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 We're hot and we're cold ◓ Windrow

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MessageSujet: We're hot and we're cold ◓ Windrow   Lun 2 Juin - 20:13

We're hot and we're cold
Gabe O. Windsor & Odette T. Carrow
Avec lenteur l’assistante pressa la sonnette de son index fraîchement manucuré. Elle ne savait toujours pas de quelle façon elle en était arrivée là. Elle, la reine de la manipulation, s’était faite avoir par ses propres parents. Elle se souvenait de sa réaction la veille lorsqu’on lui avait annoncé qu’elle dînerait ce soir en compagnie des Windsor. Elle se souvenait avoir éclaté de rire. Cela faisait des semaines qu’on lui rabâchait cette idée de fiançailles arrangées et elle n’y avait pas cru une seconde. Elle avait conscience qu’elle devrait un jour songé à se marier, à sortir un ou deux mioches de son utérus mais elle avait toujours vu cela comme un jour lointain. Après tout, elle n’avait que vingt-six ans et cela viendrait en temps et en heure. Elle était encore jeune et n’avait pas l’intention d’entrer dans une relation exclusive de sitôt. Elle aimait rendre visite à ses petits jeunes premiers et voir l’admiration qu’ils lui portaient. Elle aimait changer régulièrement de partenaire, tromper son ennui, chercher l’excitation dans la nouveauté. Elle avait travaillé dur toute son existence pour atteindre un poste à responsabilité et n’obéir à personne si ce n’était elle-même et leur maître vénéré. Et maintenant on lui demandait de jeter cette liberté durement acquise par la fenêtre ? On lui ordonnait de devenir la femme d’un homme qui lui dicterait sa conduite ? Il ne fallait pas se leurrer. Nous avions beau être au XXIème siècle la plupart des mâles continuaient d’une manière ou d’une autre à se sentir supérieurs à elles, femmes, et devoir se soumettre à cette règle lui était tout simplement intolérable. Elle n’allait pas rendre en une soirée tous ses efforts inutiles. Elle n’allait pas changer son nom de famille pour un autre peu importe l’importance qu’il avait dans le monde sorcier. Lorsqu’elle avait compris que ses paternels étaient aussi sérieux que lorsqu’ils ont jurés de servir le Lord son rire avait cessé et son sourire sarcastique s’était effacé. S’en était suivi des heures de disputes. Elle n’allait pas se soumettre à leur volonté. Elle était une femme indépendante qui s’autogérait depuis déjà huit années et était prête à leur rembourser tout ce qu’ils avaient investi dans ses études et ses loisirs depuis sa naissance pour le leur prouver.  Elle se marierait lorsque cela lui semblerait approprier. Avec la personne de son choix. N’allez pas croire que ce soit l’idée de marier un homme dont elle n’était pas amoureuse qui la dérangeait. Non ça elle s’en moquait comme de sa première chocogrenouille. Elle souhaitait simplement dénicher le parfait fiancé. Celui qui serait assez reconnu dans le monde sorcier pour lui apporter du prestige, assez intelligent pour ne pas ternir son image mais assez  faible pour lui laisser porter la culotte. Et Windsor n’avait qu’une des trois conditions à son service. Il avait beau être à la tête de la Gazette, elle ne pouvait s’empêcher de le trouver aussi intéressant qu’un crapaud en train de baver. Autant dire que sa mère n’avait pas apprécié ses paroles, mais elle n’en avait que faire. Pourtant, elle était là. Habillée, maquillée, coiffée, devant chez les Windsor seniors.

Elle n’arrivait toujours pas à comprendre ce qui avait bien pu lui faire changer d’avis. Elle était toujours aussi opposée à cette idée datant du XVIIème siècle mais tenait en ses mains un bouquet de fleurs et une excellente bouteille de pur-feu. Elle aurait suggéré l’Imperium mais savait parfaitement qu’elle aurait eu conscience d’y être soumise. Il faut croire qu’elle avait hérédité de son instinct manipulateur de sa mère car ce matin elle avait accepté de se rendre à ce foutu dîner. Elle était encore en train de pester intérieurement lorsque son… Windsor junior lui ouvrit la porte. Elle posa un sourire qu’il pouvait aisément deviner hypocrite sur ses lèvres. « J’ose espérer que je ne suis pas trop en avance. J’ai apporté un petit quelque chose pour votre père et votre mère. J’ai hésité à vous prendre quelque chose mais je me suis dit que ce sera votre rôle à vous de me couvrir de cadeaux. » D’où lui venait l’antipathie qu’elle éprouvait à l’égard du directeur de la Gazette, elle n’aurait su le dire, mais elle était bien là. Elle ne le connaissait pour ainsi dire pas. Ni lui, ni sa famille et ne s’en était pas intéressée le moins du monde. Ils n’avaient jamais réellement parlé en dehors du travail et les rares fois où ils s’étaient croisés il était toujours en compagnie d’une sorcières qui avait l’âge d’être sa gosse. Certes, cela était ironique venant de sa part, mais elle ne pouvait s’empêcher de lui trouver tous les torts au monde. « Vous comptez me laisser rentrer ou me laisser poireauter sur le paillasson ? Je peux parfaitement allez faire la connaissance de vos voisins si vous préférez. Je suis certaine qu’ils sont charmants et qu’ils ne me mettront pas une bague au doigt avant que je ne parte ce soir.» Là était sa solution. Etre aussi imbuvable que possible avec lui dès que ses parents avaient le dos tourné, de cette façon, il serait celui qui refuserait de l’épouser et ses propres géniteurs la laisseraient en paix pour quelques mois. Une solution qui paraissait bien simple, mais qui se compliqua sitôt que son exaspération la quitta et qu’elle posa réellement son regard sur le bachelor. Il n’y avait pas à dire, elle avait beau les cueillir jeune d’ordinaire, Windsor n’était pas totalement à jeter.


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MessageSujet: Re: We're hot and we're cold ◓ Windrow   Lun 9 Juin - 22:49

We're hot and we're cold
Gabe O. Windsor & Odette T. Carrow
Aujourd'hui était un jour important dans l'histoire des mariages arrangés. Oh oui parce que celui qui se tramait dans le coin valait de l'or ! Car l'union envisagée n'était pas celle de n'importe qui ou de personnes communes dont tout le monde se fout. Oh non, il s'agissait de deux personnes dont le prestige était grand tout comme la beauté, le pouvoir et l'influence. Deux trentenaires toujours célibataires qui étaient d'ailleurs réputés pour avoir un nombre plutôt impressionnant de conquêtes – bien que celles du monsieur soient plus nombreuses, il tient à le préciser, pour votre considération – Ah et l'homme en question tient également à préciser que ses conquêtes sont mille fois plus belles également. C'est tout, c'est pas grand chose mais c'est important pour permettre aux lecteurs de bien se situer. Enfin bref, il suffit de taire leurs noms. Les deux célibataires étant Odette Carrow, fille d'Amycus (le vicieux) et de Gabe Windsor, le magnifique. Sur le papier c'était incroyablement beau, sur papier sexy, diaboliquement sexy mais dans la réalité c'était nettement moins facile. Déjà parce que bien qu'ils soient beaux, riches, talentueux et tout ce que vous voulez, ils ne voulaient pas de ce mariage. Gabe aimait sa liberté, il ne savait pas tellement pour Odette mais lui il aimait sortir avec ses minettes. Non mais c'est vrai, il sortait avec des filles plus jeunes les unes que les autres – mais majeures attention, il n'était pas pédophile – qui n'avaient d'yeux que pour lui. Il était un Dieu parmi toutes ces ravissantes créatures. On avait fait de lui un Apollon, l'étalon des étalons. Il y avait Gabe Windsor et les autres, bien plus bas. Ce n'était pas de la vantardise, seulement du réalisme. La vérité sinon mais certains avaient du mal à l'entendre et la digérer. Gabe pouvait comprendre, c'était difficile de faire face à autant de perfection en sachant pertinemment qu'on ne serait jamais à la hauteur. Et dire qu'il n'avait même pas travaillé pour arriver à ce résultat, c'était cela le talent. Gabe Windsor, la perfection au masculin.

Enfin bref, pour ce dîner avec sa (charmante) future épouse, fiancée pour commencer, Gabe avait du partir plus tôt du boulot. Sa mère avait expressivement exigé qu'il soit parfait, impeccable. Oui impeccable avait été le mot qu'elle avait exigé. Elle redoutait qu'il lui fasse honte, elle ne l'avait pas dit très clairement mais Gabe le savait déjà. Après tout, il n'était pas le petit chouchou. Non cette place était à Liam. C'était vraiment injustifié en plus de cela mais Gabe n'avait pas tellement le choix. Pourtant ses parents devraient être heureux, il était le seul à leur avoir offert un héritier. Bon d'accord c'était hors mariage et c'était une fille MAIS et c'est très important, son sang était pur de chez pur, aucun doute là-dessus. Il n'avait pas tout foiré, il refusait de toute manière que quelqu'un dise qu'il avait foiré en créant India. Non Raven-la-coincée-toute-ridée avait foiré en lui cachant la nouvelle pendant quinze ans mais lui avait été réglo. Bon non pas exactement mais vous avez compris. Enfin bref donc il était rentré plus tôt chez lui pour prendre une douche, vérifier son rasage, mettre son plus beau costume, veiller à ce que ses cheveux soient impeccables. Il était beau à l'accoutume mais là... en fait non il était comme d'habitude, on ne peut améliorer un corps de Dieu grec. Les recommandations de sa mère étaient vraiment ridicules mais elle ne résistait pas au plaisir de lui en faire une. Le plaisir de le faire chier, c'était le cas de le dire. En fait sa mère était une version âgée de Raven, une putain d'emmerdeuse blonde ridée. Stop, il devait être zen pour « affronter » Odette ce soir car il était sûr que ça ne serait pas de tout repos. Après tout, ça ne l'était jamais avec les femmes de sa trempe. Avant d'aller chez ses parents, Gabe décida de s'accorder une courte sieste. On ne savait jamais, il se pourrait qu'il ne dorme pas beaucoup cette nuit. Quoi ? Oui c'était bea de rêver, parfaitement.

Il resta quelques instants devant le perron de chez ses parents. Enfin techniquement c'était leur résidence secondaire puisque la première étant en Nouvelle-Zélande mais ils avaient toujours eu un pied-à-terre à Londres. Il ne fallait pas renier ses origines surtout quand elles étaient aussi nobles que celle des Windsor. Enfin bref, Gabe resta donc quelques instants là, soufflant et essayant de faire partir son stress. Il sonna enfin, sa mère vint lui ouvrir. Elle le laissa entrer avant de lui faire une bise. « Tu es en retard, Gabe. » Même pas de bonjour, sympathique. Du Windsor tout craché. « Bonjour, maman. Moi aussi ça me fait plaisir de te voir. Je ne vois pas notre invitée donc je suis en avance. » Sa mère allait pester mais Gabe ne lui en laissa pas l'occasion et se dirigea vers son père qui était assis sur un fauteuil en train de lire la Gazette. Ah, peut-être qu'un des deux était fier de lui. Oui même à tente-trois ans, Gabe continuait d'espérer. « Le numéro d'aujourd'hui te plaît ? » Il releva la tête pour jauger son fils quelques instants avant de reprendre sa lecture. « Il n'y a pas de photo de toi compromettante dans celui-là donc il y a du mieux. » Gabe avala sa salive. Oui son père était d'excellente humeur. « Et ta fille, l'as-tu vu ? » L'interrogatoire avait donc commencé. « Non mais j'y travaille. » Cette réponse ne satisfecit pas le père qui fit un signe négatif de la tête. Pourquoi avaient-ils cette discussion de toute manière ? Gabe aurait préféré qu'on s'en tienne au silence formel. « Et la mère, tu l'as vu ? As-tu réglé la situation ? » Ouh la, Gabe ne voulait pas du tout parler de Raven avec son père. Hors de question. C'est à ce moment-là qu'on sonna à la porte. Sauvé ! Odette commençait très bien. Elle lui évitait une engueulade qu'un adolescent aurait pu avoir.

Gabe se dirigea donc vers la porte. Il passa ses mains dans les cheveux histoire de se mettre dans l'ambiance du parfait petit futur époux. Il l'ouvrit et adressa un grand sourire à son invitée qui se contenta, elle d'un sourire hypocrite. Ah lala, elle était pas contente d'être-là. Gabe saurait changer cela. Après tout Odette Carrow était vraiment sublime. « J’ose espérer que je ne suis pas trop en avance. J’ai apporté un petit quelque chose pour votre père et votre mère. J’ai hésité à vous prendre quelque chose mais je me suis dit que ce sera votre rôle à vous de me couvrir de cadeaux. » Gabe se mit à rire doucement. Elle était à peine arrivée et voilà qu'elle réclamait déjà des cadeaux. Heureusement qu'il était riche et qu'il y avait pensé. Enfin plutôt que sa mère avait contacté sa secrétaire pour qu'il n'oublie pas de lui acheter un cadeau. Et vous vous en doutez, il avait donné des instructions à un larbin. Il avait autre chose à faire que de courir les magasins. « Mais naturellement, je n'avais jamais attendu le contraire. Permettez moi de vous dire que vous êtes ravissante, plus que ce que les gens disent. » C'était des paroles que les femmes appréciaient toujours et puis il le pensait. Au final, c'était donc facile. « Vous comptez me laisser rentrer ou me laisser poireauter sur le paillasson ? Je peux parfaitement allez faire la connaissance de vos voisins si vous préférez. Je suis certaine qu’ils sont charmants et qu’ils ne me mettront pas une bague au doigt avant que je ne parte ce soir. » Gabe se mit à rire de nouveau. Elle était donc féline cette Odette Carrow. Il adorait déjà cela. C'était bête à dire mais il aimait les femmes qui avaient du caractère et qui lui résistait un peu mais qui finissait toujours par craquer. Sa victoire n'en était bien sûr que plus grande. « Je vous le déconseille, madame Jenkins est de très mauvaise compagnie. Elle se plaint de tout et n'aime personne. Quant à la bague, je ne l'ai pas ce soir. Je ne me doutais pas que vous étiez si impatiente mais ma mère s'est chargée du champagne. » Il lui sourit, fier de lui. « Vous avez du caractère, ça me plaît déjà. Je sens que ça risque d'être amusant mais rentrez, venez. Vous ne savez pas à quel point mes parents sont impatients de vous rencontrer. » Gabe s'écarta pour la laisser passer. Au passage, il prit un malin plaisir à reluquer comme il se doit ses femmes. Quoi ? Il aimait voir la « marchandise » avant de la tester. Il ferma ensuite la porte avant de la rejoindre pour lui présenter ses parents. « Mademoiselle Carrow, je suis tellement contente de vous recevoir. Oh vous m'avez apporté des fleurs, il ne fallait pas. Mais dirigez-vous vers le salon, ne restez pas debout. » Gabe était déjà exaspéré par le comportement de sa mère. C'est bon, Odette n'était qu'une femme, ce n'était pas leur sauveuse. Il y avait tout un tas de femmes qui rêvaient de l'épouser, il n'était pas un cas désespéré. Mais Gabe obéit aux ordres de sa mère et conduisit Odette vers le salon où son père salua Odette plus froidement. Au moins un qui ne changeait pas de ligne directrice. Ils s'assirent tous les deux sur le canapé tandis que sa mère appela son père à la cuisine. Celui-ci pesta un peu mais s'y rendit. « Ma mère vous adore déjà, vous allez devoir la supporter, je vous souhaite bien du courage. » Gabe fit une petite pause avant de rajouter : « Il est évident que vous ne voulez pas être là alors pourquoi être venue ? » Gabe était parfois cash, là c'était le moment.


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MessageSujet: Re: We're hot and we're cold ◓ Windrow   Mar 15 Juil - 1:36

We're hot and we're cold
Gabe O. Windsor & Odette T. Carrow
Gabe Windsor aurait pu être le sorcier le plus parfait au monde –ce dont elle doutait fortement- elle se serait de toute manière débrouillée pour lui trouver tous les torts possibles et imaginables. Elle avait d’ores et déjà décidé avant même de lui adresser la parole que chacun de ses mots l’agaceraient et dans cet état d’esprit il ne lui était pas difficile de prendre les compliments qui lui étaient adressés dans le mauvais sens. Elle ne supportait pas le fait qu’il la juge, qu’il sous-entende qu’elle aurait pu ne pas lui plaire. Elle aurait pu prendre ses remarques pour les flatteries qu’elles étaient censées être, mais elle décida que les paroles du bachelor heurtaient son égo. Il était évident qu’elle était sublime. Même en toute impartialité, il était difficile de dire qu’Odette était un laideron. Prenez n’importe lequel de ses Némésis et il n’aurait pu vous dire en toute sincérité qu’elle n’était pas une belle femme. Sa beauté physique était toute aussi évidente que son caractère bien trempé. Elle se demandait pourquoi Windsor jouait au surpris. Pensait-il réellement qu’elle avait gravi les échelons aussi rapidement en battant des cils et jouant à l’ingénue ? Si c’était le cas, il était encore plus stupide qu’elle ne le lui avait prêté, si ça n’était pas le cas, il essayait de la brosser dans le sens du poil et elle ne supportait pas cela. S’il aimait les femmes de caractère, il allait être servi. L’assistante s’apprêta à répliquer mais maintint sa bouche fermée alors qu’il l’invitait –enfin- à rentrer.

Si Odette ne cachait pas son antipathie à son futur ex futur fiancé (ou pour résumer à celui auquel elle ne financerait jamais) elle n’agit pas de la même façon avec sa mère. Après tout, les Windsor, que cela lui plaise ou non, avaient leur réputation dans le cercle mangemoresque et si Odette brisait par une attitude farouche leur bonne-entente avec les Carrow, elle savait qu’elle en entendrait parler jusqu’à que ses parents clamsent ou qu’elle ne rattrape le coup. L’enthousiasme de cette dernière était presque pathétique et bien que cela la dérange de l’avouer, elle sentit que Gabe partageait son point de vue. Brièvement, elle se demanda si en fin de compte ce dernier n’était pas aussi retissant qu’elle à se fiancer mais elle ne retint pas la pensée et se contenta de poser deux baiser sur les joues de Madame Windsor. « Voyons, ce n’est rien. Un simple remerciement de ma part pour m’avoir invitée à dîner en votre compagnie. » Elle se laissa guider vers le salon et tendit la bouteille de pur-feu au patriarche qui jeta à peine un regard dessus. Immédiatement, l’assistante eut comme un élan de sympathie envers lui. Il ne lui adressa pas de phrases inutiles, lui prêta à peine attention.  Son attitude distante lui plaisait et elle commençait déjà à préparer un discours convaincant pour ses propres géniteurs, leur expliquant qu’elle ne se sentait pas la bienvenue dans cette famille et qu’il valait mieux ne pas pousser cette histoire de fiançailles. Malheureusement pour elle, son répit ne fut que de courte durée. Alors qu’elle s’asseyait sur le canapé, Windsor mère somma son sauveur qui partit à contrecœur la laissant seule à seul avec son rendez-vous du soir. « Ma mère vous adore déjà vous allez devoir la supporter, je vous souhaite bien du courage. » Ainsi donc elle avait eu raison plus tôt, et l’exaspération qu’elle ressentait à l’égard de la matriarche était l’écho de celle de Gabe. Elle ne releva pas. « Il est évident que vous ne voulez pas être là alors pourquoi être venue ?  ». Pour la première fois de la soirée, Odette sourit sincèrement. « Par Merlin, suis-je si transparente ? Moi qui pensais pouvoir au moins vous cacher mon ressentiment durant une heure ou deux. » C’est dans ces moment-ci qu’un verre de vin aurait été le bienvenue. Un petit regard appuyé alors qu’elle avalerait une ou deux gorgées afin d’accentuer le profond sarcasme qui était déjà détectable dans sa voix. Manquant de moyen, elle décida de marquer la pause en autant sa veste et en dévoilant ses épaules. « Je me pose la même question figurez-vous. Ce matin encore j’ignorais que je me retrouverais sur le canapé de vos parents en cet instant. Il faut croire que j’aime me torturer de temps à autre. » Odette croisa ses jambes et fit pleinement face à son interlocuteur. « Puis-je savoir de mon côté ce qui vous rend si jovial et accueillant ? J’ai du mal à croire que l’idée de vous fiancer soit la cause de votre engouement. Je me sais bon parti et plutôt agréable à regarder mais de là à vous motiver à vous passer la corde au cou… il y a tout un monde. Dîtes-moi tout Monsieur Windsor, qu’est-ce qui vous fait donc sourire et quelles sont vos attentes ? »

L’assistante ne se considérait pas comme une alcoolique, mais il est vrai qu’elle attendait avec impatience que l’on lui serve quelque chose à boire. D’une part sa gorge se faisait sèche, d’autre part, un bon verre de vin avait souvent tendance à la rendre plus perceptive. Aussi étrange que cela puisse paraître, elle avait du mal à décrypter son interlocuteur et ne pouvait savoir ce qui lui traversait l’esprit. Souhaitait-il réellement se conformer au bon vouloir de leurs géniteurs ou bien jouait-il simplement le jeu pour ne pas être celui qui causerait un litige entre leurs familles ? A moins qu’il n’ait d’autres envies en tête. Sous les conseils insistants de sa mère, Odette s’était vêtue d’une robe échancrée et il était difficile de la regarder dans les yeux et ce quelle que soit votre orientation sexuelle. Cela aurait été n’importe quel autre sorcier, elle ne s’en serait pas offusqué –bien au contraire-, mais elle avait, rappelons-le, décidé de connoter chaque parole et chaque geste du patron de la Gazette négativement. Elle poussa un soupir sonore qui ne manqua pas de bomber sa poitrine déjà mise en avant. « Dois-je vous rappeler que mon visage se trouve quelques centimètres plus haut ? Ne vous étonnez pas de mes réserves quant à ce repas si vous n’êtes pas capable de vous conduire décemment. » Si elle garda ses lèvres pincées, à l’intérieur Odette jubilait de l’avoir pris en faute. Faute que n’importe qui aurait commise, faute qu’elle aurait trouvée flatteuse d’ordinaire, certes, mais faute qu’elle se faisait un malin plaisir de soulever en cet instant rien que pour le plaisir de mettre son interlocuteur mal-à-l’aise.


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