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 C'est le renouveau de l'amitié ♦ Esmeralda

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► date d'inscription : 30/11/2013
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MessageSujet: C'est le renouveau de l'amitié ♦ Esmeralda   Jeu 17 Juil - 22:52


Toujours copines ?

Journée comme les autres à Poudlard. Tout le monde parlait de l’évasion qui avait eu lieu à Azkaban. Les Weasley avaient réussi à s’évader. Comment ? Personne ne le savait. D’ailleurs, si les élèves le savaient ce n’était certainement pas grâce à la Gazette du Sorcier ou un autre journal. Non, c’était la famille qui l’avait raconté, les résistants avaient été mis au courant grâce à l’Ordre du Phénix d’après les rumeurs. Juliet ne pensait pas qu’ils étaient si proches de l’Ordre. Mais peut-être après tout, ils avaient leur famille qui étaient Phénix pour certains. La quatrième année se demandait si son père allait bien. Avait-il participé à cette évasion ? Elle avait peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Personne ne savait vraiment qui avait participé à cette évasion chez les Phénix, seuls certains noms circulaient mais pas tous et surtout pas le nombre total. Il faisait aussi état de mort mais personne ne savait vraiment de qui il s’agissait ou ça n’avait pas été jusqu’à Ellen Dashwood. De ce qu’elle avait compris ce n’était pas directement les Phénix qui avaient organisé cette évasion. C’était la seule chose qui réussissait à la rassurer. Mais en absence de nouvelles et d’informations plus précises elle ne pouvait qu’avoir peur. Surtout que depuis, elle n’avait pas reçu la moindre lettre. Elle se disait qu’on lui aurait annoncé s’il avait été tué, que ce n’était qu’un hasard, mais ça ne suffisait pas à la rassurer. D’un seul coup, telle une rafale de vent, une claque, elle avait compris ce qu’il risquait vraiment en faisant ce qu’il faisait. Elle le savait déjà suite à l’assassinat de sa mère et de sa sœur mais elle n’avait pas envie de le perdre lui. C’était la dernière personne qui lui restait, sa seule famille. Sans elle, elle était seule, orpheline.

En attendant, elle était dans le doute, dans la peur. Elle attendait avec impatience une lettre. Mais elle ne pouvait qu’être contente de cette évasion. Bien sûr, elle le cachait, ainsi que sa façon de penser, son identité, son pouvoir. Elle impartiale, jamais elle ne le serait. Elle serait obscure, résistante, Phénix, Mangemorte selon ses personnages, mais jamais elle ne serait impartiale. Et son cœur ne se tournerait toujours que d’un coté. Elle errait dans le château, à la recherche de quelque chose qui pourrait la rassurer, la réconforter. Mais quoi ? Qui serait capable de ça, personne ne savait, elle n’arrivait pas à s’ouvrir  et à dire son secret, même à ses amis les plus chers. Elle avait trop peur pour oser se lancer. Peur de leur réaction quand ils sauraient que depuis plus d’un an elle leur mentait. Elle aurait tout donné pour que Ted et Victoire soient encore là. Ils savaient tout, à eux elle aurait pu en parler. Mais c’était leur libération qui avait mis la petite dans cet état. Elle fit un tour dans le parc mais même les garçons se lançant le pari de se jeter dans l’eau au mois de novembre par une journée froide ne suffirent pas à la faire sourire ou à changer ses idées. Elle restait focalisée sur son père. Elle voulait des nouvelles, ça lui était indispensable à ce moment précis.

Elle rentra donc à l’abri le bol d’air frais du mois de novembre ne lui ayant pas apaisé son esprit comme elle le désirait. Il fallait qu’elle sache, qu’elle soit sûre pour être rassurée. Elle ne pourrait pas dormir paisiblement si elle ne savait pas. Elle savait aussi qu’elle risquait gros. Lorsqu’elle avait quelque chose qui la tracassait, elle perdait plus rapidement le contrôle de son pouvoir car elle était moins concentrée. Elle s’installa dans un coin tranquille, un creux au sien d’un couloir. L’alcôve avait un petit banc, elle s’y sentait toujours bien lorsqu’elle avait besoin de réfléchir. Elle s’y sentait en sécurité. D’ici, elle ne pouvait être vue que si on s’approchait suffisamment.


Citation :
« Papa,

Ta dernière lettre a dû se perdre mais j’aimerai vraiment avoir de tes nouvelles. Ca fait un moment que j’en ai pas eu et je t’avais posé une question importante dans la précédente à laquelle j’aimerai vraiment avoir une réponse et le plus rapidement possible. J’espère que tu vas bien et  que ton travail se passe toujours bien et te plait toujours autant. Ici, tout va bien. C’est le calme plat depuis la rentrée.

Ta Juju qui t’aime. »


Elle savait qu’il saurait lire entre les lignes. Qu’il comprendrait que pour l’instant le retour du bâton des mangemorts ne se faisait pas encore sentir, même si la serpentarde ne doutait pas qu’il arrive bientôt. Et il comprendrait aussi qu’elle se faisait du souci aux vues des derniers événements. Parce qu’il n’y avait jamais eu de question. Elle savait qu’il saurait lire entre les lignes qu’elle avait peur qu’il ne lui soit arrivé quelque chose. Elle resta dans son couloir un long moment. Elle pensait à sa sœur, ca faisait longtemps qu’elle n’y avait pas pensé ainsi. Elle aurait tout donné pour remonter le temps à ce jour où tout avait basculé. Les cauchemars, elle n’en pouvait plus. Se réveiller brusquement alors qu’un éclair vert illumine sa nuit, elle en avait marre. Elle n’avait plus envie de se réveiller l’oreiller baigné de larmes et les joues collantes ou dans un hurlement. D’ailleurs elle n’était pas la seule, ses camarades de dortoir lui faisait parfois des réflexions le lendemain de ses cauchemars les plus sombres lorsqu’elle les réveillait en pleine nuit. Mais heureusement ça n’arrivait pas régulièrement. Mais les rares fois et surtout que ça soit arrivé plusieurs fois, la mettait en danger. La brune avait bien compris que certaines de ses camarades commençaient à se poser des questions sur les raisons de ses hurlements et surtout de ses cauchemars. Parce que, bon, elles n’étaient pas débiles, elles avaient bien compris qu’elle ne se mettait pas à hurler pour le plaisir mais que c’’était dû  des cauchemars.

Alors qu’elle pensait à la relation qu’elle avait pu avoir avec sa sœur, elle réalisait qu’il lui manquait quelque chose dans sa vie. Il lui manquait une personne avec qui elle était elle-même, une personne qui l’aimait malgré son pouvoir et sa différence, malgré son histoire. Une personne l’accompagnant partout, une personne prête à mentir pour elle. Elle était bien plus mature qu’elle. Elle l’avait entrainé à contrôler son pouvoir. Elle, elle avait compris l’importance de maitriser ce pouvoir à un moment où Ellen ne l’avait pas compris. Même si elle avait des amies très proches, Juliet réalisa que quoi qu’il puisse y avoir entre elles, jamais elles ne seraient comme elle avait pu être avec sa sœur, elles ne pourraient jamais la remplacer, parce qu’elles ne pourraient jamais la connaitre entièrement. Quelques larmes silencieuses s’échappèrent de ses yeux bleus et glissèrent jusqu’à son menton. Elle les balaya du revers de sa manche. Elle avait aperçu Esmeralda au loin. Elle se leva et se dirigea vers elle. Elle força un peu son sourire. « Esme ! » Elle lui fit un grand signe de la main pour ne pas montrer à quel point son désarroi était important. Mais ses yeux étaient rougis, et elle savait qu’elle la connaissait trop pour laisser passer.  « C’était bien ta journée ? » Nouveau sourire forcé. Faire comme s’il n’y avait rien. Continuer la relation basée du départ sur le mensonge, non pas sur le mensonge, sur l’omission.

Mais avant même qu’elle n’ai eu le temps de lui répondre, elle changea du tout au tout. Elle savait ce qu’elle devait faire même si ça allait être dur. Il lui fallait quelqu’un comme sa sœur. Il lui fallait retrouver cette relation sinon, elle allait se perdre dans le mensonge. Il lui fallait quelqu’un qui puisse la réconforter lorsqu’elle n’irait pas bien en sachant pourquoi elle avait l’épaule trempée de larmes. Quelqu’un qui sache pourquoi elle s’endormait alors qu’elle lui racontait sa journée de cours et que c’était intéressant, quelqu’un qui sache que ce n’était pas la peine de lui acheter des dolipranes pour ses migraines à Pré-au-Lard. Il lui fallait quelqu’un qui soit là pour ce qu’elle était. « Il faut que je parle, on peut aller dans un endroit calme. » Elle était complètement perdue, sa voix était grave, un peu triste, un peu apeurée. Elle avait peur. Elle allait faire ce qu’elle n’avait jamais fait avant. Qu’allait-elle dire ? Elle ne pouvait pas se permettre de la perdre elle aussi, elle était tout pour elle. Il y avait aussi Amalya mais ce n’était pas pareil. C’était d’abord Esmeralda qu’elle avait rencontré et elle en était encore plus proche que de sa meilleure amie. Peut-être parce que le début avait été plus dur. Elle avait mal vécu l’arrivée de la serpentarde dans leur duo. Et maintenant, Juliet savait que ce n’était pas avec elle qu’elle voulait parler. Mais la serdaigle l’aimait-elle assez pour lui pardonner ? L’aimerait-elle toujours autant après ? Lorsqu’elle apprendrait que ça faisait plus d’un an qu’elle lui mentait, qu’elle lui cachait qui elle était vraiment. Qu’elle se faisait appeler Juliet Bowman alors qu’elle n’était en rien cette fille. Lorsqu’elle verrait face à elle une fille aux cheveux blonds dorés lumineux et aux yeux verts anis. Lorsqu’elle verrait une fille que la vengeance animait, qui ne cherchait rien d’autre que de venger sa famille et qui était prête à tout pour ça. Bien que c’était aussi pour se protéger, mais un an.

La quatrième année se dirigea vers l’endroit où elle savait qu’elles seraient en sécurité. Un endroit où personne ne pourrait surprendre leur conversation. Elle grimpait les escaliers en vitesse et traversait les couloirs. Après un an à Poudlard, elle maitrisait parfaitement ce labyrinthe qu’était ses couloirs, escaliers et nombreuses salles. Elle vérifiait de temps en temps que la jeune espagnole la suivait. Elle n’avait même pas attendu son avis avant de partir à la recherche de la salle idéale. La porte était juste devant elle. Elle la poussa, vérifia quelle n’était pas déjà occupée et entra. Elles seraient tranquilles ici. Elle attendit que son amie entre à son tour et ferma la porte. Et puis, d’un coup de baguette magique, elle verrouilla celle-ci. Elles étaient tranquilles. Elle pouvait enfin lui dire ce qu’elle avait de si important à lui dire. Elle se tourna vers la bleue et bronze. Ses yeux bleus d’habitude si pétillants fuyaient son regard. Etait-ce de la honte ? Peut-être. De la peur ? Surement. Elle ne savait pas par quoi commencer. Elle ne savait pas quoi dire. Normalement elle ne devait pas lui dire. Elle n’avait pas prévu de le faire ainsi. Ses pensées se mélangeaient dans sa tête. Elle ne savait pas quoi dire. Les mots semblaient rester bloqués au fond de sa gorge. Elle ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit. Elle la referma. Que dire ? Peut-être avait-elle besoin d’un petit encouragement afin de réussir à se lancer. Elle regarda ailleurs. Elle mordilla sa lèvre inférieure dans une petite moue, signe de réflexion et de questionnement. Elle ne savait plus si c’était une bonne idée de lui dire. Maintenant qu’elles étaient là, l’une face à l’autre, elle repensait aux conséquences que ça pouvait avoir. Elle lui faisait confiance mais après tout, Esmeralda lui faisait confiance aussi et elle n’était pas digne de cette confiance. Et si l’inverse était également vrai… Elle savait que Naranja avait été parfaite avec elle et Esmeralda également. Elle avait pris sa défense face à une camarade de sa maison qui connaissait son secret et cela sans même connaitre la raison du chantage. Elle n’avait jamais cherché à savoir. Juliet lui devait beaucoup mais elle était bloquée. Elle ne savait plus quoi faire. Le silence s’installait petit à petit entre elles au fur et à mesure que les questionnements de la verte et argent perduraient. Non, elle ne pouvait pas, elle n’y arriverait pas. Elle avait trop à perdre. Mais d’un autre coté, elle savait ce qu’elle cherchait lorsqu’elle s’était lancé plus tôt alors qu’elles n’étaient encore que dans ce couloir. Elle cherchait celle pour qui elle n’aurait plus de secret, elle en avait besoin. ‘Esmeralda, aide-moi, sans toi j’y arriverai jamais…’ Entendrait-elle sa supplication silencieuse ?

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