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 demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)

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MessageSujet: demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)   Lun 26 Mar - 2:22



demyan et mirka vladmirova
j'ai cru voir un fantôme.

Etrangement lorsque Mirka entra dans la grande salle, il y avait un brouhaha assez étrange comme, si les élèves discutaient un peu trop auxquels les professeurs ne semblait pas crier gare. Elle regarda donc par réflex à la table de ceux-ci, il n'y avait personne, elle comprit donc pourquoi les élèves de Poudlard faisaient autant de bruit en parlant. La biélorusse alla donc rejoindre ses amis à la table des serdaigles, Xander et Andrew étaient dans une grande discussion, au point où elle se demanda si elle devait ou non les déranger, mais comme Jenny n'était pas dans les parages, pour qu'elle aille avec elle, elle le fit quand même. Néanmoins, elle entendit le nom d'une école de magie sortir de la bouche de beau blond elle le regarda étrangement en haussant les épaules et s'immisça dans la conversation. « Que se passe-t-il avec Dumstrang ? » Les deux jeunes hommes étaient choqués à la question de la jeune femme, comme si elle n'aurait jamais dû la poser normalement si elle était un tant soit peu intelligente. « Qu'est-ce que j'ai fait ? » Ils la regardaient toujours de la même manière que précédemment jusqu'à ce que Xander déclare. « Et elle ose se proclamer préfète en chef. » Les garçons se regardèrent de nouveau pendant deux secondes et se mettent à rire ce qui eu pour effet de vexer Mirka qui ne s'attendait vraiment pas à ce qu'ils lui sortent cela, comme si c'était normal. Elle répondit donc directement en les regardant froidement chacun l'un tour et se leva brusquement. « N'empêche que c'est moi ils ont choisi pour l'être. » Elle les laissa planter là, sans avoir mangé et quitta la grande salle énervée contre les deux serdaigles qui en fait n'étaient pas vraiment pour quelque chose dans l'histoire étant donnée qu'elle ne réagissait pas comme cela quand ils se moquaient d'elle d'habitude.

La jeune femme resta donc dans les couloirs pendant un petit moment marchant au gré de ses pas, se laissant aller dans les murs de ce château où elle vivait depuis sa première année à l'école de magie. Mirka n'avait envie de rien faire, mis à part aller s'enfouir sous ses couvertures à ce moment précis, allez savoir pourquoi. Ils l'avaient énervés certes, mais généralement elle se rabattait sur autre chose, à ce moment précis elle n'en avait guère envie ce qui la poussait à se morfondre sur elle. Sa sœur devant être avec des amis, dont elle n'allait pas la déranger, Jenny elle n'en avait aucune idée, ou pouvait-elle bien être ? Cependant, la jeune femme n'avait pas le cœur à la chercher et elle se posa sur le premier banc qu'elle trouva proche d'elle et s'y allongea en fermant les yeux. Comme si elle était passive, elle attendait que quelque chose se passe qui pourrait lui faire oublier ce qu'elle ressentait à présent. Pourquoi les garçons parlaient-ils de Dumstrang ? La jeune femme se posait la question et réfléchissait au rapport que cela pouvait avoir avec elle, mais elle ne se doutait de rien. Malgré le fait que la serdaigle ait les yeux fermés elle sentit un regarda sur elle, ce qui lui fit les ouvrir et elle croisa celui d'un jeune homme. N'importe pas lequel à vrai dire, elle ne lui offrit pas de sourire d'ailleurs, il ne le méritait pas, surtout avec ce qu'il faisait subir à sa pauvre jumelle folle amoureuse de lui. « Qu'est-ce que tu veux Larsön ? » Il lui fit signe de se décaler ce qu'elle ne fit pas, l'esprit de contradiction très cher, n'oublie pas qu'elle ne se laisse pas avoir pas n'importe qui, même si elle te sera offerte plus tard, il faut apprendre à désirer la femme avec qui tu vas vivre. Cependant, il lui leva les jambes afin de s'asseoir lui aussi sur le banc et les reposa sur ses cuisses tout en les caressant, elle le regarda froidement, ce qui n'eu aucun effet sur lui. Puis soupira et s'assit sur le banc, elle n'avait pas très envie que quelqu'un les voit dans cette position. « Bon tu craches ton venin ? » La jeune femme souhaitait qu'il ne prenne pas son temps, mais malheureusement c'était ce qu'il avait décidé, il s'approcha doucement d'elle en posant le dos de son index sur la joue de la biélorusse. Ezéckiel essayant de l'embrasser, mais il ne l'aurait pas de cette manière, il était bien trop prévisible et tout le monde savait, tout du moins la gent masculine que Mirka aimait la surprise. Chose que le jeune homme ignorait, elle tourna donc la tête ne lui laissant atteindre que sa joue, elle se doutait bien que si quelqu'un passait dans les parages, les commérages iraient de bon train sur le fait que cela changerait entre les deux jeunes gens. « Tu connais la nouvelle ? » La biélorusse regarda son fiancé, d'un air étonné et essaya de comprendre ce qu'il voulait dire, cela avait-il y rapport avec ce que disait les deux serdaigles ? Si oui, elle ne savait pas de quoi il parlait, mais le sourire satisfait qui se posait sur le visage du serpentard ne présageait rien de bon pour la bleue et bronze. « De quoi tu parles ? » Le sourire du jeune homme se dessina encore un peu lorsqu'il se leva, elle le regarda faire au moins il allait la laisser tranquille, c'était déjà cela de bien. Elle n'aimait pas passer du temps avec lui et là il l'avait forcé, donc cela ne lui plaisait guère plus que d'habitude. « Tu le verras bien assez tôt, chérie. » Comment avait-il oser l'appeler de cette manière ? Alors qu'elle allait répliquer il réussi à lui voler ce baiser qu'il voulait tant depuis tout à l'heure, en restant sous le choc du fait qu'il ait réussi à l'avoir elle se laissa faire. Il s'en alla avec un petit clin d’œil la laissant sur ce banc, seule à essayer de comprendre ce qu'il venait d'arriver et ce qu'il risquait de se passer.

La jeune femme était restée un moment sur ce banc après que le serpentard l'ai laissé seule, elle cherchait à comprendre ce qu'il avait voulu dire. Mais rien ne venait, comme si son esprit était embrumé et qu'elle était incapable de réfléchir à quoi que ce soit, elle fixait le sol et se releva doucement. Elle chercha désespérément sa soeur dans les murs du château, elle avait besoin d'elle et de lui parler. Néanmoins, elle ne la trouva pas, ce qui eu pour effet de la faire se renfermer sur elle-même encore plus qu'elle ne l'était déjà. Même si elle croisait des élèves qu'elle appréciait, elle ne leur adressait aucun regard, sourire, bonjour, qu'elle ferait dans un état normal. Tout simplement, parce qu'elle avait envie d'être seule avec son double, que pour ce jour précis à ce moment-là, c'était comme une question de vie ou de mort pour elle et pourtant elle ne la trouvait pas. Même en passant devant la salle commune des gryffondors et demander à certains s'ils ne l'avaient pas vu, comme si elle avait disparu d'un seul coup du château. Mirka n'aimait pas cela, elle se sentait impuissante et ne savait pas quoi faire pour calmer cela, même s'amuser à faire souffrir quelqu'un de l'aiderait certainement. La seule personne qui aurait pu lui remonter le moral de cette manière était à Dumstrang, son aîné, aurait pu le faire, avec la mini-guerre qu'il y avait entre eux. Mais elle n'avait aucune chance de le trouver au prochain coin de couloir, puisqu'il n'avait pas fini ses études là-bas et puis leur père, les auraient prévenues elle et Zofia. Elle marcha donc encore dans les vastes couloirs de cet établissement, se sachant que faire et où aller, au pire des cas si elle croisait quelqu'un elle pourrait fuir s'il le fallait, il y avait suffisamment de cachettes dans ce château.

Mirka avait beau être l'une des filles qui pouvait attirer facilement l'attention de la gent masculine, même si l'on pouvait dire que c'était tout de même un sacré avantage, des fois cela pouvait passer pour un inconvénient. Surtout avec le passé qu'elle avait et cette réputation, quelque peu vrai qui la caractérisait dont elle ne pouvait faire oublier aux élèves qui aidaient bien sûr à l'entretenir à son grand dam. Elle s'était retrouvée au sixième étage, allez savoir comment, mais elle y était elle le reconnaissait, par la porte de la salle de retenue, non pas qu'elle s'y soit retrouvée bien souvent tout de même. Il n'était juste pas rare que l'un des professeurs lui demande d'accompagner un élève ou bien aller en chercher un. Mais là n'était pas le soucis de toute manière, au moins, elle savait où elle se trouvait c'était déjà cela en tout cas. Elle continua sa marche quand d'un seul coup en face d'elle, il y eu un jeune homme qu'elle aurait préféré évité et ne jamais rencontrer. Aaron Heathcliff, ce n'était pas qu'elle ne l'appréciait pas, si elle s'entendait potentiellement bien avec lui, mais disons que depuis qu'elle avait décidé qu'il pouvait l'avoir pour un soir. Il était devenu assez collant avec elle, une chose dommage puisqu'elle n'aimait pas vraiment cette partie, pourquoi ? La biélorusse en avait marre de voir des jeunes hommes qui voulaient plus avec elle que ce qu'elle voulait bien leur offrit et c'était ce qu'il voulait plus. Sortir avec elle officiellement, mais là, il ne fallait pas trop rêver quand même, cela faisait un petit moment qu'elle n'avait pas eu de petit ami officiel, officieusement, c'était possible, même si c'était un bien en grand mot. Mirka pensait plus souvent à dire c'était des amants point. Rien de plus une nuit comme ça, si cela se produisait, le jeune homme avait beaucoup de chances, puisque c'était bien rare que cela soit possible en tout cas. Et Heathcliff, non il ne fallait pas rêver, il ne ferait pas partie de chanceux.

La biélorusse entra dans les toilettes des garçons peur être pas la meilleure idée du siècle puisque c'était tout de même un jeune homme et il pourrait venir aussi s'il le souhait, ce qu'elle n'espérait pas. S'il l'avait vu, elle était certaine qu'il viendrait la rejoindre croyant que c'était une demande qu'elle lui avait pour qu'il arrive après. Elle se posa derrière la porte en essayant de l'empêcher de s'ouvrir, elle resta plantée là pendant un moment. Espérant au plus profond d'elle qu'il n'arrive pas, mais après quelques minutes personne ne s'était encore montré, elle soupira se laissa aller, expirant plus lentement. Au moins, elle était tranquille c'était déjà ça, mais qui pouvait dire qu'elle était seule hein ? Personne, mais il n'y avait aucun élève qui s'était montré encore, tant mieux pour elle en tout cas. Elle s'approcha des lavabos et se lava les mains par reflex, regarda le miroir, pris son ruban dans la poche arrière de son jean et commença à se préparer les cheveux afin de les attacher. Sauf qu'elle s'arrêta net, lorsqu'elle aperçut dans le miroir une silhouette qu'elle connaissait, elle attendit qu'il s'approche pour dire quoi que ce soit. Elle regarda le jeune homme avec effroi, le stress était en train de l'envahir, son frère ? Demyan ? Ici c'était impossible, il étudiait à Dumstrang depuis toujours. « Dumstrang ! » Elle dit cela à voix haute se fichant bien qu'il l'entende, c'était donc ça de quoi parlait les garçons au déjeuner et la nouvelle qu'elle avait dû savoir d'après Ezéckiel. Pourquoi n'était-elle pas étonnée que le serpentard soit au courant de cela avant elle ? Demyan avait du lui en parler dans l'une de leurs nombreuses lettres, mais elle, il avait décidé de lui garder la surprise, certainement afin de voir sa réaction au moment où elle se retrouverait pour la première face à lui à Poudlard. Elle détailla son frère un peu plus par le miroir, il avait déjà ce sourire qu'elle détestait chez lui, comme s'il avait déjà gagné, alors que rien n'était joué. Il avait l'écuissons des Gryffondors ce qui fit rire la jeune femme. « Cela te fait quoi d'être dans la même maison que Mère ? » Mirka parla d'une manière impassible, comme si elle ne voulait pas qu'il comprenne que la situation la dérangeait, mais cela, il avait déjà dû le comprendre, elle se retourna et le regarda de haut en bas. Etrangement elle ne lui parla pas dans leur langue, pas cette phrase, elle avait plus de sens en anglais, la langue de leur génitrice. « Qu'est-ce que tu fous ici Lewis ? » Comme si la cadette allait le laisser tranquille, de toute manière, il n'avait rien à faire à Poudlard, elle était chez elle. Il était sur son terrain à elle, il ne l'aurait pas de toute manière, il ne pourrait pas la battre ici, elle était bien trop connue et elle avait de nombreux avantages qu'il ne pourrait jamais avoir ici. Elle s'approche doucement de son aîné et lui chuchota tendrement. « Я рады бачыць вас зноў.1 » Hypocrisie totale, comme si elle était heureuse de voir le jeune homme de cette manière. Elle restait étrangement calme, entre la colère et le calme à vrai dire puisqu'elle s'impatientait. Et finalement elle utilisa leur langue maternelle pour lui dire cela.

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MessageSujet: Re: demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)   Dim 15 Avr - 10:10


Il était désormais temps de plier bagage. Cette fois-ci, le jeune Vladmirova ne faisait pas ses valises pour sa dernière année à Durmstrang mais pour Poudlard. Cette action regorgeait d'amertume. Tout d'abord, parce qu'elle signifiait qu'il avait échoué. Il n'était parvenu à obtenir sa dernière année à l'institut de Durmstrang, et il devait à présent refaire sa septième année s'il souhaitait obtenir ses ASPICs. Oh, Demyan n'était pas le genre de jeune homme cancre ou peu intéressé par l'école. Il n'était pas spécialement assidu et très scolaire en règle générale, mais le biélorusse mettait un point d'honneur à ce qui lui servirait plus tard. Ses études en faisaient partie. Il ne s'y consacrait pas corps et âme mais il s'était imposé une limite, un résultat minimum à obtenir. Ambitieux ? Sans doute. Demyan visait le meilleur pour son avenir, comme il l'avait toujours fait. Cette facette de sa personnalité venait autant de lui-même qu'avait été inculquée par son géniteur, d'ailleurs. Ladislas avait toujours su affliger une énorme pression à son fils aîné, pression que lui-même finissait par s'imposer par lui-même, comme s'il allait de soit qu'il soit toujours à 100% dans tout ce qu'il entreprenait. L'adolescent était exigeant, à n'en point douter. Et d'un orgueil sur-développé qui plus est, ce qui le rendait d'humeur particulièrement massacrante alors qu'il déposait ses différents rechanges de l'uniforme du collège de sorcellerie anglais dans sa valise.

Il aurait dû avoir cette année. Il aurait dû avoir finit ses études et être présentement à étudier pour remplacer son père dans un futur plus ou moins proche. Demyan avait depuis longtemps programmé son avenir ; ou était-ce son père qui l'avait lui-même prévu ? Dans tous les cas, depuis son plus jeune âge, l'aîné Vladmirova avait comme ambition de prendre la place de son paternel le jour où ce dernier ne pourrait plus exercer ses fonctions. Certes, ce n'était pas demain la veille que Ladislas Vladmirova déposerait les armes, mais tout de même, Demyan n'était pas spécialement un fan des cours divers et variés. Et il était encore moins enclin à l'idée d'être un redoublant, le garçon qui a raté son année, qui doit recommencer, repiquer. Il avait une très bonne excuse pour expliquer son échec : il n'avait pu assister aux examens. Et à Durmstrang, même lorsqu'on est fils du ministre de la magie de Biélorussie, on n'a pas le privilège de pouvoir repasser ses examens. Une année complète évincée par son infortune. S'il n'était jamais sorti cette soirée-là, s'il n'avait jamais été attaqué, en somme s'il n'était pas devenu un loup-garou, Demyan aurait finit sa scolarité de manière excellente. Mais non, manifestement, depuis cette soirée, tout devait être ré-évalué, refait, chamboulé. Le garçon voyait ses repères disparaître ou bien s'effondrer autour de lui, bien qu'il n'en disait mot. Il essayait d'affronter ses nouveaux démons seul, silencieusement. Il s'était toujours évertué à se montrer fort en toutes circonstances, si sa nouvelle lycanthropie ne pouvait atteindre quelque chose, c'était bien cela. Demyan ne s'apitoyait pas sur son sort. Il se contentait de ruminer dans les pires moments.

Il ne savait pas ce qui était le mieux : refaire sa septième année à Durmstrang ou à Poudlard. Le dernier institut permettait en quelque sorte à Demyan d'entrer dans un apparent anonymat. Bien sûr, étant donné que ses deux sœurs cadettes y étaient déjà élèves, l'aîné se doutait vite qu'on saurait qui il était. De plus que le garçon est loin d'être le genre d'énergumène à rester inaperçu plus de quelques secondes. Mais là-bas, il conserverait une part de secret. Un nouveau monde s'ouvrait à lui, une nouvelle vie, un réel chapitre débuterait. Un terrain de jeux s'offrait devant ses yeux, ce qui lui procurait une pointe d'excitation en toute sincérité. Mais là-bas, une autre culture et une autre langue l'attendaient patiemment aussi. De plus, il aurait à se rapprocher de sa mère, son ingrate et égoïste marâtre. Le biélorusse soupira d'exaspération à cette idée, la vision du visage de sa génitrice apparaissant dans son esprit, tel un parasite.

De toute manière, il pouvait se réconforter en se disant qu'il n'était pas à Poudlard pour obtenir ses ASPIC en priorité mais pour veiller sur ses sœurs. Ou plutôt, les rediriger vers le droit chemin. Aux yeux de Demyan, il n'y en avait pas une pour attraper l'autre : Mirka était horriblement volage et son aîné se demandait encore par quelle chance Ezéckiel désirait-il encore une telle femme qui avait vu la majorité des étudiants de Poudlard lui passer dessus, pour dire les choses crûment. En somme, Mirka était de petites mœurs, bien que contrairement à Zofia, elle possédait les bonnes valeurs au niveau du sang. Obscur, teigne, butée, elle avait du potentiel, malgré ses amusements déplaisants. Zofia, quant à elle... C'était la copie de leur mère. Pendant sa treizième année, la deuxième jumelle avait fait le choix de rejoindre les Résistants et ne point se plier aux idéologies soutenues par leur père. Ce qui lui avait valu le qualificatif de « déshéritée ». Pourquoi Demyan avait-il à veiller sur elle, alors ? D'une certaine manière, le jeune homme ne pensait pas vraiment que son père voulait qu'il surveille beaucoup Zofia mais qu'il se consacre plutôt au cas de Mirka. Zofia était un peu « ratée » dans son esprit, mais Demyan n'avait pas le cœur à abandonner sa sœur. Elle avait beau être à l'opposée de ce qu'elle devait être et de ce qu'aimait son frère, elle en restait sa sœur, et contre toute attente, l'adolescent s'était promis de veiller sur elle. Non pas « surveiller » mais « veiller ». Voilà toute la différence entre les deux jumelles. Il allait « surveiller » Mirka et « veiller » sur Zofia.

Voilà donc sa principale mission à Poudlard. Avec une septième année derrière lui, il ne devrait pas avoir trop de problèmes à décrocher ses ASPICs, même si la différence de langue pesait un peu dans la balance. Mais en une année, Demyan était bien déterminé à accomplir tous les objectifs qu'il possédait.

« Tu as tout ce qu'il te faut ? » Demyan leva les yeux vers son miroir où le reflet de sa mère était présent. Deux choses le hérissaient. La première : le fait que sa mère le fixe comme s'il était un condamné à mort, comme si c'était la dernière fois qu'elle le voyait et que demain, il serait un peu plus désintégré, que sa vie ne serait qu'une longue suite de souffrances et damnation jusqu'à la fin de sa vie qui serait probablement prématurée. Puis, il y avait son accent horriblement « british » qui jurait avec les termes russes. Le garçon avait presque eu envie de lui répliquer de parler anglais, si c'était pour parler russe de manière si abominable, mais il s'était vite dit qu'entendre de l'anglais serait tout aussi déplaisant. Tout ce qui s'apparentait à sa mère, à ses racines, à ce qui faisait d'elle ce qu'elle était, l'était forcément. Le jeune homme ne pipa mot, laissant deviner à sa mère que la réponse était affirmative. Elisabeth finit par s'approcher, dans un élan maternel, rompant une nouvelle fois le silence qui régnait dans la chambre de sa progéniture. « Tu verras, Poudlard, c'est charmant. » Demyan haussa légèrement les sourcils. Ces paroles lui rappelaient étonnement un moment de son passé, ces dires lui confirmaient presque que sa mère possédait des phrases toutes simples comme faites qu'elle balançait, ignare, dépourvue de toutes personnalités, improvisations, intelligence vive. « Comme l'Angleterre devait l'être, j'imagine. » répliqua d'un ton acide Demyan. « Vous verrez, l'Angleterre, c'est charmant » avaient été les derniers mots que sa mère avait prononcé avant de partir pour son pays d'origine avec ses sœurs, laissant ses fils derrière elle sans regrets, avec un père abusif. Demyan n'était jamais parvenu à lui pardonner cela, et ne lui pardonnait toujours pas. Il aurait pu accepter qu'elle le laisse lui, mais jamais il n'a pu digérer qu'elle laisse Timofei également. Comme le fait qu'elle vante toujours les mérites de Mirka avait tendance à rester coincé au fond de sa gorge. Demyan déplorait l'attitude de sa mère, à avoir ses chouchoux, même si son père avait tendance à posséder la même. Mais au moins, Ladislas ne déclarait jamais qui il préférait, et la plupart du temps, l'enfant favoris était celui qui semblait moins l'être car celui avec lequel il était beaucoup plus dur et mauvais. Son père ne démontrait jamais aucune preuve d'amour, sauf en situation de crise rarissime.

Lors de sa cérémonie de répartition, Demyan avait rejoint une autre fille d'environ son âge qui venait elle aussi d'une école différente. A eux deux, ils étaient passés après la horde de première année, à l'abri des regards comme s'ils étaient des petits cadeaux surprises faits au reste des élèves de Poudlard. D'un autre côté, ce n'était peut-être pas si mal, l'effet de surprise que Demyan réservait à ses sœurs s'en verrait plus que complet. Le vieux chapeau rapiécé prit place sur sa tête puis se mouva. Les minutes défilaient, les deux mangemorts en face de lui parlaient de « Chapeauflou », alors que le dit Choixpeau ruminait, énonçant des noms de maisons, réfléchissant tout haut, ou dans la tête du garçon, sur ce point-là, Demyan devait l'avouer, c'était assez confus. Serdaigle, Serpentard, Gryffondor, les trois maisons passaient en boucle, alors que la quatrième s'était vu évincée au bout de la troisième minute. Le garçon laissa un soupir filer entre ses lèvres, refrénant non sans difficultés l'irrésistible envie de balancer à ce sénile d'habit sorcier qu'on avait pas toute la journée. Finalement, au bout d'un peu plus de six minutes, le choixpeau déclara : « Gryffondor » au-dessus d'un Demyan impassible. La jeune femme qui passait après lui eut été répartie à Serpentard une seconde à peine avant que le choixpeau eut le temps de toucher son cuir chevelu.

« Gryffondor ». Le garçon fronça les sourcils alors qu'un préfet lui montrait ce qu'il avait à voir dans les grandes lignes. C'était la maison à laquelle sa mère avait été, si ses souvenirs étaient exacts, comme celle où Zofia étudiait. Un sourire en coin prit place sur le visage du jeune homme. Demyan pénétra finalement dans sa salle commune, un sourire fier de lui figé sur le visage. Plusieurs têtes se tournèrent vers lui. De toute évidence, il était déjà une attraction à Poudlard. Le garçon déplaça avec toute la délicatesse qu'il pouvait une fillette qui l'observait avec des yeux ronds comme des soucoupes et descendit dans les dortoirs. Lisant un à un les écriteaux, il finit par pousser le dortoir des septième année où son nom figurait et ôta sa robe de sorcier en premier réflexe, restant en uniforme tout simple. « Demyan ! » Le biélorusse se retourna, faisant face à un de ses amis d'enfance, Ilyas. Un large sourire étira ses lèvres tandis qu'il serrait vigoureusement la main de son ami. « Ilyas ! Ça fait plaisir de te voir ici. Qu'est-ce que tu racontes de beau ? » Les deux adolescents rattrapèrent vitesse grand V le temps perdu, ou du moins, une bonne partie et Demyan conclut au bout d'une bonne heure de discussion animée : « Je vais te laisser, j'ai un effet de surprise à réaliser. » Le garçon enfila une cravate aux couleurs de sa maison question de ne pas se faire réprimander dans les couloirs et glissa de nouveau dans le passage voilé par la Grosse Dame.

Demyan arpenta les couloirs, dans l'optique de s'approprier un maximum les lieux. Autant profiter qu'il n'ait pas cours pour se familiariser avec son nouvel environnement, après tout. Il parcourut de fond en comble le septième étage puis descendit au sixième. A ce niveau-là, il finit par pénétrer dans les toilettes des garçons, a priori. Le jeune homme jeta un coup d'œil par la fenêtre, la porte se refermant derrière lui bruyamment. De là, il avait vue sur ce qui devait être la « forêt interdite » un interdit qui alléchait beaucoup le nouveau Gryffondor, pour être parfaitement honnête. La porte des toilettes des garçons grinça de nouveau sur ses gonds et Demyan tourna la tête, intrigué par le nouveau venu. Ou plutôt, la nouvelle venue. Un air prodigieusement narquois se dessina sur les traits de l'aîné Vladmirova alors qu'il reconnaissait sa sœur, Mirka, dans un lieu qui n'était pas spécialement approprié à la jeune femme. Sa sœur demeura plantée contre la porte une bonne minute, comme si elle fuyait quelqu'un et voulait surtout l'empêcher d'entrer dans le lieu qu'elle retenait désormais par une méthode souverainement moldue. Quel déshonneur. Sa sœur, sorcière, n'était même pas fichue de sortir sa baguette magique pour refréner une bonne fois pour toute son adversaire. Demyan avait bien envie de sortir sa baguette magique pour jeter un sort sur cette fichue porte et faire sursauter sa sœur qui ne l'avait toujours pas vu par la même occasion. Un moyen excellent pour rabaisser et ramener à l'ordre Mirka. Mais sa cadette ne lui en laissa pas l'occasion, elle venait de quitter sa chère porte et se lavait désormais les mains, comme si de rien n'était. Demyan se déplaça silencieusement derrière la Serdaigle, qui finit par lever les yeux vers le miroir sans nul doute pour s'assurer qu'elle était toujours présentable et sursauta à la vue de son aîné. Un air terrorisé s'empara de son visage, si bien que l'expression « On dirait que tu as vu un fantôme » prenait désormais tout son sens dans l'esprit du Gryffondor. Ce dernier afficha un air aussi triomphant que moqueur. « Durmstrang ! » Demyan eut un léger rire. Voilà que sa sœur en perdait son latin. « Oui, entre autres. Mais tu peux aussi m'appeler Demyan. Bien que m'assurer que tu as toujours en ta connaissance quelques bribes de mon passé et celui qui aurait dû être tien si tu avais su t'en montrer à la hauteur est très généreux de ta part. » Un sourire victorieux étirant toujours ses lèvres, les yeux brillants de moquerie, le garçon fixait son interlocutrice, aussi arrogant que provocateur. « Cela te fait quoi d'être dans la même maison que Mère ? » Le jeune homme eut une mine faussement attendrie, laissant même un « oh » infantilisant s'extirper de ses lèvres. « Je vois que ta répartie est toujours aussi... Maigre. Et encore, c'est un euphémisme. » Demyan soupira, ennuyé par le peu de distraction que lui procurait sa cadette. Son insolence reprit cependant vite le dessus : « Mais si tu y tiens. Cela fait simplement que contrairement à toi, je suis dans la même maison du seul être que Père ait jamais aimé de toute son existence. » En toute réponse, son interlocutrice le dévisagea de la tête aux pieds, comme si elle souhaitait le déstabiliser par ce procédé. Cependant, Demyan était loin d'être un jeune homme complexé par son physique ou un quelconque trait de sa personne. Il s'assumait prodigieusement, si bien que toutes insultes, remarques ou sous-entendus faits à son égard ne l'atteignaient guère. « Qu'est-ce que tu fous ici Lewis ? » L'aîné Vladmirova leva les yeux au Ciel. Bien sûr, Mirka le savait pertinemment : il abhorrait le fait d'être appelé par son second prénom, celui aux consonances anglaises mais aussi celui que sa mère avait choisi, à son plus grand désarroi. Finalement, s'il y avait bien quelque chose qu'il n'aimait pas chez lui, c'était ce prénom. Malgré tout, il répliqua, d'un ton faussement compréhensif comme désolé : « Oh, ma présence te dérange déjà, peut-être, chère sœur ? » Mirka finit par s'approcher doucement de lui, lui murmurant : « Je suis ravie de te revoir. » Ses paroles transpiraient l'hypocrisie, et de toute manière, jamais l'aînée des jumelles pouvait clamer un telle chose honnêtement sans avoir un sérieux problème psychologique. Demyan croisa les bras contre sa poitrine, un sourire joueur naissant aux commissures de ses lèvres. « Je n'ai jamais compris pourquoi tu te forçais à dire des choses que tu ne penses pas mais qui devraient sonner agréables si tu n'étais pas aussi transparente. Sans doute voilà la différence entre toi et moi : je ne suis pas sournois mais bon comédien. » Demyan se retourna, s'installant contre le rebord de la fenêtre. Il déposa son regard sur la porte d'entrée des toilettes des garçons et interrogea : « Qui fuyais-tu donc de manière si grossière, en retenant la porte par ton poids comme si tu n'avais jamais possédé de baguette magique ? Un nouveau troisième année qui vient d'atteindre la puberté et que tu n'as pas encore eu l'occasion d'essayer ? » Demyan se hissa un peu plus sur le rebord de la fenêtre, de manière à être en position assise et également toujours plus haut que son interlocutrice. Depuis le début de son échange avec Mirka, il n'avait prononcé un mot en anglais, et il faut dire qu'il ne se risquait pas à tenter la langue de Shakespeare en présence de sa sœur qui n'hésiterait pas une seconde à bien rire de lui. Bien heureusement, Ilyas lui avait promis de l'aider avec la langue du pays. En immersion totale et avec de la bonne volonté, Demyan devrait bien finir par savoir se débrouiller dans cette fichue langue. Le biélorusse attira de nouveau son attention sur sa sœur, dévisageant celle-ci comme elle l'avait fait avec sa propre personne quelques temps auparavant. « Je me demande encore ce que ce pauvre Ezéckiel te trouve pour toujours vouloir de toi. » Le jeune homme entrelaça ses doigts, comme il avait l'habitude de faire. Une manie que leur père avait également, d'ailleurs, ce qui pouvait en faire chez Demyan un mimétisme. « Je peux comprendre qu'il veuille de toi un coup de temps en temps entre deux portes, mais pour toute la vie, avec une bague au doigt, non. Ça, ça me dépasse totalement. Enfin, peut-être finira-t-il par retourner sa veste au dernier moment. Ce serait plutôt distrayant, tu ne penses pas ? » Un sourire amusé. « Et tu finiras seule, avec des chats grassouillets que tu considéreras comme tes enfants, parce qu'au bout d'un moment, la solitude t'aura rendue tellement folle... » Il fronça les sourcils légèrement. « Peut-être l'es-tu déjà, d'ailleurs. Ça t'arrive de te sentir seule, Mirka ? C'est vrai que des énergumènes dans ton genre, ça se trouve facilement dans la rue mais peut-être pas à tous les couloirs de Poudlard. Dans tous les cas, tu commences bien à voir des fantômes. » Le sourire du biélorusse s'évanouit, un air grave surplombant ses traits. « Qu'est-ce qui te dit que je suis vraiment là ? Tu l'as bien dit par toi même : je suis sensé être à Durmstrang. Qu'est-ce que je ficherai à Poudlard, si ce n'est que pour te hanter ? Mais qui sait, peut-être que tu te réveilleras bientôt... » Demyan se laissa glisser du rebord de sa fenêtre, s'approchant promptement de sa sœur avant de clamer d'une voix forte un « Bouh ! » qui fit sursauter celle-ci et éclater de rire le premier.
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MessageSujet: Re: demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)   Lun 21 Mai - 5:11



Le rire de l'aîné Vladmirova n'avait guère manqué à la cadette de la famille, surtout qu'elle le trouvait aussi exécrable que celui de son propriétaire. Elle commençait déjà à haïr Xander et Andrew de ne lui avoir rien dit sur ce qui pouvait bien ce tramer ici avec des élèves de Dumstrang. Néanmoins, pour l'instant il n'y en avait qu'un. Son aîné. Celui qui aurait pu la repousser le plus vite possible comment ferait-elle pour le supporter maintenant qu'il était à Poudlard ? Chez elle, elle avait eu la chance qu'il ne puisse pas approcher cet endroit, pas encore et maintenant tout était gâché à cause de Demyan. Mirka devrait prendre sur elle, dès qu'elle le voyait pour ne pas perdre son calme. Oh non, elle ne devrait pas le perdre, cela ne ferait plus que plaisir au jeune homme qu'elle se laisse avoir aussi facilement. « Oui, entre autres. Mais tu peux aussi m'appeler Demyan. Bien que m'assurer que tu as toujours en ta connaissance quelques bribes de mon passé et celui qui aurait dû être tien si tu avais su t'en montrer à la hauteur est très généreux de ta part. » Mirka roula des yeux, oser parler de cette manière à sa cadette, oui c'était tout le propre de l'aîné. La partie qui devait la rabaisser eu l'effet qu'il souhaitait, tout du moins à l'intérieur, leurs parents sans le vouloir avaient installé cette compétition entre eux. Et aggraver le peu de relation assez positive qui les liaient, puisque mise à part lorsqu'ils pouvaient jouer des mauvais tours à des moldus, ils ne s'entendaient guère. Le fait que Demyan lui rappelle qu'elle aussi aurait dû s'y retrouver la fit d'ailleurs grimacer, Mirka espérait que le brun n'ait rien vu, mais le connaissant il n'avait pas dû en louper une miette des réactions de sa cadette. Bien trop heureux de lui faire autant de mal qu'il pouvait. Néanmoins, elle ne comptait pas répondre à la provocation, non cela lui plairait trop et faire plaisir à son aîné était la dernière chose que la serdaigle souhaitait. « Je vois que ta répartie est toujours aussi... Maigre. Et encore, c'est un euphémisme. » L'attaque qu'elle lui avait offerte en le voyant, n'avait pas eu l'effet qu'elle souhaitait, chose qui l'irrita plus qu'autre chose, la brune regarda son aîné sans siller. « Mais si tu y tiens. Cela fait simplement que contrairement à toi, je suis dans la même maison du seul être que Père ait jamais aimé de toute son existence. » Au moins, l'aîné Vladmirova approuvait le fait que leur paternel ait aimé leur mère, bien sûr, sinon il ne l'aurait jamais épousé et n'aurait souillé son sang-pur en lui faisant des enfants. Mais Mirka, se fichait bien de ne pas être dans la même maison que leur mère, puisqu'elle aimait la sienne, y grandir avait été le meilleur des apprentissages pour elle. Chose que Demyan ne comprendrait certainement pas. « Oh, ma présence te dérange déjà, peut-être, chère soeur ? » Mirka sourit en regardant son frère, bien sûr, mais elle ne lui répondrait pas, rien que pour ne pas lui plaire. « Je n'ai jamais compris pourquoi tu te forçais à dire des choses que tu ne penses pas mais qui devraient sonner agréables si tu n'étais pas aussi transparente. Sans doute voilà la différence entre toi et moi : je ne suis pas sournois mais bon comédien. » La sedaigle perdit le sourire qui s'était dessiné entre ses lèvres, Demyan, était ignoble, elle le savait depuis toujours. Cependant, il n'atteignait pas encore le sommet, il devait encore avoir quelque chose en tête afin de remettre sa cadette à sa place.

Alors qu'elle le regardait se mettre contre la fenêtre en en profita pour souffler un peu tant qu'il ne la voyait pas. Il la toiserait forcement, elle le savait mieux que personne, essayant de voir ce qu'il pourrait lui reprocher encore vis-à-vis de sa tenue. « J'aurais au moins l'avantage de ne pas voir ta tête de troll tous les jours. » Cela avait filé entre ses lèvres sans qu'elle puisse y faire quoi que ce soit et surtout arranger sa phrase, elle était même persuadée avoir fait une faute dans sa prononciation. Ne plus parler leur langue aussi souvent qu'elle le voulait, lui faisait perdre certaines intonations et cela, Demyan ne se cacherait pas de lui en faire la remarque. « Tu ne ressens pas encore de dépaysement ? C'est terrible de vivre cela, je ne suis pas certaine que tu puisses le supporter maintenant. » Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de la préfète en chef, bien sûr qu'il y arriverait, surtout que Zofia et elle l'avait fait. Néanmoins, il était plus âgés qu'elles, cela serait certainement un peu plus difficile pour lui, certainement. Elle regarda Demyan un instant avant de tilter et Timofei ? Où était-il lui ? Les professeurs ne lui avaient rien dit, vis-à-vis de ses frères, elle se demandait pourquoi, en tant que préfète en chef, elle aurait dû le savoir. Mais pourquoi lui avaient-ils cachés cela. « Arranges ta chemise on voit tes cicatrices. » La manière dont elle avait parlé à son frère n'était pas méchante ni ne relevait étrangement de la moquerie. Bien au contraire, elle se doutait qu'il ne veuille pas que les gens voient ce qu'il s'était passé. Et donc la présence de ses cicatrices.

« Qui fuyais-tu donc de manière si grossière, en retenant la porte par ton poids comme si tu n'avais jamais possédé de baguette magique ? Un nouveau troisième année qui vient d'atteindre la puberté et que tu n'as pas encore eu l'occasion d'essayer ? » La jeune fille sourit en haussant simplement les épaules, bien entendu, cela serait lui qui serait volage, tout le monde penserait que c'est normal. Néanmoins, comme c'était Mirka, elle n'était pas la jeune femme respectable qu'elle devrait être. La curiosité perdrait Demyan un jour, surtout lorsqu'elle était tournée vers sa cadette, qui ne comptait pas lui offrir tout ce qui pouvait lui plaire. « Je me demande encore ce que ce pauvre Ezéckiel te trouve pour toujours vouloir de toi. » Alors là, c'était une très bonne question, elle aussi se le demandait, sauf qu'il y avait une chose que le nouvel arrivant à Poudlard ne savait pas. Le fait que sa soeur interdisait à son futur époux tout contact physique, enfin il devait le savoir, mais il devait penser qu'elle se laissait avoir par lui comme par les autres, aussi facilement. Sauf que l'aîné ignorait, qu'elle n'était pas aussi facile qu'il pensait à avoir. Se doutant qu'il y aurait forcement une suite à ce qu'il lui racontait, elle attendit qu'il finisse avant de lui répondre. « Je peux comprendre qu'il veuille de toi un coup de temps en temps entre deux portes, mais pour toute la vie, avec une bague au doigt, non. Ça, ça me dépasse totalement. Enfin, peut-être finira-t-il par retourner sa veste au dernier moment. Ce serait plutôt distrayant, tu ne penses pas ? » Il pensait donc que sa soeur ne valait pas la peine d'être épousée ? En même temps, elle-même ne comprenait pas pourquoi il voulait toujours d'elle. Alors, qu'elle faisait tout afin qu'il la haïsse et ne veuille plus d'elle, histoire qu'il rompe lui-même les fiançailles, ainsi, le paternel des Vladmirova ne pouvait rien dire. Néanmoins, le fait qu'il retourne sa verste au dernier moment, comme l'insinuait Demyan, ne plairait guère à la jeune femme. On ne laisse pas tomber Mirka Vladmirova, sous n'importe quel prétexte. Elle regarda son aîné avec un air noir, il ne faisait pas très bon dans les toilettes du sixième étage entre les deux biélorusses. « Et tu finiras seule, avec des chats grassouillets que tu considéreras comme tes enfants, parce qu'au bout d'un moment, la solitude t'aura rendue tellement folle... » Mirka se mit à rire à ce qu'il dit cela, sa cadette folle ? Sérieusement ? Non il ne fallait pas trop y croire quand même. Avant qu'elle perde la tête, elle s'en serait passer des années et des choses. La seule chose qui pourrait réellement la serdaigle folle, était de perdre sa jumelle. Là oui. Elle pourrait se retrouver à tel point bouleversée, qu'elle pourrait être dangereuse, pour elle, mais aussi pour les autres. Perdre Zofia, serait certainement la seule chose dans sa vie à laquelle la biélorusse ne pourrait jamais se remettre. Ne plus jamais pouvoir voir son double, serait la pire horreur pour elle.

« Peut-être l'es-tu déjà, d'ailleurs. Ça t'arrive de te sentir seule, Mirka ? C'est vrai que des énergumènes dans ton genre, ça se trouve facilement dans la rue mais peut-être pas à tous les couloirs de Poudlard. Dans tous les cas, tu commences bien à voir des fantômes. » La jeune femme regarda son frère sans le lâcher des yeux, elle se demandait ce qu'il allait bien pouvoir lui faire encore, il était capable de tellement de choses afin de la rendre chèvre. Surtout qu'il s'amusait bien souvent à l'ennuyer et là, il le pouvait. Elle avait beau avoir l'avantage de connaître le terrain, il avait celui de l'effet de surprise. Et à leur niveau, ce point-là n'était pas négligeable. Mirka roula des yeux pour la partie où il la traitait de fille de joie, elle ne se faisait pas payer à ce qu'elle sache. Cela l'énervait elle était en train de bouillonner en elle, mais ne voulait pas sortir de ses gonds, à ça non, il serait que trop heureux d'avoir réussi. Cependant, elle savait qu'elle ne tiendrait tout de même pas longtemps, il suffisait qu'il en rajoute une toute petite couche et elle craquerait d'un instant à l'autre. Mirka respira donc profondément, afin d'essayer de rester le plus calme possible. S'énerver maintenant, face à lui, après seulement cinq minutes à le supporter ne se faisait pas. Il fallait qu'elle attente encore. « Qu'est-ce qui te dit que je suis vraiment là ? Tu l'as bien dit par toi même : je suis sensé être à Durmstrang. Qu'est-ce que je ficherai à Poudlard, si ce n'est que pour te hanter ? Mais qui sait, peut-être que tu te réveilleras bientôt... » Hum non elle savait déjà qu'elle rêverait et même dans ses pires cauchemars, elle ne penserait pas qu'il puisse arriver à Poudlard. Alors, ça non. C'était la pire des choses pour elle, Mirka n'y aurait pas pensé que se fut possible si elle ne s'était pas retrouvée face à son aîné quelques instants plutôt. La serdaigle ne lâcha pas le brun des yeux, se demandant ce qu'il allait encore lui faire subir. Il se laissa donc glisser de son point et s'approcha plus vite d'elle, que la jeune femme l'aurait voulu. « Bouh ! » Mirka ne s'y attendait pas et sursauta sur le coup, alors qu'elle entendait le rire ignoble de son aîné.

Dans un élan étrange la jeune fille s'approcha de son frère, bon d'accord, elle était plus frêle que lui, alors elle aurait forcement beaucoup moins de force. Mais comme dit précédemment, rien ne valait le bon effet de surprise. Elle le poussa aussi violemment qu'elle pouvait contre le mur et sorti sa baguette afin de la pointer juste sous le menton de son frère. « Tu vois je peux avoir des réactions de sorcière quand je veux. Je trouvais juste qu'il était inutile à ce moment-là d'utiliser ma baguette contre un vulgaire crapaud à lunettes. » Mirka sourit en regardant son frère, sachant très bien qu'il n'aimerait pas cette position bien longtemps, elle recula tout en gardant sa baguette pointée sous son menton. Elle préférait juste s'écarter au cas où. « Crois-moi j'ignore aussi pourquoi Ezéckiel veut toujours de moi, j'ai pourtant tout essayé pour lui faire comprendre que je ne voulais pas de lui. Quel gâchis. » La serdaigle ne fini pas son idée, puisque cela pourrait malheureusement retomber aux oreilles du serpentard et cela il en était hors de question. Il serait trop heureux de savoir que malgré tout ce qu'elle pouvait lui dire, elle le trouvait à son gout. « Disons que s'il change d'avis, je préférerais qu'il le fasse avant que l'on ait fini préparer le mariage. Même si je m'en fiche, je crois bien que Père ou Mère ne serait guère de cet avis. » Une chose était certaine, la jeune fille n'avait jamais compris pourquoi son père avait décidé de l'épouser. Surtout que le fils d'un mangemort de sang-pur, l'épouser elle une vulgaire sang-mêlé, souillerait son sang. « Tu n'as pas répondu à ma question. » La serdaigle lui parla assez sèchement et repris. « Alors quelle est la raison pour laquelle tu te retrouves à Poudlard ? »
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MessageSujet: Re: demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)   Dim 8 Juil - 10:05


Demyan toisa sa sœur. Il était certain qu'en règle générale, il est plus fréquent d'assister à des retrouvailles chaleureuses entre un frère et une soeur qui ne se sont pas vus depuis longtemps et qui se voient de plus très peu que d'avoir affaire à un tel spectacle. Tout comme souvent, les individus s'infligent une quelconque limite concernant des choses à dire et ne pas dire, à faire et ne pas faire, vis-à-vis de leurs proches. Mais Demyan ne faisait rien de très commun, de très ordinaire en ce qui s'apparentait à tous ses rapports sociaux. De plus, quant à la relation qu'il entretenait avec sa sœur cadette, elle était assez chaotique pour que ce genre de rencontre soit tout à fait normale. L'adolescent guetta le moindre signe de faiblesse apparent chez son interlocutrice, insatiablement à l'affût. Le biélorusse tirait un malin et sadique plaisir à rabaisser la Serdaigle, à la faire tourner en ridicule, et surtout, à la conserver à une place inférieure à lui. Sur ce dernier point, il fallait néanmoins avoir conscience que leurs parents les avaient motivés à imposer une hiérarchie plus ou moins visible pour laquelle les deux aînés de la famille Vladmirov se battaient continuellement. Et pour Demyan, c'était quasiment de bonne guerre.

Mirka composait après tout un adversaire de taille. C'est d'ailleurs exactement pour cette raison qu'il ne s'attaquait jamais à Zofia ou Timofei, les deux autres membres de sa famille. La jumelle définissait le parfait opposant, quelqu'un à son niveau et qui jetait autant que lui de l'huile sur le feu de leur fraternité éreintante. On aurait pu croire qu'il s'agissait d'un jeu sans merci entre le frère et la sœur mais c'était pire que ça. C'était la réalité. Quasiment une question de vie ou de mort. Intégralement une question de réputation. Demyan lâcha toutes les moqueries et réprimandes qui pouvaient lui passer par la tête et avaient rapport avec les dires de sa soeur sans retenue aucune et lorsqu'il eût finit, il se distança légèrement, s'installant sur le rebord d'une fenêtre. Ils se renvoyaient constamment la balle, à qui finirait par se la prendre en pleine figure. Aux traits tirés de sa cadette, le biélorusse devinait qu'il était parvenu à toucher son interlocutrice, ou dans tous les cas, que l'effet de surprise avait procuré des dimensions réellement intéressantes comme plaisantes pour le garçon à la situation. Demyan dévisagea sans merci sa soeur, le silence s'installant entre les deux Vladmirov. Il haussa les sourcils d'un air aussi provocant qu'arrogant, s'impatientant vis-à-vis du silence de la septième année. Finalement, le venin de celle-ci fusa.

« J'aurais au moins l'avantage de ne pas voir ta tête de troll tous les jours. » Un fin sourire narquois étira les lèvres du garçon. Il jubilait d'entendre sa soeur parler leur langue maternelle, en particulier lorsque celle-ci montrait qu'elle ne l'avait pas effectué depuis quelques temps et qu'elle y effectuait quelques fautes de prononciation. Il était certain que beaucoup ne s'en moquerait pas, étant donné que Mirka était après tout bilingue quoi qu'on en dise et qu'elle était immergée dans un pays anglophone depuis ses onze ans, n'ayant affaire au biélorusse qu'un mois à l'année. Cependant, il y avait quelque chose dans sa manière de parler qui le hérissait. « Tu ne ressens pas encore de dépaysement ? C'est terrible de vivre cela, je ne suis pas certaine que tu puisses le supporter maintenant. » Le sourire du jeune homme s'accentua. Elle craignait qu'il trouve la vie trop difficile et s'en retourne au pays ? Sérieusement, sa sœur le jugeait-elle si faible de caractère ? Demyan avait largement la force, selon lui, de passer l'année à Poudlard. Il savait s'adapter. Après tout, il réussissait à gérer sa lycanthropie plutôt bien vu les circonstances, alors ce n'était pas l'Angleterre qui risquerait de l'effarer. Néanmoins, il se doutait du petit jeu auquel jouait sa soeur. Cette psychologie infernale. Prononcer des malaises auxquels on n'a jamais pensé et puisqu'ils ont traversé par surprise notre esprit à cause d'un interlocuteur quelconque, il ne nous quitte jamais vraiment, sournois. Heureusement, Demyan avait déjà fait affaire à cela et était déterminé à ne pas se laisser miner par les viles stratagèmes de sa cadette. « Arranges ta chemise on voit tes cicatrices. » L'adolescent baissa les yeux vers son torse, ne remarquant pas spécialement que de quelconques cicatrices puissent être visibles. Il se laissa néanmoins glisser de la fenêtre pour être au même niveau que sa soeur sur le sol, enfonçant d'un geste qu'il voulait négligent mais surtout efficace un peu plus les pans de sa chemise dans son pantalon. Le ton de la biélorusse n'était pas spécialement méchant ou moqueur, il était quasiment attentionné et serviable, ce qui désamorça légèrement le garçon. Surtout que sa précision de « maintenant » vis-à-vis de son hypothétique mal du pays n'aidait pas. Mirka essayait-elle de jouer sur la corde sensible par définition de son frère en évoquant les mésaventures de l'été passé ? Manifestement, elle semblait bien motivée à les utiliser contre lui, sinon, elle ne les aurait pas évoquées de cette manière. A cette idée, un air frustré apparut sur le visage de l'aîné. Il ne désirait pas en entendre parler jour et nuit et surtout pas au milieu de n'importe quelle conversation, comme un parasite récalcitrant, omniprésent. Il ne souhaitait pas être hanté constamment par cela. D'accord, c'était une bonne manière de renvoyer la balle de la part de sa soeur et il devait s'y attendre : c'était tout à fait son genre, son niveau de jeu. Le frère et la soeur n'avaient aucune pitié l'un envers l'autre, aucune retenue. Ils se frapperaient probablement à terre s'ils en avaient un jour l'occasion. Pourtant, cela ne changeait pas que c'était désagréable d'être celui qui se fait agresser par l'autre. Rapidement, le Gryffondor se demanda si sa sœur avait conscience de la sensibilité de cette partie de sa vie. A quel point elle pourrait l'anéantir en jouant sur ça, à quel point ça pouvait le rendre vulnérable, lui gâcher même l'existence à perpétuité. Après tout, Mirka ignorait à l'heure actuelle que Demyan était un loup-garou, elle savait simplement qu'il avait été battu presque à mort. Elle pouvait croire à une réelle blessure d'orgueil chez son frère. Comme elle pouvait vite se douter qu'il y avait bien plus en-dessous de ça. Que son aîné lui voilait un énorme secret. Un secret destructeur et auto-destructeur. Un soupir agacé fila entre les lèvres du jeune homme à cette idée. Il se battrait contre sa propre soeur s'il le fallait pour que sa lycanthropie demeure inconnue. Mais avant d'envisager des procédés si drastiques, il était crucial de chasser ces idées puis ces craintes et revenir dans l'instant présent tout en arborant un masque des plus impassibles. Ne rien laisser transparaître. Sa soeur n'était pas dupe, elle pouvait parfois lire en lui comme dans un livre ouvert s'il se laissait aller ne serait-ce qu'une seule seconde. « Ne t'inquiète pas pour moi, je ne risque pas de partir de sitôt. Je me sens très bien ici, vois-tu. » Il afficha un sourire triomphant et hautain qui s'évanouit rapidement pour un air de dégoût. Il cracha, se rendant compte enfin de ce qui lui avait déplu dans la manière de parler de Mirka : « Je déteste ton accent. » Et encore, le mot lui semblait bien trop faible. Elle parlait biélorusse avec un léger accent britannique, comme leur mère le faisait. Demyan ne le supportait pas, tout comme il vouait une haine viscérale à tout ce qui se rapprochait de près ou de loin à sa génitrice. Il ajouta méchamment, dans trois mots qui renfermaient toute la rancœur qu'il possédait vis-à-vis d'Elisabeth : « Il est abominable. » Il planta son regard dans celui de sa cadette et articula d'un ton catégorique. « Tu devrais faire quelque chose pour y remédier ou ne plus jamais parler biélorusse. » Il reprit place sur la fenêtre.

Souhaitant changer de sujet, il se remémora vite l'entrée fracassante de sa cadette dans les toilettes des garçons et en joua. Il mena sa petite plaisanterie jusqu'à fabuler sur sa possible présence dans la pièce et acheva son spectacle en faisant sursauter son interlocutrice. Il ne put retenir un rire tonitruant à la réaction de Mirka. Il était bien vrai qu'il pouvait être ignoble avec elle, mais l'on pouvait qualifier tout cela comme de l'amour vache. De plus Mirka possédait des armes toutes aussi puissantes que lui. Des Vladmirov, ils étaient sans nul doute les plus mauvais, dangereux et redoutables. Coupant net son rire, la Serdaigle poussa violemment son frère contre le mur, plaçant sa baguette magique sous son menton. Un rire amusé étira les lippes du frère. « Tu vois je peux avoir des réactions de sorcière quand je veux. Je trouvais juste qu'il était inutile à ce moment-là d'utiliser ma baguette contre un vulgaire crapaud à lunettes. » Mirka se distança, conservant néanmoins sa baguette sous son menton. « Crapaud à lunettes », c'était exactement comme Demyan avait l'habitude de surnommer Timofei, de manière cependant affectueuse pour le coup, bien qu'il était difficile à dire que Demyan puisse démontrer de l'affection pour quiconque. Mais concernant Timofei, c'était indéniable : il aimait son frère. Après tout, il s'en était occupé parfaitement. Il avait su prendre soin de lui, le protéger contre leur père, lui inculquer les valeurs de la famille et faire en sorte qu'il s'en sorte bien aux yeux de leur géniteur, bien que Timofei n'avait pas spécialement le tempérament adéquat pour s'attirer les bonnes grâces de Ladilsas. Toutefois, à défaut d'être le favoris, il pouvait très bien jouer en vue de s'en sortir indemme. C'était ce sur quoi Demyan s'était penché. Il aurait très bien pu abandonner son frère comme sa mère, mais il n'avait jamais su le faire. Instinctivement, il avait prit son rôle de grand frère et même de mère à l'adresse de son frère. En quelques sortes, Timofei était l'individu qui rendait Demyan humain. Malgré tout, l'aîné Vladmirov persifla : « Il est toujours temps de sortir ta baguette, Mirka. Ce sont les faibles qui ignorent leurs adversaires et jugent inutile de gaspiller leur énergie. Bien sûr ! Ce serait vain pour eux. Les forts, cependant, leur clouent le bec par la force. Ton dédain ne vaudra rien si tu ne sais pas te faire respecter par un « vulgaire crapaud à lunettes ». »

« Crois-moi j'ignore aussi pourquoi Ezéckiel veut toujours de moi, j'ai pourtant tout essayé pour lui faire comprendre que je ne voulais pas de lui. Quel gâchis. » Le garçon eut un léger rire, se redressant légèrement contre le mur. Il fit écho à son interlocutrice, d'un air entendu : « Quel gâchis, comme tu dis. » « Disons que s'il change d'avis, je préférerais qu'il le fasse avant que l'on ait fini préparer le mariage. Même si je m'en fiche, je crois bien que Père ou Mère ne serait guère de cet avis. » Demyan haussa les épaules d'un air négligent, bien qu'il semblait agacé à l'idée d'entendre parler de leur Mère. Il saisit d'un geste vif la baguette magique de sa soeur et l'abaissa, de manière à ne plus être menacé par sa cadette. « Tu n'as pas répondu à ma question. Alors quelle est la raison pour laquelle tu te retrouves à Poudlard ? » Un sourire joueur apparut sur le minois du garçon. « Parce que tu crois que c'est de tes affaires, peut-être ? » Demyan passa une main dans ses cheveux, dégageant une mèche de son front qui lui barrait la vue. Il plissa légèrement les yeux, une idée en tête. « Père m'envoie. Et le dévoilement de la raison des décisions de Père n'est pas gratuit, même pour la famille. » Il tapota, taquin, le menton de la Serdaigle. Il croisa les bras contre sa poitrine, machiavélique. « Mais on peut toujours s'arranger. Je suis ouvert à toutes propositions. A quel point veux-tu savoir pourquoi tu te ramasses ton cher frère entre les pattes, Mirka ? »

Demyan se distança, effectuant quelques pas dans la pièce. « Quoi que, faut dire que je doute que tu aies en ta possession quoi que ce soit qui m'intéresse. Ou que je n'ai pas. » Il reprit place face à sa soeur. « Et je ne suis pas à vendre non plus, contrairement à certains. » Il leva les yeux au ciel, personnellement exaspéré par ce genre de personnes. « Ainsi, je pense que cela restera une question sans réponse pour toi, chère sœur. Tu n'as plus qu'à apprendre à vivre avec. » Il eut un demi-sourire faussement compatissant et haussa une épaule d'un air détaché. Puis, il interrogea, l'air ennuyé par le peu d'activités environnant : « Autre chose ? Zofia doit certainement t'attendre à la porte des toilettes pour te coller aux basques. » Demyan fronça les sourcils. Il ne comprenait pas toute cette loyauté que la deuxième jumelle entretenait à l'égard de la première. Surtout que Mirka n'avait pas hésité à tourner le dos à la Gryffondor quand celle-ci avait besoin d'elle face à son opposition contre leur père suivi de son bannissement de l'héritage familial. Apparemment, Zofia ne possédait pas grande rancune en elle. Ou grande force de caractère. Ou bien les deux, à voir. Demyan eut un sourire narquois à cette idée. Mieux valait en rire que de s'en désoler.


Spoiler:
 

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S’il incarnait le vent froid de l’Est,
elle était le souffle chaud du sud.


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MessageSujet: Re: demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)   Mer 19 Sep - 3:25

si tu crois que tu vas m'avoir comme ça, rêves pas grand-frère.

Sérieusement, lui à Poudlard c'était plus qu'ennuyeux, certes l'aînée des jumelles était heureuse de retrouver son petit frère, mais l'ainé non. Il ne fallait pas trop exagérez tout de même. Sauf que malheureusement pour elle, Mirka ne pouvait pas y faire grand-chose, surtout qu'elle ne pouvait pas trouver quoi que ce soit sur son frère afin de le punir ou qu'il soit puni. Il n'avait rien fait de mal, encore. Elle trouverait bien comment faire qu'il la laisse tranquille, parce que pour le moment, l'effet de surprise qu'il avait sur sa soeur était indéniable et elle ne pouvait rien y faire. Demyan devait en être ravis d'ailleurs d'avoir cet atout sur sa cadette. De la surprendre de cette manière, elle ne s'était réellement pas douté qu'il puisse se retrouver à Poudlard cette année. Elle ne se gênerait pas de toute manière afin de lui faire comprendre qu'il n'était pas le bienvenue dans cette école de sorcellerie. Il n'avait qu'à finir ses études à Dumstrang comme il estimait que c'était mieux. La jeune femme n'avait jamais pu digérer le fait que cela dû être sa soeur et elle qui partirent à Poudlard et leurs frères dans l'institut Dumstrang, sauf qu'il le savait que trop qu'elle aurait bien aimée s'y retrouver également. Sauf que le problème d'avoir son aîné à Poudlard était de devoir le supporter lui, beaucoup plus souvent que lors des périodes de vacances. « Ne t'inquiète pas pour moi, je ne risque pas de partir de sitôt. Je me sens très bien ici, vois-tu. » Roulement des yeux de la part de la cadette, sérieusement, il comptait jouer ce jeu-là longtemps avec sa soeur. Il ne tiendrait pas longtemps en Angleterre, elle le savait, elle le sentait, une fois qu'il aurait terminé son cursus il s'en irait et tant mieux d'ailleurs. Mirka n'avait pas besoin de croiser sa face de troll tous les jours dans la grande salle. « Je déteste ton accent. » La jeune femme haussa les épaules, ce que venait de lui annoncer son frère aîné lui faisait ni chaud, ni froid. En fait elle s'en fichait totalement de ce qu'il pouvait bien penser de sa manière de parler et surtout elle estimait qu'il avait rien à dire donc cela ne la touchait pas le moins du monde. Etonnement c'était comme si cela était passé par une oreille pour en sortir par l'autre. Elle avait l'habitude qu'il déteste beaucoup de choses chez elle, donc une chose de plus ou de moins et de toute manière ce n'était pas à Poudlard qu'elle était obligée de parler le biélorusse. Si elle le faisait avec son frère c'était par pure délicatesse à son égard, pauvre enfant, lui qui s'éloignait de son cher pays d'enfance qu'il aimait tant et surtout parce qu'elle se doutait qu'il n'avait pas encore toutes ses bases en anglais. Bientôt, elle n'aurait plus cette délicatesse et le forcerait à parler dans la langue de leur mère. « Il est abominable. » Nouveau haussement des épaules pour la cadette, elle ne pouvait rien y faire. « Tu devrais faire quelque chose pour y remédier ou ne plus jamais parler biélorusse. » Un rire sorti de la bouche de la jeune femme elle regarda son frère d'un air attristé, dommage qu'il ne lui plaise pas, mais ce n'était pas très problématique pour elle. Tout du moins, elle s'en fichait tellement qu'il trouve cela, que c'était comme si ce n'était pas si grave que cela. De toute manière ce n'était qu'un détail rien de plus, il devait le comprendre tout de même. « Tu crois ? Oh, mais moi qui croyais que je parlais merveilleusement bien. Enfin savoir que tu le détestes, j'adore. » Mirka haussa les épaules, comme si en fait elle s'en fichait, ce qui était totalement vrai et si en plus elle pouvait en profiter pour l'ennuyer ? Et bien cela ne ferait que l'aider et donc elle en était bien heureuse, chose que l'aîné Vladmirov ne pouvait certainement pas comprendre. Sauf qu'elle ne voyait pas de quelle manière elle pourrait lui faire comprendre que cela lui faisait de belles jambes qu'il déteste son accent biélorusse.

La situation s'était retournée contre le gryffondor qui se retrouvait plaqué au mur par sa cadette, baguette de celle-ci sous le menton, elle n'hésiterait pas à utiliser la magie face à lui. Même s'il était interdit de le faire en dehors des cours donnés dans une salle de classe. Elle pouvait toujours dire que c'était par simple auto-défense, ou bien qu'il provoquait des problèmes dans les couloirs, après tout elle était préfète en chef, elle avait donc un avantage indéniable sur son frère. D'avoir cette autorité qu'il ne pouvait avoir. « Il est toujours temps de sortir ta baguette, Mirka. Ce sont les faibles qui ignorent leurs adversaires et jugent inutile de gaspiller leur énergie. Bien sûr ! Ce serait vain pour eux. Les forts, cependant, leur clouent le bec par la force. Ton dédain ne vaudra rien si tu ne sais pas te faire respecter par un « vulgaire crapaud à lunettes ». » Sérieusement, il lui disait cela ? Il ne connaissait donc pas les règles à Poudlard ? Pauvre enfant, sa soeur devant tout lui apprendre alors, elle le ferait avec grand plaisir, afin de profiter de pouvoir le remettre à sa place. Enfin elle attendrait certainement un petit moment. Quoi qu'elle ne le savait pas à vrai dire, il fallait juste trouver le moment parfait afin de le faire. « Demyan, mon chou tu n'es plus à Dumstrang, les règles ont changé, tu seras certainement perturbé de certaines choses qui nous sont interdites ici. » Etrangement elle avait dit cela d'une manière très calme alors, qu'elle était en train de bouillir, elle ne tiendrait pas bien longtemps face à son ainé. « Enfin tu l'apprendras bien assez vite. » Cette partie là était certaine d'ailleurs, il serait bien au courant assez vite pour se rendre compte que les élèves n'avaient pas tant de libertés que cela à Poudlard. Il devait certainement en avoir plus à Dumstrang, enfin la biélorusse le devinait juste, puisque son aîné n'avait jamais voulu lui parler de cette école. Comme s'il préférait garder ses secrets de manière à avoir plus de connaissances que sa cadette.

Le fait que l'aîné revienne sur le fiancé de la serdaigle, cela ne l'étonna pas, il était comme leur père sur ce point. Enfin, il avait tendance à beaucoup plus respecter le choix de Ladislas que sa pauvre soeur qui n'avait malheureusement pas pu choisir lequel des deux Larsön elle aurait pu épouser. Non il lui avait imposé l'aîné. Mais puisqu'elle ne pouvait rien y faire, autant que son aîné s'assure que sa soeur soit capable d'accepter ce choux à partir de maintenant. Certes, Ezéckiel plaisait à Mirka, physiquement, elle n'avait rien à redire, mais le fait qu'elle soit obligée de passer le restant de ses jours avec ce jeune homme, hors de question. Il manquait quelque chose au serpentard, il n'avait pas ce petit truc en plus qui plaisait en général à la brune chez un homme. Il n'était pas Amadeus, ni même Andrew ou bien Eros. Enfin les deux derniers, c'était juste leur façon d'être avec elle qu'elle aimait, mais Amadeus, ha lui c'était tellement différent. Elle en était amoureuse et même si elle le cachait, elle ne pourrait pas l'oublier, alors devoir épouser son aîné serait certainement plus dur que tout. Elle n'allait pas passer sa vie avec le bon Larsön. « Quel gâchis, comme tu dis. » Pourquoi Demyan répétait-il ce qu'elle venait de dire ? La jeune femme regarda son frère d'un air étrange, sur le coup elle n'avait aucune idée d'où il venait en venir. En général, il était facile pour eux deux de comprendre ce que voulait l'autre afin d'anticiper la chose, mais là c'était impossible pour la serdaigle.

En sentant la main de son aîné sur la sienne, elle tenta de résister, c'était elle qui menaçait et elle choisissait elle et non lui. Sauf qu'il avait beaucoup plus de force qu'elle alors même en résistant, il réussi à abaisser sa baguette. « Parce que tu crois que c'est de tes affaires, peut-être ? » Bien entendu qu'elle était concernée, elle était sa soeur, elle avait le droit de savoir ce qu'il faisait ici. Leur père ne lui avait rien dit, ni même leur mère, il fallait qu'elle comprenne ce qu'il se passait pour que l'aîné des Vladmirova se retrouve à Poudlard et à Gryffondor d'ailleurs. Depuis quand il était courageux lui, ce n'était qu'un idiot couard et qui ne servait à rien. Mirka regarda son frère d'un air insistant, il fallait qu'il lui dise, mais elle se doutait bien qu'il ne coopérerait pas facilement. Rien n'était jamais facile avec Demyan, il fallait toujours tout se gagner d'une manière ou d'un autre. « Père m'envoie. Et le dévoilement de la raison des décisions de Père n'est pas gratuit, même pour la famille. » Alors, c'était leur père qui avait choisi cela ? Mirka ne comprenait pas pourquoi Ladislas décidait de faire changer son fils d'école, certes, il avait raté sa septième année à Dumstrang, mais ce n'était pas une raison. Il devait bien y avoir autre chose là-dessous. Et la jeune femme devait le découvrir, c'était bien trop important, pour qu'elle ne sache pas ce qu'il se passe, elle était concernée également, Demyan pouvait le comprendre non ? Enfin tout du moins, la brune l'espérait, sérieusement, il pouvait le dire à sa soeur sans rien demander à sa soeur. S'il y avait un problème elle était également concernée, elle aussi était la fille de Ladislas Vladmirov, le rouge et or l'oubliait-il ? Par contre le fait qu'il tapota le menton de sa soeur la fit faire une moue, elle n'aimait pas quand il jouait ce jeu-là avec elle. « Mais on peut toujours s'arranger. Je suis ouvert à toutes propositions. A quel point veux-tu savoir pourquoi tu te ramasses ton cher frère entre les pattes, Mirka ? » Alors, là, elle ne comprenait vraiment pas son aîné, qu'est-ce qu'il voulait d'elle ? Elle ne lui demandait rien de très important non ? Enfin si cela devait l'être sur le ministre de la magie biélorusse décidait qu'il fallait qu'il envoie son fils en Angletterre. Mirka tentant de comprendre ce qui arrivait à son frère, mais rien ne lui venait pour l'instant.

« Quoi que, faut dire que je doute que tu aies en ta possession quoi que ce soit qui m'intéresse. Ou que je n'ai pas. » Ce n'était pas faux, elle ne pouvait pas jouer de ses charmes comme elle le ferait avec n'importe quel autre jeune homme. En plus rien que cette idée-là, la dégoutait, sérieusement, des fois elle se demandait ce qui arrivait à son cerveau pour qu'elle ait ce genre d'idées. Donc, en gros la seule chose qui pouvait lui servir face à son frère était à enlever de son idée. Et le reste et bien il avait raison, il avait la plupart des choses qu'elle possédait. Ils n'étaient pas frères et soeur pour rien en y repensant. Beaucoup plus de choses qu'ils voudraient bien l'admettre, l'un et l'autre le démontraient. Un soupir sorti de la bouge de la bleue et bronze. « Et je ne suis pas à vendre non plus, contrairement à certains. » Ce qui serait bien dommage, sinon elle aurait bien trouver un moyen de s'en débarrasser une bonne fois pour toute, après tout, il fallait qu'elle soit tranquille non ? Alors, le fait qu'il ne soit plus avec eux, cela serait parfait, mais leur paternel s'obstinait à entendre qu'il était la plus grande réussite de la famille. Oubliait-il ce que son fils avait subi l'été précédent ? « Ainsi, je pense que cela restera une question sans réponse pour toi, chère soeur. Tu n'as plus qu'à apprendre à vivre avec. » Le fait qu'il reste vague et qu'il ne veuille pas dire à sa cadette ce qui se passait pour Ladislas, lui fit prendre conscience d'une chose. Ce n'était pas en partie leur père qui avait fait le choix de Poudlard. Mais leur mère, leur père ne l'aurait pas laissé repartir à l'école tout simplement, alors qu'Elizabeth elle estimerait que l'école britannique serait beaucoup plus intéressante et protectrice. Un sourire se dessina sur les lèvres de la cadette qui regarda son aîné d'un air plus ou moins triomphant, elle avait compris seule, sans qu'il dise quoi que ce soit.

« Autre chose ? Zofia doit certainement t'attendre à la porte des toilettes pour te coller aux basques. » Mirka fusilla son frère du regard, il y avait une chose qu'il ignorait à Poudlard, les jumelles n'étaient pas aussi proche qu'il pouvait le voir lorsqu'il venait en vacances. Enfin, elles ne passaient pas leurs journées ensemble, elles avaient chacune leur groupe d'amis et se retrouvaient lorsqu'elles le souhaitaient et en avaient besoin de l'autre. Cependant, Demyan ne pouvait pas comprendre ce genre de lien, il était bien trop incapable de ressentir ce genre de sentiments pour entendre quoi que ce soit dans la complicité entre soeurs et jumelles plus précisément. « Ne parle pas d'elle de cette manière et de ce dont tu ne comprendras jamais Demyan ! » Elle parlait bien entendu de sa relation avec sa jumelle. Néanmoins, Mirka n'avait jamais supporté qu'il parle de sa soeur de cette manière, le fait qu'il sous-entende qu'elle soit le petit chien de la serdaigle, elle ne supportait pas cela. Ce n'était pas vrai premièrement, alors il n'avait pas à dire ce genre de choses. Surtout qu'elle faisait tout de même partie des siens, même si leur père l'avait renié d'une manière réellement idiote, c'était sa faute à lui si Zofia ne voulait pas l'écouter et non celui de leur mère.

« Je suppose que Père t'a envoyé pour s'assurer que je me rapproche bien de mon fiancé et que Zofia ne se rapproche pas trop des Potter et de la résistance. » Sur ces deux points, celui dont elle était la plus certaine était celui qui s'approchait du son fiancé. Etant donné qu'elle avait plutôt tendance à tout faire pour éviter le jeune homme et que celui-ci conversait avec le ministre de la magie biélorusse. Chose qui avait largement énervée la fille de celui-ci lorsqu'elle l'apprit, sérieusement, il n'avait pas honte de faire ce genre de choses, son père par Merlin son père. « Enfin Mère doit y être également pour quelque chose, puisqu'elle estime que Père est incapable de nous protéger, il faut dire qu'avec ce qu'il t'est arrivé il y a de quoi se poser des questions. Ne pense pas que je dénigre père, j'en suis incapable, tu le sais bien. Mais tu es le mieux placé d'entre nous pour avouer qu'il a été négligeant ce jour-là. En même temps tu es majeur que pouvait-il y faire si tu es suffisamment stupide pour te faire attaquer par n'importe qui. » Mirka sourit, elle savait que son petit discours ferait son petit effet sur son frère. « Je suppose que Timofei t'as suivi, enfin j'espère, parce qu'il est certainement celui de nous quatre qui peut le moins facilement idiot. Donc il s'est retrouvé dans quelle maison ? Pas Gryffondor, il n'en a pas l'étoffe, ni de Serptentard. Poufsouffle peut-être ? » Alors, sur le coup Mirka était certaine que son petit frère se retrouverait à Poufsouffle, au moins, il y aurait une chose sûre et certaine Amadeus le protégerait et elle n'aurait rien à craindre. Sauf qu'elle était loin de s'imaginait que la seule maison qu'elle n'avait pas dit la sienne, était celle qui allait accueillir son cadet.

« Alors, Demyan, je me trompe ? Ou non ? Cela m'étonnerait certainement. » La jeune femme sourit, elle allait gagner, en trouvant la raison pour laquelle son frère se retrouvait ici. « C'est un nouveau départ pour toi en plus, Père à du penser que c'était donc parfait. Sauf qu'il y a une chose dont tu ne dois pas être au courant, ta réputation est déjà ruinée grand-frère. » Mirka était mesquine et elle savait dont elle parlait, beaucoup d'élèves avaient déjà du entendre parler du frère des soeurs Vladmirova, principalement en mal. Surtout de la bouche de la serdaigle. « Enfin je te souhaite bonne chance, en plus il me semble que tu ne pourra même pas prétendre à vouloir devenir préfet, puisque ta maison en compte déjà un. Moi je le suis-je crois, ha oui je suis préfète en chef. Donc si l'envie me prend je peux enlever des points à ta maison. » La biélorusse n'était pas connue en tant que préfète pour profiter de cet avantage loin de là, elle avait plutôt tendance à être terriblement objective et ne punissait rarement quelqu'un. Elle n'appelait jamais de professeur lorsqu'un élève avait fait une chose d'interdite, enfin à part si c'était quelqu'un qu'elle connaissait et haïssait, non là elle n'avait plus aucune pitié du pauvre élève. Donc avec son aîné cela ne la dérangerait pas le moins du monde de le faire. « De toute manière il n'y a pas que moi qui me retrouve avec toi dans les pattes, comme tu le dis si bien. Je vais faire de ta vie un enfer Demyan, tu ne peux pas imaginer ce que tu vivras, tu n'es qu'un minuscule pion dans cette histoire qui ne sert qu'à l'amusement. » La biélorusse était heureuse, elle jouerait, c'était comme si elle avait un tout nouveau jouet. Il fallait qu'elle l'essaye qu'elle lui fasse vivre des tonnes de choses, horreurs ou non. Pauvre Demyan, enfin ce n'était pas comme s'il n'avait jamais eu le droit à ce genre de choses avec sa cadette. « Bienvenue à Poudlard, institut de sorcellerie britannique. Je suis obligée de le dire en tant que préfète en chef, même si je n'avais pas envie de le faire, cela fait partie de mes obligations, malheureusement. » Elle ne lui cacherait pas le fait qu'elle ne veuille pas de lui à l'école de toute manière, cela serait bien trop hypocrite et il le savait très bien.
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MessageSujet: Re: demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)   Dim 14 Avr - 7:51


La main armée de sa baguette magique de sa sœur sous son emprise, le garçon plongea son regard de marbre dans les yeux clairs de sa cadette. Il sentit le poignet de Mirka se tortiller sous sa poigne, tentant de trouver une position moins inconfortable bien que ne tentant pas spécialement de s'en défaire. La Serdaigle savait pertinemment que c'était la meilleure des solutions contre la force supérieure à la sienne de son aîné si elle ne voulait pas se retrouver à l'infirmerie sous l'impact de la brutalité exponentielle du Vladmirov. Cependant, Demyan pouvait également assimiler que la première des jumelles avait l'esprit occupé ailleurs qu'à la santé de son poignet. Elle demeurait extrêmement intriguée face à la présence de son frère à l'école de sorcellerie Poudlard et semblait décidée à découvrir ce qui l'amenait ici. Bien sûr, il en allait de la décision de leur père, et cela, la préfète en chef l'avait vite comprit. Mais il y avait bien plus que cela, le secret de la venue du Vladmirov composait énormément de ratifications. Néanmoins, cela commençait sérieusement à ennuyer le Gryffondor de voir sa cadette réfléchir et essayer de déchiffrer ses paroles - ce qui la mènerait à rien soit dit en passant -, si bien qu'il cracha sur un ton de conclusion : « Autre chose ? Zofia doit certainement t'attendre à la porte des toilettes pour te coller aux basques. » La réaction était immédiate, comme toujours lorsqu'il abordait le cas de l'autre jumelle. Mirka fusilla du regard son frère, abhorrant le fait que celui-ci se moque éperdument de leur sœur. Mais comment pouvait-il faire autrement ? Demyan avait toujours trouvé Zofia hautement risible, et le fait qu'elle ne puisse vivre sans être dans les jupes de son aînée le hérissait. Il trouvait cela plus que méprisant, la dépendance de la biélorusse vis-à-vis de sa jumelle. Il aurait aimé que sa sœur s'impose, et une partie de lui avait été plus ou moins fière qu'elle l'ait fait lorsqu'elle avait choisi la Résistance, même si son choix était détestable. Cela avait procuré un peu d'espoir en Demyan pour sa dernière sœur. Toutefois, elle n'en demeurait pas irréprochable pour autant, bien loin de là. Il y avait tant de choses à améliorer chez la jeune femme qu'il était difficile d'envisager qu'elle puisse mériter une minime bribe de respect de la part du septième année. « Ne parle pas d'elle de cette manière et de ce dont tu ne comprendras jamais Demyan ! » Le Gryffondor éclata d'un rire franc. « Ce dont il ne comprendra jamais. », voilà que Mirka utilisait de grands mots. Il voyait bien plus qu'elle-même sur sa relation avec Zofia. La Serdaigle pourrissait son double, c'était indéniable. S'ils vivaient encore selon la règle du plus fort, la Gryffondor se serait fait mangée toute crue depuis belle lurette. « Qu'est-ce que je ne comprends pas ? Ton affection aussi débile qu'irrationnelle pour Zofia qui la pourrit jusqu'à la moelle et fait d'elle un être aussi médiocre que sans défense ? Sérieusement, Mirka, regarde-la. Tu penses vraiment qu'elle arrivera à quelque chose dans la vie par elle-même ? Il faut que tu fasses tout pour elle, jusqu'au moindre petit fait insignifiant. Enfin, si ça t'amuse de devoir prendre soin d'une empotée dépendante et incapable, soit. C'est pas comme si je me préoccupais du futur de l'ex-Vladmirova. » Un sourire réjouit étira les lippes du jeune homme. « Enfin, le jour où Zofia se fera bouffée, je rirais bien de voir ta tête. » Demyan chahuta légèrement Mirka, se moquant : « Le soit-disant lien entre jumeaux. Qu'est-ce qui se passe si Zofia crève ? Une partie de toi part avec elle aussi ? Comme c'est romantique, comme c'est mièvre. Comme c'est... Purement ridicule ! » Un nouvel éclat de rire s'extirpa des lèvres de l'adolescent.

« Je suppose que Père t'a envoyé pour s'assurer que je me rapproche bien de mon fiancé et que Zofia ne se rapproche pas trop des Potter et de la résistance. » Demyan leva les yeux au ciel. C'était tout ce que Mirka arrivait à déduire quant à sa présence au collège de sorcellerie ? Franchement, c'était plus que décevant. Ladislas n'avait aucun besoin de demander à Demyan de s'assurer que Mirka ne salisse pas davantage l'honneur des Vladmirov, ça allait de soi. Quant à Zofia, le ministre de la magie biélorusse avait déshérité sa fille, ce n'était pas pour enquiquiner sa meilleure progéniture avec un individu qui ne valait plus rien à ses yeux. Le garçon soupira, pouffant faiblement devant la stupidité de son interlocutrice. « Tu devrais peut-être chercher dans un dictionnaire la définition du verbe « déshériter », Mirka, parce qu'apparemment, vivre avec notre génitrice ne t'a pas rendu franchement cultivée. Père se fout prodigieusement de Zofia et de ce qu'elle peut trafiquer avec quelconque vermine rampant sur cette Terre. Il l'a rayé de sa vie, pour toujours. Elle ne vaut rien, absolument rien. Ton petit chien est libre de tout mouvement. Ha non, c'est vrai, elle ne l'est pas, puisqu'elle nécessite toujours ton soutien dans quelconque démarche qu'elle souhaite entreprendre. » Demyan sourit, il savait que parler de leur cadette de cette manière hérissait singulièrement Mirka, et le Gryffondor ne mâchait assurément pas ses mots. Bien sûr, il ne haïssait pas personnellement Zofia, et une partie de lui avait décidé de garder un œil sur l'apprentie-sorcière. Mais cela, il ne le révèlerait aucunement à la Serdaigle. De toute façon, Mirka s'intéressait à l'avis de leur paternel, et non celui de son frère, ce qui était parfait. « Pour ce qui est de ton « rapprochement » avec Lärson comme tu dis, Père est déjà bien au courant de tes souillantes activités à Poudlard et se doute bien que les miracles relèvent uniquement des contes de fée. Quoi qu'il en soit, tu as l'air assez docile pour répondre à ses exigences dans les grandes lignes et Lärson est assez fidèle pour l'informer sur vos petites histoires sans que je n'ai à fourrer mon nez dans ta répulsive petite existence. » Le garçon eut un sourire dédaigneux, tandis que sa sœur répliqua : « Enfin Mère doit y être également pour quelque chose, puisqu'elle estime que Père est incapable de nous protéger, il faut dire qu'avec ce qu'il t'est arrivé il y a de quoi se poser des questions. » Le jeune homme roula les yeux à nouveau. Leur mère n'avait en aucun cas assez d'importance pour oser porter quelconque jugement sur leur paternel. Ils ne faisaient pas parti du même monde, de la même espèce. Ainsi, son opinion n'était que rejetable. « Ne pense pas que je dénigre père, j'en suis incapable, tu le sais bien. » Léger rire de la part de Demyan. C'était assez acrobatique comment Mirka tentait de se relever de ses faux pas. « Mais tu es le mieux placé d'entre nous pour avouer qu'il a été négligeant ce jour-là. En même temps tu es majeur que pouvait-il y faire si tu es suffisamment stupide pour te faire attaquer par n'importe qui. » Le jeune homme sourit, avant de cingler : « Il faudrait peut-être que tu te décides à qui tu veux rejeter la faute de ce qui s'est passé Mirka. A moi ou à Père ? Non parce que ton discours est des plus incohérents, ça fait pitié. Je m'attendais à plus de charisme de ta part. Encore une absence dans l'éducation frisant le zéro absolu de notre génitrice. » L'adolescent croisa les bras, l'air affreusement ennuyé par l'attitude peu intéressante et construite de sa sœur. Le Gryffondor n'en avait jamais voulu à son père pour sa lycanthropie, comme il ne s'en voulait pas non plus à lui-même. Les seuls responsables étaient ceux qui avait orchestré cette attaque jusqu'alors impunie. Ceci était plus que clair dans la tête de Demyan, ainsi, les propos de Mirka se présentaient comme inoffensifs. « C'est quand même comique que tu ignores même par qui je me suis fait attaqué. C'est vrai qu'Elisabeth est si protectrice à notre égard qu'il serait tellement inutile de t'informer l'identité d'un de nos ennemis numéro 1. » L'ironie transparaissait dans les propos du garçon, tout comme le dégoût acerbe qu'il entretenait vis-à-vis de sa mère. « C'est sûr que quoi de mieux pour protéger quelqu'un de ne pas lui dire qui lui veut du mal afin que les principaux intéressés se méfient. Notre génitrice est toujours aussi névrosée dans ses raisonnements. Son instinct maternel, si doux, si fort, si... Faux ! » Le septième année eut un rire narquois. « Ou alors c'est simplement parce qu'elle a eu un éclair de génie et a réalisé que personne ne s'intéresse à toi. C'est pas comme si tu présentais beaucoup de valeur aux yeux de Père non plus, comparé à moi. » « Je suppose que Timofei t'as suivi, enfin j'espère, parce qu'il est certainement celui de nous quatre qui peut le moins facilement idiot. Donc il s'est retrouvé dans quelle maison ? Pas Gryffondor, il n'en a pas l'étoffe, ni de Serptentard. Poufsouffle peut-être ? » Le biélorusse haussa légèrement un sourcil. Mirka connaissait manifestement si bien Poudlard et son cadet qu'elle ne pouvait même pas deviner dans quelle maison il avait été réparti. Pathétique. « Alors, Demyan, je me trompe ? Ou non ? Cela m'étonnerait certainement. » « Tu m'impressionnes, Mirka. » Le garçon applaudit, ironique. « Tu connais Poudlard et ses ficelles si bien que t'es même pas foutue de citer la maison où ton propre frère se trouve. » Un sourire méprisant apparut sur le visage de l'aîné. « Faut dire que c'est pas comme si tu connaissais des masses Timofei non plus. » Les reproches fusaient dans le regard sombre que Demyan lança à sa cadette. Il n'avait jamais digéré le fait que leur mère ait laissé Timofei sous la responsabilité brutale et violente de leur père. Il abhorrait certes Elisabeth, mais estimait que son frère estimait une enfance douce, la seule chose dont sa mère était capable de lui procurer. Mais même ça, la britannique n'avait su le faire. Elle manquait à son devoir de mère toutes catégories confondues. Et bien que le septième année estimait que Timofei s'en était bien sorti grâce à lui et n'était pas malheureux, il en voulait à toutes les femmes Vladmirova pour les dangers qu'avait pu encourir son frère face au courroux de Ladislas. « C'est un nouveau départ pour toi en plus, Père à du penser que c'était donc parfait. Sauf qu'il y a une chose dont tu ne dois pas être au courant, ta réputation est déjà ruinée grand-frère. » L'apprenti sorcier éclata d'un rire franc. Sa réputation ? Ruinée ? Comme si Mirka, Zofia, les Lärson ou n'importe qui d'autre pouvait lui tailler une quelconque réputation. Comme si lui, Demyan Vladmirov, pouvait être sali par ces originaux spécimens de la nature. C'était beau de rêver, mais Mirka ne possédait apparemment aucune longueur d'avance véritable sur lui. Quelle déception. « Ma réputation ruinée, laisse-moi rire. Comme si t'avais les capacités adéquates pour salir mon image. » « Enfin je te souhaite bonne chance, en plus il me semble que tu ne pourras même pas prétendre à vouloir devenir préfet, puisque ta maison en compte déjà un. Moi je le suis-je crois, ha oui je suis préfète en chef. Donc si l'envie me prend je peux enlever des points à ta maison. » Demyan rit de nouveau. Décidément, cette rencontre avec Mirka était des plus hilarantes, grâce au ridicule de la Serdaigle. « T'es sérieuse ? Tu crois vraiment que j'ai le désir complètement dépravé de vouloir devenir préfet dans ce minable château ? Regarde autour de toi, Mirka. Ici, c'est le royaume des sang-de-bourbe, traîtres à leur sang, sangs impurs, vermines en tout genre. Poudlard est la plus grosse blague qu'il puisse exister sous le règne du Seigneur des Ténèbres. Tu penses vraiment que je veux avoir affaire à son autorité ? Son « autorité ». On peut même pas employer ce mot-là pour définir les rôles des gros bonnets ici. Son « incapacité » serait plus juste. Toutefois, si ça te plait d'avoir de la responsabilité dans cette abomination, te prives pas, t'es plus à une souillure près. C'est juste hallucinant que t'y vois du mérite. Hallucinant et dégoûtant. » Répugné, l'adolescent dévisagea son interlocutrice. Mirka le choquait sur ce point-là, elle venait de baisser encore plus dans son estime, si c'était possible. « Après, n'hésite pas si tu veux m'enlever des points. Surtout que cela revient à en ôter à la maison de Zofia. » « De toute manière il n'y a pas que moi qui me retrouve avec toi dans les pattes, comme tu le dis si bien. Je vais faire de ta vie un enfer Demyan, tu ne peux pas imaginer ce que tu vivras, tu n'es qu'un minuscule pion dans cette histoire qui ne sert qu'à l'amusement. » Le garçon sourit. Voilà qui s'annonçait intéressant, bien que l'adolescent se stoppait à se faire de faux espoirs. Il ne fallait pas voir trop en grand avec Mirka, au risque d'être cruellement déçu. Elle employait de grands mots pour pas grand-chose. Pour ne pas dire déclarer rien du tout. « De quelle histoire tu parles exactement ? Celle de ta médiocre vie ? De ton répugnant petit rôle de préfète-en-chef » Le garçon fit claquer ses doigts sur le badge étincelant accroché à la robe de sorcière de sa cadette. « Dans tous les cas, j'ai bien hâte de connaître ta définition d'enfer. Bien que je suis certain qu'elle ait autant de justesse que celle de déshéritage, je dis jamais non à une bonne partie de rigolade. Quelle générosité de ma part, je sais. » Un sourire faux étira les lèvres du Gryffondor. « Bienvenue à Poudlard, institut de sorcellerie britannique. Je suis obligée de le dire en tant que préfète en chef, même si je n'avais pas envie de le faire, cela fait partie de mes obligations, malheureusement. » Le garçon eut un rire assassin. « Comme c'est méprisable de se voir contraindre par des obligations d'une école aux valeurs que tu te devrais d'annihiler. » Demyan poussa sa sœur contre le mur, crachant : « Tu me déçois, Mirka. Tu me dégoûtes. Tu ferais mieux de te ressaisir, je sais pas à quel jeu tu joues, mais à ce rythme-là, tu vas bientôt rejoindre la scélératesse de Zofia. Pas que ça m'attriste ou m'intéresse, mais vois mon avertissement comme mon propre cadeau de bienvenue. » Le garçon se distança de quelques pas de la Serdaigle. « Bienvenue dans ton monde, Mirka, fraîchement détruit par ton cher grand frère. »


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S’il incarnait le vent froid de l’Est,
elle était le souffle chaud du sud.


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demyan × j'ai cru voir un fantôme. (terminé)

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