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 Pandaël + So move to a place so far away.

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Cosmos Polaire
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MessageSujet: Pandaël + So move to a place so far away.   Mar 1 Juil - 1:39

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So move to a place so far away.
Tu t'étais levé tard aujourd'hui. Le début de l'après-midi avait déjà sonné depuis plusieurs heures. Et malgré la lourdeur de ce sommeil, tu n'étais pas rassasié. Tes yeux avaient faim d'oubli et ton corps avait soif de paralysie. Incapable, les paupières étaient ouvertes mais l'être ne faisait que se prélasser avec indolence. C'est le bruit des gouttes d'eau frappant la fenêtre qui t'a décidé, faisant naître en toi la volonté inconsciente de te balader sous la pluie. Tu as enfilé tes vêtements et puis ta veste, passé un bref coup de brosse dans les cheveux indomptés et tu as commencé la procession vers l'infini, vers l'inconnu surtout. L'engourdissement rendait ta marche branlante et maladroite. Tu déambulais à travers le paysage comme un fantôme des temps passés. Comme l'ombre d'un souvenir décharné. Même tes pas n'avaient plus le moindre sens. Les gouttes décoraient tes cheveux d'un voile d'étoiles. La transparence de l'eau rendait ta crinière blonde surnaturelle et tes doigts s'amusaient avec quelques mèches pour déchirer l'illusion. Les cernes redessinaient les esquisses de tes orbites. Et le creux de tes joues marquait ta maigreur. Un squelette, un jeune homme en lambeaux et un léger sourire, uniquement présent pour l'eau du ciel. La pluie en ribambelle. Délicieuse fraîcheur qui t'enivre et son parfum qui titille tes narines. Les beaux jours ne t'atteignent pas, le soleil t'éblouit et t'empêche de voir la beauté cachée sous la poussière et l'indifférence. Blottie dans la noirceur. Les gens s'attardent trop sur le superficiel et toi, tu t'évades dans tout ce que l'on rejette. L'espace de quelques minutes, tu es quelqu’un d’autre, un autre garçon. Odin est mort. Raphaël n'est plus. Tu oublies les amours, les souvenirs, ta sœur, ton père. Tout. Tu oublies la vie d'avant sur les chemins de cette école. Tu t'inventes autre chose. Tu mens, presque naturellement sans t'en rendre compte vraiment. Ils ne savent pas après tout. Ils ne connaissent rien et tant mieux. En traversant la place, tu te rends bien compte que tu es l'intrus. L'étranger. Un de plus, un de moins. De passage ou peut-être pas. Un point d'interrogation dans cette foule de certitudes. Tu n’es personne ici, tu n’es personne ailleurs. Tu as oublié. Tu ignores les regards, le contraste entre le passé et l'aujourd'hui. Il ne faut pas. Tu es seul, seul dans ce village. Seul aussi au bord de cette mer qui t'attire et te terrifie tout autant à la fois. Le son de tes pas résonne, martèle la vieillesse du sol usé par le temps et la vie qui bat son plein. Tu te demandes quelques instants de quoi tu as l'air, tu aimerais te voir dans leurs yeux monotones. Tu aimerais penser comme eux sur ta propre personne, juste comme ça. Par curiosité. Un jeune des grandes villes, des buildings et de la modernité. Un gosse anonyme dont on ne devine que les miettes qu'il laisse tomber de son âme. De ses mots presque invisibles. Tu aimerais savoir, leur jugement, leur critique. Et puis tu ne veux plus lorsque tu avances encore. Lunatique. Tout est inutile. Ces gens et toi, Raphaël, avec. Tu n’as plus rien, de toute façon. Tu revois pourtant leurs sourires innocents. La chaleur de ton étreinte et l'amour infini que tu leur portais, non réciproque, qui abîme ton cœur, qui le fait convulser jusqu'au débordement de toi-même. Tes morceaux de chair, arrachés. Tu te rappelles la souffrance de l’avoir perdu et puis la folie de l’avoir abandonnée, elle, sans même qu’elle porte un regard sur toi. Toi et ta souffrance. Ta mère. Indigne, sûrement. Gamine déjà maman. C'était trop tôt. Ils s’occuperont de toi, disait-elle. Ils ne la remplaceront pas, pourtant. Et cette sœur inconnue, mais si semblable… Comme pour fuir les pensées, tu changes de direction et tu te réfugies dans l'étroitesse des couloirs délabrés. Ton regard observe les détails de l'architecture étrange, tes pas frappent toujours et le rythme dans ta cage thoracique se synchronise avec eux. Tu es un autre. Tu te répètes la phrase plusieurs fois, intérieurement. Comme pour y croire, pour abandonner les idées nostalgiques. La pluie qui traverse le plafond les efface et le rictus revient, dans la légèreté du reste. Et soudainement, elle est là. Les pas se taisent et le cœur sursaute. Je n'ai pas envie de la voir. Pas aujourd’hui.  Aujourd’hui je veux oublier ma sœur, mon père, ma mère, la souffrance, l’abandon, son sourire, son regard, ma vie tout entière. M’en inventer une autre. Tu veux bien le faire avec moi ? Un monde où tout est sauvage. La mer, la terre, les hommes. Où il n'y a ni loi ni temps. Où les règles sont abrogées. J'observerais tout ça avec une sorte de férocité calme et sereine tandis que tu jouerais nonchalamment avec du sable. Tes pieds s'enfonceraient dans l'humidité vaseuse. Je n'ai jamais aimé la compagnie, tu sais. Les autres le savent bien, toi aussi probablement. Faut pas t'approcher, surtout quand la tempête gronde comme aujourd'hui, ciel noir. Et gris. Et blanc. Et bleu, aussi, tout ça mélangé dans une espèce de tourbillon venteux qui n'en finit plus de soulever mes boucles blondes. Kensington, un nom liquide qui sonne comme de la pluie fraîche et salée sur le bout des lèvres. Petit, je pataugeais déjà dans les mares que laissait la marée sur les immensités sableuses. Je restais là, à fixer la mer déchaînée, bras croisés, vaguement contrarié sans savoir pourquoi. J'ai toujours encore ce grondement dans la poitrine, quelque chose que je n'ai jamais su expliquer mais qui est là, malgré tout. Et plus l'océan me défie, à mordre les rochers, à déchirer l'air, à pourfendre le silence calme et désert de la plage, plus le grondement s'intensifie. L'océan fait partie de moi. On est sauvages. Pareils. Non, je n'ai pas envie de te voir, Pandora. Les pensées à haute voix.


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XLII - Je suis libre: il ne me reste plus aucune raison de vivre, toutes celles que j’ai essayées ont lâché et je ne peux plus en imaginer d’autres… Seul et libre. Mais cette liberté ressemble un peu à la mort.


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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Mar 1 Juil - 3:48

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Le silence est de mise quand le bruit devient trop insupportable. Mais nul n'est capable de taire les pensées. Aussi profonde, aussi perfide soit-elle. Elles restent là, comme un murmure sans fin empêchant le cerveau de trouver un repos pourtant tant mérité. Alors impassible, sans aucune émotions apparente, tu restes figées sur le paysage qui s'étend devant toi sans pour autant le contempler. Simple absence. Entre les cicatrices profonde enduisant ton être et la douleur d'une vie bien trop difficile, tu ne sais plus quoi penser. Quoi faire. Seul quelques souvenirs remontent à la surface te plongeant dans une catatonie des plus extrêmes. Et personne ne pourrait être capable de dire combien de temps tu as passer là. Combien de temps tu es restée immobile trahi par le souffle léger de ta respiration. Les paroles, les sourires, rien n'y fait. T'es restée assise, tel une statut, déconnectée du monde réel avec pour seul compagnie tes pensées les plus noires. Les questions sont arrivés, posés par les plus curieux, sans que tu ne daignes y prêter attention. Pas d'envie. Rien. La gaïété de ces derniers jours semblaient s'être envolés en même temps que ton espoir. Peut être t'étais tu finalement résignée au fait que tu allais passer le reste de ta vie avec la personne la plus excécrable qui soit. Peut être même que tu t'étais faites à l'idée que tu ne devais certainement rien avoir fais de bon pour subir tout ça. Résignée. Tel était le mot qui te définissait le mieux à ce moment présent. Sans espoir. Sans envie. Sans sourire. Toujours sans. Jamais rien. Et comme pour t'enfermer un peu plus dans cette solitude si plaisante, tu avais finis par te lever quittant ce couloir beaucoup trop fréquenter. La salle sur demande semblait être la meilleure solution et pourtant, ce n'était pas du tout l'endroit vers lequel tu te dirigeais. Non, tu t'enfonçais dans les profondeurs du château sentant bientôt sur ta peau la fraîcheur presque effrayante de ces couloirs sombre. Une teinte verte opâque se reflétait sur les murs et quelque part, tu savais que tu approchais de la salle commune des Serpentards. Morbide, froid, vert. Demi tour. Il ne fallait surtout pas prendre le risque de tomber sur Rhys. Tu tournais à plusieurs angles, toujours sur la droite, la droite ça te semblait rassurant, apaisant. Alors tu prenais à droite encore et encore jusqu'à t'arrêter sur une silhouette immobile qui avait élu domicile à cet endroit. Raphaël. Odin. Peu importe. La même personne. Le petit Serdaigle aux allures si fragile. Le petit garçon prit comme souffre douleur par sa grande soeur. Celui que tu as décidée de protéger envers et contre tout. Et le voilà, face à toi, l'air hagard semblant plus perdue que jamais. Instinctivement, tu fais quelques pas vers lui te décidant finalement à sortir de ta torpeur pour t'occuper de lui. Il en a besoin. Plus besoin que toi. Inspirant profondément, tu poses ton regard azur sur ce garçon bien trop frêle et bien trop maigre pour paraître en bonne santé. Au fond de toi, ça fais rage. Tu ne comprends pas. Tu es incapable de comprendre comment sa famille peut le laisser comme ça. Tu boues intérieurement, tu as envie de tout faire éclater autour de toi comme pour montrer la douleur qu'il peut ressentir. C'est pas humain, c'est pas normal. Pourtant, tu gardes le silence, tu l'observes, tu le contemples, tu te tais. Tu veux l'aider, comme toujours, mais tu ne sais pas comment t'y prendre. Il te repousse sans cesse, à chaque fois. Non, je n'ai pas envie de te voir, Pandora. Au fond, ça ne t'étonne pas. Tu aurais pu prévoir les mots qui allaient sortir de sa bouche. Une habitude, une routine. Tu n'as pas envie d'insister pourtant, tu ne bouges pas non plus. Tu veux pas le laisser, pas comme ça. Alors tu continues à le fixer mais seul le silence vous enveloppe comme un tourbillon sans fin. « Ferme les yeux alors. » Blague nul. Très nul même. Pourtant, t'essaie du mieux que du peu de rendre la situation moins dramatique. « Tu sais que je fais ça pour toi. » C'est pour son bien être à lui. Pour son sourire. Pour mettre un peu de gaieté dans sa vie qui semble si dur et impitoyable. Tu semblais bien pathétique à te plaindre de ton sort quand tu le voyais lui. Et tu ne comprenais ce qu'il avait bien pu faire pour mériter d'être aussi mal. « Un jour on m'a dit que le meilleur des remèdes étaient l'espoir. Avec de l'espoir, tout vas bien mieux. On m'a aussi dit qu'il fallait savoir accepter de l'aide. Tu sais, je ne te demande rien en retour. J'fais pas ça pour avoir une quelconque gloire au final. Je veux juste t'aider. Et même si je suis pas douée, même si je fais peut être pas grand chose, j'ose espérer que parfois, je t'aide à te faire sourire un peu. »


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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Mar 1 Juil - 8:36

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Ferme les yeux alors. Tes mots se sont égarés. Les rôles se sont volatilisés, tous, un par un. Aujourd'hui, tu n’es plus personne. Aujourd'hui, tu disparais. Le creux s'agrandit et tu rejoins la matrice du néant. L'infinité de questionnements. Tes mains tremblent un peu, ton cœur titube et ta démarche est maladroite. Tu as erré sous les constellations, tu as laissé ton âme naviguer vers d'autres horizons. Peut-être que tu es mort, peut-être que les vagues ont préféré t'éteindre en t'arrachant tes souvenirs. Fébrilité exhaustive. Tu crois que tu n'as pas fermé l’œil. Le temps s'égrène sous tes doigts fiévreux. Tu n’as plus la tête à concrétiser ton existence. Tu n'as plus la tête à vivre tout simplement. Inutile. Apathique. Les rêves te font crever de douleur. Les mensonges te bouffent. Décortiquent ta conscience et l'hypocrisie t'arrache la gueule avec un sourire plastifié. La comédie t'use. Les jeux de rôle t'écartèlent. Cette fois, tu courrais après ta vérité, après le fruit tant désiré de tes psychés. Personnalité dénaturée. Le reflet dans le miroir se floute. L'indignité s'agrippe à ta confusion. Dans cette salle, tes souvenirs s'écrêtent et tout devient vide. Tout devient rien. Impersonnel, tu deviens. Les inventions deviennent chaotiques. Tu t'enlises dans ces fausses individualités. Esclave du monotone, tu es à court d'idées. L'étau de l'ignorance expulse le sang du cœur. Le silence, les regards fuyant te terrassent. Pauvre con. Le soleil au loin se lève, tourbillonne dans tes iris d'argent. Les rayons sèchent les larmes, réchauffent un peu le désert arctique qui gronde dans ta poitrine. Tu sais que je fais ça pour toi.  Tu n’as jamais aimé qu’on te tende la main. Jamais. Si tu avais un problème, tu le réglais seul. Tu n’avais besoin de personne. Personne d’autre que toi. Ça t’avait toujours suffi et tu as toujours cru que ça serait suffisant. Tu commences à en douter. Ta confiance, tu ne la donnes pas souvent. En vérité, ça se rapproche plus du jamais. Tu t’attends continuellement à être déçu par l’espèce humaine. En treize ans d’existence, aucun être humain ne s’est encore montré à la hauteur de ta confiance. Personne. Aujourd’hui, le ciel est gris. Il est presque aussi triste que ton âme. Aujourd’hui, tu te rends compte que tu es seul, que tu es triste et que, même si ça te fait mal de l’avouer, tu as besoin d’aide. Alors, aujourd’hui, tu fais ce que tu n’as jamais fait. Tu tends la main. Et tu cries. Tu appelles à l’aide. Tu supplies presque. Tu tends la main et tu attends que quelqu’un vienne te secourir, que quelqu’un te la prenne tendrement et te sorte du trou que tu t’es creusé toutes ces années. Les doigts s'entortillent autour de la chaîne. Les ventricules se déchirent. Tu retiens ton souffle, resserre tes poumons. Les doigts s'entortillent autour du passé. Chercheur de lumières, voleur d'étoiles. La nébulosité te broie. Tout autour de toi, les « je ne sais pas » qui t'assassinent. Ignorant, écervelé. Oublier ta vie. Oublier tes prémisses. Tu donnerais n'importe quoi pour comprendre. Pour illuminer les ombres qui te collent à la peau. Et pourtant, tu as si peur de la grande métamorphose. De la réalité qui bouscule les autres. De l'après. Un jour on m'a dit que le meilleur des remèdes était l'espoir. Avec de l'espoir, tout vas bien mieux. On m'a aussi dit qu'il fallait savoir accepter de l'aide. Tu sais, je ne te demande rien en retour. J'fais pas ça pour avoir une quelconque gloire au final. Je veux juste t'aider. Et même si je suis pas douée, même si je fais peut être pas grand-chose, j'ose espérer que parfois, je t'aide à te faire sourire un peu. Avaler la faiblesse. Adoucir la cacophonie. Tu tentes d'inspirer les maux, étouffant les hurlements qui déglinguent ton cerveau. Peut-être que tu es fou. Schizophrénie doucereuse. Folie envahissante. Folie enivrante. Puis tes rétines grisées s'allument. Tu t'avances vers elle. Un peu. Trop peu. Pandora, elle ne parle pas vraiment avec toi. Elle balance des sourires avec ses yeux. Elle crie avec le cœur. Tu écoutes son aphasie. Tu enlaces ses mouvements avec ton attention. Les mots t'épuisent. Avec la fille aux mots sans sons, tu ne mens pas, Raphaël. Tu respires, simplement et tu profites du jour qui s'élève doucement. La nuit est loin à présent. Les souffrances s'éteignent. Tu lui souris, un peu, essayes d'ensevelir la peine. Essayes d'oublier les minutes précédentes. Elle est arrivée avec le jour alors tu as cessé les tortures identitaires. Tu lui souris, un peu clandestinement. Parce que c'est un peu faux mais un peu vrai aussi. Tu ne sais pas. L’espoir. Tu répètes ce mot comme pour l’inscrire dans ta tête, comme pour t’imprégner de sa lumière. Après, il y a un autre monde. Un monde où toute tristesse est inexistante. Un monde beaucoup plus grand que Poudlard. Un monde où tes rêves deviennent réalité. Un monde plus beau, enfin j’espère. C’est ça l’espoir, selon toi ? Tu ne lui mens même pas. Tu crois dur comme fer à ce que tu viens de lui dire. Tu es persuadé que plus loin, il y a de plus belles choses à découvrir, qu’il y a un monde plus vaste, plus vivant, meilleur. Poudlard ne t’apporte rien et aux autres non plus, d’ailleurs. Tu es sûre que c’est pour ça qu’il n’est pas revenu. Parce qu’il a trouvé un monde bien plus agréable. Tes jambes vacillent un peu, elles se souviennent de la perdition nocturne. Elles se souviennent des kilomètres faits en vain, en quête d'éclats éphémères, de poussières irréelles, de souvenirs matériels. Toujours le même endroit, toujours les mêmes images répétées à l'infini. J’ai besoin d’aide. J’ai besoin que tu m’aides. Murmure inaudible. Je crois que je n’y arriverai pas seul.


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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Mar 1 Juil - 9:17

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Un sourire, aussi léger soit-il reste un sourire. Même empreint de fausseté. Même si tout le reste appel au désespoir. Un sourire reste un sourire et permet de bercer l'autre dans une illusion. L'illusion c'est tout ce qu'il te reste. Faire semblant est ton quotidien. Tu passes ton temps à sourire, rire et toucher les gens avec un bonheur irréel qui fait pourtant tant de bien. Sourire encore et toujours donne une lueur d'insouciance, un espoir que les choses ne sont pas aussi terrible. Alors tu souris à tout, tu souris à rien enveloppant d'une bonne humeur contagieuse ce qui t'entoure. Ca te définis, te caractérises, tu ne serais plus vraiment toi si les choses changés. Aujourd'hui était un jour sans. Un jour rare. Un peu de mélancolie dans un bonheur inventé. Plus tard, tout ira mieux. Tu le sais, tu le sens. Faire semblant est un don. Une façon de vivre. N'importe qui pourrait croire que tout est parfait chez toi, que tu te contentes de ce que tu as. Parce que tu le veux, parce que tu ne veux pas qu'on aille chercher plus loin. Tu as besoin de rester en marge du reste. Tu hais la pitié, les regards désolée des gens. Tu ne veux pas qu'on t'aide mais tu veux venir en aide aux autres. Pour leur faire toucher une parcelle de bonheur semblant si inaccessible. Un semblant de joie qui leur permettrait de se sentir mieux pendant quelques secondes. Quelques minutes. Plusieurs heures semble impossibles. Les minutes sont plus rapide. Tu pousses un léger soupir t'habituant peu à peu au froid de ce sous sol. T'es aussi glacée à l'intérieure de toi qu'une tempête d'hiver. Tu brûles, tu boues et pourtant, ton côté impassible ne change pas. Le visage lisse, fermé, apaisée. Tu apaises les autres alors que tu n'es pas capable de te calmer toi même. Triste ironie. Tu finis ton discours reprenant immédiatement ton masque de fille parfaite. Ton masque de fille heureuse. Tu ne dis rien. Tu as fini de parler. Tu attends. Tu l'attends. Peut être qu'il te rejettera encore une fois. Peut être qu'il refusera ton aide comme tant de fois avant ça. Et alors les choses recommenceront. Éternelle. Une boucle sans fin. Tu reviendras à la charge une nouvelle fois et les mêmes actions s'enchaîneront jusqu'à ce qu'il laisse un peu de toi venir à lui. C'est tout ce que tu veux. Ce que tu demandes. Tu n'abandonnes. Tu persistes. Malgré son masque de glace, tu restes là. Tu restes près de lui attendant le feu vert qu'il finira peut être par te donner un jour. Maintenant ? Maintenant. Il sourit. Un sourire fatiguée, abîmée mais un sourire. Et alors tu souris à ton tour. Un peu plus chaleureusement. Parfait contraste avec le froid de ton esprit. Tu souris comme si c'était la première fois que ça t'arrivais. Tu lui transmets de l'amour, de la sincérité, de l'humanité. Chose qui se perd beaucoup trop en ces temps de guerre. Obscurs, résistants, impartiales. Trois clans. Le même déchirement, les mêmes pertes. Et vous, simple enfant au milieu de quelque chose qui vous dépasse. T'inspire profondément, et tu souris à nouveau. Tu souris toujours. L’espoir. Il repète ce mot. Comme si c'était stupide, sans importance. Sans signification. Et c'est peut être vrai. Qu'est ce que l'espoir au final ? Une illusion de plus qui finira par disparaître en fumée pour finalement vous laissez dans un monde encore plus froid que le précédent. Une envie de croire à la bonté des autres alors que tout ne sera que guerre et déchéance. Pourtant, on ne peut vivre sans espoir, on meurt sans espoir. Tu ne veux pas mourir. Tu l'es presque mais tu te bas et te raccroche au soupçon de croyance qu'il te reste. Parce que t'es Pandora et que tu n'abandonnes pas. Tu n'es pas faible, tu te bas. Pour toi, pour eux. Pour que leur mort ne soit pas vaine. Après, il y a un autre monde. Un monde où toute tristesse est inexistante. Un monde beaucoup plus grand que Poudlard. Un monde où tes rêves deviennent réalité. Un monde plus beau, enfin j’espère. C’est ça l’espoir, selon toi ? Tu te tais encore laissant simplement l'impact de ses mots t'atteindre. Tu réfléchis, tu penses. T'interprète à ta façon ce qu'il vient de répondre et finalement, de ta voix légère et enfantine, tu lui réponds. « L'espoir c'est croire que tout peux s'arranger. Que tout peut être bien mieux que maintenant. Alors si pour toi c'est imaginer un autre monde alors oui, c'est ça l'espoir. C'est s'accrocher encore et encore à des choses inspirant la confiance. Continue d'y croire. C'est beau de croire. » Et quelque part, tu te surprends à imaginer ce que pourrait être ce monde. Ce que pourrait y être ta vie. Plus simple, plus belle. C'est ce genre de monde que tu veux. Idéaliste. J’ai besoin d’aide. J’ai besoin que tu m’aides. Ton regard froid pour certain et hypnotisant pour d'autre se pose de nouveau sur lui. Tu le regardes quelques instants et tu fais un pas vers lui finissant ce qu'il avait commencé. Il a besoin de toi et tu l'aideras. Du mieux que tu peux jusqu'à ce qu'il décide que tu n'ais plus ton rôle à jouer. Je crois que je n’y arriverai pas seul. Tu frôles de tes doigts les siens. Tu hésites quelques secondes et finalement, tu les enserres. Tu les serres. D'une manière qui voudrait dire "je suis là, maintenant". Le réconforter, l'aider, lui apprendre à vivre un peu mieux que maintenant. Tu sers sa main et tu souris. Tu sers sa main et tu parles à nouveau. « Et tu sais que je t'aiderais. » Pourquoi ? Tu ne sais pas vraiment. Peut être qu'il te rappel un peu trop ton enfance. Tes périodes noires dans cette famille qui n'est pas la tienne. Peut être que tu vois un peu trop de toi en lui et que tu ne peux pas laisser les choses comme ça. Peut être que tu ne supportes tout simplement pas le mal et la méchanceté. Peut être que t'as juste besoin de l'aider. « Tu n'es pas seul. Tu ne seras jamais seul. La clé c'est la confiance. Si t'as confiance en moi, je te laisserais pas tomber. »
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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Mer 2 Juil - 0:39

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- Tu sais, Odin, il faut aimer la vie. Il faut mordre dedans, il faut la mâcher, il faut l'avaler tout entière. Tu sais, Odin il faut bouffer la vie. C'est pas si dur, tu verras. Le plus compliqué, c'est le premier pas. C'est comme si tu étais au bord du vide – au bord du rien – et que tu hésitais à sauter. C'est comme si tu voyais le monde autour de toi s'écrouler et qu'il te fallait choisir : courir ou ne plus bouger. Il ne faut pas bouger. Il ne faut pas fuir. Il faut te laisser disparaître, il faut te laisser crever, une bonne fois pour toutes. Pour mieux revivre. Pour mieux VIVRE. Tu sais Odin, les premières fois, c'est ce qu'il y a de plus dur. La peur, acide, qui tétanise chacun de tes membres. La sensation de fin du monde au creux de ton ventre. N'ais pas peur, Odin. N'ais plus peur. L'espoir c'est croire que tout peut s'arranger. Que tout peut être bien mieux que maintenant. Alors si pour toi c'est imaginer un autre monde alors oui, c'est ça l'espoir. C'est s'accrocher encore et encore à des choses inspirant la confiance. Continue d'y croire. C'est beau de croire. Pandora est tout près. Si près. Tu ne tends pas la main, mais tu souris. Un peu. Elle danse sur le sol, presque. Portée par le vent – peut-être un peu, aussi, par l'envie. Celle de t'aider. Celle d'engloutir ta souffrance. Son odeur salée t'enserre : tu vois, tu vois, tu es ici chez toi, tu as le sel de la mer encré sur la peau – au moins un peu. Tu vois, tu n'as plus le choix, tu ne peux plus mentir : la mer te colle à la peau. Tu ne peux plus t'échapper, même si ton passé est ailleurs. Ta vie est ici. Tu le crois ? Tu sens l'océan. L'océan fou, l'océan déchaîné. Tu sens l'océan, un peu. Et tu sais que je t'aiderai. Tu es content. Tu avais oublié qu'elle viendrait ce matin – comme ces autres matins – mais tu l'attendais un peu. Tout au fond de toi, tu attendais son sourire tremblant et ses yeux hésitants. Tu attendais son secret, tes maux et sa voix : si douce quand elle te parle. Tu attendais son aide et le silence qui gomme la nuit, qui efface les rêves, qui réveille les questions aussi, parfois, quand il ouvre la plaie à nouveau. Mais qu'importe. Tu l'attendais pour mettre fin à ta nuit, pour commencer un nouveau jour, tu l'attendais pour le réveil. Tu n'es pas seul. Tu ne seras jamais seul. La clé c'est la confiance. Si t'as confiance en moi, je te laisserais pas tomber. Les mots dansent à l'intérieur, les mots se mélangent – comme si souvent. Il faudrait que tu puisses te concentrer sur un, un seul, un mot qui voudrait tout dire : mais tu ne sais pas lequel choisir. Et puis, tu as peur de te tromper. D'en choisir un et d'en crier un autre. Tu as peur d'être incompris : alors tu te tais. Pour être sûr de l'être. Sa main s'empare de la tienne. Tu n'attends rien, n'est-ce pas ? Rien de plus que mon silence et mon regard qui dit. Qui dit. Je n'ai pas assez dormi, j'ai trop rêvé. J'ai trop rêvé, Pandora, et ce matin je ne sais plus.  Sombral esseulé, perdu dans l'immensité de la vie. Elle t'entraîne avec elle et tu la suis, tu la suis parce qu'elle tremble, tu la suis parce qu'il fait un peu froid et que tu ne veux pas rester seul, tu la suis parce qu'elle est jolie, tu la suis parce qu'elle efface peu à peu le souvenir de cet autre qui enchaîne tes pensées, tu la suis par automatisme. Tu la suis parce que c'est Pandora et parce qu'elle a des histoires à te raconter – et que tu as les vérités à lui délivrer. Tu analyses son visage, fouille dans la profondeur de ses yeux. Ils sont clairs. Entre le ciel et la terre. Alors tu sers un peu tes doigts autour des siens. Tout ira bien, tout va aller. Tu veux y croire, tu aimerais pouvoir. Merci. Merci pour le courage et tout le reste. Merci. C'est un mot facile, merci. Un mot que tu voudrais bien lui dire. À elle. Peut-être à d'autres. Merci. Tu plonges ton regard dans le sien : tu n'as pas peur, pas trop. Tu sais qu'elle comprendra. Dans ses yeux à elle, tu lis les mêmes questions. Les mêmes questions, chaque matin. Qui tournent, qui tournent, qui tournent et qui bouffent l'espoir. Tu voudrais les faire taire – tu pourrais les faire taire. Alors tu regardes ailleurs. Pour ne pas lire les qui suis-je qui tourbillonnent. Pour ne pas lire l'errance. Pour ne pas lire la culpabilité qui te ronge. Oui. Je le sais. Mais je crois que, quelque part, j'ai du mal à y croire. À croire que quelqu'un veuille m'aider sans rien demander en retour. C'est trop beau, n'est-ce pas ? Surtout pour moi. Ton regard est finalement attiré par un éclat. Tu imagines que c'est un coquillage – ou une pierre, quelque chose. Le soleil de cette fin d'après-midi lui donne une couleur chaude. Tu lâches sa main et t'élances : droit vers cet éclat. Tu tombes à genoux devant lui. C'est une conque. À l'aspect un peu cuivré. Magnifique. Tes doigts s'en emparent et tu la colles à ton oreille. L'océan. Tu entends l'océan. (Tu sais bien que c'est un mensonge, que ce n'est pas vraiment l'océan, que c'est autre chose, que c'est tout autre chose, mais ce matin tu veux tout oublier, tout. Retomber en enfance, avec Pandora à tes côtés.) Le coquillage te raconte son histoire, sa longue histoire et tu te dis que peut-être, il pourrait en raconter une à Pandora, aussi. Il pourrait répondre à une ou deux questions. Il pourrait. Bien sûr, non. Tu te tournes quand même vers elle, toujours à genoux. La main tendue, ouverte, paume vers le ciel et dans cette paume, le coquillage, offert, le coquillage comme un cadeau. Écoute. Écoute, on entend l'océan. Et tu es une fille de l'océan, une sirène, toi aussi. Écoute. Ta logique est illogique. Ta logique ne tourne pas rond. Tu sais bien qu'elle n'est pas fille de l'océan – ou alors, juste un peu, elle renaît ici, mais tu sais bien, tu sais bien, tu sais bien pourtant que ce n'est pas ça qu'elle a envie de savoir. Tant pis. Il est déjà trop tard. Un mot, un seul, s'échappe d'entre tes lèvres. Tu ne l'as pas choisi. Tu n'as pas pris le temps de le choisir. Tu n'as pas calculé sa force, tu ne l'as pas pesé, tu n'en as pas cherché le sens. La voix est faible, rauque ; incertaine. Mais le mot surgit malgré tout. Prêt. Tu as oublié. Tout. Tu ne sais pas pourquoi prêt. Si. Tu es prêt à être aidé. À renaître de tes cendres, tel un phénix. À être heureux. Aussi. Peut-être. Mais tes yeux sont si grands et tes dents mordent déjà ta lèvre inférieure alors Pandora le devine peut-être déjà. Mot fusée. Mot dont tu as déjà oublié le sens. Excuse-moi. (C'est pour toi. C'est un peu de toi. Garde-le pour toi.)

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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Ven 4 Juil - 2:22

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La confiance. Un si faible mot aux allures de mensonge. Comment avoir confiance en l'être humain alors que celui ci n'est qu'un modèle d'égoïsme empreint d'une forte dose d'égocentrisme ? On donne et on perd. C'est aussi simple que ça. Les gens ne sont pas ceux que nous croyons et c'est au moment ou l'on s'y attend le moins que tout part en fumée reflétant à quel point les relations peuvent être éphémère. Trahison, peine. Lot d'émotion quotidiennement ressentit par les personnes et pourtant, jamais quelqu'un n'a tenté d'arranger les choses. Trahir est un mode de vie, une épreuve qu'on subira tout au long de sa vie et dans la mélancolie des jours, tu tentes d'apporter un tant soit peu de légèreté à ces choses désespérément trop sérieuse. Tu souris, timidement, si bien que cela passerait presque inaperçu mais tu souris. C'est rien et tout en même temps. Un peu de toi, une bribe de bonheur inventé, un éclat de joie dans une journée sombre et sans issu. Tu souris parce que depuis longtemps tu as compris que ce n'était que le seul remède à la peine. Sourire au monde encore et toujours. Sourire même si c'est la chose la plus fausse qui puisse exister. Tristesse. A plusieurs reprise tu te mord la lèvre. Anxieuse, effrayée. Il  y a temps de chose que tu aimerais lui donner sans pour autant être sûre de pouvoir le faire. Peut être ne serais-tu pas d'une grande aide. Peut être que tu n'as pas tant que ça à offrir et que tu lui ferais plus de mal que de bien. Tu ne sais pas. Le doute. Tu doutes tout le temps, de tout, de tout le monde, de n'importe quoi. Sans savoir pourquoi, tu doutes. Un manque de confiance en toi, un manque de confiance envers les autres. Tout se remet toujours à la confiance. Tu lui demandes de croire en toi mais toi, tu n'y crois pas. Tu n'y a jamais vraiment cru. Personne n'y a cru. Tu es la faible, l'invisible, la malade. Ta maladie te ronges sans même que tu ne t'en rendes compte. Les autres le voient. Ils ne comprennent pas mais ils le voient. Tu n'as plus de famille et on t'en donne une autre. On te construit la tienne sans te demander ton avis et toi dans tout ça, tu n'as toujours pas confiance. Tu ne dis rien alors que tes démons te tirailles à l'intérieur comme pour tenter de te réveiller. Mais tu gardes tes peurs bien enfoui, tes regrets cachés, ta colère dissimulé. Jusqu'à exploser. Jusqu'au point de non retour. Il y en aura un, tu le sais. Un jour tu ne pourra plus. ASSEZ. Tu rêves tant de l'hurler. Mais tu ne peux pas. Tu te contentes d'hurler en silence cachant aux yeux du monde la détresse pourtant si visible dans ton regard. Tu as peur mais tu ne dis rien. Tu ne dis jamais rien. Désorientée. C'est ce que tu es. Ta définition. Désorientée. Oui. Je le sais. Mais je crois que, quelque part, j'ai du mal à y croire. À croire que quelqu'un veuille m'aider sans rien demander en retour. C'est trop beau, n'est-ce pas ? Surtout pour moi. Trop beau. Rien n'est trop beau. Tout est laid. Tout a toujours été laid. La vie est laide. Pourtant, tu souris à nouveau. Tu lui donnes de l'espoir, encore et toujours de l'espoir. Tout revient à l'espoir. « Je dirais jusque que c'est rare les gens sans arrière pensée. Mais je ne te ferais pas de mal. Jamais. Considère moi juste comme un pilier. Quand tu sens que tu vas tomber, tu te raccroches à moi. Parce que je serais là dans n'importe quel circonstance. » T'aurais aimée l'avoir ce pilier toi aussi. Mais ça n'a pas été le cas. Personne ne t'as servis de rempart. Personne ne t'as proposé son aide. A part peut être Liam. Souvenir lointain de ton enfance. Il était ton tout avant de ne devenir rien. Ami, fiancé, ennemi, ex. Quatre mot pour résumer votre passé ensemble. Lui aussi était éphémère. Comme toute les choses bien qui ont pu t'arriver. Rien n'est éternel. Ce n'est que trop vrai. Et t'as mal de voir que le bonheur ne semble pas fait pour toi. Qu'il ne s'attarde pas sur ton cas. Tant pis. C'est comme ça. Tu donneras le bonheur aux autres puisque tu ne peux le garder pour toi même. Tu le donneras à lui. Raphaël. Il le mérite. Il y a le droit. Son sourire, il est beau. Il est sincère. Il est rare mais sincère. Il ne sourit pas pour rien. Il a trop souffert et les choses doivent s'arrêter. Tu seras là jusqu'à ce qu'il n'est plus besoin de toi. Prêt. Prêt. Tu le murmures laissant ton regard parcourir l'endroit si spécial mais d'une banalité déconcertante. C'est votre lieu. Votre havre de paix. Votre lieu de rendez vous depuis des mois. Il ne t'attend pas mais tu viens. Il ne veut pas mais t'es là. Éternellement, inlassablement. Le silence reste pendant des heures. Les bruits de respiration sont quasi inexistante mais t'es là. Et il a finit par comprendre que tu resterais là. A travers ton silence, il a su. Il a finit par accepter. Et maintenant, c'est à toi de jouer. A toi de lui faire comprendre que tu ne le laisseras jamais tomber et que tu peux lui faire oublier le calvaire de ses journées. « Ne la laisse plus faire. Elle n'a pas le droit.  » Il comprendra. Tu n'as pas besoin de citer un quelconque prénom. Il sait de qui tu parles. Il sait quel est la personne que tu vises. Elle. Le bourreau de ses journées. Sa soeur. Pathétique fille sans conscience. Tu la hais. Tu la hais pour ce qu'elle lui fait, pour ce qu'il endure. Elle ne mérite rien.

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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Dim 6 Juil - 1:13

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La tête bourdonne. Tourbillonne. Se chiffonne. La tête tourne, comme un manège. Et les vertiges empoisonnent. Ce sont tes neurones qui s'entrechoquent. Toutes les idées qui se mélangent, qui se mêlent dans le brouillard d'une inconscience fabriquée. Le tout t'interdit le silence ; désiré, rêvé et imaginé. Les flammes incendient tes prunelles transparentes et leur chaleur te transporte vers des contrées éclipsées. Les paroles de Pandora deviennent floues. Limpides. Elles résonnent comme un écho lointain, une vague qui part et qui revient. Tu pourrais presque fermer les paupières. Éteindre ces lumières qui t'aveuglent. Briser la tristesse dissimulée en colère. Tu pourrais simplement respirer et profiter. T'oublier dans l'apprentissage et laisser les sentiments de côté. L'indifférence palpable sur ton visage n'est qu'un masque. Un de plus, un de moins ; cela fait longtemps que tu as cessé de compter. Je dirais juste que c'est rare les gens sans arrière-pensée. Mais je ne te ferais pas de mal. Jamais. Considère-moi juste comme un pilier. Quand tu sens que tu vas tomber, tu te raccroches à moi. Parce que je serais là dans n'importe quelle circonstance. Je fuis la noirceur des émotions. Je fuis le cœur qui n'est plus que charbon. Prétendre que tout a disparu et, elle. Le presque identique. Elle capture ton regard, pleine d'attention. À l'affût du moindre bruissement de cils. Tu imagines parfois que ses yeux parlent à la place de sa bouche et que ses gestes secs et nets dissimulent des nuages brumeux, tâchés d'un peu trop de gris. Tu imagines son histoire, tente vainement de percer ses multiples mystères et tu écoutes, comme un enfant docile, l'apprentissage. Les leçons données. Les leçons comme des graines plantées dans ton esprit. Elle t'observe et surveille. Comme le loup-garou. Le Grand Loup qui autrefois t'avait accueilli. Parfois dans les psychoses inopportunes, tu as la sensation de retrouver l'esprit de ton père en elle. Dans son regard, bercé par l'or clair et puissant ; tu aurais juré l'avoir croisé. Ne la laisse plus faire. Elle n'a pas le droit. Elle dit. Égarée dans les orages incandescents, tu t'extrais du tourbillon d'ardeur. Et la phrase presque échappée redresse ta fierté. Redonne du souffle à l'envie de te dépasser. L'idée d'un sourire se glisse. S'envole comme un hibou mais tu n'en fais rien. Silencieux, c'est l'étoile filante, traversant tes iris, qui la remercie pour toi. De longues minutes se noient dans le silence et l'esprit distrait, loin de la masse d'inertie ; du vide trop plein te donne l'illusion d'être apaisé. L'hiver dans la voix. Le ton était toujours aussi froid. Tu pouvais deviner les ombres de reproches, les traits à peine esquissés et puis le soupir. Toujours incompris et pourtant entendu. Et puis ses yeux à nouveau dans les tiens. Un sourire maladroit, mais rare et sincère venait se nicher sur tes lèvres. Ses conseils s'incrustent dans ta psyché. Tu retiens avec aisance et essayes d'enregistrer au maximum. Tes sentiments explosaient, littéralement pour te laisser débordant et heurté. Tu aurais voulu ne rien ressentir. Devenir pierre, aussi dur que le rocher. J'aurais voulu mais j'en ai été incapable. Aucun mouvement. Aucune parole. Juste ton silence et tes pensées qui s'échinent encore. Elle s'assoit à tes côtés, le dos tourné. Ta respiration est calme. Les battements du cœur ralentissent, tu te sens botruc, et tu en viens à fermer les paupières comme pour te cacher. Te recouvrir d'écorce épaisse et solide. Je ne sais pas comment faire. Elle reste ma soeur. Mon unique famille. J'en souffre, je crois. Je ne sais plus vraiment ce que je ressens. C'est tellement confus dans ma tête. Ce que tu entends ? Toi tu entends le temps. Celui qui lasse et délasse. Celui qui creuse et crée. Tu entends le cœur qui bat lourdement et doucement. Tu entends et ça te donne l'impression de vivre. Et toi ? Je ne sais presque rien sur toi. Tu as une famille ? Je... L'arrêt. Et l'expiration qui te soulage. Je crois que tu souffres, toi aussi. J'ai cette impression à chaque fois que je te regarde. Est-ce que c'est pour ça que tu m'aides ? Pour te sentir mieux toi-même ? Est-ce que ça marche ? Tu crois que ça marcherait aussi pour moi ? Toi le silencieux, tu te sens bavard à ses côtés. Toi, celui qui ne parle jamais ; tes paroles coulent sur sa neutralité inaccessible. Tu ne sais jamais ce qu'elle pense. Te le devines, mais tu n'en es pas persuadé. Tu ne sais jamais ce qu'elle voit mais tu sais que tu peux faire confiance. Aujourd'hui tu l'as compris. Par instinct.

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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Dim 13 Juil - 4:37

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Tu te demandes comment les gens peuvent être aussi cruel. Aussi dénouée de compassion. Faire autant de mal à sa propre famille. Toi, tu donnerais tout pour en avoir une. Une vraie. Pour toucher du bout des doigts le bonheur de ton enfance. Avant que tout ne vole en éclat, avant que tes parents ne te soient volés par une mort froide et sans pitié. Alors non. Tu ne peux accepter de tel chose. Tu ne peux la laisser lui faire ça. T'aurais voulu qu'on te protège toi aussi. Du monde, du mal, des gens. T'aurais voulu qu'on te montre que tout n'était pas que souffrance. Mais personne n'est venu. Personne n'a entendu ton appel. T'es restée seule, sans personne. Alors maintenant, tu te donnes. Tu donnes de ta personne. Tu donne un peu de toi pour les autres. Un éclat de sourire, une parcelle de bonheur, une soupçon d'espoir. C'est tout ce que tu as à offrir. Alors tu en envoie autant que tu peux, comme si le faire pour les autres allait combler le manque que toi tu avais. Idiot. Stupide. Tu fais tout le temps des choses stupides. Inconsciente. Immature. Peut être un peu trop parfois. Liberté. C'est tout ce que tu veux. Etre libre. De tes paroles, de tes gestes, de tes choix. Surtout de tes choix. Etre libre de faire ce que tu veux. De ne pas laisser une pseudo famille prévoir pour toi. Le sang, tu t'en fiche. T'es pas obscur par choix. Tu te fiches de tout ça. Tu te fiches d'être mariée à quelqu'un de renommée. Tu ne veux pas de Rhys. Tu ne veux de personne. Tu veux juste être libre. Quitter cet endroit. Partir loin. Voyager. Encore et encore et peut être découvrir ce monde parfait que tu te plaîs à imaginer. Ton esprit est grand, t'as de l'imagination. De l'imagination à revendre. Et tu rêves que tout soit plus facile. Rêver. Danser. Croire. Liberté. Encore la liberté. Je ne sais pas comment faire. Elle reste ma soeur. Mon unique famille. J'en souffre, je crois. Je ne sais plus vraiment ce que je ressens. C'est tellement confus dans ma tête. Confusion. Y a bien trop longtemps que tes pensées se sont emmêlés dans des tonnes de croyance. Tu ne discernes plus le vrai du faux. La réalité et le rêve. T'as trouvée ton échappatoire jusqu'à ce qu'il prenne totalement le contrôle de toi. Tu ne contrôles plus rien et tout en même temps. Étrange sensation que celle de ne pas se sentir réellement présent. Est-ce que tu vis réellement au moins ? Tu ne sais plus. Perdu dans des bribes de souvenirs et les inventions de ton cerveau. T'es heureuse quand tu penses parce que tu fuis la réalité. Tu rêves simplement. Imagination bien trop débordante encore une fois. Et puis le choc. Le froid glacée qui emplit tes membres jusqu'à te laisser totalement engourdi. La réalité revient. Tu ne rêves pas. Il est là, face à toi et tu le regardes encore et encore lisant la détresse de son regard et les appels au secours non formulé. Pas besoin de mot. Les yeux disent tout. Les yeux ne mentent jamais. « Bats toi. Bats toi pour ce que tu crois juste. Ne la laisse pas te faire sentir comme si tu n'étais rien. Tu vaux tellement plus qu'elle. Bats toi. » Se battre encore et toujours. Contre tout, contre rien. Contre le gens et contre le monde. Contre soi la plupart du temps. Se battre tout le temps. Bataille sans fin. Et toi ? Je ne sais presque rien sur toi. Tu as une famille ? Je...  Je crois que tu souffres, toi aussi. J'ai cette impression à chaque fois que je te regarde. Est-ce que c'est pour ça que tu m'aides ? Pour te sentir mieux toi-même ? Est-ce que ça marche ? Tu crois que ça marcherait aussi pour moi ? Il te perce à jour sans le savoir. Il a su lire dans tes yeux de glace. A travers la froideur que tu dégages, il a vu la détresse, la tristesse. Il a comprit. Si jeune et pourtant si intelligent. Bien au dessus de la plupart des gens de ce château. Il t'impressionne de plus en plus. Il te bloque aussi. T'es là pour lui. Juste pour lui. Tu ne veux pas faire la psychologie de ta personne. Tu ne veux pas parler. Tu ne parles jamais. De ton passé, de toi. Les secrets restent enfouis. Personne ne sait. Personne ne se doute. T'es juste Pandora. Intelligente, aimée de tout le monde, souriante, efficace, attendrissante. Double jeu. Facette multiple. T'es peut être la meilleure des manipulatrice. Personne ne connait le mal qui te ronge. Personne ne le voit. Et lui.. Lui il le sent. Tout comme tu sens ses points faibles. Une fusion des sens. Une compréhension sans mot. « Je ne suis rien et je ne veux pas que tu deviennes comme moi. » Simple, net et précis. Rien de plus. Juste pas comme toi.

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MessageSujet: Re: Pandaël + So move to a place so far away.   Mer 13 Aoû - 0:43

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Bats-toi. Bats-toi pour ce que tu crois juste. Ne la laisse pas te faire sentir comme si tu n'étais rien. Tu vaux tellement plus qu'elle. Bats-toi.Ton pessimisme s'est tissé sur la toile de tes contusions. Tout ce que tu veux, c'est qu'elle t'aime. Ce lien si spécial entre frère et soeur. Les bleus brisés perdus dans la fatalité du noir à l'état pur. Dans tes iris, la simplicité était apparue comme une oasis. Tu associais ton indifférence au désert catastrophique qui caractérise ton existence tout entière. Pourtant, tes rires étaient sincères et votre discussion te redonnaient l'envie de vivre à nouveau. D'être quelqu'un de bien à nouveau. Pandora te transformait et te faisait redécouvrir les chemins du bien. Cela pouvait paraître cliché et mielleux, qu'importe. La complicité qui était en train d'éclore entre vous devenait lentement ton combat personnel. Elle arrivait à te faire rire, faiblement, mais elle y arrivait. A dissoudre les troubles obscurs qui vivaient en toi constamment. Sa présence te donnait accès à une sérénité inattendue. Tes espoirs évoluaient au rythme de ses souffles et tu arrivais à puiser en elle le courage de te dépasser, d'améliorer ta vie. Plus tu l'écoutais et l'observais vivre à l'intérieur de tes prunelles, plus tu désirais continuer le chemin à ses côtés. La soutenir autant qu'elle te soutient inconsciemment. Illuminer son existence avec une sincère affection. Son sourire devenait ton soleil, une lueur libre que tu te sentais chanceux d'apprendre à connaître au fil du temps. Tu la regardes se retourner et te fixer. Un regard vide. Je ne suis rien et je ne veux pas que tu deviennes comme moi. Tu te rends compte de l'évidence à sa réponse. C'était tellement devenu régulier que tu n'arrivais plus réellement à différencier les choses. Oui, tu as raison. Parce que les gens nous traitent trop souvent de malade et peut-être qu'on l'est mais au final, qui ne l'est pas de nos jours ? Cette question était stupide. Tu ne souris plus. Je ne pourrais jamais te juger sur ce point mais t'aider, je peux essayer même si tu as remarqué aujourd'hui à quel point j'étais doué dans ce domaine. Car oui, tu n'étais pas foutu de t'aider toi-même. Tu étais un peu ironique mais dans le fond, tu espérais vraiment qu'un jour elle se sentirait moins seule. L'amalgame de tes racines régnait sur ton existence, dirigeait la plupart de tes choix et colorait les nuances de ton caractère. Vivre comme tu vis, sans endroit fixe, te poussait à te rappeler. Ta nostalgie fonctionnait à tout va, incessamment et souvent inconsciemment. L’Angleterre a façonné ton squelette et même  ton accent si prononcé ne te permettait pas d'oublier que tu aurais voulu être quelqu'un d'autre. Une personne totalement différente. Un moldu peut-être... Rien que l'idée te donnait la nausée. La fraîcheur de cette salle contrastait violemment avec le climat chaud de dehors. Elle s'incrustait dans les pores de ta peau, dessinait des frissons le long de ton épine dorsale et tu aimais cette sensation car tu en avais manqué. Peut-être sûrement plus que ce que tu ne te l'étais imaginé. Parce que c'était ce que tu ressentais avec ton père. Cette crainte associée à un amour démesuré. Il fallait que tu te souviennes d'où tu venais. Tes pensées s'entassaient alors que tu restais silencieux, coincé dans la tendre torpeur de tes ressentiments par rapport aux mélanges de pensées diverses qui consumaient ta chair. Tu fixes un point qui n'existe pas. Je suis désolé. Pourtant il me semblait bien que... Enfin, c'est toi qui vois. Je me répète mais tu sais que si un jour tu as besoin, je suis là. Je ne sais pas si tu te t'en rends compte mais ça m'a fait du bien de te voir aujourd'hui. J'ai eu tort de te repousser tant de fois. Je crois bien que ça me faisait peur. Je crois bien que je ne voulais pas changer parce que je me complaisais dans ma souffrance. Maintenant, je suis prêt à essayer. Et pour moi c'est déjà un grand pas, ne reste plus qu'à elle de décider si elle est prête à m'accepter dans sa vie. Tu souris, faiblement. Je suis fatigué, je crois. Ça fait beaucoup pour une journée. Ça fait beaucoup à encaisser. Tu sortis de la salle en te répétant que tout allait bien aller. Et pour une fois, tu le pensais vraiment.



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