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 the death snows ∆ kazhoë

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MessageSujet: the death snows ∆ kazhoë   Lun 5 Mai - 6:55



the death snows
he shot me down i hit the ground that awful sound



Tu claquas doucement la porte derrière toi et te dirigeas directement vers la cuisine. Jetant le dossier marron clair sur la table, tu te servis un verre de vin rouge et le porta à tes lèvres d’une main délicate tout en t’appuyant sur le plan de travail. Son goût âcre dessina de fines plissures sur ton nez froncé. Malgré le plaisir que t’apportait cette dégustation et la jouissance qui montait à l’idée de retrouver Kazhan sous la douche. Tu ne pouvais t’empêcher de penser à ta trouvaille ; et quelle trouvaille ! Tu n’en demandais pas tant. Tu souris, imaginant ce que tu pourrais découvrir de plus en le lisant. Oui parce que ne l’avais pas encore ouvert. Tellement persuadée que ces précieux documents te donneront les armes pour détruire ton nouveau jouet, tu ne pus t’abstenir plus longtemps d’y jeter un coup d’œil. Excitée, tirant la chaise, tu ouvris en même temps le dossier et tes prunelles assoiffées parcoururent déjà les premières lignes du dossier médical de Monsieur Shane Wheeler. Tu mentirais en disant que tu ne fus pas satisfaite de ce que tu y trouvas ; ton soi-disant petit protégé était garni en problèmes. Il souffrait d’hallucinations, de quoi donner des idées. Tu ris. De mauvaises idées. Pour lui tout du moins. Il était encore plus instable que tu ne le pensais. Le petit mélange entre sa maladie et sa drogue, devrait être amusant. Tu t’étiras tel un chat rassasié et un sourire carnassier déchira tes lèvres rouges. Tu étais pressée de le retrouver, tu étais pressée de le revoir, tu avais envie de t’amuser avec lui. Il était un véritable divertissement pour toi. Toujours plein de surprises. Il te manquerait une fois mort, il est vrai. Dommage.

Tu notas de remercier Hippolyte plus tard pour t’avoir dégoté ces petits papiers, comme quoi avoir un allié en médecine n’était pas si inutile que cela, et, remballant le dossier, tu te dirigeas vers la chambre. Il fallait vraiment que tu te changes, tu n’avais plus envie de rejoindre ton amant sous l’eau brûlante, tu avais envie de jouer avec Shane. Terriblement. Tu plongeas dans ton armoire, dans les vêtements ; c’était un véritable bordel, tu n’étais certes pas douée pour ranger, mais tu ne pensais pas t’être éparpillée à ce point. Rageuse et impatiente, tu commenças à lancer les fringues par-dessus ton épaule. Tu voulais simplement un putain de t-shirt qui serait parfait pour poursuivre ton petit animal. Un pauvre t-shirt de merde. Ayant vidé toutes tes étagères, tu t’attaquas furieuse à celle de ton amant. Tu détestais perdre ton temps, tu détestais ça, surtout pour des fringues à la con. Et quelle ne fut pas ta surprise en découvrant un minable haut fleuri. Un haut fleuri ? Sérieusement ? Jamais tu n’aurais acheté ça, jamais tu ne l’aurais mit. Alors il venait d’où ce torchon ? La réponse était déjà toute trouvée. Mais il fallait avouer que tu ne pensais pas qu’il recommencerait aussi vite à chercher ailleurs. Non tu n’avais pas pensé à ça. Tu n’avais même pas imaginé un seul instant, qu’il le referait. Tu avais cru qu’il aurait assimilé la leçon la dernière fois. Ta mâchoire se contracta en resserrant tes doigts autour du tissu léger. Et oui tu t’es trompée, il n’est pas à toi. Il n’est pas à toi. Ton regard se tourna lentement vers la porte de la salle de bain. Connard.

Tu ne saurais décrire avec clarté les sentiments qui t’assaillirent brutalement. Toute délicatesse, tout calme qui t’avait quelques heures auparavant reposé de ta folie, avait disparu en une fraction de seconde. Ton impulsivité et ton agressivité reprit le dessus, ton esprit s’embua d’une colère telle que tes yeux ne voyaient rien d’autre que l’ombre rouge qui teinterait les murs. Tes membres tremblaient et ta respiration saccadée, supportait les coups qui s’abattaient sur la glace de l’armoire qui finit par céder en milliers d’éclats. Il avait osé. Il avait osé refaire ça. Tu voulais briser, tu voulais tuer, tu voulais saigner. Tu méritais ça. Tu méritais ça. Tes mains empoignèrent les morceaux de verre, lacérant ta peau. Tu ne vois que du rouge. Tu ne peux rien voir d’autre. Tu voulais déchiqueter ce haut, tu voulais déchiqueter le tissu, l’enflammer. Tout brûler. Tout rouge. Et le briquet fit son travail. Elle ne retrouvera jamais son t-shirt parce qu’il n’existera plus. Et elle ne reviendra plus. Poufiasse à la con. Elle ne reviendra plus. Les flammes mangèrent avec magnificence ce qui te tuait et ce que tu tuerais bientôt. Il n’y aurait bientôt plus rien, agrandissant davantage le trou dans ta poitrine. Tu brûlais toi-même de vengeance. La porte s’ouvrit, tu tournas la tête, tes yeux noirs cachés par tes cheveux corbeaux fixaient la silhouette svelte s’introduisant dans la pièce enfumée. Tu l’aurais tué, tu l’aurais tué sur place si tu ne l’aimais pas tout autant que tu désirais sa mort. Tu te contentas de voler jusqu’à son corps nu et de le bousculer jusque sur le lit qui occupait une grande partie de la chambre. Tu étais guidée par la fureur, ne désirant qu’une chose, une seule chose : son nom. Tu le surplombas avec ton petit corps brûlant, ton épaisse chevelure caressant son visage et néanmoins ce sourire que tu n’arrivais pas à défaire de tes lèvres. Oh tu savais qu’il s’amuserait de cette situation, qu’il en rirait, que cela le divertirait. Mais il savait aussi que dans cet état, tu n’étais plus rationnel du tout. Mais alors plus du tout. Il n’y avait qu’un trou noir qui t’absorbait peu à peu. Tu n’étais plus qu’une ombre. Une pauvre ombre perdue dans sa rage. Dans ta tête, ses rires et ses sourires n’existaient pas, il n’y avait que cette fille ; cette pute, qui t’obsédait. « Alors ça te fait plaisir ? Hein ? Ca te fait plaisir ? » Tu l’emmerdais. Tu l’emmerdais profondément. Tes yeux noirs le dévoraient. T’en avais marre d’être prise pour une conne. C’était la deuxième fois et cette fois, la connasse n’allait pas s’en sortir. « Alors quoi ? Je ne te suffis déjà plus ? HEIN ? » Tu lui craches dessus. Il aura déjà comprit pourquoi tu étais dans cet état : « JE T’EMMERDE KAZ ! JE T’EMMERDE AVEC TA POUF ! » Tu devrais lui couper les couilles, tu le ferais si elles ne t’étaient pas utiles aussi. Il n’avait pas le droit de te faire ça. Putain il n’avait pas le droit de te le faire une deuxième fois. Il n’était pas à toi et tu ne pouvais pas avoir confiance en lui. Putain de merde ! : « Alors c’est qui cette fois ? » Tu voulais son nom. Tu voulais son nom. Tu l’as poursuivrais. Tu l’as poursuivrais sans relâche. Tu savais que ce n’était qu’un pauvre type, c’est ce que tu aimais, c’est ce que tu voulais, mais pas aussi con. Tu devais lui être indispensable, tu devais être la seule : « QUI EST-CE ? DONNES MOI LE NOM DE CETTE PUTE ! DONNES LE MOI ! » C’était trop long. C’était trop long ! T’allais la décapiter, lui déchirer la peau à la scie, lui arracher les yeux de ses orbites, la torturer jusqu’à ce qu’elle te supplie de l’achever une bonne fois pour toute, cette salope : « TU VAS ME LE DONNER CE PUTAIN DE NOM ?! » Une furie. Tu ne supportais plus. Tu la voyais dans votre lit. Tu la voyais ici, avec lui. Tu ne pouvais plus. Tu voulais quelque chose, tu devais l’égorger. Tu glissas ta main sous l’oreiller et en ressortis une arme blanche : « DIS MOI QUI SAIT ! » Et tu le plantas dans son épaule, en le retirant aussitôt, le sang coulant déjà sur sa peau blanche : « DIS MOI ! » Et tu le replantas, des gouttes s’écrasant sur ta joue. Tu ne pouvais plus t’arrêter. Il ne pouvait être qu’à toi. Uniquement à toi : « T’as déjà oublié ?! T’as déjà oublié !? » Oublié. Oublié. Tu arrachas le pendentif de ton cou, celui même qu’il t’avait ramené tâché du sang de ce connard qui t’avait violé alors que lui baisait sa première pute. Tu lui enfonças dans la bouche, tâché de son propre sang ; tu te penchas vers lui, crachant entre les dents : « Je la saignerais ta salope. »






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