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 Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig

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Odette T. Carrow


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MessageSujet: Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig   Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig EmptyMar 24 Sep - 18:53



Solveig & Odette
© Never-Utopia - fairweather & ithika

Des incompétents, voilà de quoi elle était entourée à l'heure actuelle ! Elle avait comme la sensation que le Lord avait envoyé ses fidèles les plus doués sur le terrain et l'avait laissée au ministère avec des trolls manchots. Aucune subtilité, dans leur travail, elle avait du se rendre à trois reprises chez les moldus afin de perfectionner elle-même des oubliettes. Aucun rapport n'était proprement rédigé, elle se devait donc se lancer à la recherche de leurs auteurs afin de remplir des informations banales telles que l'heure ou le lieu d'une action. Une perte de temps et une perte d'énergie ! Elle commençait à s'arracher les cheveux. Bien entendu, elle savait que son maître avait pris la bonne décision. Retrouver les fuyards était d'un ordre bien plus important que de régler une énième histoire de vol entres commerçants ou une quelconque supercherie de tricherie dans un match de Quidditch. Il était d'une logique implacable que des éléments tels que O'Toole aient été nommés dans ce but. Pour autant cela ne lui permettait de ressentir une quelconque satisfaction en cette journée. Elle était débordée avec de la simple paperasse et haissait cela. Elle savait cependant que le manque de compétence de son entourage actuel n'était pas l'unique raison de sa mavaise humeur.
D'ordinaire son emploi lui paraissait extraordinaire, elle aimait être au centre de tout et avoir un regard sur n'importe quel évènement qui touchait ne serait-ce qu'un peu le monde des sorciers. Pourtant, ces temps-ci rien ne semblait digne d'interêt. Aucune trahison, aucun acte rebelle détecté. Elle devrait s'en réjouir, cela prouvait que le message était extrêmement bien passé. L'exécution de Potter et de ce professeur de métamorphose, la mort de quelques Weasley, tout ceci avait porté ses fruits. Désormais chacun savait que s'ils faisaientt ne serait-ce qu'envisageait de les trahir ils se verraient immédiatement en subir les conséquences. Durant quelques jours, elle avait apprécié voir le regarde terrifié de certains, la résignation dans leurs prunelles, cette félicité a malheureusement été de courte durée. Odette avait bien essayé de se détendre et de s'offrir du bon temps avec quelques sorciers traînant dans les parages. Les attirer dans son apparrtement n'avait pas été bien compliqué. Elle était, sans aucune vanité une femme de pouvoir, sûre d'elle et attractive. D'une nuit à une autre ses partenaires changeaient et s'avéraient être tous aussi décevant les uns que le autres. Elle qui aimait d'ordinaire les voir picorer dans le creux de sa main trouvait cette facilité fade. Indigne de son intérêt. N'abandonnant cependant pas et cherchant un minimum de divertissement, elle avait rendu visite à l'un de ses souffre-douleur préféré. Elle ressentit la même lassitude. Elle se devait de l'avouer, elle aimait le chaos, les duels, la douleur et les cris. Evenements qui se passaient actuellement au dehors de Londres. Alors qu'elle renvoyait une nouvelle fois un assistant à sa tâche, elle réalisa qu'elle n'arriverait aucunement à se concontrer sur ses tâches -ingrates, certes, mais tâches- dans son bureau. Pour la première fois depuis qu'elle avait accédé à son poste d'assistante, elle décida de quitter les lieux de son travail plus tôt que les autres sorciers. Elle pointa sa baguette près de sa gorge marmonnant un sonorus afin de déclarer à tous qu'elle s'absentait pour le Chaudron Baveur et qu'ils feraient mieux de la déranger uniquement en cas d'urgence.

Combien de verres avait-elle descendu ? Elle ne saurait le dire. On pouvait néanmoins apercevoir que la bouteille de pur-feu était bien entamée. Cela ne la ralentit pas pour autant. Enfin, elle voyait le bout de sa paperasse. Quand bien même cette journée l'épuisait moralement elle se sentait bien plus à l'aise à travailler dans le pub presque vide à cette heure-ci de la journée que dans son office. Chacun devait avoir fini par accepté ses responsabilités puisqu'elle n'avait reçu aucun appel. Du moins jusqu'à présent. Sitôt sa pensée formulée, elle détecta un halo argenté se présenter à elle. Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle reconnue le lynx propre à son amie. Sa chère amie. Sans aucune formalité elle laissa quelques gallions sur la table, s'empara du restes de la bouteille et s'engagea sur le chemin de traverse afin de déposer son travail presque achevé sur son bureau. Sans aucune suprise, elle constata que la plupart des sorciers avaient quitté les lieux la nuit commençant à faire son apparition. De même, elle remarqua quelques nouveaux rapport. Elle devrait donc repasser après avoir réglé la situation à Azkaban. Aparemment l'un des prisonniers de longue date a décidé de se rebeller et de s'attaquer au personnel du ministère actuellement sur les lieux. Certes, il ne pouvait pas faire de mal à un elfe de maison, mais une correction s'imposait. Il était presque à croire que Solveig avait deviné l'ennui dans lequel elle était actuellement enveloppé et sa proposition tombait à point venu. Avec juste intuition, elle se saisit de sa cape avant de transplaner et de se retrouver à l'entrée de la prison. Etrangement la sensation de désespoir et d'opression qui régnait aux alentours lui arrachèrent un soupir de complaisance. Dés lors qu'elle entra après s'être présentée un froid glacial la saisit jusqu'aux os. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle recracha un nuage de buée par la bouche. Son corps fut presque paralysé de terreur quand elle croisa un détraqueur sur son chemin mais elle ne s'arrêta pas pour autant, pressée d'arriver à destination. Quand elle retrouva son amie, son sourire s'élargit. Elle regarda la pièce dans laquelle elles se trouvaient et remarqua une silhouette frêle, sa joue était déjà rougie. Odette posa le whisky sur la table et s'approcha de lui, suffisamment proche pour qu'il puisse l'entendre quand bien même elle murmurait.

◓ J'ai entendu dire que tu n'avais pas été sage. Que tu avais cherché à blesser l'un des fidèles de notre maître. Sais-tu ce que l'on fait aux garçons qui ne sont pas sages ? On leur rend la monnaie de leur noise. A plusieurs reprises. De cette façon nous sommes persuadés que l'envie ne les reprenne plus. Je suis venue en personne m'en assurer, j'espère que tu réalises ta chance. Nous allons tellement bien nous occuper de toi que tu n'auras plus jamais besoin d'être puni. Tu seras un petit prisonnier bien docile.  ◓

Elle posa sa main sur sa joue, la caressant avant de lui asséner une claque, laissant échapper toute la frustration qu'elle avait emmagasiné au cours de la journée, puis sortit sa baguette en se retournant vers son amie. Elle fit apparaître deux verres et braqua par la suite son arme sur sa victime.

◓ Je suis ravie de te revoir Sol' et merci pour l'invitation. Je sens que nous allons nous amuser comme des lutins de Cornouailles. Doloris. Tant que je suis là j'en profiterai pour m'enquérir de l'état de vos interrogatoires avec nos nouveaux invités. Après le divertissement, bien entendu. A ton tour. J'ai entendu des rumeurs à propos de nouveaux sorts. J'ai hâte de te voir à l'oeuvre. Tu me montres ?  ◓
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MessageSujet: Re: Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig   Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig EmptyLun 4 Nov - 3:07

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La journée avait été longue pour la rousse qui passait ses jours à errer dans la prison, en quête d’un minimum d’action ou de révélations, sans jamais avoir quelque chose à se mettre sous la dent. Les prisonniers du régime n’étaient pas aussi drôles que ce auquel elle s’attendait et elle pouvait même affirmer qu’elle était presque déçue d’eux. Les séances d’interrogatoires se terminaient certes, très souvent, en séances de tortures, mais au bout d’une ou deux semaines les Détraqueurs avaient fait leur travail et plus aucun prisonnier ne se rebellait. Et de ce fait, la professeur de défense contre les forces du bien s’ennuyait à mourir dans ce taudis où il faisait froid et où elle côtoyait traîtres et nés-moldus. Un soupir s’échappa des lèvres entrouvertes de la jeune femme qui passa une main dans sa chevelure de feu avant de tirer sur sa cigarette. Elle jeta ensuite un regard à sa montre et un nouveau soupir traversa la barrière de ses lèvres pour s’envoler dans le froid glacial. Portant une nouvelle fois sa cigarette à ses lèvres, la jeune femme fut cependant interrompue par un bruit sourd suivit de plusieurs hurlements et cris. Ses sourcils se froncèrent immédiatement et elle laissa tomber sa cigarette sur le sol sans même prendre la peine de l’éteindre du pied, sortant sa baguette de sa robe de sorcière avant de s’engager dans le couloir, suivant les cris pour la mener à la source de toute cette agitation. De toute évidence les Détraqueurs avaient eux aussi perçu le problème puisqu’un froid plus mordant que d’habitude s’abattit sur la jeune femme tandis qu’elle avançait. Un frisson remonta le long de son échine mais elle arriva bientôt à son but. Un attroupement s’était formé devant la cellule d’un des prisonniers, un habitué des locaux puisqu’il croupissait dans ce trou depuis quelques temps déjà. Un des membres du Ministère était légèrement à l’écart et Solveig eut le temps d’apercevoir une légère plaie au niveau de son, crâne avant que deux Mangemorts ne se mettent devant elle. « Ce malade a tenté d’attaquer Thomson au moment où il l’emmenait pour son interrogatoire ! » Une moue de dégoût se dessina sur les lèvres de la rousse qui baissa les yeux vers le prisonnier, allongé sur le sol et visiblement assommé. « Heureusement qu’il s’est défendu et que cet imbécile n’avait pas de baguette. » Levant la main pour interrompre son collègue, la jeune femme plongea ses yeux d’un bleu profond dans son regard et prit la parole. « Je m’en occupe. Cette vermine mérite que quelqu’un lui apprenne  les bonnes manières » Les deux Mangemorts face à elle s’échangèrent un regard qu’elle perçut distinctement et elle haussa les sourcils, croisant les bras sur le devant de la poitrine. « Mais c’est que.. » « Oui ? » « Non rien… On l’emmène en salle d’interrogatoire cinq alors » Parfait.

Se pinçant l’arête du nez avant de tourner les talons, la rousse parcourut les couloirs où l’agitation diminuait lentement mais sûrement puis tourna dans un coin, croisant de ce fait un Détraqueur qui lui provoqua un long frisson le long de l’échine. Passant par une porte aussi noire que la crasse recouvrant les prisonniers, la rousse arriva bientôt dans la salle réservée aux membres du Ministère chargé d’interroger les délinquants et elle se rendit dans la minuscule salle de bain qui leur servait seulement de toilettes. Levant les yeux vers le miroir sale et craquelé en face d’elle, un soupir traversa ses lèvres roses lorsqu’elle aperçut son reflet. Son teint était encore plus pâle que d’habitude et des cernes entouraient ses yeux d’un bleu profond, montrant la fatigue dont la jeune femme était envahie depuis que le Lord lui avait confié cette tâche. Si elle devait admettre que torturer des prisonniers était tout bonnement jouissif pour elle, faire face à des murs de pierre qui ne voulaient pour aucune raison vendre leurs amis était éreintant, et elle avait la mauvaise impression qu’ils ne parviendraient jamais à mettre la main sur les fuyards. Ce qui était une très mauvaise chose pour les partisans du Lord et pour le régime tout entier. Passant sa main dans ses cheveux, la jeune femme les laissa pendre du côté droit de sa tête avant de se baisser et d’ouvrir le robinet d’eau froide. Mettant ses mains comme réceptacle, elle se mit de l’eau sur le visage avant de redresser la tête, plongeant son regard dans son reflet. Les prisonniers étaient sous tension et les gardiens devaient redoubler d’attention, sinon des incidents comme celui d’aujourd’hui allaient se reproduire bien trop souvent à son goût. Attrapant du bout des doigts la serviette qui trainait là, la jeune suédoise se la passa sur le visage avant de la jeter sans un regard. Elle devait bien faire comprendre à ce prisonnier que ce genre de comportements était tout bonnement inacceptable, et elle avait besoin d’une aide pour bien faire entrer le message dans le crâne d’oiseau de cet imbécile. Un sourire s’étala sur les lèvres de la jeune femme tandis qu’elle pensait à la personne parfaite pour ce poste. Sortant sa baguette, la rousse murmura le sortilège du Patronus et un lynx argenté s’échappa du morceau de bois. Donnant ses ordres à son patronus, elle le vit s’évaporer à travers la porte et elle sût que le message allait être livré. En attendant une réponse, elle devait se rendre dans la pièce où le prisonnier attendait sa sentence. Tournant les talons et gardant sa baguette à la main, la jeune femme reprit le sens inverse de sa course et se retrouva bientôt devant la porte de la pièce, gardée par un Mangemort. D’un signe de la tête elle lui fit comprendre qu’il pouvait disposer puis posa sa main sur la poignée et ouvrit la porte à la volée. La pièce était sombre et seules une table et de chaises de fortune meublaient l’endroit. Le prisonnier qu’elle reconnut rapidement était assis sur l’une des chaises, le regard baissé vers le sol, les mains jointes et tremblantes. Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la jeune femme tandis qu’elle laissait tomber sa cape sur l’autre chaise et qu’elle posait ses mains sur la table, obligeant le prisonnier à relever le visage. « Alors comme ça on cherche à jouer les héros ? » Sans même attendre une réponse qui ne viendrait de toute manière jamais, la main de la rousse se leva rapidement pour aller s’écraser contre la joue de l’homme.

Se redressant de toute sa hauteur, la jeune femme fit le tour de la table afin d’arriver juste derrière le prisonnier, ses doigts s’accrochant dans sa chevelure, tirant sa tête en arrière. « Je te rappelle que les héros n’existent pas » Puis, avec sa main libre, elle tira le dossier de la chaise en arrière afin de faire tomber son interlocuteur qui percuta le sol dans un bruit sourd. Lui donnant au passage un coup de pied dans les côtes, la rousse entendit la porte s’ouvrir derrière elle et elle se retourna, croisant un regard qu’elle connaissait désormais très bien. Un sourire s’étala sur ses lèvres tandis qu’un gémissement s’échappait des lèvres de sa victime qui venait de se redresser difficilement, s’appuyant contre le mur. La suédoise observa sa meilleure amie pénétrer dans la pièce et déposer une bouteille de whisky sur la table d’interrogatoire avant de se diriger vers le prisonnier. Croisant les bras sur le devant de la poitrine, elle l’écouta murmurer des menaces à l’encontre de ce suicidaire. « J'ai entendu dire que tu n'avais pas été sage. Que tu avais cherché à blesser l'un des fidèles de notre maître. Sais-tu ce que l'on fait aux garçons qui ne sont pas sages ? On leur rend la monnaie de leur noise. A plusieurs reprises. De cette façon nous sommes persuadés que l'envie ne les reprenne plus. Je suis venue en personne m'en assurer, j'espère que tu réalises ta chance. Nous allons tellement bien nous occuper de toi que tu n'auras plus jamais besoin d'être puni. Tu seras un petit prisonnier bien docile. » Un rictus sadique se dessina sur les lèvres de la jeune femme tandis qu’elle voyait la main d’Odette se lever pour venir s’abattre sur la joue déjà meurtrie du prisonnier. Puis elle la vit se tourner vers elle, sortant sa baguette, et faire apparaître deux verres vides qui se posèrent à côté de la bouteille, déjà entamée remarqua-t-elle. Décroisant les bras, la jeune femme s’avança vers la table en bois, ses doigts glissant contre la surface froide et dure du meuble, ses ongles jouant avec le matériel. Puis, ses doigts agrippèrent la bouteille au liquide ambré qu’elle ouvrit d’un coup d’ongle avant de verser le liquide dans deux verres bien pleins. Reposant la bouteille sans même prendre la peine de la reboucher, elle attrapa l’un des verres qu’elle porta à ses lèvres. L’alcool glissa le long de sa gorge et la réchauffa instantanément, lui prodiguant une sensation revigorante. « Je suis ravie de te revoir Sol' et merci pour l'invitation. Je sens que nous allons nous amuser comme des lutins de Cornouailles. Doloris. » Des hurlements envahirent la pièce tandis que la victime de Carrow se tordait de douleur derrière elle et Solveig se retourna lentement tout en sortant sa baguette de sa robe de sorcière, la faisant tourner entre ses doigts fins. « Tant que je suis là j'en profiterai pour m'enquérir de l'état de vos interrogatoires avec nos nouveaux invités. Après le divertissement, bien entendu. A ton tour. J'ai entendu des rumeurs à propos de nouveaux sorts. J'ai hâte de te voir à l’œuvre. Tu me montres ? » Faisant un léger signe de ‘remerciement’ à sa meilleure amie pour le compliment, la jeune femme leva sa baguette en direction du prisonnier qui reprennait son souffle et dans un murmure, elle prononça « Premeretesta » De nouveaux hurlement résonnèrent dans la pièce tandis que Solveig souriait devant l’état déplorable du rebelle. Puis, détournant le regard pour le poser sur la blonde qui se tenait près d’elle, elle reprit la parole sans se soucier des cris de douleur du prisonnier. « Ça fait plaisir de te voir aussi Odette. » Marquant une légère pause la jeune femme reprit vite la parole. « Si enseigner à Poudlard sert bien à quelque chose, c’est à ça. Les élèves font de parfaits cobayes pour mes petits tests et je suis plutôt fière du résultat » Levant sa baguette pour faire taire les cris du prisonnier, la jeune femme prononça un « Silencio » qui fit instantanément revenir le silence même si le visage de leur victime était toujours déchiré par la douleur. « Si tu savais comme je m’ennuie ici. Ils ne sont même pas drôles à torturer à la longue » Elle fit un léger signe de tête en direction de l’homme qui se tordait de douleur sur le sol avant de reporter son attention vers sa meilleure amie. « Parfois je donnerais tout pour revenir au Ministère. Même les élèves sont fades à Poudlard. Et encore je te parles même pas des collègues » Un long soupir s’échappa des lèvres de la jeune femme mais bientôt un sourire le remplaça tandis qu’elle faisait cesser le sortilège dont était prisonnier l’homme au sol. Elle était contente de voir Odette désormais, cela faisait quelques temps déjà qu’elle n’avait pas pût passer du temps avec la blonde. Et même si cette situation pouvait sembler incongrue aux autres, les deux jeunes femmes se retrouvaient dans un environnement qui leur convenait parfaitement. Se retrouver pour une petite séance de torture sans enjeux derrière était quelque chose de parfaitement normal aux yeux de la suédoise qui savait bien que son sadisme n’avait d’égal que celui de sa meilleure amie. Si les deux jeunes femmes, pourtant si solitaires amicalement parlant, s’entendaient à la perfection c’est notamment qu’elles se rejoignaient dans leurs plus ombres vices et rares étaient les personnes leur arrivant à la cheville lorsqu’il s’agissait de créer de nouveaux sortilèges pour faire sortir la douleur de chaque fibre du corps de leurs victime. Certes de nombreux Mangemorts étaient tout aussi inventifs qu’elles, mais elles s’étaient tout de même très bien trouvées. Passant sa main dans ses cheveux, la jeune femme attrapa ensuite son verre qu’elle remplit de nouveau et qu’elle avala ensuite cul-sec avant de reposer avec force le verre sur la table. « Et toi ? Je ne pensais pas que tu serais là aussi vite avec ton travail au Ministère »

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Odette T. Carrow


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MessageSujet: Re: Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig   Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig EmptyDim 10 Nov - 14:47



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Solveig & Odette





Il faisait un froid à faire frisonner un détraqueur. Odette n'avait pas quitté son manteau et pouvait sentir une légère brise venue de nul part contre sa nuque. Ses doigts étaient à moitié engourdis autour de sa baguette à un point tel qu'elle avait du mal à les plier. Elle aurait pu lancer un quelconque sort afin de changer cela, de se réchauffer et de se sentir suffisament à l'aise. Elle aurait pu. Cependant elle n'en possédait pas la moindre envie. Elle trouvait quelque part un certain plaisir dans l'inconfort, elle aimait pousser ses limites qu'elles soient psychologiques ou physiques, quitte à avoir mal. Stupide ? Incompréhensible ? Rien ne pouvait être plus faux selon elle. Cela lui permettait de se forger une meilleure résistance, de réduire sa sensibilité au minimum ce qui n'était pas négligeable. Certes, pour le moment le calme régnait en Angleterre, mais tout pouvait changer. Certes, elle n'était pas assez imbécile pour se mettre dans des situations risquées mais il était toujours bon d'être préparée. Elle sut que si par hasard elle venait à être captureé par un quelconque résistant il aurait un mal d'elfe de maison  tirer quelque chose d'elle. D'une part parce qu'elle n'avait en fin de compte que très peu d'informations, d'autre part parce qu'elle n'avait aucun moyen de pression et d'autre part parce qu'elle serait familière à la douleur. Elle secoua donc légèrement ses mains afin de chasser l'idée de choisir la solution de facilité, à savoir ce que son corp réclamait. De la chaleur. De plus, elle se réjouissait de la vision du prisonnier qui devait souffrir bien plus qu'elle de la température. Cela, et le voir se tortiller de douleur sous la baguette de sa chère amie. La sorcière ferma les yeux quelques instants, se délectant des cris s'échappant de sa bouche. Elle n'aurait imaginé que torturer quelqu'un lui aurait tant manqué. Elle ignorait à quand remontait sa dernière séance, mais une chose était certaine, cela faisait bien trop de temps. Maintenant qu'elle y réflichissait elle était presque certaine qu'elle avait du être en compagnie de Solveig. A Poudlard. Sur l'un des petits délinquants qui en peuplaient les couloirs. Ses paupières se rouvrirent et elle dût se rendre à l'évidence, à voir le sorcier, sa sadique partenaire avait mené bien des expérimentations depuis leur dernière séance ensemble. La blonde espérait maintenant que de telles mesures soient mises en place au ministère. Cela lui permettrait d'égayer ses journées et de pouvoir elle-même partager ses dernières trouvailles avec son amie. Par réflexe, comme si cela lui permettrait de découvrir les effets du sort, Odette pencha sa tête de côté, mais il fallait dire qu'il ne rendait pas cela facile avec tout ces hurlements. Solveig la devança en le faisant taire. Quelques secondes durant, elle étudia son visage tordu par la douleur et décida que cela n'avait pas grande importance dans la mesure où il semblait en prendre pour son grade.

Un élan de compassion - ce qui était extrêmement rare chez l'assistante disons-le - la prit. Elle n'aurait pensé que les sorciers envoyés en mission seraient à plaindre. Après tout ils avaient de quoi s'occuper, pouvaient pratiquer la magie pour une autre raison que de se verser une tasse de café dans le but de rester éveiller à faire de la paperasse et étaient entourés de collègues plutôt compétents. Elle avait apparemment faux sur toute le manche du balai. Elle pouvait faire confiance à l'objectivité de Solveig, si elle se déplorait du calme plat régnant et de l'inintérêt que les prisonniers représentaient, cela devait être vrai. Ceci donna matière à réfléchir à Odette. Ainsi les interrogatoires ne semblaient pas se dérouler aussi fructueusement que prévu. Ce qui semblait se contredire légèrement avec les propos que lui avait tenu Jeremiah quelques jours plus tôt. L'assistante retint l'envie qui la prenait de lui demander plus d'explications. Elle devrait attendre d'être seule avec son amie et maintenant qu'elle y pensait à deux fois, elle se rappela qu'il avait évoqué de petites avancées et il fallait se rendre à l'évidence la patience n'était pas l'une des vertues de son amie. Pas plus qu'elle n'était l'une des siennes. Lorsqu'elle souhaitait quelque chose, elle préférait redoubler d'effort et travailler dessus jusqu'à l'obtenir quitte à ne prendre aucun repos plutôt que de répartir la tâche sur des jours et des jours. Finalement, il n'était peut-être pas plus mal qu'elle ne fût pas envoyée à Azkaban, elle aurait probablement laisser ses nerfs prendre le dessus et crée quelques meurtres.
Ajouté à cela le fait que sa pauvre amie travaillait maintenant à Poudlard depuis des mois, elle pouvait comprendre sa lassitude et sa sourde colère. Odette aurait également tout donné pour retrouver la rousse au ministère et ne pouvait imaginer ce que devait être sa vie au château avec ces gamins pourris jusqu'à la moëlle et ces collègues tout aussi stupides l'un que l'autre. Ses pensées allèrent notamment droit vers Zaphod ou Kensington. La blonde avait conscience qu'elle aurait craqué il y a cela des mois si elle avait du leur faire face chaque jour. Soit elle se serait explosé le crâne, soit elle les aurait balancé  depuis la tour d'astronomie. Alors qu'elle essaya de lancer un sourire compréhensif elle se rendit compte que son visage était engourdi par le froid ambiant. Elle se servit à son tour un verre et décida de remplir à nouveau celui de son amie. Elle le lui tendit. “Ma pauvre Solveig, je suis navrée d'entendre ta misère. Tu sais bien que je donnerai tous mes gallions pour te revoir au ministère, malheureusement ce n'est pas en mon pouvoir. Réjouissons-nous d'être ensemble aujourd'hui et en si bonne compagnie.” Elle leva son verre afin de trinquer et but quelques gorgées qui eurent pour effet de réchauffer tout l'intérieur de son corps. Elle eut l'étrange envie de se saoûler, ici, entourée de détraqueur, avec sa seule et unique confidente, à torturer un sorcier miteux. Elle prit deux nouvelles lampées et s'essuya ses lèvres de son majeur, afin de recueillir la moindre goutte du pur-feu. Un délice, un plaisir. “Si cela peut te rassurer la vie au ministère en ce moment est extrêmement monotone. Les résistants se font calme après la vague d'assassinats lancée par notre maître. Ce qui était notre but, je le conçois mais du coup je suis coincée à faire de la paperasse et des tâches ingrates. A croire que rien d'excitant n'est à venir en ce moment. Il faudrait que l'on se retrouve plus régulièrement, mes journées me paraissent extrêmement longues sans ta présence.” Alors qu'elle se dirigeait vers la petite table en bois afin de resservir, elle remarqua le manque de mouvement du côté du prisonnier.
Elle avait fini par l'oublier, souhaitant rattraper le temps perdu avec la rousse. Elle posa son verre et se dirigea vers la masse inerte, le saisissant par les cheveux et examinant son visage.“Ta présence, et ton talent. Je ne sais pas ce que ce sort faisait mais il est bien efficace. J'espère qu'on ne l'a pas tué, on a à peine eut le temps de s'échauffer.” Odette posa sa main contre la bouche et sentit un léger souffle venir s'écraser contre sa peau. Elle lui lança un aguamenti dans la tête. “Allez, on se réveille, tu n'es pas là pour faire la sieste. On commençait juste à s'amuser, tu ne vas pas nous fausser compagnie tout de même. Ce ne serait pas très gentil de ta part.” Elle posa l'un de ses pieds sur la chaise et fit tourner la baguette entre ses doigts. “Voyons ce que je peux trouver d'intéressant.... non pas celui-ci, je risquerais de m'emporter et de te saigner à blanc... je sais... hm hm... ne retire pas ta main sinon je vais changer d'avis et tu vas le regretter. Ossuqassere.” La sorcière fut légèrement surprise de ne pas entendre de son s'échapper de la bouche du prisonnier avant de se rappeler que son amie l'avait réduit au silence. Elle remarqua avec délice son petit doigt tordu dans une drôle de position. Elle se retourna vers Solveig. “Quel os devrions-nous prendre maintenant ? Il a tout de même essayé de me résister ce qui montre qu'il a encore bien à apprendre en terme d'obéissance.”

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Dernière édition par Odette T. Carrow le Dim 17 Nov - 16:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig   Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig EmptyLun 11 Nov - 2:45

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L’alcool apporté par Odette réchauffait le corps de la rousse qui devait admettre que les Détraqueurs ne faisaient en rien remonter son moral déjà bien en berne. Le froid glacial qui régnait dans la prison n’était clairement évident aux yeux de la jeune femme que lorsqu’elle retournait dans le monde sorcier. Elle s’habituait aux couloirs glaciaux, aux vents de froid qui vous gèle les tripes lorsque vous passez à côté de ces créatures démoniaques. Son sang suédois lui permettait aussi de mieux résister à ce genre de climat, beaucoup mieux que d’autres Mangemorts qui se couvraient plus que de raison, frissonnant sous leurs cinq couches de vêtements. Mais elle, elle adorait ce froid, cette sensation de retrouver son pays natal même si les étendues blanches étaient remplacées par des murs noirs et sales. L’hiver était rude dans le Nord et elle avait passé son enfance à jouer dans des températures avoisinant les moins trente, alors quelques jours passés en compagnie des Détraqueurs ne lui faisait pas peur. C’était plus son moral qui descendait en flèche lorsqu’elle frôlait leurs longues capes, lorsque ses yeux se posaient sur leurs visages inexistants, ce trou béant qui ressemblait au puits de ses plus sombres cauchemars. La brûlure de l’alcool qui lui réchauffait autant le cœur que les membres était donc la bienvenue et la jeune femme se promit de penser plus souvent à ce genre de petits plaisirs, même si elle ne voulait pas sombrer dans l’alcoolisme à cause de quelques semaines de mission en ces terres hostiles. Ses yeux se posèrent quelques secondes sur le corps sans agitation de sa victime qui semblait presque morte puis elle détourna le regard, complètement indifférente au sort de ce sorcier idiot. Elle observa la blonde remplir son verre de nouveau et lui servir à elle aussi une nouvelle rasade d’alcool. Attrapant du bout des doigts le verre que sa meilleure amie lui tendait, elle la remercia tout en laissant un sourire se dessiner sur ses lèvres avant de porter le breuvage à ses lèvres, appréciant la douceur violente du whisky sur ses lèvres. Passant sa langue sur sa lèvre inférieure, elle écouta attentivement les paroles de l’assistante du Ministre. « Ma pauvre Solveig, je suis navrée d'entendre ta misère. Tu sais bien que je donnerai tous mes gallions pour te revoir au ministère, malheureusement ce n'est pas en mon pouvoir. Réjouissons-nous d'être ensemble aujourd'hui et en si bonne compagnie. » Déposant son verre sur la table après avoir trinqué avec la blonde, elle passa rapidement sa main dans ses cheveux tout en haussant les épaules. Odette ne pouvait rien faire quant à la situation actuelle de la suédoise, cette dernière en était parfaitement consciente et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle savait aussi pertinemment que son ancienne collègue n’avait pas un travail de tout repos et que l’éloignement des deux amies avait été un coup dur autant pour l’une que pour l’autre. Leurs emplois du temps respectifs réduisaient considérablement le temps qu’elles pouvaient s’accorder mutuellement. Les copies d’élèves s’entassaient sur le bureau de la rousse, ses cours s’enchaînaient et, pour ne rien gâcher, ses heures de retenues où ses pulsions sadiques ressortaient lui grignotaient du temps. « Si cela peut te rassurer la vie au ministère en ce moment est extrêmement monotone. Les résistants se font calme après la vague d'assassinats lancée par notre maître. Ce qui était notre but, je le conçois mais du coup je suis coincée à faire de la paperasse et des tâches ingrates. A croire que rien d'excitant n'est à venir en ce moment. Il faudrait que l'on se retrouve plus régulièrement, mes journées me paraissent extrêmement longues sans ta présence. » Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme tandis qu’elle relevait les yeux, les plongeant dans le regard de son amie. Oui, la vague d’extermination avait eu un effet anesthésiant sur la Résistance, mais même si la suédoise vouait une haine sans norme à ces traîtres, elle devait admettre que sans eux, leurs pulsions meurtrières ne pouvaient être assouvies complètement. Elle se contentait donc de quelques élèves à la tête brûlée mais ne pouvait pas non plus exterminer toute l’école. Elle devait donc prendre son mal en patience, et de toute évidence, Odette n’était pas mieux lotie malgré son poste au Ministère, au cœur de l’action donc. Reprenant son verre qu’elle porta à ses lèvres, la jeune femme avala une nouvelle gorgée d’alcool avant de répondre à son amie. « Sur ce point je ne t’envie pas, la paperasse m’a toujours ennuyé au possible. Je ne sais pas comment tu fais pour gérer la plupart des abrutis qui déambulent au Ministère non plus. Au moins à Poudlard, quand tu as un imbécile en face de toi, tu peux te défouler. » La rousse haussa les épaules avant de boire de nouveau et de reprendre après avoir avalé sa rasade d’alcool. « Et oui, il faut absolument qu’on s’accorde plus de temps. Je vais finir par devenir folle, ou, au mieux, à tuer la moitié de Poudlard. » Son sourire s’agrandit sur ses lèvres tandis qu’elle se tournait vers le prisonnier, toujours à terre.

Ses sourcils se froncèrent subtilement tandis qu’elle entendait Odette poser son verre sur la table et qu’elle vit sa chevelure blonde passer à ses côtés. Elle l’observa se mettre juste à côté du corps inanimé et sa voix s’éleva de nouveau dans les airs. « Ta présence, et ton talent. Je ne sais pas ce que ce sort faisait mais il est bien efficace. J'espère qu'on ne l'a pas tué, on a à peine eut le temps de s'échauffer. » Terminant son verre, la jeune femme le posa sur la table avant de croiser les bras sur le devant de sa poitrine, un air satisfait sur le visage se peignant lentement. « Oh tu sais, pas grand-chose. Je préfère commencer les choses en douceur, ce n’est pas de ma faute si les prisonniers sont douillets » lâcha-t-elle dans un murmure avant d’observer son amie lancer un aguamenti sur le visage du prisonnier sans aucune douceur. Ce dernier sembla ouvrir les paupières au prix d’un effort surhumain et sa bouche s’ouvrit pour laisser passer un grognement silencieux. Le sort de la rousse faisait toujours effet et aucun son ne pouvait franchir la barrière de lèvres de cet individu, malgré sa bouche ouverte. « Allez, on se réveille, tu n'es pas là pour faire la sieste. On commençait juste à s'amuser, tu ne vas pas nous fausser compagnie tout de même. Ce ne serait pas très gentil de ta part. » Le sourire de la rousse se transforma en rictus tandis qu’elle s’appuyait sur la table, s’asseyant presque sur le meuble, les bras toujours croisés sur la poitrine. Odette quant à elle posa l’un de ses pieds sur la chaise voisine et commença à faire tourner sa baguette entre ses mains, des plans se dessinant surement dans sa tête. Solveig connaissait assez la blonde pour savoir lorsque son côté sadique ressortait. Elle avait été sa complice de torture de maintes fois et désormais, l’une comme l’autre se connaissait sur le bout des doigts dans ce domaine. « Voyons ce que je peux trouver d'intéressant.... non pas celui-ci, je risquerais de m'emporter et de te saigner à blanc... je sais... hm hm... ne retire pas ta main sinon je vais changer d'avis et tu vas le regretter. Ossuqassere. » Un léger craquement se fit entendre et le visage du prisonnier se déchira en une grimace de douleur mais aucun son ne sortit de sa bouche pourtant déformée par la souffrance. Les yeux de la suédoise parcoururent le corps de la victime et s’arrêtèrent sur le petit doigt du jeune homme qui avait désormais pris une forme complètement inhumaine.

L’air faussement désolée, la jeune femme laissa échapper un « Outch, ça doit faire mal » avant de détourner son regard de l’homme. « Quel os devrions-nous prendre maintenant ? Il a tout de même essayé de me résister ce qui montre qu'il a encore bien à apprendre en terme d'obéissance. » La jeune femme acquiesça en silence aux paroles de son amie et, décroisant les bras, elle commença à jouer avec sa baguette, plongée dans ses réflexions. « Je sais pas, il a l’air d’avoir compris la leçon non ? » Ses yeux se posèrent de nouveau sur le prisonnier qui, pour toute réponse, cracha de manière violente comme s’il tentait d’atteindre l’une des deux sorcières. Du sang s’échappa de sa bouche en même temps, faisait étalage des dommages internes que les sortilèges avaient eu sur lui. Les épaules de la rousse se haussèrent dans un air désolé et elle reprit d’une voix calme. « Ouuh, c’est malpoli tout ça. » Elle leva ses yeux en direction de la blonde, sa baguette tournant toujours autour de ses doigts pâles et longs. « De toute évidence non. En plus d’être idiots, ces résistants sont complètement fous. » La jeune femme se décolla alors de la table et fit quelques pas en direction du prisonnier, se postant juste à côté de son amie, le bruit de ses talons se répercutant dans la pièce étroite. Posant son pied juste à côté du visage du jeune homme, elle le leva pour l’obliger à se retourner et se mettre sur le dos. Elle alla ensuite chercher la main blessée du prisonnier et, sans aucun signe de pitié quelconque, elle laissa son talon s’écraser sur son doigt cassé. De là où elle était, elle pouvait voir pleinement le visage du Résistant se déchirer une nouvelle fois de douleur, ses cris silencieux déformant ses traits de manière ignoble. Poussant le vice jusqu’au bout, la jeune femme laissa son talon plus que de raison sur l’os cassé, le faisant bien tourner lentement, pour que la douleur soit accrue. Puis elle releva le pied et se passa une main dans les cheveux. « Que dirais-tu de la jambe ? Non, trop facile, pas assez douloureux. » Une lueur malsaine apparut alors dans ses yeux et elle se tourna vers Odette avec l’air d’une enfant qui avait découvert un nouveau jeu, surexcitée par son idée. « L’omoplate. Il ne pourra plus tenir de baguette avant bien longtemps, et la prochaine fois qu’il aura l’envie de s’attaquer à l’un des nôtres, il y réfléchira à deux fois » Se tournant de nouveau vers le prisonnier, elle leva sa baguette et prononça dans sa tête le sortilège. Un spasme parcourut le corps de sa victime tandis qu’il se retournait, laissant clairement apparaître une bosse anormale au niveau de son omoplate. Un sourire flotta sur les lèvres de la rousse qui s’accroupit, de sorte à être juste à côté du visage douloureux du jeune homme. Attrapant ses cheveux, elle tira sans ménagement dessus pour qu’il puisse la regarder dans les yeux, et elle reprit la parole. « J’espère que ça rentre lentement mais sûrement dans ce qui te sert de crâne. » Relâchant la chevelure du prisonnier, elle laissa retomber sa tête sans ménagement sur le sol avant de se redresser, un air dégoûté sur le visage. Se tournant vers Odette, elle haussa les épaules, son sourire revenant sur ses lèvres. « J’ai tout mon temps, et lui inculquer les bonnes manières me détend » Puis elle tourna les talons vers la table et récupéra les verres, réservant aux deux femmes une bonne rasade d’alcool. Tendant un des verres à la blonde, elle s’appuya de nouveau sur la table, la main tenant sa baguette posée sur la table tandis qu’elle portait son verre à ses lèvres, observant la blonde par-dessus le verre. Après avoir avalé le whisky, elle laissa retomber sa main sur la table et reprit doucement. « Aucune nouvelle des fuyards ? Je n’arrive même pas à comprendre comment ils font pour courir encore comme des lapins dans la nature. Et comment ils ont réussis à échapper à notre vigilance à Poudlard.. » Solveig omis bien de dire à la blonde qu’elle avait entendu parlé des plans du jeune lion, Sidney, pour s’enfuir de l’école mais qu’elle l’avait laissé faire. Elle ne pensait pas que les choses auraient dégénéré comme cela. Elle ne pensait pas que la garde-chasse allait elle aussi fuir. Dans son esprit, la fuite de Sidney aurait juste été une question de survie, mais si les rumeurs de son implication avec James Potter et Clarke étaient vraies, alors elle s’était lourdement trompée. Et elle n’arrivait toujours pas à comprendre pourquoi elle n’avait rien vu venir quant au sujet de la blonde qui, malgré son air stupide, cachait bien son jeu.

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MessageSujet: Re: Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig   Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig EmptyDim 17 Nov - 16:02



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C'était d'un pathétique. L'assistante regarda le sang couler le long du menton du prisonnier dégoûtée par sa tentative de les atteindre, de les souiller mais trop faible pour parvenir à faire quoi que ce soit de signifiant. Ce genre d'attitude ingrate et répugnante lui donnait envie de vomir et de lui fracasser le crâne sans aucun ménagement. Un expulso droit dans la tempe et elle aurait été débarassée de cette présence plus qu'intempestive. Il ne s'agissait cependant pas là de leur but et elle en avait conscience. C'était de toute évidence ce qui la retint de laisser son self-contrôle lui échapper et de se défouler sur cette guenille qui se voulait être humaine. Pourtant l'envie ne lui manquait pas et des idées d'exécutions plus douloureuses et fantastiques les unes que les autres se bousculaient dans son crâne. Chaque nouveau fantasme plus sanglant que le précédent, plus intense, plus douloureux, plus vicieux. Son coeur se mettait à battre d'excitation dans sa poitrines aux images qui se déployaient dans ses pensées. De simples images qu'elle ne pourrait malheureusement pas réaliser qui resteraient de simples graines et ne germeraient pas. Une perte à son avis, mais une perte nécessaire. Elle eût tout le mal du monde à se rappeler que leur but était de donner un exemple et malheureusement un mort ne pouvait évoquer les tortures qu'il avait subi. Il ne pouvait faire passer le message aux autres “locataires” des lieux, il ne pouvait prouver à quel point chercher à se rebeller était stupide et entraînait des conséquences bien pires qu'une sentence fatale ou même qu'un baiser du détraqueur. Voilà ce qu'était son but en cette fin d'après-midi. Convaincre cet crétin nauséabond que mourir ou errer sans âme aurait été préférable à leur petite séance. Il était mainetant évident qu'elles avaient encore bien du travail à assener et bien des sortilèges à mener avant qu'il ne comprenne dans quelle misère il s'était fourré en attaquant l'un de ses collègues. En soit, elle se moquait bien d'un sorcier lambda quand bien même mangemort, quand bien même au service du ministère et il ne s'agissait que d'une bonne raison pour qu'elle passe ses nerfs et retrouve durant quelques heures la présence de sa chère amie. Elle espérait seulement que cela ait des répercussions jusqu'aux oreilles des nouveaux arrivés et qu'ils ne tarderaient pas à cracher le morceau. A lancer d'autres noms qui leurs étaient encore inconnus ou mieux encore l'endroit où pouvaient se cacher cette vermine qui venait de s'échapper de Poudlard. Tant de bonnes raisons de se retenir, de se contrôler, mais le sang d'Odette bouait et son désir de meurtre ne s'était pas éteint. Loin de là. Plus elle l'observait et plus elle s'étoffait. Aussi, elle accueillit avec joie le son des talons cliquetant sur le sol, la rejoignant.

Elle était ravie que Solveig prenne la relève. A elles deux, elles allaient faire des étincelles et ne lui laisser que peu de répit et lorsqu'il implorait silencieusement, lorsque ses yeux s'empliraient de larmes tel un bâtard battu elle serait ravie de le renvoyer croupir dans son trou. Elle prit légèrement du recul afin de laisser le champ libre à la rousse et ne put que se féliciter de ne pas avoir laisser son tempérament sanguin prendre le dessus. Son amie ne prenait aucun gant et leva sans aucun ménagement le prisonnier qui était dans un sale état. La blonde ne put retenir une petite exclamation lorsqu'elle le vit le pied s'écraser sur l'os qu'elle avait vicieusement cassé. Nul doute qu'il ne se servirait plus jamais de son petit doigt après un tel traitement. Elle s'accouda sur la table et avala une nouvelle gorgée de son pur-feu, admirant le spectacle. Voilà ce qui la détendait. Si être la cause de mille souffrance lui était appréciable, la patience nécessaire pour faire durer le plaisir lui faisait souvent défaut. Il n'était guère surprenant qu'elle ne fut pas sur la liste des sorciers envoyés à Azkaban pour ce genre de travail, elle aurait d'ores et déjà perdu son sang-froid et décimé la moitié des prisonnier. Travailler avec Solveig sur ce genre d'affaire lui était pleinement bénéfique. D'une part parce que le sadisme de son ami n'avait que son égal, d'autre part parce qu'elle lui permettait de reprendre ses esprits lorsqu'elle venait à trop s'échauffer. Elle remarqua la petite lueur brillant dans les yeux de son amie alors qu'elle proposait le nouveau membre qu'elles allaient mettre à mal. Elle ne put s'empêcher d'y mettre son petit grain de sel. “On pourrait s'occuper de ses doigts un par un et leur infliger le même traitement.” Le regard du prisonnier devint craintif à ses paroles et cela aurait été un mensonge de dire qu'elle n'appréciait pas de voir enfin un semblant de peur apparaître. Elle secoua légèrement sa tête. “Mais ce serait lassant à la longue, autant se montrer originales.” Elle acquiesça immédiatement à l'idée de sa partenaire. Voilà qui lui rappelerait bien des souvenirs. Elle n'en avait jamais fait l'expérience, mais elle avait entendue dire que des membres mal soignés faisaient souffrir même des années après, et il allait s'en dire que personne ne s'occuperait de lui. Aussi à chacun de ses mouvements, il garderait en mémoire leur petite séance. Excellente suggestion que celle de Solveig. Elle observa d'un oeil lointain le reste de la scène et accueillit avec un sourire le retour de son amie à leur petite table, se pencha pour entendre ses propos. Les fuyards. Elle n'avait aucune réponse à lui donner. Réellement aucune. N'étant pas sur les lieux, elle n'aurait pu prévoir qu'un membre du personnel serait inculqué dans un tel acte. Pour être parfaitement honnête, elle n'avait même pas eu connaissance du nom du chasse-garde avant qu'elle ne parte en courant du château. Odette aimait être au courant de tout ce qu'il se passait autour d'elle. Malheureusement ses réseaux étaient restreints. Excepté Solveig, elle n'avait aucun membre du personnel comme allié et devait s'en référer aux élèves. Certains comme Anjelica étaient des sources sûres, d'autres de simples pions qu'elle jugeait à peine fiables. Mais suite à cette évènement et la trahison de Blake, elle avait décidé de renforcer ses réseaux. Ce qui n'était une mince à faire. Elle lui répondit avec un ton tout aussi bas. “Je n'en ai pas la moindre idée. J'ai bien l'impression que le Lord a décidé d'être le seul à recevoir les rapports de l'équipe de traque. Ce qui est compréhensible. La résistance à beau être au point mort, nous ne sommes jamais à l'abri de fuites. Mais ce que je peux te confirmer c'est que...” Elle s'interrompit voyant le regard alerte du prisonnier. “Je crois que nous terminerons cette conversation d'ici quelques minutes”. Elle se saisit à nouveau de sa baguette et rejetant tout le dégoût qu'elle pouvait ressentir elle se saisit du sorcier par les cheveux le forçant à se mettre à genoux face à elle. Sans prononcer un mot elle ligota ses mains. “Alors comme ça on essaie d'écouter des conversations qui ne nous concerne pas ? Oh non ne secoue pas la tête comme cela, n'essaie pas de jouer à l'innocent. S'il y a eu une chose que je déteste d'avantage que les sang-de-bourbe ou les traitres, ce sont les personnes, si tant est que je puisse te donner l'honore de te qualifier de personne sale vermine que tu es, ce sont les personnes qui me prennent pour une idiote. Je t'ai dit d'arrêter de secouer la tête. Ne t'a t'on pas prévenu ? A maintes reprises ? Tu n'es qu'un moins que rien, un pou de moldu. Tu n'es pas ici en thalasso ou pour espionner notre conversation.” Silencieusement elle envoya une nouvelle corde autour du cou du sorcier afin de le maintenir et durant deux minutes entières elle guérit et brisa à nouveau son omoplate jusqu'à qu'elle aperçoit des larmes s'échapper des yeux de sa victimes. Toujours sans un mot elle versa le reste de la bouteille dans leurs verres et la fit venir à elle avant de la faire exploser au dessus du prisonnier qu'elle balança devant elle d'un coup pied laissant le verre s'incruster dans les moindres parcelles de son corps laisser à nu. Elle le retourna se moquant bien des débris s'enfonçant dans sa peau et passa ses jambes de par et d'autre du blessé, saisissant à nouveau la corde à son cou. “Tu sais ce que l'on faisait aux espions dans le temps ? On leur coupait la langue et les mains pour qu'ils ne puissent répéter ce qu'ils ont entendus. Mais nous on veut que tu fasses passer le mot, que tu montres et disent à tes petits copains que tenter des actions aussi stupides apportent de terribles conséquences. Je me contenterait peut-être de te crever les yeux.” Elle relâcha sa prise et quitta sa place. Sa propre main lui faisait un mal d'elfe de maison, elle laissa cependant la douleur de côté et but quelques gorgées, ignorant son sang qui goûtait sur le sol. “Qu'en penses-tu Solveig ? Il en a eu assez ou on va jusqu'au bout ? J'avoue que je commence à perdre patience. Ou on pourrait l'envoyer ailleurs le temps qu'on finisse notre discussion et on termine son cas après ?”

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MessageSujet: Re: Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig   Party with a troublemaker ◓ ft. Solveig EmptyJeu 16 Jan - 5:48

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La rousse observait l'espèce de résidu d'être humain qui traînait non loin de ses pieds sur le sol humide et puant de la salle d'interrogatoire où devait se mêler le sang des diverses victimes de cette pièces. Une grimace passa sur ses traits fins avant qu'elle ne porte son verre à la bouche afin de faire penser le sentiment de dégoût qu'elle avait au fond  de la gorge devant ce spectacle affligeant. Elle prenait certes un malin plaisir à faire souffrir cet homme qui ne méritait rien de mieux, mais elle ne pouvait qu'être dégoûtée par le gâchis que la Résistance avait créé en prônant des principes idiots, en immisçant des rêves utopiques aux enfants. Leur récompense n'était désormais plus que souffrance et tourments que les Mangemorts distribuaient avec un plaisir malsain et sadique. Leur monde aurait été plus simple si les idées folle des Résistants n'avaient pas gagné le cœur même de la société sorcière, se déployant dans toutes les branches de leur pays comme un venin lent mais dangereux, voire mortel. Ces idiots qui pensaient que le monde pouvait être meilleur ne se rendaient pas compte que tout ce que le Lord faisait était fait pour le bien commun, pour le bien de la classe sorcière et rien d'autre. Seulement, quelques fous croyaient encore dur comme fer que ces rats de moldus valaient autant que les sorciers qui avaient hérité d'un don bien plus grand que ces arriérés de moldus. Et les coups d'éclat comme la fuite de membre de Poudlard ne faisait qu’accroître leur envie de révolte, leur soif de vengeance. Les doigts de la suédoise se resserrèrent autour de son verre, la main tremblante sous la pression de la colère. Heureusement pour le verre qui n'allait pas tarder à voler en éclats, la voix d'Odette parvint aux oreilles de la jeune femme et elle ouvrit l'oreille, attentive, tandis que la pression de ses doigts diminuait. « Je n'en ai pas la moindre idée. J'ai bien l'impression que le Lord a décidé d'être le seul à recevoir les rapports de l'équipe de traque. Ce qui est compréhensible. La résistance à beau être au point mort, nous ne sommes jamais à l'abri de fuites. Mais ce que je peux te confirmer c'est que... » La voix de la blonde se stoppa brusquement et la rousse fronça les sourcils avant de suivre le regard de son amie. Un soupir traversa les lèvres de la jeune femme tandis qu'elle voyait le regard inquisiteur du prisonnier sur les deux femmes. Reposant son verre sur la table, elle entendit Odette reprendre la parole. “Je crois que nous terminerons cette conversation d'ici quelques minutes” La jeune femme acquiesça en silence avec la tête et croisa les bras sur le devant de la poitrine, un sourire sadique collé aux lèvres tandis qu'elle observait sa meilleure amie blonde se diriger vers le prisonnier, ses talons percutant les dalles sales de la pièce. Le regard azur de la jeune femme scruta les gestes de l'assistante du Ministre qui ligota les mains de la vermine qu'elle avait sous les yeux avant de l'obliger à la regarder. « Alors comme ça on essaie d'écouter des conversations qui ne nous concerne pas ? Oh non ne secoue pas la tête comme cela, n'essaie pas de jouer à l'innocent. S'il y a eu une chose que je déteste d'avantage que les sang-de-bourbe ou les traitres, ce sont les personnes, si tant est que je puisse te donner l'honore de te qualifier de personne sale vermine que tu es, ce sont les personnes qui me prennent pour une idiote. Je t'ai dit d'arrêter de secouer la tête. Ne t'a t'on pas prévenu ? A maintes reprises ? Tu n'es qu'un moins que rien, un pou de moldu. Tu n'es pas ici en thalasso ou pour espionner notre conversation. » La rousse ne pût s'empêcher de laisser échapper un ricanement sadique de ses lèvres sous les paroles de son amie et elle observa la jeune femme jouer un jeu sadique en cassant puis réparant l'os du prisonnier jusqu'à ce que ce dernier n'en puisse plus. Tandis qu'Odette s'amusait avec le morceau de viande qui était à sa disposition, la suédoise réfléchit aux dires de la jeune femme. Il était devenu quasiment certain que les fuites allaient se faire de plus en plus fréquentes. Solveig ne se leurrait pas, il n'y avait pas que Blake qui ai été du côté des lâches et résistants. Elle avait des doutes sur tout le monde et le Lord devait assurer ses arrières. Seulement, elle enrageait de ne pas connaître les avancées de l'enquête et de la traque, et elle enrageait encore plus devant le silence des prisonniers qui pensaient que leur vie était sauvée malgré l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de leurs crânes de traîtres. Comme si personne ne connaissait les plans des fugitifs. Soit ces derniers étaient partis sur un coup de tête et dans ce cas là les Mangemorts n'allaient pas tarder à les attraper, soit les prisonniers mentaient et certains étaient au courant des faits et gestes de ces fuyards. Mais pour l'instant personne n'osait vendre son prochain. La loyauté est le fléau de notre époque. Quant à ce qu'Odette voulait lui confirmer, Solveig brûlait d'impatience de savoir de quoi il en retournait. Tout cela à cause de cette ordure qui avait les oreilles partout.

Le bruit du verre brisé la fit sortir de ses pensées et elle vit les éclats de la bouteille pénétrer les chairs du prisonnier, quelques-uns venant s'enfoncer dans la peau d'Odette par la même occasion. Le sang gicla légèrement des plaies de l'homme qui se trémoussait sans grande force sur le sol. « Tu sais ce que l'on faisait aux espions dans le temps ? On leur coupait la langue et les mains pour qu'ils ne puissent répéter ce qu'ils ont entendus. Mais nous on veut que tu fasses passer le mot, que tu montres et disent à tes petits copains que tenter des actions aussi stupides apportent de terribles conséquences. Je me contenterait peut-être de te crever les yeux. » C'était une bonne idée et cela ne le tuerait même pas si elles le faisaient bien. Odette lâcha la corde qui retenait le crâne du prisonnier, crâne qui retomba en arrière comme un vulgaire chiffon, et la blonde revint se poster aux côtés de la professeure de défenses contre les forces du bien. Les yeux de la rousse se posèrent sur la main de la blonde où quelques gouttes de sang perlaient avant de tomber sur le sol, sans que la jeune femme ne paraisse ressentir de la douleur. « Qu'en penses-tu Solveig ? Il en a eu assez ou on va jusqu'au bout ? J'avoue que je commence à perdre patience. Ou on pourrait l'envoyer ailleurs le temps qu'on finisse notre discussion et on termine son cas après » Un soupir s'échappa des lèvres de la jeune femme tandis qu'elle décroisait les bras et passait une main dans sa chevelure ardente avant d'attraper son verre et de le finir cul-sec. Elle aussi commençait à perdre patience devant l’inaction de leur prisonnier, mais elle ne pouvait pas le tuer même si l'envie parcourait ses veines avec fureur. De plus, elle trouvait plus intéressant de connaître les dernières avancées de la traque plutôt que de gâcher encore son temps à faire souffrir ce pauvre abruti. Attrapant sa baguette qu'elle avait laissé sur la table, la jeune femme fit un pas en avant et la pointa sur le prisonnier dont la poitrine se soulevait beaucoup moins fréquemment qu'avant, un souffle guttural sortant de sa bouche. « Pourquoi se gêner en l'envoyant ailleurs. Il peut rester tant qu'il n'écoute pas, hein mon grand » Elle se pencha vers le prisonnier avec un sourire sadique aux lèvres avant qu'un filet de lumière ne sorte de ses lèvres. Le visage du prisonnier se déforma alors sous l'effet de la douleur et des cris silencieux sortirent de sa bouche grande ouverte tandis qu'il portait ses mains à son crâne. « Comme ça il ne sera pas tenté d'écouter des conversations qui ne le regardent pas » La rousse lui avait lancé un sortilège qui provoquait un bourdonnement insoutenable dans le crâne, empêchant de ce fait d'entendre ce qui se passait autour de soi. Après avoir assené un coup de pied dans les côtes du jeune homme, elle tourna les talons en les faisant grincer contre le sol avant de rejoindre son amie. « Ces idiots me fatiguent, on devrait plutôt les exécuter à la chaîne plutôt que de les garder dans nos cellules. Mais bon, même si je doute de leur utilité, le Lord pense qu'ils en ont une » Elle haussa les épaules avant de reposer sa baguette sur la table et de passer sa main à travers ses cheveux. « Tu me disais donc ? Je ne sais pas combien de temps vont prendre les recherches, mais j'ai peur que cela ne soit pas suffisant d'envoyer une seule équipe. Les traîtres sont partout, même à Poudlard, et les Phénix » Elle cracha presque ce nom sur le sol avant de reprendre « N'ont pas pris les morts comme une menace mais comme un affront. A Poudlard les élèves étaient excités comme pas possible, et même dehors j'ai eu vent de quelques actes de révolte. J'ai un mauvais pressentiment, comme s'ils voulaient enfin agir. » Elle marqua une légère pause avant de reprendre, se penchant vers la jeune femme, la voix plus sombre et murmurante. « Le problème c'est qu'ils sont désorganisés. Même si c'est un avantage pour nous au premier abord, j'ai peur qu'ils fassent n'importe quoi et donc qu'ils provoquent des attaques un peu partout. En plus, avec tous ces traîtres qui courent, personne n'est à l'abri. » La jeune femme faisait part de ses inquiétudes et de ses pressentiments sur le futur de la situation à sa meilleure amie, espérant que celle-ci soit en mesure de la rassurer, ou pire, d'être d'accord avec ses propos.

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Solveig & Odette





Elle ne saurait dire pourquoi, mais depuis quelques semaines Odette avait tendance à perdre son calme très aisément. Elle se revoyait dans son bureau avec Kriss s’énerver à propos de broutilles, envoyer valser l’intérieur de son armoire un matin sur un coup de tête, faire la moue alors qu’elle se maquillait pour se rendre à un rendez-vous, pester contre des réponses qui mettaient bien trop de temps à arriver. Tout lui paraissait de plus en plus fade, sans intérêt et il s’agissait de la seule chose qu’elle avait trouvée pour rendre sa vie un peu plus piquante. Elle avait de plus en plus de mal à garder son masque souriant face aux imbéciles trainant actuellement au ministère. Cela était peut-être dû au calme qui régnait en ce moment en Angleterre, au fait qu’elle n’avait que des tâches ingrates à accomplir. Elle n’en aurait pas néanmoins mis sa main au feu. Elle jeta un bref regard au débris humain qui trainait sur le sol sans arriver à comprendre pourquoi elle avait perdu son sang-froid de la sorte. Certes il était agaçant, répugnant et pouvait aisément taper sur le système, pour autant elle aurait d’ordinaire retournée la situation de façon à rendre sa torture amusante. Ça n’était cependant pas le cas. Ses doigts tapotaient son verre dans l’espoir de laisser un peu de sa rage s’évaporer et qu’elle puisse se retenir de le punir jusqu’à mort s’en suive. Ce qui la rassura fut que Solveig semblait également perdre patience. Elle l’imita et termina son verre d’une traite attendant son avis sur la question et la regarda exécuter un sort qui lui était encore inconnu. Pourquoi pas. Elle haussa les épaules, peu soucieuse du sort que subissait la larve qu’elles avaient mise à sang. L’amertume de l’alcool lui arracha un frisson tout en lui permettant de mettre de côté ses ressentiments et opina du chef afin de répondre à son amie. Elle non plus ne voyait pas l’intérêt d’entasser ces morpions dans les cellules d’Azkaban. Certes leurs punitions étaient certainement bien plus horribles que la mort elle-même mais cela était déjà leur accordé trop d’intérêt. Elle n’irait cependant pas contredire Le Maître et s’en remettait à lui. Il devait avoir ses raisons comme pour tout ce qu’il entreprenait et elle lui vouait une confiance aveugle. Il avait prouvé au cours des décennies qu’il n’était d’une pas sorcier à contester et de deux plus que capable de prendre des décisions. Il n’était pas arrivé à la tête du monde magique simplement en buvant du Felix Felicis. Il était réfléchi, rusé et il devait certainement avoir des desseins très clairs les concernant. Bien que cela leur échappe à toutes deux.

Avec tout cela elle avait finir par perdre le fil de leur conversation et ne se rappelait même plus de quoi elle était question. Heureusement Solveig elle n’avait pas oublié et ne tarda pas à nouveau à remettre ses inquiétudes sur le tapis. Inquiétudes qui maintenant elle s’en rendait compte faisait écho aux siennes. Il y avait certes eu quelques éclats mais rien de bien important pour le moment. Odette n’avait jamais réellement pensé que la résistance puisse être une réelle menace, pas après les exécutions qui avaient eu lieu. Au lieu de cela, elle l’avait ressenti et avait décidé de mettre de côté sa crainte. Elle n’avait pas cherché à contester les directives du Lord le jugeant toujours plus apte qu’elle à prendre les bonnes décisions mais peut-être que son amie rousse avait raison. Machinalement elle se mit à chercher la bouteille avant de se rappeler qu’elle avait il y a peu volée en éclat et qu’elles l’avaient d’ores et déjà vidée. Elle aurait bien eu besoin d’un verre pour se remettre les idées en place, prendre le temps de penser à ce qu’il venait de lui être confié. Au lieu de ceci elle fronça les sourcils et tordit légèrement sa bouche. N’était-il pas sa responsabilité d’en faire part au Lord ? Elle se demanda si beaucoup de mangemorts étaient également envahis par le doute. Jusqu’où cela pourrait aller. Elle avait toujours cherché à fuir la réalité des évènements, à taire cette crainte qui se manifestait à elle. Petit à petit elle découvrait son quotidien et sa récente attitude sous un autre jour. L’amertume qu’elle ressentait tous les matins en se rendant à l’office était certes due à la présence des imbéciles qui lui servaient de collègues pour le moment mais surtout à l’absence d’éléments compétent. Elle avait au fond d’elle cette crainte que le Ministère de la Magie, affaiblit à cause du manque d’agents de terrain se retrouverait vulnérable. Comment avait-elle pu ne pas s’en rendre compte, comment avait-elle pu se mentir de façon si effrontée ? Odette expira lorsque Solveig se pencha vers elle, se rendant compte qu’elle avait retenu son souffle durant de longues secondes et tenta d’assimiler les informations qu’elle lui confiait. Que c’était-il passé ? De quelle manière avait-elle pu passer à côté de tant de choses ? Mais pire que tout pourquoi souhaitait-elle que son amie ne lui ait jamais confié ses doutes ? Elle ne pouvait cependant les ignorer maintenant et devait se rendre à l’évidence, ce léger calme prédisait certainement une grosse guerre et elle ne pouvait plus se voiler la face. Odette retira un léger morceau de verre planté dans sa peau et bloqua la plaie de son pouce. La douleur lui permit de remettre de l’ordre dans ses idées. « Tu sais quoi Solveig ? Je crois bien que tu viens de m’ouvrir les yeux. Tu sais à quel point je vénère notre maître et je n’ai pas un moment cherché à remettre ses décisions en question. Je n’ai même pas demandé quoi que ce soit aux maigres sources d’information que je possède. Je crois bien que j’ai préféré m’imaginer que nous étions définitivement victorieux. » Cette confession lui faisait mal. Odette détestait admettre qu’elle avait pu avoir tort à un moment ou un autre. La professeure était cependant la seule à laquelle elle aurait été prête à faire cette confidence. « Est-ce vraiment si agité que cela à Poudlard ? As-tu des soupçons sur qui que ce soit dans le personnel ? Pour ce qui est des élèves je me demande s’il ne faudrait pas s’impliquer avec les obscurs discrètement, être un peu plus flexible sur le règlement pour qu’ils aient une plus grosse marge de manœuvre. » Il ne lui fallut que quelques secondes pour se rendre compte de l’absurdité de son raisonnement.  «  Ou quelque chose d’autre car opprimer davantage ceux que si sentent biaiser serait comme attiser un feu déjà ardent. » Odette posa ses deux mains sur la table et baissa la tête pour réfléchir quelques secondes. Elle n’aimait pas cela, elle n’aimait la situation dans laquelle elle se trouvait et n’en étant plus à une confession près elle exprima sa confusion. « J’ai la sensation que je suis en train de trahir le Maître en évoquant tout cela avec toi. Comme si nous étions en train de l’insulter en mettant en doute ses capacités. Ça me met franchement mal à l’aise. Il faudrait… il faudrait que je trouve moyen de lui glisser un mot, mais morgane sait ce que ça risquerait de me coûter. Je ne suis pas prête à perdre ma place en lui faisant l’affront de le questionner. Mais je ne peux pas rester non plus les bras croisés. Est-ce que tu avais une quelconque idée quand tu as commencée à me faire part de tes inquiétudes ? »

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