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 love sucks + aemoes

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∇ time bømb
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► date d'inscription : 12/05/2013
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MessageSujet: love sucks + aemoes   Mar 2 Sep - 4:35

LOVE SUCKS
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Elle sentait encore ses mains sur son corps, son regard céruléen qui lui brûlaient la peau, son souffle dans son cou, son bassin mettant au supplice son désir, la consumant littéralement. Marloes serra les poings dans ses draps moites à mesure que son rêve prenait plus d'ampleur. Chaque soir depuis presque deux mois elle revivait cette scène surréaliste dans le hangar à bateaux, elle entendait encore la pluie tambouriner le toit en taule couvrant ainsi leurs gémissements de plaisir, elle se souvenait de la sensation de leurs vêtements mouillés collant sur leurs peaux brûlantes de désir. Chaque parcelle de son être voulait s'en souvenir, le vivre, le revivre encore et toujours dans une douce litanie qui la rendait folle et lui bousillait le cœur. Puis elle arrivait. La brune, l’autre, celle qui avait rendu la blonde si amère depuis quelques temps, qui lui avait foutu l’âme en vrac. Elle arrivait, mielleuse, souriante, lui volant son dû alors qu’elle le regardait impuissante partir avec elle, se foutant de la laisser dans ce hangar, seule, nue, détruite. L’aiglonne ouvra les yeux brusquement, l’image d’Aemon partant avec elle encore bien imprimée derrière ses paupières. Chaque fois c’était un nouveau coup de poignard qui assassinait son cœur et son âme. Ses yeux piquaient déjà, menaçant de laisser couler une déferlante de larmes acides, lui laissant un goût salé dans la bouche. Elle se détestait d’avoir été aussi crédule, d’avoir pu penser que parce qu’il avait été son meilleur ami pendant plusieurs années, il n’en restait pas moins un homme dicté par ses propres désirs, égoïste et sans remords. Elle le savait mais elle avait fermé les yeux, parce que c’était lui, c’était eux et Marloes avait simplement baissé sa garde. La jeune femme se tourna sur le dos, fixant un point invisible sur le plafond de son baldaquin. Elle avait tellement mal qu’elle voulait en crever, la douleur dans sa poitrine ne semblait pas s’amoindrir comme les autres lui avaient si gentillement conseillé. Le temps guérit les blessures. Faux. Le temps les creusent un peu plus, les rendant purulentes, à vif et plus profondes. Chaque jour elle peinait à se lever, c’était un combat de chaque instant, porter son masque de princesse des garces n’avait jamais été aussi difficile, ne l’avait jamais autant épuisé, fracassé. Elle se perdait encore plus dans l’alcool, les soirées, les clopes, et même les mecs même si au final ils avaient tous ce goût fade, de déjà vu, ce n’était pas son goût, ses lèvres, ses mains, son corps, son regard. Elle savait qu’elle allait le croiser, subir sa présence qui lui déchirait les entrailles faisant hurler la bête blessée en elle. Marloes sentait un regard insistant sur elle, sa voisine de lit. Comme d’habitude elle l’avait réveillé avec ses gémissements, ses pleurs, mais elle ne lui disait jamais rien, elle se contentait de l’observer, avec cette compassion et cette pitié qui donnaient la gerbe à l’aiglonne. Un mouvement sous sa couette la fit soulever la couverture et la blonde libéra sa nouvelle petite créature qu’elle avait depuis maintenant un mois. Un mini dragon aussi inoffensif qu’une mouche mais qui à son grand étonnement, avait su trouver une place dans le cœur de glace de la française. Souriant tristement quand la bestiole encore son nom frotta sa tête écailleuse contre sa joue, elle lui prodigua quelques caresses avant de finalement réussir à se lever, ayant l’impression de porter le poids du monde sur ses épaules. Elle était tellement fatiguée, tellement lasse et usée, fanée dans la fleur de l’âge. Se dirigeant vers la salle de bain, Marloes évita son reflet dans le miroir sachant déjà ce qu’elle allait y voir alors qu’elle se posta sous le jet d’eau chaude, essayant de retirer les douleurs musculaires de ses épaules. La tête penchée en arrière, elle laissa l’eau laver son visage, espérant naïvement qu’elle puisse aussi laver toutes pensées de lui de son esprit, tout souvenirs de cette scène dans le hangar et de celle qu’elle avait observé impuissante entre lui et Ellie. Cette garce. La douleur dans sa poitrine lui arracha un sanglot, puis un second avant qu’elle ne se laisse aller, une main appuyée sur le carrelage froid de la douche. Ses larmes se mêlèrent à l’eau de la douche, détruisant toute preuve de sa faiblesse, de sa naïveté de penser qu’il était différent des autres, qu’il ne lui ferait jamais de mal. Quand elle se calma enfin, elle coupa enfin l’eau de sa douche, se glissant dans une serviette avant de se poster enfin devant son reflet. Elle ne dupait personne, son regard était souligné par de profondes cernes violettes, elle n’avait jamais été aussi blanche et son visage était marqué par les quelques kilos qu’elle avait perdu en refusant de s’alimenter correctement. Pitoyable en soit. Préférant de loin la facilité, Marloes attrapa sa baguette et se prépara rapidement, séchant et coiffant sa crinière blonde au mèches roses, se maquillant assez pour donner l’illusion qu’elle se portait à merveille, ajustant son masque de parfaite petite conne à la langue acérée. Enfilant son uniforme, l’aiglonne quitta la salle de bain puis le dortoir en compagnie de son dragon qui volait maladroitement à côté d’elle. Traversant les couloirs puis le hall, elle se dirigea dans le parc, foulant la pelouse humide par la rosée du matin afin de se rendre dans la cabane du nouveau garde de chasse. Si elle avait eut le droit de garder cette bestiole mythique, malgré sa taille réduite, elle était obligée de le laisser au garde de chasse durant ses cours, ne pouvant ni le laisser seul dans le dortoir, ni dans la volière où il risquerait de bouffer les volatiles. S’assurant que tout allait bien, disant au revoir à son mini dragon sans nom, la blonde retourna au château afin de prendre son petit-déjeuner même si au final elle savait qu’elle allait se contenter d’un café et d’une clope. Balayant la table des serdaigle des yeux, Marloes accrocha un court instant ce regard bleu qui lui bousillait le cœur avant de finalement aller s’asseoir avec un mec qui elle savait lui courait après depuis pas mal de temps. Elle souriait, riait, jouait la comédie alors qu’en réalité sa poitrine lui faisait un mal de chien. Son cœur tambourinait contre sa poitrine menaçant de fracasser ses côtes, ses yeux brûlaient d’une douleur trop difficile à contenir, ses ongles se plantaient dans la paume de ses mains pour tenter de faire bonne figure mais elle ne tenait plus, le savoir si près d’elle la détruisait complètement. Se levant dans un geste sec sous le regard brûlant du pauvre type qu’elle aguichait depuis quelques minutes, Marloes enjamba le banc et quitta la grande salle sans un mot, la gorge serrée. Ses talons claquèrent dans le dédale des couloirs encore désert, le début des cours ne commençant pas avant un bon quart d’heure. Elle grimpa les marches d’un escalier qui se mis à bouger, l’emmenant à l’opposé de sa destination. Pestant dans une barbe invisible, Marloes se retrouva a rebrousser chemin afin de regagner son chemin. Sa vue se brouillait à mesure qu’elle marchait, son cerveau pollué par toutes ces images de lui, d’eux, des souvenirs aussi corrosifs et destructeurs que de l’acide. Tournant au détour des couloirs, elle se figea net, manquant presque de perdre l’équilibre comme si elle s’était heurtée à un mur invisible. Il était là. Au milieu du couloir. Aemon. Il remarqua aussi sa présence puisque leurs regards de couleur presque similaire se rencontrèrent pour ne plus se quitter. Le sang de l’aiglonne ne mis à battre dans ses tempes, créant un bourdonnement dans ses oreilles. Elle avait chaud, et froid à la fois, son cœur battait à lui faire mal, lui donnant la nausée. Elle vit ses lèvres bouger signe qu’il lui parla mais elle n’entendait rien, juste le son de son propre cœur meurtrit et à l’agonie. Elle ne voulait pas le voir, elle ne voulait pas l’entendre, c’était trop frais, trop douloureux. Contractant sa mâchoire, Marloes fit un effort surhumain pour ne rien laisser paraître, statut de glace hautaine alors qu’elle reprit son chemin l’air de rien, passant à côté de l’aiglon en ne lui portant aucune attention avant que finalement elle se sente une main attraper son poignet avec force, la tirant en arrière avant qu’elle n’ait pu esquiver le moindre geste.

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MessageSujet: Re: love sucks + aemoes   Mar 30 Sep - 4:35

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Le souffle du vent vint s’engouffrer dans les pans de sa veste tandis qu’il observait l’horizon du lac. La cigarette qu’il tenait entre son pouce et son index se consumait seule laissant échapper une légère fumée. En compagnie d’Ellie qui lui parlait de… de quoi déjà ? Il détourna la tête pour s’apercevoir que cette dernière était partie. Depuis quand ? Il porta sa clope à ses lèvres afin de tirer quelques lattes mais celle-ci avait déjà rendu son dernier souffle. Il glissa le mégot dans sa poche avant de soupirer. Quelques brides de la conversation, non du monologue, avec Ellie lui revint. Surtout la fin… « Quand tu redescendras de tes dragons, tu penseras à me dire ce qui ne va pas sombre troll ! N’oublie pas de venir petit déjeuner ! » C’était donc ça le sentiment d’amertume qui trônait encore un peu dans les airs après son départ. Il s’appuya contre un arbre. Ses yeux avaient irrémédiablement rejoint les reflets du soleil qui se reflétait sur les eaux sombres du lac. Il avait beau adorer Ellie, elle avait cette façon d’agir avec lui telle une mère pourrait le faire. Elle était bien la seule à se soucier qu’il prenne son repas du matin dans les règles de l’art… Etrangement, ces dernières semaines, il n’avait pas très faim. Ellie lui avait même demandé s’il faisait un régime avec un petit ton moqueur. Lorsqu’elle avait ajouté qu’il vivait d’amour et d’eau fraiche, elle s’était attiré un regard sombre qui lui était peu coutumier. Lui qui se voulait toujours remplis de principes, avec une morale d’acier avait fuit comme une espèce de cognard perdu. Et chaque fois qu’il croisait le regard clair de celle qui avait été fut un temps encore sa meilleure amie, il avait l’impression de se prendre un coup de batte en pleine tronche. S’il n’était pas compliqué de l’éviter dans tous les recoins du château, cela était beaucoup moins évident dans la grande salle. Surtout lorsqu’elle affichait ce petit air de princesse que rien ne semblait atteindre. Il la connaissait trop bien pour se douter qu’elle portait son habituel masque. Surtout en compagnie de cet idiot avec qui elle s’évertuait à manger à presque tous les repas. En tout cas, c’est ce qu’il espérait… Après tout, s’il avait été gêné de la situation, n’avait pas osé affronter les conséquences de leurs actes, elle n’avait pas l’air grandement troublé pas tout cela.

Aemon passa une main dans ses cheveux les ébouriffant un peu plus si cela était possible. Quand il avait cru aimer Ellie, il avait trouvé cela compliqué. Ce n’était rien comparé à maintenant. Elle lui manquait. Sa petite tête blonde boudeuse, ses manières peu délicates, ses blagues pas toujours drôles, ses lèvres. Il n’y avait gouté qu’une fois et pourtant, il était déjà accroc tel un drogué. Un drogué à qui on aurait piqué ses doses quotidiennes. S’il avait tenté de repousser loin de lui toutes les images de leurs ébats, il n’y parvenait pas. Lorsqu’il la voyait passer dans son uniforme, l’image de ce dernier trempé moulant ses courbes envahissaient son esprit. Combien de fois Ewen avait du lui foutre un coup de coude pour le faire revenir sur terre ? L’Aiglon avait partagé tout cela avec lui. Son camarade lui avait tout simplement proposé de prendre le taureau par les cornes. Il fallait juste, et surtout, bien choisir son moment ce qui n’était pas évident. Soit elle était entourée de ses copines soit en compagnie d’un abruti. Il repoussait sans relâche ce moment qui lui semblait pourtant fatidique s’il voulait continuer à avancer un minimum. D’un pas las, il se dirigea vers la grande salle. Il lui fallait au moins sa dose de caféine. Et Ellie ne pourrait pas dire qu’il n’avait rien dans l’estomac et qu’elle ne le ramasserait pas s’il finissait par terre. Aemon l’avait ce jour là traitée d’amie cruelle saisissant le croissant qu’elle lui avait tendu. Eux aussi se voilait la face. Il y avait eu cette soirée où ils avaient un peu trop bu. Peu habituée à boire, la jeune femme lui avait alors avoué ses ressentiments par rapport à Jeff. Quant à lui, éméché comme un elfe ayant bu deux whisky pur feu, il avait simplement failli l’embrasser. Elle n’avait pas reculé quand il s’était approché mais il s’était arrêté se donnant magistralement une claque mentale. L’image de Jeff lui était venu en tête. Celle de Marloes. Ses grands yeux accusateurs le fixant avec intensité. C’est là qu’il avait compris ou presque…

Lorsqu’il arriva dans la grande salle, il fut presque soulagé de ne pas la voir. Il s’installa avec Ellie et tenta de rattraper son manque de présence dans le parc. Echangeant quelques piques comme à leur habitude, il ne fut pas difficile d’échanger des rires. Comme il l’avait prévu, il attrapa une tasse qu’il remplit de café tandis qu’Ellie lui mettait des gateaux sous le nez. Osez faire de la résistance devant une telle furie et vous verrez qu’il n’est pas facile de résister. Portant la tasse à ses lèvres, son regard fut happé par le Sien. Cela dura à peine quelques secondes. « Pourquoi vous ne vous parlez plus avec Marloes ? » Question innocemment posée par la voix de son amie. Aemon soupira alors qu’il voyait Marloes allumer celui qui se trouvait en face. Sa main se crispa autour de sa tasse. Il avait une folle envie de crever les yeux de ce connard qui se promenait un peu trop sur la poitrine de l’Aiglonne. Depuis quand elle ne fermait plus les derniers boutons de sa chemise aussi ? Lorsqu’il la vit se lever pour quitter sa table, Aemon redressa sans réellement sans rendre compte faisant la même chose qu’elle, agissant presque en miroir. Elle avait un peu d’avance mais l’Aiglon lui emboita le pas. « Bonne matinée à toi aussi Ace ! » la voix ironique d’Ellie lui parvint à peine aux oreilles. Il savait qu’elle ne lui en voudrait pas. Cela deviendrait compliqué si tout le monde se mettait à lui faire la tronche en même temps.

Rapidement, Aemon, suivit la blonde qui s’était déjà engagée dans un escalier qui avait s’était détourné de son chemin. Quant à lui, il ne pouvait même plus l’emprunter. Combien de fois s’était-il perdu, lui le petit Américain qui ne savait jamais où trouver sa salle de classe ? Il observa un instant où elle allait atterrir avant de choisir un autre chemin qui lui semblait être le bon pour lui permettre de croiser sa route. Son pas était rapide et même s’il ne courrait pas, c’était presque la même chose. Au bout de quelques minutes, il se retrouva dans un couloir désert. Il s’était encore planté à tous les coups. Il resta un instant au milieu du dédale se maudissant tout seul jusqu’à ce qu’il aperçoive sa silhouette sombre percer la lumière. Son coeur se mit à battre plus rapidement qu’il n’aurait du. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux. Il aurait peut-être du préparer un ou deux sortilèges de défense non ? Leurs regards se croisèrent durant un instant qui lui sembla durer des heures. Il devait peut-être parler là ? Mais que dire ? ‘Salut Marloes, c’était bien la dernière fois non ?’ « Marloes… » A part murmurer son prénom, il ne trouva rien. Et par Merlin qu’elle quitte ce petit air hautain, pas avec lui merci. Il avait envie de la secouer pour qu’elle lâche ses allures qu’il détestait chez elle. Il sentait une vague de colère s’emparer de lui alors qu’elle commençait à passer à côté de lui sans prononcer un mot. Putain, elle allait pas lui faciliter la tâche. Lorsqu’il se saisit férocement de son bras pour la ramener à lui, le brun n’avait pas réellement réfléchit à ce qu’il faisait. Il voulait juste l’empêcher de partir. Cela ne pouvait pas continuer comme ça encore des semaines et des semaines. Cette soudaine proximité l’électrisa alors qu’ils ne s’étaient même pas adressés la parole depuis au moins deux mois. Le regard d’Aemon affrontait celui de la Blonde sans ciller. « Putain, arrête de jouer à ça avec moi Ferretti…» Sa voix n’était pas agressive, juste désabusée teintée d’une pointe de colère. Des bruits au bout du couloir se firent alors entendre. L’Aiglon ne voulant pas passer à côté de cet instant, ne relâcha pas sa poigne et l’entraina jusqu’à la première porte qu’il croisa. Pensant les enfermer dans une salle de classe, ils se retrouvèrent dans un placard à balais. Il entendait déjà la voix d’Ewen se foutre de lui. Il lui avait dit de l’enfermer dans un placard pour l’exemple, pas pour de vrai… L’endroit exiguë était sombre et il avait au moins l’avantage d’épargner le combat qui s’était engagé entre leurs yeux. Il ne l’avait toujours pas relâché. Il savait qu’il venait d’enclencher une grenade prête à exploser à tous moments. Il avait trouvé rien de mieux que de s’enfermer avec. Sa voix perça alors le silence emplit de tension qui les entourait. « Tu comptes me dire ce que tu penses avant de me tuer ?»

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MessageSujet: Re: love sucks + aemoes   Mer 1 Oct - 3:05

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Marloes avait sans cesse cette impression d’étouffer, de suffoquer chaque fois qu’elle croisait son regard céruléen. Ça la tuait lentement mais sûrement de le voir constamment avec elle, de le voir rire avec elle, de le voir si proche de cette fille qu’elle avait cru pouvoir apprécier un jour. Elle se souvenait avec exactitude de la scène à laquelle elle avait assisté, impuissance, dans le parc, ce fameux soir. La serdaigle avait vu son ancien meilleur ami se pencher vers la brune, amorçant un baiser qu’elle n’avait finalement pas voulut voir de peur de vomir, ou pire. Elle s’était simplement détournée avant de voir la finalité du geste d’Aemon, imaginant sans mal ses lèvres rencontrer celles d’Ellie dans un baiser tendre, comme il avait échangé avec elle quelques jours plus tôt à peine dans le hangar. Elle s’était sentit alors souillée, salit, honteuse de s’être laissée leurrer par les beaux yeux de l’aiglon qui au final n’était pas du tout différent des autres mâles de cette planète, il était pareil, exactement pareil, réfléchissant plus avec son service trois pièces plutôt qu’avec ce qui lui sert de cerveau. Il l’avait trompé, amené là où il le souhaitait, et comme la dernière des connes elle avait simplement baissé sa garde, parce que c’était Aemon. Il avait toujours su comment lui parler, comment la calmer, l’attendrir, il était le seul à passer entres ses barrières, grattant la surface pour découvrir la véritable Marloes, celle qui ne porte pas ce masque hautain et détestable. Elle avait été entière avec lui, sincère comme avec n’importe qui d’autre et voilà le résultat. La jeune femme ressentait une douleur lancinante dans sa poitrine depuis presque deux mois, elle avait perdu l’appétit et se montrait plus détestable qu’à l’ordinaire, passant ses nerfs sur les pauvres trolls qui croisaient son chemin, rabaissant les plus faibles, aguichant toujours plus les mâles en rute de cette école pourrit. Elle était devenue une version améliorée de la garce en puissance, une version que même elle ne supportait pas mais qui l’aidait à garder la tête haute, masquant le tourbillon de sentiments qui la ravageait de jour en jour. Une fois de plus elle n’avait pas faillit à sa réputation, se rendant dans la grand salle, parfaite, son maquillage masquant à la perfection ses nuits agitées, ses vêtements aguicheurs appelant sans aucun détour à la luxure et la débauche, son petit air suffisant rabaissant silencieusement les mauvaises langues. Elle se pavanait comme une duchesse au milieu de sa cours, sa grâce typique française l’aidant à se démarquer du troupeau. Elle sentait son regard lui brûler l’épiderme mais elle l’ignora royalement préférant la compagnie d’un abrutit à la belle gueule. Elle joua son rôle à la perfection, savourant le regard indécent du jeune homme dans son décolleté offert avec soin. Il lui semblait tellement fade, presque laid, pourtant elle savait qu’il représentait physiquement tout ce qu’elle appréciait chez un homme. Mais non, il n’était pas Aemon, il n’avait pas ce regard à la fois tendre et sauvage, ces fossettes enfantines qui se creusaient à chacun de ses rires, ces cheveux ébènes toujours en bataille, lui donnant cet aspect sortit du lit qu’elle affectionnait secrètement. Son coeur se contracta avec violence dans sa poitrine et Marloes finit par se lever un peu trop brusquement, elle voulait sortir d’ici, fuir sa proximité. Si elle est le pouvait elle quitterait même cette école mais son oncle ne l’entendra jamais de cette oreille, surtout pas depuis qu’il parvenait à passer régulièrement ici pour la voir. Un frisson de dégoût parcourut la jeune serdaigle à cette pensée alors qu’elle traversa les couloirs, s’engageant dans un escalier capricieux qui l'amena à l’opposé de sa destination. Pestant silencieusement, elle contourna plusieurs couloirs avant de se retrouver nez à nez avec l’objet de ses tourments. Il se tenait là, comme s’il l’attendait, son regard doux posé sur elle dans une supplique silencieuse.

Serrant avec violence la mâchoire, Marloes se fit violence pour ne pas simplement l’insulter, le frapper, tenter de lui faire mal comme il lui en avait fait. Effacer de sa mémoire ces moments avec lui, ces images avec cette traînée qui pensait pouvoir avoir le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière. Un dégoût sans nom enserra la gorge de la blonde aux mèches acidulées alors que dans un dernier effort, elle amorça un pas pour passer devant le brun, sans un regard, sans une once d’attention, simplement ce dédain qu’elle réservait pourtant aux personnes qu’elle haïssait le plus. Jamais elle n’aurait pensé utilisé un jour cette facette là avec lui, jamais. Puis tout s'enchaîna très vite, trop vite pour que la serdaigle ne puisse réagir. La voix d’Aemon lui parut lointaine, dans un murmure alors qu’il empoigna son bras avec force, l’empêcha de fuir une nouvelle fois. Elle se sentit tiré vers l’arrière, ses pieds suivirent le mouvement maladroitement. Elle croisa le regard déterminé de l’aiglon qui finit par la pousser dans un endroit sombre, exigu, ou régnait une odeur de détergeant et de poussière. Son dos heurta sans aucune doucement la surface rugueuse du mur alors que la porte claqua, les plongeant dans une obscurité presque totale. Clignant plusieurs fois des paupières, Alissia tenta de s’habituer à la pénombre, la lumière filtrant pas les trous de la porte lui permit de distinguer le visage d’Aemon bien trop proche du sien, son souffle chaud percutant ses lèvres, ramenant à la surface des souvenirs qu’elle voulait simplement oublier. Sa main enserrait toujours dans son bras mais sans force, presque comme une caresse qui lui brûla la peau douloureusement. « Tu comptes me dire ce que tu penses avant de me tuer ?»  La voix grave de l’aiglon eut l’effet d’un électrochoc, sortant Marloes de sa transe avec la force d’une gifle alors que d’un geste sec elle se dégagea de la poigne du brun « Je t’interdis de me toucher Evans.» Sa voix claqua comme un fouet, aussi tranchante qu’une lame. Elle voulait faire mal, putain elle voulait tellement lui faire mal et pourtant sa proximité mettait à rude épreuve son palpitant qui menaçait de briser sa cage thoracique. Un léger rire presque hystérique traversa la barrière des lèvres de la blonde. Il se foutait de sa gueule ? oui c’était sûrement ça, il ne pouvait pas être aussi con quand même, c’était un connard certes, mais il n’était pas bête. « Arrêtes tes conneries et laisses moi sortir je n’ai aucun compte à te rendre.» La jeune femme posa ses mains sur le torse de l’aiglon, ce contact l’élèctrisa une nouvelle fois mais elle le rompit assez vite en le repoussant avec force, l’envoyant sur l’étagère situé derrière lui dans un léger fracas, faisant tomber des objets dont elle ne se préoccupa nullement. Elle devait sortir d’ici et vite, sa présence lui était nocive, elle pouvait sentir son doux parfum mettre au supplice chacun de ses sens. Se déplaçant vers la porte, la serdaigle attrapa la poignée et la tourna, mais la main de son ancien meilleur ami s’abattit sur le bois de la porte, l’empêchant de l’ouvrir. Tirant dessus une nouvelle fois, la porte resta irrémédiablement close. Elle était fatiguée, à bout de nerfs, elle n’avait pas la force de se battre contre lui de toute façon il avait déjà gagné d’avance. Soupirant doucement, Marloes posa son front contre la lourde porte en bois, fermant les yeux, sa main toujours sur la poignée. « S’il te plaît Aemon laisses moi sortir…» Sa voix n’exprimait plus aucune méchanceté, pire elle laissait transparaître l’état de fragilité dans lequel elle se trouvait actuellement, lui livrant sur un plateau d’argent sa fierté et sa vulnérabilité. De toute façon il ne pouvait rien faire de pire que ce qu’i avait déjà fait et elle était lasse de jouer ce petit jeu avec lui. « Pourquoi tu m’as fait ça putain» Cette fois-ci sa voix n’était qu’un murmure se répercutant contre le bois de la porte, plus pour elle même que pour Aemon. Certes elle avait besoin de réponse, besoin de croire qu’il y avait une raison valable derrière tout cela, qu’il n’était pas le connard qu’elle voyait maintenant en lui, mais elle n’était pas prête à l’affronter, parce qu’elle ne trouvait aucune excuse valable pour ce qu’il avait fait, pas une, et la vérité était trop dure à entendre. Ses doigts se serrèrent de nouveau sur la poignée de la porte prête à tenter de l’ouvrir de nouveau dans l’espoir qu’il ne l’arrête pas cette fois-ci.

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MessageSujet: Re: love sucks + aemoes   Mer 22 Oct - 11:29

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Aemon ne savait pas vraiment ce qu’il était en train de faire. Il se souvenait juste des propos d’Ewen qui lui avait dit qu’il valait mieux qu’il fonce plutôt que d’hésiter. Il fallait que lui et Marloes mettent les choses au point et parviennent au moins à crever l’abcès quoiqu’il advienne ensuite. L’envie de mettre les choses à plat démangeait le brun et à présent plus rien ne le ferait changer d’avis. La voir s’adonner devant un crétin vulgaire avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. Si elle avait voulu l’énerver, le titiller, elle avait appuyé exactement là où cela faisait mal. Bien joué Miss Frenchie. Il l’avait suivi comme il l’avait pu afin de se retrouver en face d’elle. Il lui avait bloqué le chemin sentant son palpitant rater un battement alors qu’il se retrouvait proche d’elle à nouveau. Cela faisait si longtemps à présent qu’ils s’évitaient soigneusement. Deux mois ? Trois ? Ace ne savait même plus quand cela avait commencé. Il fallait juste que tout cela s’arrête. Ces regards fuyant, ses pas pressés lorsqu’ils étaient non loin l’un de l’autre, ces silences lorsqu’ils se trouvaient ensemble dans la salle commune. Il fallait mettre un terme à tout cela. Alors lorsqu’elle voulu s’enfuir, il ne la laissa pas faire. C’est ainsi qu’ils atterrirent dans un placard à balais… Plus romantique, tu meurs. Niveau proximité par contre, il n’y avait pas mieux. Surtout pour des retrouvailles corsées. Aemon et ses idées de génie. Aemon et son impulsivité à la con. Aemon et les conseils d’Ewen… Il sentait le corps chaud de Marloes non loin de lui. Ce manque de distance entre eux était vraiment loin d’être une bonne idée. Surtout pour raisonner. Surtout pour ne pas lui sauter dessus à nouveau. En cet instant, tous les sens de l’Aiglon était en alerte. Elle lui avait manqué. Leurs câlins, leurs discutions. Son odeur. Son caractère de merde. Plus que cela, la peau douce de la blonde sous ses doigts semblait soudainement lui devenir indispensable.« Je t’interdis de me toucher Evans.» Une remarque cinglante qui était venu fendre l’air. Lorsqu’il disait à Ewen que ses regards étaient mauvais, ce n’était rien comparé au ton de sa voix si froide. Un ton qu’elle ne lui avait jamais adressé à lui. Qu’il lui connaissait pour ceux qu’elle détestait tant. Marloes s’était alors mise à rire légèrement. Un rire sans joie. Un rire froid, sarcastique. La confrontation n’allait pas être facile… « Arrêtes tes conneries et laisses moi sortir je n’ai aucun compte à te rendre.»« Ca, j’ai bien remarqué que tu préférais les échanges silencieux et provocateurs.» Référence directe à son attitude dans la grande salle. Elle lui faisait payer. Il savait qu’il n’avait pas été malin. Il n’avait pas assumé ses actes. Il avait eu honte. Mais elle n’avait même pas cherché à comprendre. Elle avait commencé ses attaques, silencieuse, tel un serpent. Elle faisait régulièrement ce genre de scène. Ce jeu d’actrice où elle affichait sur son visage : ’Regarde moi, tout va bien. Je suis belle, ma vie est parfaite. Encore plus sans toi’. Mais le brun la connaissait que trop bien. Elle le savait pourtant. Alors ses petits jeux, ils avaient plus tendance à énerver Aemon. Les mains de Marloes vinrent alors percuter son torse violemment. Loin de s’y être attendu, son dos percuta douloureusement dans une étagère qui devait se trouver là. Bien, elle avait instauré les règles ? Il allait les suivre. Elle ne serait pas déçue du voyage. D’un geste vif, il l’empêcha de sortir alors qu’elle voulu ouvrir la porte. Elle avait beau être hargneuse, il restait tout même plus fort qu’elle. Marloes se retrouva alors coincée entre lui et le pan de bois. Proximité douloureuse alors même que la colère commençait à suinter de leurs pores.« S’il te plaît Aemon laisses moi sortir…»« Non.» Sa voix s’était faite rude. Intonation peu habituelle chez l’Aiglon mais qui n’appelait pas à protester. « Pourquoi tu m’as fait ça putain» Sa voix n’avait été qu’un murmure qui ne fit que resserrer le coeur d’Aemon. Brusquement, la saisissant par la taille, il la forçat à se tourner vers lui. Malgré la pénombre, leurs prunelles pouvaient se sonder, s’apercevoir, tenter de s’apprivoiser. Le sourire qui étirait si souvent les lippes du brun n’était plus. Son air était sérieux, fermé. Ils ne se comprenaient plus. Ils avaient raté un coche tous les deux. « Qu’est-ce que je t’ai fait Marloes ? Vraiment ? J’ai eu honte. Voila ce qu’il y a. Je me suis dit que j’étais pas mieux que tous les autres connards de ce château. Du respect. Voila ce que je t’ai fais. Au début, je t’ai évité parce que j’avais peur du regard que tu allais me porter. Je me demandais ce que tu allais penser de moi. Et au final…» La fin de sa phrase s’était faite amère. Amère alors qu’il la revoyait fricoter à droite et à gauche comme si de rien n’était. Amère alors qu’elle l’ignorait royalement. Elle l’avait balayé d’un revers de main. Derrière ces petits jeux, elle semblait avoir tourné la page sans aucune difficulté. « Au final, j’ai juste l’impression que tu t’en fous. Que tu préfères qu’un connard te matte la poitrine plutôt que de chercher à me parler. Tu es juste passé à autre chose sans chercher plus loin.» Il tapa rageusement du poing contre la porte. Il s’éloigna d’elle avant que la colère ne l’emporte trop loin. Même si le lieu était exigu, ne pas être collé à elle semblait être un choix judicieux. La sentir trop près de lui était un appel à la tentation. « En fait, t’as raison. Pense que je suis un connard qui a voulu se jouer de toi. C’est tellement plus facile j’imagine.» Plus facile que? Plus facile que d’assumer des sentiments. Plus facile que d’affronter ce qui pouvait advenir entre eux. Ou ce qui aurait pu advenir. La jalousie s’emparait des nerfs de l’Aiglon. Quel homme aurait aimé voir celle qu’il désirait flirter avec un autre ? «Juste un conseil Alissia, arrête de le faire sous mes yeux.» il avait volontairement prononcé son prénom. Le vrai. Pour l’atteindre davantage. La toucher au plus profond de son être. Marloes n’était qu’une couverture, une carapace et dans ce placard maudit, il allait passer outre tout cela. Réduisant l’espace entre eux, il se saisit de son menton de sa main douloureuse l’obligeant à le regarder dans les yeux. « Et toi, qu’est-ce que tu as pour ta défense ? » Son regard descendit sur sa gorge puis la rondeur de sa poitrine ombrée par l’obscurité.  « C’est vrai qu’il fait chaud en cette période hiverval…»
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No sleep until I'm done with finding the answer. Won't stop before I find a cure for this cancer. Sometimes, I feel I'm going down and so disconnected somehow I know that I am haunted to be wanted.
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