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 Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]

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MessageSujet: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Dim 14 Sep - 23:03

Yeux rougis et cernées. Joues striées. Peau frissonnante et humide. Cœur battant à la chamade. Envie irrésistible de fondre en larmes. Comme tous les matins depuis bientôt deux ans, Mahault se réveilla au beau milieu d’un cauchemar.  

Aujourd’hui, c’était son frère.

Son bien aimé petit frère à qui elle avait tourné le dos par orgueil et par bêtise. Son petit Trevis qui lui hurlait dessus en lui jetant divers objets à la figure. Qui lui hurlait combien il avait eu raison et elle tort, qu’elle aurait dû l’écouter mais qu’elle avait été trop bien égoïste et naïve et que ce n’était pas juste parce que maintenant il était mort et elle, elle était encore en vie. Mahault avait envie de vomir. Elle détestait ces apparitions car elles ravivaient le douloureux sentiment de culpabilité qui ne la quittait jamais depuis qu’elle avait vu son petit corps froid et dur comme le marbre sur le sol du salon.

Mahault remonta ses jambes contre sa poitrine et enfoui la tête dans ses genoux en prenant de profondes inspirations pour se calmer, comme lui avait enseigné Saez.

Parfois, elle rêvait de ses parents. Contrairement à Trevis, ce n’était jamais douloureux. Souvent son père la prenait dans ses bras, il la berçait doucement en murmurant des chapelets d’excuses.  Qu’il ne savait pas que ça finirait ainsi, qu’il n’aurait jamais fait ces choses s’il s’était douté de la finalité de l’affaire, qu’elle devait être forte, qu’il veillait sur elle, qu’il l’aimait, qu’il s’en voulait de l’avoir abandonné, de ne pas avoir était plus méfiant .. C’était apaisant, comme un baume sur son cœur meurtri. Des encouragements à persévérer dans la voie qu’elle s’était choisie.

Le pire restait les rêves concernant Saez. Parce qu’ils n’étaient pas violents, ni culpabilisants. Au contraire, ils étaient doux et remplis d’amour. Ils étaient remplis d’un bonheur sans équivoque, d’une sérénité absolue, de jours heureux, d’éclats de rire. Ils étaient remplis de sa chaleur, de son odeur. De lui, de ses yeux magnifiques, de son humour à deux gallions, de ses manies, de ses projets qu’elle l’entendait encore lui raconter après l’amour de sa voix basse et trainante aux accents du sud.

Seulement, quand elle se réveillait et que la réalité la rattrapait, qu’elle se rendait compte de son absence, que la dureté de sa mort lui revenait dans la figure, qu’elle réalisait, les dernières brumes du sommeil s’étant dissipées, qu’elle ne le reverrait plus jamais,  Mahault avait subitement envie de mourir. Une chape d’angoisse et de douleur lui tombait dessus, l’écrasant de tout son poids, l’empêchant de respirer, écrasant son cœur, ouvrant un trou béant dans sa poitrine. Alors elle secouait la tête, serrait les dents, jurant qu’elle ne se laisserait plus jamais aimer, qu’elle n’aimerait plus jamais non plus car de toute façon, elle avait perdu sa flamme, son amour était partit, laissant son âme voguer dans le néant et son cœur aussi sec qu’un dessert aride.

La verte et argent patienta longtemps. Quand les images de son frère ne lui retournèrent plus l’estomac, elle s’étira puis se glissa hors de la couette en plumes. Il était tôt. Six heures au cadran de l’horloge. Ses camarades dormaient encore du soleil du juste. Après avoir passé le mois de septembre à les réveiller par ses cauchemars récurrents et son sommeil agité, Mahault avait entouré son lit d’un sortilège atténuant les sons pour que les rancoeurs s’apaisent. Son retour ne s’était pas déroulé exactement comme elle l’avait espéré. La majorité des Serpentards, et donc de ses anciens amis, étaient issus de nobles lignées et tous avaient eu vent de la « déconvenue «  qu’avait subi sa famille. De fait, ils s’étaient détournés d’elle, comme si ce genre de tragédie était contagieuse et que l’approcher de trop près pouvait attirer le mauvais œil sur leur famille. Mahault ne leur en voulait pas. Elle comprenait bien cette réaction, fut une époque, elle aurait eu la même si la situation avait touché quelqu’un d’autre. Ceci dit, cela compliqué les choses au quotidien car elle se sentait seule, une paria parmi les obscurs et une suspecte aux yeux du reste de ses camarades. La jeune couleuvre en profitait donc pour étudier et pour rattraper son retard dans les matières qu’elle n’avait pas eu le loisir de travailler durant sa cavale.

Debout devant sa penderie, Mahault passa machinalement une main sur sa nuque, à l’endroit de son tatouage. Le symbole des reliques de la mort. Elle esquissa un petit sourire. Un autre héritage et rituel familial. Chaque Peverell de sa lignée entrant à Poudlard et se retrouvant à Serpentard se faisait tatouer ce symbole au Noël suivant.  Qu’est-ce qu’elle en avait été fière de ce tatouage. Pas parce que toutes ses copines de l’époque le lui enviait, non, mais parce qu’il marquait sa place dans le monde sorcier. Une bonne place. Une place enviable. Et ce rôle n’avait pas changé, sauf que maintenant, il lui semblait qu’il la maintenait prisonnière de sa condition mais qu’importe, il faisait partie d’elle, de ce qu’elle été et il était hors de question qu’elle s’en sépare.

Mahault enfila une paire de collants fins, puis une paire de protège bas en laine qu’elle s’était tricoté spécialement pour les hivers rudes de Poudlard car on peut aimer mettre des collants féminins sans se geler les pieds au passage, elle mit ensuite sa jupe d’uniforme, un chemisier gris perle satiné, et son gilet d’uniforme. Elle délaissa sa cravate dans un tiroir pour mettre en avant le léger décolleté de son chemisier et dénicha sous son lit une paire de bottine à talon en suédine noire. Elle se maquilla légèrement et coiffa ses cheveux en un lourd chignon bas avant de se rendre dans la salle à manger.

Le matin, elle ne s’attardait jamais dans cette pièce. Elle ne s’y sentait pas à l’aise, tous les regards inquisiteurs étant régulièrement dardés sur elle, certains avec une mine de dégoût en prime. Alors, Mahault attrapait quelques gâteaux secs ainsi qu’une pomme et partait en quête d’un coin tranquille pour petit- déjeuner et lire. Mais ce matin était différent. Elle avait longuement réfléchie à la décision qui la guidait maintenant dans les couloirs frais de l’école, pesant le pour, le contre, le risque et la récompense mais elle ne pouvait plus sans cesse repousser l’échéance.

Depuis la mort de Saez, la verte et argent se retrouvait incapable de se transformer en mésange nonnette.

Elle était animagi par sa mère. Toutes les femmes de cette famille irlandaise transmettaient à leur fille ce don de métamorphose. Uniquement à leurs filles. Qu’elles soient unique ou toute une fratrie d’ailleurs. Chose étrange qu’est la génétique. Cependant, personne ne lui avait annoncé qu’il était possible qu’elle perde son don. Peut-être n’avaient-ils jamais était confronté à la question, allez savoir.  En attendant, cette incapacité, qu’elle espérait ponctuelle et réversible,  mettait Mahault dans tous ces états, induisant un profond malaise chez la jeune fille car être Animagi faisait partie d’elle comme le fait d’avoir les cheveux noir ou la peau claire.

Durant de nombreux mois, elle avait écumé les ouvrages de la bibliothèque, à la recherche d’une réponse à ses questions, sans aucun succès. Ainsi, la couleuvre avait décidé de s’en référer à la seule personne ayant les connaissances nécessaires dans cet établissement, à savoir : son professeur de métamorphose, Miss Petrova.

C’est donc au bureau de la Mangemort que Mahault se rendait d’un bon pas. Arrivée devant la lourde porte en bois, elle prit une profonde inspiration, reconsidérant une nouvelle fois sa décision puis frappa doucement , attendant l’invitation à entrer de sa supérieur. Il n'était que sept heures mais Mahault comptait sur sa chance ...
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MessageSujet: Re: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Jeu 18 Sep - 21:02



Animagi et jeu de dupes - Mahault et Natalya


Corriger des copies, toujours corriger des copies. Natalya regardait d’un air blasé le tas de feuilles qui s’amoncelaient sur le côté de son bureau. Que n’aurait-elle pas donné pour une petite balade à l’extérieur… Mais depuis cette histoire avec Moore qui l’avait coiffé au poteau, personne ne l’avait rappelé pour une nouvelle mission. Peste soit-elle ! Vociféra intérieurement la brune. Cette stupide blondasse devait jubiler ! Et cette idée-même donnait des envies de meurtres à la Petrova. Qu’on lui donne un interrogatoire, une proie à traquer par pitié ! Elle avait besoin d’extérioriser,  de se défouler. L’idée d’aller faire un jogging la prit mais sans grande conviction. Du sexe alors ? Ça faisait un moment que la professeur n’avait pas vu Ainsley, son élève et amant favori. Quant à Lily, elle semblait l’éviter. Du moins était-elle occupée pour le moment. Jules alors ? Sa jeune collègue des Potions ? Elles passaient déjà la plupart des nuits ensemble, dans des étreintes passionnées, aussi préféra-t-elle la laisser tranquille au vu de l’heure. Qu’elle se repose un peu. Ça n’en sera que meilleur. Prenant sa décision, elle prit son courrier et se décida à l’éplucher. Un exemplaire de la Gazette, quelques lettres d’informateurs ainsi qu’une de sa jumelle, Tania. Cela faisait un moment qu’elle ne l’avait pas vu. Elles avaient pourtant été inséparables de l’enfance à l’adolescence. Des sœurs fusionnelles, veillant l’une sur l’autre à chaque moment. Puis il y avait eut la séparation. Elle envoyé dans une pension obscure et Nat’ en Grande-Bretagne pour y être brisée et remodelée en parfaite petite Mangemorte. Le souvenir de cette période, des coups de Kazhan et de son détachement vis-à-vis de ce qu’il lui avait fait subir la fit frissonner. Encore maintenant, alors qu’elle était une espionne aguerrie, cet homme lui faisait peur. Vraiment peur. Une sorte de fascination malsaine, comme une victime qui s’éprendrait de son bourreau tout en le craignant. Et d’après ce qu’elle savait il faisait revivre la même chose à Ainsley. Pourrait-elle lui éviter ça ? Aucunes certitudes. Natalya lut la lettre, souriant à certains passages, se fermant à d’autres. En fin de page elle évoqua la possibilité de venir la voir prochainement. Cette nouvelle lui mit du baume au cœur. Revoir sa jumelle, lui parler et sortir ensemble étaient ce qu’il lui fallait en ces heures sombres. Elle avait hâte ! Oh que oui. Cette idée la poussa même à entamer ses corrections ! Elle prit les premières feuilles, rayant, notant, et commentant les réponses dans un silence de plomb. Les minutes défilèrent et alors qu’elle en était arrivée à la moitié, elle entendit quelqu’un toquer à la porte. La brune fronça les sourcils. Qui cela pouvait-il être ? Ainsley ? Jules ? Lily… Syrina ? Comme à son habitude, Natalya gardait sa main droite proche de sa baguette, juste au cas où. On n’arrivait pas à son poste sans développer une légère paranoïa. « Entrez », lâcha-t-elle assez fort pour qu’elle soit entendue. La silhouette qui apparut la surpris. « Miss Peverell ? ». La Petrova fronça les sourcils. Que venait-elle faire là à une heure aussi matinale ? Lui demander conseil pour un devoir ? La professeur n’avait jamais refusé d’aider quiconque, du moins si celui-ci se montrait travailleur, mais le fait que se soit la pupille de cette garce l’intriguait. Natalya ne la lâcha pas du regard tout du long de son approche. En réalité elle était contente qu'elle vienne la voir. Sa situation l'intriguait. Sa relation avec Syrina aussi. Une fois devant son bureau, la jeune femme demanda d'un air avenant : « Vous avez quelque chose à me demander ? ». Elle était curieuse quant à la suite des évènements.

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MessageSujet: Re: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Jeu 18 Sep - 22:55

Entrez.

Mahault fut surprise d’obtenir une réponse, elle qui était en train de se dire que, finalement, il serait mieux que personne ne fut présent, que personne n’ai entendu son coup frappé à la porte et qu’elle puisse repartir comme elle était venue, en coup de vent. Elle posa la main sur la poignée et resta un moment interdite. Elle allait livrer à une mangemort une information importante. Elle allait lui révéler qu’elle était animagi. Lui donner une carte supplémentaire contre elle. Une situation qui pourrait se retrouver très inconfortable si le vent se mettait à tourner. Mais après tout, un animagi incapable de se transformer n’était pas plus utile qu’un non- animagi. Et c’est cette pensée qui fit pencher la balance. La couleuvre abaissa lentement la poignée et entra dans la salle. Sa professeure de métamorphose était assise à son bureau, entourée d’une tonne de paperasserie. Un air de réelle surprise se peint sur son visage quand elle l'a vit :

Miss Peverell ?

Mahault, voyant ses sourcils se froncer, allait se rependre en excuses. Il était trop tôt, elle aurait dû venir à l’inter-court, elle venait la déranger, c’était certain. Pourtant, la mangemort n’avait pas l’air fâchée. Plutôt intriguée de sa visite matinale. N’allons pas jusqu’à dire que Mahault l’appréciait, mais c’était une bonne enseignante. Sévère mais juste et toujours à l’écoute de ses étudiants. Peut-être même trop à l’écoute si on en croyait les bruits de couloirs. Il se disait que la miss avait une relation maîtresse – élève d’un tout autre genre avec un joli môme de classe préparatoire. Mais la couleuvre se fichait des bruits de couloirs. Souvent ils faisaient d’un cafard un hippogriffe et elle  en souffrait assez elle-même pour y accorder le moindre crédit. Et quand bien même cela aurait été vrai, il fallait reconnaître que c’était une bien belle jeune femme, à l’aura intense et attirante, et que son partenaire était majeur et vacciné ; donc tout à fait responsable de ses actes. Mahault se rapprocha du bureau, les mains croisées sous sa poitrine. Légèrement intimidée.

Vous avez quelque chose à me demander ?

Sa gorge était sèche. Elle ne pouvait plus reculer. Allez, un peu de cran. En plus, il était de notoriété publique que la Petrova et la Blake ne pouvait pas se voir en peinture. Cela augmentait son capital sympathie dans le cœur de la verte et argent. Et il n’y avait qu’elle qui pouvait l’aider maintenant, toutes ses recherches s’étant révélées infructueuses.

En fait, oui, miss, je suis désolée de vous déranger de manière si matinale mais c’est un problème important et je ne voudrais pas qu’il s’ébruite…

Elle marqua une pose et fixa le plafond, cherchant ses mots. Ou comment ménager son effet. La Serpentard eut envie de rire, intérieurement. Si elle avait bien hérité quelque chose de son père, c’était cette facilité à captiver son public. Et elle avait vraiment besoin de toute l’attention de sa professeure. Cependant l’envie de rire se confronta très vite à l’envie de pleurer quand l’étendue de la révélation lui revient en pleine figure. Si Mahault  avait eu un autre choix, elle aurait préférée se couper la main que de révéler son secret de famille à une mangemort.

Peut-être êtes-vous déjà au courant mais dans ma famille, nous sommes animagi de mère en fille. Petit lègue familial – elle sourit légèrement –  cependant, je suis confronté à un petit problème depuis quelques mois et je ne trouve pas de solution pour y remédier … Je ne suis plus capable de me transformer …

Voilà. Elle l’avait dit. Si une bombe venait d’exploser sous ses pieds, elle n’aurait pas eu une autre sensation. Tout semblait s’écrouler. Comme si ce simple don la rattachait au monde. A sa famille, à son héritage, à ce qu’elle était. Comme si, sans son don, elle n’était plus rien. Qu’elle n’existait plus. Que sa valeur en tant que sorcière s’en trouvait amputée. Mahault avait plutôt bien géré le problème tant qu’il était resté silencieux, comme si ne pas le dire à voix haute pouvait le faire disparaître, mais maintenant … Maintenant, elle se sentait vulnérable. Mise à nue. Inutile. Impuissante. A la merci de tout. Quand elle reprit la parole, sa voix trembla légèrement :

J’ai eu quelques petits soucis dernièrement. J’ai perdu des proches. J’ai subis des épreuves que je ne souhaite à personne …

Mahault ferma les yeux quand les images affluèrent dans son esprit. Le corps de son petit frère, le visage peint d’une terreur muette, sa main encore serrée sur ses figurines favorites, les yeux de Saez, vidées de leur éclat, ses rêves de bonheur et de vie sereine piétinés par un éclair vert, le chat et ses yeux marrons plein de mépris et de sournoiserie, l’attaque, les sévices de Blake, les cicatrices dans le bas de son dos, la faim, la soif, la privation de sommeil … les Doloris …

Et maintenant, je ne suis plus capable d’accéder à cette partie de moi. J’ai essayé. Durant de longs mois. J’ai fais des recherches, lu des livres, je ne trouve rien. Comme si j’étais la seule dans ce cas. Comme si personne n’avait jamais été confronté à ce genre de chose. Je suis désemparée. Et comme le don d’animagi se rapproche de la métamorphose par certains aspects, je me suis dis que vous pourriez peut-être m’éclairez sur la question ou, mieux, m’aider à retrouver mes facultés.

Mahault baissa la tête, se tordant les mains.

Je pense que vous comprenez maintenant pourquoi je ne tiens pas à ce que cela s’ébruite. J’ai assez de soucis comme ça pour subir des railleries supplémentaires à ce sujet.

Elle ne fit pas de commentaire sur les dernières conclusions qu’elle avait tiré à ce sujet, à savoir qu’on avait peut-être volontairement entravé ce don pour éviter qu’elle ne s’échappe. Il était plus facile d’enfermer un homme pour le torturer que de retenir un oiseau d’à peine douze centimètre. De son point de vue, c’était la seule solution plausible mais au fond, elle n’en savait rien et elle ne voyait pas comment aborder ce genre de théorie sans éveiller de soupçons. Parce que si elle avait réellement besoin d’aide, ce petit appel au secours n’était pas dénué d’ambition.Ou comment faire d’une pierre trois coups : retrouver son don, renforcer sa place chez les obscurs (après tout un résistant préférerait sûrement mourir que de demander de l’aide à un mangemort) et en profiter pour soustraire des informations qui lui donneront une légitimité auprès de ceux qui la guideront dans la nouvelle voix qu’elle s’est choisie.

Elle releva la tête et fixa sa professeure droit dans les yeux :

Alors, miss, pensez-vous pouvoir me venir en aide ?
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MessageSujet: Re: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Jeu 18 Sep - 23:42



Animagi et jeu de dupes - Mahault et Natalya


Vous avez quelque chose à me demander ? Natalya était perplexe. Perplexe quant à la venue de cette fille. Perplexe quant à ce qu’elle allait lui demander. Une seule réponse s’imposait dans son esprit : la verte et argent avait des ennuis. Enfin oui elle en avait forcément au vu de sa condition, mais peut-être à un tout autre niveau. Mais pourquoi viendrait-elle à elle ? Pensait-elle que la Petrova pourrait l’aider ? Si oui pourquoi ? Aussi l’enjoigna-t-elle à poursuivre. « En fait, oui, miss, je suis désolée de vous déranger de manière si matinale mais c’est un problème important et je ne voudrais pas qu’il s’ébruite… ». Carrément. Voilà qui attisa encore d’un cran la curiosité de la jeune femme. Natalya déposa sa plume et se leva, faisant le tour de son bureau en faisant claquer ses talons sur l’estrade avant de se positionner juste en face d’elle pour la dominer, une fesse sur son bureau. « Je vous écoutes ». La Serpentard semblait chercher ses mots, regardant pour une raison qu’elle ignorait le plafond. La Mangemort patientait. Il ne servirait à rien de la presser. Si elle était là c’est qu’elle lâcherait le morceau. « Peut-être êtes-vous déjà au courant mais dans ma famille, nous sommes animagi de mère en fille. Petit lègue familial – elle sourit légèrement –  cependant, je suis confronté à un petit problème depuis quelques mois et je ne trouve pas de solution pour y remédier … Je ne suis plus capable de me transformer … » La Langue-de-Plomb hocha la tête doucement. Bien sûr qu’elle était au courant. Après tout c’était une espionne au service du Ministère, rattachée au Département des Mystères. Elle se devait de tout savoir. Sans compter qu’elle avait eut vent de ce dossier. Par contre elle ne pensait pas que la Peverell en face d’elle en était aussi capable. Après tout, rien dans sa capture n’a fait état d’une tentative de transformation. Pourtant c’est ce qu’aurait fait Natalya dans ce genre de situation, comme toute personne censée. Quoiqu’une personne censée ne se cacherait pas du Ministère… La Mangemort s’humecta les lèvres avant de dire : « Je savais pour votre famille… Mais j’ignorais que vous-mêmes en étiez une… Tout comme le Ministère je suppose ». Elle tenta de se remémorer ce qu’elle savait de ce genre de situations. Il était rare qu’un animagi perde son don si durement acquis. Cependant il y avait toujours une raison. « J’ai eu quelques petits soucis dernièrement. J’ai perdu des proches. J’ai subis des épreuves que je ne souhaite à personne … » La remarque de la verte eut pour effet de faire froncer les sourcils de la brunette. « Tout le monde a ses propres soucis Miss Peverell et beaucoup ont perdu des proches... Sans avoir la chance de s'appeler Peverell. Ne vous considérez pas comme la seule victime de cette guerre  ». Des paroles probablement dures à entendre pour une jeune fille qui venait de perdre sa famille, mais nécessaire. D’autant que sa réaction à cette phrase lui en dirait un peu plus sur son caractère. De son point de vue. La Serpentard ferma les yeux, sans doute perdue dans ses pensées avant qu’elle n’ajoute : « Et maintenant, je ne suis plus capable d’accéder à cette partie de moi. J’ai essayé. Durant de longs mois. J’ai fais des recherches, lu des livres, je ne trouve rien. Comme si j’étais la seule dans ce cas. Comme si personne n’avait jamais été confronté à ce genre de chose. Je suis désemparée. Et comme le don d’animagi se rapproche de la métamorphose par certains aspects, je me suis dis que vous pourriez peut-être m’éclairez sur la question ou, mieux, m’aider à retrouver mes facultés. Je pense que vous comprenez maintenant pourquoi je ne tiens pas à ce que cela s’ébruite. J’ai assez de soucis comme ça pour subir des railleries supplémentaires à ce sujet ». Effectivement cette situation devait rendre folle la jeune fille. Cette part d’elle-même, cette part survivante de sa famille, s’en était allé. L’un des rares liens encore tangible de l’existence de sa famille avait disparu. Pour sûr qu’elle avait besoin d’aide… « Alors, miss, pensez-vous pouvoir me venir en aide ? ». Intérieurement, Natalya jubilait. Elle qui s’était demandé ces derniers temps comment attirer cette verte dans ses filets, voilà qu’elle venait d’elle-même à elle dans un tel état de détresse qu’elle était prête à dévoiler l’un de ses plus précieux secrets. La Mangemort s’abaissa vers son élève, sourire aux lèvres. « Si je peux vous aider ? Bien sûr ». Elle laissa un court silence s’instaurer. « Mais si je veux vous aider, je ne sais pas ». Deux choses bien différentes. La Langue-de-Plomb la laissa mariner un peu, comme l’élève l’avait fait quelques secondes auparavant. Lorsqu’elle jugea l’instant propice, elle reprit la parole : « Pourquoi être venue à moi et pourquoi m’avoir dévoilé votre secret ? Votre chaperonne est au courant de votre don ? ». Une question intéressante. Si cette garce ne savait rien, cela lui procurait un nouvel avantage. « Qu’est-ce qui pourrait bien me donner envie de vous aider Miss Peverell ? ».


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MessageSujet: Re: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Sam 20 Sep - 19:41

Perdue entre son trac, ses pensées et ses explications, Mahault n’avait enregistrée aucunes paroles de sa professeure. Maintenant qu’elle avait posé son lourd fardeau au pied de son interlocutrice qui s’était assise, une fesse sur le bureau, de manière à la dominer de toute sa hauteur, son cerveau prit acte des choses qu’elle lui avait dîtes.  Et les disséqua les unes après les autres.

La jeune femme était donc au courant pour le don de sa famille mais ignorait qu’elle-même en était l’heureuse bénéficiaire. Tiens, tiens, voilà qui était intéressant.  En soit, cela n’arrangeait pas ses affaires mais cela démontrait que l’information circulait mal pour ne pas dire pas du tout. Mahault était quand même assez surprise.

Les mangemorts étaient-ils donc assez sots pour ne pas voir que ce don était transmis de mère en fille depuis au moins cinq générations ? Ou bien étais-ce juste Petrova qui n’était pas assez haut placée pour qu’on lui révèle ce genre d’information ? Peut-être que cela leur semblait dérisoire ? Tellement insignifiant que cela ne méritait même pas que l’on s’attarde dessus ? Qui d’autres étaient au courant ? Syrina le savait-elle, elle ? Ou peut- être qu’ils s’en contrefichaient puisqu’elle ne savait plus se transformer. Peut-être qu’ils la savaient-ils dans l’incapacité d’utiliser son précieux lègue …
Dans ce cas, sa théorie semblait se vérifier .Il existait quelque part un sortilège capable d’entraver ce genre de choses et elle en avait fait les frais … Mahault eu la nausée. Tout lui semblait flou. Sans logique. Une idée en chassait une autre sans qu’elle n’en trouve une assez tangible pour s’y accrocher.  Elle se laissa tomber sur un pupitre, les jambes coupées. Un mal de tête semblait vouloir faire son nid derrière son front. Elle se massa les tempes tout en laissant son esprit filer à toute vitesse. Parce que si le ministère ignorait réellement cette information, s’ils étaient incapables de cette simple corrélation,  ou même, qu’ils préféraient simplement en faire abstraction, quelle autre faille pouvait-il avoir ?

Les questions tournaient dans sa tête comme une nuée de moustiques agaçante. L’autre phrase de sa supérieure  la coupa brutalement dans ses ruminations :

Tout le monde a ses propres soucis Miss Peverell et beaucoup ont perdu des proches... Sans avoir la chance de s'appeler Peverell. Ne vous considérez pas comme la seule victime de cette guerre.


L’impression de se prendre une gifle. Elle dû même pâlir légèrement. La seule victime ? La chance de s’appeler Peverell ? C’était une blague ?

Elle cessa instantanément de se masser les tempes,  la colère venant la titiller. D’un coup, elle avait envie de hurler. Ou de se comporter comme un saule cogneur en goguette. Ou les deux. Ou peut-être même de partir en claquant la porte.

Bien sûr qu’elle ne se considérait pas comme l’unique victime de ce carnage en bel uniforme. Elle savait très bien que le monde des sorciers pansait chaque jour les plaies dues à la folie de cet homme. Obscurs ou résistants. Vieux, jeunes, famille ou amis. Des blessures physiques ou des blessures morales. Si seulement cela n’avait été que les proches mais elle avait perdu bien plus ! Tellement plus ! Elle avait perdu sa famille, ses amis, son rang, elle avait perdu son influence, sa reconnaissance sociale, son identité,  elle avait perdu ce qui faisait d’elle une personne, elle avait perdu le respect qu’on lui témoignait autrefois et tout ça pour quoi ? Elle n’était plus rien. Ni fréquentable pour les obscurs. Ni digne de confiance pour les résistants. Elle était un fantôme. Ni plus. Ni moins.

Et le fait d’être une Peverell ne changeait strictement rien à cela. Au contraire, cela aggravait son cas. Petrova se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au au niveau des omoplates si elle pensait réellement ce qu’elle venait de dire. Son nom de famille était dorénavant synonyme de beaucoup de choses mais certainement pas de chance.

Elle renifla légèrement, puis fixa ses chaussures afin de ne pas cracher son mépris, sa peine et sa colère au visage de la mangemort. Cela aurait été totalement contre-productif. Mahault ne savait même plus pourquoi elle se trouvait dans ce bureau. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Ah, oui. Elle avait besoin d’aide. Se concentrant pour faire refluer sa colère, la couleuvre attendit, avec une légère pointe d’impatience, que sa supérieure daigne continuer.

Si je peux vous aider ? Bien sûr. Mahault ne réagit pas. La tournure de la phrase ne présageait rien de bon. Sa professeure  laissa un court silence s’instaurer.  Mais si je veux vous aider, je ne sais pas.

La jeune Serpentard resta interdite. Muette de stupéfaction. Elle aurait dû si attendre. Tout se paie dans ce monde ci. Plus personne n’apporte son aide gratuitement, sans contrepartie. Sauf elle, crétine qu’elle était. Et maintenant, elle avait livré son secret le plus important à une mangemort . Sans garantie d’obtenir son aide.

Mahault pesta intérieurement de l’avoir si mal jaugée. D’avoir fait confiance à son intuition. Depuis le temps, elle aurait dû savoir que son cœur la bernait la majorité du temps. Sauf pour Saez. L’exception qui confirme la règle. La verte et argent poussa un profond soupir. Elle allait se lever pour s’en aller. Il était hors de question qu’elle se vende pour obtenir de l’aide de la Petrova. Elle préférait faire le deuil de son statut d’animagi que de se crucifier, encore, sur l’autel des mangemorts. La brunette se pencha alors vers elle, un sourire s’étirant sur ses lèvres fines.

Pourquoi être venue à moi et pourquoi m’avoir dévoilé votre secret ? Votre chaperonne est au courant de votre don ?

Bonne question. Mahault commençait à sincèrement regretter d’être là. Elle préféra jouer carte sur table, quitte à se faire coller ou réprimander. Elle en avait assez de ce rapport de force ridicule et ne tenait pas à perdre son temps plus longtemps.

Je vous l’ai dit, miss, je suis venue parce que vous me sembliez la personne la plus apte à m’aider, au vue de vos connaissances en métamorphose, et parce que vous me paraissiez un peu plus digne de confiance que le reste du corps enseignant mais, de toute évidence, j’ai fais une erreur de jugement.  Quant à Madame Blake, elle ne pû s’empêcher de prononcer son nom avec une certaine amertume, j’ignore si elle est au courant ou non. Si on lui a transmis les mêmes informations tronquées qu’à vous, alors je dirais que non, mais puisqu’elle est ma chaperonne, il est possible qu’elle en sache beaucoup plus long sur mon compte que ce que je peux en juger.

Le silence retomba dans la salle de cours. Elle croisa les bras sous sa poitrine, une moue butée sur le visage. Elle savait qu’elle frôlait la limite de l’insolence mais cela lui était égal. L’agacement et la lassitude l’emportait sur le reste. La dernière question de Petrova la fit sortir de sa réserve habituelle, lui donnant une audace qu’elle ne pensait pas posséder :

Qu’est-ce qui pourrait bien me donner envie de vous aider Miss Peverell ?

Exaspéré, la couleuvre décroisa les bras et haussa épaules, paumes des mains tournées vers le ciel.

Je ne sais pas, miss. C’est très simple, si vous ne voulais pas m’aider – elle s’arrêta un instant et rectifia, non sans une pointe d’ironie dans la voix – si vous n’avez pas envie de m’aider, je me lève et je m’en vais. Je continuerais à chercher une autre solution à mon problème et vous n’entendrez plus parler de moi. Cela me prendra plus de temps mais, croyez-moi, je finirais par trouver une solution, avec ou sans votre participation.

Mahault s’extorqua au calme. Perdre le contrôle de ses nerfs et s’attirer le courroux de sa professeure était une bien mauvaise idée. Elle n’avait absolument pas peur de la mangemort. A côté de Syrina Blake, tous étaient des enfants de cœur, mais se voir refuser son aide parce qu’elle avait poussé le bouchon trop loin signifiait aussi se renoncer à une source d’informations potentielle. Elle inspira profondément et serra le bord de la table jusqu’à s’en faire blanchir les jointures.  

La jeune fille  commençait à assembler les pièces du puzzle et à entrevoir les projets de la mangemort. Dans ce monde, personne ne donnait rien contre rien et si la haine entre sa chaperonne et la professeure de métamorphose était aussi intense qu’on le disait, alors elle ne tarderait pas à mettre carte sur table en lui proposant de l’aider à condition qu’elle espionne Syrina Blake pour son compte. Et c’était un risque que Mahault n’était pas prête à courir, malgré son désir de guérir. Elle se mordit les lèvres et décida d’enfoncer le clou. Mine penaude sur le visage, elle fixa ses chaussures, puis parla à voix très basse, comme si elle se mettait à parler pour elle-même :

Cependant, comme vous l’avez si justement souligné, je suis une Peverell. Le Lord a ordonné à ses sbires de me traquer. Durant plus d’un an et demi. Ensuite, il m’a confié à Syrina Blake qui, soyons honnêtes, n’est pas une petite pointure en magie noire. Pensez-vous sincèrement qu’il se serait donné tant de mal s’il n’avait pas de grands projets pour moi ? Sérieusement ?

Elle releva le menton et soutient le regard de son interlocutrice :

Il serait quand même dommage que par la suite il apprenne que vous avez freiné volontairement mes capacités en me refusant votre aide.
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MessageSujet: Re: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Dim 21 Sep - 6:31



Animagi et jeu de dupes - Mahault et Natalya



Cette verte l’intriguait. Pourquoi était-elle venue à elle et pas à un autre ? Qu’est-ce qui l’avait poussé à venir la voir à une heure aussi matinale ? « Je vous l’ai dit, miss, je suis venue parce que vous me sembliez la personne la plus apte à m’aider, au vue de vos connaissances en métamorphose, et parce que vous me paraissiez un peu plus digne de confiance que le reste du corps enseignant mais, de toute évidence, j’ai fais une erreur de jugement.  Quant à Madame Blake j’ignore si elle est au courant ou non. Si on lui a transmis les mêmes informations tronquées qu’à vous, alors je dirais que non, mais puisqu’elle est ma chaperonne, il est possible qu’elle en sache beaucoup plus long sur mon compte que ce que je peux en juger ». La Mangemort notait une légère exaspération dans le timbre de la jeune fille. Visiblement elle n’aimait pas se voir refuser quelque chose, du moins patienter pour l’avoir. Dommage pour elle. « Qu’est-ce qui pourrait bien me donner envie de vous aider Miss Peverell ? ». Natalya ne faisait jamais rien par hasard. Dans toutes ses actions il y avait un but, une finalité. Du moins c’est ce qu’elle se persuadait bien que son attitude vis-à-vis de certains de ses élèves dénotaient une certaine tendance à s’attacher émotionnellement. Encore fallait-il qu’ils en vaillent la peine. Avec une attitude presque provocatrice, elle répondit : « Je ne sais pas, miss. C’est très simple, si vous ne voulais pas m’aider ». La jeune femme écoutait, silencieuse. « si vous n’avez pas envie de m’aider, je me lève et je m’en vais. Je continuerais à chercher une autre solution à mon problème et vous n’entendrez plus parler de moi. Cela me prendra plus de temps mais, croyez-moi, je finirais par trouver une solution, avec ou sans votre participation ». La Petrova haussa un sourcil, surprise par l’aplomb de cette verte et argent. Elle frisait non seulement l’insolence mais en plus la suffisance propre à ces si précieux rejetons de nobles. Une attitude qu’elle désapprouvait en temps normal mais qui convenait mieux à cette Peverell que l’amertume qu’elle avait perçut à son arrivée. Encore une fois la Mangemort avait réussit à faire réagir son auditoire, dévoilant un trait indispensable pour être intéressant à ses yeux : en vouloir. Ne pas se laisser abattre, avoir la flamme qui vous maintenait en vie. Et cette fille l’avait, elle en était désormais persuadée. « Et qui irez-vous voir Miss Peverell ? » Interrogea la brunette. « Blake ? Un autre Professeur ? Vous avez-vous-mêmes dits que vous aviez déjà cherché partout une réponse à votre problème. Qu’est-ce qui changerait tout d’un coup ? ». Du bluff. Cette vipère tentait un coup de poker avec elle… Et elle adorait ça. « Cependant, comme vous l’avez si justement souligné, je suis une Peverell. Le Lord a ordonné à ses sbires de me traquer. Durant plus d’un an et demi. Ensuite, il m’a confié à Syrina Blake qui, soyons honnêtes, n’est pas une petite pointure en magie noire. Pensez-vous sincèrement qu’il se serait donné tant de mal s’il n’avait pas de grands projets pour moi ? Sérieusement ? » Elle plongea ses yeux dans les siens dans une attitude de défis. « Il serait quand même dommage que par la suite il apprenne que vous avez freiné volontairement mes capacités en me refusant votre aide ». Natalya était de plus en plus étonnée de l’audace dont son interlocutrice faisait preuve. Lentement, elle décroisa les bras et s’approcha de la jeune fille, le visage dénué d’émotions. Elle avait été un peu trop loin pour qu’elle laisse passer la chose sans réagir même si au fond elle applaudissait son courage. « N’oubliez pas à qui vous parlez, Miss Peverell ». Elle était presque collée à la jeune fille, son dos contre le pupitre et son ventre frôlant celui de son professeur. « Vous me menacez ? Sérieusement ? ». Plusieurs idées titillèrent l’esprit de la Mangemort pour punir cette petite insolente. « Pensez-vous vraiment que ce que vous venez de dire pourrait avoir une quelconque influence sur ma décision ? ». Elle planta ses iris dans ceux de son élève, une moue moqueuse sur ses traits. « Le Lord aurait de grands projets pour vous ? Par Morgane. Dans ce cas pourquoi ne charge-t-il pas quelqu’un de vous entraîner ? De vous conseiller ? ». Elle se recula légèrement en s’abaissant un peu vers la Peverell pour mieux capter son regard. « Je vais vous dire pourquoi. Parce que vous n’avez plus aucune influence, plus aucuns pouvoirs ici. Vous êtes juste une gamine qui a eut la chance de survivre et dont le sort reste en suspend. Rien de plus ». Natalya approcha alors sa main du visage de la jeune fille, caressant presque affectueusement sa joue. Sans aucun doute que la Serpentard s’attendait à quelque chose de sa part. Une punition, une réaction plus ou moins douloureuse… Ou pas. « Si vous voulez redevenir quelqu’un vous aurez besoin de moi. Syrina vous surveilles, elle ne fera rien pour vous aider. Moi par contre je vous propose… De vous fortifiez. Voir ce que vous avez véritablement dans le ventre et si vous en valez la peine ». Elle pencha la tête de côté, un air mutin sur le visage. « Vous pourriez être tellement plus… Si vous le vouliez vraiment. Avec un nom tel que le vôtre, toute les portes vous seraient ouvertes… Certaines qui me sont malheureusement inaccessibles…  A condition d’avoir quelqu’un pour vous aider à ouvrir les bonnes… Qu’en dites-vous ? ». Une offre de partenariat mutuellement profitable en somme… Reste à voir ce que la demoiselle allait répondre.



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MessageSujet: Re: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Dim 21 Sep - 23:27

Et qui irez-vous voir Miss Peverell ? » Interrogea la brunette. « Blake ? Un autre Professeur ? Vous avez-vous-mêmes dits que vous aviez déjà cherché partout une réponse à votre problème. Qu’est-ce qui changerait tout d’un coup ?

La verte et argent réprima un sourire.

Si Natalya Petrova se figurait être la seule sur cette planète à avoir des connaissances en métamorphose ou sur le processus qu’est l’animagi, elle était bien imbue de sa personne. Sauf si elle pensait que la couleuvre comptait rester dans l’enceinte de ce château. Dans ce cas-là, les ressources commençaient à s’épuiser, c’était un fait.  Mahault avait longuement réfléchi à cette question, lors d'interminables nuits d'insomnie Cela faisait un mois qu’elle était de retour et bien qu’elle n’ait aucun problème pour se remettre à niveau scolairement parlant, elle souffrait énormément de la solitude et du rejet que lui imposaient ses pairs. Noël était sa dead line, elle avait décidé  de prendre ensuite la poudre d’escampette si la situation ne s’arrangeait pas. Après tout, la cavale avait été son mode de vie durant un an et demi, elle pouvait bien s’en ré - accommoder le temps de trouver un village moldu perdu et de s’y faire une place. Sans passé. Sans magie. Un nouveau départ. Ou peut-être déciderait-elle de migrer vers l’Espagne, afin de retrouver la famille de Saez. Elle demeura donc silencieuse, laissant la brunette voguer tranquillement dans ses perspectives étriquées.

Quand la vipère se rapprocha d’elle,  la jeune Peverell ne cilla pas. Elle n’avait pas peur. Elle était en colère. Et si la peur avait sur elle des effets anesthésiants et débilitants, la colère lui donnait des ailes et la poussait dans ses derniers retranchements, propulsant ses capacités et ses raisonnements au maximum, jusqu’à frôler l’inconscience. Ce qui pouvait être débilitant aussi, à la réflexion. Mais c’était certainement plus efficace que de rester là, les bras ballants, incapable de la moindre réaction. Elle se contenta donc de se redresser et de soutenir son regard. Quand elle pût sentir le souffle chaud et sucré de son haleine tout près de son visage, elle fronça les sourcils. Si la mangemort pouvait se permettre ces familiarités avec certains de ses élèves, Mahault ne le tolérerait pas. Ainsi, elle bougea imperceptiblement pour remettre un peu de distance entre elle et sa professeure.

N’oubliez pas à qui vous parlez, Miss Peverell . Vous me menacez ? Sérieusement ?


La couleuvre arqua un sourcil, intéressée. Elle n’avait fait qu’énoncer une vérité plate et son interlocutrice se sentait menacée ? Tout de suite les grands mots, songea t’elle. Mais étrangement, cela lui fit plaisir, les gens ne choisissant pas leurs paroles au hasard. A moins que sa professeure est une propension à l’exagération naturelle. Ou peut-être qu’elle savait pertinemment que Mahault disait vrai mais que sa fierté l’empêchait d’abdiquer aussi facilement. La troisième option étant que sa haine à l’égard de Blake ne vienne rajouter encore du piquant à l’affaire…Mahault ne savait pas trop quoi penser du ton légèrement agressif qui ressortait de cette question.

Pensez-vous vraiment que ce que vous venez de dire pourrait avoir une quelconque influence sur ma décision ?

Bien sûr que non, miss.


Elle voulut ajouter que le sujet était donc clos et fit mine de se lever pour s’en aller mais la jeunette ne lui en laissa pas le loisir.

Le Lord aurait de grands projets pour vous ? Par Morgane. Dans ce cas pourquoi ne charge-t-il pas quelqu’un de vous entraîner ? De vous conseiller ? Je vais vous dire pourquoi. Parce que vous n’avez plus aucune influence, plus aucuns pouvoirs ici. Vous êtes juste une gamine qui a eu la chance de survivre et dont le sort reste en suspens. Rien de plus.

Mahault repoussa sa main d’un geste brusque et cracha, comme l’animal blessé qu’elle était :

Je ne vais pas vous faire l’affront de vous rappeler qu’il n’y a même pas dix minutes vous ignoriez tout de mon don d’animagi, alors je vous prie de croire, Miss,  que vous êtes dans le noir complet sur encore un certain nombre de choses me concernant.

Comme le fait que je maîtrise sur le bout des doigts les sortilèges informulés et que le programme de Sortilèges et de Métamorphose de septième année m’apparait comme une promenade de santé, lui lança t’elle mentalement.

Ne vous avancez pas trop en prétendant tout connaitre des projets que le Lord a pour moi et sur ce qu’il met en place pour me former, vous seriez bien surprise.

Bien sûr, la couleuvre naviguait à vue, ignorant totalement pourquoi elle était encore en vie, pourquoi Syrina Blake la surveillait comme le lait sur le feu et lui avait fait subir toutes ces horreurs, pourquoi son don d’animagi avait disparu, pourquoi, pourquoi, pourquoi … Son leit motiv favori depuis quelques temps. Cependant son aplomb sur la question en aurait dérouté plus d'un, elle y comprit. A l'époque, la verte et argent n'aurait même pas parier un gallion sur sa capacité à berner les gens. Il faut croire que la vie l'avait irrémédiablement changée. De la poudre aux yeux et des pirouettes. Rien de mieux pour ne pas perdre la face.

Si vous voulez redevenir quelqu’un vous aurez besoin de moi. Syrina vous surveilles, elle ne fera rien pour vous aider. Moi par contre je vous propose… De vous fortifiez. Voir ce que vous avez véritablement dans le ventre et si vous en valez la peine.

Redevenir quelqu’un. Se fortifier.

Voilà qui n’était pas tombé dans l’oreille d’une sourde.

Mahault frissonna d’expectative.

Quoi qu’elle en dise, elle restait une Serpentard. Le pouvoir. La force. L’ambition. C’était dans sa nature.  Son père ne l’avait-il pas prénommée ainsi car cela signifiait honneur, puissance et combat ? Bien que cela serve dorénavant d’autres projets, elle ne pouvait pas renier les valeurs qui l’avaient construite. De plus, pouvait-elle rêver d’une meilleure couverture ? Qui irait soupçonner une ancienne obscure, s’entrainant avec une mangemort, de faire en réalité le jeu des résistants ? C’était une proposition à ne pas négliger. Seul un sot n’aurait pas vu tous les avantages que cela allait lui conférer. Retrouver la considération de ses pairs et de ses anciens amis. Effacer le poids de son bagage familial, effacer les deux années de cavale qui lui collait à la peau comme un strangulot  collait à sa victime. Devenir plus forte. Etre encore plus insoupçonnable qu’elle ne l’était déjà. Un caméléon doublé d’une bombe à retardement. La couleuvre baissa la tête, faisant mine de réfléchir. Petrova n’avait aucune idée du bourbier où elle mettait les pieds.

Vous pourriez être tellement plus… Si vous le vouliez vraiment. Avec un nom tel que le vôtre, toute les portes vous seraient ouvertes… Certaines qui me sont malheureusement inaccessibles…  A condition d’avoir quelqu’un pour vous aider à ouvrir les bonnes… Qu’en dites-vous ?


Si tel était son souhait. Mahault releva la tête, un fin sourire étirant ses lèvres.

Je pense que nous avons un accord, miss.
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MessageSujet: Re: Animagi et jeu de dupes [PV Natalya.A Petrova ]   Dim 2 Nov - 10:38



Animagi et jeu de dupes - Mahault et Natalya


Natalya savait comment répandre son venin dans l’esprit des gens et les mener là où elle voulait… Et cette verte ne dérogeait pas à la règle. La Mangemort avait tout d’abord testé la jeune fille, jouant sur l’indifférence puis l’ironie. Mahault était une cliente difficile. Elle résistait, contrait et savait avoir du répondant face à son aînée. Si certains n’auraient pas hésité à la tacler et lui faire passer l’envie de se rebeller, la Petrova quant à elle se contentait d’observer, analysant chacune de ses réactions, décortiquant et faisant sa propre analyse mentalement. Bien sûr il y avait une limite à ne pas dépasser, mais elle trouvait mal avisé que de se braquer pour de simples problèmes d’égo… En parlant de ça… Tout au long de la conversation, la professeur de métamorphose avait bien remarqué de l’énervement de son élève lorsque l’on évoquait ses difficultés ou lorsque l’on mettait en doute son rôle et la place qu’elle occupait sur l’échiquier politique. Clairement elle voulait en être et redorer son blason aujourd’hui bafoué et piétiné. Le fait qu’elle vienne la voir était peut-être un signe de son profond désarroi. A qui pourrait-elle donc demander conseil ici ? Les professeurs ? Pour la plupart ils n’ont que faire des morveux sous leur responsabilité. Ses camarades ? Du peu qu’elle savait Mahault était tenue un peu à l’écart à cause de sa disgrâce publique. Restait alors de lui offrir ce qu’elle cherchait : une personne avec qui elle pourrait se confier, à qui elle ferait confiance pour la guider… Bon on n’en était pas là, mais ce que Natalya avait fait avec Lily Potter pouvait très bien se reproduire. Si elle réussissait à en faire un pion à sa botte, la Mangemort n’imaginait même pas toutes les portes qui s’ouvriraient à elle. L’aristocratie, ceux de la haute’ si inaccessibles de par sa naissance… Bien dirigée, cette jeune fille au caractère de feu pouvait très bien se révéler être un atout primordial. Lorsque la Serpentard lui répondit, une énorme satisfaction l’étreignit. « Je pense que nous avons un accord, miss. » Satisfaite, elle hocha la tête sans montrer plus de contentement. Sourire aux lèvres, elle posa une fesse sur son bureau en croisant les bras. Ses yeux étaient toujours fixés sur Mahault, calculateurs. « Pour votre problème de transformation… ». Natalya avait une petite idée quant à la raison de ce problème. Mais inutile de trop en dévoiler pour le moment. « Il faut que je sache à quoi vous pensez lorsque vous vous métamorphosiez ? ». Elle s’humecta les lèvres avant de poursuivre. « Honnêtement je pense que le problème vient de là », dit-elle en tapotant du doigt la tête de son élève sans plus de gêne. Natalya haussa les épaules. « L'esprit est une arme que peu savent manier... Peut-être êtes-vous trop faibles pour remettre de la disparition de vos traîtres de parents ». La provocation… La Mangemort en usait volontiers lorsque la situation s’y prêtait. Et maintenant qu’elle savait que Mahault y était sensible, elle ne se priverait pas pour le faire. Prenant un air mutin, elle plongea ses yeux dans les siens. « Parce c’est ce qu’ils étaient. Des traîtres ». La jeune femme tenait sa baguette prête en cas d’attaque. Certains individus devenaient idiots lorsque l’on les poussait à bout. Elle n’espérait pas que se soit le cas de cette verte, car sinon elle apprendrait sa leçon très vite… « Qu’est-ce que ça provoque en vous lorsque je le dit ? Vous êtes triste ? Apeurée ? Résignée ? En colère ».
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