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 Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*

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MessageSujet: Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*   Sam 12 Juil - 8:00





Des visages, des figures
Dévisagent, défigurent
Alvin Keegan


Tltltltltltltltltltl. Silence. Tltltltltltltltltl. Silence. Tltltltltltltltltltl. Silence.

Rapidement, nerveusement, Prue faisait claquer ses ongles manucurés de noir contre la table, les uns après les autres,  imitant l'allure d'un cheval fougueux galopant à toute vitesse. Elle faisait ça pendant quelques secondes puis stoppait net tout mouvement, laissant le silence reprendre ses droits... Et puis elle recommençait, dans l'espoir que ce claquement fasse fonctionner plus rapidement son cerveau embrumé, fatigué par une semaine sans vraiment faire de nuit, une semaine partagée entre travail et mission à accomplir, une semaine de travail de jour et de nuit, une semaine à double facette. Malheureusement pour elle, ce bruit n'améliorait en rien sa réflexion et ne faisait que créer un embryon de mal de tête. Au bout d'une dizaine de minute, elle cessa, résignée à attendre dans le silence. Oui parce qu'elle attendait. Encore. Elle ne faisait que ça depuis une semaine. Attendre un mouvement, attendre un faux pas, attendre quelqu’un. Attendre ci, attendre ça. Attendre le moment propice. Attendre qu'il se pointe. Attendre... Attendre avant de tirer. Attendre... Attendre avant de faire disparaître les traces. Attendre. Attendre le coup de fil. Attendre, attendre le rendez-vous. Attendre. Toujours attendre. Elle finissait sérieusement par en avoir marre, d'ailleurs elle ne se gênerait pas pour leur faire remarquer à ces bureaucrates que l'attente, ce n’était pas sa tasse de thé. À petite dose, c'était supportable, mais toute une semaine sans dormir, ça commençait à faire vraiment, mais vraiment beaucoup. La demoiselle releva le menton, fusillant la pendule à travers ses larges lunettes noires. Elle fut étonnée de voir que les aiguilles n'avaient pas tant bougé depuis le dernier coup d’œil qu'elle leur avait lancé, toujours aussi faignantes à ne tourner que lorsqu'on les regarde. Comme si le temps s'arrêtait en attendant, comme si on avait que ça à faire, d'attendre pendant que le temps attend... Franchement, personne ne serait sorti. Mais Prue, le temps, il ne s'arrête pas. Il prend juste un malin plaisir à s'écouler plus lentement dans ce genre de situation. C'est bien connu.

Agacée, la jeune femme décida de se lever, décroisant ses jambes précédemment croisées sur la table, redressant son buste affalé contre le dossier de la chaise, rajustant ses lunettes sur son nez. Oh non, elle n'allait pas s'en aller. Elle n'avait nul autre choix que d'attendre que cet imbécile de directeur en costume vienne la rejoindre, nul autre choix que d'attendre cet abruti puant qui devait encore se taper une prostituée, attendre qu'il se souvienne qu'il lui avait donné rendez-vous dans ce bar à neuf heure tapante. Attendre ce bougre d'idiot rondouillard qui devait lui donner les billets qu'ils lui étaient dus. Prue regarda une nouvelle fois la pendule accrochée au mur. Sept heures cinquante. Boh, ça va, il n'est pas tant en retard que ça... il est juste carrément à la traîne. Elle siffla entre ses dents, énervée, fit volte-face et se dirigea rapidement vers la sortie, faisant claquer ses hauts talons sombres sur le sol. Quelques regards curieux se posèrent sur sa silhouette pressée mais elle disparut des regards envieux en s’engouffrant derrière la porte. Vivement, le froid s'imposa à elle comme une morsure glacée. Elle sentit ses muscles se raidir et se mettre à trembler, elle sentit ses cheveux s'hérisser et sa seule réaction fut de se plaquer au mur comme si le mur pouvait être une source de chaleur quelconque. Tremblant légèrement, elle détailla sa tenue et se maudit de ne pas avoir écouté sa conscience. Un long manteau noir... Un long manteau noir couvrant un t-shirt noir, couvrant lui-même un short déchiré, couvrant lui-même partiellement de magnifiques collants décoré de volutes en dentelle. Prue soupira. Elle avait vraiment besoin de sommeil car elle le savait, ce n'était pas le froid qui la faisait trembler mais bel et bien la fatigue. Rapidement, ses petites mains s'activèrent à refermer son long manteau noir qui traînait derrière elle à la manière d'un membre sectaire puis elle plaça la large capuche sur sa tête, comme toujours, cachant ainsi sa longue chevelure blonde, protégeant son cou du froid. Elle vérifia discrètement, en remuant doucement la cheville, qu’il se trouvait toujours bien caché dans le montant de sa bottine puis elle reporta son attention sur l'extérieur. C'était calme... Vraiment calme. Sous la lumière des lampadaires, Prue sortit un paquet de cigarettes de sa poche. D'une main, elle l'ouvrit et en sortit une qu'elle attrapa du bout des lèvres. De son autre main, elle sortit son briquet tout en rangeant son paquet et alluma sa cigarette avant de commencer à s'intoxiquer. Quand elle était plus jeune, elle avait aussi fait la fille sage, la fille qui jamais, ô grand jamais, ne toucherait à cette merde. Mais elle avait dû se rendre à l'évidence, la cigarette lui avait permis de se détendre quand ça n'allait pas. Tant pis, elle rendra les armes jeune, qu'est-ce qu'on peut vous dire d'autre. La cigarette entre les doigts, la demoiselle détailla la place qui s'étendait devant elle. Toujours pas de grassouillet à l'horizon... Ça commence à devenir long, très très long.

Et pourtant, le calme légendaire de cette place matinale allait bientôt être chamboulé. Les Londoniens arpentaient les pavés avec empressement. Certains courraient au travail, d’autres poursuivaient leur correspondance. Certains marchaient tranquillement d’autres jouaient les supers héros en défiant le temps. Et là-bas, il y avait cette personne, aussi étrange qu’elle. Un fantôme dans la ville, l’espace-temps parallèle. Il ne semblait pas avoir les mêmes préoccupations que les autres Londoniens. Intriguée, la blonde laissa tomber sa cigarette à terre et l’écrasa du bout du pied. La jolie blonde fronça les sourcils et se concentra sur cette personne étrange mais elle n’arrivait pas à distinguer ses traits. Précautionneusement, Prue s’aventura sur la chaussée en direction du vendeur de journal qui se trouvait près d’un banc dans l’espoir d’apercevoir un peu plus son visage. Cette journée avait commencé par une interminable attente et avec un ennui mortel, un peu de suspens était le bienvenu. Après tout s’il n’y avait rien d’intéressant, elle retournerait s’ennuyer dans ce bar qu’elle détestait tant.


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MessageSujet: Re: Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*   Mer 23 Juil - 6:55


∞ Make you hit the ground

prue & alvin



Un vent froid s’engouffra dans sa veste, lui arrachant un frisson, alors que dans un bruit étouffer, la porte d’une maison moldue se referma derrière lui. Son regard porta un regard circulaire sur Londres toujours en effervescence, il devait être six heures du soir, tout au plus et le soleil couchant pointait tout juste ses rayons à l’horizon, dardant un peu de chaleur sur les toits et les arbres dépourvus de leurs feuilles avant que la nuit ne tombe. Rabattant son capuchon par-dessus sa tête, il fourra ses mains dans ses poches pour les couvrir du froid à défaut d’avoir des gants et se mit à marcher d’un pas nonchalant en direction d’un bar moldu qu’il connaissait bien. En terme général, il devait rencontrer une de ses sources, Babylone, dans ce lieu, mais se sachant suivit depuis quelque temps par une langue-de-plomb un peu trop fanatique, il avait modifié le moment du rendez-vous ainsi que l’endroit par sécurité, ainsi, sa réunion était déjà passée. Il avait laissé entendre en revanche que la rencontre avait toujours lieu et que par conséquent, Alvin s’attendait à ce qu’elle soit là. Cette jeune femme blonde à l’esprit un peu dérangé, il n’avait jamais vu quelqu’un d’aussi fanatique à lui mettre la main au collet, surtout quelqu’un qui ne le connaissait pas à proprement parlé. Tous deux ne s’étaient jamais côtoyés en aucune façon et du jour au lendemain, elle semblait avoir pris son cas personnel. Mais qu’importe, ce n’était pas la première fois que le né-moldu avait quelqu’un aux fesses et ce n’était pas une demoiselle de son âge qui l’impressionnerait. Il n’était pas en fuite depuis plus de onze ans pour rien après tout. Et l’inexpérience de Prue était sa lacune dans cette course-poursuite constante.

Il marcha lentement, appréciant de simplement faire une promenade à travers sa ville qui l’avait vu naître et grandir. Parfois, il transplanait lorsqu’il avait besoin d’aller plus vite et que c’était urgent, mais lors de certains jours, il aimait simplement user de ses deux jambes pour prendre l’air, respirer le parfum de Londres, observer la vie qui y grouillait. Malgré les temps sombres qui planait sur le pays, nombreux moldus ne se doutaient pas de ce qui grandissait dans l’ombre, menant leur vie comme si de rien n’était. Des visages passaient et allaient autour de lui, des gens qu’ils ne connaissaient pas et ne connaitraient sûrement jamais pour la plupart d’entre eux. Chacun possédait sa vie, ses bonheurs, ses malheurs, ils étaient des milliers à vivre et à s’activer tous les jours dans le cercle de la vie. Un nuage de vapeur s’échappait de sa bouche à chaque expiration. Camouflé sous son vêtement, ses yeux parcouraient sans cesse ce qui l’entourait, à l’affût du moindre mouvement suspect. Il finit par déboucher près du bas après une bonne heure de marche, un peu plus. En avance sur l’heure de son faux rendez-vous, il crut que sa traqueuse n’était pas encore sur les lieux, ce qui bien était évidemment loin d’être le cas.  Il prit place sur un band, l’air détracté, même s’il restait sur le qui-vive, par réflexe. Des années à se faire traquer l’avait rendu un tantinet paranoïaque chaque fois qu’il sortait de chez lui, d’autant plus que Baby lui avait dit que le Ministère avait renforcé la surveillance dans les quartiers moldus et implanté des espions pour dénicher les résistants. L’évasion d’Azkaban n’était pas restée sans conséquence en retour, les mangemorts répliqueraient plus fort cette fois, pas question qu’une telle chose se reproduise après tout.

Un stand de journaux siégeait non loin de lui et il finit par se lever pour en acheter un. Il parcourut rapidement les pages pour voir les nouvelles du jour qui parcouraient la ville. Rien qui ne sembla accrocher son œil. Callant le journal sous son bras, son attention se reporta sur la foule qui grouillait docilement autour de lui, bien loin de se douter que ce calme implacable serait chamboulé d’ici quelques minutes à peine. Il vint poser ses coudes contre ses genoux et son menton se déposa sur ses mains closent l’une sur l’autre. Dans cette position, son visage était difficilement visible, car l’ombre de son capuchon camouflait ses traits un trop connus dans le monde sorcier à présent. Mais même lui ne se doutait pas qu’à ce moment une ombre discrète se glissait près de lui pour tenter de le dévoiler au grand jour. Perdu dans ses pensées, il perdit un moment le fil et releva la tête par automatisme, mais lorsque son regard croisa celui d’une personne trop familière qu’il ne croyait pas apercevoir avant un moment, son instinct prit rapidement le dessus. Une brève surprise marqua ses yeux, puis un sourire s’effila sur ses lèvres et sans crier gare, il détala en courant, bousculant malencontreusement quelques passants sur son passage. Voilà, la guerre commençait, plus qu’à mettre ses distances avec les moldus, dans la foule elle serait incapable de l’atteindre, mais ferait des victimes collatérales dans ses tentatives, alors il préférait prendre des distances. Pour cette raison, il pivota dans une ruelle plus tranquille, baguette dégainée et près à répliquer aussi fortement qu’elle attaquerait.




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MessageSujet: Re: Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*   Sam 9 Aoû - 0:42





Des visages, des figures
Dévisagent, défigurent
Alvin Keegan


Le déroulement de l’histoire menaçait d’être rompu. Brisé. Déchiré. L’impact était imminent. L’ombre fendait la foule dans un mouvement ample et fluide, elle voguait à travers les âmes égarées, glissait parmi les passants, une lame taillant le brouillard corporel que les passants dessinaient. Sa démarche ferme, sûre d’elle et envoutante montrait avec arrogance qu’elle était le genre de femme qui n’avait jamais eu peur de rien. Elle était forte. Et elle reculerait devant rien ni personne. Le regard verrouillé sur sa cible, Prue avait cessé de tenter de passer inaperçue. Cette capuche noire délicatement posée sur le crâne de ce pseudo-inconnu ne présageait rien de bon. Les Mangemorts ne trainaient pas parmi les moldus, ils les détestaient comme un chat pourrait détester l’eau. Ils étaient la peste de ce monde, une vermine à exterminer. Ca ne pouvait qu’être lui. Elle en était persuadée. Mais pas certaine. Elle siffla entre ses dents serrées. Il y avait trop de monde autour d’eux, trop de monde, trop de témoins et elle ne pouvait pas prendre le risque d’attaquer un innocent. A vrai dire, ça ne l’aurait pas gênée, elle, de tuer un moldu mais le ministère n’était pas d’accord. Pas encore. Pourtant, elle aurait mis sa main à couper que cette personne assise sur ce banc n’était pas un moldu. Brusquement, Prue se stoppa en voyant sa cible bouger. Les muscles bandés, prête à bondir, elle se terra dans une immobilité déconcertante. Ses yeux clairs le regardèrent se diriger vers le stand de journaux, l’acheter et… lui tourner le dos. Profitant de cette occasion trop belle, la blonde lui emboîta le pas à distance jusqu’à ce qu’il se ressaye. Lentement, elle se rapprocha d’un groupe de personnes qui bavardaient tranquillement. Il fallait qu’elle voit son visage. Il fallait qu’elle soit sûre. N’écoutant pas les remarques et regards interloqués de la bande d’amis, Prue scrutait avec patiente ce visage plongé dans l’ombre. Il finirait par commettre une erreur. Bingo. Sa tête se releva imprudemment, dévoilant son identité à la traqueuse qui affiche un fin sourire. Alvin Keegan. Il était temps. Malheureusement, lui aussi venait de la voir. Trahie par la blondeur de ses cheveux et par son allure un peu trop différente des autres, Prue jura entre ses dents et se jeta à la poursuite de sa cible qui lui filait entre les doigts. Pressée, concentrée, elle courait à toute allure derrière le fugitif, bousculait des passants. Peu importe le moyen, il fallait qu’elle l’attrape. Absolument.

La marée humaine diminuait au fur et à mesure qu’ils s’éloignaient du point central. Les espaces se réduisaient mais les immeubles ne diminuaient pas pour autant. La Norvégienne était entrainée, surentrainée, il n’allait pas la semer à la course, ça non. Talonné par la blonde, Alvin finit par tourner dans une ruelle loin de l’agitation du centre-ville. Prue se stoppa net au coin de la rue, encore protégée par le mur du bâtiment. Elle connaissait cette ruelle. Ce cul de sac, elle le connaissait. « Arrête de courir Keegan, je finirai par t’avoir. » La blonde se mit à rire. Seule. Machinalement, elle fit glisser ses fins doigts sur le revolver qui dormait paisiblement contre sa cuisse.  Il n’allait pas lui servir car, elle le savait, Alvin l’attendait certainement avec un sort sur le bout des lèvres et sa magie pointée sur elle. Agilement, la jolie jeune femme se colla contre le mur froid et hasarda rapidement un regard vers l’intérieur de cette ruelle sans issue, priant pour qu’aucun sort ne l’atteigne. « Ça m’étonne que tu n’aies pas encore transplané. Alvin Keegan, le fugitif fuyard que tout le monde recherche, serait-il d’humeur à confronter les geôliers ? » lâcha-t-elle après s’être remise à l’abri du monstre de pierres. Dans un silence de monstruosité et d’idées saugrenues, le cerveau de la jeune mangemorte tournait à vive allure passant la moindre situation au crible à la recherche d’une faille. Le talon d’Achille de ce fugitif séduisant. Elle finirait par le trouver, elle en faisait une affaire personnelle.

Prue fit lentement glisser sa baguette magique le long de son avant-bras afin de pouvoir l’attraper. Baguette en main, elle s’avança prudemment dans l’ouverture de la ruelle, prête à contrer le moindre sort. « C’est excitant, n’est-ce pas ? Cette vie de sauvageon en marge de la société. On donne cher de ta tête au Ministère, tu le sais. C’est flatteur. Même les meilleurs n’ont pas réussi à t’attraper. » Ca, il le savait. Prue planta ses yeux bleutés dans ceux de l’homme qui se tenait en face d’elle. Sans crier gare, elle avança de quelques pas pour mieux apercevoir son visage mais elle s’arrêta bien vite en sentant son adversaire sur la corde sensible. Il était prêt à attaquer, ça se sentait. Pourtant, il ne semblait pas vouloir amorcer le combat. Discrètement, elle fit remonter sa baguette dans sa manche, un fin sourire étiré ses lèvres rosées. Sans prévenir, la jeune femme transplana en attrapant le couteau qui se trouvait bien protégé dans le bas de son dos et réapparue derrière sa cible où elle élança son bras armé en direction de la gorge du né-moldu. La guerre était déclarée.

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MessageSujet: Re: Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*   Lun 27 Oct - 16:29


∞ Make you hit the ground

prue & alvin



La rage, il pouvait la sentir bouillir dans chaque parcelle du corps de celle qui le poursuivait avec une ferveur particulière. Nombreux sont ceux qui lui portaient haine et qui l’avaient poursuis sans relâche, mais en vain. Sa force à elle avait quelque chose d’unique en soi, une adrénaline violente la poussant à aller plus vite, plus loin. Mais Alvin ne cherchait pas à la semer, uniquement à l’éloigner des visages moldus, des innocents potentiels qui auraient pu mourir sous sa main déchaînée. L’idée avait en soi bien fonctionnée, car elle l’avait suivi, sans faire de cas ou de ravages, le traquant avec une concentration inébranlable, lui se contentait de maintenir une distance raisonnable entre eux deux, pour ne pas faire croire qu’il la laissait faire, qu’il la laissait le traquer. Ce jeu, combien de fois l’avait-il opéré ? Faire semblant, faire croire. Nul de ceux qui venait à lui n’apprenait des erreurs de ses pairs. Toujours à répéter les mêmes faux pas, trop sûr d’eux qu’ils étaient si près du but, trop d’assurance, oui, c’était ça leur point faible. Si facile à duper lorsqu’on joue sur l’orgueil et Merlin sait que les mangemorts en ont un gros. Alvin était bien paré pour l’accueillir, voilà un moment déjà qu’il attendait Prue, qu’il attendait qu’elle fasse le premier pas, à lui faire croire qu’il ne savait rien, qu’il ne l’avait pas remarqué. Dupé un ancien auror, cependant, n’était pas aussi aisé que cela y laissait croire, même si le fugitif paraissait de nature très distraite à première vue, ce qui était pourtant loin d’être le cas. Il redoutait le jour où une personne suffisamment intelligente le comprendrait, mais ce n’était pas encore cette heure.

Bifurquant sur une ruelle, il tomba dans un cul-de-sac, mais il n’en avait pas grand-chose à faire, l’important était qu’elle le suivait toujours. . « Arrête de courir Keegan, je finirai par t’avoir. » Sa poursuivante se cachait au coin du mur, pendant que lui se tenait là au beau milieu de la ruelle, à découvert. Plusieurs seraient portés à croire que la situation lui était désavantageuse, pourtant, c’était bien tout le contraire. Car c’est lui qui aurait une première vue sur elle si Prue décidait de bouger et non l’inverse. Mais, elle fit une grave erreur dans cette manœuvre néanmoins intelligente ; quitter Alvin du regard. Baguette toujours levée en direction d’où se trouvait la jeune blonde, un sortilège informulé répété s’agitait au bout de son arme et une barrière protectrice invisible se dressa autour de lui. Puis, la tête de la blonde apparut très brièvement pour jeter un coup d’œil avant de reprendre couvert. « Ça m’étonne que tu n’aies pas encore transplané. Alvin Keegan, le fugitif fuyard que tout le monde recherche, serait-il d’humeur à confronter les geôliers ? » Oh, ça, elle n’en avait aucune idée. S’il n’avait pas encore transplané, c’est bien qu’il y avait une raison, mais l’excitation qu’il sentait jubiler aux bouts des lèvres de la jeune femme lui fit comprendre qu’elle ne poussait pas plus loin l’interrogation. Tant mieux, qu’elle croit l’avoir prit au piège lui convenait amplement. Puis, finalement, elle osa se montrer, baguette levée droit vers lui, prudemment, prête à toute éventualité. Lui avait déjà ses sortilèges au bord des lèvres, prêt à répliquer, mais il patienta, la laissant poser le premier assaut. « C’est excitant, n’est-ce pas ? Cette vie de sauvageon en marge de la société. On donne cher de ta tête au Ministère, tu le sais. C’est flatteur. Même les meilleurs n’ont pas réussi à t’attraper. »

Un sourire amusé se glissa sur ses lèvres. Il ne savait pas à quel point il pouvait prétendre cela flatteur, faire parti des fugitifs les plus rechercher parmi l’Angleterre, mais qu’importe, ce n’était pas ce qui allait l’arrêter de vivre pour autant. Qu’on continue de lui envoyer les meilleurs chasseurs du Ministère de la Magie, il les renverrait tous aussi penaud que les précédents, car tant que l’on ne comprendrait pas qui il était, ce n’était pas la peine d’essayer de le capturer. « Et tu es meilleure que les meilleurs ? » demanda-t-il non sans une pointe d’ironie dans la voix. Cela pouvait laisser croire qu’il prenait la situation à la légère, pourtant, ce n’était pas le cas. Soudainement, elle s’approcha et Alvin se crispa légèrement, son poignet pivotant de quelques millimètres à peine. Son regard glissa sur la baguette de Prue qui la rangea dans sa manche de manière discrète, mais comme il ne quittait jamais l’arme de son adversaire des yeux, c’était peine perdue que d’essayer de lui cacher ce geste. Puis soudainement, elle transplana dans un crac sonore qui retentit devant lui, puis derrière lui. Il eut tout juste le temps de se retourner pour apercevoir Prue se heurter de plein fouet à sa barrière magique instaurée quelques minutes plus tôt en tentant de l’attaquer par derrière. Son enchantement eut pour effet de la propulser tel un choc électrique deux mètres plus loin dans les débris, cela la sonnerait bien au moins un peu pour un moment. Un mouvement du poignet, il la désarma de son couteau avant de s’approcher. Son pied vint immobiliser le bras de Prue camouflant sa baguette en appuyant dessus avec une certaine force pour le garder au sol, il se pencha, bloqua son autre bras avec son genou opposé et son bras gauche vint plaquer les épaules de la langue-de-plomb  contre le mur derrière elle. Comme cela, assise au sol, elle n’avait pas une bonne position pour user de force physique et Alvin était un homme de stature très grande de nature. La baguette du né-moldu s’enfonça légèrement dans le cou de la blonde et un regard sombre se posa dans les prunelles de glace de la sorcière. « Laisse-moi donc te montrer pourquoi même les meilleurs n’ont pas encore réussi  à m’attraper… » Un large sourire s’allongea sur ses lèvres, la pointe de sa baguette se redressa  au niveau du visage de la blonde et un simple murmure, un mot s’évada de ses lèvres. « Stupéfix. »





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MessageSujet: Re: Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*   Dim 9 Nov - 4:09





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Alvin Keegan


Le vent avait couru sur sa peau, rancunier, menaçant, électrisant ; il avait annoncé l’affrontement. Animal. Il sillonnait en elle, ce poison enrobé de violence ; il empreignait tendrement ses tissus jusqu’à la nécrose, la névrose obsessionnelle. Jusqu’à la destruction. La moindre de ses cellules était irritée par la tension qui planait et se densifiait autours de ces deux corps se cherchant, se fuyant. Elles étaient excitées ; des chiens errants rongés par la rage irrémédiablement, irrémissiblement, attirés par la violence et la haine. Ils auraient pu passer leur chemin tel deux âmes inconnues, seulement le destin tissait avec acharnement des carrés de soie teintés de sang ; des carrés de soie où les fils invisibles de leur vie se croisaient, se fuyaient, s’entremêlaient. Ils étaient piégés. L’obsession était bien trop grande, bien trop forte pour que ce quadrangle ne puisse un jour se consumer. Le Lord avait fait de cet homme une étincelle, un embryon de hargne, de cruauté et d’entêtement qu’il avait ensuite insufflé à cette traqueuse. L’idée s’était implantée dans le tissu de son cerveau, elle avait germé jusqu’à devenir indélogeable. Il était une menace. Il était une cible. Il était sa cible. Bon nombre de mangemorts s’étaient essayés à le harponner pour finalement se brûler les ailes ; bon nombre avait abandonné décrétant que ça n’en valait certainement pas la peine. Une histoire de bénéfices/risques. Ça n’était pas son cas. Elle était bien plus déterminée que les autres, bien plus imprévisible. Personne ne savait vraiment qui se cachait derrière cette femme et même elle s’était perdue dans les méandres de sa noirceur. Elle n’avait plus aucune limite depuis bien trop longtemps, elle n’avait tout simplement plus rien à perdre. Le masque s’était dissout, brûlé à l’acide dans sa chair. Elle était devenue la chimère d’une vengeance vieillie, la peinture craquelée du dégoût suintant de son cœur gangréné. Le point de non-retour était atteint ; le point de déséquilibre. Impossible de rebrousser chemin, il était trop tard. Et cela depuis déjà plusieurs années.

L’entité de cellules qui la composait avait explosé dans un soupire familier. Elles avaient voguées à travers le temps et l’espace, seules et pourtant ensembles, guidées par l’esprit de leur propriétaire jusqu’à se réorganiser en atrocité à quelques dizaines de centimètres de leur ennemi. Les fauves étaient lâchés. Son attaque, essuyée. La grande blonde se heurta sans la moindre once de tendresse contre la muraille invisible que l’esprit de son adversaire avait construite. Action, réaction ; son corps fut projeté avec fureur dans la direction inverse. Son dos s’encastra dans le mur de brique de cette voie sans issue et lui vola sa respiration ; ses jambes vacillèrent et elle glissa entièrement sur le sol, sonnée. Cette solution s’était formulée dans son esprit quelques secondes plus tôt mais elle avait peiné à croire qu’un homme de cette carrure ait pu avoir un quelconque doute sur ses chances de vaincre un être d’apparence aussi frêle qu’elle. Un imperceptible sourire de satisfaction se dessina sur les lèvres rosées de la mangemorte ; elle venait d’avoir la preuve qu’Alvin ne se sentait pas totalement en confiance. Craindrait-il qu’elle ne réussisse là où tant d’autres avaient échoués ? Ou était-il simplement trop lâche pour combattre le venin que lui-même s’injectait ? Quelle qu’en soit la raison, il la considérait bien comme une menace. Et il avait raison. Prue mut lentement son corps endolori par le choc. Ainsi allongée sur le flanc, elle hasarda sa main à la recherche de son couteau qui finit par lui être arraché à une vitesse folle. Il n’avait pas décidé de fuir. Elle se redressa aussi rapidement qu’elle put, ignorant ses muscles criant au scandale. Elle était trop lente, beaucoup trop lente. A moins qu’elle ne l’ait fait exprès ? Après tout, elle aurait très bien pu transplaner… Son adversaire immobilisa fermement son bras à l’aide son pied avant de se pencher au-dessus de son corps. Elle sentait le bois de sa baguette comprimer ses veines, maltraiter sa peau manipulée par la dureté de la semelle. Prue tenta de le repousser mais il était encore trop équilibré pour être déstabilisé. Rapidement, son bras libre subit le même sort que son homologue et ses épaules furent plaquées contre le mur avec force. Néanmoins, un détail n’avait pas échappé à Prue, un détail des plus importants qui tailla un sourire ostentatoire sur le visage pâle de la jeune femme. Il avait utilisé son genou pour bloquer son second bras. Erreur. Ainsi positionné, accroupi sur son corps, en équilibre sur un pied et un genou, il devenait attaquable. Il devenait ce rocher au sommet d’une montagne, il devenait funambule.

Prue releva doucement le menton en sentant la baguette du né-moldu courir le long de sa gorge. Amusée par la situation, elle se mit à rire de manière irrespectueuse et provocatrice. Elle avait toujours aimé le conflit, d’aussi loin qu’elle se souvienne. Ses yeux bleus se plantèrent dans ceux de l’homme. Il jubilait. Il jubilait et tout son être transpirait l’excitation. Prue, elle, sentait la violence courir dans ses veines. Elle sentait la rage prendre possession de son corps, du moindre de ses muscles à une vitesse que le temps enviait. Il la sous-estimait, ses yeux le vomissaient. Ils lui disaient clairement qu’elle n’était qu’une gamine arrogante et que lui, Alvin Keegan, allait mater sans prétention. « Laisse-moi donc te montrer pourquoi même les meilleurs n’ont pas encore réussi  à m’attraper… » Le menton de la jeune femme s’abaissa, perplexe, sans qu’elle ne quitte pour autant sa cible. Il était sûr de lui, bien trop sûr. Elle détailla la baguette se redresser dans son champ de vision périphérique en direction de son visage ; il était temps d’agir. Ni une ni deux, la mangemorte concentra toutes ses forces pour faire glisser son buste le long du mur. De justesse. Le sortilège explosa contre les briques de la ruelle. Sans perdre de temps, elle tira de toutes ses forces sur son bras emprisonné par la chaussure de son adversaire. Son corps entier était animé d’une fureur et d’une rage peu commune que pourtant, elle, connaissait bien. Elle faisait pivot sur le mur cimenté à l’aide de ses épaules, tirait sur ses bras comme si sa vie en dépendait et petit à petit, elle sentait la liberté caresser sa peau. Brusquement, l’une de ses mains fut libérée dans la manche de son long manteau noir. Elle se délivra avec agilité de sa camisole de force, contrant les tentatives de contention, et attrapa avec poigne la baguette de son adversaire. Prue s’agitait dans tous les sens avec acharnement, elle battait l’air à l’aide de ses épaules, repoussait le torse de son agresseur avec sa tête, tentait de le déséquilibrer avec sa main libre. Et bientôt… Bientôt sa deuxième main fut libérée. Ni une ni deux, elle fit glisser son bras dans sa manche, le plia et visa la tête de l’homme avec son coude. Elle s’acharnait, elle était furieuse. Les lèvres entre-ouvertes, les cheveux dans les yeux, elle frappait à l’aveuglette, elle frappait de toutes ses forces et sans la moindre interruption. Elle était un animal enfermé dans une cage, un tigre enragé et affamé. Elle avait beau se démener, il était encore sur elle, il tentait encore de la maitriser. La paume de sa main ouverte s’abattit sous le nez de son adversaire dans un mouvement ascendant. Si ça ne le faisait pas bouger, ça lui ferait au moins mal. Prue s’appuya sur le mur, plia l’une de ses jambes par-dessus celle du Keegan, et leva son bassin de toutes ses forces pour le faire basculer. Elle réitéra, une fois, deux fois. Trois fois. Jusqu’à ce qu’elle sente le corps qui se trouver sur elle glisser, jusqu’à ce qu’elle puisse se libérer et lui arracher sa baguette Elle aurait pu partir, elle aurait pu s’enfuir. Mais non. L’appel du sang était trop fort, elle sentait son être réclamer encore plus de violence.

Elle lança l’arme à l’opposé de l’endroit où ils se trouvaient. « Je ne suis pas meilleure que les meilleurs. » Avant qu’il n’ait eu le temps de faire le moindre mouvement, la sauvage fondit sur lui. Ses jambes emprisonnèrent son corps avec ferveur, ses talons s’enfoncèrent dans ses cuisses, son bassin s’efforça de le maintenant au sol ;  son bras s’arma et s’abattit avec fureur sur sa tempe. Peu de monde avait cru en elle à ses débuts. Peu de monde pensait qu’un être aussi frêle pouvait renfermer une telle violence. Ils s’étaient tous trompés. Tous. « Je suis seulement différente. » souffla-t-elle, à bout de souffle. Ses fins doigts se jetèrent à sa gorge et se resserrèrent fermement. Elle avait le gout du sang dans la bouche, le goût du fer parmi ses papilles, s’endormir sur ses lèvres retroussées. Elle sentait ses ongles rentrer dans cette chair qui n’était pas sienne, elle sentait la chaleur, elle sentait son cœur battre sous ses doigts, sous sa cuisse. Elle sentait les muscles de sa gorge danser sous ses doigts, elle sentait ses poumons lutter pour trouver de l’air. Elle n’était pas prête de lâcher prise. Pas le moins du monde. Il allait regretter de s’être joué d’elle. Ils allaient tous regretter. « Que vas-tu faire sans ta précieuse magie Keegan ? » Elle resserra encore sa prise ; ses ongles percèrent la chair, ses jointures en blanchissaient. Elle le haïssait.


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MessageSujet: Re: Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*   Mar 20 Jan - 17:51


∞ Make you hit the ground

prue & alvin



Le sortilège heurta le mur, éclatant la pierre dans un nuage de poussière qui aveugla momentanément Alvin. Il avait raté. Dans une adrénaline certaine, le sang remonta le long de ses tempes, alors qu’il sentait sous lui avec une force insoupçonnée la silhouette frêle qu’il tentait au mieux de maintenir au sol. La violence s’émanant d’elle le déstabilisa et il sembla que pour l’esprit du sorcier, tout se passa en un seul éclair. Pour une raison ou pour une autre, malgré sa taille, malgré sa force naturelle, malgré son avantage physique qu’il aurait du avoir, le né-moldu fut incapable de la maintenir bien longtemps au sol et les coups fusèrent à la voler. À la mâchoire, au nez, au cou, au torse, à l’épaule, elle enchaînait ses martèlements qui eurent tôt fait de sonner l’ancien serdaigle qui tentait de la maîtriser mais sans succès. Et sa baguette coincée entre les doigts de cette sorcière l’empêchait de faire des mouvements trop brusques de son côté par peur de la briser. Alors dans une position où il n’était pas entièrement dans son équilibre, il tentait de ne pas tomber et d’un seul bras de la conserver par terre, mais rien n’y fit et lentement il sentit sa prise faiblir jusqu’à ce que la situation se renverse. Lorsqu’il sentit sa baguette quitter sa main pour aller voler plus loin, à son opposé, son cœur ne fit qu’un bond, comme s’il s’était soudainement arrêté et que le souffle lui manquait. Alvin avait toujours accordé une très grande importance à cet objet qu’il considérait être l’extension de son bras, une part de lui-même en soi. Jamais personne ne l’avait vraiment désarmé auparavant, enfin, peut-être dans un ou deux duels à l’école, mais pas depuis qu’il était gradué.

Ainsi, se trouver priver de sa baguette, alors que c’était la seule chose à laquelle il associait son identité sorcière fit monter en lui une rage qu’il ne pouvait décrire en mot. Telle une feu brûlant sa poitrine d’une flamme si intensive qu’elle fit partir en fumé toute raison qui aurait pu le maintenir de ne pas faire trop usage de la violence dans ses gestes. Le né-moldu avait beau être du côté de l’Ordre du Phénix, il était capable de tuer s’il le fallait et il l’avait déjà fait par le passé et cette jeune femme était bien partie pour creuser sa tombe. Cependant, une paume s’assénant sur sa tête le ralentit dans son ardeur, bien qu’elle n’apaisa en rien la rage qui faisait ravage dans tout son être, elle alimentait plutôt l’explosion qui surviendrait sous peu. Sonné malgré tout par cette attaque, il se retrouva étalé par terre avec Prue par-dessus lui qui le maintenait au sol de tout son poids. Des doigts longs et froids se serrèrent autour de sa gorge et il les sentit se serrer avec force pour commencer à l’étrangler. À mesure qu’il manquait d’air et qu’il tentait de se défaire de cette prise, les paroles de la mangemorte résonnèrent à son esprit comme un tambour. « Que vas-tu faire sans ta précieuse magie Keegan ? » Des ongles traversèrent sa chaire, mais la colère fut-elle, si intense, comme si chaque parcelle de son corps hurlait si fort qu’il ne contrôlait plus rien, un effet se produisit, comme expulser d’Alvin lui-même et il sembla qu’un sortilège frappa la jeune femme de plein fouet comme un cri de rage franchit les lèvres du sorcier. Non, il n’avait plus de baguette, mais dans ses émotions bouillantes et grandissantes, le fugitif venait de lancer un experliamus bien placé directement contre son agresseur, le propulsant contre le mur opposé de l’autre côté de la ruelle.

Ses muscles se tendirent comme il se redressait pour fixer d’un regard flamboyant la silhouette qu’il venait de faire écraser plus loin et sa main se tendit dans les airs. « Je n’ai pas besoin de baguette pour faire de la magie. » siffla-t-il d’un ton trahissant sa colère tant sa voix tremblait et à ce même moment, sa baguette vint d’elle-même atterrir entre ses doigts ouverts dans sa direction, comme attirée jusqu’à lui. Et Prue eut exactement ces quelques secondes, entre le moment où il s’était redressé et où il avait récupéré son arme pour dégainer la sienne, car un grand jet de flamme fusa rapidement dans sa direction, embrasant l’atmosphère d’une chaleur cuisante. Sans pitié, ni repos, Alvin enchaîna les sortilèges offensifs coup sur coup sans ne rien prononcer, sans ne laisser la moindre chance. Être différente ne la sauverait pas. Et il allait lui faire comprendre pourquoi même les plus expérimentés avaient abandonné l’idée de le poursuivre, car c’était tout simplement mieux pour leur vie. Elle avait éveillé Alvin à sa pleine capacité et les duels faisaient partis de sa spécialité et surtout lorsqu’il était question d’offensive. À une vitesse vivifiante, les sorts fusaient à vive allure, dans des couleurs et des sons tout aussi étourdissants. Il ne lui laissa aucune porte de sortie, ni aucune chance de répliquer, si elle désirait survivre à cet assaut, la jeune femme devrait passer à la défensive et trouver un moyen rapide de sortir de sa ligne de mire, car il exploserait ses défenses très rapidement. Et rien ne l’arrêterait de la tuer maintenant qu’elle avait provoqué sa colère.






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MessageSujet: Re: Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*   

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Des visages, des figures, dévisagent, défigurent. ❖ Prulin, la praline *out*

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