours sa peine, que vous avez toujours été liés et qu’encore aujourd’hui, tu lis en lui avec une facilité déconcertante. « Merde mais t’as foutu quoi encore ? Tu t’es encore battu pour savoir qui avait le plus de succès auprès des filles ou quoi? Elle en vaut la peine au moins? Tu vas finir mal si tu continues à toujours t’embrouiller bêtement avec tout le monde. Ca me fait chier pour toi que t’aies l’œil aussi enflé…même si c’est bien fait. Enfin je veux dire, faut arrêter d’avoir le sang chaud comme ça, une fois ne devrait pas être coutume. Tu te bats tout le temps Kit. J’aime pas ça moi. » Tu ne te doutes pas une seule seconde des raisons de sa bagarre Eden et pourtant tu parles. Tu parles parce que c’est tellement plus facile de parler que de comprendre, que t’es incapable de deviner que c’est sa manière à lui de te dire qu’il t’aime à en crever. Non. Toi tu ne comprends pas. Sans réfléchir tu sors la baguette qui réside dans la poche arrière de ton pantalon et tu fais apparaître de la glace que tu lui tends avec un sourire forcé mais qui se veut sincère : « Tiens, ça devrait aider à dégonfler. » Tu fumes ta cigarette pendant qu’il se saisit de la glace et la pose sur son œil endolori. Certes, il mérite de payer de t’avoir brisé le cœur, mais pas de cette manière, pas de la part de quelqu’un d’autre. Tu ne supportes pas la simple idée qu’une autre personne que toi ait pu lui faire du mal, tu boues de l’intérieur. T’as envie de pleurer tant ça t’énerves mais tu te retiens parce que si tu le fais, il va prendre la grosse tête. Après tout, tu lui as presque dit mot pout mot que tu étais amoureuse de lui ces derniers temps et s’il ne l’a pas compris, c’est qu’il aurait encore eu meilleur temps d’être aveugle car il ne voit rien du tout. « Tu t’es battu avec qui cette fois, bad boy? » Qui que ce soit, tu le lui fera payer. Personne, hormis toi, n’a le droit de toucher à son corps pour lui faire autre chose que du bien et tu maudis toutes ces femmes qui l’ont touché pour lui faire du bien aussi enfaite. Tu aurais voulu être la seule, mais plus les jours passent et plus tu comprends. Tu comprends que tes sentiments ne sont pas réciproques et que tu dois tourner la page. Inconsciemment, tu te félicites de ta fausse relation avec Nathanaël, au moins, il te croira forte, il ne te croira pas éprise de lui à en mourir et il n’aura sur toi, aucun moyen de pression. Mais tout ce que tu dis là Eden, au fond, c’est des conneries. T’as qu’une envie en ce moment précis : le prendre dans tes bras et le réconforter parce que de se battre, c’est jamais agréable. Le problème, c’est que t’as déjà ravalé ta fierté une fois. Tu l’aimes mais tu ne peux pas être faible, pas encore une fois.

__________


I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.   Lun 26 Aoû - 7:51

Cette bagarre t’a fait mal, au nez, à la mâchoire, à l’œil, mais aussi au cœur. Tu en trembles encore à ce souvenir. La vision que tu as de Nathanaël fonçant sur toi est trop forte. Le souvenir de ta Eden qui embrasse ce connard est marqué au fer rouge dans ton cœur. Et pourtant tu ne comprends toujours pas, tu ne vois pas plus loin que ton nez. La seule conclusion qui te vient à l’esprit est ‘Eden est ma sœur cachée’ car l’amour d’un frère et d’une sœur est éternel. Pourtant tu as presque juste, le sœur est bon, il faut juste que tu y rajoutes ‘âme’ devant. Oui, Eden est l’amour de ta vie, il faut que tu t’en rendes compte un jour Stefan. Il est grand temps que tu te bouges et que tu comprennes. Seulement non, la seule chose que tu regardes et à laquelle tu penses c’est ton œil. Ton putain d’œil endoloris sous les coups de Crickson, avec rage tu repousses la poche magique de glace éternelle qui recouvre ton œil et avec l’autre, tu fixes le rouge et or. Tous les deux vous êtes allongés dans vos lits d’infirmerie et vous espérez la guérison. Ted et Victoire étant enfermés à azkaban, l’infirmerie était devenue un vrai foutoir. Les soins n’étaient prodigué que par pur hasard et une fois sur deux le remède n’était qu’un verre d’eau avec du sucre. Pour toi, Stefan, habitué aux coups puis aux réparations parfaites de Ted Lupin, c’était un coup dur. Tu avales son verre d’eau et jures que demain tu trouveras des sorts de guérisons… enfin non, il est grand temps que tu te trouves une nouvelle copine qui te procureras des soins. Il fallait être fou pour croire que tu t’en procurerais tout seul, quelle idée. Ton œil gauche croise celui de Nathanaël, peut être qu’un jour une complicité existera entre vous deux, mais aujourd’hui ce n’est que de la haine. Pourtant si vous rejoignez vos forces vous pourriez quitter cet endroit au plus vite, en faisant un plan à deux. Seulement tu es las et fatigué, alors tu laisses tomber ta tête sur l’oreiller et, sans réfléchir plus que cela, tu t’endors. « Debout mécréant. » Il te faut plusieurs secondes et un jet puissant d’eau dans la gueule pour que tu comprennes ce qu’il vient de se passer. C’est le mangemort infirmier, enfin l’espèce de, qui t’a réveillé pour que tu te casses. Après avoir jeté un coup d’œil, tu remarques que le rouge et or est déjà parti. Bien, au moins il n’aura pas vu ton réveil catastrophique, ce qui l’empêchait déjà une bonne dose de moquerie, il ne fallait pas trop s’en plaindre. Sans plus attendre tu te relèves et t’habilles en quatrième vitesse pour quitter l’infirmerie dans les plus brefs délais. Ton œil te fait mal et tu hésites à te regarder dans un miroir, mais tu ne veux pas vraiment imaginer la tête que tu as. D’habitude tu ne laisses jamais de trace de tes bagarres, tu sais comment ta meilleure amie réagit et ça ne te plait pas. Les seules marques que tu avais gardées auparavant dévoilaient tes plus belles batailles. La toute première contre Alistair, ce n’était qu’un jeu pour lui, mais toi tu avais souffert plus que la normal, tu ressens encore chaque coup dans ton estomac déjà endoloris, tu te souviens de chaque frappes au visage déjà meurtri. Ce sont des souvenirs qui font partis de toi. Il y avait aussi eu le premier combat contre le premier copain d’Eden, ce sale Fred qui avait osé la toucher. Il t’avait ouvert l’oreille et la cicatrice n’a jamais bougé. Ton premier nez cassé, par Clint O’Tool, ce combat avait été un suicide, tu t’étais jeté dans la gueule du mangemort juste par plaisir. Seul ton œil droit avait été intact à la fin de l’entrevue. Ta feu-mère ne t’aurait sûrement pas reconnue après cette bouillie de ton être, heureusement qu’elle ne faisait plus partit de ce monde. Tu soupires en te disant que cette fois-ci cette marque sur ton œil n’est pas volontaire et que pire, on va te poser des questions. Certes bon nombres d’élèves vont t’éviter et ça c’est tant mieux, mais les plus coriaces n’hésiteront pas. Bien sûr tu vas mentir, tu ne peux avouer à personne ce que tu as fait. Comme expliquer que tu t’es battu pour une fille qui ne t’aime pas et qu’en plus tu t’es fait laminé parce que ce n’était pas une vraie bagarre ce n’était qu’un leurre. Tu détournes le regard et cours dans le couloir. Merde. Ils te saoulent tous à vouloir te faire la moral et t’expliquer ce que tu dois faire de ta vie. Tu cours vers le parc, sur votre arbre. C’est la seule chose qui pourrait te détendre : elle sans elle. Eden pourrait te calmer instantanément et stopper la douleur de ton cœur, mais la voir te rappellerait trop de choses et tu ne peux pas lui expliquer. Elle n’hésiterait pas à te demander, à t’harceler, elle veut savoir. Or tu ne peux pas lui mentir, tout comme tu ne peux pas le lui expliquer. Et merveille, cet arbre votre arbre a son odeur. Tu te sens chez toi, allongé sur la branche. Tout va mieux. Alors tu fermes les yeux et tu t’allonges face au ciel. Ce n’est pas confortable, ton dos te démange, mais tu restes. Calmement ta respiration retourne à la normale, calmement tu finis par te sentir bien. Les bruits de pas ne t’inquiètent pas, il y a beaucoup de monde dans le parc à cette heure-là, seulement au moment où tu sens qu’on se rapproche trop de ton arbre tu te poses des questions, quelqu’un s’appuie sur l’arbre. Tu te lèves prêt à défendre ton territoire, mais une odeur remonte le long de l’arbre, une odeur que tu reconnais bien : celle de la cigarette d’Eden. Cela fait quatre ans qu’elle fume les mêmes, quatre ans que tu fumes les mêmes du coup. Personne n’a réussi à la faire changer d’avis, c’est sa marque de fabrique. Alors tu n’as plus de doutes : Eden est là. En bas. Un creux dans ton estomac se forme avant de sentir un papillon s’envoler. Tout est confus dans ton esprit, tu ne sais plus du tout quoi penser, ni ce que cela signifie. Tu veux lui parler, la prendre dans tes bras et de la même manière tu veux l’éviter et rester seul. Pourtant vous êtes deux aimants qui vous attiraient à longueur de temps, deux aimants qui ne cherchaient qu’à être collé pour la vie. Vous restez en silence, l’un à côté de l’autre. Un sourire s’étale sur tes lèvres, là tu es bien. Être à côté d’elle, sans tensions, sans problèmes. Pour peu, tu en oublierais ton œil au beurre noir. Tu fermes les yeux et te perds dans tes pensées, ça y est, tu l’as oublié. « C’est pas beau ce que t’as là. » C’est bon, heureusement qu’elle est là pour te rappeler ce qu’il ne va pas. Tu détournes le regard, honteux. Elle a fini par écraser son mégot et te rejoindre sur l’arbre. Assise face à toi elle te regarde et repère les dégâts. Tu as fait repousser ta dent et remit ton nez droit, ça c’était facile tu en as l’habitude. Tu as rebouché toutes les cicatrices visibles, les autres tu t’en occuperas plus tard et elles te font un putain de mal de chien, mais tu dois paraîtres fort. Tu saignes encore par endroit si jamais tu appuies dessus, alors tu fais gaffe. Tu restes sage, tu regardes Eden. Tu as envie de lui répondre une connerie du style ‘t’aimes pas mon nouveau maquillage’ ou encore ‘oh je trouve que ça me rend séduisant…’ mais ça serait trop déplacé. Tu dis alors la vérité. « Non, c’est moche, mais… » tu te retiens de peu, tu allais dire ‘tu verrais la tête de Nathanaël, il est pire. Seulement ne jamais parler d’un combat après un combat et encore moins à Eden. « Mais c’est bon, je n’ai plus mal. » Tu te rattrapes comme tu peux. Tu mens, tu sais qu’elle préfère t’entendre dire ça, elle préfère voir que tu es fort et que rien ne t’atteint. Et tu aimes jouer au gros dur, au monsieur muscle qui n’a peur de rien. Après tout, c’est ce que tu es non ? Tu finis par plonger ton regard dans le siens. Tu la conjure en silence de rien dire de plus. De ne surtout pas poser de questions. Ce sera la seule chose que tu lui demanderas aujourd’hui et « Merde mais t’as foutu quoi encore ? » raté. Voilà c’est parti, ce que tu voulais éviter. Ce qu’il fallait à tout prix qu’elle évite comme sujet. Elle entre en plein dedans sans te laisser le choix. Elle pose le doigt là où c’est encore ouvert, là où ça saigne encore. Elle se moque. « Tu t’es encore battu pour savoir qui avait le plus de succès auprès des filles ou quoi? Elle en vaut la peine au moins? » Tu regardes le sol, elle ne doit pas savoir, jamais. Evidemment qu’elle en valait la peine. Seulement vu son regard tu n’oses le lui clamer haut et fort. Ni vérité, ni mensonge. Tu es coincé, foutu. Tu te sens mal, ton cœur s’accélère. « Ça me fait chier pour toi que t’aies l’œil aussi enflé…même si c’est bien fait. Enfin je veux dire, faut arrêter d’avoir le sang chaud comme ça, une fois ne devrait pas être coutume. Tu te bats tout le temps Kit. » Bam dans ta gueule. Sa voix est douce, celle d’une mère. Tu es maintenant sûre qu’elle est la sœur que tu n’as jamais eu, elle ne s’inquiéterait pas autant sinon. Cette fois-ci tu soutiens son regard, le tiens est devenu dur. Tu n’as jamais aimé te faire réprimander et d’habitude tu acceptais ses critiques, mais aujourd’hui elles sont de trop. Tu as trop mal pour les accepter sans rien dire. Pour faire semblant que tout va bien et que rien ne t’atteint. Finalement tu es comme tous les autres : faible. « J’aime pas ça moi. » Sa voix s’est radoucie, pour peu tu te serais calmé et lui aurait pardonné, mais tout te reste en tête. Elle a dit que c’était bien fait pour toi, comme si tu méritais de te faire défoncer la gueule. Ah bah merci l’amie. Merci. Cela te reste en travers de la gorge, tout ce que tu as fait pour elle et voilà comment elle te remercie. Seulement elle ne sait pas pourquoi tu t’es battu, tu oses espérer qu’elle aurait réagi différemment si elle avait su. Bon, elle ne t’aurait pas félicité, mais tu oses supposer qu’elle ne t’aurait pas engueulé comme une vieille chaussette solitaire qui a perdu son troupeau de chaussette. Elle te tend quelque chose que tu attrapes avec le plus de calme possible. De la glace, tu en rêvais. Seulement tu lui as dit que cela ne faisait pas mal, tu ne peux pas revenir sur ta parole. Elle dit que c’est pour dégonfler alors que pour toi la bosse n’est qu’un détail, la douleur est une réalité. Au contact tu frissonnes. Outch, c’est froid !, mais après quelques secondes un nouveau frisson te fait vibrer, cette fois-ci c’est parce que ça calme la douleur. Tu respires profondément en toi et sourit presque. Là, tu es bien. Tu regardes la jolie blonde qui tire sur sa cigarette, tu es heureux qu’elle soit là. « Tu t’es battu avec qui cette fois, bad boy? » OH MAIS PUTAIN. Elle ne s’arrête donc jamais ? C’était la parole de trop, celle qu’elle aurait dû éviter. Elle venait, grâce à la glace, de rattraper tout ce qu’elle avait dit précédemment et voilà qu’elle recommençait. En pire cette fois-ci. Tu jettes la glace avec violence au sol. Tu n’as pas peur des conséquences, pour une fois tu es trop énervée pour te calmer par la simple présence d’Eden. Tu en as trop gros sur la patate pour te taire face à elle et pour la protéger, comme tu as toujours fait. Tu ne sens même pas que tu vas regretter tes paroles, le ciel s’est voilé pour devenir rouge, à moins que ça ne soient tes yeux qui ne voient qu’avec ta colère. Et là, alors que tout est calme dans le parc à cause du bruit sourd de la glace brisé, même les oiseaux s’étaient tus, tu exploses. « MAIS MERDE. Si tu n’aimes pas ne me DEMANDE PAS. Tu dis que c’est bien fait pour ma gueule, très bien. Alors STOP. Ne pose plus de questions. Tais-toi. Arrête. Tu ne veux pas savoir, tu ne sauras pas, point. D’AILLEURS EN QUOI ça t’arrange de savoir ? Tu vas aller voir l’autre personne et lui dire quoi ? Je te vois bien avec ta petite voix « oh non c’est mal, faut pas faire ça voyons, après mon Kit il a une sale tête ». Non. Alors parles d’autre chose si tu veux parler. Merde, putain, fait chier, bordel. » Durant tout ton monologue, tu avais les yeux rivés sur elle, ton regard, dur et méchant, ne l’avait pas quitté. Même lorsqu’elle avait changé d’expression et qu’elle avait baissé les yeux. Seulement maintenant que tu as terminé tu te sentais mal : c’est la première fois que tu cries sur elle de la sorte. Vous avez déjà eu des engueulades, mais jamais tu n’as été aussi violent et insultant. Tu ne sais pas comment réagir, tu as peur de sa réaction à elle. Va-t-elle te frapper ? S’enfuir ? Pleurer ? T’engueuler ? Te répondre ? Soudain tu te dis que tu ne la connais peut être pas assez. Peut être que tout ce que vous avez vécu n’était pas suffisamment vrai. Si elle ose encore te poser des questions après toutes ses bagarres dont tu veux taire l’histoire. Enfin tu avais toujours trouvé une excuse et chaque fois que tu te battais pour elle, elle ne s’en était pas particulièrement douté. Enfin tu l’espères, sinon elle aurait compris des choses et ne t’aurais pas rejeté de la sorte. Voilà que maintenant tu repenses à cette soirée dans les bois où elle t’avait repoussé. Ton cœur brûle soudainement et tu as mal. Peur. Tu n’oses plus regarder Eden dans les yeux, tu n’oses plus rien faire. Qu’est-ce que tu as créé là ? Tu ne mérites plus rien venant d’elle, mais ravaler ta fierté et t’excuser alors que tu ne veux plus jamais entendre parler de ta bagarre avec Nathanaël … Finalement tu penches pour parler de n’importe quoi qui la fera peut être changer d’avis. « Et sinon … tu n’as plus séché les cours depuis la dernière fois ?» Ah bah bravo, voilà que tu es encore protecteur et un peu sec dans tes paroles, comme si tu l’engueulais pour quelque chose. Dans ton esprit pourtant cela ressemblait à une question anodine, alors que dans ta bouche cela sonnait presque comme un reproche. Tu regardes à droit puis à gauche, espérant qu’une inspiration soudaine vienne te libérer de ce faux-pas et … « Oublie, que penses-tu des pingouins ? » Rien d’autre de mieux ne t’est venu à l’esprit. Eden va sûrement être ravie de cette discussion. Tu as un talent extraordinaire pour retomber sur tes pieds, vraiment. La prochaine fois tu parles du réchauffement climatique. C’est à se demander comment Eden faisait pour encore te supporter. Tu sers les poings et là tu te rends compte combien tu es con. La glace t’aurait fait tellement du bien. Eden, pardonne-moi sont les mots que tu aimerais jeter et crier, mais tu sens que c’est trop tard et que tu as déjà tout gâché. Tu es foutu et fini mon vieux. Ramasse les pots cassés maintenant et surtout ; ne te plains plus de tout rater dans la vie.

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MessageSujet: Re: (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.   Dim 8 Sep - 11:03

Tu as beau essayé, tu ne comprends pas –et n’as jamais compris- pourquoi les hommes ont ce besoin omniprésent de toujours se battre pour savoir qui est le plus fort. Ils n’ont pas besoin d’une raison qui en vaille la peine, non, juste besoin d’avoir la rage au ventre, l’envie de faire du mal, l’envie de détruire et ils ne se posent pas plus de questions, ils foncent. Tête baissée. Pour ta part, t’as jamais eu peur d’en venir aux poings, de vider ta colère sur le visage d’une fille qui t’as blessée, t’as jamais eu ce mouvement de recul, cette crainte de foncer tête baissée, mais tu as toujours eu tes raisons. Tu te souviens qu’une fois tu as couché une Serpentard parce qu’elle a cassé le bras, sans raison apparente, d’une gamine qui avait quatre ans sa cadette et que tu trouvais ça tellement injuste que t’as pas pu te retenir, mais c’était il y’a longtemps –deux ans au moins- depuis, tu essaies de te contenir parce que tu sais que ça ne sert à rien. Kit il est bête sur ce sujet et tu le sais, tu le préviens toujours qu’un jour ça va mal finir, mais il veut pas t’écouter, c’est trop difficile pour lui d’admettre encore une fois que tu as raison. Non Eden, tu n’as pas toujours raison, mais souvent, de vous deux, c’est toi la tête pensante, ça a toujours été comme ça et tu te dis que c’est normal, que c’est comme ça dans toutes les relations parce que les femmes sont plus intelligentes ; ça oui alors, tu en es sûre et certaine. Quand tu le vois comme ça, ça te fend le cœur et tu te dis que t’as presque aussi mal que si c’était toi qui t’étais faite tabassée. Tu te dis qu’il a encore du se battre pour l’honneur d’une fille qui n’en vaut pas la peine et ça te donne envie de vomir. T’as envie de te forcer à l’oublier, de ne plus l’aimer pour ne pas souffrir parce qu’apparemment lui n’en a rien à foutre de toi, mais tu n’y arrives pas. Certains sentiments ne se contrôlent pas. Tu te sens impuissante. Il est celui que tu aimes, tu ne peux pas lutter, c’est trop dur. Si son œil est encore aussi gonflé, c’est parce que depuis que Ted et Victoire ne sont plus là, l’infirmerie est devenue un vrai boxon. Tu le sais parce que t’y es passé y’a pas longtemps, pour demander des antidouleurs parce que t’étais dans ta phase critique du mois et que tu avais très mal au ventre ; ils t’ont refilé un verre de whisky pur malte et t’ont demandé de quitter les lieux. Les mangemorts n’en ont rien à foutre de la santé des élèves, t’aurais pu crever devant leurs yeux qu’ils n’auraient pas réagis. C’est certain. Finalement, t’avais demandé à pálina et après, ça a été mieux, la douleur s’est calmée et t’as pu aller te coucher. Tu fais plus attention aussi à présent, pour ne pas te blesser, pour ne pas encore à voir à leur faire face car sinon, ton poing va finir dans leurs figures pour calmer leur arrogance et leur mépris. Ca leur ferait le plus grand bien. Surtout que tu ne comprends pas ce qu’ils fichent à l’infirmerie. Ok que le Lord décide de semer la terreur, plonger le monde sorcier dans une ère plus noire qu’elle ne l’a jamais été, mais tout de même… Il y’a, à Poudlard, des enfants de familles « acceptables » et au « sang noble », il prend le risque ainsi, en plaçant ses acolytes aux commandes d’un lieu où il n’ont aucune compétence pour régner, de perdre des recrues prometteuses. Tu imagines déjà les enfants Nott ou McMillan développer une infection grave et ne pas être soignés correctement. Ils pourraient mourir, eux aussi, et le Lord était assez bête pour laisser faire. Ce n’était pas stratégique pour un sou, du moins, c’est ce que tu penses vraiment. Finalement, en pensant à tout ça, tu te calmes légèrement et te dis que Stefan n’a pas besoin de t’entendre crier après tout ça, que ça déjà du être assez éprouvant comme ça pour lui… et qu’il a besoin d’oublier. De se lâcher. De te voir. Il a besoin de rire, besoin que tu le fasses rire mais ce n’est pas facile. C’est pas facile parce que depuis que t’as réalisé que tu l’aimes, t’as le cœur qui saigne, qui crie, qui supplie. En vain. Tu sais que tes sentiments ne seront jamais réciproques, il a réussi à t’en convaincre en restant de marbre et même si ça fait mal, tu ne peux pas le forcer. On ne force pas les gens à aimer. Les gens fourmillent autour de vous mais tu t’en fiches, tu ne les vois pas, tu n’y fais pas attention. Le monde peut bien arrêter de tourner, tu n’en as rien à faire, les foudres divines peuvent bien être déchaînées, tu n’y vois qu’une raison de te lover dans les bras de ton meilleur ami sous le simple prétexte qu’il te rassure. En vrai, t’as jamais vraiment compris si c’est toi qui le rassure ou si c’est lui, parce que vous avez toujours été comme ça. Dès que l’un de vous a un coup de mou, l’autre le serre dans ses bras et vous restez ainsi pendant des heures et des heures parce que c’est tellement plus facile de faire face lorsque l’on est deux. Tu sais qu’il n’aime pas les papillons de nuit, alors, tu les faisais fuir à l’orphelinat et lui, dès qu’il y’avait de l’orage, il venait se faufiler dans ton lit, t’entourait de ses bras et tout allait déjà mieux. Il n’ose pas te regarder. Il a honte, tu le sais, tu le sens. Tu lis en lui comme dans un livre ouvert parce que tu le connais mieux que personne. Il aurait préféré que tu ne sois pas là, que tu ne vois pas cet œil qui lui bouffe le cœur. Tu le rejoins sur sa branche. Tu n’as pas peur qu’elle cède parce que c’est la votre, que vous venez souvent vous y retrouver et que de toute manière, si elle flanche, c’est à deux que vous vous retrouverez au sol. « Non, c’est moche, mais… » Tu lèves les yeux au ciel dans un sourire de mécontentement. Tu sais qu’il va essayer de se justifier, comme d’habitude, comme il a toujours essayé de le faire et tu sais que ses justifications ne vont servir à rien. Petit 1) elles ne sont jamais valables, petit 2) tu n’en as rien à foutre parce que pour toi, la seule raison valable qu’il pourrait invoquer pour se battre, c’est vous deux , petit 3) tu es trop énervée qu’il ait l’air de souffrir pour t’inquiéter de savoir pourquoi. Tu sais que s’il te dit le nom de son agresseur, tu es prête à sauter de l’arbre, courir en sa direction sans te poser de question, et lui lancer un poing en plein visage qu’il se rappellerait toute sa vie, avant de lui cracher dessus, évidemment. Personne ne touche à ton Kit et reste impuni. Ah ça non alors. Tu ne laisseras jamais faire. « Mais c’est bon, je n’ai plus mal. » Menteur. Il ment. Et il ment mal. Tu as envie de lui foutre une claque tellement il ment mal. Si t’avais des couilles, ça te les briserait qu’il essaie de te mener ainsi en bateau, mais tu n’en as pas, alors ça te brise seulement le cœur. Ca te prend tout ton sang froid et t’as envie de lui crier dessus, de lui dire à quel point il est idiot. Tu ne le fais pas. Pas tout de suite. Tu attends. Les mots, le bon moment. Tu approches ton doigt de son œil et tu appuies la où c’est le plus violacé : « Et là, ça te fait mal imbécile ? » Son visage se déchire sous la douleur et le mouvement de recul qu’il entreprend le trahit. Il ment. Tu le savais. Il ne peut plus qu’admettre avoir essayé de te camoufler la vérité. C’est bien fait pour lui, tu as horreur des mensonges. « A défaut d’apprendre à te battre, apprends à mentir. Ca t’en évitera peut-être aussi tiens, des bagarres. » T’es horrible. Méchante. Dégueulasse. C’est mesquin, bas et cynique tout ce que tu viens de dire mais une femme blessée et une femme méchante. Depuis que tu sais que tes sentiments ne sont pas partagés, tu te dis que de le faire souffrir pareil serait une bonne thérapie. Ce n’est pas la bonne Eden, si seulement tu savais. Il plonge ses yeux dans les siens et ça te surprend d’y lire de la détresse. C’est rare. Il aimerait que tu arrêtes de te formaliser sur ce sujet, que tu lui changes les idées et que vous vous aimiez sur cette branche, comme avant, comme toujours. Mais tu n’arrives pas à être comme tu l’as toujours été avec lui parce que tu souffres, que tu te dis que si tu t’approches et que tu le prends dans tes bras, tes sentiments vont encore grandir et que tu en souffriras encore plus. Ce que tu ne sais pas Eden, c’est que tes sentiments en sont déjà à leur apogée et qu’ils le sont depuis longtemps, pas depuis une semaine, pas depuis un mois, ni un an, depuis toujours Eden. Tu as toujours été amoureuse de Stefan, tu ne voulais juste pas l’admettre. Pas avouer que tu te laissais avoir par un homme ; pas avouer que devant lui tu étais si faible. Faible, tu l’es toujours quand il t’embrasse sur la joue, qu’il te prend la main ou bien qu’il te sert contre son torse. Tu aimerais lui hurler d’arrêter mais tu n’y arrives pas, trop déchirée par le conflit d’intérêt qui se joue à l’intérieur de tes entrailles. Tu es sa meilleure amie et ce rôle devrait te suffire. Il doit pouvoir te suffire, car sa meilleure amie, tu le seras toute ta vie. Ses yeux se tintent d’une lueur que tu ne connais pas, il s’énerve et tu ne t’en rends même pas compte tellement ta morale te semble justifiée, tellement il l’a méritée. Tu rallumes une cigarette parce que tu en as besoin, le temps d’une trêve, qu’il croit que tu en as fini avec lui. Puis, tu recommences. Non Eden, tu ne veux pas le lâcher, pas maintenant. Il jette la glace que tu lui as gentiment offerte précédemment par terre avec une violence telle que tu peux lire toute la rage qu’il met dans ce geste. Tu ne l’as jamais vu comme ça, enfin si, mais rarement par ta faute. Généralement, tu avais le don de le calmer par ta simple présence quand il s’enflammait comme ça sur les autres personnes, celles qui l’avaient vraiment énervé. Le monde semble s’être arrêter net, les gens ne marchent plus, les oiseaux ne chantent plus, le calme avant la tempête… et il explose : « MAIS MERDE. Si tu n’aimes pas ne me DEMANDE PAS. » Tu n’aimes pas quand il crie. Pour peu, tu te serais tus, mais là, tu sais que tu vas exploser toi aussi, tu n’es pas du genre à te faire crier dessus, marcher dessus, Stefan ou pas Stefan. « Tu dis que c’est bien fait pour ma gueule, très bien. Alors STOP. Ne pose plus de questions. Tais-toi. Arrête. »Il aurait pu plus clairement te dire ta gueule que tu l’aurais pris de la même manière. Il n’a pas à te parler comme ça et tu te demandes vraiment de quel droit il se le permet. Tu as envie de lui foutre une gifle, les larmes montent dans tes yeux, des larmes d’énervement et non de tristesse, ah non parce que là t’es vraiment loin d’être triste, t’es juste hors de toi. « Tu ne veux pas savoir, tu ne sauras pas, point. D’AILLEURS EN QUOI ça t’arrange de savoir ? Tu vas aller voir l’autre personne et lui dire quoi ? Je te vois bien avec ta petite voix « oh non c’est mal, faut pas faire ça voyons, après mon Kit il a une sale tête ». » Il ne peut pas vraiment penser comme ça. Tu as horreur de quand il fait ça, quand il fait genre que tu n’es rien d’autre qu’une fille comme les autres. Il sait que pour lui tu es prête à tout, que tu es prête à sortir les griffes et à te battre contre la plus grande des armoires à glace de tout le château. Il le sait pourtant et encore une fois il te ramène au statut qui est le tien : tu es une fille Eden. Merde. Fais chier, putain, bordel. Il a ce don de te rendre mal, mais vraiment mal juste en ouvrant la bouche. Le con. « Non. Alors parles d’autre chose si tu veux parler. Merde, putain, fait chier, bordel. » Tu ne peux plus la contenir. La gifle que tu as pourtant réussi à retenir précédemment se perd sur sa joue. Tu essuies tes yeux afin d’éviter que les larmes ne coulent sur tes joues. Tu ne veux pas paraître faible devant lui, pas encore une fois, pas maintenant que tu sais la nature de tes sentiments pour lui. Tu cries presque plus fort que lui, pour lui montrer que toi aussi tu sais crier, tu essaies de vaincre les décibels qu’on atteint sa voix grave mais c’est la nature Eden, une voix d’homme sera toujours plus forte, toujours plus grave : « T’es qu’un con bordel. Non mais tu te prends pour qui pour me parler comme ça ? T’as cru que j’étais une poupée de chiffon à qui tu peux manquer de respect comme ça ? C’est pas malin. » Les larmes coulent à présent, tu ne peux rien y faire, tu ne peux pas lutter, tu n’en as plus la force. Ta voix se calme tandis que tu essuies d’un revers de manche tes yeux rougis : «  Si je te demande c’est parce que ça me fait royalement chier bordel. Et en plus t’es qui pour me demander de me taire ? En quoi ça m’arrange ? Mais t’es sérieux avec tes questions à deux balles. Et je te jure que tu fais encore une fois ça, une fois encore tu me compares à toutes ces filles que t’as bien pu baiser et qui n’ont pas ne serait-ce qu’un semblant de répondant, et je te tue. Je vais aller voir cette personne ouais, t’as raison. Et après je lui ravalerai la façade vu qu’apparemment toi t’as pas été foutu de le faire. » Tu retournes le regard tellement t’es énervée de ce qu’il a pu faire, ce qu’il a pu dire, et, ne pouvant plus retenir le flot de larmes qui arrivent, tu décides de t’arrêter là, de te taire. Tu baisses les yeux, regardes ta cigarette avant d’en tirer une taffe et d’ajouter dans un murmure : « Petit con. » Ca sonne presque affectif, tu le sais, s’il ne comprend pas que tu t’emportes parce que tu tiens à lui, c’est qu’il est con. Tu sais que tu y’as été un peu fort en parlant es meufs qu’il a baisé mais t’y peux rien, intimement, t’es jalouse et tu peux pas lui écrire noir sur blanc, alors, t’y fais des allusions, aussi nulles soient-elles. « Et sinon … tu n’as plus séché les cours depuis la dernière fois ?» Tu ne réponds pas tout de suite, tu prends le temps de te calmer et, après un long reniflement (super sexy venant d’une femme) tu lui réponds en sachant très bien que ce n’est pas ce qu’il veut entendre : « Je suis convoquée chez le directeur demain. Je risque de redouble. » Tu n’en dis pas plus, tu n’en dis pas moins, mais depuis que tu t’es rendu compte de tes sentiments et de l’impossibilité de leur réciprocité et d’une relation, tu ne vas pas bien, tu n’as plus encore de voir personne et tu ne vas plus en cours non plus, accessoirement. « Oublie, que penses-tu des pingouins ? » Il te sauve. Tu ne veux pas lui expliquer le pourquoi du comment mais tu sais que tu vas être obligé, qu’il ne va pas te laisser t’en sortir ainsi parce qu’il va s’inquiéter, parce qu’il est trop protecteur, qu’il l’a toujours été et qu’il le sera toujours, du moins, tu l’espères. Le perdre serait pour toi une épreuve insurmontable. Tu ne sais pas trop comment prendre sa réponse, tu aimerais une trêve, respirer un coup, tu viens tout juste de le retrouver que ce serait tellement bête de vous engueuler à nouveau. Tu sais pourtant que c’est dans votre nature que vous êtes trop différents pour réellement vous entendre mais que vous vous ressemblez aussi beaucoup trop pour pouvoir vous détester un jour. Vous êtes les deux bornes d’un aimant, t’es la positive et lui la négative, non au contraire, il est la positive et tu es la négative. Après tout, c’est toi qui es entrain de tout gâcher avec tes sentiments à la con. Tu ne sais pas si tu peux utiliser l’humour ou bien si c’est encore trop tôt, s’il va mal le prendre et t’envoyer sur les roses, à nouveau. Tu t’en fiches. Qu’il fasse seulement. Sa tirade précédente te reste encore en travers de la gorge : « Je pense que tu leur ressemble beaucoup quand tu portes un costard. » Ce n’est pas vrai. Tu le trouves très beau en costard, tu le trouves très beau tout court mais tu as besoin de le taquiner, de voir si vous deux c’est toujours comme avant, si tout n’a pas déjà changé. Tu supplies une divinité, n’importe laquelle, de te venir en aide, de calmer son cœur mais tu sais que c’est peine perdue. Kit est borné et s’il veut que rien ne s’arrange, rien ne s’arrangera.

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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.   Mer 23 Oct - 0:39


La douleur est réelle, cruelle, dure et amère. Pourtant tu dis sur tout va bien. Pour ne pas lui faire peur peut être ? Pour éviter de voir cet air maternel sur son visage surtout, même si elle est sexy en infirmière tu préfères lorsqu’elle ne s’inquiète pas. C’est moins douloureux pour ton petit cœur de voir son air triste à cause de toi. « Et là, ça te fait mal imbécile ? » Son doigt s’approche de ton œil au ralenti. Tu suis le mouvement en même temps que ta peur grandit. Tu es prêt à ressentir la DOULEUR BORDEL DE MERDE. Tu souffles bruyamment pour éviter de pleurer. Pas devant elle. Elle serait trop fière d’avoir touché son coup. Tu dois montrer, même si elle sait pertinemment que tu as menti. Elle n’a pas à faire ça. Tu sais qu’elle sait, elle sait que tu sais qu’elle sait. Cela suffit, pas besoin de le démontrer, si ? Sa voix est aussi amère que ta douleur. Pourtant c’est toi qui souffre le martyre, par elle. C’est toi qui devrais te plaindre et c’est elle qui devrait te réconforter. Bien sûr, tu n’en as pas besoin, faire bonne figure c’est mieux… mais te blesser encore plus, cela ne devrait pas être permis. « A défaut d’apprendre à te battre, apprends à mentir. Ça t’en évitera peut-être aussi tiens, des bagarres. » La douleur de son doigt sur ton bleu te reste encore en mémoire, la douleur de ses mots perçants, sous tes yeux, envahi ton cœur, alors rien ne te retiens de crier ta vengeance. « MAIS T’ES DINGUE. Je te frappe le ventre quand t’as tes ragnagnas moi ? » Des mots sans queue ni tête, mais c’est tout ce que tu trouves. Certes ce n’était pas du même style et surtout ses règles ne se déclenchaient pas volontairement, mais tout de même. On ne blesse pas l’orgueil masculin d’un homme qui vient de se faire refaire la tronche intégralement… Oui non, on évite généralement. Tu aimerais bien savoir ce qui lui prend pour être aussi violente que cela. Qu’as-tu fait de mal ? Te battre pour elle, merde. Ce n’est pas la fin du monde ? Elle ne doit pas le savoir. Jamais. Tu veux parler d’autre chose, d’elle, de toi, mais pas de cette blessure. Ce sujet est trop chaud, trop récent, trop ardent. Vous allez jouer avec le feu, vous allez vous brûler les doigts. Vous allez vous faire mal. Enfin, encore plus qu’actuellement.

« Merde, putain, fait chier, bordel. » Les cinq derniers mots de ta tirade… Celle où tu l’engueules. Celle où tu réponds à ses délicates questions, celles où tu prends un peu trop tes aises. Alors, à peine prononcées, tu regrettes tes paroles. Ton regard était dur et méchant, ton attitude était mauvaise, mais contre Eden tu n’as rien. Depuis toujours elle est ton refuge, ton port, ton point d’attache. Depuis que tu es un gamin, tu sais que tu trouves du réconfort lorsqu’elle te parle, tu sais que tu peux tout lui dire. Rectification, tu pouvais tout lui dire. De ce que tu as sur le cœur tu ne peux lui en toucher mot. De cette brûlure qui te ronge. De cette jalousie incandescente. De cet amour que tu traduis par « amitié sincère ». Le pire dans l’histoire c’est que tu ne sais pas toi-même ce qu’elle signifie. Tu es sûr, certain, ancré dans tes positions : elle et toi, voire elle est toi, ce n’est qu’une amitié. Tu regardes son visage et la culpabilité te ronge. Comment as-tu osé hausser le ton ? C’est elle que tu as engueulé, alors que tes mots s’adressaient à toi uniquement. Tu détestes le monde entier, tu hais ceux qu’elle aime d’amour, tu en veux à ces putains de maisons qui vous séparent, tu en veux à Ariel qui t’a brisé le cœur, tu en veux à O’Toole qui t’a défoncé la mâchoire, tu en veux à Nathanaël qui joue avec toi alors que tu ne veux que bien t’entendre avec lui -enfin presque-, tu en veux à tout le monde, mais pas à elle. Et le pire ; tu le sais. Tu le sens au fond de toi que tu as été con, que tu as été injuste. Elle ne méritait pas … AÏE. Bam, la claque est partie. Dans ta gueule. Sur ta blessure. Eden n’est pas une fille faible -bien qu’elle le croie- elle est forte. Et ses muscles tous mignons sur ta joue endolorie ne constituent pas une véritable partie de plaisir. Tu souffres. Déjà que la douleur se faisait bien sentir, déjà que le manque des glaçons -broyés par ta faute- te rappelle combien ton sang est chaud et combien il se perd vite, voilà qu’une nouvelle trace rosâtre vient se rajouter sur l’œuvre d’art qu’est ton visage -qui veut la peindre ? pas cher pas cher-. Qu’est-ce que tu dois être moche comme ça. Des balafres, du sang, des bouts de peau manquant, tu n’es pas bien. Et en plus, tu as mal au cœur. Tu baisses le regard, tu n’oses pas la regarder, tu sais combien tu as mérité cette baffe. Pas besoin de te le cacher, pas besoin de faire semblant. Tu sens du mouvement autour de toi, elle s’agite. Furtivement tu relèves la tête, elle est en train de se sécher les yeux. Génial. En plus d’être con, débile, mauvais perdant, mauvais menteur ; tu la fais pleurer. Incapable d’en supporter plus, tu détournes le regard. Pourtant ce n’est pas ce que tu devrais faire. Tu devrais la prendre dans tes bras, te mettre plus bas que terre, implorer son pardon. T’excuser bordel de merde ! Seulement tu es trop borné, tu restes campé sur tes positions. De la même manière que tu as agis tout à l’heure, tu penses tout le mal du monde et tu le tournes contre elle. Toutes tes peines, tes injustices, tes bêtises, tout retombe sur elle. Elle qui ne le mérite pas. Elle est qui parfaite. Elle que tu aimes de tout ton cœur. Elle qui a le malheur de t’écouter se plaindre. Elle que tu as blessé sans ménagement. Vous êtes si liés que tu ressens sa peine. Tu lis la douleur de son cœur dans le sien. A moins que ça ne soit la tienne. Tout est confus. Alors elle se met à hurler. « T’es qu’un con bordel. Non mais tu te prends pour qui pour me parler comme ça ? T’as cru que j’étais une poupée de chiffon à qui tu peux manquer de respect comme ça ? C’est pas malin. » Elle hurle, tes oreilles te font mal, elle se venge de tout à l’heure. Elle crie. Elle pleure. Elle est si belle et tu l’as souillée. Tu as envie de pleurer à ton tour, mais tu ne dois pas. Tu te mords la lèvre et tu te forces à la regarder. Regarder ce que tu as brisé. Regarder la connerie que tu as engendrée. Tu serres le poing parce que sinon tu vas tendre la main pour attraper la sienne. Durant un instant tu t’es vu loin, comme si tu l’écoutais ce plaindre d’un sérieux connard et que vous deux n’allaient pas tarder à rire. Seulement le connard c’est toi. « Si je te demande c’est parce que ça me fait royalement chier bordel. Et en plus t’es qui pour me demander de me taire ? En quoi ça m’arrange ? Mais t’es sérieux avec tes questions à deux balles. Et je te jure que tu fais encore une fois ça, une fois encore tu me compares à toutes ces filles que t’as bien pu baiser et qui n’ont pas ne serait-ce qu’un semblant de répondant, et je te tue. Je vais aller voir cette personne ouais, t’as raison. Et après je lui ravalerai la façade vu qu’apparemment toi t’as pas été foutu de le faire. » Sa voix s’est calmée avant de se taire. Elle retient un sanglot. Toi tu te sens plus, elle s’y sent mal. Tu l'as séquestrée, bâillonnée, ligotée. Elle a mal alors elle touche tes points faibles. Tu l’as mérité et tu le sais. Alors tu ne relèves pas, mais la colère se met à gronder en toi. Ton flot de paroles gonfle dans ta poitrine, tu veux répondre. Ta joue, cependant, se souvient de sa main. Vas-tu oser ? « Qui je suis ? MAIS PUTAIN. Qui est allé vérifier que tous tes coups de cœur étaient des types bien ? Qui est allé remettre à leur place les DEBILES qui avaient osé te faire mal au cœur ? Je me suis occupé de tous Eden. Depuis Fred jusqu’à. Non. Rien. Va lui ravaler la façade. Je n’attends QUE CA. Et après va pas pleurer. Parce que ça fait mal. Et si je mens mal, au moins je mens pour toi. Je te crache pas toutes tes erreurs à la figure. C’est de ma faute peut être si je suis un mec ? DESOLE HEIN VRAIMENT. J’aurai préféré être une gonzesse sans seins, tu vois. » Oh merde. non. Pas ça. Tu n’as pas dit ça ? Si. Au vu de son regard si tu l’as dit. Bravo. Génial. En plus c’est tellement faux, tu les aimes ses seins tous mignons. Qui te font tellement envie depuis si longtemps. Tu reprends la parole, pour essayer de noyer l’information, histoire qu’elle passe à côté, qu’elle oublie. Seulement tu sais que c’est trop tard. Tu sais que tu l’as touchée comme elle t’a touchée. Encore une fois, tu l’as blessée. Elle tire sur sa cigarette. Tu supposes un instant qu’elle est capable d’éteindre le mégot sur ta peau. Elle semble même hésiter à le faire. Une brûlure, c’est la seule chose qui te manque avec un os brisé. Puisque ton nez est cassé, le sang te coule sur les joues, des cheveux même ont été arrachés, la claque sur ta joue a laissé sa marque et pire que tout, tu as le cœur brisé. Oui, la brûlure est le seul détail qui te manque. Chouette. Tu reprends d’une voix, presque plus douce, pourtant toujours grave et menaçante. « Je ne te compare pas. Je sais que tu es mieux. Crois-moi. » Véridique, ce que tu dis, tu le penses. Seulement osera-t-elle te croire ? Après tout ce que tu lui as fait subir ? Après toutes les saloperies que tu lui as balancées à la gueule. Tu es dans le tort, elle est dans le vrai. Tu as tout gâché, encore une fois. « Petit con. » Ce n’était qu’un murmure que tu as entendu parce que tu es près d’elle et que tu n’attends qu’une seule chose : qu’elle te parle et qu’elle te pardonne. Jamais cela n’arrivera. Parce qu’en plus d’être inutilement, tu ne lui as jamais demandé pardon. Tu t’es accroché à la seule chose que tu savais faire : faire mal. Bravo. Félicitation Stefan, tu as réussi. Tu aimerais faire mieux pourtant, tu aimerais relancer la discussion, lui parler calmement. Revenir à l’ancien temps, celui où tout était parfait. Celui où elle ne t’avait pas repoussée. Les cours. Oui, pourquoi pas en parler puisque vous êtes dans une école, autant utiliser ce sujet, plus que bateau, pour sauver les meubles. « Je suis convoquée chez le directeur demain. Je risque de redoubler. » Ok, la prochaine fois Stefan, tu ne choisis pas toi-même le sujet, tu demandes l’avis du public et tu appelles un ami. Ça vaudra mieux pour tout le monde. Tu plonges tes beaux yeux dans les siens, ils sont rougis et aqueux. Tu te demandes alors quelle tête tu as et préfères ne pas y songer. Aucun sourire ne s’étale sur ses jolies lèvres, aucune rougeur montre qu’elle est heureuse, aucun mouvement ne trahit sa bonne humeur. Elle est remontée et en colère contre toi et pourtant tu la trouves toujours magnifique. Tu pourrais rester là, des heures durant, à l’admirer. Oubliant le monde alentours, oubliant la dispute précédente, oubliant la haine que tu voues à chacun. Un éclair de douleur fulgurante traverse ton cerveau et tu fermes les yeux. Merlin que ça fait mal. Pourquoi n’ont-ils plus d’infirmiers ? T’iras voir Shane après, la drogue ça défonce, mais au moins la douleur est oubliée. Et tu es tranquille pour un bon bout de temps. « Je suis désolée pour les cours, t’as fait quelque chose ou c’est juste les notes ? Je … tu veux que je t’aide ? T’es bien plus intelligente que moi, mais vu que je me suis beaucoup emmerdé ces derniers temps… » Les événements que tu as endurés sont passés sous silence, mais ni elle ni toi ne les ignorent. Ariel qui a rompu. L’histoire avec Roxanne. L’engueulade avec Eden. Le rejet de nombre d’élèves. Tu as été seul. Tu es toujours seul, mais d’habitude tu es seul avec Eden, or elle t’avait tourné le dos. Votre dispute a été longue, bien trop longue. Tu n’essaies pas de remarquer que les dates coïncident avec ton rapprochement d’Ariel. Tu ne veux pas voir que tout allait toujours mieux quand tu n’avais de copines. Tu refuses d’admettre qu’elle t’aime autant que tu l’aimes. Pourquoi rejettes-tu cet amour ? Parce que tu es blessé. Elle t’a repoussé une fois, elle en a ri avec toi, tu sais que c’est fini. Tu veux passer à autre chose, sans pourtant y arriver. Tu reprends la parole. «… J’ai pas mal bossé. J’ai même eu le temps de faire des fiches. Je pourrais te montrer ce que j’ai fait ? Je ne suis pas un très bon professeur, tu l’as bien vu toutes les fois où on a bossé ensemble, mais si tu veux bien m’accepter tel que je suis … ça peut être sympa. Et t’aider ! » Stefan sérieux. Cela pourrait sembler étrange au premier abord, mais en réalité ce n’est pas si fou que cela. Tu étais ce garçon, solitaire, qui a tout perdu, mais qui eut s’en sortir. Tu es arrivé à l’orphelinat sans rien, sans argent, sans parents, sans histoire. Tout avait brûlé et disparu dans l’incendie. Alors tu as du tout rebâtir. Petit à petit, tu as grandi. Du petit garçon, tu es passé à l’adolescent rebelle. Mais contre qui ? Tes parents n’étaient pas là, tes professeurs ne jouaient pas ce rôle non plus. Ceux contre qui tu te rebellais c’étaient les autres. Les élèves de son âge, les filles, les garçons, les plus jeunes, les plus vieux. Tous ceux sur ton chemin, tu as joué au dur, mais ce n’était qu’une façade. Tu as joué au con, mais ce n’étaient que tes actes, pas tes pensées. Tu es intelligent, ton cerveau fonctionne correctement, tu bosses, tu es sérieux, mais seulement lorsque tu en aperçois l’utilité. Et là, parmi ces élèves ignorants, parmi ce régime totalitaire, parmi ce monde de brute, tu l’as vu l’utilité. Pour la première fois depuis votre rencontre tu lui souris. Délicatement, mais sincèrement. Tu lui montres que tu es là, pour elle, comme avant, comme toujours. Tu n’as jamais cessé d’être là, tu étais juste occupé ailleurs sans te rendre compte du vide que tu avais laissé en elle. « Enfin sinon, je peux aller voir le directeur et lui faire entendre raison. Promis je ne le tabasserais pas, vu que tu m’as dit que je ne savais pas faire. » Tu blagues, encore et toujours. Seulement c’est rare que ça aille si vite, d’habitude il te faut un petit temps d’adaptation et d’encaissement. Il faut bien croire que tu as progressé. Quels efforts ! Ton regard se perd dans le sien et tout ton cœur hurle « pardonne-moi », mais ces mots n’arrivent pas à franchir tes lèvres. Elles sont scellées, bloquées dans leur connerie. Foutu orgueil. Pour éviter de redire une bêtise, tu changes de sujet. Les pingouins. Encore mieux que les cours. Bon, cela a au moins le mérite d’être banal et anodin. « Que penses-tu des pingouins ? » Le jeu s’est calmé, depuis votre dispute, presque. Seulement tu oses espérer qu’elle ne retournera pas cela contre toi, comme elle sait si bien le faire. Eden possède un sens de la répartie qui te met à terre à chaque fois. Tu ne peux pas te battre contre elle, tu la veux dans ton équipe. Pour toujours. A jamais. Oui. C’est beau ça. Tu t’imagines sur un champ de bataille et elle à tes côtés. C’est sa place, et toi à ses côtés, c’est ta place. « Je pense que tu leur ressemble beaucoup quand tu portes un costard. » Et vlan. Bon, tu lui avais tendu une perche et tu l’avais cherché. Tu fais mine d’être vexé, tu joues très bien cette mimique. Ce n’est pas très dur, tu es susceptible -même si tu fais des efforts ces derniers temps- et cet air outré a souvent habité ton visage avec raison. Tu détournes la tête. « Je suis très beau en costard d’abord. Je ne te permets pas mademoiselle … rha je ne peux même pas te critiquer moi, tu es tout simplement parfaite en robe de soirée. » Tu fais mines de réfléchir avant qu’un immense sourire ne s’étale sur ton visage. Tu as trouvé ta vengeance. Mouahah. Diabolique tu es. « Bon après, en pyjama hello kitty dans les couloirs c’est autre chose … » Tu fais référence à votre dernière réconciliation. Lorsqu’elle t’a sauté dans les bras, lorsque vous vous êtes câliné pendant de longues minutes. Lorsqu’elle était serrée contre toi, contre ton cœur. Tu oublies les autres événements, ceux qui n’étaient pas chouette dans cette journée. Tu espères qu’elle fera de même. Oublier le pire pour ne retenir que le meilleur, oui, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. « Enfin je ne critique pas, ton petit short rose m’est resté en mémoire. Tu pourrais lancer une mode… » finis-tu par susurrer l’air de rien. L’humeur est à la joie maintenant. Du moins tu l’espère de tout cœur, car même si elle est belle en pleurant, elle est magnifique en riant.

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MessageSujet: Re: (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.   Mar 3 Déc - 9:28

C’est triste à dire, mais depuis que tu as réalisé la vraie nature de tes sentiments pour Stefan, tout ce qu’il peut bien faire t’énerve. Ca t’énerve parce que tu sais que ce que tu ressens n’est pas réciproque, que ça ne le sera jamais et qu’au fond, il pense sûrement toujours à Ariel. Et toi tu n’es rien. Rien de rien. Pas plus qu’une brindille pour attiser le feu de son amitié. Ca a toujours été comme ça Eden, t’as été l’étincelle qui lui permettait de voir dans le noir, rien de plus, il n’a besoin de toi que parce que c’est plus pratique d’être deux que d’être seule. Parce que s’il avait ne serait-ce qu’une once d’amour pour toi, il aurait très certainement compris les signes, il aurait fait quelque chose, dit quelque chose, il ne t’aurait jamais laissé ainsi dans le doute de l’incertitude. Alors, pour lui faire payer son manque de tact, tu essaies de lui faire mal, de le faire souffrir autant qu’il le fait par son silence mais tu es sure que tout ce que tu peux bien faire ne le touche pas, que tu peux bien te taper tous les gars du château, s’il est frustré c’est juste parce que tu augmentes leur tableau de chasse au détriment du sien et qu’il risque de perdre la course pour le titre de « bad boy » du château. Alors, tu appuies sur sa blessure pour être sûre qu’il comprendras ce que tu endures, à défaut de l’affliger de la même douleur que la tienne, tu cherches celle qui lui fera du mal physiquement, superficiellement, à défaut de trouver ou de pouvoir faire mieux. Son souffle s’accélère et tu sais que tu as obtenu l’effet escompté, qu’il n’est plus entrain de rire, qu’il se rend compte de ce qu’est la douleur, la vraie. Mais ne l’a-t-il qu’une fois rencontrée ? Ressentie ? S’est-il déjà fait brisé le cœur ? Connaît-il les âpres supplices d’un cœur en peine ? Tu es certaine que non, il n’en est jamais venu se plaindre, n’en a jamais pleuré dans tes bras et tu espères qu’à défaut d’être celle qui anime ses plus chaudes pensées, tu restes sa meilleure amie et qu’il ne te cacherait jamais rien. Ce qui te blesse le plus, très certainement, dans toute cette histoire, c’est que de tes peines, tu ne peux pas lui en parler. Pour la première fois de ta vie, tu es contrainte à te débrouiller seule et ça, tu n’en as plus l’habitude. Tu n’en as plus l’habitude depuis des années parce que du plus loin que tu t’en souviennes, il a toujours été là. Toujours là pour te soutenir, t’écouter, essuyer ces larmes que pourtant tu aurais si souvent voulu retenir. Il ne le mérite pas, peut-être aurait-il besoin en ce moment que tu l’épaules, mais ta lucidité et brouillée par ces abîmes dans lesquels tu t’enfonces. Tu n vois plus le monde avec les même yeux, ne le voit plus avec les autres, il n’y a plus que les tiens. Il n’y a plus que toi. Mais pourquoi faut-il donc que tu compliques toujours tout ? Tu fuis le bonheur Eden, tu t’en échappes comme si sa simple présence pouvait être apte à te tuer. Ton bonheur s’est envolé avec tes derniers espoirs. Votre relation ne pourra plus jamais être la même et tu t’en rends amèrement compte, tout part en fumée. Il n’y a plus rien. Plus personne. Il n’est plus là. Plus comme avant. . « MAIS T’ES DINGUE. Je te frappe le ventre quand t’as tes ragnagnas moi ? » Un rire amère, ingrat s’échappe de tes lèvres. Si seulement il savait ce qu’il te fait subir. S’il savait à quel point la douleur était plus grande, à quel point elle n’était pas comparable même dans un autre monde. Il est aussi aveugle que tu es défaitiste, c’est du joli Eden, du grand art. Il s’approche, toi tu l’éloignes et quand c’est toi, c’est rebelote. Vous êtes condamnées tous les deux à vous faire du mal, à souffrir éternellement de cet affrontement sans raison d’être. Mais réveillez-vous bordel, tout pourrait être tellement plus facile ! « Tu fais bien pire. » Tu croises tes bras sur ta poitrine et soupires comme une enfant boudeuse. Hors de question que tu lui expliques le pourquoi du comment, il te fait du mal par sa simple présence ici, par le simple fait qu’il ne voit en toi qu’une enfant qui a besoin d’être protégée. Plutôt mourir tu te dis, plutôt mourir que de lui avouer la vérité.

Tu savais pourtant qu’il n’aurait jamais fallu aller aussi loin et, tu ne parais même pas vraiment surprise quand il hausse le ton, après tout, sa rage est justifiée. Tu es et restes sa meilleure amie Eden, tu devrais être là, être là pour remonter son moral au plus bas. Mais tu ne vas pas bien. Pas assez bien pour t’occuper des problèmes des autres. Pour t’enfuir de cette situation délicate, tu aimerais lui faire croire que tu en aimes un autre. Que tu es tombée éperdument amoureuse mais tu en es incapable. Incapable parce qu’en réalité, tu n’as jamais aimé personne de la même façon que tu l’aimes lui, ni regarder personne de la même façon que tu le regardes quand il te sert dans ses bras. Tu lui en veux d’être aveugle et pourtant, pourtant toi aussi tu l’as été et ce durant des années. Parce que ces sentiments ne datent pas d’hier, pas vrai Eden ? Ca fait des années qu’il est bien le seul à trouver crédit à tes yeux. Malgré tout, ses paroles dépassent un peu ta pensée et ta main se perd sur sa joue. Autant que tu as mérité ses réprimandes, il a mérité cette claque perdu dans l’immensité environnante. Qu’il aille au diable lui aussi, avec tous les autres. Qu’on te foute la paix bordel. Qu’on te laisse le choix d’aimer ou non, le choix de la personne. Pas lui. Tu supplies. Oh non pas lui. Son visage meurtri appelle à l’aide et tu t’en veux presque aussitôt de ton geste mais te refuses de lui montrer. Tu veux paraître forte, plus forte que tu ne l’es vraiment. Les larmes marquent tes joues là où ta colère a marqué la sienne. Ces larmes sont pour toi Kit, elles n’ont toujours été rien que pour toi, n’entends-tu donc pas mon cœur qui saignes ? Il a toujours su voir quand tu n’allais pas bien Eden et tu en déduis que tu ne pourras pas lui cacher ton secret éternellement, que tôt ou tard, il faudra bien que tu lui révèles la vérité, que tu te dévoiles. Mais tu n’es pas prête, tu as besoin qu’encore une fois, pour la dernière fois, ce soit lui qui fasse le premier pas. Qu’il te décharge, t’aide, te libère. Peut-être plus tard vous pourrez en rire, de cette écartade. Peut-être qu’il te pardonnera ton égarement. Qui sait… Tu deviens méchante parce qu’il te brise le cœur à chaque fois qu’il ouvre la bouche. Tu dois tenir une promesse. Celle que tu lui as faite il y’a de cela une bonne dizaine d’année. Tu lui as promis d’être forte, de ne plus jamais te laisser marcher sur les pieds. Cependant, tu aurais tout fait pour ne jamais avoir à te retourner contre lui, pour ne jamais faire face à ce cas de figure. « Qui je suis ? MAIS PUTAIN. Qui est allé vérifier que tous tes coups de cœur étaient des types bien ? Qui est allé remettre à leur place les DEBILES qui avaient osé te faire mal au cœur ? Je me suis occupé de tous Eden. Depuis Fred jusqu’à. Non. Rien. Va lui ravaler la façade. Je n’attends QUE CA. Et après va pas pleurer. Parce que ça fait mal. Et si je mens mal, au moins je mens pour toi. Je te crache pas toutes tes erreurs à la figure. C’est de ma faute peut être si je suis un mec ? DESOLE HEIN VRAIMENT. J’aurai préféré être une gonzesse sans seins, tu vois. » Tu te figes un instant, tu ne comprends pas. Tu te sens vide, ton monde s’écroule et tu n’as plus rien. C’est donc pour ça que les garçons appréhendent toujours de se lancer dans une relation avec toi, c’est donc pour ça que Nathaniel ne t’as pas adressé la parole quand tu l’as croisé tout à l’heure. Tout est de sa faute à lui. Encore et toujours. Sa dernière remarque te restes en travers de la gorge. Tu t’éloignes de lui, le méprises, le vomis, dans ton regard, il peut certainement y lire ton dégout. Il y’a des limites à ne pas franchir et il les a franchi. Pour la première fois de sa vie, il ne fait pas dans la retenue afin de ne pas te blesser, ah ça non alors, il n’y va pas avec le dos de la cuillère. Tu te sens détruite, brisée, vidée. « Parce que tu crois vraiment qu’un seul de ces lâches aurait eu le pouvoir de me briser le cœur ? Parce que tu crois que j’ai déjà été amoureuse de quelqu’un d’autre que… » Les larmes grimpent à nouveau dans tes yeux et tu te rends compte du ridicule de la situation. Non. Tu ne peux pas lui dire. Quelque chose t’en empêche. Pas comme ça. « Oh et puis tu sais quoi, t’en vaux même pas la peine. J’ai des petits seins c’est vrai, t’as raison. Mais moi au moins je pourrais toujours y remédier un jour, même si je ne le ferai pas. » Tu marques une pause, renifles, respires et reprends : « Ouais non, je le ferai pas parce qu’il y’a bien quelqu’un quelque part qui m’aimera pour ce que je suis vraiment et pas pour ce qu’il voudrait que je sois. Et tant pis si cette personne c’est pas toi. Tant pis pour tout, j’en ai plus rien à battre. » Indirectement, tu lui avoues tes sentiments, qu’il les prenne ou qu’il les laisse, le résultat ne t’importe plus. Il t’a fait plus de mal que personne n’avait jamais osé et, il va voir le fruit de son labeur. Parce que oui tu as toujours suivi ses conseils, tu t’es endurcie, tu es devenu quelqu’un qui sait se défendre, qui sait se battre. Dépitée, désespérée, désillusionnée, tu mets fin à cette discussion sans fin tout en déposant les armes, en bâillonnant ton cœur pour que plus jamais il n’aime à nouveau. L’amour tue, l’amour détruit. « Mais tu vois au moins, je peux toujours changer quelque chose moi. Toi t’as un cœur de pierre, t’es incapable d’aimer et ça, bah personne peut rien y faire. » Tes larmes se sont faites plus intenses et ton chagrin te dévore. Ta manche est mouillée par les va et viens contre tes yeux. Tu aurais pourtant souhaité qu’il t’aime, lui aussi. Mais c’est foutu. Il t’a détruit. Vous voulez la médaille, monsieur Durden ? Et bien vous l’avez gagnée : premier prix des imbéciles. « Je ne te compare pas. Je sais que tu es mieux. Crois-moi. » Tu baisses les yeux, tu ne le crois plus. Tu ne peux plus le croire, tu ne veux plus donner foi à ses propos : « Ca n’a plus aucune importance.» Tu hésites à partir, mais tes jambes t’en empêchent. Les années derrières vous te retiennent et même si tu doutes fortement de vouloir à nouveau lui adresser la parole un jour, tu espères donner une belle fin à votre histoire. Quelque chose de mieux que des reproches, des critiques. Une bribe de complicité, une chose à laquelle t’accrocher lorsque tu seras seule. Parce que oui tu seras seule Eden, il ne sera plus là bientôt et tu le laisseras vivre sa vie cette fois. Ton cœur a tout gâché et tu ne peux pas rester avec quelqu’un qui te tend constamment du pain alors qu’en vrai tu meurs de soif.


« Je suis désolée pour les cours, t’as fait quelque chose ou c’est juste les notes ? Je … tu veux que je t’aide ? T’es bien plus intelligente que moi, mais vu que je me suis beaucoup emmerdé ces derniers temps… » Tu baisses les yeux, de toute manière, tu n’as même plus envie de le regarder. Tu as trop peur qu’il arrive à lire en toi, qu’il déchiffre entre les lignes et te perce à jour. « Je vais plus en cours. » En vérité, les réveils sont trop durs et la simple idée de le croiser te ronge. Tu sais que ton âme s’emballe à chaque fois que tu aperçois son visage et tu ne veux pas risquer d’exploser, tu ne veux plus de cette vie. Tu veux effacer cet amour que tu penses impossible, mais il est plus coriace que ce que tu ne pensais. «… J’ai pas mal bossé. J’ai même eu le temps de faire des fiches. Je pourrais te montrer ce que j’ai fait ? Je ne suis pas un très bon professeur, tu l’as bien vu toutes les fois où on a bossé ensemble, mais si tu veux bien m’accepter tel que je suis … ça peut être sympa. Et t’aider ! » Stefan bosser ? Tu lèves un sourcil inquisiteur. Il n’a jamais rien fait pour l’école et voilà qu’en quelques jours il se transformait en élève modèle ? Ce n’était pas normal, pas cohérant avec la personne que tu avais toujours connue. Peut-être ne le connaissais-tu plus vraiment... peut-être aviez vous tous les deux trop changer en quelques mois pour pouvoir à nouveau prétendre à cette amitié qui pourtant vous a liés pendant des années. Tu secoues les pieds dans le vide et allume rageusement une nouvelle cigarette avant de lâcher dans un flot de fumée : « C’est bien que tu prennes enfin les cours au sérieux… » Tu te mords la lèvre inférieure avant d’enchainer : « Mais j’ai pas besoin d’aide, faut que je m’en tire seule cette fois. » Encore une fois, tu le repousses. Ca en est presque devenu une habitude mais cette fois, tu ne sais plus vraiment si tu parles plus du cours que de tes sentiments. Tu espères qu’il ne notera pas le caractère bizarre de ta réponse. Mais tu en doutes grandement. « Enfin sinon, je peux aller voir le directeur et lui faire entendre raison. Promis je ne le tabasserais pas, vu que tu m’as dit que je ne savais pas faire. » Sa remarque est drôle, tu aimerais en rire mais tu n’en as pas la foi. Un simple sourire sonnant faux apparaît sur ton visage. Bien sûr qu’il sait se battre, tu n’en as jamais douté et ne remettrais jamais ça réellement en question, mais tu avais besoin de lui faire mal ; par pur égoïsme. Tu voulais qu’il souffre, lui aussi. « Je suis très beau en costard d’abord. Je ne te permets pas mademoiselle … rha je ne peux même pas te critiquer moi, tu es tout simplement parfaite en robe de soirée. Bon après, en pyjama hello kitty dans les couloirs c’est autre chose … » Ton air est grave, tu fronces les sourcils avant d’ajouter, pessimiste : « Ariel aurait-été plus belle que moi dans n’importe quelle tenue, elle n’a pas des petits seins, elle. » A cet instant précis, tu ne saurais dire à quel point tu aurais préféré qu’il te choisisse toi, malgré tes petits seins, malgré ta connerie et ton caractère de cochon, tu aurais voulu qu’il t’aime, sincèrement. « Enfin je ne critique pas, ton petit short rose m’est resté en mémoire. Tu pourrais lancer une mode… » Tu ne l’écoutes plus, tes yeux sont encore enbués par les larmes et alors, tu décides de lui tendre une perche, de lui donner une dernière chance, VOUS donner une dernière chance, à vous, à votre amitié : « Dis vois, tu t’es jamais posé de questions sur nous deux, enfin… je veux dire… sur la nature de notre relation ? » Tu es heureuse d’avoir posé la question car si c’était lui qui l’avait fait, tu aurais été bien incapable de lui répondre.

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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.   Lun 9 Déc - 12:04


Douleur, nom féminin est une sensation pénible en un point ou dans une région du corps. La douleur morale est un sentiment ou émotion pénible résultant de l'insatisfaction des tendances, des besoins. Deux définitions que tu dis connaître par cœur, tu penses en être immunisé, tu penses avoir fermé ton cœur à l’émotion violente qu’est la douleur sentimentale et tu crois avoir fermé son cerveau sur les douleurs physique. Tu es sûr d’avoir visité tous les sens de ce mot, tu te bats pour cela, pour montrer que tu es plus fort que la douleur, plus fort que le monde. Tu joues avec la mort parce que tu ne veux plus en avoir peur, tu ne veux plus perdre quelqu’un d’une manière aussi débile qu’être passif. Tu aurais tellement voulu sauver tes parents, les sortir de leur maison, les aider, pourtant tu n’as rien pu faire. Et la douleur que tu as ressentie ce jour-là, tu n’as plus voulu la ressentir, alors tu t’es forgé une carapace. Longtemps tu as cru qu’elle suffirait … c’est pourquoi aujourd’hui tu ne comprends pas les signes évidents. Enfermé dans ton mur de béton tu ne vois pas, tu ne saisis pas, tu ne comprends pas l’immensité de la douleur qui fait place dans ton cœur. Ton œil abîmé, la claque que tu as reçu, les marques rouges, le sang, tout cela ne te fait pas plus mal que cela, cette douleur physique tu t’y es habitué et tu sais la gérer et quand elle est trop insupportable tu prends un cachet. Seulement cette douleur-là tu ne la connais pas. Et quand Eden te regarde fixement en lâchant un « Tu fais bien pire. » en croisant les bras, tu ne comprends pas la flèche qui traverse ton cœur. «  Je … quoi ? Comment ça ? » ne peux-tu t’empêcher de lâcher devant une Eden boudeuse. Pourquoi est-ce que cela fait si mal d’avoir le sentiment que tu as manqué à ton devoir ? Que tu es cruel et méchant avec la personne qui t’es le plus cher ? Le sait-elle à quel point tu l’aimes et tu la chéries ? Non, bien sûr, tu n’es que son meilleur ami qui joue au con. Oh oui, tu aimes jouer au con. C’est même elle qui t’a transmis ce goût-là, c’est elle qui a toujours poussé tes limites plus loin. Elle t’a tellement appris que tu la remercies d’une bien étrange façon. Sa remarque glacée te reste en travers de la gorge, qu’as-tu fait ? Pourquoi tu ne comprends pas est plutôt la bonne question, mais ton cerveau est fermé tout comme ton cœur. Tu ne veux pas croire à l’amour, cette chose n’est pas pour toi. Tu as aimé ta famille, elle est morte. Tu as aimé Ariel, elle t’a quitté. Tu as cru aimer Eden, mais que va-t-il lui arriver ? Tu ne veux pas, tu ne peux pas, la perdre, alors tu t’accroches sans faire les bonnes choses. Tu as besoin de lui répondre, de lui dire quelque chose, mais quoi ? Les mots ne sortent pas, rien n’est assez bien pour te justifier. T’excuser ? Ce n’est pas ton genre, surtout que tu ne vois pas tes fautes. Non. Tu ne peux rien dire. Alors tu détournes le regard lorsqu’elle se met à pleurer, toi qui t’es toujours occupé d’elle, toi qui lui tient les cheveux quand elle vomit, toi qui lui donne ton épaule quand elle pleure, toi qui la réconforte quand rien ne va, toi qui a toujours tout fait du mieux que tu pouvais … tu agis comme un lâche. Tu laisses tes yeux s’appesantir sur les feuilles mortes qui tombent du ciel pour ne pas voir sa douleur. La tienne te suffit. Tu es lâche, tu as honte, mais tu ne peux rien faire. Sa main sur ta joue t’a fait encore plus mal que le coup dans les couilles de la part de Nathanaël, pourtant cela aurait dû être l’inverse. Et encore une fois de plus, tu ne saisis pas les signes, tu ne veux pas les voir. Alors tu fais la chose que tu sais faire le mieux, le con. Tu cries, sur elle, sur le monde. Tu cries plus fort que la douleur qui enserre ton cœur, mais rien n’y fait, elle est toujours là. Elle a mal, tu le vois dans ton regard… et les places s’inversent. C’est elle qui te fuit maintenant, elle qui cherche une échappatoire et toi qui restes là sans savoir quoi faire. Le silence après cette tempête ne semble pas à sa place, comme si les éléments mêmes ressentaient cette gêne. Voilà dans quoi vous vous êtes embarqués, dans une gêne qui n’existait pas avant. Les tabous n’existaient pas entre vous deux  avant et là, soudain, tout écart à la conduite normale d’une amitié semble un gouffre à franchir. Vous ressemblez à cet instant-là, à deux connaissances qui ne savent plus quoi se dire. Alors que pourtant vos conversations sont des logorrhées, vos paroles touchent les points les plus sensibles de votre existence et rien n’est superficiel. Soudain le silence est rompu et la tempête blonde se déchaîne à son tour. « Parce que tu crois vraiment qu’un seul de ces lâches aurait eu le pouvoir de me briser le cœur ? Parce que tu crois que j’ai déjà été amoureuse de quelqu’un d’autre que… Oh et puis tu sais quoi, t’en vaux même pas la peine. J’ai des petits seins c’est vrai, t’as raison. Mais moi au moins je pourrais toujours y remédier un jour, même si je ne le ferai pas. » Tu as honte, honte de ce que tu as dit, honte de ce que tu as laissé croire. Tu les aimes ses seins en vrai. Tu te fiches de la taille tant que ce sont les siens. Les trop gros ne t’attirent pas tant que cela, ils font faux, ils roulent, ils vomissent sur le côté. Chez elle, chez Eden, tout est mignon, tout est beau. Merlin, pourquoi a-t-il fallut que tu lâches cela ? Pour la blesser sûrement, pour lui montrer la douleur que tu ressentais, seulement ce n’est pas la bonne méthode. Mais tu n’as jamais été doué pour le relationnel. Jamais. Cette fois-ci tu la regardes, son visage en fureur est empreint d’une passion nouvelle, celle de s’affirmer de toi. Celle de te montrer que tu ne comptes pas tant que cela dans sa vie peut être ? Celle qui te fait comprendre que tu es trop narcissique et mégalomane, mais tu ne le vois pas, tu continues à te pencher sur ton nombril et à refuser la douleur des autres. Elle a parlé d’être amoureuse, encore. Elle l’est bien trop souvent à ton goût, mais c’est sa vie, tu sais que tu dois la laisser évoluer comme elle le veut, mais jamais tu ne cesseras de traumatiser ses copains, jamais tu ne t’arrêteras. Tu dois la protéger, c’est la seule chose que tu crois pouvoir faire, la seule chose que tu penses savoir faire. « Ouais non, je le ferai pas parce qu’il y’a bien quelqu’un quelque part qui m’aimera pour ce que je suis vraiment et pas pour ce qu’il voudrait que je sois. » Tu hausses un sourcil, elle te critique ou tu rêves ? Tu ouvres la bouche et lui coupe la parole pour mettre fin au doute. « Je ne t’ai jamais demandée d’être meilleure que tu ne l’es, enfin j’ai voulu t’apprendre à te battre pour que tu foutes une raclée à ces connards de neuf ans qui voulaient te faire chier, mais sinon je t’ai toujours laissée  être celle que tu étais. » Tes paroles sont décousues, toi-même tu ne sais pas ce que tu as cherché à dire, mais tu ressentais le besoin de parler, d’exprimer ton opinion. De comprendre sûrement. « Et tant pis si cette personne c’est pas toi. Tant pis pour tout, j’en ai plus rien à battre. » Cette phrase se grave dans ton cerveau lorsqu’elle la prononce. Dans un coin de ta tête tous les mots sont mis dans l’ordre et comptent y rester. Tu ressens une décharge lorsqu’elle prononce tous ses termes mais tu n’en comprends pas le sens. Ton cœur est fermé par ce mur de haine qui repousse la douleur, ton cœur est bloqué par la douleur, la rage t’habite. La douceur, ne peut pas intervenir tout de suite, tu aurais besoin de temps pour assimiler et répondre, mais tu ne disposes, actuellement, pas de ces précieuses minutes. La colère est trop présente dans ton être pour l’instant. Tu ouvres la bouche pour répondre, n’importe quoi, mais ton seul but est de stopper ce flot fluant de paroles qui te font perdre la tête, elle continue pourtant avant toi. Ta meilleure amie n’est pas prête à te laisser libre, à te laisser comprendre. Elle veut t’enfoncer comme tu lui as fait mal. Et toi, tu continues d’ignorer le tout, de faire comme si c’était anodin, comme si tu comprenais. Sornettes. « Mais tu vois au moins, je peux toujours changer quelque chose moi. Toi t’as un cœur de pierre, t’es incapable d’aimer et ça, bah personne peut rien y faire. » La justesse des paroles te montrent ce que tu savais déjà : tu as un cœur de pierre emmuré. Il est trop tard pour changer, trop tard pour faire entrer la douceur dans ce cœur de brute. Tu as été trop malmené pour te laisser faire, tu as voulu prendre ton destin en main à huit ans et aujourd’hui tu en paies les conséquences et ce n’est même pas toi qui en souffre le plus. Connard. Réagis. « Mais si je peux changer. J’ai changé. Et regarde où est-ce que cela m’a mené. J’ai aimé Ariel, je lui ai ouvert mon cœur, tu sais ce qu’elle a répondu ? Qu’elle en aimait un autre. Alors merci. Parle avant de savoir. Pourquoi changer ? Pourquoi faire des efforts pour retomber encore plus bas. » Tu craches sur Eden ce que tu n’as jamais dit à personne. Tu as eu honte de te faire plaquer de la sorte et Ariel a été fair-play et ne t’a jamais humilié comme elle aurait très bien pu le faire. D’un côté tu lui en es reconnaissant, mais tu n’as jamais parlé de cette rupture, Eden n’a jamais pu savoir. Personne n’a jamais su ce qu’il s’était passé et combien tu avais souffert. Et voilà qu’encore une fois, tu le ressors au mauvais moment et à la mauvaise personne. Tu ne te rends même pas compte de ce que tu as fait. Tout le mal contenu en toi ressurgit toujours, mais jamais quand il le faut. Tu regardes la glace qui a fondu au sol et tu regrettes une fois de plus de l’avoir jeté, ton œil te rappelle sans cesse la merde dans laquelle tu t’es jeté. Pourtant tu aimerais rattraper les choses, tu aimerais dire ce qu’il faut pour qu’Eden te pardonne, mais les mots ne sortent pas dans le bon ordre.

Parler des cours comme on parle de la pluie et du beau temps. Après tout, vous êtes en plein dans une école de sorcellerie, le sujet est plutôt anodin. « Je vais plus en cours. » Ok, le sujet devrait être anodin. Tu détournes le regard, lâche. Tu as peur de la croisé dans les couloirs le matin, mais tu as trop peur de tout rater. Tu t’accroches au boulot comme certaines personnes s’accrochent au Lord. Leurs idéologies te dépassent un peu, pour toi la vie n’est qu’un jeu, un simple jeu, mais tu as très bien compris que c’est par de bonnes ASPICs que tu pourrais t’en sortir puisque tu n’as pas de famille pour t’avancer, pas de nom pour te pousser, pas d’argent pour t’ouvrir les portes. Souvent tu envies ces connards de Malfoy, ces Nott, et tous les héros de la guerre. Eux qui sont cons, mais riche. Eux qui ne font rien, mais devant qui les portes s’ouvrent. Tu as pris conscience de leur facilité quand les portes se sont fermées sur toi, depuis tu t’es juré de t’en sortir. Voilà pourquoi tu ne comprends pas pourquoi Eden n’agit pas comme toi. Elle n’est rien dans le monde magique, comme toi. Lâchée au milieu des fauves. Alors tu mets le plus de chances de ton côté. Seulement sa phrase te reste en tête et, une fois de plus, tu fais le lâche. Ton regard se tourne vers l’arbre, tu esquives son appel à l’aide. Tu ne peux pas l’aider comme tu devrais le faire. Tu as peur de mal agir, qu’elle en ai marre de toi, pourtant c’est ton rôle de la pousser, c’est ton rôle de lui dire de venir en cours, elle n’a personne d’autre sur qui compter. Tu es son roc. Non, tu étais son roc.  « C’est bien que tu prennes enfin les cours au sérieux… Mais j’ai pas besoin d’aide, faut que je m’en tire seule cette fois. » Tu la regardes, perplexe. Tu as toujours plus au moins pris les cours au sérieux, ok depuis la quatrième année, mais tout de même. Tu essaies de comprendre ce qui lui fait dire ça et puis tu saisis. Ensemble vous n’avez jamais travaillé. C’est impossible d’être sage et sérieux face à une Eden qui fait le pitre, qui rap sur sa leçon, qui mime les professeurs, qui danse, qui tourne, qui virevolte dans la bibliothèque. Tous ces souvenirs sont gravés dans ta tête, le bon temps. Elle a toujours eu des notes médiocre ou passable, alors tu cachais les tiennes pour qu’elle ne t’en veuille pas, tu modifiais les tiennes pour que vos notes soient similaires. Tu  n’as jamais pu la reprendre et voilà que maintenant elle abandonnait sa scolarité… tu arrivais trop tard. Tu es faible Stefan, faible au point de ne pas pouvoir la soulever et la replacer sur le droit chemin. Tu n’en as plus de droit, c’est sa vie. « Je. » Par Merlin, les mots ne sortent pas, comment la conseiller alors qu’elle a toujours cru que tu n’étais pas sérieux ? Comment lui montrer qu’il faut qu’elle se ressaisisse alors que tu as peur de la briser. Dans quelle merde t’es tu fourré encore ? « La septième année est une année importante, tu bosseras mieux l’année prochaine. Promets-moi-le. S’il te plait. » Tes yeux se font suppliant, tu ne sais pas pourquoi mais tu en as besoin. Tu as besoin de sa promesse, besoin qu’elle agisse et se réveille. Besoin qu’elle te dise qu’elle fera mieux. Pourtant tu sais que c’est faux, qu’elle te dira oui juste pour te faire plaisir … et encore c’est dans le meilleur des cas. Perdu dans tes pensées c’est le prénom de ton ancienne copine qui te sort de là. « Ariel aurait-été plus belle que moi dans n’importe quelle tenue, elle n’a pas des petits seins, elle. » Tu la regardes bouche bée. Bon, c’est vrai que tu ne peux le nier, Ariel est une pure bombasse, mais personne ne pourrait résister aux charmes de la verte et argent. PERSONNE. Et elle a choisi quelqu’un d’autre que toi… mais ce n’est pas le sujet. Tu regardes Eden te lancer cette pique qui te traverse le cœur, pourtant ce n’est pas tant pour Ariel que pour Eden que tu as mal. Tu ne saisis pas tout à fait la différence, mais tu sens qu’il y en a une. Tu exploses sans réfléchir. Tu as honte de ce que tu lui as dit précédemment, mais tu ne peux pas le rattraper, tu sais que tu l’as vexé.  « Les seins on s’en fiche, bordel.  Arrête de revenir sur ça. C’est sorti tout seul, je ne sais pas pourquoi. Je te l’ai dit combien de fois que tu étais canon ? Tes seins y changent rien, au contraire ça apporte du charme en plus. Bordel Eden, des mecs te tournent autour et ce n’est pas que pour tes seins, tu préférerais que ça ne soit que pour ça ? Non, ok, je m’égare. Bordel. Je. » Alors que tu te perds dans tes pensées, la voix de ta meilleure amie te coupe. « Dis vois, tu t’es jamais posé de questions sur nous deux, enfin… je veux dire… sur la nature de notre relation ? » BAM. Euh. Tu restes choqué quelques instants. Comment lui dire ? Si elle pose cette question c’est peut être parce que … non, elle t’a repoussé la fois où tu as voulu l’embrasser. Ce moment reste gravé dans ta mémoire. Ou alors c’est encore un de ces jeux ? Elle a toujours voulu jouer. Elle t’a toujours taquiné sur votre couple, quand tout le monde vous parlez en riant de votre couple, elle s’est amusé. Toujours. Jamais elle n’a été sérieuse. C’est encore un de ces jeux à la con. Durant quelques instants tu y as cru, tu as pensé que … non. Tu sais que c’est impossible. Tu détournes le regard. Tu veux lui répondre mais tu as peur d’être trop dur, trop sec, trop cassant. Tu optes pour l’ironie, ce que tu manies le mieux -oui imaginez le reste maintenant. « Bien sûr, tous les soirs dans mon lit. D’ailleurs on n’avait pas déjà choisit les prénoms de nos enfants ? J’aime beaucoup Hector. » Tu souris, hypocrite. C’est faux, tu n’aimes pas particulièrement Hector, c’est le premier prénom qui t’es venu à l’esprit. La première échappatoire que tu as pu trouver. Hector, ça sonne bien pourtant. Tu la regardes dans les yeux, sans trop savoir quoi penser, ni quoi dire. Peut être qu’elle attend une réponse un peu plus sérieuse ? Alors tu vas lui donner, la réponse qu’elle attend de toi. « Non Eden, non. Enfin si j’y ai déjà pensé à la nature et je la connais très bien. Je suis ton grand-frère, celui qui veille sur toi, qui te protège. Tu le sais très bien, c’est pour ça que j’aime pas quand tu sèches les cours, mais je ne peux pas t’engueuler alors que je fais la même chose, alors je ferme ma gueule. Voilà, Kit se tait. Maintenant arrête de te poser des questions ridicules et viens-là. » Tu tends les bras, tu espères retrouver ta Eden d’avant, celle avec qui tu t’entendais si bien, celle qui te connaissait par cœur. Tu gardes les bras tendus, tu ne peux pas la prendre de force, tu espères qu’elle va bien vouloir se caler contre ton cœur, mais tu ne peux l’obliger. Tu ne peux qu’attendre avec amour. Un amour fraternel bien sur … à moins que ?

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MessageSujet: Re: (Walden) ❀ Parfois les mots ne sortent pas.   Jeu 26 Déc - 12:13

Parfois, tu aimerais lui faire voir ce que tu endures depuis que tu t’es rendu compte de tes sentiments pour lui et tu es persuadée que même un coup de pieds là où tu penses que ça lui ferait le plus mal n’arriverait même pas à la cheville de ta douleur. Non mais parce que tu as mal Eden, ouais, t’as vraiment mal et c’est horrible quand tu admets que celui qui te fais souffrir de la sorte est la seule personne qui as toujours été là pour toi et que tu aimes le plus sincèrement du monde. Tu peux bien essayer de te mentir, de mentir au monde, tu sais très bien que même si tu le menaces, jamais tu ne seras capable de couper le pont qui vous unit parce que tu as besoin de lui plus que tu n’as besoin d’eau pour vivre. Il est tout ce que tu n’as jamais été et t’es tout ce qu’il ne sera jamais. Une âme, une seule personne divisée en deux corps, c’est ce que vous vous plaisiez à vous répéter quand vous étiez gamins. Et même si vous avez changé, même si tout est différent aujourd’hui, toi t’y crois encore. Plus fort que tout. Pourtant, tu pensais avoir tout vu de la vie, tu croyais vraiment l’avoir trompée avec les multiples stratagèmes que tu avais mis en place. Toutes ces fois où tu avais scarifié ton corps, scarifié ton âme pour t’approcher de cet état d’entre-deux. Jamais tu n’as ressenti ce que tu ressens aujourd’hui. La douleur a déjà été forte, t’as souvent rendu fébrile, mais jamais faible, jamais elle ne t’a achevée. « Je … quoi ? Comment ça ? » Il ne comprend pas. Tu le vois à son regard. Même s’il a des poils au menton aujourd’hui, qu’il ne chausse plus du 37 et qu’il te dépasse d’une bonne tête et demi, tu n’as pas perdu cette capacité que tu as toujours eu à lire en lui comme dans un livre ouvert. Dans ses yeux, tu y lis l’histoire de ta vie, de la sienne aussi parfois, de la votre souvent. Certains chérissent de vieux médaillons qu’ils ont hérité de leur mère qui elle même l’a hérité de la sienne et ce depuis des années. Toi, tu as Stefan, ton Kit à toi, le seul et l’unique qui un jour a compté. En vrai Eden, tu n’as jamais eu de père, tu ne sais pas ce que c’est que l’amour paternel et durant des années, tu n’as tout simplement pas su ce qu’était un homme. C’est lui qui te l’a montré. Il t’a tout exposé avec une simplicité déconcertante : un homme, c’est quelqu’un qui sait se battre pour les choses auxquelles il tient, c’est quelqu’un qui pue le matin quand il se réveille mais qu’on aime quand même, c’est quelqu’un qui jure à table et qui s’en fout de péter ou bien de roter en public, c’est quelqu’un qui quand tu ne vas pas bien, te sert dans ses bras en te promettant le monde, en te jurant que demain tout ira mieux. Un homme, c’est Kit. C’est lui. Il t’a apprit la vie et bien plus, il t’a appris l’amour et même si aujourd’hui ça te dévore l’estomac, ça te broie le cœur, t’es bien contente de jamais avoir ressenti ça pour quelqu’un d’autre car personne d’autre que lui n’en aurait été digne. Ouais, t’aimerais lui en vouloir mais au fond de toi tu n’y arrives pas parce que tu conçois qu’il ne comprend pas pourquoi tu te mets dans des états pareils. Les relations humaines, ça a jamais été son fort, ni le tien d’ailleurs. Vous vous êtes contentés de vous enfermer dans une bulle salvatrice, votre petit monde à vous. T’aimerais lui avouer tout ce que t’as sur le cœur mais tu sais très bien que les mots ne sortiront qu’en métaphores ou en exagérations. Tu ne peux pas lui infliger ça, tu ne veux pas faire saigner son cœur autant que le tien, alors tu essuies vigoureusement tes larmes avec toute la haine dont tu es capable et tu lui réponds sèchement : « Rien. Oublie. » Oublie tout Kit, oublie ! Comme pour le pousser dans l’oubli, tu préfères crier des obscénités, le mettre devant le fait accomplie, le faire culpabiliser là où pourtant il n’en a pas vraiment les raisons. Tu te dis qu’ainsi, il te laissera tranquille, il ne reviendra pas sur le sujet parce qu’il sera hors de lui à cause de tes remarques. Parce que tu sais être méchante Eden, ah ça oui alors, tu sais toucher les points sensibles, là où ça fait vraiment mal et c’est un peu ce que t’essaies de faire à l’instant : le blesser. Peut-être que comme ça il se contentera de s’en aller et ne cherchera pas à te faire expliciter le fond de ta pensée, de ton cœur et de ses douleurs, ouais, ce serait tellement plus facile s’il prenait la voie secondaire, cet échappatoire que désespérément tu lui tends. Bon, il est vrai que d’un autre côté, sa remarque t’as profondément bouleversée. Tu n’as pas compris pourquoi il a nargué tes seins de la sorte, il sait que tu es une femme et que les femmes ont des complexes. Il sait aussi que même si tu joues la sotte, tu n’as jamais vraiment eu confiance en toi et tu n’es pas satisfaite de ton corps. Il t’a fallu du temps avant de te dire que toi aussi tu pouvais plaire à la gente masculine parce qu’en vrai, tu aurais toujours préféré être un garçon. Ils se prennent moins la tête et leur seul tracas et la taille de leur membre qui normalement entre dans la moyenne. Donc ils sont parfaits. Tout est parfait. Et Kit est le plus parfait de tous, tu en es convaincue. Tu continues de vomir des paroles que tu sais n’être pas justes, n’avoir aucun sens, mais les larmes qui coulent sur tes joues ont raison de ta lucidité et ton cerveau torturé ne sait plus comment se saisir une nouvelle fois des rennes. Tu es victime d’une profonde crise d’angoisse, les paroles ont besoin de sortir et toit, tu ne peux rien y faire. Heureusement, il te coupe à un moment et t’empêche de partir encore plus loin dans ton délire. « Je ne t’ai jamais demandée d’être meilleure que tu ne l’es, enfin j’ai voulu t’apprendre à te battre pour que tu foutes une raclée à ces connards de neuf ans qui voulaient te faire chier, mais sinon je t’ai toujours laissée être celle que tu étais. » Tu sais qu’il a raison. Qu’il est dans le juste. Parce que si une personne t’as toujours aimée pour ce que tu étais, c’est bien lui et même avec toute la mauvaise foi du monde, du ne peux pas nier les faits. Tu te contentes de continuer, pour le blesser encore plus, lui faire mal sûrement. Tu ne comprends pas pourquoi tu as ce besoin viscérale de lui faire de la peine en lui faisant comprendre les choses, mais tu es bien incapable de ravaler tes paroles, tout retour en arrière est impossible à ce stade là. Et là t’atteins carrément l’apothéose. Tu vas jusqu’à lui cracher à la gueule qu’il a un cœur de pierre et qu’il est incapable d’aimer ce que tu sais n’être absolument pas vrai. Après tout, qui est venu te sauver des griffes de ces morveux parce qu’il avait pitié de toi ? C’est lui. Qui t’as prise dans ses bras à chaque fois que lors de tes cauchemars tu revoyais l’accident qui t’a ôté ta mère ? C’est lui. Qui te permettait de dormir dans son lit quand tu avais froid ? C’est lui. Qui séchait tes larmes quand tu t’écorchais violement le genou par terre et que tu n’étais alors pas plus haute que trois pommes ? C’est lui. Qui te donnait sa part de dessert parfois lorsque t’avais un coup de cafard ? C’est lui. Au fond, il t’a toujours donné bien plus que tout ce qu’il pouvait bien posséder et aujourd’hui, tu es capable de le rabaisser au terme d’imbécile au cœur de pierre. C’est l’hôpital qui se fou de la charité Eden, tu n’en as pas le droit. Absolument pas. « Mais si je peux changer. J’ai changé. Et regarde où est-ce que cela m’a mené. J’ai aimé Ariel, je lui ai ouvert mon cœur, tu sais ce qu’elle a répondu ? Qu’elle en aimait un autre. Alors merci. Parle avant de savoir. Pourquoi changer ? Pourquoi faire des efforts pour retomber encore plus bas. » Ariel. Et voilà qu’il la ramène dans l’histoire. Cette pouffe que tu n’as jamais pu supporter. Ariel par ci, Ariel par là. Tu lui en aurais bien foutu des Ariel. Tu sers les poings plus fort pour contenir ta haine et tu sens que doucement, tes ongles pénètrent ta chair et que le sang commence à dégouliner à travers tes phalanges. Se faire mal ailleurs pour oublier la douleur actuelle qui te brise le cœur. Un vieux rire se saisis de toi, plus nerveux qu’autre chose avant que tu ne lui jettes à la figure : « Edelmachinbidulechouette, me fais pas croire que t’en étais vraiment amoureux, je t’en prie. » Tu dis ça comme si une réponse positive l’aurait fait baisser dans ton estime mais en vérité, tu espères juste une réponse négative car la positive te briserait le cœur. Parce que oui, tu sais qu’Ariel est jolie, bien plus belle que toi et que Kit avait un profond attachement pour elle, mais tu ne peux te résoudre à admettre qu’il en a aimé une autre… une autre que toi. Tu espères qu’il te mente, qu’il te dise que c’est une blague mais tu sais aussi que tu en attends trop de lui, bien trop.

Il change de sujet pour briser la glace qui se forme entre vous. C’est drôle pourtant, vous avez toujours été un soleil l’un pour l’autre et voilà que vos rapports deviennent plus froids que la banquise du pôle Nord. C’est pas normal Eden, pas le moins du monde, t’es entrain de tout gâcher parce que t’es trop orgueilleuse pour admettre que tes sentiments peuvent ne pas être réciproque. Que tu veux pas finir le cœur brisé au fin fond du caniveau et que tu attends qu’il t’offre la lune pour se faire pardonner tout ça. Mais comment veux tu qu’il sache ce qui se trame au fond de ton cœur si tu ne lui laisses que des indices ? Il te propose son aide, veut t’aider à t’en sortir et toi tu le repousses encore une fois par fierté. Tu veux t’en sortir seule pour ne pas avoir à apercevoir son visage tous les jours, ne pas avoir à en pleurer le soir parce que tu le croises avec une autre. « La septième année est une année importante, tu bosseras mieux l’année prochaine. Promets-moi-le. S’il te plait. » Et dis moi Stefan, si je me mets à bosser, tu seras encore là ? Tu seras toujours là ? Ces questions te brulent la gorge, t’affaiblissent. Tu essaies de t’émanciper de lui tout en sachant pertinemment que c’est peine perdue. Il est ton père, il est ton frère, ton meilleur ami, ton âme-sœur. Tout ce que tu peux bien espérer trouver chez un homme trouve sa réincarnation en lui. Et merde Eden, t’es foutue sur ce coup. Tu ne peux pas vivre sans lui mais tu ne peux pas non plus vivre avec lui. T’es censée faire quoi du coup là, dans l’histoire ? Fermer les yeux et faire comme si de rien n’était ? Tu ne t’en sens pas capable. Tu n’es qu’une bonne à rien. A rien à part à gâcher tout ce qui compte dans ta médiocre vie. Il est tout, toi tu n’es rien. « Je vais essayer, je peux rien te promettre. » Tu comprends un peu mieux pourquoi tu es entrain de perdre pied ces derniers temps : parce qu’il n’est plus là. Que même si vous tâchez par tous les moyens de sauver les apparences, depuis que vous vous êtes embrassés vers la forêt interdite, plus rien n’est pareil entre vous deux. Quelque chose s’est brisée, quelque chose s’est tissée. La transition est fatale, brutale, indécelable. Tout a changé en une fraction de secondes sans que vous n’ayez le temps de vous en rendre compte. Oh toi oui que tu t’en rends compte aujourd’hui, tu sais que tu l’aimes. Mais lui ? Il ne comprend pas et tu ne peux pas lui en vouloir. « Les seins on s’en fiche, bordel. Arrête de revenir sur ça. C’est sorti tout seul, je ne sais pas pourquoi. Je te l’ai dit combien de fois que tu étais canon ? Tes seins y changent rien, au contraire ça apporte du charme en plus. Bordel Eden, des mecs te tournent autour et ce n’est pas que pour tes seins, tu préférerais que ça ne soit que pour ça ? Non, ok, je m’égare. Bordel. Je. » Tu sais qu’il a raison mais, plutôt que de l’admettre, tu préfères poser un doigt devant sa bouche pour qu’il se taise, pour qu’il te laisse le temps d’encaisser, d’assimiler. Parce que non, ce n’est pas aussi facile que ça en a l’air. Le mec dont t’es raide dingue est entrain de te dire que t’es canon alors que tu es persuadée qu’il n’est pas attiré par toi. Tu ne comprends pas, alors ça te blesse. Le vent commence à souffler et tu le remercies intérieurement de sécher tes larmes au passage. C’est plus valorisant de ne pas apparaître faible, sans défenses. Ce que tu es Eden, sans défenses. Encore plus vulnérable, tu lui tends une dernière perche en espérant qu’il la saisisse ; tu lui demandes si un jour dans sa vie, il lui est déjà arrivé de se poser des questions sur vous deux. Au moins comme ça, tu seras définitivement fixée sans qu’il ne se doute de grand chose sur le moment. Peut être demain, mais demain est un autre jour. « Bien sûr, tous les soirs dans mon lit. D’ailleurs on n’avait pas déjà choisit les prénoms de nos enfants ? J’aime beaucoup Hector. » Il sourit, toi non. Ce n’est pas vraiment la réponse que tu avais espérée. Tu avais espéré qu’il te dise que ça lui arrivait sans pour autant manier de l’ironie comme il sait si bien le faire. Tu aurais préféré qu’il partage tes doutes, tes questions et tes hésitations mais à voir sa réponse, ce n’est visiblement pas le cas. Tu te sens bien conne tout à coup, mais lui, il surenchérit. « Non Eden, non. Enfin si j’y ai déjà pensé à la nature et je la connais très bien. Je suis ton grand-frère, celui qui veille sur toi, qui te protège. Tu le sais très bien, c’est pour ça que j’aime pas quand tu sèches les cours, mais je ne peux pas t’engueuler alors que je fais la même chose, alors je ferme ma gueule. Voilà, Kit se tait. Maintenant arrête de te poser des questions ridicules et viens-là. » Il te tend les bras, alors, tu saisis l’occasion parce que tu penses sincèrement que ce sera la dernière fois avant longtemps, le temps que tu te redresses, que tu t’en remettes, te reconstruises. Tu restes dans ses bras pendant dix bonnes minutes sans qu’aucun de vous ne trouve bon de briser le silence qui embrassait cette étreinte. Pendant ces quelques minutes, tu te sens revivre, plus forte, valeureuse, alors, tout en saisissant le peu de courage qu’il te reste encore, tu redresses ton visage, le regarde dans les yeux et ajoutes : « J’aurais voulu que les choses se passent autrement. » Et alors que tu vas te décider à le laisser planter là, seul, tu entends des pas derrière vous et tu le tires par la main histoire que vous sautiez ensemble de l’arbre. Au pieds de l’arbre, tu te mets sur la pointe des pieds, poses une main sur sa joue et déposes un baiser à la commissure de ses lèvres, baiser qui aurait très bien pu passer pour une bise loupée malgré que ce soit ta façon à toi de lui dire au revoir pour un moment : « Le concierge rôde dans les parages, je te conseille de rejoindre ta salle commune. Ciao Kit, on se voit bientôt. » Tu ne lui proposes pas de te rejoindre plus tard, pas comme d’habitude, ni de t’accompagner jusqu’à ton dortoir et alors, tu pars en courant tout en séchant tes larmes et en regagnant ta salle commune. Au moins, tu auras essayé.


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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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