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 ALVOR + Qui dit un mensonge en dit cent.

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MessageSujet: ALVOR + Qui dit un mensonge en dit cent.   Jeu 30 Oct - 11:01

Alvor


Depuis sa rencontre avec Alvin, la demoiselle était chamboulée, transformée, détournée. Il lui avait apporté un tas de nouvelles questions au lieu d'offrir les réponses qu’elle attendait. Elle qui avait tant souffert de son absence, elle qui s'était renfermée sur elle-même et engouffrée dans cette spirale de non-confiance envers le monde qui l’entourait. Depuis la mort de son père Taylor s'était encore plus encloitrée dans ses idéologies noires et le retour d'Alvin dans sa vie l'avait fait douter, l’avait perturbée. Elle qui lui avait tellement fait confiance à cet homme qui lui avait tout appris, elle qui l'avait tellement haït lorsqu'elle avait découvert la vérité, elle qui l'avait pourchassé et suivit, voilà qu'elle se retrouvait à hésiter. Dans son cœur les choses commençaient à changer. Déjà elle s'était remise à ouvrir son cœur, elle s'était mise à aimer Jeremiah. Puis elle avait parlé longuement avec Raphaël et malgré elle, elle s'était remise en question. Comment continuer à croire que le mensonge qui était devenu sa vie pourrait continuer à l'habiter après ses nouvelles expériences ? Comment continuer à suivre des ordres froids et cruels alors que son petit frère lui tournait le dos, la haïssait... Elle ne pouvait pas continuer comme ça, mais la vison d’un Jeremiah fier et droit la déstabilisa. Il était si sûre de ce qu'il était. Il était fort, il ne doutait jamais. Elle était forte aussi, en temps normal. Elle était sûre de ses convictions. Oui c'était ça, elle se passa une main sur le visage et soupira. Elle avait besoin de voir Jeremiah le plus vite possible pour se redonner confiance en elle.

« Taylor ! C'était toi sur l'affaire Keegan non ? Y'a eu du nouveau ! » La blonde releva la tête et se mordit la lèvre avant d'accourir. Évidemment qu'elle voulait savoir, elle avait suivi cette affaires avec tant de vivacité. Elle voyait bien son jeu : il laissait des faux indices partout derrière lui, des fausse pistes qui avaient pourtant l'air tellement vrai, et elle avait hurlé de rage bien de fois car elle se croyait si près du but. Elle avait cru le retrouver et jamais elle n'était allée au bon endroit. Puis elle avait laissé tomber l'affaire, elle avait tout quitté et elle était rentrée à Poudlard comme professeur. Et puis maintenant il y avait des nouvelles. Elle fonça à Londres comme le lui indiquait son collègue, pour aller apprendre ce qu'il y avait de neuf. Elle avait peur que quelqu'un apprenne ce qu'il s'était passé le mois dernier. Normalement personne ne devait jamais le savoir, puisqu'elle était la seule témoin avec Alvin et il était bien logique qu'il ne parlerait pas. Pourtant, c'était la boule au ventre qu'elle rentra dans le bureau. « Sketeer le file depuis trois jours, c'est sûr et certain que c'est lui et ce n'est pas un déguisement. Il loge dans les quartiers moldus. » La blonde sent ses entrailles se dénouer et sourit. Ce soir elle ira chez lui. Pour on ne sait qu'elle raison.

Il était vingt-deux heures passées, la nuit était déjà noire, comme si les étoiles ne voulaient pas se montrer ce soir-là. Elle attendit dans le coin d'une ruelle sombre. Elle n'avait pas peur le moins du monde. Elle savait qu'elle jouait une fois de plus avec sa vie. Elle savait bien que s'était dangereux, qu'elle risquait gros. Elle s'était arrangée avec Sketeer pour avoir le tour de garde, elle ne voulait pas de public pour ce soir, si elle se défilait et qu'elle allait lui parler ... Elle se mordit la lèvre et resta dans le coin sombre. Soudain une lumière s'éclairant au premier et une tête sortit de l'embrasure. C'était Alvin. Et son regard tomba pile vers l'endroit où se trouvait la jeune femme. Comme s'il savait. Comme s'il pouvait savoir. Mais comment pourrait-il le savoir ? Dans un geste totalement inutile elle fit descendre les manches de sa veste qui retrouvèrent leur place dans un autre mouvement rapide et totalement normal. Elle était stressée en réalité. Elle aurait tellement voulu ne rien ressentir, comme si son cœur s'était réellement transformé en pierre, comme si elle n'était pas une femme de chair. Pourtant s’était plus fort qu’elle. Elle sortit de sa cachette. Cela ne faisait même pas deux minutes qu’elle y était et pourtant elle ne tenait déjà plus en place. Elle avait envie de plus. Elle avait envie de savoir, de découvrir, de connaître, de parler. Un sentiment de doute s’était installé, mais c’était surtout un sentiment de curiosité qui avait pris la place dans son cœur. Elle voulait discuter avec lui, elle voulait écouter son point de vue. Pour une fois elle était ouverte à apprendre.

Elle s’avança dans la rue et transplana sur le haut du toit. Elle était coincée dans un espace très étroit. C’était bête comme idée, mais au moins elle avait une bonne visibilité dans la pièce. Il n’était pas dans celle-là, Alvin devait peut être cuisiner ailleurs, ou être aux toilettes. Qu’importe, elle attendrait. Le temps lui semblait long, mais elle se concentra et patienta. Une minute, puis deux, puis trois. Elle fronça les sourcils. Un raclement de gorge la fit sursauter, elle se retourna. Alvin était derrière elle, sur le toit. « Oh tiens. Alvin. Je, euh, salut. » Elle se sentait con. Tellement con. Comment allait-elle pouvoir se justifier maintenant ? D’ailleurs allait-elle pouvoir se justifier ?

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Dernière édition par Taylor U. Kensington le Lun 3 Nov - 12:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: ALVOR + Qui dit un mensonge en dit cent.   Jeu 30 Oct - 16:41




AND HERE WE ARE TONIGHT TRYING TO EXPLANE WHAT WE HAVEN'T MADE RIGHT.


When the hour is nigh And hopelessness is sinking in And the wolves all cry To fill the night with hollering When your eyes are red And emptiness is all you know With the darkness fed I will be your scarecrow You tell me to hold on But innocence is gone And what was right is wrong 'Cause I'm bleeding out So if the last thing that I do Is to bring you down I'll bleed out for you So I bare my skin And I count my sins And I close my eyes And I take it in And I'm bleeding out I'm bleeding out for you.



C’était nuit noire.
Soir de solitude et d’amertume, un verre d’alcool pour oublier et un sommeil sans rêve. Paupières lourdes embrumées par les voluptés liquides de l’ivresse, closent, enivrées par les songes d’une brume agitée. C’était le cœur écorché que son esprit assoupi s’était laissé s’évader dans les bras de Morphée, porté par les méandres  de ses illusions et bercé au cœur d’un orage violent mené par ses cauchemars. Complot de son propre corps qui se liait contre lui, l’entrainant dans un tourbillon violent d’émotions incontrôlables, c’était ses fondations mêmes qui dérapaient sous ses pieds. Il avait toujours paru fort, l’air détaché et léger, mais aujourd’hui le mur qu’il avait si souvent évité l’avait rattrapé. Tout être humain avait ses limites et semblait-il qu’il eut atteint les siennes.

Comme toujours il bougeait. Jamais à la même place, chaque semaine un nouvel endroit et parfois même chaque jour. Un sans-papier, il vivait au crochet des autres, empruntant logis à des propriétaires absents. Il repartait incognito en laissant les lieux tels quels, inchangés, pareil avant son arrivé.  Depuis quand le mot criminel était-il associé à la nature du sang ? Pourtant c’était bien de cette façon qu’il était traité. Voir pire. Un silence régnait dans le petit appartement moldu. Que le tic-tac de l’horloge au mur qui dans un rythme régulier émettait un son sec et bref. C’était avant l’aube qu’il était tombé de fatigue, étalé de tout son long sur le sofa, le bras par-dessus la figure. Lumière éteinte, l’obscurité régnait, le calme. Et, soudain…

Le corps immobile d’Alvin se redressa d’un seul coup, comme mu par un sursaut, une peur sourde qui l’aurait brusquement extirpé de son sommeil. Il mit un court moment à réaliser que ce n’était qu’un mauvais rêve. D’un mouvement endoloris par la position inconfortable maintenue durant son absence, il prit une position assise en se massant le visage. Puis sa main chercha pour son verre et il calla cul-sec le fond d’alcool. Le né-moldu se leva difficilement avant de se diriger vers la salle de bain. Ouvrant la lumière, la lueur claire lui agressa les yeux et il cligna de nombreuses fois pour éclaircir sa vision. Et ce fut là qu’il aperçut son visage aux traits tirés. Une barbe de quelques jours qu’il n’avait pas rasé, ses yeux ornés de cernes marqués. Ses mains tentèrent de chasser au mieux cet aspect misérable en se lavant le visage à l’eau froide.

Il soupira, mais une petite alarme causée par son sortilège de protection s’activa au salon et il essuya rapidement les gouttelettes résiduelles sur sa peau pour se rendre à la porte. Allumant la lumière, il jeta un regard à l’extérieur, son regard se posant en contrebas sur une silhouette familière. Même à l’obscurité il la reconnaissait.  Taylor Que faisait-elle ici ? Il entra, agrippant une cravate qu’il enfila, un manteau pour le temps frais et un foulard. Ses mains peignèrent rapidement sa chevelure en bataille et il disparut en vitesse dans la chambre des maîtres. Alvin transplana sur le toit. Car même si la jeune femme l’aurait voulu, elle n’aurait pu passer ses protections, le toit était son seul terrain d’accès.

Ainsi ne fut-il pas surpris de la voir un peu plus loin, les yeux rivés vers l’intérieur dans l’espoir sans doute de le voir apparaitre. Longuement, il la détailla, en silence, immobile. Dans sa main droite sa baguette reposait, longeant sa jambe. C’était plutôt une question de sécurité que de réelle agressivité. Une assurance, juste au cas où. La dernière fois qu’ils s’étaient vus, la blonde lui aurait fait volontiers la peau. Puis, finalement, il se risqua à signaler sa présence par un raclement de gorge. Elle sursauta, se retournant, si mal à l’aise. « Oh tiens. Alvin. Je, euh, salut. » La tête de l’homme se pencha sur le coté. La passivité de la sorcière l’étonnait. Qu’est-ce qui avait pu la rendre aussi calme et… incertaine. Le malaise, l’incompréhension, le doute, tant de choses qu’il lisait dans son regard qu’il n’avait point vu la dernière fois. Alvin resta immobile, conservant ses distances. « Pas d’insultes, pas de sortilèges pour essayer de me tuer en me voyant ? » Sur ses lèvres ne se traçaient pas de sourire. Il avait cet air étrangement trop sérieux, mais il était surtout profondément blessé. Leur dernière rencontre l’avait laissé avec un goût amer en bouche. Pourquoi ceux qu’ils avaient profondément aimés, ceux envers qui il s’était permis d’être véritablement lui-même lui tournaient-ils le dos ?

Son regard dévia vers le ciel obscur. Alys lui manquait, terriblement.

«Pourquoi es-tu venue ici ? »  

Il était allé droit au but, son regard venant se loger dans celui de la jeune femme, ne démontrant pas une envie de tourner autour du pot, ni même la patience d'essayer de la faire parler par la subtilité. Puis, Taylor avait toujours été directe, il comptait sur ce point pour qu'elle ne tente pas de se défiler ou de se détourner de sa question. Si elle ne l'avait pas déjà bombardé de sorts, c'est qu'il y avait une raison différente de toutes les autres fois où elle avait tenté de le traquer. Une motivation bien différente de la dernière fois qu'il l'avait vu. Était-elle en train de changer ? Non, c'était simplement la petite fille d'autrefois, bien cachée au creux de ses racines qui semblaient aujourd'hui demander à sortir. Mais il n’était pas trop naïf et préférait s’assurer que cette impression était fondée et pas juste un mauvais toujours que son cœur tentait de lui jouer.


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MessageSujet: Re: ALVOR + Qui dit un mensonge en dit cent.   Lun 3 Nov - 12:44

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« Pas d’insultes, pas de sortilèges pour essayer de me tuer en me voyant ? » Voilà, c’était comme cela qu’elle réagissait normalement. Oui, d’habitude elle était méchante et violente. Pourquoi s’était-elle sentie coupable ? Quel était ce nouveau sentiment qui était né en elle ? Taylor ne comprenait pas ce qu’il se passait en son for intérieur. En temps normal elle aurait réagi, elle se serait battue et débattue. Jamais elle ne se serait excusée. Jamais elle n’aurait tenté de se trouver une excuse. Elle se mordit la lèvre et se releva de tout son long. Pouvait-elle maintenant lui flanquer un sortilège mortel ? Il devait avoir des sortilèges de protection, il s’était sûrement préparé et forgé un cocon précis. Comment allait-elle expliquer à ses collègues qu’Alvin s’était enfui et que ce n’était pas de sa faute, qu’elle n’avait pas pu le retenir ? Qu’elle ne le pourrait jamais ? Elle se haïssait d’avance, elle se sentait faible, mais elle releva la tête. Elle regarda le jeune homme avec un regard qu’elle voulait méprisant, seulement elle n’était pas sûre de son effet. Tant pis. Ce soir elle jouait le tout pour le tout. Elle serra sa veste, comme un geste banal, mais c’était pour cacher son ventre. Il ne devait pas savoir, il ne devait vraiment pas connaître la vérité sur les rondeurs qu’affichait son ventre. «Pourquoi es-tu venue ici ? »   Lui aussi avait comme un doute dans la voix. Comme si elle venait d’ailleurs, comme si les mots avaient dû traverser des zones sombres de son corps avant de se former devant elle. Elle les effaça d’un geste de la tête. Je t’espionne, idiot, ne semblait pas la réponse appropriée. C’était trop facile, trop logique. Il devait savoir qu’il lui avait remué la tête. Comment était-ce possible que jamais personne ne lui ait remué les pensées de la sorte jusqu’alors ? Sûrement parce qu’elle s’était toujours arrangée pour être entourée de mangemort, pour ne jamais tomber dans les pièges et pour tuer ses victimes avant qu’elle ne parle. Taylor adorait torturer, mais pour pas pour faire parler. Elle voulait juste lire leur souffrance sur leur visage, entendre leurs derniers mots ne l’avait jamais intéressé. Et maintenant c’était l’inverse, elle voulait entendre. La souffrance en lui procurait plus le même plaisir qu’avant.

Elle sortit sa baguette et la serra entre ses doigts. Elle n’avait toujours pas parlé, elle n’osait pas ouvrir la bouche. Elle avait peur de lui raconter des mensonges dont elle-même ne serait pas persuadée. Elle préférait laisser le silence s’installer. Ce silence violent qui perturbe tant. Taylor était patiente, Alvin l’était sûrement aussi, mais dans cette situation c’était la blonde qui maîtrisait alors elle n’était pas gênée. Elle continuait de le fixer. Elle se forçait de voir en lui un moldu quelconque qu’elle haïssait, mais ce n’était pas aisé. Heureusement que le faible éclairage de la rue ne remontait pas assez haut. Elle le distinguait très bien, mais ne pouvait pas lire dans son regard. Elle serra encore plus fort sa baguette. « Ne jouons pas à ce jeu plus longtemps, tu sais très bien pourquoi je suis venue. Tu es mon ennemi et je suis une mangemorte. Tu connais très bien mes intentions Alvin. Ce n’est pas parce que c’est toi que je fermerais les yeux. Tu sais qu’on te piste depuis plusieurs jours et devine qui s’est portée volontaire pour te régler ton compte. » C’était à moitié-faux, mais c’était la chose la plus plausible qu’elle avait trouvé. Elle avait changé, elle voulait entendre les arguments de l’autre camp, mais elle avait besoin qu’ils viennent à elle par eux-même, elle ne pouvait pas encore s’abaisser à demander. Encore une fois, elle était bien trop différente dans ses pensées et dans ses paroles. Mensonge. Lui murmurait sa conscience. Venin empoisonné, ça c’était ses mots. Elle lança un sortilège informulé, parce qu’elle avait besoin de savoir si elle pouvait l’attaquer sans risque et puis elle voulait protéger ses arrières. C’était le sortilège anti-transplanage qu’elle avait balancé sur Alvin. Normalement il se lance dans une pièce, mais depuis qu’elle était devenue professeur de sortilège elle avait tout fait pour s’améliorer et tester des nouveautés. Le fourmillement familier lui traversa le bras et elle sut qu’elle avait réussi. Alvin avait dû le sentir aussi.

« Osuquassere » Pourquoi avait-elle lancé le sort à voix-haute, les sortilèges informulés ça la connaissait bien, peut être pour lui laisser une chance de se défendre. Peut être pour tester les défenses de ses sortilèges de défense. Peut être parce qu’elle ne cherchait pas à lui faire vraiment mal. Elle avait visé un doigt. Juste un doigt, pas la main entière, pas le bras. Elle ne voulait pas qu’il perde tous ses os, pour cela elle aurait utilisé un autre sortilège plus puissant. Ou peut être qu’elle ne voulait pas être trop endommagée si le sortilège se retournait contre son agresseur. « Bas-toi, tu n’attends que ça toi aussi. » Mensonges, calomnies. Mais les mots sortaient tout seuls, ce n’était plus elle, c’était la rage qui gagnait son ventre. C’était cette rage d’en finir. Cette rage qui provoque la douleur, cette rage qui te fout dans le coma, cette rage qui est si destructrice et pourtant si bénéfique. Taylor était prête à toute pour avoir mal, pour se sentir blessée car après, elle pourrait se relever. Cela s’était toujours passé comme cela et c’était ce qui la motivait. Elle voulait rester sur ce qu’elle connaissait, l’inconnu était bien trop dangeureux.

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MessageSujet: Re: ALVOR + Qui dit un mensonge en dit cent.   Mar 20 Jan - 16:46




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When the hour is nigh And hopelessness is sinking in And the wolves all cry To fill the night with hollering When your eyes are red And emptiness is all you know With the darkness fed I will be your scarecrow You tell me to hold on But innocence is gone And what was right is wrong 'Cause I'm bleeding out So if the last thing that I do Is to bring you down I'll bleed out for you So I bare my skin And I count my sins And I close my eyes And I take it in And I'm bleeding out I'm bleeding out for you.



Le vent soufflait doucement, faisant virevolter son foulard contre sa poitrine. Mais même le souffle frais de la nature ne sut balayer cet air qui ne lui ressemblait point. Son sourire habituel s’était évanoui, ses pupilles éclatantes éteintes dans un mutisme marquant et ses traits teintés d’épuisement semblaient simplement las dans l’instant. Las de cette vie, las de ce combat, las de tourner en rond, qu’après plus de onze ans, rien n’ait changé. Il n’avait jamais autant désiré se poser et vivre tranquillement, comme tout le monde devrait avoir droit, mais on se refusait à lui accorder sa liberté, alors il devait la prendre de force. Et voilà que Taylor se pointait chez lui pour des raisons qui ne lui échappaient point à tout dire. Alvin était perceptif de nature, il n’avait pas été à Serdaigle pour rien, et il savait voir au creux d’un regard, d’un geste, d’une parole les motivations les plus profondes. Et la jeune femme hésitait. Dès l’instant où elle s’était retournée, il y avait lu le doute, l’incertitude… la crainte. Ce n’était pas un hasard si la blonde était venue ici, elle plutôt que quiconque d’autre. Ce n’était pas un hasard si elle le traquait avec autant de ferveur et qu’elle cherchait plus que tout à le voir d’elle-même. Le fugitif ne doutait pas des capacités de celle-ci, mais si on avait véritablement voulu le tuer, quelque chose lui disait que ce n’était pas elle qui serait venu. Immobile pourtant, son corps semblait inflexible,  là-haut sur le toit, profitant de cette vue en plongée sur Taylor qui restait elle-même figée sur place, comme si elle n’osait pas approcher. Outre que sur les lieux, le né-moldu n’avait cependant dressé aucune barrière de protection sur lui-même, vulnérable à la moindre attaque. L’alcool avait légèrement embrumé ses sens il fallait dire et il s’en mordrait bien les doigts dans les minutes qui allaient suivre.

Ce n’était pas de sa nature de prendre un verre de trop, mais il avait la poitrine trop lourde récemment, il l’enivrante arôme de cette boisson avait su momentanément faire évader son esprit vers d’autres rêveries, lui offrant un instant de répit, aussi court fut-il. Un silence plana, mais déjà la concentration du sorcier s’évadait, elle avait cette tendance ces derniers temps à s’égarer dans les méandres agités de son esprit, le rendant plus vulnérable qu’il lui était permis de l’être et c’était sans doute pour cela que les mangemorts étaient parvenus à le traquer jusqu’ici. « Ne jouons pas à ce jeu plus longtemps, tu sais très bien pourquoi je suis venue. Tu es mon ennemi et je suis une mangemorte. Tu connais très bien mes intentions Alvin. Ce n’est pas parce que c’est toi que je fermerais les yeux. Tu sais qu’on te piste depuis plusieurs jours et devine qui s’est portée volontaire pour te régler ton compte. » Les paroles de Taylor parvinrent à l’extirper de ses pensées troubles qui tendaient à vouloir voguer sur d’autres horizons trop facilement, mais pas suffisamment pour le préserver de réagir assez rapidement à ce qui allait suivre. Son regard était grave, même si la jeune femme ne pouvait le voir et il chercha quelque part dans sa gestuelle et ses traits le moyen de lire si elle disait vraiment la vérité. Son ton de voix n’était pas aussi convainquant qu’elle désirait l’admettre. Néanmoins, dans cette manœuvre, il se mit davantage dans une position susceptible de lui nuire, si bien que lorsque la sorcière leva sa baguette pour lui lancer un sortilège informulé, il resta un moment interdit, comme surpris par ce fait. Instinctivement, il sut que la blonde venait de l’empêcher de pouvoir transplaner, ce qui n’était pas à son avantage, là, perché sur un toit d’où il pouvait tomber à tout moment.

Mais ses réflexes étaient lents, trop lents et son corps toujours engourdis par ce poison insidieux qui parcourait encore ses veines. Il n’était pas en état de combattre et lorsque les paroles de la mangemorte résonnèrent à nouveau, son esprit ne l’analysa que trop tard. « Osuquassere » Le sortilège le frappa de plein fouet sur sa main gauche, sectionnant son index dans un craquement qui lui arracha un gémissement de douleur et son premier réflexe fut se mettre à couvert derrière une bouche d’aération sortant du toit. L’adrénaline claqua soudainement dans tout son corps, lui faisant recouvrer les sens qu’il avait perdu à une vitesse phénoménale. Alvin serra les dents avec force pour ravaler l’onde de choc qui se répandit dans toute sa main et risqua un regard vers son doigt qu’il constata légèrement tordu dans un sens qu’il ne devrait pas. Prenant une bonne inspiration, la première chose qu’il fit fut de pointer sa baguette sur sa gorge et de faire en sorte que sa voix résonnerait partout à la fois pour empêcher Taylor de le repérer, puis d’un autre mouvement du poignet, toujours sans dire un seul mot, il se lança un sortilège qui camouflerait le bruit de ses pas. « Bas-toi, tu n’attends que ça toi aussi. » Alvin se déplaça discrètement, profitant de sa hauteur pour que Taylor ne puisse le voir se laisser tomber sur un étage plus bas du toit. Puis, sa voix résonna en échos, partout autour de la jeune femme. « Tu mens comme tu respires. » Car il avait perçu dans sa voix le doute, cette hésitation qu’il ne voyait pas dans les paroles de ceux qui tentaient de le tuer habituellement.

« Tu ne t’es pas portée volontaire pour me tuer. Tu t’es portée volontaire parce que tu as des questions et qu’il n’y a que moi qui puisse y répondre… » Il laissa un silence planer. Avec ses paroles, il cherchait à distraire son attention pendant qu’il contournait le toit, hors de sa vue, mais aussi à la déstabiliser. Alvin voulait faire résonner le doute dans son esprit, plus fort et plus intense. « La Taylor que je connais m’aurait fait bien plus regretter mon inattention. » lança-t-il d’un ton presque moqueur. Lentement, il s’était approché, derrière elle, dans son dos. Sans le moindre bruit, il franchit les quelques pas le séparant d’elle et lorsque son ombre se dressa sur elle, il était déjà trop tard. Sa main libre, bien que ce fût celle avec son index brisé, vint se fermer sur le poignet de Taylor duquel sa main tenait sa baguette et il la força à lui faire face. Sa poigne était ferme et forte malgré la blessure et il fit fi de la douleur qui irradiait dans son doigt, empêchant la sorcière d’user davantage de son arme contre lui. Sa baguette à lui vint trouver appuie contre l’épaule de la blonde, simplement par sécurité plus que par menace réelle. Son regard planté dans le sien, il ne remarqua pas sur le coup ce détail que tentait si bien de lui cacher la jeune femme. « Je n’ai pas envie de me battre, Taylor, je n’attend rien de cela. » commença-t-il lentement d’un ton calme, mais épuisé. « Alors dit moi réellement pour quelles raisons es-tu ici ? Car je n’ai ni l’envie, ni la patience de te combattre et si je dois te répéter le même discourt qu’à notre dernière rencontre, dit-le maintenant, et il me fera plaisir d’ébranler à nouveau les idéaux auxquels tu crois si bien. » Et Alvin ignorait encore à quel point il visait juste dans ses paroles. « J’ai le droit de vivre, moi aussi. » souffla-t-il la mâchoire serrée par l’émotion et il lui sembla qu’un tremblement parcourut son corps. À moins que ce ne fut que son imagination.



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