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 Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé

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    Sarah-fraîchit quand il fait chaud ♛ ADMIN
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MessageSujet: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Mar 20 Déc - 5:28


cayrel & mandleton


Il n'était pas rare que Sarah se ballade pendant une matinée de cours, flânant au hasard, cherchant désespérément sa salle de cours. Car oui, Sarah n'a pas pour habitude de sécher ou quoique ça soit d'autre, non elle est juste tête en l'air au possible et oublie tout. Alala, parfois la jeune poufsouffle était un vrai débris social, une catastrophe humaine en somme. Voilà pourquoi elle ne lâchait jamais sa meilleure amie Janet, ou du moins elle essayait de la suivre à la trace parce que sans elle, elle était perdue dans Poudlard. Et même si cela faisait quatre ans et quelques mois qu'elle était dans cet immense château, elle se débrouillait toujours pour se perdre dans la moitié des salles, des couloirs et des escaliers. Un jour Sarah connaîtrait Poudlard, mais pas aujourd'hui.

Voilà pourquoi Sarah était paumée dans ce couloir vide, un mardi matin, juste avant d'avoir potion. Oh oh, le professeur en lui pardonnerait pas son retard, enfin si elle avait un retard et non une absence vu qu'elle risquait de ne jamais trouver la salle, elle était au bout milieu du 3ème étage : mal barrée. Des bruits de pas sur le côté retinrent son attention, une autre élève était à la bourre, elle n'était pas la seule ! (en réalité elle n'était pas à la bourre, pas encore, elle se trouvait juste dans un couloir où il n'y avait aucune salle de classe). Elle se retourna pour voir qui était là et vit une chevelure blonde. Elle compta dans sa tête, en fermant les yeux, une, deux, trois, quatre, cii … elle n'eut pas le temps de finir de penser qu'un cri retentit. Apeurée et très hésitante, elle rouvrit l'œil droit, aïe, la blonde se tenait la chaussure, c'était sûrement un talon qui s'était fait la malle. Elle courut dans la direction opposé, loin, très loin d'ici, sans demander son reste.

Piouf, son instinct de survit l'avait mené devant la grande salle, elle souffla trois secondes puis reparti derechef dans sa salle commune. Pour deux raisons bien précises ; la première était de récupérer son emploi du temps pour ne plus se perdre, la seconde était de boire un graaaaaand verre d'eau. Peut être vous demandez-vous pourquoi elle a eu cette réaction juste en voyant une blonde ? Asseyez-vous bien, je vous explique tout.


    Il était une fois, dans le pays des bisounours, une petite fille qu'on appellera Sernours. Étant donné que c'était la plus mignonne et la plus à fond dans le trip des bisounours, elle était la reine de leur pays. Tout était parfait, tout était mignon et tout allait bien. Sauf que il y a toujours un malheur dans les histoires sinon elles ne pouvait pas bien se terminer. Et donc une sorcière est venue dans ce monde et a décidé que la reine des bisounours ne serait pas parfaite, non non, elle serait un boulet maladroit. Car oui, si la reine est parfaite ce n’est pas drôle, il lui faut des défauts. Ainsi donc la petite Sernous se vit doté de nouvelles caractéristiques. Mais en parallèle à tout cela, dans le monde des méchants, une gentille fée décide de punir la pire des garces, et l'envoie dans le monde tout rose et bleu. Boum bada boum tsouin tsouin et voilà que Sernous se retrouve être lié à la pire des garces.


Bon ok, cette version est celle de la jeune Sarah, cela change pas mal de chose mais il n'empêche que si l'ont remplace Sernous par Sarah et la pire des garces par Cassiopée, on a un peu reconstitué l'histoire. Sarah se retrouve être directement liée à la poisse incroyable de Cassiopée, car oui chaque fois que Sarah est dans la même salle que Cassiopée, voilà qu'un malheur arrivé à la pauvre blonde qui n'avait (presque) rien demandé. Voilà pourquoi Sarah qui, il faut le dire n'est pas très douée pour reconnaître les gens du premier coup d'oeil, avait reconnu la belle blonde trop rapidement. Elle avait peur qu'un jour elle se venge, qu'un jour elle lui fasse payer tout ce que Sarah lui faisait subir.

Deux heures plus tard, Sarah sortit de cours, accompagnée de Janet cette fois-ci, pour évité de se perdre une nouvelle fois. La jeune poufsouffle avait eu de la chance en arrivant en cours, le prof était en train de fermer la porte du cachot quand Sarah avait fait son entrée triomphale en courant dans les couloirs. Le prof l'avait regardé méchamment, lui avait enlevé 20 points à sa maison pour son presque retard et avait commencé le cours comme si de rien n'était. La demoiselle Mandleton était ravie de s'en être tiré à si bon compte, parce que très souvent l'horrible prof de potion leur faisait payer plus cher, et pour éviter que la chance tourne en sa défaveur, Sarah s'était tue tout le long des deux heures de cours. Dur épreuve pour la jeune poursuiveuse qui est d'habitude … énormément bavarde ! Elle lâcha son flot de paroles habituel une fois qu'elles furent dans le couloir, envahi par le brouhaha permanant, celui qui suit la fin des cours et le début du repas. Elles riaient pour une raison quelconque, il y avait toujours de quoi rire dans la vie. Mais soudain, la jeune poufsouffle perdit l'équilibre et se trouva nez-à-nez avec le sol. Un bleu de plus, pensa-t-elle en premier, puis elle se rendit compte qu'il n'y avait pas un seul bruit au dessus d'elle, aucun éclat de rire, alors qu'habituellement ça allait plutôt bien. Elle voulut tourner la tête pour voir, mais elle se rendit compte que ses jambes étaient bloquées. Intrigué elle essaya de les déplacer, mais quelque chose de mou les retenait. Prenant son courage à deux mains, elle donna un coup de pied pour se dégager, enfin libre elle se retourna pour voir. Son visage devint d'abord pâle, puis blanc, puis se décomposa en petits morceaux. Le quelque chose de mou était un corps, le coup de pied était allé en plein dans le visage de cette personne : cette blonde : Cassiopée. « Oh mince, mince, mince, désolée, pardon, je peux t'ai... » Le regard noir que lui lança la bonde la dissuada complètement de finir sa phrase. Elle prit peur. Et pour la deuxième fois de la journée, elle détala sans demander son reste.

Le reste de la journée fut un cauchemar pour la jeune poufsouffle, elle voyait Cassiopée dans chaque coin de mur, dans chaque tournant de couloir, en haut de chaque escalier, de quoi la rendre totalement folle. Elle se cachait derrière Janet dès qu'un bruit suspect se rapprochait d'elle, elle sursautait toutes les dix secondes. Seul pendant les heures de cours elle se calma, car Cassiopée ne pouvait pas débarquer, de ça, elle en était sûre. Deux heures de botanique la déstressèrent totalement et elle retrouva sa bonne humeur à l'heure du thé. Riant et parlant joyeusement, la petite poufsouffle avait retrouvé sa bonne humeur et le double incident de la matinée était totalement oublié. Sauf que, tout est bien qui finit bien n'est pas une fin à Poudlard, non non non c'est juste le commencement. Et puis, n'a-t-on jamais dit jamais deux sans trois ? Ce proverbe était plus réel que jamais ce jour-là, du moins ce proverbe avait l'intention de revendiquer son existence.

Sortie en première de la grande salle, Sarah s'appuya contre la rambarde du gros escalier et attendit patiemment que ses amies sortent à leur tour, pour regagner la salle commune. Une seconde passa, puis deux, mais avant la troisième elle senti une petite tape sur l'épaule. C'était Emrys, l'effrayante serpentarde, qui la regardait avec un sourire machiavélique. Avant que Sarah ne pu crier, elle disparut, apparemment satisfaite de son petit effet. Sarah senti les larmes lui monter aux yeux, elle avait si peur de cette jeune femme, elle avait si peur de sa vengeance. Elle était tellement concentrée dans ses pensées qu'elle n'entendit pas les bruits de pas qui se ramenaient à elle. Les bruits de raclement de chaises qui sortaient de la grande salle ne parvenaient pas non plus à ses oreilles, le seul bruit qu'elle entendit fut un cri. Un cri qui la concernait, un cris de rage. Un cri qui la fit trembler comme une feuille. Un cri qui provenait tout droit de la bouche de la belle blonde. « MANDLETOOOOOOON » Ohoh. Ce cri-là voulait tout dire : il était encore arrivé une merde à Cassiopée et Sarah en était sûrement la fautive. Mais qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire à Merlin pour qu'il se venge sur elle comme ça ? Lentement elle tourna la tête vers le haut de l'escalier. Cassiopée était debout, en plein milieux, un air furieux sur le visage, une envie de meurtre. Sarah n'allait pas tarder à se pisser dessus, tellement elle avait peur. Elle s'avança, lentement, en regardant bien ses pieds pour ne pas tomber une nouvelle fois – et pour éviter de regarder la serpentarde en face – et en quelques secondes elle était à trois marches en dessous de la blonde. « Je je … pardon » Toujours sans oser relever la tête, Sarah attendait patiemment que la belle blonde abatte son courroux sur elle. Après tout, si c'était de sa faute, elle le méritait bien.
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Dernière édition par Sarah Mandleton le Mar 24 Jan - 8:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Jeu 22 Déc - 23:10


cayrel & mandleton


C’était une bonne matinée. Pourquoi, grands dieux, POURQUOI il fallait toujours que quelqu’un ou quelque chose lui gâche sa bonne matinée ? Il était très rare que les journées de Cassiopée se commencent et se terminent bien, sans rien de mauvais au milieu. Tout allait très bien, tout était parfait, elle allait rejoindre Ambroise sur le terrain de Quidditch ce qui lui prévoyait une bonne heure en bonne compagnie à venir, en plus elle avait eu un Optimal en potions, elle était bien habillée –mais ça c’était plutôt habituel- et elle avait traumatisé une deuxième année Poufsouffle ce matin. La vie était belle, donc. Gambadant presque dans le couloir du troisième étage pour aller le plus vite possible sur les terrains de Quidditch, la journée bascula. Dans le mauvais sens du terme. Elle tourna à l’angle du bout du couloir, et aperçut du coin de l’œil Sarah Mandelton –ou étais-ce Mandleton ?-, qui était probablement perdue. Elle était perdue, c’était certain. La Serpentard commença à ricaner en voyant la Poufsouffle tourner la tête dans tous les sens pour retrouver son chemin. Le rire provoqué s’arrêta instantanément quand elle sentit une douleur lui remonter jusque dans la cuisse, et qui partait du mollet. Elle s’énerva toute seule, ne pouvant s’empêcher de maudire Sarah, qui n’avait rien fait mais qui était probablement la cause de son malheur. Puisque quelqu’un devait bien l’être.

Cassiopée s’était massée la cheville quelques minutes et était repartie, inspirant un grand coup et pensant à Ambroise plus qu’à personne d’autre. Une heure après, tout allait mieux, elle n’avait plus mal à la cheville (ses chevilles s’étaient en fait complètement endurcie, à force qu’elle se torde la cheville, qu’elle se casse un talon, qu’elle ait des nouvelles chaussures qui la fasse souffir, etc. etc.). Elle était allée en cours de sortilèges, et était passée récupérer June près des cachots avant d’aller pouvoir –enfin- manger. Devant elle se trouvait Sarah, et avant que Cassiopée ait pu dire quoique soit pour la remballer de leur rencontre qui n’en n’était pas une dans le couloir quelques heures plus tôt, la maladroite tomba à terre. Mieux que de dire quelque chose, Alistair passait pas loin et avait fait un clin d’œil à son amie avant de faire un croche patte à la Poufsouffle qui tomba à la ramasse la seconde d’après. Ce que n’avait pas prévu la Serpentard, c’est que son sac bascule à son tour. Il tomba sur les jambes de la Poufsouffle, aussi Cassiopée du s’appuyer sur celle-ci pour récupérer ses affaires en grommelant. C’est au moment précis où le nez de la Serpentard et les pieds de Sarah étaient parfaitement alignés qu’elle décida de se relever, faisant donc entrer ses deux choses en collision, sous les regards gênés de tous les autres autours. Cassiopée en laissa tomber sa mâchoire sous l’outrage et se retourna vers Sarah, qui s’était remis droite, horrifiée.  

« Oh mince, mince, mince, désolée, pardon, je peux t'ai... »

Il y eut un long silence, et le regard plus que noir que jetais Cassiopée dissuada Sarah de terminer sa phrase. Elle préféra pour son bien de partir en courant et de ne plus jamais revenir. C’est ce qu’elle croyait. Pendant le reste de la journée, Cassiopée essayait de convaincre à qui voulait l’entendre que Sarah était un vrai porte-poisse. Les gens n’étaient pas tous convaincus, aussi elle la suivait partout, un brin masochiste, en montrant à June par exemple que dès qu’elles étaient dans la même pièce, Cassiopée pouvait être sûre de subir quelque chose d’horrible. Finalement, elles avaient toutes les deux remarquées que Sarah faisait tout pour éviter la blonde en furie, et le jeu avait dévié pour une chasse à la Sarah dans tout Poudlard. Les règles étaient simples, il fallait poursuivre la Poufsouffle et qu’elle panique le plus possible en essayant d’éviter les Serpentard. La blague continua un certain temps, et Cassiopée et ses amies se lassèrent. Le jeu pris définitivement fin quand Sarah eut cours de botanique, et que la Serpentard se dirigea à l’opposée, vers les cachots pour avoir Potions. En sortant de deux heures de cours dans une matière qu’elle adorait, Cassiopée avait retrouvé le sourire et était presque repartie à la chasse à la Sarah. Son ventre gargouillait, et c’est la seule chose qui la retenait. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand elle aperçut avant d’emprunter un escalier qui descendait vers la grande salle de voir la petite Sarah, adossée à une rambarde, en train d’attendre probablement ses amies. Cassiopée respira un grand coup, se persuada elle-même que toute cette histoire de porte-poisse n’était qu’un jeu et avança son pied sur la marche, écoutant d’une oreille ce que lui racontait Alistair et June. Son pied ne trouva rien. Elle avait réussi à louper une marche qui était juste devant elle, et à dégringoler le reste de l’escalier sur les fesses. Alistair se précipita pour l’aider, avec June, quand ils se retournèrent tous les trois vers la personne au bas de ses escaliers. Sarah. Un cri énervé sortit de la bouche de la Serpentard. Il était temps pour Cassiopée de mettre les choses bien au clair avec la petite Poufsouffle qui était déjà terrifiée d’Emrys, mais qui allait l’être au moins dix fois plus de la Cayrel.

« MANDLETOOOOOOON »

Sarah se retourna, se prit dans l’œil la colonne sur laquelle elle était appuyée, trébucha en se tenant le visage dans les mains et finalement arriva entière en fixant ses pieds quelques marches en dessous de celle qui avait crié son nom.

« Je je … pardon »

Cassiopée haussa les sourcils. Alistair et June lui firent signe qu’ils allaient manger, aussi la Cayrel hocha la tête rapidement, répondant en marmonnant qu’elle irait plus tard. Elle attrapa Sarah par le bras, la tourna vivement dans l’autre sens et avança en la tirant. Elle passa devant ses amies les larmes aux yeux et en haussant les épaules, l’air de ne pas savoir du tout où elle allait et pourquoi. Cassiopée avait descendue toutes les marches à la volée, et marchait à une vitesse folle dans le couloir du hall, précédant toujours la pauvre Poufsouffle, qui elle redoutait le pire. Elles s’arrêtèrent net devant une petite salle de classe vide –la seule à cet étage-, et en vérifiant que personne ne regardait vraiment, Cassiopée poussa Sarah à l’intérieur avant de s’y engouffrer à son tour. Les nombreux « Mais… » ou « Je ne… » et encore « Pardooooon » de la Poufsouffle n’atteignaient jamais l’oreille de la blonde qui n’écoutait strictement rien. Elle commença à faire attention aux paroles de Sarah lorsqu’elle ouvrit le premier placard à balai de taille humaine de la salle de classe, et qu’elle poussa la jeune fille désemparée dedans. Elle claqua la porte et s’assit, collant son dos à celle-ci, bloquant ainsi l’ouverture et empêchant toute possibilité de sortie aux éventuels résidents du placard.

« JE T’INTERDIS DE SORTIR DE CE PLACARD… »

Cassiopée réfléchit à une durée suffisament longue pour lui laisser un peu de répit dans sa vie de tous les jours.

« … JUSQU’A LA FIN DE MA SCOLARITE, C’EST COMPRIS ? »

Sarah ne répondit rien tout d’abord, et il y eut un long silence pendant lequel Cassiopée eut le loisir de se calmer. La Serpentard ne savait pas si elle n’osait rien dire parce qu’elle n’osait pas répondre, ou si elle était décidée, en désespoir de cause, à obéir à la blondinette… ou peut-être qu’elle était morte étouffée entre un balai, une serpillère et un seau. A cette idée-là, Cassiopée ria, ce qui fit trembler le frêle placard. Une voix sortit soudain de derrières les portes, la voix de Sarah. Tout doucement, elle avait fini par répondre.

« ça fait pas un peu long, la fin de ta scolarité, quand même ? »

Cassiopée réfléchit sérieusement à cette question, et haussa les épaules, réalisant qu’après que Sarah ne pouvait pas la voir.

« ça ne fait que quelques années. Remarque, si je reste en classe préparatoire, ça fera un peu plus longtemps. Tu demanderas à tes amies de t’apporter à boire et à manger. Je suis sûre qu’à force tu trouveras une position confortable pour dormir. On s’habitue. »

Le silence se prolongea, et Cassiopée trouvait ça de plus en plus amusant. Bien sûr, elle savait qu’il était impossible pour elle de laisser une fille enfermée dans un placard pendant quelques années, mais elle restait sérieuse le plus longtemps possible pour faire peur à la Poufsouffle qui gigotait au maximum derrière les deux portes. Quand est-ce qu’elle allait finalement commencé  à appeler au secours ? Pas tant que la Serpentard était là, c’était certain. Cassiopée retira son dos des portes, et s’assit sur une table en face du placard, oubliant son estomac qui gargouillait. Elle s’attelait à rendre le temps extrêmement long pour Sarah, qui se croyait probablement toujours bloquée.

« Bon, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Pourquoi est-ce que tu es un porte-poisse pareil ? C’est ça avec tous les gens que tu connais ? Ou c’est une haine personnelle ? Il me semble que –jusqu’à maintenant-, je ne t’ai rien fais qui puisse te faire me détester à ce point. J’ai une réputation à tenir, ma chérie, tu sais. Et tu la compromets. Des tas de gens ont payés pour ça. »

Elle aurait presque pu entendre Sarah trembler en face d’elle.
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Ven 23 Déc - 12:38


cayrel & mandleton


Un cri, un nom, son nom et ce fut la fin. Ou le début du calvaire. Tout dépendait de la façon dont on voyait les choses. Il n'empêche que cela revenait pratiquement au même : Sarah était prise au piège. Elle se retourna, peut être trop rapidement, car elle se prit la colonne en plein dans l'œil. Elle laissa échapper un petit cri de douleur et se massa la paupière. Elle monta finalement lentement les escaliers pour se retrouver face à Cassiopée, elle ne savait pas encore quel crime elle avait commit mais elle avait déjà l'intention de s'excuser. Chose qu'elle fit sur le champ, des véritables excuses, elle s'en voulait d'être un boulet qu'on traine, d'être un de ceux insupportable qui servent à rien à par apporter de mauvaises choses. Et pour Cassiopée, la belle serpentarde elle était exactement ça.

En relevant la tête, Sarah vit que Cassiopée n'en avait rien à faire de ses excuses minables, elle haussa un sourcil, elle regarda ses deux amis, que Sarah reconnu comme étant Alistair, son pire cauchemar de toute sa vie. Ce dernier, en descendant l'escalier -sûrement pour aller manger- adressé un sourire atrocement sadique à la pauvre Sarah. Non mais ce n’était pas vrai, c'était sa journée, la pire de son existence, elle avait déjà eut peur toute la journée à cause de Cassiopée qu'elle croisait partout, mais là. Elle allait se mettre à pleurer ce n'était plus possible. Mais apparemment, elle n'avait pas l'ambition de régler ça ici et par des larmes. La belle blonde attrapa la jeune poufsouffle par le bras, et la força à descendre rapidement les escaliers. Chose particulièrement difficile pour la jeune fille qui avait constamment peur de tomber. Mais le bras toujours tenu par Cassiopée c'était difficile de faire autrement que de se dépêcher. Enfin, la serpentarde lâcha le poignet de la jeune fille et s'élança à grande vitesse dans les couloirs. Sarah sur ses talons évidemment, elle n'osait pas faire un pas dans une autre direction de pire que la suite soit encore plus terrible. Soudain, la verte et argent s'arrêta devant une classe vide et poussa la jeune Sarah à l'intérieur. Ne comprenant rien, la pousfouffle tentait de s'excuser le plus possible, elle n'allait pas tarder à battre le record du nombre de mot en une minute. Mais la blonde en face d'elle faisait la sourde oreille, quoiqu'elle n'avait pas vraiment l'air de l'entendre. Sarah intriguée se tut et regarda avec étonnement Cassiopée. Qu'est-ce qu'elle comptait faire maintenant ? La réponse ne se fit pas attendre plus longtemps. Et en deux temps trois mouvements Sarah se retrouva coincé dans un placard à balais, pas plus grand qu'un … quelconque placard à balais. Minuscule pour tout dire. Sarah n'était pas claustrophobe non, mais cela l'inquiétait tout de même. Qu'est-ce qui allait se passer ?

La poufousffle entendit le bruit de la porte qui bougeait, pensant qu'elle s'ouvrait, elle sourit, heureuse de sortir si rapidement de ce trou à rat, mais au bout de quelques secondes elle comprit que ce n'était que Cassiopée qui s'installait confortablement pour l'empêcher de sortir. Elle pesta. Puis ne sachant que faire, s'assit tranquillement sur une espèce de carton de bois.

« JE T’INTERDIS DE SORTIR DE CE PLACARD… » Ce cri fut aussi inattendu que surprenant. Évidemment, à l'intérieur de ce placard la jeune fille sursauta soudainement. Elle avait maintenant peur ne sachant ce qui pouvait ensuite se passer. La serpentarde derrière la porte laissait planer un silence de mort dans la pièce pour enfin dire, avec tout autant d'agressivité. « … JUSQU’A LA FIN DE MA SCOLARITE, C’EST COMPRIS ? ». Oh c'était dur ça. C'était long, très long à attendre. Sarah avait peur dans ce placard, déjà il faisait sombre, ensuite une furie était postée comme une sentinelle de l'autre côté de la porte l'empêchant de sortir, enfin elle voulait sortir et rassurer Janet, ça se trouve elle allait la chercher par tout.

Il y eut alors un long silence, ou aucune des deux ne parlaient ni ne bougeaient. Sarah, toujours assise sur un carton, Cassiopée toujours assise de l'autre côté. Leurs deux respirations ne résonnaient même plus, leurs cœurs battaient maintenant à une vitesse normale, leurs corps s'étaient remis de leur course effrénée. Une mouche aurait pu voler qu'elles auraient pu compter le nombre de battement d'ailes qui la faisait avancer. Soudain, la blonde se mit à rire, surprise Sarah choisit se moment là pour se mettre à parler, ce n'était plus elle qui avait brisé le silence, elle avait donc le droit de répliquer à son tour. Elle ne réfléchit pas longuement et demanda « ça fait pas un peu long, la fin de ta scolarité, quand même ? »Avait-elle le droit de demander ça, ce n'était pas déplacé, comment allait-elle réagir. Que de question sans réponse. Comme si Cassiopée savait que plus elle serait longue à répondre, plus la poufsouffle se mettrait à stresser. « Ça ne fait que quelques années. Remarque, si je reste en classe préparatoire, ça fera un peu plus longtemps. Tu demanderas à tes amies de t’apporter à boire et à manger. Je suis sûre qu’à force tu trouveras une position confortable pour dormir. On s’habitue. » Quelques années !? Sarah pouvait imaginer avec précision le sourire pervers et sadique qui se dessinait sur les lèvres de la jolie blonde. Elle était maintenant terrorisée. Elle avait eu un vague espoir, pensant que Cassiopée était juste énervée et que bientôt elle la ferait sortir. Apparemment non, la blonde avait bien l'intention de la faire croupir dans le placard … aussi longtemps que l'idée lui chantera. Sarah resta silencieuse quelques instant, elle ne voulait pas que la blonde voit combien elle avait peur. Après trois grandes inspirations, elle osa enfin demander. « Tu es bien sûre et certaine que tu veux faire une classe préparatoire ? Non mais je demandais, comme ça... »

« Bon, qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ? Pourquoi est-ce que tu es un porte-poisse pareil ? C’est ça avec tous les gens que tu connais ? Ou c’est une haine personnelle ? Il me semble que –jusqu’à maintenant-, je ne t’ai rien fais qui puisse te faire me détester à ce point. J’ai une réputation à tenir, ma chérie, tu sais. Et tu la compromets. Des tas de gens ont payés pour ça. » Si tout à l'heure Sarah était terrorisée, maintenant elle était prête à s'enterrer vivante, seule. Surtout elle ne voulait plus jamais s'approcher de la blonde. Oui voilà c'était ça le remède, si jamais elle se tenait suffisamment éloignée, il n'y aurait plus jamais de problème. Elle pourrait le faire. Elle se souvient des paroles que la serpentarde avait dit tout à l'heure, on s'y habitue. Oui, c'était vrai, Sarah finirait par s'habituer à ce placard s'il était la promesse de la fin de ses ennuis avec Cassiopée. Et puis, elle lui avait bien dit qu'elle ne sortirait pas d'ici, à quoi bon tenter de faire la rebelle ? Non, elle allait tenir. Soudain un mouvement se fit entendre vers l’extérieur, était-ce les cloches du printemps qui annonçaient sa liberté, ah non faux espoirs, c’était juste le gardien du temple qui changeait de position. Petit espoir tout de même, elle n’avait plus le dos collé à la porte, elle s’était assise –ou peut être pas, de ça Sarah n’avait aucune visibilité- plus loin. Bon tant pis, ce placard serait son château qu'elle devrait garder au péril de sa vie, comme si Cassiopée menait un siège. Oui, ce serait sa nouvelle mission. Et pour bien survivre à un siège, il fallait s'installer confortablement, elle passa la main sous le carton sur lequel elle était installée et se releva pour mieux le placer. De deux choses l'une : la première c'est quelle se releva trop vite et se tapa la tête contre le haut du plafond. La seconde fut qu'elle dérangea la locataire du carton, qui décida de planter ses crocs dans sa main. « OUIIIILLE. Par merlin, AÏE. Ça fait super mal ! »Heureusement, Sarah avait été élevée dans la basse campagne et avait l'habitude que son chat lui ramène des souris. Celle-ci était deux fois plus petite que celle que Fuego, son chat, ramenait habituellement.

Soudain, Sarah eut une idée. Si elle n'avait pas peur des souris, peut être que Cassiopée en avait la phobie elle. Comment faire pour lui faire peur à travers la porte, avec les souris ? « CASSIOPEE, s'iiil te plait, ouvre, ya plein de souris ! » La seule réponse que la poufsouffle reçut fut un grand éclat de rire sadique. Bien essayé mais non. Tant pis, elle essayera autre chose. « Bon bah puisque je suis coincée ici... C'est bien ça n'est-ce pas ? Je ressortirais jamais tu m'as dit ? »Sarah la bavarde était en action, c'est fou comme quoi être dans le noir et ne pas voir les gens pouvait aider à décoincer les gens. Un silence répondit à son affirmation, question idiote donc. « Bref, du coup pour discuter c'est plus sympa si je te vois non ? »Elle ne s'arrêtait vraiment plus, bientôt elle allait lui proposer un chewing-gum et lui raconter sa vie. Incroyable cette petite jaune et noir, totalement déplacée, comment avait-elle bien pu arriver à Pouldard ? C'est dans un dessin animé moldu qu'était sa place. « Bon, eh bien puisqu'il le faut, on va discuter à travers la porte. Le noir et les souris vont devenir mes plus chers amis, au moins je ne finirais pas seule dans ce trou... »Sarah se lâchait complètement et le pire c'est qu'elle ne rougissait pas et ne bégayait pas non plus. Comme si ne plus voir Cassiopée dans les yeux ne lui faisait pas peur, comme si être dans le noir lui faisait vaincre sa timidité. Elle sourit jusqu'aux oreilles, voilà une bonne nouvelle !

« Et sinon, je t'assure, je te promet, sur la vie de mon petit frère Fabien, que j'ai jaaaamais voulu être méchante dans ma vie. Et puis c'est pas de ma faute quand même si … si quoi d'ailleurs. Je fais pas exprès, je t'assure. Je te promets que je ferais super attention pour ne plus être jamais dans la même pièce que toi. M'enfin, de toute manière c'est une chose faite vu que je vais rester confiner dans mon placard toute ma vie. Il commence à faire chaud là-dedans d'ailleurs, c'est pas super cool. T'es sûre que tu veux pas entrouvrir la porte ? »Tentative number three, jusqu'ou va-t-elle la mener celle-là ? Pour l'instant aucun mouvement de la part de la serpentarde. Ce qui ne signifie ni la liberté, ni la moquerie. Cela ne faisait qu'une dizaine de minutes qu'elle était à l'intérieur de ce placard, elle pouvait y rester plus longtemps encore, mais bon, qui ne tente rien n'a rien. Finalement, la porte ne s'ouvrit pas. Sans se désespéré et gardant sa bonne humeur Sarah se mit à se raconter des histoires pour faire passer le temps. Qui sait, peut être que Cassiopée finira par s'ennuyer tellement qu'elle l'abandonnera ici, et qu'elle pourra enfin sortir !

En grande optimiste, la poufsouffle se chuchota les histoires que sa mère lui racontait le soir « Il était une fois, dans un pays lointain … »et l'histoire parlait de sorcière et de dragon, de prince et de nobles destriers, de princesses et de magie. Bientôt Sarah allait s'endormir sur ses propres mots. C'était sans compter sur Fiki la souris qui n'avait pas l'intention que Sarah lui vole sa maison et qui la remordit, exactement au même endroit que précédent. « Aïeuh mais ça fait mal ! », elle entendit du bruit de l'autre côté de la porte, était-ce Cassiopée qui s'agitait ? peut être qu'au fond d'elle, la blonde était gentille et s'inquiétait un peu pour la pauvre poufousffle et qu'elle voulait lui venir en aide, qui sait. « Méchante Fiki la souris, il ne faut pas faire ça, c'est très méchant, que dirais ta maman si elle te voyait. Voilà, assieds-toi. Sois sage, je vais te raconter une histoire si tu veux. » Et voilà que Sarah commença, lentement à raconter à Fiki, son nouvel animal de compagnie, l'histoire de Mimi, la souris légendaire qui avait combattu des dragons et des d'autres dragons et encore des dragons. Soudain, le silence se fit, Sarah avait fini sa belle histoire sur les souris et les couinements de Fiki s'étaient tus. Cassiopée ne donnant pas de signe de vie, Sarah osa espérer qu'elle était partie, pour aller manger au moins. Mais au moment où elle se leva pour aller vérifier, elle l'entendit rire. Un rire un peu plus moqueur que d'habitude, mais un vrai rire tout de même. Sarah ne voyant rien d'hilarant dans son attitude, se demanda avec curiosité ce qui se tramait de l'autre côté de la porte. « Je peux toujours pas sortir ? »Quatrième tentative, serait-ce la bonne ? Elle osa y croire. Préparant déjà son plus grand sourire pour la remercier.
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Mer 28 Déc - 13:35


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« Tu es bien sûre et certaine que tu veux faire une classe préparatoire ? Non mais je demandais, comme ça... »
« Oui, Sarah. Oui, je ferais une classe préparatoire. Probablement rien que pour te faire rester dans le placard un peu plus longtemps. »

Cassiopée entendit du bruit dans le placard, sûrement la Poufsouffle qui remuait. Elle devait être terrorisée après la tirade de la blonde sur le « pourquoi porte-poisse ». Surtout que la Cayrel n’y était pas allé de main morte. Elle ricana en entendant Sarah s’installer mieux dans le placard. Etait-il possible qu’elle soit naïve et faible au point de se décider à rester dans le placard pour toujours ? Cassiopée n’en revenait pas. Ou peut-être avait-elle compris qu’elle faisait du mal à la blonde et qu’il fallait qu’elle arrête. Cette blonde se leva et s’assit sur une table en face. Il était assez amusant pour elle d’essayer de deviner comment se tenait la fille dans un endroit si serré. Peut-être qu’elle avait l’habitude d’être enfermé dans toute sortes d’endroit. C’était fort probable, vu comment elle était. D’un coup, elle entendit un cri. Alors qu’elle était en train de se trouver une chaise plus confortable que la table, elle se retourna en sursaut.

« OUIIIILLE. Par merlin, AÏE. Ça fait super mal ! » Cassiopée faillit demander ce qui n’allait pas, mais elle se retint. Elle voulait savoir la suite des évènements. C’était probablement une souris, de toute façon. La blonde plaqua sa main contre sa bouche. Elle avait de plus en plus envie de rire. Quelque part, Sarah était mignonne. Mais tellement naïve. Si elle n’était pas le porte-poisse de la Cayrel, elle l’aurait presque prise sous son aile pour qu’elle s’endurcisse un peu. Quitte à la faire passer chez les Obscurs, tiens. En parlant de Sarah, elle venait de lui redemander de la laisser sortir. Parce qu’il y avait pleins de souris. Cassiopée n’avait pas peur des souris, et si Sarah comptait là-dessus, elle se mettait le doigt dans l’œil. Mais ça se trouve, Sarah avait peur des souris. A ce moment-là, elle allait vraiment passer un sal moment. Quoique Cassiopée n’en n’était même pas sûre, vu comment cette fille arrivait à positiver pour tout et n’importe quoi. En tout cas, elle n’arrivait plus à se retenir. Elle éclata donc de rire, n’arrivant plus à s’arrêter en imaginant Sarah dans le placard. « Bon bah puisque je suis coincée ici... C'est bien ça n'est-ce pas ? Je ressortirais jamais tu m'as dit ? » Bah non, débile. Cassiopée ne gaspilla pas sa salive pour répondre. Evidemment, qu’elle ne sortirait pas tant qu’elle, la Cayrel, ne l’aurait décidé. Et quiconque se mettrait en travers de cette décision réduirait la place dans le placard de moitié en rejoignant la jaune et noir. A cette idée, la Serpentard ricana encore une fois. « Bref, du coup pour discuter c'est plus sympa si je te vois non ? » « Pardon ? Non mais on va certainement pas discuter. J’attends juste que… qu’est-ce que j’attends, d’ailleurs ? »

Pendant que Cassiopée se posait la question, Sarah avait commencé son histoire. Elle parlait sans s’arrêter, de tout et de n’importe quoi. Sans respirer. Sans jamais, jamais, jamais, laisser à Cassiopée ne serait-ce que le temps de la couper. En plus, elle ne disait rien de passionnant. La blonde était bouchée bée. Forcée d’écouter la vie de la petite Sarah, soumise, naïve, et récemment mordue par une souris sanguinaire. Le pire de tout, c’est que la Cayrel restait là où elle était, sans bouger. « Et sinon, je t'assure, je te promet, sur la vie de mon petit frère Fabien, que j'ai jaaaamais voulu être méchante dans ma vie. Et puis c'est pas de ma faute quand même si … si quoi d'ailleurs. Je fais pas exprès, je t'assure. Je te promets que je ferais super attention pour ne plus être jamais dans la même pièce que toi. M'enfin, de toute manière c'est une chose faite vu que je vais rester confiner dans mon placard toute ma vie. Il commence à faire chaud là-dedans d'ailleurs, c'est pas super cool. T'es sûre que tu veux pas entrouvrir la porte ? » Grand silence. La blonde ne s’était toujours pas remise du FLOT de paroles que possédait la Poufsouffle, et se demandait si c’est comme ça qu’elle se protégeait de ses ennemis. Et ça devait être plutôt efficace, ils devaient être rapidement gavés. Remarque… il fallait qu’elle demande. « Sarah ? Tu le fais exprès ou pas ? Non parce que je suis en plein dilemme. Je me pose vraiment la question, là. Sérieux. »

« Il était une fois, dans un pays lointain … » D’accord, donc elle n’écoutait même plus ce qui se passait hors du placard. Cassiopée se leva de la chaise où elle était avachie, et commença à se diriger vers la porte. Avec un peu de chance, Sarah se rendrait compte seulement dans quelques semaine qu’il n’y avait plus personnes de l’autre côté. La Serpentard sourit à cette pensée. Le pire, c’est que la Poufsouffle en était capable… Ce qui fit arrêter le chemin de la blonde fut le cri de Sarah. « Aïeuh mais ça fait mal ! » … suivit d’une phrase pour la moins étrange. « Méchante Fiki la souris, il ne faut pas faire ça, c'est très méchant, que dirais ta maman si elle te voyait. Voilà, assieds-toi. Sois sage, je vais te raconter une histoire si tu veux. »  Elle parlait à une souris. Très bien. Cassiopée acceptait tout à fait ça. Il y eut un petit blanc. BON SANG, elle parlait à une souris ! « Sarah. Je t’en prie, dis-moi que tu n’es pas en train de discuter avec une souris ? C’est un animal. »La Poufsouffle continuait son histoire, comme si personne ne lui parlait au dehors. Cassiopée ne prenait même pas Sarah en pitié, elle ne la comprenait simplement pas. Ce n’était pas non plus de la méchanceté envers la fille, de la peine… Une immense et sans limite incompréhension. « Tu sais qu’il ne t’entends pas ? » « Elle. C’est une fille. » Sans même sans rendre compte, Sarah lui avait répondu. Elle avait aussitôt repris son histoire. Elle. Pas de souci. C’était une fille, ben oui, même les souris ont des sexes déterminés. Cassiopée ria encore une fois. Et la Poufsouffle avait l’air de s’y connaitre, Cassiopée n’allait pas la contredire. Cependant, elle commençait à se dire que la fille était profondément débile. Et en plus, elle ne l’écoutait pas. La petite blague suffisait, elle allait arranger ce malentendu. Elle s’approcha du placard, et donna un grand coup dans la porte, ce qui fit sursauter Sarah. « SARAAAAAAAAH ! Ecoute moi, au lieu de parler avec des souris de… je ne sais pas trop quoi ! » « Je peux toujours pas sortir ? » Cassiopée eut un soupir. Un long soupir. « Non. » Le spécimen dans le placard émit un petit son déçu. « Promis, je t’écoute maintenant », avait essayé de dire Sarah. Le son était plutôt sorti comme un melting-pot de mots suppliants : « P-Promis, je t’écoutemaintenantnemetuepasjet’enpriej’airienfaitausecours »

Cassiopée sourit. Au moins, là, elle était prise au sérieux. Elle ouvrit la porte du placard d’un seul coup, faisant tomber la Poufsouffle sur les fesses. Elle se releva tant bien que mal, avec un grand sourire. « Merci ! » Cassiopée haussa les épaules. « Tu me faisais trop de peine pour que je te laisse là-dedans avec des souris. Des souris qui veulent ta peau, en plus. » Sarah hocha la tête, cherchant probablement à être d’accord sur le plus de choses possibles avec la Serpentard. Cette dernière lui montra une chaise du coin de la tête, sur laquelle Sarah s’assit. « Maintenant, écoute moi bien. Il n’est plus question de parler avec une souris et de… » « Fiki. » « Quoi ? » « La… souris. Elle s’appelle Fiki. » Sarah avait dit ça en ouvrant de grands yeux innocents, et en faisant oui de la tête. Comme si c’était une information ESSENTIELLE à la discussion. Cassiopée n’allait donc pas se laisser faire de cette façon. « Oui, le RAT, donc. » La Poufsouffle tiqua mais ne dis rien, apercevant la lueur de défi dans les yeux de Cassiopée. Globalement, c’était tu me coupes encore la parole je te bouffe. « Il n’est plus question que tu me portes la poisse. » « Mais… » « PAS DE MAIS. JE DOIS TE BAILLONER POUR QUE TU LA FERMES DEUX MINUTES ? » Sarah fit non de la tête. Un non énergique, qui sortait du cœur. Cassiopée connaissait exactement la suite de son ‘mais’. Evidemment, elle ne faisait pas exprès de lui porter la poisse. Et ce n’était ça se trouve seulement des coïncidences. La Serpentard soupira. « Bon. En tout cas, tu m’évites. Et je te garde à l’œil, tu seras surveillée. Alors fais gaffe, c’est un conseil... une prévention. Voilà, c’est pour ta propre sécurité et la mienne. Je tiens à mes chaussures et à mon visage, et j’espère pour toi que je n’aurais pas de bleu sur le nez demain matin. Ou sinon tu en auras un gros sur la joue. »

Cassiopée se décala pour laisser le champ libre jusqu’à la porte à Sarah. Lorsque celle-ci se leva, elle n’oublia pas de faire un sourire et un mouvement de tête… Est-ce que c’était un genre de révérence ? La Serpentard fronça les sourcils, et au moment où Sarah sortait de la pièce, elle la rattrapa en courant. « Non ! Attends ! On va vérifier un truc ! » La Poufsouffle s’arrêta aussi sec, et Cassiopée la rattrapa. Elle lui passa devant, et l’invita à sortir en même temps qu’elle. A la même seconde. Sarah s’avança un peu pour se mettre à la même hauteur que la blonde et elles sortirent en même temps de la salle. Au moment précis où Cassiopée posa un talon dehors et que Sarah fit dépasser un cheveu de la pièce, quelque chose d’incroyable se produit. Enfin, incroyable. Dans le sens improbable du terme, et pas positif. Une magnifique réaction en chaîne. Une dispute entre deux quatrième années s’était déclenchée devant la grande salle. A coup de sorts inoffensifs, les deux personnes essayaient d’avoir l’avantage l’une sur l’autre. Ils se déplaçaient de plus en plus vers le lieu où se trouvait Cassiopée. Avant qu’elle n’ait le temps de réagir, Sarah lui tapota l’épaule et lui montra la bagarre. « Tu devrais faire attention en passant par-là, on ne sait jamais ce qui pourrait arriver. » Ce fut l’élément déclencheur. Sarah avait à peine fini sa phrase qu’un immense jet d’eau frappait de plein fouet la blonde. Le lanceur la regarda avec effroi. La personne visée s’était baissé juste au moment où Cassiopée était derrière. La Serpentard attrapa sa baguette, se sécha en un clin d’œil, et avant qu’elle ait ouvert la bouche, les deux quatrième années s’étaient enfuis, ayant bien trop peur de la réaction de la blonde. Qui dû bien s’énerver contre quelqu’un. La bouche encore ouverte de l’outrage, elle se tourna lentement vers Sarah. Qui réalisa un peu trop tard que Cassiopée l’accusait encore une fois. Elle n’eut pas le temps de courir au loin comme le firent les duellistes maladroits. Elle allait partir, quand la Cayrel la rattrapa par le bras.

« Ooooh, ma chérie, tu aurais dû courir biiiiiiien avant. » La Poufsouffle ouvrit grand les yeux d’effroi, et se fit tirer sans ménagement par Cassiopée, furieuse et d’humeur vengeresse. « J’espère que tu n’as pas dit au revoir à ton rat ! »Sarah protestait, mais c’était au tour de la Serpentard de ne rien dire. De ne rien répondre. A la place, elle renvoyait la pareille à Sarah. « Il était une fois… » Heureusement que la Poufsouffle n’était pas lourde, Cassiopée aurait eu du mal, sinon. « … une petite malchanceuse qui aimait beaucoup les souris et qui allait passer le reste de SA VIE dans un placard ! Dis bonjour à Fiki, Sarah ! » Elle ouvrit la porte et jeta la jeune fille dedans. Enervée comme jamais, elle se remit à crier. « ET JE T’INTERDIS DE SORTIR DE CE PLACARD… JUSQU’A LA FIN DE MA VIE ! »
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Jeu 29 Déc - 15:23


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Sarah était un petit peu désespérée. Elle n'avait vraiment rien contre Cassiopée, combien de fois devrait-elle le lui dire ? Sarah ferait tout ce qui était en son pouvoir pour lui convaincre, lui donner une preuve qu'elle n'y était pour rien. Oui, ça serait sa future mission, qu'elle avait accepté d'avance, une sorte de deal avec son cerveau : convaincre Cassiopée qu'elle ne voulait que son bonheur.

Bon certes c'était mal partie, toute seule dans son placard, ayant pour seule compagnie une verte et argent de l'autre côté de la porte qui lui jurait sur tous les dieux que la jaune et noire passerait le reste de sa vie dans ce trou à rat et une jolie petite souris qui était atrocement méchante lorsqu'il s'agissait de mordre les mains des pauvres gens qui n'avaient rien demander. « Pardon ? » Sarah tendit l'oreille, il faut dire qu'à l'intérieur du placard, si on écoutait pas attentivement bien, on risquait de zapper ce qu'il se passait dans le monde extérieur. Apparemment la communication marchait parfaitement bien dans l'autre sens, mais pour Sarah c'était plus compliqué de comprendre tout ce que la blonde voulait. Ou alors elle avait les oreilles bouchées, ça c'était une autre solution... « Non mais on va certainement pas discuter. J’attends juste que… qu’est-ce que j’attends, d’ailleurs ? » Ah, bah elles allaient rester coincées longtemps dans ce placard -enfin Sarah allait rester coincée longtemps- si Cassiopée ignorait elle-même ce qu'elle attendait comme déclic. Mais Sarah n'en avait cure, elle était enfermée dans ce placard et ce jusqu'à ce que la blonde platine la fasse, elle s'était déjà fait à cette idée alors.

Sarah s'était confortablement installée, prête à passer une éternité dans ce placard et se liant d'amitié avec une adorable souris. Tout de suite Sarah lui donna le nom de Fiki, ça sonne bien non Fiki la souris ? Elle commença à lui parler et lui raconter une histoire. Oui voilà de quoi définitivement calmer une souris un peu trop égoïste qui ne veut pas partager son carton. Lentement, alors que la voix de Sarah continuer à parler, la petite souris s'endormit -enfin Sarah le pensa- en se mettant en boule à côté de la poufsouffle. Quelle était mignonne ! Très doucement Sarah tendit la main pour la caresser toujours en train de raconter son histoire d'une voix douce pour ne pas lui faire peur quand elle fut coupée par le son de la voix de Cassiopée « Sarah. Je t’en prie, dis-moi que tu n’es pas en train de discuter avec une souris ? C’est un animal. » Et alors ? Elle n'avait pas le droit de parler à une souris ? Son chaton tout noir qui l'attendait dans le dortoir lui répondait, elle en était sûre ! De toute manière pour une fille qui croit aux nargoles, il n'y a plus grand chose à tenter, non ? Et puis, qu'est-ce qui pouvait déranger la serpentarde dans le fait qu'elle lui parle ? « Tu sais qu’il ne t’entends pas ? » C'était tout ? C'est faux, il ne faut pas sous-estimer les animaux. Ils ont des capacités bien plus grandes que les êtres humains, des capacités très étonnantes il faut le dire ! Sarah répliqua sans réfléchir « Elle. C’est une fille, sérieusement Fiki ça sonne pas comme un nom masculin quand même ! Bon, où on en était ? » Et elle repartit dans son histoire pour Fiki, elle en était au dragon qui attaque le prince mais qui s'en sort grâce à la potion ''repousse dragon'' et « SARAAAAAAAAH ! » Elle sursauta, ce qui réveilla la souris et Fiki partit se cacher dans un autre carton « Ah bah bravo, t'as fait peur à Fiki ! » « Ecoute moi, au lieu de parler avec des souris de… je ne sais pas trop quoi » Le son de la voix de Cassiopée faisait peur, elle devait lui demande quelque chose d'important ou alors la menacer, Sarah ne se sentait pas rassurée. Et puis, même si elle était optimiste quant à sa sortie de ce placard un jour, elle n'était tout de même pas confiante de la rapidité de la chose « P-Promis, je t’écoutemaintenantnemetuepas jet’enprie j’airienfaitausecours » réussit-elle a articuler faiblement. Elle était toute ouïe, elle ne ferait plus de bruit, elle serait sage. En posant les mains sur ses genoux comme les enfants elle se rendit compte que ses pieds ne touchant pas le sol du à sa trop petite taille. Tant pis, elle releva la tête, fixant la porte, attendant que la serpentarde parle.

Ce ne fut pas ce qu'il se passa, mais quelque chose de grandiose et d'encore mieux, la porte s'ouvrit d'un seul coup. Sauf que le carton sur lequel elle était assise était tenu en équilibre sur deux autres bout de carton qui tombèrent à la renverse à cause du coup de vent provoqué par la porte. Bref, je ne vous fait pas un dessin mais Sarah se retrouva les quatre fers en l'air. Mais comment pouvait-elle se plaindre ? Elle était sortie de ce foutu placard et elle n'y était même pas restée une heure ! Merveille, joie, bonheur ! Elle se releva et s'avança dans l'intention de courir dans tous les sens, de remercier le ciel en priant voire même d'embrasser Cassiopée mais le simple visage de la blonde l'en dissuada. Un « merci ! » rayonnant sortit de son visage resplendissant de générosité envers la gentille verte et argent qui l'avait libéré de son calvaire. Certes c'était la même personne qui l'y avait enfermée mais il fallait voir le côté positif de toute chose, non ?

« Tu me faisais trop de peine pour que je te laisse là-dedans avec des souris. Des souris qui veulent ta peau, en plus. » Quelque soit la raison qui l'ait motivé à lui ouvrir la porte était merveilleuse. Elle lui faisait de la peine, au moins elle ne la dégoutait pas, c'était toujours ça de gagné ! Et puis elle n'avait pas risqué sa faut, c'était pas vrai, Fiki était adorable, juste un peu mal élevée...« Maintenant, écoute moi bien. Il n’est plus question de parler avec une souris et de… » immédiatement Sarah la coupa, il fallait repréciser les choses, une souris, ça pouvait être n'importe qui, non non non, là on parlait bien de « Fiki ! » « Quoi ? » avait répondu imédiatement Cassiopée, les yeux grand ouverts qui se demandait pourquoi elle osait encore la couper. « Son nom est Fiki, » commença Sarah en regardant le sol « tu sais comme ... » elle croisa le regard perçant, violent et noir et elle s'arrêta aussitôt de parler. Satisfaite Cassiopée reprit « oui, le RAT, donc. » Sarah du violemment se retenir de ne pas répondre, quelle dénégation pour la pauvre Fiki qui n'avait rien demander de mal ! Mais elle allait arrêter, le regard noir que lui lançait la serpentarde la dissuadait de parler. « Il n’est plus question que tu me portes la poisse. » Sur ce point là, elles étaient plutôt d'accord toutes les deux, de toute manière ce n'était pas la faute de Sarah si elle lui portait la place, tout normalement elle repliqua « Mais c'est pas de … » la tornade Caryel se déchaîna en moins de temps qu'il n'en fallait pour dire quidditch« PAS DE MAIS. JE DOIS TE BAILLONER POUR QUE TU LA FERMES DEUX MINUTES ? » Les oreilles des Sarah prirent une couleur rouge vive, sa tête se baissa instentannément. Tête qu'elle secoua ensuite frénétiquement. Non non non. Elle ne voulait pas se faire bailloner, pas plus qu'elle n'aimait être enfermée dans un placard. Promis elle serait sage. Une petite moue mignonne, angélique et le tour était joué. Elle mima une fermeture éclaire sur sa bouche et posa ses deux mains ensuite. Voilà, là c'était sur et certain, elle ne dirait pas un seul mot de plus. Cassiopée soupira et décréta ensuite : « Bon. En tout cas, tu m’évites. Et je te garde à l’œil, tu seras surveillée. Alors fais gaffe, c’est un conseil... une prévention. Voilà, c’est pour ta propre sécurité et la mienne. Je tiens à mes chaussures et à mon visage, et j’espère pour toi que je n’aurais pas de bleu sur le nez demain matin. Ou sinon tu en auras un gros sur la joue. » Sarah aussi tenait au beau visage de la blonde, elle l'appréciait réellement malgré ses fréquentes crises de colère. Elle ne voulait en aucun cas qu'elle soit malade ou blessée par sa faute. Dieu qu'elle s'en voudrait si c'était encore une fois par sa faute.

Sarah ne savait pas ce qu'il allait se passer ensuite. Était-ce fini ? Enfin ? Était-elle libre de quitter la salle en vie, aussi facilement que ça. Non ce ne peut pas se passer aussi facilement, il faut qu'il y ait un problème avant. Mais si !? Incrédule, Sarah vit Cassiopée s'effacer pour la laisser sortir en premier de la pièce heureuse et reconnaissante, la poufsouffle la remercia par un signe de tête lorsqu'elle dépassa la jeune préfète. Ah, air libre tu es bientôt à moi. Deux pas, seulement deux pas furent suffisent avant la catastrophe. Enfin pas vraiment la catastrophe, juste la nouvelle punition ? Non mais quoi encore ? Pourquoi Cassiopée lui aurait attrapé le bras aussi violemment si ce n'était pas juste pour se venger de nouveau ! « Non ! Attends ! On va vérifier un truc ! » Ah, vérifier un truc dans ce cas. Cassiopée se mit à la hauteur de la poufsouffle et elles marchèrent d'un même pas -même si Sarah devait aller plus vite pour ne pas perdre Cassiopée, c'est fou les grandes jambes comment ça avantage !- jusqu'à la porte. Qu’elles dépassèrent en même temps, à la même seconde près. Sarah senti Cassiopée se figer à côté d'elle, la brune s'arrêta donc et explora les alentours, histoire de comprendre ce qui pouvait la paniquer autant. Rien vers la gauche, rien à droite, non tout était niquel. Deux éclairs de lumière l'éblouirent. Ah, il y avait réellement une problème. Sarah regarda droit devant elle et vit deux élèves, des filles qu’elles ne connaissaient pas qui se lançaient des sorts histoire de mettre un peu de couleurs dans ce château. En premier lieu Sarah trouva cela joli. Dans un deuxième temps, elle se dit que c'était cool. Puis dans une troisième et dernière perspective elle réalisa qu'elle était un porte-poisse ambulant et que les filles se rapprochaient dangereusement de cette salle vide. Oh oh, ce n'était pas bon, pas bon du tout. Prise d'une soudaine monté de terreur elle tapota l'épaule de la grande cassiopée et lui chuchota « Elles m'ont l'air dangereuse, tu ferais mieux de partir de l'autre côté … m'enfin je dis ça je dis rien hein ! » … était-elle réellement un porte-poisse ou un élément déclencheur, peut être qu'elle n'était qu'un boulet qu'on traînait en fin de compte. Quoiqu'il en soit il suffit qu'elle parle pour Cassiopée soit trempée de la tête aux pieds. Non un saut n'était pas tombé du ciel, vous suivez vraiment rien !, c'est un sort qui lui ait arrivé en pleine face. Gardant son sang-froid, la verte et argent se sécha en un coup de baguette et jeta un regard horrible aux deux filles. Qui déguerpirent sans demander leur reste. Ce regard Sarah le connaissait plutôt bien, il lui était réservé en temps normal. QUOI ? Pourquoi c'était elle que la serpentarde regardait. oh. OH. Mince. Courir, s'enfuir, partir. Vite !


« Ooooh, ma chérie, tu aurais dû courir biiiiiiien avant. » Trop tard, évidemment que c'était trop tard. De toute manière la demoiselle mandleton savait bien qu'il y avait un problème, ç'aurait été trop beau pour être vrai qu'elle puisse partir si vite. Quoique là en regardant bien, elle avait réussit à calmer la blonde furax en assez peu de temps, elle pouvait renouveler son exploit. Quand elle regarda la blonde dans les yeux en souriant elle ne croisa qu'un regard vengeur et furieux. Oh, ça serait beaucoup plus dur. La main de la serpentarde se ferma sur le bras de la poufsouffle dans un geste violent. Elle lui serrait un peu trop froid, elle avait mal. « J’espère que tu n’as pas dit au revoir à ton rat ! » « Ma souris, Fiki est vraiment une sourihihis ! » répondit Sarah avait la voix un peu brisée par la douleur de son bras. Mais quoiqu'elle dise, Cassiopée ne l'écoutait pas. Comme si elle était trop énervée pour entendre, trop en colère pour comprendre, trop furax pour l'écouter. « Il était une fois…  » Sarah sentit une larme perler au coin de son œil droit, comme c'était cruel de se moquer d'elle comme ça. Mais la poufsouffle pouvait comprendre, la blonde était énervée. « … une petite malchanceuse qui aimait beaucoup les souris et qui allait passer le reste de SA VIE dans un placard ! » Sa vie ? Oh non non non. « Dis bonjour à Fiki, Sarah ! » Il ne fallut qu'une seconde pour que la porte du placard s'ouvre que Sarah s'y fasse jeter comme si elle ne pesait pas plus lourd qu'une poignet de serviette de table et de refermer la porte sur elle. Elle retrouva tout instantanément, le noir, le carton et Fiki la souris qui couina à son arrivée. Soudain la voix de Cassiopée se fit menaçante, effrayante et encore plus qu'hurlante.
« ET JE T’INTERDIS DE SORTIR DE CE PLACARD… » Sarah ferma les yeux en se recroquevillant sur elle même « ... JUSQU’A LA FIN DE MA VIE ! » Aïe, c'est long ça.

Sarah faillit se laisser envahir par la tristesse et le désespoir. Puis elle se souvient de la promesse qu'elle s'était fait tout à l'heure, elle allait être forte et ne pas se laisser faire. Si la serpentarde l'avait fait sortir une fois, elle réussirait bien une deuxième fois. Quoique, jusqu'à la fin de sa vie c'était vachement plus cruel comme menace. Non, Sarah, ne te laisse pas abattre par la faiblesse soit forte ! Dans son corps se passa quelque chose de bizarre, quelque chose de fort : comme si elle avait bu une potion qui réchauffait les membres endurcit par le froid. C'était doux et chaleureux, oui Sarah savait qu'elle allait réussir. Elle y croyait.

Tout d'abord elle ne fit aucun bruit, Cassiopée était énervée et elle l'avait bien sentit, il fallait donc qu'elle se calme. N'étant pas physiquement proche d'elle pour lui tapoter l'épaule et lui caresser le bras -deux gestes qui calment à coup (presque) sur- ni près d'un point d'eau pour lui proposer un verre, elle opta pour le silence. Sans bouger de sa position, elle compta les respirations bruyantes de la blonde et attendit le moment où elle ne les entendrait plus. Deux minutes plus tard voilà chose faite. Il n'y avait plus de bruit dans la pièce, tout était calme et Cassiopée semblait un peu calmée. Sarah prit Fiki sur ses genoux, la caressa entre les deux oreilles pour se donner du courage et parla lentement et doucement « Cassiopée ? » Un silence de mort qui répondit. « Cassie ? » La première fois de sa vie que Sarah lui donnait se surnom, mais elle voulait être sure que la blonde l'écoutait. Elle attendit un signe de vie encore quelques secondes mais rien ne vint. « Cassiopée, je suis désolée pour tout ce que j'ai pu faire. Je veux pas parler trop pour t'ennuyer, je t'assure, je veux pas t'embêter. Mais ça ne t'aidera en rien pour te calmer que de m'enfermer dans ce placard. Tu sais tu peux consulter quelqu'un qui t'aidera s'i » elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'une chose lourde -une chaise ?- s'écrasa contre la porte du placard le faisant vibrer de haut en bas. Un éclat de rire, sadique, suivit ce lancé de projectile. « Non mais je dis pas que tu es folle, je t'assure. S'il te plaît répond moi ! » Sarah se rapprocha de la porte, elle n'osait actionner la poignet, non pas qu'elle pensait que la blonde ait mieux un quelconque sortilège pour l'enfermer à tout jamais. Mais ayant plutôt peur de la colère sans nom de la serpentarde si elle la défiait. Car oui, elle prendra ça pour un défi personnel si Sarah osait sortir du placard avant qu'elle ne soit morte. Toujours pleine de douceur, la poufsouffle s'adressa à la blonde « Cassie, s'il te plait, laisse moi sortir. Jette-moi un sort et envoie-moi à l'infirmerie si tu veux. Appelle Alistaire. » elle trembla en prononçant ce nom « et défoulez vous. Fais ce que tu veux mais ne me laisse pas moisir dans ce placard. S'il te plait ! Je te jure d'être sage, de ne plus m'approcher de toi, de t'éviter comme tu me le demandes, de faire tout ce que je peux ! Sauf peut être me tuer, ça je trouve que c'est un trop méchant et trop horrible. Mais tout ! » Sarah suppliait Cassiopée, elle s'était mise à genoux devant la porte, elle aurait vraiment fait tout ce qui était en son pouvoir pour sortir, si elle connaissait un quelconque échappatoire. Mais c'était impossible, Sarah ne croyait pas assez en Merlin pour espérait sortir une deuxième fois du placard aussi rapidement.

Oh et puis zut, elle essayerait quand même. « Fiki, mets-toi à genoux comme moi et on va parler à Merlin. » Bruit de l'autre côté de la porte, mais Sarah n'écoutait plus. « Ô Merlin, s'il te plait fait moi sortir de là, fait en sorte que Fiki ne me quitte plus et aide Cassiopée à devenir gentille, je suis sûre qu'elle est très gentille au fond d'elle-mê... » Un courant d'air froid, une lumière vive, un éclat de rire puis de nouveau du noir. « Sarah ? Tu te fous de moi, rassures-moi ! » Cassiopée riait à n'en plus finir, elle tapait même le mur avait sa main. Il fallait dire qu'elle avait ouvert la porte du placard et vu Sarah à genoux et Fiki assise juste à côté, priant Merlin. Sarah ma pauvre, tu as touché le fond.
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Ven 6 Jan - 9:57


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Ça ne finirait donc jamais ? Cassiopée campait à nouveau devant la porte d’un placard miteux dans une salle de classe moisie, seule et démunie face à une folle furieuse psychopathe et involontairement dangereuse –ce qui faisait beaucoup pour une seule personne. Sarah Mandleton était un mythe à elle toute seule, dorénavant. Et Cassiopée était obligée de se le trimbaler. Qui l’empêchait de la tuer maintenant, de l’enfermer dans le placard ? Histoire qu’elle ne revienne plus jamais. Que tout le monde l’oublie, que personne ne lui apporte à manger et qu’elle finisse seule et désespérée avec pour seule compagnie un rat ? Une souris. C’était une souris « hihi » d’après la Poufsouffle. Peu importe, pensa la verte et argent. Ce qui l’empêchait de commettre l’irréparable était, aussi surprenant qu’on puisse le penser, sa conscience. Martyriser quelqu’un, pas de problème. Tuer quelqu’un, pourquoi pas. Mais elle était tellement terrifiée d’elle-même finir par mourir oubliée de tous et toutes qu’elle n’oserait jamais infliger un tel sort à une aussi charmante jeune fille. Ni à personne, d’ailleurs. Peut-être à Jenny, après tout, pourquoi pas. Laissant ses pensées vagabonder à travers son esprit, elle en avait presque oublié la créature du diable dans le placard. Cela avait même calmé Cassiopée, ce qui n’était pas une mince affaire. Sarah toussota dans le placard et prit la parole. La Cayrel avait hâte de voir ce qu’elle allait encore raconter comme conneries. « Cassiopée ? » Elle ne répondit pas. Attendant de voir la réaction, enfin d’entendre plutôt, la réaction de la Poufsouffle. « Cassie ? » La Serpentard écarquilla les yeux. Cassie. Elle l’appelait Cassie. Depuis quand ? En quel honneur ? Pour quelle raison ? Si elle voulait mettre toutes les chances de son côté, il aurait mieux fallut qu’elle la respecte. Ce n’était définitivement pas la bonne solution pour se faire entendre que d’appeler Cassiopée par un surnom exclusivement réservé à peu de personnes au monde. Se posant la question, Cassiopée compta. 4, ou 5, pas plus. Martin, Ariel, Alistair… Jenny, parce qu’il le fallait bien. Ambroise. Et encore, il avait intérêt à faire plus d’effort que ça. Bref, Sarah n’en faisait pas partie. « Cassiopée, je suis désolée pour tout ce que j'ai pu faire. Je ne veux pas parler trop pour t'ennuyer, je t'assure, je veux pas t'embêter. Mais ça ne t'aidera en rien pour te calmer que de m'enfermer dans ce placard. Tu sais tu peux consulter quelqu'un qui t'aidera s'i » La chaise était faite pour aller avec la porte, pour la bloquer et pour qu’elle empêche quiconque à l’intérieur du placard de sortir. Le bruit fut néanmoins retentissant, et la blonde ne s’y attendait pas plus que la Poufsouffle qui sursauta dans le placard. En fait, Cayrel n’écoutait même pas ce qu’elle disait, elle était encore en train de faire le compte de ses amis et connaissances en comparant leurs autorisations sur sa propre personne. Elle aimait bien faire ça, c’était comme faire une check list de sa popularité et ça la rendait de bonne humeur. « Non mais je dis pas que tu es folle, je t'assure. S'il te plait répond moi ! » Alors comme ça, elle avait sous-entendu qu’elle était folle quelques minutes avant. Enfin, apparemment non mais Cayrel aurait dû le comprendre de cette manière. Très bien, elle était donc hypothétiquement énervée. « Encore HEUREUX, que tu ne dises pas que je suis folle. Il n’y a qu’une folle ici et c’est probablement toi, vu qu’il n’y a personne d’autre dans la pièce. Ou ton rat, peut-être. »

Sarah continuait, essayant tant bien que mal de raisonner Cassiopée. Apparemment, elle y tenait vraiment, vu qu’elle quémandait Alistair, maintenant. N’importe quoi. La Serpentard ne connaissait pas bien Sarah –avant peu-, mais Ali lui avait déjà parlé plusieurs fois de cette fameuse Poufsouffle mignonne mais un peu conne qui se faisait tristement martyrisé par le grand garçon toujours un peu gamin dans sa tête. S’il arrivait vraiment, la pauvre petite en pisserait dans son pantalon. Cassiopée, cependant, ne comptait pas en arriver là. Enfin, du moins, elle préférait terroriser en solitaire, c’était marrant aussi et ça exerçait pour plus tard. « Sauf peut-être me tuer, ça je trouve que c'est un trop méchant et trop horrible. Mais tout ! » La blonde ria. « Je pense pas que ce soit extrême, comme solution. Non franchement, pourquoi pas ? ça éviterait des problèmes de tous les côtés, à toi, à moi, surtout à toi en fait. T’es sûre que ça te tente pas. » Un silence glacial lui répondit. La verte et argent ricana de nouveau, s’amusant comme une petite folle devant la crédulité et/ou la soumission de Sarah.

« Fiki, mets-toi à genoux comme moi et on va parler à Merlin. » Oh non, voilà qu’elle recommençait. Ne sachant plus si elle devait être horrifiée, terrorisée, peinée ou gênée de la situation, Cassiopée décida d’en rire une fois de plus. Ce n’était plus des moqueries, elle ne pensait sérieusement pas que la Poufsouffle prenne toute cette histoire de souris dévote au sérieux. Prise de doute quand Sarah enchaîna avec un très convaincant « Ô Merlin, s'il te plait fait moi sortir de là », elle décida d’en avoir le cœur net. Enlevant la chaise en faisant le moins de bruits possibles pour ne pas perturber Sarah dans son hypothétique prière, elle prit son temps. La chaise totalement enlevée de la porte, Cassiopée ouvrit cette dernière rapidement… pour découvrir une Poufsouffle à genoux maladroitement, étriquée dans l’espace minuscule du placard, priant Merlin. La blonde, malgré la brièveté de sa vision puisqu’elle avait re-claqué la porte, était persuadée d’avoir vu Fiki regarder Sarah bizarrement. Et voilà que Cassiopée appelait le rat Fiki. Elle leva les yeux au ciel, essayant une énième fois de retenir son rire. Puisqu’il fallait qu’elle ouvre la bouche, elle préféra sortir une phrase tout à fait passe partout mais aussi complètement inutile.

« Sarah ? Tu te fous de moi, rassures-moi ! » Apparemment pas. « T’as pas intérêt. Parce que c’est pas du tout gentil de ta part… » et plus elle parlait, plus elle pouffait. N’en tenant plus, elle éclata de rire, se remémorant la scène qu’elle avait vu. La petite souris avec des yeux étonnés et l’autre petite souris, humaine ce coup-ci, qui priait Merlin à genoux. Elle s’était appuyée le dos contre la porte, ce qui secouait celle-ci de tremblements, en rythme avec les épaules de la jeune fille. Arrivée aux larmes, elle se calmait petit à petit. Elle se demandait la tête que faisait Sarah dans le placard, si elle avait mal pris le fait que Cassiopée se moque d’elle, ou si elle était fière d’avoir réussi à faire sourire la demoiselle blonde qui était, quelques minutes auparavant, énervée comme jamais. Se souvenant que oui, elle devrait être en colère, elle se devait de faire une réflexion. « Je suis gentille au fond, mais certainement pas avec des gens comme toi. Et si je rigole, ce n’est pas parce que tu as détendu l’atmosphère, c’est parce que je te trouve ridicule. Alistair a raison, mignonne mais un peu conne. » Avant qu’elle n’ait pu ajouter quelque chose d’autre, la Serpentard fut coupée par une entrée tout à fait prévisible et pourtant elle n’y avait pas le moins du monde pensé… la professeur de potions. Qui avait pour vision Cassiopée Elektra Cayrel, digne descendante d’une famille de sang pur de Serpentard, dans les traces de Voldemort comme jamais, riche, belle, et surtout digne, il fallait insister sur le digne… en train de rire à gorge déployée, toute seule, adossée contre un placard. Et en plus, elle lui parlait. Au placard. « Miss Cayrel… Vous êtes devenue folle, vous avez fumé quelque chose d’illégal, vous… découvrez des coutumes particulières, ou je dois vous coller parce que vous avez enfermé une étudiante dans un placard ? » La blonde ferma les yeux et respira un grand coup, se demandant pourquoi elle avait mérité une telle chose. En tout cas, Sarah avait encore montré son utilité de porte-poisse. Et avec la chance qu’avait la fameuse Cassiopée Eletkra Cayrel, il était fort probable que la Poufsouffle n’ait pas entendu la professeur et qu’elle se mette à parler. Ruinant toute possibilité de mouvement à la blonde, et se voyant obligé de prendre une colle et de laisser partir Sarah indemne. Fixant toujours la professeur, Cassiopée remarqua du coin de l’œil que la porte du placard était doucement en train de s’ouvrir. Si Sarah montrait un cheveux, elle allait devoir se justifier. La blonde, n’hésitant pas une seconde, claqua la porte au nez de la Poufsouffle. Elle entendit un « Mais ! » et donna un coup de coude dans le placard, espérant que Mandleton comprenne ce que voulait dire la Serpentard. La ferme. Elle n’entendit rien, mais vit ce qui allait probablement la sauver. Alistair, qui passait derrière la prof. Il se retourna à temps pour voir Cassiopée bégayer devant sa professeur. Fronçant les sourcils, il se jeta à son secours et demanda un renseignement. « Madame, madame ! Pendant que vous êtes là, est-ce que vous savez si… »

La verte et argent remercia mentalement son ami et se retourna devant le placard. Elle ouvrit grand la porte, attrapa Sarah par le col et lui murmura simplement quelques mots. Si elle la regardait dans les yeux, elle flipperait probablement suffisamment. « Un pas de travers, un mot qui sort de ta bouche, un bruit, je te promets une vengeance terrible. » Sarah hocha la tête. Bien, très bien. Le temps de refermer doucement la porte, Alistair finissait de parler à la professeur qui se re-retourna vers Cassiopée. « Tu disais ? » L’improvisation était un art. « Je disais… enfin j’essayais de vous expliquer que j’avais un peu mal à la tête, et que je n’en pouvais plus du bruit de la Grande Salle… Enfin je me sentais pas bien quoi. Je suis venue me réfugier ici… Et il m’arrive souvent de me parler à moi-même. » Elle hésita deux petites minutes avant de continuer. « Et puis, vous savez, il y a des rats très sympas ici. » Le bruit qu’elle entendit quelques secondes après failli tout faire foirer. C’était quelques simples mots. Ils étaient cependant en trop. « Souris. Fiki est une souris. » Cassiopée se retint le plus fort qu’elle put pour ne pas ouvrir la porte du placard maintenant et saigner à blanc la Poufsouffle. Heureusement pour Sarah, la professeur ne l’entendit pas. Elle leva les sourcils et répondit. « Moui… On se voit tout à l’heure en cours, j’espère que tu iras mieux. En attendant, j’ai besoin de cette salle de classe dans dix minutes, il me semble. Si tu pouvais aller te parler toute seule ailleurs… » Cassiopée fit un petit sourire et hocha vigoureusement la tête. Cependant, la professeur, pas dupe, ajouta « Et si tu pouvais libérer les petites souris dans les placards... je pense qu’elles te seraient grandement reconnaissantes. » Avec un clin d’œil, elle haussa la voix. Histoire que Sarah entende, probablement.

Et ce fut le cas. Essayait-elle d’hocher la tête ? Ou de remuer pour demander de l’aide ? Quoiqu’il en soit, un bruit sourd se fit entendre. La professeur tourna les talons et repartit dans le couloir, au moment précis où l’amie humaine de Fiki criait un retentissant « AOUTCH, ma tête ! » C’en était trop. Cassiopée attrapa le premier chiffon qui lui passait sous la main, ouvrit le placard et sourit machiavéliquement à la Poufsouffle. Elle lui attrapa la tête et entreprit d’enrouler le chiffon autour de sa bouche. C’est qu’elle remuait, la petite. « Humpfhumpfhumpf » étaient les seuls sons qui sortaient de ses cordes vocales. Une lueur de frayeur dans les yeux, Sarah observait en gigotant la méchante blonde faire ce qu’elle voulait faire depuis le début de la journée. Quelle ne fut pas sa surprise et son horreur quand elle vit son pire cauchemar se pointer au-dessus de l’épaule de Cassiopée.

Ariel. « Tu veux que je la tienne ? » Sarah fit rigoureusement non de la tête, et devait penser qu’Ariel était sacrément aveugle pour qu’elle prenne ça pour un oui, car elle lui attrapa les bras et l’immobilisa. Cassiopée finit son petit travail et la rassit dans le placard. Seules ses jambes dépassaient de la porte, restée ouverte. « Il se passe quoi au juste ? » redemanda Ariel à Cassiopée. « Oh, si tu savais ma chérie… C’est un vrai porte-poisse cette gonzesse. Impressionnant. Du coup je la punis. A cause d’elle, je me suis tordue la cheville, j’aurais surement un bleu au visage demain matin, je suis tombée dans les escaliers et je me suis faite arrosée par deux abrutis qui se battaient dans les couloirs. » Ariel ouvrit des grands yeux étonnés, et se tourna en haussant un sourcil vers Mandleton, qui gémissait à coup de humpfhumpfhumpf probablement pour se justifier des paroles de Cayrel. Les quatre yeux Serpentard étaient fixés sur la Poufsouffle. Ça ne devait sûrement pas être rassurant. Mais Cassiopée s’en fichait. Elle écouta juste avec un sourire sadique sur le visage sa meilleure amie poser une question à Sarah. « Et tu n’es pas encore morte ? » Le pire dans tout ça, c’est qu’Ariel avait l’air vraiment étonnée.
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Sam 21 Jan - 15:50


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« Encore HEUREUX, que tu ne dises pas que je suis folle. Il n’y a qu’une folle ici et c’est probablement toi, vu qu’il n’y a personne d’autre dans la pièce. Ou ton rat, peut-être. » Souris bon dieu, c'était si dur que ça à retenir ? Non mais il était temps pour Cassiopée de faire quelque chose, qu'elle se trompe de temps en temps, ça Sarah pouvait le comprendre, mais cela faisait … une, deux, trois, quatre ? trop de fois qu'elle se trompait ! Sarah soupira mais ne répondit rien. Il valait mieux éviter d'énerver la blonde déjà furax encore plus. Il faut dire que la serpentarde avait déjà émis un rire alors si elle continuait comme ça, la petite poufsouffle pourrait peut être enfin sortir du placard saine et sauve. Mais cette fois-ci elle partirait en courant bien vite vers la sortie avant que Cassiopée ne puisse l'attraper et la forcée à faire quelque chose qu'elle ne voulait pas. Oui Sarah se persuada qu'elle aller y arriver.

En pensant à plein de choses à la fois, Sarah continuait à supplier la demoiselle Caryel de sortir du placard. Quelle que soit la manière dont elle sortirait, tout lui irait. Prouvu qu'elle puisse sortir ! « Sauf peut-être me tuer, ça je trouve que c'est un trop méchant et trop horrible. Mais tout ! » La rire de la blonde fusa, se moquait-elle ? « Je pense pas que ce soit extrême, comme solution. » Sarah trouvait aussi, heureuse qu'elles soient d'accord sur ce point ! « Non franchement, pourquoi pas ? ça éviterait des problèmes de tous les côtés, à toi, à moi, surtout à toi en fait. T’es sûre que ça te tente pas. » Tenter de … ? Mourir ? Ah non non non. Elle allait répliquer que c'était vraiment cruel quand elle entendit le petit rire de Cassiopée. Ah, c'était une blague. Un soupir de soulagement s'échappa du thorax de la jeune demoiselle, elle avait vraiment cru que Cassiopée n'était qu'une sale sadique, Sarah savait bien qu'au fond d'elle-même, la blonde était gentille.

« Sarah ? Tu te fous de moi, rassures-moi ! » Sarah sursauta dans son placard. Pourquoi diable la serpentard avait l'air si … étonnée ? agressive ? perturbée ? Qu'avait-elle encore fait de mal ? Était-ce Merlin qui se vengeait parce qu'elle ne le priait qu'en cas de dernier recours ? Non, ce n'était pas possible, qu'avait-elle fait encore de mal ! « T’as pas intérêt. Parce que c’est pas du tout gentil de ta part… » Pas gentil ? Mais Sarah était la gentillesse et innocence à l'état pur, comment aurait-elle pu se moquer ouvertement de la belle verte et argent. Non mais il allait vraiment falloir qu'elle se calme d'ailleurs, à croire que Sarah était la mal incarné. N'osant répliquer Sarah écoutait patiemment tous les bruits aux alentours, espérant une réponse de la jeune blonde qui n'en finissait plus de rire. Perturbée, la jeune poufsouffle hésitait entre être blessée parce qu'elle se moquait d'elle, ou être heureuse parce qu'elle avait réussit à la faire rire. Son optimisme l'emporta et la poufsouffle sourit à l'idée qu'elle avait réussit à calmer la furie. Elle avait un pouvoir magique qui empêchait les gens d'être trop de mauvaise humeur ! Si ce n’était pas génial ça. Pour peu elle l'aurait revendiqué avec fierté. « Je suis gentille au fond, » Et voilà, Sarah avait bien raison, la verte et argent n'était pas méchante ! « mais certainement pas avec des gens comme toi. » Un petit coup dur au moral. Mais la poufsouffle ne s'en offusqua pas, elle y arriverait, même s'il lui faudrait des années, elle y croyait dur comme du fer : Cassiopée finirait par l'apprécier. « Et si je rigole, ce n’est pas parce que tu as détendu l’atmosphère, c’est parce que je te trouve ridicule. » En étant logique, le simple fait que Cassiopée rigole avait détendu l'atmosphère, donc si elle y était pour quelque chose. Elle rougit par contre lorsqu'elle entendit la réplique sanglante de la jeune Cayrel. Ainsi elle était ridicule, Sarah le savait bien mais avait osé espérer que cela ne se voyait pas tant... Un peu honteuse elle écouta à moitié la suite de la réponse brutale : « Alistair a raison, mignonne mais un peu conne. » Mignonne, c'était déjà ça ! Un faible sourire se forma sur les lèvres de la jeune fillette. Elle n'était pas un cas désespéré et puis Alistair avait parlé d'elle !

Soudain un silence se fit. Un de ceux gêné. Sarah ne comprit pas ce qu'il se passait. Elle avait entendu le rire tonitruant de la blonde cessé d'un seul coup, comme s'il s'était passé quelque chose. Ne sachant que faire, Sarah attendit un petit peu mais aucun bruit ne lui répondit. Si depuis le début Cassiopée s'était énervée ou tue, elle avait toujours fait comprendre à la demoiselle qu'elle était présente et qu'il lui était interdit de sortir, là plus rien. Soudain Sarah eut un fol espoir, est-ce que le silence était du à la disparition du gardien de son donjon ! Délicatement elle poussa la porte du placard. Ô joie elle n'était pas fermée à double tour par un sortilège puissant qu'elle n'aurait pu en aucun cas contrer. Elle pointa le bout de son nez quand la porte s'abattit dessus. « Aïe ! »  En se frottant le nez la poufsouffle se rapprocha de la porte pour essayer de comprendre ce qu'il se passait quand un coup violent se fit sentir, faisant vibrer la mince porte en bois du placard. Était-ce un signe ? Ne comprenant rien, elle repoussa la porte délicatement, la réponse fut immédiate, la porte lui retomba dessus. Bon, bah elle était vraiment coincée dans ce placard jusqu'à la fin de sa vie.

Madame, madame ! » Cette voix lui disait quelque chose, plus grave que celle de Cassiopée, la voix d'un homme. Mais qui donc était rentré dans la pièce ? Se doutant qu'il se passait quelque chose d'étrange Sarah se colla dans l'ombre de la pièce et s'écrasa contre le mur : mesures de sécurités. Mais l'ombre se transforma très rapidement en lumière vive. Seulement le temps que Sarah comprenne l'origine de cette lueur d'espoir elle se retrouva, attiré tout contre la blonde, qui la fixait, leurs quatre yeux étaient en face à face. Deux étaient assurés et terrifiants. Deux autres étaient faibles et terrorisés. « Un pas de travers, un mot qui sort de ta bouche, un bruit, je te promets une vengeance terrible. » C'était un chuchotement, une phrase que la blonde prononça sans reprendre son souffle, qui claqua comme un fouet malgré le son très bas. Instinctivement elle hocha la tête pour faire signe qu'elle avait comprit mais il lui fallut quelques secondes de plus pour se remettre les idées en place. La porte s'était refermée et elle n'avait rien eu le temps de voir de la pièce. Elle était de nouveau cloitré dans son placard, noir total –surtout après la vive lumière– Fiki émis un couinement discret, Sarah s'approcha de son amie la souris et posa ses fesses une nouvelles fois sur le carton. Qu'est-ce qu'il allait se passer maintenant ? Une voix de femme résonna, une voix de jeune fille -celle de Cassiopée- lui répondit. De quoi parlait l'échange, Sarah était trop perturbée pour comprendre. Une seule phrase retint son attention : « il y a des rats très sympas ici », et voilà que sans réfléchir plus que ça, Sarah répliqua « Souris. Fiki est une souris. »  Pour une fois elle fut bien rapide à comprendre son erreur. Ses yeux s'ouvrirent en grand, ses deux mains se plaquèrent sur sa bouche et elle retint sa respiration. Pitié, pitié, faites que personne n'ait entendu. La conversation continua cependant, Sarah soulagée se laissa aller et poussa un soupir de soulagement. Mais qu'elle CRUCHE. Comment pouvait-elle faire de pareilles bourdes ? Elle tendit l'oreille histoire d'écouter « Et si tu pouvais libérer les petites souris dans les placards... je pense qu’elles te seraient grandement reconnaissantes. » Sa première pensée fut « Ah bah enfin quelqu'un qui se soucie de Fiki », et elle se jura d'en toucher un mot à Cassiopée. Sarah ignorait qui était le professeur mais elle le remerciait de tout cœur.

Des bruits de pas s'éloignaient dans la direction … sarah n'en avait aucune idée mais elle entendait des bruits de pas et puis d'un coup, elle n'en entendit plus. C'était le signe de sa délivrance. La poufsouffle se leva de son carton et dans sa précipitation elle s’emmêla les pieds. Deux temps trois mouvements et elle était à terre. Sauf que sa tête avait d'abord rebondit contre la porte avant de se retrouver au sol. « AÏEUH, ma tête ! Mais c'est pas poss... » la porte s'était ouverte, une fois encore. La lumière aveugla d'abord la jaune et noir, puis le sourire machiavélique de la blonde la traumatisa, enfin le chiffon qu'elle tenait dans ses mains... Attendez, un chiffon ? Heureusement que Sarah était un peu lente à comprendre, cela permis à Cassiopée la bâillonner. Mais dès que la cinquième année comprit ce qu'il lui arrivait, elle se mit à gigoter dans tous les sens et donner des coups de pieds. Non non non, elle n'allait pas se laisser faire. Armée de tout son courage et de toute sa force, la poufsouffle releva la tête prête à affronter le monde. Elle aurait du la garder baissée. Une lueur de panique se forma dans ses yeux. Un tremblement de peur la fit frissonner. Ariel était là, en chair et en os. Et elle ne pouvait pas s'y tromper, c'était forcément elle.

« Tu veux que je la tienne ? » Le cauchemar était bien réel, la poufsouffle avait osé espérer qu'elle n'était que le fruit de son imagination -et puis après avoir passé un bon bout de temps dans le placard, il était possible qu'elle soit en plein rêve- elle commença sérieusement à paniquer. Refusant de se faire tenir par Ariel et de se faire bâillonner par Cassiopée, Sarah bougeait dans tous les sens, donnait des coups de pieds, hurlait et gesticulait. Mais rien à faire c'était à coup de « Humpfhumpfhumpf »  qu'elle leur répondait, autant vous dire que ce n'était pas très explicite. A bout de force, eh oh c'est crevant de bouger dans tous les sens !, Sarah se laissa reposer dans le placard. Elle ne pouvait plus rien faire là. Même Fiki l'avait abandonnée. Laissant sortir ses jambes au dehors de la porte, Sarah était à peu près bien installée, malgré le chiffon -qui puait atrocement d'ailleurs- elle n'avait pas trop à se plaindre, pour une fois la prote était ouverte. Ariel interrogea Cassiopée qui lui répondit « Oh, si tu savais ma chérie… C’est un vrai porte-poisse cette gonzesse. » « Humfpashumfote ! » répliqua Sarah. Evidemment il aurait fallut un décodeur mais elle n'en avait pas sous la main. « Impressionnant. Du coup je la punis. »  Sarah se sentit retomber en enfance, oui c'était ça, elle était punie comme si elle avait fait une bêtise. Outrée elle répondit. « Humfhuuumf ! »  mais cela n'eut aucun impact. « A cause d’elle, je me suis tordue la cheville, j’aurais sûrement un bleu au visage demain matin, je suis tombée dans les escaliers et je me suis faite arrosée par deux abrutis qui se battaient dans les couloirs. » Sarah se sentait coupable dans le placard. Elle allait finir par croire qu'elle était vraiment une malédiction. Bien qu'elle croyait déjà que Merlin lui en voulait, voilà qu'elle allait croire que c'était de sa faute si Cassiopée se prenait toutes les poisses du monde. Elle n'essaya même plus de se débattre. Ariel se tourna vers la poufsouffle et lui demanda d'un air étonné. « Et tu n’es pas encore morte ? » Sarah aurait voulut répliqué que la blonde l'avait déjà menacer trois fois de mourir et avait laissé supposer l'idée que de la tuer serait plus facile, mais elle ne voulait pas. Pour une fois elle réfléchie avant de parler et jugea que de toute manière, quoiqu'elle veuille dire, rien ne sortira alors … « Moi j'aurai fait ça. » et Ariel accompagna son geste d'un claquement de porte. « AHUUUUUMF ! » qui peut se traduire par « AIIIIIIIIIIIIIIIIIE ». Un rire méchant s'échappa de derrière la porte. Heureusement que la jeune fille avait des petites jambes et qu'elles ne dépassaient que très peu de la porte... sinon elle aurait été bonne pour l'infirmerie direct. Elle se pencha en avant pour se frotter le bout des pieds. Ces derniers avaient violemment rebondis contre le bout de la porte et ils étaient tout douloureux. Elle souffla de douleur et … le chiffon tomba. Elle retrouva dans ses mains le bout de tissus. Elle paniqua. Heureusement que la porte était fermée sinon elles auraient vu. OH ! La porte étaient fermée, Cassiopée allait surement pensé que Sarah avait demandé à Fiki de l'enlever ou une bêtise du genre. Non elle pouvait pas rester comme ça. Elle attrapa le chiffon prête à le remettre en place quand la porte s'ouvrit en grand. Les deux jeunes vertes et argenées fixaient, éberluées, Sarah en train de remettre son chiffon. «Tombé tout seul. Pas fait exprès. Désolhumf. » articula la jeune demoiselle en collant de nouveau le chiffon contre ses lèvres. Un regard d'excuse, un air coupable -bien que caché à moitié par ce foutu chiffon qui prenait toute la place sur son visage- et moue de chien battu, Sarah attendait patiemment la sentence que les deux …, dragons ?, allaient lui attribuer. Pitié pas le placard !
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Lun 23 Jan - 11:13


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« Et tu n’es pas encore morte ? » Cassiopée ria. En fait, elle avait déjà menacé Sarah mais c’était seulement des menaces, et des menaces en l’air. Elle n’allait pas tuer une Poufsouffle qui parlait aux souris, ça ferait désordre. « J’ai hésité, franchement. Et puis je me suis dit que c’était pas vraiment cool pour elle, tu vois. » « Moi j'aurai fait ça. » Ariel claqua la porte sur les jambes de Sarah, qui dû avoir très mal sur le coup, en déduisait Cassiopée du cri de douleur qui était sorti de sa bouche bâillonnée. La blonde elle-même faisait la grimace, comme si c’était à elle qu’on lui avait fait subir ça. Elle se reprit bien vite, elle savait bien que personne ne lui ferait ça de toute façon. Les gens n’étaient pas fous ni débiles et savaient qu’il y avait des moyens plus rapides et moins douloureux de mourir que d’enfermer Cassiopée quelque part ou de lui faire très mal volontairement. Après réflexion, elle n’avait pas vraiment envie de faire mal à Sarah. Elle voulait juste qu’elle la craigne et qu’elle l’évite, mais pas la faire souffrir. La souffrance des autres amusait beaucoup Cassiopée, mais du moment que ça laissait des marques alors que la jeune fille n’avait pas forcément fait quelque chose (disons que ce n’était pas prouvé), elle ne cautionnait pas tellement. Elle le prit cependant à la Cayrel, et au lieu de dire à Ariel d’arrêter, elle lança un « N’abîme pas mon jouet ! » innocent qui fit rire Ariel. Cependant, elle reprit. « Non, plus sérieusement. Si on laisse des marques on va devoir la tuer après. » Violet hocha les épaules et fit un air d’ange, mais la blonde secoua négativement la tête. « Ariel, on ne tue pas les gens comme ça. C’est pas un truc qui se fait, c’est très impoli en plus. Regarde là, elle… » Les deux filles tournèrent la tête et virent que la porte du placard s’était fermé. Histoire de garder un œil sur la Poufsouffle enfermée, Cassiopée tendit le bras et fit un geste rapide pour ouvrir la fameuse porte. Le spectacle qu’elle vit la partagea entre éclater de rire, fondre en larme, tendre une corde à Sarah, partir en courant, se désespérer, la tuer sur le champ ou appeler l’hôpital. Sarah était en train de paniquer, de trembler, presque en larme en remettant le bâillon qui lui entravait la bouche quelques minutes plus tôt.

« Tombé tout seul. Pas fait exprès. Désolhumf » Elle s’acharnait à le remettre tant qu’elle pouvait, et galérait assez, à vrai dire, en le coinçant entre ses lèvres toute seule. Cassiopée fixait la jeune femme, qui était de plus en plus au bord des larmes et pour le peu qu’on voyait de son visage, on devinait aisément que c’était de la pitié qu’elle voulait inspirer. Ariel était trop éberluée et étonnée pour dire quelque chose, aussi la blonde enchaîna. « Sarah… Euh… » A vrai dire, elle n’avait pas grand-chose  à dire de plus. Elle ria un peu nerveusement. « Tu te trouves pas un peu… comment dire. » La blonde chercha le mot un instant, Sarah gardait les mêmes yeux fixés sur elle. « Excessive ? Ridicule ? Psychopathe ? Stupide ? Naïve ? Faible ? » Elle aurait pu continuer encore longtemps, mais voyant que la Poufsouffle avait une larme qui coulait sur sa joue, elle préféra arrêter là. Ce fut le moment que choisis Ariel pour éclater de rire. « Elle se torture toute seeeeule ! » Sarah regarda Ariel, et finalement enleva son bâillon petit à petit. Cassiopée, rien que pour le fun et aussi par pur esprit scientifique d’expériences sur spécimens rares, s’approcha rapidement de la Poufsouffle et fit « BOUH ! » La réaction attendue fut immédiate et Mandleton remis le foulard dans sa bouche plus vite que l’éclair, s’enferma dans le placard et ferma la porte. Cassiopée ne tenant plus, elle éclata de rire à son tour. Ariel tapa un grand coup dans la porte et on entendit un petit couinement. La Serpentard haussa un sourcil. « C’est Mandleton qui fais ce bruit-là ? » « Non » répondit Cassiopée à son amie. « C’est Fiki, le rat avec qui elle cohabite. » Ariel opina du chef. « Euh non attends, c’est une souris je crois. » rajouta la blonde, peu sûre d’elle.

« Oui, c’est une souris. » couina une voix. Cette fois, c’était bien Sarah qui couinait. La porte s’entrouvrit et une tête passa par l’ouverture, timide et peu sûre d’elle. Cassiopée la fixa un moment. « J’vais pas te bouffer, hein. » La Poufsouffle lui fit un sourire, surement heureuse de savoir qu’elle n’allait pas finir sa vie dans l’estomac d’une Serpentard. « On sait pas où tu as traîné, et tu es trop frugale pour faire un repas. » Et rebelote, la peur se lisait de nouveau dans les yeux de la petite Sarah. Cassiopée leva les yeux au ciel. Elle ne savait pas si elle devait prendre Mandleton sous son aile pour lui expliquer les dures réalités de la vie, ou si elle devait continuer à bien s’amuser avec elle. Le truc, c’est que la torture devenait lassante. Et que la poisse ne s’arrêterait pas tant que Sarah était en vie, il était donc hors de question que les deux filles se mettent à traîner ensemble, surtout que Sarah aurait probablement constamment peur de ce que la Cayrel comptait faire en bougeant le petit orteil. Hésitant toujours, un genre de petit bruit se fit entendre à nouveau. « Arrêêêêtes… » C’était encore Sarah, qui détournait les yeux constamment car Ariel s’amusait à la fixer en se rapprochant le plus possible. Cassiopée regarda Sarah d’un air interrogatif. « Elle m’embête ! » objecta la Poufsouffle. Cassiopée se tourna vers Violet, qui arrêta d’un coup en tirant la langue à la jaune et noir. La blonde regarda fixement à son tour Sarah. « Qu’est-ce que je vais faire de toi, sérieusement ? » quelqu’un toqua à la fenêtre, c’était Alistair qui faisait coucou aux deux filles en leur montrant d’un air interrogatif Sarah. Les deux filles haussèrent les épaules, et le temps qu’elles se retournent, Sarah avait défait son bâillon, et était debout. Elle commença à toute allure une course jusqu’à la porte. Les deux Serpentard ne prirent même pas la peine de se lever pour la retenir. Elles préféraient apprécier le spectacle.
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MessageSujet: Re: Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé   Mar 24 Jan - 8:45


cayrel & mandleton


Remettons les choses dans l'ordre : Sarah -qui est enfermée dans son placard parce qu'Ariel lui a claqué la porte au nez- est en train de remettre son chiffon tout dégueulasse sur la bouche parce qu'il est tombé tout seul. Jusque là, tout est normal pour la jeune poufsouffle qui ne se pose aucune question. C'est lorsqu'elle croise le regard des deux jeunes filles qu'elle comprend qu'il y a un léger problème. Bien qu'elle n'arrive pas à lire dans le regard de la blonde -qui change trop rapidement d'émotion- la jeune Mandleton baisse les yeux, consciente qu'elle a fait une bêtise. « Sarah… » Aïe, voilà que cela commençait. Bon, au moins elle l'appelait calmement par son prénom, le ton de la blonde était relativement doux en plus. La poufsouffle avait peur de la serpentarde. « Euh… Tu te trouves pas un peu… comment dire. » Se trouver ? Qu'avait-elle fait par rapport à elle ? Étonnée Sarah releva la tête. Intriguée et attentive à tout ce qu'elle aurait à lui dire. « Excessive ? » N'y voyant pas de rapport la jeunette n'eut d'autre réaction que d'ouvrir en grand ses beaux yeux. « Ridicule ? » Ah oui, ça elle le savait. Et pourtant elle avait, toute sa vie, espéré de tout cœur que cela ne se remarque pas (trop). Zut. « Psychopathe ? » Là non plus elle ne comprenait pas l'allusion, plus douce et gentille que Sarah c'était difficile. Bon, plus débile aussi mais là n'était pas la question. Mais psychopathe ça jamais. « Stupide ? » Ah, euh oui, elle le savait bien, ça. Ses yeux commencèrent à se remplir d'eau, triste que toutes ces vérités remontent à la surface. « Naïve ? » Oh oui, ça elle le savait. Mais c'était dur à entendre tout de même, elle avait essayé de ne plus croire ce que tout le monde lui disait mais elle ne comprenait pas l'intérêt que les gens avaient à mentir, alors elle y croyait. « Faible ? » Une grosse larme coula le long de sa joue. Faible, oui elle l'était. Oui elle le savait. Cassiopée sembla se taire et s'arrêter là pour les adjectifs qualificatifs péjoratifs sur Sarah. « Elle se torture toute seeeeule ! » Répondit cependant Ariel en éclatant de rire.

Information monta lentement jusqu'au cerveau de Sarah cependant -fait notoire- plus rapidement que nombres fois. Si c'était elle-même qui se torturait toute seule, cela voulait donc dire … qu'elle pouvait enlever le chiffon tout dégueulasse ! Sans faire de gestes brusques et sans se précipiter la poufsouffle l'enleva très délicatement de ses lèvres. Voyant qu'il ne se passait rien, que les deux filles ne la regardaient pas avec deux paires d'yeux noirs à commettre des meurtres elle sourit, heureuse de son bonheur. Elle inspira une grande bouffée d'air quand « BOUH ! ». Sursautant et prenant peur, Sarah fit trois choses en même temps : fermer les yeux, remettre le chiffon et se cacher au fond du placard. Tremblant de tous ses membres elle attendit dans le noir l'approbation des deux serpentardes. Leur réponse fut aussi instantanée que la sienne : des éclats de rire à n'en plus finir. Sarah se sentait mal dans son placard, elle ne savait plus quoi penser ni quoi faire. Devait-elle pleurer ou se montrer aux deux ? Devait-elle rire avec elles ou se cacher plus loin encore ? Fiki coupa court à sa réflexion en couinant. En lui caressant le museau, Sarah se dit qu'elle avait de la chance que son amie souris soit toujours là avec elle au moins. « C’est Mandleton qui fais ce bruit-là ? » Entendit Sarah de l'autre côté de la porte, elle espéra que ce n'était pas Cassiopée qui avait demandé, comme si elle n'avait toujours pas compris que « Non. ». Ah, la blonde savait bien faire la différence entre la souris et elle. Cela lui fit plaisir. Bien qu'elle ne se moquait que de la poufsouffle et jamais de la souris, cela faisait tout de même plaisir. « C’est Fiki, le rat avec qui elle cohabite. » Le rat ? Bouse de dragon, jamais elle ne se mettrait en tête que Fiki était une souris ! « Euh non attends, c’est une souris je crois. » Un sourire énorme se forma sur les lèvres de Sarah. Elle était touchée que la blonde accorde de l'importance à ce que la petite Sarah lui avait dit. Certes ce n'était rien, mais pour Sarah c'était une montagne qui se déplaçait. « Oui, Fiki est une souris ! »  Ne pu s'empêcher de préciser la jeune fille au travers de la porte. Prenant son courage à deux mains, elle se rapprocha de la porte. Soufflant pour se détendre et s'armant de toute sa bonne volonté, elle posa sa main droite sur la poignet et l'ouvrit. N'osant ouvrir la prote en grand, elle laissa juste un petit espace pour laisser passer sa petite tête. Les deux jeunes femmes l'observait et au bout d'un moment Cassiopée lui dit « J’vais pas te bouffer, hein. » Cette phrase lancée en l'air comme ça, rassura énormément la demoiselle. Elle avait peut être cru qu'elle finirait par la tuer, elle y croyait toujours, mais ces cinq mots montraient bien que Cassiopée n'était pas si méchante que ça. Sarah prit cet appel comme une main tendue invitant au pardon. Elle sourit de toutes ses dents à la belle serpentard qui continua. « On sait pas où tu as traîné, et tu es trop frugale pour faire un repas. » Toute la joie retomba d'un seul coup. La jeune fille prit peur … mais décida de le prendre joyeusement. Cela pouvait bien être une boutade comme Axel ou Juyne lui aurait sortit. Après tout, c'était peut être le début d'une amitié !

Perdue dans ses pensées elle ne vit pas Ariel s'approcher d'elle. Ce n'est que lorsqu'elle entendit un chuchotement dans son oreille qu'elle prit peur « Moi, je vais te mangeeer ! » Elle poussa la porte et se cala contre le mur. Idée idiote quand tu veux reculer à quelqu'un mais au moins elle n'irait plus dans le placard. Ariel ne s'arrêta pas là, elle s'approchait lentement de Sarah, la fixant d'un regard sadique et cruel. « Arr…arrêêêê... arrêteuh…  » supplia la jeune poufsouffle en bégayant de peur. Cassiopée, en entendant le cris de la jeune fillette se tourna vers elle, interrogative. « Mais elle m’embête ! » expliqua la jaune et noire d'un ton boudeur. Elle aurait pu dire 'elle me fait peur, me traumatise' ou autre mais non, elle avait décidé de redevenir la gamine qu'elle était. Heureusement, cela suffit pour qu'Ariel arrête, certes en tirant la langue. « Qu’est-ce que je vais faire de toi, sérieusement ? » Cette phrase lui était directement adressée. Et Sarah paniqua de nouveau. Elle-même s'était déjà posé la question et avait peur de la réponse. Elle repensa à tout ce qu'elle avait vécut et décida qu'il était grand temps qu'elle prenne son courage à deux mains et s'en aille tant qu'il était encore temps. Elle s'apprêta à parler quand un bruit donné sur la vitre fit tourner le regard de ses deux bourreaux. Ni une ni deux sans regarder qui était son sauveur, elle jetta son chiffon à terre et s'enfuit en courant vers la porte. HAHA elle les avait bien eut.

Fière d'avoir réagit rapidement pour une fois, elle se retourna pour leur tirer la langue. Grave, très grave, erreur. Comment avait-elle pu supposer qu'elle serait CAPABLE de faire deux choses à la fois. Désespérante aurait été un bon adjectif à donner tout à l'heure. Car c'est la porte qui l'accueilli. S'il y avait eu une caméra moldue, les deux filles au fond assises en spectateurs auraient pu se passer la vidéo en boucle sans pour autant cesser leur fou rire. Imaginez la scène : Sarah qui court – Sarah qui se retourne – Sarah qui tire la langue – Sarah qui reregarde dans le bon sens – Sarah qui voit la porte – Sarah qui panique – les yeux de Sarah qui s'ouvrent en grand – Sarah qui se prend la porte en pleine tête – Sarah qui tombe à la renverse sans comprendre ce qui lui arrive – Sarah qui fait l'opossum mort. Oui oui, en posant la tête sur le côté, sortant la langue qui pend, les pieds en l'air. Normal, tout à fait.

Elle attendit, compta dans sa tête, non le rire des deux jeunes filles ne voulait pas s'arrêter. Tant pis, elle resterait là, jusqu'à ce qu'elles la croient morte et qu'ainsi elles s'en aillent, quittant la pièce et laissant Sarah tranquille pour de bon. « Elle est peut être morte ! » prononça une des deux filles, la voix plutôt heureuse. « Faut qu'on s'barre d'ici avant qu'ils croient que c'est d'notre faute » continua la même avec un léger doute. « Non mais attends. » Des bruits de pas en direction de Sarah, qui stoppa sa respiration elle n'allait pas tenir bien longtemps qu'elles fassent vite, pensa-t-elle. Un main froide se posa sur son cou, c'était raté. « Son cœur bat, et à toute vitesse en plus. Elle est bien plus forte qu'on ne le croyait. » « Elle est peut être tombée dans le pomme, j'appelle Alistair, il trouvera bien quelqu'un pour l'amener à l'infirmerie. »« Non, attends j'ai une meilleure idée. » Une meilleure idée ? Sarah paniqua, elle avait reconnu la voix de Cassiopée, elle savait que c'était elle qui avait eu une idée. Elle ne pouvait pas rester là, attendre que tout finisse. Ouvrant les yeux, laissant retomber ses jambes et tentant de se relever, Sarah dit « Non non c'est bon, je vais bien. S'il vous plait laissez-moi partir... et je vous offre un gâteau ! Janet m'a apprit à en faire des très bons, je te promeeeeeeets ! débita-t-elle à toute vitesse. Suppliant Cassiopée du regard, la poufsouffle se releva à moitié. Elle était maintenant à genoux, face à la grande sepentard, sans aucune honte.

Un bruit se fit entendre, un troupeau d'élèves s'agglutinaient devant la porte -fermée- de la pièce où elles se trouvaient. La réaction ne se fit pas attendre. « OH MERDE, le cours de potion. Ariel faut qu'on y aille. » Et sans plus attendre, Cassiopée avança vers la porte Ariel sur ses talons. D'un même mouvement les deux jeunes filles se retournèrent. Ariel lui tira la langue. Cassiopée la regarda dans les yeux et Sarah lu sur ses lèvres « Tu me suis, je te bouffe ! ». Prenant peur, elle se cacha dans le placard où elle retrouva Fiki.

L'heure de cours qui se déroula dans cette salle de classe, fut la plus longue de sa vie.
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RP FINI

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Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé

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