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 Comment peux-tu te connaître si tu ne t'es jamais battu ? | shane

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MessageSujet: Comment peux-tu te connaître si tu ne t'es jamais battu ? | shane   Jeu 18 Avr - 6:53


crève pas, j'ai besoin de toi


C’en est trop pour toi tu ne pouvais plus. Déjà tu ne comprends plus rien, tout ce qui se passe autour de toi devient peu à peu flou, étrange, bizarre, pas normal. D’habitude tu ne te poses pas de questions, tu vis au jour le jour, sans penser, sans réfléchir et tu t'en es toujours relativement bien passé. D’habitude tu fais parti du cercle très fermé et très respecté des grosses brutes de serpentard. Tu as été l’élève d’Alistair pendant un bon moment, ce qui prouve que tu as bien été éduqué. De plus tu es un bon batteur alors des muscles tu en possèdes bien. Or ces derniers temps tout a changé. Déjà, toi qui est connu pour être asocial et méchant, voilà que tu as été un ange avec Ian et le pire … tu as apprécié être gentil avec ton tuté. Cela t'a fait plaisir de passer deux très bonnes heures de colles, enfin avec un peu d’engueulade au milieu, mais tu ne retient que la fin qui a été agréable et où tu t'es amusé, comme toujours, les moments que tu veux oublier tu les effaces de ta mémoire et tout est bien qui fini bien. Sauf que c'est un scandale. Ensuite, tu qui as beaucoup plus l'habitude de briser des cœurs et t'amuser, tu t'étais retrouvé dans la position du faible : tu as embrassé Eden sous une impulsion qui t'a semblé plus que bonne… et elle t’a repoussé tout bonnement, sans vraiment d’autres explication que ‘jamais vous ne serez fait l’un pour l’autre, que jamais vous ne pourriez être ensemble’. Tu n'as évidemment rien compris, les filles ne te repoussent pas, encore moins quand tu ressens quelque chose dans ton cœur de pierre ! Et enfin, comble du comble, tu t'es rendu compte que tu es amoureux d’Ariel. Tu es faible, lâche, niais. Tu ne te reconnais plus. Tu as donc besoin de revenir aux bases, de laisser tomber toutes les pressions qui pouvent se trouver sur ses -pourtant fortes- épaules. Et la solution à ses problèmes tu la connais. Tu te lèves soudainement et quittes la salle commune trop agitée, tu as besoin d'agitation mais pas celle causée par ces gamins de deuxième année.

Tu aurais pu aller chercher Emily pour se défouler. Tu aurais pu voir Anton et boire un bon coup. Tu aurais pu faire du chantage à Sarah pour rire et se détendre. Tu aurais pu aller travailler pour se plonger dans ses études et mettre de côté tout le reste. Seulement rien de tout cela ne te tente vraiment. Si la situation étais différente, tu serais allé voir Eden pour ne plus penser à rien ou alors tu aurais rejoint Ariel pour oublier complètement. Seulement c’est impossible et tu le sais bien. Tu avances dans le couloir en regardant inutilement dans tous les angles. Tu ne sais pas où trouver le jeune homme mais tu ne perds pas espoir, les choses arrivent toujours au moment précis où il le faut. Tu montes les étages en courant, mais soudain alors que tu commences à suer sous l’effort tu te rends compte de ta faiblesse. Es-tu de taille ? Avant c’était sûr que tu l'étais, seulement maintenant que tu t'es pris une claque par Palina, que tu comprends que tu ne t'es toujours pas vengé de Marcus qui a poussé ta Eden dans les escaliers, que tu t'es fait laminer par Solveig durant l’interrogatoire… tu es mauvais. Et lâche en plus. Pourtant il fallait que sois de taille, pour ton équilibre personnel, tu en as sincèrement besoin. Tu soupires et montes les quelques dernières marches qui te séparent du couloir du septième étage. Encore deux foulées et tu arrives sur le toit. Shane se trouve souvent par ici… mais à part un couple de gamin il n'y a personne d’intéressant. Tu redescends les marches d’un air dépité, et tu te postes devant sa salle commune. Rien. Tu commences à être vraiment énervé maintenant. Comme si cette attente est nécessaire pour te faire redevenir toi-même. Tu passes récupérer des bières à la cuisine et tu sors. Si le poufsouffle n'es pas dans le château -parce qu'il n'est sûrement pas en cours-, c'est qu'il est forcément dehors. Une fine pluie commence à te tomber dessus pendant que tu traverses le parc. Tu pestes pendant que te rage augmente. Où était-il ce petit con ? Tu as un besoin urgent de défouler ses poings de montrer que tu est un homme pour de vrai et pas un de ces faux-mecs qui font les beaux mais qui sont faibles. Même si ces derniers temps tu te trouves plutôt dans la seconde catégorie. Tu pestes encore une fois en commençant à voir rouge : oui chercher Shane t'as encore plus énervé. C’est parfait.

Tu sors une cigarette de ta poche et commence à la fumer. L’odeur te fit tellement de bien que tu faillit te calmer. « merde. putain. » tu craches la cigarette. Tu as besoin de tout sauf d'être calme et serein. En regardant le mégo encore entier rouler vers le lac tu soupires. A cause de la quantité de tabac qui va te manquer et du prix qui s’envole. En relevant les yeux tu reconais une tignasse. Shane est là. Tu avances à grande enjambées vers ton pote. Enfin pote, c’est vite dit, vous vous supportez l’un l’autre sans être en réels bons termes, mais le temps passé ensemble est toujours bénéfique. Tu t'assieds à côté de lui, déposes les bières sur le ponton et lui lança l’habituel. « Tu peux me rendre un service ? » et après quelques instants de silence tu reprends. « Frappe-moi aussi fort que tu le peux. » Et là, aucune réponse ne sort de sa bouche. Comme si Shane est trop endormi ou trop shooté pour comprendre. Comme s'il s'en fout. Comme s'il n'a pas besoin comme toi de se défouler. Tu rages. « Putain Loan. » Tu ne l'appelle jamais comme cela, mais tu t'es senti pousser des ailes de colère. Tu attrapes les affaires du poufsouffle et les jette dans le lac. Le jeune homme semble hésiter entre plonger récupérer son tabac qui, maintenant mouillé perd toute sa valeur, et se déchaîner contre le vert et argent. Nickel, tu as réussis à atteindre ton but, pour les conséquences tu y songera plus tard. Alors que le jaune et noir se retourne vers toi, comme pour t'asséner un coup violent, tu souris et lance. « C’est les filles d’abord, mais tu sembles trop défoncé pour t’en rendre compte donc je vais prendre les choses en main. » Et de ton poing droit tu frappes l’oreille du jeune homme. L’oreille ; point très sensible et horriblement douloureux. Bien fait. Sans attendre qu’il riposte -chose qui ne risquait pas de tarder- tu lui envoies un nouveau coup, du bras gauche cette fois et dans le ventre. Bon, chose totalement débile puisqu’il as des abdos mais tu n'as pas dû retrouver toutes tes capacités mentales qui ont été détruites par Solveig lors de l’interrogatoire. Tu as lancé la partie c'est maintenant au jaune et noir de riposter, cela va être bien. Cela va être très bien. Bon bien sûr faut imaginer !

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Dernière édition par Stefan K. Durden le Lun 13 Mai - 10:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comment peux-tu te connaître si tu ne t'es jamais battu ? | shane   Dim 5 Mai - 5:53


On a frôlé la vie !


Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.
Fight Club

Un nuage opaque se dessine lentement dans la pénombre, s’échappant de tes lèvres comme un spectre venu vous faire chier en pleine nuit. Toi tu comparais plus ce fin filet de fumée blanche comme ton âme qui s’échappe doucement mais surement de ton être, pourrit, assassinée par toutes les merdes qui rongent maintenant ton corps de l’intérieur, te tuant à petit feux. Mais c’est ce que tu voulais, c’est aussi pour ça que tu tiens ce joint entre tes doigts, que tu es ici comme un con assit sur le rebord de ta fenêtre de chambre en plein milieu de la nuit alors tes petits camarades dorment paisiblement, certains plus que d’autres à en juger par les bruits suspect qui s’échappent de certains lits. Tu as l’habitude de ce genre de spectacle nocturne, les cernes profondes sous tes yeux trahissent tes nuits bien trop courtes, bien trop mouvementés, la trop grande prise de substances douteuses, tu as les traits marqués comme si tu en avais déjà trop vu pour ton jeune âge, ce qui est réellement le cas mais ça les gens s’en foutent, et toi aussi. Ils te prennent tous pour un raté, un camé, le mec sans aucun avenir qui n’a d’autre but dans la vie de se pourrir la santé. Ils ont raison. Mais eux servent-ils plus à quelque chose actuellement ? Non. Tous des rats, de la chair à canon entre les mains d’une psychopathe qui lui aussi à subit les aléas de parents complètements névrosés, tu pourrais presque prétendre comprendre le comportement psychotique de Voldemort mais tu ne t’abaisseras pas à ça, avoir été traumatisé ne veut pas dire que la terre entière doit payer ton mal être, sinon des milliers de Hitler en puissance se battraient chaque jour pour le pouvoir, toi le premier. Certes tu déteste la race humaine, tu l’exècre et crache sur ce monde magique qui te répugne, mais les autres n’ont pas à payer les erreurs de tes abrutis de géniteurs, c’est toi l’erreur, à toi de te corriger avec plus ou moins de réussite à en juger par ton état actuel. Expirant la dernière taf de ton joint, tu regardes le jour commencer à percer l’obscurité ambiante du parc, lui donnant toujours cet aspect mortuaire, flippant au possible, te rappelant bien chaque jour que ici c’est devenu une prison, un endroit où tes chances de survie ne sont pas de 100%, loin de là même. Un mouvement à ta droite te fait finalement tourner la tête de ce spectacle morbide et tu regardes avec un léger sourire une petite tête blonde sortir des couvertures de ton lit voisin, les cheveux en bataille comme une balayette à chiotte, les yeux encore gonflés et à moitié fermés. Il y a pas à dire ton pote de chambré à une classe folle au réveil. Mais ça ne t’as jamais empêché de passer de bons moments avec lui, dépassant bien souvent le stade de simples potes. « Salut la belle aux bois dormant » le grognement qu’il te répond te fait doucement marrer et tu finis par te lever de ton refuge, un pauvre rebord de fenêtre à côté de ton lit, mais au moins tu as toujours de la lumière à disposition. Contournant ton propre lit, tu viens t’assoir sur celui de ton ami qui se frotte les yeux comme un gamin, tu le trouverai presque attendrissant si ce n’était pas un con finit comme tu adores les détester. « C’est ta rouquine qui t’empêche de dormir Wheeler ? » Immédiatement ton sourire quitte tes lèvres. Il attaque fort dès le matin il n’y a pas à dire. « Tu vois une rouquine quelque part ? » montrant du menton ton lit malheureusement vide, tu reportes alors ton attention sur ton obsédé de pote qui te regarde avec un sourire en coin que tu voudrais lui faire ravaler mais qui malheureusement est communicatif. Tu finis alors par bouger et t’allonger à côté de lui, appuyant ta tête sur l’un de tes bras en fixant le plafond. « Fais pas l’innocent Wheeler. Pas avec moi. » Ton sourire se fait plus présent mais tu préfères ne rien répondre. Conversation trop délicate pour être abordée dès le matin, tu lui feras ravaler ses paroles plus tard.

Un bruit strident te réveille, tu grognes. Putain de réveil à la con. D’un mouvement de main bien placée tu attrapes l’objet de tous tes malheurs et l’envoi valser contre un mur. Le bruit du choc te fait soupirer. Tu t’es rendormie, comme pratiquement tous les matins. C’est devenu une sale habitude, une de plus parmi la liste bien trop longue de tes sales manies. Les autres se réveillent, toi tu te rendors. Tu es bien trop fière pour l’admettre mais ça te rassure de savoir que tout le monde est réveillé, que le château vie, te permettant de récupérer quelques heures de sommeil. Tes cours du matin tu n’y vas presque jamais ce n’est un secret pour personne, pas même pour tes professeurs qui ont arrêté depuis bien longtemps d’essayer de te remettre dans le droit chemin, même si parfois une petites séances dans les cachots n’est pas de refus, surtout avec la psychopathe rousse aux délires psychotiques vraiment poussés. Cette femme te fout les foies mais tu ne lui admettras jamais, du moins pas en face, même si tes hurlements et tes supplications quand elle t’enferme dans un cachot parlent malheureusement pour eux-mêmes. Salope. Un frisson te secoue l’échine à ces souvenirs et tu finis par te lever, le lit de ton pote étant maintenant vide. C’est devenu presque un rituel de finir dans son pieu pour dormir. T’étirant comme un chat malade, tu fais craquer les os de ta nuque et de tes épaules avant de te diriger d’un pas lent vers la salle de bain. Virant tes vêtements, tu te glisses sous la douche appréciant cette sensation d’étouffer dans la buée épaisse de la cabine, inspirant les effluves de ton gel douche qui te sert également de shampoing. Ba oui t’es un bonhomme quand même, tu ne vas pas t’amuser à te faire des shampoings réparateurs avec le petit baume à la cerise qui va bien faut pas déconner. Mère nature a été sympa en plus côté tignasse et autre alors pas la peine de s’emmerder. Tu torches ta douche en 5 minutes, ignorant les trucs bizarres que tu vois maintenant dans la cabine. Foutue maladie à la con. Se postant devant le miroir, tu ne t’étonnes même plus de la sale gueule que tu y rencontres. Les cernes, la fatigue, les traits tirés, c’est limite devenu ton véritable visage, tu ne te souviens plus de la dernière fois où tu n’as pas eu ces énormes traces violettes sous tes yeux. Peu importe, ça n’a jamais dérangé tes plans culs alors pourquoi chipoter. Haussant les épaules comme si tu te parlais à toi-même, tu chopes ta brosse à dent et termine ta toilette avant de retourner dans ta chambre. Tout aussi soigneux avec tes fringues qu’avec ta santé, tu enfiles une chemise propre quand même mais dont l’aspect donne plus l’impression qu’elle soit passé dans le cul d’une vache avant d’atterrir sur ton dos, tu retrousses les manches pour dévoiler tes avant-bras avant de mettre ton caleçon et ton pantalon, ne prenant jamais la peine de glisser les pans de la chemise à l’intérieur. Au final tu as un look débraillé mais travaillé qui colle tout à fait à ton caractère même si en vrai tu te passerais bien de cet uniforme à la con pour enfiler un jean et un sweat. Ne prenant même pas la peine de te regarder dans le miroir, tu passes juste tes doigts dans tes cheveux encore mouillé, attrape son sac en passant la sangle sur ton épaule, tu vérifies bien évidemment avoir sur toi tes clopes et autres, les cours on s’en tape et enfin tu quittes ton dortoir. Tu ne cherches pas trop à savoir où tu veux aller, l’envie d’une clope se fait déjà ressentir et tes jambes te mènent d’elle-même vers le parc que tu as contemplé pendant des heures cette nuit encore, arrivant dehors, le vent frais te fouette le visage ainsi qu’une légère pluie plus brumeuse que réellement averse. Ça ne te dérange pas tu n’as pas le problème des frisottis de cheveux toi. Refermant tout de même ta veste en cuir pour ne pas finir au fond d’un cercueil, tu t’avances naturellement vers le ponton du lac, un endroit que tu affectionnes particulièrement, surtout en été même si tu dois te battre avec les pétasses en maillot de bain pour garder un peu de ton intimité. Tes pieds raisonnant sur le bois, tu laisses tomber ton sac par terre puis ton cul à côté, glissant une main dans ton sac pour prendre ton paquet à tabac, tes feuilles et ta boulette de shit, tu commences à rouler à l’aide de ton Zippo, bravant le vent et la fine pluie pour parvenir à tes fins mais c’était sans compter l’arriver en furie de Stefan Durden, te faisant lever un sourcil. Bon il a des bières alors ça va. Le laissant s’assoir à côté de toi, tu ne lui adresses même pas un regard, calant ton joint finit entre tes lèvres avant de l’allumer.

Inspirant les effluves de la drogue mélangée au tabac, te grillant le cerveau. Ce type tu l’aimes bien. A ta façon. En fait tu aimes lui cogner dessus. Et tu aimes qu’il te cogne dessus. C’est un peu malsain comme relation, mais tu es loin d’être une personne saine de toute manière. Il te rappelle quelque part que tu es en vie, que tu existes encore dans ce monde de chien et que tu peux encore sentir les coups, avoir mal au point parfois d’avoir les yeux gorgés de larmes de douleur. Ouai tu l’aimes bien, c’est un peu ton meilleur ennemi quelque part, ton pushing ball attitré même s’il rend très bien les coups. « Tu peux me rendre un service ? » L’envie de lui dire vas te faire foutre te traverse l’esprit mais il a piqué ta curiosité comme à chaque fois donc tu ne dis rien, tu te contentes de tirer une nouvelle latte de ton joint en attendant. « Frappe-moi aussi fort que tu le peux. » Hein ? Il a vraiment dit ça ? Putain il t’a vraiment demandé ça ? Parce que si oui le coup va partir plus vite que ce qu’il ne pense. Tournant ta tête vers lui, ton joint en suspension dans l’air à mi-chemin entre ta bouche et le reste de ton corps, tu dévisages le serpentard en essayant de savoir s’il est sérieux ou s’il te fait encore une de ses blagues à la con qui ne font au final rire que lui. Le mec il se pointe avec des bières et te demande de le frapper. Merlin est sympa avec toi aujourd’hui. « Putain Loan. » Tous tes muscles se crispent imperceptiblement en entendant ton deuxième prénom. Ta mâchoire se serre avec violence au point que tu te mords la langue. Il a osé. Ce batard a osé utiliser ce putain de prénom à la con que tes parents t’avaient donné en premier choix. Tu as mis longtemps à faire comprendre aux gens que ce prénom n’existait plus mais apparemment il y a encore des récalcitrants. Ton sang ne fait qu’un tour en réalisant l’affront de Stefan mais sur le coup tu dois admettre qu’il est plus rapide que toi. Cet abrutit attrape ton sac et le jette dans le lac. Tu regardes alors impuissant ta came et tes clopes se faire détruire par la flotte glacée et dégueulasse du lac, ta bouche légèrement entrouverte devant la surprise de cette stupidité sans nom. Tu vas le buter. Te relevant à ton tour d’un bond, jetant le reste de ton joint par terre, tu fais face à l’abrutit de serpentard qui a dû avoir ses règles ce matin pour venir le voir dans cet état. Mais une fois de plus il se sert de ton temps de réaction limité par le joint pour attaquer le premier. « C’est les filles d’abord, mais tu sembles trop défoncé pour t’en rendre compte donc je vais prendre les choses en main. » Tu vois le poing de Stefan arriver droit sur toi mais tu n’as pas le temps de bouger. Une douleur explose au niveau de ton oreille, t’assourdissant totalement alors que tu grimaces de douleur sous l’impact. Un deuxième est enchainé, te coupant le souffle dans le ventre même si c’est beaucoup moins douloureux que ton oreille qui doit avoir triplé de volume. Plié en deux, tu tentes de reprendre un peu ton souffle, crachant tes poumons encrassé par toutes les merdes que tu fumes. Tu relèves les yeux et jette un regard assassin au serpentard. Visiblement monsieur à besoin de se défouler. Chacun son tour. « Putain mais c’est quoi ton problème Durden ! » Sans lui laisser le temps de répondre, tu te redresses et lui envoie à ton tour ton poing en plein visage, atterrissant sur son nez, tu espères au passage lui avoir pété afin de défiguré la belle gueule avec laquelle il se pavane comme un coq dans les couloirs de l’école. Te servant à ton tour de l’effet de surprise, tes mains viennent agripper l’arrière de la nuque de Stefan, serrant avec force pour tenter de le faire ployer « Tu sais combien ça coûte la came que tu as jeté dans le lac abrutit ! Tu as intérêt à me rembourser. » Par un réflexe complètement inutile mais uniquement épidermique, tu appuies plus fort sur sa nuque pour le faire chuter dans le lac mais c’était sans compter la force et l’obstination du vert et argent qui t’entraine dans sa chute. Vous finissez alors tous les deux dans le lac glacé, l’eau te glaçant le sang alors que tu sors la tête de l’eau, à bout de souffle, l’eau froide te faisant encore plus mal au niveau de ton oreille tuméfiée. Tu regardes Durden sortir également la tête de l’eau et tu es tentée de le noyer discrètement mais le tuer n’a jamais été ton but. A la place tu affiches un sourire moqueur sur ton visage, tes lèvres commençant à tourner à violet avec le froid mais tu refuses de claquer des dents devant lui. « Tu te ramollie Stefan. C’est les femmes de cette école qui te transforme en mauviette ? J’ai entendu dire que ton interrogatoire avec la tarée rousse ce n’était pas très bien passé, visiblement ton numéro de charme ne marche pas avec toute la gente féminine, ou alors tu es juste rouillé à en juger par tes histoires amoureuses de ces derniers temps. » Tu attaques directement là où ça fait mal, c’est ta spécialité, tu observes, tu décèles les points faibles et quand il le faut, tu t’en sers. Parfois ça passe comme avec Ariel avec qui maintenant tu es plus proche que jamais, et parfois ça casse comme maintenant avec Stefan.



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MessageSujet: Re: Comment peux-tu te connaître si tu ne t'es jamais battu ? | shane   Lun 13 Mai - 10:38


crève pas, j'ai besoin de toi


Tu sais bien que tu es allé trop loin, que tu as fait le con. Jeter les affaires de Shane dans le lac, ça va te couter un bras ou alors ça va lui couter sa raison d’être à lui. Et alors ? Tant pis, tu as besoin de te défouler, de te vider la tête, de faire marcher tes muscles. Tu as besoin de penser à tout autre chose qu’à ce que tu es maintenant. Oui, t’oublier c’est ce qu’il y a de mieux. Alors tu fais le con, tu frappes, c’est violent comme attaque mais pour l’instant les coups sont simples. Le but n’est pas de finir à l’infirmerie tout de suite, généralement vous vous battez jusqu’à n’avoir plus de souffle et là, vous vous arrêtez pour boire une bière, puis vous reprenez. Tant pis pour les bleus, tant pis pour les cocards, tant pis pour le sang, rien de tel qu’une bonne bagarre. Ce sont lors de ces instants privilégiés que vous êtes des hommes. « Putain mais c’est quoi ton problème Durden ! » Voilà c’est partit, tu vas souffrir et la seule réaction que tu as c’est sourire. Un vrai et franc sourire, pas celui qu’on donne hypocritement à n’importe qui, non celui qui montre que tu es maso sur les bords, celui qui veut dire que tu te sens toi à cet instant précis. Puis tu déchantes vite, le coup qu’il vient de te foutre dans le nez te ramène à la réalité. Tu renifles pour empêcher le sang de couler et tu redresses la tête. Vos yeux lancent des éclairs, lui parce qu’il t’en veut, toi parce que tu es con. C’est magnifique. Il t’attrape par le cou, de loin ça aurait pu passer pour un câlin, tu près du sens tes cheveux se décoller de leurs pointes. Souffre. C’est comme ça qu’on grandit. « Tu sais combien ça coûte la came que tu as jeté dans le lac abrutit ! Tu as intérêt à me rembourser. » Tu l’aurais parié, évidemment qu’il veut te faire repayer, évidemment qu’il t’en veux, mais pour l’instant rien d’autre que le combat ne t’intéresse. Tant pis si tu devras y dépenser l’argent que tu avais mis de côté pour les cinquante prochaines soirées, tant pis si tu ne pourras pas faire de cadeau à … merde t’es plus avec Ariel et Eden te fait la gueule. Génial en fait c’est parfait. Tu n’as pas le temps de lui répondre que tu sens sa force contre ton corps, par instinct de survie tu t’accroches. Si tu tombes c’est avec lui. Pas l’un sans l’autre. Tu ricanes en le voyant tomber avant de t’étouffer avec de l’eau sale du lac. Quelle idée d’ouvrir la bouche lorsqu’on tombe dans un lac aussi. Tu finis par relever la tête hors de l’eau et tu craches celle que tu as dans la bouche. Elle a un sale goût. Une fois l’euphorie passée tu te rends compte qu’elle est gelée. C’est un temps de mai d’Angleterre, évidemment que l’eau n’est pas en train de bouillir. Tu bats des pieds pour rester à la surface autant que pour te réchauffer. Tu sens le jeune homme s’approcher de toi, par précaution tu inspires une bonne bouffée d’air, si tu pouvais éviter de mourir noyer ça t’arrangerait même si tu ne manquerais pas à grand monde. « Tu te ramolli Stefan. C’est les femmes de cette école qui te transforment en mauviette ? » Bam, prends-toi ça dans ta gueule. Tu nages vers lui, hésitant entre le couler ou te sortir toi-même de l’eau. Tu relèves la tête, attendant la suite. Le connaissant comme tu le connais, tu sais qu’il n’a pas fini, qu’il ne va pas te laisser tranquille aussi facilement. Tu tends l’oreille sans cesser de te débattre avec tes jambes. « J’ai entendu dire que ton interrogatoire avec la tarée rousse ce n’était pas très bien passé, visiblement ton numéro de charme ne marche pas avec toute la gente féminine, ou alors tu es juste rouillé à en juger par tes histoires amoureuses de ces derniers temps. » Ce mec est insupportable, il frappe toujours à l’endroit précis où ça fait mal. Comme s’il avait un radar à phrases qui tuent, en fait il doit en avoir un. Beaucoup de personnes le pensent inintéressant car drogué et passif, ils sont si loin du compte ces petits naïfs. Shane est le genre de type qui observe tout et qui frappe au bon moment -pour lui et non pour toi évidemment- or avec toi ça ne passe pas, tu n’aimes pas ce comportement. Tu n’aimes pas te remettre en question, tu n’aimes pas qu’on sache que tu es faible, tu n’aimes pas qu’on te pointe du doigt ce qui ne va pas. Et puis merde, tu es venu pour te battre pas pour écouter ses sermons. S’il veut se la jouer psychologue c’est tant mieux pour lui mais toi t’en as rien à foutre maintenant, ici, tout de suite. « C’est bon t’as fini ton monologue monsieur je sais tout mieux que tout le monde… » Tu hésites à continuer ta phrase, ça risque de ne pas lui plaire, mais tant pis, ça peut pas être pire que durant l’interrogatoire avec mademoiselle Löfgren alors tu reprends la parole, juste histoire de lui faire mal comme il t’a fait mal. Bon, c’est toi qui a lancé les hostilités en premier, mais ça c’est du passé. « alors que la seule chose pour laquelle tu vis viens de couler au fond du lac. » Et d’un coup de pied très mal calculé parce que tes mouvements dans l’eau sont trop peu précis, tu envoies ton pied dans son ventre. Le coup est amorti avec la puissance de l’eau si bien qu’il ne doit pas sentir grand-chose mais la seule chose qui compte c’est qu’il a bien vu que t’es pas resté inactif et que tu n’es pas là pour l’écouter parler. Tu prends une profonde respiration et t’enfonce dans l’eau, la fraicheur intense te fais frissonner, sous l’eau et cette sensation est étrange, mais tu continues. Tu descends de sorte qu’il ne puisse plus deviner ta présence. Il doit sûrement se douter qu’il se passe quelque chose et que tu prépares un mauvais coup, mais toi tu descends juste un peu plus profondément dans l’eau. Tu ouvres les yeux et te nique les pupilles avec la crasse mais tu finis par le distinguer quelque part dans le flou au-dessus de toi, par en dessous tu le contournes tout en faisant gaffe à ne surtout pas recracher de bulle d’air et soudain tu apparais derrière lui. Tu prends une profonde respiration et te jette sur lui en criant. « T’as qu’à la rejoindre ! » et d’un coup brusque tu lui enfonces la tête pour le couler. Oh, tu n’as pas pour but de le tuer, lui non plus d’ailleurs c’est pourquoi tu relâches bien vite la pression pour qu’il remonte à l’air libre et prenne une nouvelle et grosse respiration. Tu le vois ouvrir la bouche et ses yeux mécontents te plaisent plus que jamais. Tu attrapes ses cheveux mouillés et les tires vers toi. Tes doigts glissent alors tu lui refous la tête sous l’eau mais cette fois-ci tu es entraîné aussi. Tu avales une gorgée d’eau, putain pourquoi tu ne fermes jamais la bouche ? Puis tu t’accroches à lui. Ainsi commence un nouveau combat, cette fois-ci vous êtes sous l’eau. Les mouvements sont différents, désamplifiés, lents, peu calculés, mais vous aimez la nouveauté, vous aimez tester de nouvelles choses. Tu lâches un hoquet de surprise qui te fait perdre la moitié de l’air emmagasiné, puis tu lui fous un coup de poing dans le visage. Tu ne sais pas trop où tu vises, tu ne sais pas trop ce que vous faites, mais tu tapes. Tu es collé contre lui et tu tires ses vêtements. Vous vous battez comme des filles. Soudain l’air vient à manquer tu lâches tout et tente de remonter mais sa poigne est trop forte. Tu essaies de te dégager de son étreinte en le frappant sans viser avec te pieds. Tu frappes au hasard et ça fini par marcher. Tu remontes à l’air libre le plus rapidement possible mais cela te semble si loin. Finalement tu sens le vent frais sur ses cheveux. Tu as encore plus froid que sous l’eau car tu t’y étais habitué à sa fraicheur. Tu inspires, une, deux, trois, quatre fois, avec force et beaucoup de bruit, puis tu finis par respirer normalement. Tu nages en direction du ponton puis tu te rends compte que tu ne le vois même plus, vous êtes partis loin. Tu te retournes sur toi-même et finit par l’apercevoir sur ta droite. Tu souris et lances tes bras dans l’eau pour avancer. A bout de souffle tu finis par t’accrocher et te retenir sur le ponton, tu n’aurais pas pu rester dans l’eau tenu par ta seule force. Tu regardes ton pote et lui lâches. « T’es con, t’as failli me tuer. » C’est faux, c’est tous les deux les cons et tu le sais bien, mais accuser l’autre c’est tellement plus facile. Tu aimerais bien te relever et monter sur le ponton, mais tu préfères reprendre des forces d’abord. Tu lâches un soupire. « Et dire que ça ne fait que commencer. » Un sourire mauvais se cale sur tes lèvres pendant que tu te tiens au ponton pour faire sortir ton pied hors de l’eau et le lui envoyer au visage. C’est bête parce que tu viens d’utiliser les maigres forces que tu venais de récupérer mais au moins tu t’es vengé du nez qu’il venait de te casser -au moins.

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MessageSujet: Re: Comment peux-tu te connaître si tu ne t'es jamais battu ? | shane   Lun 2 Sep - 0:38



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Vous n’êtes pas exceptionnels, vous n’êtes pas un flocon de neige merveilleux et unique, vous êtes fait de la même substance organique pourrissante que tout le reste, nous sommes la merde de ce monde prête à servir à tout, nous appartenons tous au même tas d’humus en décomposition.
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Tu adores ça. Cette sensation jouissive qui coule dans tes veines comme de la lave en fusion, tous tes muscles tendus prêt à porter des coups sans retenue, les sarcasmes qui s’échappent de tes lèvres, parfois tapant plus fort qu’un coup de poing. L’adrénaline qui fait pulser ton sang dans tes oreilles, embarque ton cœur dans une course folle te coupant le souffle, la douleur qui te rappelle que tu es en vie quand l’un de ses membres entre en contact violemment avec ta chair. Jamais tu ne pourras t’en passer. Comme toutes les autres drogues dont tu es accro, celle-ci est vitale, et elle a eu moins le bénéfice de n’avoir pas de limite. Certes aujourd’hui tu n’avais pas pensé à aller trouver ton ami de castagne mais tu es bien content qu’il soit venu te chercher même si tu aurais préféré que toute ta came ne paye pas le prix de votre folie destructrice. Tant pis, c’est un argument de plus pour lui en mettre plein la gueule et tu n’as pas l’intention de lésiner sur les coups portés. Il va souffrir et toi aussi. Ni une ni deux, tu l’attrapes ou plutôt tu te jettes sur lui dans le but de l’envoyer rejoindre ta marchandise au fond du lac, mais quelque part tu savais que ce geste serait une mauvaise idée, Stefan aime peut être porté des coups mais il est loin d’être con et c’est sans aucune surprise que ton corps touche la surface glacée du lac, refroidissant tous tes membres mais ne calmant pas le feu qui bouillonne dans tes veines. Remontant à la surface, tu reprends une goulée d’air en observant le serpentard s’époumoner pour faire sortir l’eau de ses poumons. Ce con a bu la tasse c’est dommage. Un sourire mesquin se dessine sur tes lèvres bleutées par le froid alors que tes jambes ne cessent de bouger pour que tu restes à la surface, t’essoufflant considérablement. Très vite tu attaques le sujet sensible de Durden, les filles. Ou plutôt ses ressentes histoires avec les gonzesses qui sont loin d’être très glorieuse mais toi ça te fait marrer. Tu ne comprendras jamais comment un type peut s’enfoncer autant à cause de la gente féminine. Ton sourire s’accentue quand tu vois qu’une fois de plus, tu as tapé juste. C’est un talent chez toi, ou plutôt quelque chose que tu cultives à force d’observer les élèves de cette école comme des rats de laboratoire, les gens ne se rendent pas compte à quel point ils peuvent être transparent même s’ils essayent de se convaincre du contraire. « C’est bon t’as fini ton monologue monsieur je sais tout mieux que tout le monde… » Un rire s’échappe de tes lèvres alors que tu continues à lutter pour garder la tête hors de l’eau. Le comportement puéril de Stefan te fait marrer, c’est aussi pour cette raison que tu partages cette passion de la baston avec lui, il a autant de répartie que de force dans les poings. Tu serais tenté de lui tirer la langue mais tu te retiens, tu ne vas pas lui donner une occasion de plus de te descendre et tu sens qu’il n’a pas été au bout de sa pensée, ça t’intrigues alors tu ne dis rien, tu attends simplement que le coup vienne.  « Alors que la seule chose pour laquelle tu vis viens de couler au fond du lac. » enfoiré. Ton sourire se fait moins assuré parce que tu sais qu’il a raison. Il a tellement raison qu’une pensée te traverse furtivement l’esprit mais tu n’y prête pas attention, de toute façon tu n’en as pas vraiment le temps puisque tu le vois bouger de nouveau et avec l’emprise de l’eau autour de ton corps tu n’as pas vraiment les mêmes réflexes que sur la terre ferme. Heureusement pour toi c’est aussi son cas puisque ce qui semblait être à la base un coup de pied mal assuré se retrouve être un simple petit remous au niveau de ton ventre. Tu étouffes un rire te faisant presque ressembler à une collégienne de 14 ans. Ba quoi, tu es chatouilleux tu n’y peux rien. A peine le temps de te remettre de cette attaque d’une violence inouïe, tu le regardes s’enfoncer dans l’eau comme un gamin, tu t’attends presque à le voir sortir sa main pour imiter l’aileron d’un requin mais non, dommage.

Tu n’arrives pas à te débarrasser de ce sourire narquois qui danse sur tes lèvres bleutées tandis que tu regardes la surface de l’eau en plissant les yeux, essayant de deviner où ce con a bien pu passer. Bien sûr tu commences à bien le connaitre et tu te doutes qu’il ne s’amuse pas à aller sous l’eau simplement pour admirer les poissons mutants de ce lac pourrit par la crasse et autre que tu ne veux pas savoir. Tu continues de battre vigoureusement des pieds, de un pour rester à la surface, contrairement à lui tu n’as aucune envie de foutre ton magnifique visage dans cette merde, et de deux pour anticiper son approche en espérant lui foutre un coup de genoux au passage en plein visage. Cette idée ne fait qu’accentuer ton sourire alors que tu souffles pour tenter de te réchauffer, l’idée de remonter sur le ponton le laissant la comme un con te traversant l’esprit. Après quelques secondes qui te semble incroyablement longues, tu sens de nouveau une présence dans ton dos et tu devines que encore une fois tu ne pourras pas réagir assez vite, alors par instinct de survie tu prends une grande goulée d’air, te doutant déjà des intentions de ton adversaire. « T’as qu’à la rejoindre ! » et voilà, ce gros lourd t’écrase de son poids, qui soyons honnête n’est pas de toute légèreté, ta tête s’enfonçant dans l’eau glacée et dégoutante, te sifflant dans les oreilles. Tu sens ses mains relâcher la pression sur tes épaules et tu en profites pour vite remonter à la surface, essayant d’ignorer les choses étranges qui s’enroulent autour de tes jambes. Si tu t’écoutais tu hurlerais comme une gonzesse avant de sauter sur le pont mais bon, un peu de virilité, surtout devant un mec comme Durden. Sortant ta tête de l’eau, tu recraches l’eau que tu as dans la bouche en faisant bien évidemment exprès pour que ça arrive en plein dans le visage du serpentard. Puéril certes, mais une technique ancestral qui a déjà fait ses preuves alors pourquoi pas. Tu ouvres la bouche pour répliquer mais il t’agrippe les cheveux comme une gonzesse te faisant éclater de rire alors qu’il t’enfonce de nouveau la tête sous l’eau, te faisant boire la tasse. Cette fois ci tu attrapes à ton tour sa nuque et tu l’entraines avec toi dans les eaux profondes du lac, ouvrant les yeux au risque de finir aveugle avec une conjonctivite. Tu le vois tenter de se débattre à son tour et tu en profites pour tenter de lui donner un coup de poing dans le ventre. Bien évidemment le coup est ralentit par l’eau mais tu le vois quand même lâcher un hoquet, une énorme bulle de son oxygène si précieux remontant doucement à la surface comme pour le narguer de ce qu’il vient de perdre.  Tu t’accroches à lui comme une sangsue pour être sûr qu’il ne remonte pas. Tu sens ses coups sur toi, il t’arrache littéralement tes vêtements ce con. Tu sens quelque chose passer près de ton visage, frôlant ton oreille mais tu t’en tape. Tu mords, tu griffes, tu tapes. Deux gonzesses qui se battent au fond de l’eau, heureusement que personne ne peut vous voir sinon bonjour la honte et les réputations ruinées.  Puis tu le vois commencer à se débattre de ta poigne, il manque d’air. Toi tu commences seulement à en manquer tout juste. Tu le retiens, c’est dangereux certes mais quelque part sous cette couche de débilité masculine tu sais ce que tu fais. Il se débat plus fort, l’instinct de survie prenant le dessus sur son besoin de te cogner pour le plaisir. Mais tu t’accroches jusqu’à ce qu’un de ses pieds atteigne une cible plus que sensible malgré la lourdeur de l’eau. Ton entre jambe. Batard. Enfoiré. Connard. Tu le relâche alors qu’une vive douleur compresse tes bijoux de famille.  Tu finis par remonte à ton tour, l’air frais s’infiltrant dans tes poumons dans une vive brûlure, tu ne t’étais même pas rendu compte que tu commençais toi aussi à manquer sérieusement d’air. Le vent balaye ton visage, tes cheveux trempés et sales avec cette vase te collant au visage. Tu sens tes muscles engourdis te faire mal, si tu le pouvais tu te laisserais simplement couler pour arrêter de bouger mais tu n’as pas envie de crever ici alors tu te contentes de chercher du regard ton pote qui nage comme une merde jusqu’au ponton, visiblement lui aussi est au bout du rouleau et c’est très drôle à voir. Un sourire se dessine sur ton visage alors que tu fais un effort surhumain pour nager à ton tour en donnant l’air que tout va bien alors qu’en réalité tu souffres le martyr.

Tu arrives donc comme une sirène vers lui, posant une main sur le ponton pour te maintenir hors de l’eau sans avoir à bouger tes jambes. C’est orgasmique. Tu regardes Stefan souffler comme un bœuf pour reprendre son souffle et tu ricanes comme un gosse. « T’es con, t’as failli me tuer. » Roh si peu. Tu roules des yeux en posant ta seconde main sur le ponton, passant une main sur ton visage pour relever les cheveux qui te tombent devant les yeux.  « Et dire que ça ne fait que commencer. » tu as alors la débilité de tourner la tête vers le vert qui t’envoie droit son pied plein de mycose en plein visage, tu sens la lèvre explosée sous l’impact du coup, un goût métallique envahissant ta bouche alors que par réflexe tu attrapes sa cheville et la tord brusquement, le forçant à lâcher le ponton. Tu le regardes tenter de garder la tête hors de l’eau avec amusement alors que tu sers sa cheville, la maintenant en l’air. Tu ignores la douleur de ta lèvre, le goût du sang. En réalité tu adores ça. Tu craches un peu de sang dans l’eau alors que ton pote se débat comme un petit chien. C’est mignon. « Décidemment Durden tu me déçois, c’est tout ce que tu peux donner ? » tu ricanes en le regardant, tordant d’avantage sa cheville avant de tendre le bras pour attraper à ton tour ses cheveux, le ramenant dos à toi, passant ton bras libre autour de sa gorge pour le maintenir en place. Tu attrapes le ponton de l’autre main afin de ne pas à avoir à soutenir son poids d’éléphant. « Et si j’avais voulu te tuer tu serais déjà en train de te faire bouffer par le calamar mon pote. Non je laisse ce plaisir aux demoiselles qui semblent vouloir ta peau. Ou à Löfgren, elle fera ça mieux que moi. » tu resserres ton étreinte autour de sa gorge avant de finalement le repousser plus loin, t’accrochant à deux mains au ponton en haletant. La crasse du goudron dans tes poumons te donnant un souffle plus court. « Attends pouce je vais cracher mes poumons. » tu tousses un peu, crachant au passage du sang de ta bouche avant de regarder le serpentard revenir vers toi pour s’accrocher à son tour au ponton. Vous êtes beaux à voir. Un avec le nez explosé, l’autre avec la lèvre explosée. Magnifique petit couple. Tu ne peux t’empêcher de sourire en voyant les marques que tu lui as laissé une fois de plus t tu te tournes pour faire dos au ponton sans le lâcher. « Bon alors qu’est-ce que tu as encore foutu mec ? Je t’avais prévenu que les femelles de cette école étaient trop coriaces pour toi, tu vas te faire bouffer. » Tu souris d’avantage en imaginant ton ami dans une merde noire à cause des filles, toi tu n’as pas vraiment ce problème, et pour cause, tu ne cherches pas les emmerdes de ce côté-là. Tu baises. Filles, garçons, peu importe mais ça s’arrête là. Tu poses les conditions dès le début avec tes partenaires et jusqu’à maintenant ça t’as très bien réussi. Enfin ça c’était avant l’arrivée d’une certaine rouquine mais ça Durden n’a pas besoin de le savoir. Tu le dévisages avec un sourire en coin, claquant des dents à cause de la fraicheur de l’eau. « Tu devrais essayer les mecs je suis sûr que tu t’en sortirais mieux ! » tu lui souris de toutes tes dents avant de lui donner une petite claque sur le crâne juste pour le fun.

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MessageSujet: Re: Comment peux-tu te connaître si tu ne t'es jamais battu ? | shane   Lun 9 Déc - 12:04



crève pas, j'ai besoin de toi


Te battre et sentir le sang circuler plus vite pour te permettre de ne pas manquer d’oxygène ; qu’est-ce que tu aimes cette sensation. Certes il n’y a pas grand-chose en jeu, ce n’est pas comme lorsque tu essaies de restaurer ton honneur perdu ou que tu venges une fille -ok ne nous leurrons pas, que tu croies venger Eden- non, juste une bagarre parce que tu as besoin de ta dose quotidienne, enfin hebdomadaire, tu n’es pas si fou à lier non plus. Est-ce du masochisme que de vouloir ressentir cette douleur éphémère et brutale jaillir et circuler dans tout ton être ? Ou alors une manière de te sentir vivant et réel ? Tous ceux qui se battent pour le plaisir pourront comprendre ces sensations que tu chéris, les autres n’auront qu’à imaginer ce qu’ils peuvent. C’est ta vie, c’est ton bonheur, c’est toi. Tu aimes et tant pis pour ceux que cela laisse pantois. Les coups, tantôt amortis par l’eau, tantôt violents car donné à la surface, vous font virevolter dans le lac. C’est une danse que vous faites, un ballet à la fois aérien et sous-marin. Ce serait presque beau au ralenti, si seulement le sang ne coulait pas le long de vos nez et maxillaires, si seulement vous n’essayez pas de vous tuer. Pourtant n’importe quel amateur pourrait rester là à vous regarder sans esquisser le moindre geste pour vous sauver. Ce serait gâcher le jeu. Tu grelottes de froid dans ce lac gelé, ce n’est pas la saison pour les baignades, mais qu’importe, à force de bouger vous aller finir par vous réchauffer… ou ok vous allez plutôt terminer congelés et bouffés par le calamar géant, mais après tout, c’est une bonne mort non ? Tu bois la tasse, tu nages jusqu’au ponton pour reprendre des forces, tu coules, tu le coules, tu respires bruyamment, tu te sépares de tes chaussures -qu’importe tu en as d’autre- pour aller plus vite, tu plonges sous l’eau, tu le frappes comme tu peux, te serres les doigts pour faire circuler le sang, bref, tu tentes de survivre le plus longtemps possible. Tes doigts de pieds ne vont plus tarder à geler alors tu balances ton membre inférieur dans sa face qui t’appelle. Pouah, le contact humain ça réchauffe, c’est bien vrai. « Décidemment Durden tu me déçois, c’est tout ce que tu peux donner ? » Un rictus s’étale sur tes lèvres fissurées et bleuies. Il fait le malin alors qu’il devrait mater sa tronche avant de rire trop fort, il est dans un état aussi critique que le tien. Tu ricanes, pas le moins du monde blessé par cette réplique, car tu sais bien qu’elle n’est là que pour te pousser à frapper plus fort. Il est aussi maso que toi et c’est ça qui vous plaît. C’est la raison pour laquelle vous vous entendez si bien, il vous manque la même partie du cerveau… celle qui donne la conscience je pense. Tu souris et lui arraches quelques cheveux -bah oui ils sont trop long- pendant qu’il t’égorge. Ok sympa les potos ya pas à dire, vous êtes fait pour vous entendre. Serrés l’un contre l’autre, en train de grelotter de froid et de reprendre vos souffles, vous êtes presque mignons. Presque. Tu inspires du mieux que tu peux, mais il te reste de l’eau dans la bouche, alors tu tousses pour la faire sortir au plus vite. « Et si j’avais voulu te tuer tu serais déjà en train de te faire bouffer par le calamar mon pote. » Trop aimable de t’avoir gardé en vie tout ce temps. Tu le remercies -ironiquement- d’un geste de la tête avant de chercher un moyen de vengeance. « Non je laisse ce plaisir aux demoiselles qui semblent vouloir ta peau. Ou à Löfgren, elle fera ça mieux que moi. » Ahah. Très drôle. Tu aurais bien fait quelque chose pour lui montrer à quel point c’est immature, mais certes totalement véridique, ce qu’il te dit, mais tu n’as rien sous la main. A part un ponton et sa belle gueule. Tu hésites un instant à la lui exploser dessus. Juste un instant, tu tends le bras vers lui et « Attends pouce je vais cracher mes poumons. » Pouce. Zut, il a gagné. On ne peut rien face un à pouce, c’est l’arrêt le plus puissant du monde, quand on est fair-play. Et si tu n’es pas forcément très bon joueur, mais avec ton pote tu fais un effort. Shane mérite qu’on le respecte, dis-tu après avoir balancé sa drogue à l’eau, bon faut pas trop pousser Voldemort dans les orties. Tu en profites pour reprendre ton souffle aussi, cette pause est amplement mérité pour tous les deux finalement. Tu le regardes quelques secondes et la scène te fait marrer. Deux cons, en train de suffoquer au bord du lac, tenant le ponton comme un koala tient son arbre pour ne pas tomber dans un ravin ou un comme un éléphant … quoi non un éléphant ça tient rien. Tu finis par t’appuyer sur tes bras pour te hisser sur la berge. Histoire de ne plus crever de froid avec l’eau qui se colle contre tes vêtements. Seulement la force te manque, il est encore trop tôt pour tes pauvres muscles endoloris. Bordel l’eau ça ne fait pas du bien en fait, ça désamplifie tous les mouvements et donc te pompte quinze fois plus d’énergie et merde. Tu te masses discrètement les avant-bras d’un air pensif. « Bon alors qu’est-ce que tu as encore foutu mec ? Je t’avais prévenu que les femelles de cette école étaient trop coriaces pour toi, tu vas te faire bouffer. » Tu t’étouffes avec le peu d’air que tu arrives à emmagasiner. Pourquoi sent-il le besoin de te rappeler tes derniers échecs cuisants ? Comme si tu en avais besoin pour te sentir mieux, merci mec. Ton cœur te fait encore trop mal pour que tu arrives à en rire, pourtant tu as besoin d’extérioriser comme tout le monde, les nanas disent toutes cela. Seulement t’en es pas une, ce n’est pas ton genre de pleurnicher sur tes conquêtes passées, pas ton genre de chialer devant n’importe qui pour mieux te relever. D’ailleurs qui dit que cela permet de mieux se relever ? Sûrement une optimiste qui tentait de se motiver pour ne pas mettre fin à ses jours avec une enveloppe. Certes Shane n’est pas n’importe qui, il est celui qui voit clair dans le jeu de tout le monde avant même que tu n’en es conscience. Tu tousses encore un peu, pour te donner une bonne excuse quant à ta non réponse. Le jaune et noir d’ailleurs semble l’avoir bien remarqué et te frappe la nuque -plutôt gentiment après tout ce que vous avez échangé comme coups- avant de répliquer. « Tu devrais essayer les mecs je suis sûr que tu t’en sortirais mieux ! » Tu hausses un sourcil. Tu espères qu’il n’est pas sérieux car … eurk non. Voilà, pas d’autre mot pour décrire, juste eurk. Pas que tu sois homophobes, mais les gays c’est bien entre eux. Toi on ne te touche pas. Tu le regardes avant de rire. « Pas sûr, comme tu sais, personne ne veut de moi. Pourtant je ne comprends pas, je suis génial, beau, intelligent, parfait. Bref, je suis un peu perplexe. J’aurai besoin de ton œil éclairé pour comprendre la situation qui m’échappe. » Pourtant ce n’est pas bien compliqué. Tu as couché avec un bon nombre de filles qui ne sont pas du genre à retourner vers leur ex à chaque fois, tu as trompé une bonne partie -et dire que Madelyn et Naranja t’en veulent encore pour cette histoire débile-, tu t’es fait brisé le peu de cœur que tu avais par la plus bombasse des serpentard et des septièmes années : Ariel, tu ne fais que t’engueuler avec la plus belle de toutes les blondes : Eden, tu es mal. Bref, t’es qu’un con qui joue au con. Et même si ça fait beaucoup, tu n’es pas prêt à t’en rendre compte. Tu as besoin de le comprendre, mais il te faut de l’aide. Tu sens tes forces revenir et te dis que c’est peut-être le bon moment pour faire une vraie pause. « On s’arrête pour boire une bière avant d’y retourner ou tu veux tester la force de mes poings tout de suite ? Non parce que je sais que tu en rêves, mais il faut savoir attendre. Tu les savoureras dans quelques instants… » Oui, en fait tu poses une questions et tu y réponds toi-même sans lui laisser le choix. Tu t’agrippes au ponton et, en bandant tes muscles des bras, tu fais une forte poussée pour remonter. Heureusement que tu es batteur et que ce sont tes muscles les plus souvent réquisitionnés. Assis tu as toujours les pieds dans l’eau, mais c’est toujours mieux que rien. Tes pieds, bleuis car nus depuis une bonne dizaine de minutes, battent un rythme qui se joue dans ton esprit uniquement. Tu tends la main vers le jaune et noir pour l’aider à se hisser, mais il te snobe complètement pour remonter de lui-même. Pourtant tu ne te serais moqué de lui qu’un tout petit peu. Vraiment tout petit peu, ce n’est pas ton genre d’être un connard. Tu te penches en arrière et attrape deux bouteilles avant de lui en tendre une. Tu avales goulûment une gorgée pour chasser cette odeur de vase qui a envahi ton gosier à cause de toute l’eau avalé dans votre danse meurtrière. Après un léger silence tu reposes la bouteille à ta gauche et enlève ton pantalon. « Non, ne te fais pas d’idées, je sais ce que tu as derrière la tête, c’est juste pour sécher plus vite, j’ai pas envie de mourir de froid. Mourir dans le sang d’un bagarre ok, mais de froid c’est ridicule. » Tu poses ton tee-shirt à côté de ton jean et te lèves à la recherche de ta baguette qui a du tomber sur le ponton au début de votre combat. En même temps c’était mieux qu’elle tombe sur la terre que dans l’eau. « Je cherche juste ma baguette, arrête de me mater. » lances-tu dans ton dos. Juste pour le faire chier un peu. Tu sais qu’il est bi, mais juste pour le cul, pas pour tenter une histoire d’amour, alors ça ne te dérange pas tant que ça. Après tout, t’as l’habitude qu’on te mate. Tu finis par trouver ta baguette et en revenant vers le drogué tu te rends compte de la situation. En caleçon, sur le ponton de Poudlard, face au lac, le nez défoncé, du sang sur la joue, les cheveux en bataille à cause du séchage improvisé. Tu as l’air fin. Heureusement que ce n’est que Shane et que personne ne se promène par ici et surtout heureusement qu’il n’a que sa mémoire pour se remémorer la scène. Tu t’approches de lui et lances le sort pour faire sécher tes vêtements avant de t’asseoir et t’enfiler de nouveau ton tee-shirt. Tu bois une gorgée avant de te tourner vers lui pour de bon. « Au fait, les femelles de cette école, c’est moi qui les bouffe, pas l’inverse ok ? Et toi raconte un peu. Ça fait longtemps que je ne t’ai pas vu pécho en soirée. Il s’passe quoi ? » Un sourire entendu alors que tu n’en sais juste rien. Ces derniers temps tu es trop bourré pour remarquer autre chose que ta gueule, ça se trouve il a baisé ce matin alors que toi t’étais seul. Et puis bon, il appuie là où ça fait mal depuis tout à l’heure alors à ton tour de tenter. Tant pis si tu es à côté, au moins tu auras dit quelque chose. Et s’il te sort une excuse bidon, tu as des répliques toutes faites voilà. Tu as toujours une manière de t’en sortir.

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+ vous les copains je ne vous oublierai jamais.
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