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 Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy

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MessageSujet: Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy   Lun 23 Juin - 18:36

Team Weasley


Il était sorti d’Azkaban depuis plus de trois semaines maintenant. Fred avait toujours du mal à se rendre compte de ce qu’il avait fait.  De ce qu’ils avaient fait. Il avait du mal à réaliser qu’il était libre. C’était une sensation étrange qu’était la liberté. Il avait compris qu’il n’avait aucune idée de ce que ça pouvait vraiment être avant d’avoir été emprisonné. Maintenant, il savait. C’était pouvoir faire toutes les petites choses du quotidien rien que de pouvoir dormir, parler, marcher. C’était bête, mais à Azkaban il n’avait pas vraiment pu faire tout ça. Dans une cellule de quelques mètres carrés, c’était dur de faire de grand déplacement. Et dormir, il fallait s’accrocher, entre les cris, le froid, l’humidité et l’absence de véritable lit. Maintenant, il pouvait faire tout ça. Même si son nouvel habitat était très petit au moins, il n’était pas seul. Et il avait retrouvé un lit même si le sommeil ne revenait pas. Ses cauchemars étaient très forts. De la torture, des interrogatoires. Il se réveillait régulièrement en pleurs croyant qu’il était de nouveau à Azkaban. Des morts, des blessés, c’était de ça qu’était fait ses rêves.
 
Maintenant, il pouvait sentir le soleil chauffer son visage, le vent fouettait son visage, la pluie glissait sur sa peau, tant de choses simples dont il n’avait jamais pris conscience avant. Il avait toujours aimé avoir le vent fouettant son visage lorsqu’il était sur son balai volant, et maintenant, il l’appréciait sans ça. Mais pas de balai volant pour le moment. Il s’agissait de rester discret. Aujourd’hui, c’était samedi. Un beau soleil illuminait le ciel. Il avait su que c’était jour de sortie à Pré-au-Lard grâce à une lettre courte reçu de la part de sa cousine Lucy. Lucy, elle lui donnait enfin des nouvelles. Elle qui ne lui avait plus adressé la parole depuis la fin catastrophique du Code Phénix. Il se demandait ce qu’elle allait bien pouvoir lui raconter. La lettre était courte. C’était juste un point de rendez-vous et une signature écrit d’un langage codé que seul lui et elle connaissait. Il était donc sûr que ce n’était pas un faux, un plan des mangemorts pour le capturer. Comment auraient-ils pu avoir ce moyen de communication ? Il savait où et quand il devait la retrouver. Mais, il lui faudrait éviter les élèves de Poudlard, les mangemorts en patrouille, les commerçants et passants à l’affut d’une belle récompense de la part de Voldemort. Ce serait une vraie mission. D’autant plus que sa future baguette n’était toujours pas arrivée. Il se sentait si démuni. Il savait qu’il était à leur merci. Il savait aussi que cette fois-ci, il n’y aurait pas de seconde chance, cette fois, il se doutait que ce serait directement la mort. Mais cette fois-ci, il n’avait pas prévu de se retrouver à Azkaban comme ça avait été le cas la première fois.
 
Sous polynectar, Fred se déplaçait dans Pré-au-Lard. Il avait bien récupérer depuis sa sortie de l’hôpital. Il s’essoufflait encore rapidement mais il pouvait tout de même marcher plus vite que le jour de sa sortie de Ste Mangouste. Il effectuait tous les jours les exercices donnés pour retrouver sa forme d’avant. Il mangeait aussi beaucoup. La perte de poids qu’il avait subit était impressionnante et il fallait qu’il le regagne s’il voulait redevenir comme avant. En effet, à sa sortie, il était si faible que aussitôt transplané il s’était effondré. Ses jambes ne le portaient plus. Il était trop faible. Il avait déjà repris mais il n’était pas le Fred de jadis. Un souaffle lancé à pleine puissance l’aurait fait tomber de son balai sans aucun problème. Il regardait autour de lui. Personne ne pouvait se douter que sous cet homme brun de petite taille se trouvait une des personnes les plus recherchées d’Angleterre. Personne n’aurait pu deviner que cette personne qui se déplaçait lentement cachait un traitre du régime. Personne ne pouvait deviner que Fred Weasley était à Pré-au-Lard cet après-midi là. personne mis à part Lucy. Elle avait été maligne en choisissant un endroit où ils seraient tranquilles, un endroit où personne ne les dérangerait. Ainsi, si l’effet du polynectar s’estompait, il serait toujours en sécurité. Il avait sur lui une autre fiole pour le retour. Mais ce n’était pas dit que ça tiendrait tout le long de leur rencontre. C’était le rationnement. Il était trop difficile de se procurer les ingrédients pour qu’ils puissent en avoir à volonté. Advienne que pourra, mais Fred espérait que ça tiendrait tout de même tout le temps qu’il serait dans le village. Mais il avait remarqué que selon les jours et les identités, ça tenait plus ou moins longtemps. Espérons que ce petit homme durerait suffisamment longtemps. Mais même lors des cas les plus courts, il avait toujours une bonne heure devant lui, ce qui serait largement suffisant pour qu’il ait le temps de se rendre sur son lieu de rendez-vous.
 
Le cinéma abandonné. Qui y aurait été ce jour-là ? Bon, il pouvait toujours y avoir quelques personnes mais c’était tellement sombre que personne ne pourrait le reconnaitre. Surtout qu’il avait avec lui un moyen de se cacher le visage. Ce sweat à capuche. Il le mettait tout le temps désormais lorsqu’il avait besoin de sortir. Même si ce n’était pas très fréquent. Mais c’était un bon moyen d’être à l’abri de tout problème. Il traversa la place centrale, jeta un coup d’œil à la rue principale qui s’étendait devant lui. Les trois balais, Honeyducke, ça le tentait, il savait que c’était dans des endroits comme ceux-là qu’il avait pu passer de bons moments. Peut-être que s’il y allait, ça reviendrait. Mais ce ne serait pas pour aujourd’hui. Il continua sa route. Le cinéma n’était plus qu’à quelques centaines de mètres qu’il parcouru en un rien de temps. Il entra et s’assit dans le coin le plus sombre. Auparavant, il vérifia qu’il y avait une sortie non loin. Au cas où, on est jamais trop prudent…
 
Et il attendit qu’elle arrive. Tout en attendant, il se demandait ce qu’elle allait lui dire, comment tout ceci allait se passer. Ça faisait des mois qu’elle n’avait plus daigné lui adresser la parole. Alors pourquoi maintenant, pourquoi maintenant et pas lorsqu’il était encore à Poudlard ? Maintenant qu’il était recherché partout. Au fond de lui, il ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle allait le faire capturer, que c’était une mise en scène. Ainsi, elle s’afficherait vraiment du coté de Voldemort et elle n’aurait plus rien n’à craindre. Mais ce ne pouvait pas être possible… Comment pourrait-elle lui faire ça ? Ils avaient toujours été si proches avant la fin de l’année précédente. Elle n’était pas capable de le trahir, si ? Et si elle avait été forcée ? Non, c’était idiot, si elle avait voulu que les mangemorts le trouvent, elle n’aurait pas utilisé leur langage codé. Ou bien les mangemorts avaient été malins et avaient réussi à la convaincre, avait compris que Fred ne viendrait pas si c’était écrit normalement. Mais elle ne leur aurait pas parlé de ce langage codé, jamais, surtout si ce n’était pas de son plein gré. Elle avait beau être chez les obscurs, elle ne pourrait trahir sa famille. Enfin… Non, pas Lucy. C’était une protection cette histoire de changement de clan, non ?  C’est le cœur battant et se posant des milliers de questions que Fred attendait l’heure fatidique, l’heure où Lucy apparaitrait. Lucy ou des mangemorts ?
 

La porte d’entrée claqua. Les battements de cœur de Fred accélérèrent encore un peu. Si ce n’était pas elle, il était fait comme un rat. Une silhouette se découpa dans la lumière filtrant pas la vitre de la porte. Elle avançait doucement, se retourna comme pour vérifier qu’elle n’était pas suivie. C’était une silhouette de femme qui se découpait en haut de cette salle. C’était… « Lucy ! » Fred ne put s’empêcher de crier d’en bas. C’était un cri de joie, un appel aussi. Il savait qu’ils n’étaient plus en bons termes, mais il ne lui en voulait pas. Il n’aurait jamais pu, pas Lucy. Elle avait toujours été sa petite protégée, sa favorite parmi toutes ses cousines. Il ne savait pas ce qu’il devait faire. Rester distant comme elle avait pu l’être à la fin de l’année, ou bien… Il ne se posa pas la question deux fois. Il se dirigea droit vers elle et la prit dans ses bras. « Je suis tellement content de te voir ! » C’était la première personne de sa famille qu’il revoyait depuis son emprisonnement après Dominique, Ted et Victoire. Mais c’était différent pour eux, parce qu’il y avait comme un blanc entre eux et puis, ils n’avait jamais été aussi proches avec eux qu’il avait pu l’être avec certaines personnes encore à Poudlard, mis à part pour Dominique dont il s’était rapproché durant la dernière année. Ils se comprenaient sans se parler, ils avaient vécu la même chose. Ils n’avaient rien à se dire. Ils avaient été là-bas ensemble et ils avaient réussi à communiquer en partie là-bas, à s’évader de là-bas. Il y avait un lien étrange et puissant qui les reliait mais qui les empêchait aussi de communiquer. Ce n’était pas à une soirée qu’ils s’étaient rendus et dont ils pouvaient repenser les meilleurs moments. Ils étaient trop traumatisés pour en parler, pour avoir envie d’y penser. Et quand ils étaient ensemble, c’était ce qu’il se passait. Il n’avait pas encore revu James, il y avait eu quelques complications et il était toujours en soin, alors que c’était la personne qu’il avait le plus envie de revoir. Quelques silencieuses larmes de joie et d’émotion coulèrent le long des joues de Fred. Il la lâcha et lui sourit tout en essuyant ses larmes. Il réagit alors qu’il n’avait pas son apparence de lui-même, ça devait faire bizarre… Un blanc s’installa entre eux, c’était l’une des premières fois que ça se produisait. Il le brisa. « C’est mon apparence de petit brun immonde qui te traumatise ? »  
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MessageSujet: Re: Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy   Mar 8 Juil - 0:27


« dans les épreuves, tu peux compter sur moi »

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Aujourd'hui était un jour particulier pour Lucy. Elle voyait Fred. Ça faisait longtemps qu'elle ne l'avait pas vu et puis surtout, c'était très dangereux qu'elle le voit mais elle n'avait pas d'autres choix. La situation était critique. Tout allait mal. Elle devait en informer Fred. Elle le lui devait parce que ça le touchait personnellement et puis il était son mentor. Elle ne pouvait pas lui cacher ce genre d'informations et elle savait qu'il aurait voulu que ça soit elle qui le fasse. Elle savait que les autres membres de leur famille encore résistants auraient pu le faire ou alors que tôt ou tard, il aurait fini par l'apprendre mais cette façon de l'apprendre n'aurait pas été correcte. Si elle était à sa place, elle aurait voulu que ça soit lui qui lui dise. Mais qu'elle était donc cette nouvelle ? Roxanne avait disparu. Lucy ne savait absolument pas où elle était, quels étaient ses projets. Elle ne pouvait pas croire que cette disparition était volontaire. Si ça avait été le cas, Roxanne l'aurait prévenu. Oui elle lui aurait au moins dit qu'elle s'en allait. Là, Lucy ne savait rien mais alors rien, même pas un début d'informations, rien. Comme une mauvaise nouvelle n'allait jamais seule, ce n'était pas la seule disparition que Lucy avait à déplorer. Adrian avait disparu lui aussi. Ça faisait deux semaines qu'elle n'avait pas de ses nouvelles. Il ne venait pas en cours, on ne l'avait pas du dans le dortoir, il n'était pas à l'infirmerie. Lucy s'était renseignée, trop pour que ça devienne suspect elle le savait mais sincèrement elle s'en fichait. Elle craignait le pire. Adrian était un résistant notoire, ex membre du Code Phénix. Si on avait voulu le faire disparaître ? Elle ne voulait pas croire que lui aussi était parti volontairement. Il le lui aurait dit. Il lui aurait demandé de partir avec elle, n'est-ce pas ? Ou alors il n'avait rien dit pour la ménager comme elle ne lui avait pas tout dit à propos de ses plans. Non, il lui aurait écrit. Il ne lui aurait pas infliger la douleur de sa perte subite. Lucy ne savait pas, ne savait plus. Elle était complètement perdue. Elle avait perdu les deux personnes les plus fédératrices de sa vie. Elle se sentait seule, dans un autre monde comme si on l'avait éjecté du sien. Où était Adrian ? Où était Roxanne ? On disait que quand des personnes s'aimaient vraiment, ils étaient capable de sentir la présence de l'autre à distance. Et pourtant, Lucy ne ressentait rien pour Adrian. Elle ne pouvait se résoudre à imaginer qu'il soit mort mais ça ne semblait pas si absurde que cela. Non, elle devait s'accrocher à l'espoir qu'il aille bien et qu'il y ait une explication tout à fait rationnelle à ce qu'il soit absent depuis deux semaines. Comme ? Un transfert d'école peut-être et on bloquait son courrier. Voilà qui expliquerait tout. C'était peut-être un peu utopique. Et Roxanne, un transfert d'école aussi ? Roxanne n'aurait jamais voulu quitter Poudlard et pourquoi l'aurait-on forcer à partir ? Ça n'avait pas de sens mais c'était la meilleure explication qui venait à l'esprit de Lucy et qui était la plus positive. Fred saurait trouver les mots, non ? Il fallait l'espérer.

Lucy lui avait envoyé une lettre en message codé si bien que tout autre personne lisant cette lettre trouverait une lettre tout à fait banale destinée à une amie d'enfance Ava. Elle ne savait pas du tout où il se trouvait, s'il allait bien. Elle savait juste qu'il avait réussi à sortir d'Azkaban. La nouvelle avait peu filtré, on avait quasiment pas parlé dans la presse sûrement parce que le régime ne devait pas en être fier mais Lucy l'avait appris par la famille. De toute manière, c'était sur toutes les lèvres des élèves. Les résistants l'avaient su par les phénix. Et bref, tout finissait par se savoir. C'était une trop grosse nouvelle pour qu'elle soit enterrée aussi facilement. Je ne sais pas si vous vous en rendiez compte mais c'était la promesse d'un changement qui pouvait arriver très vite. Lucy elle-même espérait que ce changement arrive. C'est vrai elle n'aurait plus à mentir et se tenir éloignée de tous les siens. Cela semblait si fabuleux, trop même pour que cela soit plausible. Mais n'avait-elle pas le droit de rêver un peu ? Si, après tout ce qu'elle avait pu perdre, il lui resterait toujours cela. Enfin bref, elle avait donné rendez-vous à Fred à Pré-Au-Lard au cinéma abandonné lors de la sortie au village sorcier. Elle avait du trouver une excuse pour se « débarrasser » d'Aeden. Depuis la disparition de Roxanne et celle d'Adrian, il avait tendance à vouloir la surprotéger d'avantage. Elle n'avait pas besoin de cela. Elle voulait juste être tranquille mais elle n'arrivait pas à repousser Aeden, il était quasiment le seul ami qui lui restait et au fond, elle trouvait cela vraiment touchant. C'est juste qu'elle n'était plus une petite fille. Elle en avait marre qu'on se sente obligé de la protéger. Elle pouvait se débrouiller par elle-même. Bref elle avait prétexté qu'elle avait un rendez-vous avec un élève d'année préparatoire et que ça pourrait devenir sérieux si ça se passait bien. Comme prévu, Aeden n'avait pas souhaité en entendre d'avantage. Les garçons étaient assez pratiques pour cela, ils n'aimaient pas les détails, discuter pendant des heures.

Lucy portait un jean foncé, un t-shirt mauve et un sweat à capuche. Elle se fondait dans la masse pour faire simple. Ce qui était bien évidemment le but recherché. Ne surtout pas attirer l'attention. Lors de leurs sortis, les élèves s'habillaient à leur convenance c'est pour cela qu'on touvrait un peu tous les styles. Certaines filles se faisaient vraiment très jolies mais Lucy n'avait jamais été tellement coquette... Une fois arrivés à Pré-Au-Lard, les différents groupes d'élèves se séparèrent. Lucy prit tranquillement la direction du cinéma. Elle essayait de paraître le plus normal possible ce qui ne semblait pas si difficile puisque personne n'avait l'air de faire attention à elle. Néanmoins elle ne put s'empêcher de vérifier plusieurs fois que personne ne la suivait. C'était un peu comme une maladie mais elle préférait être prudente. Fred était l'une des personnes les plus recherchées de tout le Royaume-Uni. Il était hors de question qu'elle soit la fautive pour son arrestation. Elle ne s'en remettrait jamais. Le cinéma n'était plus qu'à quelques mètres. Elle sentait la pression augmentait. Et si quelque chose se passait mal ? Si elle l'avait entraîné malgré elle dans un piège ? Elle sentait mal mais elle devait entrer dans ce cinéma. Elle devait lui annoncer la nouvelle, elle n'avait pas le choix. Elle avala sa salive et poussa la porte. Elle commença à le chercher du regard quand : « Lucy ! » Elle tourna la tête en direction de la source de cet appel. Elle vit alors un petit homme qui n'avait absolument rien à voir avec Fred mais ça devait bien être lui. Elle en fut parfaitement sûre quand il la prit dans ses bras. Que ça faisait du bien. Elle avait l'impression qu'il ne l'avait pas fait depuis une éternité. Fred restait Fred, celui qu'elle adorait. « Je suis tellement content de te voir ! » Tous les deux se mirent alors à pleurer. Ils étaient misérables mais Lucy était tellement heureuse de le revoir même si elle ne le voyait pas en tant que Fred à l'heure actuelle. L'émotion était trop forte pour que Lucy puisse la contrôler. « C’est mon apparence de petit brun immonde qui te traumatise ? » Il réussit à la faire sourire. « Arrête, je suis juste tellement contente de te voir. » Elle essuya ses larmes du revers de la main. Elle était tellement émue. Elle ne savait pas trop par où commencer, quoi dire. Elle avait l'impression d'avoir tellement à dire et si peu de temps pour le faire. Mais avant tout ce qui l'importait était de savoir comment il allait. Elle ne pouvait pas imaginer et comprendre ce qu'il avait pu lui arriver. Elle se doutait bien qu'on avait du le torturer et bien plus que lors de leur entretien individuel avec le directeur après Code Phénix. Mais sous son autre forme, Lucy n'avait pas d'indice physique pour constater tout cela. Il était en vie et en face d'elle, ça devait déjà être un bon signe, n'est-ce pas ? « Tu vas bien ? Enfin je veux dire, ils ne t'ont pas fait trop de mal ? » Lucy avait pris son air soucieux. Elle aurait voulu qu'il lui dise que tout allait bien, qu'il n'avait rien mais uniquement si c'était la vérité mais elle n'était pas naïve. Elle préférait la vérité au mensonge, Fred le savait très bien. Lucy était réputée pour sa franchise et elle attendait en retour une franchise quasi absolue de ses interlocuteurs. En tout cas des interlocuteurs comme Fred. La famille ça avait toujours eu une valeur sacrée dans la leur. Weasley un jour, Weasley toujours. « J'ai eu tellement si peur Fred de jamais te revoir. » C'était un cri du cœur qui voulait tout dire.
créée par Matrona


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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy   Ven 11 Juil - 17:23

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Il était vraiment immonde. Comment avait-il pu prendre l’identité d’une personne comme celle qu’il avait prise. Il avait entendu les moqueries des personnes qu’il avait pu croiser. C’était amusant mais à la place de cet homme il se sentirait mal. Si ça avait été comme ça tous les jours de sa vie. Heureusement, ces cheveux bruns n’étaient pas les siens, ces yeux marrons moches n’étaient pas les siens, cette petite taille disproportionnée n’était pas non plus la sienne. A tout ça, il préférait ses cheveux flamboyants, ses yeux bleus azurs et son corps à peu près normal. Actuellement, il fallait admettre qu’il ne faisait plus rêver, couvert de cicatrice et amaigri, mais il était toujours mieux que ce petit homme gras. Ici, a Pré-au-Lard, personne ne l’avait reconnu, lui le fugitif, une des personnes les plus recherchées du régime. Ils avaient tous uniquement une personne parfaite pour leurs moqueries. Une personne qu’ils ne connaissaient pas mais jugeaient comme ils le faisaient tout le temps. Sang-mêlé, né-moldu, traitre à son sang. Ils étaient tous mis dans le même paquet sans qu’ils ne les connaissent. Ils n’avaient jamais cherché à les écouter, ils avaient seulement voulu les faire taire. en réalité, ils n’étaient même pas jugés, ils étaient directement punis ce qui était encore pire. Fred avait été directement été envoyé à Azkaban sans moindre passage par le tribunal. De toute façon, qui aurait accepté de le défendre ? Si c’était pour qu’il soit le prochain à être jugé et être envoyé à Azkaban, il préférait qu’il n’y ait rien. De toute façon, procès ou pas, le résultat aurait été le même Il traversait les rues, transformé, pas plus rapide que les autres. En vérité, il était très lent, son nouveau corps bien que cachant ses blessures ne les faisait pas disparaitre. Cette absence de blessure était seulement superficielle. Etait-il en train de faire une bêtise ? Peut-être. Il connaissait les risques mieux que quiconque, il savait désormais réellement ce qu’il risquait. Mais il fallait qu’il voit sa cousine, surtout que c’était elle qui l’avait contactée. Il savait qu’elle ne l’aurait pas fait si ce n’était pas important. Il savait qu’elle avait changé de camp, qu’elle ne lui avait plus parlé à la fin de l’année, mais il ne lui en voulait pas. Il était sûr qu’elle n’aurait pas changé juste pour changer. Et puis, il valait mieux qu’elle ne soit pas reliée à lui en ce moment surtout avec leurs antécédents. La question que le rouquin se posait était pourquoi voulait-elle le voir ? Jamais elle ne l’aurait mis en danger en lui envoyant cette lettre juste dans le but de lui dire bonjour. Elle se mettait en danger également en faisant ça. Est-ce que ça vaudrait la peine de courir tous ces risques ? Fred ne se posait même pas la question. Il avait une confiance absolue en sa cousine, ce n’était pas pour rien qu’elle avait fait partie du Code Phénix. Ils avaient toujours été proche, réagissant en partie de la même façon.

Le cinéma était tout au bout du village, à l’écart. Lorsqu’il entra à l’intérieur, c’était sombre. Parfait pour quelqu’un cherchant à se cacher, à ne pas être vu tout en voulant rencontrer quelqu’un. Du coin où il était, personne ne pouvait le voir. Il était invisible mais ce n’était pas le cas des autres pour lui. Il observait l’entrée, guettant un invité indésirable. Mais il ne vint jamais. Ce fut d’abord une ombre, puis une silhouette et enfin le corps et le visage bien reconnaissable de sa cousine. Il se jeta dans ses bras. Des larmes glissaient lentement le long de son visage. Il était si heureux de la revoir. Après la fin de l’année, Azkaban, jamais il n’aurait cru la revoir. Mais c’était elle, celle de toutes ses cousines qu’il préférait qu’il revoyait en premier. Il la regarda malgré sa vue troublée par les larmes. Elle était dans le même état que lui. Il était si heureux de la revoir, de voir une personne de sa famille. C’était de ce dans le château qu’il avait besoin et non de ceux qui avaient vécu la même chose que lui. L’année d’avant, il avait besoin de quelqu’un d’extérieur à sa famille maintenant, c’était elle qu’il voulait. Mais comment pouvait-il en parler avec Teddy ou Victoire ? Il ne pouvait pas. C’était trop dur, ils ne voulaient pas en parler non plus. Il comprenait la tristesse qu’il pouvait lire dans leurs yeux sans leur parler. Ils se comprenaient mais ne pouvaient pas parler. le silence qui s’était installé entre eux n’était pas important, ils étaient heureux tous les deux, l’émotion était trop forte pour Fred. Il ne les contrôlait plus depuis son séjour à Azkaban mais le plus souvent c’était de la colère et non ce genre de choses qui arrivait. Et il réussit à faire sourire sa cousine. C’était une des premières fois qu’il arrivait à faire sourire quelqu’un depuis qu’il avait quitté Ste Mangouste. Ca lui avait manqué ça aussi, les sourires des autres. « Arrête, je suis juste tellement contente de te voir. » Fred lui sourit. C’était un léger sourire, lui aussi était content de la voir. Il avait été tellement heureux lorsqu’il avait reçu cette lettre. Il essuya ses larmes même si quelques unes continuaient de rouler lentement sur ses joues. « Tu vas bien ? Enfin je veux dire, ils ne t'ont pas fait trop de mal ? » Fred ne savait pas quoi répondre à cette question. Azkaban était quelque chose qu’il voulait oublier. Mais comment pouvait-il dire que ça allait ? Il y avait des personnes à qui on ne pouvait mentir. Il n’avait jamais menti à Lucy, il lui avait toujours tout même si ça ne lui plaisait pas forcément. En fait, il n’y avait qu’elle qui lui avait caché la vérité. Après le Code Phénix avec son changement de camp. Mais elle ne lui avait même pas menti, elle s’était juste abstenue de lui parler. Même si c’était dur Fred préférait peut-être ça en fin de compte. Ainsi, il avait pu se faire ses propres idées sur le fait qu’elle rejoigne les obscurs. Avait-elle menti aux autres ? Fred s’en moquait à présent. Elle était la première personne, la seule personne de Poudlard, de sa famille à lui avoir envoyé des nouvelles et c’était ce qui importait. Si bien évidemment on mettait de coté le fait qu’il avait croisé Anjelica dès sa sortie de Ste Mangouste en plein Chemin de Traverse. Mais c’était le hasard, là, c’était différent, réfléchi, il espérait juste que ce qu’elle avait à dire n’allait pas gâcher ces retrouvailles magiques. « J'ai eu tellement si peur Fred de jamais te revoir. » Fred lit dans les yeux de sa cousine la sincérité de ses propos. Il pouvait aussi y deviner un peu de peur qu’elle semblait encore avoir pour lui. Il lui sourit. De tous, elle était une des personnes les plus importantes dans sa vie et qui lui avait le plus manqué ces derniers temps. « Tu m’as tellement manquée quand j’étais là-bas. » La-bas, il ne nommait pas ce lieu, ce cauchemar, elle comprenait de auoi il parlait de toute facon. En plus, il avait eu peur qu’il lui fasse du mal, de tous, ils savaient que c’était sur elle et Albus qu’il fallait taper pour faire du mal au rouquin. Après chaque interrogatoire, il avait eu si peur qu’on lui montre une photo d’une séance de torture au suivant. Juste pour le faire parler. « J’avais peur qu’il vous fasse du mal, à vous, pour me faire parler. Je crois que ça aurait été le seul moyen que ça fonctionne. » Et dire qu’il avait tout fait pour que ça n’arrive pas été un euphémisme. Il leur avait démontré qu’ils y perdraient, que ça ne lui faisait rien, leur avait fait croire tout et n’importe quoi pour qu’ils ne leur fassent pas de mal. Il s’en serait tellement voulu si l’un d’entre eux avait souffert à cause d’eux. Il se tut. Il ne savait pas quoi répondre à sa question. C’était si dur dans parler. C’était un cauchemar qu’il n’avait pas envie de revivre par la parole. Il avait déjà dû en parler à Ste Mangouste pour tenter de faire diminuer le choc, mais c’était à des inconnus. C’était complètement différent ici. Mais il ne pouvait pas se taire devant la poufsouffle. « Ca va… » Il marqua une légère pause. « …Mieux… » Comment est-ce que ça aurait pu être pire en même temps. « Interrogatoires, visites personnelles de plusieurs mangemorts. Ils étaient prêts à tout pour me faire parler. Photos des morts, annonce de la mort de James. Et puis les classiques : la torture, faire pression grâce à la famille. » Dit comme ça, ça semblait presque normal, comme si ça ne lui faisait rien. Comme si c’était le cas… Mais c’était le tout qui en faisait un cauchemar. Il se rappelait de chaque moment, de chaque interrogatoire, de chaque mangemort qu’il avait pu croiser, de chaque menace faite et de chaque sortilège lancé. Des larmes coulèrent silencieusement sur ses joues tandis que les images revenaient dans sa mémoire. « Je me souviens plus du sourire de maman. » C’était la chose la plus dure à vivre pour le rouquin. Le fait que les moments heureux avec sa famille, avec sa mère décédée aient disparu de sa mémoire. Son sourire, son rire, envolés, évaporés au fil des nombreux passages des détraqueurs. Il n’avait même pas de photo d’elle, c’était trop risqué d’aller chez lui pour en trouver. Il aurait tout donné pour se souvenir. En ce qui concernait Angelina, ça le détruisait. Elle était morte en vengeance du Code Phénix et il ne pourrait pas reconstruire de beaux souvenirs avec elle. « Ils m’ont enlevé tous mes moments de bonheur passés au fur et à mesure. Les médecins savent pas si ça reviendra. » Sa voix se brisa sur la fin de sa phrase. S’il avait rencontré un génie sur le bord de la route, c’était son premier vœu, retrouver ses souvenirs, retrouver son bonheur passé. « Ils ont tué Oli Stocker et Camelia Clarke pendant l’évasion. Quand je pense que j’ai passé tout mon temps à embêter celui-là et que si on me mettait dans une pièce et qu’on me passait les hurlements de centaines de personnes j’arriverai à reconnaitre les siens. » Chaque personne à Azkaban, inconnue ou non, il pouvait en reconnaitre les hurlements. Teddy, Victoire, Dominique, Oli et toutes ces personnes qu’il ne connaissait même pas, dont il ne connaissait que les cris de douleur. Oli, un mangemort qui avait juste choisi les mauvais amis, tué.

Il essuya les larmes qui commençaient à sécher sur ses joues et planta son regard dans les yeux de Lucy. Il venait de penser à une chose. Il venait de comprendre la raison de sa visite. Non, ce ne pouvait être ça. « Ca va au château, ils ont pas trop intensifié les punitions ? » Fred n’attendait et ne voulait entendre qu’une seule réponse à cette question : ‘Non’. Il n’avait pas envie que maintenant ce soit ceux du château qui prennent à cause de lui.
 
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MessageSujet: Re: Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy   Dim 3 Aoû - 4:58


« dans les épreuves, tu peux compter sur moi »

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En ce moment elle se foutait bien des camps, des choix qu'elle avait fait notamment ceux de ne plus parler à sa famille. Curieux choix car parler avec Fred était sûrement le plus dangereux actuellement pour elle. C'était Fred ! Il était vivant et devant elle, rien d'autres n'avait d'importance. Elle voulait juste prendre de ses nouvelles, profiter de la chance qu'elle avait de pouvoir lui parler. Elle aimait Fred tendrement et le voir en chair et en os comblait son cœur de joie. « Tu m’as tellement manquée quand j’étais là-bas. » Lucy se doutait bien qu'il parlait d'Azkaban. Quand Lucy avait appris qu'on l'avait envoyé là-bas, elle avait attendu d'être toute seule et c'était effondrée. Elle savait bien que Fred était quelqu'un d'extrêmement fort mais si on l'envoyait dans une prison ce n'était pas pour des vacances. Bien des fois elle avait fait des cauchemars dans lesquels Fred se faisait torturer. Elle se doutait qu'elle ne pouvait imaginer le quart des tortures qu'il avait enduré. Peut-être qu'il ne fallait mieux pas. Elle ne sentait pas de taille à être dans la confidence. Tout le monde n'avait pas la force de caractère de Fred Weasley... « J’avais peur qu’il vous fasse du mal, à vous, pour me faire parler. Je crois que ça aurait été le seul moyen que ça fonctionne. » Pauvre Fred. Heureusement que ça ne s'était pas passé ainsi. Durant tout son séjour à Azkaban, Lucy n'avait pas été inquiétée. Elle avait subi des tortures évidemment étant donné qu'elle servait de cobayes pour plusieurs cours notamment pour la Défense Contre les Forces du Bien. Plus les cours passaient, plus elle devenait insensible. Elle avait accepté la facilité et elle savait que se rebeller ne servirait à rien. Au contraire, ça ne ferait qu'allonger sa peine. Le seul avantage de la chose c'est qu'elle était plus résistante à la douleur maintenant. Doublé avec ses séances de baston avec Rhys, elle serait bientôt une arme de guerre. Elle améliorait ce qu'elle pouvait et elle ne voulait plus être une chochotte car elle le savait, jusqu'à présent elle avait toujours pu compter sur les autres pour la protéger : Fred, Louis, Hermès, Albus, Adrian, etc. « Ça va… » Oui ? « …Mieux… » Oh. Dit comme ça... En même temps comment le dire autrement ? Il n'y avait pas d'autres façons. « Interrogatoires, visites personnelles de plusieurs mangemorts. Ils étaient prêts à tout pour me faire parler. Photos des morts, annonce de la mort de James. Et puis les classiques : la torture, faire pression grâce à la famille. » Il fallait avouer qu'ils ne mettaient pas beaucoup d'originalité dans la torture. En même temps pourquoi changer une équipe qui gagne ? Même si pour le coup, ils n'avaient rien tiré de Fred. Mais il fallait s'y attendre, Fred Weasley n'était pas du genre à cracher le morceau aussi facilement. C'était un roc, Lucy avait pu s'appuyer sur lui à bien des reprises. Elle parlait en connaissance de causes. « Je me souviens plus du sourire de maman. » Ça faisait mal au cœur à Lucy qu'il dise cela, qu'il n'arrive plus à se souvenir du sourire de sa mère. Elle comprenait un peu ayant perdu son père. Il lui manquait atrocement. Elle ne l'avait pas revu depuis longtemps avant sa mort étant une Weasley et n'ayant pas le droit de rentrer chez elle mais ils s'écrivaient beaucoup. Elle avait appris sa mort dans la gazette. Personne n'avait cru jugé bon de lui apprendre la nouvelle par lettre. Son père avait toujours été son héros. Elle l'aimait tellement, sa perte était trop dure encore surréaliste pour la jeune demoiselle Weasley.

Lucy plaça sa main sur l'épaule de Fred, geste qui se voulait réconfortant. Elle ne savait pas trop quoi lui dire. Elle pouvait l'écouter, ça elle savait faire. Ça semblait lui faire du bien de parler et dire qu'elle allait lui annoncer une autre mauvaise nouvelle dans très peu de temps. Elle avait une nouvelle fois une position très délicate. « Ils m’ont enlevé tous mes moments de bonheur passés au fur et à mesure. Les médecins savent pas si ça reviendra. » C'était affreux. Plus de souvenirs joyeux... Lucy aurait pu lui dire qu'il y en aurait d'autres mais ça n'atténuerait en rien la souffrance. Les nouveaux souvenirs ne remplaceraient pas les anciens. Ils étaient tous uniques, tous précieux. Ils ne se remplaçaient pas. « Ils ont tué Oli Stocker et Camelia Clarke pendant l’évasion. Quand je pense que j’ai passé tout mon temps à embêter celui-là et que si on me mettait dans une pièce et qu’on me passait les hurlements de centaines de personnes j’arriverai à reconnaître les siens. » Lucy était triste d'apprendre la mort de ces deux personnes même si elle ne le connaissait pas vraiment. Elle les connaissait ça suffisait à ce qu'elle soit triste, surtout que Camélia Clarke semblait être vraiment gentille. Quant à Oli Stocker... il n'avait pas l'air bien méchant en tout cas. Ils ne méritaient pas de mourir. Personne ne méritait de toute manière sauf peut-être... Oui, elle pouvait le dire, elle souhaitait la mort de Voldemort encore plus maintenant qu'il avait fait assassiné son père. Est-ce que ça faisait d'elle une mauvaise personne ? Elle ne le pensait pas. Comment de toute manière pouvait-on le défendre ? Elle ne comprenait juste pas.

Fred sécha ses larmes. Elle ne l'avait pas vu souvent pleurer. Il renvoyait tellement l'image de quelqu'un de fort, que rien ne pouvait atteindre. Ses pleurs étaient légitimes et ils ne changeaient en rien la vision que Lucy avait de son cousin. Oh non. « Ça va au château, ils ont pas trop intensifié les punitions ? » C'était bien Fred ça. Il n'allait pas bien mais il s'inquiétait tout de même pour elle et les autres. Elle ne voulait pas qu'il se fasse du soucis pour eux mais en même temps elle ne voulait pas mentir. Les punitions n'avaient pas tellement augmenté depuis qu'il avait quitté Poudlard. Il avait lui aussi goûté aux répercussions de Code Phénix, c'était toujours la même chose. « Ne t'inquiète pas pour nous, ça va. Évidemment je sers toujours de cobaye pour plusieurs cours tout comme les autres de Code Phénix et les résistants aux grandes gueules mais ce n'est pas le plus important. On s'en sort. Te fais pas de soucis pour nous, tu en as déjà bien assez. » Elle savait que c'était maintenant qu'elle devait lui dire mais elle n'osait pas. Elle ne voulait pas lui causer plus de peine. Elle tourna la tête sur le côté pour ne plus lui faire face. Elle savait que ça la trahirait. Fred comprendrait que quelque chose n'allait pas. Elle avait besoin de courage, juste d'un peu de courage. Mais franchement comment lui annonçait cela ? Il avait perdu sa mère, ne savait pas où était son père et maintenant elle allait lui apprendre que sa sœur avait aussi disparu. « Fred... » Elle pouvait lui dire, elle le lui devait. Si c'était le cas inverse, si c'était Molly qui avait disparu, elle aurait voulu que Fred le lui dise. Rester dans l'ignorance l'aurait tué. « Il faut que je te dise un truc. » Elle redirigea son regard vers lui. Il était trop tard pour reculer à présent. « C'est Roxanne, elle a.... disparu. Je suis désolé Fred, elle ne m'a rien dit, pas écrit une lettre, je, je m'inquiète et il fallait que je te le dise. Je sais que t'aurais pas voulu que je te le cache. Je suis désolée. » Elle fit une pause, cherchant à dire des bonnes nouvelles. Même si elle n'en n'avait pas. Mais il fallait bien qu'elle dise quelque chose. « Je comprends pas pourquoi on l'aurait enlevé, je me dis qu'elle est peut-être parti de son plein gré. J'aurais voulu qu'elle m'écrive pour nous causer moins de soucis. Peut-être qu'elle essaye de te contacter mais qu'elle ne sait pas comment. Je suis sûre qu'elle va bien. » Comment pouvait-elle en être sûre ? Elle ne pouvait pas mais elle voulait l'être. Roxanne était une force de la nature, elle devait s'en sortir. Il n'y avait pas d'autres solutions ou de possibilités. Il fallait bien avoir un peu la foi sinon on perdait tout espoir et sans espoir on ne faisait rien. Les Weasley savaient bien à quel point l'espoir était important. C'était la base de tout et notamment de la rébellion et leur famille était plus qu'engagée dans cette rébellion. Elle ne savait pas ce qu'allait dire Fred, comment il allait réagir mais elle serait là quoiqu'il se passe. Elle l'épaulerait du mieux qu'elle pouvait. C'était le moins qu'elle pouvait faire. À deux ils étaient plus forts, ils pouvaient surmonter cette épreuve. Ce n'était pas la première, ça ne serait sûrement pas la dernière. Les Weasley étaient abonnés aux épreuves, non ? Ils se relevaient toujours. Là était leur force. Ils ne se pensaient pas invincibles, ils se refusaient juste de croire à l'impossible.  
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MessageSujet: Re: Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy   Ven 31 Oct - 11:10

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Fred avait réussi à traverser tout Pré-au-Lard sans rencontrer le moindre problème. Pour dire la vérité, il était sûr que le polynectar y était pour quelque chose. Comment aurait-ce pu être autrement ? Les gens n’étaient à la recherche que de cheveux d’un roux flamboyant et non d’un petit bonhomme gras et hideux. Fred avait même honte d’être dans le corps de cette personne et ne pouvait s’imaginer la vie qu’elle devait avoir lorsqu’il entendit les rires des élèves de Poudlard qu’ils croisaient. S’il avait changé, ce n’était pas leur cas. Toujours aussi gamins, moqueurs, méchants. Peut-être l’était-il aussi avant ? Bien longtemps avant… Si on peut dire ça comme ça. La fin du Code Phénix semblait avoir eu lieu une éternité plus tôt à Fred, de même que les assassinats de sa famille, le jour du début de son emprisonnement et la dernière fois que Lucy lui adressa la parole. Et maintenant, il avait reçu cette lettre codée venant d’elle. Il avait été heureux lorsqu’il l’avait reçue. Il s’était aussi posé beaucoup de questions mais les mots employés, le code secret prouvait que c’était elle et elle seule qui avait écrit ce parchemin. Elle avait bravé l’interdit en lui envoyant un mot. C’était d’ailleurs la seule membre de sa famille à l’avoir fait, elle qui pourtant ne lui avait plus dit un seul mot depuis son changement de clan. Mais même s’il aurait aimé l’entendre de sa propre bouche et avait tout fait pour qu’elle lui dise, le rouquin avait vite compris ce que faisait sa cousine. Il n’aimait pas ce qu’elle devait faire pour en arriver là mais il n’était pas dupe. Elle était trop résistante pour changer de clan comme elle aurait changé de robe de sorcier.

 
Il était entré dans le cinéma, un peu anxieusement tout de même, la peur d’un piège étant toujours présente dans son esprit et ne pouvant le quitter. Il avait l’impression que tout le monde le regardait bizarre, c’était peut-être le cas vu son aspect physique, que tout le monde le reconnaissait, était suspicieux. C’était ainsi depuis sa sortie d’Azkaban et voir son visage placardé sur la plupart des murs de la ville dès qu’il sortait n’aidait en rien. Oui il flippait, parce qu’il savait qu’il n’aurait pas de seconde chance. Il devait voir Lucy, c’était elle qui l’avait contacté et il était heureux qu’elle l’ai fait. Mais il avait toujours cette crainte en lui désormais. Passé le bonheur et l’émotion de se revoir, il dut lui donner de ses nouvelles. Oui, Fred avait cru un moment, désespéré au fond de sa cellule qu’il ne reverrait plus jamais sa famille. Qu’il finirait sa vie dans cette cellule. Evidemment, il ne mentit pas. A quoi cela aurait-il servi ? Lucy le connaissait, le connaissait bien et elle aurait su qu’il ne disait pas tout pour l’épargner. Si ses souvenirs étaient encore trop forts, il ne pouvait lui dire que tout allait bien. Parce que c’était loin d’être le cas. Il tenta néanmoins de dédramatiser la chose avant de s’effondrer sur la fin. Il était toujours dans le doute quant à ses souvenirs. Il avait perdu ses souvenirs heureux. Les détraqueurs les lui avaient volés. C’était comme un vide qu’il ne parvenait pas à combler. Il avait besoin de se souvenir, de se rappeler qu’il avait été heureux à un moment avant que tout cela n’arrive. Quelques fois, il avait l’impression qu’ils revenaient mais c’était faible et pour ça il lui fallait revivre quelque chose de fort avec la personne. Ca c’était produit avec Anjelica. Peut-être aussi parce qu’il avait beaucoup pensé à leur rencontre lorsqu’il s’était retrouvé à Azkaban. Peut-être que cette rencontre faisait partie des choses qu’il n’avait pas oubliées.
 
Après quelques réponses, le rouquin tenta de changer de sujet. Il n’avait pas envie de parler de lui et il était pratiquement sûr que ce n’était pas pour ça que sa cousine l’avait fait venir. Et si ça se passait mal au château depuis ? Et si la politique de terreur avait été amplifiée ? Fred avait peur pour ses cousins, pour sa famille, pour ses amis. Il savait que c’était à eux que Voldemort s’en prendrait en premier. « Ne t'inquiète pas pour nous, ça va. Évidemment je sers toujours de cobaye pour plusieurs cours tout comme les autres de Code Phénix et les résistants aux grandes gueules mais ce n'est pas le plus important. On s'en sort. Te fais pas de soucis pour nous, tu en as déjà bien assez. » Il lui fit un petit sourire désolé. C’était de sa faute aussi, le Code Phénix n’était pas sortit de nulle part. C’était leur idée à lui et Albus. C’était à cause d’eux que tout avait commencé. Même s’ils n’avaient peut-être que déclenché la fureur de Voldemort un peu plus tôt qu’escompté. Parce qu’après tout, il n’aurait pas été directement à Azkaban mais il aurait certainement était traqué comme son cousin l’était dès sa sortie de Poudlard. Ils avaient juste déclenché la guerre alors que les Phénix n’étaient pas encore prêt, que leur famille n’était pas encore prête. Tout ça pour des petites blagues. Mais ça avait montré à tous comment leur chef adoré était. Sanguinaire, sadique, prêt à tout pour détruire ses ennemis, une personne prête à tout pour conserver sa place.
 
« Fred... » La voix de Lucy sortit le rouquin de ses pensées. Il était en train de se dire à quel point il pouvait détester la personne à la tête du ministère quand elle avait prononcé son nom. Il comprit que quelque chose semblait ne pas aller. Sa voix n’était pas sure. Il tenta de croiser son regard mais celui-ci était fuyant. « Il faut que je te dise un truc. » Ton grave, ‘un truc’, Fred commença à prendre légèrement peur. Qu’allait-elle bien pouvoir lui annoncer de si grave ? Si quelques instants plus tôt il était heureux de retrouver sa cousine, désormais il était terrifié par ce qu’elle allait lui annoncer. Il croisa son regard. Il y vit de l’inquiétude mais surtout un manque d’assurance. Craignait-elle sa réaction ? L’évadé attendait la suite même s’il se demandait quel malheur allait encore lui tomber dessus. « C'est Roxanne, elle a.... disparu. Je suis désolé Fred, elle ne m'a rien dit, pas écrit une lettre, je, je m'inquiète et il fallait que je te le dise. Je sais que t'aurais pas voulu que je te le cache. Je suis désolée. » La respiration de Fred se coupa sous le coup de l’annonce. Ca ne pouvait pas être vrai… Même s’il n’avait plus de réel lien avec celle qui était sa sœur, il ne pouvait pas le croire. Pourquoi elle ? C’était une obscure qui le disait. Le rouquin était sous le choc. Roxanne, il savait qui elle était. Dire qu’ils étaient proches aurait été mentir car l’ancien prisonnier ne savait plus rien d’elle. Il l’avait croisée peu de temps avant son évasion, elle voulait lui parler de sa mère. Ils avaient commencé par se disputer, ça arrivait souvent aux dires des autres, et puis ils avaient parlé un peu. De ce qu’il avait compris, ils ne s’entendaient pas très bien même s’il voulait la faire rentrer dans le rang, elle le prenait pour quelqu’un pas sérieux qui prenait tout à la légère et qui passait son temps à faire des blagues. Un gros gamin quoi. Mais elle l’avait cru quand il lui avait dit ne pas se souvenir d’elle. Parce que c’était le cas, les souvenirs de cette personne avaient entièrement disparu de la mémoire de l’ancien poufsouffle en même temps que ceux de ses rencontres avec April.
 

Le rouquin ne put rien dire. Ça le touchait mais moins que ça aurait dû. Il savait qu’elle était sa sœur, mais elle était toujours une étrangère. Ils n’avaient pas eu le temps de reparler suite à leur première ‘nouvelle’ rencontre, l’emprisonnement étant passé par là.  « Je comprends pas pourquoi on l'aurait enlevé, je me dis qu'elle est peut-être parti de son plein gré. J'aurais voulu qu'elle m'écrive pour nous causer moins de soucis. Peut-être qu'elle essaye de te contacter mais qu'elle ne sait pas comment. Je suis sûre qu'elle va bien. » Le rouquin tenta de faire le clair dans ses idées suite à cette seconde intervention de la poufsouffle. Même s’il était affaibli, cela ne voulait pas dire qu’il était devenu débile et qu’il ne pouvait plus réfléchir. Il comprenait pourquoi sa cousine faisait ça, elle voulait dédramatiser la situation. Mais il était évident que ce n’était pas ça. Elle aurait vraiment voulu le contacter, elle aurait réussi. Elle n’était pas idiote, ou n’en avait du moins pas l’air lors de la conversation qu’ils avaient pu avoir dans les toilettes. La Roxanne qui lui avait parlé avait même l’air d’être vraiment intelligente. Et si Lucy s’inquiétait comme elle l’avait dit, alors il y avait des raisons. Il tenta de faire le clair dans ses idées. Il ne savait pas trop comment réagir. Il était vraiment touché que la serpentarde ait disparu mais il ne pouvait pas dire qu’il était triste. C’était une inconnue, mais comment pouvait-il le faire comprendre à la noire et jaune. « Ca fait combien de temps qu’elle a disparu ? » C’était la première question qui lui venait à l’esprit. Il évita le regard de sa cousine. Oui, il avait un peu honte de se qu’il ressentait, ou plutôt ne ressentait pas suite à cette disparition. Après l’avoir revue, il avait interrogé ses amis les plus proches sur la relation qu’il avait pu avoir avec elle et ils avaient tous été unanimes. Il l’aimait beaucoup et était prêt à tout pour elle, même si le contraire n’était pas réciproque. Il avait tenté pendant des années de s’en rapprocher et avait même réussi un peu l’année précédente. Et maintenant… Il ne savait pas ce qu’il aurait fait. Oui, il aurait voulu en savoir plus sur elle, parce que mine de rien elle était venue lui parler, et il avait d’ailleurs trouvé son humour et ses réflexions amusantes, mais il savait aussi par les autres qu’ils n’avaient rien en commun. « Je sais pas comment le dire, mais j’arrive pas à savoir ce que ça me fait… » Il se reprit quelques instants plus tard. « Mais merci de m’avoir prévenu. » Que devait-il faire ? Devait-il vraiment s’inquiéter pour elle ? Ses amis lui avaient dit que c’était ce qu’il aurait fait. « En fait, je sais pas si elle te l’avait dit, mais j’ai plus aucun souvenir d’elle antérieurs à aout dernier. » Mais elle est toujours ta sœur Fred Weasley ! Bouge-toi pour elle ! Peut-être qu’elle ne le ferait pas pour toi mais tu n’as pas envie de la connaitre, de rebâtir quelque chose à neuf comme tu as cherché à le faire pendant des années. Si elle venait vraiment à disparaitre, tu ne crois pas que ça te ferait quelque chose. « Je sais qui elle est, mais c’est dur de se rendre compte que sa sœur est une inconnue. Elle est comme une étrangère pour moi. » Il se demandait si la septième année était au courant de tout ça. On lui avait dit que c’était d’elle que sa sœur était la plus proche mais parlaient-elles de lui, c’était une autre question. « Et y a personne qui sait rien. Elle avait pas un copain, quelqu’un à qui elle aurait laissé un message autre que toi ? » Voilà, Monsieur commençait à poser les questions qu’il fallait. Il comprenait enfin ce qu’on attendait de lui. Parce que Fred était comme ça, si au début il n’avait pas vraiment compris, il voyait désormais qu’en plus de lui annoncer la nouvelle Lucy voulait peut-être un peu d’aide. Malheureusement, il ne pourrait pas lui annoncer qu’il avait reçu des nouvelles de la verte et argent. « Moi j’ai pas eu de nouvelles, mais en même temps, ça doit pas être hyper simple de me joindre. » Il lui lança un petit sourire qui se voulait réconfortant. Elle avait peut-être réussi à le joindre mais elle savait du départ comment faire, il lui avait donné tous les codes pour le faire et il doutait fortement qu’il ait fait la même chose à Roxanne avant de l’oublier vu  ce qu’on disait de la magnifique relation qu’ils pouvaient avoir. Et si plusieurs personnes avaient disparu en même temps ? Cette pensée venait de traverser la tête du rouquin. Peut-être que Lucy n’était au courant que de Roxanne mais qu’ils avaient fait disparaitre d’autres personnes par la même occasion. « Et il y aurait pas eu d’autres disparitions en même temps ? Je sais pas des gens dont tu aurais pas entendu parler ? » Il espérait que la réponse serait négative, mais après tout, s’il y en avait eu d’autres elle lui aurait dit directement pour l’alarmer plus qu’elle ne venait de le faire. 
 


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MessageSujet: Re: Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy   Mar 25 Nov - 6:14


« dans les épreuves, tu peux compter sur moi »

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« Ca fait combien de temps qu’elle a disparu ? » Il était capable de contrôler autant ses sentiments ? Comment faisait-il ? Lucy ne s’était pas attendue à tant de… froideur ? Oui froideur était le bon mot. Il posait les bonnes questions, tout de suite sans que l’affectif n’entre en jeu. Etait-ce Azkaban qui l’avait rendu ainsi ? La première chose que Lucy pensa fut qu’elle aurait voulu être comme cela, être capable de ne pas prendre l’affectif en jeu. Car malgré tout ce qu’elle disait, elle n’en n’était pas capable. Mais elle savait que c’était mal et elle chassa rapidement ses pensées de son esprit. Elle ne savait pas ce qui était arrivé à Fred à Azkaban mais il était sûr que ça n’avait pas dû être une partie de plaisir. Il l’avait torturé. Elle n’avait pas besoin qu’il lui dise pour le savoir. Elle connaissait un peu les pratiques des mangemorts. De tous les temps, les hommes agissaient de la même manière : ils torturaient leurs ennemis pour faire pression sur lui. C’était la meilleure technique qu’ils connaissaient, pas dit qu’elle soit la plus efficace. Enfin, elle devait sûrement mal interprétée ce qu’elle croyait voir chez Fred. Elle n’était pas dans sa tête, qui était-elle pour dire ce qu’il ressentait ou ce qu’il ne ressentait pas ? Elle était sa cousine certes mais elle n’avait pas la faculté de lire dans les pensées. « Je sais pas comment le dire, mais j’arrive pas à savoir ce que ça me fait… » Alors elle avait bien vu ? Oh Fred, que t’était-il donc arrivé ? Cela attristait énormément Lucy de voir son mentor dans cet état-là ou dans ce cas-ci dans ce non-état. Il avait dû bien souffrir, Lucy ne pourrait jamais l’imaginer. Elle en était sûre. « Mais merci de m’avoir prévenu. » C’était si formel. Lucy n’aimait pas cela. « En fait, je sais pas si elle te l’avait dit, mais j’ai plus aucun souvenir d’elle antérieurs à aout dernier. » Quoi ? Comment était-ce possible ? Non, Lucy n’en n’avait aucune idée. Mais alors ils s’étaient vus ? Lucy était perdue. Elle ne comprenait pas. Elle avait besoin qu’il lui donne plus de détails. Mais néanmoins dans son discours, c’est là qu’on voyait bien à quel point leur rapport à tous les deux, entre Fred et Roxanne, étaient compliqués. Ils étaient comme deux étrangers. En comparaison, sa relation avec sa petite sœur, Molly, n’était pas du tout la même. Ou même si elle prenait leur relation à tous les deux, Fred et elle. C’était triste mais Lucy n’y pouvait rien, elle n’avait pas à s’en mêler de toute manière. Elle avait essayé dans le passé et on lui avait fait comprendre qu’il fallait mieux qu’elle lâche l’affaire alors c’est ce qu’elle avait fait, peut-être à tort, ça elle ne le saura jamais vraiment. « Je sais qui elle est, mais c’est dur de se rendre compte que sa sœur est une inconnue. Elle est comme une étrangère pour moi. » Le cœur de Lucy se serra. Elle ne pouvait pas rester insensible à pareil discours. Elle aurait voulu réconforter Fred, lui dire que tout allait s’arranger, que ce n’était qu’une passade et que bien sûr que Roxanne et lui s’aimaient profondément. Masi la vérité c’est qu’elle ne pouvait pas affirmer tout ça. Ça faisait mal, vraiment mais malheureusement c’était la vérité.

Elle attendit ne sachant quoi dire. Heureusement, Fred revint à des « formalités » si l’on peut dire. « Et y a personne qui sait rien. Elle avait pas un copain, quelqu’un à qui elle aurait laissé un message autre que toi ? » Lucy ressentit comme un soulagement qu’il lui pose ce genre de questions parce qu’il passait à quelque chose de moins personnel, moins dur. Elle rentrait plus dans une zone de confort. Seulement cela ne voulait pas dire que la question avait une réponse facile. Roxanne Helena Weasley était un peu une tombeuse dans son genre. Elle s’amusait avec beaucoup de personnes même si ce n’était en général pas sérieux. Alors non, elle n’avait pas vraiment de copain, en tout cas pas un que Lucy pouvait nommer comme ça. Elle ne doutait pas que Roxanne lui avait caché des choses comme elle-même l’avait fait de toute manière. On a tous nos petits secrets. « Moi j’ai pas eu de nouvelles, mais en même temps, ça doit pas être hyper simple de me joindre. » Tout aurait tellement été plus simple s’il avait eu de ses nouvelles mais non. En même temps Lucy savait bien que c’était un rêve utopique de croire que Fred serait arrivé en disant « T’inquiète elle va bien, elle est à tel endroit, etc. » Non les choses étaient graves, Lucy n’en doutait pas depuis le début mais elle aurait voulu avoir tort pour le coup. Si seulement… « Et il y aurait pas eu d’autres disparitions en même temps ? Je sais pas des gens dont tu aurais pas entendu parler ? » Evidemment que le sujet devait arriver, évidemment qu’elle allait devoir en parler mais c’était différent de le savoir et de le vivre. Car à cette question, le cœur de Lucy s’arrêta une fraction de secondes. Les larmes lui montèrent aux yeux. Elle ne pouvait rester de pierre. Si pour Roxanne, elle avait réussi à se maîtriser, elle ne pouvait pas pour Adrian. Non car elle était tombée amoureuse de lui et de l’avoir perdu, c’était trop difficile. Frénétiquement, elle vint sécher les larmes qui n’étaient pas encore tombées. Elle se racla la gorge avant de répondre : « Et bien, malheureusement, oui quelqu’un d’autres a disparu… » Elle fit une rapide pause avant de cracher le morceau. « Adrian. » Fred ne devait sûrement pas comprendre pourquoi elle était dans un tel état. C’est vrai, pour lui ils n’étaient que des amis même s’il se peut qu’il ait remarqué une certaine ambiguïté entre eux pendant Code Phénix. Elle se devait de lui expliquer et c’est pourquoi elle rajoutait : « On sortait… On sort ensemble depuis quelques mois, un peu après la rentrée. Il… Je n’ai pas de nouvelles rien. Il a disparu depuis un mois. » Elle ne savait plus quoi dire. Un mois déjà qu’il n’était plus là, c’était une éternité. Lucy ne se faisait pas grande illusion sur son sort. Elle s’attendait à lire sa mort tous les jours dans la Gazette ou sur un autre papier. « Il n’a pas de famille dehors, de relation ou quoi. Et s’il était en vie, il m’aurait écrit. Je le sais. Mais… mais, j’arrive pas à me dire qu’il est… tu sais… mort. » Lucy pleurait à présent. Elle avait enfin dit « mort » à haute voix, à quelqu’un ce qui rendait la chose tout de suite plus réelle. Oh Adrian, pourquoi toi ? Qu’avait donc tu fais pour qu’on te tue ? Certes il avait participé au Code Phénix mais il se tenait relativement à carreaux depuis. Il ne méritait pas de mourir.

Il sembla à Lucy que ce fut une éternité pendant laquelle elle pleurait devant Fred sans qu’aucun n’autre bruit ne s’entende. Elle s’en voulait de craquer comme cela devant lui mais pouvait-elle faire autrement ? Elle s’essuya les yeux et les joues pour faire partir les larmes, renifla peu élégamment avant de dire : « Excuse-moi. On a pas beaucoup de temps et je le gâche en pleurant. » Elle essaya de se reconcentrer sur Roxanne, sur les questions qu’il avait formulées. « Roxanne, donc. » Elle se racla de nouveau la gorge ayant une voix rauque. Elle retrouva sa tonalité d’origine pour poursuivre : « Ca fait deux semaines qu’elle a disparu. Elle avait pas de copain, pas d’officiel en tout cas où dont elle m’aurait parlé. » Elle essaya de réfléchir à un candidat tout de même pour donner de la matière à Fred. « Tout ce que je sais c’est qu’il y avait des rumeurs à propos de quelque chose entre elle et Sidney Fawkes. Tu sais celui qui s’est échappé avec la garde-chasse après l’assassinat de Blake. Mais quand j’ai abordé le sujet avec elle n’a jamais avoué ni complètement démenti. » Est-ce que Roxanne était avec lui ? Elle en doutait mais qui sait, peut-être ? Et alors, il y aurait un happy ending. Pourquoi ne pourrait-il pas en avoir un à cette histoire, après tout ? Il fallait garder espoir. Lucy n’aurait jamais pu croire que ces deux-là pourraient s’aimer car ils étaient trop différents. Mais aujourd’hui, elle voulait bien croire à n’importe quoi du moment que cela signifiait que Roxanne était en vie et en bonne santé. Oh oui tout. Il en allait de même avec Adrian mais les chances étaient tellement peu élevées que cette hypothèse devenait un peu plus nulle chaque jour. Adrian… Juste un signe de lui suffirait à calmer ses craintes mais ce signe viendrait-il un jour ? Non lui disait sa raison mais son cœur refusait de l’entendre.  
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MessageSujet: Re: Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy   Mar 13 Jan - 23:00

Team Weasley


Certes la nouvelle avait été un choc pour Fred, mais ça aurait pu être bien pire. Ca aurait pu l’être s’il s’était souvenu de cette sœur qu’il avait. Alors oui, ça lui faisait mal de savoir qu’elle avait disparu de la circulation, il avait peur pour elle, mais il ne ressentait rien. Il avait perdu tous les souvenirs qu’il aurait dû avoir avec elle, qu’ils soient heureux ou tristes. Même s’il ne s’était pas forcément entendu avec elle d’après ce qu’on avait pu lui dire, il aurait préféré avoir leurs souvenirs même s’ils étaient douloureux que rien du tout. Il voulait savoir ce qu’il s’était passé mais ne pouvait s’empêcher de sembler glacial, il en avait presque honte. Il aurait aimé au moins ressentir quelque chose, mais son cœur était comme vide. Il était triste mais comme il l’aurait été suite à la disparition d’une inconnue. Il vit dans le regard de sa cousine la tristesse, la tristesse de le voir ainsi, incapable de ressentir quelque chose. Le rouquin se décida à lui expliquer. Il ne voulait pas qu’elle croit qu’il avait été changé par Azkaban, c’était certes le cas, mais pas sûr ce sujet. Il savait que les mangemorts pouvaient le torturer mais ils n’auraient pas pu s’empêcher de toujours considérer Roxanne comme une sœur. Si seulement il avait pu se souvenir.
 
Lucy semblait sous le choc après son explication. Comment aurait-elle pu comprendre ? Ca n’arrivait qu’à lui, à eux deux semblait-il, des choses pareilles. Il s’était renseigné sur cette sœur et la relation qu’ils avaient. Une relation de hauts et de bas avec semblait-il plus de bas que de hauts. Mais qui aurait pu lui supprimer cette sœur, sa famille de son esprit ? S’il la retrouvait, il ferait souffrir cette personne pour lui avoir pris le peu de souvenirs heureux qu’ils avaient pu partager.
 
Il préféra changer de sujet, ou plutôt se reconcentrer sur le sujet principal, à savoir ce qu’il avait pu advenir de cette sœur. Elle ne pouvait pas ne pas avoir quelqu’un dont elle serait proche et à qui elle aurait laissé un message. Ce n’était pas forcément Lucy, mais elle devait être proche d’autres personnes dans le château. Après tout, lorsqu’il s’était renseigné, on lui avait dit qu’elle était plus que bien vu des obscurs et serpentards. Il savait ce que cette disparition pouvait signifier si on lui disait qu’elle n’avait pas laissé de mots. Il n’était pas idiot. Et s’ils avaient cherché à se venger une fois de plus de lui en s’attaquant à sa famille. Un frisson parcourut l’échine du rouquin. Il voulait s’accrocher à l’espoir que c’était impossible, qu’un message avait été envoyé à quelqu’un. Ou bien quelqu’un d’autre avait disparu. Cette pensée avait glacé le sang du rouquin mais il fallait qu’il pose la question. Lucy n’eut pas besoin de répondre qu’il avait compris. Il avait compris en voyant les larmes pointer dans les yeux de sa cousine. Pour qu’elle soit dans cet état, ce devait être quelqu’un dont elle était proche. La fille de Percy avait toujours été des plus fortes. « Et bien, malheureusement, oui quelqu’un d’autres a disparu… » Fred était à présent suspendu aux lèvres de sa cousine. Il était terrifié à l’idée que le nom qu’elle allait sortir pouvait être un de ses meilleurs amis. « Adrian.» Pendant quelques secondes, le cœur de Fred s’arrêta de battre. Ce n’était pas possible. Tout le monde sauf lui. Adrian, c’était le protégé, celui que Fred avait fait entrer chez les résistants, celui qu’il avait choisi pour le Code Phénix. C’était de sa faute, tout était de sa faute… Il ne se posait même pas la question de savoir pourquoi Lucy se trouvait dans un tel état. Il était juste sous le choc, retenant lui-même ses larmes. Adrian avait été un ami dont il était proche et ils s’étaient encore rapprochés à travers le Code Phénix. Il avait disparu parce qu’il lui avait fait confiance pour accomplir la tâche qu’il avait pu lui confier ce jour-là. « On sortait… On sort ensemble depuis quelques mois, un peu après la rentrée. Il… Je n’ai pas de nouvelles rien. Il a disparu depuis un mois. » Quoi ? Fred n’était pas sous le choc, mais il était étonné. Il n’avait rien vu venir alors que ça avait dû se passer sous ses yeux. Mais à vrai dire, le plus important n’était pas la vie sentimentale de sa cousine mais la vie du gryffondor. Fred ne se faisait plus trop d’espoir mais il fit tout pour ne pas le montrer à Lucy. Elle était dans un état bien pire que lui-même ne pouvait déjà l’être. Mais il fallait admettre qu’une disparition d’un mois n’était pas petite. Il espérait qu’il finirait par réapparaitre. Amoché certes mais vivant, un peu comme lui sortant un beau jour d’Azkaban. « Il n’a pas de famille dehors, de relation ou quoi. Et s’il était en vie, il m’aurait écrit. Je le sais. Mais… mais, j’arrive pas à me dire qu’il est… tu sais… mort. » Les joues de la septième année s’emplirent de larmes et Fred comprit. Il ne dit rien. Il n’y avait rien à dire. Il aurait voulu la réconforter, lui dire que ce n’était pas possible, qu’il était en vie, qu’il allait revenir, mais il ne pouvait se résoudre à lui mentir. Ca ne lui aurait rien apporté. Peut-être un peu de réconfort sur le moment, mais pour prendre encore un peu de hauteur avant la chute. Alors il se tint silencieux, laissant sa cousine pleurer en silence. Lui-même avait les larmes au bord des yeux mais il ne pouvait se permettre de pleurer en cet instant. Sa cousine avait plus besoin de lui que lui d’elle. Il lui prit la main et la serra doucement.
 
Puis Lucy releva les yeux, les essuya et reprit. « Excuse-moi. On a pas beaucoup de temps et je le gâche en pleurant. » Fred ne dit rien. Comment aurait-il pu se permettre la moindre remarque. Il était même plutôt content de ce moment. Ca lui avait permis de faire une pause au milieu de toutes ces mauvaises nouvelles. Cela lui permit de se calmer lui-même. Il avait besoin aussi de temps. Mais le rouquin savait aussi qu’il lui faudrait plus que ces quelques minutes pour réaliser entièrement le drame de la situation. En quelques minutes, il avait retrouvé une cousine mais également perdu une sœur et un ami. . « Roxanne, donc. » La conversation revenait sur le sujet de base. Celui pour lequel Lucy avait tant tenu à le voir, à savoir où pouvait bien être passée sa sœur. Fred espérait juste qu’elle n’avait pas été tuée comme ça arrivait à bien d’autres personnes. Ce n’était pas non plus la meilleure personne à choisir pour faire pression sur lui mais bon, les mangemorts savaient que les Weasley étaient très famille. « Ca fait deux semaines qu’elle a disparu. Elle avait pas de copain, pas d’officiel en tout cas où dont elle m’aurait parlé. » Ca commençait bien si Lucy n’était même pas au courant d’un éventuel copain. Comment allaient-ils faire pour savoir à qui elle aurait pu laisser des informations ou des  nouvelles. « Tout ce que je sais c’est qu’il y avait des rumeurs à propos de quelque chose entre elle et Sidney Fawkes. Tu sais celui qui s’est échappé avec la garde-chasse après l’assassinat de Blake. Mais quand j’ai abordé le sujet avec elle n’a jamais avoué ni complètement démenti. » Aïeaïeaïe ! C’était mal parti. Sid était actuellement dans le même bâtiment que Fred. Après avoir aidé à l’évasion celui-ci avait envoyé dans une cache de l’Ordre comme tous les évadés et son petit groupe de base. Et s’il avait eu des nouvelles de sa sœur, il lui en aurait parlé, non ? Fred ne savait plus quoi penser, au fur et à mesure l’espoir de retrouver un jour sa sœur pour pouvoir la connaitre de nouveau s’amenuisait. « Ce que je peux dire, c’est que si elle était avec Sid, je l’aurais vu. » Il ne savait pas comment dire tout ça à la poufsouffle. Il savait qu’il devait être en train de lui prendre le reste d’espoir qu’elle pouvait avoir. « Mais, il se peut qu’elle soit à sa recherche et dans ce cas ça va lui prendre du temps. C’est comme tenter de me trouver, à moins d’avoir un bon moyen de communication comme nous deux, c’est presque impossible. » Et encore plus avec Sidney. C’était comme bloqué, il sortait moins que lui-même ne se l’était permis. « Je pense qu’elle est toujours là quelque part. Peut-être que certains mangemorts prévoyaient le coup en cas d’une évasion de ma part. Tout le monde sait que de tous les Weasley à Poudlard, c’était Roxanne qu’il fallait laisser vivre. » Pourquoi tuer la seule des Weasley-Potter à soutenir Voldemort ? Ca aurait été complètement idiot, même si les mangemorts n’étaient pas toujours des plus intelligents il fallait bien l’avouer. Ou bien peut-être ignoraient-ils ça… Mais ils ne pouvaient ignorer qu’elle était la seule s’étant retrouvée à Serpentard. Alors elle ne pouvait qu’être en vie quelque part, attendant de leurs servir à quelque chose. Fred espérait avoir raison, il préférait qu’elle soit utilisée contre lui que morte. Il voulait la connaitre, c’était ce qu’il avait prévu de faire s’il n’avait été enfermé à Azkaban, et disparue ou non, il trouverait le moyen de reconstruire une relation avec cette sœur dont tout l’éloignait.

 

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Les nouvelles ne pourraient être meilleures, non ? ♦ Lucy

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