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 We're all of us haunted and haunting | Naron

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MessageSujet: We're all of us haunted and haunting | Naron   Dim 1 Juin - 6:19

I love peope who make me laugh.
Aemon & Naranja

Un craquement de branche fit sursauter Naranja qui se colla un peu plus à Aemon.  « C'était quoi ça !? T'as entendu? » Le Serdaigle ricana tandis que la jeune fille scruta les environs rapidement. « Non. » déclara-t-il calmement. Elle plissa les yeux, mais il faisait trop sombre pour apercevoir quelque chose à plus de deux mètres. « Mais j'ai entendu un bruit je t'ai dit ! » Elle tremblait de toute part mais se redressa un peu pour se donner davantage de contenance. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris d'accepter la proposition de son ami ? Bon, d'accord, à la base, c'était sa propre idée. Mais il avait accepté, pourquoi n'avait-il pas refusé ? Naranja était une froussarde, une petite peureuse, mais elle avait décidé de changer et de devenir une véritable femme. Attention, tout cela était absolument sérieux. Mais il fallait l'avouer, elle craignait les ténèbres. Lorsqu'elle était seule dans sa chambre le soir, cela ne lui posait aucun problème. Celui-ci résidait davantage dans les bruits que la nuit leur offrait une fois le soleil couché. Personne ne pouvait les ignorer : ils perturbaient le silence pesant et angoissaient profondément la jeune fille. Jetant des regards perplexes et craintifs autour d'eux, elle attrapa le bras d'Aemon et le serra un peu plus. Elle se reprit doucement, il allait la prendre pour une froussarde ! « Nan mais j'ai pas peur ! Je te jure, j'ai pas peur ! » Son cœur se mit à battre à la chamade à peine sa phrase terminée. Elle pouvait aisément sentir son pouls s'accélérer dans ses veines et ses artères. Qu'est-ce qu'elle était pathétique ! Elle respira et inspira plusieurs fois de suite très profondément, et les battements se calmèrent peu à peu. Elle lâcha le bras de son ami et marcha d'un pas qui se voulait assuré. Scrutant l'horizon et tremblant au moindre bruit suspect, elle ne regardait pas vraiment où elle mettait les pieds alors elle trébucha sur une branche et s'étala par terre comme une loque. « Aïeeeeeeee, putain mais quelle blonde ! » Se redressant sur ses coudes, elle soupira : « Mais nan, mais quelle honte, quelle honte... » Elle accepta la main qu'Aemon lui tendait mais il n'arriva pas à la relever tellement il était plié en deux, n'arrivant pas à s'arrêter de rire. « MAIS ARRÊTE DE RIRE AUSSI LA ! COMMENT TU VEUX QUE J'Y ARRIVE ! » Mais elle se joignit bien rapidement à son hilarité. Le rire d'Aemon était tellement communicatif ! Et la chute de Nara était tellement mémorable ! Les deux combinés étaient mortels ! Tant bien que mal, elle se releva et épousseta ses vêtements où terre, herbes et poussières s'étaient accumulées. Passant les mains dans ses cheveux, elle y remit de l'ordre et sortit sa baguette. Une faible lueur y jaillit alors qu'elle prononçait un lumos. Certes, à la base, ils avaient prévu d'aller à la Cabane Hurlante dans le noir, pour éviter de se faire repérer, et pour que ça soit plus amusant (et effrayant aussi). Mais avec Nara, ce n'était pas évident de progresser car elle était si maladroite... Les yeux de l'espagnole s'habituèrent bien vite à la lumière et elle éclaira le chemin qui menait au saule cogneur. C'était la première fois de sa vie qu'elle allait dans la Cabane Hurlante, mais on lui avait expliqué comment s'y rendre, même si on lui avait plutôt déconseillé l'endroit. Mais peu importait. Ce soir, Aemon et Nara passaient une soirée ensemble, rien que tout les deux, en tout bien tout honneur, cela allait de soi. Tout le monde savait très bien qu'ils étaient de bons amis, et rien de plus. Bien entendu, ils étaient sortis ensemble il y a quelques mois, mais c'était du passé. Et puis, au final, ils s'étaient tous les deux rendus compte que ce qu'ils ressentaient l'un envers l'autre n'était pas de l'amour, rien de plus qu'une belle amitié et un profond attachement l'un pour l'autre.

Mais en tout cas, malgré le fait qu'elle avait la frousse depuis qu'ils étaient sortis dehors, elle était certaine qu'elle allait passer une excellente soirée en sa compagnie, et qu'elle s'en souviendrait pendant très, très, très longtemps. Après tout, chaque moment où ils étaient ensemble était mémorable. Celui-ci serait probablement très particulier. Mais elle avait besoin d'adrénaline, et il avait été assez fou pour accepter sa proposition ridicule. Il était peut-être aussi cinglé qu'elle après tout ! Elle qui croyait que les Serdaigle étaient intelligents... Non, c'était une blague, Aemon était loin d'être un idiot. Rapidement, ils arrivèrent à l'entrée du passage secret. « Bah vas-y ! Faut appuyer sur le nœud à la base du tronc. » Naranja le foudroya du regard et déclara : « QUOI ! Pourquoi moi ? Tu laisserais une faible femme sans défense se faire taper par un arbre magique ? » Sans lui laisser le choix, Nara poussa son ami vers le tronc, et l'arbre commença à s'agiter. Mais il faisait tellement sombre qu'Aemon tomba à son tour. Les branches du Saule Cogneur s'approchèrent terriblement de lui, et Nara sortit sa baguette en criant : « Immobulus ! » Rejoignant son ami, elle déclara en tendant la main : « Et ça se dit à Serdaigle ? Même pas capable d'arrêter un arbre? » dit-elle en rigolant à son tour. Elle l'aida à se relever et se glissa rapidement dans le passage secret, soudainement très amusée la tournure des événements. Lançant de nouveau un Lumos, elle éclaira la galerie. « Tu trouves pas ça bizarre comme endroit toi ? Ça fiche carrément la trouille quand même ! »  Ils continuèrent de marcher pendant quelques minutes, sans prononcer un seul mot. Attentive au moindre petit bruit, Nara était sur ses gardes. Elle espérait qu'il n'y avait pas des monstres dans la Cabane, il ne manquerait plus que ça... Elle n'avait pas la foi  ni le courage de se mesurer à une telle éventualité. Ils arrivèrent à un cul de sac et Nara commença à trembler de peur. « Ouvre. »  ordonna-t-elle. Aemon surenchérit : « C'est mort ! Vas-y toi ! Tu m'as déjà poussé sous l'arbre nan mais sérieux ! »  Avalant durement sa salive, Nara poussa doucement la trappe qui bouchait l'entrée et s'y glissa avec grâce. « Couvre-moi ! »  Telle une espionne, ou un auror en intervention, elle fit le tour de la pièce de sa baguette et se détendit en se rendit compte qu'il n'y avait personne. Laissant le silence s'installer, elle attendit quelques secondes avant de lancer un : « Homenum Revelio ! »  Le sort ne donna rien. « On est seul au moins. Mais bon, ça marche que pour les humains, si ça se trouve, il y a bien pireeeeeeeee. ARHRHAHRH mais pourquoi je dis ça ! Putain de merde, je m'effraie toute seule, j'suis vraiment trop stupide ! CALME-TOI D'ALVAREZ, du calme, du calme. »  Elle respira et se retourna vers Aemon. « TOI, tais-toi, hein. On ne se moque pas. »  Nara se parlait souvent à elle-même lorsqu'elle avait peur. Et c'était le cas à cet instant précis, et même la présence rassurante d'Aemon ne pouvait rien y faire. Elle s'assit alors en tailleur sur le sol de la Cabane et demanda en enlevant son sac de son dos et en sortant des bougies. « Tu préfères quoi ? On explore ou tu me racontes des histoires qui font peur ? » Nara regarda son ami et sourit. Elle savait fort bien que quelque soit ce qu'il choisirait, elle tremblerait de peur... Alors autant qu'il choisisse ce qu'il préférait, après tout. Elle alluma une dizaine de cierges. La pièce était déjà moins effrayante avec ces luminaires. Et puis, cela permettait aussi de créer une ambiance encore plus flippante. Nara était vraiment cinglée. Elle avait peur, et elle entretenait cette peur. Elle murmura: « De toute manière, dans les deux cas, je sais déjà que je n'arriverais pas à dormir de la nuit. Nan mais dis-moi, qu'est-ce qu'il t'a pris de me dire oui, sérieusement... » En réalité, elle lui était reconnaissante d'avoir accepté. Elle avait besoin de passer du temps avec lui pour se changer les idées. C'était plus évident de le faire avec lui qu'avec n'importe qui d'autres. Avec Maddison, Madelyn, Ken ou encore même Albus, c'était trop compliqué parce qu'ils passaient leur temps ensemble et connaissaient tout d'elle. Alors qu'elle ne parlait pas tous les jours avec lui, alors lorsqu'ils se voyaient, ils avaient pas mal de chose à se dire, des moments à rattraper. Alors, cette soirée permettrait à Nara de penser à autre chose, de penser à autre chose qu'aux soucis qu'elle avait. Elle allait s'amuser ce soir, ou plutôt cette nuit. Parce que oui, même si elle était totalement effrayée, elle avait bel et bien l'intention de rester ici jusqu'au petit matin. Et puis, c'était le week end après tout, alors autant en profiter. La seule chose qui pourrait gâcher cette soirée, c'était de se faire prendre. Mais maintenant qu'ils étaient là, c'était quasiment impossible.

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Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
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MessageSujet: Re: We're all of us haunted and haunting | Naron   Mar 24 Juin - 2:44

We're all of us haunted and haunting.
Aemon & Naranja


Qui est-ce qui avait eu cette idée déjà ? Elle ? Lui ? Peut-être bien les deux. Depuis le début de leur périple, un sourire venant ourler les lèvres d’Aemon ne le quittait plus. Déjà que la journée a Poudlard était loin d’être reposant, la nuit cela l’était encore moins. Non, parce qu’un château plongé dans l’obscurité, il fallait bien l’admettre, c’était loin d’être rassurant. La Noire et Jaune qui l’accompagnait dans ce périple n’était autre que Naranja. Un petit bout de femme qui avait décidé qu’elle n’avait plus peur de rien. « C'était quoi ça !? T'as entendu? » Enfin, presque rien… Le regard moqueur du brun se posa que la Poufsouffle. Lui, il n’était pas forcément courageux, juste insouciant. Quoi que certains disent que les deux sont liés. Aemon, lui, s’amusait sans se prendre la tête. Parfois un peu trop, négligeant les dangers de certaines situations. Aller caresser les narines d’un dragon était bien trop tentant. Pourquoi prendre le temps de réfléchir et de se dire qu’on pouvait terminer en brochette ? « Nan mais j'ai pas peur ! Je te jure, j'ai pas peur ! » Le Serdaigle l’observa d’une moue plus que douteuse. «Bien ! Alors je te demanderais de me rendre mon bras. Je crois que le sang ne circule plus dedans.» Devant son regard, il fit un sourire innocent. « Je déconne pas, je commence à sentir des fourmis au bout des doigts ! » Se dérobant de son bras, il observait la silhouette de la brune se détacher de lui afin d’avancer d’un pas conquérant. Jusqu’à ce qu’il ne voit plus rien. « Aïeeeeeeee, putain mais quelle blonde ! » Aemon accéléra le pas pour la retrouver. « Mais nan, mais quelle honte, quelle honte... » Alors qu’il lui tendait la main, Aemon ne put retenir son rire bien plus longtemps. Non, mais, elle était inimitable comme nana. Evidement, il n’y avait personne pour témoigner de cette chute. « Je t’ai toujours trouvé trop… terre à terre comme fille.» « MAIS ARRÊTE DE RIRE AUSSI LA ! COMMENT TU VEUX QUE J'Y ARRIVE ! » Il se remit à rire mais tranquillement, elle finit par se relever. Grâce à la lueur de sa baguette, les deux jeunes gens finirent tout de même par arriver au bout de leur quête nocturne. Devant eux, se dressait fièrement le Saule Cogneur. Ace se pinça la lèvre inférieur avec ses dents. C’était peut-être pas une si bonne idée d’aller à la cabane hurlante finalement non ? « Bah vas-y ! Faut appuyer sur le nœud à la base du tronc. »« QUOI ! Pourquoi moi ? Tu laisserais une faible femme sans défense se faire taper par un arbre magique ? » Il sentit la main de son amie s’abattre dans son dos. La peste. Avec cette pénombre, il n’arrivait même pas à voir où ses pieds se trouvaient. Perdant l’équilibre suite à l’impulsion de Naranja, ce fut au tour du brun de se retrouver au sol. D’ailleurs, il n’eut le temps que d’enfoncer la tête dans ses bras avant qu’une branche de l’arbre ne vienne le frôler. Il était dans une position de merde là, non ? Il commença à chercher sa baguette dans son pantalon mais l’Espagnole fut plus rapide que lui. Il s’appuya sur les coudes et observa la brune qui commençait à le railler. « Et ça se dit à Serdaigle ? Même pas capable d'arrêter un arbre? » « Et les Poufsouffle ne sont pas censés être loyaux et ne pas pousser leurs amis dans le dos ? » Il lui lança un regard qui se voulait accusateur tandis qu’il prenait sa main pour se relever et se diriger dans le tunnel qui menait à la cabane. « Tu trouves pas ça bizarre comme endroit toi ? Ça fiche carrément la trouille quand même ! » « Moi, je me dis que ça pourrait être un super endroit pour faire des fêtes sans se faire chopper ! » Vu la tête de sa camarade, Aemon haussa les épaules. Ils continuèrent d’avancer silencieusement. Le brun sortit à son tour sa baguette afin d’éclairer davantage le sillon qui leur servait de chemin. Ils finirent par arriver sur une porte. Il s’en suivit un bref échange durant lesquels les deux amis prouvèrent à quel point ils pouvaient être courageux puis finalement, ils se retrouvèrent bel et bien dans la Cabane Hurlante. « On est seul au moins. Mais bon, ça marche que pour les humains, si ça se trouve, il y a bien pireeeeeeeee. ARHRHAHRH mais pourquoi je dis ça ! Putain de merde, je m'effraie toute seule, j'suis vraiment trop stupide ! CALME-TOI D'ALVAREZ, du calme, du calme. » « Tu devrais…. »« TOI, tais-toi, hein. On ne se moque pas. »  Aemon inspira, croisant les bras sur sa poitrine. Comment avait-il pu oublier à quel point l’Espagnole était bavarde ? Surtout lorsqu’elle cherchait à se rassurer ? De sa baguette, il observa les possibilités qui s’offraient à eux. Son regard s’arrêta sur un escalier qui semblait sur le point de s’écrouler. « Tu préfères quoi ? On explore ou tu me racontes des histoires qui font peur ? De toute manière, dans les deux cas, je sais déjà que je n'arriverais pas à dormir de la nuit. Nan mais dis-moi, qu'est-ce qu'il t'a pris de me dire oui, sérieusement... » Tiens, c’est vrai ça. Pourquoi lui avait-il dit oui ? « Ben c’ était ou j’étais coincé avec Ellie qui veut me faire réviser… » Ses lèvres s’étirèrent en un grand sourire dévoilant ses dents. Il était rare qu’il reste sérieux plus de deux minutes. Une attitude un brin déconcertante pour ses camarades. « Allé, tu grimpes ? » Il lui donna un petit coup d’épaule afin de l’entrainer à l’étage. Il avait envie de voir ce qui pouvait se cacher dans cette baraque mais surtout, il avait trouvé une idée complètement idiote pour faire peur à Naranja. « Les dames d’abord… » Il s’exécuta en une révérence presque parfaite. Montant les marches, légèrement derrière elle, il attendit d’être au milieu de l’escalier avant de reprendre la parole. « Miss Danseuse Etoile serait-elle capable de nous improviser une danse ce soir ? » Il savait que la brune adorait danser et peut-être que la défier de faire une petite chorégraphie ici la rendrait plus à l’aise. Mais avant qu’elle ne le soit trop, le brun se pencha silencieusement et profitant de l’obscurité, il lui attrapa le mollet. « Par Merlin ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ? » se mit-il à hurler faisant croire à Naranja qu’une bestiole s’était immiscer entre eux deux. Il avait relâcher sa jambe tandis qu’il l’attrapait par la main pour l’entrainer à courir pour grimper les dernières marches en bois. « Cours, Nara ! » Ils arrivèrent dans une pièce immense, meublée partiellement. Eclairés de leurs baguettes, Aemon l’entraina derrière un canapé comme pour se cacher, s’écrasant tous les deux dans la poussière qui s’était entassée depuis de nombreuses années. L’envie de rire était plus que palpable mais il voulait faire marcher Naranja encore un peu. Toutefois vu la tête qu’elle tirait, il allait avoir du mal à garder son sérieux. Il se pencha par dessus elle, faisant mine de vouloir vérifier ce qui les attendait. Le canapé leur servait de cachette. Lorsqu’il observa par-dessus ce dernier, tenant son rôle à la perfection, il ne vit absolument rien. Et pour cause… Pourtant, murmurant un lumos, il prit son temps pour regarder. La seule conclusion qui lui vint ? La décor était vraiment de mauvais fout… Au final, il se laissa tomber à côté d’elle et d’un regard sombre, il désigna quelque chose sur elle. Bien évidement, il n’y avait rien du tout… « Là… bouge pas. » Il pointait du doigt une chose imaginaire sur son ventre. La voyant s’agiter dans tous les sens, le brun ne put s’empêcher d’exploser de rire, s’étalant dans la poussière à même le sol. Entre deux rires, il finit tout de même par articuler : « Je croyais que tu dansais mieux que ça quand même !» Il allait se faire tuer. Non avant, elle allait sûrement le torturer. Histoire de rentabiliser la peur qu’il lui avait faite. Au moins, il se serait bien amusé pour la dernière soirée de sa vie. Il avait une larme qui avait coulé le long de sa joue tellement il avait rit. C’est avec un regard désolé qu’il tenta de l’amadouer. Ce qui était certain c’est que s’il n’avait pas accepté sa proposition, il serait en train de s’ennuyer au creux d’un canapé à lire des parchemins. Pire, il aurait même dû faire semblant que ça l’intéressait pour ne pas s’attirer les foudres de son amie, Ellie. D’ailleurs, s’il rentrait vivant de cette soirée, c’était elle qui allait le tuer. Peut-être pas littéralement mais la jeune femme était très douée pour l’acculer de phrases afin de le faire culpabiliser. A croire que son redoublement avait travaillé ses amis bien plus que lui même ! Après tout, à part les soins aux créatures magiques, quand on voulait être éleveur de dragons, il n’y avait pas besoin de déchirer dans toutes les matières imposées par Poudlard… Le plus fatiguant dans tout cela ? C’était que ses notes n’étaient si mauvaises que cela. Il était meilleur que la plupart de ses camarades mais simplement parce qu’il pouvait faire mieux, personne ne lui lâchait la grappe. Encore moins Naranja à l’instant précis suite à sa petite blague…

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MessageSujet: Re: We're all of us haunted and haunting | Naron   Sam 26 Juil - 6:05

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« Et les Poufsouffle ne sont pas censés être loyaux et ne pas pousser leurs amis dans le dos ? » Naranja ricana et murmura d'une voix sordide qui ne lui ressemblait pas du tout, mais qui allait très bien avec le contexte de la soirée : « C'est un mythe ! Dès qu'on le peux, on vous poignarde dans le dos mwahahahhaha. » Trève de plaisanterie. Sincèrement, la jeune espagnole avait toujours été fidèle à ses idéaux, à ses amis et à tout ce  à quoi elle croyait de manière générale. Oui, elle était peut-être vieux jeu, mais elle gardait en semblant de dignité et de respect envers ceux qui l'entouraient et qui lui était cher. Lorsque Naranja souligna le fait que la cabane hurlante était un endroit flippant, le Serdaigle répondit : « Moi, je me dis que ça pourrait être un super endroit pour faire des fêtes sans se faire chopper ! » Naranja secoua la tête. Une fête ! Le fou ! Le dingo ! « T'es sur que le Choixpeau ne s'est pas trompé ? C'est à Gryffondor que tu aurais du atterrir ! Pas à Serdaigle ! » Pour le taquiner, elle déclara en tirant la langue : « En plus, les Serdaigles normaux ne redoublent pas, eux. » Enfin bon. Ils continuèrent leur chemin et pénètrent enfin dans les lieux. Une crise d'angoisse fit trembler Nara de toute part et elle s'accrocha davantage à son compagnon. Il fallait l'avouer, la présence rassurante d'Aemon la rendait un peu moins nerveuse. Du moins, tant qu'elle tenait fermement le bras musclé du jeune homme. Elle se sentait un peu plus en sécurité. Un tout petit peu plus. Car elle le savait fort bien, un monstre pouvait leur tomber dessus d'un instant à l'autre, sans que ni elle, ni lui, n'aient le temps de réagir. Mais pour le moment, rien ne venait perturber leur expédition foireuse. Et lorsque Nara pensa tout haut qu'ils avaient eu tord de s'embarquer là-dedans, il répondit : « Ben c’ était ça où j’étais coincé avec Ellie qui veut me faire réviser… » L'enfoiré. Nara se redressa et lui donna une tape dans le dos. « Connard va, genre je suis ta solution pour échapper à une séance de révisions ! GENRE tu choisis la solution la moins pire des deux, GENRE je te fais chier ???? » Bien sûr, Nara exagérait, Nara rigolait, Nara n'attendait même pas de réponses. Ils avaient toujours eu l'habitude de se taquiner, même lorsqu'ils étaient amis, même lorsqu'ils étaient ensemble, et même maintenant, alors qu'ils étaient toujours amis. Oui, ils faisaient partie des chanceux qui pouvaient se vanter d'être rester amis après une rupture. Mais pour la jeune espagnole, cela n'avait pas été très difficile, pour tout avouer. Car leur histoire d'amour n'avait eu aucun sens. Ils étaient des amis, pas des amants. Et elle priait pour que cela reste ainsi. « Allé, tu grimpes ? Les dames d’abord… » Nara, pas froussarde pour un sou, s'avança vaillamment. Elle s'accrocha à la rambarde pourrie et monta quelques marches avant d'entendre : « Miss Danseuse Etoile serait-elle capable de nous improviser une danse ce soir ? » Nara sourit, même s'il ne pouvait pas le voir. Elle répliqua, d'un ton mystérieux : « Je ne sais pas, peut-être bien... Si tu es gentil avec moi... » Au fond d'elle, elle savait très bien que non. Rares étaient ceux qui avaient eu le privilège de la voir danser. Même Ken et Albus n'y avaient pas encore eu droit. Certes, elle avait promis à son meilleur ami qu'il pourrait venir la voir très prochainement, mais elle n'arrêtait pas de repousser l'instant. La danse, c'était son moment, c'était sa passion, c'était son jardin. Et même si elle adorait Aemon, elle n'était pas certaine de vouloir partager quelque chose d'aussi intime que cela avec lui. Alors qu'elle réfléchissait à tout cela, elle sentit quelque chose lui frôler la jambe et Aemon hurler : « Par Merlin ! Qu’est-ce que c’est que ce truc ? Cours, Nara ! » Paralysée par la peur, elle se laissa entraîner par le Serdaigle qui lui avait au passage attrapé la main et qui grimpait les escaliers avec une vigueur incroyable, et à toute vitesse. Ils atterrirent au milieu d'une pièce où se trouvait un canapé. Se cachant derrière celui-ci, Nara posa sa main sur son cœur qui battait la chamade puis sur son front où quelques gouttes perlaient. « Qu'est-ce... » Elle n'arrivait plus à parler, tant l'adrénaline qui parcourait ses veines pulsait à travers tout son corps. Aemon laissa dépasser sa tête de leur cachette, et Nara tira vivement sur sa manche puis murmura : « Abruti, cache-toi mieux que ça ! » Il se rapprocha d'elle et pointa quelque chose sur son ventre : « Là… bouge pas. » D'une voix hystérique, elle demanda : « QUOI ! UNE ARAIGNÉE ? ENLÈVE ENLÈVE ENLÈVE ! TOUT DE SUITE ! » Il explosa de rire, et s'écroula au sol, et Nara se calma presque aussitôt, sentant venir gros comme une montagne la supercherie. « Je croyais que tu dansais mieux que ça quand même !» Se ruant sur lui, Nara cria : « ESPÈCE DE PETIT CON DE SERDAIGLE ! TU VAS GOÛTER AU COURROUX ESPAGNOL TU VAS REGRETTER DE T’ÊTRE FOUTU DE MA GUEULE ESPÈCE DE PETIT MERDEUX ! » Elle se jeta sur lui et commença à lui chatouiller les côtes comme une forcenée, tout en tentant d'élaborer un plan diabolique dans son petit cerveau. Il fallait l'avouer, elle n'était pas vraiment douée pour les plans diaboliques, mais elle allait bien finir par trouver une petite idée pour se venger de lui. Au bout de quelque secondes, elle se joignit néanmoins à son hilarité et perdit de ses forces tellement elle riait. Aemon lui attrapa les poignets pour l'empêcher de continuer, et elle pouffait tellement de rire qu'elle n'arrivait même plus à l'arrêter. Elle s'arrêta soudainement, et s'allongea au sol, ses cheveux éparpillés tout autour d'elle traînaient dans la poussière, mais la jeune fille n'était pas vraiment du genre à faire des manières. « T'es vraiment un gros con, tu le sais ça ? Tu m'as fichu la peur de ma vie, heureusement que je ne suis pas cardiaque, tu aurais eu ma mort sur la conscience ! Quoi que nan, je serai revenue te hanter en fantôme, et toute ta vie, tu aurais regretter ton petit geste ridicule. Je n'aurai eu de cesse de te tourmenter jusqu'à ce que tu te donnes la mort et que j'en retire une profonde satisfaction. » Elle ajouta en souriant, même s'ils étaient plongés dans une semi-obscurité : « Penses-y, quand tu essayeras à nouveau de me tuer. » Elle posa sa main sur sa poitrine, où les tapements incessants de son cœur se calmaient peu à peu, reprenant leur course habituelle. « En tout cas, la vengeance est un plat qui se mange froid, je tâcherai de m'en souvenir pour la prochaine fois. » La prochaine fois risquait bien d'arriver bien plus tôt que prévu... Mais ça, il n'était pas vraiment obligé de le savoir. Elle se releva et dit : « Bon, après cette petite blague stupide, je pense qu'on peux continuer l'exploration, même cette fois-ci, je te surveille ! » Nara se leva, épousseta ses vêtements poussiéreux. Puis, elle tendit ses mains à son ami pour l'aider à se mettre sur ses deux jambes. Celui-ci les attrapa sans se méfier. Et Naranja le lâcha brusquement en le poussant. Il tomba au sol lourdement, et elle s'excusa, l'air innocent : « Oupss, désolé. »

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MessageSujet: Re: We're all of us haunted and haunting | Naron   Lun 28 Juil - 4:50

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Aemon & Naranja


« C'est un mythe ! Dès qu'on le peux, on vous poignarde dans le dos mwahahahhaha. » Aemon fronça les sourcils à sa remarque. « J’aurais bien dû me douter que vous étiez des animaux perfides vous les blaireaux. Des machins qui se planquent dans un terrier, ça ne peut qu’être douteux ! Nous au moins, les rapaces, on est classe.» Et en plus cela rimait. Si ce n’était pas un signe qu’ils étaient vraiment les meilleurs, que demandait le peuple sorcier ? Il ne put s’empêcher de rire. La soirée promettait d’être sous l’échos des éclats de voix et de l’amusement. Tout pour être parfait. Il y avait quand même des avantages à rester en bon terme avec des ex petites amies. Si on pouvait réellement qualifier Naranja ainsi. A partir du moment où ils s’étaient dit qu’ils seraient en couple, la seule chose qui changea réellement, ce fut qu’ils se firent des baisers… Autant dire que ce n’était pas très folichon. C’était peut-être même en cela qu’ils étaient restés en de si bons termes à présent. Il y avait toujours eu entre eux cette amitié sincère qui n’avait jamais su laisser sa place à une quelqu’autre relation. Les deux jeunes étaient fait pour être amis et ils s’en accommodaient parfaitement comme le montrait cette soirée.« T'es sur que le Choixpeau ne s'est pas trompé ? C'est à Gryffondor que tu aurais du atterrir ! Pas à Serdaigle ! » Aemon passa une main dans ses cheveux, sourire aux lèvres. Ce n’était pas la première fois qu’on s’interrogeait sur la raison qui avait poussé le Choixpeau à avoir envoyé Aemon chez les Serdaigle. Sûrement avait-il pensé qu’il serait stimulé par son entourage d’érudits. Cela n’avait pas franchement été le cas. « En plus, les Serdaigles normaux ne redoublent pas, eux. » Voilà. Lui, il avait préféré glander. Se reposer sur ses lauriers plutôt que de se fouler. « Tu sais ce qu’ils te disent les Serdaigle anormaux ?» Il lui lança un regard sarcastique tandis que son majeur se dressait afin de lui adresser un geste peu gracieux. L’avantage de ce petit bout de femme Espagnole ? C’est qu’il savait qu’elle ne le prendrait pas mal. D’ailleurs, ça avait toujours été comme ça entre eux. De taquineries en moqueries, de surenchère en surenchère. C’était à chercher lequel des deux seraient à court de piques avant l’autre. Cela arriverait d’ailleurs rarement et ils finissaient toujours par se séparer à cause d’une raison extérieure arrêtant leurs petits jeux.

Lorsqu’ils finirent par pénétrer dans le lieu si convoité, les deux camarades semblèrent tout de même perplexe. Elle lui avait alors demandé pourquoi il avait accepté de venir ici et vu la frappe dans le dos qu’il reçu et la réponse qui allait avec, ce n’était pas ce à quoi elle s’était attendu.« Connard va, genre je suis ta solution pour échapper à une séance de révisions ! GENRE tu choisis la solution la moins pire des deux, GENRE je te fais chier ???? » « Ben maintenant que tu abordes le sujet, j’avoue que je savais pas comme te le dire…» Un grand sourire dévoila ses dents tandis qu’il profitait de sa perche tendue pour l’embêter. « Et puis baisse d’un ton ta voix de crécelle, tu vas attirer des bêtes bizarres après !» Et hop, celle là, elle était offerte par la maison Evans. Le sourire ne quittait plus ses lèvres, surtout lorsqu’il l’invita à grimper à l’étage, son idée complètement idiote en tête. Il avait détourné son attention abordant le sujet de la danse. « Je ne sais pas, peut-être bien... Si tu es gentil avec moi... » « Si je suis sage ? Je veux plus qu’un simple ballet alors…» Il avait terminé sa phrase avec un petit sous-entendu afin de répondre à son air mystérieux. Une danseuse classique faisant des stripteases, ça ne devait pas courir les rues. Vous imaginez un instant la nana en train de se dévêtir de manière sexy de son tutu et de ses collants ? Un peu raté. Quand elle sembla bien emprise dans la conversation Aemon commença son petit manège. Manège qui marcha du tonnerre.« Qu'est-ce... » Il allait peut-être devoir calmer son petit jeu ou il allait nous tuer la petite Poufsouffle. Elle tira d’ailleurs vivement sur lui alors qu’il faisait mine de surveiller les alentours.« Abruti, cache-toi mieux que ça ! » Le brun vint alors plus près d’elle faisant mine d’obéir à ses ordres. Parfait ! « QUOI ! UNE ARAIGNÉE ? ENLÈVE ENLÈVE ENLÈVE ! TOUT DE SUITE ! » A ses hurlements, il ne put s’empêcher de rire. Il se laissa aller à terre tant les secousses de rire le tenaient. C’était sans compter sur une Naranja hystérique. « ESPÈCE DE PETIT CON DE SERDAIGLE ! TU VAS GOÛTER AU COURROUX ESPAGNOL TU VAS REGRETTER DE T’ÊTRE FOUTU DE MA GUEULE ESPÈCE DE PETIT MERDEUX ! » Le brun ne parvenait absolument plus à parler. Entre le rire naturel de la situation et celui que la jeune femme lui imposait en le chatouillant, impossible de se maitriser. Il finit tout de même par reprendre le dessus en coinçant ses petits poignets aux creux de ses mains. Ils étaient à présent tous les deux allongés à même le sol dans la poussière.« T'es vraiment un gros con, tu le sais ça ? Tu m'as fichu la peur de ma vie, heureusement que je ne suis pas cardiaque, tu aurais eu ma mort sur la conscience ! Quoi que nan, je serai revenue te hanter en fantôme, et toute ta vie, tu aurais regretter ton petit geste ridicule. Je n'aurai eu de cesse de te tourmenter jusqu'à ce que tu te donnes la mort et que j'en retire une profonde satisfaction. » S’allongeant sur le côté, il observa un instant la brune. Il avait relâché ses mains et retira quelques petits amas de poussière qui s’étaient glissés dans sa longue chevelure brune. « Minute Princesse, c’est pas toi qui voulait prouver à la terre entière que tu n’avais plus peur de rien et que tu étais une vraie femme maintenant ? » Vu l’air amusé qui s'affichait sur son visage autant dire qu’il n’était pas du tout persuadé de ses propos. « Penses-y, quand tu essayeras à nouveau de me tuer. » Il se redressa pour s’asseoir sur les fesses avant de répondre le plus sérieusement du monde. « Je retiens. C’est déjà assez chiant de devoir te supporter vivante. Une fois morte, je pourrais même plus être tranquille pour pisser.» Comme toujours un sourire sarcastique vint poindre sur ses lippes. « En tout cas, la vengeance est un plat qui se mange froid, je tâcherai de m'en souvenir pour la prochaine fois. » Il l’observa alors qu’elle se relevait. « Bon, après cette petite blague stupide, je pense qu'on peux continuer l'exploration, même cette fois-ci, je te surveille ! » Il attrapa alors sans se méfier la main qu’elle lui offrait. Les fesses à moitié en l’air, cette dernière relâcha sa poigne, le brun retrouvant la dure réalité du sol qui grinça sous le choc. « Aoutch, sale peste. Digne de ta soeur ce genre de coup !» Elle allait le tuer. Ou le torturer. Mais la comparer à son ainée c’était la réplique ultime pour l’énerver. Une insulte en Espagnol peut-être ? Il aimait bien quand elle se mettait à jurer dans la langue de son pays natal. Cela voulait dire qu’il avait réussi à la pousser bien à bout. Aemon attrapa alors la brune par la taille et la fit rouler sur un canapé humide. Assis sur elle, il apposa sa main sur bouche afin de la faire taire. « Ecoute !! » Cria-t-il soudainement pour qu’elle arrête d’hurler. Faisant mine de se relaxer, il relâcha un peu sa prise. « Ah, ça fait du bien le silence !»

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MessageSujet: Re: We're all of us haunted and haunting | Naron   Jeu 31 Juil - 8:03

C’était une sortie on ne peut plus ordinaire à Pré-au-Lard. Les élèves étaient sages comme des images, les mangemorts guettaient les moindres mouvements suspects, le moindre écart au règlement -leur main fermement agrippée à leur baguette magique. En rang deux par deux, Albus marchait auprès de Rose, sa cousine. Cette dernière bavardait gaiement en sa compagnie, mais assez modérément pour ne pas s’attirer les regards furieux des mangemorts. Albus ne se faisait, pour une fois, pas remarquer, et ça faisait du bien. Juste derrière eux, Pete et Blake, assumant désormais pleinement leur statut de couple se baladaient main dans la main. Ca faisait plaisir à voir. Ils semblaient tellement heureux, tous les deux. Albus était de bonne humeur, oui, et peut-être bien que rien ne pourrait lui gâcher cette journée qui s’annonçait assez tranquille, pour changer. Madelyn et Madison riaient ensemble en début de file. Kenneth était avec… Adrian. Tiens donc, d’habitude c’était l’autre jaune qui était avec lui. C’était pas plus mal d’un côté quand on savait à quel point Kenneth détestait Albus, désormais. Il jeta un regard derrière lui, à la dérobée, histoire de voir ce que sa petite amie -qu’il était supposé ignorer, rappelons-le tout de même- faisait. Elle parlait avec Aemon Evans. Brooom. Le moral d’Albus prit un coup. Bon, Aemon était un chouette type, d’accord. Il était sans soucis, impartial serdaigle. Très respectable sisi. A ce qu’il parait, il avait très respecté Nara lorsqu’ils étaient sortis ensemble, m’voyez. Non, Albus n’était pas d’un naturel jaloux, mais, mais. C’était son ex. D’un autre côté, Nara avait tous les droits de rester en si bon termes avec lui. D’après ce que la brune lui avait raconté, ils ne s’étaient jamais vraiment disputés en plus. C’était juste qu’il n’y avait pas eu de sentiments entre eux, et ils avaient préféré se limiter à l’amitié. Mais Albus était bien placé pour savoir que l’amour ne venait pas forcément au premier regard, que ça prenait le temps que ça devait prendre… Nara avait été son amie, à la base. Vous pouvez donc comprendre qu’Albus soit perplexe quand il voyait une telle complicité entre les deux ex. Et si… les choses changeaient ? Ohlala. Albus pâlit et Rose remarqua aussitôt son changement de couleur. Elle demanda de ses nouvelles, et il tenta de la rassurer avec quelques mots pas très convaincants. Mais elle n’était pas facile à duper, la Rose. Aussi, à peine furent-ils arrivés à destination que la rousse tira Albus par le bras et l’entraina dévaliser les boutiques de friandises de Pré-au-Lard. Les bonbons, il n’y avait que ça de vrai quand on n’a pas le moral.

Ils s’installèrent ensuite dans un café après avoir dépensé presque tous leurs gallions en chocogrenouilles et autres conneries à carries. Rose partit leur commander des bieraubeurres et Albus en profita pour l’observer discrètement -ou du moins le plus discrètement possible. Elle était vraiment forte comme fille. Beaucoup auraient imaginé que son intelligence, sagesse et perspicacité (qu’elle héritait de sa mère) l’auraient amené à serdaigle, mais non. Elle avait un cœur en or et beaucoup, beaucoup de courage. Albus en tous cas ne la voyait nulle part ailleurs qu’à Gryffondor. Ses deux parents étaient morts, l’été dernier. Si Albus se plaignait souvent -intérieurement- de son sort, celui de sa cousine était alors deux fois pire. Il avait été le plus à même de la consoler, elle et son frère Hugo lorsque les drames arrivèrent, car il savait ce que c’était, la perte d’un parent. Mais alors qu’Albus s’était petit à petit remis de tous ces évènements, Rose avait semblé prendre tout ça avec beaucoup plus de dignité, beaucoup plus de calme. Ses traits s’étaient durcis, son regard était devenu comme… impénétrable. Et pour cela, il l’admirait beaucoup. Elle était vraiment imperturbable, aux yeux d’Albus. Ou du moins, elle faisait tout son possible pour ne pas montrer à quel point elle souffrait intérieurement. Mais ça n’était que l’impression qu’elle renvoyait à son cousin. Tout ce qu’il pouvait affirmer, en tous cas, c’étaient qu’ils s’étaient énormément rapprochés, en quelques mois. Albus et Rose avaient toujours été des cousins plus que proches, maintenant ils devaient se serrer les coudes comme jamais. Et sans le soutien de l’un comme de l’autre ils auraient probablement eu beaucoup plus de mal à se remettre de la boucherie de cet été.
« Tu devineras jamais ce que j’ai entendu ce salopard de Scorpius dire. Je suis sûre qu’il voulait que je l’entende en plus. Je ne sais pas quoi en penser. » Dit Rose en revenant avec deux bieraubeurres à la main, les sourcils froncés, visiblement assez perturbée. Albus se fichait bien ce que pouvait dire Scorpius, mais Rose ne semblait pas de cet avis -même si, si on devait lui poser la question, elle affirmerait évidemment le contraire. « Dis toujours. » Dit le gryffondor en haussant les épaules, en prenant une gorgée de sa boisson, un peu curieux quand même. « Finis d’abord de boire. » Dit Rose, redoutant une réaction excessive de la part de son cousin. Albus sentait le regard de Scorpius sur eux, ça le rendait mal à l’aise. C’était comme s’il préparait un mauvais coup. « Ca concerne Nara. Il raconte à son ami, qu’elle est partie dans la cabane hurlante avec Aemon Evans pour pouvoir s’envoyer en l’air à l’abri des regards. » Albus blêmit, mais haussa les sourcils, l’air de rien. « Ah… »  Trop drôle, pensa-t-il. Ca ne pouvait pas être vrai. Nara était fidèle, et elle l’aimait, jamais elle ne le tromperait, pas vrai ? pas vrai ? pas vrai ? NAIF. (ou pas) « N’importe quoi. Nara ne me ferait jamais ça. C’est un coup de Scorpius. » Chuchota Albus pour que personne ne les entende, mais nénamoins convaincu par ses propos.  Rose était une des rares personnes qui avait que Nara et lui étaient encore ensemble. Et Albus avait une confiance aveugle en Rose, comme en Nara. « Je sais bien. Mais je les ai vus partir vers la cabane hurlante aussi. » Albus cracha sa bieraubeurre. Scorpius ricana au loin, visiblement satisfait. Rose leva les yeux au ciel : « Je t’avais dit de finir ta boisson d’abord ! » . Si la gryffondor lui confiait ça, ce n’était évidemment pas pour l’inquiéter pour rien. C’était parce qu’elle était sûre de ce qu’elle affirmait. Et ça, c’était pire que tout. « Ecoute, on va faire quelque chose, ça ne peut pas se passer comme ça, il faut que je vérifie de moi-même. La confiance… n’exclus pas le contrôle. Hein ?    » Dit Albus, vraiment pas dans son assiète, mais déterminé à savoir ce qui se cachait derrière tout ça. Rose ne l’entendait pas de la même oreille. Le plan qu’Albus lui proposait était gonflé. Mais il fallait avouer qu’elle aussi avait trouvé ça louche que la copine d’Albus aille en douce dans le coin le plus sombre de Pré-au-Lard en compagnie de son ex. Et en tant que bonne cousine, elle se devait de protéger son cousin.

*
* *

Donc Rose était restée dans le café. Elle surveillait Scorpius, pour être sûre qu’il ne s’agissait pas d’un coup monté. Et malgré les protestations de la rousse… Albus avait décidé de chercher Nara, tout seul. Il pourrait toujours prétexter être là par hasard s’il croisait les deux « amis » ensemble. Il venait juste vérifier qu’il ne se passait rien, après tout. Rien de plus. Albus avait confiance en Nara. Vraiment beaucoup. Mais voilà, il avait vraiment un sale pressentiment. Il ne serait pas tranquille tant qu’il n’aurait pas vu Nara.

*
* *

Cependant, il s’attendait à tout, vraiment tout, sauf à la scène à laquelle il était en train d’assister. Limite enlevez vos vêtement les gars, allez y franchement, ça pourrait pas être pire.

«  NON MAIS CA VA PAS EVANS » Il voulait la VIOLER, nom d’un nom. Ca ne pouvait être que ça. Aemon Evans aka ex de Nara assis à califourchon sur Naranja d’Alvarez aka petite amie de Bubus. On en parle ? BAM. Bah non, on n’en parle pas, DESOLE. Le coup de poing fut parti tout seul sans laisser ni au serdaigle, ni à la poufsouffle le temps d’expliquer la situation. Désolé mec. Déso… NAN PAS DESOLE. Tu ne la touches pas c’est tout ! Albus attrapa Aemon par col et le plaqua contre un mur de la cabane tout poussiéreux, qui menaça de craquer sous la violence de l’impact. « T’es vraiment un connard » grogna-t-il entre ses dents. Il rapprocha son visage du sien, n’étant plus qu’à quelques centimètres. Il lui hurla : « Je t’interdis, tu m’entends ? Je t’interdis de t’approcher d’elle. TU LUI TOUCHES UN CHEVEU J’TE DE-FONCE. » Deuxième coup de poing. Outch. Putain c’était trop la merde. Ou plutôt, dans quelle merde Albus s’était-il mis ? Il allait prendre cher, dès que le serdaigle réaliserait ce qui se passait et qu’il voudra répliquer. Aemon était assez baraqué quand même, physiquement il pourrait très bien démonter Albus en deux-deux. En plus, il venait limite de lui hurler dans l’oreille qu’il s’était remis avec Nara. Enfin, si Aemon n’avait pas compris ça, c’était qu’il était vraiment, vraiment débile. Surtout pour un serdaigle. Mais pour le moment, tout ce qui importait à Albus, c’était que ce pervers s’éloigne de sa copine, qu’il lui foute la paix, et qu’il ne revienne plus JAMAIS l’importuner. D’ailleurs, pourquoi Nara l’avait-il suivi dans la cabane hurlante ? Rose le lui aurait dit si Nara avait semblé le faire contre son gré. Attendez une minute. Il venait de voir Aemon à deux doigts de coucher avec sa petite amie, mais que pensait cette dernière de tout cela ? Elle n’était pas consentante, ce n’était pas possible. Albus concevait (difficilement, très difficilement) le fait qu’elle puisse être encore amie, très proche amie avec Aemon, mais il l’acceptait. Mais de là à faire des galipettes avec lui dans son dos, non, non et NON. Ce n’était pas une relation libre, hein. Quoique. En fait, ils n’en n’avaient jamais vraiment parlé auparavant mais ça allait de soi, non ? Albus s’en voulut de ne pas avoir été clair avec elle sur le sujet, dès le début. Il l’imaginait pourtant vierge et tout, ils s’étaient dit qu’ils feraient amoureusement leur première fois ensemble, que ça serait tout mignon tout chou… Il ne comprenait pas, pourquoi elle reviendrait vers Aemon, soudainement. Bah quoi, Nara n’avait encore jamais couché avec Albus, alors vraiment pas de quoi comparer, elle ne savait même pas si c’était nul. Si ça se trouve, Albus était un dieu du sexe et elle ratait tout, voilà.
Bon, c’était aussi possiblement un viol. Franchement Albus ne savait pas c’était quoi le pire.
« Non mais on est plus ensemble de toute façon. » Se défendit-il, un peu inutilement, mais sait-on jamais. Aemon les avait probablement cramé (de rien Nara c’était avec plaisir) mais Albus pouvait peut-être encore les défendre. «  Nara fait ses propres choix hein, j’dis rien. N’est-ce pas que tu fais les bons choix. » Dit Albus en adressant cette dernière phrase à la poufsouffle, d’un ton pleeeeein de sous-entendus, le visage de profil, sans quitter le col d’Aemon. «  Juste, tu la violes pas. Tu… tu violes personnes je veux dire ! Surtout Nara. » La ferme Albus tu t’enfonces. Qu’est-ce qu’il foutait là déjà, on m’explique ? A part foutre en l’air des mois d’opération commando ? A part cogner un ami à sa petite amie sans preuve concrète de ce qu’il avançait ? C’était peut-être lui, qui passait pour le con, le salaud de l’histoire. Celui qui pigeait que dalle à la situation mais qui cognait quand même. Albus avait beau affirmer qu’il n’était pas jaloux et qu’il acceptait que Nara ait des amis garçons comme des amies filles, ce n’était pas totalement vrai. Il avait été jaloux de Kenneth, avec qui elle avait une amitié sans ambiguïté depuis des années. Jaloux  d’Hermès, avec qui elle avait récemment renoué le contact mais à qui elle n’avait longtemps plus parlé. Il en avait même voulu à Pete, même un an après la guerre, d’avoir voulu se taper Nara à une période. Albus, tu ne pourras pas nous faire croire que l’amitié d’Aemon et Nara passait crème avec toi. « Je suis très sérieux. » reprit-il, d’un ton menaçant, en resserrant davantage sa prise sur Aemon.

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MessageSujet: Re: We're all of us haunted and haunting | Naron   Ven 1 Aoû - 3:34

WTF ?
Aemon & Albus

« Tu sais ce qu’ils te disent les Serdaigle anormaux ?» Nara se retourna vers son ami et lui rendit sans absolument aucune gêne son doigt d'honneur. Nan mais il croyait quoi le mec ? Qu'elle allait le laisser lui tendre son majeur sans sourciller ? Certainement pas, la belle Espagnole n'était pas une femme facile, avec un véritable caractère de cochon lorsqu'elle était de mauvais poil et qu'on l'agaçait. Mais il fallait tout de même être honnête, de manière générale, Naranja était plutôt facile à vivre. Ce n'était pas vraiment quelqu'un qui se prenait la tête. Elle vivait le jour présent et cherchait rarement du tord aux autres. Mais Aemon, c'était spécial. Et la moindre occasion de l'embêter était bonne à prendre. Néanmoins, il fallait l'avouer, il le lui rendait fort bien. C'était comme ça entre eux, et ce, depuis toujours. Leur soit-disant histoire d'amour n'y avait sincèrement rien changé, parce qu'il n'y avait jamais été question de sentiments amoureux entre eux. Rien que de l'amitié. Une amitié sincère et franche. Et sincèrement, Nara était contente de l'avoir comme ami. Il était vraiment très drôle, et avec lui, il était plutôt rare qu'elle s'ennuie. Elle lui tira effrontément sa petite langue rose, accompagnant son petit geste de main. Surtout qu'il exagérait ! Lui dire qu'elle était sa solution de secours pour échapper à une séance de révisions avec Ellie ! Le goujat ! « Ben maintenant que tu abordes le sujet, j’avoue que je savais pas comme te le dire... Et puis baisse d’un ton ta voix de crécelle, tu vas attirer des bêtes bizarres après !» Nara surenchérit encore plus fort : « J'AI MÊME PAS UNE VOIX DE CRÉCELLE D'ABORD ! C'EST FAUX ! » Elle éclata soudainement de rire en admettant : « C'est quoi une crécelle ? » Il ne fallait pas l'oublier, Nara n'était pas anglaise de souche, et certaines expressions idiomatiques lui échappaient parfois. Aemon éclata de rire, se pliant en deux, n'arrivant pas s'arrêter. Ne pouvant que l'accompagner, elle tenta de lui donner un coup de pied au derrière, mais il l'évita avec agilité alors que Nara manqua de s'étaler par terre. Enfin bref. La soirée commençait franchement bien. Du moins, jusqu'à "l'incident".

Après sa stupide petite blague digne d'un deuxième année, Nara était boudeuse. Il l'avait vraiment prise pour une imbécile, et elle appréciait moyennement, tout comme elle admettait qu'elle avait été un peu naïve sur ce coup là. Mais oui, elle était comme ça. Un peu candide sur les bords, surtout avec ses amis. Nara ne voyait jamais le mal partout, alors imaginer une seule seconde qu'il cherche à lui faire peur délibérément ne lui avait même pas traversé l'esprit. Il se redressa, et passa sa main dans la longue chevelure de la demoiselle, l'aidant ainsi à retirer les moutons poussiéreux qui s'y étaient installés. « Minute Princesse, c’est pas toi qui voulait prouver à la terre entière que tu n’avais plus peur de rien et que tu étais une vraie femme maintenant ? » Nara le regarda et fit la moue. Puis,  elle se redressa vivement et déclara : « Je suis une vraie femme, je signale à monsieur l'esclave que je suis réglée depuis mes treize ans, d'ailleurs, parlez-moi sur un autre ton, mon cher. Sinon, j'appelle le garde. » Ok, c'était hors sujet. Mais quitte à dire des conneries, autant y aller jusqu'au bout, non ? Et puis, c'est lui qui avait commencé ! Bon, en réalité, ils étaient aussi cons l'un que l'autre. Au moins, ils étaient au même niveau !

Lorsqu'elle le laissa tomber par terre intentionnellement, il dit : « Aoutch, sale peste. Digne de ta soeur ce genre de coup !» Elle lui donna un coup de pied dans les tibias et murmura : « Puto. Me compare pas à elle ou je te castre. Et me tente pas, tu sais TRÈS BIEN que j'en suis capable. » Il l'attrapa soudainement et la porta jusqu'à un canapé où il l'allongea sans ménagement. Nara commença à glousser bêtement, n'y voyant là aucune mauvaise intention. C'était Aemon. Ce n'était pas n'importe qui. Elle commença à crier pour qu'il la lâche, mais il s'assit à califourchon sur elle afin de mieux la maintenir. Nara, avec ses tout petits bras maigres, n'arrivait pas à se dégager. Surtout qu'elle riait tellement qu'elle n'arrivait même pas à bien respirer. Il posa brusquement sa main sur sa bouche en lui intimant d'écouter. Nara, docile, écouta. Mais il n'y avait rien à entendre. Enfin, c'est ce qu'elle croyait. Jusqu'à ce qu'il déclara : « Ah, ça fait du bien le silence !» Riant de nouveau à gorge déployée, la jeune Poufsouffle lui donnait des coups de poings sans réel envie de le blesser sur son torse, mais ne se débattait plus. De toute manière, cela ne servait à rien, il était beaucoup trop fort pour elle. La seule manière de se défaire de son emprise, c'était en attrapant sa baguette, malheureusement bien coincée sous elle. La seconde manière était qu'il décide de lui-même de la lâcher. Mais c'est sans doute pas pour tout de suite. Il allait profiter, après le coup qu'elle lui avait fait. « Alors, ça fait quoi d'être un homme, un vrai, pour une fois ? » Nara se savait rien de la vie sexuelle de son ami, mais n'avait pas envie de savoir. Pour l'emmerder, elle déclara : « C'était donc ça ! Depuis le début, tu rêves de mon corps, avoue. Tellement que tu m'inventes des histoires de fantômes pour que je me réfugie dans tes bras telle une demoiselle en détresse, pour ensuite me faire le coup du preux chevalier. Bouh, c'est petit, tellement petit. » Elle ajouta : « Tout ça pour tirer ton coup, gros dégueulasse va ! Tu peux toujours rêver ! Je me préserve pour l'homme de ma vie. » Tout cela était dit sur le ton de la plaisanterie, bien entendu. Qu'il essaye donc de la toucher, et il allait cette fois-ci vraiment goûter au courroux des jeunes femmes espagnoles. Elle appartenait à Albus. Dit comme ça, cela faisait très maître/esclave, mais elle s'en fichait. Elle aimait son petit ami. Réellement, sincèrement. Un sourire béat apparut doucement sur son visage, comme à chaque fois qu'elle pensait à lui. NARA ! Reprends-toi! lui souffla sa conscience. Se reconcentrant sur son ami, elle commença : « Dis-moi, pourrais-tu... » Mais une voix bien plus que familière atteignit ses oreilles. «  NON MAIS CA VA PAS EVANS » Albus ? Il suffisait de penser à lui pour qu'il apparaisse ? Qu'est-ce qu'il faisait ici ? Surprise, Nara se redressa sur ses coudes pour s'assurer que c'était bien lui. Et en effet, elle l'aurait reconnu entre mille, même si la nuit tombait et qu'il faisait de plus en plus sombre. Il s'approcha d'eux, et Nara le regarda bizarrement. Il ferait mieux de partir ! Sinon Aemon allait comprendre pour eux ! Il était stupide ou quoi ? Sans s'y être préparée, Nara vit le poing de son petit ami s'abattre sur le visage du Serdaigle. Il l'attrapa par le col, libérant par la même occasion l'Espagnole, ahurie et un peu décontenancée, cela allait sans dire, par la situation. Qu'est-ce qu'il se passait ? Qu'est-ce qui lui prenait ? Il plaqua Aemon contre la paroi d'un mur et cria : « T’es vraiment un connard !  Je t’interdis, tu m’entends ? Je t’interdis de t’approcher d’elle. TU LUI TOUCHES UN CHEVEU J’TE DE-FONCE. » Euh, plaît-il ? C'était quoi le délire ? Nara ne comprenait vraiment rien. Elle se releva soudainement lorsqu'il frappa Aemon de nouveau. Enfin, lorsqu'il le cogna, pour être très exact. Nara chercha à s'interposer mais on la repoussa vivement. « MAIS QU'EST-CE QU'IL TE PREND ? » hurla l'Espagnole, brusquement furieuse et en colère, alors qu'elle s'accrochait aux bras d'Albus pour qu'il lâche son ami. « Mais t'es cinglé ! Lâche-le tout de suite ! TOUT DE SUITE ! Ahorita ! Albus, por favor ! » Le cerveau de Naranja tournait en accéléré, et lorsqu'il tournait au ralenti, il tournait en espagnol. Parce que c'était toujours plus facile dans sa langue natale. Elle ne comprenait pas ce qu'il lui prenait, elle ne comprenait pas pourquoi il était là, comment il était arrivé là, pourquoi il avait frappé son ami. BREF. L'incompréhension pouvait facilement se lire sur son visage, mais pour le moment, elle ne cherchait qu'une seule chose, qu'il arrête. « Non mais on est plus ensemble de toute façon. » sortit-il, tout-à-coup, et Nara comprit enfin. Il les avait trouvé dans une situation plus que délicate et plus qu’ambiguë. Il avait cru... par Morgane... Elle sut ce qu'il avait cru. Qu'elle était en train de.. de... Une brusque envie de vomir remonta dans sa gorge. Il n'avait pas pu penser qu'elle était en train de coucher avec Aemon, ou qu'ils étaient sur le point de le faire. La gorge sèche, elle ajouta dans un murmure, accompagné d'un regard sous entendu, même s'il était certain que le Serdaigle allait très vite faire le rapprochement : « Ouais, on est pas ensemble. ALORS DE QUOI TU TE MÊLES ? LÂCHE-LE ! » Albus ajouta : «  Nara fait ses propres choix hein, j’dis rien. N’est-ce pas que tu fais les bons choix. » Euh, oui ? Nara fronça les sourcils. C'était quoi ça ? C'était pour quoi ça ? Comment ça Nara ne faisait pas les bons choix ? C'était un sous-entendu pour le choix de la personne avec qui elle devait faire sa première fois ou pour son intégration dans le clan des résistants ? Sans doute un peu des deux, mais Nara joua l'ignorante et déclara sèchement, d'un air méfiant : « Bien sûr. » S'il croyait qu'elle allait lui pardonner aisément ce qu'il venait de faire, il se mettait la baguette dans l’œil ! Attaquer un de ses amis ! «  Juste, tu la violes pas. Tu… tu violes personnes je veux dire ! Surtout Nara. » La mâchoire de Nara se décrocha. Elle était bouche baie, et n'arrivait plus à prononcer un seul mot. Ceux d'Albus étaient suffisamment choquants pour qu'on veuille en rajouter. Mais qui croyait-il donc qu'Aemon était ? Un sauvage ? Un barbare ? Un fou ? Un psychopathe ? Un sociopathe ? Le viol. Il croyait vraiment le Serdaigle capable d'une telle atrocité ? Nara, en son fort intérieur, était persuadée que non. Pour l'avoir côtoyé de près lorsqu'ils sortaient ensemble, et même encore aujourd'hui, en tant qu'amis, jamais il n'avait eu un geste déplacé à son égard, jamais. Et jamais il n'en aurait. Bref, Nara était perdue. Complètement perdue et abasourdie. À tel point qu'elle ne savait plus quoi dire. Ni quoi faire, d'ailleurs. « Je suis très sérieux. » ajouta-t-il. Sa phrase sonnait comme une menace tandis qu'il serrait son emprise sur le Serdaigle. Nara décida d'intervenir pour de bon et tira fortement sur la chevelure d'Albus pour le forcer à lâcher Aemon. « Tu le lâches maintenant, ça suffit ! » déclara-t-elle, fulminant de rage. Oui, elle était agacée et énervée. C'était la première fois depuis la dernière fois qu'il la mettait à bout. Il était si impulsif. Si jaloux. Si bête. Un sourire en coin ne put s'empêcher de s'installer sur ses lèvres roses. Au moins, cela lui prouvait bien qu'il tenait à elle. Même s'il avait été bien trop excessif. Bon, comment rattraper le coup après ça ? Il y avait trois solutions : Aemon comprenait qu'ils étaient de nouveau ensemble et c'était mauvais pour eux, Aemon supposait qu'Albus était toujours amoureux d'elle mais qu'ils étaient bel et bien séparés, Aemon pensait qu'Albus était un gros qui avait envie de casser du Serdaigle. La deuxième solution était la moins pire des trois. Comment faire pour qu'Aemon le croit ? Rudement, presque crûment, elle s'écria : « C'est pas parce que toi tu m'aimes toujours que tu peux tout te permettre ! Laisse-moi tranquille ! Je suis grande ! Je fais ce que je veux ! » Nara n'avait jamais été très bonne comédienne. Et puis, au fond, elle savait que dire à Aemon qu'elle sortait de nouveau avec Albus ne les mettrait pas en danger. Elle avait confiance en lui. Mais il fallait que le moins de gens possible sachent. C'était le deal. C'était ce qu'elle avait promis à son petit ami.

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Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
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MessageSujet: Re: We're all of us haunted and haunting | Naron   Mer 13 Aoû - 9:16

We're all of us haunted and haunting.
Aemon & Naranja


« J'AI MÊME PAS UNE VOIX DE CRÉCELLE D'ABORD ! C'EST FAUX ! » Par Merlin, c’était sûrement encore un miracle si la cabane hurlante tenait encore debout après un tel cri. Elle était peut-être douée en danse mais ce n’était sûrement pas le cas concernant le chant. Il avait grimacé alors qu’elle avait haussé le ton avant de se mettre à rire. Cette fille devait  être épuisante à vivre au quotidien. Pourquoi s’infligeait-il de telles choses ? Pauvre petit Aemon… « C'est quoi une crécelle ? » Le Serdaigle prit un air sérieux qui ne lui allait absolument pas afin de lui répondre. « Il s’agit d’un petit moulinet en bois qui sert à faire du bruit. Un bruit fort peu agréable.» Il marqua une pause avant d’enchérir. « Comme ta voix quand tu cris quoi ! » Il lui adressa un sourire moqueur avant de se mettre à rire. Ils n’arrêtaient de se chercher des noises. Cela avait toujours été ainsi. Ce n’était sûrement pas prêt de changer. Il s’amusait énormément en sa compagnie. Son visage transperçait ses émotions avec une facilité désuète et le brun aimait voir tout cela passer dans son regard. Ses petits airs courroucés, ses rires, ses moues boudeuses. Il n’avait jamais eu de frère ou de soeur, mais si Naranja rentrait dans une des catégories, c’était bien celle de petite soeur. Il aimait bien trop la taquiner. D’ailleurs, c’est ainsi qu’ils se comportaient tous les deux, entre les roulades au sol, les bagarres et chatouilles diverses, ils étaient loin des clichés. D’ailleurs qu’est-ce qu’ils foutaient là, étalés en plein milieu de la poussière ? Ah oui, une idée à la con d’Aemon. Drôle quand même non ? Elle n’avait pas marché, elle avait couru ! Alors qu’il l’aidait à ramasser quelques peluches perdues dans ses cheveux, le brun grimaça de nouveau à l’entente de ses paroles. « Je suis une vraie femme, je signale à monsieur l'esclave que je suis réglée depuis mes treize ans, d'ailleurs, parlez-moi sur un autre ton, mon cher. Sinon, j'appelle le garde. » Il fit tout de même mine d’être très intéressé par le sujet. « Oh c’est vrai ? Et qu’est-ce que tu utilises toi ? Tampons, serviettes ? Laisse moi devenir ! Le dernier sortilège proposé par Sorcière Actuelle ! Comme ça, t’es toujours tranquille ! » Non mais franchement, qu’est-ce qu’elles avaient les nanas à lui raconter des trucs comme ça. Souvent cantonné au rôle de bon pote Aemon se retrouvait toujours dans des discutions tordues. Ne serait-ce que Marloes qui lui raconte presque en détail ses ébats avec Kingsley. C’était quand même n’importe quoi. Alors parler menstruations, après tout, ce n’était le pire des cas…

Suite à de gentilles menaces concernant ses parties intimes et leur survie, l’Aiglon l’attrapa par la taille puis tel un sac à patates, il la fit rouler sur un vieux canapé moisi avant de s’installer sur elle sans prendre de gants. Il lui avait mis la main sur la bouche s’extasiant alors du silence qui prenait place entre les planches qui composaient la cabane hurlante. « Alors, ça fait quoi d'être un homme, un vrai, pour une fois ? C'était donc ça ! Depuis le début, tu rêves de mon corps, avoue. Tellement que tu m'inventes des histoires de fantômes pour que je me réfugie dans tes bras telle une demoiselle en détresse, pour ensuite me faire le coup du preux chevalier. Bouh, c'est petit, tellement petit. Tout ça pour tirer ton coup, gros dégueulasse va ! Tu peux toujours rêver ! Je me préserve pour l'homme de ma vie. » Aemon éclata de rire. C’était du grand n’importe quoi. L’Espagnole s’amusait de ses propos tandis que lui riait tellement c’était absurde. « D’ailleurs t’as oublié de dire que je me masturbe tous les soirs en pensant à toi ! » Aemon la regarde perplexe. Pourquoi avait-elle un sourire complètement béat alors qu’il déclarait une telle chose. Il ne comprendrait jamais la logique féminine. Il fut couper dans ses pensées par une voix masculine. Il regarda étrangement Naranja avant de réaliser que la voix venait d’ailleurs. «  NON MAIS CA VA PAS EVANS » Le Serdaigle et la Poufsouffle avait tourné la tête à l’unisson en direction de.. Potter ? C’était quoi le délire ? L’Espagnole semblait tout aussi surprise que lui de le voir apparaitre tel un prince charmant venant à la rescousse de sa dulcinée. Fait notable ? Il n’avait personne à secourir et à priori, aucune dulcinée. L’Aiglon ne vit pas le coup de poing du Gryffondor partir. Aoutch. Connard. Tiens, depuis quand il avait quitté le canapé ? Oh, c’était la furie brune qui l’avait viré de là. Non, non, pas Naranja, Potter. Il l’avait attrapé par le col et se voulait menaçant. « T’es vraiment un connard !  Je t’interdis, tu m’entends ? Je t’interdis de t’approcher d’elle. TU LUI TOUCHES UN CHEVEU J’TE DE-FONCE. » Et la, sans prévenir l’enflure le cogna à nouveau. Pris par surprise, il était loin de s’être attendu à ça. Il allait se calmer le roquet ? Il allait avoir un oeil au beurre noir là, non ? « MAIS QU'EST-CE QU'IL TE PREND ? Mais t'es cinglé ! Lâche-le tout de suite ! TOUT DE SUITE ! Ahorita ! Albus, por favor ! » Aemon repoussa brusquement son agresseur d’un soir afin qu’il le lâche. « T’es con ou quoi, tu lui fais peur en plus.» Aemon darda son assaillant d’un regard sombre qu’on lui voyait rarement. « Non mais on est plus ensemble de toute façon. » Aemon leva un sourcil interrogateur. C’était quoi ce bordel encore. Il avait bien assez de ses propres problèmes amoureux pour se coltiner ceux des autres. « T’es pas sérieux là, Potter ? » Aemon se mit à rire. Rire, il fallait le reconnaitre, complètement moqueur. «  Nara fait ses propres choix hein, j’dis rien. N’est-ce pas que tu fais les bons choix. » Le Serdaigle croisa les bras sur son torse. Si jamais le teigneux ex tentait de mordre à nouveau, il pourrait le repousser sans problème. Au lieu de ça il assistait à une conversation sans queue ni tête. « Bien sûr. »«  Juste, tu la violes pas. Tu… tu violes personnes je veux dire ! Surtout Nara. » Cette fois-ci Aemon lança un regard mauvais vers le Gryffondor. Ca allait les accusations, mais celle là, c’était le pompon. « Je suis très sérieux. »« Tu crois pas que tu t’es assez ridiculisé pour ce soir là ? Tes accusations de merde, tu te les gardes. » Aemon se massa sa joue endolorie et ferma les yeux. Il tenta un instant de comprendre ce qui était arrivé dans la tête du Gryffondor. Il ne fallait pas chercher midi à quatorze heures… Il les observa tour à tour. Ca y est, il état de mauvaise humeur. Ca n’arrivait pas souvent, mais vous l’excuserez, aux vues des circonstances, il avait quand même le droit. Deux coups de poing dans la gueule, accusation de viol et maintenant cette scène théâtrale pathétique. Très peu pour lui. Il vit le léger sourire que Naranja esquissait alors qu’il ouvrait à nouveau les yeux.« C'est pas parce que toi tu m'aimes toujours que tu peux tout te permettre ! Laisse-moi tranquille ! Je suis grande ! Je fais ce que je veux ! » Sans se soucier de ce qui se jouait devant lui, Aemon s’approcha de Naranja et lui piqua le foulard qui ornait son cou sans se soucier que le Potter piétine sur place croyant sûrement l’allait la violer devant lui. « Du calme Rambo, si quelqu’un s’en soucie, j’ai putain de mal là. Et je me fous de ta main pétée, soyons clairs. » De sa baguette Aemon venait de mouiller le foulard pour l’appliquer sur son oeil. Le frais le soulagea un tant soit peu. Il aurait pu proposer un bandage à l’autre crétin mais aucune envie de prêter son cerveau de Serdaigle à l’instant même. Ce qui l’énervait dans le fond ? Le mensonge dans lequel ils s’enfonçaient. L’Aiglon pouvait même comprendre la réaction de Potter. Si seulement il était encore en couple avec Naranja. Il soupira. « Désolée Crécelle, je sais pas ce que tu vaux en danse, mais en théâtre, c’est pas encore ça. » Il se tamponna l’oeil. Il se demanda s’il n’avait pas moyen qu’il retrouve Jeff dans le village. Après tout, ça avait ses avantages d’avoir un pote dans la médicomagie. « Et si je vous laissais ? Genre vous vous mettez au point. Sors avec, sors pas avec. Et puis quand vous vous serrez accordés, vous viendrez me voir et on pourra rejouer la scène, hein ?» Il lança un regard malicieux à Naranja pour lui faire comprendre qu’il ne lui en voulait absolument pas. Il se tourna vers Albus. « Enfin, les coups de poings en moins, tu veux bien ?» Un sourire ironique se dessina sur ses lèvres. Il savait qu’il faisait qu’enflammer sa colère avec ses petites piques, mais c’était beaucoup trop tentant pour ne pas le faire. Il s’avança vers les escaliers. « Bref, je me tire. Faites pas trop de bruits surtout. » Un sourire appuyé vers la Poufsouffle. Il savait qu’elle comprendrait qu’il s’éclipsait pour qu’elle puisse régler ses comptes en toute tranquillité. Il descendit deux par deux les marches afin d’arriver au rez de chaussé. Il avait oublié de rendre son écharpe à Naranja. « Je te ramènerai ton foulard, Nara !» Sous-entendu : Potter, je retournerai vers ta nana que tu le veuilles au non. Il traversa le salon et passa la porte de la cabane. Il fallait qu’il trouve Jeff maintenant. Il était sûrement avec Ellie quelque part.

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No sleep until I'm done with finding the answer. Won't stop before I find a cure for this cancer. Sometimes, I feel I'm going down and so disconnected somehow I know that I am haunted to be wanted.
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