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 Il n'y a ni présent ni futur, il n'y a que l’éternel recommencement du passé ~ [Mahault G. Peverell&Edward Firestone]

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MessageSujet: Il n'y a ni présent ni futur, il n'y a que l’éternel recommencement du passé ~ [Mahault G. Peverell&Edward Firestone]   Lun 17 Nov - 8:02



Il n'y a ni présent ni futur, il n'y a que l’éternel recommencement du passé ▬ feat Mahault G. Peverell

La neige était maintenant bien accrochée au sol, désormais nous devrions attendre le mois prochain pour que les premières couches fondent, pour finalement laisser respirer de nouveau l'herbe fraîche du parc de l'école. Ce jour ci, étant donné la tempête givrante qui vient de déferler dans la vallée, la plupart des élèves s'étaient rassemblés dans la grande salle. De petits groupes s'étaient formés de part et d'autre des quatre longues tables, et l'aiguille la plus courte de l'horloge qui était à présent orientée vers le haut, indiquait aux résidents que le déjeuner était servi. Au fur et à mesure, des élèves passaient les deux grandes portes pour venir rejoindre leurs camarades, avec à la main une assiette remplie de nourriture. Certains préféraient se mettre à l'écart, seuls, ils contemplaient leurs maigres récipients avec un air triste et abattu. C'est ceux-là qui faisaient le plus de peine à Edward, peut-être parce que qu'il savait ce qu'ils ressentaient à ce moment là, être exclu de tous, il se revoyait quelques ans auparavant, lorsque son seul ami était son manuel de sortilèges.

Mais aujourd'hui, les airs monotones qui se trouvaient sur les visages de tous ces élèves n'étaient pas liés au fait qu'un tel était rejeté ou qu'un autre avait perdu sa cravate, mais certainement à cause des récents événements. Quelques jours avant de se trouver sur ce banc, des combats avaient eu lieu partout dans l'enceinte de l'école, probablement ici-même, à en juger les traces qui se trouvaient sur le sol ou sur les murs. Cela devait tôt ou tard arriver, les deux camps se cherchaient déjà depuis un bon moment, mais faire cela dans le château et exposer les jeunes enfants à de tels risques, c'était irresponsable. Depuis les combats, le Gryffondor évitait de se retrouver dans des lieux animés et exposés, mais les quatre murs de la salle commune avaient fini par le lasser au bout de quelques jours, il avait donc décider de rejoindre ses congénères dans la salle la plus propice à l'amusement à cette heure, la grande salle de Poudlard.

Bien qu'il fut sorti de mon hibernation, il ne souhaitait pas revoir les visages de ses camarades pour l'instant, ni entendre leurs jérémiades bassinantes. Edward se décida donc à s'installer à l'écart, en face d'un griffon de première année, qui semblait très craintif, il lève timidement les yeux vers moi puis les baisse une ou deux seconde plus tard. Les plus grands avaient cette aura qui repoussait les jeunes élèves, ils étaient leurs aînés, donc forcément ils étaient assimilés à l'autorité. Le pauvre avait les yeux rivés sur son bouquin, Ed' reconnu tout de suite le manuel de potion de première année, pour avoir passé de longues heures à tenter de le déchiffrer en retenue. La page sur laquelle il bloque depuis cinq bonnes minutes s'intitule "Potion pour soigner les furoncles", une potion assez simple mais efficace lorsqu'elle est bien préparée.
   
 
Si tu veux éviter que la mixture te troue les chaussures, ajoute les racines de porc-épic après avoir retiré le chaudron du feu, la plupart des premières années ne pensent jamais à ça.

Firestone n'avait jamais vraiment eu l'occasion d'avoir quelqu'un de plus âgé que lui, lorsqu'il était encore un novice, pour l'épauler ou même lui indiquer lorsque il était dans l'erreur, et comme il était d'humeur joviales il décida d'en faire profiter aux jeunes. Ils sont moins compliqués et moins chiants que les vieux, ils ne se prennent pas la tête avec des choses futiles. Son sourire s’effaça rapidement lorsque qu'il aperçu la personne qui vennait juste de pénétrer dans la salle. Ses boucles noires ont capté son regard dès son apparition, mais ce n'est pas de la joie qui l'envahit à ce moment là, comme à leur première rencontre, mais plutôt de la colère. Sans prêter davantage attention au petit qui écrivait soigneusement le bon conseil qu'il lui avait donné, Edward se dirige rapidement vers l'entrée pour saisir le bras de Mahault et l'attirer à l'extérieur.
   
 
Tu comptes m'ignorer encore longtemps ? Ou les événements des derniers jours t'ont fait changer d'avis ? Quoi-qu'il en soit, tu me dois des explications.

Son visage ne laisse rien paraître, à part un air sérieux et déterminé qui suffiraient surement à faire prendre conscience à Mahault que cette fois, il ne rigolait pas.

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Dernière édition par Edward Firestone le Jeu 20 Nov - 6:57, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Il n'y a ni présent ni futur, il n'y a que l’éternel recommencement du passé ~ [Mahault G. Peverell&Edward Firestone]   Lun 17 Nov - 10:22

La nuit avait était terriblement longue et Mahault ne se sentait pas très en forme. Elle avait alternée les périodes de chaud, de froid, au point de se demander si elle ne faisait pas un peu de fièvre. C'est donc avec une petite mine, des cernes sous les yeux, le cheveux terne et la gorge en vrac qu'elle s'était sortit du lit, à presque midi. De mauvaise grâce et de mauvaise humeur. Pour couronner le tout, la météo n'était absolument pas de la partie et un épais brouillard enveloppait le château, en plus de la neige qui continuait à le parer de sa blancheur glaciale. Au moins, cela camouflait un peu les dégâts qu'il avait subit durant l'attaque par les phénix. C'était peut-être mieux ainsi, songea t'elle en enfilant ses bottines.

Vêtue d'un slim noir en cuir, d'un pull à grosses mailles gris chiné et d'un snood noir à petits pompoms , la couleuvre rejoignit la grande salle, perdue dans ses pensées. Elle était tellement fatiguée qu'elle en oublia même de répondre au regard courroucée de la Creswick, assise trois bancs plus haut. C'était devenu un rituel matinal entre les deux sorcières. Et celle qui se comportait de la manière la plus puéril remportait souvent la palme. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, Mahault se contenta d'un bon bol de soupe au potiron et d'un thé brûlant. Et de garder l'esprit vide. Ou du moins le plus vide possible. Elle ne voulait penser à rien.

Ni à Anthony qui, bien que l'ignorant royalement, continuait de la faire souffrir indirectement. Parfois, Mahault se surprenait à lui en vouloir. Elle qui croyait avoir passé l'éponge devait bien se rendre à l'évidence... Une personne dont on n'a rien à faire ne vous mets pas dans des états pareils. Elle lui tenait rancune d'avoir introduit ce sentiment dans son coeur pour qu'ensuite elle en souffre. C'était abjecte mais tellement peu surprenant de sa part qu'elle acceptait d'en porter le fardeau sans trop rechigner. D'ailleurs, elle ne parvenait pas à s'en défaire, alors à quoi bon lutter ? Avalant une petite lampée de thé à la cardamone, la couleuvre songea piteusement que ce n'était pas le pire. Loin de là. Celui qu'elle devait absolument sortir de ses pensées, c'était Ewen et le plus vite serait le mieux. Ewen ... Encore un étrange tour que lui jouait le destin. Le seul garçon qui lui semblait inoffensif était devenu récemment une menace pour son petit cœur meurtri. Ce n'était pas de sa faute, elle le savait bien. C'était elle qui avait commencé à jouer avec le feu pour finir par se brûler.

Son regard vagabonda de table en table, sans but précis. Son regard se posa sur l'aiglon, qui discutait avec Derek et Juliet, un peu plus loin. Une sorte de vide se creusa dans son ventre. Leur amitié qui s'effilochait déjà sur les bords. Tout allait trop vite, tout lui échappait. Elle ne pouvait pas se laissé porter par le courant de cette façon. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait. Sa tête bourdonnait. Elle avait envie de fondre en larmes, là, assise à la table du déjeuner. Personne ne s'en soucierait. Mahault prit une profonde inspiration. Ce n'était pas le moment de craquer. Tout ce qu'elle voulait s'était retourner se coucher, dormir, oublier. En mode pilote automatique, la couleuvre se leva et se dirigea vers la grande porte en bois qui portait encore les stigmates de la rude épreuve traversée. Elle la franchit avant de se rendre compte qu'elle avait laissé sa besace posée sur le banc. Serrant les dents devant sa propre stupidité, elle fit demi-tour, implorant Merlin que personne ne le lui ai piqué.

Au moment où elle franchit la porte dans l'autre sens, Edward vient à sa rencontre. Elle tiqua. Il y avait un tel passif entre eux, elle n'avait vraiment pas coeur à l'affronter aujourd'hui. C'était une vieille histoire. Très vieille histoire. Ils se connaissaient depuis longtemps. Ils avaient été amis. Très bons amis. Et aujourd'hui, quand elle pensait à lui, elle avait honte. Il était l'une des choses parmi tant d'autres que la couleuvre s'évertuait à fuir depuis quatre mois. Il était l'une des personnes qu'elle s’efforçait d'éviter, au même titre que Milly. Mahault pensait souvent à lui, de nombreuses fois, elle avait songé à l'aborder mais elle ne savait pas quoi lui dire. Elle avait peur qu'il la rejette, comme l'avait rejeté Anthony, peur de ne pas s'avoir s'y prendre .. Elle avait peur de se présenter devant lui, de se rendre compte qu'ils n'avaient plus rien en commun et que s'installe entre eux l'expression du malaise le plus ultime: le silence total. La couleuvre resta indécise un instant puis se décida à battre en retraite, tant pis pour sa besace, il valait mieux ça que de se retrouver clouer au pilori.

Malheureusement pour elle, son indécision permit à Edward de couvrir la distance qui les séparait. Il l'attrapa par le bras, non sans une certaine brusquerie, et la tira à l'extérieur de la pièce. Mahault signa mentalement l'acte de décès de sa sacoche en cuir favorite, elle ne la reverrait plus jamais maintenant, c'était certain. Elle scruta le visage de son ancien ami, tentant de deviner à quelle sauce elle allait être mangée mais il était impassible.

Tu comptes m'ignorer encore longtemps ? Ou les événements des derniers jours t'ont fait changer d'avis ? Quoi-qu'il en soit, tu me dois des explications.

La couleuvre en resta comme deux ronds de flan. Elle dégagea son bras et les croisa sous sa poitrine, dans un geste de protection dérisoire. Mahault ne savait pas qu'elle attitude adopter. Elle fixa la pointe de ses chaussures, vraiment peu disposée à avoir ce genre de conversation alors qu'elle était malade comme une goule et que chaque partie de son univers continuaient à se déliter les unes après les autres sans qu'elle ne puisse rien n'y changer. Passant une main moite sur son front brûlant, elle tenta le compromis :

Je m'excuse, Edward. Je ne voulais pas t'éviter. Ni t'ignorer. Je voulais juste te préserver de la honte qu'il y a à être vu en ma compagnie, ces derniers temps. Je ne penses pas te devoir des explications mais si c'est ce que tu souhaites réellement, alors je m'y plierais. Mais pas maintenant. Pas aujourd'hui. Je suis malade et extrêmement fatiguée, j'aimerais juste retourner au lit.

La lassitude et la fatigue avait tendance à lui délier la langue. Finalement, elle n'était pas mécontente d'avoir jouer franc jeu. Au moins, ils repartiraient sur de bonnes bases. Edward semblait incertain. Depuis le temps qu'il essayait de provoquer cette confrontation et qu'elle louvoyait ... Mahault ne pouvait pas lui tenir rigueur qu'il hésite à la laisser partir, maintenant qu'il l'avait sous la main.
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MessageSujet: Re: Il n'y a ni présent ni futur, il n'y a que l’éternel recommencement du passé ~ [Mahault G. Peverell&Edward Firestone]   Mer 19 Nov - 3:03

Comme il le pensait, Mahault ne semblait pas ravie de le voir, comme à chaque fois qu'ils se croisaient depuis qu'elle était de retour au château. Qu'est-ce qui s'était passé pour qu'elle soit si distante ? Le problème venait-il de moi ? Sans doute puisque ça ne l'empêchait pas de passer beaucoup de temps avec ses nouveaux amis. Ce n'était pas qu'avec lui, puisque, apparemment, elle avait du mal à reprendre contact avec ses anciennes fréquentations. Il pensait surement qu'elle se confierait à lui dès son retour, ou qu'elle l'aurait fait à un moment ou un autre, mais rien. Il avait attendu plusieurs mois, mais les deux jeunes se s'étaient pas reparlés, en dehors des salutations banales et gênés qu'ils s'échangeaient un à deux fois par semaine. Edward était resté longtemps dans le doute, sans savoir s'il devait faire le premier pas, ou attendre que la jeune Serpentard soit prête à lui parler, mais la voir tout le temps sans pouvoir lui accorder plus de deux mots, ça devenait dérangeant et pénible. Elle dégagea rapidement son bras puis adopta une position défensive, il devait l'avoir brusqué, mais étrangement Edward ne ressentait aucune culpabilité, juste de la colère. Mais en y prêtent plus attention, on pouvait remarquer distinctement la petite mine qu'affichait la jeune femme, et son visage pâle et fatigué. Son visage s'adoucit un peu, et encore plus lorsqu'elle porta sa main sur son front. Elle avait vraiment l'air malade, elle arrivait péniblement à rester debout, et rester là, à subir les reproches du jeune griffon n'arrangerait surement pas les choses.

Elle semblait sincèrement désolée, mais ne pouvait cacher son envie de prendre les jambes à son cou et de retourner se camoufler dans sa salle commune. Bien qu'il ne la comprenait pas, la jeune fille comptait toujours autant pour lui. Les yeux fixant le sol, elle expliqua alors qu'elle était effectivement fatiguée et qu'elle lui expliquerait tout dans le détails un autre jour.
   
 
Je m'excuse, Edward. Je ne voulais pas t'éviter. Ni t'ignorer. Je voulais juste te préserver de la honte qu'il y a à être vu en ma compagnie, ces derniers temps. Je ne penses pas te devoir des explications mais si c'est ce que tu souhaites réellement, alors je m'y plierais. Mais pas maintenant. Pas aujourd'hui. Je suis malade et extrêmement fatiguée, j'aimerais juste retourner au lit.

Était-ce encore une ruse pour fuir la discussion ? Peut-être ou peut-être pas, mais elle paraissait plutôt mal à l'aise et faible, ses petits yeux évitaient les mieux en parcourant les dalles du hall d'entrée. De toute façon, il ne pourrait rien faire pour obtenir des explications pour l'instant, il ne pouvait qu'attendre et réconforter son "amie", car sans prendre en compte la maladie, elle semblait plutôt triste et déprimée. Même s'il cherchait à retrouver sa complicité d'avant par tous les moyens, il n'était pas méchant, et surtout, il était humain.
   
 
Regardes moi.

Elle releva la tête, s'attendant surement à un nouveau flot de reproches, mais ils ne vinrent jamais. Il s'approcha tout simplement de la jeune couleuvre, et la pris dans ses bras. Il la pressa tendrement contre son torse et posa son menton sur sa tête. Il attendit quelques secondes, puis écarta son visage de ses cheveux, et lui murmura à l'oreille. Accompagné d'une voix douce, il lui afficha un petit sourire.
   
 
Souries un peu petit oiseau.
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MessageSujet: Re: Il n'y a ni présent ni futur, il n'y a que l’éternel recommencement du passé ~ [Mahault G. Peverell&Edward Firestone]   Mer 19 Nov - 10:43

Regarde moi.

Ce n'était pas vraiment un ordre. Pas non plus une supplique. Plutôt une invitation. Mahault détacha son regard des rainures du sol pour le poser sur le gryffon. Quand il l'a prit dans ses bras, la couleuvre se raidit machinalement. Elle avait beaucoup de mal à tolérer les contacts physiques depuis quelques temps. L'odeur d'Edward se chargea de dénouer les tensions. Elle le connaissait  par cœur, ce petit mélange de cèdre et d'embruns qui l'avait accompagné tous les jours pendant trois ans. Trop fatiguée pour lutter, elle l'enlaça. La dernière fois, c'était sur le quai de Londres, juste avant l'été fatidique. La nostalgie fit une brève apparition dans le décor. Frottant sa joue contre la rugosité de son pull , la verte et argent ne s’offusqua pas quand il posa son menton sur le sommet de son crâne. Plus jeunes, ils avaient longtemps fait la même stature, ce qui provoquait de nombreux chahutements goguenards entre eux. Il la dépassait maintenant d'une bonne tête. Par contre, il était toujours aussi fin. Pourtant, il avait un bon coup de fourchette. Du moins, pour ce qu'elle s'en rappelait.

Souris un peu, petit oiseau.

Son coeur se serra à l'utilisation de ce surnom. C'est vrai qu'il en était à l'origine. Edward avait été le premier témoin de son don d'animagi. Peu de personnes eurent l'occasion de l'appeler ainsi, peu de personnes étant au courant de cette particularité mais elle nota avec une certaine satisfaction que c'était toujours des personnes à qui elle tenait énormément. La douceur de sa voix fit monter les larmes si longtemps retenus. Et avec elles, toute l'angoisse, toute la tristesse, toute la peur. Jusqu'à déborder. Mahault essaya de se contenir. Une larme fit une tache ronde sur son slim. Une tache, puis une autre, puis encore une autre. Tout son corps tremblait. Un sanglot lui échappa. Elle s'efforça d'inspirer assez d'air pour prononcer un mot mais son nez était déjà complètement bouché. Ses joues, son pull, son snood, le pull d'Edward ... épongeaient bon gré malgré les torrents de larmes. La couleuvre émit un bruit qui était plus un gargouillement qu'un vrai mot. Elle se réfugia dans les bras de son ancien meilleur ami, sa douceur lui permettant d'ouvrir les vannes, plus sûrement que s'il l'avait brusquée. La verte et argent essaya d'articuler quelques mots :

Je suis désolé, Ed, vraiment, vraiment désolé ...

Le reste fut noyé par un flot d'eau salée. Les autres élèves commençaient à se repaître du spectacle. Une crise de ce genre provoquait toujours une curiosité maladive chez les spectateurs qui adoraient spéculer sur le drame qui était entrain de se tramer. Certains premières années, qui se rendaient dans la grande salle pour déjeuner, passaient à côté d'eux en les dévisagent et en chuchotant. Derek sortit de la dite salle à cet instant précis. Voyant son amie tellement pitoyable, il eu un mouvement de recul. Comment sa Mahault, d'habitude si forte et maîtresse d'elle même , pouvait-elle se retrouvée dans un tel état de nerfs ? Il vient à leur rencontre et s'adressa au jeune homme qui la portait à bout de bras :

Qu'est-ce qu'elle a ?

Ce dernier haussa les épaules, apparemment dépassé par les événements. Derek se tourna alors vers Mahault :

Mahault, qu'est-ce qui ne va pas ? Tu as mal quelque part ? Quelqu'un t'as chercher des noises ?

Cette dernière secoua la tête en signe de dénégation. Elle semblait réellement à bout de nerfs. Avec tout ce qu'elle avait vécu les deux dernières années, il était tout bonnement stupéfiant qu'elle ne se soit pas effondrée plus tôt. Derek observa le gryffon. Il le connaissait de vue, sans plus. Il ignorait quel lien les liait mais il était indiscutablement fort car jamais la couleuvre ne se serait permis de craquer comme ça si elle ne s'était pas sentie en confiance. Il se gratta la tête. Peut - être devait il chercher Ewen ? En plus du fait qu'il était préfet, il soupçonnait l'aiglon d'entretenir avec elle une relation plus poussée que ce qu'il voulait bien reconnaître.  Se tournant vers le gryffon, il demanda :

Est-ce que tu veux que je cherche quelqu'un ? L’infirmière, un préfet ?

A ce mot, Mahault ouvrit de grands yeux et secoua la tête frénétiquement. Elle hoqueta :

Non, non ! Ce n'est pas la peine. Ne cherche pas Ewen. Ce n'est pas la peine. Vraiment pas. Je suis juste fatiguée et j'ai la crève. Je te jure, c'est juste la fatigue. Ed... Edward est un ami. Il va s'occuper de moi. Tu peux y aller, Derek. Je te promets que ça va aller.

Derek hésita un instant puis capitula. Après tout, elle était assez grande pour savoir ce qu'elle faisait. Il lui frotta le bras avec compassion puis ajouta à l'intention du dénommé Edward :

Bon courage, vieux !

Il prit ensuite le chemin de la salle commune, légèrement à contre coeur tout de même. En sécurité dans les bras d'Edward, Mahault avait l'impression que tout son corps se dénouait. Que chacune de ses tensions cédaient, les unes après les autres. Edward fit preuve d'une grande patience et la laisser vider son sac. Longtemps. Prenant la mesure de l'absurdité de la situation, la couleuvre se mit à rire et se moucha involontairement dans sa manche en même temps. Elle était super mal mais, malgré tout, elle n'aurait pas pû rêver meilleur moment. Elle s'écarta de son ami, essuya ses larmes de sa manche mouillée , tenta un petit sourire puis lui prit la main et le tira derrière elle, jusqu'à rejoindre un coin plus tranquille, moins exposé au publique. Prise d'une fatigue soudaine, Mahault s'affala sur un banc en pierre, comme si son corps était devenu une poupée de chiffon. Elle attendit qu'Edward prenne place près d'elle. Finalement, elle allait tout lui raconter.
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