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 J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)

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MessageSujet: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Ven 27 Déc - 6:12


« Rien. Oublie. » Cette phrase te trotte en tête depuis plusieurs jours. Que dois-tu oublier ? Le con fini que tu es ? La bêtise que tu as pu faire ? Celui qui fait mal au cœur de ta meilleure amie qui t'a viré, comme ça sous un coup de tête ? Non, parce que -puisqu’on parle de cela- te dire qu'un pion rodait dans les parages alors que tu passes ton temps à enfreindre les règles avec elle, c'est jouer l'hypocrisie totale et pas d'espoir que les gens changent. Tu te passes une main dans les cheveux pour les décoiffer, ce qui fait glousser ta voisine de classe. Pendant un quart de seconde, tu as envie de lui lancer un clin d'œil aguicheur comme tu as l'habitude de faire, pour draguer, mais ce brusque accès de virilité t'échappe bien vite. La seule chose que tu désires au fond : c'est comprendre. Comprendre ce que tu as raté dans ta relation avec Eden. Comprendre pourquoi elle t'évite. Le professeur hausse la voix pour attirer l'attention des élèves, mais tu ne sais même pas dans quel cours tu es, il est grandement possible que tu te sois même trompé de classe. Pendant que ta voisine détourne le regard, toi tu t'allonges sur ton bureau. La tête posée sur ton bras tu essaies de remettre tes pensées en ordre. La scène ne date que de trois jours, tu te souviens donc les éléments avec perfection. Elle était assise face à toi, évitant ton visage meurtri par cette putain de bagarre avec Nathanaël, vous parliez de ses beaux seins, vous parliez d'Ariel, vous parliez de cours, vous parliez de tout et de n'importe quoi, comme avant ... pourquoi cela n'avait pas la même odeur. Oui, tu trouves que les discussions avec Eden révèlent une odeur particulière, de joie, de sincérité, de sérénité, de calme, de douceur, de bienveillance. Tu trouves qu'elle reflétaient une odeur. Plus rien n'est pareil ces derniers temps. Où est-ce que cela a-t-il bien pu foirer ? Et pire, l'autre question qui te taraude c'est : est-ce de ta faute ? Tu refuses de le croire, tu refuses d'avoir tort et d'avoir mal joué, mais plus le temps passe, plus tu ne peux réfuter cette opportunité. Tu fais défiler la conversation dans ta tête, tu revois Eden te dire « Edelmachinbidulechouette, me fais pas croire que t’en étais vraiment amoureux, je t’en prie. » Puis tu te revois lui répondre « Mais si ! » avec ardeur, lui prouvant que tu as du cœur. Et pire que tout, tu vois son regard s'effondrer. Elle n'a jamais pu supporter Ariel, elle l'a toujours détestée et en cet instant, tu ne vois toujours pas le mal que tu viens de faire. Bordel Stefan, réveille-toi. Tu la revois grelotter, est-ce de froid ?,  de rage ?, de peur ? Quoiqu'il en soit, tu n'as pas su quoi faire à part soutenir son regard et lui prouver que tu as su aimer. Et surtout, que tu n'es pas près de recommencer. Tu y montres là tout l'attachement à elle qui est possible. Tout le temps que tu pourras lui accorder de nouveau. Tu penses bien faire, or tu es si loin de la vérité. Un quiproquo qui fait du mal, bien trop mal et sans raison en plus. Tu soupires encore une fois en te disant que le temps est vraiment à la fois trop long et à la fois trop court. Pourquoi la vie est-elle injuste de la sorte ? Les images continuent à défiler dans ton esprit, vous parlez de cours maintenant, « je vais essayer, je peux rien te promettre. » encore une promesse que tu n'as pas réussi à obtenir. Pourtant tu veux qu'elle s'en sorte, qu'elle aille faire de belles études, qu'elle grimpe des échelons, qu'elle soit fière de son parcours, qu'elle ne doive rien à personne. Elle a besoin de sa liberté et pourtant elle n'agit pas comme il le faudrait  pour ce faire. De plus, tu te sens incapable de l'aider, toi le premier fouteur de trouble, le premier insolent qui sèche, le premier con qui joue au con. Tu cherches des solutions, mais tu n'as rien pu lui dire. Rien n'est sorti de ta bouche alors que tu cherchais à la remotiver. La seule chose que tu avais pu faire sur le moment, c'était ouvrir tes bras et la serrer contre ton cœur. Les battements du sien te font encore vibrer. La douceur de sa peau te fait encore frissonner. Son odeur te fait encore rêver. Ton corps l'appelle, mais elle est trop loin maintenant pour l'entendre, trop loin pour le comprendre, toi même tu es perdu trop loin pour en saisir la portée. Le câlin t'a paru trop court, déjà tu la revois s'en échapper, sauter de l'arbre, te déposer un bisou sur la joue. « Je te conseille de rejoindre ta salle commune. » Cette phrase résonne en toi. Va-t’en, voilà ce qu'elle signifie. Loin de moi, sous-entendu. Alors que tu venais de lui dire que tu avais du temps pour elle, que tu voulais passer du temps avec elle. Tu tends la main pour garder la chaleur de ses doigts un peu plus longtemps contre les tiens, tu espères qu'elle va rester, qu'elle va renoncer, tu espères la faire craquer. Seulement tu n'as pas le temps de parler que déjà elle reprend : « Ciao Kit, on se voit bientôt. » Au moins elle t'a appelé Kit. Et alors que tu cherches à comprendre elle a disparu. Non, elle ne s'est pas envolée, juste mise à courir, vite. Comme si elle avait besoin de se séparer le plus vite de toi. Tu es resté là comme un con sept précieuses secondes. Puis tu as réagis. « EDEN ATTEND. » Cries-tu avec la rage du désespoir, tu te mets à courir à sa suite, mais le temps que tu arrives au château, elle s'est faufilée dans les couloirs et les passages secrets. Tu cours pourtant, les escaliers c'est quatre marches par quatre marches que tu les montes, c'est essoufflé et hors d'haleine que tu arrives devant un tableau ... qui n'est pas l'entrée des gryffondors. Tu te maudis et reprends ta course. Bien plus tard tu arrives devant la porte. Fermée et close. Tu lances le mot de passe, changé hier te dit la grosse dame. Tu pestes. Tu attends, mais la patience n'est pas ton fort et au bout de longues minutes tu t'en vas. Tu l'as ratée alors tu espères trouver un autre moyen. De toute manière, tu n'avais rien à lui dire, tu ne saisissais pas toi-même ce qui te donnais l'impulsion de courir aussi vite derrière-elle.

Un coup de coude te fait sursauter. C'est ta voisine qui te prévient que le professeur arrive, tu relèves la tête et t'assieds correctement. Tiens, c'était potion aujourd'hui, pourtant les vapeurs et les fumées auraient dû te mettre sur la voie. « Et bien monsieur Durden, heureusement que votre charmante voisine travaille pour deux. » Tu hésites un instant à l'envoyer se faire foutre, ou à lancer un compliment à ta voisine, mais tu n'en fais rien. Tu baisses les yeux et détournes le regard. Au moins ce connard de mangemort pensera qu'il a du pouvoir sur toi, et tu seras tranquille. Comme prévu, il finit par s'éloigner et ta voisine se penche et murmure « Ne t'inquiète pas, j'aime bien les potions. » Tu la regardes pour la première fois du cours. Tu ne comprends pas ce qui te pousse, mais tu lâches un « merci. » qui a pourtant du mal à sortir de tes dents. Tu n'es pas du genre à remercier pour rien, mais peut être qu'elle le mérite ? Quelques minutes plus tard le cours se termine. Tu sors tel un automate, tu suis le groupe devant toi même si tu n'as aucune idée du lieu de destination, tu crois avoir reconnu une tête de serpentard. Soudain, une pensée te frappe. Tu te souviens d'un élément de la conversation que tu ne t'es pas encore repassé, une phrase étrange de la part d'Eden, une phrase qui, sur le coup t'avait paru anodine mais qui soudainement prend un autre sens « J’aurais voulu que les choses se passent autrement. » quelles choses ? tu fronces les sourcilles en essayant de l'envisager avec une autre explication, un sens positif … pour toi et ... oh « Il y’a bien quelqu’un quelque part qui m’aimera pour ce que je suis vraiment et pas pour ce qu’il voudrait que je sois. Et tant pis si cette personne c’est pas toi. » se pourrait-il que quelque chose se passe réellement dans son si mignon petit coeur ? Tu te repasses la conversation en mode accéléré et cette question qui t'avait tant mis mal à l'aise te parait soudain plus profonde et sortie du cœur. « Dis vois, tu t’es jamais posé de questions sur nous deux, enfin… je veux dire… sur la nature de notre relation ? » OH. OH. Tu lèves les bras au milieu du couloir. Tu doutes tellement, tu espères, tu penses comprendre certaines choses, tu y vois du bonheur, ton cœur trésaille. OH BORDEL DE MERDE C'EST TROP BEAU. Tu te retournes pour courir et BAM. « Connard, tu peux pas regarder où tu vas ?» Scorpius semble énervé, mais tu n'en as rien à faire. Tu le regardes en souriant et lui tapotes la tête. « Désolée mon chou, mais j'suis occupé, Papa doit foncer, mais ne t'inquiète pas, je reviendrais jouer à la gue-guerre avec toi, mon petit. » Tu ne te sens plus, maintenant que tu tiens une explication logique tu as besoin de SAVOIR, il faut que tu ailles voir Eden. Que lui diras-tu une fois face à elle ? Seul l'avenir nous le dira. Tu cours de plus en plus vite, tant pis si ya cours, tant pis si ya quelque chose à faire. Tu t'en fiches, tu dois la voir.

Les couloirs te paraissent infinissables, Eden te paraît inaccessible quand soudain ... la voilà devant toi. Elle. Ta princesse. Ton rayon de soleil. Ta meilleure amie. En chair et en os. Tu avales ta salive comme un condamné devant la potence puis tu fonces sur elle et la prend dans tes bras. Tu la soulèves facilement, et enfouies ta tête dans son cou. Tu sens son parfum, ton cœur qui bat, sa peau. Tu veux rester là longtemps, mais elle va commencer à se débattre. Tu la reposes au sol et, tout fier, tu lâches. « J'ai compris. » Un sourire immense aux lèvres. Et tu la regardes. Elle ne comprend pas, tu dois être bizarre dans cette position-là, à toujours la tenir par les épaules. Soudain un doute s'empare de toi et deux questions t'assomment : Et si tu avais eu tort ? Et toi dans tout cela ? La première te fait douter : qu'elle t'aime réellement, comment pourrait-elle t'aimer après tout ce que vous vous êtes dits ? Non, les signes étaient évidents. Elle t'aime. Un frisson te parcoure le corps. Voilà, tu as ta réponse à la deuxième question. Toi aussi tu l'... aimes. La première fois que tu le penses et ce pour de vrai. Beurk, tu deviens le bisounours, le prince charmant transi que tu as toujours critiqué. Oui, non, tu ne peux pas lui dire ça comme ça. Il faut qu'elle le devine. Après tout elle ne t'a pas fait de cadeaux elle, elle t'a bien montré par des sous-signes qu'il fallait décrypter avec un appareil pas normal : le cerveau féminin. Il t’en a bien fallu du temps. Han, mais depuis quand ça dure ? Tu te passes de nouveau une main dans les cheveux et la regarde. Ah oui, elle attend une explication. Tu te racles la gorge et lâche, très fier une fois de plus. « En fait, tu m'aimes. » Un large sourire qui pourrait passer pour moqueur et pour de la fierté malsaine s'étale sur ton faciès. Tu prends ta respiration pour continuer, tu as tellement de choses à dire. « Toutes les critiques, tous les reproches, toutes les questions : c'était pour ça. Donc en fait, tu es tombée sous mon charme de beau-gosse... Han, mais c'est pour ça que tu détestais Ariel ! Tu étais jalouse, je comprends tout maintenant. Oh, comment tu es trop mignonne quand tu es jalouse. Ah, j'suis content d'avoir compris, maintenant yaura plus de blanc gênant ou quoi, puisque je sais. On peut redevenir comme avant ? » Stefan ou l'air de foutre un putain de malaise dans une conversation pourtant bien partie. Tu ne te rends pas compte de ce que tu dis, tu ne te rends même pas compte que tu as oublié de dire l'essentiel, qu'il manque un détail crucial, qu'il manque le dénouement, l'explication. Tu ne comprends pas que tu es en train de la blesser, de lui faire mal au cœur. Pour toi, tout semble si mignon. Tu es amoureux et cette fois-ci, tu sais que c'est partagé. Tu rayonnes de bonheur. Tu es heureux... alors qu'elle doit être au plus bas. Tu lui souris de toutes tes dents, mais ton sourire heureux peut tellement se confondre avec ton sourire mesquin. Tu n'es qu'un con Durden, tu le sais ?

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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Ven 3 Jan - 16:55

Cette fois tu es décidée à enfin tourner la page ; ta dernière conversation avec Stefan t’a fait prendre conscience de la vraie nature de votre relation Eden, il n’y a que toi qui doutes. Lui est convaincu et au clair sur ses sentiments et sur tout ce qu’il éprouve pour toi et, pendant que toi tu étouffes vainement tes larmes sur ton oreiller le soir, tu sais qu’il passe ses nuits dans les bras d’une autre et que cette autre de sera jamais toi. Parce qu’au fond, lui aussi il a le droit au bonheur, à tout ce que tu pensais connaître jusqu’à récemment. Malgré touts tes ressentis, ta colère envers lui, tu n’arrives pas à lui souhaiter du mal parce que tu sais que celui qu’il te fait est involontaire et que jamais il ne se serait risqué à te faire souffrir de son plein gré. Non Eden, ne sois pas bête, après tout, c’était lui qui séchait tes larmes quand t’étais encore qu’une gamine, lui qui faisait ton lit quand tu quittais le dortoir en courant pour ne pas que tu te fasses engueuler par les nonnes. Il a fait bien plus pour toi que tout ce que tu pourras un jour nommer dans ta vie ; dans les meilleurs comme dans les pires moments : il a toujours été là. Et aujourd’hui, il l’est encore. Ça te fend juste l’âme de te rendre compte que c’est lui qui a causé les pires, tu ne t’y attendais pas. Ouais, tu t’attendais pas à ressentir ces foutus sentiments. Ces deux derniers jours, tu l’as de nouveau tout bonnement évité. C’est tellement plus facile que d’avoir à affronter son regard ravageur, que d’avoir à sentir ce parfum que tu portes sur toi à longueur de journée car avec les années il a eu le temps d’en imprégner tous tes vêtements. C’est fou quand tu penses, ta vie avant Stefan, tu ne t’en souviens même plus. Tu sais que tu étais avec ta mère, mais tu as de la peine à te souvenir de son rire, à te remémorer vos crêpes du Dimanche et toutes les choses qui allaient avec. Tu sais que tu l’aimais beaucoup, la peine que tu as ressentie le jour de sa mort est encore tatouée dans tes membres, mais le reste. Le néant. Chaos absolu. Le rideau tombe. Tout est noir. Il n’est plus là. Il n’est plus là. Ces mots résonnent faux dans ton cortex et tu chiffonnes la feuille de papier qui se trouve devant toi dans un vacarme que consciemment, tu aurais préféré éviter. Tes camarades se retournent et tu leur adresses un regard désolé tout en haussant les épaules et en replongeant tes yeux azurs dans ton manuel de potions. Un peu plus tôt dans la journée, tu as croisé Ariel et tu aurais bien pu l’étrangler sur place. A vrai dire, tu ne l’as jamais vraiment supportée. Peut-être parce qu’elle es à Serpentard et toi à Gryffondor –pourtant Stefan aussi est à Serpentard, mais c’est différent, tu le connais depuis que tu n’es pas plus haute que trois pommes- tu l’as toujours trouvée vide et arrogante mais du moment qu’elle s’est mise avec Stefan, c’était fini. Guerre déclarée. Qu’elle brûle en enfer sous des multitudes de corps en décomposition. Personne ne doit toucher à Stefan, pas depuis que tu t’es rendu compte de la nature de tes sentiments. C’est trop tôt pour toi, il te faut du temps, pour te remettre, faire ton deuil, déchirer la dernière page d’un chapitre, d’une histoire. Et toi qui te moquais bien de toutes ses files détruites par chagrin d’amour, t’as l’air maligne aujourd’hui Eden, tu rigoles moins, pas vrai ? T’as envie de cogner à chaque fois que tu te vois dans un miroir pour avoir été aussi conne, pour avoir risquer de jeter une amitié aux oubliettes pour un pseudo-amour que de toute façon tu ne connais pas. Et puis, c’est quoi être amoureuse ? L’as-tu seulement déjà été ? Tu doutes de tout, n’as plus aucune certitude. Et s’il disparaît de ta vie, tu ne pourras t’en prendre qu’à toi même, pauvre cruche. Tu entends la cloche, ranges tes affaires et tu te prépares à aller fumer une cigarette sur les toits, histoire d’être un peu seule, de te pencher plus profondément sur ton cas. A te regarder comme ça, tu te ferais presque de la peine, gamine des rues qui n’a jamais vraiment eu de chance. Mais la roue tourne et tu sais qu’un jour tout ira mieux pour toi, que tu t’en sortiras et que t’auras tout ce que tu as toujours désiré. Après tout, t’es une femme comme les autres, avec ses qualités et ses défauts mais tu n’es pas un monstre. Tu n’es pas différente de toutes les autres et si elles sont capables d’atteindre un bonheur complet, alors toi aussi. Parfois, Stefan te reprochait de n’avoir aucune ambition dans la vie, et bien tu vas lui montrer Eden, tu vas lui prouver qu’il s’est gouré sur toute la ligne et que tu es décidée à t’en sortir. Oui, bon, scolairement parlant tu sais pas trop si t’as vraiment envie de ramer plus, mais dans la vie et ses aléas, tu t’en sortiras. Pour lui. Pour lui prouver. Pour gagner, encore une fois. Une ultime fois. Ta victoire finale. Pourtant tu sais qu’il aurait voulu te retenir il y a trois jours ; il t’a crié de l’attendre et toi, tu n’as fais que de courir plus vite pour ne pas qu’il te rattrape. Plutôt crever. D’ailleurs qu’est-ce qu’il pouvait encore bien avoir à te dire alors que tu as juste besoin de t’éloigner un peu de lui pour t’en remettre, pour respirer à nouveau, seule. Libre. Indépendante. Autonome. Vivre pour mieux mourir plus tard. Vivre sans lui. Crever toute seule. Seule dans ton lit. Seule au fond d’un trou. Peu importe tant qu’il n’est pas là pour rire de toi, pour te répéter que ta connerie vous a menés droit en enfer. Tu sors de ta salle de classe avec une cigarette déjà placée à la commissure de tes lèvres. Oui Eden, tu sais bien que le règlement l’interdit, mais les règlements et toi, vous n’avez jamais été très amis alors autant en profiter pour te foutre de sa gueule encore une fois. Tu te baisses juste après avoir franchi la porte afin de relacer ta chaussure droite qui joue la capricieuse. Et si tu ne l’avais pas fait… peut-être aurais-tu eu juste le temps de t’enfuir de cette salle de classe avant qu’il n’arrive, peut-être aurais-tu eu juste le temps de l’esquiver, lui, celui que tu tentes vainement d’éviter depuis deux jours qui maintenant se décide à te courir après pour Dieu sait quelle raison. Et là, alors que tu ne t’y attends mais alors pas du tout, voilà qu’il te prend dans ses bras et te sert très fort. La dernière fois qu’il a fait ça, il devait avoir une dizaine d’années et peur pour ta vie après tu ne sais plus trop quelle bêtise. Tu te dis que pour qu’il montre ses sentiments comme ça, il doit vraiment s’être passé quelque chose de grave, alors, tu ne réagis même pas. Tu ne réponds pas à son câlin, ne le prends pas dans tes bras et tu restes immobile en arquant un sourcil d’un air inquisiteur. « J'ai compris. » Tu t’attends au pire. Qu’est-ce qu’il peut bien avoir compris ? Son dernier devoir d’arithmancie, celui que ta voisine de dortoir avait de la peine à réaliser hier soir ? Peut-être. Mais fichtre pourquoi donc semble-t-il aussi heureux si c’est pour un simple devoir ? Tu as l’impression qu’il a compris quelque chose d’essentiel à la vie, la science infuse, une vérité absolue et ça, ça t’étonnes un peu de lui parce que même s’il n’est pas forcément bête et que ses notes sont bien plus acceptables que les tiennes, il n’a jamais vraiment été curieux et tu le vois mal chercher une réponse à une question qui pourrait le dépasser et dont il risquerait de ne jamais trouver la réponse. « Compris quoi ? Accouche ! » Tu t’impatientes, il semble prendre un malin plaisir à regarder ton visage se déformer sous la curiosité. Ce n’est pas comme s’il est décidé à calmer ton impatience Eden, il te laisse encore poireauter quelques bonnes secondes sans que tu ne comprennes rien. Tu le dévisage, impitoyable. Il n’a pas bonne mine. Tu te demandes s’il dort assez ou bien s’il continue d’aller voir tu ne sais pas trop quelle fille le soir, ce qui lui coute d’être toujours fatigué le matin. Tu lui ferais bien une ou deux remarques à ce sujet mais depuis quelques temps, tu n’as plus l’impression que ce soit à toi de le faire, tu trouves à la rigueur que ce serait déplacer si tu t’osais à ce genre de critique. « En fait, tu m'aimes. » Tu t’attendais à tout… sauf à ça. Alors, tu entrouvres la bouche sans vraiment savoir quoi rétorquer à cette affirmation que tu sais véridique. Et toi qui as décidé de tourner la page, de ne jamais lui avouer. T’es pas dans la merde Eden. Pourquoi faut-il toujours qu’il fourre son nez dans ce qui ne le regarde pas ? Bon d’accord, tu l’admets, sur ce coup-ci, ça le regarde. Mais juste un tout petit peu, ce n’était pas nécessaire qu’il s’en rende compte parce que maintenant tu es certaine qu’il va te rire au nez, te dire que tu es bête d’en avoir fait une maladie et ne plus se sentir parce qu’il a fait succomber une nouvelle fille de Poudlard. Et pas n’importe laquelle. Sa meilleure amie. Abasourdie par la scène qui est entrain de se dérouler, tu ne dis rien, préférant finalement grandement le laisser continuer et expliquer son raisonnement parce qu’à vrai dire, pour l’instant, toi tu ne comprends plus rien. Un jour il est aveugle, le lendemain clairvoyant, certaines choses étranges se passent dans ce château. « Toutes les critiques, tous les reproches, toutes les questions : c'était pour ça. Donc en fait, tu es tombée sous mon charme de beau-gosse... Han, mais c'est pour ça que tu détestais Ariel ! Tu étais jalouse, je comprends tout maintenant. Oh, comment tu es trop mignonne quand tu es jalouse. Ah, j'suis content d'avoir compris, maintenant yaura plus de blanc gênant ou quoi, puisque je sais. On peut redevenir comme avant ? » Tu éclates de rire devant ce que tu qualifies de manque de respect. Ton rire est jaune, mauvais, blessé et se veut blessant, en vain. « Tu changeras vraiment jamais hein, pour toi tout tourne autour de toi. » Tu te tais un instant, tu cherches les mots pour ne pas paraître trop fragile mais pour ne pas non plus tout gâcher entre vous, déjà que vos relations étaient tendues ces derniers temps, tu ne veux pas encore jeter de l’eau sur le gaz. Bien qu’en vérité, c’était un peu ce que lui est entrain de faire, enfin bref, passons. Tu tiens ta cigarette de la main droite, entre les deux doigts qui tiennent normalement ta baguette et tu le menaces presque avec ce petit bout de papier que dans quelques minutes tu vas fumer : « Belle théorie Mr. Durden, et ça te fait plaisir de venir me dire tout ça comme ça ? Comme si c’était totalement normal. » Encore une pause, l’excitation commence à monter : « Non mais c’est quoi ton problème ? » Tu replaces un peu tes livre sur ton autre bras pour ne pas qu’ils tombent avant de le regarder dans les yeux sans vraiment réussir à comprendre le jeu auquel il est entrain de jouer : « Et quand bien même je serais vraiment amoureuse de toi, ça changerait quoi ? Hein dis, ça changerait quoi ? Tu t’empresseras de retourner vers Ariel ton seul et unique amour en me laissant derrière, avec les dommages collatéraux. » Tout en fronçant un peu les sourcils et en forçant le passage pour passer là où il te bloque le chemin, tu murmures déçue avant d’essayer de passer : « En tout cas, j’aurais préféré que tu le saches pas, ça aurait été plus facile pour moi. Je peux passer maintenant ? » Tu n’as pas vraiment envie de parler de ça pour qu’il te rie au nez, tu préfères aller fumer ta cigarette tout en priant pour qu’il n’insiste pas histoire de regonfler son égo démesuré.

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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Lun 6 Jan - 5:00

C’est merveilleux, tu es au comble de la joie. La réponse à la question qui te taraude depuis des mois se trouve enfin devant toi. Tu as cherché si longtemps à comprendre que maintenant tout te paraît plus clair et plus simple. L’amour. C’est niais, tu es niais, mais bordel c’est tellement plus facile ! Tu soupires de joie, face à une Eden éberluée. Pourquoi ne comprend-t-elle pas ce que tu cherches à lui dire ? Pourquoi garde-t-elle ce regard déçu, ce regard méprisant, cette volonté de s’en aller. Pourtant tu as envie de prendre ton temps, d’y aller doucement, tu n’as pas traversé toutes ces épreuves pour finir écrasé contre un rocher à cause d’une vague trop brutale. Voilà une jolie métaphore qui explique la cause de ton ton si calme. Eden pourtant s’agite, sa clope bien calée sur ses lèvres elle a envie de sortir. Alors tu lui barres la route et tu lui souris. Et, fier de toi, tu finis par lâcher ce que tu sais. Elle t’aime. C’est mignon, pourtant c’est ridicule. Vous ne formerez jamais un de ces couples trop gnangnan, comme on en voit partout. Cela ne marchera pas avec vous. D’ailleurs tu le sens à son regard que c’est déjà mort pour vous deux. « Tu changeras vraiment jamais hein, pour toi tout tourne autour de toi. » Un air étonné se place sur ton visage. Bien sûr que cela tourne autour de toi, il s’agit de toi et d’elle, justement, c’est ça le but. Pourquoi se braque-t-elle tout d’un coup ? Certes tu as une tendance exagérée à la mégalomanie, mais là, tu es tout à fait en droit. Tu hausses les sourcils, pour la questionner par signe parce que tu vois bien qu’elle ne te laissera pas en placer une, tant qu’elle n’a pas terminé. Son regard change, elle est assurée, elle n’a plus rien à voir avec la gamine que tu as recueilli lors de son premier jour à l’orphelinat. L’enfant terrifiée qui supportait les moqueries en pleurant. Oh non, mais tu ne lui as pas appris à se défendre contre toi. Contre les autres, oui, mais pas toi. Pourquoi te menace-t-elle maintenant ? Pourquoi s’excite-t-elle ? Alors que cela commençait pour être le plus beau jour de votre vie. Enfin un des plus beaux. Tu la regardes s’escrimer avec sa clope et l’écoutes parler. « Belle théorie Mr. Durden » Ah enfin elle reconnait ce que tu es : un génie. Tu souris largement et lâches un « Merci » avec une courbette de la main pour saluer ton public inexistant, mais elle ne coupe la parole. Apparemment c’était de l’ironie et elle n’en a pas fini avec toi. Tu décides de t’adosser contre le mur derrière toi tant tu sens que cela risque de durer en longueur. « Et ça te fait plaisir de venir me dire tout ça comme ça ? » Plaisir ? Bien sûr que oui ! Qui n’aime pas être aimé ? Même le Directeur doit avoir besoin de ressentir toute cette adoration. C’est impossible chacun a besoin d’amour, si ce n’est de la reconnaissance. Seulement tu n’as pas le répondre que déjà elle enchaîne. « Comme si c’était totalement normal. » Et voilà ce sentiment d’incompréhension te remplit encore. Dire que tu étais si heureux d’en avoir fini, après tout, Eden est sûrement trop une fille pour que tu puisses la cerner. Dommage tu étais bien parti. Tu retiens un soupir car tu sais que cela ne ferait qu’attiser le feu de sa colère qui semble la consumer. Ok, elle en a vraiment besoin de sa clope là. Tu tentes de répondre, mais encore une fois elle hausse le ton et t’empêcher de parler. Bordel. Le droit à la parole est acquis dans ce putain de pays froid. C’était bien mieux quand les femmes devaient se taire et attendre la permission de parler, comme au siècle précédent. « Non mais c’est quoi ton problème ? » Un pro… quoi ? Pourquoi ? RHA. « STOP. Respire, laisse-moi le temps d’en placer une. » Tu l’arrêtes d’un geste de main et inspires profondément. Après quelques secondes de silence tu souris. « Tu vois ce n’est pas bien compliqué. Explique-moi clairement ce qui ne va pas, parce que je t’assure moi je n’ai pas de problème. » Si un regard pouvait tuer tu serais sûrement déjà enterré au cœur de la terre. Ok, Eden t’en veux. Bordel, mais qu’as-tu fait de mal cette fois ? Tu as pourtant modifié ton comportement non ? Tu la regardes s’agiter avec ses livres dans les bras, sa cigarette entre les lèvres, son air colérique, son visage d’ange. Elle est si mignonne, pourquoi s’énerve-t-elle ? Et toi, tu te trouves à des lieues d’ici, tu es dans un monde parallèle. « Et quand bien même je serais vraiment amoureuse de toi, ça changerait quoi ? Hein dis, ça changerait quoi ? Tu t’empresseras de retourner vers Ariel ton seul et unique amour en me laissant derrière, avec les dommages collatéraux. » Tu te prends dans la gueule cette remarque dont tu te serais, pourtant, très bien passée. Pourquoi parle-t-elle d’Ariel, c’est pour EDEN que tu es venue, par pour ton ex. Pour ta meilleure amie, c’est elle que tu … OH MERDE. C’est ça qui n’a pas collé. Elle ne sait pas, elle croit que tu te moques d’elle. Tu te tapes la tête contre le front devant cette débilité. Tu as oublié de dire le plus important. Et, malgré toi, un sourire s’étale sur ton visage. Ce quiproquo a failli vous détruire. Un murmure te sort de tes pensées. « En tout cas, j’aurais préféré que tu le saches pas, ça aurait été plus facile pour moi. Je peux passer maintenant ? » Le sourire que tu avais toujours sur les lèvres s’efface doucement. Si tu traduis ses paroles : elle t’aime, mais elle préférait ne pas t’aimer. Pourquoi ? Ne le mérites-tu pas ? Es-tu si mauvais que cela pour qu’elle t’aime ? Des doutes prennent possession de ton esprit. Il est encore temps pour toi de fuir, de ne pas lui dire. Une fois que tu auras franchi ce pas, ce sera fini, terminé. Plus de retour en arrière possible. Est-ce que cela vaut le coup ? Oui. Est-ce qu’elle vaut le coup ? Oh oui. Est-ce que tu es prêt à le faire ? Non. C’est trop plein de monde, trop plein d’oreilles attentives et tu n’as pas l’habitude de ce genre de discours. Tu te souviens ce jour-là avec Ariel, tu avais osé et vois où cela t’a conduit. Merde. Tu vas te dégonfler ? « Non. » A qui réponds-tu ? Toi-même tu ne sais pas. Tu inspires et …. « Viens on va fumer dehors, ça va te détendre. » Lâche, lâche, lâche. Tu lui prends ses livres et t’éloigne vers l’extérieur. Lâche, lâche, lâche. Tu avances d’un pas rapide en espérant qu’elle te suive, mais tu n’oses jeter un regard en arrière. Lâche, lâche, lâche. Tu cherches une clope dans ton paquet, tes mains tremblent, as-tu peur ? Lâche, lâche, lâche. Tu déposes la cigarette sur la commissure de tes lèvres et instantanément ça te calme. Il y a beaucoup de psychologie, mais tant pis, tu en as besoin. Enfin tu arrives -après une descente qui te parait durer des heures- dans le hall d’entrée. Tu as à peine traversé la porte que ta baguette laisse jaillir une flamme pour allumer ce que tu as hâte de fumer. Une bouffée de nicotine envahit tes poumons et la fumée ressort après quelques longues secondes par tes narines. Tu ressembles à un buffle, mais qu’importe, ça te calmé déjà un peu. Tu te retournes enfin et tu vois Eden qui te regarde sans comprendre. Ah bah ! Chacun son tour. Tu lui proposes ta baguette encore enflammée pour allumer la sienne, avant de te mettre à parler. « Arrête de parler d’Ariel. Non attends, je ne te donne pas d’ordre ou quoi que ce soit, c’est juste que ça nous fait du mal à tous les deux. Toi tu ne l’aimes pas, moi bah c’est totalement fini et pour de bon. Elle est bien loin maintenant et elle ne s’intéresse sûrement pas à moi. Alors ça ne sert à rien. Ou alors c’est un moyen de me faire mal ? Et bien figure-toi que ça marche de moins de moins. Ouais c’est confus, mais c’est pas facile. J’ai du mal. Euh. Hum. Attends dis rien. » Tu fermes les yeux et tires de nouveau sur ta clope. Comment lui expliquer sans être maladroit ou niais ? Ok, c’est une mission impossible. Tu rouvres les yeux et la regardes. Splendide comme toujours. « Eden, je ne te laisserais pas. Plus jamais. D’accord ? Toi et moi, on se l’est dit plein de fois tu te souviens ? Le premier jour à l’orphelinat, après notre première connerie tous les deux, à l’entrée de Poudlard. Plein de fois et pourtant tu sembles avoir oublié que moi aussi je sais tenir une promesse. J’ai juré que toi et moi c’était pour toujours. Tu as juré aussi. Alors ne reviens pas sur ta promesse, pas maintenant. Restons ensemble. Comme ce qu’on est. » C’est là le moment où il faut parler, ou il faut lui dire. Es-tu prêt à lâcher la bombe qui t’arrache la bouche qui est dans ton gosier depuis le moment où tu l’as compris. Depuis l’instant où tout t’a semblé clair. Oui, c’est le moment où jamais. Tu fumes ta cigarette encore un peu, non pas pour faire durer le suspense pour plutôt pour te donner le courage de le faire. « Petits on était des copains, après on a été amis, récemment on était meilleurs amis… Peut être qu’aujourd’hui on peut former un c… ouple ? » Tu as buggé sur le mot, comme s’il était difficile à sortir, pourtant tu savais le dire, tu as toujours su le dire aux filles parce qu’elles aiment que ça soit sérieux, elle aime être rassuré, et tant pis si cela ne durerait qu’un soir. Seulement cette fois-ci tu sais que ce n’est pas une idée en l’air, ni une technique de drague ou quoique ça soit. Tu sais que ça peut être sérieux. En même temps tu ne comprends pas ce que ça peut être d’autre. C’est plus facile pour toi de te dire couple que de lâcher un « je t’aime » tu n’aimes pas ces mots. Et l’embrasser pour te faire frapper une fois de plus, ne te tente pas. Alors c’est étrange comme façon de faire, mais c’est la seule que tu puisses proposer. La seule qui ne te fasse pas mentir ou douter. Mais que feriez-vous en couple ? Vous n’êtes peut être pas fait pour cela. Les doutes recommencent. Tu finis ta clope avant de l’écraser avec ton pied sur le sol de Poudlard. C’est interdit de laisser traîner les mégots mais sérieusement, là, tu as autre chose en tête que ce foutu règlement. La misère te donne le droit de transgresser toutes les lois. Tu n’oses réagir, tu la regardes dans les yeux, il ne s’est passé que quelques secondes depuis que tu as fini ta phrase et pourtant tu as l’impression qeu cela fait un siècle que tu as posé la question et qu’elle ne te répond pas. Sûrement trop choquée ou alors étonnée oui merde c’est la même chose. Tu joues avec ta baguette puisque tu n’as plus rien à fumer, tu hésites à en sortir une autre, mais tu gardes l’espoir de pouvoir l’embrasser alors autant ne rien avoir dans les mains à cet instant. Ou alors si tu fumes au moins ça te donnera l’air d’avoir autre chose à faire que d’attendre sa réponse et puis tu as envie de fumer. Ou alors tu … non, mais il faut juste que tu te calmes et tout ira bien. Enfin peut être. Peut être pas, tout dépend de sa réaction. Oh par le slip de Merlin, si seulement elle pouvait venir plus vite sa foutue réaction.

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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Ven 31 Jan - 0:41

Il a l’air plus heureux que toutes les émotions positives qu’il a bien pu t’afficher tout au long de votre amitié, son sourire est plus grand que ceux que tu t’es permis d’afficher au cours de ta propre vie et tu ne comprends pas vraiment ce qui le pousse dans un état d’euphorie pareil. Certes, Kit est une personne relativement transparente et, tu as généralement une facilité déconcertante à lire son humeur à travers ses traits. Aujourd’hui néanmoins, son enthousiasme te paraît vraiment étrange. De l’étrange saut d’humeur que tu as bien de la peine à cerner. Tu restes sceptique, ne comprenant pas vraiment non plus la raison de sa venue vers toi. N’est-il venu que pour te dire ça ? Que pour te narguer en t’avouant qu’il a deviné le petit secret que tu gardes depuis des mois ? Si c’est ça, il peut bien aller se rhabiller, tu n’as pas la tête à en discuter, et encore bien moins avec le premier concerné. Pourquoi tu ne peux pas juste être comme toutes les autres adolescentes de ton âge ? Tomber amoureuse du beau gosse de la classe, demander des conseils à ton meilleur ami gay sur la manière de l’approcher. Mais non Eden, t’es pas comme ça toi. Tu joues pas dans la cours des petits, la facilité, t’aimes pas ça alors, tu plonges toujours tête la première dans des histoires sans queue ni tête. Le pire de cette situation impromptue, c’est que la rafale Eden se déclenche, que tu commences vraiment à t’énerver et que t’as envie de l’envoyer se faire voir pour qu’il arrête de se moquer. Parce que non, tu n’as pas l’habitude d’éprouver quelque chose pour les gens, surtout pas des sentiments amoureux et là, tu te sens tellement vulnérable que s’il y avait un trou un peu plus loin, tu irais directement t’enfoncer dedans pour ne ressortir que lorsque tu aurais réussi à ordonner à tes sentiments de se taire. Plus de battements trop forts dans ta poitrine, plus de joues qui s’empourprent dès qu’il s’approche d’un peu trop près, plus e mains moites et de genoux qui flageolent. Merde Eden, redeviens celle que tu étais, celle que tu as toujours été ! Tu continues de t’emporter, l’agresses presque avec des mots un peu trop bruts, un peu trop crûs. Et lui, il te regarde l’air hébété, fait mine de ne pas comprendre ton agacement. Pourtant, ta réaction est légitime, non ? Enfin, personne n’a envie qu’on vienne le narguer en vue de ses sentiments, personne n’aime être couvert de ridicule par la personne même qui fait battre son cœur. Non Eden, tu n’es pas folle. Tes mains commencent à devenir froides et d’un coup, tu as bien plus besoin encore de ta cigarette qu’avant. Oublies Eden, oublies ! C’est mort de toute manière, il n’en a que faire. « Merci » Ah non, mais en plus, il se fout de toi. Pour l’occasion, tu pourrais l’égorger sur place de faire preuve d’autant de cynisme alors que toi, tu peines à trouver tes mots. Pourquoi faut-il toujours que dans la vie tout soit si facile pour lui ? Il a toujours été fort, alors que toi tu étais faible, qu’il devait te protéger. Et voilà que maintenant, c’est toi qui tentes au mieux de te protéger et lui qui t’agresses. T’agresses par ses mots, ses gestes, toute cette incompréhension entre vous. Il s’appuie ensuite contre le mur et tu te rends compte que ce n’est pas possible de faire preuve d’autant de je m’en foutisme et que pour le coup, ça l’amuse vraiment de te faire tourner en bourrique. C’est étrange d’avoir autant de peine à vous cerner alors que depuis toujours, vous vous comprenez d’un seul regard, un geste parfois, une entente à demi-mots, une complicité hors du commun. C’était lui et toi contre tout, lui et toi contre tous. « STOP. Respire, laisse-moi le temps d’en placer une. » Tu restes bouche-bée, lèvres à demi-entrouvertes et yeux exorbités par la surprise. Desserres ton string, Eden, tu t’enflammes ! En gros, c’est bien ce qu’il a cherché à dire et là, t’as beau essayer, mais tu saisis pas vraiment ce qu’il a envie de faire. T’énerver vraiment, il cherche la bagarre, c’est ça ? Tu aimerais répondre, mais cette fois, c’est lui qui te coupe la parole. A croire qu’il apprend vite, très vite. Vous vous connaissez trop bien au final, à force d’avoir grandi ensemble, vous arborez les mêmes aisances, les mêmes discours. Vous allez même jusqu’à user des mêmes réflexions, des mêmes expressions. « Tu vois ce n’est pas bien compliqué. Explique-moi clairement ce qui ne va pas, parce que je t’assure moi je n’ai pas de problème. » Bah non, évidemment. Ce n’est pas lui qui pense à toi chaque seconde, ni même qui souffre de toutes tes conquêtes. Merci Kit, t’es un champion. Parce que toi Eden, tu le sais très bien, tu le sens que le problème vient de toi et que ce n’est pas lui le centre de ce quiproquo. C’est toi et ton satané cœur abîmé par les années, par les pertes. Il est venu le réparer et maintenant, il a le marteau dans les mains pour le détruire. C’est pas évident pour toi et les mots ne sortent pas, même si tu aimerais bien prendre un air suffisant et rigoler en lui répétant que non, qu’il se fourvoie et que pas du tout, t’es amoureuse d’un autre, comme ce foutu Nathaniel qui lui a cassé la gueule quelques jours auparavant. « Ce qui ne va pas ? C’est que je t’aime bordel. J’en ai marre de foutre les pieds dans le plat que je dois manger. C’est pas possible. Et non tu n’y es pour rien, c’est juste moi qui suis trop bête pour prendre mes distances quand pourtant je le devrais. » C’est sorti. Voilà, c’est fait. Tu déposes tes deux mains devant ton visage pour te cacher, la honte. T’as jamais eu aussi honte de toute ta vie mais il t’a tellement énervée, que les mots t’ont échappé et que tu n’as rien pu faire. « Non. » Non quoi, non c’est pas possible que tu sois amoureuse ou non tu n’avais pas à prendre tes distances ? Tu déglutis à nouveau, à croire que c’est devenu une habitude dès que tu te retrouves face à lui. Pourquoi donc est-ce aussi dur pour toi de te comporter correctement dans cette situation ? T’as l’impression d’être lésée, laissée pour compte. Ecorchée vive. Ouais, morte avant même d’avoir connu la mort. Il n’y a aucun sens dans le flux d’association continu de tes pensées mais tu n’arrives pas à faire le vide pour que cela devienne clair. Condamnée, condamnée à rester dans le flou, ce voile salin devant tes yeux qui refuse de s’en aller malgré tes nombreuses tentatives pour l’extirper. « Viens on va fumer dehors, ça va te détendre. » Première phrase censée qu’il te dit de la journée et tu bénis cette idée tombée du ciel. Tu es à deux doigts d’éclater en sanglots et tu ne sais pas vraiment si c’est de peine, d’énervement, de peur de sa réaction ou bien de soulagement que ce soit enfin sorti. « Ouais, on fait ça. » T’es blasée mais c’est la première fois que ta réponse n’est pas ironique ni même sarcastique. Il ne t’attend pas et se saisit de tes affaires avant de tourner le dos et de s’en aller, Il a déjà fait bien cinq mètres quand tu réalises ce qui est entrain de se passer. Tout en sortant de ton état second, tu le suis. Tes jambes tremblent, tu te sens faible. Les quelques mètres que vous avez à parcourir te semblent être un obstacle infranchissable. Vous êtes dehors, il te tend se baguette, tu t’en saisis et elle est humide, elle aussi. Aurait-il lui aussi les mains moites ? Tu allumes ta cigarette et lui tends sa baguette encore allumée, tu n’oses pas essayer de l’éteindre car tu crains qu’elle ne te réponde pas et que tu te retrouves dans le pétrin après avoir mis le feu au château. « Arrête de parler d’Ariel. Non attends, je ne te donne pas d’ordre ou quoi que ce soit, c’est juste que ça nous fait du mal à tous les deux. Toi tu ne l’aimes pas, moi bah c’est totalement fini et pour de bon. Elle est bien loin maintenant et elle ne s’intéresse sûrement pas à moi. Alors ça ne sert à rien. Ou alors c’est un moyen de me faire mal ? Et bien figure-toi que ça marche de moins de moins. Ouais c’est confus, mais c’est pas facile. J’ai du mal. Euh. Hum. Attends dis rien. » Tu allais répliquer, ouais, et même que t’allais le faire plutôt méchament parce que quand il te dit qu’Ariel ne s’intéresse sûrement pas à lui, t’as envie de rétorquer : c’est pas ce qu’on peut dire de toi, en tout cas. Parce que non, tu ne le crois pas quand il te dit que c’est totalement fini avec elle, tu es sûre qu’il ne l’oubliera jamais et qu’elle restera toujours son talon d’Achille. C’est pour ça que t’es bien étonnée quand il te dit que ça lui fait de moins en moins de mal. Quand il place ses yeux sur toi, tu trembles. Cette fois c’est bon, cette fois tu as peur Eden, parce que non, tu n’as pas froid donc il n’y a pas trente milles solutions. « Eden, je ne te laisserais pas. Plus jamais. D’accord ? Toi et moi, on se l’est dit plein de fois tu te souviens ? Le premier jour à l’orphelinat, après notre première connerie tous les deux, à l’entrée de Poudlard. Plein de fois et pourtant tu sembles avoir oublié que moi aussi je sais tenir une promesse. J’ai juré que toi et moi c’était pour toujours. Tu as juré aussi. Alors ne reviens pas sur ta promesse, pas maintenant. Restons ensemble. Comme ce qu’on est. » Cette fois, il attend avant de continuer alors tu sautes sur l’occasion pour en placer une : « Je te demande rien de plus Kit, je vais faire ce que je peux pour que ça passe, mais je compte pas t’abandonner non plus. Tu sais très bien que t’as toujours été le plus important dans ma vie, la seule personne qui en vaille vraiment la peine et c’est pas près de changer… j’ai juste foiré, j’ai franchi la ligne et maintenant faut que j’y remédie. Alors ne m’en veux pas, s’il te plait. » T’as tellement pas confiance en toi que t’es persuadée que c’est perdu d’avance. Qu’il ne t’aime pas et que ce qu’il veut te dire, c’est qu’il sera là pour te soutenir. T’es trop impatiente et angoissée pour attendre qu’il n’ouvre à nouveau la bouche. Tu laisses échapper une larme que tu ne sais pas attribuer et tu en as marre de pleurer devant lui. Tu as l’impression de ne faire que ça, de retourner des années en arrière alors que pourtant, tu en as fait du chemin. « Petits on était des copains, après on a été amis, récemment on était meilleurs amis… Peut être qu’aujourd’hui on peut former un c… ouple ? » Ton regard se relève et, à nouveau, tu oses le fixer dans les yeux. Il aimerait s’illuminer mais n’y arrive pas parce que tu es encore déboussolée par cette réponse à laquelle elle ne s’attendait absolument pas. « Je… tu te fous de moi pas vrai ? » Le temps que l’information monte à ton esprit, tu te permets enfin de sourire. Non. Il n’est pas l’horrible monstre que tout le monde croit, ton Kit ne te ferait pas du mal volontairement et, prise d’un élan de soulagement, tu lui sautes au coup et l’embrasses. Tu prends les devants et cette fois, c’est toi qui fais le premier pas. C’est toi qui l’embrasses, toi qui prends le risque de te prendre une claque. Est-ce que tu risques de t’en prendre une Eden ?

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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Sam 1 Fév - 3:21

Vous êtes là, deux êtres perdus au milieu du couloir. Toi au summum de la joie, elle prête à aller t’assassiner ou à pleurer, tu hésites encore car ton déchiffrage de son regard n’est pas tout à fait clair. Tu ne sais pas vraiment ce qui a raté -non parce que toi tu n’as rien raté, tout vient forcément d’ailleurs-, tout te semble normal dans ton parcours. Tu la regardes là, tu sais qu’elle t’aime et tu souris comme un con. Tout est parfait, vous vous aimez. Oh que c’est beau niais. Tant pis. La joie qui s’émane de ton cœur pourrait suffire pour éclairer toute une ville. Alors que son regard sombre pourrait éteindre un feu. Ok, tes comparaisons ne sont pas dignes de Socrate et ne veulent rien dire, mais tout ton cerveau est si embrouillé que cela n’a pas la moindre importance. Seule elle s’incarne dans ton esprit, elle était la seule pièce manquante du puzzle et maintenant qu’elle est retrouvée, tout est parfait. Tu te perds dans la contemplation de son visage, ses cheveux, ses mains, oh une cigarette, ses yeux, en colère mais si beau, tout sur elle te plait. Depuis toujours, mais là, encore plus. C’est son timbre de voix énervé qui te tire de ta rêverie. « Ce qui ne va pas ? C’est que je t’aime bordel. J’en ai marre de foutre les pieds dans le plat que je dois manger. C’est pas possible. » Tu t’es arrêté à « je t’aime » c’est drôle, sa première déclaration d’amour pour toi se case au milieu d’une dispute. Violente en plus. Elle ne semble pas heureuse de t’aimer et cela te fout un dur coup dans ton putain d’égo. Tes chevilles diminuent un peu de volume, pourtant tu es si heureux que cela ne t’atteint pas suffisamment pour douter. Tu es toujours aussi sûr de ce que tu as affirmé. « Et non tu n’y es pour rien, c’est juste moi qui suis trop bête pour prendre mes distances quand pourtant je le devrais. » Là tes sourcils se froncent. Pourquoi voudrait-elle prendre ses distances. Oh non. Jamais. Tout seul tu n’iras pas loin. Tu iras même tout prêt, trop près, tu as besoin qu’elle ne dise pas de conneries comme cela. « Mais non, t’es pas bête. Arrête tes bêtises, prend confiance en toi un peu merde ! » Voilà tu en oublies presque la raison de ta venue. Tu ressens tellement le besoin de la mettre sur le piédestal qu’elle mérite que cela t’énerve de la voir se déprécier elle-même. Pourtant un élément ne semble pas logique dans toute sa tirade et ce n’est lorsque tu vois ses doigts trifouiller avec violence sa clope -qu’elle risque de réduire en bouillie si tu la fais attendre plus longtemps- que tu te dis que vous aurez plus de chance de vous comprendre une fois le stress passé. De toute manière tes mains suent un peu, il faut qu’elles s’activent rapidement ou qu’elles prennent l’air. Ce cas est étrange pour toi, tu n’as pas jamais eu aussi peur. Sauf la première fois, bien sûr, là tu n’étais vraiment pas assuré et encore moins fier, mais cela remonte à bien longtemps et tu ne t’es pas retrouvé dans ce cas-là : celui du maladroit face à sa première fois depuis des lustres. Or c’est ta première déclaration d’amour et même si tu es loin de comprendre à quel point elle est ratée, tu te rends compte que tout ne se déroule pas comme prévu. En inspirant une première bouffée salvatrice tu essaies de relativiser. Tout va bien se passer. Tu ouvres la bouche pour lui rappeler vos promesses d’enfants. Et, toute compatissante et adorable elle et répond. « Je te demande rien de plus Kit, je vais faire ce que je peux pour que ça passe, mais je compte pas t’abandonner non plus. Tu sais très bien que t’as toujours été le plus important dans ma vie, la seule personne qui en vaille vraiment la peine et c’est pas près de changer… j’ai juste foiré, j’ai franchi la ligne et maintenant faut que j’y remédie. Alors ne m’en veux pas, s’il te plait. » Tu comprends maintenant qu’elle n’a pas saisi l’entièreté de la chose, celle que tu ne voulais pas voir. Celle qui prouve combien elle manque de confiance en elle. Pourquoi ne peut-elle pas admettre ce qu’elle a sous les yeux ? Tu es là, juste là, devant elle, plein de joie et d’amour. Elle est tout ce dont tu as besoin, elle représente tout ce que tu aimes. Comment peut-elle douter ? Tu te demandes si elle pense que tu te moques d’elle, que tu l’enfonces exprès. Han. Pourtant ce n’est pas ton genre, pas sur des choses aussi graves et importantes. Tu réfléchis deux secondes, si, c’est complètement ton genre. Tu te moques sans penser aux conséquences, tu es violent et agressive. Quel con tu fais parfois. « Arrête je te l’ai déjà dit, tu n’as pas fait de conneries, tu n’as rien foiré Eden. Je… Attends je remets mon cerveau en place et je te réexplique. » Voilà que tu penses à voix haute maintenant, ce n’est pas pour la faire patienter méchamment c’est réellement parce que tu n’es pas sûr de toi, tu as peur de sa réaction même si tu es convaincu. Tu hésites trop. Tu jettes ton mégot de cigarette à tes pieds et après une bonne et profonde inspiration, tu lâches ce que tu as sur le cœur. Tu lâches la raison de ta présence, tu expliques avec tes mots ce que tu n’arrivais pas à dire. Et pour ça, tu la regardes dans les yeux. Tu es à moitié lâche cette fois-ci, tu ne savais pas comment faire, mais tu sais que les filles ressentent le besoin d’être valorisées et estimée, alors c’est le meilleur moyen pour qu’elle ne te colle pas une baffe. « Je… tu te fous de moi pas vrai ? » Ce n’était pas la réponse à laquelle tu t’attendais, tu fronces les sourcils, pourquoi est-ce qu’elle … Non ? Ce n’est pas vrai ? Maintenant elle doute, elle ne t’aime plus, c’est fini. Fuis-moi je te suis, et suis-moi je te fuis. C’est fini. Elle a arrêté de t’aimer, son cœur bat déjà pour quelqu’un d’autre. Il faut que tu ailles le tabasser. « Non ! » Tu commences déjà à paniquer, impossible de relativiser quand soudain, la plus merveilleuse des réactions possible, s’offre à toi. Vos souffles se mêlent, mais tu n’as pas le temps de voir son visage se rapprocher que déjà vos lèvres se scellent. Ton cœur s’accélère et tu réponds à son baiser. Votre premier vrai baiser ? Oui, c’est bien cela. Tu poses une main sur sa taille et l’attire à toi. Vos deux corps, collés l’un à l’autre, ressentent vos palpitations. Tu l’embrasses et tu ne veux plus jamais t’arrêter. Ses lèvres sont si douces, son souffle est si frais, ses cheveux sentent si bon. Tu fermes les yeux et t’abandonnes. Quelques secondes plus tard, vous vous détachez l’un de l’autre. Elle te regarde gênée, comme trop souvent. Comme si elle avait mal fait les choses. Tu fronces les sourcils, prêt à la gronder de sa bêtise, quand tu te rends compte qu’avec ton immense sourire, cela doit te doner une tête assez drôle. Tu comprendrais qu’elle te foute de ta gueule, mais pour l’instant elle fronce les sourcils à son tour. « Eden … faut qu’on parle. » Oui, tu joues, tu joues avec elle, histoire de la faire stresser un peu, mais ton air de ravi débile devrait pourtant la mettre entièrement sur la voie. « Pourquoi as-tu toujours l’impression d’avoir mal fait quelque chose ? » Et, sans lui demander son avis, tu t’approches d’elle, prend sa nuque entre tes mains puissantes et dépose tes lèvres sur les tiennes. Tu ne pourras plus jamais te passer de ce contact, tes lèvres sur les siennes te semblent l’endroit parfait -en public bien sûr, en privé on en reparlera plus tard- et ta main sur son corps. Pourtant vous avez souvent dormis ensemble, mais cette fois-ci tout est différent. « Je sais pas trop ce que tu as compris au début, ni pourquoi t’étais si énervée en fait ? J’ai raté un truc, moi, peut être ? » Tu ne sais pas trop, pourtant tu devrais t’en rendre compte. En tout cas, elle te mettra sûrement sur la voie, mais pour l’instant tu es à des lieues de  te sentir coupable et même si ce n’est pas le moment pour une dispute … quoique, elle a réussi à t’engueuler pour te dire qu’elle t’aimait alors qu’importe de ce qu’il se passait maintenant. Après tout, vous n’étiez pas des amis comme tout le monde, alors un couple … cela risque de bien faire des étincelles ! Et tant mieux, tu as bien hâte de voir ce que cela pourra donner. Impatient et impossible de te retenir, tu te penches une nouvelle fois pour l’embrasser, oui, tu es vraiment devenu accro à ses lèvres, c’est le moins qu’on puisse dire.

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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Jeu 13 Fév - 4:17

Rire ou pleurer, ce n’est pas facile, tu ne comprends pas trop ce qui est entrain de se passer. Tu l’aimes et ça, tu n’en doutes plus une seule seconde et ce encore moins depuis qu’il t’a fait cette proposition à laquelle tu ne t’attendais pas du tout. Des millions de fois, tu t’étais tournée en boucle dans ta tête la scène qui scellerait la fin de votre amitié, celle où enfin tu lui avouerais que tu l’aimes. Depuis que t’as fait ce constat, c’est pas évident pour toi et voilà qu’il arrive comme une fleur et qu’à nouveau il détruit toutes tes certitudes. Tu n’arrives pas à croire qu’il puisse t’aimer, lui aussi, c’est quelque chose que tu as beaucoup de mal à concevoir. Surtout après qu’il ait embrassé Roxanne ou bien qu’il soit sorti avec Ariel, ces filles sont tellement plus belles que toi, tellement plus tout enfaite. T’as trop été habituée à être la meilleure amie qu’aujourd’hui t’as beaucoup de mal à envisager ta vie en tant que « petite amie ». Soudain, t’aimerais te cacher tant t’as l’impression d’être niaise, d’être ridicule. Tu te surprends à te répéter en boucle dans la tête ; Eden Durden, Stefan Walsh, Eden Durden. Et tu trouves pas ça beau, pas le moins du monde, mais ça te fait timidement sourire parce que c’est lui et puis que t’as attendu ça depuis tellement longtemps. Depuis toujours enfaite, sauf que t’étais bien trop bête pour te l’avouer, et encore bien plus pour l’avouer aux autres, à tous ceux qui ont bien pu te taquiner avec ça. Au fond, ils avaient raison et ce même si tu leur riais au visage, même si tu ne cessais de leur répéter que Kit était ton meilleur ami et que ça ne changerait jamais. C’est sorti cette fois, maintenant, il le sait, lui aussi. Et visiblement, il est prêt à se lancer dans quelque chose même si, à proprement parlé, il ne t’a pas dit qu’il t’aime ni même vraiment ce qu’il ressent pour toi. Ca te pèse un peu parce que tu sais pas vraiment s’il t’a proposé d’aller plus loin pour te rassurer, pour te faire plaisir, pour pas te perdre peut-être… mais tu prends ce qu’il te donne et puis, tu verras bien de toute façon. Il est pas du genre à avoir de longues relations qui durent avec des gens pour lesquels il n’a aucun sentiment, donc bon… Bon, c’est vrai que t’espère qu’un jour il te dira lui aussi qu’il t’aime et que ce sera pas uniquement une relation à sens unique, mais là, t’es tellement heureuse que t’as même plus envie de sortir de ses bras, plus jamais. Il a beau te répéter que tu n’as pas fait de bêtises, toi t’es sûre d’avoir fait la plus grosse des conneries de ta vie. Seulement voilà, les conneries, c’est toujours ensembles que vous les avez faites et là.. t’espères vraiment qu’il va te suivre dans celle là aussi parce que sinon t’auras vraiment pas l’air maline. T’as un peu peur qu’il se foute de toi quand il t’avoue qu’il est prêt à te suivre, alors, même si tu devrais pas, tu l’interroges, tu préfères être sûre plutôt que de te prendre un gros râteau. « Non ! » Les doutes se dissipent. Tu l’embrasses en faisant preuve de courage –c’est pas pour rien qu’on t’a envoyé à Gryffondor- mais tu ne sais pas trop quelle va être sa réaction. Après tout, la dernière fois, ça c’est plutôt mal fini. Oui, bon, d’accord, c’était de ta faute ça. C’est toi qui lui a foutu une claque. Mais t’as pas vraiment pu faire autrement quand tes sentiments t’ont pris à la gorge et que tu t’es rendu compte que tu l’aimais, et puis, il était avec Ariel, il avait l’air d’être l’homme le plus heureux du monde. Mais cette fois, tu saurais pas trop dire mais t’as vraiment l’impression que ça se passe plutôt bien. Il répond à ton baiser et ne t’envoie pas sur les roses et pour toi, c’est déjà beaucoup. Tu t’attends pas vraiment à ce qu’il vienne mettre la langue ou bien qu’il te dise qu’il t’a toujours aimé, parce que bon, t’es plus d’avis qu’il est d’accord d’essayer « pour voir » plutôt que vraiment par sentiments pour le moment. Mais tu souris. Timidement peut être, mais ton sourire est sincère. Il déforme les traits de ton visage et les rend presque enfantins. Il t’attire un peu plus vers lui comme s’il voulait prolonger l’instant encore un peu, figer le temps et ça te surprend mais ce n’est pas désagréable. L’instant te semble durer une éternité et quand enfin vous vous éloignez l’un de l’autre, tu rougis et baisses un peu les yeux même si tu te forces à le regarder en face. Merde. T’avais pas pensé que ce serait aussi difficile que ça. « Eden … faut qu’on parle. » Tu te figes. N’oses même plus le regarder. Et merde. Il a fait tout ça pour se venger de sa claque. Un baiser contre un baiser, un refus contre un refus. Œil pour œil et dent pour dent. Il ne t’a jamais aimé, n’a fait que jouer. Tes pieds jouent avec les petits galets parterre et, même s’il n’a plus ouvert la bouche depuis, t’es une terrible envie de pleurer qui te prend à la gorge. Trop naïve, comme toujours. « Pourquoi as-tu toujours l’impression d’avoir mal fait quelque chose ? » Tes yeux se lèvent, t’as l’impression d’un peu retrouver espoir. Et d’un côté, t’es bien embêtée parce que tu sais pas vraiment quoi lui répondre. Tu veux lui dire quoi d’ailleurs ? Que t’as pas confiance en toi parce que t’as l’impression de perdre toutes les personnes auxquelles tu tiens ? Est-ce qu’il se rend seulement compte du risque qu’il prend en s’engageant avec toi, avec un aimant à malheur ? T’affiches un sourire mutin et tu décides de jouer sur l’ambiguïté, c’est peut-être un peu plus facile : « Peut-être parce que je suis même pas foutue de résister au charme de mon meilleur ami ? » Ses chevilles vont gonfler. Oh ça oui alors. Parce que si toi tu n’as aucune confiance en toi, lui en a en lui pour tout le château, si ce n’est plus. Mais là, il t’arrive la chose la plus étrange du monde. Il t’attire à lui et t’embrasse à nouveau. Tu passes tes bras derrière sa nuque pour t’en approcher un peu plus et cette fois, tu ne le lâches plus pendant quelques secondes supplémentaires. Il n’y a plus aucun doute, t’es littéralement folle de lui et ça te fou la frousse. Vulnérable à nouveau. Même si, au fond, il t’a toujours rendu vulnérable. « Je sais pas trop ce que tu as compris au début, ni pourquoi t’étais si énervée en fait ? J’ai raté un truc, moi, peut être ? » Tu lui souris. Ta colère précédente te semble si loin à présent. Oubliée. Tu préfères ne plus y penser. Tu poses ta main sur sa joue et, bienveillante, tu lui réponds : « T’as toujours eu le tact d’un éléphant dans une boite de porcelaine, mais non, t’as rien fait de mal. Rien du tout. » Et là, t’aimerais lui dire à nouveau que tu l’aimes, mais cette fois, ça ne sort pas. Et voilà, tu deviens comme toutes ses autres filles qui ont peut de ce que vont penser leur « copain » et tu trouves vraiment ça bizarre. Tu réponds à ses baisers même si ça te paraît aussi étrange que naturel. Tout en rougissant, tu t’éloignes de lui et t’ajoutes penaude : « Y a longtemps que tu le sais ? » Non parce que si ça se trouve ça fait des jours et des jours qu’il te fait languir sans rien te dire. Et tu enlaces tes doigts aux siens. C’est facile pour vous deux d’être comme ça dans l’intimité, parce que là, vous êtes que les deux. Le château va jaser et t’imagines déjà les regards. Mais avec lui, t’as toujours été plus forte. Vous allez vous en sortir. « Non parce que j’ai essayé de le cacher, mais c’était franchement pas facile. » Tu aimerais continuer de parler mais t’as peur de lui dire que tu te cachais pour Ariel, alors tu te tais. T’attends sa réponse.

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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Dim 16 Fév - 5:04

La situation te paraît étrange, pourtant elle te plaît. Être très proche l’un de l’autre n’est pas une nouveauté, mais il y a un sentiment en plus aujourd’hui, une émotion qui n’existait pas précédemment. Tu ne peux ni la sentir, en la toucher, mais elle est si présente qu’elle te met mal à l’aise. Tu n’as jamais été doué pour les sentiments, perdre ta mère -le symbole de l’amour familial pour toi- t’a refermé le cœur. Eden avait été la première à l’ouvrir en devenant ton ami, et Ariel avait permis de l’élargir encore plus, mais elle avait laissé une brûlure ineffaçable. Voilà pourquoi tu n’es pas prêt, ni très à l’aise. Comme si tu avais besoin de temps encore pour avancer, seulement tu as déjà dix-sept ans, c’est l’heure de se bouger maintenant. Tu baisses le regard pour que vos pupilles se croisent. Elle est si jolie à rougir de la sorte. Elle a l’air innocent qu’on les petites filles. Se rend-elle compte de sa beauté ? Sûrement pas, pourtant elle éclipse les canons de Poudlard dès qu’elle sort la tête, pourtant tu pourras passer des heures, des nuits, des jours à la regarder et l’admirer. Seulement, tu sais que tu as beau le dire, elle ne te croit pas. Tu ne désespères pas pour autant, tu sais que tu vas réussir à la rendre consciente de son charme. Un sourire heureux ne peut plus quitter tes lèvres, tu es réellement niais, mais tu te permets, vous avez le droit aujourd’hui. « Peut-être parce que je suis même pas foutue de résister au charme de mon meilleur ami ? » Un rire s’échappe de ta gorge. Ton égo surdimensionné semble ravi d’ailleurs de cette remarque, après tout c’est vrai que tu as un charme fou. D’un geste vif, tu poses un doigt sur ses lèvres. « Tutut, ton meilleur ami ? » Tu enlèves ton doigt pour y déposer amoureusement tes lèvres, vraiment ce contact te semble si naturel. Tu en avais déjà tellement rêvé ! « Et parce que tu crois que je peux y résister à ton charme moi ? Regarde ta ligne si fine qui me fait des regards aguicheurs chaque fois que je passe devant toi. Regarde ton visage si adorable que j’ai envie de le regarder sans m’arrêter. Regarde tes lèvres, j’ai envie de les embrasser tout le temps. » Voilà, tu lui as dit. Tant pis si elle trouve ça nul, tant pis si quelqu’un vous entend, tant pis si les rumeurs circulent sur ton caractère niais que pourtant nombre de filles ont voulu entendre, mais n’ont jamais eu des paroles douces et sincères comme celles que tu viens d’offrir à Eden. La conversation dévie un petit peu sur des tas de sujets différents, mais surtout sur vous deux, tu veux comprendre -pour une fois- ce qu’il faut faire. Pour elle, tu veux le faire bien. Tu sais bien que maintenant tu as scellé ton destin, tout te ramènera vers elle, obligatoirement. Tu souris naïvement, sans penser à demain, sans penser au futur, seul l’instant présent avec elle compte actuellement. C’est ainsi que tu lui demandes ce qu’il se passe, pourquoi elle était si énervée tout à l’heure. « T’as toujours eu le tact d’un éléphant dans une boite de porcelaine » La comparaison te fait sourire avant de te vexer. Être comparé à un éléphant n’est pas réellement glorifiant. Sur ton visage, une moue boudeuse s’installe quelques secondes avant qu’elle ne continue sa phrase. « Mais non, t’as rien fait de mal. Rien du tout. » Un sourire vint ponctuer ses dires. « Ah tant mieux, j’ai cru que j’avais mal agi. Non parce que ce n’était pas tout à fait vraiment facile tout ça. Fin je veux dire que tu étais énervée et moi je savais pas quoi faire et puis tu étais là. Bref, c’est fini. Et puis mon tact, tu m’as jamais donné le bon exemple alors… » Petite vengeance, nah. Tu lèves les yeux au ciel, histoire de faire l’innocent, pourtant tu sais bien que c’est faux. Elle a beaucoup plus de tact que toi. En même temps ce n’est pas dur, tu mets les pieds dans le plat, toujours. Tu t’approches une fois de plus de son visages et des bisous et encore des bisous. Partout tu aimerais, mais de sa bouche seule aujourd’hui tu devrais te contenter. Tu caresses ses cheveux si soyeux d’un geste de la main, tu es si bien tout contre elle. « Y a longtemps que tu le sais ? » D’un geste assuré et banal, Eden entoure tes doigts des siens. Serrés les uns contre les deux, ce geste vous est familier. C’est pour ça que votre couple paraissait si évident aux yeux de tous et pourtant vous avez attendu longtemps avant de l’accepter, bien trop longtemps. Le cerveau sur off depuis quelques minutes, il est difficile pour toi de le remettre en marche. Alors que tu trouves enfin la réponse, elle te coupe la parole. « Non parce que j’ai essayé de le cacher, mais c’était franchement pas facile. » « Attends, mais en fait ça faisait longtemps ? Oh lala, moi je n’y étais pas du tout. Enfin je l’ai compris ce matin, et je suis allée te voir tout de suite. Attends, mais c’est vrai que… » Tu t’arrêtes dans ta tirade un quart de secondes pour remettre tes idées en places. « Tu te souviens de la fois où tu étais venue en pyjama parce que je menaçais de camper devant ta salle commune ? Et bien, Vanity m’avait dit juste avant que j’étais amoureux et que toi aussi, mais je ne l’avais pas cru. J’étais sûr que toi non, parce que… » Ta voix se coupe inconsciemment, ce malaise tu ne pensais pas avoir à le vivre. Sa claque lors de votre premier baiser te reste définitivement en mémoire. « tu étais tout le temps attiré par d’autres gars. Et puis je ne comprends pas trop. On parlait de quoi déjà ? Ah oui, depuis quand je le sais. Ah bah, j’ai déjà répondu à cette question. » L’amour rend bavard ? Ou alors c’était le malaise et la gêne dans cette situation qui n’était pas si habituelle pour vous deux qui te rendait si inconstant dans tes paroles ? De toute manière tu ne pouvais pas faire grand-chose. Tu inspires et expires profondément pour reprendre ton souffle et tenter de te calmer un peu. Cette situation -avoir une nouvelle copine- tu l’avais vécu déjà un millier de fois et pourtant rien ne t’a jamais semblé aussi dur. Jamais. Tu serres ses doigts un peu plus fort pour tenter de dissiper cet excès de paroles. Bon, que dire maintenant ? « Tu veux pas aller t’assoir sur le banc ? » Alors ça, parler pour ne rien dire, tu es le roi. Tu n’attends même pas sa réponse et tu l’attires vers le banc en pierre juste à gauche de l’entrée du château. Vint le moment de s’asseoir et là : nouveau défi. Comment ? Et elle se met où ? Tu peux lui garder sa main ? Tu hésites durant une bonne seconde et n’importe qui pourrait lire ta maladresse sur ton visage, heureusement qu’il n’y a pas trop d’élèves présents. Finalement tu optes pour t’asseoir normalement et la prendre dans tes bras. C’est bête, tu ne vois plus son regard, mais au moins tu sens son corps contre le tien. Et tu aimes quand elle est dans tes bras. Alors que tu déposes un baiser sur son crâne, tu te retrouves avec un cheveu dans la bouche. Zut, elle a les cheveux longs en plus. Tu essaies de t’en débarrasser discrètement. « Et sinon, tu es sûre que tu ne m’en veux pour rien du tout ? Je sais pas, profite que je sois prêt à accepter des reproches. » lances-tu en rigolant. Tu es loin de te douter qu’elle pourrait avoir des choses à te reprocher, au contraire tu es sûr qu’elle va gonfler tes chevilles une fois de plus.

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+ vous les copains je ne vous oublierai jamais.
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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Jeu 20 Fév - 21:14

Tu as beau essayer, tu n’arrives pas à réaliser ce qui vient tout juste de se passer. De meilleurs amis, vous êtes passés à couple et ce changement de statut te déstabilise quelque peu. Non. Tu n’as pas forcément l’habitude de te mettre en couple. Généralement, tes histoires s’arrêtent à quelques rendez-vous ponctuels, de temps en temps. A vrai dire, tu as toujours eu énormément de mal à t’attacher aux gens. T’as peut-être trop peur de les perdre ensuite. En vérité, tu ne sais pas trop. Tout ce dont tu es convaincue c’est que depuis la mort de ta mère, il a été la première personne à qui tu as vraiment osé ouvrir ton cœur, la seule qui t’a tendu la main dans les moments où ça n’allait vraiment pas. Alors quand il te regarde avec des étoiles dans les yeux, t’as quand même énormément de peine à comprendre. T’as pas l’impression qu’il ne t’aie jamais regardé comme ça et le changement, t’es pas vraiment du genre à aimer ça. T’aimes bien l’adrénaline, la prise de risque, mais seulement quand celle ci ne touche pas à ton équilibre quotidien. En couple Eden, t’es casée. Dépendante. T’es plus totalement libre de tes faits et gestes. Certains te diraient bien que le plus dur sera de penser pour deux, mais à ceux-là, tu leur riras bien au nez. Ouais, parce qu’après tout, depuis des années : tu ne fais que ça. Tu penses à lui, avant de penser à toi. Parce que t’existe avec lui, pour lui, à travers lui et ça, c’était écrit bien avant que vous vous en soyez rendu compte. S’il faut vraiment définir la situation, t’en dirais presque que t’as jamais été si heureuse. Ou alors, tu te contenterais de citer le jour où tu l’as rencontré. Toujours lui. Lui depuis toujours, lui à jamais. T’essaies de faire dans l’humour mais ça ne marche pas, son doigts se place devant ta bouche et il t’ordonne de te taire par un regard. Tu obéis, parce que bon… ce serait bête de déjà vous abonner aux crises de ménage. « Tutut, ton meilleur ami ? » Tu fronces un peu les sourcils. IL A RAISON. Jamais plus tu ne pourras parler de lui comme ton meilleur ami, tu devras faire une parenthèse sur votre merveilleuse amitié : ton copain. Aïe, c’est pas facile. T’es pas encore habituée parce que bon, ça fait quoi, dix ans ? Dix ans qu’il est ton monde, ton frère, ton meilleur ami ? Et puis…dix ans ce n’est pas rien. C’est toute une vie. Une entente à toute épreuve. T’aimerais bien lui sourire mais déjà il t’embrasse de nouveau et tu ne peux qu’apprécier. Tu passes tes mains derrière sa nuque, t’agrippes à ses cheveux pour rendre le baiser un peu plus sensuel. D’un coup, il te vient une forte envie de le posséder, de le faire tien à tout jamais, mais tu ne veux pas passer pour une folle alors tu modères tes ardeurs. « Et parce que tu crois que je peux y résister à ton charme moi ? Regarde ta ligne si fine qui me fait des regards aguicheurs chaque fois que je passe devant toi. Regarde ton visage si adorable que j’ai envie de le regarder sans m’arrêter. Regarde tes lèvres, j’ai envie de les embrasser tout le temps. » Le poids de ses paroles te revient en plein visage. Il a eu tout le temps de t’observer en ces quelques minutes où vous avez décidé d’être « un couple » ? Ou bien t’a-t-il seulement déjà regardé de la sorte par le passé ? Tu te perds un peu dans tout ce méli-mélo, ouais, l’amour n’a jamais été ce qu’il y avait de plus aisé à comprendre. Ni même à vivre. D’un côté, c’est tellement étrange pour toi d’entendre ces mots sortir de sa bouche car, même s’il t’a déjà souvent fait des compliments pour booster ton estime personnelle, jamais il n’a été aussi direct. Peut-être que ça aurait pu changer la donne ? « Non mais j’y crois pas. » T’éclates tout bonnement de rire. Ah bah oui, t’es pas habituée à qu’il te fasse la coure alors t’en ris. Intimement, t’espères qu’il ne pas mal le prendre ou s’en offusquer parce qu’au fond, ta réaction n’a absolument rien de méchant, ni même de moqueur. Une gêne face au changement qui opère, peut-être. « Ah tant mieux, j’ai cru que j’avais mal agi. Non parce que ce n’était pas tout à fait vraiment facile tout ça. Fin je veux dire que tu étais énervée et moi je savais pas quoi faire et puis tu étais là. Bref, c’est fini. Et puis mon tact, tu m’as jamais donné le bon exemple alors… » Tu l’écoutes attentivement, pour essayer de savoir, tâcher de comprendre. Mal agi ? Maladroitement, il n’avait fait que ça ces dernières semaines ; d’abord avec Ariel, puis avec Roxanne… SURTOUT AVEC ROXANNE. L’épisode te revient en mémoire et, aujourd’hui, ça te fait encore plus mal qu’auparavant. La jalousie rendue plus cuisante encore te serre à la gorge et tu pourrais bien l’étriper sur place. Mais non. Tu relativises en te disant qu’aujourd’hui, il est à toi et ce encore pour longtemps. Du moins, c’est bien ce que tu penses ; que votre relation est née pour ne pas avoir de fin parce que vous vous connaissez par cœur et que vous saurez toujours rebondir sur un rien. Pour effacer ces pensées intrusives, tu affiches un sourire malicieux avant de le narguer gentiment : « Pourrions nous dire que le grand Stefan Durden a perdu ses moyens devant une fille ? » Tu ne veux pas vraiment intenter à son égo mais la tentation a été trop grande, tu n’as pas pu t’empêcher. Consciente de ne pas devoir en rajouter u ne couche,  tu ne notes pas sa pique dissimulée et tu lèves les yeux au ciel à ton tour, pour te déculpabiliser. Tu frôles alors le sujet délicat, ton amour pour lui depuis de cela plus longtemps encore qu’il ne peut l’imaginer. « Attends, mais en fait ça faisait longtemps ? Oh lala, moi je n’y étais pas du tout. Enfin je l’ai compris ce matin, et je suis allée te voir tout de suite. Attends, mais c’est vrai que… » Le silence qu’il t’impose te semble durer des années et déjà, embêtée, tu mordilles ta lèvre inférieure. « Tu te souviens de la fois où tu étais venue en pyjama parce que je menaçais de camper devant ta salle commune ? Et bien, Vanity m’avait dit juste avant que j’étais amoureux et que toi aussi, mais je ne l’avais pas cru. J’étais sûr que toi non, parce que… » Vanity. Quelle petite fouine. Son nez fourré partout cependant avait vu juste. Mais tu n’es pas sûre qu’à ce moment-là, tu aurais apprécié une situation comme aujourd’hui. Non parce qu’après tout, même si ce jour là tu lui as pardonné, t’avais encore beaucoup de mal à te défaire et à avaler l’épisode Roxanne. Tu attends la suite, peut-être qu’il te sera ensuite plus facile de rebondir. « tu étais tout le temps attiré par d’autres gars. Et puis je ne comprends pas trop. On parlait de quoi déjà ? Ah oui, depuis quand je le sais. Ah bah, j’ai déjà répondu à cette question. » Tu passes une main sur sa joue pour la rassurer. Il a l’air de se sentir tout con. Tu veux le rassurer. Mais en même temps, tu as tout de même du mal à comprendre sa tirade, alors tu prends ton courage à deux mains avant de répliquer : « J’étais tout le temps attiré par d’autres gars ? Tu veux qu’on parle de ton cas ? » Tu croises les bras sur ta poitrine et, presque jalouse, tu murmures à demi-mots : « Rien que ces derniers mois, je peux faire une liste ; Ariel, Roxanne… » Tu boudes un peu : « Et elle est encore longue. » Cependant, tu as peur qu’il le prenne mal et qu’il t’en veuille, alors, tu baisses la tête et, penaude, tu réponds simplement à la question qu’indirectement tu t’es posée quelques secondes plus tôt : « Ca fait bien plus longtemps. » La discussion commence à se gâter, vous plongez tête la première dans les sujets sensibles, mais il vous en sauve. Kit le sauveur, comme toujours. « Tu veux pas aller t’assoir sur le banc ? » Tu hoches la tête ; il n’a pas le temps de voir ton mouvement qu’il est déjà en route, et qu’il te tire derrière lui. Il a déjà bien avalé le concept de l’homme qui prend les décisions pour deux et ça te fait sourire. Va falloir qu’il canalise tout de même parce que, Kit ou pas Kit, t’es pas vraiment prête à ce que l’on te dicte ta vie. Mais là c’est mignon, tu ne lui en veux pas et tu le suis de bon cœur. Lovée dans ses bras, tu te sens bien. Tu t’y es toujours senti bien mais aujourd’hui, quelque chose sonne différent. Aujourd’hui, tu peux entendre battre son cœur. Et tu sais qu’il bat pour toi. Ca te rassure, te sécurise. « Et sinon, tu es sûre que tu ne m’en veux pour rien du tout ? Je sais pas, profite que je sois prêt à accepter des reproches. » Ta main sur sa cuisse se crispes un peu pendant que tu la caresses gentiment, candidement. « Me dis pas que c’est vrai... » Tu souris discrètement : « Oh, tiens, regardes un miracle. » Je peux le crier, Monsieur Stefan Durden est prêt à accepter les reproches ! Tu te retiens, pour pas le vexer. C’est fou ce que ça change, d’être en couple.  Avant, tu n’en avais que faire de le vexer, ça t’amusais même, mais là… t’as juste envie qu’il soit bien et qu’il se rendre compte que t’es celle qu’il a toujours désiré. « Je ne veux plus aucune fille dans ton dortoir. » Et là tu émets une reproche dissimulée, une démonstration mignonne de la jalousie qui te pique à nouveau. Ah non. Désormais, il est à toi. Elles peuvent bien toutes aller se rhabiller.

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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Ven 4 Avr - 5:59


Tu es là, elle est là, vous êtes là. Un vous bientôt insociable par les liens de l’amour, même si ces liens existent depuis toujours et que vous êtes les seuls responsables de ne pas les avoir vu plus tôt. Vous êtes là, hors du temps. Elle et toi, elle est toi aussi d’ailleurs. Depuis quand est-ce que cette idée germe au fond de vos esprits ? Tu ne l’as remarqué que hier et, incapable d’avoir un lourd secret face à Eden, tu as foncé. Tu ne peux lui mentir car de toute manière elle lit en toi comme dans un livre ouvert, vous vous connaissez si bien et pourtant elle seule sait déchiffrer tout ce qu’il y a à savoir sur toi. Peut être parce que tu ne fais pas assez attention, sûrement parce que tu es trop souvent plongé et occupé avec ton nombril. Pourtant tu fais des efforts, tu progresses, tu t’intéresses à elle plus que pour juste lui demander si elle va bien par politesse. Eden n’est plus cette inconnue que tu as sauvée le premier jour, Eden est cette amie, cette petite-amie que tu aimes. Oh, dur. Ce mot résonne à tes oreilles avec une saveur différente, tu n’as jamais ressenti cela de cette manière. Avec Eden tu vois plus loin que les quelques semaines que vous pourriez passer ensemble. Avec Eden tu vois un avenir, une vie future. D’ailleurs, quand vous étiez à l’orphelinat vous vous êtes promis de ne jamais vous séparez, vous vous étiez promis une maison côte à côte avec ta femme et son mari, chaque dimanche paire c’était brunch chez les Durden et chaque dimanche impaire c’était piscine chez les Walsh -car oui elle avait déjà décidé de garde ce nom de famille-. Votre vie était programmée pour rester proche et ensemble, seulement cette dimension vous fait tanguer. Vivre dans la même maison, c’était un rêve d’enfant, et voilà qu’il se réalise. Tu n’as pas l’habitude de voir si loin, ce projet de faire peur tout à coup. Tu fermes les yeux et te reconcentre sur le présent, il y a tant à vivre qu’il est inutile de se pencher si tôt sur ces idées-là. Pas besoin de te faire tourner la tête trop tôt. Tu rouvres les yeux et lui souris. Oui, voilà ce que tu sais faire pour de bon, sourire et être heureux, ça vaut mieux, beaucoup mieux. Alors tu la complimentes, parce qu’elle en a besoin, parce que tu l’admires depuis longtemps sans penser que c’était malsain jusqu’alors. « Non mais j’y crois pas. » Elle rit et son rire te transporte. Sa douceur, sa réalité, c’est tout ce dont tu as besoin. D’elle. Et de personne d’autre, c’est si beau et si fort. Tu la tapes doucement sur la tête avant de l’embrasser encore. Tu es sous l’emprise de ses baisers, sous son emprise et pour la première fois tu te laisses faire. Pourquoi as-tu toujours besoin de maîtriser la situation ? D’être le roi tout puissant ? De faire croire que tu tiens les rennes ? Avec elle tu es prêt à te laisser faire et à avancer au jour le jour. Sans préparer chaque instant, juste choisir de vivre à ses côtés. Tu l’aimes, ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Tu lèves les yeux au ciel et, en prenant sa main, tu la fais tourner autour de toi. Comme un pas de danse, mais qu’elle se rassure, tu ne vas pas la faire danser là tout de suite. Non, c’était juste pour qu’elle sente sa grâce et sa légèreté. « Arrête Eden, tu te rends pas compte de tout ce que tu es. Quand voudras-tu l’admettre ? » Tu aimes à penser que tu suffiras pour deux, puisque de toute manière les contraires s’attirent et vous êtes ça. L’un avec l’autre vous vous complétez. Comme le yin et le yang qui ne peuvent que se marier par leur différence. Certes, vous avez des points communs, mais son manque de confiance est comblé par ton orgueil démesuré, alors que sa beauté te remplis. Ah, l’amour, penses-tu en levant les yeux au ciel. Si tu avais seulement imaginé être gaga de la sorte, ton moi-intérieur se serait barré depuis longtemps. Quelle honte de ternir une réputation de chaud lapin je-m’en-foutiste de la sorte ! « Pourrions-nous dire que le grand Stefan Durden a perdu ses moyens devant une fille ? » « Je-non, je … Si. » Oui, impossible de contredire, tu as perdu tes moyens, mais pour elle seulement. Pour les autres tu gardes la tête haute et fière, mais pour elle tu ne sais pas comment réagir. Sans vouloir la blesser, tu y arrives à chaque coup. Alors oui, tu as perdu tes moyens quand elle t’a déstabilisé, mais tu n’en as pas honte -ton moi-intérieur vient de s’étouffer- tu arrives à vivre avec. En même temps te laisser aller pour si peu ! Tu la regardes et lui dit. « Que je perde mes moyens devant toi n’est pas une insulte, tu sais que pour toi, je ferais un peu n’importe quoi… Seulement, ça peut rester un secret ? » Finissant ta phrase avec un clin d’œil, tu espères qu’elle prenne cela avec rigolade, même si tout est vrai et elle le sait. Depuis que vous êtes gosses tu réponds ‘présent’ à chacun de ses appels, tu réponds ‘oui’ à chacun de ses défis. Vous êtes toujours ces deux enfants qui se rient du danger, mais qui se soutiennent quoiqu’il arrive. Pourtant la possibilité de dispute est infinie entre vous deux, pour un morceau de pain, pour une victoire, ou pour une fille ? Déjà votre première dispute de couple ? L’avantage c’est qu’il nous vous a pas fallu attendre longtemps. La voix chargée légèrement de reproche Eden se lance. « J’étais tout le temps attiré par d’autres gars ? Tu veux qu’on parle de ton cas ? Rien que ces derniers mois, je peux faire une liste ; Ariel, Roxanne… Et elle est encore longue. » Les mots s’apparentent plutôt à un murmure et on dirait qu’elle boude, mais cela te frappe de plein de fouet. Comment lui expliquer avec des mots qui ne sont pas les tiens ? Comment lui dire qu’elle se trompe sur toute la ligne ? Comment lui dire qu’Ariel t’a fait mal au cœur, mais que cette blessure est réparée et comblée grâce à ta meilleure amie de toujours et ta nouvelle copine ? Tu ne connais pas les phrases à prononcer et tu es gêné. Tu n’as pas l’habitude de t’expliquer, d’habitude Eden prend des détours pour s’énerver contre les mêmes choses, aujourd’hui tu comprends tous les signaux qu’elle t’avait lancé précédemment. Mince, cela fait combien de temps qu’elle … t’aime ? Tu la prends dans tes bras, tu sens qu’elle te repousse, sûrement pour la forme, mais tu tiens à la calmer par ton contact. « Je t’ai déjà dit pour Roxanne, c’était NUL et j’en ai honte, putain, mais c’était juste pour toi. Je ne sais pas pourquoi, mais j’en avais besoin. Il ne s’est rien passé si ce n’est un bisou par-ci par-là pour relancer les rumeurs, mais vraiment. » Tu sais qu’elle ne veut pas entendre des détails, qu’elle ne veut pas savoir, mais tu te sens obligé de te justifier, pour montrer que tu n’es pas celui qu’elle croit. « Ariel, c’est Ariel. Tu ne la connaissais pas, c’est une fille géniale, mais c’est terminé pour toujours. Je ne veux plus jamais personne d’autre … que toi. » Guimauve, attention. Tu la regardes dans les yeux, tu pourrais te justifier pour chacune de tes copines précédentes, tu pourrais donner et dire exactement ce que tu voulais sur le coup, mais le veut-elle réellement ? « Et pour les autres, c’est encore plus ancien, avant Ariel. Depuis la serpentard, à part le faux couple avec Roxanne, il n’y a eu personne. Je te promets. » Tu faisais le fier, mais ce n’était que du bluff, elle te regarde en fronçant les sourcils, n’osant y croire. « Je sais que j’ai eu l’air de montrer autre chose, mais en vérité, Ariel m’a vraiment fait comprendre quelque chose, non, je ne suis pas devenu romantique pour deux noises, mais en vrai ça a changé. Je n’ai pas tiré mon coup depuis longtemps, malgré tout ce que je laisse croire. C’était ma réputation en jeu, mais je te promets. S’il te plaît crois-moi. » Comment pourrait-elle le croire ? Seulement c’est la triste vérité, quoique tu dises, tu étais seul dans ton lit. Quoique tu laisses montrer, tu jouais un jeu. Tu sortais avec une fille et la raccompagnait avant de rentrer te coucher. On te traitait de champion, mais c’était par habitude, personne ne venait vérifier, personne ne savait. Ton esprit était tourné vers autre chose : Eden. Depuis bien plus longtemps que tu ne l’avais voulu ni compris, seulement tu étais obsédé par elle. Par l’amour de ta vie. Tu tousses un peu et ranges tes mains. Tu ne sais plus quoi en faire, tu es mal à l’aise. Tu hésites à te les passer dans les cheveux pour les décoiffer, mais même ce geste te semble ridicule. Tu n’as jamais été si gêné d’ailleurs. Pour te changer les idées et pour vous sentir un peu mieux, tu lui proposes d’aller s’asseoir. Juste s’éloigner du lieu si lourd en révélation, ta virilité en a pris un coup, mais pour Eden tu ferais n’importe quoi, même raconté la vérité. Qui l’eût cru ? L’esprit du Roi des Dragueurs se retournerait dans sa tombe s’il l’apprenait ! Tu soupires et change la discussion, tu accepterais les reproches, ne serait-ce pas une preuve irréfutable que tu as changé, pour elle en plus !? Tu souris en la regardant s’émerveiller ironiquement. « Me dis pas que c’est vrai... Oh, tiens, regarde un miracle. » Tu lui tires la langue, preuve de ta maturité. Seulement toi comme elle, savez très bien ce que cela signifie. Tu arrives à rire de toi, autodérision rare. C’est presque une première. Oh la la, mais que sera le prochain progrès ? Romantique à l’inviter voir un coucher et soleil ? Hum, il ne faut pas pousser Voldy dans les orties. Tu attends sa critique. « Je ne veux plus aucune fille dans ton dortoir. » Oh, c’est mignon. La jalousie en Eden a parlé. « Promis, je te jure. Vraiment, crois-moi. » Un doux sourire s’étale sur tes lèvres avant que ton visage ne s’assombrisse. Toi aussi tu as une question, mais tu n’oses pas la poser. Que va-t-elle te dire ? Trouvera-t-elle cela déplacé ? « Je peux demander quelque chose aussi ? » Tu t’es lance, c’est trop tard. Ton esprit est sous pression tu ne pourrais trouver d’échappatoire, tu es obligé d’aller au bout de ce que tu voulais savoir. « Jude et Nathanaël ? C’était pour qui ? » A aucun moment tu n’avais supposé que c’était pour toi. Depuis le début tu y croyais du comme du fer, elle disait t’aimer depuis longtemps, mais elle était forcément amoureuse de quelqu’un d’autre, sinon elle n’aurait pas agi comme cela, elle te l’aurait dit. Pourquoi t’aurait-elle caché le fait qu’elle t’aimait ? Ridicule, toi tu l’avais dit tout de suite, dissipant les possibles malentendus et autres quiproquo. Voilà pourquoi tu n’avais jamais supposé l’idée que c’était pour toi qu’elle agissait de la sorte, que c’était pour te faire mal au cœur et pour que tu réagisses. Cela avait marché bien sûr, mais à ton insu. Jamais tu n’aurais osé supposer que tout cela était dirigé pour toi. Il fallait que tu saches même si cela allait sûrement te faire mal. Ce serait la dernière gueule pétée, plus jamais tu te ne battrais pour Eden, enfin non, pour elle tu te battrais toujours sans répit, mais contre les copains d’Eden là non plus jamais. Parce que c’était fini, elle n’avait plus que toi maintenant dans sa vie. Du moins, elle en avait intérêt.

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+ vous les copains je ne vous oublierai jamais.
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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Lun 21 Avr - 9:53

Malgré quelques rayons de soleil timides, le vent souffle : tu n’as pas froid. Tu es si bien contre son torse que tu te dis qu’au final, vous avez été bien bêtes de ne pas vous rendre compte plus tôt de cette alchimie parfaite que vous lie. Même vos mains semblent avoir été faites pour ne jamais se délier. Vos cœurs semblent battre à l’unisson, vos yeux regarder dans la même direction. Même le silence n’est pas votre ennemi : la gêne n’a pas sa place, entre vous, elle ne l’a plus depuis longtemps déjà. Vos iris qui aujourd’hui rient en cœur se pardonnent implicitement leur manque de jugeote et la cécité dont ont fait preuves leurs pupilles pendant tant d’années. Pourtant, vous ne pouvez pas dire avoir du temps à rattraper car tout ce temps, vous l’avez tout de même écoulé ensemble. Toujours ensemble. Dans d’autres circonstances certes mais jamais vous n’avez réussi à vous résoudre de vivre l’un sans l’autre. Quelque part, ça devait bien être écrit, dans les lignes de vos mains, dans les profondeurs de vos âmes. Quelque part, au loin, dans des contrées indissociables, en de minuscules caractères illisibles. Mais aujourd’hui, tout te semble clair ; les doutes n’ont plus de rôle à tenir, leur place est occupée à présent. Tu regrettes quelque peu ton manque de transparence au sujet de tes sentiments : tu t’es fait du mal toute seule, à espérer en silence. Même si tu sais le résultat injuste, tu ne peux t’empêcher de lui en vouloir de n’avoir su lire en toi pourtant. Tu aurais bien voulu que sa démarche vienne de lui plutôt que de sa prise de conscience. Certes, il est venu, il a fait le premier pas mais tu ne cesses de te répéter que s’il n’avait pas été convaincu de ce que tu ressentais pour lui, jamais il ne serait venu vers toi, jamais il n’aurait soupçonné pouvoir te voir autrement que comme une amie. Et même si ce n’est pas facile pour toi aujourd’hui de comprendre où cette histoire va pourvoir vous mener, tu maintiens n’avoir qu’une parole et tu sais que quelque soit son issue ; tu seras là. Toujours pour lui, pour vous, pour cette amitié qui vous a vu grandir, devenir des personnes entières, sincères et parfois immatures encore. Ces deux enfants hors du temps, hors des normes, ceux que vous étiez autrefois, ceux que vous êtes aujourd’hui. Parce que oui Eden, des enfants vous le serez toujours : certaines blessures marquent à jamais et les votre sont tracées à l’encre indélébile. Tout perdre pour se reconstruire, plus haut et plus fort ; pour aimer, à nouveau. Et brutalement, tu prends conscience. T’es-tu seulement autorisé d’aimer un jour une autre personne que lui ? L’affection que tu portes à tes autres amis te semble à présent bien fade, inutile. Il est le seul pour lequel tu t’es ouverte, le seul auquel tu as osé offrir une parcelle de ton être, une bribe de ton âme. Si tu le regrettes aujourd’hui ? Pas le moins du monde. Malgré les épreuves et tout ce qui a pu un jour vous éloigner pour vous rendre plus fort, tu ne regrettes rien. Il est là. Toujours là. Ses lèvres rencontrent à nouveau les tiennes et tu te permets cette fois de prolonger ce baiser, tu caresses sa langue de la tienne avec douceur, avec amour, tu mordilles l’intérieur de sa lèvre inférieure en souriant et tu te sers contre son cœur. La vie prend une toute autre saveur ; celle d’un accomplissement parfait. Qu’importe le reste du monde, il est là. Il est avec toi. Et c’est tout ce qui compte vraiment à tes yeux, tes mains au creux des siennes, les siennes au creux de tes reins. « Arrête Eden, tu te rends pas compte de tout ce que tu es. Quand voudras-tu l’admettre ? » Tu ne réponds pas. De toute manière, à quoi bon ? Tu n’as jamais eu confiance en toi et quiconque a un jour brisé ta carapace peut bien le savoir : ça se voit comme le nez au milieu de la figure. Pourtant, étrangement, tu veux prendre le risque de croire en vous et d’y croire très fort. Petite, ta mère te répétai que si tu croyais assez fort en quelque chose, alors elle deviendrait réalité. Et tu veux plus que jamais que ces mots trouvent écho dans ta relation, qu’elle dure, que jamais elle ne se ternisse. Mais tu sais grâce aux rumeurs que l’amour des premiers jours se fane, que l’émerveillement devient habitude, cependant, avec lui tu ne peux le concevoir. Après tout, n’a-t-il donc pas cessé de t’étonner au fil des années ? N’a-t-il pas toujours été la seule personne que tu t’autorisais d’admirer, la seule pour qui tu étais prête à changer pour devenir quelqu’un de meilleur. Maladroitement, tu le taquines, ne penses pas que les conséquences de tes pics amusés peuvent être différentes maintenant que vous êtes un couple. Grand Dieu ce que c’est bon d’enfin pouvoir parler de vous ainsi, tu en souris sans réussir à retrouver ton sérieux. Tu passes une main dans ses cheveux en le regardant tendrement pendant qu’il tente de se justifier, tu ne veux pas être méchante, refuse qu’il se braque maintenant alors tu te lances avec douceur ; douceur que tu ne t’es jamais autorisée de peur qu’il ne se rende compte de quelque chose, de tes sentiments, de ta fragilité. « Je-non, je … Si. Que je perde mes moyens devant toi n’est pas une insulte, tu sais que pour toi, je ferais un peu n’importe quoi… Seulement, ça peut rester un secret ? » Tu te retiens d’éclater de rire et mimes un salut militaire de ta main droite en rétorquant : « Oui chef, à votre service ! » Décidément, même pour lui tu n’arrives pas à troquer ton masque de stupidité. Tu restes cette adolescente délurée, un peu renfermée mais qui ne cesses de rire pour un rien, qui fonce tête la première sans jamais vraiment réfléchir aux conséquences de ses actes. Tu t’approches de son oreille et, doucement, très doucement, tu viens le narguer : « Et si vous voulez savoir un secret vous aussi Monsieur Durden, je ferai toujours tout pour vous moi aussi, mais ça rester entre nous, j’ai une réputation à tenir voyez-vous. » Tu as pris la voix d’un haut caporal pour la fin de ta phrase et tu laisses ta tête retomber sur son épaule. Tu ne peux t’empêcher d’avoir envie de rire de ta bêtise. Mais t’es comme ça Eden, t’as toujours eu tellement de peine à rester sérieuse. Mais les plaisanteries sont de bien courte durée et, piquée à vif, tu laisses ton orgueil reprendre le dessus. Tu sais très bien que tu ne devrais pas, que tu as pour mission de te contrôler à personne, de lui faire confiance… Arfh la confiance ! En voilà une chose de bien peu évidente. Aussitôt les mots sont-ils sortis de ta bouche que déjà tu les regrettes amèrement. Tu aperçois son désarroi et tu ne peux t’empêcher de te sentir coupable. COUPABLE. Toi qui pourtant jamais ne regrettes le moindre de tes actes te voilà dans de beaux draps, ça commence bien. « Je t’ai déjà dit pour Roxanne, c’était NUL et j’en ai honte, putain, mais c’était juste pour toi. Je ne sais pas pourquoi, mais j’en avais besoin. Il ne s’est rien passé si ce n’est un bisou par-ci par-là pour relancer les rumeurs, mais vraiment. » Tu baisses les yeux, ses mots te font mal. Ils ne devraient pas et pourtant, ils te lacèrent l’estomac. Tu te dis que le temps réparera cette blessure mais tu as quand même de la peine à l’avaler alors tu te retires un peu, t’éloignes avec peine, tournes la tête de l’autre côté pour cacher ton désarroi. Chacun son tour. « Ariel, c’est Ariel. Tu ne la connaissais pas, c’est une fille géniale, mais c’est terminé pour toujours. Je ne veux plus jamais personne d’autre … que toi. » La conclusion devrait te faire plaisir ; c’est sans compter sur ta jalousie envers Ariel. Elle qui a eu le cœur de Stefan avant toi, qui l’a souillé de blessures invisibles et pourtant permanentes. Ouais, tu lui en veux, secrètement mais tu lui en veux. C’est pire que l’histoire avec Roxanne, après tout, ne t’-a-t-il pas en quelque sorte abandonnée pour elle au moment où tu t’es enfin rendu compte de tes sentiments ? « Et pour les autres, c’est encore plus ancien, avant Ariel. Depuis la serpentard, à part le faux couple avec Roxanne, il n’y a eu personne. Je te promets. » Tu oses redresser ton regard même si ce n’est pas facile, les rumeurs lui attribuent plus de conquêtes alors tu doutes. C’est ridicule et tu le sais. Tu le connais depuis si longtemps que même s’il voulait te mentir il n’y arriverait pas et tu te permets de douter du vrai et du faux. De douter de lui. La lucidité est tellement floutée lorsque la jalousie rentre en compte. Tu ne parles pas, le laisses s’expliquer comme il le peut, comme il sait si bien le faire. « Je sais que j’ai eu l’air de montrer autre chose, mais en vérité, Ariel m’a vraiment fait comprendre quelque chose, non, je ne suis pas devenu romantique pour deux noises, mais en vrai ça a changé. Je n’ai pas tiré mon coup depuis longtemps, malgré tout ce que je laisse croire. C’était ma réputation en jeu, mais je te promets. S’il te plaît crois-moi. » Tu regrettes ces derniers mots et ne sais pas vraiment quoi répondre. Tu amènes ta main sur sa joue, tu ne veux pas avoir à hausser la voix alors tu prends sur toi, beaucoup sur toi : « Je veux bien de croire, mais y a un truc qui me chagrine dans cette histoire Kit… » Tu baisses les yeux, tu ne sais pas comment lui avouer ça mais tu devras bien le faire, parce que maintenant, il reste le premier concerné par tout ça (après toi, bien évidemment). Tu respires un grand coup et tentes à nouveau : « J’ai jamais su ce que c’était d’être vraiment amoureuse… du moins pas avant récemment et je t’épargne les détails parce qu’au final tout ce que j’ai pu ressentir ces derniers temps, c’était pas d’une agréabilité hors norme. J’ai eu quelques aventures, t’es le premier à l’avoir toujours su… mais j’ai jamais… » Tu baisses les yeux, fuis son regard et sors une cigarette du paquet dans la poche de ton jean, tu l’allumes et croises les jambes. A la première latte, tu sens le courage te gagner à nouveau mais tu préfères détourner le sujet : « Enfin tu vois ce que je veux dire… » Eden ou comment éviter le sujet qui fâche. De toute manière, il se rendra bien compte de ton manque d’expérience dans le domaine. Tu connais les préliminaires pour t’y être déjà frottée, sans pour autant connaître l’acte. Et s’il se moquait à présent ? Tu en mourrais sûrement, mais tu ne veux plus parler de Roxanne, encore moins d’Ariel, ça te fait trop mal. Tu lui fais alors tes dernières recommandations avec un sourire narquois, il a bien intérêt à prendre en compte ton avertissement, tu ne rigoles pas avec la fidélité. « Promis, je te jure. Vraiment, crois-moi. » Tu poses ta main sur sa cuisse et la caresses en guise de remerciements. C’est tout con mais ces quelques mots te rassurent, te font du bien. « Je peux demander quelque chose aussi ? » Tu te figes un instant et t’attends au pire. Après tout, que peut-il donc bien avoir à te demander encore que tu ne lui aies pas déjà donné sans même qu’il n’ait à te le demander ? « Jude et Nathanaël ? C’était pour qui ? » Aïe. Il ne te laisse d’autre choix que la franchise, la sincérité. Tu t’assieds à califourchon sur lui en passant tes bras derrière son cou parce que tu te dis que la pilule ne va pas être facile à avalée : « Indirectement c’était pour toi, d’une certaine manière, je voulais te faire réagir. Je me disais plein de choses… qu’en t’occupant de mes affaires t’aurais moins de temps pour t’occuper des filles qui te couraient derrière et que comme ça, t’aurais aussi plus de temps. Je crois même que j’espérais que tu sois jaloux, mais ça… ça a jamais vraiment marché. Après, j’ai jamais eu de sentiments pour Jude, et Nathaniel, au plus beaucoup de respect, sûrement un peu d’amitié mais c’était pour toi en vrai… Avec Nathaniel c’était monté de toute pièce… T’avais eu Roxanne alors j’ai voulu me venger, m’enticher d’un mec que tu détestais pour que tu comprennes le mal que ça a pu me faire de te voir avec elle… Enfin, aujourd’hui je me rends compte que c’était bête… » Tu fais une moue adorable en mode petit enfant qui a fauté : « Tu m’en veux beaucoup ? »

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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Lun 21 Avr - 10:58

L’évidence qui vous lie crève les yeux, comment personne n’avait-il pu s’en rendre compte avant ? Et c’est à cet instant que tu comprends, si, tout le monde te l’avait déjà dit. Même lors de ton premier jour à Poudlard. Ta première vraie copine t’avait plaquée parce que tu passais trop de temps avec Eden. Oh, même Ariel. Tout le monde te l’avait dit, tout le monde te l’avait reproché et toi tu n’avais jamais compris. Tu baisses les yeux et sourit naïvement. Après tout c’est peut être mieux que vous soyez passé par tout cela avant, parce qu’au moins vous vous connaissez vraiment. Vous savez tout l’un de l’autre et vous êtes passés par toutes les étapes. Oui, vous êtes sincères et vrais. Vous vous connaissez mieux que quiconque. Tu souris et rougis. Elle est tienne maintenant et tu es à elle. Ces mots sont énormes et si récent, même ce matin en te levant tu les ignorais. La brise qui caresse vos peaux te fait rêver. Serrée contre tes muscles, tu la sens au moindre de ses mouvements et cela te procure une nouvelle sensation. Normalement tu n’agis pas comment ça, mais tu as toujours eu ce faible pour sa beauté. Est-ce que prendre conscience t’a fait changer ? Est-ce que comprendre que cette amitié était vaine car bercée par de l’amour, t’a modifié ? Tu espères sincèrement rester le même, car c’est cet homme-là que Eden aime. Pas un autre inventé de toute pièce. Tu ne sais plus comment réagir, tu te sens si différent. « Oui chef, à votre service ! » Un éclat de rire commun s’échappe simultanément de vos lèvres. Malgré tout ce que tu penses, vous restez les mêmes. Des rigolos incapables d’être sérieux plus de cinq minutes. Oui, vous êtes vous-même. Tu déposes tes lèvres sur son front pour un baiser sincère. Tu inclines la tête, comme pour confirmer ses dires. Vous êtes un couple peu commun et pourtant vous formez ce que vous êtes et rien d’autre. Vous ne rentrez pas dans tous les protocoles, les copiés/collés de la société. Vous êtes Walden, voilà, rien de plus, rien de moins. « J’ai eu peur que ça nous change… mais c’est bon, je sais qu’on reste les mêmes, les deux débiles de services qui font des conneries et jouent avec les règles. » murmures-tu faiblement. Oui, tu sais que vous resterez fidèle à vous-même, tu n’as plus de doutes. « D’ailleurs ça fait longtemps que je n’ai pas fait de tour dans la forêt interdite, si ça te tente ? » Proposes-tu à moitié sérieux, à moitié blagueur. Tu ne sais pas réellement si tu as envie de risquer sa vie une fois de plus, tout ne sera plus comme avant. Vos bêtises auront des conséquences directes sur vous, pourtant vous êtes toujours les deux mêmes, capables du meilleur … et du pire. Tu serres tes mains contre les siennes, d’une pression différente, pour lui montrer que vous êtes vous. En réalité, c’est à toi que tu veux le prouver. Tu reposes sur elle tes doutes et tes espoirs. C’est sûrement comme ça que marche un couple, mais c’est surtout parce que c’est ce que tu as toujours fait. Tu te sens mieux quand votre complicité est au maximum, quand tout est dit. Tu te sens bien mieux quand vous êtes tous les deux ensembles sans secrets, sans mensonges. Tu lui as déjà beaucoup trop menti, tu sais qu’il faut que tu t’arrêtes, mais tu sais aussi qu’aujourd’hui tu n’as plus aucun intérêt à lui mentir. « Et si vous voulez savoir un secret vous aussi Monsieur Durden, je ferai toujours tout pour vous moi aussi, mais ça rester entre nous, j’ai une réputation à tenir voyez-vous. » Elle est adorable, elle sait toujours ce qu’il faut te dire pour te regonfler les chevilles. Elle trouve toujours le mot juste pour que tu ne sentes pas mal. Elle connait ta capacité à t’en vouloir. Pourquoi toi tu n’y arrives pas ? Tu supposes qu’elle agit grâce à l’instinct féminin, celui dont tout le monde parle toujours en de beaux mots élogieux. Tu sais qu’Eden lit en toi comme dans un livre ouvert, d’ailleurs tout continue à le prouver, car elle n’a pas pu y lire ton amour parce que toi-même tu ne le saisissais pas. Oui, elle te connait par cœur, et toi tu n’arrives pas à comprendre ses agissements. Tu aimerais tellement lui faire plaisir constamment, la rendre heureuse. « Oh, mais je ne me permettrais pas de briser ta belle réputation, au contraire, je vais aider à l’améliorer. » Sous-entends-tu avec un regard entendu. Tu ne lui fais pas une proposition directe, tu pourrais améliorer sa réputation avec plein de trucs… comme… euh… Ok, tu ne pourrais pas. Tu sais combien elle est supérieure à toi en bien des points. Oh tiens, si, tu pourrais l’aider à travailler et remonter sa moyenne. Pour une fois tu ferais une bonne action et elle serait obligée d’accepter. Tu souris intérieurement, oui elle va y arriver à redresser sa moyenne et toi tu arriveras à faire un geste gratuit et positif.

La conversation dévie sur ta réputation à toi et tu t’expliques. Tu sais qu’elle ne veut pas tes explications, tu sais qu’elle ne disait pas cela pour tout savoir sur tout, mais tu ne peux pas t’en empêcher, tu ne veux pas qu’elle croit toutes ces rumeurs, parce qu’elle est bien plus importante que tout ce qui compte dans ta vie. Il faut qu’elle sache la vérité. « Je veux bien de croire, mais y a un truc qui me chagrine dans cette histoire Kit… » Il y a toujours un ‘mais’ et là, tu commences à paniquer. Que sait-elle d’autre ? Que te reproche-t-elle d’autre ? Tu aimerais tellement la rassurer, mais tu as peur d’avoir fait -involontairement- une connerie qui la blesserait. Non, tu ne veux plus jamais lui faire de mal. Tu refuses. Tu l’aimes bordel, est-ce que c’est ça aimer ? Faire mal et se faire pardonner ? Tu te promets intérieurement que tu ne lui feras plus jamais mal. « J’ai jamais su ce que c’était d’être vraiment amoureuse… du moins pas avant récemment. J’ai eu quelques aventures, t’es le premier à l’avoir toujours su… mais j’ai jamais… » Tu fronces les sourcils à ses paroles, n’étant pas tout à fait sûr de bien comprendre. Tu vois bien que le sujet la gêne, mais tu ne sais pas … Elle sort une cigarette et ses doigts tremblent. Un éclair de lucidité te traverse les yeux. « Enfin tu vois ce que je veux dire… » Son regard évite le tiens, comme si elle avait honte, comme si elle était gênée. Et bizarrement, c’est toi qui es le plus gêné des deux. Tu te mords la lèvre, non pas pour retenir un rire, mais parce que tu te sens con. Alors toutes ces histoires que tu lui as racontées, tous ces instants où tu l’as embêtée pour savoir, toutes ses paroles crues. Oh, Merlin, comment elle devait se sentir mal à l’aise. Et toi donc ? Tu sors ton paquet et allume une clope aussi. C’est un réflexe débile que de fumer en même temps que quelqu’un d’autre, c’est d’ailleurs plutôt vu comme une faiblesse de la part des fumeurs, mais qu’importe. La fumée de sa cigarette te donne trop envie. Tu attrapes le mégot entre tes doigts et murmures l’incantation pour faire brûler une flamme au bout de ta baguette. « Eden, je… Putain, je me sens con. Tu aurais dû me dire avant. Je, j’ai dû te paraître tellement con. Je ne savais pas. Putain comment ça se fait que je ne savais pas ? Je suis aveugle ? Je suis désolée. Oui, sincèrement. J’espère que tu ne m’en veux pas trop pour tout ce que j’ai pu dire comme âneries. »  Oh, tu ne comptais plus les conneries que tu avais dit, c’était vrai que devant elle tu n’en parlais moins qu’avec Ainsley, mais tout de même… Vous n’aviez pas de tabou et cela n’avait pas l’air de la déranger. Ou alors tu en avais l’impression ? Ma qué con. « Et c’est à cause de ce que je viens de dire que tu me dis ça ? Eden, c’est pas grave, je ne te demande rien. Je. Punaise je suis ridiculement romantique, pardonne-moi d’avance, mais tu sais je m’en fou. On peut vivre sans, je t’ai toi dans mes bras et ça me suffit. » Bien sûr que non, ce n’est pas facile de vivre sans, mais pour l’amour véritable, tu étais prêt à attendre. Tu l’avais déjà fait ces derniers mois de toute manière puisque tu ne pensais qu’à elle et qu’aucune autre chose n’aurait pu te combler. Tu détournes le regard une fois de plus et te sens tellement gêné. Elle n’avait pas dû attendre cette réaction, pourtant tu ne pouvais t’en empêcher. Tu lui caresses la main avec délicatesse tout en tirant sur ta clope. Tu recraches la fumée et te sens un peu mieux. Oui, votre couple va marcher bien au-delà de tous les paris qui n’allaient pas tarder à être lancé d’ici quelques jours. Pour une fois tu n’y participeras pas. Un sourire honteux s’étale sur tes lèvres quand tu penses à tous ceux que tu as gagné parce que tu les as brisé toi-même. Qu’est-ce que tu as pu jouer au con. C’était fini, pour toujours.

Tu relâches la fumée qui s’était engouffrée dans tes poumons et ose lui poser une autre question. Celle qui te trotte dans l’esprit depuis que tu as compris. Nathanaël. « Indirectement c’était pour toi, d’une certaine manière, je voulais te faire réagir. Je me disais plein de choses… qu’en t’occupant de mes affaires t’aurais moins de temps pour t’occuper des filles qui te couraient derrière et que comme ça, t’aurais aussi plus de temps. Je crois même que j’espérais que tu sois jaloux, mais ça… ça a jamais vraiment marché. Après, j’ai jamais eu de sentiments pour Jude, et Nathaniel, au plus beaucoup de respect, sûrement un peu d’amitié mais c’était pour toi en vrai… Avec Nathaniel c’était monté de toute pièce… T’avais eu Roxanne alors j’ai voulu me venger, m’enticher d’un mec que tu détestais pour que tu comprennes le mal que ça a pu me faire de te voir avec elle… Enfin, aujourd’hui je me rends compte que c’était bête… » Tu comprends alors tout, c’était toi. Elle était amoureuse de toi. Depuis si longtemps. Et toi aussi. C’est un couple d’aveugle que vous formez, pour de bon.  Tu éclates de rire. « Oh si ça a marché. J’ai frappé et menaça chacun de tes copains, je les détestais de s’approcher de toi. Je les haïssais parce qu’ils te tenaient la main, te touchaient les cheveux, parce qu’ils sentaient tes lèvres. Oui, je les détestais parce que je voulais être le seul à le faire. Je ne m’en suis pas rendu compte, je croyais que c’était pour autre chose, mais en fait non. C’était juste de la jalousie… Désolée Eden. » Tu baisses les yeux, tu as hontes d’avoir mis tant de temps. Tu ne comprends pas comment elle a fait pour t’attendre aussi longtemps, pour continuer à t’apprécier et à t’aimer malgré toutes tes conneries. « Tu m’en veux beaucoup ? » Tu la regardes, elle est sérieuse et tu te sens coupable. « Comment oses-tu penser ça ? Comment aurais-ju pu t’en vouloir ? Eden !  » Tu inspires et tu prononces ces mots, pour la première fois avec sincérité pour elle. « Je t’aime Eden, comment pourrais-je t’en vouloir ? »  Tu te sens bizarrement ridicule et niais et pire, tu t’en fous. Les mots quittent tes lèvres tout seuls, sans que tu ne les force. « Et toi ? Eden ? Tu m’en veux ? Pour tout ce que j’ai fait ? Comme connerie sans me rendre compte que la seule chose essentielle à ma vie était sous mes yeux ? »  Tu es si sincère que s’en est troublant. En réalité cet amour va te faire changer, mais en bien.

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MessageSujet: Re: J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)   Dim 27 Avr - 10:49

C’est étrange, délicieusement étrange et tu restes dans tes bras sans vraiment te soucier de ce qui pourra bien se passer demain. De toute manière, tu envisages l’avenir différemment aujourd’hui, quoique... Ta vision du lendemain prochain a toujours été dicté au rythme de ses coups de têtes et toujours tu l’as suivi, alors non, d’un certain point de vue, ce n’est pas véritablement différent car c’est toujours vous deux, contre le monde. A l’infini et l’au-delà. Jamais plus il n’y aura de doutes à ce sujet, si certains en doutaient encore, ils seront bien forcés de se rendre compte de la force de votre attachement, de votre amour l’un pour l’autre. Deux âmes forgées du même métal, taillées dans le même tronc. « Ame sœur ». C’est ce qu’il est et c’est tout bêtement en l’embrassant que tu te rends compte que jamais, ô grand jamais, tu n’as été autant dépendante des lèvres de qui que ce soit d’autre. Tu es si bien lovée contre son torse que tu te rends également compte que ta tête semble avoir été faite pour venir se nicher ainsi sur sa poitrine et timidement, ça te fait sourire. Vous avez toujours été tactiles, fusionnels, dormiez ensembles et n’en faisiez qu’ votre tête, mais là, le tournant que prennent les choses te font sourire. Et toutes ces fois où son aveuglement t’a fait pleurer, tu veux bien les oublier. Tu oublies volontiers ces autres qui sont passées avant toi et te promets juste d’être la dernière. T’es morte de trouille et en même temps t’as plus confiance en l’avenir que tu ne l’as jamais eu. Parce qu’il est tien, que tu es sienne et que si un jour tu peines à ramer jusqu’à l’autre rive, toujours il sera là. Il l’a toujours été. La complicité qui vous lie est au beau fixe, elle se lit dans vos yeux et ce jusqu’à dans vos cœurs. Vous riez en rythme, l’un calqué sur les éclats de rire de l’autre et vice versa. Rien n’a changé et rien ne changera jamais. Après tout, vous avez traversé déjà tellement d’étape que cette nouvelle n’a pas vraiment à vous effrayer. Et pourtant c’est le cas, même naturels, vos mouvements sont hésitants, épris d’une timidité qu’autrefois vous ne vous connaissiez pas. « J’ai eu peur que ça nous change… mais c’est bon, je sais qu’on reste les mêmes, les deux débiles de services qui font des conneries et jouent avec les règles. » Là tu éclates carrément de rire. Pourtant, tu aurais bien voulu te retenir pour ne pas qu’il se sente mal à l’aise. Comment l’idée a-t-elle seulement pu traverser son esprit ? Lui qui t’a vu grandir, que tu as vu grandir. Lui avec qui vous avez fait vos premières bêtises, récoltées vos premières grosses punitions aussi. Les heures de colle pour la solidarité. Les coups pour être à égalité. Vous avez toujours été les deux rigolos de la bande, ceux qui prenaient l’existence à la dérision parce que de toute manière ça n’avait plus aucune importance, un jour dans votre vie vous aviez été seuls. Mais seuls plus jamais vous ne souhaitiez l’être. C’était l’un avec l’autre ou rien. Plus jamais rien. Main dans la main et tant pis si ça ne plaisait pas aux éducatrices. Ah ça oui alors, vous vous êtes bien trouvés Eden, deux parfaits imbéciles prêts à tout pour pimenter quelque peu une existence déjà soumise à rude épreuve. Tu caresses sa joue d’une grosse léchouille. C’est bête, mais sur le moment tu trouves ça drôle. Parce que c’est inattendu et que ça représente bien ton manque de discipline, tu te calmes un peu et le regardes intensément dans les yeux. Ses magnifiques yeux : « Non mais tu croyais vraiment que je saurais troquer ma stupidité ? Pour toi je sais pas hein, mais c’est comme ça que TU m’as élevée. Je plaide pas coupable. Pas le moins du monde. » A l’école de la rue. « D’ailleurs ça fait longtemps que je n’ai pas fait de tour dans la forêt interdite, si ça te tente ? » Ton regard s’illumine et tu le fixes pour savoir si oui ou non il était sérieux. Tu le sers dans tes bras, et au creux de son oreille tu murmures : « Chiche. Mais je pose une condition : je veux pas avoir à te foutre une gifle Sir Durden, attention à ce que tu fais. » Non, le sérieux n’est pas ton truc et t’as vraiment envie d’éclater de rire en repensant à votre dernière escapade dans la forêt. Par contre, tu ne ris pas longtemps que déjà tu redoutes qu’il ne comprenne le comportement que tu as pu avoir ce jour là, ouais, parce que il y’a un moment que ça ne tourne plus rond dans ta tête ni dans tes sentiments Eden, et là, tu lâches juste le pavé. Il va comprendre. Il va tout comprendre. Bien joué. Pour l’intelligence, on se rappelle plus tard. « Oh, mais je ne me permettrais pas de briser ta belle réputation, au contraire, je vais aider à l’améliorer. » Tu te lèves, fais une révérence en gardant un sérieux inattendu avant de rétorquer à la limite de la décence : « Et bien, je t’en serai gré, cher ami. » L’ami ne passe que très mal à travers tes lèvres et tu ne te sens pas bien d’un coup. Ton regard devient inquisiteur mais celui qu’il pose sur toi te rassure, l’air de dire que oui Eden, il restera toujours ton meilleur ami, avant tout. Tu te rassois sur lui et vu que le temps est au sérieux et au confidences, tu te dis qu’il faut être sincère à nouveau et que tu ne peux pas lui cacher la chose plus longtemps parce qu’à présent, il est le plus grand concerné. A vrai dire, tu n’as jamais fait l’amour non pas parce que tu te conservais pour le prince charmant, loin de là. Tu t’es simplement toujours juré de faire ta première fois avec quelqu’un que tu aimais et, vu que jusqu’ présent il était impossible pour toi d’avoir un homme dont tu étais amoureuse, tu as juste repoussé les avances qui t’étaient faites en te promettant de trouver tout bientôt quelqu’un à qui tu aurais su faire confiance. Tu recommences à fumer, c’est un réflexe bête mais c’est tellement plus facile de tenir le coup quand certains rituels s’installent ; le tien, c’est la cigarette. Ce foutu poison qui un jour détruira certainement ta vie. Tu crèveras seule et d’un cancer du poumon. Ouais non, pas seule enfaite, solidarité oblige, il sera sur le lit d’à côté. « Eden, je… Putain, je me sens con. Tu aurais dû me dire avant. Je, j’ai dû te paraître tellement con. Je ne savais pas. Putain comment ça se fait que je ne savais pas ? Je suis aveugle ? Je suis désolée. Oui, sincèrement. J’espère que tu ne m’en veux pas trop pour tout ce que j’ai pu dire comme âneries. » Ta peur se volatilise et son don pour culpabiliser te fait doucement sourire. Tu te saisis d’une de ses mains et tu entrelaces vos doigts. Tu te tais un instant et profites de l’instant en tortillant ton index autour de son pouce. « Et oh, je suis pas entrain de te dire que je suis mère Teresa. Je suis toujours la même Kit. Et pourquoi je te l’aurais dit ? Tu me l’as pas demandé non plus en vrai, et… Ouais non tu ne m’as pas semblé con. Je suis pas prude non plus, je sais ce que c’est et je sais aussi qu’on fait pas des bébés en s’embrassant avec la langue. Va pas t’imaginer n’importe quoi hein. Et puis, tes récits me faisaient beaucoup rire avant que… bah avant que je ne me rende compte que j’aimais pas trop que tu passes la nuit avec d’autres femmes que moi. » Tu détournes un peu le regard et reviens vite en sa direction en pointant un index en avant et en répliquant fissa : « Oh non, me fais pas un discours sur la jalousie. Je. Non. Pas du tout. » Si. Bien sûr que si, mais par honneur, tu préfères dire que non même si tu sais qu’il ne te croira pas le moins du monde. Tu le vois déjà venir avec ses grands airs en te disant que c’est adorable, que t’es trop mignonne. Ah non alors, t’es pas mignonne. Ni niaise, tout sauf ça. Mais si Eden, bien sûr que si. T’es amoureuse et c’est comme ça, ça rend les gens cons et dociles. « Et c’est à cause de ce que je viens de dire que tu me dis ça ? Eden, c’est pas grave, je ne te demande rien. Je. Punaise je suis ridiculement romantique, pardonne-moi d’avance, mais tu sais je m’en fou. On peut vivre sans, je t’ai toi dans mes bras et ça me suffit. » Tu as envie de rire, mais ne le fais pas. Ce n’est pas le moment mais la façon qu’il a de toujours vouloir te protéger te fait te sentir unique. Tu te sers un peu plus à lui en gardant un air très sérieux et tu rétorques : « Non, je te le dis pour que tu pardonnes déjà mon inexpérience. Parce que vu que je sais que toutes mes premières fois auront été avec toi en l’occurrence, je préfère que tu sois au courant. Mais je suis pas en sucre hein. Tu vas pas me briser et puis je veux pas le prévoir, ça va finir par arriver… » Tu te retiens de lui dire que de toute façon c’est inévitable parce qu’il est terriblement beau et qu’il te fait un effet dingue et reprends : « et j’ai vraiment envie que ce soit avec toi. » Parce que tu l’aimes, que tu lui fais confiance. Tu serais prête à le faire tout de suite si le moment devenait propice, tu n’as pas peur, tu n’es pas pressée mais adores l’inattendu, prends les choses telles qu’elles viennent. Tu lui expliques les raisons de toutes tes réactions étranges de ces derniers temps et tu sembles rompre précipitement son scepticisme. « Oh si ça a marché. J’ai frappé et menaça chacun de tes copains, je les détestais de s’approcher de toi. Je les haïssais parce qu’ils te tenaient la main, te touchaient les cheveux, parce qu’ils sentaient tes lèvres. Oui, je les détestais parce que je voulais être le seul à le faire. Je ne m’en suis pas rendu compte, je croyais que c’était pour autre chose, mais en fait non. C’était juste de la jalousie… Désolée Eden. » Tu l’embrasses avidement sans lui laisser vraiment le temps de placer quoi que ce soit d’autre. Sa jalousie le rend encore plus beau même si tu avoues ne pas pouvoir t’empêcher de culpabiliser pour tous ces garçons auxquels il a cassé la gueule pour toi. Tu le laisses respirer et lui souriant, bon dieu ce que ça fait du bien. « Vois le côté positif des choses, t’auras plus à le faire. »Car non, tu ne comptes jamais aller voir ailleurs parce que tu sais d’hors et déjà qu’il te suffira pour toute une vie et que tu n’auras jamais besoin de personne d’autre que de lui. Après tout, n’en a-t-il pas toujours été ainsi ? « Comment oses-tu penser ça ? Comment aurais-ju pu t’en vouloir ? Eden ! Je t’aime Eden, comment pourrais-je t’en vouloir ? Et toi ? Eden ? Tu m’en veux ? Pour tout ce que j’ai fait ? Comme connerie sans me rendre compte que la seule chose essentielle à ma vie était sous mes yeux ? » Wahou. Tu prends du temps à t’en remettre. Ses mots sont lourds, sincères et t’as pas l’habitude d’avoir à faire face à autant de sérieux. Surtout pas devant Stefan quoi. Surtout pas lui. Lui qui a toujours été l’échappatoire parfait à toute forme de sérieux. Tu te lèves, tu n’aimes pas avoir à être aussi solennel alors tu te contentes de répliquer : « Mais non gros béta que je t’en veux pas. » Tu lui tends la main : « Bon, tu viens ? La forêt ne nous attendra pas toute la nuit, faudrait peut-être qu’on y aille, tu ne crois pas ? » Et t’as envie d’y dormir à nouveau, mais différemment cette fois. Dans ces bras à lui, contre son cœur et sans que ça ne parte dans tous les sens. Il ne se saisit pas de ta main tout de suite et tu en profites pour t’échapper en courant et en criant : «Le dernier arrivé devra s’occuper des incantations pour les couvertures. » Et tu ne t’arrêtes pas, t’attends à ce qu’il te rattrapes bientôt et que vous finissiez les deux par terre à rire. Après tout, vous deux, ça a toujours été ça. Deux gamins hors des normes.

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I threw us into the flames - I let it fall, my heart and as it fell, you rose to claim it. It was dark and I was over until you kissed my lips and you saved me. My hands, they're strong, but my knees were far too weak to stand, in your arms, without falling to your feet © RANG.
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J'ai devant moi la vie, que je n'ose pas | walden (terminé)

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