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 "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel

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MessageSujet: "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel   "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel EmptyDim 29 Jan - 4:56

C'était un dimanche. Un de ces dimanches qui vous ferraient presque oublier le mal régnant dans tout Poudlard, dans le monde magique. Un de ces dimanches qui vous rappellent des souvenirs, encore emmitouflée sous la couette duveteuse. Celle d'Erin, elle était d'un rouge profond, comme pratiquement toutes celles de son dortoir, à Gryffondor. Pourtant, elle avait de spécial les longs poils blancs de chat, égrené en un petit chemin s'arrêtant jusqu'à l'oreiller, se mêlant légèrement aux cheveux bruns de la jeune fille y somnolant encore. En réalité, on ne voyait vraiment que les cheveux de la Gryffondor dépasser, en une petite touffe - mais chacun sait que l'intelligence féline est tordue. Habitué à n'avoir jamais eu de règles, choyé des le début par la petite famille des Joyce, Salambo n'hésita pas un instant à se frayer un chemin sous le duvet. Du bout de sa truffe froide, il réussit à atteindre une joue de sa maîtresse pour la lécher de sa langue râpeuse. 
Bonjour Erin. Leves-toi, il est l'heure. Ces quelques mots avaient pour habitude de suivre ce drôle de réveil, quoiqu'un peu humide. Amusant n'est-ce pas, quand vous savez que cela devait faire plus de cinq ans qu'elle ne les avait entendus. C'est à peine si la voix paternelle lui revenait en mémoire, tandis qu'elle essayait de repousser d'une main molle son animal de compagnie. En quelque sorte, ce dernier représentait tout ce qu'elle n'avait plus mais aussi tout ce qui lui reste. Avec son cahier, farouchement caché et protégé des fouineuses, il était capable de lui faire remonter le temps. Jeune, "moldue", elle avait lu des livres ou il était questions de daemons; des animaux naturellement liés à leur humain, que quiconque a part eu pouvaient toucher. La mort de l'un entraînait la mort de l'autre. Bien sur, Salambo n'était qu'un chat comme les autres, mais après tout, sa maîtresse ne détestait-elle pas un Gryffondor d'avoir joué avec, pour un pari ?

Oui, c'était un dimanche spécial, que l'on pourrait qualifier de magique. Lorsque Erin parvint avec difficulté à se redresser, elle ne vit à la fenêtre qu'un ciel d'un blanc cassé. L'odeur de feu éteint régnait dans son dortoir, déserté, que seul le ronronnement de l'animal parvenait à meubler. Tout semblait comme irréel, suspendu entre rêve et réalité. Ce n'est qu'en posant prudemment un orteil sur le sol froid que la jeune fille redescendît sur terre, dans un frisson qui lui parcouru tout le corps. Les deux pieds à présent posés sur les pierres, elle ferma les yeux, tentant de capter, oh, l'espace d'un instant, ces bribes de souvenirs. Tentant d'échapper un monde de sorcier qui lui donnait la nausée. Bien sur il y avait Matthew, bien sur il y avait Lily. Mais un petit creux se faisait sentir dans son esprit, quelque chose que son optimisme naturel chassa au bout de quelques minutes. 
Enfilant alors son uniforme, coiffant ses cheveux et se faisant un rapide brin de toilette, Erin descendit presque en lévitation les escaliers pour gagner la salle commune. Absolument non-réveillée, elle ignora les quelques Gryffondors qui tardaient à rejoindre la Grande Salle pour déjeuner. 

Le déjeuner. Bruyant. Avec trop d'élèves. À croire qu'ils ne pouvaient sauter ce repas, rien que pour laisser une Erin en paix. D'un air morne, elle croquait dans une pomme. Petits bouts par petits bouts, si bien qu'une demie heure plus tard, il en restait encore les trois quart. Absente, les quelques pensées qui la traversaient tournaient principalement autour de son chat et de la reprise demain, comme une grand-mère. Une Gryffondor inconnue, mais qui pourtant connaissait son prénom, lança à la cantonade que l'équipe de Quidditch de leur maison s'entraînait cet apres-midi et qu'il fallait, bien entendu, les encourager. Partant sa pomme à la main tandis que les rouges et ors commençaient à hausser le tons au fil d'encouragement de plus en plus retentissants, ce n'est qu'en passant devant les sabliers qu'Erin se décida à y aller. Les points de sa maison n'atteignaient même pas mille, au moins pouvaient-ils gagner dans un autre domaine. 

Repassant par sa chambre pour prendre ses mitaines en crin de Sombral, offertes par sa mère beau paradoxe, ainsi que l'écharpe aux couleurs de sa maison, ce fut surtout l'air froid et sec qui acheva de lui mettre les idées au clair ainsi que de la mettre de mauvaise humeur. Le pan de tissu bicolore lui fit alors office non seulement d'écharpe, mais aussi de bandeau et de cache-nez. Elle avait dit quoi cette fille ? Qu'aujourd'hui était une journée propice pour s'entraîner ? Et bien, ce n'était pas cette année qu'ils allaient gagner la coupe. D'un pas vif et pressé, ce n'est qu'à demie engourdie par le froid mordant qu'elle atteignit enfin le terrain de Quidditch. La, tout en bas des gradins, ce sont les cheveux immobiles d'une fille qui lui indiquèrent que le vent n'atteignait pas cet endroit. Arrivée en avance, elle vit aussi qu'elle était en plein entraînement des Serpentards. Tant pis. Elle patienterai à côté de cette fille. « Eh mais.. Salut Cassiopée. » C'était bien elle, ces yeux cernés de noir et ces cheveux d'un blond presque blanc. Un vrai cliché de la maison à qui elle appartient. Erin eu d'ailleurs l'idée de voir s'il y avait ne serait-ce qu'un seul roux un jour, chez les Serpentards. Histoire d'aller faire connaissance. 
Soufflant dans ses mains, elle les frotta l'une contre l'autre en silence, laissant son regard se perdre dans le petit nuage de vapeur d'eau qu'elle venait de provoquer. Provoquer. « Alors, on essaye d'impressioner un fort et courageux joueur ? »
Elle n'était pas de bonne humeur, et ce bonjour en était l'avertissement évident. Même si elle essayait de ne pas se défouler à tout va lorsqu'elle était de mauvais poil, le faire sur Cassiopée n'avait rien de très dérangeant. Après tout, ce n'était pas comme si elle se montrait constamment sympathique. Ni comme si elle était un enfant de chœur non plus. Observant autour d'elle, elle avisa un Mangemort de loin, une silhouette qu'elle reconnu immédiatement. Monsieur de Sade. Monsieur j'ai un accent à couper au couteau, et je t'en fait profiter un maximum puisque je t'harcele souvent. Ce n'était pas le grand amour entre eux-deux, et à cette pensée, Erin souffla du nez. Au moins, il ne l'avait pas vu, trop occuper à observer on ne savait quoi dans le ciel. Un vif d'or, ou alors un cadavre de Résistant qui ne devrait pas tarder à atterrir dans un bruit sourd. 

Un job comme un autre.

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MessageSujet: Re: "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel   "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel EmptySam 11 Fév - 9:36

Spoiler:
 

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« Just because you are a character doesn't mean that you have character. »
The Wolf - Pulp Fiction

Le réveil avait été pour le moins charmant. Ariel et Matthew se disputait parce que le Serpentard avait bousculé la française en sortant du dortoir. Violet, mal réveillée, n’avait pas du tout apprécié. Elle avait donc commencé à l’engueuler, et Matthew avait renchéri, évidemment. Il ne pouvait pas la fermer dès le matin, lui. Ça faisait bien dix minutes qu’ils se criaient dessus de plus en plus fort, et les filles dans le dortoir se retournaient, de plus en plus énervées, dans leur lit. Sans qu’aucune ne dise rien. Finalement, ce fut la blonde Cayrel qui se décida à dire quelque chose. Enfin, ‘dire’ était plutôt un euphémisme dans ce cas. Le mot exact était « gueula ». « MAIS IL VA LA FERMER, SA GUEULE ! » Il y eut un long silence, un claquement de porte et Ariel qui re-rentra dans les dortoirs des filles. Certaines de ses filles lui lancèrent un regard méchant, mais pour tout dire, elle s’en fichait. Complètement. Elle s’assit sur le lit de Cassiopée et lui tira sa couette. Que la blonde s’empressa de remettre, frappant son amie au passage. « C’est pas le moment, Ariel, sérieux. » La française leva les yeux au ciel, mais se leva et retourna s’allonger sur son lit, les deux bras sous la tête. Elle attendait probablement que tout le monde se lève. Cassiopée comptait bien se rendormir, mais c’était peine perdue après s’être cassée la voix à crier sur le looser des verts et argents. Se levant donc du pied gauche, elle se dirigea en trainant vers les salles de bain, suivit par Ariel. « T’as passée une bonne nuit ? » « Meilleure que mon réveil » lança Cassiopée en grognant. Elle ne savait absolument pas ce qu’elle allait faire de sa journée. Elle détestait les dimanches, et elle détestait encore plus les dimanches en hiver. Il faisait froid, il n’y avait rien à faire, en plus elle était de mauvaise humeur, comme tous les dimanches matin.

Elle migra jusqu’à la salle commune après avoir enfilé une robe d’hiver, enroulé une écharpe autour de son cou, enfilé des gants et des bottes en fourrure. Elle ne jeta un regard à personne en traversant la pièce des verts et argent. Ariel avait abandonné l’idée de passer la matinée avec la blonde. Celle-ci savait d’avance qu’elle ne la retrouverait pas non plus au déjeuner. Elle n’avait pas envie de parler, pas envie de manger, pas envie de se recoucher… à vrai dire elle n’avait pas envie de grand-chose. En sortant de la salle commune, Cassiopée rentra de plein fouet dans quelqu’un. Elle allait crier à cette personne qu’elle devait faire attention quand elle réalisa qui était l’homme. « Hé bien, demoiselle ! » Ambroise. La Cayrel soupira, mais rendit son bonjour au français. « Ou tu vas, comme ça ? » Ambroise montra du regard son balai. « Entraîner l’équipe de ta maison. Tu viens ? » La blonde comprit pourquoi il n’y avait quasiment personne dans sa salle commune ce matin. Ils étaient partis s’entraîner. « Il fait froid. » Cassiopée murmurait à peine. On sentait qu’elle venait de se réveiller. « Perspicace » répondit le professeur en hochant la tête. « Et tu comptais aller où, habillée comme ça ? Déjeuner ? Je savais pas qu’il faisait si froid dans la grande salle. » Cassiopée eut un moment de blanc, et tira la langue à Ambroise, qui ricana. Il devait être du matin, pour être si réactif à cette heure-là. Le jeune homme attrapa la blonde par la taille, déposa un baiser sur ses lèvres et lui sourit. « Je sais même pas ou j’allais. Je te suis, vu que j’y suis forcée. » Le français leva les yeux au ciel. Comme si Cassiopée était forcée à le suivre. Il l’embrassa une nouvelle fois, essayant de faire partir cet air renfrognée qu’elle arborait depuis son réveil. Cassiopée était cependant bien décidée à le garder jusqu’au milieu de l’après-midi. Au moins. Il commença à lui faire des chatouilles pour qu’elle rigole, et comme ça marchait, elle s’écarta et commença à avancer rapidement d’un air décidé vers le stade. Il la poursuivit en courant. Elle accéléra en riant mais il la rattrapa vite, et ils arrivèrent tous les deux dans les gradins du stade. Ambroise embrassa Cassiopée juste avant de sortir à la vue de tous. « Je t’ai déjà dit que je te préférais souriante. » La blonde répondit au baiser et poussa le professeur dehors. A peine à l’air libre, le français s’était déjà envolé sur son balai à toute vitesse. Cassiopée cherchait un endroit où elle éviterait le vent matinal qui allait emmêler ses cheveux. Elle le trouva rapidement, derrière une grande colonne où les invités d’honneur s’asseyaient durant les matchs. La Serpentard s’installa et observa Ambroise et l’équipe des Serpentard qui commençaient l’entraînement. De temps en temps, le français lui faisait un geste de la main, auquel elle ne répondait qu’une fois sur trois. Elle était frigorifiée, mais ne voulait pas bouger. Après tout, elle n’avait aucun meilleur endroit où aller. Elle vit Ariel arriver en retard, sauter sur son balai et se précipiter au centre du terrain comme si de rien n’était. Sa meilleure amie fit un clin d’œil à Ambroise, qui l’engueula gentiment en français. Elle ne répondit pas mais avait l’air assez amusée. Cassiopée se dit qu’un jour il faudrait qu’elle apprenne à parler français. Histoire qu’elle puisse surveiller ses deux-là, parce qu’elle n’était jamais sûre de ce qui pouvait arriver avec eux.

Alistair vola près d’elle, se rapprocha et lui fit un baiser papillon. Elle y répondit avec un sourire. Ambroise, cependant, le rappela à l’ordre sèchement, et il retourna au centre du terrain à toute vitesse. C’était donc encore la guerre entre ces deux-là, constata la blonde. Ça le serait toujours probablement. Interrompant ses pensées, elle entendit la voix d’une jeune fille derrière elle. Elle se demanda qui ça pouvait bien être et tourna la tête pour apercevoir une mine renfrognée, le nez plantée dans une écharpe Gryffondor. Erin Joyce. « Hum » répondit Cassiopée, qui n’avait absolument pas envie de parler. Elle ne serait pas venue jusqu’aux tribunes de Quidditch si elle avait voulu parler aux gens, échanger des histoires, raconter sa nuit et entendre celle des autres. « Alors, on essaye d'impressionner un fort et courageux joueur ? » Il y eut un petit silence pendant lequel la blonde ne bougea pas un cil. Elle se retourna progressivement, jusqu’à regarder Erin dans les yeux. « Je te signale que c’est ma maison qui joue. Pas la tienne. Et c’était quoi ce sous-entendu foireux ? Lâche-moi. J’suis pas d’humeur, et toi non plus. » Cassiopée se leva et se décala quelques mètres plus loin. La Gryffondor la suivit presque en sautillant. « Sérieux ? » Plus la Cayrel se décalait, plus Joyce se rapprochait avec un sourire. « Mais dégage de là. » Erin avança encore un peu, et Cassiopée se souvint de la réputation de la Gryffondor. Marginale. Mignonne mais un peu débile. Amie avec tous les loosers et les opprimés du monde entier, courageuse, tête brulée, et bla et bla et bla. « Je parie que tu vas me suivre tout le long des tribunes, c’est ça ? Parasite. »

La blonde se leva et se décala encore quelques mètres. Erin ne bougea pas, elle avait l’air tout à fait partagée. De toute façon, si la verte et argent voyait la fille s’approcher encore, elle pourrait lui rétorquer que « oh maintenant tu fais ce qu’on te dit », et la Gryffondor n’aimerait pas ça. Ce qui fit ricaner Cassiopée. Elle se demanda cependant s’il y avait une relation quelconque entre le fait qu’Ambroise lui lance un clin d’œil en passant à toute vitesse devant elle et qu’Erin décide de se ramener une fois de plus. Cassiopée soupira. « J’comprends que tu sois amie avec Matthew. Il est tellement seul qu’il est content d’avoir une amie, quelle qu’elle soit. Donc toi… c’est toujours ça, tu vois. » Cayrel jouait avec le feu en disant ça, mais de toute façon, si Erin savait quelque chose elle ne dirait probablement rien. Ambroise, cependant, vola jusqu’à la blonde. Il venait d’annoncer la fin de l’entraînement aux verts et argent pour laisser la place à la maison d’Erin. Les joueurs n’avaient pas l’air enchantés de sortir jouer par ce temps, mais quelques Gryffondor non-joueurs étaient quand même venus les encourager. Le français jeta un regard chargé de sous-entendu que Cassiopée ne comprit pas à Erin, et sourit à Cassiopée. « Tu rentres aussi ? » La blonde haussa les épaules. « Je suppose, oui. Je vais… retrouver Ariel et Alistair, tout plutôt que de rester avec Erin. A part si tu te tais, » reprit Cassiopée en se tournant vers la concernée, « à ce moment-là tu serais la meilleure compagnie que je puisse avoir. » Ambroise toussota pour se faire remarquer, et Cassiopée lui tira la langue. Le professeur ouvrait la bouche pour dire quelque chose mais un joueur cria son nom et il dût partir voir qui avait besoin de lui. C’est à ce moment précis qu’Erin choisit de parler, puisque Cassiopée lui avait dit de se taire. Logique.
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MessageSujet: Re: "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel   "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel EmptySam 18 Fév - 9:45

« Sérieux ? »
Un grand sourire s'étira sur le visage d'Erin. "Sérieux". Une expression qu'elle entendait régulièrement dans les couloirs. C'était stupide à bien y penser. "Sérieux". Tout le monde se doit donc d'être sérieux ? Même cette blondasse tellement maquillée qu'on aurait cru qu'elle avait deux coquarts ? Wahou. Le monde était tellement bien fait. « Mais dégage de là. » Ouais, non. Elle ne répondait pas la Gryffondor, elle ne répondait rien qu'un sourire stupide. Le sourire de la personne qui n'a réellement rien d'autre à faire que d'embêter son prochain. Surtout, elle n'avait pas grand-chose à répondre à cette si douce demande. Puis elle n'en avait pas envie. C'était cela. Son esprit était tellement occupé à faire taire sa sourde mauvaise humeur qu'elle agissait presque par instinct. Par instinct donc, lorsque la Cayrel bougea de nouveau son popotin, elle fit de même. « Je parie que tu vas me suivre tout le long des tribunes, c’est ça ? Parasite. » Et la rouge et or rit brièvement. Elle était clairvoyante dis-donc. « A ton service »
Oui voilà, elle était à son service. Sûre que si elle bougeait, elle ferait de même. Elle était prévisible, et Erin, comme tout le monde, n'aimait pas être prévisible. Cassiopée se déplaça une nouvelle fois, mais elle n'en fit rien. Un ricanement de la part de la blonde passa par une oreille et ressortit par l'autre tandis que déjà, la Gryffondor avait momentanément reporté son attention ailleurs. Quelque part entre les joueurs et leur professeur, son regard était plongé aussi bien dans le vide que dans ses pensées. A force d'avoir bougé, elles s'étaient un peu exposée au vent, mais Rin n'aurait su dire si le frisson qui venait de lui parcourir l'échine en était la cause. Peut-être était-ce simplement l'impression de se jeter dans la gueule du loup. D'essayer de lui faire refermer ses crocs sur elle-même. Puis de lui dire merci, à la fin. Qui est-ce qui aurait envie de délibérément se lancer dans le danger ? La Gryffondor était pourtant une personne assez réfléchie. Et illogique. Ce fut donc lorsque le monstre nommé "de Sade" fila devant elles en regardant Cassiopée (avec une poussière dans l'oeil également, ou peut-être n'était-ce qu'un ersatz de clin d'oeil), qu'elle se décida à ramener sa bouille d'ange du côté de celle qui semblait s'être faite tabassée, arrachant un soupir à cette dernière. « J’comprends que tu sois amie avec Matthew. Il est tellement seul qu’il est content d’avoir une amie, quelle qu’elle soit. Donc toi… c’est toujours ça, tu vois. » Encore des mots qui filèrent dans l'air. Celle qui s'était pourtant tellement accrochée au fait de s'assoir à côté de son interlocutrice ne l'écoutait même pas « Oui oui, tout à fait, j'allais dire la même chose.. » Un coup de sifflet retentit, et les joueurs aux robes verdâtres et tachées de boue à leur extrémité, laissèrent la place à de nouveaux d'un rouge flamboyant, à l'allure fière et à la démarche déjà un peu plus tonique que ceux venant de descendre de leurs balais. Bon, certes, les fiers Gryffondors n'étaient peut-être pas vraiment d'humeur à jouer avec un temps pareil, mais une dizaine d'élèves de la même maison étaient venus les encourager. Comme Erin d'ailleurs, car à la base, elle était là pour ça. Vous avez bien lu, elle était là pour venir voir jouer Adrian Truc, tueur de chats de son état, qui a d'ailleurs sûrement le même cerveau que ceux de ses pauvres victimes, et qui s'amuse à draguer tout ce qui bouge. Ajoutez à cela le lourd regard que le français adressait en ce moment même, lui criant "MEURS POURRITURE" dans un franglais des plus postillonnant, et vous comprendrez qu'elle eu juste l'envie de se barrer en balais s'il le fallait le plus vite possible de cet endroit. Jusqu'à ce qu'elle comprenne que partir maintenant l'impliquerait alors de marcher sur le même chemin.

Figée, c'est avec un courage digne des plus grand ornithorynque qu'elle ne bougea pas d'un cil. « ..à ce moment-là tu serais la meilleure compagnie que je puisse avoir. » Elle venait de lui dire de la fermer c'est cela ? Oui. Probablement. Si Erin se tait, elle reste. Parfait. Lui adressant à son tour un clin d'oeil, comme si elles étaient complices depuis toujours, elle soutint le regard du professeur qui partit. Bien, part, part et loin surtout, on t'aime encore plus comme cela. Attendant de ne plus le voir à l'horizon, et pour l'avoir suivit du regard elle était quasi-sûre qu'il tortillait du cul, elle oublia ce qu'avait dit la Serpentard. « Tu vois, je suis sage comme une.. » D'un bond, la blonde se leva et se prépara à partir; ce qui immédiatement dit taire Rin; ce qui immédiatement fit rassoir Cayrel sur le banc. Ah. Elle devait être contente d'avoir un gentil chien au blason de lion lui obéir au doigt et à l'oeil, tandis que dans le ciel, un autre de sa maison cherchait indéfiniment une baballe dorée. Alors elle regarda ses chaussures, à gauche, en haut, puis revint vers la droite, vers elle. « Au fait, c'est un bon coup, de Sade ? » Elle regardait à présent Albus descendre sur la pelouse, le vif d'or à la main. Il parait que son père était très bon à ça. Enfin, on évitait de parler du tristement célèbre Harry Potter, et encore moins de ses exploits sportifs. Reportant son attention sur Cassiopée, elle remarqua avec une certaine satisfaction qu'elle n'était pas en train de partir, cette fois-ci. « J'imagine, vu les patins que vous vous roulez. C'est impressionnant. » Elle revoyait encore la scène. Sortie un peu trop tard de la bibliothèque, des bouquins aussi lourds qu'elle et plus poussiéreux encore que l'étendard des Gryffondors que l'on déploie lors de leur victoire à la coupe des 4 maison. Les couloirs étaient déserts, car c'était l'heure du repas, alias celle ou des élèves en pleine croissance se précipitaient dans la Grande Salle la salive à la bouche. Pourtant, même s'ils n'étaient pas assis en face d'une longue table, ils en avaient aussi sûrement, de la bave aux lèvres. Au début elle n'avait pas vraiment reconnu l'homme qui embrassait avec une certaine.. Passion Cassiopée. Ce n'est que lorsqu'il l'aperçu, ce n'était que lorsqu'il la fusilla du regard et qu'elle ressentit le besoin de faire si-len-cieu-se-ment demi-tour. Et d'oublier ce qu'elle avait vu.
Sauf qu'Ambroise la collait dès qu'il la voyait, persuadé qu'elle dirait ce qu'elle avait vu et donc, déduit de leur relation assez.. Douteuse. Sauf qu'Ambroise était très bon lorsqu'il fallait user de divers moyens de pression, de peur, pour qu'elle la ferme à coup-sûr. Mais elle en avait mare, et puis, le dire à la principale intéressée, ce n'était en somme pas une si grande révélation, si ? « Tu respires par le cul pour tenir si longtemps ? » En tout cas, vu le temps qu'elle se faisait harceler par son étrange amant, elle n'était pas vraiment dans l'optique de prendre des gants. « Ou peut-être est-ce que tu as simplement peur qu'il aille voir ailleurs » Peut importe la réaction de Cassiopée, elle continua avec un vague haussement des épaules « Ce qui m'étonnerai pas, vu ton caractère. Et ton âge. »
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MessageSujet: Re: "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel   "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel EmptySam 18 Fév - 12:22

"Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel Tumblr_lzhsiv1SgJ1qc62g0o1_500
« Three can keep a secret... If two of them are dead. »
Benjamin Franklin

« Tu vois, je suis sage comme une.. » Cassiopée n’hésita pas une seconde, leva les yeux au ciel, attrapa son sac et se leva pour déguerpir. « Je t’ai dis que… » La Gryffondor s’était tue. La blonde haussa un sourcil. Ah, ça marchait comme ça ? Ça allait être aussi simple ? Tout ce qu’elle voulait c’était du calme, et il suffisait de demander ? Elle haussa les épaules. Après tout, pourquoi pas. il y eut un petit silence pendant lequel Cassiopée observait les rouges et or s’entrainer sur le terrain. Pour l’instant, ils étaient frais et pimpants mais après quelques dizaines de minutes d’entraînement, ils seraient couverts de boue. Surtout à cette heure-là. En plus, il faisait vachement froid. Que des raisons pour ne pas faire de Quidditch. Cassiopée était persuadée d’avoir fait le bon choix en refusant de rentrer dans l’équipe. Ce n’était absolument pas une fille sportive. Quelle ironie, d’ailleurs, qu’elle sorte avec un professeur de Quidditch qui fut attrapeur professionnel et qui ne vivait que pour ça. L’esprit de la Serpentard se mit à divaguer sur le professeur de Sade quand soudain, elle entendit une petite voix. Elle paraissant si innocente et si discrète qu’elle aurait juré que la phrase venait de sa propre tête. « Au fait, c'est un bon coup, de Sade ? » Elle tourna la tête lentement jusqu’à observer le visage d’Erin Joyce. Elle avait une multitude de question dans la tête, entre autres ‘pourquoi tu dis ça’ ‘comment tu sais ça’ ‘qu’est-ce que ça peut te faire’ ‘toute façon c’est évident, pourquoi tu poses la question’ et le temps qu’elle réponde, la brune avait déjà enchaîné sur autre chose. « J'imagine, vu les patins que vous vous roulez. C'est impressionnant. » Enfin, autre chose. Disons qu’elles restaient dans le même registre. Cassiopée déglutit. Ne dit rien. Hésita, hésita un peu plus longtemps, et fini par… ne rien dire. Elle s’imaginait tous les moyens possibles pour qu’Erin aient pus les surprendre, et trouva enfin la solution la plus plausible. Cassiopée avait le dos tourné, Ambroise était face à Erin. Cassiopée ne l’avait donc pas vu. Et Ambroise, alors ? « Ou peut-être est-ce que tu as simplement peur qu'il aille voir ailleurs » Erin avait parlé. Elle avait commencé une phrase mais la blonde n’écoutait absolument pas, elle était en train d’essayer de se souvenir d’un quelconque comportement suspect de la part de son chéri français qui lui ferait comprendre qu’il savait qu’elle savait sans qu’elle-même ne sache. Digne des meilleurs potins qu’elles avaient pu s’échanger avec Jenny. « Hum ? » « Ce qui m'étonnerai pas, vu ton caractère. Et ton âge. » Cassiopée envoya balader d’un geste de la main la réplique de la rouge. « Blablabla, si je me laissais toucher par ça j’aurais même pas parlé à Ambroise en premier lieu. Epargne-moi ton cinéma. Il sait ? » Erin haussa les épaules. « ERIN. JOYCE. JE SUIS SERIEUSE. » Il y eut un petit silence pendant lequel les deux filles se fixaient. Erin ne dis rien. « Ma chérie, tu sais que s’il sait, il doit forcément t’avoir déjà parlé gentiment ou pas. Excuse-moi de douter de sa gentillesse que je ne voudrais pas remettre en cause, mais tu sais que j’ai un sacré pouvoir sur lui… et tu n’aimerais pas qu’il te parle encore plus. Je me trompe ? » Ce fut au tour de la jeune fille en face d’elle de déglutir. Apparemment, Cassiopée avait vu juste. Tôt le matin, la blonde pouvait se féliciter. Erin prit finalement la parole. « Pas besoin de me menacer. Il sait. » La blonde soupira. « J’en étais sûre. RAAH. » Elle commença à parler toute seule sous les yeux mi ébahis mi moqueurs de la rouge et se tourna une fois de plus vers elle. « Donc tu dois morfler un peu, nan ? » Erin hocha la tête. « Bien. Remédions à cela. » La verte et argent chercha comment appeler le français histoire qu’il vienne et qu’elle s’explique avec lui. Elle allait simplement crier Ambroise quand le fait qu’Erin la retienne et qu’elle ait une idée lumineuse l’arrête. « Viens, on fait un deal. Je ne dis rien à Ambroise, on fait comme si rien ne s’était passé, que tu avais fermé ta grande gueule de Gryffondor et que nous étions restées assises à côté comme si de rien n’était. Comme ça je peux dire à mon chéri d’amour que j’aime –arrête de faire la grimace, je l’appelle comme je veux- que tu es gentille, au final… comme ça il te lâchera. Un petit peu. » Erin semblait d’accord pour faire ça jusque-là, puisqu’après tout, Cassiopée était sûre que la brune ne dirait pas non à un peu moins d’accent breton dans sa vie de tous les jours « …et en échange, tu me sers d’espionne. » Il y eut un petit blanc. Qui dura. « Quoi ? » demanda la Serpentard avec un petit air innocent. « Au moins j’éviterais de te harceler. Vois ça positivement. » La brune soupira. La blonde reprit sans lui laisser le temps d’ajouter quelque chose. « Tu sais, je me doutais qu’il te harcèlerait s’il savait. Il est le genre de type à vouloir avoir ses petits secrets… Et surtout à vouloir les tenir caché. » Cassiopée réfléchit un instant. Elle s’étira, observa le français qui volait après un élève en lui criant dessus. Elle réfléchit une seconde fois à cette idée de harcèlement. S’il avait envie que personne ne sache rien de leur histoire au point de HARCELER une élève inoffensive qui n’en n’avait strictement rien à faire, qui était considérée comme marginale, qui n’avait pas la réputation d’être une potineuse, ni une langue de vipère, qui n’avait pas non plus un nom de famille qui en disait long et qui, pour ainsi dire, passait totalement inaperçue dans un monde ou personne ne la croirait… c’était louche. Un peu plus que ça même. Si elle avait voulu répéter quelque chose, ça aurait été la parole d’Erin Joyce, obscure et méconnue Gryffondor, contre celle d’Ambroise de Sade dont la réputation n’était plus la faire et celle de Cassiopée Elektra Cayrel : c’était donc perdu d’avance pour la brune. « En fait, j’ai pas non plus envie qu’il aille voir ailleurs. Fais une bonne espionne. Je te paierais, si tu veux. » La blonde avait parlé à voix haute, mais s’en fichait. Elle se fichait même du petit rire moqueur qui venait de sortir de la bouche d’Erin. Quelle importance, quand on en venait à douter de l’homme dont on tombait de plus en plus amoureux.
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MessageSujet: Re: "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel   "Il m'a dit de me taire. Alors je lui ai dit" — Cassiopée Cayrel EmptyMar 28 Fév - 7:18

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« Blablabla, si je me laissais toucher par ça j’aurais même pas parlé à Ambroise en premier lieu. Epargne-moi ton cinéma. Il sait ? » La Gryffondor haussa les épaules. Si Cassiopée se fichait tant que ça que ça se sache, qu'est-ce que le fait qu'Ambroise le sache également ou non changerait ? Rien. Ça ne changerait strictement rien. « ERIN. JOYCE. JE SUIS SERIEUSE. » L'intéressée planta son regard dans celui de la blonde. Décidément, Ambroise ne lui avait réellement rien dit. Il s'était tu, trouvant sûrement cet incident trop mineur pour inquiéter l'élève dont il s'était entiché. Ah. On les disait romantiques les français. Peut-être était-ce à son contact que la Serpentard s'était un peu calmée au point de retenir parfaitement le nom d'Erin. Oui, il y avait pas mal de monde qui l'appelaient Johnson, et la Cayrel n'hésitait pas à faire de même uniquement pour l'énerver. « Ma chérie, tu sais que s’il sait, il doit forcément t’avoir déjà parlé gentiment ou pas. Excuse-moi de douter de sa gentillesse que je ne voudrais pas remettre en cause, mais tu sais que j’ai un sacré pouvoir sur lui… et tu n’aimerais pas qu’il te parle encore plus. Je me trompe ? » Ma chérie. Mais qu'elle aille de faire voir. Elle n'était pas une de ses amies les commères de sa maison. Même si. Même si elle avait visé juste avec sa remarque. Alors non, elle ne se trompait pas. Rin déglutit, en revoyant le regard que le professeur lui avait adressé quelques minutes plus tôt. Elle savait que si lui avait préféré garder le silence, le dire d'elle-même à Cassiopée était une erreur. Il lui avait dit de se taire, mais elle lui avait dit. Il l'avait répété, à pratiquement toutes leurs rencontres, provoquées ou non. Le même refrain. À présent, il était trop tard, elle ne pouvait s'arrêter en chemin. Au temps finir ce qu'elle avait commencé. « Pas besoin de me menacer. Il sait. » Étonnamment, la blonde soupira. « J’en étais sûre. RAAH. »

Il y a des sensations que l'on aime bien ressentir, la, des sensations qui arrivent sans prévenir, dans un souffle. Tandis que la Cayrel parlait seule, maugréait, Erin se sentir comme.. Maître de la situation. Ce n'était qu'une illusion, parce qu'après tout elle était quasi en dehors de leur relation, mais en même temps, elle était arrivée à en montrer les limites. En fait, elle foutait la merde, et si c'était dans la tête de Cassiopée, c'en était que plus drôle. « Donc tu dois morfler un peu, nan ? » *Oui, et toi ?* Rin hocha la tête, sans rien dire. Attendant la suite, ce qui ne tarda pas « Bien. Remédions à cela. » Cassiopée ouvrir alors la bouche. Pour la refermer. Comme un poisson hors de l'eau, elle resta un moment à réfléchir comment respirer avant de faire sa petite déclaration  « Viens, on fait un deal. Je ne dis rien à Ambroise, on fait comme si rien ne s’était passé, que tu avais fermé ta grande gueule de Gryffondor et que nous étions restées assises à côté comme si de rien n’était. Comme ça je peux dire à mon chéri d’amour que j’aime » Erin se mis deux doigts dans la bouche comme pour se faire vomir. Qu'est-ce qu'il fallait pas entendre. « ..je l’appelle comme je veux- que tu es gentille, au final… comme ça il te lâchera. Un petit peu. » Un gardien visiblement pas très réveillé se pris un cognard en pleine tête et chuta immédiatement. Ça devait être la même impression qu'avait Erin, celle d'être un peu assomée, mais elle n'en perdit pas moins son sang-froid. « C'est que tu deviendrais presque gentille Cassiopée.. Ça me va. Mais en échange de quoi ? Me dit pas que tu le ferais au nom de notre amitié. » 

Et elle vit la chose stupide qu'allait sortir Cassiopée a trois kilomètres rien qu'à voir son visage qui essayait de se faire le plus angélique possible. « …et en échange, tu me sers d’espionne. » Facepalm. Putain. Elle ne buvait pas que de l'eau elle. « Quoi ? » Rin la regarda en coin. Elle était sérieuse. « Rien rien, tout est normal.. » Un vague geste de la main à Cassiopée lui signala qu'elle pouvait continuer dans son grand délire. 
« Au moins j’éviterais de te harceler. Vois ça positivement. » Nouveau soupir. Parce qu'elle l'harcelait, elle ? Aha. C'était sûrement rien comparé à son abrutit de Mangemort. Elle est brave la Cayrel, elle est brave. « Tu sais, je me doutais qu’il te harcèlerait s’il savait. Il est le genre de type à vouloir avoir ses petits secrets… Et surtout à vouloir les tenir cachés. » Ah. 
Cassiopée s'étira et sembla réfléchir. Mieux valait ne pas la déranger, surtout pour un exercice dont elle n'avait pas l'habitude. Et puis, qui sait, peut-être allait-elle encore parler de son français. Franchement, Erin n'était pas spécialement intéressée par les différentes facettes de son caractère exécrable, et elle se passerait bien d'autres détails. Déjà qu'elle ne comprenait pas bien ce que Cassiopée voulait dire. Espionne ? Avec le gun, champagne et nœud papillon fourni ? « En fait, j’ai pas non plus envie qu’il aille voir ailleurs. Fais une bonne espionne. Je te paierais, si tu veux. » Rin ria. D'accord, c'était officiel, elles étaient en train de nager en plein délire. « Ça va, j'aime pas faire le trottoir. » Et être payée pour quoi ? Pour jouer aux espions ? La Gryffondor rigola de plus belle tant la situation était totalement hors-propos. « Nan et puis, sérieusement, faire l'espionne, on se croirait en plein roman la ! » Les joues rouges à force de rire dans ce froid, elle rajusta son écharpe et se leva, toujours agitée de gloussements discrets mais tout aussi moqueurs. « Ah ! L'amour ! » Et elle la planta la, riant toujours au creux de son écharpe rouge et or. Elle était arrivée comme une fleur, avec sa mauvaise humeur et son envie de se défouler, avait lâché une mini-bombe dans la mini-tête de Cassiopée et à présent, repartait comme elle était venue - mais d'une humeur nettement plus joyeuse. Ok, de Sade allait sûrement savoir qu'elle avait vendue la mèche.. À la principale intéressée. Et bien, qu'il s'offusque si ça l'amuse. Si Erin pouvait se permettre de jouer avec le feu, c'était bien après avoir entendu l'espèce de plan serpentardesque que la blonde avait essayé de mettre en place. C'était magnifique. Il faudra qu'elle raconte la scène à Louis.
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