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 l'heure de la seconde chance | luwen

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victory needs sacrifice ∞ ∆DMIN
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MessageSujet: l'heure de la seconde chance | luwen   Lun 13 Oct - 0:13

l'heure de la seconde chance
lucy et ewen


Le renouveau, la seconde chance, est-ce possible ? Tout a changé : la situation n’est plus la même, les circonstances non plus, ce que l’on ressent. Enfin peux-tu le dire pour lui ? Non, bien sûr que non, tout ceci n’est que supposition. Mais tout de même, difficile de croire, après tout ce qu’il s’est passé, que les sentiments n’aient pas changé, en tout cas pour les apparences. Tu n’es plus cette fille forte, affirmant ses positions, très entourée et renvoyant l’image d’être invincible. Non tu es la traîtresse, la déception. Tu es celle qui s’est écartée du droit chemin à la première grosse difficulté. Où est-elle ta force maintenant ? Pour tous, au fin fond du néant. Pour toi, elle a été mise fort à mal mais elle persiste. Tu as beaucoup douté, tu doutes toujours. Est-ce que le doute disparaîtra un jour ? Sûrement jamais. Il faut savoir vivre avec et garder la tête haute. C’est important pour toi. Tu as trop vécu la soumission, ce sentiment d’être inférieur. En parallèle, ta fierté s’est ultra développée. Oui tu es fière, trop tu veux bien le reconnaître mais tu ne la feras pas disparaître. Tu es fière de ton nom, de ta personne et de tes idées. Peut-être que c’est ce qui te mèneras à ta perte mais tu ne te trahiras pas toi-même. Rester fidèle à soi, ne pas se perdre, c’est tout ce qu’il te reste. C’est la seule à laquelle tu peux te raccrocher et qui te permet de tenir. Fierté, un simple petit mot qui pourtant signifie tellement beaucoup, qui importe tant. Surtout maintenant que tu te sens totalement seule. Roxanne n’est plus là, Adrian non plus, Aeden s’éloigne de toi. Ce n’est pas volontaire mais il a ses propres problèmes à régler. Vous n’êtes pas disponibles l’un pour l’autre, c’est aussi simple que cela et c’est peut-être mieux ainsi. Moins il est impliqué, mieux c’est. Ton besoin de protéger les autres qui ressort. Tu ne peux pas protéger tout le monde, tu le sais pourtant mais tu ne peux t’empêcher d’aider le plus de gens. Tu fais le plus possible, toujours. Tu ne peux vraiment pas t’en empêcher. C’est un instinct primaire, une sorte de force psychique mystique (désolé c’est la psycho qui parle ;p).

Aeden il te manque pourtant. Ça partira avec le temps, tu le sais ou au moins tu l’espères. Tu en as marre de souffrir, de regretter les personnes que tu as perdues. STOP, tu ne peux plus. Il te faut penser à autre chose et justement aujourd’hui est le jour parfait pour cela. En effet, c’est la journée de la sortie à Pré-Au-Lard. Tes sorties sont rares depuis Code Phénix, tu savoures donc chacune d’elles. Sortir le temps de quelques heures hors de l’enceinte de l’école représente une véritable bouffée d’air frais. Une pause dans ces responsabilités qui te pèsent tant. Tu les as cherchées certes mais tout de même, elles n’en restent pas moins difficile. Alors sortir dehors, ça te donne un avant-goût de la suite, de ta sortie définitive. Tu rêves d’ailleurs, de quelque chose de plus grand qui dépasse largement cette école. Enfin bref, cette sortie est un peu particulière. Tu as un rendez-vous mystérieux avec Ewen. Tu t’es demandée et redemandée si c’était une bonne chose de venir. Tout ce mystère avec Ewen alors que vous vous êtes quittés sur la promesse d’une seconde… Tu es toujours avec Adrian en plus de cela. Tu ne sais pas où il est, ce qu’il lui arrive mais tu l’aimes. Ce n’est pas quelque chose qui se contrôle. Et pourtant, ce rendez-vous pourrait être sympathique. Cela pourrait être une bonne surprise. Oui tu iras parce que tu sais que c’est la bonne chose à faire pour tout le monde. Peut-être que tu seras très surprise encore une fois. Tu ne dois pas réfléchir, pense au présent. Et se détacher d’Adrian, tu sais que c’est vital, encore plus maintenant que tu ne sais pas où il est. Tu dois te protéger et cela passe par un éloignement pour pouvoir prendre du recul et que ça te touche moins. C’est cruel de penser de cette manière mais tu n’as pas le choix.

Enveloppée sous ton grand manteau noir et ton bonnet de la même couleur, tu es des plus discrètes. Aujourd’hui il ne neige pas mais il y en a encore un peu le long de la route. Tu aimes bien la neige, tu trouves ça assez féerique. C’est beau ce spectacle et en même temps tellement simple. C’est sûrement ce qui fait sa beauté d’ailleurs. Tu attardes ton regard sur le paysage quelques instants. Mais très vite tu recommences à avancer. C’est pas ton genre, d’être en retard, non tu aimes la ponctualité dont tu te fais un devoir de l’être au maximum. Tu ne sais pas ce qu’Ewen te réserve. Tu ne préfères même pas l'imaginer parce que tu sais bien que tu seras complètement à côté de la plaque. Ce n'est pas que tu sois bête, c'est juste que tu ne fais pas le poids face à Ewen. Tu as bien été incapable de suivre ses plans la première fois. Tu as eu du mal à t'en remettre, maintenant ça va. Et tu n'as pas aussi pu prévoir la fois où il t'a isolé dans une pièce pour vider son sac. Donc non, clairement tu ne fais pas le poids pour comprendre la personne. Ce n'est pas grave. Il est sûr que c'est un peu frustrant mais tu vis très bien avec. Et puis, ça a aussi un petit côté excitant. Ne jamais savoir, toujours être surprise. Bien sûr, à condition que la surprise soit bonne mais tu ne te fais pas de soucis de ce côté-là. Non, pourquoi faire tous ces efforts si c'est pour la berner de nouveau ? Ça te semble complètement surréaliste. Personne ne se donnerait autant de mal, non personne. Et si jamais c'était le cas, serais-tu capable de t'en remettre ? Mais quelques fois l'adage « trop bonne, trop conne » se montre irrévocable. Tu espères jusque ça ne sera pas le cas aujourd'hui avec Ewen. Tu as décidé de lui accorder une seconde chance. Tu as mis tes a priori de côté. Tu lui accordes vraiment une seconde chance. Tu ne fais pas semblant, tu ne lui donnes pas d'illusions. Non, tu l'as promis, tu le fais. C'est bien pour cela que tu es là aussi aujourd'hui.

Tu es arrivée devant le lieu du rendez-vous, enfin si tu as bien compris le message. C'est un endroit que tu ne connais pas. Tu ne sais pas si tu dois entrer. Tu ne préfères pas, on ne sait jamais. Non tu vas attendre Ewen sagement devant la porte. Tu espères qu'il sera là, qu'il ne te laissera pas en plan. De toutes les manières, tu pourras toujours aller te promener dans les différentes boutiques du village sorcier si jamais il ne vient pas mais il va venir. Il t'a fixé rendez-vous, ça serait tout de même un comble qu'il ne vienne pas au final. Détends-toi, tout va bien se passer. Tu n'as pas à commencer à devenir nerveuse. Tout allait bien jusqu'à présent. Peut-être est-ce parce que tu es arrivée que tu commences à stresser. Ce stress bénéfique qui montre qu'il y a un enjeu. Mais quel enjeu au juste ? Tu serais bien incapable de dire lequel précisément. Non tu sais pas. Tu es juste là, attendant Ewen McDonagh ne sachant pas du tout ce que la suite te réserve mais ça, tu vas pas tarder à le savoir.
electric bird.

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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Mer 15 Oct - 2:25

L'heure de la seconde chance


Cela faisait longtemps que tu y songeais. En fait, cela faisait plusieurs mois que tu te triturais les méninges à la recherche d’une idée géniale, d’une idée qui ferait qu’elle retomberait dans tes bras. Depuis que Lucy t’avait laissé une seconde chance, cela n’avait pas quitté tes pensées. Au départ, tu n’en étais pas revenu, tu n’y croyais pas. Tu n’imaginais pas un seul instant qu’elle puisse accepter, mais tu étais tellement heureux. Tu étais comme un gamin qui ouvrait ses cadeaux pour la première fois, et c’était un peu ce que c’était. Un cadeau inespéré. Après tant d’années à lui courir après pour pouvoir enfin t’expliquer alors qu’elle te fuyait, elle changeait complètement de comportement et acceptait de te laisser une seconde chance. Cette chance, c’était la chance de ta vie de reconquérir celle que tu aimais et tu comptais bien ne pas la foirer. Tu avais préféré prendre ton temps plutôt que de te précipiter. Tout devait être parfait !

Mais n’avais-tu pas attendu un peu trop longtemps ? Tu savais les rumeurs que colportait la Gazette du Sorcier mieux que personne. Elles te faisaient mal, te faisais peur. Et si tu avais laissé passer ta chance en réfléchissant un peu trop plutôt qu’en te lançant dans le bain directement ? Mais tout ça, c’était le fruit d’une réflexion stratégique au départ. D’abord tu avais décidé d’attendre, et puis, il y avait eu le Code Phénix. Tu avais bien remarqué à quel point cela avait affecté la fille Weasley. Un changement de camp, ce n’était pas rien. Tu ne comprenais toujours pas pourquoi elle avait fait ça. Si tu savais bien quelque chose de la poufsouffle, c’est qu’elle était une résistante dans l’âme, que jamais elle ne changerait de coté. Et pourtant… Et puis, elle avait coupé les ponts avec sa famille alors que tu connaissais l’importance de celle-ci pour elle. Que s’était-il passé ? Tu avais eu peur qu’elle n’est vraiment plus changé que ça, qu’elle ne soit plus celle que tu aimais, dont tu étais profondément épris.
 
Tu lui avais laissé le temps de se construire sa nouvelle vie. Et puis tu lui avais laissé celui de pleurer ses morts. Même si tu aurais aimé être là pour elle à ce moment précis, tu savais que ce n’était pas le moment de l’embêter avec un rendez-vous. De plus, tu savais que ce serait voué à l’échec. Il était évident qu’elle devait avoir d’autres choses en tête qu’un ex qui lui avait brisé le cœur. Il était évident que qu’il y avait des problèmes bien plus importants pour elle que toi. Et pourtant tu aurais aimé être là à ce moment précis pour l’aider. Mais c’était de ta faute si tu ne le pouvais pas. Tu avais foiré bien des années plus tôt et tu payais les pots cassés. Tu aurais dû lui expliquer lorsque ça s’était passé. Mais te rendant juste compte que tu avais fait une erreur et que tu t’étais trop attaché à elle tu avais préféré fuir comme un lâche et tu l’avais perdu.
 
Mais maintenant tu étais prêt. Tu avais attendu encore plusieurs mois pour pouvoir enfin mettre ton plan à exécution. Tu avais du faire parler quelques poufsouffles pour être sûr qu’elle serait de sortie à Pré-Au-Lard. En effet, il n’était pas bon d’être un Weasley dans les temps actuel pour quitter le château, que l’on soit obscur ou non. Tu avais demandé de l’aide à Aemon, et ça t’avais été bien utile. Cela faisait maintenant presque six mois que vous étiez en septième année mais c’était votre première sortie commune à Pré-Au-Lard. Tu lui avais envoyé une lettre, ou plus précisément une énigme. Tu savais qu’elle comprendrait que ça viendrait de toi, elle devrait reconnaitre ton écriture. Mais au cas où tu avais signé celle-ci. Normalement, elle comprendrait où elle devrait te rejoindre. Tu savais qu’elle était douée pour les énigmes et codes secrets. Tu espérais désormais juste ne pas t’être trompé sur tes choix.
 
Tu avances lentement dans le petit village de Pré-Au-Lard, le ventre noué. Même si tu sais que normalement tout devrait bien se déroulait tu ne peux t’empêcher de craindre le pire. Tu sais qu’elle a retrouvé quelqu’un en la personne d’Adrian. Et même si celui-ci a mystérieusement disparu, tu ne peux arrêter de penser au fait qu’elle pourrait te dire du départ qu’elle est en couple. Tu sais que c’est le cas même si ce n’est pas officiel. Tu n’es pas la personne qui cherche des informations sur les autres pour rien. Si tu n’étais pas un minimum bon, personne n’accepterait de te payer. Mais ils continuent parce que tu es doué dans ce domaine. Et la recherche passe par la lecture de ce ramassis de ragots que peut être la Gazette du Sorcier. Un article, c’est une rumeur, fondée sur un fait ou non, deux articles cela commence à être déjà plus sérieux, mais trois, tu y crois sans te poser beaucoup de questions. Déjà qu’il y a toujours du vrai derrière une rumeur, lorsque plusieurs articles en parlent à quelques temps d’intervalles, il y a beaucoup de preuves.
 
Tu la vois au loin, elle attend sous la neige ne sachant que faire. Tu souffles un grand coup pour te donner du courage. Tu flippes à mort ce qui est normalement assez rare dans ton cas. Tu es quelqu’un de calme qui ne se laisse pas emporter par ses émotions et qui ne craint pas grand-chose. Beaucoup de questions te viennent à l’esprit ? Et si elle savait pour la mystérieuse inconnue du bal au début d’année ? Et si elle savait ce qu’il se passe entre toi et Mahault ? Et pourtant ça ne veut rien dire… Elle aime Anthony, tu es amoureux de la Poufsouffle, mais pourtant… Maintenant que tu la vois au loin tu réagis que cette erreur pourrait t’être fatale si quelqu’un l’avait appris. Tu lances le sort que tu avais prévu, des dizaines de papillons en papier se mêlent à la neige et tournent autour de la septième année. D’un coup de baguette tu entrouvres la porte. Et puis, tu arrives. « Salut… » Tu sais que tu as l’air idiot, tu ne sais pas vraiment comment te comporter avec elle. Ce n’est pas comme si votre relation avait toujours été au beau fixe.
 
Gentleman que tu es, tu lui ouvres la porte en entier et la laisses entrer. S’il y a les Trois Balais à Pré-Au-Lard, il y a également celui-là. Il est bien moins connu et seul un très faible nombre s’y rend. Caché à l’arrière boutique d’un magasin de babioles et d’antiquité, tu sais qu’ici vous serez tranquilles, personne ne viendra vous y déranger. « Je sais que c’est pas l’endroit le plus cool de la Terre mais je me suis dit qu’il valait mieux être discret. » Tu dis ça comme pour te justifier mais aussi pour lui expliquer. Et puis, vous vous êtes déjà rendu dans ce magasin mais pas dans la partie café de l’arrière. Aujourd’hui tu n’as pas envie d’être sujet de ragots, encore moins s’il ne se passe rien entre vous au final. Et quand bien même, qui aurait voulu être jugé ? Tu l’entraines à l’arrière derrière toi et te diriges vers une table. Vous vous asseyez face à face. D’un coup de baguette tu changes l’atmosphère autour de votre table en quelque chose de plus joyeux, de plus coloré et surtout de moins vieillot. C’est dans les tons jaunes, la couleur de la maison de la jeune femme, des tons lumineux et non sombres. De nouveaux petits papillons apparaissent, encore plus petits cette fois et plus calmes. S’ils volent, c’est plus lentement, en ne battant presque pas des ailes. « Tiens, cadeau. J’ai pas oublié… » Tu laisses ta phrase en suspend et lui souris en lui tendant un paquet de patacitrouilles dans un emballage cadeau. Tu savais qu’elle reconnaitrait directement ce que c’était mais tu t’en moquais. Comment oublier à quel point elle peut aimer ces bonbons là ?C’était ce que tu lui avais acheté la première fois et tu le faisais de nouveau. Tu savais qu’avec Lucy, une boite de ces bonbons, ceux qu’elle préférait et auxquels elle était accro, était le meilleur cadeau qu’elle puisse recevoir.


Dernière édition par Ewen McDonagh le Sam 22 Nov - 6:50, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Jeu 16 Oct - 22:13

l'heure de la seconde chance
lucy et ewen


Tu as un peu froid mais tu tiens bon. Ça ne devrait pas être long avant qu’Ewen se manifeste mais il est vrai qu’en voyant la fumée s’échapper des cheminées, tu rêves d’être assise au près d’un bon feu comme c’est souvent le cas chez tes grands-parents. Oui, tout le monde se met autour de la cheminée chez Molly et Arthur Weasley. On passe alors le temps à manger de succulents gâteaux faits maison et l’on discute de tout et de rien. Mais ses souvenirs se font déjà bien vieux, tu n’étais encore qu’une gamine et maintenant tout est tellement différent. Le Lord ayant fait quasiment éradiquer une génération entière de Weasley. Ce n’est pas le moment de penser à cela, tu ne peux plus rien changer et être triste à nouveau ne t’apporterait rien de bon. Tu le sais, tu tentes de l’accepter un peu plus chaque jour. Ce n’est pas chose facile mais tu essayes encore et toujours. La tête haute, Lucy c’est tout ce qui compte. Tout à coup, tu vois pleins de petites choses se rapprochaient de toi. Ça vole mais tu as du mal à percevoir ce dont il s’agit. Ça se rapproche encore pour voler tout autour de toi et là alors tu reconnais la forme. Ce sont des petits papillons de papier. Tu souris un peu bêtement. Tu trouves l’attention charmante. Ce n’est pas grand-chose mais c’est ce qui fait sa beauté justement sa simplicité. Ewen se donne du mal, tu peux le voir. « Salut… » Il a surgi de nulle part, enfin de derrière la porte mais tu es surprise. Pour le coup, on peut dire que l’effet est réussi car c’est sûrement ce qu’il cherchait vu tout le mal qu’il s’est donné. Le temps de te remettre de tes émotions, tu souris avant de répondre : « Salut. » Il te semble que vous restez quelques instants à vous regarder. Un peu gênés ? Sûrement. Comme tu l’as déjà vu, votre dernière entrevue remonte à pas mal de temps et tellement de choses se sont produites entre temps. Il ne doit pas trop savoir comment agir, comme toi en fait. Mais enfin, il ouvre la porte en grand et te laisse passer. Tu ne te fais pas prier et tu rentres attirée par la chaleur qui se dégage de la pièce. La température n’a rien à voir, il fait bien meilleur à l’intérieur. De tes yeux avides de connaissances, tu commences à regarder autour de toi. Le lieu est charmant. Tu le connais, tu es déjà venue mais il te dirige vers la partie café. Une partie que tu ne connais pas. Tu aimes cela justement, quelque chose de nouveau c’est toujours plus excitant qu’un lieu bien connu. « Je sais que c’est pas l’endroit le plus cool de la Terre mais je me suis dit qu’il valait mieux être discret. » Être discret ? Pourquoi ? Cela éveille ta curiosité, pourquoi cherche-t-il la discrétion avant tout ? Peut-être parce qu’il n’a pas envie qu’on les voit ensemble. Mine de rien, ça te perturbe. Tu n’arrives pas à comprendre pourquoi cette réflexion. La discrétion c’est ton créneau depuis quelques temps, ça ne devrait pas te gêner. Puis tu réfléchis, peut-être que c’est juste pour qu’ils soient plus tranquilles. Aucun n’a envie que d’autres personnes s’en mêlent. Il n’y a pas à aller chercher plus loin. De toute manière, tu arrêtes d’y penser, ça ne sert à rien de perdre du temps avec des réflexions débiles.

Il t’amène jusqu’à une table et tu t’assois en face de lui. Tu décides alors d’enlever ton bonnet libérant tes cheveux bruns ondulés. Tu les as coupés, il y a peu histoire de les rafraîchir un peu. Tu as à présent un carré. Ça change un peu mais pas tellement en même temps. Etrange, hein ? C’est sûr. Tu enlèves aussi ton manteau laissant apparaître ton pull doré foncé sur laquelle apparaît un « L » majuscule noir. C’est le pull que t’as envoyé ta grand-mère pour Noël. Elle pense toujours à sauvegarder ses traditions malgré les temps qui courent et les drames vécus. Tu as versé une larme en le recevant et tu le portes le plus possible. Tu sais que ça t’a valu des réflexions mais tu t’en fous, c’est un pull. Tu portes les vêtements que tu veux et au bout d’un moment, tu ne peux pas contrôler chacun de tes sentiments. En portant ce pull, c’est aussi une manière de lâcher prise. Tu vois alors d’autres papillons tournaient doucement autour de vous, ils sont jaunes. Décidément, Ewen ne laisse rien au hasard. Ça ajoute une petite touche féérique à l’ambiance. « Tiens, cadeau. J’ai pas oublié… » Et il te tend un paquet de patacitrouilles. Tu l’acceptes en lui disant merci mais ton cœur se sert. Les patacitrouilles c’est tellement l’ancienne toi, ça. Tu n’en manges plus tellement à présent. Ça semble tellement surréaliste toi qui étais accro à ses sucreries. Tu aurais tellement fait pour en avoir et maintenant tu en mangeras une et c’est tout. C’est triste mais tu sais là aussi qu’il te faut en manger une sinon ça ne serait pas récompenser ses efforts. Tu ouvres donc le paquet et en attrape une que tu mets directement dans ta bouche. Tu tends le paquet vers Ewen pour qu’il se serve aussi. « Tu n’as rien laisser au hasard à ce que je vois. » Ca n’avait rien de négatif, c’était juste sa franchise légendaire qui s’exprimait. Toujours là, celle-là quelque part. « Et merci pour les patacitrouilles, vraiment. C’est gentil d’y avoir pensé mais tu sais je suis beaucoup moins accro qu’avant. » Pourquoi mentir ? Il va s’en rendre compte très vite si ce n’est pas déjà fait. Et puis, tu ne vois aucun intérêt personnel à mentir. Les choses sont ainsi à présent, c’est tout, pas de quoi en faire tout un drame. Tu tires sur les manches de ton pull comme pour te rassurer. De quoi ? Tu ne sais pas, ça te donne juste de la contenance. « Très astucieuse ton énigme. Elle m’a fait réfléchir. »
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Lun 27 Oct - 12:00

L'heure de la seconde chance


Tu ne sais pas comment agir face à elle. Certes, depuis tant de temps tu ne rêvais que de ça qu’elle te laisse une seconde chance. Mais à présent, tu ne sais plus vraiment. Cela fait tellement de temps que vous n’avez pas parlé, tellement de temps qu’elle t’ignorait et te détestait. Alors que tu t’approches d’elle, tu sens ton cœur qui bat plus vite. Tu sais que cette chance, c’est la dernière. Tu la saisis ou tu l’oublies. Tu as préféré attendre un peu que les choses se tassent de son coté avant de l’inviter mais désormais ça fais plusieurs mois. Beaucoup de choses lui sont arrivé et tu ne sais pas trop comment te comporter. Ce n’est plus la gentille petite résistante, c’est une personne qui s’est battu qui s’est faite prendre et qui a tout perdu qui se tient devant toi. Tu sais qu’il ne faut pas que tu abordes le sujet mais tu te poses énormément de questions sur comment elle va réagir et si elle a autant changé que certains le disent. Au plus profond de toi, tu pries pour que ce ne soit pas le cas. tu lis dans son regard qu’elle aussi est gênée. Vous faites une belle paire.

 
Tu l’entraines alors à l’intérieur d’une petite boutique. Tu sais que c’est vieillot mais vous y serez tranquilles. Tu ne savais pas si elle voulait qu’on vous revoit ensemble ou si elle préférait rester discrète. Peut-être n’avait-elle pas envie de faire la Une de La Gazette le lendemain même. Dans ce cas, il était évident qu’il fallait que vous restiez dans un endroit moins visité. Et puis, il fallait l’avouer tu craignais un peu les réactions des proches de la Poufsouffle. Tu savais qu’ils n’approuveraient pas et tu n’avais pas envie d’être une fois de plus leur victime, tout du moins tant que rien n’était sûr. Et là, c’est sûr que personne ne vous embêtera comme ça aura pu être le cas dans un endroit où tous les élèves se rendent. Non mais, imaginez aux Trois Balais, tout le monde fait toujours des remarques et ensuite tout le monde y va de ses commentaires, merci bien, mais tu n’avais pas envie de lui parler sous une pluie de remarques de la part des plus jeunes années.
 
Après que vous vous soyez installés, tu sors le paquet de bonbons que tu lui as acheté. Tu sais que ça va lui plaire. Elle est tellement fan et accro des patacitrouilles. S’il y avait bien une chose pour toute cette après-midi pour laquelle tu es sûr de toi, c’est bien celle-là. On peut changer de camp, se poser des questions sur ses choix, avoir un nouveau caractère suite à des épreuves durant sa vie, mais une addiction comme celle là, ça ne se perd pas ! Tu la regardes ouvrir le paquet et en prendre une. Mais tu sens qu’il se passe quelque chose du coté de la poufsouffle. En a-t-elle tellement mangé qu’elle ne les supporte plus ? Tu en prends une dans le paquet qu’elle te tend. En soit, c’est pour elle que tu l’as acheté, même si tu aimes bien les patacitrouilles - qui n’aimerait pas – ce ne sont pas tes bonbons préférés. Tu le laisses fondre sous ta langue alors que Lucy ouvre la bouche. « Tu n’as rien laissé au hasard à ce que je vois. » Tu lui fais un léger sourire. Elle avait remarqué elle aussi. « Et merci pour les patacitrouilles, vraiment. C’est gentil d’y avoir pensé mais tu sais je suis beaucoup moins accro qu’avant. » Quoi ? C’était une blague ? Maintenant tu comprends mieux sa première réaction lorsqu’elle avait vu le paquet de bonbons. Tu te dis qu’en fin de compte, les choses ont vraiment changé sans que tu ne le saches de son coté. Ça ne va pas être simple de rattraper le temps perdu si elle te laisse une seconde chance jusqu’au bout. Il y a peut-être tout simplement trop de choses qui ont changé. Mais tu t’accroches, tu n’as pas attendu pour rien. Tu ne sais pas quelle tête tu fais. Sûrement une tête légèrement déçue par ce qu’elle vient de te dire. Parce qu’avec des patacitrouilles tu étais vraiment sûr de toi. En même temps, n’importe qui aurait dû être sûr de lui en en offrant à la fille Weasley. Il n’y avait pas que les personnes proches d’elle qui savaient qu’elle aimait particulièrement ces sucreries, tout le château le savait également.
 

Tu la regardes tirer sur les manches de son pull. Elle te parait assez nerveuse, mais tu l’es aussi. Ton regard se pose sur la lettre au centre de celui-ci. Un pull de sa grand-mère Weasley. Tu le sais, tu as déjà vu certains des autres membres de sa famille avec un pull tel celui-là. Souvent c’était leur cadeau de Noël. Tu ne peux t’empêcher de laisser un sourire t’échapper en pensant au nombre de pull qu’elle doit à présent confectionner. La famille Weasley n’est pas la plus petite famille existante ! « Très astucieuse ton énigme. Elle m’a fait réfléchir. » Tu souris. Tu es content de toi. Tu savais qu’elle aimait bien les énigmes. Pour ça au moins ça n’a pas changé. « Je savais que tu étais douée, alors je l’ai pas faite trop simple, tu aurais trouvé trop vite. » Tu lui lances un regard légèrement moqueur. Elle avait toujours été douée en énigme, il avait juste fallu que tu en crées une intéressante. Cette idée de l’énigme, c’était ce que tu avais eu en premier et ce qui t’avait presque demandé le moins de temps de réflexion. Parce que pour le reste… Qu’est-ce que tu avais dû te creuser la tête. « J’ai quand même une petite question, parce que ça devient une grande énigme pour moi en ce moment. Comment as-tu pu passer d’une personne accro aux patacitrouilles à la personne qui se tient de l’autre coté du paquet sans taper dedans ? » Tu lui fais un léger sourire. Cette question, tu es sûr qu’elle serait sur le bout des lèvres de tout le monde s’il savait qu’elle en mangeait moins, beaucoup moins qu’avant. Et toi, ta curiosité légendaire ne t'as toujours pas laché. Alors tu as posé la question. Avant qu’un nouveau silence gênant ne s’installe entre vous, tu lui demandes. « Qu’est-ce que tu veux boire ? » Tu es presque sûr de la réponse, mais bon, peut-être que ça aussi ça a changé…


Dernière édition par Ewen McDonagh le Sam 22 Nov - 6:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Jeu 20 Nov - 10:51

l'heure de la seconde chance
lucy et ewen


Il sourit, tu trouves ça charmant. Ewen est joli garçon et quand il sourit, tu lui donnerais le monde. T’y as cru, toi la première quand treize ans à peine, il est venu vers toi avec le même genre de sourire. Il t’a souri, c’était fini. T’étais conquise avant même qu’un premier rendez-vous ne soit fixé mais il a bel et bien était fixé et tout a commencé. Ewen et Lucy, Lucy et Ewen. C’était beau sur papier, c’était beau dans la réalité également jusqu’à ce que ça devienne moche. Fin tragique d’une histoire qui avait pourtant tout pour durer. On connaît les faits, pas la peine d’en reparler. Et pourtant, si ça ne s’était pas passé comme cela, vous ne seriez pas là aujourd’hui dans ce bar. Devez-vous regretter ? Tu ne sais pas, Lucy. Tu ne sais plus grand-chose à la vie. Plus elle passe, plus tes certitudes trépassent. « Je savais que tu étais douée, alors je l’ai pas faite trop simple, tu aurais trouvé trop vite. » A ton tour tu souris. Il te complimente, c’est vraiment charmant. Ce petit sourire moqueur, même ça tu ne lui en veux pas. Ce n’est pas méchant, ça fait partie du jeu. Mais de quel jeu ? Le jeu de la séduction, n’est-ce pas ce qui se passe entre vous deux ? Tu le séduis toi ? Alors peut-être que c’est naturel car tu ne t’en rends pas compte. Tu ne fais pas d’efforts particuliers, tu n’es pas prête pour ça, pas la tête à ça non plus. Mais tu ne t’interdis rien. Tu ne sais pas ce qui peut se passer, ce qui peut arriver. A quoi bon s’enfermer dans des cases ? La vie est trop courte, tu souffres déjà à mettre tout le monde à l’écart. Ewen, pourquoi lui aussi le mettre à l’écart quand tu lui as promis une seconde chance ? Tu ne veux pas décevoir tout le monde même si c’est inévitable. T’as pas envie de te plaindre, c’est pas tellement dans ta nature de toute façon. Mais c’est plus fort que toi, ça sort pas de ta tête. T’arrive pas à penser à autre chose. « J’ai quand même une petite question, parce que ça devient une grande énigme pour moi en ce moment. Comment as-tu pu passer d’une personne accro aux patacitrouilles à la personne qui se tient de l’autre coté du paquet sans taper dedans ? » Ah cette fameuse question. Comment faisais-tu ça Lucy ? Tu vois bien, que c’est sur les lèvres de tous les curieux. Il n’y avait pas grand-chose à expliquer, tu avais perdu l’appétit des patacitrouilles. Tu avais grandement perdu l’appétit de toutes les manières. Ça ne se voyait pas sous ton gros pull mais avec des vêtements plus saillants, ça se voyait. Tu n’étais pas anorexique non plus, tu perdais juste de l’appétit, toi la gourmande invétérée.

Enfin, il fallait bien que tu répondes même si ce n’était pas bien passionnant. Mais il ne t’en laisse pas le temps. « Qu’est-ce que tu veux boire ? » Ah, oui tu avais bien envie de boire alors tout naturellement tu lui réponds : « Une bièreaubeurre s’il te plait. » La bièreaubeurre, c’était la base. La boisson que tu prenais toujours quand tu sortais avec des amis ou pas. C’était commun à tous. Enfin, Ewen commande. Tu attends qu’il finisse avant de répondre enfin à sa question. « Les gens changent, tu sais. J’ai, hum, perdu un peu l’appétit. Peut-être que mon corps a fait une overdose. » Sourire gêné. Tu n’as pas envie qu’il s’inquiète pour toi. Tout le monde s’inquiète pour toi, ça te pèse. Tu veux juste que vous passiez un moment sympa. Ton objectif est donc de détourner la conversation et rapidement. « Alors dis-moi depuis combien de temps tu prépares tout ça ? En tout cas merci, je trouve l’attention vraiment délicate et charmante. Je ne sais pas tout ce que tu as prévu mais franchement, tu n’aurais pas dû. » Tu fais une pause avant de rajouter : « Je me sens pas du tout à la hauteur car je n’ai rien prévu moi. Et puis, je mérite pas tout ça mais merci, encore. » C’est vrai, il se donne du mal, tu peux le voir, le sentir. Et toi, t’es là, avec rien de certain à lui offrir et sûrement rien. Là encore, tu ne demandes qu’à être surprise mais tu ne peux t’empêcher d’être pessimiste. En même temps vous vivez dans tes temps tellement sombres qu’il est très difficile de croire que les choses vont s’arranger. Y a-t-il un avenir brillant pour vous et les autres ? Ou n’allez-vous connaître que la guerre et tout ce qu’elle entraine sur son passage ? Tu espères que ça s’arrange mais plus le temps passe et plus tu vois tes espoirs s’envolaient. La mort de ton père ayant été un énorme facteur dans ce processus, explosant tous tes rêves de félicité.   
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Sam 22 Nov - 5:46

L'heure de la seconde chance


Lorsque tu la vis, tu ne pus empêcher ta bouche de s’étirer dans un immense sourire. Elle était là, devant toi. Depuis le temps que tu attendais ce moment. Tu n’y croyais toujours pas. Tu ne pensais pas concevable qu’elle t’accorde une seconde chance un jour, qu’elle te reparle un jour, tout court. Tu avais dû te battre, mais aujourd’hui alors que tu te tenais en face d’elle dans cette petite arrière-boutique tu ne le regrettais pas. Tu n’avais presque vu personne depuis elle trois ans plus tôt. Enfin, dernièrement si. Tu te posais beaucoup de questions vis-à-vis de Mahault. Vous vous attiriez c’était indéniable, mais Lucy, c’était quand même quelque chose d’autre. Avec elle, ça avait toujours était génial, même si c’était du bidon. C’était tellement simple entre vous. Peut-être que ce n’était qu’un souvenir et que suite à ce rendez-vous ça ne marcherait pas. Mais au moins ce serait clair, tu te rendrais compte que ce n’était plus possible et tu passerais à autre chose. Tu ne l’imaginais tout de même pas. Tu savais qu’elle avait changé, mais ce ne pourrait pas être au point qu’elle ne te plaise plus.
 
Si la première fois, ça avait été simple, tu savais qu’aujourd’hui ce ne serait pas le cas. Lucy serait forcément sur ses gardes. Elle t’avait avoué ressentir peut-être encore quelque chose pour toi, mais vu ce qu’il s’était passé la première fois, tu ne peux lui en vouloir d’être méfiante. Pourtant, elle doit avoir désormais compris que tu ne pourras plus lui faire de mal. Tu as réussi à regagner la confiance de Louis, celui par lequel tu l’as connue. Il t’a quand même sauvé la vie ! Tu te demandes tout de même comment tout cela va se passer. Si elle a changé, ce n’est pas sur les énigmes, elle a toujours été des plus douées. Avec une telle perspicacité, ce n’est pas chez les noirs et jaunes qu’elle aurait dû finir mais chez les aiglons. Et pourtant, c’est pour sa loyauté qu’elle n’y a pas été, tu en es sûr. Aujourd’hui, certains en riraient bien avec son changement de clan. Qu’est-ce que tout le monde peut être imbécile de temps en temps ! Tu te doutes de ce qu’elle manigance, tu ne vois pas comment elle aurait pu changer de sa propre volonté. Mais c’est son problème et ce n’est certainement pas de ça que tu as envie de parler en ce samedi du mois de février. Après tout, à quoi bon lui rappeler les mauvais souvenirs du printemps et de l’été précédent.
 
Lorsqu’elle t’annonce qu’elle ne mange plus trop de patacitrouilles, tu te poses tout de même quelques questions. Ou plus précisément tu ne comprends pas comment cela peut être possible. Mais avant qu’elle ne te réponde, tu lui demandes ce qu’elle veut boire. « Une bièreaubeurre s’il te plait. » Tu appelles le serveur et commandes. Toi aussi tu prends une bièreaubeurre. C’est vraiment pour laisser une possibilité de choix à la personne que tout le monde pose cette question car la réponse est toujours la même. Lors de toutes les sorties, quelque soit la personne, c’est toujours la même boisson qui est commandée par tout le monde à Poudlard.  « Les gens changent, tu sais. J’ai, hum, perdu un peu l’appétit. Peut-être que mon corps a fait une overdose. » Elle avait attendu la fin de la commande avant de répondre. Tu ne peux t’empêcher de sourire lorsqu’elle évoque une overdose. Tu fais semblant de ne pas relever la première partie de sa phrase. Tu n’as vraiment pas envie qu’elle est trop changé. Tu espères qu’elle reste celle que tu idéalises peut-être un peu trop. « Vu tout ce que tu as pu manger, c’est même plus étonnant. » Tu avais bien vu qu’elle n’était pas à l’aise suite à sa précédente remarque, ou plutôt la question que tu avais posée. C’est ça de s’être entrainé depuis pratiquement sept ans à l’art de l’observation, de l’espionnage et de la recherche d’informations. Les choses telles que celles-là ne t’échappes plus. Peut-être qu’elles ne t’échappent plus assez parfait. Il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas voir. Tu lui fais un léger sourire. Tu as envie de changer de sujet, mais c’est elle qui le fait en premier. Et heureusement, parce que ce n’était pas évident de trouver une idée intelligente là, sur le moment. « Alors dis-moi depuis combien de temps tu prépares tout ça ? En tout cas merci, je trouve l’attention vraiment délicate et charmante. Je ne sais pas tout ce que tu as prévu mais franchement, tu n’aurais pas dû. » Tu détournes le regard tout en tentant de lui cacher la grimace qui s’installe sur ton visage. Si elle savait. Tu ne sais pas si tu dois lui mentir ou lui dire vraiment pourquoi tu ne l’as pas invitée avant. Tu n’as pas envie de lui rappeler des souvenirs certainement encore douloureux. Tu ne sais pas quoi faire, mais elle enchaine presque aussitôt. « Je me sens pas du tout à la hauteur car je n’ai rien prévu moi. Et puis, je mérite pas tout ça mais merci, encore. » Tu plantes tes yeux dans les siens. Jamais tu ne lui avais demandé de prévoir quoi que ce soit, ce n’est pas vraiment le principe d’un rendez-vous. Surtout que ce n’est pas vraiment à elle de tenter de te récupérer. « T’inquiète, c’est moi qui t’es invité, pas le contraire. » Tu lui fais un sourire charmeur. Après tout, il parait que tu plais à de nombreuses filles vu les articles de la Gazette… Mais c’est différent avec Lulu. Tu fermes les yeux quelques instants, posant ton regard sur tes mains. Le temps de la réflexion avant la réponse est enfin arrivé. Même si tu sais que la poufsouffle se tenant en face de toi n’aime pas paraitre faible, tu sais aussi que certaines choses sont mieux lorsqu’elles restent sous silence. « Ca fait des mois que j’y pense. Enfin, plus ou moins. J’ai commencé à y penser après que tu m’aies laissé une seconde chance. » Tu marquas un court temps d’arrêt. Tu te disais que tu aurais peut-être du éviter. Ca faisait plus de six mois, c’était quand même énorme. Mais tu te repris. « Et puis après, même si c’était prêt, j’ai préféré attendre, c’était pas le bon moment. » Inutile de donner plus d’explications, elle était intelligente et elle comprendrait. Enfin, tu le pensais. « Mais c’est vers le mois de novembre que j’ai lancé le truc. Mais avec le peu de sortie qu’on a… Et puis, c’est quand même plus sympa d’être à Pré-Au-Lard qu’à Poudlard. » Les sorties, ce n’était pas de ton coté que ça posait problème. En tant que préfet, tu pouvais sortir à chacune d’entres elles, ce n’était pas le cas de la Weasley. Les enseignants faisant tout pour qu’elle ne puisse pas quitter le château. Tu étais heureux de ne pas avoir à porter son nom de famille dans le contexte actuel. Au moins à Pré-Au-Lard même si vous étiez contrôlés, ça l’était toujours moins que si vous aviez été à Poudlard.
 
C’était étrange, toi qui trouvais toujours quelque chose à dire, bizarrement aujourd’hui ça ne venait pas. Peut-être parce que tu ne connaissais plus tellement Lucy. Aussi parce que tu avais trop peur d’aborder un sujet sensible. C’est dur de faire de l’humour quand on ne savait pas comment la personne d’en face allait réagir. Tu vis la serveuse revenir avec vos boissons. « Merci. » Elle venait de les poser sur la table. « A cet après-midi bien au chaud mais à l’extérieur. » Ca changeait tellement pour une fois d’être en dehors de Poudlard. Ca te manquait ta première année où vous sortiez si souvent. Maintenant, ce n’était plus que quelques fois par an. Tu ne les aurais ratées pour rien au monde. 
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Mar 25 Nov - 11:34

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« T’inquiète, c’est moi qui t’es invité, pas le contraire. » C’était au fond des paroles tout ce qu’il y a de plus banal et qui coulait de sens, et pourtant ça te fit tellement de bien comme si tu avais besoin de l’entendre. Entendre cela, certes mais avant juste cela. C’est bête comme les mots ont un pouvoir sur les gens. On le dit souvent, parfois avec un sourire en coin signe qu’on y croit pas trop mais on est influencé par eux au quotidien. A cet instant précis c’était ton tour, charmé par les mots manipulés par le Serdaigle. Et là ce n’était pas pour te duper, non c’était juste pour te rassurer et d’une certaine forme prendre soin de toi. N’était-ce pas tout ce dont tu avais besoin par ces temps sombres, qu’on prenne soin de toi ? Sûrement que si. Et pourtant, il y en avait du monde qui se bousculait au portillon pour se charger de cela mais tu les avais tous envoyés se faire voir. Pourquoi ? Pour ne les entraîner dans ta chute. Mais maintenant qu’Adrian était, tu ne savais où, s’il était encore, tes barrières étaient bien plus fragiles. Tu avais de moins en moins la force de t’opposer à la bienveillance des gens. Mais alors cela ne voulait-il pas dire que lui, tu allais l’entraîner dans ta chute ? Face à cette logique, si. On pourrait te dire que c’est la justice, il t’a berné une fois, à ton tour de le berner mais ce n’était pas comme cela que ça fonctionnait. Tu étais juste fatiguée de ce combat et il était là à se battre pour refaire partie de ta vie. Pourquoi lutter ? Ca semblait tellement idiot au final. Et puis il te sourit, ce qui te conforte dans cet état esprit. T’es trop idiote à repousser tout le monde. Pourquoi t’arrête pas ? T’as le droit d’être faible, tout le monde a ses faiblesses. Peut-être qu’au final reconnaître ses faiblesses permet d’être plus fort après. « Ca fait des mois que j’y pense. Enfin, plus ou moins. J’ai commencé à y penser après que tu m’aies laissé une seconde chance. » Il était tellement charmant, c’est vrai difficile de ne pas craquer. Il faisait tellement d’efforts et tu pouvais le sentir dans chacune de ses paroles, dans chacun de ses actes. Tu étais vraiment touchée mais est-ce que cela suffisait ? Tu n’en savais rien. Tu ne savais plus grand-chose à ce stade-là. « Et puis après, même si c’était prêt, j’ai préféré attendre, c’était pas le bon moment. » Tu ne pouvais qu’être d’accord, bien sûr. Il serait venue à toi avant, tu aurais mis rapidement fin à sa tentative car tu étais avec Adrian, il était là en chair et en os, jamais très loin de toi. Tu ne voyais que lui et Ewen n’aurait eu aucune chance. Etait-ce de cela dont il parlait ? Sûrement, Ewen savait tout après tout.

En tout cas, s’il savait, tu étais heureuse qu’il ne le dise pas ouvertement. Tu n’avais pas envie de l’entendre. Il devait le comprendre, il avait un certain don pour ces choses-là. « Mais c’est vers le mois de novembre que j’ai lancé le truc. Mais avec le peu de sortie qu’on a… Et puis, c’est quand même plus sympa d’être à Pré-Au-Lard qu’à Poudlard. » Là encore tu ne pouvais qu’être de son avis. Dehors c’était un avant-goût de liberté. Un pur parfum irrésistible qui ensorcelait chacun de tes membres. Tu en voulais toujours plus, tu n’étais jamais rassasiée. Encore. Encore. Encore. La serveuse revint alors avec les boissons. Vous la remerciez. Avant qu’Ewen ne décide trinquer : « A cet après-midi bien au chaud mais à l’extérieur. » Tu souris et fit rencontrer vos deux verres avant de boire une gorgée du tien. C’était sacrément bon la bièreaubeurre tout de même. T’avais beau connaître le goût par cœur à force, tu le trouvais à chaque fois délicieux. Cela mettait du baume dans ton petit cœur. Un petit goût simple qui lui aussi avait de sacrées vertus. C’était un peu comme les mots. Ah les mots, tu aimerais bien qu’ils sortent facilement de ta bouche maintenant mais quelque chose te bloquait. Tu ne savais pas quoi, c’était comme une barrière invisible qui s’était mise entre vous deux. Pourquoi ? Parce que vous ne vous connaissiez plus ? C’était bien l’argument le plus plausible qui te venait à l’esprit, le plus cruel sûrement aussi. A toi d’y remanier, tu le savais bien. Il fallait juste un peu de temps, non ? Ne disait-on pas que le temps arrivait à bout de tout ? Tu poses alors ton verre, prends ta respiration et commences : « Je m’appelle Lucy, j’ai dix-sept ans et j’ai une petite sœur, Molly. Tu ne le dirais pas à première vue car elle aussi blonde que je suis brune mais c’est ma sœur, j’en ai qu’une et je l’aime plus que tout. J’ai un hibou qui s’appelle Croquette. Il est pas gros mais il est très efficace. Ma couleur préférée est le jaune comme le jaune du soleil. J’adore le Quidditch, je suis d’ailleurs capitaine de mon équipe, j’en suis très fière. Je suis passionnée par les moldus, je sais que c’est pas la meilleure des passions par les temps qui courent mais c’est comme ça. J’aimerais devenir Auror, enfin je l’ai toujours voulu mais je me pose beaucoup de questions maintenant. Ah et je connais toutes les chansons des Bizarr Sisters par cœur mais ne le dis pas aux autres, ça nuirait à ma réputation. » Ewen se demandait sûrement à quoi tu jouais. Tu essayais de recommencer, de dire qui tu étais. N’était-ce pas cela la deuxième chance ? Faire table rase du passé pour avancer sur de nouvelles bases. Tu construisais de nouvelles bases, tu essayais et tu espérais qu’il serait réceptif et qu’il entrerait dans le jeu. Tu n’avais pas abordé les choses qui fâchaient comme le clan et tout ce que ça impliquait. De toute manière, ça n’était pas important dans cette conversation. A quoi bon mettre sur la table tout cela ? Tu préférais nettement t’en passer. Pour l’encourager, tu lui fis un petit sourire avant de rajouter : « A toi. »
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Mar 13 Jan - 23:06

L'heure de la seconde chance


Tu étais content. Lucy avait accepté ton rendez-vous, elle semblait heureuse ou tout du moins pas sur le point de te tuer, alors ça ne pouvait qu'aller bien. Tu vis le sourire qui courrait de temps à autres sur le visage de la Weasley. Pour toi cela ne signifiait qu'une seule chose, elle était heureuse d'être ici dans ce petit café en ta compagnie. Tu lui expliques depuis combien de temps tu prépares cette petite après-midi. Longtemps, trop longtemps... Mais tu sais que tu as choisi le bon timing, au début c'était trop proche de la mort des membres de sa famille, après on lui prétendait une relation avec Adrian et à présent tu n'en savais rien, mais elle avait eu une autorisation de sortie et tu avais sauté sur l'occasion. Poudlard n'était pas le meilleur endroit pour faire une chose pareille, déjà on y était que très rarement au calme, et puis l'ambiance était pesante, il n'y avait aucune once de liberté. Tu étais obscur, mais c'était un investissement pour le futur. Une question restait, est-ce que celui-ci resterait ? Tu n'en étais plus si sûr. Dehors, la révolte grondait, les prisonniers avaient réussi à s'enfuir d'Azkaban, le Lord comme Voldemort aimait se faire appeler avec perdu une grosse part de son impact.

C'est alors que les boissons arrivèrent et tu trinquas avec la poufsouffle. Mais malgré tout, tu n'es pas idiot, tu sens qu'il y a un froid entre vous. Tu sais que c'est normal après ce qu'il a pu se passer entre vous. Et encore, ce rendez-vous aurait eu lieu quelques mois après votre rupture, mais là c'était des années plus tard. Comment aurait-il pu marcher ? Vous ne vous connaissez presque plus. Amis différents, maisons différentes, clans différents et occupations différentes tout ça auquel il faut ajouter les mois entiers où la jeune femme à refuser de t'adresser la parole et on comprend vite. Vous êtes comme deux étrangers qui se rencontrent pour la première fois. Tu bois une gorgée de Bierraubeurre. Qu'est-ce que tu peux apprécier cette boisson, hiver, été, elle est parfaite pour toutes les conditions. C'est bon, c'est passe-partout. Heureusement la nouvelle obscure brise le silence qui s'est installé progressivement entre vous rapidement. « Je m’appelle Lucy, j’ai dix-sept ans et j’ai une petite sœur, Molly. Tu ne le dirais pas à première vue car elle aussi blonde que je suis brune mais c’est ma sœur, j’en ai qu’une et je l’aime plus que tout. J’ai un hibou qui s’appelle Croquette. Il est pas gros mais il est très efficace. Ma couleur préférée est le jaune comme le jaune du soleil. J’adore le Quidditch, je suis d’ailleurs capitaine de mon équipe, j’en suis très fière. Je suis passionnée par les moldus, je sais que c’est pas la meilleure des passions par les temps qui courent mais c’est comme ça. J’aimerais devenir Auror, enfin je l’ai toujours voulu mais je me pose beaucoup de questions maintenant. Ah et je connais toutes les chansons des Bizarr Sisters par cœur mais ne le dis pas aux autres, ça nuirait à ma réputation. » Tu souris. Tu as directement compris où elle voulait en venir et elle avait raison de réagir comme elle venait de le faire. Tu étais d'ailleurs plus qu'heureux qu'elle ait réagit de cette façon. C'était comme si votre relation prenait complètement un nouveau départ. De nouvelles bases, véritable cette fois-ci. Tu commençais à mettre tes idées dans l'ordre dans le but de te présenter de nouveau lorsqu'elle ajouta : « A toi. »

Tu pris une gorgée dans ton verre et te lança. « Je m'appelle Ewen, et j'ai aussi dix-sept ans. Je suis fils unique et ai été élevé dans un petit village qui ne doit même pas exister sur la carte, même si le hibou de l'école l'a trouvé pour y déposer ma lettre. Je suis un aiglon comme certains disent, je suis d'ailleurs leur préfet depuis cette année. Je suis pas sportif du tout, j'ai d'ailleurs le vertige mais j'aime supporter les matchs de quidditch. Sinon, j'aime particulièrement chercher des informations sur tout le monde, sur plein de sujets différents. C'est mon passe-temps. J'aime surtout quand il y a un vrai défi derrière. Je sais que c'est pas forcément bien pour les personnes concernées mais je suis devenu accro au fil du temps. L'année prochaine je sais pas trop vers quoi je vais me diriger, peut-être du journalisme ou bien autre chose mais plutôt un métier d'intérieur. Je déteste les créatures magiques depuis l'année dernière. » Il marqua une courte pause. « Je suis plutôt quelqu'un de calme, certains disent que je suis transparent, ce n'est pas vrai, je me fais juste pas remarquer. J'aurais aimé avoir de la famille à Poudlard, un frère ou une sœur avec qui parler, surtout quand j'étais plus petit. » C'était ce qui t'avais le plus manqué, cette personne avec qui tout partager. Une personne qui te connaissait d'avant. Tu avais certes des amis mais ce n'était pas pareil. Tu te tus, tu n'avais plus rien à ajouter sur le sujet. Tu n'avais pas envie de parler de clan, du contexte actuel. Il n'était pas gai et tu n'avais pas envie de le rappeler à la poufsouffle. « C'est vrai que connaître les chansons des Bizarr Sisters... Si j'avais su, je suis pas sûr que je t'aurais invité. » Tu lui lances un grand sourire moqueur. Tout le monde ou presque écoute les Bizarr Sisters. « Dans le genre truc bizarre que je peux faire, mais ça tout le monde ou presque le sait, moi je lis la partie potins de la Gazette. Eh ouais, sur ce point là, je suis une vraie gonzesse. » C'est d'ailleurs en lisant ça que tu as su pour Adrian, mais tu fermes ta grande bouche et n'en parle pas. Il n'empêche que tu te demandes ce qui a bien pu lui arriver. Mais ce n'est peut-être pas le sujet à aborder en ce jour. 'Au fait Lucy, il est devenu quoi ton ex ?' Au fond de toi, tu sais très bien ce qu'il en est advenu. Il était contre le Lord, prison, mort, tu ne sais pas mais tu sais que c'est sa punition à lui pour avoir fait parti du Code Phénix et s'être opposé au Lord. 
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Sam 31 Jan - 5:56

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T’es un peu nerveuse. Si ça foire encore ? Tellement d’efforts qui ne serviraient à rien. Comme si un coup de pression se faisait à présent sentir. Pourquoi est-ce que justement ça n’allait pas tout seul ? Ça devrait l’être pourtant. Enfin, ça serait tellement mieux si ça allait tout seul. Vous êtes juste deux jeunes gens qui boivent un verre ensemble. Pourquoi y associer tant d’importance ? Est-ce qu’au final ce n’est pas se compliquer la vie ? Tout compliquer pourquoi ? Pour pimenter sa vie ? Sûrement. Ça doit être ça, on aime pas vivre tranquillement. On aime avoir des papillons dans le ventre, sentir le danger. On veut avoir tout un tas de sensations pour ne pas s’ennuyer, pour ne se sentir banal. On veut être excité. On veut tout et son contraire. On fait croire qu’on veut la tranquillité alors qu’en fait, on s’en lasse en moins de deux. L’espèce humaine est complexe. Jamais satisfaite, toujours en quête de cet idéal alors qu’elle ne l’atteindra jamais. Mais si on part de ce constat qu’est-ce qu’il nous reste ? Mieux faut alors continuer à y croire. « Je m'appelle Ewen, et j'ai aussi dix-sept ans. Je suis fils unique et ai été élevé dans un petit village qui ne doit même pas exister sur la carte, même si le hibou de l'école l'a trouvé pour y déposer ma lettre. Je suis un aiglon comme certains disent, je suis d'ailleurs leur préfet depuis cette année. Je suis pas sportif du tout, j'ai d'ailleurs le vertige mais j'aime supporter les matchs de quidditch. Sinon, j'aime particulièrement chercher des informations sur tout le monde, sur plein de sujets différents. C'est mon passe-temps. J'aime surtout quand il y a un vrai défi derrière. Je sais que c'est pas forcément bien pour les personnes concernées mais je suis devenu accro au fil du temps. L'année prochaine je sais pas trop vers quoi je vais me diriger, peut-être du journalisme ou bien autre chose mais plutôt un métier d'intérieur. Je déteste les créatures magiques depuis l'année dernière. » Ewen joue le jeu. C’est bien, c’est un poids en moins. Ton cœur se serre un peu quand il parle de sa passion pour « l’espionnage » ou en tout cas la recherche d’informations. Tu peux pas t’empêcher de repenser au fait qu’il l’a fait avec toi, brisant ton cœur au passage. C’est loin, c’est du passé mais ça continue à faire mal. Ça fera toujours mal très certainement. Mais tu fais comme si de rien n’était. Tu veux pas qu’il le voit, tu veux pas que vous en parliez, vous l’avez déjà fait. Il continue. « Je suis plutôt quelqu'un de calme, certains disent que je suis transparent, ce n'est pas vrai, je me fais juste pas remarquer. J'aurais aimé avoir de la famille à Poudlard, un frère ou une sœur avec qui parler, surtout quand j'étais plus petit. » C’est touchant ce qu’il dit. Tu sais déjà un peu tout ça mais de le voir le dire tout simplement. Tu sens l’émotion qui l’anime. Sans le vouloir, il te la communique, tu la ressens. Des fois, tu avais oublié que derrière le « salaud » qui t’avais brisé le cœur, il y avait un être avec ses failles. Toi tu n’avais jamais vraiment connu la solitude à part aujourd’hui et encore. Tu fais partie d’une famille nombreuse, tout vous oppose sur ce point.

Tu veux réagir, dire un mot réconfortant mais il ne t’en laisse pas l’occasion. Peut-être qu’il n’a pas envie qu’on s’apitoie sur son sort. « C'est vrai que connaître les chansons des Bizarr Sisters... Si j'avais su, je suis pas sûr que je t'aurais invité. » Tu ris. Comme tu te sens légère. C’est tellement rare mais ça fait tellement du bien ! Son humour fait mouche. C’est vrai, honte sur toi. « Dans le genre truc bizarre que je peux faire, mais ça tout le monde ou presque le sait, moi je lis la partie potins de la Gazette. Eh ouais, sur ce point là, je suis une vraie gonzesse. » Tu ris. Oui tu te moques un peu de lui mais n’est-ce pas le but ? Et puis, il ne s’est pas gêné avec toi. Mais voilà qui est bon. L’ivresse de la légèreté. Tu en veux encore. Plus. D’avantage. Que ça soit sans fin. « Tu oses te moquer de moi après ce que tu viens de me dire. J’avoue que tu tombes bien avec la Gazette. » Tu bois une gorgée de ton verre avant de le reposer sur la table. Puis tu rajoutes en confidence. « Mais en même temps, tout le monde lit la gazette mais très peu sont ceux qui le reconnaissent. Alors je te félicite pour ta franchise ! » Tu lui souris gentiment. Tu penses ce que tu viens de dire. Il est honnête et c’est rare dans ce genre de cas. « Bien qu’il faut reconnaître que la plupart des informations sont quand même douteuses. » Comme pour toi et Adrian ? Bon là, effectivement, non ils avaient raison. Tu aurais préféré que ça ne s’ébruite jamais. Vous vouliez rester secrets. Vous avez moyennement réussi. Adrian… Tu dois t’habituer à ne plus le voir mais c’est difficile. Tu sais que tu dois te faire à l’idée qu’il est certainement mort même si au fond de toi, tu auras toujours un peu l’espoir qu’il est encore vivant. Stop. Ce n’est pas le moment. « En tout cas, moi je te vois bien journaliste. Je suis sûre que tu te plairais dans ce milieu. » Tu lui souris. Ça semble tellement évident qu’il devienne journaliste.
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il est l'heure de se battre
même si j'ai fui les miens pour tenter de me fondre chez l'ennemi, il est à présent venu le temps de prendre les armes pour se battre. Je donnerais tout pour voir le bon camp réussir, y compris ma propre vie si cela est écrit ainsi.  @ ALASKA.
   
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MessageSujet: Re: l'heure de la seconde chance | luwen   Ven 20 Fév - 11:44

L'heure de la seconde chance


Tu te tenais face à elle, assis à votre table dans ce sympathique et peu connu petit bar. Tu étais heureux, elle te laissait une véritable seconde chance. Une seconde chance sans a priori, sans  avoir un avis tout fait sur toi, ton caractère. Elle faisait ça bien, faisant comme si elle ne te connaissait pas. Et c’était vrai quelque part, elle ne te connaissait plus. Tu avais bien changé depuis la quatrième année, lorsque vous étiez sortis ensembles pendant quelques temps. Tu avais grandit, tu avais mûri et tu avais réfléchi. Tu étais bien différent de ce que tu avais pu être. Désormais, tu savais ce que tu voulais dans la vie, comme potentiel futur et tu n’allais laisser personne se mettre en travers de ton chemin. Et pourtant tu ne peux t’empêcher d’être un peu nerveux tout de même. Toi, tu ne peux mettre de coté le fait que tu lui as un jour brisé le cœur, même si elle semble faire comme si de rien n’était. Tu rentres dans son jeu et te présentes à ton tour. Tu n’omets rien, allant jusqu’à parler de l’espionnage. C’est une partie de toi, tu ne peux pas lui dire que tu as arrêté. Ce serait un énorme mensonge et de toute façon, elle ne te croirait certainement pas. C’est toi, c’est ta vie, ce que tu aimes même si ce n’est pas le cas des autres. Tu sais que c’est devenu une chose dont tu ne peux te passer. C’est d’ailleurs cette raison qui te pousse à te tourner vers le journalisme, sans être de l’espionnage, il s’agit de recherches. Recherches d’articles, d’interviews… Tout ce que tu fais déjà en fait. Bien que calme, tu arrives facilement à aborder les gens, à les faire parler, ce sera parfait pour ce vers quoi tu désires t’engager.
 
Lucy rit lorsque tu te moques du fait qu’elle écoute les Bizarr Sisters. Mais ce groupe sorcier est tellement connu, qui ne les écoute pas ? Déjà du temps de tes parents tout le monde les écoutait. Peut-être que ce n’est pas de votre génération dans tous les cas. En y repensant bien, tu te demandes quel âge les membres de ce groupe peuvent avoir, ils ne doivent plus être tout jeunes ! Mais tu lui avoues lire la partie potins de la Gazette. Certes les filles la lisent toute, mais en ce qui concerne les garçons, tu es persuadé que vous n’êtes pas bien nombreux. « Tu oses te moquer de moi après ce que tu viens de me dire. J’avoue que tu tombes bien avec la Gazette. » « Presque pas… En même temps, entre la Gazette et les Bizarr Sisters, je sais pas lequel est le pire… » Tu lui fais un sourire légèrement moqueur. Et oui, ce groupe de rock sorcier et peut-être quand même pire. «Mais en même temps, tout le monde lit la gazette mais très peu sont ceux qui le reconnaissent. Alors je te félicite pour ta franchise ! » Tes yeux s’attardent sur le sourire franc et sympathique de Lucy. Tu es heureux qu’elle réagisse ainsi, comme si tout était presque normal entre vous. « Bien qu’il faut reconnaître que la plupart des informations sont quand même douteuses. » Ahah ! Voilà que madame se protège. Tu fais comme si tu ne relevais pas mais tu as presque trop facilement compris où elle voulait en venir. Elle et Adrian, ça n’aurait été qu’un seul article, mais bon… Tu n’as pas ton mot à dire là-dessus de toute façon. Elle vit sa vie comme tu pouvais vivre la tienne ces derniers temps. Tu n’as pas à la juger, après tout, vous n’étiez pas en couple et elle n’a de compte à rendre à personne, encore moins à toi. Mais c’est vrai que quand tu l’as lu dans cette magnifique section de la Gazette la première fois, ça t’a tout de même fait mal au cœur. « C’est sûr qu’il ne faut pas tout croire. Mais ne dit-on pas qu’il y a toujours un semblant de vérité derrière une rumeur ? » Tu lui fais un sourire presque désolé. Tu as bien remarqué la disparition du rouge et or. Tu n’es pas idiot, tu sais très bien ce qui a pu se passer, il était contre le Lord, il était un des lapins, il revendiquait clairement appartenir à l’autre camp comme la famille de Lucy, il n’a pu lui arriver que des malheurs. Tu décides de lancer une dernière petite remarque pour lancer un changement de sujet radical par la suite. « Mais bon, peut-être que chez les filles beaucoup de monde lit la Gazette, et encore plus la partie potins, mais c’est pas le cas dans mon dortoir, alors j’aimerai que cette information reste confidentielle, et qu’elle ne se retrouve pas dans la partie potin de la Gazette par exemple ! » Tu lui fais un grand sourire, espérant qu’elle oublie ce qui peut la tracasser. Tu la comprends, toi aussi tu serais plus qu’inquiet.
 
« En tout cas, moi je te vois bien journaliste. Je suis sûre que tu te plairais dans ce milieu. » Tu réponds à son sourire, tu es presque sûr de ton choix, en même temps mis à part une année de prépa à Poudlard, tu ne vois pas vraiment ce que tu pourrais faire d’autre que ça. Tu n’as même pas d’autres idées, alors pourquoi continuer de chercher quand quelque chose vous appelle à ce point. Tu n’as pas trop envie de faire une huitième année, tu as envie de voir ailleurs et puis, ce n’est pas nécessaire à ton futur et tu le sais. « Je crois que je ne me vois pas faire autre chose de toute façon. » Tu prends une gorgée de bierraubeurre, repose ton verre et reporte ton attention sur la poufsouffle. « Et toi, qu’est-ce qui fait que tu te poses tant de questions sur le fait de devenir auror ? C’était pourtant ce que tu voulais faire depuis toute petite. » Comment tu aurais pu oublier que c’était déjà ce qu’elle voulait faire quand vous étiez en couple trois ans plus tôt ? Quelqu’un qui veut devenir auror, ça ne s’oublie pas, encore moins une Weasley lorsque tout le ministère est mangemort. Après coup, tu te demandes s’il fallait que tu poses cette question. Mais après tout, c’est elle qui en a parlé, si elle n’avait pas voulu que tu abordes le sujet, elle l’aurait certainement tût.

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