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 It's on again — narabus

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MessageSujet: It's on again — narabus   Dim 22 Juin - 12:03



I am a lonely hero, trying to fight my battles. Life likes to blow the cold wind, sometimes it freezes my shadow. In the midst of all this darkness, I sacrifice my ego. There is no room for selfish, we do it for the people

Albus avait eu peur. Il avait eu peur que Lily se fâche, que Lily prenne tout contre elle et que ça dégénère. Mais il faut croire qu’il connaissait mal sa sœur parce que celle-ci prit très bien la nouvelle. En tant qu’adulte, et non pas en tant qu’ado blessée dans son orgueil. Lily avait toujours été la plus mature des deux. Pourquoi dans ce cas Albus douterait d’elle ? A peine Lily eut approuvé ses propos qu’un sourire se forma sur les lèvres du Gryffondor. C’était donc bel et bien parti pour une nouvelle résistance hein ? Le cœur battant, main dans la main, les frères et sœurs partirent annoncer la nouvelle aux autres et des élections ne tardèrent pas à se mettre en place.

Chacun devait choisir les personnes jugées les plus apte à être à la tête de la résistance. Albus ne mit pas bien longtemps à choisir et prit les trois sages du clan : Louis, Pete, Blake et évidemment Lily. Il savait qu’à l’aide de son cousin et de ses meilleurs amis, Lily aurait des alliés redoutables.

Albus fut soulagé que Lily soit réélue. Et surpris aussi, il fallait dire. Il fallait croire qu’il y avait beaucoup plus de gens qui croyaient en elle, beaucoup moins de grandes gueules dans le clan résistant qu’il se l’était imaginé. Albus avait eu peur que la résistance soit divisée, mais au final elle s’était trouvée assez unie et c’était vraiment rassurant.

Mais quelle ne fut pas sa surprise lorsque son nom fut prononcé, oui, lorsque son  propre nom fut choisi pour épauler Lily, Louis et Hermès à la tête de la résistance. Un conseil. Il fallait avouer que les premières minutes, il eut peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de faire tout capoter comme avec le Code Phénix. Puis il échangea un regard avec Hermès et il reprit rapidement confiance en lui. On croyait en eux. On passait outre leurs erreurs. Ils leur avaient pardonné. La résistance avait accepté de leur donner un nouveau départ. Et Albus n’était pas prêt de laisser passer cette chance. Il défendrait son clan dignement, sans ciller. Avec fierté. Comme il l’avait toujours fait. Il était temps d’avancer désormais, de fermer les yeux sur le passé. Albus finit cette réunion avec un grand sourire sur les lèvres. Tout s’était passé beaucoup mieux qu’il ne l’avait imaginé.

La réunion fut rapidement terminée après les élections. Malgré son statut de nouveau « co-dirigeant », Albus partit parmi les premiers, car il avait une idée en tête. Et pas des moindres. Pendant toute la durée de la réunion, Albus avait tenté –difficilement- de ne pas penser à la jolie brune assise au fond aux côtés d’Hermès. Mais là, maintenant que c’était terminé il était temps de mettre les choses au clair et de s’entretenir personnellement avec l’espagnole en question.  Et ça n’allait pas être une partie de plaisir.

Albus s’était caché derrière une poubelle (charmant). Il voyait chaque personne quitter le Red, et attendit patiemment que la poufsouffle pointe le bout de son nez. Fort heureusement, elle sortit seule. Albus aurait eu du mal à expliquer pourquoi il devait lui parler sinon, alors qu’ils n’étaient plus censé être ensemble et devaient s’ignorer constamment lorsqu’ils étaient en publique.

Il la surprit en l’attrapant par l’épaule et l’attirant à lui alors qu’elle passait tout près de sa planque. Non pas qu’il ne désire passer du bon temps avec elle (ah, ça aurait été beau hein). Non.  Albus lui lança un regard sévère. Honnêtement, il était énervé. Il était vraiment, vraiment en colère. Il prit sa main et, après avoir jeté un coup d’œil derrière lui pour vérifier que personne ne les suivait, il l’entraina dans un dédale de ruelles, jusqu’à rejoindre une impasse sombre très peu fréquentée afin d’être vraiment tranquille pour discuter (et crier aussi, j’en ai bien peur) comme ils le voudraient. Albus n’avait pas pipé mot depuis tout à l’heure. Pas même un salut. Il avait tenté de se contenir pendant toute la réunion, mais c’était maintenant qu’il réalisait pleinement l’ampleur de la situation. Et ce n’était pas la joie. Albus regarda une dernière fois les environs pour être vraiment sur que personne n’était sur leurs pas. Puis enfin, il se décida à parler : « Qu’est-ce que tu fous au juste ? » dit-il sèchement. Albus lâcha sa main et commença à faire quelques pas, pour essayer de se calmer. C’était réellement la première fois qu’il s’énervait contre Nara. Il n’avait jamais été aussi furieux de la voir. Il se stoppa et la regarda soucieux, les sourcils froncés. « Tu m’explique CE QUE TU FICHES ICI ? » Il cria les derniers mots. « J’arrive pas à croire que tu me fasses ça ! Je pensais qu’on était clair là-dessus. Je m’en fous que tu veuilles me voir, t’as pas à trainer dans les parages.  Tu pouvais pas attendre la fin de la réunion Nara ? » Il se frappa le front avec sa main. C’était vraiment pas croyable. Il aimait Nara. Il l’aimait vraiment sincèrement. Mais c’était censé être elle la plus futée des deux. Quand Albus se retrouvait à lui faire la morale, à l’engueuler, c’était qu’il y avait un vrai souci. «  Je t’en prie, tes amis impartiaux sont à pré-au-lard aussi, tu peux trainer avec eux, et puis ce n’était pas si long… » Albus soupira. S’il continuait comme ça, il n’allait plus pouvoir se contrôler et allait s’énerver pour de bon. Il reprit son souffle, pour tenter de ne pas trop élever la voix avant de continuer. «  Je croyais que ça ne t’intéressait pas, tout ça… On risque de croire que tu fais partie de la résistance ! Tu réalises ce que tu viens de faire ? Ca va s’ébruiter putain de merde ! » Albus poussa un juron et shoota dans une pierre, dégouté. Albus n’était pas d’un tempérament colérique, mais la présence de Nara était vraiment la dernière chose qu’il aurait souhaité avoir ici. Sérieusement, c’était dangereux. S’il ne voulait pas qu’ils affichent leur relation, ce n’était pas pour le fun ou pour le côté dramatique de la situation. Non, c’était bel et bien parce que c’était dangereux pour elle, pour elle qui n’en n’avait rien à faire de ces histoires et qui mettait sa famille en danger pour des futilités.

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MessageSujet: Re: It's on again — narabus   Lun 23 Juin - 5:23

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Narabus
Il fallait l'avouer, Naranja ne s'était jamais sentie aussi mal à l'aise de toute son existence. Elle n'était pas encore à sa place dans le clan, et elle le savait fort bien. Mais bientôt, elle se sentirait intégrée, elle en était certaine. Ces histoires de rôles, de fonctions, elle n'avait pas tout compris. Heureusement qu'il y avait eu Blake pour lui faire un petit topo. Si elle se souvenait bien de tout, le clan était dirigé par Lily, et chaque membre au sein de celui-ci possédait un rôle bien défini. Nara, pour sa part, avait été nommé avocate. Un rôle pas très compliqué pour elle, et probablement celui qui lui convenait le mieux. Mais lors de sa toute première réunion, cette organisation avait été totalement chamboulé. Il n'y avait plus de chef de clan, mais un conseil. Un conseil présidé toujours par Lily, rejointe par Louis, Hermès et Albus également. Ah Albus... Bien entendu, elle avait voté pour lui. En réalité, elle avait voté pour les quatre personnes qui avaient été élues. Comme quoi, elle n'était pas totalement à côté de la plaque. Elle ne regrettait pas son changement de clan, jamais, même si elle allait bientôt passer un mauvais quart d'heure. Elle savait qu'Albus allait lui en vouloir, peut-être même lui faire la gueule. Mais elle devra faire de son mieux pour le convaincre. Elle y arriverait, elle en était persuadée. Après tout, elle avait des arguments qui tenaient la route. Et puis, s'il continuait à bouder, elle n'aurait qu'à faire la moue pour l'amadouer. Du moins, elle espérait que ça se passe ainsi. Pour le moment, elle était toujours assise sur sa chaise, et regardait les autres sortir de la pièce d'un œil désintéressé. Enfin, désintéressé, pas si désintéressé que cela puisque son cœur fit une embardée lorsque l'objet de ses désirs franchit le pas de la porte. La confrontation ne se passerait pas ce soir. Nara en était persuadée. Il fallait d'abord qu'il digère la nouvelle. Cela sera sans doute pour demain. En attendant, la jeune espagnole avait toute la nuit pour réfléchir à ce qu'elle lui dirait. Elle n'arrêtait pas d'y penser depuis plusieurs jours. Bien sur, elle avait déjà essayé plusieurs fois de lui avouer lors de l'un de leurs rendez-vous secrets qu'elle avait intégré la résistance, sans grand succès. Au fond, elle avait même espéré que Blake vende la mèche, histoire qu'elle n'ait pas à le faire elle-même. Oui, Nara n'était pas à Gryffondor, elle n'était pas courageuse pour un sou. Enfin, si, tout de même un peu, mais pas lorsqu'il s'agissait d'affronter Albus. Il ne lui faisait pas peur, ce n'était pas le soucis. Elle était simplement effrayé par ce qu'il pourrait penser d'elle. Elle craignait qu'il ne la juge.

Nara chassa toutes ses pensées de sa tête. Elle aurait le temps d'y réfléchir de nouveau lorsqu'elle se trouverait dans la tiédeur de ses draps, avec la boule au ventre et l'incapacité de dormir. D'ailleurs, elle allait y aller dès maintenant. Elle était fatiguée. Elle embrassa Hermès et se leva. À peine était-elle sortie du bar qu'on lui attrapa l'épaule et sans même le regarder elle reconnut le parfum d'Albus. Il l'attira contre lui et Nara sentit son cœur s'accélérer bêtement, comme à chaque fois qu'elle se trouvait à ses côtés. Mais cette fois, ce n'était pas pour les mêmes raisons que d'habitude. Il ne s'emballait pas juste parce que c'était lui. Il s'emballait parce que le moment qu'elle avait redouté lui était tombé dessus sans qu'elle ne le décide. Elle n'avait même pas besoin de poser les yeux sur lui, elle sentait son regard froid et sévère sur elle et ses muscles tendus lui indiquait bien à quel point il était en colère. Naranja détestait quand il était comme ça. Elle avait l'impression de revivre leur rupture, leur dispute dans cette salle de classe alors qu'ils devaient travailler un devoir à deux... Bref, tous les moments difficiles qu'ils avaient vécu à deux. Il lui attrapa la main, et son contact chaud la rassura tout de même. Elle serra sa paume contre la sienne si fort qu'elle fut surprise qu'il ne lui demande pas d'arrêter. Il l'emmena dans un coin reculé, sans doute pour pouvoir passer une bonne gueulante. Il allait lui passer un savon et elle le savait. Mais tant pis, elle était prête à entendre tout ce qu'il avait à lui dire. « Qu’est-ce que tu fous au juste ? » furent ces premiers mots. Sympa comme approche. « Tu m’expliques CE QUE TU FICHES ICI ? » Nara baissa les yeux et regarda le sol. Jamais elle n'avait vu Albus aussi furieux, et pour être honnête, elle n'aimait pas ça du tout. Elle se tritura les mains et se dandinait sur un pied. On aurait dit une gamine qu'on venait de réprimander. « J’arrive pas à croire que tu me fasses ça ! Je pensais qu’on était clair là-dessus. Je m’en fous que tu veuilles me voir, t’as pas à trainer dans les parages.  Tu pouvais pas attendre la fin de la réunion Nara ? » Relevant brusquement la tête, fronçant les sourcils, Nara ne comprit pas. PARDON ? Il croyait vraiment qu'elle était là pour lui ? C'est ce qu'il croyait réellement ? En le voyant se frapper le front, elle sut qu'il était sincère. Elle secoua la tête et voulut parler, mais il l'en empêcha en continuant : «  Je t’en prie, tes amis impartiaux sont à pré-au-lard aussi, tu peux trainer avec eux, et puis ce n’était pas si long… Je croyais que ça ne t’intéressait pas, tout ça… On risque de croire que tu fais partie de la résistance ! Tu réalises ce que tu viens de faire ? Ça va s’ébruiter putain de merde ! » Albus poussa un juron, frappa une pierre et Nara croisa doucement les bras autour de sa poitrine et déclara doucement : « C'est bon ? T'as fini ton petit caprice ? » Elle le regarda sérieusement et droit dans les yeux. Étrangement, malgré tout ce qu'elle avait pu penser, elle n'avait pas peur. Pas du tout. Elle voulait assumer. « Tu me prends pour qui, au juste, Albus ? » Oui, elle était vexée. Vexée qu'il la prenne pour une demeurée. Une débile. Une pauvre fille qui ne pouvait pas réfléchir, poussée par ses hormones. « Une potiche ? Une imbécile ? Une idiote qui serait prête à risquer sa vie juste pour pouvoir te mater cinq minutes de plus ? Je passe déjà ma journée à le faire, j'ai pas besoin de venir à une réunion résistante pour ça. » Bien sûr qu'elle n'avait de cesse de lui lancer des regards à la dérobée. En cours, dans le parc, à la pause, dans la grande salle, à la bibliothèque, partout. Parce qu'elle ne pouvait pas l'ignorer, même si elle s'évertuait à ce que tout le monde le croit. « Mettons les choses au clair. Je sais ce que je fais. Et on ne risque pas de croire que je fais partie de la résistance. On va le croire, car c'est ce que je suis. J'en fais partie. » Montrant sa manche où le phenix était brodé pour appuyer ses propos, elle continua : « Et avant que tu montes de nouveau sur tes grands dragons, saches que j'avais entamé les démarches bien avant qu'on se remette ensemble, donc tu la mets en veilleuse et tu me gueules pas dessus, je suis pas ton chien. Merci. » NON MAIS. Elle se radoucit en disant : « Albus, écoute, essaie de me comprendre. Je suis désolé que tu l'apprennes comme ça. J'avais peur de t'en parler parce que je savais bien que tu n'approuverais pas. Mais toi même tu sais bien qu'au fond de moi, je n'ai jamais vraiment été impartiale, que je l'étais par défaut, pour ne pas m'impliquer. Mais les choses ont changé. » Nul besoin de faire un récapitulatif des meurtres abominables de cet été... Un frisson parcourut le corps tout entier de la jeune espagnole. Un murmure s'échappa néanmoins de ses lèvres : « Fred... » Nara avait toujours été très attaché au Poufsouffle, et apprendre qu'il était enfermé entre quatre murs l'avait profondément bouleversé, et c'était principalement à cause de cela qu'elle avait pris la décision de changer de clan. Ça n'avait pas franchement été évident. Pourtant, elle l'avait fait. Un petite rire narquois s'échappa de ses lèvres. « Tu croyais sincèrement que j'avais changé de clan juste pour pouvoir passer plus de temps avec toi ? T'es bien naïf. Je ne suis pas si bête. » Elle se détourna de lui, un peu agacée. « Je sais ce qu'on s'était dit dans la salle de bains des préfets. Je me souviens de chaque mot. Mais déjà à l'époque, j'avais pris ma décision. Je t'en ai pas parlé parce que... parce que... » Se mordant la lèvre, Nara murmura : « J'avais peur que si je te le dise tu décides de me laisser encore tomber. Que tu dises que c'était trop dangereux d'être ensemble. » Avalant durement sa salive, elle chuchota de nouveau : « Voilà la vérité. Ça n'a jamais été pour toi. Jamais. Si je l'ai fait, c'était pour moi. Pour Fred, pour ta famille, pour tout ceux qui se font massacrer sans raison. Que je sois résistante ou impartiale ne change rien. Anjelica est bien obscure. Ça équilibre. » La dernière raison était bidon, mais il fallait bien trouver quelque chose. Elle se rapprocha de lui et posa sa main sur la joue d'Albus et murmura : « Me déteste pas. J'ai assez de Maddison qui me fait la gueule. »

Spoiler:
 
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Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
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MessageSujet: Re: It's on again — narabus   Dim 6 Juil - 1:26

Il était sur les nerfs le mec. Il avait passé la réunion à tenter de l’ignorer, à essayer de ne pas penser à elle. Mais là il était temps de mettre les choses au clair et Albus n’était pas prêt de laisser passer ça. Il n’était pas exigeant avec Nara, il ne l’avait jamais été, vraiment. Au contraire, il faisait tout pour lui plaire, pour la garder près de lui, même si désormais leur relation était cachée pour la majorité du château. Mais là, c’était trop. Il se sentait comme trahi. Il lui avait fait confiance. Il avait cru qu’elle avait compris que s’ils se remettaient ensemble, c’était en faisant le maximum pour ne pas s’exposer, et surtout en faisant le maximum pour ne pas qu’ELLE s’expose. Parce que ça avait été ça, le problème depuis le début. Parce que oui, le fait qu’être avec Albus l’exposait à un danger constant, parce qu’elle était impartiale et n’avait strictement rien à voir avec la résistance. C’était en partie pour ça qu’ils avaient rompu. Et là, elle venait comme une fleur, afficher à tous qu’elle était du côté des résistants, ou du moins qu’elle avait une grande préférence pour ce camp. C’était vraiment inconscient. Elle ne réalisait pas à quel point les rumeurs allaient vite à Poudlard, et qu’on la ficherait résistante à partir du moment où elle sortirait du Red. Elle n’avait aucun intérêt à se pointer ici, aux yeux d’Albus, bien au contraire, elle avait tout à y perdre. Il n’y comprenait décidément plus rien.

« C'est bon ? T'as fini ton petit caprice ? » Nara soutint son regard, mais contrairement à Albus, la brune n’était pas en colère. Nara avait toujours eu le don d’étonner son petit ami. Souvent il essayait de prédire et d’anticiper ses réactions mais (très) rarement il avait juste. Ce n’était pas qu’il ne la connaissait pas assez, non, c’est plutôt qu’elle était… imprévisible. Lui aussi l’était, mais dans un autre genre -plus con, plus immature. Enfin bref, il ne s’attendait pas à ce qu’elle prenne le contrôle de la situation avec autant de calme et d’assurance. Devait-il s’en étonner au final ? Il n’empêche que les mots d’Albus avaient dû la toucher quelque part malgré son sang-froid apparent parce qu’elle commença à enchainer les questions sans lui laisser aucune chance de répondre : « Tu me prends pour qui, au juste, Albus ? Une potiche ? Une imbécile ? Une idiote qui serait prête à risquer sa vie juste pour pouvoir te mater cinq minutes de plus ? » Evidemment que non, mais il ne voyait pas l’intérêt de nier parce qu’elle ne semblait pas prête à l’écouter. Nara semblait avoir beaucoup à dire pour se justifier, alors il la laissa parler sans chercher à l’interrompre, quand bien même il en aurait eu l’occasion. De 1) parce qu’il respectait son temps de parole (sisi), de 2) parce qu’était agacé par ses questions débiles et savait que ça ne servirait à rien de répliquer à ça et de rentrer dans son jeu. Albus gagne en maturité, admirez huhu. « Je passe déjà ma journée à le faire, j'ai pas besoin de venir à une réunion résistante pour ça. » Albus leva les yeux au ciel. Il n’était même pas d’humeur à rire. C’était rare, mais ça arrivait. «Mettons les choses au clair. Je sais ce que je fais. Et on ne risque pas de croire que je fais partie de la résistance. On va le croire, car c'est ce que je suis. J'en fais partie. » « QUOI ? » Albus ouvrit la bouche, puis la referma aussitôt, ne trouvant rien à dire. Il avait bien entendu ? Il était sur le cul, ne réalisant pas encore ce qu’elle venait de lui avouer. Elle n’était quand même pas sérieuse ? Elle devait être en train de plaisanter, c’était sûr. Elle ne lui ferait pas un coup pareil. Elle ne pouvait pas lui faire ça… Si pourtant. Quand il y pensait, ce n’était pas étonnant. Nara avait toujours eu une préférence pour ce camp. Juste, cette fois-ci, il ne l’avait pas vu venir. « Et avant que tu montes de nouveau sur tes grands dragons, saches que j'avais entamé les démarches bien avant qu'on se remette ensemble, donc tu la mets en veilleuse et tu me gueules pas dessus, je suis pas ton chien. Merci. » Albus ouvrit grand les yeux et haussa les sourcils. Ok chef, compris. Que pouvait-il répondre à ça ? Il s’était emporté tout à l’heure, mais comprenez le, franchement. Elle aurait dû le prévenir, au moins. Qu’il s’y prépare. Ça aurait évité ce genre de confrontation. En même temps, avec tout le respect qu’Albus porte à Nara, c’est complètement DEBILE de pas lui en avoir parlé alors que ça faisait déjà quelques semaines qu’ils étaient de nouveau ensemble. Non seulement il se sentait trahi parce que c’était comme une partie du contrat qu’elle avait rompu, mais il avait également la désagréable impression d’avoir été pris pour un con, qu’elle avait jugé incapable de comprendre quoique ce soit et de se mettre à sa place. Nara sembla avoir lu dans ses pensées car elle ajouta, comme pour se justifier : « Albus, écoute, essaie de me comprendre. Je suis désolé que tu l'apprennes comme ça. J'avais peur de t'en parler parce que je savais bien que tu n'approuverais pas. Mais toi même tu sais bien qu'au fond de moi, je n'ai jamais vraiment été impartiale, que je l'étais par défaut, pour ne pas m'impliquer. Mais les choses ont changé. » Nara changea subitement d’attitude, son visage s’assombrit et Albus crut l’entendre murmurer le nom de son cousin, Fred, enfermé à Azkaban. Il savait que Nara avait été très affectée par les évènements de l’été passé, déjà avec sa sœur défunte, mais aussi avec Fred qui avait toujours été très proche du couple. Toutefois il avait été loin d’imaginer que son enfermement avait affecté Nara au point qu’elle décide carrément de s’engager dans un camp. En fait, plus elle parlait, plus Albus réalisait à quel point il ne la connaissait vraiment pas, et ça le frustrait réellement.
Nara laissa s’échapper un petit rire avant de continuer : « Tu croyais sincèrement que j'avais changé de clan juste pour pouvoir passer plus de temps avec toi ? T'es bien naïf. Je ne suis pas si bête. » Nara paraissait vexée. Bon, c’est vrai que c’était pas cool dit comme ça. Albus s’était certes laissé emporter par des déductions hâtives mais, mais… c’était ce qui lui avait paru le plus logique comme explication sur le coup. Bah quoi, oui, il n’aurait pas dit ça si Nara ne lui avait pas caché qu’elle rentrait chez les Résistants, d’abord ! Il lui faisait confiance, et il pensait qu’elle aussi lui faisait confiance il lui paraissait donc normal que si elle était rentrée dans la résistance elle le lui aurait dit. A croire que ça aussi ça faisait partie du côté imprévisible de Nara… Albus n’était pas prêt d’en finir. « Je sais ce qu'on s'était dit dans la salle de bains des préfets. Je me souviens de chaque mot. Mais déjà à l'époque, j'avais pris ma décision. Je t'en ai pas parlé parce que... parce que... J'avais peur que si je te le dise tu décides de me laisser encore tomber. Que tu dises que c'était trop dangereux d'être ensemble. Voilà la vérité. Ça n'a jamais été pour toi. Jamais. Si je l'ai fait, c'était pour moi. Pour Fred, pour ta famille, pour tout ceux qui se font massacrer sans raison. Que je sois résistante ou impartiale ne change rien. Anjelica est bien obscure. Ça équilibre. »
Le fait qu’Anjelica était obscure n’était pas vraiment une justification aux d’Albus, cela dit il avait pris un bon nombre de décisions débiles dans sa vie, il n’était pas vraiment bien placé pour le lui signaler.
Nara se rapprocha et posa une main sur sa joue, ce qui eut le don d’apaiser un peu Albus malgré sa colère, toujours présente : « Me déteste pas. J'ai assez de Maddison qui me fait la gueule. » Albus attrapa doucement son poignet pour l’éloigner légèrement de son visage. « Je te déteste pas. » Dit Albus, vexé et maussade. Bon ok, il lui faisait un peu la gueule. Mais il y avait de quoi, franchement ! Nara avait beau dire ce qu’elle voulait, ça ne justifiait pas ses actes. Elle n’aurait pas dû lui cacher ça. Il aurait vraiment voulu en parler avec elle au lieu qu’elle prenne la décision dans son dos. C’était ça un couple non ? Ne rien se cacher (dans la limite du possible, m’enfin Albus avait pris de la graine de ce côté-là), se faire confiance mutuellement. Le respect de l’autre. Nara n’avait pas rempli sa part du marché sur ce coup. Albus avait le droit d’être fâché, désolé.
Albus croisa les bras et se mit dos à elle. Il n’était toujours pas content. Il soupira. « Je t’aurais pas laissé tombé, ça va pas ? Après tout ce qu’on a traversé, tu penses que ça, ça m’aurait fait changer d’avis ? Je pensais que tu me connaissais mieux que ça. Tu n’as pas à avoir peur de moi… » Il se mordit la lèvre. Il n’était toujours pas d’accord. Mais il ne pouvait pas s’emporter. Pas après ce que Nara venait de lui dire, parce que tout ce qu’elle lui avait dit était réfléchi, censé, justifié. Il n’allait pas l’engueuler, de toute façon ça ne servirait à rien. Après quelques secondes à tergiverser intérieurement, Il se tourna finalement vers elle, la regarda avec un peu de tristesse. Il essaya de garder le même ton, de ne pas trop élever la voix. « Ecoute, qu’est-ce que tu veux que je te dise. Je n’ai pas le choix, je suppose ? De toute façon, tu ne m’en as laissé aucun. » Il haussa les épaules. C’était peut-être difficile à entendre dit comme ça, mais c’était la vérité. Après Albus n’allait pas tenter de la convaincre de revenir en arrière. Ce qui était fait était fait. Et puis, c’était un choix personnel, et il fallait dire que ses arguments tenaient la route. Du moment que Nara avait choisi la résistance pour elle-même et non pas pour Albus, ça allait… Enfin, normalement.
« Je te cache pas que je suis… déçu. » Dit-il doucement. Un ange passa ; il laissa Nara juger l’importance de ses mots. Il les pensait vraiment. « Déçu parce que je pensais que tu étais d’accord pour que tu ne t’affiches pas comme une cible potentielle. Tu as déjà oublié pourquoi j’ai voulu qu’on rompe ? » Albus secoua la tête, d’un air mi-exaspéré, mi-dépité. Il parlait d’un ton dénué de colère, mais au fond de lui il avait toujours un peu de rancœur. « Déçu aussi parce que tu étais déterminée à m’imposer ton choix sans me laisser donner mon avis. Tu aurais vraiment du m’en parler. C’était pas cool de me laisser l’apprendre comme ça. Vraiment. » Albus serrait les poings, il avait la gorge nouée. Sa colère s’était muée en trouble, en inquiétude, en consternation. Il avait l’impression d’avoir lutté pour rien. Limite ça ne valait plus la peine qu’ils se cachent, maintenant que Nara venait de révéler au monde, en même temps qu’à son petit ami qu’elle était intérieurement profondément résistante et prête à beaucoup pour défendre sa cause. Autant s’afficher, Nara avait de toute manière déjà prit la décision à sa place, à leur place plutôt. « Entre Lily qui avait des difficultés à se faire entendre, l’attaque des Obscurs, moi qui devait me justifier pour le Code Phénix et tenter de me faire un minimum respecter tout en tentant de calmer l’agitation qui régnait… Tu ne m’as vraiment pas fait de cadeau. » Il s’appuya contre un mur, fit une pause et reprit au bout d’un moment : « J’avais beau essayer de me focaliser sur la résistance, la seule chose qui me préoccupait c’était toi. » Il leva les yeux au ciel et une petite moue contrariée apparut sur ses lèvres. « Je retire ce que j’ai dit tout à l’heure. Je te déteste. Enfin je veux dire, je t’aime. Mais je te déteste pour ça. » Non sérieux, elle était chiante. Elle rendait les choses bien trop compliquées. Avait-il sincèrement le droit de s’en plaindre ? Probablement pas, mais tant pis. Nara avait pas été très cool avec lui aujourd’hui, il pouvait bien faire un petit caprice de temps en temps, lui aussi.





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MessageSujet: Re: It's on again — narabus   Sam 26 Juil - 6:04

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Étrangement calme, Naranja croisa les bras autour de sa poitrine. Une fois n'était pas coutume, elle gardait son sang froid et ne s'énervait pas. Il y avait bel et bien une raison à cela : si elle se mettait en colère, elle perdrait alors tout crédibilité face à son petit ami. Et c'était quelque chose qu'elle ne voulait pas. Elle voulait que sa décision soit comprise, et elle ne le serait pas si elle ne paraissait pas sensée. Nara savait qu'il la détesterait pour cela dès qu'elle s'était remise avec Albus. Et si elle avait tant repoussé cet instant, c'était en partie à cause de cela. Elle appréhendait qu'il ne la mette de nouveau de côté. Elle ne pourrait sans doute pas l'endurer une seconde fois. Une seule suffisait largement. Et maintenant qu'elle avait regoûté au plaisir de la vie à deux, il était bien probable qu'elle n'arrive plus à se défaire de lui. Il n'était pas toute sa vie, mais c'était tout comme. Elle avait trop enduré de souffrances récemment, reperdre Albus, c'était reperdre de nouveau une partie de son identité. Et cette identité là, elle comptait bien la garder, quelque en soit les conséquences. « QUOI ? » Albus se tut en apprenant la nouvelle. Bien entendu, il était choqué, et elle pouvait aisément le comprendre. Elle essayait de se mettre à sa place, et lorsqu'elle s'y mettait, elle lui pardonnait et comprenait sa décision. Alors elle comptait bien qu'il fasse la même chose. Mais elle était certaine qu'elle pouvait bien s'asseoir là-dessus. Albus, ce n'était pas ce genre de garçon. Albus, c'était le genre de garçon à s'énerver très vite pour des conneries. Bon, il fallait l'avouer, son adhésion aux Résistants, c'était tout sauf des conneries. C'était même dangereux, vraiment très dangereux, pour lui comme pour elle. Et c'était surtout pour cela qu'elle avait envie qu'il la prenne au sérieux. Elle ne voulait pas qu'il croit qu'elle n'était qu'une imbécile stupide et irréfléchie. Parce que ce n'était pas ce qu'elle était. Certes, il lui était déjà arrivé d'agir sans réfléchir, et de ne penser aux conséquences qu'après. Mais tout cela, c'était avant. Bien avant. Paradoxalement, elle était plus calme depuis la mort de Lara, et savait prendre sur elle. Enfin, plutôt, elle avait appris à masquer ce qu'elle ressentait, à tout refermer. Par exemple, en ce moment même, Naranja refrénait sa vexation. Oui, elle était humiliée qu'il puisse penser qu'elle était capable d'être aussi bête.  

Albus repoussa sa main doucement, et Nara sentit comme un manque. « Je te déteste pas. » Nara poussa un léger soupir de soulagement. C'était déjà ça, mais à son humble avis, il n'allait certainement pas s'arrêter là. Il croisa les bras autour de son buste, et se détourna d'elle. Ne voyant plus que son dos, Nara ferma les yeux. Elle n'avait pas envie de voir son dos, elle voulait voir ses yeux. Voir ses prunelles, c'était avoir la certitude de pouvoir sonder ce qu'il pensait vraiment, et, le cas échéant, lui faire son regard de chien battu pour qu'il craque. Elle l'entendit soupirer et elle se mordit la lèvre inférieure. Ça allait barder... « Je t’aurais pas laissé tombé, ça va pas ? Après tout ce qu’on a traversé, tu penses que ça, ça m’aurait fait changer d’avis ? Je pensais que tu me connaissais mieux que ça. Tu n’as pas à avoir peur de moi… » Nara secoua la tête, même s'il ne pouvait pas le voir. « Tu m'as bien laissé tombé pour bien moins que cela... » murmura-t-elle, plus pour elle-même que pour lui. Il se retourna enfin, et Nara sentit tout son corps se détendre un peu. C'était tout de même mieux que de parler à un mur. Mais ses yeux semblaient tristes, tristes de sa décision, tristes de ses agissements, tristes de ses actes. « Écoute, qu’est-ce que tu veux que je te dise. Je n’ai pas le choix, je suppose ? De toute façon, tu ne m’en as laissé aucun. Je te cache pas que je suis… déçu. » Dit-il doucement. Un silence pesant s'installa et Nara en profita pour s'asseoir sur le trottoir, et de comprendre le sens réel des mots qu'il venait de prononcer. Déçu. La déception. Nara avala sa salive de travers et toussa fortement. Relevant la tête vers lui, croisant son regard émeraude, elle se sentit soudainement coupable. Coupable de ne pas lui avoir dit, coupable de l'avoir cacher. N'était-on pas censé se faire confiance dans un couple ? N'était-on pas censé tout partager ? Honteuse, elle n'arrivait cependant pas à détacher ses yeux de lui, et écouta attentivement la suite : « Déçu parce que je pensais que tu étais d’accord pour que tu ne t’affiches pas comme une cible potentielle. Tu as déjà oublié pourquoi j’ai voulu qu’on rompe ? Déçu aussi parce que tu étais déterminée à m’imposer ton choix sans me laisser donner mon avis. Tu aurais vraiment du m’en parler. C’était pas cool de me laisser l’apprendre comme ça. Vraiment. Entre Lily qui avait des difficultés à se faire entendre, l’attaque des Obscurs, moi qui devait me justifier pour le Code Phénix et tenter de me faire un minimum respecter tout en tentant de calmer l’agitation qui régnait… Tu ne m’as vraiment pas fait de cadeau. J’avais beau essayer de me focaliser sur la résistance, la seule chose qui me préoccupait c’était toi. » Passant une main dans ses cheveux, la jeune espagnole ne savait plus trop quoi dire. Plus Albus parlait, plus il lui donnait mal au ventre. Elle détestait lorsqu'ils se parlaient de cette manière là. Elle se sentait si peu à sa place. Elle avait envie de s'enfouir sous ses draps et ne plus jamais en sortir. Mais elle avait pris une décision, alors il fallait qu'elle s'y tienne maintenant. Il n'était plus vraiment question de revenir en arrière. Elle commença à scruter attentivement ses chaussures. Pour l'aider à rassembler ses pensées. « Je retire ce que j’ai dit tout à l’heure. Je te déteste. » Relevant aussitôt la tête, apeurée, Nara le dévisagea, refusant de croire ça.  « Enfin je veux dire, je t’aime. Mais je te déteste pour ça. » Secouant la tête, elle soupira fortement, agacée. Il n'avait pas le droit de lui faire des frayeurs comme ça, ce con ! Elle chercha quelque chose à dire, mais ne trouva rien à redire. Elle avait donné tous ses arguments et n'avait plus rien à ajouter. Les mots trouvèrent néanmoins leur chemin après quelques secondes : « Je n'ai pas peur de toi. Seulement de tes réactions. Depuis la rupture, je n'arrive plus à les anticiper alors qu'avant j'y parvenais tellement facilement... Je crains une autre mauvaise nouvelle à chaque fois que tu ouvres la bouche. Oui, je suis effrayée à l'idée que tu me laisses de nouveau tomber et que je doive à nouveau endurer ce supplice. Celui de t'aimer sans pour autant pouvoir te toucher ni te parler. Tout cela à cause d'un nom, un fichu nom qui me mettrait en danger. »  Le nom de famille d'Albus n'avait jamais eu aucune importance pour Nara. Jamais elle n'avait voulu se rapprocher de lui à cause de cela. Avant qu'elle n'arrive en Angleterre, elle n'avait jamais entendu parler des Potter. Ni même des Weasley. Tous ces noms qui étaient familiers aux oreilles des enfants sorciers anglais et totalement inconnus dans la péninsule ibérique où elle avait grandie... Elle reprit : « Non, c'est vrai. Je ne t'ai pas laissé le choix d'exposer tes arguments pour tenter de m'en dissuader. Comme toi quand tu m'as quitté pour soit disant me protéger. » C'était méchant de ressortir ça sur le tapis, mais elle voulait lui faire comprendre qu'il avait lui aussi fait des choix qui l'avait déçue auparavant. « On fait tous des erreurs. » murmura-t-elle. « Même si je suis certaine que le choix que j'ai fait n'en est pas une. » Mais Naranja encaissa le coup tout de même. Elle se leva et sans plus attendre se jeta dans les bras de son petit ami. « Je t'aime. Je sais juste pas quoi dire d'autres. Je suis désolé si je te déçois, je suis désolé si je te cause des ennuis, je suis désolé si tu es préoccupé par ma faute. Faut pas m'en vouloir, je voulais juste faire ce qu'il me semblait juste. » Nara posa doucement sa tête sur l'épaule d'Albus et se serra contre lui, écoutant simplement les battements de son cœur. Ses mains glissèrent autour de son cou, puis dans les cheveux bruns du Gryffondor. Respirant calmement, elle déposa de légers baisers sur sa clavicule droite et se détendit presque instantanément. Elle détestait tellement les discussions comme celles-ci, car elles finissaient souvent mal. Nara essayait toujours de s'en tirer de cette manière là lorsqu'elle savait qu'elle ne pourrait pas gagner. C'était mesquin, c'était nul, mais quelques fois, ça marchait. Elle lui chuchota doucement : « M'en veux pas, s'il te plaît... » Ses doigts quittèrent sa chevelure pour caresser lentement le bas de ses reins, sous sa chemise. Son odeur faisait toujours autant chavirer le cœur de la jeune fille, même après tous les moments déjà passés ensemble. « Je veux pas qu'on se dispute. » lança-t-elle, telle une supplication vaine, tant le supplice de l'affrontement lui était difficile à endurer. Surtout lorsqu'il s'agissait de lui.

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MessageSujet: Re: It's on again — narabus   Lun 27 Oct - 0:10



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« Tu m'as bien laissé tombé pour bien moins que cela... » Albus se crispa légèrement à ces mots. Il n’aimait pas revenir sur leur rupture. Pourquoi ? Parce qu’elle avait raison, tiens. Il le savait pertinemment, et quand il y pensait il se disait que finalement il était peut-être un peu dur avec elle. Il lâcha la pression et essaya de se détendre. Ce n’était pas si grave, après tout. Albus lui avait déjà caché plein de choses. Nara avait bien le droit à son lot de secret, elle aussi. Comment lui en vouloir ? Il était injuste avec elle et avait probablement réagit de manière excessive. « Je n'ai pas peur de toi. Seulement de tes réactions. Depuis la rupture, je n'arrive plus à les anticiper alors qu'avant j'y parvenais tellement facilement... Je crains une autre mauvaise nouvelle à chaque fois que tu ouvres la bouche. Oui, je suis effrayée à l'idée que tu me laisses de nouveau tomber et que je doive à nouveau endurer ce supplice. Celui de t'aimer sans pour autant pouvoir te toucher ni te parler. Tout cela à cause d'un nom, un fichu nom qui me mettrait en danger. »  Albus laissait peu à peu la colère et le sentiment de trahison qui l’habitait s’en aller, pour laisser place à de la culpabilité. Il l’écoutait patiemment. Il y avait beaucoup de vrai dans ce qu’elle disait. Il avait changé. Et pas qu’un peu. Nara avait peur de ses réaction, c’était pas rien ça. C’était le Code Phénix, qui l’avait transformé, c’est ça ? En grande partie… Ou non, plutôt la défaite. Il s’était endurci, était devenu plus exigeant avec lui-même et peut-être même par extension, avec ses proches. Nara incluse. Il s’en voulait de paraitre ainsi aux yeux de celle qu’il aimait tant. Il n’avait pas envie d’être comme ça.  « Non, c'est vrai. Je ne t'ai pas laissé le choix d'exposer tes arguments pour tenter de m'en dissuader. Comme toi quand tu m'as quitté pour soit disant me protéger. »  Nara marquait un sacré point. Il lui reprochait des choses que lui-même avait faites. Il lui en voulait de lui avoir caché sa venue dans la résistance alors que lui lui avait tu, faisant preuve de toute la lâcheté du monde, les réelles raisons de leur rupture. Lui non plus ne lui avait pas laissé le choix. Ça avait toujours été sa décision alors qu’il s’agissait de leur couple. En réalisant ça, Albus se sentit vraiment con et ferma sa gueule. Soit. Il était toujours un peu sur les nerfs, mais il ne chercherait désormais plus à avoir raison.
Malgré tout… ça faisait mal à Albus de réaliser que leur couple était loin d’être basée sur la confiance de l’autre et sur la confidence. Ca viendra avec le temps… J’espère, se répétait-il intérieurement, comme pour se rassurer. Il avait pourtant cru que leur relation prenait un nouveau départ. La brune reprit plus doucement :  « On fait tous des erreurs. Même si je suis certaine que le choix que j'ai fait n'en est pas une. » Nara se retrouva soudainement dans les bras d’Albus, qui fit un pas en arrière pour ne pas tomber. Non pas qu’elle soit lourde, mais ç’avait été assez inattendu.  Et têtue en plus de ça. se dit-il. «Non mais... mmgh. » grogna-t-il, un peu perdu. Il n’aimait pas « perdre », mais Nara était tellement douée pour jouer avec ses sentiments que forcément la balance penchait en sa faveur. « Je t'aime. Je sais juste pas quoi dire d'autres. Je suis désolé si je te déçois, je suis désolé si je te cause des ennuis, je suis désolé si tu es préoccupé par ma faute. Faut pas m'en vouloir, je voulais juste faire ce qu'il me semblait juste. » Comme moi, toujours, même si ça foire à presque à chaque fois lamentablement. C’était pas cool limite hypocrite de l’accuser de lui causer des ennuis. Albus avait causé bien plus de problèmes à la brune que ça, et des bien plus graves. C’était l’hôpital qui se foutait de la charité. Albus prit sur lui, refoula son orgueil. Il commençait à se rendre compte à quel point il avait tort. « M'en veux pas, s'il te plaît... » Nara l’embrassa sur la clavicule, passa ses doigts sous la chemise. Comment ne pas céder devant tant d’amour ? Au bout d’un moment d’intense réflexion, il capitula. « Ca va, c’est bon. » Dit-il, vaincu, esquissant un faible sourire.   « Je veux pas qu'on se dispute. » Honnêtement Albus n’en n’avait pas envie non plus. Il ferma les yeux et se laissa aller dans les bras de sa petite amie. « Ne sois pas désolé. Moi je suis désolé. T’as raison.  » Il resserra son étreinte. Il déposa un petit baiser sur ses cheveux. Il défit légèrement leur étreinte pour la regarder dans les yeux, et prit une joue dans sa paume et la caressa avec son pouce : « Qui je suis pour juger tes décisions ? Elles ne reviennent qu’à toi. Et je te fais confiance. C’est juste que je m’inquiète beaucoup pour toi.  » De sa main libre il s’empara de celle de l’espagnole pour la serrer très fort. « Je te l’ai dis, je t’abandonnerais plus. Je veux plus que tu dises ça.  » Il jeta un regard derrière lui et se dit qu’il prendrait bien volontiers un risque. Il y avait des gens pas loin, c’était sur. Mais ça faisait longtemps qu’il rêvait de revivre ce genre d’instant alors pourquoi pas ? Albus écarta une mèche des cheveux de Nara puis posa ses mains sur les hanches de la belle. Il l’embrassa longuement, doucement, tranquillement, effaça de sa mémoire tout ce qui les entourait. Il ferma les yeux et ce concentra sur cet instant. Pourquoi se focaliser sur ce qui ne va pas ? Pourquoi ne pas se concentrer sur eux, eux, et rien qu’eux ? Tant qu’ils étaient ensemble, c’était le principal.  Albus ferait n’importe quoi pour elle et Nara avait eu mainte occasion de lui montrer à quel point c’était réciproque. Lorsqu’ils eurent terminés Albus lui glissa avec un sourire :  « On passe la soirée ici ? Je connais un coin sympa. Il n’y aura bientôt plus personne à cette heure-ci. On m’a parlé d’un passage secret vers Poudlard pour rentrer quand on en aura envie. » En temps normal il y aurait été opposé. Il était probable qu’il y ait encore des gens. Mais maintenant que Nara était résistante qu’elle savait dans quoi elle s’engageait il pouvait peut-être arrêter de faire son petit chef et la laisser vivre comme bon lui semblait. Peut-être même qu’ils pouvaient se montrer ensemble à nouveau. Ca y est, Albus était redevenu optimiste.  « Et si tu me racontais comment tu as fais pour entrer dans la résistance ? J’imagine que ça n’a pas du être facile… Je n’arrive toujours pas à y croire… Je pensais vraiment que tu ne rêvais que de l’Espagne. » A ces mots Albus sentit ses joues rosir légèrement. Il prit Nara par l’épaule et la serra contre lui. Ils firent quelques pas. Albus avait toujours un peu le ventre noué. Il avait été sacrément retourné par les évènements précédents et par la décision de Nara. Il ne s’y était pas attendu le moins du monde, mais plus il y pensait moins il y voyait de mal. Au contraire. Il n’aurait plus à mener sa bataille en essayant à tout prix d’éloigner Nara de celle-ci. Désormais, ils se battraient côte à côte. Et pas seulement parce qu’ils s’aimaient et tenaient l’un à l’autre. Parce qu’ils y croyaient dur comme fer. Parce qu’au fond, ils n’attendaient qu’une seule chose : la victoire, la fin heureuse qu’on leur promettait depuis des années. « En vrai, même si ça veut dire que t’es officiellement une cible pour les mangemorts et Voldemort… ça ne me déplais pas tant que ça que tu sois là. » Lui avoua-t-il. Il savait ce que ça représentait. Nara se battrait pour l’Angleterre. Elle allait pouvoir rester là plus longtemps qu’Albus ne l’aurait imaginé. Lui qui avait toujours cru que Nara reviendrait en Espagne une fois ses études terminées et lui resterait ici de par ses obligations. C’était un peu égoïste dit comme ça mais en vrai ça redéfinissait leur avenir entier. Albus n’avait aucun doute de l’issue de la guerre. Le bien finirait bien par triompher, tôt ou tard. Il y avait de quoi faire de la place à de l’espoir concernant leur avenir commun. S’ils tenaient jusque-là. « Je suis surtout content que tu sois là pour toi. Je  t’aime  comme ça, sûre de tes choix, quand tu sais ce que tu veux. C’est le plus important. C’est la Nara indépendante et sûre d’elle que j’aime le plus. Après celle qui ne crie pas sur son Albus, bien sûr. » Lui confia-t-il en lui ébouriffant un peu les cheveux. « C’est avec la Nara têtue et confiante que j’ai voulu sortir l’année dernière et c’est avec elle que je veux être encore aujourd’hui. » Il ne lui lâchait pas la main. Il la regardait désormais avec fierté. Et ouaip, il était fier d’être avec elle. Il aimait bien quand elle lui tenait tête, il fallait dire.

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MessageSujet: Re: It's on again — narabus   Dim 11 Jan - 11:32

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Ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse, disait le dicton. Et il fallait l'avouer, Albus la grondait pour quelque chose qu'il lui avait lui même fait. Il lui avait menti durant si longtemps... Mais elle avait compris sa décision, ses choix, et pourquoi il l'avait fait. Alors elle avait réellement espéré qu'il en fasse de même. Et elle avait l'impression que c'était le cas. Réellement. Il répondait à son étreinte, la serra davantage tout contre lui, et Nara sentit qu'elle était au meilleur endroit du monde. Les mots lui manquaient, alors qu'elle avait encore tant de choses à lui dire. Avec Albus, c'était toujours facile auparavant. Elle n'avait qu'à laisser son cœur exprimer tout ce qu'elle souhaitait. Mais désormais, c'était différent. Nara avait l'impression de vivre dans la retenue, la peur, la crainte de dire quelque chose qui ne fallait pas, quelque chose qui ferait qu'il s'éloigne à nouveau d'elle. Ils n'avaient que dix-sept ans, et avaient la vie devant eux. Ils auraient pu avoir le temps. Le temps de vivre leur vie d'adolescent, de grandir doucement sans se préoccuper du monde extérieur, de papillonner et de faire diverses expériences. Mais Nara n'aurait échangé sa place pour rien au monde, au contraire. Parce que sa vie, c'était avec lui qu'elle voulait la passer, même s'ils n'avaient pas vingt ans, que tout les prédisposait à se quitter de nouveau, et que la guerre les séparerait peut-être. La jeune espagnole avait toujours eu foi en l'avenir, avait toujours cru en un idéal où la lutte incessante entre le bien et le mal serait enfin terminée. Mais il fallait qu'elle cesse de toujours se bercer de douces illusions. La vie était dure. Difficile. Ardue. Il fallait se battre chaque jour un peu plus, vivre dans ce monde abominable encore un peu plus, tout faire pour le changer à chaque instant, un peu plus. C'était aussi pour cela que Nara avait cessé de croire qu'être impartiale l'empêchait d'être prise pour cible. Le monde était cruel. Le malheur touchait tout le monde. Rapidement et en silence, Nara effectua une petite prière dans sa tête, pour Lara, partie trop tôt et qui n'avait en aucun cas méritée ce qui lui était arrivée.

Nara sut qu'elle avait gagné lorsqu'il esquissa un léger sourire, très léger, mais bien assez pour qu'elle le remarque et lorsqu'il déposa un baiser sur ses longs cheveux noirs. Nara ne put s'empêcher de penser qu'elle avait une réelle emprise sur lui, tout comme il en avait une sur elle. « Ne sois pas désolé. Moi je suis désolé. T’as raison.  » La jeune espagnole se détendit presque instantanément. C'était toujours le moment qu'elle préférait lors de ses altercations avec le Gryffondor : le moment où ils abandonnaient tous les deux leur caractère pourri au profit d'étreintes qui n'en finissaient jamais. Du moins, jusqu'à ce qu'Albus en décide autrement. Il se défit légèrement d'elle et ses yeux clairs rencontrèrent ceux plus foncés de Naranja et elle se sentit fondre. Elle avait toujours eu un faible pour ses pupilles là, si vertes, si limpides, si envoûtantes, qu'elle aurait vendu son âme au diable pour les voir encore quelques secondes de plus. D'un geste tendre, il caressa sa joue et déclara : « Qui je suis pour juger tes décisions ? Elles ne reviennent qu’à toi. Et je te fais confiance. C’est juste que je m’inquiète beaucoup pour toi. Je te l’ai dis, je t’abandonnerais plus. Je veux plus que tu dises ça.  » Nara sut qu'il s'inquiétait réellement lorsqu'il attrapa les doigts de l'espagnole et qu'il les serra si fort qu'elle crut qu'il allait les lui casser. Mais qu'il lui affirme qu'il lui faisait confiance, cela lui fit grand plaisir. Il était tant qu'il comprenne qu'elle était une grande fille, elle aussi, et qu'elle était capable de décider d'elle-même si elle prenait un risque en étant avec lui, ou non. Mais elle savait que c'était le cas. Mais elle s'en fichait. Sincèrement. Car en étudiant à Poudlard, en étant de sang-mêlé, en étant résistante, elle était déjà sur la liste des gens qu'il fallait éliminer. Elle ne s'inquiétait pas. Elle ne s'en inquiétait plus. Elle avait décidé de vivre d'une manière plus qu'égoïste, et peu importait les conséquences. Sa bonne conscience lui intima de partir tout de suite, et de s'éloigner d'Albus. Et si elle avait été plus forte, elle l'aurait fait depuis des mois déjà. Car c'était lui qui avait raison, au final. Son nom de famille était un fardeau bien trop lourd à porter, et il n'était pas bon de sortir avec le fils de l'homme qui avait défié Voldemort durant des années. Il n'était pas bon d'être la petite amie d'un des piliers de la résistance à l'école. Et si Nara ne pensait pas qu'à elle, elle aurait épargné à ses parents cela. Elle n'osait même pas imaginer ce qu'il se passerait si elle perdait la vie dans cette guerre. Jamais ils ne s'en remettraient. Pas après qu'Anjelica les ait rayé de sa vie. Pas après Lara. Ils ne supporteraient pas. Alors il était de son devoir de faire extrêmement attention à partir d'aujourd'hui. Après tout, aux yeux de tous les autres, ils n'étaient plus ensemble. Et c'était très bien que ce mensonge le reste. Personne ne devait savoir.

Nara tergiversait beaucoup trop. Cela devait être à la limite vexant pour Albus, puisqu'elle ne prononçait pas un seul mot. Elle allait parler mais il ne lui en laissa pas le temps et s'empara de ses lèvres. Choquée et surprise qu'il ose le faire alors que tant de gens pouvaient les apercevoir, Nara répondit tout d'abord doucement, puis plus franchement à son baiser. Les doigts d'Albus sur ses hanches la firent frémir tandis qu'elle se collait davantage contre lui, passant ses bras autour de son cou et laissant courir sa main droite dans les cheveux en bataille de son petit ami. Au bout d'un moment, Albus s'éloigna d'elle et murmura dans un sourire : « On passe la soirée ici ? Je connais un coin sympa. Il n’y aura bientôt plus personne à cette heure-ci. On m’a parlé d’un passage secret vers Poudlard pour rentrer quand on en aura envie. » Jamais contre l'idée de pouvoir passer davantage de temps en sa compagnie, Nara acquiesça la tête en disant :  « C'est où ? C'est quoi ? Emmène-y moi donc, ça m'intrigue. J'ai hâte de voir ça. Et pour rentrer, un passage secret par dessus le marché ! C'est une soirée trépidante qui s'annonce. » Trépidante, pour ne pas dire carrément suicidaire s'ils se faisaient prendre. Mais aucun des deux ne crut bon de le mentionner.

Alors qu'il la dirigeait vers l'endroit qu'il connaissait, il demanda :  « Et si tu me racontais comment tu as fais pour entrer dans la résistance ? J’imagine que ça n’a pas du être facile… Je n’arrive toujours pas à y croire… Je pensais vraiment que tu ne rêvais que de l’Espagne. » Nara releva la tête vers son petit ami et même dans l'obscurité, crut y déceler quelques petites pointes de rouge sur ses joues. « J'avoue que cela n'a pas été une décision facile, comme tu peux bien le croire. J'avais toujours cette voix dans ma tête qui m'intimait de faire attention, de ne pas m'exposer à tout cela, pour moi, pour ma propre sécurité, pour celle de ma famille, pour Esmeralda surtout... Et puis aussi... Je me suis disputée avec Maddison à cause de cela. Elle n'a pas apprécié que je brise notre pacte d'impartialité qu'on avait contracté en premier année. Elle me dit qu'elle m'en veut pas, mais je vois bien qu'elle est plus froide... J'ai l'impression qu'elle n'a plus confiance en moi, et j'ai vraiment peur de perdre son amitié... J'espère vraiment qu'elle va un jour comprendre mes raisons. Tu sais, elle et moi, enfin, et une bonne partie des impartiaux, de toute manière, on a toujours été de votre côté. Mais on avait une manière différente de l'exprimer, c'est tout. » Et voilà que Nara recommençait à monopoliser la parole... Mais elle avait encore tant de chose à dire... Et elle avait besoin qu'il la rassure, qu'il lui dise que tout irait bien, qu'elles allaient bientôt retrouvé ce truc qu'il y avait auparavant entre elles d'eux, et que cette histoire sera derrière elles bien assez vite. « Alors, pour entrer dans la résistance, ça a été facile. De toute manière, étant donné mes fréquentations et mes choix de petit ami, tout le monde savait que j'étais dans votre camp mais que je ne souhaitais simplement pas m'impliquer. Ça a été facile de convaincre Lily. Enfin, pour être honnête, c'est Blake qui a fait l'intermédiaire. Et pour tout avouer, puisqu'on en est aux confidences, j'espérais même qu'elle t'en parle, pour que je n'ai pas à le faire. Je ne savais pas comment te le dire, je savais que tu réagirais comme tu l'as fait tout à l'heure. Ouais, je suis une froussarde, je sais. » Nara s'arrêta quelques secondes, et reprit sa respiration. « En ce qui concerne l'Espagne, je ne veux pas que tu te fasses d'illusions non plus... » Ce qu'elle allait dire n'allait pas lui plaire, mais il fallait qu'il sache. « Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Je n'ai pas pris ma décision sur ce point là. Tu sais très bien que j'ai le mal du pays, que mes frères me manquent, mes neveux et nièces me manquent, tout comme mes parents. La vie en général là-bas me manque. Et je peux t'assurer que si tu avais déjà foulé le sable chaud de la plage qui se situe en face de chez moi, toi non plus tu ne pourrais plus t'en passer. » La vie était injuste. « Mais d'un autre côté, j'ai toi. J'ai Maddie. J'ai Ken. Je ne peux plus m'imaginer vivre sans l'un de vous maintenant. Mon ancienne vie était là-bas. Ma vie actuelle est ici. Quant est-il de ma vie future ? Je n'en sais rien. Strictement rien. Je sais que je repousse l'échéance. Mais j'ai encore du temps. Le temps, c'est tout ce que j'ai. » Ils marchèrent durant quelques minutes en silence, et Nara se demandait à quoi il pouvait bien penser. Préparait-il un long discours moralisateur ? C'était peu probable. « En vrai, même si ça veut dire que t’es officiellement une cible pour les mangemorts et Voldemort… ça ne me déplais pas tant que ça que tu sois là. Je suis surtout content que tu sois là pour toi. Je t’aime comme ça, sûre de tes choix, quand tu sais ce que tu veux. C’est le plus important. C’est la Nara indépendante et sûre d’elle que j’aime le plus. Après celle qui ne crie pas sur son Albus, bien sûr. C’est avec la Nara têtue et confiante que j’ai voulu sortir l’année dernière et c’est avec elle que je veux être encore aujourd’hui. » ajouta-t-il en ébouriffant sa chevelure. Elle s'écria : « Hé ! Arrête tu vas me faire des nœuds! » Les mots d'Albus lui avait remonté le moral. Sincèrement. Elle l'arrêta soudainement et lui murmura au creux de l'oreille : « Je t'aime aussi même quand t'es chiant et que tu boudes, quand tu prends de mauvaises décisions et que tu crois être fort, je t'aime quand même. Parce que oui, je sais ce que je veux. Je l'ai su dès le moment où je t'ai adressé la parole pour la première fois, même si je n'en avais pas encore conscience. Ce que je veux, c'est toi. » Elle chuchota également, taquine : « Et puis,   tant mieux que tu m'aimes avec mes défauts, parce que tu n'as encore rien vu ! » Déposant un léger baiser sur ses lèvres, elle demanda : « Alors ? Il est où ce coin sympa ? On arrive bientôt ? J'ai mal aux jambes moi ! » Nara en mode casse-pied, le retour. Tant pis, il avait signé, il n'avait plus qu'à assumer.

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It's on again — narabus

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