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 Smile like you mean it... [Taylor&Andy]

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MessageSujet: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyMer 18 Juil - 12:31


Smile like you mean it
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Les yeux du Mangemort mirent un court instant à s’habituer à l’obscurité qui régnait. Quelques secondes auparavant, Andy se trouvait encore chez lui, dans son appartement au centre de Londres. En attendant l’heure prévue du transplanage, il avait revérifié une énième fois son itinéraire sur la carte qu’on lui avait transmise. La mission était plutôt simple, il l’aurait aisément accomplie seul. La présence d’une deuxième personne ne lui paraissait vraiment pas indispensable, cela ne risquait que de les faire repérer plus rapidement. Enfin bref.

Le jeune homme était allé courir, vers vingt-deux heures, afin d’évacuer l’excitation qui le gagnait systématiquement, lorsqu’une mission approchait. Elles étaient trop rares, à son goût. Mais il avait conscience que son travail au Ministère ne lui permettait plus autant de liberté qu’auparavant. Une fois de retour chez lui et une rapide douche prise, il avait enfilé la tenue de circonstances, cette cagoule qu’il n’aimait pas, elle grattait, sa cape noire et ses bottes en cuir. Sa baguette dans la main, il avait alors réapparut à des centaines de kilomètres de là, visiblement dans le Sud de la France. Même s’il était à la lisière d’une forêt, il pouvait entendre le bruit de la mer, au loin. Il devait avoir quelques minutes d’avances, mais minuit n’allait pas tarder à sonner. Le ciel était dégagé et lorsqu’Andy regarda autour de lui, avec cet air enfantin qui le caractérisait, il constata qu’il était encore loin du village qu’il allait devoir atteindre. Après avoir vérifié qu’il était bien seul, il ôta sa cagoule, qu’il fourra précipitamment dans la poche de sa robe. La mauvaise humeur qu’il avait ressentie à l’annonce de ce travail en duo s’évaporait peu à peu. L’impatience de débuter le travail commençait à le gagner et cette énergie qui l’envahissait peu à peu était plus que positive.

En attendant celle avec qui il allait devoir passer une bonne partie, voir même la totalité de la nuit, son esprit surexcité passa en revue les différents éléments de la mission. Comme une petite voix dans sa tête ne cessait de le répéter, la tâche devait, si tout se passait bien, se révéler plutôt simple. Il s’agissait de se rendre dans ce village Moldu à quelques centaines de mètres de là et de trouver la maison de ces deux stupides sorciers. Les deux êtres en question, un couple, vraisemblablement, se trouvaient être deux Mangemorts, ou plutôt, anciens Mangemorts, qui avaient déserté il y a maintenant quelques mois. On avait eu du mal à les retrouver, ils s’étaient donné de la peine pour disparaître de la carte, mais désormais, ils étaient repérés. Et chez les Mangemorts, ce genre de comportement n’était tout simplement pas admissible. Pour Andy, il était totalement incompréhensible. Pourquoi fuir maintenant ? Maintenant que leur puissance grandissait, monumentalement et quotidiennement ? Ce genre de comportement l’attristait. Quel gâchis, il n’aimait avoir à tuer des collègues. Mais bon, ceux-ci n’avait visiblement pas compris l’importance de leur rôle. C’est bête, quand même.

Une fois le déroulement de la soirée, ou plutôt de la nuit, en tête, Andy revint à l’instant présent. Il commençait à s’ennuyer, mais n’ayant pas de moyen de vérifier l’heure, il ne savait pas si Taylor était en retard. L’idée de revoir son ancienne collègue Langue-de-Plomb ne le réjouissait absolument pas. Les deux Mangemorts n’avaient jamais réellement réussi à travailler ensemble de manière cordiale. Bien-sûr, ils étaient efficaces, sinon pourquoi auraient-ils été réunis à nouveau cette nuit. Les deux adultes savaient mettre leur incompatibilité de côté, lorsqu’il s’agissait du travail. Mais Andy n’appréciait pas la méthode de travail de Taylor, elle manquait de fantaisie, à son goût. Il n’était pas à l’aise en sa présence, lorsqu’ils bossaient au Ministère. Peu de gens mettaient le jeune écossais à l’aise, mais le comportement de l’ancienne Serpentard le gênait particulièrement. Et puis, même s’il avait toujours eu de la peine à se mettre à la place des autres, il avait bien senti qu’il déplaisait à la jeune femme, du moins dans sa manière de fonctionner…

Néanmoins, tous deux n’avaient pas tellement le choix, ce soir. Ils allaient devoir agir ensemble, que cela leur convienne, ou non. Les bras le long du corps, appuyé contre un des immenses arbres de la forêt, Andy l’attendait donc, tapotant nerveusement le bout de sa baguette contre sa jambe gauche et laissant son regard se promener tout autour de lui.

Il avait hâte de commencer.
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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyMer 18 Juil - 13:57

andy & taylor


« Il t’attend » Taylor ne répondit que par un hochement de tête à son collègue. Elle avait rendez-vous avec Declan et elle le savait. C’était lui qui, en l’absence du Lord, distribuait les missions et elle en avait une nouvelle aujourd’hui, Declan lui avait dit de passer dans son bureau à la fin des cours. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’était pas partie en mission et il lui fallait bien avouer que cela lui faisait grandement plaisir de s’y remettre. La vie dans le château de Poudlard n’était qu’une routine ennuyeuse. C’était loin d’être ce qu’elle s’était imaginé. Elle se demandait parfois comment certains professeurs faisaient pour s’y plaire autant. Elle laissa son cœur supposer quelques secondes qu’avec la présence de Jeremiah à ses côtés elle s’y plairait sûrement plus, puis elle le referma et se dit que tout était mieux défini dans cet ordre là. Elle était à Poudlard en train d’obéir au Lord et c’était la seule chose qui comptait pour elle.

Afin d’éviter de ressasser ses sombres pensées trop longtemps, Taylor les balaya d’un coup de main et entra dans le bureau du professeur. « Yaxley. » le salua-t-elle d’un signe de tête, il lui rendit son salut et l’invita à s’asseoir. Deux heures plus tard, elle quittait le bureau, fin prête pour de l’action tant attendue avec un sourire sadique sur son beau visage d’ange. Taylor détestait les moldus plus que tout, mais être en chasse contre un couple de mangemorts reconvertit c’était presque aussi bien et elle avait hâte. Ce n’était pas une action aussi plaisante que tuer les moldus mais cela avait sa part. C’était d’ailleurs en partie pour le meurtre et la chasse qu’elle avait choisit de rejoindre le rang des mangemorts, car, si elle avait déjà tué l’assassin –croyez-t-elle– de son père et son amant, la chasse était sa partie préférée. Et les moldus étaient la cerise sur le gâteau : faibles et criards. Elle trouvait même que le Lord était trop souple quant à eux, mais elle préférait obéir que de lancer une mini révolution inutile qui serait bien vite maîtrisée.

Taylor était rentrée chez elle, prendre ses affaires pour la soirée. Sa cape et sa cagoule étaient roulées en boule, elle n’avait pas prit le soin et le temps de les laver lors de sa dernière mission. D’ailleurs quel était l’intérêt, un simple sort suffisait à les rendre brillants de propreté. Elle le lança sans attendre et les déposa sur son lit –pas fait– avant de filer prendre une douche. Elle était joyeuse à cet instant précis, certains de ses collègues avaient peur avant une mission, d’autres étaient euphoriques, d’autres encore ne ressentait rien. Elle était heureuse tout simplement, plus tard viendrait le doute, puis la peur et enfin la joie ultime d’avoir maîtrisé son adversaire. Tout allait en crescendo, toujours la même chose mais c’était le seul rituel qu’elle aimait et acceptait.

Un bruit sur sa fenêtre la sortit de ses pensées, c’était un hibou. Elle reconnu le plumage et sourit, c’était Athénora qui lui demandait si elle pouvait passer prendre un verre. Par la fenêtre Taylor lui fit signe qu’elle était occupée et elle retourna à ses affaires. La jeune mangemorte était si rarement chez elle, qu’Athénora en profitait sûrement pour y voir son amie, une prochaine fois, pensa-t-elle.

Il était vingt-trois heures et Uriel était enfin prête. Elle se permit de songer alors au détail qu’elle avait laissé de côté : son binôme. Elle se répugnait à l’appeler comme cela, pourquoi les avaient-ils mis ensemble ? Taylor n’avait aucune envie de travailler avec lui, cela faisait un bon bout de temps qu’ils ne s’étaient pas vu et c’était mieux comme cela. Certes il avait l’avantage d’être aussi efficace qu’elle mais il était trop … trop trop voilà tout. Elle avait le droit de ne pas l’aimer sans avoir à se justifier non ? Ce n’était pas son ami, pas son rien. Elle souffla bruyamment. Il ne servait à rien de s’énerver maintenant, c’était trop tard. Ce qui était fait était fait et elle n’avait plus qu’à obéir, ce qu’elle avait toujours fait d’ailleurs. Roulant des yeux elle enfila sa cape, sa cagoule, elle prit sa baguette –prenant garde à ne pas la ranger dans sa poche arrière gauche, il paraitrait que quelqu’un c’était déjà brûlé la fesse– et éteignit la lumière de son appartement.

« Moi je veux le prendre ce verre, allez, soit sympa. » Si Taylor n’avait pas l’habitude d’Athénora elle aurait sursauté, mais Taylor était Taylor et elle s’y était attendue. « Si je t’ai dit que j’étais occupée c’est parce que je suis en mission. » Le ‘oh’ que forma la bouche de son amie était très distingué mais il était sincère au moins, la serveuse s’excusa et rentra dans son bar avec un signe d’encouragement auquel Taylor répondit avec joie. Il lui en faudrait du courage pour affronter Andy.

Vintg-trois heures trente huit, ils avaient rendez-vous à minuit, Taylor transplana mais à deux kilomètre trop au nord, elle était ponctuelle et surtout elle ne voulait pas arriver en avance. Andy était du genre à l’être et elle ne voulait en aucun cas à avoir à parler avec lui plus que nécessaire. Elle marcha, ni trop rapidement ni trop lentement. Marcher l’aidait à se détendre car elle occupait ses bras, jambes et main mais laisser libre ses pensées.

Plus trois cent mètres et sept minutes, Taylor avait ralenti quand elle l’avait vu. Elle savait qu’il l’avait vu, alors pourquoi faire semblant de se presser ? Minuit sonna au loin dans une église de campagne quand Taylor s’arrêta au niveau d’Andy. « Non je ne me suis pas perdue si c’était al réponse à ta question silencieuse. Commençons, j’ai hâte de faire mon boulot. » Elle sourit malgré elle. A cet instant précis elle savait qu’elle arriverait à supporter la présence de son binôme parce que la chasse était bien trop amusante pour oser penser à autre chose.

Elle s’approcha du jeune mangemort et enleva sa cagoule. Elle examina le lieu, elle connaissait le chemin qui leur restait à parcourir par cœur, elle l’avait vu sur la carte de Declan. Mais le voir dans la nuit de ses propres yeux s’était différent. Elle récapitula pour qu’ils soient bien d’accord sur la marche à suivre. « La maison est à trois kilomètres au sud-est, donc par là. » dit-elle en pointant son doigt dans la direction. « Il y a le couple à tuer et un chien, nommé caramel –quel originalité, il doit être roux– » continua-t-elle, blasée. « A deux heures trente, tout doit être fini. » Il acquiesça. Elle aussi, par reflex. « Ok, donc on y va. » Et sans attendre de réponse, elle s’élança vers la maison.

Il fallut de secondes et un peu de vent frais sur sa figure pour qu’elle se rende compte : la cagoule. Une erreur comme celle-là elle n’en avait pas fait depuis des lustres, c’était étrange qu’elle ait oublié un aussi gros détail. Elle enfila sa cagoule le plus vite possible avant de ne recevoir les commentaires de son associé. Elle ne voulait pas qu’il utilise ce fait contre elle, malheureusement les moqueries ne tarderaient pas, elle s’en doutait bien. Soufflant discrètement, elle accéléra. Elle ne cherchait pas à le distancer, elle savait bien qu’il était plus rapide et sportif qu’elle, mais elle voulait en finir le plus vite possible. Et puis cet état était intermédiaire : pas tout à fait dans l’action, pas tout à fait dans l’attente. Alors elle accélérait.

Elle s’arrêta brusquement mais toujours en silence, la maison était visible à l’œil nu. Elle se lécha le doigt pour vérifier le sens du vent. « C’est bon, il est dans l’autre sens, le chien nous sentira pas. » Et le plus discrètement possibles ils s’approchèrent de la demeure. C’était une petite maison, ni trop grande ni trop petite. Elle était sûrement protégée par des sortilèges, malheureusement –pour eux- le gardien avait parlé et la maison était visible aux deux jeunes mangemorts. Les deux traitres à l’intérieur ne s’attendaient sûrement pas à une visite cette nuit-là, les lèvres de Taylor s’écartèrent en un sourire satisfait : c’était cela qui était bon.

Si elle avait suivit un entrainement militaire, Taylor aurait peut être rampé, mais elle n’était que mangemorte alors elle s’avança et grâce à un sortilège informulé, une lumière verte quitta sa baguette pour frapper le chien en plein cœur. Il dormait, le corps sortant de quelques centimètres de sa niche, sûrement parce qu’il y faisait trop chaud à l’intérieur. C’était trop facile. Elle n’éprouvait rien pour les animaux en général, alors tuer un chien ne lui apportait aucune joie contrairement à la mort d’un être humain. Elle continua son chemin.

Arrivée devant la maison elle laissa son binôme passer devant. « C’est toi qui choisit par où on rentre. » lui chuchota-t-elle si bas, que si elle n’avait pas pensé la phrase dans sa tête elle ne l’aurait sûrement pas entendue.
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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyMer 18 Juil - 15:35


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Un coup de vent fit bruisser les feuilles de l’arbre contre lequel il se tenait, et l’instant d’après, Taylor apparut dans son champ de vision. Comme il s’en doutait, elle n’avait pas accéléré une fois qu’elle l’avait vu. Mais qu’importe ! Elle était là et ils allaient pouvoir commencer. « Non je ne me suis pas perdue si c’était la réponse à ta question silencieuse. Commençons, j’ai hâte de faire mon boulot. » Dans l’obscurité, Andy eut un rictus qu’elle ne put probablement même pas voir. Il ne l’appréciait pas, certes, mais il savait qu’elle serait la dernière personne à se perdre, surtout en mission. Il fut néanmoins heureux de sentir qu’elle était aussi impatiente que lui. Lorsqu’elle fut suffisamment proche de lui et qu’elle eut résumé la situation, les deux Mangemorts se mirent en route. A contrecœur, Andy plongea alors la main dans sa poche et s’empara de cette cagoule, qu’il lui fallait mettre. Alors qu’il l’ajustait sur sa tête, il remarqua que Taylor, dans son empressement, ne l’avait pas mise. Injustice ! Pourquoi devrait-il la mettre et pas elle ? La Mangemorte l’avait devancée de quelques mètres, il lui fallait donc la rattraper avant de pouvoir lui parler. Andy accéléra le pas. Au moment où il s’apprêtait à lui en faire la remarque, la jeune femme blonde fit disparaître sa chevelure sous ladite cagoule, et Andy se retint alors de tout commentaire, même si ce n’était pas les idées qui lui manquaient… la situation était déjà tendue, et, pour une fois, Andy eut conscience qu’un commentaire de sa part n’aurait fait qu’envenimer les choses…

L’excitation que le jeune homme ressentait à l’idée de cette chasse à l’homme qui s’annonçait grandissait à mesure qu’ils approchaient du village Moldu.« C’est bon, il est dans l’autre sens, le chien nous sentira pas. » La maison n’était désormais plus qu’à une dizaine de mètres d’eux. Andy observa un instant ce qui les entourait. Mais le village était calme, il semblait presque mort. Aucune lumière dans aucune maison, la voie était plus que libre. Andy, par reflexe, comme s’il sentait que l’action n’était plus qu’à quelques minutes d’eux, resserra l’étreinte de sa main autour de sa baguette. Si sa main droite trahissait sa fébrilité par de continuels et légers tremblements, sa main gauche, elle, était ferme.

Les deux Mangemorts s’approchèrent furtivement de la maison et Taylor les débarrassa rapidement du chien qui dormait dehors. Andy sourit intérieurement à la vision de l’animal ; les deux anciens Mangemorts qui vivaient là-dedans n’avaient vraiment aucune idée de ce qui risquait de leur tomber dessus. Ils avaient suffisamment confiance en eux pour laisser leur animal dormir dehors. Andy espérait qu’ils ne comptaient pas sur la bête pour les prévenir en cas de danger, cela aurait encore fait baisser le peu d’estime qu’il avait pour les deux déserteurs, de les savoir capable d’une telle niaiserie…


« C’est toi qui choisit par où on rentre. » C’est là que l’on commençait à s’amuser. Un frémissement de hâte lui traversa le dos. Il était bien. Le léger vent venait soulager la chaleur que provoquait cette stupide cagoule. Mais Andy dégagea rapidement tout ressenti physique de son esprit. Il s’apprêtait à jouer un de ses rôles préférés ; celui du chasseur. Et cette tâche ne laissait pas de places aux émotions dans la tête d’Andy. Il lui fallait maintenant s’assurer que cette mission serait menée à bien. La maison possédait deux portes principales. Celle qui se trouvait devant eux, l’entrée centrale, et une baie vitrée qui, elle, se trouvait de l’autre côté de la maison, sur sa façade sud. Il savait que la chambre à coucher du couple de traîtres se trouvait au premier étage, que celle-ci possédait une fenêtre relativement éloignée du sol et que donc, le seul accès aux deux portes de sortie était l’escalier, qui liait le premier étage au rez-de-chaussée. Cela valait-il la peine que Taylor et lui se séparent, afin de surveiller les deux possibilités qu’avaient leurs futures victimes de leur échapper ? Andy hésita un instant, puis décida que non. La baie vitrée était énorme et fermée, cela serait suffisant et nettement plus efficace de la surveiller depuis l’intérieur, que depuis l’extérieur. Il se retourna alors vers sa collaboratrice et fit un léger et sec signe de tête en direction de la porte qui se trouvait à quelques mètres d’eux. « On passe par là, il y aura la baie vitrée à surveiller, une fois à l’intérieur ! » Sa voix n’était qu’un souffle rauque, mais il vit à l’acquiescement de Taylor que celle-ci l’avait parfaitement entendu.

Le Langue-de-Plomb et la pionne se déplacèrent alors rapidement mais silencieusement, étant en l’espace de quelques secondes devant la porte.
« Alohomora ». La porte n’opposa aucune résistance et s’ouvrit docilement, sans le moindre grincement, pour le soulagement d’Andy. Trop facile, songea celui-ci. Taylor et lui se glissèrent alors à l’intérieur de la maison. La lune, qui s’était dégagée depuis leur arrivée dans la forêt, illuminait le salon,à travers l’immense vitrage. Andy se pencha alors vers la jeune femme, la proximité des habitants de la maison l’obligeant à littéralement coller ses lèvres à la cagoule de Taylor. « Je monte m’occuper des deux, il faut que tu restes ici et que tu guettes les escaliers... On ne sait jamais. »

Il était sûr que ça n’allait pas lui plaire, les quelques années qu’il avait passé à travailler avec elle lui avaient permis de comprendre que s’il y a bien une chose qu’elle ne supportait pas, c’était la soumission. Mais il fallait que quelqu’un surveille le rez-de-chaussée, au cas où la situation à l’étage dégénérerait et permettrait aux deux individus qui s’y trouvaient d’échapper au Mangemort. Sans attendre de réaction de Taylor, Andy, maîtrisant au mieux l’énergie qui bouillonnait en lui, fit volte-face et grimpa quatre à quatre la douzaine de marches qui le menaient à l’étage supérieur. Une fois au premier étage, il vit que la porte de la chambre à coucher était entre-ouverte. Les autres portes, probablement la salle-de-bains et une chambre d’ami, le couple n’avait pas d’enfants, étaient soigneusement fermées.

Le jeune écossais se percha alors sur le seuil de la porte, et au moment où il allait pénétrer à l’intérieur de la chambre, il lui sembla entendre une respiration, qui ne venait pas de l’intérieur, mais de l’extérieur, toute proche de son oreille. Sans pouvoir réellement bouger son corps, risquant de faire grincer le parquet à chaque mouvement, sa tête fit néanmoins un brusque quart de tour sur sa gauche. Une bouffée de colère l’envahit alors ; Taylor se trouvait à trois centimètres de lui, nez-à-nez, prête elle aussi à entrer dans la chambre. Andy ne pouvait rien dire, le moindre son risquait de trahir leur présence. Mais il n’en pensait pas moins. Il retrouvait bien là sa collègue d’il y a des années…
Quelle abrutie, bornée en plus !

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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyMer 18 Juil - 16:25

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« Je monte m’occuper des deux, il faut que tu restes ici et que tu guettes les escaliers... On ne sait jamais. » Quel idiot, comme si elle allait rester sagement en bas à attendre sagement qu’il s’amuse. Non, ce n’était pas ce qui allait se passait, Taylor refusait, ça serait trop facile. Mais elle était raisonnable, elle savait qu’il fallait surveiller l’escalier et la sortie, si jamais ils s’enfuyaient. A quelques centimètres au dessus de sa tête, Taylor entendit un bruit, si minime que cela aurait pu être une souris, mais son instinct de survie était trop développé pour qu’elle laisse filer ce bruit comme si de rien n’était. Lorsqu’on est un mangemort en mission, on fait attention à tout, que ça soit au bruit, au mouvement, au vent ou même aux couleurs de l’arc en ciel. S’il y a quelque chose de louche, alors il faut réagir. Et Taylor réagit.

Elle grimpa les escaliers, sans courir comme elle l’aurait voulut, elle avait peur d’arriver trop tard et de ne pas prévenir Andy, car même si elle ne l’aimait pas, il ne fallait pas qu’il meurt, ça serait bien trop embêtant de perdre un homme en mission. Elle avança aussi vite qu’elle le put dans la maison, mais elle voulait éviter de faire grincer les escaliers ça serait bien trop embêtant de se faire avoir de cette manière. Enfin elle arriva au premier étage, aussi silencieuse qu’une brise légère. Andy ne l’avait pas vue, elle sourit de fierté. Mais il fallait qu’elle le prévienne avant qu’il ne prenne peur. Elle reprit alors sa respiration un peu trop fort. Et elle vit sa tête se retourner un peu violemment vers elle. Son regard était plein de colère mais il le fallait. Elle vit la porte entrouverte et elle comprit qu’elle ne pourrait pas parler pour se justifier. De toute manière maintenant qu’elle était ici, elle n’avait qu’une envie c’était de finir le travail commencé. Elle prit sa baguette à pleine main et d’un signe de tête elle montra la porte à son binôme. Il lui jeta une œillade éloquente du style ‘merci je ne suis pas débile je savais’ et il entra le premier dans la pièce.

Immédiatement, flairant le danger, Taylor se positionna dos au jeune homme, il y avait quelque chose de louche dans cette maison, l’entrée était trop simple à forcer, tout semblait trop paisible. Le jeune homme toujours sans bruit, entra dans la pièce et l’éclaira d’une belle lumière verte. Taylor appréciait réellement cette lumière bienfaisante, c’était un peu comme une réparation pour elle, c’était le doux son de sa vengeance, avec un sourire elle attendit le second éclair lumineux qui n’arriva pas. Intriguée elle se retourna vers son binôme, il était plus qu’en colère cette fois-ci et dieu merci, elle n’y était pour rien. Mais son regard n’accusait pas Taylor, enfin si mais c’était étrange, elle s’approcha du corps et elle comprit. Des mannequins. Pour la première fois elle sourit franchement. Ces deux mangemorts en fuite étaient un petit peu plus futés que ce qu’ils avaient laissé paraître jusqu’à présent, ils ne s’étaient pas livrés à la mort avec une confiance aveugle. Mais Andy ne souriait pas et elle comprit, si elle était restée en bas elle aurait peut être pu les surprendre plus. Avec un roulement d’yeux énervés, elle indiqua le plafond avec sa tête. Andy secoua la sienne. Commença alors une incroyable discussion centrée sur leur visage et le plus extraordinaire étaient qu’ils se comprenaient. La jeune femme ouvrit les yeux écarquillés et à moitié blasée, il ne lui faisait pas confiance, pourtant c’était elle la doyenne de la mission et elle avait un petit peu plus d’expérience que ce brave jeune homme. Alala, la fierté masculine. Elle fit rouler ses yeux une seconde fois avec son index gauche elle indiqua l’emplacement d’une montre sur son poignet droit : il était grand temps de partir avant de se faire découvrir. Pour une fois ils furent d’accord et ils quittèrent la pièce piège, sans bruit.

Ils firent à peine deux pas vers le couloir qu’Andy eut un mouvement de la tête brusque vers le plafond. Il venait sûrement d’entendre un bruit suspect. Ah, si seulement ils parlaient la langue des signes ça serait tellement plus facile de communiquer sans bruit, pestant à l’intérieur et se jurant d’apprendre cette langue une prochaine fois, Taylor descendit les escaliers. C’était peut être un second piège les bruits en haut, il valait mieux être prêt à tout affronter.

Andy disparut de son champ de vision tandis qu’elle commençait sa descente sans bruit. Dans la maison plongée dans l’obscurité elle était complètement invisible avec sa longue cape noire, seuls les frottements contre le mur pouvaient la trahir si bien qu’elle marchait le plus lentement possible. Il n’y avait aucune agitation en bas et c’était à la fois bon et mauvais mais à aucun moment Taylor ne ressentit de doute, elle était en pleine chasse et elle avait hâte de découvrir à quel jeu le couple traitre jouait. Une heure résonna loin dans la vallée, sûrement la cloche de l’église qu’ils avaient entendu tout à l’heure. Taylor fit un mou quelque peu embêtée, il ne leur restait qu’une heure et demi pour finir le travail, et si jamais le couple était réveillé et s’était enfuit, ils étaient un peu mal barrés.

Enfin elle arriva dans le salon, la grande baie vitrée éclairée par la lune laissait un avantage et un inconvénient. Elle était dans le mauvais sens : il lui fallait traverser la pièce donc être dos à la baie vitrée pour accéder à la salle suivante, elle serait donc dans la lumière et si une personne était tapie dans l’ombre elle la verrait sans aucun mal. Mais la lumière dégagée par la lune était suffisamment forte pour qu’elle repère chacun des recoins de la pièce. Elle décida de ne pas prendre de risque et, emmitouflée dans sa grande cape noire, elle se cala dans un coin. Elle n’avait pas traversé la pièce, mais elle voyait tout ce qu’il se passait autour d’elle, maintenant elle n’avait plus qu’à attendre.

Son attente ne fut pas longue. A peine sept minutes et trente-quatre secondes un cri traversa les murs de la maison, c’était un cri féminin qui se tut bien vite, puis il y eut le bruit d’un corps qui tombe lourdement au sol. Taylor sourit, une de moins : il semblait évident qu’Andy avait tué la femme. Seulement il n’y eut pas d’autres mouvements qui virent briser le silence. Que se passait-il ? Le suspense était insoutenable et Taylor détestait sa position, cachée sans rien faire. Elle faillit se risquer à sortir quand un bruit de verre brisé retint en attention. En regardant à travers la baie vitrée, elle vit un homme se remettre debout et commencer à courir. Et une lumière verte le suivre. Puis deux, puis trois. Mais l’homme n’était toujours pas touché et continuait faiblement sa course. Folle de rage maintenant que l’homme était trop loin de la portée de leur tir, Taylor sortir de sa cachette et ouvrir la baie vitrée. Elle hurla à son compagnon. « Mais comment t’as pu le rater ?! » et elle s’élança à la poursuite du jeune homme. Elle ne savait pas ce qu’Andy faisait et elle s’en foutait. Il avait raté et ils risquaient d’être graciés. Alors Taylor courrait pour rattraper le fuyard.

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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyMer 18 Juil - 23:45


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Tout ça pour rien. Cela ne lui arrivait pas souvent, mais Andy rageait. Des débutants, voilà ce qu’ils étaient ! Et pour une fois, il se mettait aussi en cause, ce qui lui faisait plus que mal. Il avait l’habitude d’être d’une minutie sans pareil lors des missions qu’on lui confiait, et il venait, à cet instant, de commettre une erreur digne d’un Cracmol. Un Homonium Revelio aurait suffi à leur faire comprendre qu’il n’y avait pas la moindre présence humaine dans ce lit. Un sortilège qu’on apprend à Poudlard, par Merlin ! Pas même de la Magie Noire qui aurait nécessité une concentration spéciale ou des capacités extraordinaires, non, rien ! Andy s’en mordait les doigts. Voilà qui compliquait singulièrement la situation. Ces deux mannequins dans le lit avaient une signification toute particulière ; non seulement ils venaient de perdre un temps précieux à s’approcher avec une précaution stupide de cette chambre, mais en plus, cela voulait dire que les deux sympathiques traîtres les attendaient. Comment avaient-ils pu être au courant ? Andy se rendit compte que Taylor et lui avaient été trop confiants, sur cette affaire. Le chien dehors n’était qu’une ruse, la porte, si peu protégée, également.

Mais cela ne servait à rien de s’énerver plus. Désormais, il fallait redoubler de vigilance et surtout, agir ! Car une heure venait de s’écouler pour rien, et ils étaient attendus à Londres d’ici 90 minutes pour faire leur rapport. Andy n’avait jamais eu à s’excuser du moindre retard et encore moins à annoncer un échec. Et il n’acceptait tout simplement pas que cela change cette nuit.

Après un débat animé mais silencieux avec Taylor, les deux sorciers sortirent de la pièce et alors qu’ils s’apprêtaient tous deux à redescendre, Andy perçut des bruits de pas. Absolument pas légers, absolument pas discrets. Cela sentait le piège, mais ils ne pouvaient pas se permettre de laisser une fois encore les deux victimes désignées leur échapper. Après un rapide coup d’œil à Taylor, le jeune homme se dirigea alors vers l’échelle qui permettait visiblement de monter dans les combes. Celle-ci se trouvait à l’autre extrémité du couloir plongé dans la pénombre. Tandis qu’il se dirigeait vers cette dernière, il jeta un regard en arrière et pu juste apercevoir le bout de la cape de sa collègue disparaître dans les escaliers. Désormais assuré que le bas de la maison était surveillé, il accéléra et sauta littéralement sur l’échelle, qu’il gravit en quelques enjambées.

Evidemment, la trappe était fermée. Situation délicate et peu agréable, car cela signifiait qu’Andy était en position d’infériorité jusqu’à qu’il soit à la même hauteur que ses ennemis. Et pour cela, il devrait se hisser sur le sol, depuis l’échelle. Position très, très inconfortable, donc. Il allait s’agir de faire preuve de souplesse et de rapidité. Un court schéma se dessina dans l’esprit d’Andy et un instant plus tard, il poussait délicatement la trappe, avant de s’extirper le plus rapidement possible, à la force de ses bras, sur le plancher du grenier. La baguette dans la bouche, ce fut l’un des moments pendant lesquels il apprécia d’avoir la corpulence d’un clou et, néanmoins, une musculature développée et travaillée. Moins de dix secondes après avoir ouvert la trappe, il était debout, plaqué contre le mur de la salle, la baguette à nouveau en main. L’expédition avait peut-être eu une chance de passer inaperçue, car aucune lumière ne provenait de l’étage inférieur, l’ouverture de la trappe n’avait donc pas pu être trahie par une quelconque nouvelle luminosité, elle n’avait, miraculeusement, pas grincé et Andy s’était glissé de manière indétectable contre le mur. Il avait des raisons de croire à la discrétion de son acte, car si les deux sorciers l’avaient vu, il leur aurait été plus que facile de lui jeter un sort, lorsqu’il était encore à genoux.

Collé à la paroi, Andy évalua rapidement la taille et les possibles échappatoires de la pièce. Le grenier étant, comme chaque grenier digne de ce nom, sous les toits, l’endroit où se tenait Andy devait facilement mesurer deux mètres de haut, mais cette taille diminuait effroyablement rapidement à mesure qu’on s’éloignait du centre de la pièce. La grande taille d’Andy ne lui permettait de se tenir droit que sur un mètre cinquante de large, tout au plus. Une grande et unique fenêtre permettait aux rayons de la lune d’éclairer un peu le sinistre endroit, et celle-ci se trouvait juste à la droite d’Andy, le faisceau lumineux l’évitant de peu. Cette fenêtre et la trappe comprise, il ne voyait pas d’autres moyens de sortir du grenier.

Il savait désormais où il se trouvait, certes, mais par contre, les deux autres probables occupants de la pièce se révélaient d’une discrétion folle. Un Homonium Revelio n’était plus assez discret, et surtout, ils étaient deux contre lui. Andy ferma alors les yeux et se concentra sur les bruits qu’il pouvait percevoir. Il ne voyait, de toute manière, pas grand-chose dans ce lieu, alors autant se concentrer sur les sens qui pouvaient encore lui être utiles. Il entendit, derrière lui, le bruit des canalisations d’eau, probablement dans le mur du dessous. Puis sa propre respiration et ses battements de cœur vinrent perturber le silence qui régnait. Il entreprit alors d’arrêter de respirer pour quelques secondes, afin d’obtenir le calme le plus complet possible, stopper ses battements de cœur n’étant pas réalisable… Il savait qu’il était question d’un instant avant que les respirations des autres ne lui parviennent et que le temps à sa disposition pour tenter de les localiser serait encore plus court. Alors qu’il lui semblait entendre un début d’expiration, plus loin sur sa droite, de l’autre côté de la pièce, la tâche lui fut, pour une fois depuis le début la soirée, très nettement facilitée. Quelqu’un trébucha, ou du moins bougea son pied, de manière très peu discrète, comme lorsqu’on est pris d’une crampe.

«
Avada Kedavra ! » Il aurait été plus prudent de d’abord stupéfixer, au cas où sa victime aurait eu le réflexe de lancer un sortilège de bouclier, mais le temps était précieux et Andy comptait sur l’effet de surprise pour empêcher toute tentative de défense. Tout se passa alors très vite. La femme qu’il avait touchée poussa un cri terrible, avant de s’effondrer sur le sol, apparaissant alors dans le halo de la lune. Son mari, visiblement conscient qu’il ne pouvait plus rien pour elle et surtout très soucieux de son propre sort, surgit alors de derrière elle, mais au lieu de lancer un sort à Andy, ce à quoi celui-ci s’attendait, il expédia une grosse caisse, visiblement lourde, contre le jeune homme, ensuite de quoi, sans perdre un instant, il s’élança à travers la vitre, sans précaution aucune.

Andy, à qui le choc du poids de la caisse sur son abdomen avait momentanément coupé le souffle, dû d’abord se dégager de l’énorme coffre. Mais conscient que l’homme était en train de lui échapper, il lança à l’aveuglette un, puis deux et même trois éclairs verts à travers le trou que le Mangemort fugitif avait laissé dans la vitre. N’entendant aucun bruit, ni de chute, ni de d’effroi, il sut qu’il l’avait raté. Pris alors d’une colère folle, il jura avant de se débarrasser de la caisse qui le clouait contre le mur. Même si cela fut vite fait, grâce à un sortilège de lévitation bien maîtrisé, cela suffit à lui faire perdre les quelques secondes qui auraient été nécessaires à ce qu’il puisse intercepter l’homme. Il courut alors vers la fenêtre brisée et vit l’homme qui s’enfuyait. Un léger soulagement le prit tout de même, lorsqu’il vit la fine silhouette de Taylor qui le poursuivait. Il n’aurait jamais pensé être content de la voir. Sans perdre plus de temps, il sauta aussi et amortit sa chute dans l’herbe. Heureusement pour lui, la maison était petite, car un saut depuis le grenier d’une maison plus grande ne l’aurait sans doute pas laissé indemne.

Malgré la douleur qui battait en dessous de son sternum, il entreprit alors de rattraper le fuyard et sa chasseuse. Alors qu’il se relevait prestement, il marcha sur quelque chose qui craqua sous son poids. Vérifiant sans réellement s’arrêter, ce qu’il vit le fit bondir, intérieurement, de joie. Il venait de marcher sur une baguette qui s’était rompue sous sa masse et vu l’emplacement de celle-ci, elle ne pouvait appartenir qu’au sorcier que Taylor et lui poursuivaient. Cette bonne nouvelle en tête, il releva les yeux. L’air frais de la nuit semblait diminuer sa douleur et il se mit à courir, baguette à la main et toujours cette fichue cagoule sur le crâne. La demeure possédait un immense jardin, mais les maisons avoisinantes se rapprochaient dangereusement vite. Andy accélérait constamment, Taylor et lui ne pouvaient pas se permettre de laisser l’homme leur échapper. Si celui-ci atteignait les résidences voisines, il était sauvé, les deux Mangemorts ne pouvaient pas s’attaquer à tous ces Moldus sans que cela ait de répercussions. Enfin, ils ne voulaient pas, mais si leur proie réussissait à rejoindre ces habitations, ils allaient devoir s’y contraindre et prendre des risques énormes. Et assumer un retard gigantesque, songea Andy, tandis qu’il courait à en perdre haleine.

Au prix d’un effort surhumain, il avait rapidement rattrapé Taylor et le traître. Désormais entre eux deux, il voyait avec effroi la clôture voisine se rapprochait, toujours plus vite. Il jeta un regard à sa collaboratrice. Il leur restait très peu de temps et ils n’avaient pas droit à l’erreur. La manière la plus sûre de ne pas rater leur cible était donc de tirer en même temps, les deux. Leur langage muet reprit alors. La rapidité de leur course rendait la communication silencieuse encore plus difficile, mais Andy réussit néanmoins à obtenir de Taylor que celle-ci pointe sa baguette sur le fugitif, tout comme le faisait le jeune Mangemort. La cagoule n’arrangeait pas les choses, mais les deux sorciers finirent par être d’accord ; Andy allait donner le décompte et ils allaient ensemble lancer leur sort sur leur victime. Taylor était à la gauche de l’homme, Andy sur sa droite, ils étaient sûrs de l’atteindre. Andy se surprit à sourire à la jeune femme ; la situation tournait enfin à leur avantage ! Evidemment et heureusement, ce sourire ne fut pas décelé par la sorcière blonde, car une cagoule a, quand même, l’unique avantage de dissimuler le visage de celui qui la porte. Bref, afin de conserver le silence de leur course dans la nuit, Andy fit le décompte avec sa main droite. Plus une seconde à perdre. Trois, deux, un.
« Avada Kedavra ! »
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Dernière édition par Andy Borthwick le Jeu 19 Juil - 10:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyJeu 19 Juil - 4:11

andy & taylor

Taylor courait à en perdre haleine. Elle avait gâché de très précieuses secondes à comprendre qu’il fallait qu’elle se mette en marche et comme Andy était derrière elle, tout reposait sur ses pauvres petites jambes. Flûte, comment se faisait-il que l’homme courrait si vite alors qu’il avait brisé une fenêtre et sauté du grenier, ce n’était pas normal. Ou alors il était temps pour la belle Taylor de se mettre sérieusement au sport, il fallait qu’elle y songe mais plus tard. Repoussant cette idée de son esprit, elle accéléra et l’homme devant elle commençait à fatiguer, il n’était plus si loin.

Une respiration lente et calme mais fatiguée se joignit à la sienne, ainsi donc Andy était de retour, ce n’était pas trop tôt. Elle n’y pensa pas plus en détail et se concentra sur l’homme qui s’en allait devant eux et elle écarquilla les yeux. La maison la plus proche n’était plus qu’à quelques mètres devant eux, ils risquaient de tomber sur des moldus. Et même s’ils étaient endormis et qu’elle maniait excessivement bien le sortilège de l’oubliette, comme son binôme d’ailleurs, il valait mieux achever le travail avant d’y être contraint de le réparer. Taylor tourna la tête vers Andy, mais avec les cagoules il était difficile de se comprendre et leur course les empêchait de parler. Elle fronça les sourcils car elle voyait bien qu’il essayait de lui transmettre un message, mais elle n’arrivait pas à le déchiffrer. Finalement un léger sourire se forma sur ses lèvres quand elle comprit et pointa sa baguette vers l’homme. Ils allaient tirer ensemble pour avoir plus de force et ne pas manquer leur coup. Ils y arriveraient aisément, car malgré leur non-amitié, ils restaient des mangemorts puissants et doués. Elle sourit sadiquement avec une joie profonde, c’était facile en fin de compte. Déjà l’homme ralentissait et du sang coulait le long de sa jambe, il avait du être blessé en sautant, c’était bon pour eux. La clôture se rapprochait d’eux et Andy leva trois doigts. Trois, deux un. « Avada Kedavra ! » lancèrent-ils à l’unissions. Avec une parfait maîtrise de leurs gestes leur cible serait bien à terre. Le rayon vert assassin qui sortait de leurs deux baguettes se rejoignit pour n’en former un seul et unique. La lumière meurtrière fonça à une vitesse folle vers l’homme. Qui dans un mouvement désespéré tourna la tête vers eux. Taylor avait tué beaucoup de personnes –plus ou moins innocentes– et tous avaient toujours des réactions différentes. Certains accéléraient pendant que d’autres la suppliaient, elle en avait vu accepter la mort avec simplicité et ne rien faire pour se défendre, tandis que d’autres luttaient jusqu’au bout dans un effort inutile car elle les tenait toujours sous son pouvoir. Mais cet homme qui tourna sa tête vers eux, dans un moment d’angoisse et de peur intense pour voir le trait de lumière vert fondre sur lui à la vitesse de l’éclair, était unique. Jamais elle n’avait vu un homme aussi sot, regarder la mort en face avec peur, mais s’en était fait et sa mort était bien mérité.

Elle sourit de satisfaction quand l’homme s’écroula lourdement au sol. Mais garda sa fierté pour elle toute seule, elle n’avait aucune envie de la partager avec son acolyte du soir. Puis elle s’arrêta et souffla un peu, posant ses mains sur ses cuisses pour se reposer un minimum. En reprenant sa respiration elle regarda autour d’elle, une fine ligne de sang suivait leur parcours. « Eh merde. » pesta la jolie blonde. Si leur course poursuite ne leur avait prit moins de cinq minutes, effacer les traces, ranger un temps soit peu le désordre leur prendrait du temps. « Ouaf ouaf » Taylor tourna la tête vers le bruit nouveau avec étonnement. C’était sérieux ça ? Un chien en vie, il ne manquait plus que cela. Eh mince. pensa-t-elle. C’est vrai que cela avait été un peu trop facile, il y avait eut quelque chose de louche dans l’histoire, mais si seulement ils avaient pu être débarrassés de ce stupide chien qui n’allait pas tarder à réveiller tout le voisinage. Avec un sourire hypocrite invisible car elle portait toujours sa cagoule, Taylor dit à son compagnons « à toi l’honneur de nous en débarrasser cette fois-ci. » Un trait de lumière verte plus tard, l’animal s’écroulait au sol dans un bruit lourd. Taylor s’approcha et précisa. « Quand je disais débarrasser c’était plus sérieusement que ça. » Elle roula les yeux et s’arma de sa baguette. Elle fit se concentra pour faire entrer le plus de magie possible en elle, le sort suivant était long et fastidieux : un sort de magie noire poussée. « cinis verto. » murmura-t-elle en pointant sa baguette vers le chien. Hurler ne l’aurait pas plus aidée mais prononcer à voix haute était plus aisé et demandait moins de concentration qu’un sortilège informulé, même si elle les maniait très bien. Elle sourit lorsqu’elle vit le chien se transformer en une masse noire dégoulinante puis en cendre avant de se faire éparpillée par le vent. « Là ya plus de traces. » précisa-t-elle inutilement à son compagnon qui l’avait sûrement déjà remarqué de ses propres yeux. Elle ne montra pas sa fatigue mais elle devait avouer que la course en plus du sort ne l’avait pas réellement reposée. Elle secoua la tête pour penser à autre chose et encore une fois elle regarda autour d’elle. Il devait être bientôt une heure et quart, il était grand temps d’accélérer.

« Tu as une envie plus particulière ou tu t’en fou ? » Elle ne doutait pas une seule seconde qu’il avait comprit de quoi elle parlait, de toute manière à une heure du matin, à côté d’une maison moldue en pleine campagne, pendant une mission pour le Lord, il n’y avait pas trente six milles choses à faire. Voyant qu’il ne réagissait pas et qu’elle avait hâte d’en finir pour rentrer ce coucher sereinement, elle prit les choses en mains. « Bon, tu t’occupes du corps du mec et moi je vais effacer la piste de sang qui coule sur le tout le long. On se retrouve à l’intérieur. » Il acquiesça et elle commença son travail. Le sort pour effacer le sang n’était pas bien compliqué et il n’y avait pas besoin de beaucoup de concentration pour le lancer. Elle pouvait même penser à autre chose tant qu’elle regardait bien la route et les traces de sang. Mais elle était sérieuse et disciplinée, elle se contenta de sa tâche uniquement. Plus on se rapprochait de la maison, moins il y en avait, la blessure s’était ouverte peu à peu durant sa course, ce qui avait permit aux deux mangemorts de le rattraper et de le tuer sans plus de difficultés. Le travail était presque fini. Elle releva la tête pour voir l’état de la vitre, heureusement que ses yeux étaient habitués à la nuit et que la lune brillait bien, sinon elle n’aurait rien vu. « Reparo. » lança-t-elle pendant que tous les morceaux de verres brisés se reformaient petit à petit pour former de nouveau la vitre. Le chien n’était plus. La vitre était comme neuve. Il ne restait que les deux mannequins et les deux traitres. Mais où donc était Andy ? Il aurait du être arrivé depuis bien longtemps. Blasée –comme souvent– elle referma la baie vitrée qu’elle avait laissé ouverte en partant à la chasse à l’homme et fit de tour de la maison pour aller voir le chien qu’elle était sûre d’avoir tué. En s’approchant de la niche elle remarqua le leurre qui aurait du lui sauter aux yeux quand elle l’avait tué. Quels orgueilleux ces mangemorts qui se pensaient préparés à tout et sûrs de le coup à chaque fois. Le chien était lui aussi un mannequin, de rage elle lança de nouveau le sort, mais cette fois-ci elle n’en fut pas plus fatiguée. Déjà la rage lui donnait du pouvoir mais en plus ce sortilège était beaucoup plus aisé sur un objet inanimé qu’un être vivant. Elle en lança un autre, pour accentuer le vent à cet endroit là afin que les cendres s’éparpillent plus facilement.

Et enfin elle entra dans la maison silencieuse. Et non éclairée. Comme elle, Andy avait du se dire qu’il valait mieux rester discret jusqu’au bout. Taylor s’empêcha d’enlever sa cagoule, au cas où et avança vers l’escalier. C’était tout de même étrange qu’il n’y ait pas de bruit mais pour une fois Taylor ne s’en formalisa pas, les deux étaient tués, il ne pouvait pas y avoir d’autres pièges tout de même. Par sûreté elle monta jusqu’au grenier, pour voir où en était le corps de la jeune femme mais elle croisa son compagnon dans l’escalier. « Bah alors, qu’est-ce que tu as fait ? » demanda la mangemort sans politesse aucune, mais toujours en chuchotant.

fiche par century sex.


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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyJeu 19 Juil - 10:32


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Ft. Taylor & Andy
C’aura été fait au dernier moment, mais le plus important restait que c’était fait. L’homme gisait à leurs pieds, mort, il n’y avait aucun doute à avoir à ce sujet. L’euphorie que cela aurait cependant dû provoquer en Andy se trouvait bloquée. Le décès de ce traître, grâce à eux par-dessus tout aurait dû l’emplir de joie et c’était ce qui se passait, mais le bonheur qu’il ressentait était comme coincé dans son ventre, incapable de l’inonder complètement. Et cela, bêtement à cause de sa blessure. Dans l’excitation du moment, Andy ne s’était rendu compte de rien. Il avait sauté, roulé, s’était relevé, avait couru sans que la moindre sensation de douleur ne l’atteigne. Et là, maintenant que la folie du moment était retombée, tout lui tombait dessus. Son ventre s’était soudainement tordu en deux, comme s’il profitait d’enfin pouvoir exprimer le mal qui lui avait été causé.

Alors que Taylor s’occupait du second chien de la soirée, Andy porta sa main droite à son abdomen. Celui, en l’absence de toute marque de graisse, avait accusé le coup comme il le pouvait, c’est-à-dire plutôt mal. L’énorme caisse qu’Andy avait reçu à pleine vitesse devait avoir des arêtes plus acérées qu’elle n’en avait l’air, car lorsque le jeune homme dégagea son corps de la cape qui l’entourait et souleva sa robe et le pull qu’il portait en dessous, il vit qu’une énorme lardasse ouverte était apparue, juste en dessous de son sternum. La plaie venait visiblement de s’ouvrir et saignait gentiment. Si le coup que l’immense coffret lui avait infligé n’avait pas complètement déchiré la peau, la course effrénée d’Andy pour rattraper le Mangemort s’en était chargée.

Cependant, Taylor se retourna avant qu’il ait eu le temps de faire quoi que ce soit concernant sa plaie. Il laissa instantanément retomber sa robe sur la blessure, juste à temps, ce qui lui évita que la jeune femme ne se rende compte de quoi que ce soit.
« Tu as une envie plus particulière ou tu t’en fous ? » À vrai dire, en temps normal, il s’en fichait, alors là, il n’en avait carrément rien à faire. Les nettoyages, la partie la moins rigolote de n’importe quelle mission, même en y mettant de la bonne volonté. Sa priorité, en ce moment précis, était de stopper l’écoulement du sang. Perdu dans ses réflexions, il en oublia de répondre, ce qui sembla exaspérer la jeune femme. Mais il en avait l’habitude, ce regard dépité lui faisait presque plaisir désormais, tant il lui était familier. Même si cela faisait un moment qu’il n’avait plus eu à travailler avec Taylor, il y a des habitudes qu’on ne perd pas…

« Bon, tu t’occupes du corps du mec et moi je vais effacer la piste de sang qui coule sur le tout le long. On se retrouve à l’intérieur. » Vu qu’il n’avait plus le choix, Andy acquiesça. Après tout, tant qu’elle le laissait seul, tout lui convenait. Il regarda donc la jeune Mangemorte blonde s’éloigner dans la noirceur, ralentissant de temps à autre afin d’éliminer toute trace de sang. Andy détacha alors son regard de sa collaboratrice, se retourna afin qu’elle ne voie que son dos, si elle devait elle aussi faire demi-tour.

Une fois seul avec le cadavre, il dédaigna complètement celui-ci et releva à nouveau sa cape, sa robe et son pull. Ce dernier était désormais largement imprégné de cette substance collante et chaude qu’était le sang. Alors que de sa main droite, il maintenant ses habits contre le haut de son torse, de manière à avoir la voie libre pour stopper l’hémorragie, de la main gauche, il tenta un peu de nettoyer la plaie. Le sang commençait à coaguler, il lui fallait rendre l’ouverture aussi propre que possible, avant de la refermer. Une fois la blessure nettoyée, il se concentra alors aussi intensément qu’il y parvenait, afin de lancer les sortilèges appropriés et de refermer la plaie. La fatigue commençant à se faire sentir, le contrecoup de la course, sans doute, il lui fallut s’y reprendre à plusieurs fois, trois plus précisément, avant que les deux côtés de la plaie ne se referment. La peau toute nouvellement formée brillait à la lumière de la lune. Mais la cicatrice paraissait encore beaucoup trop fragile, aux yeux d’Andy. Il réfléchit un instant, puis saisit sa cape et à l’aide de sa baguette, y découpa une large bande, à son extrémité. Il s’empara du morceau de tissu et le lia fortement autour de son torse, sur la blessure, afin de maintenir cette dernière. Il re-disposa alors délicatement son pull et sa robe sur son corps nu et remit sa cape en place.

Ceci fait, Andy releva la tête et inspira profondément. Il pouvait à présent s’occuper de ce stupide Mangemort, mort à ses pieds. Revigoré par la fraîcheur de la nuit, il avait presque envie de chanter, maintenant que tout cela était terminé, ou très proche de l’être. D’un geste joyeux, il lança un sortilège au corps et celui-ci fut instantanément transformé en une multitude de souris, qui s’éparpillèrent dans le jardin en couinant. Voilà qui était fait, et faire disparaître ce corps s’était presque avéré distrayant, après la soirée désagréable qu’il venait de passer.
Malgré la rapidité avec laquelle il avait effectué ses soins et fait disparaître le cadavre, sa blessure n’était pas prévue dans le timing initial, il devait donc être en retard. Il s’élança d’un pas vif en direction de la maison et, au fur et à mesure qu’il s’en approchait, il constata que Taylor n’avait pas perdu de temps, elle. La fenêtre brisée ne l’était plus, le sang sur la pelouse avait complètement disparu et la baie vitrée était à nouveau close. Personne, en dehors d’elle et lui, ne pouvait deviner ce qui s’était passé là, quelques dizaines de minutes auparavant.

Il se glissa à l’intérieur de la maison, grâce à la baie vitrée qu’il referma soigneusement derrière lui et monta à l’étage. Pas de Taylor en vue, celle-ci devait encore se trouver à l’extérieur. C’était un sentiment étrangement agréable, que de se retrouver dans ces lieux désormais sans dangers aucun et déserts, alors qu’une demi-heure plus tôt, une pression énorme régnait dans toute la maison. Il marcha donc allégrement jusqu’à la chambre à coucher, où se trouvaient toujours les deux mannequins, dans leur lit. Ils n’étaient pas dangereux pour leur mission, à proprement parler, mais Andy préférait supprimer tout ce qui pouvait s’apparenter à des preuves. Un instant plus tard, les deux hommes de plastique n’étaient plus que des cendres et Andy poussa même la minutie jusqu’à aller refaire le lit, désormais vide. Du bout de la baguette, il remit les couvertures en place et secoua légèrement les oreillers. Riant de sa propre mascarade, il en oublia presque la blessure qui lui tendait encore légèrement le ventre. Il quitta la chambre en silence et redescendit les escaliers. C’est alors qu’il se retrouva, une fois encore, nez à nez avec Taylor.
« Bah alors, qu’est-ce que tu as fait ? » Ah oui, il avait dû faire trop long.

Andy hésita un instant, puis décida d’éviter un mensonge inutile. « J’ai eu un… problème technique » dit-il d’une voix basse, mais pas chuchotée, cette fois-ci. Il souleva alors légèrement son pull, de manière à ce que la plaie, fraîchement refermée, soit visible aux yeux de Taylor. Quatre secondes plus tard, il l’avait rebaissé. Il détestait, très profondément, que l’on voit sa peau nue. Il ne savait d’ailleurs pas ce qui lui avait pris, simplement expliquer la situation aurait largement suffi. Bref, inutile de s’attarder sur ce souvenir presque… humiliant. Enfin, comme toujours, Andy ressentait les choses trop violemment, la situation n’avait rien d’humiliant en soit, mais c’était un instant qu’il n’avait pas vraiment contrôlé et cela lui déplaisait fortement.

Ne souhaitant pas rester vraiment plus longtemps dans cette proximité gênante, il se fit le plus fin possible, donc très, très fin, et passa entre le mur et Taylor. Une fois en bas, il regarda l’heure sur l’horloge que les deux défunts Mangemorts avaient installée dans leur salon. Il leur restait à peine dix minutes avant de devoir faire leur rapport à Londres, mais c’était déjà beaucoup plus que ce à quoi Andy s’attendait, plus tôt dans la soirée. « On s’en sort plutôt bien, au final. » Sa voix se voulait neutre, mais la fatigue le trahissait, on y sentait la lassitude. C’était plutôt étrange venant de lui, il était constamment surexcité, ou au minimum énergique. Mais cette nuit et surtout cette blessure l’avait forcé à plonger dans ses réserves d’énergie et désormais, il avait principalement hâte d’être à Londres et que tout se termine.

« A moins que tu ne tiennes à rester ici plus longtemps, je te propose qu’on y aille. » Séparément, bien sûr, pas question de transplaner avec elle. Mais un départ synchronisé vaudrait mieux, ils avaient suffisamment gaspillé de temps, ce soir. Andy était prêt, plus que prêt même, il n’attendait qu’un signe d’acquiescement de Taylor pour transplaner. Qu’est-ce qu’elle attendait ?!

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Dernière édition par Andy Borthwick le Ven 20 Juil - 10:11, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyJeu 19 Juil - 15:41

andy & taylor

« J’ai eu un… problème technique » Ah bah tient, il me manquait plus que ça. Déjà qu’ils étaient presque en retard, si en plus il avait glandé, parce que tout le monde sait bien que les problèmes techniques ne sont toujours que des excuses pour masquer son manque d’activité. Blasée elle ne répondit rien mais s’arrêta tout de même, elle espérait avoir une explication qui tenait la route tout de même, ça serait plus correct. Il releva son pull, hum non, ce n’était pas ce genre de comportement que la jeune femme attendait. Oh, une blessure. Quelque peu rassurée, elle ne répondit rien. Très vite il baissa son pull, comme s’il était gêné. Dans sa tête il rit jaune, mais elle n’offrait qu’un visage impassible.

Elle était un peu embêtée pour son compagnon mais la blessure ne saignait pas –ou plus– donc il n’y avait aucune raison de s’inquiéter et puis cela montrait d’un autre côté qu’elle était plus douée que lui parce qu’elle ne s’était pas amochée. Pour la première fois elle se rendit compte qu’à part sa façon de travailler, il n’était pas si méchant ou cruel, comparé à Jeremiah à qui il était déjà arrivé de frapper Taylor. Alors pourquoi aimait-elle Jeremiah et non Andy ? La était la dur loi de la jungle, on aimait peut être plus ceux qui nous faisaient autant de bien que de mal ? Elle soupira et regarda Andy. C’est vrai que de près il avait l’air aussi fatigué qu’elle, mais elle n’en eut aucune compassion, chacun son problème. La jeune femme le cachait autant qu’elle le pouvait, pour être sympa –pour une fois– elle pouvait peut être évité de faire une remarque. Elle le laissa passer lorsqu’il se faufila entre le mur et elle. Il était presque attendrissant tellement il était gêné et si elle n’avait pas pitié de sa blessure elle se serait moquée de lui. Mais il s’avère que parfois, la jolie blonde, faisait preuve d’humanité. Seulement ne rêvez pas, cela ne dure pas réellement longtemps.

Quelques secondes plus tard, la jeune femme descendait les marches et arrivait derrière son binôme. « On s’en sort plutôt bien, au final. » il semblait fatiguée, et cette fois-ci elle ne se retint pas. « Je m’en sors très bien oui merci, toi par contre… Heureusement que tu n’as pas été seul. » Andy eut peut être l’air étonné de son ton plutôt dur, il n’en dit rien. Et elle ne le regarda même pas, préférant se concentrer sur ce qu’il allait se passer ensuite. C’était relativement embêter à faire un rapport, surtout que tout ne s’était pas relativement bien déroulé. « A moins que tu ne tiennes à rester ici plus longtemps, je te propose qu’on y aille. » C’était plutôt une bonne idée, cependant elle ne voulait pas le faire gagner si rapidement et se tut pendant quelques secondes encore, histoire de le faire patienter un bon coup. Vicieuse ? Non absolument pas.

Finalement elle acquiesça. Et ils quittèrent tous les deux cette maison. « C’est la même maison que lorsque nous sommes arrivés, sauf qu’elle est vide. » Taylor riait noir et ça lui plaisait, une vraie mangemorte celle-là. Arrivés derrière la clôture elle l’interpella. « Il vaut mieux qu’on décide maintenant de qui parlera. Enfin je ne sais pas comment tu fais des comptes rendus, mais c’est plus facile de désigner un porte parole. On tire à la courte-paille ? » Taylor avait hésite à lui dire qu’elle prenait les choses en main, tirer à la courte paille faisait quelque peu enfantin ou lâche, mais c’était un moyen comme un autre pour éviter d’avoir à se désigner. Il accepta. Elle perdit. Tant pis, elle n’était pas rancunière pour autant.

La jeune femme lui indiqua le précis où elle comptait atterrir et sans attendre de réponse elle transplana. Moins de six secondes plus tard, il apparaissait à ses côtés. Sans vérifier qu’il allait bien elle se mit en route, ils n’étaient pas loin de Poudlard, mais il leur était interdit de transplaner dans Poudlard alors ils devaient finir la route à pied. Taylor, prévoyante, lança son partronus pour prévenir qu’ils rentraient et lorsqu’ils arrivèrent devant les grilles, celles-ci s’ouvrirent dès qu’elle présenta sa marque. Les choses étaient bien faites. Le Lord avait bien sécurisé Poudlard. Cela faisait quelques mois que Taylor était dans Poudlard, elle connaissait parfaitement le chemin jusqu’au bureau du professeur Yaxley qui les attendait.

« Kensington et Borthwick. » Les salua-t-il formellement. Ils revenaient d’une mission, ils n’étaient pas là pour les petites blagues entre amis. Declan indiqua d’un signe de tête qu’ils pouvaient commencer le rapport après s’être assis. Taylor débuta donc. « Nous sommes arrivés à trois kilomètres au nord de la maison du couple traître à minuit pile. Quand nous sommes arrivés devant la maison, nous avons tué un chien, qui s’est avéré être un leurre. Dans leur chambre nous avons trouvé des mannequins à la place du couple. Nous les avons évidemment détruits. Le couple se cachait au grenier, mon collègue ci-présent a tué la femme, cependant l’homme dans un élan de folie s’est échappé en sautant par la fenêtre. Nous l’avons aisément rattrapé et tué car à une mise en commun de notre force magique. Evidemment nous nous sommes débarrassé des deux corps et avons rangé toute la maison comme si rien ne s’était passé. A 1h45 tout était en ordre et nous nous sommes éloignés tranquillement pour arriver ici à l’heure prévu. » A la fin de son monologue, Taylor posa délicatement ses mains sur ses genoux et attendit le verdict. « Avez-vous été blessés ? » Sans un regard vers Andy, la jeune femme précisa, sûre d’elle. « Rien qui ne soit handicapant. » Declan les remercia et leur permit de s’en aller sans manquer de promettre que le Lord serait fier de leur réussite.

C’est avec un sourire satisfait que la jeune femme quitta la pièce. Ils firent tout le chemin en sens inverse jusqu’à la grille du château. Taylor logeant à Pré-au-Lard en avait bientôt fini et avait hâte d’aller se coucher, pour se moquer encore un petit peu de son collègue, elle le bouscula doucement en répliquant « dire que je suis dans une minute dans mon lit. » Andy ne répondit rien, d’ailleurs Andy n’était plus derrière elle. Sympathique, il était partit sans dire au revoir. Un petit peu vexée elle s’apprêta à quitter les lieux quand elle entendit une respiration saccadée derrière elle. Andy était à terre, la main sur le ventre. Il jouait encore à la comédie, excellent. Elle s’apprêtait à rouler des yeux une énième fois de la soirée quand elle remarqua que sa main était rouge de sang. « Oh mon dieu. » Elle lui avait rouvert sa plaie, qu’elle débile. Se rendant compte que c’était uniquement de sa faute, elle hésita durant une bonne seconde puis posa sa main sur le bras du jeune homme et transplana avec lui jusqu’à chez elle. C’était plus sûr et il y avait plus de lumière que dans la rue derrière le château. « Bon c’est pas rangé chez moi, mais dans l’état dans lequel tu es de toute manière, tu ne feras aucun commentaire. » Arriver à se moquer de quelqu’un aussi mal en point que lui c’était vraiment de la méchanceté pur. Avec un pincement au cœur de son ingratitude, Taylor alla chercher le nécessaire magique pour se soigner. Quand elle revint, il n’avait pas bouger d’un pouce, toujours à moitié avachi sur son lit non fait. Elle l’installa un peu mieux et lui souleva le pull.« Désolée monsieur le chaste mais là, je n’ai pas vraiment le choix. » Elle mouilla une compresse pour éponger le sang qui sortait en grande quantité puis elle nettoya la plaie avec des formules qu’elle avait apprise suite aux coups de Jeremiah. C’était des formules très pratiques dans la vie courant que peu de gens se donnaient la peine d’apprendre. Quand la plaie fut désinfectée puis refermée, Taylor s’occupa du sang qui avait coulé tour autour. Utilisant le même sort que précédemment, elle nettoya son lit, ses draps et les vêtements d’Andy. « Je te propose pas un café ? » proposa-t-elle presque poliment. Lentement elle vit le jeune homme se relever et se ses mains sales toucher sa plaie. « Non mais touche pas, tu as les mains sales, j’ai un robinet pour te les laver par là ! » précisa-t-elle en indiquant la cuisine. Doucement il se leva, mais le sort de Taylor tenait bon et avec de plus en plus d’assurance il se dirigea vers la cuisine. Quand il eut les mains propre elle lui dit « bon, je m’y connais un peu en sort de guérison mais si j’ai fait langue-de-plomb et non médicomage il y avait bien une raison donc hésite pas à passer à st mangouste demain. » Et pour la premier fois elle lui sourit vraiment sans méchanceté. Ayant peur de cet état peu habituel, elle détourna le regard. « Ma baguette ! » Taylor s’en voulut, quand elle l’avait prit pour le faire transplaner elle n’avait pas pensé à l’instruments premier de tout sorcier. « Elle a du tomber dans l’herbe, je t’accompagne. » proposa-t-elle. Puis elle précisa bien vite. « Ce n’est pas pour te sauver du noir ou t’aider, mais je te dois bien ça après tout ce que je t’ai fait subir cette nuit. » Et elle rit doucement. Elle était réveillée maintenant et puis elle se sentait un petit peu coupable. « Et puis s’il t’arrivait un malheur sur la route, il n’y aura personne pour se moquer de toi, ça serait ennuyeux. » Elle réussit à le faire sourire, même si c’était sûrement parce qu’il était désespéré par la jeune femme. Elle le laissa sortir de l’appartement en premier, puis elle le suivit.

La lune ne brillait pas autant qu’en France ici et dans les rues anglaises il faisait bien sombre. « Lumos » murmura la jeune femme pour allumer sa baguette. Il leur fallut bien sept minutes pour sortir de pré-au-lard et une dizaine d’autres pour retourner devant le château, mais une fois arrivés devant la grille, ils retrouvèrent la baguette sans plus de difficulté. Voilà une bonne chose. « Bon bah, maintenant c’est bon, tu ne risques pas de te perdre jusqu’à chez toi ? » Taylor était Taylor, incapable de rester aimable jusqu’au bout, mais on l’aime comme elle est, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyVen 20 Juil - 12:23


Smile like you mean it
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Andy ne releva pas, une fois de plus, la remarque mesquine. Qu’est-ce qui lui arrivait ce soir, il était d’un mou ! Mais il avait appris qu’avec Taylor, c’était strictement inutile de réagir à ce genre de piques, elle n’attendait que ça et il ne tenait pas spécialement à lui faire ce plaisir. Sans plus attendre, tous deux sortirent de la maison. L’air, presque froid désormais, réveilla quelque peu Andy. Une fois dehors, Taylor se retourna vers lui. « Il vaut mieux qu’on décide maintenant de qui parlera. Enfin je ne sais pas comment tu fais des comptes rendus, mais c’est plus facile de désigner un porte-parole. On tire à la courte-paille ? » Andy retint un rire. A la courte-paille, pourquoi pas. Il n’avait jamais de chance, de manière générale, il avait pu s’en rendre compte tout au long de sa vie. Néanmoins, il gagna cette fois-là. Ce serait donc Taylor qui ferait le résumé de cette plutôt pénible, mais finalement efficace soirée. Cela le soulageait secrètement, même si tout était très clair, limpide même dans sa tête, il ne se sentait actuellement plus en état de faire grand-chose. C’est fou, tout de même, il ne pensait pas que les événements arrivés plus tôt dans la nuit l’avaient à ce point éreinté, quelque chose clochait. Il avait hâte de se coucher.

Alors qu’il passait discrètement sa main sur son abdomen, pour vérifier que la plaie ne s’était pas rouverte, sa collaboratrice transplana. Une fois encore, il était à la traîne, cela commençait à l’énerver sérieusement. Sans plus attendre, il transplana à son tour, l’instant d’après, les deux Mangemorts se retrouvaient en Angleterre. Une petite trotte les séparait encore de Poudlard, mais ce n’était l’affaire plus que d’une dizaine de minutes. Malgré son épuisement, il entama la marche d’un bon pas, il se réjouissait d’en avoir terminé. Les grilles ouvertes grâce au Patronus de Taylor, ils furent tout deux rapidement dans le bureau de Yaxley. Revenir à Poudlard faisait plaisir au jeune homme, cela faisait un moment qu’il n’avait plus eu à s’y rendre, habitant désormais à Londres, pour les besoins du boulot. L’ambiance qui régnait au sein du château, même à deux heures et demie, était toujours aussi plaisante. Elle faisait beaucoup de bien au jeune homme. Ils gravirent rapidement les escaliers qui les menaient au bureau de Yaxley. Une fois en haut, Andy sentit qu’il était essoufflé. Non mais non, ça ne pouvait plus durer ! Qu’est-ce qu’il lui arrivait…

Les deux Mangemort s’assirent dans le bureau de leur responsable de mission et Taylor décrit brièvement la situation. Pendant ce temps, Andy, très droit sur sa chaise, tentait de récupérer sa respiration. Jamais cela ne lui était encore arrivé. Il avait dû rater quelque chose dans son sort de guérison, ou alors la caisse qui lui avait provoqué cette blessure devait être ensorcelée. La deuxième solution lui paraissait nettement plus probable, son métier de Langue-de-Plomb ne lui permettait pas de commettre des erreurs sur des sortilèges aussi simples que ceux qu’il avait utilisés pour se soigner. L’homme qui l’avait tué avait donc trouvé un moyen de le handicaper plus qu’il ne l’avait pensé.

Le rapport fut bref et une fois terminé, Taylor et Andy se levèrent et quittèrent la pièce. Sans s’arrêter et surtout, sans parler, ils refirent le chemin en sens inverse. Andy se donna une peine folle pour ne pas se laisser distancer par sa collaboratrice. Il ne voulait même pas qu’elle remarque les efforts qu’il se donnait, et, la cagoule désormais ôtée de son visage, il se força donc à garder une expression impassible. C’est lorsqu’ils traversèrent l’immense portail noir que Taylor brisa le silence qui s’était installé. «
Dire que je suis dans une minute dans mon lit. » Elle eut le malheur d’accompagner cette phrase, pourtant censée détendre un poil l’atmosphère, d’un coup de coude. Un coup de coude très, très mal placé. La jeune femme, même si elle n’avait sûrement pas pensé à mal, pour une fois, venait de planter son coude pointu dans la plaie fraîchement refermée d’Andy. Sans se douter de l’impact de son geste, Taylor ne s’était pas arrêtée, ce qui était plutôt logique. Mais Andy n’eut pas à donner son avis, son corps décida pour lui. Il tomba à genoux et porta immédiatement sa main à son torse, qui se couvrit immédiatement d’un sang chaud. Il n’avait fallu que la légère pression du coude de Taylor pour que la plaie se rouvre, et de manière béante, cette fois-ci. Sans qu’il sut vraiment comment, l’instant d’après, il était maladroitement couché, de travers, sur un lit, sans trop de doutes celui de la jeune femme, les jambes pendantes au bout de celui-ci. « Désolée monsieur le chaste mais là, je n’ai pas vraiment le choix. » Andy sourit amèrement à cette remarque. Comme il s’en doutait, elle avait pris son embarras, plus tôt dans la soirée, pour de la pudeur. Inutile de tenter de s’expliquer, personne ne pourrait vraiment comprendre, à commencer par lui. Il apprécia cependant la minutie avec laquelle Taylor le soigna. Il n’aurait pas pensé qu’elle se donnerait cette peine pour lui. Il ne pouvait même pas affirmer qu’il l’aurait fait pour elle. Quoi que…

Tandis qu’elle se relevait, elle avait visiblement terminé, Andy jeta un coup d’œil à sa plaie. Celle-ci était d’une propreté impressionnante, et le résultat semblait nettement plus solide que celui qu’il avait obtenu lors de son escapade dans le jardin. Réflexe enfantin, il voulut toucher. «
Non mais touche pas, tu as les mains sales, j’ai un robinet pour te les laver par-là ! » Etant obligé qu’elle avait raison, il se leva alors et se rendit à la cuisine. Il fut soulagé de sentir que son corps avait retrouvé son état normal. Plus de fatigue excessive, plus d’essoufflement inutile. Le fait que sa plaie saigne à nouveau et abondamment, cette fois, avait dû exterminer les dernières traces du sortilège que devait porter la caisse. Une fois ses mains propres, il revint dans ce qui devait être la chambre de Taylor, où celle-ci se trouvait toujours. « Bon, je m’y connais un peu en sort de guérison mais si j’ai fait langue-de-plomb et non médicomage il y avait bien une raison donc hésite pas à passer à st mangouste demain. » Bien que cela fût intriguant, il ne demanda pas d’où provenaient ses connaissances en soin. Elle avait lui avait visiblement appliqué des sorts que lui-même, Langue-de-Plomb, plus expérimenté qu’elle qui plus est, ne connaissait pas. Et sans vouloir être aucunement dédaigneux envers sa profession, il ne voyait pas à quel moment de sa carrière de pionne, elle avait pu apprendre ces sortilèges. Mais ils n’étaient clairement pas assez proches pour qu’il ose ce genre de question, du moins, certainement pas maintenant. Elle avait déjà eu la bonté, ce qui n’est pas peu dire venant d’elle, de l’accueillir chez elle et de le soigner, il ne voulait pas la mettre mal à l’aise. Et il avait même eu droit à ce qui lui était apparu comme un véritable sourire, après son conseil de se rendre à Sainte-Mangouste. Il pouvait assez certainement affirmer que peu de gens sur Terre avaient eu droit à un sourire franc de la part de Taylor.

Machinalement, alors qu’il réfléchissait, sa main gauche passa sur sa poche, celle qui devait contenir sa baguette. Ne sentant pas la bosse que provoquait celle-ci normalement, son regard se braqua sur main et il constata que sa baguette n’était effectivement plus dans sa poche. Mais depuis quand ? Il réfléchit un instant et déduit rapidement qu’elle devait être tombée vers le portail, lorsque lui-même s’était écroulé.

« Ma baguette ! » A son grand étonnement, Taylor se proposa immédiatement de l’accompagner. Sans trop poser de questions, et malgré les diverses explications qu’elle lui donna, un tel élan de générosité surprit réellement le jeune homme. Néanmoins, ce qui acheva de le surprendre, il fut heureux qu’elle l’accompagne. Ils retransplanèrent donc au Parc. Andy se précipita vers le portail et posa son regard partout où il le pouvait. Technique hasardeuse mais efficace, avant même que Taylor eut l’occasion de lancer un sort d’attraction, ce qui aurait été un moyen sûr de retrouver sa baguette, il localisa cette dernière juste devant la grande porte de métal et la ramassa. Après l’avoir rapidement époussetée, il constata, avec un léger soulagement qu’elle était intacte.

Il fut rapidement de retour vers la Mangemort. «
Bon bah, maintenant c’est bon, tu ne risques pas de te perdre jusqu’à chez toi ? » Andy retrouvait là la Taylor qu’il connaissait. « Ça devrait aller. Mais j’ai soif maintenant. Et on n’a même pas eu ce café, au final. Tu viens boire un verre ? » Il savait qu’elle refuserait, il n’était pas sûr que ce soit une très bonne idée, mais comme souvent le font les mauvaises idées, elle le tentait bien. Sans attendre son refus, il prit son épaule et transplanèrent.

Andy ne savait pas tellement ce qui l’avait pris, mais c’est à Paris que les deux sorciers se retrouvèrent. A bientôt trois heure et demie du matin, il n’y avait pas énormément de choix, s’ils voulaient rester discrets, avec leurs capes. Heureusement qu’ils n’avaient pas mis de chapeau, pour le coup. La connaissance restreinte de la ville avait amené Andy à les transporter ici, devant ce pub irlandais que la mère d’Andy lui avait fait découvrir lors de leur premier voyage dans la capitale française. Il était encore étonnamment peuplé, en dépit de l’heure tardive. Néanmoins, Andy ne souhaitait pas kidnapper la jeune femme. Il avait sa petite idée concernant la raison de ses connaissances approfondies en sortilèges de soin, après réflexion, et il ne souhaitait pas lui causer trop de tort. C’est donc presque gentiment qu’il lui adressa la parole.
« Si tu ne veux pas rester, pars seulement. Mais… » il marqua une courte hésitation. « Mais j’aurais voulu te remercier pour tout à l’heure. » Par Merlin, mais qu’est-ce que c’était niais ! Bien sûr qu’elle partirait si elle en avait envie, ce n’est pas parce qu’il lui en donnait l’autorisation qu’elle allait le faire. Et il lui donnait presque l’impression que son ressenti à l’égard du jeune homme comptait à ses yeux, avec ce type de phrase à trois noises. Enfin bref, le mal était fait, il ne put que froncer les sourcils, d’incompréhension face à ce qu’il venait de dire.

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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptySam 21 Juil - 3:53

andy & taylor

Tout s'était passé si vite, Taylor n'avait pas réellement tout comprit à ce qui s'était déroulé. D’abord elle l'avait soigné –mais c’était de sa faute donc elle avait bien fait– puis l'avait accompagnée chercher sa baguette dans le noir total de pré-au-lard –une façon de se faire pardonner de lui avoir fait mal– et voilà maintenant qu'il voulait l'emmener prendre un café ? Il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin. Elle le regarda avec un air quelque peu hautain, en y mettant tout son mépris. Etait-il sérieux là ? Même quand on s'appelle Taylor Kensington et qu’on sait faire des sacrifices pour faire bonne figure il y a une limite à tout. De là à aller boire un verre avec lui. La jeune fille s'apprêtait à refuser et à l'envoyer bouler bien loin, comme ce qu’il méritait … quand il posa sa main sur son épaule et transplana. Elle était obligée de le suivre si elle ne voulait pas être désarticulée, donc elle s'accrocha à lui.

Lorsqu'ils atterrirent, elle ne reconnu nullement l'endroit, pourtant elle connaissait bien l’Angleterre. Les rues étaient pavées c'était joli, beaucoup de monde parlait dehors et ils étaient devant … un pub irlandais ?! Taylor rigola doucement, ce n'était pas foncièrement méchant mais elle était étonnée et préférait prendre cela avec le sourire. Elle se tourna vers son ex-binôme -puisque la mission était enfin finie !- et attendit qu'il s'explique un petit peu plus. « Si tu ne veux pas rester, pars seulement. Mais… » Hum ce n’était pas réellement une explication, d’ailleurs il avait coupé sa phrase, la suite ? « Mais j’aurais voulu te remercier pour tout à l’heure. » Oh. C’en était presque touchant, mais c'était vrai qu'il lui devait quelque chose, après tout ce qu'elle avait fait pour lui. Certes il était vrai que c'était elle qui l'avait tapé pour ouvrir -accidentellement- sa blessure de nouveau et qu’elle n’avait pas été fine durant toute la mission. Mais chacun son tour. Elle le regarda un peu plus en détail et remarqua qu’il semblait tout gêné d'avoir proposé une sortie tous les deux comme s'il savait qu'elle refuserait et qu'il regrettait déjà d’avoir eut l’audace de proposer. Taylor, qui était sur le point de refuser, changea soudainement d'avis. Après tout la vie était trop courte pour passer son temps à dormir et puis pourquoi pas passer un peu de temps ici. D'ailleurs elle ne connaissait même pas le nom du lieu, elle pourrait toujours faire semblant de s’intéresser et lui demander. Elle sentit que l’idée de passer du temps avec lui ne la répugnait plus autant, comme s’ils pouvaient être … amis. Eurk. Jamais. Elle examina un panneau devant elle pour se changer les idées, elle ne voulait pas penser à ce cauchemar et la jeune femme mit quelques secondes à reconnaitre langue. Ils étaient de nouveau en France ! Quelle drôle d'idée tout à fait exquise. Finir là où tout avait commencé.

Finalement Taylor s'autorisa à dire oui, parce qu'elle ne faisait rien de mal et qu'elle était grandement réveillée maintenant. « Bah par où tu t’en vas ? » le questionna-t-elle alors qu’il esquivait un pas vers l’extérieur de la ville. « L'entrée du bar est par là non ? » fini-t-elle en indiquant la porte centrale du bar. Elle n’aimait pas dire oui directement à une chose qu’elle n’appréciait pas réellement mais au moins elle avait répondu et il n’allait pas s’en plaindre. Dites donc, ce soir la gentillesse de Taylor était sans limite, elle le sauvait d’une blessure grave et maintenant elle l’accompagnait dans un bar ! C’était fou. Elle pensa quelques instants à Jeremiah pour qui son cœur battait bien fort, puis elle s’engouffra dans le bar en l’oubliant, ce n’était pas le moment d’y songer.

« Par contre tu vas devoir répondre à quelques petites questions, monsieur le langue-de-plomb. » Dit la jeune mangemort une fois qu’ils furent assis au fond de la pièce. La salle était plutôt pleine pour un soir de semaine. Les amateurs de l’Irlande étaient plus nombreux que Taylor aurait bien voulut le croire ou alors c’était le seul bon bar du coin. Andy sembla attendre qu’elle parle puisqu’il la regardait. « Pourquoi ici ? Et on est où ? Si je n’m’abuse nous sommes en France, mais précisément je n’en ai aucune idée. » Taylor avait des tas des questions encore mais cela ne lui ressemblait pas d’en poser trop alors elle s’arrêta, laissant le jeune homme répondre. Il semblait hésitant et fut sauver par le gong. « Messieurs, dames, vous voulez boire quelque chose ? » C’était injuste qu’il ait deux fois de la chance comme cela. Andy répondit avec aisance quant à sa boisson et Taylor, qui n’était pas une grande habituée des bars, enfin, elle se faisait plus souvent servir par Athénora et ne demandait rien de précis, ne savait que dire. Elle regarda autour d’elle et une affiche pour une bière rousse au caramel la tenta bien. « Une Smithwic's … ? Pour moi s’il vous plait. » Le serveur hocha la tête « Et une ‘Smiticks’ pour la demoiselle, je reviens tout de suite. » Taylor lui lança un regard assassin. Elle était dans un lieu inconnu et en plus il osait la reprendre parce qu’elle ne connaissait pas la bière. Cela risquait de ne pas lui plaire très longtemps. Regardant tout autour d’elle avec un air méprisant et énervé, elle douta un instant de sa bonne foi et manqua de se lever pour partir quand elle croisa le regard d’Andy. Elle roula des yeux –comme d’habitude– et soupira. Il avait l’air réellement attendrissant et elle se rendit compte qu’elle lui avait plutôt mis les bâtons dans les roues depuis le début alors qu’il n’était pas méchant et plein de bonne volonté. Retrouvant un peu le courage de faire la débile elle précisa. « Essaie pas de t’échapper et de ne pas répondre, j’attends des explications moi. » Andy allait ouvrir la bouche quand le serveur réapparu. « Voilà vos boissons et une jolie rose pour madame. Souriez à la vie. » Madame ? Madame. Elle refusa la rose et prit sa boisson sans un regard pour le serveur, il ne fallait pas pousser non plus, elle était fiancée à cet idiot de Jeremiah –oui les mots dépassèrent ses pensées tant elle était énervée– pas encore mariée. Et elle commença à siroter sa boisson pendant que le jeune homme chuchotait quelque chose à l’oreille du serveur. « Eh mais c’est bon, une autre … » elle s’arrêta au milieu de sa phrase puis retrouvant sa politesse normale elle rajouta « s’il vous plait. » Le serveur sourit et acquiesça. « Ah, vous êtes magnifiques quand vous souriez, vous voyez que c’est bien » « Oui bon, n’en faites pas trop non plus, je suis fiancée et tout va très bien merci. » Le serveur ouvrit les yeux en les regardant successivement puis déclara. « Mes félicitations monsieur, vous avez trouver une perle rare. » Taylor rigola et laissa Andy se défendre. Malgré la critique voilée, s’imaginer en couple avec Andy était trop amusant pour qu’elle s’énerve une fois de plus. S’il avait été sauvé deux fois par le serveur, là il allait devoir se justifier, mais Taylor le prévint d’une œillade discrète, s’il s’amusait à la critiquer, il allait payer cher…
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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyLun 22 Oct - 6:33

Taylor & Andy
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« Mes félicitations monsieur, vous avez trouvé une perle rare. »

Andy lança un regard interrogateur au serveur. Déjà qu’il prenait beaucoup de place et de temps, pour une bière et une Smiticks, ses remarques à deux Noises commençaient à lui courir sur le haricot. Maintenant que les deux Mangemorts étaient installés et tenaient leurs boissons, ils n’avaient plus vraiment besoin de lui. Andy jeta un rapide coup d’oeil à Taylor qui, malgré l’heure tardive et les conditions de plus en plus bizarres de leur premier verre ensemble, semblait relativement amusée de la situation.

Plusieurs répliques lui avaient déjà traversé l’esprit, mais il s’imaginait assez aisément que sa collègue n’apprécierait pas les diverses piques qui lui étaient venues en tête. Inutile de prendre le risque d’une baffe suite à un « perle rare, perle rare... je voudrais vous y voir» mal venu, ou une proposition d’échange de rôle entre lui et le serveur. Andy se contenta d’un mouvement de tête en direction d’une table au loin, dans le fond du restaurant, lui signifiant qu’il l’avait assez vu, qu’il d’un «Laissez ma collègue et son fiancé là où ils sont...» plus hautain que ce qu’il ne l’avait souhaité, mais enfin bon, c’était dit.

Heureusement pour lui, le serveur n’insista pas. Calmé dans ses ardeurs de contact humain (à trois heures du matin, en compagnie de deux Mangemorts, il ne s’en sortait pas si mal), il se retira derrière le comptoir. Andy saisit sa bière et la porta à ses lèvres. La boisson fraîche lui fit un bien fou lorsqu’elle descendit dans sa gorge. Il lui semblait, mais ce n’était peut-être qu’une vue de l’esprit, qu’elle s’attarda particulièrement au niveau de sa blessure fraîchement refermée, ce qui acheva de lui faire oublier la très faible douleur qui persistait. Il reposa tranquillement la bouteille sur la table de bois sombre. Le bistrot en soi n’était pas spécialement charmant, mais l’atmosphère qui s’en dégageait convenait parfaitement à Andy, après la nuit qu’ils venaient tous deux de vivre. Il n’y avait presque personne, mais il n’était pas vide, contrairement à ce à quoi l’on pourrait s’attendre en s’y rendant à une heure si... matinale. Des lampes électriques, visiblement (cela faisait toujours bizarre à Andy de voir des interrupteurs, mais passons) à la teinte orangée illuminaient faiblement l’endroit, qui se composait de deux salles liées par le bar, en leur centre. La table qu’avaient choisie les deux sorciers se trouvait sur la gauche de l’entrée et donc sur la droite du bar. Les deux salles étaient légèrement sur-élevées, par rapport au bar. De petites marches noires permettaient de lier facilement les deux extrémités, en passant devant le comptoir. Le regard d’Andy était constamment attiré par le reflet de diverses lampes dans les bouteilles d’alcool multicolores qui trônaient en très grand nombre, dans l’étagère au-dessus du bar. Il n’était pas impossible que le jeune homme demande au serveur de lui servir quelque chose de plus coloré et de plus fort, plus tard dans la nuit, la liqueur verte l’attirait particulièrement.

Il fallait donc qu’Andy réponde aux multiples interrogations qu’avait Taylor. Il n’avait jamais été un énorme bavard, cela l’arrangeait donc qu’elle ait des attentes précises quant à ce qu’il devait lui dire. « Nous sommes à Paris, mais je t’avoue que je ne sais pas trop pourquoi. Ca fait des années que je ne suis plus venu ici, la dernière fois date d’il y a bien dix ans...»

Même si il ne savait pas ce qui les avait mené ici, la bière qu’il avait maintenant finie lui avait fait du bien et il était de meilleur humeur que lorsqu’ils étaient arrivés. Mais la fatigue n’était jamais vraiment loin, il sentait ses yeux combattre pour se fermer. Ce qui ne devait pas lui donner un air spécialement vif. Il les écarquilla donc brièvement, afin de se réveiller. Un autre verre lui apparut comme soudain indispensable. Après avoir poussé sa bouteille vide, ainsi ce que celle de Taylor, dans un coin de la table, il jeta un regard au serveur qui semblait au sommet de sa forme et se précipita littéralement vers eux. Andy craignait qu’il ne se relança dans une déclaration enflammée à sa collègue et coupa donc court à toutes tentatives, en commandant dès que le jeune homme fut à leur table.
«Nous allons prendre du whisky... s’il-vous-plaît.»

Le barman s’éloigna hâtivement mais à peine avait-il fait deux pas en direction du comptoir qu’il s’arrêta et se retourna brusquement, les sourcils froncés. Il revint vers eux et demanda, d’une voix presque timide. «Mais euh, deux verres ? Enfin du whisky, c’est vague. Enfin je veux dire, non, mais je...»

Andy eut une moue amusée. Visiblement, il lui avait fait un peu plus peur qu’il ne le souhaitait. Il jeta un coup d’oeil à Taylor qui avait, elle aussi, l’air quelque peu intriguée par sa commande. Sauf qu’elle le cachait mille fois mieux que le serveur. Après avoir réfléchi un court instant, Andy se dit que la nuit allait être encore longue. Qu’ils avaient besoin de parler un peu, après ces années de semi-haine. Et qu’ils avaient le temps, ainsi que l’argent. Il commanda donc une bouteille entière. Après un court moment d’incrédulité, le jeune homme ne se fit pas prier et leur apporta donc une pleine bouteille de whisky, ainsi que deux verres. Andy le remercia et s’empara du bouchon, qu’il fit disparaître sans peine. Après avoir versé deux petits verres, il en déposa un devant le nez de Taylor, qui paraissait tout à coup méfiante. Tout en croisant son regard, il s’empara de son propre verre et le but , cul-sec. Bien que sa gorge brûla au passage de l’alcool pur, il était néanmoins bien réveillé, cette fois. Reposant son gobelet en étain, il posa ses coudes sur la tables, croisa ses mains et posa son menton sur celles-ci.

«Bon, je sens que tu te retiens de poser des questions un peu plus pointues, vas-y maintenant, on est entre nous !»



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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyMer 24 Oct - 6:31

andy & taylor

Taylor venait de se faire offrir une rose, puis elle s’était faite draguée par un serveur moldu et elle SOURIAIT ? Cela devait être dû à l’effet de la nuit, du manque de sommeil, de la joie de mission réussit ou bien de la boisson rafraichissante. Tout bien réfléchit, cela devait plutôt être tout cela à la fois. Elle attendit patiemment que son binôme de la soirée réponde. Elle li avait déjà jeté une œillade discrète le prévenant qu’il n’avait pas intérêt à dire n’importe quoi ou cela terminerait mal pour lui. « Laissez ma collègue et son fiancé là où ils sont... » Bon, cela allait. Elle sourit distraitement à Andy sans un regard pour le vendeur tout en sirotant sa boisson. Elle venait de sourire à Andy et cela ne l’avait pas choquée. Pauvre Taylor, c’était devenu n’importe quoi ! Après quelques minutes de silence, le jeune homme se décida enfin à répondre aux questions de la blonde. Le lieu lui était toujours inconnu, elle écouta donc avec soin les paroles du mangemort. « Nous sommes à Paris »Paris ? La capitale française avait été leur destination ? Si elle s’y était attendue. Elle avait bien vu qu’ils étaient revenu dans la ville des coqs mais de là à boire un verre à Paris ! Seulement, comme toute anglaise qui se respecte, elle avait toujours rêvé de visiter la capitale de la mode. Bien sûr, il était trop tard pour faire les boutiques et Andy n’était pas le compagnon idéal pour ce genre de course mais tout de même. « mais je t’avoue que je ne sais pas trop pourquoi. Ca fait des années que je ne suis plus venu ici, la dernière fois date d’il y a bien dix ans... » Elle esquissa un sourire. Il l’avait emmené ici sans raison, c’était étrange mais amusant. C’était bien la première fois qu’elle pensait cela, jamais elle n’avait aimé ce qui sortait de la routine et du traintrain, mais l’heure devait jouer contre elle. Enfin, durant les missions elle était toujours très concentrée quelle que soit l’heure, mais cette fois-ci c’était différent, puisque l’ambiance même était unique.

Contre toute attente, enfin non puisque son verre était vide, son collègue rappela le serveur. Seulement qu’il demanda un whisky au lieu d’une simple bière. Taylor savait pourtant comment faire pour ne pas montrer ses sentiments alors elle son visage resta impassible bien que son cerveau bouillait. Etait-il alcoolique ? Avait-il des problèmes à noyer ? Voulait-il saouler Taylor pour se venger ? Oh, c’était sûrement cela. Il voulait la faire boire et lui rendre tout ce qu’elle avait fait. Elle hésita un instant, elle ne croyait pas totalement aux revirements de situation, mais Andy pouvait très bien cacher son jeu. C’était déjà trop louche qu’il l’ait invité dans un bar pour une raison amicale, vu qu’ils étaient loin d’être amis mais … Elle continua à tergiverser quand elle vit son collègue boire son verre cul-sec. Ok. Il se passait quelque chose là. Ce n’était pas une attitude tout à fait normale. « Bon, je sens que tu te retiens de poser des questions un peu plus pointues, vas-y maintenant, on est entre nous ! » Poser des questions. Il voulait qu’elle lui pose des questions ? Elle fronça les sourcils et sans réfléchir, elle se servit un verre de whisky qu’elle commença à boire.

Voilà qu’il la troublait tellement qu’elle s’était mise à boire du whisky alors qu’elle n’en avait pas envie. Elle ne comprenait pas ce qu’il faisait. « Je ne comprends pas à quel jeu tu joues. » Que lui voulait-il à la fin ? La faire parler ? La faire boire ? Puisque 'être ami' était à exclure. Elle fronça les sourcils et machinalement elle but une seconde gorgée. Sa gorge la brûla quand elle avala et se rendit compte qu'elle avait bu une seconde fois. Elle était réellement trop distraite en sa compagnie, tout cela n'allait plus. Certes ce soir elle avait le droit de faire des bourdes mais il fallait qu'elle sache se maîtriser à toute épreuve. Elle soupira et capitula. Elle but tout son verre et le reposa sur la table. Après tout, s'ils voulaient parler, autant parler. « J'ai le droit à toutes les questions que je veux ou tu as des vétos ? » Voilà, c'était parti, la jeune femme avait rangé son côté "maîtresse de ses propos et sérieuse" et avait ressorti la partie commère en elle. Sans attendre la réponse elle continua. « De toute manière, tu m'arrêteras. Hum. » Elle réfléchit à une question intéressante. Le lieu c'était déjà fait, sa vie ... hum, trop personnel et trop tôt. Mais en même temps elle n’avait pas trop de choses à demander outre cela. « Boit encore un verre, cul-sec, et raconte-moi une mission que tu as fait. Soit quelque chose qui t’a touché, soit quelque chose qui t’as traumatisé. » Question louche et pas très aimable mais elle voulait le tester, voir à quoi il s’attendait, voir ce qu’il allait dire et comment il allait prendre la chose. Elle n’avait pas de don particulier pour la legismencie ou l’occlumencie mais elle saurait s’il mentait, elle le voyait bien dans le regard. A force de faire des missions où elle devait récolter des informations avant de tuer, on apprend le métier, on apprend à lire entre les lignes, à voir la vérité parmi le mensonge. Après, il était vrai qu’Andy n’était pas un simple sorcier en vadrouille, c’était un mangemort, mais après tout, peut-être qu’elle arriverait à percer son collègue. « Seulement si tu bois aussi. » La jeune femme cligna des yeux. Il lui donnait des ordres ? « Pardon ? » le questionna-t-elle, un peu étonnée, sans toutefois le montrer. « Je ne bois, que si tu bois cul-sec aussi. » Elle réfléchit à vive allure mais avec l’heure elle se dit qu’elle devenait paranoïaque, il n’y avait pas forcément un plan derrière tous les faits et gestes de son collègue. « Adjugé. » déclara-t-elle. C’est Andy qui servi les verres, il fit attention à ne pas remplir celui de sa collègue à ras bord, elle le remercia d’un signe de tête et ensemble ils burent. Le liquide brûla la gorge de la jeune femme et durant une demi-seconde une grimace de dégoût se forma sur son visage. Ce n’était vraiment pas son truc le whisky, elle préférait largement les boissons plus sucrées. Elle plongea son regard dans celui du jeune homme et voyant qu’il ne parlait toujours pas, déclara. « C’est donc à toi de parler, maintenant que j’ai rempli ma part de marché. » Elle sourit doucement, pas un sourire franc ni intéressé, pas un sourire hypocrite ni méchant. Un petit sourire, mais un sourire tout de même.

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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyJeu 25 Oct - 1:19

Taylor & Andy
«smile like you mean it »


Qu’attendait-elle de lui, Andy n’aurait pas vraiment su le dire. Ses capacités d’analyse, habituellement si pointues, se trouvaient décidément engourdies par la fatigue et un début d’ivresse. Lorsqu’il porta son second verre de whisky à ses lèvres, il regrettait déjà d’avoir accepté. Ce n’était pas son genre, cette sorte de pari idiot. Mais il était trop tard pour changer d’avis. Il but d’un trait le contenu de son gobelet et ferma un court instant les yeux, lorsque le whisky descendit le long de sa gorge. C’était bon, mais c’était fort. Lorsqu’il les rouvrit, ses pupilles se rétrécirent un instant, avant de reprendre leur taille normale. L’effet sur ses yeux de la luminosité et de l’alcool, sans doute...

Pendant qu’il menait ses petites expériences oculaires, Taylor prit la parole. « C’est donc à toi de parler, maintenant que j’ai rempli ma part de marché. » Andy acquiesça d’un signe de tête et se recula dans son siège. Il voulait bien parler, encore fallait-il savoir quoi dire. Une mission touchante ou traumatisante. Souvent, les deux allaient de paire. Immédiatement, plusieurs anciennes aventures lui revinrent à l’esprit, mais il n’arrivait pas à en choisir une. Chaque mission se révélait une expérience intense, mais de là à en considérer une comme spécialement traumatisante... Son esprit dérangé avait instauré une sorte de barrière imaginaire, depuis longtemps déjà, entre son esprit pratique et ses sentiments. Depuis quand avait-il laissé s’exprimer ses vrais sentiments ? Andy n’arrivait même plus à s’en souvenir. Cette séparation coeur/cerveau s’était faite lors de l’incendie qui avait tué ses parents, il y a de ça bientôt quinze ans. Et depuis, Andy avait agi plus ou moins comme une sorte de machine, une machine froide qui fonctionnait franchement bien.

Là était donc le problème ; il n’avait pas d’expérience touchante. Il n’était pas quelqu’un de sensible. Ou il ne l’était plus, en tout cas. Que fallait-il donc dire ? Inventer une histoire ? Le jeune savait que ce n’était vraiment pas ce que recherchait Taylor. Mais la sorcière ne connaissait pas l’histoire de son collègue. Même après toutes ses années passées à se côtoyer malgré eux, elle ne savait rien de lui. Et il devait l’avouer, il ne savait rien d’elle non plus. Etait-ce donc là l’occasion de briser cette glace qui s’était installée d’office entre les deux Mangemorts ? Car après tout, ils n’avaient jamais eu à se faire de réels reproches. Certes, ils ne s’entendaient pas et ça, depuis leur première rencontre. Mais passé cette soit-disante incompatibilité, il n’était pas impossible qu’ils aient quand même quelque chose en commun. Seulement, ils n’avaient jamais pris la peine de chercher. Andy se lança donc, l’esprit embué. Sa voix était soudainement descendue de deux tons et sonnait bien plus grave, dans ce restaurant parisien. Il décolla son dos du dossier de la chaise et posa les mains sur ses genoux, la droite tapotant nerveusement sa rotule. Son regard se mit à faire des aller-retours entre les yeux bleus de Taylor et son propre verre, désormais vide, au coin de la table. Il ne savait pas par où commencer.

« Je ne sais pas par où commencer...» Autant le dire. «En fait, ce qui est à la base de mes missions, de ma... vocation est nettement plus traumatisant que n’importe quelle mission que j’ai pu faire ensuite.» Il passa sa main gauche dans ses cheveux, les ébouriffa tandis que sa droite continuait de nerveusement tambouriner son genou. Il reprit. «On n’a jamais vraiment l’occasion de discuter de nos histoires respectives... Mais l’événement qui m’a touché, marqué à vie est sans doute celui qui s’est déroulé il y a de ça quinze ans, maintenant. J’avais à peine sept ans, à l’époque.» Sa voix ne tremblait pas. Elle était froide, crue. Comme si Andy était à des kilomètres de celui qui venait de commencer à raconter l’assassinat présumé de ses parents. Ses yeux s’étaient désormais fixés dans ceux de la Mangemorte, qui avait à présent arrêté de sourire. «J’étais parti marcher dans la forêt, tout seul. On vivait les trois dans une maison, à la campagne... J’étais tombé sur trois Moldus, trois insipides Moldus, qui m’avaient demandé où est-ce que j’habitais. J’étais encore naïf, à l’époque. Je leur avais répondu. Ce n’est que lorsque j’ai voulu rentrer chez moi que j’ai compris. Notre maison était en flammes...» Son regard s’était perdu dans le vague, au mot «flammes». Andy n’avait jamais parlé de la mort d’Ewan et Alison. En quinze ans, il n’avait jamais abordé le sujet avec qui que ce soit. Et ça n’était que maintenant, en présence de cette femme qui lui était encore ennemie quelques heures auparavant, que ces mots qu’il n’avait jamais osé prononcer sortaient de sa bouche.

Puis soudain, il se redressa sur son siège et regarda Taylor, d’un air effrayant. Il avait l’impression qu’il venait de se réveiller. Qu’est-ce qui lui avait pris ? Sans un mot, il s’empara de la bouteille de whisky et remplit son verre à ras bord. Mais il n’en but qu’une gorgée, d’un geste rapide et il reposa violemment son verre sur la table. «Je ne sais pas pourquoi je t’ai raconté ça. Je n’aurais pas dû. Je n’aurais jamais dû.»

Mais en même temps, quelque chose avait changé, en lui. Il ne voyait plus Taylor de la même façon. Qu’importe ce qui adviendrait de leur relation maintenant, elle était devenu quelqu’un. Quelqu’un qui voulait dire quelque chose pour lui. Andy n’arrivait pas à clairement dire ce qu’il ressentait. C’était un mélange de colère, contre lui, de s’être ouvert comme ça. Il se sentait, étrangement, complètement sobre, désormais. Et il était à la fois empli d’un calme, comme cela ne lui était plus arrivé depuis des années. Cette excitation continuelle qui vivait en lui depuis quinze ans avait momentanément disparu. Cette sensation avait quelque chose de paniquant. Un grand vide colérique, voilà ce qu’il était, à ce moment précis. Le jeune homme n’était pas bien, il avait trop bu, malgré tout ce qu’il pouvait dire ou ressentir. Il fallait qu’il parte. Andy jeta un regard autour de lui. Il y avait encore trop de monde dans le bistrot pour qu’il transplane directement, il allait falloir qu’il sorte d’abord. Il se leva brusquement, s’empara de son manteau et saisit sa baguette, qui était alors dans sa poche. Il jeta un regard à Taylor, qui était encore assise et qui le regardait, puis chercha la porte du regard. Mais alors qu’il s’apprêtait à s’en aller, il sentit une forte pression sur son poignet droit. Il tourna précipitamment la tête et ses yeux s’écarquillèrent quand il vit que la main blanche de Taylor s’était emparé de son bras.

Il dévisagea la jeune femme, totalement incrédule. Totalement perdu, on peut le dire.




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MessageSujet: Re: Smile like you mean it... [Taylor&Andy]   Smile like you mean it... [Taylor&Andy] EmptyJeu 25 Oct - 9:59

andy & taylor

Maintenant elle ne souriait plus, il venait de lui raconter un élément de sa vie, un élément qui l'avait touché. Elle l'écoutait avec attention, elle avait eu ce qu'elle voulait. Il avait l'air très sérieux et sincère, il devait être vrai avec elle. Taylor se tut totalement, elle ne pensa même pas à l'interrompre, aussi bizarre que cela puisse lui paraître elle venait de se rendre compte qu'Andy était un homme. Il n'était pas qu'une façade de mangemort comme elle l'avait d'abord cru. Il était un homme qui avait vécu et qui, comme elle, s’était renfermé sur sa mission de mangemort pour éviter toute relation avec le passé. Elle avait choisi d’oublier son passer pour ne pas être atteinte à l’avenir et voilà que lui aussi lui montrer qu’il avait fait le même choix. Cette scène, cet incendie avait dû être tellement dévastateur pour lui qu’elle en fut touchée. Elle se mordit la lèvre. La jeune femme s’était jurée de ne jamais être faible et voilà qu’il venait de lui montrer sa faiblesse. Lui, cet ennemi venait de la toucher plus profondément qu’elle ne l’avait souhaité. Il se livrait à elle et elle ne pouvait même pas s’en réjouir. Elle aurait pu le prendre comme un bâton pour le battre, elle aurait pu s’en servir pour se moquer de lui et le blesser à l’avenir mais non.

Soudain il se leva. Il avait l’air de s’en vouloir, il n’avait sûrement pas eut l’intention de lui raconter tout cela, voilà les ravages de l’alcool. Elle roula des yeux et soupira. Sous sa paume elle sentit un corps chaud, elle fronça ses fins sourcils interrogateurs avant de comprendre, elle lui avait saisi la main. C’était elle seule la responsable. Dans un instant de faiblesse humaine, un des rares qu’elle s’autorisait elle l’avait retenu.

Elle ferma les yeux et décida enfin de reconnaître : elle était un monstre. Il n’avait rien de bien méchant cet Andy. Il ne lui avait rien fait de mal, il faisait son travail de mangemort différemment du siens, un point c’était tout. Et voilà qu’elle l’avait jugé, classé et haït. Elle attira le mangemort vers elle pour qu’il se retourne et la regarde dans les yeux. Leur échange dura peu mais elle y lit tout l’étonnement qu’elle souhaitait voir. Peut-être que lui aussi l’avait jugé trop vite ?

La blonde était maintenant sur qu’il n’allait pas repartir, elle lâcha enfin sa prise. Ses doigts se décollèrent doucement puis ils se remirent sur son verre. « Je bois, je parle ensuite. » S’il était étonné ou intrigué, il n’en montra rien et elle le remercia. Il la servit et d’un seul coup elle avala la boisson. Sans réfléchir plus elle commença à parler. « C’est difficile à reconnaître mais … je me suis trompée. Et je m’en excuse. J’ai voulu te juger, tu es tombé droit dedans, tu t’es dévoilé. » Elle ne s’interrompit que pour reprendre son souffle, si elle s’arrêtait pour réfléchir, choses certes peu probable dans son état, c’était fini. « Mais au moins tu m’as fait comprendre combien j’avais mal agis. Reste. » C’était débile, il était déjà revenu. Elle joua avec son verre, l’alcool commençait à vraiment lui monter à la tête, elle n’avait pratiquement rien mangé en plus. Enfin cela faisait trop longtemps. Elle releva la tête et planta son regard droit dans celui du mangemort. « Je ne suis peut-être pas prête à te confier toute ma vie, mais je veux te donner une preuve que je ne suis pas qu’un monstre. » Elle regarda furtivement autour d’elle comme pour vérifier qu’il n’y avait aucun intrus malfaisant. Baissant la voix, elle s’approcha de l’oreille de son collègue. « Je suis fiancée, depuis ma dix-sept ans, à … quelqu’un que j’ai l’habitude de descendre. Avec un homme que je n’ai absolument pas l’air de porter dans mon cœur. Et pourtant, je l’aime. » C’était la toute première fois qu’elle le disait, même à elle-même. Jamais de sa vie elle ne l’avait songé avant cette minute-ci. Et pourtant, la force des mots la soulagea. Oui, elle l’aimait. Depuis le temps qu’elle le haïssait ! c’était si bon de ressentir enfin la vérité. Elle sourit malgré elle. Elle croisa le regard d’Andy et ouvrit ses grands yeux bleus. « J’ai pas dit ça ? Dis-moi que je n’ai pas dit cela. » L’alcool faisait des ravages, c’était le moins que l’on puisse dire. Elle se mordit la lèvre et respira calmement. « Ok, on oublie tout. Tu ne veux pas lancer nous lancer un sortilège d’oubli ? C’est peut-être la meilleure solution. Et promis on s’ignorera après, comme avant, c’était bien plus simple. » Mais avait-elle seulement envie ? Elle commençait à s’attacher à ce jeune homme, totalement différent d’elle et pourtant … et pourtant ils avaient tellement de choses en commun. Non en réalité elle ne voulait pas l’effacer tout simplement de son esprit mais elle avait honte de s’être laissée allée aussi loin et aussi vite. Il fallait qu’elle mange ou qu’elle aille dormir, mais elle ne pouvait pas rester là à ne rien faire. Et lui qui ne bougeait pas. Il ne réagissait pas. Etait-il en train de la juger ? Ou peut-être qu’il se moquait d’elle intérieurement ?

L’ancienne langue-de-plomb fit craquer son cou pour se détendre et chercha de quoi manger, une pile de gâteau semblait être à sa disposition juste quelques mètres plus loin. Elle sourit et oubliant tout de cette soirée, elle se leva et alla les chercher. Seulement ses trois culs-secs et son estomac vide ne lui donnait pas des ailes et son pied dérapa. Gardant son sang-froid, elle réussit cependant à attraper le paquet de gâteau et à en prendre quelque uns avant de retourner s’asseoir, en marchant presque droit. Elle croisa son regard, eut honte pendant quelques instants et grommela malgré elle. « Ou sinon tu peux rester, enfin si tu veux. » Elle porta le biscuit à sa bouche et ce fut tout. Elle n’attendait plus rien si ce n’est que de sentir sa tête se reposer réellement.
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