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 L'humour noir, c'est la politesse du désespoir

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MessageSujet: L'humour noir, c'est la politesse du désespoir   Jeu 19 Juin - 1:57

Le cours touche à sa fin, et, pour une fois, Cyanure ne retient aucun de ses élèves pour venir à bout chantier post-apocalyptique qu’ils lui laissaient en fin de journée. D’un geste désinvolte, une fois le dernier de ces petits trolls disparu depuis suffisamment longtemps, elle lance un sortilège d’auto-nettoyage, rassemble ses papiers et quitte les serres après les avoir consciencieusement ensorcelées. Le professeur possède beaucoup de tares, mais certainement pas l’imprudence. En l’occurrence, elle n’est pas sans savoir que, par les temps qui courent, certaines de ses plantes et/ou décoction peuvent devenir des objets de convoitise. Aussi ne prend-t-elle aucun risque, et c’est donc d’un pas leste et rapide qu’elle regagne ses appartements. Quand elle en franchit le seuil, son élégant et discret carillon sonne seize heures. Il est vendredi soir et, une fois n’est pas coutume, elle sort, abandonnant pour un bref moment le qualificatif de « Professeur », les responsabilités qui en découlent, ainsi que celle de gardienne de la maison rouge et or. Les préfets et préfets en chef en ont été prévenus, et elle entend bien à ce qu’ils appliquent une tolérance zéro en matière d’infraction au règlement pendant son absence. Les punitions des contrevenants, parce qu’il y en aura, elle le sait, seront exemplaires, et particulièrement sévères, et ce afin de les dissuader de recommencer si elle devait un jour s’absenter de nouveau.

La porte passée et refermée sur elle, Cyanure peut se tendre quelque peu. Sans prendre la peine de se baisser, elle quitte ses chaussures aux talons meurtriers, tout en se passant une main dans la nuque. Une fois encore, la journée a été longue. Après une caresse rapide à son chat, un impressionnant main coon à la robe blanche et grise, elle s’exile dans sa salle de bain et s’octroie le plaisir égoïste d’un bain. Il est un peu moins de cinq heures quand elle en sort, apprêtée. D’allure moins stricte que lorsqu’elle donne ses cours, elle ne prend pas la peine, et du reste n’a pas le temps, de coiffer ses cheveux de façon élaborée. Après les avoir démêlés et séchés, elle s’est contentée de laisser ses boucles flotter mollement sur ses épaules, sans discipline aucune. La soirée s’annonçant bon enfant, il n’est pas non plus utile qu’elle s’habille de ses habituelles robes sévères. En place et lieu, elle passe un jean près du corps des plus banaux, ainsi qu’un débardeur blanc dont on ne disait rien de plus. Les pieds chaussés de petites tennis de ville confortables, elle vérifie une dernière fois dans le miroir près de l’entrée que son maquillage, léger, est correct, s’empare de son sac et d’une veste en jean, et quitte l’école, aussi discrètement que faire se pouvait. Chacun vacant à ses occupations à cette heure, il n’y a pas foule dans les couloirs, ce qui lui facilite la tâche.

Une fois l’enceinte du château quittée, elle est à même de transplaner et c’est donc peu de temps après avoir quitté ses appartements qu’elle pousse la porte du pub des Trois Balais. A son entrée, un « Cyanure ! Je suis là ! » attire son attention. Quand ses yeux se posent sur un grand gaillard aux larges épaules et aux cheveux si blonds qu’ils en paraissent blancs, indubitablement dans la petite vingtaine, sa bouche se fend d’un large sourire… Sincère. Rapidement, elle le rejoint et c’est de concert qu’ils s’étreignent. « Je suis content de te voir. » Le sourire qu’il obtient en réponse en dit long sur la réciprocité. Finalement, ils s’asseyent et c’est dans la simple et discrète convivialité que marraine et filleul savourent respectivement un whisky pur feu et une bièraubeurre. Cependant, rattrapés par le temps, ils sont obligés de se presser, une bonne heure après, pour quitter l’établissement. Une fois à l’extérieur, ils transplanent et c’est comme si de rien n’était qu’ils poursuivent leur discussion, tout en rejoignant les files de spectateurs qui se pressaient pour pénétrer dans le stade de Quidditch. Ce soir, les hôtes, les Flèches d’Appleby, affrontent les Canons de Chudley. D’un sac, Gaëlen, le filleul de Cyanure, sort une écharpe aux couleurs de l’équipe locale, ce qui a le don de faire rire sa marraine. « Encore ? » Le sourire du jeune homme s’élargit. « Pour toujours. »

Ils sont bien placés. Au milieu, au milieu. Presque d’un seul regard, ils embrassent l’entièreté du terrain. Au sol, l’herbe est d’un vert tendre. Dans les airs, les buts de dessinent, l’éclat des cerveaux d’or attirant les yeux avides. Dans leurs bains, de quoi boire et quelques friandises, le lot de toute sortie de ce genre. Autour d’eux, le public est en effervescence. De son œil acéré, Cyanure ne rate pas la mine fatiguée et la tristesse cachée chez nombre de supporters. « Du pain et des jeux. » est tout ce qui lui vient en tête. Pour maintenir sa communauté relativement tranquille, le Lord s’assure qu’elle soit, à tout le moins, relativement bien nourrie et divertie. Si ces deux paramètres sont convenablement remplis, il pourrait en faire ce qu’il voudrait… Un coup de coude de la part de filleul la tire de ses funestes pensées. Son sourire, fané l’espace d’une seconde, fleurit à nouveau instantanément. De l’index, il lui montre la mascotte des Canons, un boulet de bonne taille avec des allures de cognard, bien entouré d’une équipe de mixte de cheerleaders.

Le match est sur le point de commencer quand un CRAC sonore retentit, juste à côté d’eux. Vient d’apparaître un sorcier de la même carrure que Gaëlen, mais dont les cheveux étaient aussi noirs que les siens étaient blonds. Le temps que Cyanure tourne les yeux dans sa direction, il est déjà accroupi près de son filleul, en train de lui murmurer à l’oreille, puis il repart aussi vite qu’il est venu. Au regard que tourne ensuite le jeune homme dans sa direction, elle sait que quelque chose vient de se passer. Ses yeux, d’ordinaire d’un bleu très vif et enjoué, se sont voilés. « Je suis désolé, mais je dois te laisser. » Cyanure n’a rien à répondre. Les impératifs sont ce qu’ils sont. Elle hoche donc la tête en signe d’assentiment, et lui embrasse la joue avant qu’il ne transplane à son tour. Face au spectacle que lui offre la mascotte des canons, la botaniste est dubitative, elle se tâte. N’étant pas spécialement férue de Quidditch, elle hésite à partir… Et opte pour cette solution de repli relativement rapidement, sans trop considérer l’option de rester. D’un pas rapide, elle quitte les gradins et commence à descendre les escaliers quand elle s’entend interpellée. Surprise, elle s’arrête et se retourne… Pour faire face à l’un de ses anciens élèves, dont les ASPICS étaient encore tout frais. « Tiens, bonsoir Mr Hale. Le monde est petit. » Le sourire sur les lippes du jeune homme est rayonnant, celui de son ancien professeur plus mesuré. « Oui, n’est-ce pas ? Je ne savais pas que vous étiez là. » Le contraire eut-été inquiétant, songe Cyanure en son for intérieur. Dans ses souvenirs, qui ne sont pas si vieux, Peter est un garçon gentil, travailleur, mais volubile. Et effectivement, il se met à parler, parler, parler… L’effort d’attention qui est réclamé au professeur dépasse son seuil de tolérance. « Ça ne m’intéresse pas, Mr Hale. » Entendre ses anciens élèves louer ses précieux conseils après les avoir fait pleurer pendant sept ans n’est pas le genre d’exercice auxquels elle apprécie de se soumettre. L’espace d’un instant de retour à l’école, le jeune homme adopte un air contrit, et garde le silence une seconde que Cyanure compte mettre à profit pour prendre congé, mais malheureusement pour elle, le garçon reprend trop vite. « Me permettrez-vous de vous inviter dans la loge officielle ? J’aimerai vous présenter à mes parents. » Tout ce à quoi elle parvient à penser, c’est que, décidément, travailler au Ministère ouvre de nombreuses portes. Eprouvant un léger sentiment de claustrophobie, elle est tentée de refuser. Mais ça ne tarderait pas à ce savoir qu’un professeur aurait refusé l’invitation de membres influents du gouvernement, de cela, elle en est persuadée, aussi prend-t-elle sur elle pour arborer l’air le plus flatté qui soit. « C’est très aimable à toi, merci. Je te suis. » Et c’est ainsi qu’une colombe se retrouve au milieu d’un nid de serpents.

Quand ils pénètrent dans la loggia, discrètement, plusieurs personnes sont déjà présentes, en plus des parents de son élève. Toutefois, elle n’a guère le temps d’analyser la liste des invités que Peter l’accapare pour la présenter à sa mère, qui occupe, de ce que sait Cyanure, un poste d’importance au sein des communications, et à son père, employé pour sa part au département des mystères. L’entrevue est brève, mais semble durer des siècles au professeur, qui n’attend qu’une occasion pour aller s’asseoir, et que ce maudit match s’achève. Finalement, quand Mr et Mrs Hale terminent de vanter les mérites de l’éducation stricte dont Cyanure a le secret, celle-ci a besoin d’un verre. D’une main leste et rapide, elle vole une coupe de champagne sur un plateau abandonné là pour le libre-service et s’assied, espérant que le vif d’or ne tarderait pas à être attrapé.

Le champagne, dans sa main, bulle silencieusement. Si elle s’écoutait, elle viderait la coupe d’un trait pour être en mesure d’affronter la soirée à venir. Mais, raisonnable et consciente que cela attirerait l’attention, elle n’en vide « que » la moitié, avant d’avoir un regard pour son voisin de gauche, auquel elle n’a jusqu’alors pas prêté la moindre attention. Quand ses yeux découvrent le faciès souriant moqueur, de Gabe Windsor, elle manque de s’étrangler, camouflant le tout en une légère toux. Sur ce coup-là, elle estime qu’elle mériterait un oscar. De tous les sorciers du monde connu, il faut qu’elle tombe sur lui… En partie parce qu’il le faut, et en partie parce que… Autre chose, elle hisse un sourire à sa face. « Mr Windsor, quelle bonne surprise ! Moi qui vous aurais cru déjà couché à une heure aussi tardive… ! » C’est sorti tout seul, il n’y a rien à faire. Chaque fois qu’ils se croisent, c’est le même cinéma qui s’engage. Cyanure a la vanne au bord des lèvres, rebondit sur chacune des phrases du Dandy, déforme, sa mauvaise foi aidant, chacune de ses paroles et s’empare de toutes les perches qu’il tend, autant que de celles qu’il ne tend pas. C’est devenu, très rapidement, un réflexe. Et, il faut bien dire ce qui est, il le lui rend bien. Au moins, les moments qu’elle passe avec lui ont le don de la distraire, de l’amuser, et ainsi, le temps passe plus vite. Le sourire en coin, elle lui tend sa coupe. « Trinquons. Une fois n’est pas coutume, il est presque vingt heures et vous n’êtes pas au lit. » Les façons d’interpréter cette boutade sont légions. Elle sous-entend que soit Gabe fait déjà partie de la tranche des séniors, soit qu’il est un queutard invétéré. Qu’est-ce qui est le plus vexant… ?

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MessageSujet: Re: L'humour noir, c'est la politesse du désespoir   Sam 28 Juin - 7:47


« darling, you're such a sweetheart. »



Aujourd'hui était un jour de match et évidemment Gabe serait dans les tribunes pour le voir. Déjà parce qu'il était un grand amateur de Quidditch. Avant de posséder la Gazette du Sorcier, il était journaliste sportif de base. Il fallait dire que c'était ce qui avait été le plus à sa disposition. Pas très doué à Poudlard, il avait réussi néanmoins à obtenir son diplôme avec des notes correctes mais c'est aussi la richesse de sa famille qui avait aidé. Oui, Gabe n'avait jamais renié le fait que d'être riche lui avait ouvert tout un tas de portes dans la vie. Posséderait-il la Gazette du Sorcier sans le prestige de son nom et l'argent accumulé par ses parents pour lui ? Certainement pas. Il ne travaillerait même sûrement pas pour le journal. Cependant bien que l'argent avait fait beaucoup, il ne fallait pas oublier dans l'équation la débrouillardise de Gabe. Et oui c'était un sacré petit filou tout de même qui savait passer à travers les mailles du filet. Il était aussi énormément opportuniste, savait utiliser de ses charmes pour servir son propre intérêt. Ce n'était peut-être pas jouer à la loyale mais vous savez quoi ? Gabe se fichait de la loyale. Comment ? Quel scandale, lui cet ex-Poufsouffle. Il était loyal en amitié et vu qu'il n'avait pas tellement de vrais amis, au final il ne trompait personne. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Il était toujours digne de la prestigieuse maison d'Helga Poufsouffle. Enfin bref donc aujourd'hui, Gabe assistait à un match de Quidditch et plus précisément à celui de l'équipe des flèches d'Appleby. Dans cette équipe jouait son frère cadet, Liam. Les deux hommes n'étaient pas vraiment en excellents termes mais Gabe était bien dans l'optique d'arranger ce point-ci. De toute manière, ils étaient frères, ils ne pouvaient rester fâchés pour longtemps. Surtout que le sujet de mésentente n'était pas quoi mais qui. La nouvelle petite amie de Gabe, Kayla était l'ex de Liam. Bien qu'il faudrait préciser que Kayla et Liam étaient sortis ensemble il y a déjà pas mal de temps, pour ne pas dire métaphoriquement une décennie ! De toute manière, Gabe pensait rompre avec Kayla. Ils passaient du bon tous les deux mais elle était quand même sacrément gonflante aussi. À son âge, il ne perdait plus de temps. Si ça se passait bien, il continuait, sinon out. Filles kleenex ? L'image était plutôt pas mal choisie. Et vous savez quoi ? Il n'avait même pas honte de cela.

Comme toute personne de son rang et de sa renommée, Gabe était assis en loge officielle. C'était tout de même la moindre des choses. Se côtoyer ici, journalistes très importants, membres renommés du ministère et riches spectateurs. Bref vous l'aurez compris, l'élite de l'élite. Ce n'était pas n'importe qui, qui pouvait prétendre poser son postérieur sur ses sièges qui étaient pourtant peu différents de ceux qui composaient le reste des gradins du stade. Mais quand on était riche, on voulait le montrer, on voulait un coin à soi, différent de celui de la populace. Le privilège de l'isolement. Un rien les rendait heureux, il n'y avait pas à dire. Gabe rentra donc le « carré VIP ». Il était habillé d'un petit pantalon en toile, un polo, une petite veste et des chaussures de ville. Un look décontracté mais décontracté classe. Il n'allait tout de même pas se pointer en jogging. Il reconnut plusieurs personnes, des habitués mais aussi des personnalités dont il se devait de maintenir une relation cordiale tout ça dans l'intérêt de son journal. Et oui l'argent, toujours l'argent. Ça faisait en grande partie son bonheur... Après avoir serré quelques mains, fais quelques bises et rit à des blagues absolument pas drôles. Il prit place à son siège avant de se faire accoster par un employé du ministère qu'il connaissait assez bien pour avoir fait une interview à son sujet dans son dernier numéro. Ce n'était pas lui personnellement qui l'avait réalisé mais bref, vous savez comment se déroulent ces choses-là. « Gabe, quel est ton pronostic pour le match ? » Son pronostic. « Victoire écrasante des Flèches bien sûr. Sinon je ne me déplacerais pas. » Les deux hommes rirent de bon cœur. « Non, en tant que grand supporter non mais je crois en eux. Ils sont plus préparés physiquement et plus organisés, il n'y a aucune raison qu'ils perdent. » Et puis s'ils pouvaient gagner assez rapidement, ça arrangerait Gabe. Il avait une soirée de prévue. Certes il avait toujours une soirée mais bon, il avait en général toujours envie d'y aller. Femmes et alcool, que demandait le peuple ? Rien de plus.

Les gens commençaient à se taire car le match n'allait pas tarder à commencer. Gabe regarda à côté de qui, il était assis et découvrit qu'il s'agissait de... Cyanure Grindelwald. Il ne put réprimer un sourire moqueur à la découverte de sa voisine. Ce match promettait d'être particulièrement... divertissant. Oui divertissant étant le mot adéquat. « Mr Windsor, quelle bonne surprise ! Moi qui vous aurais cru déjà couché à une heure aussi tardive… ! » Bah tiens ! Serait-elle en train de le traiter de vieu ? Allons, elle n'avait pas bien regardé. Surtout qu'elle n'était pas bien plus jeune que lui, à peine six ans les séparaient. Et avec son charme ravageur, personne n'oserait le traiter de papy. Personne sauf elle, force était de constater. « Trinquons. Une fois n’est pas coutume, il est presque vingt heures et vous n’êtes pas au lit. » Gabe se mit à rire doucement avant de répliquer directement : « Pour trinquer, il faudrait être deux à avoir un verre hors je n'en n'ai pas. Dois-je m'inquiéter de votre alcoolisme naissant ? » Au pire, si elle devenait alcoolique c'était son problème. Ça changeait pas grand chose à sa vie, à lui. Surtout que niveau boisson il n'était pas bien placé pour donner des leçons. Il avait oublié le goût de de jus de citrouille depuis bien longtemps, genre les années Poudlard. « Et je vous ferais remarquer ma chère que si vous lisiez d'avantage les journaux, vous ne seriez pas étonnée que je ne sois pas couchée étant donné que mes présences dans divers événements sont quotidiennement publiées. » C'était ça être une star. L'idole de tout un peuple, ouais peut-être pas jusque là tout de même Gabe. Laissez-le donc un peu rêver. Dans sa tête, il est un Dieu et comme on dit du rêve à la réalité, il n'y a qu'un pas.

Gabe fit signe pour obtenir lui aussi une coupe de champagne. « Mais je ne veux pas vous décevoir alors trinquons. » Un petit tintement se fit entendre quand il joignirent leurs verres puis ils burent chacun une gorgée. « Alors, ma chère vous avez réussi à obtenir une permission pour quitter les murs de ce beau vieux Poudlard ? Dire qu'il tient encore debout, c'est limite un exploit. » Non mais c'était vrai quand on y réfléchissait, le château avait subi plusieurs attaques assez conséquentes et il était plutôt assez héroïque qu'il tienne encore debout. De plus par le biais de sa remarque, Gabe la « rabaissait » au rang d'élèves puisqu'il lui attribuait une permission. Il était peut-être vieux mais lui s'il avait envie de sortir, il sortait et puis c'était tout. Il était libre, il n'échangerait cela pour rien au monde.
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MessageSujet: Re: L'humour noir, c'est la politesse du désespoir   Jeu 3 Juil - 20:36


Pédant coq arrogant, voilà ce qu’est Gabe Windsor aux yeux du professeur de Botanique… Mais quel mélange détonnant ! Au-delà de son charme physique, Cyanure est certaine que, même s’il avait été laid comme un poux, avec l’héritage qui est le sien combiné à son assurance, il aurait exactement le même succès auprès des femmes. Être agréable à regarder n’est qu’une aisance de plus pour cet homme charismatique, la carte « séduction » ajoutée à son jeu déjà bien assez riche sans. Elle ne peut guère s’étonner que ses comparses féminines connaissent des explosions ovariennes à sa proximité, et, quelque part, elle ne peut que se désoler de ne pas être sensible à ce genre d’arguments, tout convaincants soient-ils. Son orgueil, le seul de ses défauts qu’elle ne parvient jamais à gommer tout à fait, lui interdit de jouer les midinettes, l’empêche de se laisser aller, lui défend de perdre le contrôle, ne serait-ce qu’un instant, et, aidé de sa mémoire, tous deux lui rappellent sans cesse quels sont ses vrais buts et aspirations dans la vie, et qu’elle n’a pas une seule seconde à perdre pour une histoire sans lendemain. Tous deux travaillent à l’assexuer depuis des années, et, paradoxalement, elle s’en accommode avec de plus en plus de facilités. Après tout, il est hors de question qu’elle laisse n’importe qui faire d’elle n’importe quoi. Au final, peu importe que sa vie sentimentale ait des allures de désert de Gobi depuis des lustres, c’est un mal pour un bien…

Quoiqu’il en soit, de tous les charmants attraits de Mr Windsor (ceux-ci largement contrebalancés par d’insupportables tares évidemment), celui qu’elle affectionne le plus est sans conteste son sens de l’humour, qu’il sait si bien tinter d’autodérision. Face à lui, le Poison peut cracher son venin sans peur de vexer, sans appréhension, il sait qu’il en aura autant à son service et n’attendra qu’une occasion de lui rendre la pareille. Leur jeu de ping-pong verbal est, depuis un moment déjà, l’éclaircie dans le sombre des réceptions auxquelles elle est contrainte de se rendre, en tant que servante renommée du Lord. Déverser un rien de sa frustration en piques à ce prétentieux de journaliste, dont elle reconnaissait cependant une belle maîtrise de la langue, est encore le meilleur remontant, whisky pur feu mis à part, dont elle dispose en ce genre d’occasion. Et la répartie dont il fait preuve face à ses mises en jambe est à la hauteur de ses espérances. Comprenez par là qu’elles lui offrent de parfaits tremplins pour entraîner le débat beaucoup plus haut. Le sourire qu’elle affiche en réponse pétille de malice. « Naissant ? Oh, comme vous êtes charmant… Touchant de naïveté, vraiment. » Ainsi confirme-t-elle un alcoolisme imaginaire. Cela dit, la surprise est tout de même au rendez-vous. Bien sûr que Gabe n’a pas de verre en main, mais ne sont-ils pas encerclés de plateaux sur lesquels sont servis de ces bulles dorées, frémissant dans un verre en cristal ? Cyanure est surprise, indubitablement, qu’il n’ait pas saisi cette invitation. Mais soit. Elle laisse courir, au profit d’un peu d’autodérision. C’est toujours plus aisé d’en faire preuve sur un mensonge, cela dit.

La seconde réponse du sorcier est une perche trop belle, bien trop tentante, pour être ignorée du professeur qui s’en empare des deux mains, les lèvres toujours parées de son sourire poliment moqueur, son sourire de pute de luxe. « Oh, je lis les journaux très cher. Mais dès qu’il s’agit de vous et bien… Comment dire… ? … Je me sens gagnée par une espèce de vague… Tsunami même, d’indifférence et hop, je change de page. C’est curieux, non ? » Pas tant que ça, en vérité, compte-tenu du contenu de leurs échanges. Cependant, la vérité est moins désagréable pour Gabe qu’elle n’y paraît. Le fait est que le professeur de botanique n’a aucun intérêt pour la vie mondaine. Elle a été un sujet de publication pendant plusieurs années dans son pays natal, et avec le vécu est venu un profond dégoût. Elle ne comprend ni n’estime les gens qui se repaissent de la renommée, et s’en serve comme d’une arme. A ses yeux, si on doit taper du poing sur la table et présenter son statut pour être légitimé, c’est qu’on est déjà à court d’arguments et donc, que la position n’est pas valable. Elle-même ne s’est jamais appuyée sur son nom pour obtenir quoique ce soit, ça a même été un handicap plus qu’autre chose… Quoiqu’il en soit, elle n’est pas prête à entrer dans ce débat, avec qui que ce soit, donc à fortiori, certainement pas avec Mr Windsor, aussi préfère-t-elle, comme d’habitude, se moquer que de partir dans de grands discours agrémentés d’idées philosophiques plus ou moins douteuses, et laisser la discussion suivre son cours.

Finalement, il l’oblige et s’empare, enfin, d’une coupe contre laquelle elle peut faire tinter la sienne. La première gorgée a le mérite d’éveiller ses papilles, préalablement anesthésiées par le whisky, et les centaines de bulles qu’elle contient de les égailler. Toutefois, le régal de sa langue est sans conteste ce que son compagnon veut être une offense. Le sens désobligeant, pour sûr, n’échappe pas à Cyanure. Mais, à l’instar du journaliste, elle est habile pour jouer avec les mots, et possède le talent rare de pouvoir retourner chaque situation à son avantage avec une aisance déconcertante. En l’occurrence, le manque de précision, le manque de barrières pour situer le contexte dans les paroles de Mr Windsor lui offre une liberté de réponse qu’il mésestime, manifestement. Son sourire, déjà des plus larges, s’étire un peu plus. « Je me la suis donnée, en fait. C’est l’une des merveilleuses largesses que prodigue la foi inébranlable dans notre Lord. Cela dit, je comprends votre étonnement. Je m’attendais aussi à ce qu’il tombe en ruines sitôt que j’eus passé les grilles, mais il faut croire qu’il tient encore relativement la route. » Orgueil, quand tu nous tiens… Encore que ce jeu de comédie est des plus charmants, mais surtout, familiers. Cette ritournelle de fidélité incorruptible au Seigneur des Ténèbres, elle l’avait tellement jouée que pas une fausse note n’y trouvait sa place, si soigneusement préparée qu’elles n’avaient jamais pu s’y glisser. Cyanure passe pour être une fanatique modérée dans son comportement, mais l’important reste tout de même qu’on lui attribue le terme de « fanatique ». « Cela étant dit, je ne tiens pas vraiment à parler architecture. Vous et moi, nous savons parfaitement le pourquoi du comment même s’il tremble sur ses fondations, il ne s’écroule pas, et tout du symbole qu’il représente. Croyez-vous qu’il soit pertinent de nous étendre sur la question ? Personnellement, au lieu de mener une rivalité dans l’annonce de faits, je préfère vous complimenter sur votre permanente. Elle est plus réussie que d’habitude, l’effet moutonneux vous est des plus seyants. » C’est gratuit, c’est petit… C’est une façon d’embrayer sur autre chose comme une autre. Tout comme… « Alors, Mr Windsor, vous soutenez une équipe, ou vous êtes juste là pour l’un de ces évènements auxquels vous vous vantiez de participer un peu plus tôt ? » Même avec la meilleure volonté du monde, Cyanure ne parvient pas à comprendre comment on peut apprécier que les autres soient au courant de vos moindres faits et gestes… Mais qui sait, peut-être Gabe lui fournirait-il des éléments de réponse à ce sujet ?

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MessageSujet: Re: L'humour noir, c'est la politesse du désespoir   Mar 19 Aoû - 1:36


« darling, you're such a sweetheart. »



« Je me la suis donnée, en fait. C’est l’une des merveilleuses largesses que prodigue la foi inébranlable dans notre Lord. Cela dit, je comprends votre étonnement. Je m’attendais aussi à ce qu’il tombe en ruines sitôt que j’eus passé les grilles, mais il faut croire qu’il tient encore relativement la route. » Oh si elle se l’était donnée alors. Madame a assez de pouvoir pour faire ce qu’elle désire, tant mieux pour elle ! Gabe n’était en rien jaloux. Non mais il est vrai qu’il faudrait être fou pour préférer sa vie à la sienne. Il était son propre patron – bien que si Voldemort venait fouiller dans ses affaires, il ne pourrait rien dire mais chut – ce qui lui permettait d’avoir des comptes à rendre à personne. Oh oui c’était le pied, il n’y avait pas à dire. Il pourrait en parler longtemps car il adorait littéralement sa vie. Il lui semblait avoir tout. Il était riche, beau, puissant. Il avait les filles à ses pieds, il avait tellement le choix qu’il avait limite pas d’efforts à faire. Mais comme il n’était pas tellement pour la facilité – quoique ça dépendait les domaines tout de même – il se compliquait un peu la tâche en s’attaquant à des femmes qui se croyaient inaccessibles. Oui vous savez, ces femmes qui se croient supérieures à lui parce qu’elles ont leur fierté et qu’elles ne veulent pas s’abaisser à coucher avec un homme de son tempérament. FOUTAISES ! Vous savez quoi ? Elles fantasment toute la journée sur lui, imaginant qu’il les prenne sur son bureau, leur fasse l’amour sauvagement dans un ascenseur. Gabe, ça, le savait. C’est alors là que résidait toute sa supériorité sur elles. Elles avaient beau faire en sorte d’être invincibles, elles étaient comme les autres. Alors oui son amour propre souffrait un peu au début de par les réflexions peu flatteuses de ces dames mais la victoire n’en n’était que plus grande et agréable. Gabe Windsor était quelqu’un de fier, ça vous pouvait le dire ! Il n’y avait aucun doute possible sur ce fait. « Cela étant dit, je ne tiens pas vraiment à parler architecture. Vous et moi, nous savons parfaitement le pourquoi du comment même s’il tremble sur ses fondations, il ne s’écroule pas, et tout du symbole qu’il représente. Croyez-vous qu’il soit pertinent de nous étendre sur la question ? Personnellement, au lieu de mener une rivalité dans l’annonce de faits, je préfère vous complimenter sur votre permanente. Elle est plus réussie que d’habitude, l’effet moutonneux vous est des plus seyants. » S’attaquer sur les cheveux, c’était petit ! C’était limite honteux venant d’elle. C’est vrai il cherchait ses rivales pour la subtilité de leur attaque, la précision de leur coup. Mais cette réflexion c’était digne d’une adolescence en pleine puberté. Rah, heureusement qu’il pouvait se montrer compréhensif parce que sinon, il aurait arrêté de lui parler sur le champ. Oh oui, il aurait cessé tout contact. Fini leur pseudo amitié. Il regretterait le temps d’une fraction de seconde, une rivale douée mais qui s’était laissé aller par les facilités de la vie. C’était beau n’est-ce pas ? Mais bon, vu qu’il n’y avait personne d’autres à se mettre sous la dent, il se contenterait de cette vanne pourrie sur ses cheveux. « Oh vraiment ? Oh merci, j’en suis vraiment fière. Vous ne douterez pas le temps que ça me prend pour la rendre si belle. Je mets des bigoudis tous les soirs. Je sais, ne dîtes-rien, vous êtes impressionnées. » Boum, je te fais comprendre que ta petite réflexion n’a servi à rien, absolument rien et au passage C’EST QUI LE PLUS FORT ? C’EST BIBI, et oui et oui.

Il but une gorgée de son verre. « Alors, Mr Windsor, vous soutenez une équipe, ou vous êtes juste là pour l’un de ces évènements auxquels vous vous vantiez de participer un peu plus tôt ? » Il sourit. Oh un peu des deux. Il aimait se vanter, il le faisait très souvent, peut-être trop selon certain mais jamais assez selon lui. Il fallait être fier de ce que l’on faisait et puisqu’il était le roi de la basse-cour, autant le faire à fond. Et puis il ne raterait un match de Quidditch pour rien au monde. C’était sa passion. Un sujet dont il pourrait parler des jours et jours sans se fatiguer en dehors des femmes. Gabe n’était pas qu’un dragueur. Il avait d’autres choses dans la vie. « Et bien même si cela va vous surprendre, je n’en doute pas je suis avant tout là pour soutenir mon frère. Il joue pour les flèches. » Gabe fit une pause. C’était peut-être con mais si au passage elle pouvait le féliciter pour sa fidélité à sa famille, ça ne serait pas de trop. N’oubliez pas, il aimait les compliments. Qui ne les aimait pas ? « Et je suis directeur de la Gazette et ancien journaliste sportif alors évidemment, je me dois d’assister au plus de matchs possibles. » Bim, Gabe tu viens de perdre toute estime. Il fallait bien qu’il dise une connerie sinon ça aurait été trop beau. Il ne regrettait rien, non rien de rien, ni le bien qu’on lui avait, ni le mal, tout ça lui était bien égal. Quelles belles paroles, il devrait penser à se reconvertir dans la chanson. Enfin fini les conneries narratives, il reprit : « Et vous que vous faîtes-vous ici ? Seriez-vous venu avec le secret espoir de me voir ? » Il lui fit un grand sourire. Quel charmeur ce Gabe ! « Ou plus simplement histoire d’avoir de la compagnie de votre âge ? » Bim. Il pratiquait pas mal le sandwich : un coup une phrase gentille puis un pic et ainsi de suite. Le jeu ne faisait que commencer et croyez bien que le Windsor ne parlait pas de ce qui pouvait bien se passer sur le terrain. Il était loin de penser au Quidditch pour le moment.

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