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 C'est moche d'avoir à guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux ∆ Aared.

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MessageSujet: C'est moche d'avoir à guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux ∆ Aared.   Dim 10 Mar - 7:36

Je souris parce que je pense que si l'on cache sa souffrance elle disparaît. Et dans un sens, c'est vrai : elle est invisible donc elle n'existe pas, puisque nous vivons dans le monde du visible, du vérifiable, du matériel. Ma douleur n'est pas matérielle ; elle est occultée.
C'est le malaise du moment.
Il se sent épave. Il se laissera flotter sur l'eau, empli d'un autre liquide autrement plus mortel, s'il le faut. Mais recommencer non. Il est trop loin, trop lasse.
Comment oublier sans entamer un processus de recommencement? Comment oublier et se souvenir? Où sont partis les souvenirs de sa vie qui ne lui sont pas, maintenant, douloureux?
L'enfance, la toute petite enfance. Là où papa ne cognait pas, là où le visage de maman se fendait si souvent d'un sourire lumineux que le petit, à qui on avait mal expliqué le mot, désignait comme celui d'un ange et y croyait littéralement dur comme fer. Cette époque où la haine n'avait pas encore traversé Aaron, où il prenait le temps de rire gratuitement, spontanément, sans y réfléchir avant. Cette époque où il éprouvait un amour infini pour deux êtres qu'il était encore incapable de juger puisqu'on ne lui avait pas encore fourni de codes moraux.
Je vous déteste. Je vous hais. Je vous hais peut-être plus encore que je ne hais Mary. Vous avez joué à être des parents, et à ce jeu vous avez manqué cruellement de savoir-faire, d'imagination. Vous ne m'avez rien laissé. Je ne parle même pas de possessions matérielles, ça, je m'en fous. Mais je n'ai aucun souvenir auquel m'accrocher. Aucun bagage de tendresse ou même d'apprentissage par la douleur à trimballer. L'éducation que vous m'avez donnée était simplement vide, flasque, dénuée de sens, d'amour. Vous êtes dégueulasses. Vous ne m'avez rien laissé du tout. Je suis une coquille vide qui a donné le reste de sa vie à un autre courant d'air et qui, l'ayant perdu, n'a plus rien à se raccrocher parce qu'on ne lui a pas donné d'Histoire.
Les larmes coulent doucement de ses yeux, traversent ses joues, pendent un instant sur son menton avant de s'écraser bêtement sur le sol. Ce n'est pas ça, le plus douloureux. La vraie douleur, c'est les sanglots qui se coincent maladroitement dans sa gorge, qui le brisent un peu plus, qui le font hoqueter. Aaron, seul dans sa chambre, pleure absolument comme un enfant. Je ne suis qu'un enfant. Sans retenue, sans honte. Je ne suis rien. Juste ne suis que colère, mépris, dégout.

Sans souffle. Déchiré entre ses parois intérieures et celles du ciel. Survivant parce que kleptomane spécialisé dans l'oxygène qu'il offre à son corps comme un poison. Il aimerait avoir la sensation de s'envoler. La sensation d'ouvrir sa cage thoracique à la suite du temps, de la vie, de sentir la liberté caresser ses joues et désordonner ses cheveux comme une amante. Mais non: l'air qui s'insinue dans ses poumons, il le laisse passer par réflexe, comme un malade des sens s'offre sa dose. Il n'y songe même plus. Sans souffle non pas parce qu'il veut la mort, non plus parce qu'il coupe sa respiration comme un enfant qui joue à se croire poisson, mais parce qu'il ne sait plus ce qu'est vivre pleinement, en brûlant les deux bouts de la mèche. Non, c'est fini Aaron. Je ne serai plus là pour toi. Apprend à vivre autrement, voilà la dictature que ce qui te lie à moi t'instaure. Je suis belle, obéi donc. Et oui, tu vas passer un certain temps à te lamenter, à rabâcher tes mêmes soucis comme un petit vieux qui prend le parti de ne pas agir à leurs propos puisqu'il atteint de toute façon la fin de sa vie et que, à quoi bon...Tu vas te croire petit vieux qui n'a plus à avoir de but dans la vie.
Désaxé, Aaron bouffe sa rage en marchant dans les couloirs de Poudlard avec une détermination qui s'oppose absolument à son manque d'objectif. Il se sent merdique, à constater qu'il ne se suffit pas à lui-même, qu'il est absolument dépendant à deux entités. Il aimerait dire merde à tout, prendre ses affaires sous le bras et filer comme un poète qui se baptise maudit. Il aimerait aller éprouver l'amour dans d'autres bras et constater qu'elle n'est pas grand-chose, finalement, cette soeur à qui il a consacré une longue partie de sa vie sans pour autant la faire sienne, ou se faire sien. Il aboie, court et griffe. Il sait bien qu'à Poudlard, il ne trouvera rien ni personne capable de le retirer de ses propres pensées. Il n'imagine pas de changement de vie possible ici, puisque cet endroit lui ôte sa vie même, ne lui laissant rien qu'il puisse troquer. Ou du moins, il en est persuadé.

Alors, il met en scène ses rêves.
Comme une midinette qui ne veut pas le savoir mais s'avance vers une vie ratée.
Il s'imagine au-dehors, c'est-à-dire tout à fait en dehors de lui.
De sa peau, ses os, ces balivernes un peu misérables qu'on lui a refilées à la naissance.
Il s'imagine voguer d'un corps à l'autre - tantôt directeur d'entreprise, tantôt acteur sur scène - spectateur de ses propres vies fantasmées.

Puis il prend du recul sur le procédé même qu'effectue son esprit, et se fout de sa propre gueule. Il retourne à sa propre enveloppe, un peu décharnée certes, mais qui tient la route, et vomit le cadre d'entreprise, le comédien qui joue tellement qu'il ne sait plus qui il est, puis l'enfant loup qui coupé d'eux ne sait plus bien vers quels êtres humains se tourner - lesquels seront aussi dignes de confiance que le sont mes carnivores camarades?
Il reprend son pas vif. Se répète "carnivores camarades" plusieurs fois très vite puis en rit parce qu'il finit par s'emmêler dans les syllabes et que, ma foi, la formulation est bien grandiloquente. Il est seul avec lui-même, ça le rend malade, malade de cet incompétent lui-même qui est incapable de se connaître. Il respire de plus en plus profondément pour éprouver ses poumons et tenter désespérément de cesser de se sentir survivant et sans souffle - mais redevenir le flamboyant Aaron qui vit avec fougue, violence, insolence... Avec Mary. Il cherche à récupérer son souffle là où il n'est pas. S'emmerde à ne penser qu'à ses chaînes et à la haine qu'il éprouve au lieu de chercher à penser à autre chose - méthode qui serait sans doute plus efficace pour évincer les sensations d'écrasement dans sa poitrine. Il se dégoûte. Presse le pas vers nulle part. Pour rejoindre personne.
La route vers nulle part, elle, ricane dans son coin aussi bêtement qu'un chat de Cheshire. Elle le voit avancer, trop perdu dans sa petite personne pour se préoccuper de l'extérieur, et décide de planter une personne à l'horizontale sur son passage.
Aaron trébuche violent, haineux, irascible. Il tombe penaud, naïf, enfant. Il prend le parti de ne pas se relever, de jouer l'ivre, l'idiot, le blessé grave. Il reste là, paupières closes. Il se prend à espérer que ce quelqu'un lui foutra la paix, qu'il est aussi ivre que lui prétend l'être et qu'il n'aura pas à prendre la parole.

Il voudrait ne pas répondre et rester là, étendu, laissé pour mort. Pas parce qu'il a envie de mourir, non, mais parce que jouer lui semble plus simple que d'agir véritablement. Il veut s'amuser. Après tout, en riant, on apprend à expulser l'air d'une autre manière, non?
Mais ses paupières s'ouvrent, ses pupilles varient leur taille pour s'adapter au monde. Fred. Il est là, devant lui. Aaron étire doucement les muscles meurtris de ses jambes et se met en tailleur. S'intéresser aux autres se permettant ainsi de s'oublier lui-même. D'enfin, respirer. Fred avait beaucoup changé depuis l'opération Phénix. Il n'était plus que l'ombre de lui-même. Aaron ne l'avait vu que deux ou trois fois depuis, le poufsouffle se contentant de lui adresser un signe de tête de temps à autre. Ce qui prouvait encore une fois qu'il était tout seul : son modèle était parti. Son tuteur n'était plus. C'était le moment où jamais d'engager la conversation. Se levant rapidement, au mépris de sa migraine, Aaron demande. Fred ? Un seul mot. Une question directe, franche. Est-ce qu'il était redevenu lui-même ? Est-ce que son ami était revenu ? Est-ce qu'il était prêt à jouer des tours aux obscurs avec lui ? Aaron en avait terriblement besoin.





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MessageSujet: Re: C'est moche d'avoir à guetter un signe de quelqu'un pour se sentir heureux ∆ Aared.   Dim 17 Mar - 12:06

Horrible début de journée, comme beaucoup depuis quelques semaines. Fred se sentait mal. Mal, il avait peur. Tout était pourtant si parfait au départ. Des blagues, des attaques, une super bande de potes. Et puis, tout avait mal tourné. Et il s’en voulait, il s’en voulait qu’ils aient tous eu le droit à un entretien avec Voldemort. Fred y pensait continuellement, le jour il y pensait, la nuit il cauchemardait. Son visage ne quittait pas ses pensées, ses yeux emplis de haine, sa voix attroce s’adressant à lui, ses cris lorsqu’il lançait les sortilèges. Parce que ça n’avait pas été qu’une discussion. Qu’aurait-il pu leur dire si ça avait été le cas. ‘Ne recommencez pas, c’est pas bien.’ Il avait bien senti qu’il avait été visé par ses attaques. Cinq amis et résistants et qu’étaient-ils désormais ? des jours entiers, ils avaient vécus ensemble à chercher de nouvelles cibles, à faire des plans parfaits et désormais, ils ne s’adressaient même plus la parole. C’était pathétique. Et dire que Fred avait cru qu’ils seraient soutenu par les résistants à défaut des obscurs. Tu parles ! Ils avaient été pris pour des idiots, des petits rageux qui étaient jaloux de ne pas avoir été mis à la tête des résistants et qui voulaient se faire remarquer. Ils n’avaient rien compris. C’était dur de se faire rejeter ainsi par son propre clan. Tout ça pour quoi ? parce qu’ils n’avaient pas respecté l’autorité de Mlle Lily Potter, cadette du grand Harry Potter et qui avait été mise à leur tête. Mais ne voyaient-ils pas tous que rien ne se passait dans le château ? Ils faisaient des petites blagues aux obscurs mais aucun de la bande de résistants n’avait la force de faire quelque chose de vraiment grand. Quelque chose qui marquait vraiment les esprits. Enfin, si, ils avaient été six. Houa ! Trop impressionnant ! Fred était dégouté. Et dire qu’ils feraient parti de l’ordre du phénix quelques années plus tard. Et bien, la guerre n’était pas prête d’être gagnée… Pour Fred ça avait été le début.

Pourquoi avait-il fait ça, lui, personnellement ? Il le savait vraiment maintenant. Pour faire des trucs visibles, qui touchaient vraiment les plus hauts mangemorts. Ainsi, il avait découvert la vraie vie. Comment ça serait une fois qu’il serait dehors et que les conséquences de ses choix et de ses actes ne se solderaient plus par une petite heure de colle en compagnie de Eros ou par une bombabouse lâchée par un obscur. Ca avait été réel. Il ne regrettait rien. Il avait pris conscience du monde extérieur après sept ans passés enfermé dans Poudlard sans presque aucune sorties. Il avait vu comment la torture ou même la peur pouvait changer une personne et désormais il était prêt pour la suite.

Bien sûr, il était déçu. Déçu d’avoir peut-être gâché son amitié avec des personnes dont il était très proche à cause de toute cette histoire. Lucy avait changé de clan. Elle qui avait toujours été la cousine qu’il comprenait le mieux et préférait, elle semblait loin, très loin. Mais le pire était l’absence d’explications. Il aurait aimé en avoir. Et puis les autres, et bien cela n’allait pas aussi loin que pour la poufsouffle mais c’était également silence radio. Il se demandait même quand ils se reparleraient. Il y avait comme un vide en Fred. Il comprenait maintenant ce qui c’était passé lors de la première guerre. Parce que suite à ça, aucun d’entre eux ne bronchaient. Ils avaient certainement tous leurs raisons mais tout de même.

Fred errait donc dans les couloirs, ombre de lui-même, ses noires pensées hantant son esprit. Il la jouait calme désormais. Plus de résistance, plus d’attaques même plus de blagues et concernant le quidditch c’était moyen moins. Quand il y a trois ex membres du Code Phénix dedans, ce n’est plus la franche rigolade surtout quand celle qui a changé de clan est la capitaine. Pour la résistance, il n’avait même plus vraiment envie d’en faire parti. A quoi bon ? Il ne changerait pas l’avis des gens. S’ils voulaient faire quelque chose, il faudrait que tout le monde se bouge et vu les réactions ce ne serait jamais le cas. Ils avaient tous trop peur pour ça. Alors, il se la fermait et pensait à l’année suivante. Il faisait semblant d’être rentré dans le rang. Plus de bêtises, plus de blagues, plus de remarques, il travaillait. Il fallait qu’il fasse comme s’il avait abandonné ses idées. Intérieurement il bouillonnait mais il ne devait pas le montrer. C’était pour sa sécurité l’année suivante, il n’avait pas envie de sortir d’une prison pour se retrouver dans une autre mille fois pire. Bien qu’à Askaban, il serait toujours en compagnie de son oncle…

Il ne faisait plus non plus de blagues et ne sortait plus. La moindre erreur pourrait entrainer de très graves conséquences. Mais en avait-il encore envie ? Faire des blagues lui semblaient si bête et nul à présent. C’était des trucs de gamins, ça ne servait qu’à faire rire les autres. Mais à quoi bon rendre les autres heureux quand ils ne vous le rendaient pas. C’était tout simplement parfaitement inutile. Le goût des blagues lui était complètement passé. Il n’avait plus envie de rire, ni de faire rire. Il voulait être tranquille, seul, sur les nerfs et bouillonnant de rage. Personne ne pouvait le comprendre, ou plus précisément celles qui le pouvaient ne voudrait jamais en parler. Au départ, il s’était dit qu’il ne faisait plus de blagues pour ne pas se faire prendre, mais ce n’était même plus ça. Ce n’était plus ça désormais. Non, il ne ferait plus de blagues, mais pas pour son bien-être. Il était changé, différent, les blagues de même que les farces et attrapes ne comptaient plus dans sa vie. Ou bien même le quidditch. Alors que quelques semaines plus tôt il était enfin sûr de son choix, un choix parfait pour lui, il n’avait plus aucune envie. Il ne prenait plus de plaisir à rien. La seule chose qui lui redonnait espoir et envie était de voir Voldemort mort, tué par l’un d’entre eux en récompense de ce qu’il méritait.

Depuis combien de temps n’avait-il pas sourit ? Il ne comptait même plus. Mais, il savait qu’il était aussi celui qui se sortait le mieux de cette affaire. Lucy avait changé de clan, Hermès avait perdu sa meilleure amie par la même occasion, Adrian, lui était agressif et Albus était sur le point de rompre avec Nara. Belle exploit pour quelques attaques. Il n’était donc pas le seul à avoir perdu le goût pour tout. Et puis, lui il avait perdu le goût pour certaines choses, mais il était loin d’avoir tout perdu.

Il errait donc dans les couloirs. A la recherche de quelque chose qu’il ignorait ou peut-être pour passer le temps, sa colère et son mal-être. Il ne se sentait plus lui-même. Et pire, il voyait que les autres ne semblaient plus le reconnaitre. Il avait changé, mais il ne savait pas s’il voulait redevenir comme avant le Code Phénix. Pourtant, tout le monde semblait n’attendre que ça. Ils préféraient le Fred chiant mais blagueur et souriant à celui qui n’avait plus le sourire et qui ne semblait plus avoir réellement envie de s’amuser. Il n’était plus allé à aucune des soirées qu’on lui avait proposé, il n’avait pas envie de faire la fête. Un anniversaire après tout, ce n’était pas grand-chose, une fête encore moins. On fêtait quoi au juste ? On s’amusait et on oubliait l’essentiel. On n’avait le droit de ne rien faire. Fred était à l’étroit, sous surveillance constante. Après le Code Phénix, il ne voyait plus comment il pourrait avoir une vie normale mais surtout, il se posait des questions. Etait-ce une bonne idée de rejoindre les Phénix ? Ils ne faisaient pas grand-chose pour améliorer leur vie. Ne valait-il mieux pas qu’il cherche seul à se battre avec un petit groupe comme il l’avait fait avec ses amis et ses cousins. C’était peut-être la meilleure solution. Avant ils n’avaient jamais eu le dessus, mais durant quelques semaines, les résistants avaient fait parler d’eux. Ils avaient énervé, mais s’étaient fait remarqué chose qui n’était jamais arrivée avant. Et même si ça avait été mal vu par leur clan, ils avaient accompli quelque chose, ils s’étaient vraiment battu pour quelque chose, ne s’attaquant pas seulement aux petites têtes des obscurs. Les Phénix semblaient un peu comme les résistants, ils existaient mais ne servaient à rien. Et Fred pensait qu’il était peut-être temps de faire quelque chose. Parce que même après une morte dans Poudlard, il n’y avait eu aucune action menée à l’extérieur. Etaient-ils si peu nombreux ? Fred en doutait sérieusement. Quand on voyait qu’ils avaient réussi à réunir déjà cinq élèves pour faire leur plan, il devait y avoir du monde à l’extérieur. A moins, qu’ils ne soient tous comme les résistants, des trouillards de première ne tentant jamais rien et surtout ne voulant pas se mettre en danger au cas où ils seraient torturés ou tués. Ils rendaient tous bien hommage à ceux qui étaient tombés lors de la précédente guerre…

Le rouquin se trouvait au milieu du couloir songeant à des trucs futiles. Dire qu’il avait cru qu’il pourrait faire bouger les choses, que les résistants les auraient soutenus. Ils avaient tous été si naïfs. C’était seulement une légère marque de prestige de faire parti des résistants rien de plus. Ça montrait qu’on était des rebelles, c’était tout. Mais pas un seul n’aurait bougé le petit doigt pour eux s’ils avaient été tués. Ils n’avaient qu’à pas s’attaquer à plus gros qu’eux… C’était très certainement ce qu’ils pensaient. Et bien qu’ils continuent et ils resteraient à jamais les pions de Voldemort et sous leur dictature.

En tournant à un angle de porte, il le vit. Il était allongé par terre, en plein milieu du couloir. C’était un élève. Un griffondor. Que faisait-il là ? Le poufsouffle s’approcha et c’est alors qu’il reconnu Aaron. Aaron, un quatrième année dont il était le tuteur. A quoi jouait-il ? Fred pensa alors tristement qu’ils ne s’étaient même pas parlé depuis la fin du Code Phénix. Qu’en pensait-il ? Il n’avait pas envie de le savoir. Il avait seulement envie d’être seul, seul ou avec Alienor. Elle le comprendrait elle. Elle l’avait toujours compris. Il n’avait besoin que d’une personne à ce moment là et depuis quelques semaines et elle n’était pas là. Ou James, qu’en avait-il pensé ? Avait-il été mis au courant ? Trouvait-il comme tous les autres qu’il n’était qu’un inconscient ? De toute façon, il ne le comprenait plus depuis bien longtemps, depuis leur fameuse dispute. Le redoublant aurait voulu pouvoir se confier à sa petite amie. Elle l’aurait écouté et l’aurait aidé. Parce qu’il n’avait pas envie de parler aux autres, les quatre autres. Pourtant ils étaient les mieux placés pour en discuter.

Le rouquin se rapprocha lentement du jeune homme qui semblait ne pas avoir envie de bouger. Avait-il fait un malaise ? C’était tout de même étrange de rester ainsi allongé dans un couloir de Poudlard. Il accéléra le pas. Aaron était peut-être en danger. Lorsqu’il fut juste au dessus de lui, au moment même où il allait faire quelque chose, il vit le jeune homme entrouvrir ses paupières et le reconnaitre. Et le griffondor se redressa, s’assit en tailleur. Mais que faisait-il dans ce couloir ? C’était vraiment n’importe quoi. Pourquoi était-il allongé ainsi comme s’il était mort ou inconscient alors qu’il allait très bien. Parfois les gens faisaient des choses vraiment étranges. « Fred ? » Une unique question. Question que Fred trouva bizarre. Croyait-il qu’il rêvait ? Que rien n’était réel ? Tout l’était pourtant. « Oui, c’est bien moi. » Une réponse qui aurait pu être chaleureuse, mais elle ne l’était pas vraiment. Il n’avait même pas vraiment de sourire sur ses lèvres en parlant au quatrième année. « Qu’est-ce que tu fabriquais allongé dans le couloir, de loin, j’ai cru que t’avais fait un malaise. » C’était nul. Nul, nul, nul. Mais Fred n’avait plus vraiment envie de parler. pourtant, il s’entendait vraiment bien avec Aaron avant. Mais ils étaient trop éloignés à présent. Et puis, que pouvait-il lui raconter ? Pas grand-chose. Avant ils parlaient résistance, plans contre les obscurs. Fred l’invitait même régulièrement à l’aider lors de ceux-ci. Mais désormais, il n’y en aurait certainement plus et les cours, ce n’était pas vraiment le point fort du rouquin. Et il ne pourrait jamais se confier à lui, ils étaient proches mais avaient tout de même quatre ans de différence. Ils n’avaient pas les mêmes problèmes, ni les mêmes préoccupations, il ne pourrait pas le comprendre. Il était devenu trop compliqué. Fred attendait la réponse du jeune homme et pour une fois, il était vraiment intéressé, parce que des gens jouant au mort ou au malade dans un couloir, il n’en voyait pas très souvent.


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