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 thialoes ∞ tu noies tes chagrins dans l’alcool ? méfie-toi, ils savent nager

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MessageSujet: thialoes ∞ tu noies tes chagrins dans l’alcool ? méfie-toi, ils savent nager   thialoes ∞  tu noies tes chagrins dans l’alcool ? méfie-toi, ils savent nager EmptyJeu 1 Aoû - 3:36

thialoes


Tes yeux se posent sur la décadence humaine dont ils sont témoins. Tous des déchets enivrés par l’alcool, n’ayant plus aucune prise sur leur esprit et leur corps, à la merci du liquide qui coule dans leurs veines et qui s’empare de ce qu’il leur reste de raison. Un verre à la main tu observes sans un mot, tu regardes les scènes qui se déroulent sous tes yeux démunis, tu ne fais qu’attendre, discuter avec ceux qui sont encore censés, mais hélas pour combien de temps. Tu es en dehors, tu n’appartiens pas à ce groupe, pas ce soir. L’alcool te hérisse les poils, te donne la nausée. Pour toi cette merde est synonyme de violence. Tu vois ton père dans chaque personne présente ici, tu l’entends dans toutes les voix trop fortes, dans tous les éclats de rire. Tu sens la brûlure du poing sur ta peau dès que quelqu’un te touche, dès que deux personnes se bagarrent gentiment. Ils ne comprennent rien, ils trouvent ça drôle, ils prennent tout cela pour un jeu, mais toi tu sais. Toi tu sais que ce n’est pas un jeu, qu’ils perdent toute essence et toute dignité et que cela ne leur fait rien du tout. Pourquoi ? Tu ne comprendras jamais. Jamais tu ne connaîtras les effets de l’alcool, jamais. Un seul élève te comprend, il se trouve à tes côtés, observant la scène avec autant de désinvolture que toi de dégoût. « Regarde, encore un qui va finir au-dessus de la cuvette ce soir » Tu suis son doigt qui te montre un élève de ton année, complètement ivre, qui tente de marcher sans y parvenir, un sourire béat aux lèvres et un verre rempli à la main. Ses amis ne comprennent pas, ils le provoquent, le pousse à se renier pour quelques minutes d’amusement. « CUL SEC CUL SEC » Tel un héros acclamé par la foule, il lève son verre au-dessus de sa tête, la moitié du liquide se déversant sur ses mains et ses vêtements. Il aime la foule qui clame son nom, il aime être au centre de l’attention même si cela signifie devoir être malade toute la nuit. « 1..2..3 !! » Et le voilà qui porte son verre aux lèvres, engloutissant le liquide dans sa bouche, les jambes tremblantes et les mouvements flous. Une fois finit, il pousse un cri de rage, de victoire, tel un gladiateur. Déchéance. Cette scène te donne envie de vomir mais tu ne montres rien, tu te contentes de boire ton jus de citrouille, détournant les yeux de ce déchet humain qui ne tient même plus debout. Tes yeux se posent alors sur Benjamin, ton seul allié dans cette guerre perdue d’avance. Tu as vite compris qu’il ne servait à rien d’empêcher les autres de boire, tu peux juste leur rappeler le lendemain à quel point ils sont tombés bas et les empêcher de terminer au fond du lac après une soirée trop arrosée. Benjamin t’aide, vous êtes les deux à ne pas boire et tu remercies vraiment Merlin d’avoir pût trouver du soutien. Même si cela ne change rien aux comportements des autres élèves. Tu poses ton verre vide sur la table et baille ostensiblement. « Oh putain je suis claqué. J’crois que je vais y aller. » Les yeux de Benjamin se posent sur toi et il acquiesce en silence. « Tu me diras combien de temps il a tenu avant de s’écrouler comme une merde hein ? » Un léger sourire se dessine sur les lèvres du brun qui te répond avant de te souhaiter bonne nuit au moment même où tu ouvres la porte. Le silence du couloir te fait du bien, tes oreilles s’étaient habituées à la musique et désormais tu entends un léger bourdonnement continu. Passant la main dans tes cheveux, tu avances dans le couloir, te rendant vers ton dortoir lorsque quelque chose attire ton attention. Le hall est frais, un léger courant d’air vient soulever ta chemise à moitié sortie du pantalon et tu tournes les yeux, les sourcils froncés. Une des portes est entrouverte, juste à peine pour laisser passer une personne. Tu observes les alentours, il n’y a personne, cela t’intrigue et t’inquiète. Tes pas te mènent jusqu’à la porte que tu tires doucement pour ne pas faire trop de bruit. L’air est frais, un frisson te parcoure l’échine et tes yeux s’habituent lentement à la pénombre. Tu oses un pas dehors, puis un second, jetant un dernier regard derrière toi pour vérifier qu’aucun pion ne t’observe. Tu mets tes bras devant ta poitrine tandis que tes yeux cherchent quelque chose qu’ils ignorent, un signe, une personne, un indice, quelque chose. Tu marches lentement, tes pieds écrasent des feuilles mortes et des morceaux de bois mais tu t’en fiches, tu continues ton périple à travers la nature. Une minute passe, puis deux, puis cinq, et toujours rien qui ne retienne ton attention.

Tu t’apprêtes déjà à repartir et te rendre dans ton dortoir lorsque enfin tu remarques quelque chose. Une tâche rose se dessine à travers les arbres, une tâche rose que tu reconnais puisqu’il ne s’agit pas de quelque chose d’habituel. Une chevelure rose appartenant à une personne de ta connaissance, et comment. Marloes Ferretti. Brebis tout aussi égarée que toi dans ce monde sauvage, gamine jetée dans la vie tout aussi violemment que tu le fut. Un sourire triste se dessine lentement sur tes lèvres tandis que tu te diriges vers elle, elle qui ne semble pas remarquer la présence d’une autre personne. Perdue dans ses pensées elle observe le lac d’un noir profond et tes yeux captent tout de suite une bouteille à moitié vide qui traîne à ses côtés. Tes sourcils se froncent tandis que tu arrives à sa hauteur. Tu restes debout quelques instants, dans le silence, juste à ses côtés, ton regard se perdant à son tour dans l’étendue glacée des eaux du lac. Marloes. Pauvre Marloes. Quand elle est arrivée à Poudlard tu as observé de loin la difficulté qu’elle a rencontrée. Pauvre princesse détrônée, s’attaquant aux reines de Poudlard. Mauvaise idée de sa part, elle en a subit les conséquences. Tu détestes les filles dans son genre, ces pétasses hautaines qui pensent tout obtenir en claquant des doigts. Ariel, ta vengeance envers ce connard de Durden. Une autre reine de Poudlard qui joue bien son jeu, une fille qui trouve de l’intérêt en toi comme tu en trouve en elle. Elle se contente de toi comme tu l’utilises elle. Et pour le moment elle reste à tes yeux une vulgaire garce qui se croit tout permis Mais tu as vite compris que si certaines étaient véritablement comme ça, d’autres échappaient à la règle. Elles se mettent un masque, une carapace. Marloes en fait partie. Tu as appris à la connaître malgré des débuts difficiles et depuis ce jour, vous êtes comme qui dirait meilleurs amis. Tu n’aimes pas ce terme, tu n’as pas d’amis. Seulement des personnes plus proches que d’autres, plus utiles, plus intéressantes. Mais Marloes, à force de parler, t’as percé à jour. Tu la connais aussi bien qu’elle te connait, elle sait tout sur ton passé tout comme tu sais tout du sien. Des vies brisées alors qu’elles étaient à peine écloses. Deux embryons tués dans le nid, affrontant la douleur de la réalité. Les coups, les violences, la mort. Vous avez connus ça, c’est peut-être pour ça que vous vous comprenez. Tu baisses alors les yeux sur elle. Elle ne te regarde pas. Ses yeux fixent un point imaginaire, son regard se floute et tu devines que l’alcool n’est pas innocent dans cette histoire. Ton regard dérive alors vers la bouteille entamée et tu te penches pour l’attraper du bout des doigts, une grimace sur le visage. « Putain Marloes me dit pas que tu t’es fait ça toute seule ? » Tu la regardes et elle ne fait que lever vers toi son regard absent. Ça ne sert à rien de lui demander des comptes, elle ne te répondra pas. Le mal est fait de toute manière, tu peux juste l’empêcher de terminer cette bouteille. Bouteille que tu lances quelques mètres plus loin et qui roule dans l’herbe sous le regard énervé de la belle. « Tu déconnes grave ma belle » Tu te laisses tomber à ses côtés, tes mains s’appuyant sur le sol tandis que tes jambes se déplient dans l’herbe. A l’aide d’une main tu attrapes ton paquet de cigarettes, le tend à la demoiselle aux cheveux chewing-gum avant d’en prendre une à ton tour. Le temps de l’allumer et te revoilà installé comme avant, les bras tenant ton buste redressé. La fumée s’échappe de ta bouche et tu laisses le silence prendre de la place, ponctué seulement par vos respirations. « Qu’est-ce que tu fous là toute seule ? Quitte à te torcher la gueule comme d’hab t’aurais pût le faire avec de la compagnie non ? » Tu n’es pas tendre, mais tu n’aimes pas cette facette de sa personnalité. Boire a toujours été un mystère pour toi et tu ne comprends pas comment elle peut faire pour se descendre une bouteille toute seule. Un soupir s’échappe de tes lèvres tandis que tu te redresses, repliant tes jambes en tailleur. Tu sens son épaule contre la tienne et tu lèves le bras pour la rapprocher contre toi, posant sa tête sur son épaule, ses cheveux roses tombant en cascade sous ton menton. « Qu’est-ce que t’as ? Chagrin d’amour ? Encore une pétasse qui t’as fait chier ? T’sais tu t’en fous de ces filles, elles valent pas grand-chose s’tu veux mon avis » Ce n’est peut-être pas les choses à dire, mais tu t’en fous. Tu n’as jamais été vraiment délicat, tu ne connais pas la définition du mot ‘tact’. A quoi bon ménager les autres si c’est pour leur voiler la face ? Non, il faut que tout le monde soit capable d’entendre la vérité et tourner autour du pot ne sert à rien si c’est pour arriver au même résultat. Le temps perdu tu en as déjà assez eu. Temps perdu à encaisser les coups, temps à ne pas savoir choisir. Alors tu n’aimes pas perdre ton temps, et certainement pas avec elle. Mais tu attends. Tu attends sa réaction, sa réponse, quelque chose. Parce que tu veux comprendre, parce que, étrangement, ça te touche de la voir comme ça même si tu voudrais lui mettre des claques pour avoir osé boire autant.
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A. Marloes Ferretti

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MessageSujet: Re: thialoes ∞ tu noies tes chagrins dans l’alcool ? méfie-toi, ils savent nager   thialoes ∞  tu noies tes chagrins dans l’alcool ? méfie-toi, ils savent nager EmptyJeu 1 Aoû - 12:51

La seule amitié qui vaille est celle qui naît sans raison.


Tu froisses la lettre dans ta main, ta mâchoire se serrant avec une telle force que tu es sûr de pouvoir te casser les dents. Il vient ici. Ce gros porc vient ici alors que tu pensais ne plus le revoir. Simplement en fermant les yeux tu arrives à sentir de nouveau ses mains sur toi, les mots qu’il te murmurait inlassablement à l’oreille ignorant tes faibles supplications. Tu sors de nouveau son corps écrasé le tien et son souffle saccadé dans ton cou, son odeur de sueur et de tabac qui te donne la nausée. Un haut de cœur te secoue la poitrine et tu fonces dans les toilettes de ton dortoir pour vomir le peu d’aliment que tu as mangé dans la journée, le corps convulsé et couvert de sueur. Tu es pathétique. Tu lèves ta faible carcasse du sol pour aller regarder ton reflet dans le miroir, grimaçant face à ton visage blême et les cernes sous tes yeux. Une simple lettre et tu es à terre, toi qui te pensais plus forte que ça tu es vite ramenée dans la réalité des choses. Une réalité où tu n’as pas ton mot à dire, tu n’as jamais eut ce droit et cette fois-là ne déroge pas à la règle. Tu sais que tu vas devoir l’affronter, lui sourire et faire bonne figure parce que lui il s’en fou, il t’aime. Du moins c’est ce qu’il te dit. En vérité il aime que tu écartes les cuisses sagement comme tous les mâles de ce monde. Ils te dégoutent tous. Un soupire las s’échappe de tes lèvres alors que tu retires lentement tes vêtements dans des gestes mécanique, les laissant tomber un à un sur le sol avant de te glisser dans la douche. Tu ne t’es jamais sentie aussi seule que dans cette école. Bien sûr tu as quelques amis, tu as Thiago par exemple, celui qui se rapproche le plus de ton meilleur ami. Il sait tout sur toi comme tu sais tout sur lui mais en cet instant face à ce monstre pédophile tu es seule, tu l’as toujours été. Allumant le jet d’eau chaude, tu fermes les yeux en savourant la caresse puissante sur ton crâne, tes longs cheveux roses tombant en cascade sur tes épaules et dans ton dos. Tu voudrais fermer les yeux mais tu ne le fais pas de peur de voir son visage et son sourire derrière tes paupières, alors tu endures la brûlure de l’eau dans tes yeux clairs, te penchant pour prendre ton shampoing. Tu en verses directement sur ton crâne et c’est là que tu sens que quelque chose cloche. Une odeur forte et agressive se répand dans la cabine de douche et tu comprends en regardant la couleur de tes mains. « TROIAS ! » l’insulte s’échappe de tes lèvres, raisonnant dans la cabine alors que tu te frottes frénétiquement les cheveux dans l’espoir de faire partir cette odeur. Ces salopes, ces garces, ces mange merde elles ont osé te faire ça à toi. La guerre était déclarée elles allaient te payer ça, toutes sans exception. Rageusement tu attrapes un autre tube de shampoing qui ne t’appartient pas mais tant pis, tu es soulagée de voir que l’odeur nauséabonde s’en va vite, remplacée par une senteur cerise. Ta douche terminée, tu sors et te poste devant le miroir dans le but de discipliner tes cheveux encore mouillés avant de sortir de la salle de bain, ignorant royalement les autres filles de ton dortoir ainsi que leurs murmures perfides sur ton passage. Tu te contentes d’enfiler un jean noir, un débardeur vert et ta veste en cuir, d’attraper ta baguette et une bouteille avant de sortir, la tête haute. Mine de rien tu ne peux empêcher ta poitrine de se serrer quand tu réalises que tu ne peux te confier à aucune de ces filles, que aucune n’est prête à s’assoir sur ton lit le soir pour parler de tout et de rien, que ta vie n’est qu’une succession de bagarres, d’insultes et de mesquineries. Le mal du pays te donne juste envie de chialer mais tu te retiens, mordant l’intérieur de ta joue alors que tu dévales les escaliers n’ayant plus qu’un seul but en tête, te mettre minable. Pourquoi ? Tu n’en sais rien, tu sais juste que tu y trouves un certain réconfort face à cette solitude, même si elle est éphémère et que demain tu vas le payer cher. Avec l’alcool dans ton sang, la douleur semble s’arrêter, tes pensées deviennent incohérentes et floues, un anesthésiant superficiel qui a au moins le mérite de remplacer un ami.

Tu as bien sûr pensé avant à chercher Thiago mais sachant qu’il se trouvait à une soirée tu n’as pas cherché plus loin, tu n’es pas le genre de personne à courir après les autres dans le but de pleurer sur leurs épaules, ta fierté a toujours été un énorme frein pour cela. Arrivée enfin en bas après avoir bataillé avec ces foutus escaliers, tu te diriges vers la lourde porte menant au parc. Tu sais que tu n’as plus spécialement le droit de sortir à cette heure-ci mais au mieux tu tomberas sur Eros, ce qui ne serait qu’un bonus au vu de ta relation avec lui et au pire sur Taylor qui te fera surement passer un sale quart d’heure au vu de sa santé mentale très dérangée. Poussant la porte, tu laisses le vent venir balayer ton visage et faire voler tes cheveux encore humide, savourant cette sensation de liberté. Mais tu n t’attardes pas trop ne voulant pas tenter le diable et tu avances vers la pénombre que t’offres les arbres. Tu sais déjà où  tu veux aller, un endroit que tu affectionnes depuis que tu es arrivée ici, le lac. Tu sas qu’au moins là-bas tu ne risqueras pas de rencontrer ces pseudos pouffiasses en talons haut, la boue les dérange, toi ça te fait marrer. Ni une ni deux tu dévisses le bouchon de ta bouteille et en prends une longue gorgée à même le goulot, la brûlure de la vodka te faisant grimacer puis tousser, mais ça ne t’empêche pas de recommencer, encore et encore, descendant la moitié de la bouteille en peu de temps, les effluves te montant déjà à la tête, engourdissant tes muscles et te faisant sourire bêtement. Tu finis par te laisser tomber dans l’herbe sans aucune classe, ta bouteille fermement tenue dans ta main alors que tu te mets à chanter une comptine italienne, te donnant alors clairement l’image de la pochtronne de base. Tu sais que tu es pathétique et que Thiago te mettrait certainement une gifle en te voyant comme cela mais tu n’arrives plus à réagir raisonnablement, la lettre de ton oncle annonçant son arrivée dans les jours à venir encore bien à vif dans ton crâne. Tu finis par reposer la bouteille à côté de toi, ramenant tes genoux contre ta poitrine pour fixer la lune d’un air absent, tes pensées embrumées par l’alcool vagabondant ici et là. Tu ne remarques même pas le serpentard qui vient se poster à côté de toi en silence, le bilan de ta vie de merde s’étalant devant de tes yeux alors qu’un soupire las s’échappe de tes lèvres. « Putain Marloes me dit pas que tu t’es fait ça toute seule ? » hein ? Tu finis par tourner la tête vers le détenteur de cette voix que tu connais bien, ne comprenant même pas où il veut en venir avant que tu ne le vois attraper la bouteille à moitié vide du bout des doigts comme si c’était le vieux slip sale d’Hagrid. En temps normal tu lui aurais dit d’aller chier et de te rendre la bouteille, vous avez pris cette habitude dès le début de vous parler franco sans détour même quand ça doit vexer l’autre mais là tu n’en as pas l’envie, et encore moins la force alors tu te contentes de hausser les épaules en reportant ton regard clair sur le reflet de la lune dans le lac. « Si » tu entends le bruit distinctif de la bouteille jetée au loin mais tu ne réagis toujours pas, de toute façon un Thiago est mieux qu’une bouteille de vodka dans ces moments-là.  « Tu déconnes grave ma belle » un léger sourire passe malgré tout sur tes lèvres mais tu ne le regardes toujours pas. Oh que oui tu déconnes mais c’est pas nouveau. Tu le sens alors s’assoir à côté de toi, la chaleur de son corps réchauffant un peu le tiens, tu n’avais même pas remarqué que tu avas froid avant qu’il n’arrive. Tu restes silencieuse, appréciant malgré tout cet effet anesthésiant qu’a la vodka sur toi, sur tes muscles, mais malheureusement pas sur tes pensées même si elles sont engourdies et pas très clairs. Un mouvement en ta direction te fait malgré tout baisser le regard et tu prends volontiers une cigarette du paquet de ton meilleur ami, lui prenant également son briquet pour l’allumer avant de lui rendre.

Tu savoures la fumée qui s’infiltre dans tes poumons, décuplant les effets de l’alcool avant d’expirer le nuage opaque à travers tes lèvres roses.  « Qu’est-ce que tu fous là toute seule ? Quitte à te torcher la gueule comme d’hab t’aurais pût le faire avec de la compagnie non ? » Cette fois ci un rire sans joie s’échappe de tes lèvres, expirant la fumée de ta cigarette. Ton regard se tourne un court instant vers ton ami avant que tu ne dévies le regard. « T’as raison j’aurai dû demander à Cassiopée ou Roxanne de venir picoler avec moi tiens. » tu articules chaque mot malgré l’alcool pour qu’il te comprenne, ton fort accent et ton anglais pas toujours correct te jouant souvent des tours. Tu souris en t’imaginant te payer des cuites avec tes pires ennemies, un sourire sans aucun amusement, presque triste. Il a raison sauf que peu de personnes n’auraient souhaité passer une soirée avec elle c’est ça le hic. Tu soupires et te rapproche de lui en sentant son bras autour de toi, t’incitant à poser ta tête sur son épaule. Tu fermes les yeux, inspirant son parfum qui a le don de calmer un peu tes nerfs, mais tu finis par vite les rouvrir au risque de vomir tes tripes. « Qu’est-ce que t’as ? Chagrin d’amour ? Encore une pétasse qui t’as fait chier ? T’sais tu t’en fous de ces filles, elles valent pas grand-chose s’tu veux mon avis » ses mots te font grimacer et tu sais qu’il a sentit ton corps se crisper légèrement mais tu ne bouges pas, appréciant sa présence et son amitié, surement la seule sincère et à laquelle tu tiens dans cette école ou même dans ce pays de malheur. Tu amènes ta clope à tes lèvres tirant une nouvelle fois dessus, gardant la fumée dans tes poumons avant de l’expirer, laissant un court silence s’installer, savourant le calme de cet endroit. « Tu connais leur nouveauté à ces connes ? Me mettre de la merde de Sconivor dans mon shampoing. » Dans d’autres circonstances tu aurai presque pu en rire, après tout la blague peut presque être intéressante et futée si ce n’est pas tourné contre toi mais là tu ne l’encaisses pas et quelque part tu dois admettre que ça te fait prendre conscience que les crasses que tu faisais avant n’était pas toujours très cool. L’arroseur arrosé et tu le paie très cher maintenant. Tu ignores volontaire la question sur le chagrin d’amour,  après tout on ne peut pas dire que de ce côté-ci tu sois aussi très gâtée. De nouveau tu laisses le silence s’installer, hésitant à lui parler de ce qui te tracasse réellement.  Même si Thiago est au courant de ton passé, tu ne sais pas comment il pourrait réagir et quelques part ça t’inquiète. Tu jettes ta cigarette au loin, gardant toujours ta tête posée sur son épaule, te permettant ainsi par le même biais de cacher ton visage qui en dit long sur ton état d’âme, le masque tombant complètement que tu es avec lui. « Il va venir à Poudlard. » tu souffles ces mots d’une seule traite en espérant que tu n’as pas fait de faute d’anglais et que c’est compréhensible. Tu te doutes bien qu’il ne va pas comprendre de qui tu parles mais admettre à haute voix ce qui va se passer te terrorise. Jouant avec ta bague tu inspires longuement avant de fermer les yeux quelques instants. « Mon oncle. Il va venir pour voir le Directeur et du coup il veut me voir. » ta poitrine se serre et tu as l’impression d’étouffer en réalisant à haute voix que tu ne pourras pas empêcher que ça arrive, que après tous tes efforts il allait te détruire une nouvelle fois et tu sais que cette fois ci tu ne t’en relèveras pas. Lentement tu retires ta tête de l’épaule de Thiago, fuyant son regard alors que tu te mets en tailleur pour jouer avec les brins d’herbes, les arrachant un à un. « Tu étais pas à une soirée avec Ben toi ? C’est étonnant que tu rentres sans une fille à ton bras. » Et voilà il avait attaqué le point sensible de l’alcool, tu attaques celui de son besoin d’avoir toujours une nana dans son lit, chose que tu ne cautionneras jamais au vu de ton blocage. Mais tu l’aimes comme ça malgré tout.

Spoiler:
 

__________

    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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MessageSujet: Re: thialoes ∞ tu noies tes chagrins dans l’alcool ? méfie-toi, ils savent nager   thialoes ∞  tu noies tes chagrins dans l’alcool ? méfie-toi, ils savent nager EmptyMar 17 Sep - 3:33

thialoes


Le vent qui souffle dans le parc fait légèrement bouger ta crinière brune mais tu n’y fais pas attention, préférant écouter le rythme saccadé de la respiration de ta meilleure amie qui vient percuter ton visage. Tu ne comprends pas pourquoi elle se réfugie dans l’alcool de cette manière, ou même pourquoi elle n’est pas venue te voir comme elle le fait d’habitude. Tu l’a simplement retrouvée ivre morte dans le parc, une bouteille de vodka à côté d’elle, perdue dans ses pensées, et cette vision te fait mal au cœur. Tu sais à quel point elle souffre dans cette école, tu sais à quel point les filles peuvent être horribles entre elles. Tu le sais suffisamment pour avoir un léger goût de l’enfer dans lequel est plongée la fille qui repose sur ton épaule, mais tu sais aussi que ces guerres de pouvoir éphémère et fictif sont débiles. Les filles se battent pour une once de pouvoir imaginaire. Quel pouvoir peut-on posséder à dix-sept ans ? Celui de sortir avec le plus de garçons, d’être invitée au plus de soirée possible, d’être au cœur de toutes les discussions ? Pathétique et puéril, tu ne comprends pas pourquoi elles s’acharnent à se battre pour une couronne idiote. Et Marloes ne devrait pas s’évertuer à se proclamer reine de Poudlard, à tenter de récupérer un trône qu’elle possédait en France. La vie dehors est bien pire alors à quoi bon la gâcher à se battre continuellement ? « T’as raison j’aurai dû demander à Cassiopée ou Roxanne de venir picoler avec moi tiens. » Comme si ces deux pétasses étaient les seules filles de Poudlard. Il y a tellement d’autres personnes avec qui la bleue et bronze pourrait sortir, mais non, elle ne cherche que la compagnie des gens influents et populaires. Alors que ce ne sont pas les plus heureux, tu en as un exemple flagrant avec Marloes. Tu connais sa vie, son passé, et ce n’est pas l’histoire la plus joyeuse et palpitante que tu aies eu l’honneur d’écouter. Alors à quoi bon vouloir traîner avec ces personnes-là ? Tu ne comprendras jamais le raisonnement de l’aiglonne. Tu continues alors sur ta lancée, parlant d’autre chose. « Tu connais leur nouveauté à ces connes ? Me mettre de la merde de Sconivor dans mon shampoing. » Une grimace parcoure ton visage tandis que tu tires sur ta cigarette et tu ne peux retenir un sifflement haineux s’échapper de tes lèvres. A croire que les seuls éclats d’intelligence que possèdent ces connes sont des éclats de méchanceté. Tu tournes alors la tête et plonge ton nez dans la chevelure de la jeune fille. « T’inquiète pas, ils sentent toujours aussi bon tes cheveux roses. » Tournant la tête vers le lac, tu tires de nouveau sur ta cigarette et laisse le silence planer. Tu sais bien qu’au fond la jeune fille n’est pas perturbée par ça, elle en a l’habitude désormais. Une blague de mauvais goût de plus ou de moins, cela ne change pas grand-chose même si c’est éreintant. Alors tu la laisses parler en premier, tu ne veux pas la brusquer. Après tout, malgré votre relation fusionnelle, tu ne peux pas te permettre de lui tirer les vers du nez. C’est à elle de parler en premier, et tu attends patiemment qu’elle prenne la parole. Tu la voix jeter sa cigarette au loin, vers le lac, pendant que tu tires avec force sur la tienne. Et quelques secondes plus tard, sa voix résonne de nouveau à tes oreilles. « Il va venir à Poudlard. » Tes sourcils se froncent tandis que tu analyse les paroles de la jeune fille. Qui ça il ? Serrant le filtre de ta cigarette entre tes deux doigts, tu réfléchis aux possibilités mais Marloes te prend de court. « Mon oncle. Il va venir pour voir le Directeur et du coup il veut me voir. » Le temps que toute l’information monte à ton cerveau, tu la sens retirer sa tête de ton épaule et se redresser, se mettant en tailleur dans l’herbe verte, ses yeux rivés sur le sol, arrachant les brins d’herbe qui recouvrent la terre. Ton regard se pose sur son profil et tu la scrute de haut en bas, percevant à son visage l’impact de la nouvelle sur elle. Détournant les yeux, tu jettes le mégot de ta cigarette au loin avant de passer tes mains sur ton visage. Tu sais ce qu’a fait son oncle, tu sais quelle genre d’ordure il est, et tu n’arrives pas à croire qu’il ose venir à Poudlard comme si de rien était. Enlevant finalement tes mains de ta figure, tu poses de nouveau tes yeux sur la jeune fille avant de te lever, sa voix résonnant de nouveau à tes oreilles. « Tu étais pas à une soirée avec Ben toi ? C’est étonnant que tu rentres sans une fille à ton bras. » Tes pieds frôlent la terre et tu fais les cent pas, tournant en rond comme un idiot, les paroles d’Alissa résonnant encore et encore dans ton esprit. Finalement, tu t’arrêtes, juste devant elle, et tu t’accroupis, de sorte à te retrouver juste en face d’elle. Ta main se glisse sous son menton et tu l’obliges à relever le visage pour qu’elle te fixe. Ôtant ensuite ta main, sachant pertinemment qu’elle déteste qu’un homme la touche, tu ne détourne cependant pas les yeux de son regard, l’air sérieux. « C’est un connard Marloes. Un vrai pourri, un con fini. Mais ici il ne peut rien te faire, tu comprends ? T’es majeure et en plus tu es dans une école, il ne pourra pas te toucher. »

Ta voix se stoppe quelques secondes, l’idée même que ce connard, que tu n’a jamais vu, oses retoucher une fois de plus à ta meilleure amie traversant ton esprit. Ton poing se serre alors, faisant ressortir tes jointures blanches et tu reprends, la voix tremblant légèrement. « Et si jamais il ose te toucher… » Tu ne parviens même pas à terminer ta phrase et tu la laisses en suspens, un soupir traversant tes lèvres. Passant de nouveau tes mains sur ton visage, tu prends une large inspiration avant de relever les yeux vers le visage de la rose. « Je suis là pour toi, d’accord ? » Tu te laisses tomber en arrière, tes fesses heurtant l’herbe et tu te mets en tailleur, juste en face de ta meilleure amie, ne quittant pas son regard une seule seconde. Sortant de nouveau ton paquet de clopes de ta poche, tu en allumes une autre et laisse tomber le paquet dans l’herbe fraîche. Tes yeux se posent alors sur la bouteille de vodka qui repose à quelques mètres de là et tu comprends alors mieux pourquoi la jeune fille en a bu autant. Tu ne peux pas lui en vouloir, même si tu penses qu’il y a de meilleures solutions pour fuir ses problèmes, mais tu ne lui dis rien, elle sait très bien ce que tu penses de tout cela. Un nouveau soupir s’échappe de tes lèvres et tu inspires la fumée de ta cigarette avant de poser ton regard sur ta meilleure amie, un sourire parcourant tes lèvres. « Toutes celles de la soirée sont déjà passées dans mon lit, j’ai besoin de nouveauté » Tu lui lances un regard significatif avant de laisser échapper un rire nerveux. La nouvelle de la venue de son oncle reste encore en travers de ta gorge mais tu essayes de changer de sujet, de ne pas remuer le couteau dans la plaie et donc, de ne pas t’énerver contre un connard non-présent. Tu sais que la jeune fille ne supporte pas cette partie de toi, ce côté coureur de jupons qu’elle déteste tant. Mais tu détestes tout autant son attrait pour l’alcool donc vous êtes à égalité. Le regard noir de ta meilleure amie répond à ta phrase et tu lèves les yeux au ciel avant de reprendre. « Rooh ça va je déconnes Marloche, j’étais claqué j’avais pas envie de rester voir tout le monde vomir ses tripes. » Tes doigts jouent avec la cigarette que tu tiens dans ta main, la faisant rouler entre tes phalanges et ton regard se perd dans le vide. Tu n’étais pas intéressé par les filles de la soirée, pour diverses raisons, mais toutes ne sont pas facilement acceptables. Passant ta main libre dans tes cheveux, tu la poses ensuite sur le sol pour t’appuyer dessus avant de relever les yeux vers la jeune bleue et bronze. « J’tai pas dis la dernière ? Tu vois Madelyn Rosebury ? » Tu t’aventures dans un terrain glissant et tu le sais pertinemment. Tu as déjà parlé de la blonde à ta meilleure amie et cette dernière n’a pas apprécié la plaisanterie. De ce que tu en sais, les deux filles sont plutôt amies, et donc ton petit manège n’avait pas été au goût de l’aiglonne. Il faut dire que tu lui as parlé de l’origine de ton défi, origine qui se trouve être Anjelica, la sœur aînée de Naranja. Et autant dire que Marloes t’as incendié ce jour-là, mais tu espères que l’alcool qu’elle a ingurgité la rendra plus docile. Ou du moins pas plus violente qu’à l’accoutumé. « Ouais donc tu vois qui c’est. Et bah hier elle m’a embrassé. Bon ok, c’est moi qui ai commencé, mais pour une fois j’étais pas à l’origine du baiser, je deviens un gentleman ça m’inquiète » Ton sourire s’agrandit tandis que tu portes ta cigarette à tes lèvres avant de reprendre, ton regard se perdant derrière la jeune fille, sur le château encore légèrement éclairé. « Et aujourd’hui j’lui ai proposé de m’accompagner au bal. Et comme ça tu devrais être contente, je vais pas passer la soirée avec ta chère Ariel. » Plus tu parles, plus tu sais que tu vas en prendre pour ton grade, tu ne fais que des allusions à des sujets sensibles entre vous deux. Même si vous vous aimez énormément et qu’à tes yeux elle reste la seule personne à qui tu peux confier ce genre de choses, il n’empêche que vos relations respectives sont très… différentes, et que tu traînes parfois avec les filles qui lui en font baver. Mais tu sais séparer les deux, et cela n’empêche que tu ferais tout et n’importe quoi pour la française. Vous vous ressemblez sur beaucoup de choses, et tu la connais mieux que beaucoup d’élèves dans cette école, tu connais sa partie sombre et cachée, et cela te rend plus lucide sur sa personnalité, tout comme l’inverse est vrai. Tu as rarement évoqué la mort de ta mère et l’alcoolisme de ton père, la plupart des élèves pensent que tu n’aimes juste pas l’alcool alors que la cause est plus profonde. Tu te rappelles encore très bien les coups de ton père, la douleur physique et mentale, et tout ça te donne envie de vomir. « J’sais pas dans quoi je m’engage là j’tavoue. Mais bon on verra bien » Tu hausses les épaules avant de tirer une dernière fois sur ta cigarette et de l’écraser parmi les brins d’herbe et tu poses ton autre main sur le sol, souriant à Marloes. « Et toi le bal ? J’exige au moins une danse, comme ça tu pourras te venger en m’écrasant les pieds si ça te chante » Tu sais que la rose n’a pas une véritable envie d’y aller seule, et malheureusement tu t’étais engagée avec Ariel avant, et maintenant avec Madelyn. Mais cela n’empêche que tu sauras passer la soirée avec ta meilleure amie si tu la vois se lamenter dans son coin. Mais au fond, tu es persuadé qu’elle trouvera rapidement un cavalier, si ça n’est pas déjà fait. Si elle n’avait pas cet air froid et méprisant en permanence, tu es persuadé qu’elle serait la reine de l’école. Il faut avouer qu’elle est vraiment pas mal dans son genre, donc tu ne te fais pas beaucoup de soucis là-dessus. « Aller souris, t’es moche quand tu fais la gueule » Ton pied vient heurter son bras pour la faire réagir et tu lui lances un sourire. Tu es con et suicidaire, mais après tout, elle te connaît et c’est sans doute ça qu’elle aime chez toi.

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