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 maryl + c’est dans le mensonge que la vérité commence

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MessageSujet: maryl + c’est dans le mensonge que la vérité commence   Lun 1 Sep - 22:57

Ne me torture pas, je suis déjà à l’agonie.
maryl


Sortant avec furie de l'infirmerie, Cheryl arpenta les couloirs de l'école d'un pas décidé, et sur son visage se lisait la colère et l'indignation. Il ne valait mieux pas venir l'ennuyer maintenant car elle était capable de tuer quelqu'un, rien qu'en le regardant. Elle croisa même un garçon de son année qui la dévisagea longuement jusqu'à ce qu'elle s'en aperçoive, et le fusilla tellement du regard qu'il baissa aussitôt les yeux. Elle s'arrêta aussitôt au détour d'un couloir pour sortir son miroir de poche. « Putain de merde, la pute, la conasse, je vais la bousiller. » Rentrant précipitamment dans les toilettes les plus proches, elle s'approcha de la glace et toucha du bout des doigts son œil droit, où la peau commençait doucement à prendre une teinte violacée absolument pas esthétique. Appuyant brutalement sur son œil au beurre noir, Cheryl grimaça de douleur. Poussant le supplice un peu plus loin, elle insista en tapotant le bleu davantage, comme pour s'assurer qu'il était bien là. Elle savait qu'il existait un remède en pommade pour ce genre de blessure, mais il était hors de question pour elle de retourner en chercher à l'infirmerie et revoir la face de cake d'Harrison. Plutôt mourir. Vidant son sac au sol, elle en sortit sa trousse de maquillage et tenta de camoufler le mieux qu'elle put l'ecchymose, mais rien n'y faisait. Pas même le fond de teint, pas même le blush. Certes, cela avait au moins atténué le problème, mais il suffisait de regarder la jeune fille en face pour savoir qu'elle venait de se battre à la moldue. Glorieux. Très viril. Soupirant fortement alors qu'elle rangeait ses affaires, elle repensa à la bagarre avec désolation. Elle détestait Dalia Harrison, elle la haïssait plus que tout au monde. Puis, elle se rappela pourquoi elle avait du se battre. Elle détestait Marcus Cauldwell, elle le haïssait plus que tout au monde. Jamais personne n'avait osé se moquer d'elle de la sorte, et si elle l'avait eu en face d'elle à cet instant précis, elle n'aurait pas eu d'autres choix que d'exprimer sa rage à travers les coups. Peu importait qu'il soit plus fort qu'elle, peu importait qu'elle serait sans doute maîtrisée en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, peu importait tout cela, du moment qu'elle lui faisait mal, tout autant qu'il lui faisait mal. Ça, c'était le principal. Le reste, elle s'en fichait comme de sa première culotte, comme on disait.

Les bras tendus au dessus du lavabo, le regard fixé sur le miroir, elle se retient de ne pas briser la glace, mais s'en dissuada. À quoi cela servirait ? À part de récolter un nouveau petit séjour par la case infirmerie... Sans façon. Et puis, il fallait bien l'avouer, depuis que les nouveaux infirmiers avaient pris possession des lieux, aller à l'infirmerie était quasiment presque plus risqué que de ne pas y aller. Parfois, il valait mieux tenter de se soigner par soi-même, c'était moins dangereux. Il préférait parfois mieux avoir une plaie dégueulasse pendant trois jours que de recevoir dix doloris à la suite. Enfin, ça, c'était parfois dans le meilleur des cas. Certes, de temps à autres, ils faisaient preuve de clémence et faisaient leur boulot sans rien dire. Ces jours là, il fallait s'estimer chanceux. Cheryl sortit ses lunettes de soleil et les enfila. C'était ridicule. Il pleuvait dehors. C'était encore plus grillé et risquait d'attirer davantage les regards sur elle. Elle les retira et sortit des toilettes.  Elle décida d'aller s'enfermer dans son dortoir, et d'y passer le reste de la journée. Façon, elle n'avait envie de voir personne, de parler à personne. Même pas à Noah, étrangement. Elle voulait simplement s'allonger sur son lit et ne rien faire. Ce n'était peut-être pas la meilleure des solutions, mais s'isoler était le seul moyen d'y voir plus clair. Peut-être. Elle n'en savait rien. Mais il fallait bien commencer quelque part. Cheryl traversa plusieurs couloirs sans croiser la moindre personne, et lorsque se fut le cas, elle baissa les yeux en faisant semblant de chercher quelque chose dans son sac. Parce que oui, Cheryl Baker ne baissa pas le regard, jamais. Cheryl Baker était forte et digne. En apparence. À cet instant précis, elle était vraiment bien peu vaillante. Elle se sentait vraiment nulle. Une véritable godiche. Parce qu'elle était tombée dans le piège d'un abruti. Elle l'avait cru, bête comme elle l'était. Comment avait-elle pu lui faire confiance ? Après tout, ce n'était pas la première fois qu'elle était déçue de lui. Elle ignorait pourquoi elle avait eu la faiblesse de le croire. Peut-être parce qu'il lui offrait en passant une autre occasion de le haïr un peu plus ? Lui et Harrison, bien entendu. Même si maintenant, elle savait que la Gryffondor n'y était pour rien, cela ne l'empêchait pas de continuer de la détester.

Elle était quasiment arrivée à la salle commune des Serpentard lorsqu'une porte s'ouvrit brusquement devant elle, la frappant de plein fouet. La douleur fulgurante lui donna quasi aussitôt les larmes aux yeux, s'ajoutant instantanément à celle de la bagarre avec la Gryffondor. Sans même prendre le temps de regarder l'auteur de l'affront, elle bougonna :  « NAN MAIS TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION BORDEL? » Puis, elle le reconnut. Passant de la colère à la rage en dix millisecondes, elle se jeta sur Marcus et les fit tomber tous les deux au sol. S'appuyant de toutes ses forces sur lui pour éviter qu'il ne bouge, elle ne lui laissa pas le temps de réagir : elle en avait rien à faire, elle commença à le frapper, plus timidement d'abord, plus franchement ensuite. « T'ES QU'UN PUTAIN D’ENFOIRÉ DE MERDE. ET T'AS PAS DE COUILLES. » Plus rien ne comptait. Qu'il soit son ex, le meilleur ami d'Ellio ou non, son camarade de classe, tout cela importait peu. Il n'était qu'un menteur. Un baratineur. Et elle se demandait franchement comment elle n'avait pas pu faire pour s'en rendre compte avant. Elle frappa le nez de Marcus durement et du sang coula de ses narines. Elle s'arrêta brusquement, parce qu'intérieurement, le voir souffrir lui faisait du mal à elle aussi. Elle le regarda droit dans les yeux et vociféra : « CONNARD. » S'en suivit une gifle monumentale dont il se souviendra pendant longtemps.

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MessageSujet: Re: maryl + c’est dans le mensonge que la vérité commence   Dim 5 Oct - 9:57





Il allait la buter. Quelle bâtarde. Elle se prenait pour qui pour le mettre au tapis comme ça ? Se relevant tant bien que mal face à la blonde au sourire goguenard, le rouquin fit craquer son cou et se remit en position. Il commençait à s’améliorer de plus en plus en karaté mais il restait très loin d’atteindre le niveau de Noah, la vilaine Poufsouffle qui lui faisait face. Plus il pensait la rattraper, plus elle haussait le niveau d’un cran, s’amusant toujours à souligner l’écart qu’il y avait entre eux deux. Une fois par semaine ils se donnaient rendez-vous le soir pour s’entraîner en cachette. Une fois c’était vraiment pas assez, mais ils avaient tous les deux d’autres choses à faire, et madame lui rabâchait sans cesse à quel point elle était généreuse de prendre sur son temps libre pour lui apprendre deux ou trois passes. Tu parles. C’était sûrement plus un passe-temps qu’une corvée de le défoncer tous les mercredis soir. Se tournant autour, Marcus qui avait déjà à son actif plus d’une petite année intensive de karaté fixait avec attention sa partenaire de combat. Cette fois-ci elle ne l’y reprendrait plus, pas question qu'il retourne au tapis. C’était elle qui allait manger la poussière. La suite s’enchaîna à une vitesse folle. En effet, tout sourire, la blonde venait de lui envoyer un coup de pied par la droite. Il le bloqua et alors qu’il était sur le point de répliquer, pour profiter de la déstabilisation de la Poufsouffle, celle-ci virevolta sur elle-même comme dans l’un de ces bons vieux films de kung fu moldus pour lui asséner un coup avec l’autre pied, se libérant complétement de son emprise puisqu’il venait de la lâcher pour se protéger. Une prise au niveau du col et le voilà qu’il volait à travers la pièce, la jeune fille se servant de son propre poids pour le faire basculer par-dessus son épaule et le faire tomber par terre. « ‘Tin tue-moi, va jusqu’au bout pour une fois. ». C’était la loose. Il venait encore de se faire rétamer et maintenant qu’il avait bien mal de partout, il fallait pas espérer gagner. La barbe. Allongé sur le sol, il faisait le mort, espérant que sa prof de fortune lui laisserait une pause. « Debout gros tas ! ». Ufff. La respiration bloquée alors que l’autre venait juste d’abattre son talon dans son estomac, le Serpentard regrettait comme à toutes les séances d’être revenu. Il était vraiment trop stupide parfois.

Le cours s’était enfin fini, courbaturé de partout, fatigué au possible, il avait fait ses étirements avec Noah puis était parti de son côté, empruntant un passage secret qu’on lui avait montré dans ses premières années pour se rendre directement dans les cachots. Il avait tellement la flemme de faire le grand tour … Il n’était pas claustrophobe, autant en profiter et puis le temps qu’il épargnait serait du temps en plus pour dormir même s’il n’était pas très tard. Finissant de descendre par le pseudo toboggan qui composait le quart du raccourci, le Serpentard enfin arrivé se releva puis ouvrit la porte du placard à balais d’un coup. Wouuuu son lit n’était plus très loin ! Zombie mais pas trop, il se retourna vivement pour constater surpris la fille à deux doigts de pleurer qui s’était pris la porte. « Ah merde, dés-… ». Oh putain. « NAN MAIS TU PEUX PAS FAIRE ATTENTION BORDEL? ». Fallait que ça soit elle … Genre forcément… Même pas le temps de réfléchir qu’elle était déjà sur lui, la surprise et la fatigue le faisant tomber sous son attaque. «  « T'ES QU'UN PUTAIN D’ENFOIRÉ DE MERDE. ET T'AS PAS DE COUILLES. »». Elle gueulait sans s’arrêter en lui donnant des petits coups au visage qui se transformaient rapidement en vraies patates. Mais elle allait pas bien ou quoi. Tentant d’attraper ses poings plus que de la frapper en retour, Marcus commençait à s’énerver à son tour, mais elle était pas bien dans sa tête ou quoi ?! « MAIS PUTAIN CASSE-TOI TU T’BATS COMME UN HAMSTER, T’AS TOTALEMENT CRAQUÉ OU QUOI ?! » Putain sale folle, c’est qu’elle lui faisait mal en plus. Totalement sonné d’un coup alors qu’elle venait de lui en mettre une dans le nez, il sentit un liquide chaud se répandre sur son visage. Elle lui avait cassé le nez là ?! Choqué un moment, leur regard se croisa. Elle aussi paraissait surprise. S’ensuivit une grosse gifle, histoire de lui remettre les idées en place. Comme s’il ne s’était pas fait suffisamment maltraité … Explosant de colère subitement, l’adrénaline montant en flèche, le rouquin attrapa les poignets de la jeune fille et inversa la position dans laquelle ils se trouvaient juste avant.

« MAIS TU VAS PAS BIEN OU QUOI, ESPÈCE DE SALE TARÉE VA ! T’AVAIS QU’À REGARDER OÙ TU MARCHAIS PUTAIN ! ». Lui immobilisant totalement les bras en plaquant ses poignets brutalement au sol, le Serpentard était devenu fou. Dans sa tête tout tournait à 1000 à l’heure. Pourquoi l’agressait-elle comme ça d’un coup ? Qu’est-ce qu’elle foutait là d’abord ? Pas de couilles ? Connard ? Toutes les paroles de la blonde lui revenaient en tête alors que la rage s’estompait progressivement maintenant qu’elle ne faisait pas tout pour lui péter le nez. En parlant de nez, un regard sur Cheryl en dessous lui fit vite lâcher prise, il lui gouttait dessus. Il ne s’était pas rendu compte mais l’immobiliser de la sorte les avaient rapproché d’un coup … Du moins leurs deux visages étaient vraiment proches … Et la position dans laquelle ils étaient … Trop de souvenirs. Des bons, qui en étaient maintenant des douloureux. Il se souvenait de son parfum, de son sourire alors qu’il s’était rapproché d’elle ce jour-là de sa peau si douce … « Dés- … T’es dingue ma parole ! Regarde c’que t’as fait à mon nez ! T’es enceinte ou quoi ? C’est les hormones ? C’est qui le père, Strampford, Eugène, oh non je sais, Islington ! Dis-moi si j’en ai oublié hein, j’veux dire y a teeeeeeeellement l’choix !!!! ». Et dire qu’il allait s’excuser l’espace d’un instant ! D’autant plus méchant qu’il voulait réparer l'erreur qu'il avait failli commettre, le rouquin furibond fixait méchamment la verte alors qu’il s’était redressé, se préparant à se mettre sur la défensive au cas où elle lui ressauterait dessus. Sortant son T-Shirt qu’il avait utilisé pour l’entraînement avec la meilleure amie de la folle dingue qu’il avait en face de lui (tout aussi barge hein), il essaya d’arrêter l’hémorragie. Toujours furieux, il redressa les yeux, avant de les écarquiller, s’apercevant d’un détail qu’il n’avait pas vu avant sûrement à cause de la faible luminosité. « C-C’est moi qu’ai fait ça ? Merde j’suis … j’suis désolé j’t’avais pas vu, j’voulais … ». Sa voix s’étranglant dans sa gorge alors qu’il s’était rapproché d’un ou deux pas, il tendit sa main vers l’œil au beurre noir de Cheryl. Ce bleu c’était lui au moment d’ouvrir la porte ? Avec son air de poupée pas étonnant qu’elle marque si facilement, et après elle cherchait la baston … Et pourtant intérieurement il était passé de la fureur noire au désespoir total. Jamais il n’avait voulu la battre, en venir aux mains avec elle. Et ses poignets il les avait serrés trop fort, non ? Pourquoi était-il passé par le raccourci, pourquoi avait-il ouvert en grand d’un coup ? Mais quel boulet ! … Et après il s’imaginait dans ses rêves les plus fous se remettre avec elle, putain mais elle le méritait pas, tout autre mec que lui aurait jamais levé la main sur elle. Non non ... Putain le con !
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MessageSujet: Re: maryl + c’est dans le mensonge que la vérité commence   Dim 2 Nov - 2:58

Ne me torture pas, je suis déjà à l’agonie.
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Cheryl n'avait jamais été aussi en colère de toute sa vie. C'était le cas de le dire. Elle essayait pourtant toujours de camoufler ses émotions aux autres. Mais il fallait l'avouer, elle n'était parfois pas très douée. La jeune fille avait toujours été impulsive lorsqu'on s'attaquait à elle, à ses sentiments, à ce qu'elle ressentait. Cheryl cachait toujours tout sous sa carapace parce qu'elle détestait avoir mal : elle détestait avoir un trou dans sa poitrine, symbole de la souffrance qu'elle emmagasinait en elle et qu'elle était incapable de gérer. Personne ne pouvait vraiment savoir ce qui se cachait dans le cœur de la jeune Baker. Personne. Elle était devenue de plus en plus secrète au fil des années, dissimulant tous les éléments dont les autres auraient pu se servir contre elle. Elle était devenue froide, sarcastique, hautaine. Mais elle s'en fichait. C'est ce qu'elle était aujourd'hui et elle s'en contentait fort bien. Mais en réalité, il y avait bel et bien une personne responsable de cela : Marcus Cauldwell. Et finalement, cela tombait bien qu'ils se soient croisés, par hasard. Cheryl pensait plutôt que c'était le destin. La fatalité. Elle allait pouvoir se défouler sur son grand amour ennemi de toujours, qui lui avait volé son frère, qui voyait sa meilleure amie et qui continuait de parler avec toutes les personnes qu'elle appréciait. Elle haïssait le Serpentard, elle le détestait. Il lui avait fait du mal, beaucoup de mal, trop peut-être. La seule fois de sa vie où elle avait essayé de faire confiance à un garçon, on l'avait poignardé dans le dos. Ne vous étonnez pas qu'elle soit si perturbée aujourd'hui. Elle n'avait désormais plus confiance en personne, et il était le dernier individu sur la planète qu'elle souhaitait voir. Mais il était pourtant bien là, surpris par ses coups de poing à répétition, même s'il ne mis pas longtemps à riposter. Enfin non, il ne ripostait pas, se contentant d'essayer d'attraper ses poignets pour la forcer à arrêter. Mais Cheryl n'avait certainement pas dit son dernier mot. Ses forces étaient décuplées tellement elle était énervée contre lui. Il lui hurla à la figure : « MAIS PUTAIN CASSE-TOI TU T’BATS COMME UN HAMSTER, T’AS TOTALEMENT CRAQUÉ OU QUOI ?! » Un hamster ? Il exagérait là non ? Cheryl avait l'impression d'être forte comme une lionne. Peut-être surestimait-elle sa force légendaire ? Elle reprit de plus belle en criant à son tour : « OUAIS BAH TU VAS VOIR COMMENT IL SE BAT LE HAMSTER ! » Jusqu'à le coup fatal. Le nez de Marcus en sang, la culpabilité atteignit le cerveau de la jeune femme en une demi-seconde. Elle avala sa salive durement. Elle ne sut plus comment réagir. Totalement perdue, elle laissa le jeune Serpentard inverser la tendance sans comprendre comment ils avaient pu en arriver là. Cheryl se crispa, son contact la bouleversait beaucoup plus qu'elle ne l'aurait voulu. « MAIS TU VAS PAS BIEN OU QUOI, ESPÈCE DE SALE TARÉE VA ! T’AVAIS QU’À REGARDER OÙ TU MARCHAIS PUTAIN ! » Il lui immobilisa les poignets et Cheryl commença à se débattre, détestant être aussi démunie face à lui. Enfin, plutôt sous lui. Une sensation bizarre s'empara de son estomac alors qu'elle n'avait qu'une seule envie : s'extirper de son étreinte. Elle détestait être en position de faiblesse, elle détestait sentir ses doigts sur sa peau, elle détestait son contact. Elle le détestait. « MAIS OUAIS C'EST TOI ESPÈCE DE VERACRASSE! » Super répartie, Cheryl, bravo. On lui connaissait des répliques plus cinglantes. Mais elle n'arrivait plus à réfléchir depuis que Marcus était sur elle. Trop de souvenirs remontaient à son esprit. Des moments douloureux, il fallait l'avouer à présent. Cheryl n'aimait pas y repenser car à chaque fois, elle avait les larmes qui lui montaient aux yeux. Elle le regarda, et elle s'avoua qu'il la troublait tellement plus qu'elle n'aurait voulu l'admettre... « ET LÂCHE MOI TU ME FAIS MAL PUTAIN ! » Ils étaient proches, beaucoup trop proches. Une goutte de sang tomba sur le visage de Cheryl. Elle voulut l'essuyer, mais il la maintenait toujours trop fortement. Elle se maudissait d'être faible, d'être une pauvre petite fille sans défense. Même Cauldwell arrivait à la maîtriser. À quoi cela servait d'avoir Noah comme meilleure amie dans ce cas là ? « Dés- … T’es dingue ma parole ! Regarde c’que t’as fait à mon nez ! T’es enceinte ou quoi ? C’est les hormones ? C’est qui le père, Strampford, Eugène, oh non je sais, Islington ! Dis-moi si j’en ai oublié hein, j’veux dire y a teeeeeeeellement l’choix !!!! » Cheryl fronça les sourcils. « BAH VAS-Y DIS TOUT DE SUITE QUE JE SUIS UNE PUTE ? » bon, c'était pas loin d'être vrai, mais il n'avait pas le droit de le dire. Comment il savait pour Max d'ailleurs ? C'était du bluff, c'était pas possible. Pour Alexander, ils flirtaient ensemble mais il ne s'était jamais rien passé de concret. Du tac au tac, elle murmura : « Pourquoi, t'es jaloux de plus être sur la liste ? Désolé chéri, t'as eu ta chance, tu l'as laissé filer. » Voilà, hop, un petit pic placé tranquillement.

Marcus se redressa, et elle put respirer plus aisément. Elle reprit son souffle, tandis que les battements de son cœur ralentissaient doucement, reprenant peu à peu leur rythme habituel. Elle le regarda éponger le sang qui coulait de son nez avec un tee-shirt sorti de nul part. Il la scruta attentivement, et elle murmura : « Quoi ? Arrête de me regarder comme ça. » Pourquoi la dévisageait-il de cette manière ? Elle était mal maquillée ou quoi ? « C-C’est moi qu’ai fait ça ? Merde j’suis … j’suis désolé j’t’avais pas vu, j’voulais … » Haussant les sourcils, ne comprenant rien, elle préféra attendre pour en savoir davantage. Pourquoi s'excusait-il ? Les doigts du Serpentard s'approchèrent du visage de la jeune Baker. Elle tenta de s'y soustraire mais elle était clouée au sol : elle ne pouvait ni reculer, ni bouger. Elle était prisonnière. Prisonnière de son emprise, de ses sentiments, de lui. Accablée par la pression, des larmes commencèrent à se former à la commissure de ses yeux. Fatiguée par leurs bagarres incessantes alors qu'elle ne rêvait que de ses lèvres et de sa peau, sans pour autant se l'admettre, elle le repoussa et s'assit sur le sol. Attrapant son sac à main, elle sortit son miroir de poche et se regarda : l’œil au beurre noir signé Dalia Harrison. C'était donc cela, la raison de son... « inquiétude » ? Inquiétude ? INQUIÉTUDE ? Marcus était-il vraiment inquiet et désolé, ou faisait-il simplement semblant ? « Putain... Merci bien pour le bleu... » murmura-t-elle, décidant de le faire culpabiliser et lui mettre la faute sur le dos. De toute manière, ce n'était pas comme si la vérité risquait d'éclater. Et au pire des cas, jamais Marcus ne pourrait lui reprocher d'avoir menti, pas après ce qu'il lui avait fait... son dernier mensonge, quant à lui, était dix mille fois pire. Il fallait qu'elle mette les choses au clair. « J'ai mal putain. » murmura-t-elle, enfonçant le couteau dans la plaie. Sortant sa poudre blanche, elle tenta de camoufler de nouveau la tuméfaction de son œil. C'était de plus en plus laid. « J'espère que tu te rends compte que t'es un vrai con ? De quoi j'ai l'air maintenant ? On dirait une pauvre fille qui vient de se battre à la moldue, merci. » C'était vrai. Totalement vrai. Mais ça, il n'était franchement pas obligé de le savoir. Elle le regarda, lui qui ne disait pas un mot. Cheryl décida d'en profiter pour lui demander des explications : « Bon, comme t'es un vrai connard qui fait souffrir les filles, tu vas me dire tout de suite pourquoi tu m'as menti la dernière fois dans les escaliers. Pourquoi tu as inventé cette histoire avec Harrison ? C'était quoi le but ? Hein ? C'était quoi le but final ? Me prendre pour une conne ou prendre Harrison pour une conne ? » Elle croisa les bras au dessus de sa poitrine et lui cracha à la figure : « Tu croyais que j'allais être jalouse ou quoi ? J'en ai rien à branler de toi, ni de ta vie, Cauldwell. » Elle le scruta intensément, d'une manière qui se voulait inquisitrice et sans appel. Elle voulait des réponses. De vraies réponses. Elle en avait le droit, non ? Pour une fois. « Sois honnête, si t'es capable de l'être. J'en ai marre des mensonges. J'en ai marre, Marcus. Vraiment. J'en peux plus. » Cheryl en avait assez d'être dans le flou : elle avait envie de savoir ce qu'il se passait dans la tête de Marcus Cauldwell. Pourquoi agissait-elle comme cela avec lui? Pourquoi lui mentait-il ? Pourquoi l'ignorait-il ? Pourquoi continuait-il à lui plaire ? Pourquoi éprouvait-elle un pincement au cœur ? MAIS POURQUOI ÉTAIT-ELLE PASSÉE PAR LA PUTAIN DE MERDE?

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