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 Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth

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MessageSujet: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Sam 22 Nov - 22:59

Moi mentir ? Jamais !


Cela faisait à présent des mois qu’Ewen aidait le quatrième année. Derek, c’était le prénom du jeune serpentard qui avait demandé l’aide du serdaigle un peu plus tôt dans l’année. Si au départ, il l’avait envoyé bouler, parce que c’était ce qu’il avait fait ni plus ni moins, il s’était vite ravisé. En effet, le sujet des recherches était passionnant. Pour une fois, il ne s’agissait pas d’une enquête bidon pour savoir si une personne était libre ou en couple. Parce que même s’il aimait enquêter, à maintenant dix-sept ans, le bleu et bronze commençait à en avoir marre des choses stupides qu’on pouvait lui demander. Désormais, il ne recherchait pratiquement plus que pour les obscurs ou lui-même. Il devait admettre qu’il ne crachait jamais contre quelques gallions mais lorsque ce fut un troisième année sur le point de passer en quatrième qui vint le voir ce jour-là, il se posa quelques questions.
 
Mais Derek était prêt à tout pour qu’il accepte. A le payer plus s’il le fallait, il avait semblé avoir vraiment besoin de son aide. Mais ce n’est que lorsqu’il sut vraiment ce que le vert et argent attendait de lui qu’il accepta. Pour une fois, ce n’était pas un boulot de débile. Ce n’était pas quelque chose que tout le monde aurait pu apprendre rien qu’en ouvrant un peu les yeux. Non, c’était quelque chose qui allait lui demander d’avoir des liens à l’extérieur de Poudlard. Il voulait savoir qui avait tué sa mère. Une recherche que le serdaigle trouvait à son goût. Ca allait lui permettre de sortir de l’ordinaire et des sentiers battus qu’il suivait en continu à Poudlard. Il allait enfin pouvoir savoir s’il était capable de trouver des informations plus utiles, des informations à l’extérieur du cocon que pouvait être le château depuis sept ans.
 
Ils avaient cherché ensemble en partie, Ewen de son coté et Derek de son coté également. Il lui donnait les informations qu’il trouvait, les contacts, toutes les choses utiles qu’il avait pu trouver. Mais récemment, il avait un peu arrêté de le faire. Il préférait garder les résultats de ses dernières recherches pour lui avant d’être sûr de ce que cela représentait. Il ne pouvait pas penser que c’était possible. D’ailleurs ça ne pouvait pas être possible. Mais bizarrement, le nom de son père avait fini par sortir. Il ne pouvait y croire. Sa famille était neutre, elle l’avait toujours été. Alors tout ça, il le gardait pour lui, n’en parlant pas encore au serpentard. De toute façon, ce n’était pas vrai alors il n’y avait rien à cacher.
 
Leur relation était devenue très amicale. Les deux jeunes gens s’entendaient à la perfection et il n’était pas rare de les voir trainer ensembles. Derek avait beau être de trois ans son cadet, le septième année ne pouvait s’empêcher de trouver quelque chose en lui qui faisait qu’il l’appréciait. C’est pour cela que d’un coté, ça le gênait de faire trainer les recherches. D’ailleurs, il ne savait toujours pas quel mensonge il allait pouvoir lui inventer cette fois-ci. Il se sentait mal en le faisant mais c’était mieux ainsi. Il trouverait bien, il trouvait toujours. Il était un espion pour les obscurs qui se faisait passer pour un impartial auprès de tout le monde depuis maintenant cinq ans, ce n’était pas pour rien si personne ne s’en était aperçu.
 
Mais même s’il devait lui mentir, il n’évitait pas trop le quatrième année. Tout d’abord, il n’avait pas envie qu’il se doute de quelque chose. Et il y avait plusieurs sujets sur lesquels il aurait pu se poser des questions. Tout d’abord, le non avancement de l’enquête, et puis, il ne cessait de l’embêter sur Mahault. Déjà que c’était compliqué, il n’avait pas envie que le jeune homme en rajoute en s’imaginant des choses. Il avait déjà bien trop fait de remarques comme ça. Il y avait peut-être quelque chose qui se passait entre lui et la cinquième année mais ce n’était pas une raison pour que Derek en parle. Il allait finir par vendre la mèche. Mais étant donné qu’Ewen allait lui donner autre chose, leur petit secret allait rester bien gardé. Parce que ce n’était que de l’attirance physique entre eux, un besoin pour Ewen d’être dans ses bras pour oublier, Derek ne pourrait pas comprendre qu’ils voulaient que cela reste entre eux deux.
 
Il se dirigeait vers le quatrième étage. Il n’eut pas de mal à grimper rapidement les escaliers. D’ailleurs, ils semblaient s’être mis d’accord pour le laisser passer sans embuche, lui faisait presqu’une allée jusqu’à destination. Une fois là-bas, le serdaigle se dirigea vers la salle désaffectée. C’était souvent là qu’ils se donnaient rendez-vous lorsque c’était un peu plus sérieux. L’été, ils auraient pu aller en extérieur et se trouver un endroit au calme quelque part dans le parc, mais c’était l’hiver. Ici au moins, ils étaient au chaud, ne dérangeaient personne et n’étaient pas dérangé. C’était l’endroit idéal.
 
L’espion pour le compte des obscurs passa sa tête au travers de la porte. Il reconnut Derek déjà installé sur une des tables de la salle. Le serdaigle l’y rejoint en lui souriant. « Salut Dede ! Comment tu vas ? » Il aimait bien l’appeler ainsi, il savait que ça énervait le jeune homme. Il s’assit à son tour sur une table en face du vert et argent. « Alors quoi de beau cette semaine ? » Il essayait de tourner la conversation vers lui au départ, ainsi les sujets fâcheux pour lui arriveraient plus tard. Mais d’un autre coté, c’était le jeune homme qui l’avait fait venir et il devait très certainement avoir une excellente raison de l’avoir fait. Il lui suffisait juste de comprendre laquelle. « Tu voulais me voir ? Tu as trouvé quelque chose d’intéressant ? » Secrètement, le septième année espérait vraiment que non. Plus longtemps son cadet resterait dans l’ignorance et serait bloqué, plus longtemps lui-même aurait pour ses propres recherches et c’était tout ce qui pouvait lui importer. Il ne voulait pas que ça avance tant que lui-même était dans le flou. Il espérait juste que son camarade n’aurait rien trouvé grâce à un des contacts qu’il avait pu lui donner.


Dernière édition par Ewen McDonagh le Mar 25 Nov - 12:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Dim 23 Nov - 3:10

Derek avait convoqué Ewen dans la salle désaffectée pour la fin de matinée. Il avait vraiment besoin de faire le point, surtout vu la tournure des événements.

Pour l'heure, il était assis à la bibliothèque, une encyclopédie de botanique sous les yeux. Il avait envie d'organiser une soirée romantique pour Juliet et essayait de trouver l'adresse d'un producteur de Puffapod. Ces grosses cosses rosées pleines de graines qui explosaient en fleurs dès qu'on les laissait tomber faisaient toujours un petit effet des plus agréable ... En face de lui, Mahault rêvassait, la tête posée sur ses bras croisés. Elle semblait fatiguée et amaigrie. Derek s’inquiétait pour elle, bien qu'il ne le montrait pas ouvertement. C'était surtout sa crise de larmes d'il y a quelques jours qui l'avait angoissé. Ce n'était pas du tout le genre de la serpentarde d'être ainsi ... Il se sentait démuni et cela l'insupportait au plus haut point. Poussant un soupir, il se concentra sur la liste des botanistes du secteur, suivant la colonne de nom du bout de l'index. Alors qu'il notait l'adresse de l'un deux sur une feuille d'une écriture appliquée, la couleuvre rompit le silence :

J'ai une chose à te demander mais promets moi de ne pas me mitrailler de questions.


Derek releva la tête, piqué par la curiosité. Elle n'avait pas bougé, son regard vague flottant à mi chemin entre les boiseries du mur et les vitraux de la fenêtre. Il posa la plume et fit un coin à la page de son ouvrage, histoire de pouvoir la retrouver si besoin. Il allait lui répondre quand elle enchaîna :

Tu crois qu'on peut faire le deuil d'une personne que l'on a intensément aimé pendant des années ?

Derek resta un moment sans voix. Comment ça, des années ? Intensément ? Mahault ? Mais de qui s'agissait-il ? Ewen ? Impossible. D'après ce qu'il s'avait, ils n'avaient jamais été proche auparavant. Il se mordit la lèvre avant de répondre. Ce n'était pas évident comme question. Il pensa à sa fée. Jamais il ne pourrait aimer quelqu'un d'autre de cette façon. Il lui semblait que certaines personnes pouvaient tomber amoureuse plusieurs fois alors que d'autres en étaient incapables mais ce n'était sûrement pas ce que son amie voulait entendre. Il y alla donc à tâtons :

Je pense que cela dépend ... Tu as rencontré quelqu'un d'autre ?

La réponse ne tarda pas. Sans hésitation. Presque agressive, comme s'il venait de proférer une insulte.

Non.

Bon.

Il se gratta la tête, pensivement.

Est-ce que tu as posé les yeux sur quelqu'un d'autre ? Eu envie de quelqu'un d'autre ?

Derek la vit rougir et sut qu'il avait mis dans le mille. Il attendit qu'elle se livre, tout en se demandant qui étaient les protagonistes de ce triangle amoureux. Peut-être le gryffon qu'il avait croisé l'autre jour ? Comme Mahault n'enchaîna pas, se murant dans un silence lourd de sens, il posa la main sur son bras et lui dit tout bas :

Je pense qu'on fait le deuil, si tant est que cela veuille dire quelque chose, d'une personne et d'une relation amoureuse quand on pense à une autre personne, qu'on la regarde, qu'on se projette dans un avenir commun avec cette dernière. Ou, plus simplement, quand on oublie la précédente.

L'orvet vit son amie hocher la tête, l'air peu convaincu. Derek se sentit misérable de ne pas pouvoir lui apporter plus de réconfort, mais ce n'était pas facile de trouver les bons mots quand on ignorait les tenants et les aboutissants d'une situation. Il se contenta de lui frotter le bras, en signe de soutient. Il resta ainsi un long moment, dans une communion silencieuse. La douleur était inévitable mais si la souffrance pouvait être une option ... Le carillon de l'école le ramena à ses premières préoccupations. Derek se leva , remit l'ouvrage à sa place et revient vers la jeune fille. Il déposa un baiser sur sa tempe et chuchota à son oreille :

Ne t'en fais pas, Mahault, un jour tu tomberas amoureuse de quelqu'un de bien, qui t'aimera aussi, qui prendra soin de toi et, qui que ce soit, tu l'oublieras. C'est forcé, ça arrivera tôt ou tard. Et j'espère que ça sera tôt. Je suis désolé, j'ai rendez-vous avec quelqu'un dans dix minutes, il faut que j'y ailles.

Il se garda bien de prononcer le nom d'Ewen. Depuis que les phénix avaient attaqués le château, leur relation était devenue un véritable mystère. Derek s'était réjoui de les voir de plus en plus proche, il avait même projeté de jouer les cupidon entre ces deux là avant qu'Ewen ne s'énerve pour de bon et lui signifie sans détour de s’occuper de ses bavboules et que Mahault ne se mette à l'ignorer royalement. S'étaient-ils fâchés ?  Pour quelles raisons ? Que c'était il donc passé à l'infirmerie ? Pourquoi son amie avait-elle paniquée quand il avait suggérer de chercher Ewen le jour où elle allait si mal ?

Tout ceci n'était pas très clair mais il savait qu'il avançait en terrain miné et il préférait limiter le nombre de confrontations avec ses amis, après tout ce n'était pas de son ressort et il n'avait pas envie que ça lui retombe sur un coin de la tête. Il lui frotta une dernière fois le dos puis s'en alla. Il ne cessa de cogiter tout le temps du trajet. Il devait parler de l'état de Mahault à quelqu'un. Mais qui ? Juliet ? Elle était très proche de la verte et argent, peut-être parviendrait-elle à lui remonter le moral, il se promit de lui en parler dans la soirée. En franchissant la porte de la salle désaffectée, il en arriva à la conclusion que le mieux serait encore de crever l’abcès entre Ewen et Mahault. Il s'installa sur une table en méditant sur la meilleure façon d'aborder le sujet avec l'aiglon et c'était pas gagné.

Salut, Dede, comment tu vas ?

Il se retourna et répliqua sur le même ton :

Salut, Wewen, ça va et toi ?

Non mais franchement, c'était quoi cette mode des surnoms stupides ? Il suivit le bleu du regard jusqu'à qu'il se pose devant lui. Il avait l'air de bonne humeur, c'était déjà un bon présage.

Alors quoi de beau cette semaine ? Tu voulais me voir, tu as trouvé quelque chose d'intéressant ?

A vrai dire, il faut que je te parle de plusieurs choses. Dont une qui va certainement te foutre en rogne. Donc je vais mettre les pieds dans le plat tout de suite comme ça, on pourra parler des choses sérieuses ensuite.

Il fixa le plafond puis prit une profonde inspiration :

C'est à propos de Mahault. Ne t'énerve pas. Je ne sais pas ce qui se passe entre vous mais ce que je sais, en revanche, c'est qu'elle ne va pas bien. Pas bien du tout même. Et je crois que tu es en parti responsable. Ne me regarde pas comme ça. Depuis l'attaque du château, elle est à côté de ses pompes.Elle a maigrit. Elle t'ignore. L'autre jour, elle a fait une crise de nerfs dans le hall d'entrée. Et quand j'ai voulu te prévenir, c'est comme si j'avais invoqué Grindewald en personne.

Derek pianota nerveusement sur le bois usé de sa table, en fixant le bout de ses chaussures.

Tu sais très bien que je suis une tombe. Tu ne veux pas me dire ce qui se trame entre vous ? Je sais très bien pour ..Lucy. Je ne la porte pas en haute estime mais qu'importe si c'est elle que tu veux.. On s'en accommodera ...Mais je n'aime pas voir ma soeur de coeur dans cet état et si tu y es pour quelque chose, de près ou de loin, il faut que tu fasses quelque chose pour tout arranger ...
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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Mar 25 Nov - 12:11

Moi mentir ? Jamais !


Ewen se tenait devant celui à qui il allait devoir mentir. Ou plutôt devant celui à qui il allait devoir cacher la vérité. Il ne fallait pas qu’il l’apprenne dès maintenant, surtout que le serdaigle n’était pas encore sûr d’avoir bien compris. Son père ne pouvait pas être lié à une attaque de Phénix, c’était impossible. Depuis qu’il était petit, il ne cessait de lui dire qu’il fallait être neutre, ne pas choisir de camp. Pourquoi lui dirait-il cela s’il était du coté des Phénix ? Encore, s’il les soutenait juste, mais là il semblait être clairement de leur coté dans cette guerre qui faisait rage. Lui avait-il mentit pendant des années ? Il espérait que non, il ne pourrait pas le supporter.
 
Il fit comme si de rien n’était face au quatrième année. Il réagissait comme il l’aurait fait un autre jour. Il lui souriait, lui donnait un surnom bidon. Bref, personne n’aurait pu se douter qu’il allait jouer au gros hypocrite. Heureusement que le bleu et bronze était devenu maitre dans l’art du mensonge et de la manipulation légère des personnes. Jamais il ne se servait clairement des personnes mais il était toujours prêt à tout pour leur faire croire ce qu’il avait envie et ne pas s’intéresser à certaines choses. Il espérait juste que ça allait fonctionner ce jour-là. Et si le Derek avait lui aussi trouvé cette information de son propre coté ? Ewen préférait se persuader qu’il n’en était pas capable seul et que donc, il était impossible qu’il l’ait. « Salut, Wewen, ça va et toi ? » Ewen ne put s’empêcher d’éclater de rire à l’entente de ce surnom. Il continua son trajet jusqu’à la table situé pile en face du jeune homme. Il s’installa lentement dessus. Il se demandait vraiment pour quelles raisons le serpentard lui avait demandé de venir. Il ne lui avait pas dit la raison directement lorsqu’ils s’étaient retrouvés face à face. Il lui avait seulement annoncé qu’il voulait le voir et ils avaient choisi ce créneau. Mais il y avait forcément quelque chose derrière et cela attisait la curiosité débordante du septième année.
 
« A vrai dire, il faut que je te parle de plusieurs choses. Dont une qui va certainement te foutre en rogne. Donc je vais mettre les pieds dans le plat tout de suite comme ça, on pourra parler des choses sérieuses ensuite. » Ewen eut une légère grimace. Maintenant il prenait peur. Quel était ce sujet qui allait l’énerver. Pourvu que ce ne soit pas son père… Mais d’un coté, son sens de la déduction lui disait que ce ne pouvait pas être le cas. Après tout, ça aurait été à Derek d’être en colère et non à lui s’il l’avait appris. « C'est à propos de Mahault. Ne t'énerve pas. Je ne sais pas ce qui se passe entre vous mais ce que je sais, en revanche, c'est qu'elle ne va pas bien. Pas bien du tout même. Et je crois que tu es en parti responsable. Ne me regarde pas comme ça. Depuis l'attaque du château, elle est à côté de ses pompes. Elle a maigrit. Elle t'ignore. L'autre jour, elle a fait une crise de nerfs dans le hall d'entrée. Et quand j'ai voulu te prévenir, c'est comme si j'avais invoqué Grindewald en personne. » Lorsqu’il entendit les premières paroles de ce que sortit le serpentard, Ewen sentit le sang lui montait au cerveau. Il se mêlait vraiment de ce qui ne le regardait pas. Ce qui se posait avec Mahault, c’était personnel et ce n’était pas Derek, aussi sympathique soit-il, qui devait interférer entre eux. Le serdaigle lança un regard de tueur au quatrième année. Mais il continua d’écouter. C’était quoi cette histoire de crise de nerfs ? Ewen avait bien remarqué qu’elle l’ignorait, enfin, c’était plutôt qu’il n’avait pas eu vraiment l’occasion de se revoir. Il était certain que si c’était le cas, elle ne l’ignorerait pas. Bien que… A bien y réfléchir, il était vrai qu’elle avait également arrêté de faire les enquêtes. Mais l’attaque avait eu lieu que peu de temps avant, elle avait peut-être beaucoup de travail. « Tu sais très bien que je suis une tombe. Tu ne veux pas me dire ce qui se trame entre vous ? Je sais très bien pour... Lucy. Je ne la porte pas en haute estime mais qu'importe si c'est elle que tu veux… On s'en accommodera ...Mais je n'aime pas voir ma sœur de cœur dans cet état et si tu y es pour quelque chose, de près ou de loin, il faut que tu fasses quelque chose pour tout arranger ... »
 
Le septième année eut un regard réprobateur envers son cadet. « Ecoute, je te fais confiance, mais il n’y a rien entre nous. Ce n’est certainement pas à cause de moi qu’elle va mal, ça a du être une coïncidence. » Le serdaigle n’était pas dupe. Il se doutait que ça devait quand même avoir un lien avec ce qui avait pu se passer entre eux. Il ne voyait juste pas ce qui avait pu arriver. Un jour c’était parfait et ils se voyaient et le lendemain elle l’ignorait sans réelle raison. C’était pourtant elle qui n’avait pas voulu que leur relation change. A présent elle agissait contrairement à ce qu’elle avait pu vouloir. Le serdaigle ne pouvait pas nier que lorsqu’ils se retrouvaient seuls à deux, il perdait complètement la boule, mais c’était uniquement une attirance physique qu’il y avait entre eux deux. Ils avaient besoin l’un de l’autre parce que ça leur faisait du bien lorsqu’ils étaient dans les bras l’un de l’autre. Ca faisait oublier au serdaigle pendant le temps de quelques heures que Lucy allait peut-être le jeter et depuis qu’il essayait de trouver quelqu’un capable de ça, elle était la première. Mais Mahault savait pour Lucy, ca n’avait jamais été secret entre eux. « Mais si ça peut te rassurer j’irais la voir, pour essayer de comprendre ce qu’elle a. Qui sait, peut-être qu’elle me parlera. » Quel bel acteur ! Et la palme d’or de la plus belle interprétation de celui qui fait semblant de n’être au courant de rien revient à Ewen McDonagh !  Pour bien en rajouter une couche et surtout éviter que le serpentard ne se fasse des films, l’espion décida d’en rajouter une petite couche. Ca ferait briller le tout en surface. « Je sais que depuis le début tu trouves qu’on irait bien ensemble, mais tu sais, on fait seulement des recherches à deux, c’est tout. » Peut-être que c’était le mot de trop, mais Ewen ne pensait pas. Derek avait beau être intelligent, le septième année s’entrainait depuis plusieurs années désormais à faire les mensonges les plus beaux et vraisemblables possibles et il était passé maitre dans cet art. « Mais promis, j’irais la voir. » Il ne mentait plus. D’ailleurs, il n’avait pas menti dans la seconde partie. Ils faisaient des recherches ensembles. Leur sujet s’était juste un peu plus élargi avec le temps. Désormais chacun semblait rechercher dans l’autre un peu de consolation et de réconfort en plus de véritables informations.
 
Il planta son regard le plus sincère possible dans les yeux marrons du quatrième année. Il ne restait plus qu’à savoir s’il l’avait entièrement cru. Mais comment est-ce que ça n’aurait pas pu être le cas ? Et puis, il y avait un deuxième sujet de conversation et le serdaigle avait hâte qu’il l’entame même s’il allait devoir continuer dans le mensonge. Il fallait croire que leur petit rendez-vous de la journée allait être basé sur ça : mensonge et mensonge par omission…
 

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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Mer 26 Nov - 21:21

Derek ne céda pas sous le regard mauvais que lui adressa son aîné. Il se contenta de croiser les bras , impatient d'écouter quels arguments il emploierait. Le vert et argent n'était plus qu'un paire d'yeux, non pas une personne avec qui l'on pouvait interagir. L'aiglon n'était pas stupide, sinon il ne serait pas aiglon, mais parfois, quand on a le nez dans la bouse de dragon, on n'est plus réceptif à ce qui se passe autours de soi et c'est comme ça que les sentiments et les relations s’effilochent. Et si Derek avait en horreur un seul état de fait, c'était bien celui là. Cela le peinait que ses amis s'éloignent pour des broutilles ... et tant pis s'il devait se faire rabrouer en tentant d'apaiser les tensions. Au moins, il aurait la conscience tranquille.

Ecoute, je te fais confiance, mais il n’y a rien entre nous. Ce n’est certainement pas à cause de moi qu’elle va mal, ça a du être une coïncidence.

L'orvet se gratta la joue d'un air pensif. En effet, c'était peut-être une coïncidence. Après tout, Mahault avait été sérieusement secouée durant l'attaque du château, elle avait même été blessée et puis il y avait ce gryffon, là, à qui elle ne cessait de répéter qu'elle était désolée et ses questions dans la bibliothèque ... Peut-être qu'Ewen n'avait rien à voir avec tout ça, finalement. Après tout, Mahault l'évitait aussi un peu, ces derniers temps. Tout comme Juliet, maintenant qu'il y réfléchissait. Peut-être que la couleuvre avait simplement envie d'être seule ...

Il se frotta le front, géné. Il s'était certainement fait des films, comme d'habitude.  Une autre pensée l'horrifia. Comment avait il pu être si prompt à juger son ami ? De quel droit s'était-il permis de le prendre à parti, l'accusant de tous les maux ? Il n'avait même pas prit la peine d'écouter ce qu'il avait à dire, non, il l'avait immédiatement mis au pied du mur. Cela ne lui ressemblait pas, lui qui se vantait d'être toujours neutre. Peut-être qu'au final, c'était lui qui avait le nez dans la bouse de dragon et qu'Ewen et Mahault n'étaient qu'un exutoire à ses propres peurs.  Mais lesquelles ?

Mais si ça peut te rassurer j’irais la voir, pour essayer de comprendre ce qu’elle a. Qui sait, peut-être qu’elle me parlera.

Derek hocha la tête en silence, se sentant de plus en plus mal d'avoir accusé Ewen de cette façon.Il devait bien se rendre à l'évidence, s'ils étaient vraiment fâchés, l'aiglon se ficherait bien de tout ça et il ne proposerait pas d'aller la voir pour prendre de ses nouvelles. Raaah, par la barbe de Merlin, qu'il avait été stupide. Il ouvrit la bouche pour s'excuser quand Ewen enchaîna :

Je sais que depuis le début tu trouves qu’on irait bien ensemble, mais tu sais, on fait seulement des recherches à deux, c’est tout.

Et maintenant le voilà qui se justifiait. Alors qu'il n'y avait rien à justifier, même si le "c'est tout" avait un drôle d'accent qui sonnait faux.  Tout ceci était privé. Ce que vivait Mahault ne le regardait pas, d'ailleurs, si elle avait voulu lui en parler, elle l'aurait fait, ce que vivait Ewen ne le regardait pas non plus et ce qu'ils vivaient ensemble encore moins. Derek agita la main pour l'inciter à se taire, il n'osait même plus le regarder en face. Il était vrai qu'ils allaient bien ensemble. Physiquement bien sûr mais aussi ... intellectuellement ? Il y avait toujours eu une sorte de connivence entre eux. Toujours à se chahuter, à rire, à échanger des bons mots quand ils ne partaient pas dans de grands débats sur un nombre incalculable de sujets. Et ces moments qui arrivaient parfois ... Quand ils se regardaient sans se parler. Comment pouvait on dire autant de chose en un seul regard ? Seul les deux principaux intéressés ne semblaient pas prendre la mesure de ce qui passait entre eux.

Derek n'avait jamais compris ce que l'aiglon trouvait à la Weasley mais sa grand-mère disait toujours " il vaut mieux se contenter d'un matelas bosselé lorsque la seule autre couche qui s'offre à vous est le plancher" . Lucy étant le matelas et le célibat la planche. Seulement Ewen méritait mieux que cette gourde ennuyeuse ..Si seulement il pouvait s'en rendre compte. Et puis, ce n'était pas comme s' ils étaient en couple. Non, elle l'avait jeté et filait un amour parfait avec un autre garçon, selon les bruits de couloir. Non, vraiment, ils méritaient tous les deux d'être aimé par quelqu'un de bien. Il inspira profondément. Ce n'était pas ses affaires, il faudrait bien qu'il s'y fasse.

Mais promis, j'irais la voir.

Je suis désolé Ewen, je n'aurais pas du t'accuser comme ça, c'était stupide. Tu as sans doute raison, c'était une malheureuse coïncidence. C'est que je m'inquiète vraiment pour elle. Tu as servis d' épouvantail, ce n'est pas juste et je m'en excuse. Tu n'as pas à te justifier, ni à me rendre des comptes sur la nature de votre relation. Si tu vas la voir et que tu tires quelque chose de l’huître qu'elle est devenue, je veux bien que tu m'en fasses pars, dans la mesure du possible .. J'ai vraiment envie de l'aider mais je me sens démuni ...

Il se frotta énergiquement le visage, histoire de reprendre ses esprits. Après un court moment de flottement, il se souvient de la véritable raison de leur rendez-vous et poussa un profond soupir. Ce ne serait pas de la tarte non plus. Derek posa les mains à plat sur ses cuisses .

Bon. Si je t'ai fais venir, ce n'est pas que pour parler de Mahault, tu t'en doutes bien. En effet, j'ai trouvé plusieurs choses. Enfin, on m'a fourni certaines indications mais cela reste très flou et je n'ai aucun moyen de vérifier la véracité des propos tenus, c'est pour ça que je t'en parle. Alors ...

Pause. Inspiration. Expiration.

Premièrement, mes doutes concernant le fait que ma mère fut enceinte au moment de son assassinat se sont confirmés. Elle était bel et bien enceinte. C'est une ancienne de ses collègues de St-Mangouste que j'ai contacté qui m'a fourni une copie de son dossier médical sous le sceau du secret.


Il sortit de sa sacoche une pochette en carton et la tendit à Ewen. Il y avait dedans le certificat de datation de grossesse et une échographie.

Elle était enceinte de trois mois environ.

Le jeune vert essayait de garder une contenance et une voix assurée, mais ça lui été très délicat. S'il avait fait le deuil de sa mère depuis longtemps, il était confronté à cette nouvelle perte qui l'emplissait de chagrin et de colère, bien qu'il n'ai aucun souvenir de cette période. Si Derek pouvait concevoir que sa mère ait payé pour ses actions politiques et son engagement auprès du Lord, voir qu'elle ait été une victime collatérale d'un guet apens qui aurait mal tourné, il n'arrivait pas à comprendre comment on pouvait abattre de sang froid une femme enceinte et ainsi ôter la vie à un enfant innocent. Ni comment on pouvait encore se regarder dans la glace ensuite. Cela le confortait dans l'idée que les Phénix étaient tout aussi condamnables que Voldemort et ses sbires car la fin ne justifie pas toujours les moyens ... Et que cette ignominie méritait réparation.

Tu comprendras donc que je ne peux plus rester les bras croisés et qu'il va falloir qu'on passe à la vitesse supérieure ...

Le second point ne fut pas non plus des plus facile à aborder :  

Deuxièmement, ma mère aurait eu une relation avec un membre des Phénix. Je sais, je sais, ça craint. Un certain Fabian. C'est une amie proche de ma mère qui a lâchée l'information mais elle n'a pas pu m'en dire plus, il faut dire qu'ils avaient légèrement abusé du whisky pur feu, avec mon père. Durant les congés de Noel. Elle me l'a confié juste avant de prendre le magicobus pour rentrer chez elle. Je voulais t'en parler avant mais avec tout ce qui s'est passé ... Et puis, je ne sais pas si je dois accorder du crédit à cette déclaration ou non.

Derek avait un drôle de goût dans la bouche. Il en était presque nauséeux. A chaque fois qu'il y repensait, l'orvet se sentait à la fois enivré et écœuré par les révélations qui lui avait été faites. Pour lui, c'était impossible, inconcevable Sa mère n'aurait jamais pû faire une chose aussi idiote. Une Mangemorte et un Phénix, c'était abhérent. Une infamie. Et elle aimait tellement son mari ! Jamais, jamais elle ne l'aurait trompé si peu de temps après leur mariage ... Il eu un instant pitié du petit bout de chou qu'il était alors. Pour se rassurer, il avait émit l'hypothèse que sa mère n'était pas au courant de l'identité exacte de son amant. Si elle en avait eu un, elle ignorait certainement qu'il était du camp adverse. Oui, c'était forcément ça. Cependant, bien qu'il ai une confiance aveugle en Aylen, si Ewen pouvait lui apporter la preuve qu'elle se trompait, il lui en aurait été éternellement reconnaissant. Plongé dans ses réflexions, il ne vit pas immédiatement la tête d'enterrement que tirait son ami.

Donc si tu pouvais vérifier rapidement cette histoire pour qu'on ne tourne pas en rond sur de fausses pistes, je te ....Ewen, ça va ?  Tu ne te sens pas bien ? Tu es tout gris !



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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Mer 24 Déc - 5:25

Moi mentir ? Jamais !


Ewen avait commencé leur rencontre par tenter de convaincre son camarade qu’il n’y avait rien entre lui et Mahault. Ce n’était pas entièrement vrai mais ce n’était pas entièrement faux non plus. Ils se voyaient mais il n’y avait pas de sentiments, ce n’était pas possible que le contraire soit vrai. Non, la serpentarde ne l’aimait pas, elle n’avait aucun sentiment pour lui, c’était clair entre eux. Une fois qu’il eut terminé, espérant que Derek n’y verrait que du feu. Parce que oui, ils avaient une liaison mais il n’était pas question que leur cadet s’en rende compte, ça ne le concernait pas. Le quatrième année avait toujours essayé de les caser. Il trouvait qu’il y avait une complicité entre eux, qu’ils iraient bien ensembles. Le serdaigle ne pouvait que soutenir le fait qu’ils s’entendaient bien, mais de là à avoir des sentiments l’un pour l’autre… Mais l’obscur ne pouvait désormais s’empêcher de se poser des questions.

Ewen reporta son regard sur Derek. Il n’osait plus lever les yeux suite aux petites insinuations qu’il avait pu faire et la réponse qu’il lui avait donnée. Avait-il été si sec ? Non, jamais, il avait seulement répondu. « Je suis désolé Ewen, je n'aurais pas du t'accuser comme ça, c'était stupide. Tu as sans doute raison, c'était une malheureuse coïncidence. C'est que je m'inquiète vraiment pour elle. Tu as servis d' épouvantail, ce n'est pas juste et je m'en excuse. Tu n'as pas à te justifier, ni à me rendre des comptes sur la nature de votre relation. Si tu vas la voir et que tu tires quelque chose de l’huître qu'elle est devenue, je veux bien que tu m'en fasses pars, dans la mesure du possible .. J'ai vraiment envie de l'aider mais je me sens démuni ... » Une chose était sûr, il allait falloir qu’il aille voir la jeune femme pour mettre les choses au clair entre eux.
 
Il préféra néanmoins le nouveau sujet de conversation qui allait se mettre en place entre eux, parce qu’il connaissait très bien la deuxième raison de leur rencontre, malgré le fait qu’il avait peur de ce que son camarade avait pu trouver. Il préférait ralentir les choses. Le nom de son père était sorti au cours de cette affaire et il aurait voulu être sûr de ce qu’il venait faire là dedans, c’est-à-dire rien avant de lui donner l’ensemble des noms qu’il avait trouvé. « Bon. Si je t'ai fait venir, ce n'est pas que pour parler de Mahault, tu t'en doutes bien. En effet, j'ai trouvé plusieurs choses. Enfin, on m'a fourni certaines indications mais cela reste très flou et je n'ai aucun moyen de vérifier la véracité des propos tenus, c'est pour ça que je t'en parle. Alors ... » Ewen retint sa respiration quelques instants. Etrangement, il avait peur de ce qu’allait lui dire son camarade. Et s’il était au courant ? Si lui aussi avait entendu le nom de son père. Après tout, il lui avait donné les contacts qu’il avait même s’il s’était occupé de contacter certains d’entre eux… « Premièrement, mes doutes concernant le fait que ma mère fut enceinte au moment de son assassinat se sont confirmés. Elle était bel et bien enceinte. C'est une ancienne de ses collègues de St-Mangouste que j'ai contacté qui m'a fourni une copie de son dossier médical sous le sceau du secret. » Le septième année reprit sa respiration. Il n’était au courant de rien. Ewen dirigea son regard vers le quatrième année qui semblait assez retourné. Il le comprenait, il devait avoir apprit pas mal de choses d’un seul coup. Il prit le dossier que lui tendait le serpentard et le feuilleta. Il confirmait ce que le jeune homme venait de lui dire. « Elle était enceinte de trois mois environ. » Il vit que Derek tentait de garder une voix assurée mais il était secoué. D’un coté, il le comprenait, il aurait pu avoir un frère ou une sœur si sa mère n’avait pas été tuée au cours de la bataille. Mais d’un autre, Ewen se demandait s’il analysait vraiment tout. Les mangemorts ne pouvaient savoir qu’elle était enceinte. Pas après seulement trois mois de grossesse. « Tu comprendras donc que je ne peux plus rester les bras croisés et qu'il va falloir qu'on passe à la vitesse supérieure ... » Le serdaigle lui fit un petit signe de la tête. Il le comprenait. « Je te comprends, ça doit être une nouvelle assez dure à accepter. Par contre, ne crois pas que les adversaires savaient qu’elle était enceinte, à trois mois, ça ne se voit pas et encore moins avec nos robes de sorciers. » A la réflexion, il réagit qu’il n’aurait peut-être pas dû dire ça. Mais c’était ce qui lui était passé par la tête dès que son camarade avait dit que sa mère avait été enceinte. Il ne voulait pas que Derek change juste pour ça. C’était le fait que sa mère ait été tuée qui était le plus grave.
 
« Deuxièmement, ma mère aurait eu une relation avec un membre des Phénix. Je sais, je sais, ça craint. Un certain Fabian. C'est une amie proche de ma mère qui a lâchée l'information mais elle n'a pas pu m'en dire plus, il faut dire qu'ils avaient légèrement abusé du whisky pur feu, avec mon père. Durant les congés de Noel. Elle me l'a confié juste avant de prendre le magicobus pour rentrer chez elle. Je voulais t'en parler avant mais avec tout ce qui s'est passé ... Et puis, je ne sais pas si je dois accorder du crédit à cette déclaration ou non. » Si le début du discours du serpentard n’avait pas intéressé l’espion, il s’était soudain figé. Il s’était figé à ce mot, ce nom, Fabian. C’était le nom de son père. Un nom qui était déjà ressorti plusieurs fois, mais jamais dans ce contexte. Le reste du discours du jeune homme n’attint même pas sa cible. Il restait sur ce nom, celui de son père, celui avec lequel sa mère aurait eu une liaison. C’était impossible. Il avait aussi entendu le terme Phénix. Son père n’était pas un Phénix. Il avait toujours été contre l’implication dans les camps, il était contre tout ça, il ne pouvait être un de ceux qui se battaient. Alors que tout concordait à présent, Ewen ne pouvait l’accepter. Il se sentait mal. Il se sentait palir, il ne pouvait cacher que ça lui faisait mal tout ça. Et si depuis qu’il était gamin on n’avait fait que lui mentir ? Il tombait de si haut en ce jour. Et pire encore, son père trompant sa mère. C’était la chose la plus impossible dans toute cette histoire. « Donc si tu pouvais vérifier rapidement cette histoire pour qu'on ne tourne pas en rond sur de fausses pistes, je te ....Ewen, ça va ?  Tu ne te sens pas bien ? Tu es tout gris ! » Non, non, ça n’allait pas. Il avait la gorge bloquée. « Il faut que je prenne l’air. » Le serdaigle quitta précipitamment la pièce dans laquelle il se trouvait. Une fois à l’extérieur il s’adossa contre le mur et respira, tentant de reprendre sa respiration. Il savait que le serpentard le suivrait. Il n’était pas idiot pour rester à l’intérieur, surtout curieux comme il pouvait l’être. Il voudrait savoir ce qui n’allait pas. La boule qui s’était formée dans son estomac disparaissait peu à peu. Il dirigea son regard vers Derek. Que pouvait-il lui dire ? Il n’en avait aucune idée. « Je… je crois… » Il se tut, il ne voulait pas le dire, c’était le rendre réel. L’accepter, il n’était pas prêt à le faire. « Je crois que c’était mon père. » Il venait de lâcher une bombe et il le savait. Il n’avait pas envie d’en dire plus. De dire ce qu’il avait appris d’autre. Il fallait d’abord que Derek et lui-même se remettent du premier choc. D’ailleurs ce n’était pas forcément vrai. Pourquoi est-ce que ce ne serait pas un autre Fabian que Fabian McDonagh ? Tout serait plus simple.

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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Jeu 22 Jan - 5:12

Je crois que c’était mon père.

Il y eu un bruit venu de nulle part. Peut-être du couloir. Peut-être de lui même. Il avait suivi l'aiglon machinalement, perdu dans ses pensées. Alors comme ça, ils ne savaient pas que sa mère était enceinte ? Mais cela ne les dédouanaient de rien. N'est-ce pas ? Ou peut-être que si ? Après tout, ils n'avaient fait que leurs boulot. Peut -être qu'il enjolivait l'image qu'il avait de sa mère.Un fils se devait d'être toujours loyal envers sa mère. Mais elle ? Avait-elle était loyal envers lui ? Envers son père ? Non, non, elle avait fauté, trahis, elle s'était acoquiné d'un Phénix, c'était totalement ... incohérent ... Il se gratta la main d'un air pensif, ruminant chaque informations, tentant de trouver un fil conducteur tangible dans tout ce bourbier ... Quand Ewen lança cette phrase, tellement absurde et vide de sens, l'orvet cru un moment qu'il se payait sa tête. Il faillit éclater de rire en lui demandant d'arrêter de le charier mais quelque chose dans le regard du bleu l'en empêcha. Il était sérieux. On ne peut plus sérieux. Un frisson glacé parcouru l'échine du jeune vert.  Derek secoua la tête pour chasser les pensées, les cyniques questions qui tentaient de s'infiltrer dans son crâne. Quand il reprit la parole, ce n'était pas sa voix. Ce ton sec, têtu, buté .. De qui le tenait-il, nom d'un scrout ?

Non, je ne pense pas. Non. Je ne crois pas que ce soit ton père. Cela doit être un autre Fabian.

L'aiglon semblait vouloir être du même avis, mais combien y avait-il de Fabian susceptible de correspondre à ce profil ? Il savait que le père d'Ewen n'était pas engagé politiquement. Fabian McDonagh n'était rien dans le monde des sorciers. Il n'avait aucune influence. Ou alors, les lutins de Cornouailles étaient des fées. Hors Aylen avait bien parlé d'un Phénix. Et si son père n'était pas Phénix, alors, ce n'était pas lui. Pas vrai ? Derek s'adossa contre le mur le plus proche et se laissa glisser le long de la pierre froide. Il avait l'impression de s'être divisé en deux système cérébraux distincts qui ne parvenaient jamais à se synchroniser. Comme deux pôles d'un même aimant qui se repoussent sans fin, malgré tous les efforts fait pour les réunir. Une question lui traversait l'esprit et quand il ouvrait la bouche pour la formuler à haute voix, elle s'était déjà évaporée, comme s'il ne possédait plus de mémoire immédiate. Ewen ne semblait pas en meilleure forme. Il restait amorphe, silencieux, le teint toujours aussi gris. Derek savait qu'il avait devant lui un puzzle gigantesque à reconstruire mais il ne pensait pas que cela serait aussi difficile ... Il se leva d'un bond, prit d'une angoisse soudaine, et si, à long terme, il commençait à se fissurer de partout et qu'il tombait en miette ? Comme était en train de le faire son histoire familiale .. L'orvet prit une profonde inspiration, s'extorquant au calme. Il passa une main moite sur son front, puis se dit que le plus simple, pour sortir de cette impasse, serait de décortiquer tous les éléments ayant amené Ewen à cette conclusion. S'il parvenait à démonter son argumentaire, s'il arrivait à ramener l'aiglon sur des chemins plus raisonnables, alors la bombe qu'il venait de lâcher n'aurait était qu'une écharde sur leur chemin. Une écharde de la taille d'un tronc mais une écharde tout de même.

Pourquoi penses-tu que ton père soit impliqué là dedans ? Ton père n'est pas engagé politiquement ! Ton père n'est pas Phénix, bon sang ! Comment veux tu que ce soit lui ?

Un doute le submergea, soudain. Il se fit plus suspicieux.

A moins que tu m'aies caché des choses ?

Derek n'avait jamais été prompt à juger les autres. Il était toujours  enclin à faire confiance, à prendre la défense d'une personne quitte à se faire l'avocat du dragon, il cherchait toujours le bon et mettait de côté le mauvais, il faisait facilement table rase du passé,  mais depuis quelques temps, il sentait sa nature profonde changer. Il devenait plus méfiant, se bardant derrière une attitude querelleuse dès qu'il se sentait en danger ou mis à mal. A croire que les événements et le contexte dans lequel il évoluait depuis trois ans maintenant l'avait définitivement abîmé. Il posa la tête contre la pierre froide et ferma les yeux, incapable de savoir s'il devait se mettre en colère, fondre en larmes, planter Ewen sur le champ, laisser tomber toute cette affaire ou au contraire continuer tout seul ... L'orvet serrait tellement les dents qu'il en avait mal aux oreilles.

Il y avait quelque chose d'affreusement libérateur à se comporter de la sorte, mais c'était la première fois qu'il en faisait réellement l'expérience. Derek foudroya le bleu du regard, le mettant au défi de se défiler ou même de lui mentir. Si jamais c'était le cas ... Le jeune serpentard se leva à nouveau, incapable de rester tranquille, et commença à arpenter le couloir de long en large d'un pas furieux. Son père lui avait dit un jour, quand il avait commencé à poser des questions, que le jour où il saurait la vérité, cela le rendrait dingue et qu'il valait mieux, parfois, ne rien savoir. A l'époque, Brown fils n'était absolument pas d'accord. Pour lui, c'était l'ignorance qui rendait fou. Maintenant, il n'en était plus aussi sûr. C'était comme ouvrir la boîte de Pandore ... Comme Ewen ne réagissait pas, Derek sentit une colère sourde monter en lui. Il aurait voulu qu'il s'énerve, qu'il se défende. Qu'il se montre aussi méprisable que lui à cet instant précis. Sa voix tremblait de rage, de peur, de désespoir quand il pointa un doigt accusateur vers celui qu'il considérait comme un grand-frère, plus qu'un ami :

Ewen ... je ... je te jure que si j'apprends .. que si je découvre ... que tu es au courant de ces choses depuis longtemps .. et que tu me les as cachées ... volontairement ...

Il ne savait même pas quelle menace ou sentence serait assez grande pour faire le pendant à l'humiliation et la déception que l'aiglon venait de lui infliger. Bien sûr, l'aiglon perdrait son amitié. Et son estime. C'était évident. Il avait trahi sa confiance. Mais quoi d'autre ? Quel châtiment méritait - il pour ce crime ? Derek perdait complètement pied. Tout comme le contrôle de ses nerfs. Une personne qui ne se défend pas de ce qu'on l'accuse est forcément coupable, non ??? L'orvet fixa le plafond, les mains sur les hanches, prenant de longues inspirations pour rétablir un semblant de calme dans l'enfer qui se déchaînait dans sa tête. Et il comprit que ce qui lui faisait le plus mal, ce n'était pas que sa mère est trompée son père. Ni même que cet amant soit le père d'Ewen, si c'était bien lui. Non. Ce qui emplissait son coeur de cet amer mélange de violence et de terreur ... c'était la duperie de celui qu'il considérait comme un ami.
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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Dim 25 Jan - 11:59

Moi mentir ? Jamais !


Ewen n’y croyait pas. Il ne pouvait pas y croire, mais les quelques mots sortirent de sa bouche. Ce Fabian, c’était son père. Il en était pratiquement sûr. Tout concordait à son plus grand malheur. Et maintenant que Derek savait il allait devoir gérer ce problème. Ça allait en être un beau. Et pourtant, il avait tenté de lui cacher afin d’être sûr, avant d’être sûr. Parce que pour lui, il était bien évidemment impossible que son père soit mêlé de près ou de loin à une histoire liant Phénix et Mangemort. Le serdaigle vit à la tête du quatrième année qu’il pensait que c’était une blague. Il vit aussi cette tête changer au fur et à mesure que le vert et argent se rendait compte que l’aiglon était on ne peut plus sérieux. Déjà, pourquoi lui aurait-il fait une blague pareil ? Ca aurait été idiot. Oui, Ewen était sérieux, Ewen se sentait mal, il était déjà en extérieur mais il avait encore besoin de prendre l’air. Et si tout cela n’était qu’un mauvais rêve. Il n’était peut-être pas là, il n’avait peut-être pas dit à Derek ce qu’il savait depuis si longtemps. C’était juste un cauchemar. A ce qu’il aurait aimé que ce soit le cas !
 
« Non, je ne pense pas. Non. Je ne crois pas que ce soit ton père. Cela doit être un autre Fabian. » Ce que l’espion aurait aimé que ça puisse être vrai. Et il y croyait encore quelques minutes plus tôt, quelques minutes avant que ce prénom ne sorte également de la bouche de Derek. Il ne répondit rien, il ne pouvait pas. Lorsqu’il vit le serpentard s’adosser au mur et se laisser glisser le long de celui-ci, il fit de même. Deux secondes plus tard, il était assis dos au mur. Il tentait toujours de reprendre ses esprits. Il ne doutait même pas de la couleur de son tête suite à cette révélation. Et pourtant, il aurait dû se douter que ce nom sortirait à un moment ou à un autre, parce qu’après tout. Même lui était déjà au courant. Il aurait aimé savoir qui lui avait donné ce nom, c’était peut-être la même personne. Dans ce cas, ça ne pourrait pas compter. Il n’y aurait eu aucune raison d’y croire. Mais si cette information venait de quelqu’un d’autre… Ca remettrait encore plus en cause tout ce en quoi Ewen pouvait croire, tout ce qu’il pensait savoir de ses parents, tout ce qu’ils avaient pu lui apprendre et lui dire de faire. C’était pourtant eux qui lui avaient dit de ne pas se mêler à cette guerre, chose que l’aiglon n’avait que peu suivi. « Pourquoi penses-tu que ton père soit impliqué là dedans ? Ton père n'est pas engagé politiquement ! Ton père n'est pas Phénix, bon sang ! Comment veux tu que ce soit lui ? » En fait, cette phrase fit du bien au septième année. Derek tentait de se convaincre que ce n’était pas possible et il avait entièrement raison. Ce n’était pas possible. Son père lui avait toujours dit que leur famille était neutre, il n’avait toujours tenu que des discours neutres, pas une seule fois il n’y avait eu une remarque pouvant penser qu’il soutenait un camp par rapport à l’autre. Il les critiquait tout deux, il l’avait toujours fait. Alors, ce ne pouvait être son nom. Mais tout de même, la description correspondait parfaitement à l’image que le serdaigle pouvait garder de son père, le prénom était le même. Il ne comprenait juste pas comment cela pouvait être possible. « A moins que tu m'aies caché des choses ? » Ewen sentit immédiatement la suspicion dans la voix du vert et argent. Il avait compris qu’il ne pouvait pas réagir ainsi sans raison au plus grand malheur de l’espion. Mais Ewen ne pouvait toujours rien répondre. Il tentait de comprendre comment il avait pu en arriver à cette situation. Il tentait une fois de plus de faire le point sur son père. Il tentait une fois de plus de se convaincre que non, son père n’avait rien à voir dans toute cette histoire.
 
Le regard que lui lança Derek le glaça. Si ses yeux avaient pu jeter des éclairs, ils l’auraient fait et Ewen ne serait plus là pour continuer cette conversation. C’était exactement pour cette raison qu’il ne lui en avait pas parlé plus tôt. Parce qu’il craignait sa réaction alors que ce n’était que de – très – légers soupçons. Il n’y avait auparavant aucune raison de s’en préoccuper. Maintenant, c’était différent. Le serdaigle regarda son cadet faire les cent pas dans le couloir ne pouvant toujours rien dire. Peut-être ne sachant tout simplement pas quoi dire. Il aurait aimé ne pas avoir su, n’avoir jamais aidé Derek et pourtant, il le considérait vraiment comme un ami. « Ewen ... je ... je te jure que si j'apprends... que si je découvre... que tu es au courant de ces choses depuis longtemps... et que tu me les as cachées... volontairement... » La voix était pleine de colère. Et la réaction de Derek bien que très prévisible attrista tellement le serdaigle qu’elle réussit à le mettre à son tour en colère. Il se leva d’un bond.
 
« Tu feras quoi si t’apprends ? Ben vas-y dis moi, j’attends tes menaces ! » Oui, Ewen venait de perdre le contrôle de ses nerfs et c’était une chose plutôt rare pour lui. Mais il était énervé, pas contre Derek, non contre sa façon de réagir, contre son père qui avait dû lui cacher énormément de chose, contre lui qui avait été certainement aveugle en voulant se persuader du contraire. « Tu crois quoi. Que c’est simple pour moi d’apprendre que mon père était certainement un Phénix ? » Il se tut quelques instants, tentant de reprendre son calme, sans y parvenir bien entendu. « Alors oui, j’étais au courant, j’étais déjà tombé sur ce prénom et la description correspondait. Mais je voulais être sûr avant de t’en parler. C’était trop demander ? » A présent, c’était les yeux du septième année qui lançait des éclairs. « Pour toi c’est simple, tu cherches juste des meurtriers, moi je suis celui qui apprend que ses parents lui ont raconté de la merde depuis qu’il a l’âge de comprendre un léger quelque chose à propos de cette guerre. Alors excuse-moi de ne pas avoir voulu y croire et d’avoir voulu continuer de chercher le contraire pour pouvoir te donner un nom qui ne serait pas Fabian McDonagh. »
 
Il s’arrêta pendant quelques instants, tentant de reprendre son calme, mais il savait que ça ne fonctionnerait pas. Il y avait trop d’animosité dans l’air pour qu’il puisse reprendre le contrôle de ses nerfs. « J’aurais dû faire comme prévu, refuser cette enquête dès le départ. Comme si j’avais déjà pas assez d’emmerdes en ce moment. » Lucy, Mahault, les obscurs, la guerre, ses études, son orientation, c’était pas suffisant ? Non, il avait fallu qu’il rajoute ‘ça’ au dessus du reste ! Sur ces merveilleux et sympathiques mots, le serdaigle commença à partir, laissant en plan le serpentard.
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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Mar 3 Fév - 23:47

Tu feras quoi si t’apprends ? Ben vas-y dis moi, j’attends tes menaces !

Bien qu'il soit cramoisi de rage, Derek accusa le coup comme il pouvait. C'était la première fois qu'il voyait Ewen sortir de ses gonds. Il recula d'un pas mais se redressa sèchement, il était hors de question qu'il se laisse intimider. L'orvet porta une main à son cou, se racla la gorge et prit une profonde inspiration , comme s'il lui fallait une sacrée dose de courage pour poursuivre.

Tu crois quoi. Que c’est simple pour moi d’apprendre que mon père était certainement un Phénix ?

Le petit Brown resta planté là un moment, désemparé. Les idées semblaient bouillonner dans sa tête mais il les retenait toutes comme s'il ne voulait pas aggraver encore plus la situation. Ewen n' avait pas tort mais il était tellement en colère que ses arguments n'avaient aucun impact sur lui. Sa raison lui soufflait qu'il devait se calmer, prendre du recul, que les choses tourneraient rapidement au vinaigre s'il ne parvenait pas à inverser la vapeur mais son ressentiment prenait toute la place et il n'avait qu'une envie, celle de mettre son poing dans le beau visage de l'aiglon.  Son regard, ardent, ne lâchait pas le bleu et il se tenait sur ses gardes, prêt à dégainer sa baguette au moindre mouvement suspect.

Alors oui, j’étais au courant, j’étais déjà tombé sur ce prénom et la description correspondait. Mais je voulais être sûr avant de t’en parler. C’était trop demander ?

Le coeur de l'orvet dégringola dans sa poitrine et la nausée lui monta aux lèvres. Le choc lui coupa le sifflet. Chaque mot lui transperçait le coeur comme un couteau et ses organes étaient en bouillie. Bien sûr que c'était trop demander. Il lui avait fait confiance, il lui avait révéler la plus grosse blessure de sa vie, il s'était mit à nu ... Et le bleu lui avait fait le pire des coups bas en omettant ces découvertes. Avait il donc si peu de respect pour son cadet ? Se rendre compte que son intuition ne l'avait pas trompé fut très douloureux mais quand Ewen enchaîna, ce fut pire que tout.

Pour toi c’est simple, tu cherches juste des meurtriers, moi je suis celui qui apprend que ses parents lui ont raconté de la merde depuis qu’il a l’âge de comprendre un léger quelque chose à propos de cette guerre. Alors excuse-moi de ne pas avoir voulu y croire et d’avoir voulu continuer de chercher le contraire pour pouvoir te donner un nom qui ne serait pas Fabian McDonagh.

C'était simple ? Pardon ? Avait il bien entendu ? L'orvet eu l'impression que ses poumons s'étaient vidés d'un coup et il manqua de défaillir en reprenant son souffle. Il n'en croyait pas ses oreilles. Ils en étaientt là ? Une banale recherche d'informations transformée en sordide compétition de celui qui avait le plus souffert au cours de cette guerre ? Même si ça lui faisait mal, Derek respira lentement, profondément. Ses yeux étaient devenus rouges et luisants, comme s'il résistait à l'envie de pleurer. Au moins, l'aiglon avait encore ses deux parents. Des parents qui avaient sans doute commis des erreurs mais quand même ... Ce n'était pas des robots après tout. Derek passa une main sur son visage engourdi en repensant à la phrase de son père sur la quête de vérité. Si ceux de l'aiglon avaient fait ces choix, c'était sans doute pour de bonnes raisons ..

J’aurais dû faire comme prévu, refuser cette enquête dès le départ. Comme si j’avais déjà pas assez d’emmerdes en ce moment.  

Le vert et argent secoua la tête, complètement bouleversé. Il s'empêcha de pleurer de façon incontrôlable et enterra son angoisse au plus profond de son être, là où il pourrait prétendre qu'elle n'existait pas. Quand enfin son coeur cessa d'exploser et de se répandre en petits morceaux sur les parois de sa cage thoracique, il dit d'une toute petite voix ...

Si c'est ce que tu penses et ce que tu veux alors je crois qu'il vaut mieux pour nous deux qu'on en reste là.

Complètement assommé par la violence de l'échange, il sortit péniblement de la pièce, muet comme une tombe et aussi raide qu'un piquet. L'orvet avait l'intime conviction, sans doute justifiée, qu'il venait de perdre son ami pour de bon. Arrivé dans le couloir, ses jambes se dérobèrent d'un coup. Il était certain qu'il allait mourir très bientôt de ce trop plein d'émotions et il n'aurait jamais tenu debout sans s'appuyer contre un mur. Il ne réalisa pas tout de suite que Mahault venait à sa rencontre, l'air soucieux. Elle lui pressa doucement la main pour le faire revenir sur terre. Quand Derek leva les yeux, il vit qu'elle lui demandait ce qui n'allait pas. Mais comment lui expliquer qu'une partie de son coeur partait en morceaux, à cause des cachotteries des adultes ?

Il se força donc à sourire et lui prit gentiment le bras qu'elle lui tendait comme soutient, prétextant que c'était sans doute à cause de la faim qui lui tiraillait le ventre. Une baisse de glycémie, rien de plus. Un peu plus tard, assis dans la grande salle à côté de celle qu'il considérait comme sa soeur, une énorme part de tarte à la banane et à la noix de coco posée devant lui, il méditait sur la matinée qu'il venait de passer. Une boite de berlingots à la menthe et de plates excuses ne suffiraient pas à apaiser les tensions, c'était une certitude. Pourtant, sans l'aide de son ami, Derek aurait toutes les peines du monde à remettre les pièces du puzzle en place ... C'était dorénavant une voie sans issue et, quand bien même cela lui coûtait de l'admettre, il ne saurait jamais ce qui était réellement arrivé à sa mère ce jour-là, ni qui l'avait tué. Une larme s’échappa du coin de l’œil du vert et argent et traça une ligne le long de sa joue, avant de venir s’écraser sur le bois brut de la table, avec tous ses espoirs pour l’avenir.
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MessageSujet: Re: Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth   Dim 8 Fév - 11:58

Moi mentir ? Jamais !


Ewen était hors de lui. Derek avait réussi à le mettre dans un état qu’il pensait impossible à atteindre. Cela faisait des années qu’il n’avait pas été autant en colère. Il pensait que le serpentard l’aurait compris, mais cela ne semblait malheureusement pas être le cas. Il ne le comprenait pas, tout comme le quatrième année ne semblait pas le comprendre. Il avait dû se retenir pour ne pas frapper son cadet. Le serdaigle qui d’habitude était si calme était sorti de ses gonds. Cela était relativement logique. En effet, pour une fois, il était victime d’un coup du sort, de quelque chose qu’il n’avait pas vu venir et qui le touchait directement. Son père était impliqué avec les Phénix, il lui avait menti pendant toute son enfance, alors bien entendu qu’il était énervé. Il était énervé contre Derek qui ne le comprenait pas, contre son père qui lui avait menti, contre lui-même de ne pas avoir découvert la réalité plus tôt.
 
L’enquêteur en herbe, peut-être plus tant que ça désormais, ne voyait même pas dans quel état se mettait Derek, et pour tout dire, il n’en avait rien à faire. Il pensait qu’il était un ami, qu’il aurait pu le comprendre plutôt que de lui faire des menaces sur un sujet qu’il ne maitrisait clairement pas. Oui Ewen avait menti, menti par omission, il voulait être sûr, sûr qu’il n’allait pas lui dire une bêtise. Parce qu’il savait que le serpentard réagirait ainsi, qu’il ne pourrait pas supporter que le père d’Ewen soit impliqué, et d’ailleurs il en allait de même pour le serdaigle. Il avait su dès le début que ce serait terminé entre eux le jour où Derek apprendrait la vérité sur son père si elle était avérée. Il ne s’était pas trop trompé. Mais pourquoi avait-il fallu que cela tombe sur sa famille ?
 
Ces recherches avaient été une idiotie dès le départ, il avait pourtant d’abord refusé et il aurait dû rester sur cette idée. Il avait suffisamment de choses à faire. Et en soit, mise-à-part une situation intéressante, cette enquête ne servait à rien. Si, à la vengeance personnelle d’un quatrième année. Alors il lui avait dit ça façon de penser sur cette enquête, même si cela faisait déjà un petit moment qu’il était en train de le faire.
 
« Si c'est ce que tu penses et ce que tu veux alors je crois qu'il vaut mieux pour nous deux qu'on en reste là. » Le septième année ne tenta même pas de l’arrêter. Il pouvait très bien partir. Il était trop en colère contre le monde entier pour tenter de lui parler. Peut-être que plus tard, au calme, il pourrait tenter de sauver la situation. Mais il n’était pas sûr qu’il pourrait, tout comme il n’était pas sûr que ça valait la peine ou que Derek accepterait de lui reparler. Mais il se disait qu’il finirait par comprendre pourquoi il avait voulu être sûr avant de lui en parler. Aujourd’hui, ce n’était peut-être pas le cas, mais il comprendrait ses arguments avec le temps…
FIN
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Three things can't be long hidden : the sun, the moon, and the truth

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