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 Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]

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MessageSujet: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Jeu 14 Mar - 8:41







Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, ma semaine de travail, mon dimanche de sieste, mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.









Emily ♦️ Nerio

Il avançait, en apparence tellement sur de lui, intérieurement inquiété par les gens qui se pressaient autours de lui, le bousculant, lui passant sous le nez, lui fonçant même parfois dedans, purement et simplement. Il était d’une nature méfiante et tout ce qu’il avait entendu depuis son arrivée ne lui avait pas vraiment permit de se rasséréner et baisser sa garde, au moins un minimum. Il avait cette faculté qui lui pourrissait la vie de voir le mal partout, de distinguer des complots à chaque coin de couloir, de croire qu’on pourrait lui faire du mal volontairement. Oh, peut-être n’avait-il pas tout à fait tord, il n’était là que depuis peu et ne s’était pas fait que des amis dans ce court laps de temps, mais tout de même. Il savait ses réactions excessives et ses craintes presque infondées. Mais il n’y pouvait rien. C’était ainsi, et du plus loin qu’il se souvienne, il n’avait jamais eu une totale confiance dans les personnes l’entourant. Ou peut-être juste en Emily. Jolie petite Emily, son petit bijou. Un sourire étira ses lèvres quand il repensa à la demoiselle et, inconsciemment, il accéléra le pas, ne voulant pour rien au monde rater ce nouveau départ.

Ses retrouvailles avec Emily. Il les avait planifiées, du début à la fin, avait conçu chaque phase de ce plan très bien rodé, l’avait pensé, pensé et pensé encore, jusqu’à être certain de ne pas pouvoir faire de faux pas. Le Poufsouffle savait pertinemment qu’elle ignorait sa venue, et elle ne semblait pas l’avoir remarqué durant cette semaine et demi de cours. Il n’avait fallu qu’une semaine à Nerio pour apprendre son emploi du temps, à elle bien sur, il avait retenue le sien en deux jours, pour juger de ses fréquentations, pour se faire une idée de ce qu’elle était devenue, en dehors de ses lettres, pour intégrer le trajet qu’elle faisait pour se rendre d’un cours à un autre. Et le reste du temps avait servi à tout peaufiner. Il souhaitait juste que tout soit parfait. Perfectionniste, vous dîtes ? Peut-être bien un peu, mais elle était sa meilleure amie depuis tant d’années qu’il ne tolèrerait pas la médiocrité. Pas pour elle.

Un petit garçon aux cheveux couleur fauve lui fonça dedans, trop absorbé par la contemplation du sol, et se confondit en excuses lorsqu’il leva les yeux vers l’italien. Le jeune semblait vraiment terrifié, et Nerio se fit la réflexion que les gens étaient décidément bien étranges ici, pour réussir à inculquer une peur pareille des aînés à de simples gamins. Lui tapotant l’épaule, il se décala et le laissa filer, ses prunelles tentant vainement de ne pas perdre la chevelure flamboyante de vue trop rapidement, en vain. Il n’était pas spécialement aimable, ou pas avec tout le monde, mais il ne tolérait pas qu’on puisse s’en prendre à des enfants. Mais les anglais semblaient préférer les adversaires n’étant pas en mesure de se défendre. Libre à eux, tant qu’il n’en était pas témoin. Il détestait cette école, et à peu près autant les gens qui y résidaient. Un fait constaté, et la majorité d’entre eux n’y pouvaient rien. La part restante ayant été celle qui lui avait permit d’établir son jugement.

Il finit par arriver au point de rendez vous qu’il avait convenu avec lui-même et il souffla doucement, passant une main dans ses cheveux. Il espérait vraiment qu’elle le reconnaisse. Après tout, tellement d’années étaient passées. Combien déjà ? Cinq ou six au moins. Depuis qu’elle était rentrée dans cette école de fous, en fait. Oui, ça devait être à peu près ça, six ans. Ça commençait à durer, autrement dit, et il craignait qu’elle ait oublié son visage, ou celui qu’il avait quand il était, eh bien, un tantinet plus jeune. Il n’avait pas beaucoup changé, et elle, elle était restée la jolie petite demoiselle qu’elle avait toujours été. L’innocence en moins, d’après ce qu’il avait comprit. Encore qu’il restait à vérifier si elle avait été un jour innocente. Il lui semblait bien que non, puisqu’il n’avait jamais hésité une seule seconde à l’emmener avec lui dans les plans les plus risqués et les plus stupides qu’il ait jamais fait. Mais enfin, il était là question d’une autre forme d’innocence. Il n’avait pas à juger. Il n’en avait tout simplement pas le droit. Il n’avait pas été là pendant six ans, n’avait eu avec elle que des contacts écrits, et il faut dire qu’il n’avait jamais cherché à s’en soucier. Ce n’était plus maintenant qu’il fallait le faire.

Observant la foule d’élève affluer dans le couloir, Nerio appuya son épaule contre le mur de pierre, relativement froid d’ailleurs, et scruta toutes les têtes qui passaient, plus ou moins loin de lui. Il n’était pas petit, et peut-être même légèrement plus grand que la plupart des garçons de son âge, et au moment où il l’aperçut, elle et son joli minois, tout au bout du couloir, il remercia ses parents, ou plutôt sa mère, de l’avoir fait grand et de l’avoir doté d’une bonne vue. Elle n’avait pas changé, physiquement parlant. Elle avait juste grandi. C’était toujours ce même sourire, ces mêmes yeux qu’il adorait tant, cette même démarche. La silhouette avait changée, en revanche. Emily, sa Emily ressemblait bien plus à une femme qu’à la jeune fille de ses souvenirs. Et si il n’avait pas l’impression d’avoir des pensées déplacées, il aurait avoué qu’elle était agréable à regarder, joliment proportionnée et pas laide pour un gallion.

Le brouhaha ambiant lui donnait la migraine, et il ne se sentait définitivement pas à l’aise avec tous ces gens qui le regardaient comme si il était un phénomène de foire. Oh, mais c’est vrai, qu’il pouvait être sot ! C’était le cas. Après tout, un transfert de sixième année ce n’était pas tous les quatre matins qu’on en voyait un, et puisqu’il il fallait bien trouver de quoi alimenter les ragots, il se retrouvait dans toutes les conversations des gens passant près de lui. Un miracle que sa meilleure amie n’ai pas encore entendu parler de lui, l’italien trop bizarre et qui fait peur, d’après les dires de certains. Mais bon sang, il avait déjà entendu tellement de choses depuis qu’il était là, pourquoi les gens ne pouvaient-ils pas trouver d’autres centres d’intérêt que lui ?

Et elle se rapprochait, son soleil. Sans le voir, sans se douter une seconde de sa présence même. Il avait ce sourire singulier sur les lèvres, celui qui n’était réservé qu’aux grandes occasions, aux moments précieux. Juste aux instants comme celui-ci. Ses prunelles brunes aux reflets verts accrochèrent une seconde celles d’Emily et son sourire s’agrandit. Il ne bougea pas cependant, n’esquissant pas un geste vers elle, pas un pas pour réduire cette distance les séparant. Il l’observa passer à côté de lui sans comprendre, sans remarquer réellement.

Mais il ne doutait pas. Jamais pour elle il ne deviendrait un garçon parmi tant d’autres. Il fallait juste quelle se souvienne. Il ne se départi pas de son sourire, et pivota pour continuer à la suivre des yeux, ses sens en éveil. Il lâcha, dans ce qu’il croyait être un souffle, mais qui était en réalité une plainte, un doux « Il mio sole ». Son surnom, à elle. Le seul qu’il lui ai jamais donné, et le seul qu’elle aurait à jamais, pour lui. Et il attendit. Elle n’avait plus qu’à s’arrêter de marcher, se retourner, et lui sauter dans les bras.

Elle le ferait. Il le savait. Après tout, il était son meilleur ami. Elle était sa seconde moitié, et son cœur ne battait bien que lorsqu’elle était là, près de lui. Elle le ferait. C’était toujours comme ça.


© Méphi.



Spoiler:
 


Dernière édition par Nerio De Massari le Mer 6 Nov - 4:09, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Mar 19 Mar - 8:22

mi corazon

La vie n'a rien d'un fardeau,
il suffit de voir briller notre étoile dans le ciel.

Emily courait partout dans le château. En long, en large, en travers. Par merlin, où Eowyn était-elle passée ? Le seul jour où on avait le plus besoin d'elle, elle n'était pas là ! La cinquième année s'arrêta quelques instants et reprit son souffle. Elle était très mauvaise en endurance, et ne parlons pas de l'état de sa respiration, car franchement, un animal aurait mieux fait qu'elle. Elle, elle était rapide sur les courtes distances, cela avait toujours été son truc. Mais il y avait quelque chose d'autre pour laquelle Emily n'était strictement pas faite : chercher les gens. C'était vrai, quoi, on la cherchait toujours elle, et non l'inverse. C'était vraiment son truc de se faire désirer. Quoi qu'il en soit, la brunette finit par se rendre à l'évidence, sa meilleure amie était définitivement introuvable. Tant pis, elle ne connaîtrait pas la nouvelle avant les autres. Arrivant dans la Grande Salle, la cinquième année se dirigea vers la table des verts pour prendre un bon petit déjeuner. Là-bas, les élèves parlaient et mangeaient de bonne humeur, et Emily eût vite fait de s'intégrer dans une conversation amusante. « Tu mets ça dans le verre d'un professeur et tu le vois plus pendant minimum deux semaines » lâcha un garçon qui se trouvait à côté d'Emily, et qui tendait une petite spatule à un élève en face de lui. Les yeux d'Emily suivirent la pastille avant un grand sourire approbateur, avant que quelqu'un ne se mette à parler à son tour. Mais, au plus grand étonnement de la jeune fille, les mots que cette personne prononça ne concernaient absolument pas la conversation actuelle, ni même ce à quoi elle aurait pu s'attendre. « Petit-ami de Spencer à babord ! » lâcha cette personne, et avant que la brunette n'ait eut le temps de comprendre quoi que ce soit, elle sentit un baiser se coller contre sa joue. La verte et argent gloussa malgré elle. Elle se retourna à demi, afin de faire face à Ellio et, le scrutant fixement avec ses grands yeux bleus, elle lui dit d'un air enjoué et sérieux à la fois « Dis donc monsieur, j'ai un petit-ami. » Le beau Serdaigle sourit de toutes ses dents, avant de n'attraper la main de la jeune fille afin qu'elle se lève et quitte la Grande Salle avec lui. « Ah bon ? Je n'étais pas au courant ! » Ellio mimait très mal le personnage étonné, mais cela fit tout de même rire la cinquième année. C'était rare pour elle d'assumer une relation, ou tout simplement d'en avoir une vraie pour la première fois. Elle était bien comme cela, elle aimait ce qu'elle était en compagnie de l'aiglon. Les deux jeunes gens vinrent se poser sur des marches d'escalier reliant les couloirs de deux étages, et le beau brun donna enfin un doux baiser à sa petite-amie. Emily sourit, puisque Eowyn n'était pas là, ce n'était pas plus mal que ce soit Ellio qui le sache en premier. Elle entrouvrit donc ses lèvres rosies « Devine quoi ? J'ai un frère. Enfin, un demi-frère, mais quand même. C'est trop COOL. » La demoiselle sourit de toutes ses dents. Un frère, ELLE avait un frère. Plus âge qu'elle, et qui se trouvait au château, soyez jaloux les gars. Enfin, pour l'instant, elle n'avait pas vraiment eût l'occasion de lui parler, mais cela arriverait rapidement, elle en était certaine. Emily passa un peu de temps avec Ellio avant que les cours ne commencent, puis elle se rendit en botanique. Comme à son habitude, le professeur leur donnait des trucs dégoûtants à faire, et Emily devait en plus se coltiner la présence de Mandlethon, vous parlez d'une poisse.

Le cours passa à une lenteur insolente. Sarah se mettait de la terre de partout, cela était pitoyable. Il fallait qu'Emily sorte. Vite. Regardez les aiguilles de l'horloge tourner avec difficulté, la jeune fille fut cependant surprise d'entendre la cloche sonner. Peut-être c'était elle endormit, allez savoir, le temps lui semblait s'être subitement volatilisé. Mais elle ne s'en plaindrait pas, loin de là. Poussant la porte des serres, la jeune fille sortit à vive allure de la pièce, et se dirigeant avec énergie vers un couloir parallèle. Ayez, c'était finiiii. La belle tenta d'organiser vainement sa pochette contenant des morceaux de parchemins, puis se remit à avancer normalement, ne faisant pas réellement attention de là où elle allait, mais y allant tout de même. La foule se faisait dense autour d'elle, et la jeune fille tenait bien fermement sa baguette magique entre ses doigts, au cas où un petit idiot s'amuserait à mettre le chahut et la bousculerait. Rien de tout cela n'arrivera, et la verte et argent marchait toujours d'un pas décidé, un tendre sourire ornant son visage blanc, un sourire qui ne la quittait jamais, et ses yeux se posaient sur la verdure environnante. Elle ne regardait pas les visages qui passaient devant elle, comment cela aurait-il bien pu l'intéresser ? Elle se moquait éperdument des autres, cela était certain. Et sans le voir, elle passa devant la seule personne dont elle ne pourrait jamais être indifférente, et pourtant, elle ne l'avait pas aperçu. Cela était peut-être qu'ils ne s'étaient pas vus depuis tellement longtemps, ou alors que la personne s'était dissimulée et que la jeune fille n'avait pas fait attention. Quoi qu'il en soit cette voix, elle l'aurait reconnut parmi mille. Toujours le même timbre, toujours la même chaleur, la tendre sonorité qu'elle avait tant entendu, et qu'elle se plaisait toujours d'écouter. « Il mio sole » La Serpentard se stoppa dans sa foulée malgré elle. Brusquement paralysée, la jeune fille n'était plus capable de faire quoi que ce soit. Avait-elle rêvé...? Elle était certaine d'avoir entendu cette voix, et pourtant cela était impossible, n'est-ce pas ? Cette voix, la seule, l'unique, de son meilleur ami, ne pouvait pas résonner en cet instant même, dans ce château, après tant d'années. Cela n'était pas possible. Le souffle court, la belle se tourna doucement, faisant volte-face à la personne qui avait parlé, et son cœur s'arrêta de battre. Il se tenait là, devant elle, un immense sourire posé sur ses lèvres, des yeux d'un brun majestueux et une mine resplendissante. Nerio. Un tas de questions traversèrent l'esprit de la jeune fille sans qu'elle ne puisse les retenir, et elle ne trouva que dire en premier. Elle restait muette. Six années qu'elle ne l'avait pas vu, et voilà tout ce qu'elle était capable de faire. Spencer la winner, dîtes vous.

L'usage de la parole revint subitement à la verte et argent lorsqu'elle fit quelques pas vers le jeune homme. Elle avala sa salive et, tentant de ne pas déglutir, la réaction que la vipère eût alors ne fut clairement pas celle qui correspondait aux retrouvailles, le monde des bisounours, et tout cela. Non, la rage était montée en la Spencer, et le choc de la vue de son meilleur ami, qui ne lui avait plus donné de nouvelles depuis des années la chamboula totalement. Elle se planta devant lui, demanda d'abord calmement et avec hésitation « Nerio...? » Quand elle fut sûre que le bel italien était bien celui qu'elle connaissait, la verte n'hésita plus, ses nerfs lâcha, et sa voix se mit à hurler sans même qu'elle n'ait pu se rendre compte de se qu'elle lui balançait au visage « ESPÈCE D'IDIOT. » la jeune fille le poussa en arrière sans beaucoup de force, et sa main retomba aussi sèchement qu'elle ne l'avait levé. Sa colère partait au quart de tour, et il ne lui fallait pas plus de trois secondes pour que tout ce qu'elle avait sur le cœur ne sorte au dehors. Elle reprit « Non mais d'où tu sors ? Et qu'est-ce que tu fais là ? Tu me donnes plus de nouvelles pendant des années et tu te pointes là avec ton grand sourire d'italien, comme si de rien n'était ! » La jeune fille se mit à trembler malgré elle, et elle se força à se contenir afin de continuer « Une lettre ça aurait été trop compliqué ? Et me prévenir que tu venais à Poudlard ? » Le pauvre Nerio ne devait rien comprendre à ce qui lui arrivait. Jetant un coup d'œil furtif au blason du garçon, cela n'arrangeait rien en ce qui concernait Emily « T'es chez les jaunes ? Oh non, t'abuses. » La cinquième année se calmait progressivement, et ce sans s'en rendre compte pour une miette. La belle scruta celui qu'elle affectionnait tant. Qu'il avait grandit ! Il avait une superbe carrure, et était clairement un magnifique jeune homme. Souriant finement, la jeune fille se dit que son meilleur ami était le plus parfait, et cette pensée la fit redescendre un peu plus sur Terre - ou l'envoya dans les nuages, elle ne savait pas trop. Quoi qu'il en soit, la verte et argent qui comprit enfin que la meilleure partie de son existence se trouvait postée devant lui, et allait partager le même habitat qu'elle, la belle lui sauta littéralement au cou, en lui faisait un énorme baiser sur la joue. « Qu'est-ce que tu m'as manqué, mi corazon » lui murmura-t-elle au creux de l'oreille, et elle resta ainsi, blottit entre ses bras, et reniflant sa douce odeur qui avait tant manqué à ses sens.

made by pandora.

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 BROKEN HEART
C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
© ZIGGY STARDUST.
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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Sam 6 Avr - 3:23






Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, ma semaine de travail, mon dimanche de sieste, mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.








EmilyNerio

Lorsqu’elle se jeta à son cou, il en profita pour utiliser son élan, les faisant tourner plusieurs fois sur eux-mêmes, comme dans les comédies romantiques à l’eau de rose qu’il regardait parfois avec sa sœur, pendant les vacances d’été, quand la chaleur était trop écrasante pour sortir, qu’il avait déjà écoulé son stock de choses à faire de la journée, et qu’il n’arrivait pas à dormir. Il saisit dans l’instant pourquoi les gens adoraient ce genre d’attention. C’était enfantin, et fantastiquement fantastique.

Il s’était attendu à cette réaction. Parce qu’il la connaissait surement mieux qu’il ne se connaissait lui-même et qu’il savait que ces années de séparation qu’ils avaient vécus, elle les avaient mal supportées. Tout comme lui. Il ne fut donc pas surpris. Juste amusé. Amusé et enchanté de voir qu’elle n’avait pas changé pour un sou. Toujours aussi volcanique. Il l’adorait comme ça. Réellement. Elle était la prunelle de ses yeux, et à l’avoir là, dans ses bras, il se surprit à se demander comment il avait fait pour se tenir aussi longtemps loin d’elle, de sa douce odeur, de sa voix, de son sale caractère et de son joli visage. Oh, bien sur, elle lui avait terriblement manqué, mais il ne se rendait compte qu’à cet instant précis combien son absence avait été dure, combien son cœur avait été vide durant six ans.

Mais tout irait mieux, elle était là maintenant. Tout contre lui, contre son cœur.

Si c’était possible, il aurait eu un plus grand sourire encore, à cette pensée. Quoique c’était possible, car les gens le regardaient de travers, alors il devait avoir l’air d’un parfait crétin à sourire comme un… Comme un quoi d‘ailleurs ? Comme un fou surement. Ou c’était le fait qu’il soit nouveau. Ou alors encore c’était le fait que ce soit Emily Spencer dans ses bras qui attirait l’attention, et non sa nouveauté. Il devait songer sérieusement à arrêter de voir le mal partout, un de ces beaux jours. Mais il ne fait jamais beau, en Angleterre, c’est bien connu, donc bon. C’était pas gagné d’avance.

Il resserra sa prise sur la taille de la Serpentarde, déposa un baiser sur le haut de son crâne, et respira avec délice son parfum. Ca par contre, ça avait changé. Un peu plus femme que jeune fille. Plus féminin. Mais où était donc passé son petit canard un peu garçon manqué ? Il gloussa à sa propre pensée, avant d’attraper Emily par les épaules et la décoller de lui, pour l’observer sous toutes les coutures. « Mio Dio Emily ! Qu’est-ce que tu es féminine maintenant ! Où est passé mon canard ? Où est passé mon petit garçon manqué ? Comme tu es jolie ! Encore plus maintenant que je te vois de près ! » Oui, d’accord, il passait pour un de ses vieux papis qui s’émerveillaient de la croissance de la descende de leurs propres rejetons, mais il n’en avait rien à faire. Bon sang, il avait Emily en face de lui ! Il pourrait continuer à s’émerveiller tous les jours de tous les mois pendant les deux années scolaires qui s’annonçaient, si on lui en laissait l’occasion. « Comme tu m’as manqué ! Giuro, è stato orribile ! Ahem… Pardon… Je te jure, c’était horrible ! Mais je t’ai envoyé des lettres, Emily ! Beaucoup au début, tu sais bien ! Pendant un an, quand tu étais pas ici, tu les recevais. Et puis… » Il haussa les épaules, déconcerté, la mine défaite. « Et puis pouf, plus de réponses de ta part. J’étais très énervé au début, je comprenais pas. Mais en fait, j’ai compris plus tard que tu les avais juste jamais reçues. Parce que je suis pas un membre de ta famille. Je suis juste moi… » Son nez se fronça, signe d’un certain énervement, mais aussi d’un profond mal être. Il n’aimait pas être juste lui aux yeux des autres. Nom de dieu, il était son meilleur ami quand même ! Il aurait du pouvoir lui envoyer des courriers ! Juste une fois, pour s’expliquer au moins…  « Alors, tu vois… Pour te dire que je venais, c’était… Impossible. Et puis après je voulais pas arriver comme ça, alors j’ai un peu prévu tout ça », murmura-t-il en lui adressant un petit sourire contrit, comme si il avait peur qu’elle le rabroue. « Je voulais quelque chose de grandiose ! Parce que tu le mérites, Il mio sole… » Il pencha légèrement la tête sur le côté, avant de se gratter la nuque, gêné. « Et je suis ici parce… C’est… Euhm… Mes parents… Ils se sont séparés. Tu sais, à cause de… Enfin voilà. »

Emily savait pour son père. Il le lui avait dit, immédiatement après l’avoir découvert. A l’époque, il ne pensait pas tout saisir de ce que ça impliquait, et il avait raison. Il n’en savait presque rien, en réalité. Les idées préconçues qu’il avait se sont pour la plupart avérées fausses. Il en avait découvert des aspects plus horribles encore. Mais, même au début, cela l’avait passablement bouleversé, et la jeune fille avait été son seul réconfort dans cette épreuve. Alors il lui devait au moins la vérité sur sa venue ici, dans ce pays tout gris. Le jeune homme avait plutôt honte de la situation, et désirait passer au plus vite sur ce détail gênant. Il espérait qu’elle aurait le tact de ne pas insister outre mesure sur cela. Il ne voulait pas que l’absence de sa sœur lui saute aux yeux et que son choix de rester là bas lui meurtrisse le cœur encore une fois. Un peu exagéré peut-être, pour la plupart des gens si ils savaient, mais normal pour lui. Il était fusionnel avec Delanna et supportait mal jusqu’à l’idée de son absence, alors la savoir à des centaines de kilomètres de lui, lui filait la chair de poule et une boule au ventre. « Elle doit l’aimer de trop cette gamine », qu’il disait son père quand Delanna était malheureuse de le voir partir. C’était vrai pour lui aussi.

Lui attrapant la main, il la tira à sa suite, ne supportant plus de rester comme ça, planté comme un piquet, à la regarder dans le blanc des yeux, à la vue de tous. Il lui sourit encore - il avait d’ailleurs la bizarre impression de ne faire que ça depuis quelques minutes ! - et caressa sa main avec son pouce, une de leurs habitudes de gosses, une de ses habitudes de gosses à lui plutôt, pour se rassurer, pour se prouver que l’autre était bien là. Il slalomait entre les gens, la plaçant dans son dos pour lui éviter de se faire bousculer dans cette marée humaine qui n’en finissait pas, et atteignit un coin de couloir à l’abri des regards, où il s’appuya contre le mur, la tête reposant contre la pierre, le visage incliné vers le bas, de manière à ne pas la perdre des yeux.

« Alors, racontes moi. Tout tout tout. Je dois avoir raté tellement de choses ! Tu as un copain ? Une copine ? Qui sont tes amis ? Comment est ton emploi du temps ? Est-ce que tu manges assez, Il mio sole ? Je te trouve assez fine… Tu te plais ici ? Moi les gens me paraissent bizarres… Comment vont tes parents ? Et la famille plus éloignée ? Tu veux faire quoi plus tard ? Tu as afin une idée, ou tu continues à vouloir être une Princesse ? » Il éclata de rire à nouveau, lui caressant la joue du bout des doigts. « J’oubliais, c’est déjà fait. Tu es ma Princesse à moi. Je te partagerais pas, alors ne me dis pas que tu es avec quelqu’un, je serais jaloux ! » Il gloussa encore, fier de sa blague qui n’avait amusé que lui. Un silence plana quelques instants autours d’eux, puis il se souvint d’une de ses réflexions, et grimaca. « Et je t’interdis de dire du mal de ma maison, elle est très bien. Travailleurs et loyaux, sont ceux qui vont à Poufsouffle. C’est tellement moi… Haha, che scherzo! Quelle bonne blague ils m’ont fait là ! Travailleur, moi ? Tsss ! Mais loyal je dis pas. Alors pchut, on dit rien sur ma maison, d’accord ? Parce que la tienne à une réputation, mmmh, à couper le souffle ! Et dis moi, toi aussi tu as ta petite réputation ici… Et pas forcément de fille sage. Comment mon canard peut-il s’être transformé autant ? Une mauvaise influence, je te dis. Ils ont tous une mauvaise influence les gens ici ! »

C’était décidé, se moquer gentiment d’elle était toujours aussi drôle. Il pourrait faire sa toute sa vie. Et il était bien décidé à ce que ça se passe comme ça.


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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Sam 20 Avr - 8:11

mi corazon

La vie n'a rien d'un fardeau,
il suffit de voir briller notre étoile dans le ciel.

Il était là, face à elle. Le seul, l'unique. Celui qu'elle avait toujours aimé plus qu'elle-même, et il était bien le seul. Emily était une personne qui avait beaucoup de considération pour elle-même, elle ne voulait rien changer à sa personne, elle s'aimait, elle s'adorait, mais Nerio, elle l'aimait plus. Depuis de nombreuses années, la jeune fille n'avait pas revu son meilleur ami, et n'avait même pas eu l'occasion de lui parler. Nerio était parti du jour au lendemain, sans ne rien dire, et la déchirure avait été si douloureuse. Néanmoins, la cinquième année n'avait jamais pu haïr son ami, ni même lui en vouloir sur une longue durée, elle le portait dans son cœur profondément, et il y restait ancré quoi qu'elle fasse. Ce manque l'avait tué, et Emily n'avait jamais souhaité le nier, mais maintenant qu'il se trouvait face à lui, elle se rendait plus que jamais compte du manque que le jeune homme avait creusé dans son être. La verte et argent ne sauta pas immédiatement dans les bras de son ami. Il lui fallait d'abord le temps qu'elle comprenne, le temps qu'elle réalise. Et puis également le temps qu'elle l'engueule. Car il lui avait fait si mal, quelque part. Finalement, la belle lui sauta au cou, et alla réfugier son nez à l'intérieur. En l'attrapant, le jeune homme la fit tourner sur elle-même. Le retrouver, c'était cela le bonheur, le vrai. Lorsque le jeune homme arrêta de tournoyer et la reposa au sol, il colla ses lèvres sur la tempe de la belle, avant de s'éloigner quelque peu et de la regarder de haut en bas pour mieux observer son changement. La jeune fille prit une pause de star et attendit. La réaction du beau brun ne se fit pas attendre longtemps « Mio Dio Emily ! Qu’est-ce que tu es féminine maintenant ! Où est passé mon canard ? Où est passé mon petit garçon manqué ? Comme tu es jolie ! Encore plus maintenant que je te vois de près ! » Emily rigola. Oh, jamais elle ne pourrait oublier que Nerio l'avait connu lorsqu'elle avait les cheveux courts, passait ses journées en tenue de sport, et se battait dans la boue contre quiconque la défiait. Néanmoins, pour le coup, il n'était absolument pas venu à l'idée de la jeune fille que le dernier souvenir visuel que son meilleur ami avait d'elle était celui-ci. Et comment qu'elle avait changé, si on partait de là ! Sauf peut-être son côté bagarreur, qui était resté quelque peu en elle. Par merlin, que dirait Nerio si il la voyait se battre en permanence avec cette idiote de Sarah ! La verte sourit à cette idée. Eh, il avait bien dit son canard ? Elle ressemble à un canard ? La belle entrouvrit ses lèvres pour répondre « Et toi alors, tu t'es vu ? Un vrai tombeur ! Toutes les filles vont être mortes de jalousie quand elles vont voir qui est mon meilleur ami. » Meilleur ami. Cela faisait un moment qu'Emily n'avait pas employé ces mots. Trop longtemps. Son cœur se resserra, et elle était persuadée que quelque part, celui de Nerio était en train de faire de même. « Garçon manqué ? Ah non je le suis plus, t'es déçu ? Je reste une très bonne bagarreuse, néanmoins. » lâcha-t-elle avec un sourire éclatant, avant de faire un clin d’œil à son chouchou.

« Comme tu m’as manqué ! Giuro, è stato orribile ! Ahem… Pardon… Je te jure, c’était horrible ! Mais je t’ai envoyé des lettres, Emily ! Beaucoup au début, tu sais bien ! Pendant un an, quand tu étais pas ici, tu les recevais. Et puis… Et puis pouf, plus de réponses de ta part. J’étais très énervé au début, je comprenais pas. Mais en fait, j’ai compris plus tard que tu les avais juste jamais reçues. Parce que je suis pas un membre de ta famille. Je suis juste moi… » Emily retint son souffle. Il avait continué de lui écrire. Il avait continué. Elle qui avait si longtemps cru qu'il s'était tout simplement lassé, qu'il voulait couper les ponts pour elle ne savait quelle raison. Nerio n'était pas une simple personne, son "moi" représentait énormément pour Emily. Il faisait partie de sa famille, il faisait partie d'elle. Il était des plus importants, qu'il n'aille pas se dénigrer de la sorte, ou elle allait le tuer ! Et Nerio ne lui en voudrait pas, il la connaissait par cœur. La jeune fille attrapa son menton avec sa main droite et planta ses yeux dans les siens. « Ne dis plus jamais ça ! Tu fais partie de moi, tu es le plus important. » La vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Nerio de Massari, amour de la vie de la Serpentard. Avec lui à ses côtés, elle ne craignait plus rien. Elle sentait qu'elle avait tout pour être la plus heureuse du monde. Et elle l'était. Quelques secondes passèrent avant que le concerné reprenne dans sa lignée « Alors, tu vois… Pour te dire que je venais, c’était… Impossible. Et puis après je voulais pas arriver comme ça, alors j’ai un peu prévu tout ça. Je voulais quelque chose de grandiose ! Parce que tu le mérites, Il mio sole… » Oh, qu'il était adorable ! Emily colla ses lèvres pulpeuses sur la joue de son meilleur ami, et y laissa une grosse marque. « Excuse moi, je, tu m'as tellement manqué... » lâcha-t-elle avec des yeux de cocker pour se faire pardonner, puis elle frotta la joue de son ami pour tenter d'y enlever la trace qu'elle venait de lui faire avec son rose à lèvres. Le garçon ne tarda pas à répondre un peu plus tard à une des questions principales que la belle se posait. Elle n'avait pas encore osé la lui poser, mais il semblait que leur connexion inter-cerveau n'avait pas déperri, avec le temps, et le garçon lui expliqua « Et je suis ici parce… C’est… Euhm… Mes parents… Ils se sont séparés. Tu sais, à cause de… Enfin voilà. » La belle grimaça tristement. Elle attrapa la taille de Nerio et l'enlaça pour lui faire passer tout son soutien. Elle savait que la situation n'avait jamais été facile pour Nerio, et jamais elle n'avait révélé à personne tout ce qu'il avait pu lui confier. Jamais elle ne ferait, d'ailleurs. Tout était encré dans son cœur, et tout ce que Nerio ressentait, elle le ressentait également. Et cette douleur, elle ne le supportait pas. Elle s'éloigna momentanément de lui et lui transmit un faible sourire, pour lui faire comprendre qu'elle était toujours là, n'importe quand il en aurait besoin, mais ne parla pas. Elle n'avait pas de mots à poser sur cela. Son silence et les émotions qu'elle lui transmettait signifiaient bien plus. Le Poufsouffle n'aima apparemment pas la distance - de quelques centimètres seulement - qui les séparaient, et il attrapa sa main pour sentir le contact de leurs peaux. Le jaune caressa le pouce de la belle, et cette dernière ne put s'empêcher de le regarder avec des étoiles pleins les yeux.

Il l'emmena vers un endroit plus à l'abri des regards, et Emily le suivit avec grand joie. Une fois camouflés des yeux de tous, le jeune homme lui demanda « Alors, racontes moi. Tout tout tout. Je dois avoir raté tellement de choses ! Tu as un copain ? Une copine ? Qui sont tes amis ? Comment est ton emploi du temps ? Est-ce que tu manges assez, Il mio sole ? Je te trouve assez fine… Tu te plais ici ? Moi les gens me paraissent bizarres… Comment vont tes parents ? Et la famille plus éloignée ? Tu veux faire quoi plus tard ? Tu as afin une idée, ou tu continues à vouloir être une Princesse ? » Emily sourit, et rit même. Oh par merlin, tant de questions à la fois ! C'est vrai qu'ils en avaient des choses à se dire ! Et Emily se ferait une joie de tout lui raconter, juste après que le jeune homme ait rajouté « J’oubliais, c’est déjà fait. Tu es ma Princesse à moi. Je te partagerais pas, alors ne me dis pas que tu es avec quelqu’un, je serais jaloux ! » Il était trop mignon ! Adorable, même. Et oupsie, mieux valait passer sous silence sa relation toute récente avec Ellio, alors ? La belle hésitait, mais elle avait tant de choses plus importantes à lui raconter, après tout. La verte remit une mèche brune derrière son oreille et sourit, avant de dire, en portant un doigt à ses propres lèvres « Hm, oui je mange assez, merci ! J'ai de bons amis ici, pas autant que toi, mais quand même. Je traîne surtout avec des obscurs, mais j'ai quelques amis chez les résistants, et les impartiaux bien sûr. Je m'entends plutôt bien avec les Gryffondor en général, y a Ilyas, Demyan, Adrian et...» se rendant compte que la jeune fille n'émettait que des noms de garçons, celle-ci se mordit la lèvre, avant de s'interrompre. Elle reprit finalement, une idée noire envahissant soudainement son esprit « Oh, y a juste cette peste de Dalia, que je supportais pas ! C'est une idiote et c'est l'ex de mon... » Boulette numéro deux, bonjour. Et puis, après tout, Nerio était son meilleur ami, et il ne tarderait pas à se rendre compte de la relation que la demoiselle entreprenait avec le Serdaigle de quatrième année. Elle finit donc sa phrase « de mon petit-copain. Tu m'en veux pas ? C'est tout récent et c'est un ami de longue date, un peu comme toi, mais en moins cool. » Emily rougit à cette phrase. « Mais je reste ta princesse à toi, c'est promis ! Mes parents vont bien, ils essayent de se tenir au courant de cette histoire de traître au château mais c'est pas facile, les mangemorts contrôlent pas mal les lettres en ce moment. Plus tard je veux devenir une mangemort aussi, mais tu t'en doutais, pas vrai ? L'échec n'est pas une option, mais je serais une mangemort princesse ! Plutôt cool, non ? » La belle échangea un sourire flamboyant avec son meilleur ami et se rapprocha de lui pour lui chuchoter à l'oreille « Plus que quelques années et j'aurais mon tatouage. » la belle s'éloigna de lui en lui montrant son poignet, et lui fit un clin d’œil. Qu'elle avait hâte, d'être comptée dans les rangs du Lord ! Ce serait une véritable, et parfaite, fierté. Mais à présent c'était à son tour, de répondre un peu. La belle demanda « Et toi alors mi corazon ? Raconte-moi un peu, tu t'es bien intégré ici ? Qui sont tes amis ? Donne moi des noms ! J'espère que t'es pas ami avec des ennemis à moi, sinon je demande le divorce ! » la verte et argent éclata de rires. Évidemment qu'ils n'étaient pas mariés et qu'ils ne comptaient pas le faire. Il était son meilleur ami, par merlin ! La verte reprit « Je plaisante, comment je pourrais divorcer d'une gueule d'ange pareille ? Je peux te présenter à des gens cooool, si tu veux. Mais dis moi, ça se passe bien tes cours ? Pas de problèmes avec les mangemorts ? Ils sont pas méchants, sauf quelques uns, tu verras. »

« Et je t’interdis de dire du mal de ma maison, elle est très bien. Travailleurs et loyaux, sont ceux qui vont à Poufsouffle. C’est tellement moi… Haha, che scherzo! Quelle bonne blague ils m’ont fait là ! Travailleur, moi ? Tsss ! Mais loyal je dis pas. Alors pchut, on dit rien sur ma maison, d’accord ? Parce que la tienne à une réputation, mmmh, à couper le souffle ! Et dis moi, toi aussi tu as ta petite réputation ici… Et pas forcément de fille sage. Comment mon canard peut-il s’être transformé autant ? Une mauvaise influence, je te dis. Ils ont tous une mauvaise influence les gens ici ! » what, what, Emily avait loupé un épisode ou bien ? ELLE avait une mauvaise réputation ? Non mais qu'est-ce que c'était ce fouillis de conneries ? Elle avait certes une réputation un peu séductrice, presque frivole, mais pas mauvaise eh ! Et puis sa maison était la meilleure, pour elle. Naméoh. La belle répliqua « Ma maison est à couper le souffle, comme moi ! » la verte et argent accompagna ses paroles d'un clin d’œil, avant de rire avec éclat. Elle reprit « Et comment ça, j'ai pas une bonne réputation, moi ? D'accord je suis un peu ce qu'on peut appeler une séductrice et tout et tout, mais je fais rien de mal. Une fille sage ? Même après toutes ces années tu sais bien que ça ne me correspond pas mon Nerio ! » Emily s'approcha de Nerio et entrouvrit ses bras pour qu'il la prenne dans ses bras. « Et toi alors, une petite-amie, mon amoureux ? » sa phrase ne voulait rien dire. Elle était en train de lui demander si il était avec quelqu'un et elle l'appelait tout de même son "amoureux", chose qui était en soi absolument ridicule puisque les deux jeunes gens étaient bien loin d'être des amoureux. Mais la belle se contenta de le regarda de ses grands yeux bleus, et d'attendre.

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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Dim 28 Avr - 9:18






Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, ma semaine de travail, mon dimanche de sieste, mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.








EmilyNerio

Elle était grande maintenant. Loin de la friponne aux cheveux courts qui se battait dans la boue avec ses amis quand elle passait ses vacances avec lui, en été. Ô combien elle était loin de ce tableau là. Il sourit à ce souvenir, se rappelant même du jour où elle avait cassé une dent à un de ses camarades de classe. Ce dernier n’avait plus jamais montré le bout de son nez quand il savait que la sauvage, parce que c’est comme ça qu’ils l’appelaient entre eux, ses amis italiens, était de passage chez lui. Il adorait ces moments là. Trop courts, mais assurément intenses. Nerio faisait avec Emily toutes les bêtises et commettait toutes les imprudences qu’il ne se permettait pas avec Delanna. Pas parce qu’il craignait moins pour la santé d’Emily, ou qu’il avait moins peur, juste parce qu’il avait confiance. Elle était débrouillarde, maligne, et aussi têtue que lui. Jamais elle n’aurait supporté être à l’écart. A l’époque, c’était son double au féminin. Aussi irréfléchie et fonceuse que lui. Il l’adorait trois fois plus pour ça. Mais peut-être que cela avait changé. Peut-être qu’elle n’aimait plus les combats dans la boue, ou casser les dents à ses rivaux. Tiens, peut-être même qu’elle ne se battait plus du tout ! Quel gâchis ça ferait ça, franchement. Elle était pourtant tellement douée !

« Et toi alors, tu t'es vu ? Un vrai tombeur ! Toutes les filles vont être mortes de jalousie quand elles vont voir qui est mon meilleur ami. » Il éclata de rire à cette remarque et sentit le rouge lui monter légèrement aux joues. Il n’aimait pas plus que ça son physique, mais il savait que les gens le trouvaient mignon, beau, pas laid, parfois magnifique. Bref, il avait déjà eu toutes sortes de remarques et d’échos sur son apparence, sans jamais en prendre compte. Mais le fait qu’Emily lui dise cela, eh bien, c’était touchant, et ça lui faisait chaud au cœur. Quoique, être une meilleure amie c’est être parfois un peu une menteuse pour faire plaisir à l’autre, alors il doutait quand même sérieusement de sa parole. Il secoua doucement la tête pour montrer son désaccord. « Non Emily, pas un tombeur. Mon physique n’est pas mon atout tu sais. Il est banal. Mais mon esprit n’est pas mon atout non plus tu me diras, alors que me reste-t-il ? » Il lui adressa un clin d’œil complice. « Pas grand-chose, j’ai l’impression ! » Non pas qu’il aimait se tourner en dérision, se dévaloriser, ou quoique ce soit dans le genre, mais c’était ainsi. Encore un de ses traits de caractère dont il se passerait bien. Un peu de confiance en lui ne ferait pas de mal, de temps à autre.


« Garçon manqué ? Ah non je le suis plus, t'es déçu ? Je reste une très bonne bagarreuse, néanmoins. » Il éclata de rire, ravi. Au moins, il restait quelque chose, pas forcément le plus recommandable, de ce qu’elle avait été gamine. Et il en était plutôt fier, parce que c’était dans sa cour, dans son jardin, sur ses terres qu’elle avait plus ou moins apprit à se battre. Nerio lui ébouriffa tendrement les cheveux, avec une moue mi rieuse, mi triste. « Je suis horriblement déçu, Emily… Tu ne peux pas savoir… Pourquoi j’ai perdu tant de temps à t’apprendre le tir à l’arc, la course, à cracher plus loin que tous les mecs de mon village, à courir plus vite qu’eux, et à frapper plus fort si c’est juste pour que tu gardes ce que je t’ai apprit de plus violent… Je me demande pourquoi, tiens. Perte de temps considérable. Rassures moi, tu ne tires les cheveux de personne quand tu te bats, au moins ? Qu’il me reste un minimum de fierté. » Il avait bien tenté de paraître horrifié, navré, courroucé, insurgé même, mais le frémissement du coin de ses lèvres le trahirait, il le savait. Il se retenait de rire, sinon ça réduirait à néant ses efforts de comédien, et il se mordait l’intérieur de la joue pour être sur de tenir, juste parce qu’il voulait voir comment elle réagirait. La vérité, c’est qu’il était tout de même content de voir qu’elle était enfin féminine, et que sa mère ne pourrait plus jamais lui reprocher d’avoir fait de la verte une ‘ copie conforme de lui-même ‘ quand elle reverrait Emily. Parce qu’il avait bien l’intention de ramener son petit soleil chez lui, enfin, l’ancien chez lui, dans le Sud, auprès de sa famille à lui. D’ici là, avec un peu de chance, son père serait parti loin de là, ou parti tout court tiens, pourquoi pas, et il pourrait profiter de nouveau de ses vacances d’été, avec elle à ses côtés.

Et quand il raconta l’épisode des lettres, épisode qui lui serrait toujours le cœur, et lui mettait à chaque fois une boule dans la gorge, elle le rabroua gentiment, le rassurant au passage, sans le savoir surement, avec sa belle affirmation, « Ne dis plus jamais ça ! Tu fais partie de moi, tu es le plus important. » Il lui sourit doucement, un sourire timide qui n’était le sien que dans ce genre de moment, quand il était ému, et terriblement incertain sur l’attitude à avoir. Il lui caressa la joue du bout des doigts, et replaça une mèche folle derrière son oreille. Amour. Pas l’amour charnel, l‘amour amoureux comme il disait étant enfant, l’amour fraternel. Il l’aimait. Tellement plus qu’il ne s’aimait lui. Pour toujours, et à jamais.


Lorsqu’elle lui colla un bisou sur la joue, il fronça le nez, et haussa les sourcils en la regardant, surpris. Elle s’expliqua immédiatement, d’une petite voix absolument craquante. « Excuse moi, je, tu m'as tellement manqué... » Il secoua la tête, faussement navré, et attendit patiemment qu’elle ait fini de nettoyer sa trace de rouge à lèvres pour lui faire une remarque, sur le ton de la plaisanterie. « Je te manque tellement que tu te sens obligée de me baver dessus et de me marquer la joue ? Eh bien, si j’avais su, je me serais protégé le visage… Les attaques baveuses, c’est pas encore mon truc, cara mia ! » Un sourire enfantin flotta sur son visage quelques instants, puis il le perdit pour lui annoncer la raison de sa venue. Elle ne dit rien, se contenta de le prendre dans ses bras, et il l’a serra plus fort contre son cœur, la remerciant silencieusement de ne rien dire. Il ne voulait rien entendre de toute façon. Ce n’était pas la peine. Il enfouit son nez dans sa douce chevelure et inspira longuement son parfum. Il pourrait se damner pour ça, à n’en douter. La verte lui sourit tristement, et il secoua doucement la tête, comme si ce n’était pas grave, comme si ça ne l’affectait pas. Elle saurait elle que son comportement était à l’extrême opposé de ce qu’il ressentait. Elle avait d’ailleurs toujours tout su de lui, sur lui.


« Hm, oui je mange assez, merci ! J'ai de bons amis ici, pas autant que toi, mais quand même. Je traîne surtout avec des obscurs, mais j'ai quelques amis chez les résistants, et les impartiaux bien sûr. Je m'entends plutôt bien avec les Gryffondor en général, y a Ilyas, Demyan, Adrian et...» Euh ? Certes… Mais que des garçons ? Il haussa un sourcil, partagé entre l’amusement et la consternation. « J’espère bien qu’ils ne m’ont pas prit ma place, tes bons amis, eh ! Ce serait un sale coup que tu m’aurais fait, là ! Je suis irremplaçable moi, d’abord ! » Il prit un air supérieur, et un éclair malicieux traversa ses prunelles avant qu’il n’éclate de rire. « Pardonnes moi, c’était trop tentant ! Mais, vraiment, que des garçons en amis ? C’est triste, non ? Avec qui tu te mets du vernis, tu parles shoppings, célébrités, histoires de cœur ? Pas avec des garçons quand même si ? Dis, tu es sûre que tu manges assez ? Parce que si il le faut, je surveille ce que tu manges, hein… T’es vraiment toute fine… Bon, d’accord, tu as jamais été une grande mangeuse, je le sais mieux que personne ça, et t’as jamais été épaisse, mais là… Je m’inquiète quand même tu sais ? » Mode protecteur, inspecteur des travaux activé. Il l’attrapa par la main et lui fit faire un tour sur elle-même pour la contempler encore une fois sous toutes les coutures. Il pinça les lèvres, jusqu’à ce qu’elles ne forment qu’une mince ligne, et il secoua la tête, désapprobateur. « Je n’aime pas ça Emily. » Mais elle continua à babiller, et il l’a laissa faire, trop attendri pour déjà râler contre elle. « Oh, y a juste cette peste de Dalia, que je supportais pas ! C'est une idiote et c'est l'ex de mon... » Tiens, elle n’aimait pas Dalia ? Il adorait cette fille pourtant. Il ne se connaissaient que depuis peu de temps, mais ils s’entendaient déjà bien. Il l’avait entrainé dans sa première escapade nocturne la nuit dernière, et ils avaient bien rit. Et… Stop ! Quoi ? Retour en arrière, rembobinez la bande son ! L’ex de qui ? Ou plutôt, de qui qui est une relation avec Emily ? « de mon petit-copain. Tu m'en veux pas ? C'est tout récent et c'est un ami de longue date, un peu comme toi, mais en moins cool. » Ah, en fait c’est bon. Il avait sa réponse. Son petit soleil avait un copain. Ciel ! « Que veux tu que je te dise ? Je suis pas ton père, je n’ai rien à dire. Je vais juste me renseigner sur ce garçon, avoir une conversation avec lui, le mettre en garde que si il te fait du mal, on retrouvera jamais son corps, je vais le faire suivre, lui faire poser une puce, lui faire signer un contrat avec son sang… Peut-être même le raser pour le repérer plus vite dans les couloirs… Tiens, c’est une idée… » Il avait dit d’une voix égale, comme si il le pensait réellement. Il jeta un coup d’œil à la Serpentarde et haussa les épaules, avant de planter son regard sur un point invisible au dessus d’elle. « Il n’empêche que je suis déçu. Moi qui pensais que tu me demanderais toujours mon autorisation avant de te mettre en couple, me voilà bien… Roulé. Sono così stupida… Tellement stupide. Et moi qui croyais… » Il laissa échapper un soupir à fendre l’âme, et se mordit la joue pour ne pas glousser. Il secoua tristement la tête et risqua un regard en biais vers la verte qui avait le teint écarlate. « Mais je reste ta princesse à toi, c'est promis ! » Il laissa échapper un gloussement à ce moment là. L’italien n’en revenait pas, c’était tellement drôle de la faire marcher ! « Bien sûr que tu restes ma princesse, il n’y a que moi qui t’appelle comme ça ! Enfin, j’espère que c’est le cas ! »

« Mes parents vont bien, ils essayent de se tenir au courant de cette histoire de traître au château mais c'est pas facile, les mangemorts contrôlent pas mal les lettres en ce moment. Plus tard je veux devenir une mangemort aussi, mais tu t'en doutais, pas vrai ? L'échec n'est pas une option, mais je serais une mangemort princesse ! Plutôt cool, non ? » Oui. Bien sûr qu’il s’en doutait. Il le savait même parfaitement. Pas que cela le chagrine, mais quand même. Ils avaient tous tellement une sale réputation à travers le monde, que… Enfin voilà, ça ne lui plaisait pas plus que ça de savoir qu’Emily aspirait à ce genre d’avenir. Il avait souhaité se tromper, juste une fois, au sujet de la brune. Ce n’était pas le cas. A lui d’accepter ses choix. « Oui, c’est assez fou cette histoire… Mais je respecte le pauvre fou qui met sa vie en danger pour une cause qu’il pense juste. Il faut être très courageux. Fou aussi. Mais courageux quand même. Il inspira doucement, laissant le silence s’installer quelques instants. Oui, je sais ça. Je l’ai toujours su je crois. » Il sentit son souffle contre son oreille et sourit. « Plus que quelques années et j'aurais mon tatouage. » Elle lui envoya un clin d’œil en lui montrant son poignet, et Nerio l’attrapa d’un coup, le rapprochant de ses lèvres pour y déposer un doux baiser. « J’aurais aimé qu’il reste comme ça, ce poignet. Blanc comme neige. Mais enfin… Je le savais déjà. » Il haussa fatalement les épales. Non, décidément, ça ne lui plaisait pas cette idée là. Mais c’était comme ça, c’était Emily. Et il n’avait rien à dire. Il avait juste à accepter.


« Et toi alors mi corazon ? Raconte-moi un peu, tu t'es bien intégré ici ? Qui sont tes amis ? Donne moi des noms ! J'espère que t'es pas ami avec des ennemis à moi, sinon je demande le divorce ! » Ah, à son tour de répondre à l’inquisition espagnole apparemment. Soit. Aucun soucis, il allait le faire. Ce n’était pas sa tasse de thé de parler de lui, mais c’était chacun son tour, et puis ils avaient manqué tellement de choses, tant de moments qu’ils auraient pu vivre ensemble leur avait été volés qu’il n’allait pas non plus se faire prier pour se livrer un peu. « Eh bien, euh… Je dirais que les gens sont bizarres, ils me regardent tous de travers… Il passa une main dans ses cheveux, en laissant échapper un rire nerveux. Mais peut-être que c’est moi aussi, je sais pas… Alors, je dirais pas que je suis parfaitement intégré. Et puis, tu me connais, les gens c’est pas mon truc… J’ai plus d’ennemis que d’amis je pense. Sinon, je m’entends bien avec Dalia, il leva les mains en signe d’innocence, ne me frappes pas, je sais que tu l’aimes pas, mais je m’en fiche, Albus, j’adore Jazzlyn, elle me fait tellement penser à Delanna ! Hermès, bah je le connais du dortoir. Et il est cool. Pas prise de tête. C’est tout. En gros. Pour l’instant. Tu sais, Il moi sole, je suis là que depuis quelques jours, c’est dur de se lier d’amitié de suite avec tout le monde. Surtout pour moi… » Il fit une légère grimace et ébouriffa sans retenue les cheveux de la verte en lui tirant puérilement la langue. « Le divorce ? Non mais femme, tu vas rester à ta place oui ! Personne ne divorce ici ! J’accepte tes nombreux amis garçons, alors si mes amis sont tes ennemis, tu te tais et tu souris, merci ! » L’italien lui adressa un sourire éclatant en attendant la suite. « Je plaisante, comment je pourrais divorcer d'une gueule d'ange pareille ? Bien sûr qu’il avait une gueule d’ange, c’était bien connu. Ou pas. Je peux te présenter à des gens cooool, si tu veux. Ça partait d’une bonne intention, mais il n’était pas certain qu’ils aient la même définition de cool, tous les deux. Mais dis moi, ça se passe bien tes cours ? Euh, joker ? Pas de problèmes avec les mangemorts ? Ils sont pas méchants, sauf quelques uns, tu verras. » Non, pas de soucis avec les Mangemorts. Pour ce qu’il en avait à faire d’eux ! Il les croisait, les regardait, et puis passait son chemin et basta. « Comme j’ai dit, le divorce, je refuse. T’es à moi pour toujours. Euh, Emily, c’est gentil, mais c’est pas sûr qu’on ait la même définition de cool, en ce qui concerne les gens tu sais… Quand je te présentais des gens cool petit, tu leurs cassais les dents parce que tu les trouvais énervants alors… Tu vois ? Et les cours… C’est les cours quoi. Je m’en sors, mais ça m’intéresse pas plus que ma dernière paire de chaussettes quoi. Et puis les Mangemorts… Bah y’a rien à dire dessus tu sais. Qu’ils soient là ou pas, pour moi ça change rien. »

« Ma maison est à couper le souffle, comme moi ! » Bon, au moins ce n’est pas la modestie qui allait l’étouffer, ça, c’était sûr ! « Comment vont tes chevilles Emily ? Ça va ta tête ? La modestie, c‘est toujours pas dans ton vocabulaire, hein ? Je m‘en doutais… » Et il éclata de rire, tout simplement. Finalement, elle n’avait pas changé autant qu’il le pensait. C’était rassurant quelque part. Le temps ne modifiait pas tout. « Et comment ça, j'ai pas une bonne réputation, moi ? D'accord je suis un peu ce qu'on peut appeler une séductrice et tout et tout, mais je fais rien de mal. Une fille sage ? Même après toutes ces années tu sais bien que ça ne me correspond pas mon Nerio ! » C’était peu de le dire, ça. Quand il parlait d’Emily Spencer, les gens le regardaient de travers, les garçons avec une lueur de convoitise dans les yeux pour la plupart, et un sourire qui voulait tout dire, sourire qu’il s’arrangeait pour leur faire ravaler, et les filles, soit avec de l’admiration, soit du dégoût. Il avait été fixé très vite, d’ailleurs. « J’ai dit que tu as ta réputation, pas qu’elle était mauvaise. Mais quand même Emily, je ne t’ai pas élevée comme ça ! Non, mais sérieusement ! Séductrice ? J’ai entendu plus que séductrice dans mes conversations. Je vais rien dire, j’étais pas là pour dire quelque chose, mais… Tsss. Je me doutais que tu serais pas une fille parfaite et bien rangée, parce que j’ai contribué un peu à te rendre comme tu es, mais là quand même ! J’espère bien qu’au moins ton chéri il va réussir à te garder un peu pour te mettre du plomb dans la tête. » Bon, il n’avait rien à dire, c’était certain, mais quand même, son canard, sa princesse, et ça lui faisait bizarre de savoir que… Qu’elle avait une réputation comme ça quoi. C’était étrange. Vraiment très étrange.

Et elle quémanda un câlin, qu’il ne lui refusa pas. Sans même s’en rendre compte, la verte et argent lâcha une bombe, au creux de ses bras. Il se raidit à sa question, inspira brutalement et resserra son étreinte autours de son corps qu’il trouvait si frêle. C’est maintenant ou jamais Nerio, te loupe pas, chuchota une petite voix dans sa tête. Ferme la, toi ! Je sais très bien que c’est le moment. Juste que voilà. Il passa nerveusement ses mains dans ses mèches sombres et se tortilla, gêné. Il ne savait pas comment elle le prendrait. Il ne savait pas si elle accepterait. Après tout, elle pouvait le rejeter. Et il ne voulait pas le perdre juste pour ça. Cette question tournait en boucle dans sa tête, et il y cherchait la meilleure réponse. « Et toi alors, une petite-amie, mon amoureux ? » Pourquoi avait-il fallu qu’elle demande ça aussi vite hein ? Pourquoi ne pas attendre quelques jours, ou semaines tiens ? « Eum… Emily… Je… Cazzo! Sois ouverte d’esprit d’accord ? Voilà… Euh… Pour l’instant j’ai pas d’amoureuse, mais Emily… J’aime autant les garçons que les filles. Tu vois ? Je suis bi. » Et il ne lui restait plus qu’à prier pour que sa meilleure amie ne soit pas devenue homophobe parce que sinon, ça s’annonçait un peu compliqué. Il ferma les yeux, fort, et serra les mâchoires, attendant sa réaction avec une angoisse non feinte.

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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Ven 20 Sep - 9:49

mi corazon

La vie n'a rien d'un fardeau,
il suffit de voir briller notre étoile dans le ciel.

Nerio était beau. Il l'avait toujours été. Emily l'aurait probablement abordé plus d'une fois si il n'était qu'un simple objectif de séduction, mais Nerio était bien plus qu'une conquête, qu'une belle gueule, ou qu'un ami. Il était son meilleur ami, son frère de cœur, son tout, son repère. Cela valait mille fois mieux que tous les séducteurs du monde. Et il fallait dire que la dernière fois que le garçon avait vu la belle Serpentard - qui n'en était pas encore une à l'époque -, il n'avait pas réellement eût l'occasion de la voir comme la belle et splendide jeune fille qu'elle était, sinon comme une bagarreuse hors paire, et des cheveux courts. Nerio, lui, n'avait jamais véritablement eût confiance en lui, à la différence de la demoiselle Spencer, et il l'avait toujours fait pressentir. Une fois encore, il n'y coupa pas. Il dit « Non Emily, pas un tombeur. Mon physique n’est pas mon atout tu sais. Il est banal. Mais mon esprit n’est pas mon atout non plus tu me diras, alors que me reste-t-il ? » les coups que je vais te donner pour dire autant de conneries en si peu de temps ? Sérieusement, quand allait-il avoir confiance en lui, ce voyou ? Ce n'était pourtant pas compliqué de s'aimer, suffisait de voir à quel point Emily s'y appliquait, elle. Et puis encore, si il était moche, d'accord, mais Nerio était un italien "muy caliente", comme elle avait pu comprendre qu'on le disait. C'était un canon, son meilleur ami, ouais, alors allait-il enfin l'avaler ? Le brun rajouta  « Pas grand-chose, j’ai l’impression ! » et Emily lui donna une tape sur la tête presque instinctivement, et immédiatement. Elle n'était pas contente, ça non. Personne n'avait le droit de douter de Nerio, et encore moins Nerio lui-même. Posant ses mains sur ses hanches, et arborant un air renfrogné, la jeune fille leva son index, montrant son désaccord, et avec l'allure d'une mère grondant furieusement son enfant, et elle dit « Ne dis plus jamais ça ! Ose encore te dénigrer devant moi, et ce sera bien la dernière chose que tu aurais fais dans ce monde. » La verte et argent lui jeta son regard tout à fait menaçant, bien que, elle ne serait jamais réellement menaçante envers Nerio, et elle rajouta « T'es pas n'importe qui, et t'es génial. Il serait grand temps que tu t'en rendes compte. » Relevant le menton, et redressant le cou de son meilleur ami, la belle vint déposer un baiser sur le nez de son Nerio, comme elle le faisait en permanence lorsqu'ils étaient enfants, et elle le sera fort dans ses bras. Quelques instants plus tard, le jeune homme éclata de rires quant à la question de la demoiselle Spencer, qui lui demandait si il n'était pas trop déçu de son nouveau look, bien loin de la petite garçon manqué qu'elle avait été, laissant place à part entière à une véritable allure de femme. Ce qui était bien, avec Nerio, c'était qu'Emily et lui pouvaient parler tout à fait sincèrement, et en rigoler tout autant. Cela était rare et unique, et les deux jeunes gens avaient de la chance de posséder un lien comme le leur, ils en étaient conscients. Paré à répondre à sa chère amie, le Poufsouffle entrouvrit les lèvres, et s'exprima, tout en ne manquant pas de lui caresser les cheveux, un air partagé occupant son visage. « Je suis horriblement déçu, Emily… Tu ne peux pas savoir… Pourquoi j’ai perdu tant de temps à t’apprendre le tir à l’arc, la course, à cracher plus loin que tous les mecs de mon village, à courir plus vite qu’eux, et à frapper plus fort si c’est juste pour que tu gardes ce que je t’ai apprit de plus violent… Je me demande pourquoi, tiens. Perte de temps considérable. Rassures moi, tu ne tires les cheveux de personne quand tu te bats, au moins ? Qu’il me reste un minimum de fierté. » Emily avait toujours aimé que Nerio lui caresse les cheveux, elle aimait cela. Elle aimait qu'il prenne soin d'elle, qu'il la traite comme une princesse. C'était agréable, touchant et vivifiant. Mais elle avait toujours également adoré la façon de s'exprimer de son meilleur ami. Il avait le don d'être sincère, tout en l'amusant à la fois. Emily ne put s'empêcher de pouffer, se blottissant on ne peut plus dans les bras de son ami, avant de lui montrer son biceps et de s'exclamer « Bah tiens, vais moi cette force, touche. T'as pas fais de moi une mauviette wesh ! » et la belle verte et argent gloussa à nouveau, ses yeux ne brillant que pour Nerio, tant elle était heureuse de l'avoir retrouvé, et de voir que rien entre eux n'avait changé pour un sou.

Par la suite, Emily confia sans trop de tact, à quel point Nerio lui avait manqué. Il fallait dire ce qui était, et Emily avait toujours possédait cette capacité. Elle n'avait pas sa langue dans sa poche, et encore moins lorsqu'il s'agissait d'être sincère. Prise d'un élan soudain, les lèvres de la belle ne purent s'empêcher d'allaient s'écraser sur la joue de son ami de toujours, de son tout. S'écartant quelque peu, la belle ne put qu'observer une flagrante marque de son rouge à lèvres sur la joue de ce dernier, et elle dut se mordre la lèvre pour se retenir de pouffer bruyamment, bien qu'elle ne s'empêcha pas de pouffer tout court. Il avait l'air malin, ainsi ! Et il semblait malin. Et réellement blasé de sa meilleure amie. Ah bah, il fallait bien rattraper le temps perdu, hein ! Le jaune et noir ne tarda pas à s'exprimer « Je te manque tellement que tu te sens obligée de me baver dessus et de me marquer la joue ? Eh bien, si j’avais su, je me serais protégé le visage… Les attaques baveuses, c’est pas encore mon truc, cara mia ! » dit-il, d'un ton que la belle aimait tant. Et elle l'aimait, lui, en général. Oui, elle l'aimait de tout son cœur. Comme jamais personne ne pourrait l'aimer autant. Personne, jamais, ne connaîtrait mieux Nerio qu'elle, personne ne le comprendrait autant, personne ne pourrait la remplacer, comme personne jamais ne pourrait prendre sa place à lui. Cela relevait de l'irréel, l'impossible. C'était eux contre le reste du monde. Eux deux, toujours. Et à jamais. Et comme pour accentuer les pensées d'Emily, le De Massari dit « J’espère bien qu’ils ne m’ont pas prit ma place, tes bons amis, eh ! Ce serait un sale coup que tu m’aurais fait, là ! Je suis irremplaçable moi, d’abord ! » oh ça jamais, tu peux en être sûr, pensa la Spencer. Irremplaçable, oui, c'était assurément le meilleur mot pour définir Nerio, bien qu'il y en ait des milliers d'autres qui étaient utilisables également. Nerio était le seul, le sien. Et toutes les distances du monde ne suffiraient pas à les séparer, ces deux-là, ces meilleurs amis. Le brun éclata de rires, après avoir pris un air très sérieux, essayant de se donner un air malicieux qui ne lui collait pas à la peau, et Emily ne tarda pas à joindre son rire à celui du jaune et noir, amusée. L'italien pouffa encore, puis s'excusa « Pardonne moi, c’était trop tentant ! Mais, vraiment, que des garçons en amis ? C’est triste, non ? Avec qui tu te mets du vernis, tu parles shoppings, célébrités, histoires de cœur ? Pas avec des garçons quand même si ? Dis, tu es sûre que tu manges assez ? Parce que si il le faut, je surveille ce que tu manges, hein… T’es vraiment toute fine… Bon, d’accord, tu as jamais été une grande mangeuse, je le sais mieux que personne ça, et t’as jamais été épaisse, mais là… Je m’inquiète quand même tu sais ? Je n'aime pas ça Emily. » La verte et argent sourit doucement, un air attendrit collé au visage. Nerio s'inquiétait toujours trop et pour tout. Emily n'était pas grosse ni fine, elle était parfaite. Les chevilles peut-être un peu trop enflées, mais ça, c'était dans sa nature. Déposant sa main sur la joue de son ami, la belle lui sourit tendrement, et lui assura « Ne t'inquiète pas mon Nerio, tout va bien. » la vipère secoua la tête pour affirmer ses propos, avant de lâcher un léger éclat de rires.

Vint ensuite le moment où Emily avoua être en couple. Avec Ellio. La Serpentard craignait de le dire à son italien préféré, elle craignait son jugement. Car l'avis de Nerio était le plus important. Et puis, elle espérait que, comme elle, il détestait cette peste de Dalia. Le jaune et noir ne tarda pas à répondre à l'aveu de la jeune fille. Il dit Au moins cela. « Que veux tu que je te dise ? Je suis pas ton père, je n’ai rien à dire. Je vais juste me renseigner sur ce garçon, avoir une conversation avec lui, le mettre en garde que si il te fait du mal, on retrouvera jamais son corps, je vais le faire suivre, lui faire poser une puce, lui faire signer un contrat avec son sang… Peut-être même le raser pour le repérer plus vite dans les couloirs… Tiens, c’est une idée… » La verte éclata immédiatement de rires. La façon du jeune homme de dire les choses était à la fois drôle, et à la fois si sérieuse. Emily savait bien que son Poufsouffle chéri ne plaisantait pas une seule seconde. Et il était capable de tout ce qu'il disait... C'était peut-être cela qui faisait peur ! Mais qui le rendait si attachant et adorable, en même temps. « Il n’empêche que je suis déçu. Moi qui pensais que tu me demanderais toujours mon autorisation avant de te mettre en couple, me voilà bien… Roulé. Sono così stupida… Tellement stupide. Et moi qui croyais… » Le teint de la demoiselle Spencer devint immédiatement blême. Faire de la peine à Nerio ? Oh non, elle n'en était pas capable. Elle n'en serait jamais capable volontairement. Pas à lui, jamais. La belle tenta de le rassurer rapidement, mais elle comprit à son gloussement qu'il se moquait quelque peu d'elle. Et pour bien affirmer la chose, il rajouta « Bien sûr que tu restes ma princesse, il n’y a que moi qui t’appelle comme ça ! Enfin, j’espère que c’est le cas ! » A demi-vexée par sa précédente raillerie, et en même temps rassurée par les derniers propos du jeune homme, la Serpentard donna un léger coup dans l'épaule de son meilleur ami, avant de rajouter, la mine tout de même renfrognée « Pas sûr, si tu continues à te moquer de moi, sale goule ! » et, sans attendre une seconde de plus, la belle se jeta dans ses bras... Encore. Les deux jeunes parlèrent ensuite d'un sujet qui était bien loin d'être secret dans le château : l'histoire du traître. Il aurait fallut être sourd, ou venir d'une autre planète pour ne pas avoir entendu parler de ça, or Nerio venait tout juste d'arriver au château, alors la jeune fille voulait être sûre qu'il était au courant. Le blaireau ne tarda pas à répondre « Oui, c’est assez fou cette histoire… Mais je respecte le pauvre fou qui met sa vie en danger pour une cause qu’il pense juste. Il faut être très courageux. Fou aussi. Mais courageux quand même. » Oula, plus fou que courageux, eh ! C'était un traître, par la barbe de merlin. M'enfin... Le jaune avait le droit de penser comme il le souhaitait, bien que son avis diffère souvent de celui de sa meilleure amie. Et cela se confirma sur la position de la jeune fille. Elle souhaitait être mangemort, cela était une certitude. Et Nerio, et bien... Il avait son avis sur la question. « Oui, je sais ça. Je l’ai toujours su je crois. » il marqua une courte pause, avant d'attraper le poignet que la jeune fille montrait glorieusement, dans l'espoir d'un très prochain tatouage de mangemort, et l'italien y déposa un tendre baiser. Emily sourit tendrement, qu'elle l'aimait, son Nerio. « J’aurais aimé qu’il reste comme ça, ce poignet. Blanc comme neige. Mais enfin… Je le savais déjà. » Les pensées de Nerio et d'Emily étaient clairement constitués différemment, mais cela ne les empêchaient pas de se ressembler étroitement, et surtout, de s'aimer plus que la nature n'aurait pu, et n'aurait du, le permettre.

« Eh bien, euh… Je dirais que les gens sont bizarres, ils me regardent tous de travers… » Qui quoi quand ? Des noms, qu'il lui donne des noms, et ils allaient voir de quel poing Emily se chauffait. Non mais, qui se permettait de regarder son italien adoré de la sorte ? Inadmissible, voilà de quoi cela relevait. Avant que la belle n'ait pu dire quoi que ce soit, le jaune et noir reprit « Mais peut-être que c’est moi aussi, je sais pas… Alors, je dirais pas que je suis parfaitement intégré. Et puis, tu me connais, les gens c’est pas mon truc… J’ai plus d’ennemis que d’amis je pense. Sinon, je m’entends bien avec Dalia, ne me frappes pas, je sais que tu l’aimes pas, mais je m’en fiche, Albus, j’adore Jazzlyn, elle me fait tellement penser à Delanna ! Hermès, bah je le connais du dortoir. Et il est cool. Pas prise de tête. C’est tout. En gros. Pour l’instant. Tu sais, Il moi sole, je suis là que depuis quelques jours, c’est dur de se lier d’amitié de suite avec tout le monde. Surtout pour moi… » La suite du discours de Nerio, Emily ne l'avait pas entendu. Ou bien elle ne l'avait pas écouté, tout simplement. DALIA. Cette peste, cette garce sans nom. Nerio était amie avec elle ? ET IL SE FICHAIT QU'EMILY NE L'AIME PAS ? Par la barbe de merlin, elle allait faire une crise, une vraie, il fallait qu'elle se calme. Se reculant brutalement de Nerio, qui se trouvait tout de même assez proche d'elle, le visage de la belle affichait des tas d'émotions en même temps, à la fois de la colère, du désarroi, de l'incompréhension, et la pire de toute : de la peine. Oui, Emily n'était pas uniquement vexée par ce qu'elle venait d'apprendre, elle était attristée, blessée au plus profond de son être, et pire encore. Que Nerio l'ait apprécié en ne sachant point la situation était une chose mais que, en la connaissant, "il s'en fiche", cela en était une toute autre. Emily se mit à marcher, s'éloignant de plus en plus du jeune homme. Elle marchait, marchait, elle essayait d'avaler la nouvelle, mais n'y arrivait pas. Non, ça non. Pas du tout même. Son esprit bouillonnait de mille et une pensées qui se chevauchaient sans précédent, et elle n'arrivait presque plus à réfléchir, tant elle pensait trop. Soudain, sans crier garde, la verte et argent s'arrêta net, et fit face au jaune et noir, malgré les trois mètres qui les séparaient l'un de l'autre. Elle prit une grande inspiration, dans un effort surhumain, et lâcha « Ok, très bien, tu t'entends bien avec cette pétasse de Dalia, soit. » Emily ne butinait pas sur les mots, la certitude en était là. Mais néanmoins, elle ne disait que la vérité, plait-il ou non. « Maintenant, que tu m'affirmes que tu te fiches que je la déteste, sans chercher à comprendre les raisons et te mettre à ma place, ça me vexe. Ça me fait très mal... » Emily n'avait jamais su s'exprimer de la sorte. Elle était une rentre dedans qui ne posait pas de sentiments sur ses mots, les émotions étant exclues. Mais là, les paroles de son meilleur ami lui avaient arraché le cœur, l'avait mise en miettes. Plongeant son grand regard bleu océan dans celui de son ami de toujours, et se mordillant la lèvre pour ne pas laisser apparaître plus d'émotions que cela en était déjà le cas, se retenant de toutes ses forces pour ne pas pleurer. ELLE. Emily Spencer, sans blaguer. La verte lâcha « Surtout venant de toi. » Et Nerio ne pourrait que voir, et peut-être pour une des rares fois, la douleur sincère qu'Emily ressentait au fond d'elle.

Plus tard, la discussion avait changé de ton. Les choses s'étaient presque, disons presque, rétablies. Et Nerio dit « Le divorce ? Non mais femme, tu vas rester à ta place oui ! Personne ne divorce ici ! J’accepte tes nombreux amis garçons, alors si mes amis sont tes ennemis, tu te tais et tu souris, merci ! » Il n'en fallait pas moins à la verte et argent pour sauter sur l'occasion afin de réagir au quart de tour. Elle s'écria, en pointant son doigt vers le visage de son meilleur ami « Non mais j'hallucine, représentant du sexe faible ! J'établis les lois ici, et tu les appliques, sale petit gnome de jardin ! » et, devant tant de bêtises déblatérées de la sorte, Emily éclata littéralement de rires. Qui plus est, sa phrase n'avait pas le moindre sens. Quoi qu'il en soit, cela n'empêcha pas son meilleur ami de dire « Comme j’ai dit, le divorce, je refuse. T’es à moi pour toujours. Euh, Emily, c’est gentil, mais c’est pas sûr qu’on ait la même définition de cool, en ce qui concerne les gens tu sais… Quand je te présentais des gens cool petit, tu leurs cassais les dents parce que tu les trouvais énervants alors… Tu vois ? Et les cours… C’est les cours quoi. Je m’en sors, mais ça m’intéresse pas plus que ma dernière paire de chaussettes quoi. Et puis les Mangemorts… Bah y’a rien à dire dessus tu sais. Qu’ils soient là ou pas, pour moi ça change rien. » Emily éclata de rires en se remémorant toutes les fois où elle avait "cassé les dents" comme le disait Nerio, aux gens qu'il avait pu définir comme étant cool dans leur enfance. Puis elle reprit quelque peu son séreux, avant de lâcher en discrétion, tentant de faire passer sa remarque inaperçue « Pas de ma faute si ils étaient trop nuls, LALALA. Aaha, d'accord mon chou. J'espère que ça va aller en tout cas. » puis, s'approchant tout doucement de son italien, la belle vint déposer un baiser au creux de l'oreille de celui-ci, avant de lui murmurer délicatement « Eh, toi aussi t'es à moi pour toujours. »

Emily confessa par la suite au blaireau, que la maison des verts était la meilleure, la plus formidable, la plus tout, en réalité... Comme elle. Évidemment, l'orgueil, c'était un des traits de caractères les plus présents en la personne de la belle. « Comment vont tes chevilles Emily ? Ça va ta tête ? La modestie, c'est toujours pas dans ton vocabulaire, hein ? Je m‘en doutais… » Eh quoi ? LALALA. La verte sourit malicieusement, un air de taquinerie collé au visage, et dit « On change pas une équipe qui gagne hein... En l’occurrence, moi et mon corps de déesse. » Hum... Cette fille était irremplaçable, irrefaisable. Ça, c'était sûr, certain, et catégorique. Même si ces trois choses voulaient absolument dire la même chose. Nerio parla ensuite de la réputation d'Emily et... Glourp glourp glourp. « J’ai dit que tu as ta réputation, pas qu’elle était mauvaise. Mais quand même Emily, je ne t’ai pas élevée comme ça ! Non, mais sérieusement ! Séductrice ? J’ai entendu plus que séductrice dans mes conversations. Je vais rien dire, j’étais pas là pour dire quelque chose, mais… Tsss. Je me doutais que tu serais pas une fille parfaite et bien rangée, parce que j’ai contribué un peu à te rendre comme tu es, mais là quand même ! J’espère bien qu’au moins ton chéri il va réussir à te garder un peu pour te mettre du plomb dans la tête. » La verte avala sa salive sans oser trop bouger. La tête baissée, les yeux fixés sur le sol, elle ressemblait à une gamine qu'on venait d'engueuler pour une grosse bêtise commise. N'osant pas relever son visage vers son meilleur ami, et le faisait finalement avec délicatesse, la belle demanda avec une voix hésitante « Mais... Tu m'aimes quand même ? » avant de rajouter « J'espère que je ne te déçois pas... Tu sais, ce serait vraiment horrible pour moi. »

Et les amours de Nerio ? Emily n'en savait strictement rien, rien du tout même, pour dire vrai. Cela était inadmissible, une meilleure amie qui ne savait pas où son ami en était dans sa vie amoureuse ! Non non, vraiment, ce n'était pas possible, alors, Emily posa la question à son italien préféré. Le jeune homme sembla mal à l'aise. Pourquoi ? La verte et argent l'ignorait clairement. Elle se contenta alors tout simplement d'attendre une réponse de la part de son meilleur ami, et qui ne tarda pas à arriver. Il lâcha timidement « Eum… Emily… Je… Cazzo! Sois ouverte d’esprit d’accord ? Voilà… Euh… Pour l’instant j’ai pas d’amoureuse, mais Emily… J’aime autant les garçons que les filles. Tu vois ? Je suis bi. » Ok, Nerio avait du s'imaginer plusieurs fois la scène de cet aveu dans sa tête, et Emily imaginait bien le genre de réactions qu'il avait du envisager. Peut-être, d'abord, avait-il pu penser qu'Emily s'énerverait ? Qu'elle n'approuverait pas son choix, son orientation amoureuse, cette pensée avait sûrement du être la plus récurrente dans l'esprit du jeune homme. Peut-être encore avait-il pu imaginer que la jeune fille se serait moqué de lui ? Et qu'elle l'aurait par la suite humilié en public. Enfin, les pires des situations, car dans ces cas-ci, c'était toujours ce qu'on s'imaginait. Néanmoins, Emily avait entièrement conscience que l'aveu de son meilleur ami avait du être des plus difficiles, et la vérité était là : elle était heureuse pour lui. Heureuse qu'il se connaisse lui-même sur ce point-ci, qu'il se l'avoue, et surtout qu'il ose le dire à une autre personne. Cela touchait profondément Emily, et plus encore. Elle en était honorée. Et jamais elle n'aurait pu en vouloir à son meilleur ami, et encore moins l'humilier. Au contraire. Celui-ci avait d'ailleurs fermé les yeux, serrant fort la mâchoire, probablement dans la crainte de la réaction d'Emily. Et celle-ci ne se fit pas attendre. Et agrippa le cou de son meilleur ami, et lui fit un énorme câlin. « Ça me touche beaucoup que tu me le dises. Je suis trop heureuse pour toi, je trouve ça génial tu sais. » la belle déposa un tendre baiser sur la joue de son ami, avant de se reculer, et de plonger ses yeux dans ceux du brun. « J'espère que t'as pas douté une seconde du fait que je l'accepte entièrement mi corazon. Pour moi, tous tes choix personnels, si ils sont sincères et te tiennent à cœur, auront raison d'être. » affichant un sourire franc et affectueux, la belle s'écarta d'un demi-millimètre et, ne perdant pas de vue sa nature définitivement inchangeable, la belle murmura « En plus c'est trop cool, on va pouvoir mater ensemble maintenant. » Irremplaçable, c'est le cas de le dire. On ne l'avait pas loupé, cette Emily Spencer, ça non.

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C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Sam 5 Avr - 4:02







Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, ma semaine de travail, mon dimanche de sieste, mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.









EmilyNerio



Il rêvait où elle venait de le traiter de goule ? Après lui avoir dit de ne pas dénigrer son physique, il y a quoi, dix minutes ? Même pas ! Cinq tout au plus ! Un peu contradictoire non ? Il n’était pas réellement certain de l’apparence d’une goule, mais pour les récits qui lui étaient parvenus, ça avait l’air tout bonnement dégoutant et repoussant. Quelle adorable meilleure amie il avait, vraiment ! Il avait gagné le jackpot avec la verte, sans aucun doute !

« Ok, très bien, tu t'entends bien avec cette pétasse de Dalia, soit. » Ça sentait mauvais pour lui là. Il aurait du mieux choisir ses mots. Comme d’habitude. Sa conscience releva le bas de son jean, roula un instant des épaules, fit quelques bonds sur place,  prête à courir un cent mètres sur des charbons ardents. « Maintenant, que tu m'affirmes que tu te fiches que je la déteste, sans chercher à comprendre les raisons et te mettre à ma place, ça me vexe. Ça me fait très mal... » Ce n’était pas tout à fait ce qu’il aurait voulu dire, mais il y avait vraiment trop de vocabulaire pour lui dans la langue anglaise, et par tous les saints, ça faisait une éternité qu’il n’avait pas parlé couramment cette langue chewing-gum ! Il avait le droit d’être rouillé aussi, non ? « Surtout venant de toi. » Et voilà qu’il lui avait fait du mal. Soupir, long, douloureux, ennuyé. Il passa une main dans ses cheveux, mal à l’aise, se dandinant d’un pied sur l’autre. Il lui attrapa le poignet, baissant les yeux, comme un gamin pris en faute. Oui, parfois, il avait honte de lui, et il le montrait. Mais il lui semblait que seule Emily ne l’ai jamais vu comme cela. Honteux, désolé, et tout prêt à se repentir. « Je suis désolé, Emily. Je ne voulais pas dire ça comme ça, tu sais… C’est juste que c’est vraiment dur pour moi de trouver mes mots en ce moment, je passe mon temps à chercher comment je dois dire ce que je veux dire… Et tout se mélange un peu dans ma tête, tu vois ? Ce n’est pas que je m’en fiche, je sais que tu dois avoir ta raison et qu’elle est valable, mais… Euh… Vraiment je ne m’en moque pas, mais moi, Dalia, je l’aime bien, et on a jamais, tu sais, vraiment tenu compte de l’avis de l’autre… Sur nos fréquentations, alors… Si tu veux m’en parler, de Dalia et toi, je veux dire, tu peux, tu sais que je serais là pour t’écouter, mais… Tu sais, je m’entends bien avec elle, et tu t’attends sûrement avec des gens que je peux pas voir non plus, alors… Je voulais juste dire que je n’arrêterais pas de la voir parce que vous ne vous aimez pas… Tu vois ? » Et il espérait vraiment qu’elle voyait, parce que sinon il était dans la mouise jusqu’au cou.

« Non mais j'hallucine, représentant du sexe faible ! J'établis les lois ici, et tu les appliques, sale petit gnome de jardin ! » Il marqua un petit temps d’arrêt, une moue réflexive sur le visage. Il leva un doigt, comme pour demandé un temps mort, ou plutôt, poser une question. «Attends, c’est pas toi le sexe faible ici ? Ou j’ai pas compris ? » L’italien renifla bruyamment, feignant le dédain, toisant le petit bout de femme devant lui. « Je ne suis pas un gnome de jardin non plus, je te ferais dire ! Et tu es le truc le plus petit ici, alors respecte moi un peu ! » Oh, il avait beau la dépasser de plus d’une tête, voire même une tête et demi, elle avait toujours probablement l’avantage verbal sur lui, mais au moins, il lui restait sa botte secrète. L’attaque éclaire, le supplice du supplice, l’attaque du vice. Celle de la chatouille. Oui, c’était gamin, oui, ça devait remonter à vraiment loin la dernière fois qu’il avait utiliser ça, et oui, peut-être qu’au final, elle n’était plus chatouilleuse, mais il avait tout à prier pour que ce soit toujours le cas. Sinon, à part lui parler en italien ou en bulgare, elle allait le mettre KO verbalement et pas que, en moins de deux minutes. « Pas de ma faute si ils étaient trop nuls, LALALA. Aaha, d'accord mon chou. J'espère que ça va aller en tout cas. » «Je vais dire que je n’ai rien entendu, seulement le son agréable de ta douce voix me murmurant des choses à l’oreille, okay ? » « Eh, toi aussi t'es à moi pour toujours. » Accompagnée du bisou, cette phrase lui colla une chaire de poule d’enfer. L’enfermant dans une étreinte chaleureuse, Nerio enfouit son nez dans les cheveux de sa meilleure amie, avant de hocher la tête, et de murmurer « toujours » à deux reprises, en italien.

Ils discutèrent un peu, parlant de la réputation de le brune. Le brun avait probablement déjà la sienne également, mais ils ne l’évoquèrent pas. Et Nerio aurait voulu se mettre des claques, parce que visiblement, il n’avait pas bien dosé, une fois encore, l’humour à mettre dans sa voix. Emily était, quoi, inquiète, de ce qu’il pensait d’elle ? Mais que du bien, évidemment ! Ça ne pouvait en être autrement ! Mais lorsqu’elle lui demanda, la voix légèrement tremblante d’hésitation si il l’aimait encore, avant de rajouter « J'espère que je ne te déçois pas... Tu sais, ce serait vraiment horrible pour moi. » l’italien ressentit un pincement au cœur. Sa tête devait représenter à merveille son état d’esprit, à savoir ‘ mais qu’est-ce qui se passe, mon petit canard ?! ‘. Il n’avait jamais réussi à ne pas montrer ce qu’il pensait, et on le lui avait souvent reproché, par le passé. Le Poufsouffle lui caressa la joue doucement, voulant la rassurer, lui montrer que quoiqu’il puisse arriver, il serait toujours à ses côtés. « Hey, hey… Jamais tu ne me décevras, Cara mia, tu le sais non ? Je t’aime Emily, je me fiche, attention, pas de mésententes cette fois, de tes choix, de ce que tu veux devenir, de ce que tu as fait et de ce que tu vas faire, tant que pour toi, c’est ce que tu veux. Tant que tu restes fidèle à toi-même, Il mio sole, je serais toujours fier de toi, d’accord ? »

Et vient la question de son orientation sexuelle. Nerio n’avait jamais eu honte d’aimer les hommes et les femmes, de pouvoir toucher les deux sans jamais se sentir mal, ou différent. Il l’avait bien accepté, et ne s’en cachait pas. Et tant pis pour ceux que ça choquait, que ça dégoutait. Il n’en avait rien à faire, il n’en avait jamais eu rien à faire. Mais c’était différent aujourd’hui, c’était Emily. Et ça expliquait très probablement la boule dans sa gorge, et le fait que son ventre se soit transformé en machine  à laver le linge moldu, le fait que ce soit elle. Que ferait-il si elle n’approuvait pas ? Pire, si ça la dégoutait ? Bon sang, mais ce serait terrible ! « Ça me touche beaucoup que tu me le dises. Je suis trop heureuse pour toi, je trouve ça génial tu sais. J'espère que t'as pas douté une seconde du fait que je l'accepte entièrement mi corazon. Pour moi, tous tes choix personnels, si ils sont sincères et te tiennent à cœur, auront raison d'être » Et dans la seconde, le jeune homme se sentit nul d’avoir douter, pas d’Emily, mais du fait qu’elle puisse accepter ‘ça’ sans broncher du tout. Il lui adressa un pauvre sourire contrit, plus une grimace qu’autre chose, d’ailleurs, mais bon, c’était tout ce qu’il pouvait faire après avoir serré si fort les dents, dans l’attente de son jugement. « En plus c'est trop cool, on va pouvoir mater ensemble maintenant. » Il éclata de rire, tout simplement, incapable de se retenir, et ensuite de s’arrêter. Cette fille, vraiment, on en ferait pas deux comme elle ! Nerio essuya ses yeux larmoyants de rire avant de lui faire un clin d’œil, et d’ébouriffer ses cheveux avec son poing en la tenant contre lui, l’empêchant de s’échapper de son étreinte. « On matte ensemble, mais je partage pas, pigé ? Et j’imagine que les filles, c’est pas avec toi que je vais les regarder, hein ? C’est vrai, après tout, des seins, toi t’en as, aucun intérêt à ce que tu regardes ceux des autres, non ? » Sérieux ? Presque.

Il avait retrouvé sa meilleure amie. Et c’était la meilleure sensation au monde.


© Méphi.


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    Angel on the skyΔ Trop belle pour être vraie
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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Lun 7 Juil - 1:33

mi corazon

La vie n'a rien d'un fardeau,
il suffit de voir briller notre étoile dans le ciel.

Être avec son meilleur ami, il n'y avait rien de mieux au monde. Elle était heureuse, non, remplie de joie, de l'avoir retrouvé, et d'être en sa compagnie. Cependant, lorsque celui-ci lui affirmait qu'il appréciait sa pire ennemie, Dalia, et que cela ne lui importait pas de savoir qu'Emily la détestait, en ne cherchant même pas en comprendre les raisons, ça, c'était vraiment de trop. Elle le vit doucement remonter son jean, et ne put s'empêcher d'arquer un sourcil. Quoi, il comptait s'enfuir en courant ? Il avait peur de sa meilleure amie ? Hum, en même temps, il avait fort mal choisi la façon de s'exprimer. Mais il avait blessé Emily au plus profond de son être, et de toute manière, jamais elle ne ferait rien à son meilleur ami. Elle était sincèrement triste. Un meilleur ami se devait d'écouter les sentiments et les impressions de l'autre, et non être égocentrique. Quoi qu'il en soit, il sembla néanmoins que cela mit le jeune homme mal à l'aise. Il s'appuya sur un pied, puis sur l'autre, ne semblait plus réellement savoir où se mettre. Puis, il attrapa le poignet de la brune, et baissa les yeux. Elle fronça les sourcils, que se passait-il au juste ? Il lui dit « Je suis désolé, Emily. Je ne voulais pas dire ça comme ça, tu sais… C’est juste que c’est vraiment dur pour moi de trouver mes mots en ce moment, je passe mon temps à chercher comment je dois dire ce que je veux dire… Et tout se mélange un peu dans ma tête, tu vois ? Ce n’est pas que je m’en fiche, je sais que tu dois avoir ta raison et qu’elle est valable, mais… Euh… Vraiment je ne m’en moque pas, mais moi, Dalia, je l’aime bien, et on a jamais, tu sais, vraiment tenu compte de l’avis de l’autre… Sur nos fréquentations, alors… Si tu veux m’en parler, de Dalia et toi, je veux dire, tu peux, tu sais que je serais là pour t’écouter, mais… Tu sais, je m’entends bien avec elle, et tu t’attends sûrement avec des gens que je peux pas voir non plus, alors… Je voulais juste dire que je n’arrêterais pas de la voir parce que vous ne vous aimez pas… Tu vois ? » Instinctivement, la verte et argent eût un mouvement de recul. Il était en train de... s'excuser ? Les yeux de la jeune fille devaient probablement ressembler à deux soucoupes en cet instant. Jamais le jaune ne s'était repentit auprès d'elle, jamais il n'en avait eu besoin, ou tout simplement ne l'avait fait. On ne pouvait que sentir qu'il avait honte de lui, et ça, ça interloquait réellement la brune, du moins, elle appréciait qu'il comprenne qu'il l'avait vexé. Et puis, il était son meilleur ami et elle ne pouvait jamais lui en vouloir longtemps. Surtout que, pour le coup, elle comprenait ses raisons, qui étaient plutôt valables, alors comment lui en tenir rigueur plus longtemps. Néanmoins, elle espérait que Nerio savait où il mettait les pieds. « Je vois. Et je peux comprendre. Mais j'espère que tu sais où tu mets les pieds, et fais attention au retournement de veste, c'est fréquent chez cette chose.» elle marqua une pause, serra on ne peut plus la main de son meilleur ami, en signe de compréhension et en marque d'amitié. « Tu sais que je t'aime, hein ? Je ne te dirais pas ça, si je ne voulais pas que tu souffres.» puis, le gratifiant d'un tendre sourire, elle lui déposa un baiser sur la joue.

« Attends, c’est pas toi le sexe faible ici ? Ou j’ai pas compris ? » lâcha Nerio en réponse aux paroles d'Emily quelques instants plus tard, et en levant le doigt comme pour demander la permission de parler. Il feint alors le dédain, et Emily eût un grand sourire avant de s'écrier avec ironie « Bah non, c'est PAS MOI. Tu as fort mal compris mon petit vieux.» et de lui décocher un clin d'oeil, emplit d'amour, de son amour. Elle adorait son meilleur ami, et ensemble, ils étaient certains de toujours bien rigoler. Emily adorait ces moments passés avec lui, réellement. « Je ne suis pas un gnome de jardin non plus, je te ferais dire ! Et tu es le truc le plus petit ici, alors respecte moi un peu ! » QUUUUOI ? GENRE Emily était petite. Bon, ok, comparaît à lui, elle était plus petite de taille, mais en vrai, elle était vachement grande pour une fille non mais. Et puis, depuis quand elle devait le respect à un homme par merlin ! « Il manquerait plus que ça, nom d'un gnome ! » Peu après, ils continuèrent à se charrier, comme ils le faisaient si bien, et le Poufsouffle lâcha entre ses paroles « Je vais dire que je n’ai rien entendu, seulement le son agréable de ta douce voix me murmurant des choses à l’oreille, okay ? » La brunette ne put s'empêcher de rire. « Faisons comme ça. » et elle lui décocha un clin d'oeil complice. Elle l'aimait tant, son petit rayon de soleil. Avec lui, tout allait toujours pour le mieux. Elle était si bien avec lui, comme dans un paradis. « Eh, toi aussi t'es à moi pour toujours. » dit-elle ainsi, et elle put apercevoir que ses paroles accompagnées d'un doux baiser sur la joue de son choupinou lui offrit un tas de frissons, ce qui plût grandement à la belle demoiselle Spencer. L'étreinte chaleureuse que lui transmit le jeune brun fit plaisir à Emily, et la sensation de son nez respirant le parfum de ses cheveux on ne peut plus. Il lui confirma ses dires avec deux « toujours », qu'il lui murmura au creux de l'oreille avec des hochements de tête.

Le visage de Nerio prit un air inquiet devant l'inquiétude même d'Emily quant à ce que les gens pouvaient penser d'elle dans le château - dont elle se moquait bien - mais qui aurait pu répercuter dans les oreilles de Nerio, ce qui, clairement, l'anéantirait. Elle ne voulait pas qu'il ait une mauvaise image d'elle, il ne voulait pas que les autres disent n'importe quoi et que cela soit considéré comme établit. Elle ne voulait, oh jamais, décevoir son Nerio d'amour. Rapidement, celui-ci accorda de l'importance à ne pas ce qu'Emily pense des choses pareilles. Il tendit une main qu'il posa sur la joue de la jeune fille, et se mit à la caresser lentement. « Hey, hey… Jamais tu ne me décevras, Cara mia, tu le sais non ? Je t’aime Emily, je me fiche, attention, pas de mésententes cette fois, de tes choix, de ce que tu veux devenir, de ce que tu as fait et de ce que tu vas faire, tant que pour toi, c’est ce que tu veux. Tant que tu restes fidèle à toi-même, Il mio sole, je serais toujours fier de toi, d’accord ? » Emily ressentit que ses paroles étaient plus que sincères. Nerio avait toujours eu le don de l'être avec elle, tout comme elle l'était avec lui. Pas de cachotteries, que des choses dites, et les paroles du jaune et noir touchaient réellement la belle. Lui sautant au cou, la brune enroula ses jambes autour de la taille de son brun adoré et, un immense sourire collé aux lèvres, elle posa sa tête contre son épaule gauche, en lui murmurant à l'oreille « Je t'aime mi corazon. »

Puis vint le moment où Nerio parla à Emily de ses orientations sexuelles. Cela sembla quelque peu l'inquiéter, mais il n'y en avait nullement de raisons. D'ailleurs, il sembla qu'il s'en rendit rapidement compte puisque son visage prit un air rassuré et confiant, et même, qu'il se mit à rire sous les paroles de sa meilleure amie. En même temps, avec ce qu'elle pouvait lui débiter, il y avait de quoi rire. Et pourtant, elle était sincère. Elle lui disait « En plus c'est trop cool, on va pouvoir mater ensemble maintenant. » et elle le pensait la mignonne ! Alala cette Emily... Irrécupérable ? Peut-être. Mais au moins, elle était nature peinture, et c'était cela qui comptait, au fond. Et puis il fallait dire que Nerio n'était pas mal non plus dans son genre. Niveau réponse, on ne se demandait pas pourquoi Emily était sa meilleure amie. Ainsi, tout naturellement, il lui rétorqua « On matte ensemble, mais je partage pas, pigé ? Et j’imagine que les filles, c’est pas avec toi que je vais les regarder, hein ? C’est vrai, après tout, des seins, toi t’en as, aucun intérêt à ce que tu regardes ceux des autres, non ? » La brune ne put s'empêcher d'éclater de rires.  « C'est vrai. » lui confirma-t-elle, en hochant la tête et se mettant en rire à nouveau. « J'apprécie la censure. » lâcha-t-elle alors, avec un immense sourire, et en lui décochant un clin d'oeil.  « Tiens, le gars là-bas, t'en penses quoi ? » et, pointant son doigt devant elle, la brune attendit la réponse de son ami pour évaluer ses goûts en matière de garçons. Après tout, elle s'y connaissait plutôt bien, elle.

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C'est drôle, je me dis souvent que tu es assez fort pour me retenir et assez intelligent pour me laisser filer...
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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   Lun 9 Fév - 3:01







Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, ma semaine de travail, mon dimanche de sieste, mon midi, mon minuit, ma parole, ma chanson.









EmilyNerio




« Je vois. Et je peux comprendre. Mais j'espère que tu sais où tu mets les pieds, et fais attention au retournement de veste, c'est fréquent chez cette chose.» Bien sûr qu’elle pouvait comprendre, bien sûr que c’était dans ses moyens, et qu’elle le ferait. C’était Emily après tout. C’était stupide de sa part de n’avoir pu ne serait-ce que douter de ça. Mais pendant un court instant, les années qui s’étaient écoulées, sans qu’ils n’aient pu se parler, lui avaient semblé une barrière, une barrière si grande qu’il n’avait pas été certain qu’ils aient la force de la franchir, tous les deux. Et elle lui avait prouvé le contraire, comme toujours. « Tu sais que je t'aime, hein ? Je ne te dirais pas ça, si je ne voulais pas que tu souffres.» Nerio lui sourit simplement. Il n’y avait rien à ajouter. Il était touché au-delà des mots par sa prévention. Mais c’était un grand garçon, il saurait se défendre, se barricader derrière sa carapace si il le fallait. Il saurait se défendre seul, il l’avait toujours fait par le passé.

Il lui sembla que tout le temps qu’ils passèrent ensemble ne fut qu’une effusion de tendresse et d’amour, c’en était même dégoulinant de sentiments. Pour un peu, l’italien se serait bien balancer deux paires de claques, et aurait secoué Emily comme un prunier pour qu’ils se remettent tous les deux les idées en place. Mais ça faisait des années qu’ils ne s’étaient pas vu, alors ils pouvaient bien se permettre une après midi de totale ridiculité non ?

« J’apprécie la censure. » Il fit une drôle de tête avant de rire légèrement. « Depuis quand est-ce que le mot censure fait parti de ton vocabulaire et de ta vie ? Mais ai-je donc tout raté en étant si longtemps absent ? » C’est vrai quoi, la censure n’avait jamais fait partie de leur vie quand ils étaient gamins, et pourtant Dieu sait qu’elle aurait du avec leurs familles respectives !  « Tiens, le gars là-bas, t'en penses quoi ? » Elle lui indiquait du doigt un garçon au loin, et Nerio le jugea rapidement du regard, après lui avoir filé une tape sur la main. « On ne montre pas du doigt, vilaine fille ! Ta mère ne te l’a donc pas assez répété ? Alors. Je modère mes propos ou tu veux mon vrai jugement ? » Il haussa les épaules, ne lui laissant même pas le temps de répondre. Bien sûr qu’il allait lui dire ce qu’il pensait réellement. « Ce pantalon lui fait des fesses plates, mais je pense pas qu’il en ait beaucoup de toute manière. Il est un peu petit pour moi, et très frêle, j’aurais peur de le casser au moindre mouvement… brusque. En plus il a une coupe de cheveux qui laisse à désirer et un air un peu crétin. Sans méchanceté. Ca doit pas être une lumière. » Après tout, personne n’avait dit qu’il devait se limiter au physique, un minimum de présence d’esprit et de conversation étaient toujours appréciées. « Et ne me dis pas que tu le trouves canon sinon on va avoir des soucis. »

Après quelques débats sur le pauvre garçon, qu’ils ne connaissaient ni d’Eve ni d’Adam, Nerio se laissa entrainer dans les couloirs, suivant Emily au gré de ses envies, la laissant lui faire découvrir son monde. Il la suivait partout, sans se plaindre, sans objecter, sans même penser. Il l’aurait suivi au bout du monde, si elle le lui avait demandé.



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MessageSujet: Re: Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]   

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Elle est mon Nord, mon Sud, mon Est et mon Ouest, mon minuit et mon midi [ Emily ]

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