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 « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina

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MessageSujet: « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina   « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina EmptyJeu 14 Fév - 8:39

Le dimanche constituait généralement un jour tranquille à Poudlard ; une bonne partie des élèves veillaient tard le samedi, et beaucoup d'entre eux s'accordaient une généreuse journée de repos le lendemain. Cette règle générale ne s'appliquait pourtant pas aux Serdaigle, qui ne sortaient pas de la bibliothèque du week-end.
Pour la énième fois, Oliver se concentra ; une veine saillante vint bientôt barrer une de ses tempes, tandis que son visage, rendu rouge par l'effort, n'exprimait que pure concentration. Dans un souffle il murmura la brève formule magique, et fit un geste souple du poignet. Ses yeux s'agrandirent un bref instant, brillants d'espoir. Mais rien ne se produisit. Absolument rien.
Le jeune Serdaigle jura copieusement, et jeta sa baguette magique à travers la salle commune dans un geste rageur. C'était peine perdue, jamais il ne parviendrait à maitriser le sortilège de lévitation. Dans son dos, un élève de deuxième année étouffa un rire, qui laissa rapidement place à un silence rageur lorsque Oliver lui recommanda vivement de se brosser les dents – le pauvre, absorbé par les études, avait une épouvantable haleine. Ragaillardi par cette petite joute verbale, le bleu et bronze se leva, ramassa sa baguette, et sortit de cette épouvantable prison qu'était la maison de Rowena. De toute façon, s'il n'était pas parvenu à maitriser cette incantation en un peu plus deux ans d'études, il ne voyait pas comment quelques essais supplémentaires pourraient l'aider. Il n'était pas médiocre à proprement parler, ses talents de sorciers avaient été de nombreuses fois confirmés ; non, il manquait simplement, et cruellement, de motivation, voilà tout.

Considérablement rasséréné par cette brève réflexion, il dévala joyeusement les escaliers. Ces temps-ci l'ambiance était plutôt morose au château. De nouveaux mangemorts, des membres du Ministère, étaient arrivés, et ce afin de découvrir qui au sein de l'école avait trahi la cause du Seigneur des Ténèbres. C'était, fort heureusement, une histoire d'adultes ; les préoccupations immédiates du jeune Kensington étant purement et simplement portées sur une surveillante en particulier, il se contrefichait de ce qui pouvait arriver au personnel de Poudlard. Rien ne pourrait assombrir ce magnifique mois de juin.
Il espérait trouver Aaron dans le parc, Oliver venait d'entendre une histoire que son camarade Gryffondor apprécierait probablement. Il était question d'une licorne ayant perdu sa corne, laquelle avait été volée par un gobelin ; grâce à ce larcin les chevaux étaient apparus, et avec eux l'extrême laideur des fondateurs de Gringotts. Selon cette histoire, les licornes seraient des êtres si purs, si dénués d'imperfections, que toute agression à leur égard serait punie d'une terrible malédiction. Oliver se demandait si cette légende était vraie, il n'avait jamais vu de licorne. Un élève de cinquième année lui avait affirmé qu'on en élevait à Poudlard, au temps du directeur Dumbledore, et qu'elles étaient étudiées en cours de Soin aux Créatures Magiques ; cependant l'avilissement du château depuis l'arrivée du Seigneur des Ténèbres les auraient fait fuir à tout jamais de la Forêt Interdite. Aaron saurait sans aucun doute démêler le vrai du faux, il était toujours au courant de ces choses là. Oliver se promit également de demander à Greg, le fantôme qui savait tout sur tout.

Le jeune lion ne se trouvait pourtant pas dehors. Oliver venait de fouiller tour à tour le parc, les serres, le stade de Quidditch, les rives du lac, le hangar à bateaux et même la lisière de la forêt. Allongé dans l'herbe, non loin du saule cogneur, il fixait les nuages. La solitude ne l'avait jamais vraiment dérangé, il préférait, et de loin, rester seul plutôt que d'avoir à supporter l'hypocrisie permanente des élèves au château. Lui même n'était jamais tout à fait franc lorsqu'il côtoyait ses camarades, il savait donc pertinemment à quel point il était aisé, et même jouissif de jouer un rôle, de mentir – à la différence près que dans son cas cette attitude était devenue naturelle, inconsciente, systématique. Les conséquences de ce jeu quotidien étaient pourtant effrayantes : Oliver était effectivement incapable de se décrire, il n'aurait su dire à quoi ressemblait sa véritable personne tant il était habitué à changer de comportement, s'adaptant à ses interlocuteurs. Qui suis-je ? Lâcha-t-il dans un souffle. Chassant les sombres pensées qui menacèrent brusquement cette magnifique après-midi, le jeune Kensington se redressa, et s'étira longuement. Une brusque envie d'action venait de le saisir, mais que faire ? Cela faisait bien trop longtemps qu'il n'avait pas fait de mauvais tour à quelqu'un, et en particulier aux boutonneux de sa maison. Or, à cette heure-ci de la journée, la plupart des bleu se trouvaient certainement tous au même endroit : à la bibliothèque.

Il arriva au quatrième étage, le souffle court et la tête remplie de desseins peu avouables. Lorsqu'il franchit les portes du sanctuaire jalousement protégé par Collins il ne put s'empêcher de tiquer, la vieille odeur de parchemins lui agressant les narines. Pourtant, si ce lieu n'avait été si scolaire, si silencieux, si morose, il aurait pu prendre plaisir à arpenter les innombrables allées bordées par des milliers de livres. Comment ne pas être stupéfié par les imposantes étagères, et tout le savoir qu'elles contenaient ? Après tout, la bibliothèque de Poudlard était, disait-on, l'une des plus grande du monde des sorciers.
Sans que cela ne l'étonne particulièrement, il reconnut beaucoup d'élèves faisant partie de sa maison. Certains grattaient fébrilement sur des rouleaux de parchemins, d'autre feuilletaient les pages d'énormes grimoires, paniqués à l'idée de ne pas trouver ce qu'ils recherchaient ; d'autres encore dormaient profondément, affalés sur leurs tables. Oliver soupira, l'endroit transpirait l'ennui.
Se grattant la tête, il cherchait quoi faire. Il aurait bien sûr pu contaminer l'espace de travail grâce à des boules puantes, mais ce n'aurait pas été très original. Il voulait briller, il souhaitait profondément qu'on l'admire, qu'on l'applaudisse : il avait besoin d'un coup d'éclat, d'un tour qui le ferait entrer dans la légende. Ses yeux brillèrent à cette pensée, il rêvait d'égaler Fred et Georges Weasley, les jumeaux qui, disait la rumeur, avaient fait se prosterner devant eux un esprit frappeur.

Ce n'était pourtant qu'un rêve, une farce de cette ampleur ne servirait qu'à le faire tuer. Il se résigna donc, déterminé à soulager sa frustration aux dépends de quelqu'un. Sachant désormais quoi faire, il se précipita hors de la bibliothèque, et grimpa quatre à quatre les marches de l'escalier principal, pour rapidement trouver ce qu'il cherchait : le placard à balais. Par chance celui-ci était resté ouvert, et Oliver put y prendre un seau ainsi qu'une paire de gants. Amusé par ce qu'il préparait, il ne pouvait s'empêcher de sourire bêtement. Il visualisait parfaitement la scène, ce serait mémorable.
Armé de ses outils, il grimpa encore quelques marches, et se faufila dans les toilettes du sixième étage, où il ne rencontra pas âme qui vive. S'affairant à la tâche, il repéra en quelques secondes seulement l’élément nécessaire à son entreprise : un évier bouché. Méticuleusement, le jeune Kensington dévissa la siphon, et plaça son seau en dessous, afin de récupérer toutes les immondices que contenaient la canalisation. L'odeur fut épouvantable.
Bien qu'il ait initialement imaginé diluer son butin avec de l'eau claire, il ne put s'empêcher de vérifier le contenu des cuvettes. S'il trouva facilement un water dont la chasse n'avait pas été tirée, il hésita un moment – lui même n'aurait supporté être la victime de ce coup-ci. Haussant les épaules, il enfila ses gants ; ces imbéciles de Serdaigle ne l'avaient-ils pas suffisamment humilié ? Aujourd'hui l'un d'entre eux récolterait la monnaie de sa pièce, et peut-être même un peu plus.

Accroupi à l'angle d'un couloir du quatrième étage, Oliver inspira profondément. Par chance, après quelques essais, le seau rempli de déjections en tout genre s'éleva dans les airs, pour venir se placer juste au dessus des portes de la bibliothèque. Un petit cri de joie, et de surprise, s'échappa de sa gorge, ému par ce qui représentait pour lui un exploit. Mais il savait pertinemment qu'il ne réussirait à maintenir le charme indéfiniment, et que le créneau dont il disposait était extrêmement réduit : il devait retourner le récipient au bon moment, d'un geste vif, sans toutefois être brusque.
Comme si une quelconque force mystique avait répondu à ses prières, la porte s'ouvrit quelques secondes seulement après qu'il ait armé son piège. Instinctivement, tandis que l'inconnu sortait tranquillement de l'espace de travail, Oliver inclina légèrement son poignet, relâchant le contenu du seau dans le vide. C'est alors que le temps sembla se suspendre ; il venait, en une fraction de seconde à peine, d'identifier l'inconnue à l'éclat roux, si peu commun, de ses cheveux. Dans un acte désespéré, il tenta de prévenir Pálina, il l'implora mentalement de s'écarter. Il était, hélas, trop tard : la sombre mixture, dont l'odeur était si épouvantable, s'était déjà écrasée sur le crâne de la Gryffondor dans un bruit affreusement humide.

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MessageSujet: Re: « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina   « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina EmptyLun 11 Mar - 2:31


OLIVER ET PÁLINA


C'est une perte de temps. Autant expliquer la thermodynamique a des bichons frisés! the.big.bang.theory


Le dimanche était une journée assez ennuyeuse et sans intérêt pour la rouge et or. Elle passait souvent la plupart de son temps à errer dans la salle commune avec ses amis ou à se promener dans le parc, rencontrant parfois quelques connaissances avec qui elle discutait avant de reprendre sa route et de continuer à marcher seule avec ses pensées, et parfois accompagnée de son ami imaginaire. Le dimanche était ennuyeux parce qu’il annonçait le lundi, mais aussi parce que tout le monde travaillait ou tout le monde décuvait. C’était soit l’un soit l’autre, et à chaque fois la rousse se retrouvait face à des cadavres ambulant ou des élèves plongés dans leurs parchemins à qui il était interdit d’adresser la parole sous peine de se prendre un encrier en pleine figure. Ce dimanche-là, la rousse ne pouvait pas se promener dans le parc puisque le vent soufflait bien trop fort sur les arbres et qu’elle ne voulait pas se retrouver avec une pneumonie pour solder sa vie un peu pourrie. Cela faisait donc trois heures qu’elle était assise sur l’un des lourds fauteuils de tissus rouge qui meublaient la salle commune, installée près de la cheminée où un faible feu vivait, se battant pour ne pas s’éteindre. La salle commune était étrangement silencieuse, seuls quelques grattements de plumes sur le parchemin et quelques murmures venaient briser le calme inquiétant qui y régnait. Pálina sentait que sa tête allait exploser avec autant de silence. Elle détestait se retrouver dans une salle occupée mais pourtant silencieuse, ça annonçait toujours quelque chose d’étrange. En même temps, vu les derniers évènements, on pouvait comprendre que les élèves ne sautent pas de joie. En effet, des affiches avaient été placardées sur le mur principal du hall d’entrée annonçant des choses pas très réjouissantes. Un traître avait été repéré dans les rangs du personnel et, de ce fait, des Mangemorts du Ministère avaient été convoqués à Poudlard pour dénicher ce traître et lui faire subir sa pénitence. En soit, cela ne touchait pas la rouge et or qui n’avait pris part à aucun clan dans cette guerre, mais la perspective de se faire interroger par un sordide Mangemort qui n’a pas de pitié et aucune compassion ne l’enchantait pas véritablement. Déglutissant péniblement à cette idée, la jeune fille détacha son regard du feu de cheminée et se dressa sur ses deux jambes, décidée à bouger son corps de ce fauteuil avant que la trace de ses fesses ne vienne le marquer à vie. Attrapant son sac et le posant sur son épaule, elle se dirigea vers le portrait de la Grosse Dame qui tourna sur lui-même, lui laissant libre accès au couloir. Une fois arrivée là, elle s’arrêta quelques secondes. Elle ne savait pas du tout où se rendre maintenant qu’elle était sortie, le parc étant rayé de la liste de ses choix. Elle pouvait toujours traîner dans les couloirs en espérant rencontrer un ami, mais elle avait peu de chance de tomber sur quelqu’un. Soupirant légèrement, elle se décida finalement à se rendre à la bibliothèque. Elle avait un devoir de potions à rendre pour la semaine suivante, et vu qu’elle n’avait rien à faire aujourd’hui autant s’attaquer à cet exercice chiant. Empruntant donc les escaliers, la rouquine se retrouva bientôt au quatrième étage et deux secondes plus tard elle poussait les lourdes portes de ce sanctuaire du savoir. Le silence était pesant, encore plus pesant que dans la salle commune, et la rouge et or sentit quelques regards se poser sur elle avant que les élèves ne retournent à leurs devoirs. Passant devant le bureau de la bibliothécaire, elle jeta un rapide regard pour voir si Stoker était là et surtout pour l’éviter vu qu’il devait la prendre pour une sale folle psychopathe, et alla s’installer à une table prise par un groupe de Poufsouffle. Leur lançant un regard, elle devina qu’ils avaient du mal avec leurs devoirs puisqu’ils avaient tous la tête entre leurs mains, le regard fixé sur leurs livres et parchemins. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la lionne tandis qu’elle sortait elle-même ses affaires et se mettait au travail. Attrapant sa plume, elle se caressa le bout du nez avec le bout et commença à lire les consignes. Pálina n’aimait pas les cours, ce n’était pas une grande travailleuse, et si elle avait réussi ses BUSES ce n’était que parce qu’on l’avait obligé à se mettre au travail. Mais pour elle, le travail était quelque chose de chiant et de superflu, considérant qu’écouter en cours suffisait largement.

Poussant un léger soupir, la rouquine trempa sa plume dans l’encre et commença à rédiger son devoir qui traitait d’une quelconque loi bizarre régissant le monde obscur des potions. Les mots défilaient sous ses yeux sans qu’elle ne parvienne à les comprendre dans leur totalité. Des notions incohérentes, des ingrédients qu’elle ne connaissait pas, des règles trop strictes pour être vraies – comme tourner la potion dans le sens inverse des aiguilles d’une montre sous peine de faire exploser la potion. La rouquine n’avait jamais compris en quoi le sens dans lequel on tournait une malheureuse potion pouvait changer quoi que ce soit mais apparemment les grands pontes de la potion trouvaient ça amusant de faire chier des générations entières de pauvres élèves, juste pour assouvir leurs petits délires personnels. Après tout il faut bien que certains s’amusent dans leur piètre vie. Vingt minutes plus tard, elle avait déjà mal au crâne et reposait sa plume sur la surface épaisse de la table. Son devoir n’était pas terminé, loin de là, mais elle ne pouvait pas continuer à travailler pour la journée. Oui, il faut reposer son cerveau et économiser ses forces que voulez-vous. Jetant un regard à son parchemin qu’elle leva devant ses yeux pour l’examiner une dernière fois, elle le roula avant de le fourrer dans son sac et d’y rajouter plume et encrier. Puis elle se leva, sa chaise grinçant contre le parquet de la bibliothèque, et posa son sac sur son épaule. Ignorant les quelques regards réprobateurs des autres élèves, la rousse se dirigea vers la porte de sortie. Elle fut arrêtée par une voix qui sortit de nulle part, provenant apparemment de derrière l’une des étagères remplies de livres épais et poussiéreux. Se retournant, son sac volant derrière elle avant de retomber sur sa hanche dans un bruit sourd, la rousse fronça les sourcils avant de voir apparaître une tignasse blonde. Louise Londubat se tenait devant elle, une pile de livres dans les bras, les cheveux un peu en pagaille mais un énorme sourire aux lèvres. « Pálina comme tu vas ? » La voix de la jaune et noir se répercuta sur les murs de la pièce et la rouge sentit le regard de la bibliothécaire se poser sur les deux élèves. « Euh, ça va et toi ? Nouvelle couleur de cheveux ? » Le brun naturel de la jeune fille s’était miraculeusement transformé en blond aux reflets dorés qui lui allait plus bien. La lionne vit la jeune fille lever les yeux au ciel pour sans doute essayer de voir ses cheveux, son sourire disparaissant quelques secondes avant de revenir se coller à ses lèvres pulpeuses. « Ouiiiii, tu aimes ? » Acquiesçant en silence, la rousse rendit son sourire à la désormais blonde avant que celle-ci ne soit appelée par l’un de ses amis. Lui disant au revoir d’un signe de la main, la rousse reprit sa route en direction de la porte de sortie. Cependant, alors qu’elle venait à peine de pousser la porte, elle sentit que quelque chose de mal allait se produire. Et en effet. Deux secondes après avoir posé un pied dans le couloir, elle sentit une masse liquide et vaseuse tomber sur son crâne dans un bruit affreux. Une odeur pestilentielle lui arriva aux narines et une grimace traversa ses traits tandis qu’elle sentait que la substance coulait sur ses cheveux et le reste de son corps. Levant sa main et la porta au niveau de son épaule, elle remarqua que ce qui venait de lui tomber sur le crâne avait une couleur trop sombre pour être quelque chose de purement sain. Pálina sentit un haut-le-cœur s’emparer d’elle tandis qu’elle comprenait, ou plutôt se doutait, de ce qu’elle venait de recevoir sur elle. Mais qui était le con qui avait fait ça ?

Levant les yeux, elle vit une silhouette se tenir devant elle, l’air apparemment désolé. Un blason bleu et bronze trônait sur sa veste et la rousse reconnu immédiatement ce visage. Oliver. Refermant brutalement la porte derrière elle et retenant un cri de fureur, la rousse s’approcha du bleu et bronze d’un pas furieux. « Oliver! » Elle empestait, c’était le mot exact pour décrire l’odeur qui émanait de cette substance horrible et vomitive. « T’as foutu quoi ? C’est quoi ce truc ? » Sa voix tremblait légèrement sous l’effet de la colère et elle porta sa main au visage, se pinçant l’arête du nez pour se calmer. Sortant sa baguette d’une main tremblante, la rousse jeta un coup d’œil dans les environs pour vérifier qu’aucun prof ou pion ne soit là et ne la chope en train de faire usage de la magie. Le morceau de bois tremblait dans sa main et elle hésitait fortement à faire usage de la magie. Ce n’était guère le lieu et le moment de ne pas respecter les règles, surtout à la vue des derniers évènements. Si jamais elle tombait sur l’un des Mangemorts du Ministère elle allait passer un très mauvais quart d’heure. Tout le monde était sur les nerfs en ce moment et si jamais une élève s’amusait à utiliser la magie en dehors des cours il était fort probable qu’ils n’allaient pas apprécier la plaisanterie. Gardant sa baguette à la main mais ne l’utilisant pas, elle plongea son regard dans celui d’Oliver avant de poser sa main sur l’épaule du bleu et bronze et de maintenir sa poigne dessus. Le tirant sur le côté pour s’éloigner de la bibliothèque le plus possible, elle s’arrêta quelques mètres plus loin, dans un recoin du couloir qui n’était pas très fréquenté. L’odeur devenait de plus en plus insupportable et lorsque la rouge et or avait le malheur d’inspirer de l’air, ce n’était que cette puanteur infecte qui lui parvenait aux narines. « Oliver, sérieusement pourquoi t’as fait ça ? Tu me visais moi ? J’espère pour toi que tu me visais pas ! Non mais vraiment. C’est quoi en plus ce truc ? Non ! Me dis pas ce que c’était je préfère pas savoir. » La rousse parlait sans s’arrêter, les mots sortant seuls de sa bouche sans qu’elle ne puisse les retenir. Finalement, prenant une grande inspiration, elle se calma, essayant de remettre ses idées en place. Une grimace se dessina sur ses traits tandis qu’elle repensait à la substance immonde qui s’étalait sur son crâne et qui semblait goutter sur le reste de son corps. Un fort soupir s’échappa de ses lèvres entrouvertes avant qu’elle ne rouvre les yeux et qu’elle les pose sur la silhouette d’Oliver. « Tu visais qui ? » Au fond elle se fichait bien de qui était la pauvre victime qui avait été visée par cette blague immonde. Mais elle préférait quand même demander, on ne sait jamais. Pálina aimait bien le bleu et bronze, même si leur première rencontre avait été assez mouvementée. Mais depuis elle s’était prise d’affection pour lui, essayant de le pousser vers les autres, le maternant un peu comme s’il s’agissait de son petit frère. Il lui arrivait même de lui faire des câlins même si aujourd’hui les circonstances ne s’y prêtaient pas. Quoique. Un léger sourire se dessina sur les lèvres de la rousse tandis qu’elle laissait tomber son sac sur le sol et qu’elle s’approchait du brun qui la regardait avec des yeux ronds. « Ça fait longtemps qu’on s’est pas vus Oliv’, tu deviens quoi ? » Deux secondes plus tard, la rousse avait passé ses bras autour du corps d’Oliver et lui faisait un câlin, passant sa main dans ses cheveux de manière frénétique. Ce qui lui recouvrait le corps ne tarda pas à tacher les vêtements du Serdaigle qui ne pouvait pas fuir l’étreinte tellement Pálina le serrait, juste pour lui rendre la pareille du mieux qu’elle le pouvait. Finalement, lorsqu’elle décida qu’elle l’avait suffisamment taché, elle se détacha de lui, un énorme sourire aux lèvres. Il était aussi sale qu’elle, peut-être un peu moins mais quand même, et donc maintenant ils étaient quittes. Récupérant son sac et le posant sur son épaule, elle y rangea sa baguette qu’elle n’avait pas utilisé avant de retourner son attention sur le troisième année. « Bon, sérieusement, tu jouais à quoi ? Tu sais que balancer cet espèce de … truc sur les gens ça n’est pas la meilleure façon de se socialiser. Si jamais c’était tombé sur un ptit con de quatrième année, t’aurais passé le reste de l’année enfermé dans un placard à balais. » Haussant les épaules la jeune fille soupira une nouvelle fois, son regard se perdant sur le sol, observant les dalles sales et mal alignées. « Enfin, parfois je vous comprend pas » Les troisièmes années, les mecs, les mecs de troisième année aussi.

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MessageSujet: Re: « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina   « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina EmptyMer 27 Mar - 0:29

De toute les personnes présentes au château, Palina était sans doute l'une de celles à qui le jeune Kensington n'aurait pas voulu que cela arrive. Pourtant, et bien qu'il fut sincèrement désolé que la rousse se trouva au mauvais endroit, au mauvais moment, une légère euphorie s'emparait doucement de son esprit : il venait de réussir un sortilège de lévitation ! D'un regard expert, il songea qu'il lui faudrait recommencer le même tour avec une substance magique, cette fois-ci ; ou alors mêler aux ordures un fixateur, qui empêcherait la personne lésée de se nettoyer correctement. Il fut cependant tiré de sa rêverie par la lionne, qui semblait fulminer, littéralement – les cheveux rouges créant une magnifique impression d'embrasement.
« Oliver ! T’as foutu quoi ? C’est quoi ce truc ? ». Il n'osait pas croiser le regard de son amie, et se contenta de fixer ses mains, tête baissée, l'air penaud. Une irrésistible envie de fuite tiraillait sa conscience, mais quelque chose lui indiquait que s'il tentait quoique ce soit de ce genre, elle le tuerait. Et, effectivement, ses craintes se confirmèrent lorsque Palina esquissa un mouvement vers sa baguette, et la brandit. Elle sembla hésiter puis, finalement, se contenta de saisir le Serdaigle par l'épaule, pour le fixer d'un regard pénétrant. Avait-elle réellement eu l'intention de l'ensorceler ? Malgré lui, Oliver ne put retenir un frisson d'angoisse lorsqu'elle le toucha. Il n'appréciait pas particulièrement les contacts physiques, qui lui rappelaient les douloureux passages à tabac dont il était si souvent victime. Il n'opposa cependant aucune résistance lorsqu'elle l'attira un peu plus loin, dans un coin moins exposé du couloir.

« Oliver, sérieusement pourquoi t’as fait ça ? Tu me visais moi ? J’espère pour toi que tu me visais pas ! Non mais vraiment. C’est quoi en plus ce truc ? Non ! Me dis pas ce que c’était je préfère pas savoir. ». Ce fut comme si la tension accumulée depuis de -trop- longues secondes s'évapora instantanément. Oliver soupira, soulagé, et la baguette de Palina ne fut dès lors plus son principal problème. A vrai dire, l'ayant déjà énervé à plusieurs reprises, il connaissait plutôt bien la rouge et or dans ce genre de situation ; elle venait tout juste de commencer une longue tirade, enflammée, signe que la tempête était passée. Ils avaient beau être amis, le bleu et bronze était étonné de ne pas avoir reçu le moindre coup. MacLeod, pour une part Ecossaise, était ce genre de fille : une véritable bersek, dont personne ne tenait à provoquer les crises de rage.
Les yeux brillants de malice, Oliver avait envie de rire : voir la rousse parler dans un flot continu de paroles, de façon toute à fait sérieuse, avec le contenu d'un pot de chambre renversé sur la tête était une scène incroyablement désopilante. Et quelle odeur ! Le Serdaigle dû se mordre la joue jusqu'au sang pour retenir ses accès d'hilarité – il était parfaitement conscient de fait que s'il éclatait de rire à ce moment précis, devant elle, alors qu'il venait de l'humilier gratuitement, elle lui ferait avaler sa langue, entièrement. Dans un effort intense, la bouche sèche, il s’efforça de rester serein. « Euh... Tu ne vas pas me croire, mais c'est un exercice pour les cours... Et, hm, je crois que je viens de réussir. » Il sourit faiblement, dans l'espoir de la dérider. Sans résultat. « Tu visais qui ? ». Ravi qu'elle relance la conversation, il s'empressa de répondre, avec un peu trop d'engouement, peut-être. « Un pigeon ! Mais tu es sortie au mauvais moment, et, euh, j'ai pas fais gaffe, et voilà, conclut-il en désignant timidement la sombre mixture qui parcourait les cheveux de son amie. Je suis vraiment désolé, tu sais ! Y'a rien de magique dedans, j'ai pas eu le temps d'élaborer quelque chose de plus complexe, donc on devrait pouvoir t'en débarrasser assez facilement. Quant à l'odeur... deux ou trois douches devraient suffire, je pense. ».

Elle sourit faiblement, ce à quoi Oliver répondit par un rire sincère, à la fois profondément désolé, et heureux qu'elle prît l'incident de manière si positive. Toute appréhension venait définitivement de le quitter. « Ça fait longtemps qu’on s’est pas vus Oliv’, tu deviens quoi ? » Cette joie fut cependant de courte durée, car feintant la sollicitude, et sans attendre de réponse, elle l’étreignit dans une redoutable prise -que certain pourraient qualifier de câlin- et s'essuya largement sut lui. Oliver se sentit rougir tandis que sa joue frottait contre la généreuse poitrine de la lionne ; il n'était vraiment pas habitué à ce genre de proximité, à un âge où tout adolescent se pose légitimement des questions sur la manière dont sont conçus les enfants. A cette gène se substitua rapidement une courte lutte, parsemée de grognements, durant laquelle il s'efforçait d'échapper au frottement frénétique que Palina s'employait à exercer sur son crâne – d'une manière si brusque, si virile, qu'il oublia totalement que son amie pût être une fille. Lorsqu'elle le relâcha, le souffle court, il constata qu'il était presque autant maculé qu'elle. Elle souriait franchement, à présent, et Oliver songea que ce sourire lui avait terriblement manqué ; le hasard faisait probablement bien les choses, finalement.
Sans lui demander son avis, il lui saisit la main, et l'entraina dans l'interminable dédale que constituaient les couloirs du château. Il ne fallait pas qu'ils restent là, à la vue de tous, dans cet état ; mais, surtout, et si la rouge et or semblait parfaitement s'accommoder des excréments qui la recouvraient, le Serdaigle souhaitait vivement se changer. « Bon, sérieusement, tu jouais à quoi ? Tu sais que balancer cet espèce de … truc sur les gens ça n’est pas la meilleure façon de se socialiser. Si jamais c’était tombé sur un ptit con de quatrième année, t’aurais passé le reste de l’année enfermé dans un placard à balais. Enfin, parfois je vous comprend pas. ». Il lui répondit tout en marchant, ses yeux bifurquant brièvement vers le plafond. Il détestait lorsqu'elle le maternait, habitude qu'elle semblait pourtant entretenir avec ardeur ; il ne pouvait donc raisonnablement pas lui avouer que son acte relevait de la méchanceté gratuite, qu'il souhaitait profondément humilier l'un de ses camarades par simple ennui. « Je t'ai dis, c'est pour mes cours ! Je travaillais le sortilège de lévitation, parce qu'en ce moment, mis à part les potions, je suis vraiment à la rue. J'arrive à rien avec ma baguette, c'est désolant. ». Il hésitait à lui répondre franchement, par peur qu'elle le sermonne encore plus, ou même qu'elle s'inquiète pour lui, à tord. Si Oliver était perçu par l'opinion comme faible, aisément victimisable, ceux qui avaient essayé de se jouer de lui l'avaient presque toujours amèrement regretté. Adepte des coups bas et autres joyeusetés en tout genre, le Serdaigle ferait chèrement payer à un de ses camarades l'envie de le coincer dans un placard. Et puis, songeait-il plus sérieusement, il aurait volontier échangé l'acharnement d'une dizaine de ses ainés contre une séance avec Taylor, sa sœur. « Hmpf, qu'ils essaient, pour voir ; c'est gentil mais ne t'inquiète pas pour moi, j'en ai vu d'autres. ».

Trouvant ce qu'il cherchait, Oliver s'arrêta brusquement, la rouge et or sur ses talons ; le passage secret menant au septième étage serait idéal pour se cacher, en attendant de trouver quoi faire. D'un geste expert, il actionna le mécanisme magique permettant de révéler l'entrée du lieu dissimulé, et s'y faufila. L'obscurité était profonde, mais apaisante, songea-t-il. Et puis, ici, ils pourraient user de magie sans crainte d'être surpris par les surveillants. A peine le passage se refermait qu'une bonne douzaine de torches, fixées sur les parois, s'enflammèrent d'elles même. Il regarda son amie, d'un air interrogateur, puis voyant qu'elle n'avait pas plus d'explication que lui, il haussa les épaules ; ils étaient à Poudlard, après tout.
« Tu connais un sortilège pour nous débarrasser de tout ça ? ». Il n'osait pas essayer lui même, par peur de faire bien plus de mal que de bien ; ou alors par peur de tout simplement se ridiculiser. Lorsqu'ils furent secs, et surtout propres, Oliver se débarrassa de sa robe, et la fourra dans son sac, un tee shirt accompagné d'un court short suffisant bien largement. Ses fines jambes, blanches mais musclées, étaient recouvertes de marques en tout genre, allant de l'hématome à la balafre à peine cicatrisées. Il profitait de cet instant silencieux pour observer Palina. Ce n'était pas une fille splendide, à proprement parler ; ses cheveux étaient trop roux, son front trop large, ses yeux trop sombres. Cependant, toutes ces imperfections, aux yeux du Serdaigle, étaient largement compensées par une fantastique personnalité. Il ne s'agissait pas de ces gamines plates, naïves, et inconsistantes ; Palina, elle, lorsqu'elle sortait de son cocon de solitude, était capable de s'enflammer et, dans un monologue passionné, d'effacer toute autre présence que la sienne. Pour cela il la respectait bien plus que toute autre fille du château, bien que ses manières de garçon manqué lui fassent parfois oublier qu'il fût en présence d'une dame – et c'est peut-être également cela qu'il appréciait le plus chez elle. Quelque chose, dans sa présence, était apaisant ; la voir fumer, se promener dans le parc, parler seule à voix haute, sentir l'odeur du tabac froid à son passage ; tellement de questions, de doutes, de mystères, et pourtant ces choses là ne changeraient jamais, ce qui était réconfortant d'une façon qu'Oliver n'aurait su expliquer.

Emergeant de sa rêverie, un doute se forma dans l'esprit du Serdaigle. Il la regarda d'un air moqueur. «  Mais, au fait, qu'est-ce que tu faisais à la bibliothèque ? Ne me dis pas que la populaire sorcière MacLeod, émérite procrastinatrice, éternelle buissonière, travaillait ?! ». Il rit, l'imaginant avec des lunettes, une plume à la main et penchée sur un vieux grimoire l'air songeur. « Finalement, peut-être bien que tu méritais ce qui t'es arrivée, conclut-il en imitant parfaitement l'air résigné d'un enfant persuadé d'avoir raison ». A juste titre, il anticipa un coup rageur, riant de plus belle. « En fait, tu devrais plutôt me remercier d'avoir sauvé ta journée qui avait l'air de devenir un peu trop sérieuse ! On commence par consulter des livres à la bibliothèque, et on finit par plus ne rien faire d'autre... Tu devrais faire un tour dans ma salle commune un de ces jours, tu verrais de quoi je parle. J'imagine que c'est différent chez vous. Tu parlais de sociabilité, et, honnêtement, je pense être dix mille fois plus sociable que n'importe quel minable de ma maison, à quelques exceptions près. Je t'assure ! ». Voyant qu'elle ne répondait pas, et quelle ne paraissait pas d'humeur à ce petit jeu, il changea de sujet. « Tu as l'air pensive, ça va ? Qu'est-ce que tu entendais tout à l'heure par 'parfois je vous comprend pas' ? Tu ne parlais pas de moi, hein ? ».
Ne sachant que faire de l'après-midi, et en attendant quelle trouve pour eux, si tant est qu'elle veuille de sa compagnie, il songeait qu'engager la conversation était la meilleure chose à faire. Cela faisait longtemps qu'il ne l'avait pas vu et, à son grand étonnement, quelque chose dans l'attitude de la rouge et or le dérangeait. Aurait-elle eu des problèmes avec les mangemorts ?

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MessageSujet: Re: « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina   « Par la barbe de Merlin, mais d'où provient cette odeur ? » # Pálina EmptyDim 7 Avr - 9:37


OLIVER ET PÁLINA


C'est une perte de temps. Autant expliquer la thermodynamique a des bichons frisés! the.big.bang.theory


La rouge et or se disait que finalement, elle aurait mieux fait de ne pas se lever ce matin et de rester dans son lit toute la journée. Cela lui aurait évité de se retrouver couverte d’une substance dont elle ne voulait même pas connaître la provenance même si l’odeur qui s’en dégageait lui indiquait clairement de quoi il s’agissait. Et cela lui aurait aussi évité de faire une leçon de morale à deux sous à un Oliver qui semblait plus vouloir éclater de rire que s’excuser. Non vraiment, c’était un cas désespéré, Pálina ne pouvait plus rien pour lui. Pourquoi diable avait-il voulu balancer la totalité de ce qui semblait être l’intérieur des canalisations de Poudlard sur la tête de la première personne sortant de la bibliothèque ? Bon d’accord, les élèves qui peuplaient cet antre du savoir n’étaient pas les élèves les plus drôles et les plus aimables qui soient, mais de là à se venger de cette manière. Et bien sûr c’était elle, la pauvre rouge et or qui avait mis les pieds pour la première fois depuis de longs mois dans cette foutue bibliothèque, qui se retrouvait victime de ce fameux incident. Quand je vous dis que certains sont nés sous la mauvaise étoile. « Euh... Tu ne vas pas me croire, mais c'est un exercice pour les cours... Et, hm, je crois que je viens de réussir. » Un exercice pour les cours. Un exercice pour les cours ! Non mais en plus il se foutait complètement de sa gueule là, il s’enfonçait dans sa bêtise. Elle allait le tuer, là, dans ce couloir, et elle allait emmener son cadavre loin d’ici, dans la forêt interdite pour que les bêtes sauvages se chargent de se débarrasser des preuves. Il venait de lui balancer la moitié des … beurk des habitants du château et il venait lui dire que c’était pour les cours ? Pálina avait elle aussi été en troisième année et elle ne se souvenait pas du tout que leur professeur leur ai un jour donné comme devoir ‘trouvez un seau, remplissez-le des choses les plus immondes que vous pourrez trouver et allez le balancer sur la tête d’un pauvre camarade innocent’. Non, les professeurs étaient peut-être pour la plupart complètement tarés et avaient des pulsions sadiques assez importantes, mais de là à donner ce genre d’exercices la rousse n’y croyait pas vraiment. Ne rendant pas son sourire timide à Oliver mais préférant le regarder de manière sévère, la jeune fille enchâina la discussion, lui demandant quelle était la personne visée. Et il avait intérêt à ne pas répondre une connerie. « Un pigeon ! Mais tu es sortie au mauvais moment, et, euh, j'ai pas fais gaffe, et voilà » La rousse roula des yeux tout en croisant les bras sur la poitrine. Un pigeon. Non, là c’était lui qui la prenait pour un pigeon « Je suis vraiment désolé, tu sais ! Y'a rien de magique dedans, j'ai pas eu le temps d'élaborer quelque chose de plus complexe, donc on devrait pouvoir t'en débarrasser assez facilement. Quant à l'odeur... deux ou trois douches devraient suffire, je pense. ». Raaaaaah. Elle allait le tuer non vraiment. Posant ses yeux verts sur la silhouette frêle de son soi-disant ami qui en fait n’en était pas un puisqu’il riait de son malheur, la jeune fille eut soudain une idée qui germa dans son esprit à moitié dérangé. Si apparemment la mixture immonde qui coulait le long des cheveux de la rousse n’était pas si difficile à enlever, le brun ne voyait pas d’inconvénient à partager le malheur de la jeune fille, si ? De toute manière elle ne lui laissait pas vraiment le choix, et Oliver n’eut même pas le temps d’ouvrir la bouche que déjà elle l’enlaçait, lui prodiguant un câlin qui était tout sauf tendre, mais qui lui permettait de s’essuyer allégrement sur Oliver. Frottant la tête du garçon avec sa main, elle ignora les grognements du Serdaigle ainsi que ses efforts pour échapper à son emprise. Il ne faisait pas le poids, de toute manière Pálina n’était pas délicate lorsqu’elle le voulait et il pouvait toujours courir pour parvenir à se détacher de cette folle furieuse. Elle finit cependant par le relâcher, pour éviter qu’il ne meure d’étouffement parce que ce serait quand même embêtant, et admira avec plaisir son œuvre. On fait moins le malin quand on pue comme ça hein.

Lui lançant un franc sourire cette fois-ci, elle ouvrit la bouche mais la petite main d’Oliver se glissa dans la sienne, ses doigts serrant fermement ceux de la lionne qui n’eut pas le temps de dire un mot. Déjà Oliver l’emmenait loin de la sortie de la bibliothèque, la guidant à travers les divers couloirs de l’école. Suivant docilement le troisième année, la jeune fille continua tout de même à parler. Elle aimait bien agir comme une grande sœur avec le brun, même si parfois elle se comportait plus comme une mère poule donneuse de leçon qu’autre chose. Parce qu’au fond Oliver lui faisait de la peine et puis elle l’aimait bien, et elle trouvait ça dommage que ce genre d’incidents et le comportement d’Oliver lui valent autant de quolibets. Elle savait bien que le garçon n’avait pas énormément d’amis et qu’il n’était pas très populaire, et elle essayait de le rendre légèrement plus sociable. Bon, elle savait très bien qu’il n’aimait pas ça mais ça ne l’empêchait pas de le faire, au contraire. Son esprit de contradiction revenait au galop, et plus elle voyait qu’Oliver détestait qu’elle lui fasse la leçon, plus elle s’obstinait à le materner. Mais tout ceci était gentillet, elle appréciait réellement le brun même si certains épisodes, comme celui d’aujourd’hui, étaient parfois superflus dans leur relation. Suivant le brun, elle fronça les sourcils tandis que la voix d’Oliver s’élevait dans les airs, pour répondre à ses questions. Heureusement pour la jeune femme, les couloirs étaient déserts donc silencieux, et malgré le fait qu’Oliver soit devant elle, elle parvenait à entendre ce qu’il lui racontait. « Je t'ai dis, c'est pour mes cours ! Je travaillais le sortilège de lévitation, parce qu'en ce moment, mis à part les potions, je suis vraiment à la rue. J'arrive à rien avec ma baguette, c'est désolant. » Levant les yeux au ciel, la jeune fille retint son envie de s’arrêter brusquement pour secouer Oliver et enfin lui faire avouer la vérité. Elle n’était pas née de la dernière pluie et elle savait très bien que ce n’était pas pour les cours que le garçon avait agit de cette manière-là. Enfin, il y avait sans doute une part de vrai dans ce qu’il lui disait. Il avait peut-être des difficultés en sortilèges, très bien, elle pouvait le concevoir. Elle-même avait mis du temps à maîtriser certains sortilèges donc elle n’allait certainement pas se moquer du bleu et bronze. Mais de là à agir de cette façon et à balancer la totalité d’un seau remplit d’immondices sur la tête d’un élève sans défense, il y a un fossé. Il ne pouvait pas faire voler des plumes comme tout le monde au lieu d’essayer de faire voler des seaux de merde ? Ravalant ses paroles, la jeune fille écouta ce qu’Oliver avait encore à lui dire. « Hmpf, qu'ils essaient, pour voir ; c'est gentil mais ne t'inquiète pas pour moi, j'en ai vu d'autres. » Ouais enfin c’est bien beau de dire ça mais il n’aurait sans doute pas le même discours s’il se faisait tabasser par des connards de quatrième année qui pensaient être les rois du monde. Enfin, des connards de n’importe quelle année en fait, malheureusement la connerie ne disparait pas avec l’âge. Elle allait devoir remettre les points sur les i avec Oliver parce qu’il ne semblait pas avoir conscience du nombre de débiles qui peuplaient ces couloirs. Et malgré tout ce qu’il pouvait dire, il ne faisait pas le poids face à ces petits cons. De toute manière la jeune fille n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit, pour l’instant, puisqu’Oliver s’arrêta brusquement au beau milieu de sa course, obligeant la lionne à faire de même. Elle leva ses yeux vers sur les alentours, se demandant bien ce que le troisième année pouvait chercher. Intriguée, elle l’observa actionner une espèce de mécanisme qui fit ouvrir le mur, révélant un passage secret. Et bah maintenant les troisièmes années connaissent mieux les passages secrets que les septièmes années, c’est du beau. Au moins elle le saurait pour la prochaine fois et de toute manière l’ordre du jour n’était pas de savoir qui était les plus ingénieux entre les jeunes et les anciens. Les anciens … Ça donne un coup de vieux quand même. Suivant Oliver qui venait de s’introduire dans le passage secret, la jeune fille entendit la porte se refermer juste derrière elle et au même instant, des dizaines de torches s’enflammèrent par magie, les évitant d’être plongés dans l’obscurité la plus totale. Elle vit le regard interrogateur d’Oliver se lever vers elle mais elle ne savait pas plus que lui comment cela pouvait se faire. Sans doute une sortilège quelconque mis en place par ceux qui avaient l’habitude d’emprunter ce passage, mais après pour savoir de quel sort il s’agissait, là elle n’en savait rien du tout. Habituant ses yeux à la lumière jaunâtre produite par les flammes, la jeune fille observa les parois du passage secret, se demandant où il pouvait bien mener. « Tu connais un sortilège pour nous débarrasser de tout ça ? » La voix d’Oliver résonna légèrement dans le couloir, et la lionne reposa ses yeux émeraude sur lui. Un sortilège, oui bien sûr qu’elle avait un sortilège et c’est vrai que ça commençait à être légèrement irritant d’être recouverte d’une mixture à la puanteur bien musquée. Sortant sa baguette de son sac, la jeune fille pointa le Serdaigle avant de murmurer un « Recurvite ». Bientôt le garçon fut totalement propre, toute trace de cette étrange mixture ayant disparu, bien que l’odeur quant à elle soit toujours imprégnée dans les tissus de leurs vêtements. Pointant sa baguette vers elle-même, la jeune femme prononça le même sort afin d’être elle aussi propre avant de ranger sa baguette à l’intérieur de son sac.

Lorsqu’elle releva les yeux, elle vit que le jeune bleu et bronze avait entreprit d’enlever sa robe de sorcier et elle haussa un sourcil avant de hausser les épaules. Après tout il n’avait pas tort, seulement elle ne pouvait pas se déshabiller comme lui, puisque malheureusement elle ne portait que son uniforme, et se trimballait en sous-vêtements n’était pas la meilleure chose à faire, surtout ces derniers temps. Soupirant, elle se contenta d’ôter sa veste ainsi que son pull, les fourrant dans son sac et se retrouvant en tee-shirt. Au moins ce dernier avait été épargné par l’affreuse mixture. Attrapant aussi l’élastique qu’elle portait au poignet, elle releva sa lourde tignasse en chignon, pour éviter que ses cheveux ne viennent porter leur délicieuse odeur à ses narines. « Mais, au fait, qu'est-ce que tu faisais à la bibliothèque ? Ne me dis pas que la populaire sorcière MacLeod, émérite procrastinatrice, éternelle buissonière, travaillait ?! » Reportant son attention sur Oliver, elle ne pût s’empêcher de sourire légèrement tandis qu’un rire échappait des lèvres du brun. « Finalement, peut-être bien que tu méritais ce qui t'es arrivée. En fait, tu devrais plutôt me remercier d'avoir sauvé ta journée qui avait l'air de devenir un peu trop sérieuse ! On commence par consulter des livres à la bibliothèque, et on finit par plus ne rien faire d'autre... Tu devrais faire un tour dans ma salle commune un de ces jours, tu verrais de quoi je parle. J'imagine que c'est différent chez vous. Tu parlais de sociabilité, et, honnêtement, je pense être dix mille fois plus sociable que n'importe quel minable de ma maison, à quelques exceptions près. Je t'assure ! » Haussant légèrement les épaules, la jeune fille détourna le regard, observant le couloir qui s’étendait sous ses yeux. Elle pouvait comprendre le garçon mais ce n’était pas une raison pour haïr tous les élèves de cette école et ne faire aucun effort. Elle connaissait certains Serdaigle qui méritaient de l’attention, et même si elle était la première à dire que Poudlard était peuplé de nombreux imbéciles, on ne pouvait pas mettre tous les élèves dans le même panier. En on pouvait encore moins faire cela en se basant sur la couleur du blason. « Tu as l'air pensive, ça va ? Qu'est-ce que tu entendais tout à l'heure par 'parfois je vous comprend pas' ? Tu ne parlais pas de moi, hein ? » Sortant de ses pensées, la jeune fille envoya un sourire franc à son ami. Oui elle n’était sans doute pas au top de sa forme mais cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas passé un peu de temps en compagnie du jeune Serdaigle alors elle ne devait pas gâcher ça en broyant ses idées noires. Se rapprochant d’Oliver, elle finit par croiser les bras sur sa poitrine. « Tu parles beaucoup pour quelqu’un qui n’aime pas aller voir les autres. M’aurait-on menti ? Oliver Kensington serait donc un moulin à paroles ? » Passant sa main dans les cheveux du brun, elle lui ébouriffa gentiment la chevelure avant d’ôter sa main, sachant qu’il n’aimait pas trop ça. « Et bien détrompes toi Kensington. Moi aussi je travaille. Ou du moins j’essaye. Bon après c’est vrai que je n’y arrive pas vraiment mais comme on dit, ‘le plus important c’est d’essayer’ hein ? » Un léger rire s’échappa des lèvres de la rousse tandis qu’elle se rapprochait du mur, ses doigts effleurant la torche qui se trouvait sous ses yeux. Puis elle se retourna de nouveau vers le brun, sourire aux lèvres. « Et si mon grand je parlais de toi. Enfin pas de toi en particulier, de vous tous là. Je vous comprends jamais. Vous faites des trucs tellement stupides parfois, comme faire tomber un seau rempli de je-sais-pas-quoi sur les autres élèves » Anticipant une réponse possible du jeune bleu et bronze, la jeune fille enchaina directement. « Et venir me dire après que c’est pour les cours et gnagnagna. Non mais vraiment, tu penses pouvoir me faire croire qu’on t’a demandé de m’asperger de ce truc pour un cours. Heureusement que je suis gentille parce que sinon tu mériterais des claques tu sais ça ? » Elle disait bien sûr cela sur le ton de la plaisanterie, jamais elle n’aurait porté la main sur Oliver et pourtant tout le monde savait qu’elle n’avait aucun remord à frapper les autres, qu’ils soient filles et garçons. Haussant les épaules, la jeune fille plaça une mèche de cheveux rebelle qui s’était échappée de son chignon à l’arrière de son oreille avant de continuer. « Il mène où ce couloir ? » Question bateau, mais elle était intéressée par la réponse. « Et sinon toi ? Je t’ai pas beaucoup vu ces derniers temps, tu me fuyait ? Non parce que si tu me fuis je vais être vexée tu sais. Enfin bon, et t’as suivis mes conseils ? Je sais même pas pourquoi je te pose la question j’ai eu le droit à la réponse en direct vu que je me suis reçu ta blague douteuse sur le crâne. Oliver Oliver Oliver, mais qu’est-ce que je vais faire de toi ? » Étrangement, la jeune fille parlait comme un moulin à paroles, alors que d’habitude elle était plutôt réservée. Enfin, cela dépendait des jours, mais quand elle était en compagnie d’Oliver elle arrivait à déblatérer sur des choses qui n’avaient aucun sens. Peut-être parce que le bleu et bronze n’était pas prise de tête, qu’il était insouciant en parti à cause de son âge et qu’il était pourtant mature – enfin pas tout le temps mais bon, personne n’est parfait. Plongeant son regard émeraude dans celui du brun, la jeune fille lui lança un sourire. De toute manière elle n’avait rien à faire en ce dimanche ennuyeux à mourir, alors elle était plutôt contente d’être tombée sur Oliver. Au moins elle n’aurait pas perdu sa journée.

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