Partagez | 
 

 Pleure petite soeur - Naralica²

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage



Moi Je, capricieuse et médisante MODO
avatar


personal informations

► date d'inscription : 06/09/2013
► parchemins : 1562


MessageSujet: Pleure petite soeur - Naralica²   Dim 4 Mai - 9:16


     
Pleure petite soeur.

      Flashback
Une bourrasque froide enveloppa le corps frêle de l’Espagnole. Au milieu d’une ruelle, son regard restait figé. Immobile, seuls les pores de sa chaire frissonnèrent. Elle allait le faire. Durant de longues semaines, la brune avait tergiversé. Tenté de retourner la chose, angle par angle, côté par côté. Mais ce ressentiment, cette sensation de vide au creux de sa poitrine l’avait tiraillé bien trop longtemps. Seule avec elle même et son instinct, personne ne pouvait penser que le chaos avait envahi l’esprit d’Anjelica d’Alvarez. Cette histoire de crise cardiaque ? Il n’y avait bien que sa cadette pour y croire, non ? Elle s’emmitoufla d’avantage dans son écharpe. Quelle heure était-il au juste ? Le jour partait se coucher. Instant qui laisse douter entre le début de la nuit et celui de la journée. Sentiment trouble nouant ses entrailles. Elle inspira profondément. Elle n’en avait parlé à personne. Elle voulait régler cela toute seule. Savoir. Voila le vrai point. Il avait été difficile de trouver l’appartement de Seth. Après tout, elle ne lui avait jamais vraiment parlé.Elle n’avait jamais vraiment compris pourquoi un mangemort de son statut puisse s’intéresser à Lara. A eux avec leur sang si souillé. Quelle valeur avait les d’Alvarez ? Quelques mots, telles des notes de musique entêtante vinrent résonner dans son esprit. Ceux de Fred… Elle se redressa soudainement de sa cachette, il venait de passer le seuil de l’immeuble. Elle n’avait pas de temps à perdre. Elle ne savait pas quand il reviendrait. Elle avait d’ailleurs longtemps craint qu’il ne sorte jamais. Anjelica se glissa le long du bâtiment de pierres. Elle avait repérer une petite cour qui se dérobait face aux yeux curieux. Silence pesant qui semblait la suivre tandis que ses pas l’emmenaient vers un escalier de fer. Arrivant au bon étage, la brune, dont les doigts étaient crispés sur sa baguette, murmura un sortilège. De ses prunelles, elle observa une fissure se former au milieu de la vitre. Sans un bruit, elle se propagea jusqu’à la faire éclater en d’infimes morceaux. Anjelica ramena ses cheveux à l’arrière de ses épaules avant de se pencher et d’enjamber la fenêtre. Elle jeta un regard anxieux entre l’intérieur de l’appartement et l’extérieur. Les battements de son coeur semblaient prendre un rythme qu’ils n’avaient jamais connu jusqu’à lors. Une inspiration profonde tenta de reprendre le contrôle de sa nervosité. Elle balaya du regard la pièce dans laquelle elle se trouvait. Si ses neurones se connectaient, ils pourraient rapidement comprendre qu’elle se trouvait dans une chambre. La brune ajusta sa baguette dans un revers de sa veste et commença sa fouille. Tiroirs, portes de placard, sous les oreillers… Il fallait qu’elle trouve. Quoi, elle n’en avait aucune idée. Seth devait bien avoir des papiers attestant de la mort de Lara. Un dossier médical ou tout simplement quelque chose de concret.  
Fin du flashback


Depuis les toitures de Poudlard, Anjelica observait la foule qui avait envahi le parc. Elle adorait cet endroit pour sa tranquillité. Tout le monde se retrouvait là pour avoir un peu de tranquillité. Dire que c’était une cachette serait complètement faux. Les gens avaient simplement l’intelligence de ne pas rester lorsqu’ils voyaient que les lieux étaient déjà accaparé. Quel intérêt de toute manière lorsqu’on cherche la solitude que d’aller s’entasser au en même endroit ? Tirant de ses poches ses fidèles cigarettes, Anjelica en porta une à ses lèvres pour l’allumer. Geste machinal tandis que ses pensées étaient complètement ailleurs, sûrement encore perdues au milieu de ce qu’elle avait vécu il y a quelques jours. Un frisson s’empara de son corps fermant les yeux afin de s’échapper à ce qui lui semblait invraisemblable. Elle qui n’avait pas voulu croire aux circonstances de la mort de Lara ne s’était pas attendue à cela. Une fin… digne d’un film. Qui y aurait cru ? Qui la croirait ? Naranja ? Un rire s’échappa de sa bouche malgré elle. La colère lancinante n’avait cessé de grandir depuis qu’elle avait découvert la réalité. Elle s’était sentie capable de tout selon ce qu’elle découvrirait mais pas ça. Pas à cette folie que finalement, elle avait toujours été dans le bon chemin.

Flashback
Elle avait presque retourné la chambre et rien. Elle allait partir à l’assaut du reste de l’appartement quand elle se rendit compte qu’elle n’avait pas encore ouvert les tiroirs d’une petite commode. Une fine chemise sans titre trônait alors dans l’antre de bois. Cette fois, elle n’eut pas de faux espoirs. Cela faisait plusieurs fois qu’elle trouvait de la paperasse avec facture en tout genre. Pourtant, ce fut la bonne. Il y avait des notes ajoutées à la main, des parchemins qui semblaient venir d’académies magiques officielles. Elle s’approcha de la fenêtre profitant de la lumière qui émanait doucement de la lune.  Des enquêtes, une autopsie. Conclusions en tout genre qui obtenait le même bilan : mort causée par la magie. Elle en était sûre. Ses mains tremblaient.
Fin du flashback

Elles tremblaient encore à l’heure actuelle. Pas pour les mêmes raisons. La fumée du tabac traversa ses poumons lui apportant un instant d’accalmie. Trêve de courte durée alors qu’elle apercevait sa sœur entourée de sa clique habituelle. Tous des résistants ou impartiaux. Pas un obscur. Pas une ombre noir au tableau. Voila que l’envie de lui éclater la vérité au visage la titillait. C’était même bien plus que cela. Elle se redressa doucement. Après tout, c’était Naranja qui lui avait appris la mort de Lara, ne devrait-elle pas lui dire le comment ? Mais à quoi bon ? Avait-elle réellement un infime espoir de trouver en sa cadette une face cachée qui soudainement lui plairait ? Nerveusement elle écrasa sa clope contre un mur. C’était ridicule. Observant son reflet dans une petite baie vitrée, Anjelica se tint tête à elle même. Il fallait l’avouer, quelque part elle voulait que Naranja se range de son côté, qu’elle lui dise qu’elle avait raison. Se défilant devant ses propres prunelles, l’Espagnole fut reprise d’un gain d’énergie. Elle lui dirait. Elle allait le faire. Maintenant. Tant pis si cela lui faisait mal. Tant pis ou tant mieux ? Tant mieux si cela devait lui ouvrir les yeux. La souffrance qu’elle ressentirait ne serait qu’un dommage collatéral. Souffrance. C’est ce qu’Anjelica partait chercher alors qu’elle se dirigeait vers l’intérieur du château pour retrouver sa soeur. Elle voulait voir dans ses yeux la même détresse qu’elle avait ressenti lorsqu’elle avait été seule chez Seth.

Flashback
Des ajouts manuscrits. Dans tous les sens. Une sorte d’enquête personnelle menée par les soins de Seth lui même. Un mot revenait en boucle ‘extrémiste’. Phénix, résistant. Servir d’exemple. Anjelica avait l’impression de s’être engouffrée dans un vide vertigineux. Etait-ce vraiment ces gens qui prônaient l’égalité des sangs qui avaient tué sa soeur ? « Non, non, non… » murmure étouffé entre ses doigts. Elle qui avait cru un instant les belles paroles de Fred. Elle avait voulu y croire. « Anjelica ? » La brune sursauta violemment. Faisant volteface, elle crut un instant qu’elle allait hurler. Elle recula jusqu’à être acculée sur le mur. Cette voix et maintenant cette silhouette argentée, translucide. Elle se laissa tomber au sol, les feuilles qu’elle détenait dans ses mains s’étalant autour d’elle. « Lara… »
Fin du flashback

Bousculant certaines personnes sur son passage, Anjelica n’avait qu’une idée à présent. Parler à sa soeur. Lui dire se fichant des conséquences. De son devoir de grande soeur devant protéger sa cadette. Anjelica voulait la blesser. Comme un retour de boomerang. Elle avait voulu la prendre de haut lors de leur première rencontre ? Cela ressemblait presque à une vengeance. A ce moment précis, la brune ne savait pas du tout ce qu’elle pouvait bien ressentir… Arrivant dans le parc, elle ne mit pas bien longtemps à discerner la chevelure brune de Naranja. Elle était d’ailleurs accompagnée de ses deux copines habituelles. Au regard noir que lui lança Madelyn, Anjelica lui rétorqua un sourire arrogant. Naranja était encore dos à elle. La blonde n’eut sûrement pas le temps de la prévenir de l’arrivée imminente de la Serpentard. Anjelica se saisit de la manche de sa soeur pour la forcer à lui faire face. « Debemos hablar. » Regard suffisant, ton autoritaire. Anjelica ne lui laissait pas le choix. C’était sans compter sur ces nouveaux affronts dont sa cadette savait preuve. L’attrapant plus violemment par le coude sans se soucier de la douleur qu’elle pouvait lui infliger, Anjelica murmura froidement. « No juegues al esnob conmiga. Debemos hablar. De Lara. A moins que tu t’en fiches ? » Anjelica relâcha le bras de soeur. Elle avait volontairement parlé dans leur langue maternelle pour que les deux blondes ne puissent rien ajouter. L’avantage étant qu’il n’y avait pas le Kenneth dans le coin… Sinon, il aurait eu vite fait d’envoyer Anjelica voler plus loin. Elle croisa les bras observant Naranja. Elle commençait déjà à l’énerver. Pourquoi se prenait-elle la tête ? Pourquoi ne lui disait-elle pas juste, là, comme ça ? Elle était prête à parier un hypogriffe que Naranja n’allait pas la croire. Après tout, les blagues d’Anjelica avait toujours été d’un goût douteux. Tous les moyens étaient bons pour faire pleurer sa petite soeur. Mentir sur les circonstances de sa mort ? Peut-être que même Anjelica n’en était pas capable. Merlin seul le savait. Néanmoins, une volonté de fer s’était forgée encore plus fortement : rejoindre les rangs des mages noirs.

   


L'heure qui blablate ? Rien de mieux.
MOT : PERSONNAGES

__________


Nothing in here but dust.

I'll give you black rumours. The broken sound of love and lies. Still fill your room. Faded memories of shame. Will find you soon. I'll give you corrosion. Miracles are never what they seem. Welcome to the nightmare, not the dream.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Guerra, caza, y amores, por un placer, mil dolores Modo
avatar


personal informations

► date d'inscription : 25/06/2012
► parchemins : 3968


MessageSujet: Re: Pleure petite soeur - Naralica²   Ven 30 Mai - 1:42

Real tears are not those that fall from the eyes and cover the face, but those that fall from the heart and cover the soul.
Naranja et Anjelica ∞ Naralica

Les jours passaient et se ressemblaient pourtant. Naranja se leva la tête encore embrumée, sous les supplications des deux Maddie, même la jeune espagnole était une marmotte dont le sommeil était l'une des principales tares. Après tout, il fallait bien aller en cours et réviser. Passant rapidement sous la douche, elle commença à tergiverser doucement, l'eau chaude l'aidant beaucoup à réfléchir. Tant de choses avaient changé ces dernières semaines que parfois elle avait l'impression d'être dans un rêve. Malheureusement, ce rêve n'en était pas vraiment un. Ce n'était pas non plus un cauchemar, pour être très exact. C'était davantage un mauvais songe, un tourment dans laquelle elle s'était fourrée. Premièrement, après la mort de son aînée, elle avait beaucoup réfléchi, avait beaucoup changé, et peu parlé. Les événements estivaux l'avaient également poussé à faire un choix entre le bien et le mal. Les tueries et massacres de la famille Weasley et de la famille Potter, les emprisonnements de Fred, Dominique, de Victoire, de Ted, les arrestations, les attaques envers les moldus et les nés-moldus... Tout cela n'avait aucun sens pour la jeune fille. Elle ne pouvait plus rester de marbre face à de tels agissements et par conséquence, elle avait décidé de prendre partie : elle avait changé de clan et était devenue résistante. Sa décision avait causé pas mal de vagues parmi ses plus proches amis : tout d'abord, Maddison avait très mal pris la nouvelle, même si elle l'avait respecté au final. Depuis, c'était un petit peu froid entre elles deux, mais Nara était certaine que cela finirait pas redevenir comme avant. Elle avait foi en leur inébranlable amitié. Rien ne pourrait jamais les séparer, jamais. Ensuite, la réaction d'Albus avait bien failli la faire de nouveau changer d'avis. Elle aurait largement préféré se transformer en souris plutôt que d'affronter son jugement. Mais bon, au final, c'était son propre choix, sa propre décision. Depuis, elle arborait soigneusement et fièrement la flamme des phenix sur les manches de ses robes de sorcières.

Nara rechercha la compagnie de ses amis tout de suite après sa douche. Maddison lui sauta dessus pour la coiffer et elle la laissa faire, tandis qu'elle enfilait les boucles d'oreilles et un collier assortis à sa tenue. Certes, même si elle enfilait sa robe de sorcière par dessus ses vêtements, c'était tout de même important de rester femme. Naranja ne souhaitait plus se retrouver dans l'état lamentable dans lequel elle s'était retrouvée après le décès de Lara. Vêtements choisis au hasard, chevelure à peine coiffée, visage à peine maquillé, pas d'accessoires ni de bijoux. Bref, tout ce qui ne ressemblait pas à la jeune fille. Évidemment, jamais elle ne pourrait être aussi soignée et aussi coquette que Maddison, mais elle s'en fichait pas mal. Les doigts de sa meilleure amie démêlèrent ses cheveux et commencèrent à les tresser. Nara ferma les yeux, profitant de ce moment d'intimité avec elle. Elle adorait quand elle la pomponnait, c'était tellement agréable... La journée allait encore passer vite...

Quelques minutes après le repas, les trois amies décidèrent de se balader dans le parc malgré le temps qui n'était pas réellement au beau fixe. Mais c'était mille fois mieux que de rester enfermées entre les quatre murs du château. « Pourquoi on irait pas dans la salle des coussins plutôt ? On serait plus tranquille, et plus au chaud ? » déclara Madelyn. Nara haussa les épaules, elle faisait comme si peu lui importait, même si c'était faux. En réalité, elle ne l'avouerait jamais, mais elle évitait cette fameuse salle depuis qu'elle s'y était rendue avec Maddison et qu'elle lui avait alors déclaré les deux 'bonnes' nouvelles : premièrement, qu'elle ressortait avec Albus, et deuxièmement, qu'elle était devenue résistante. Bref. Autant dire que les derniers souvenirs qu'elle avait de cet endroit ne donnaient pas réellement envie de s'en rappeler. Maddison déclara soudainement : « Pourquoi ? On est pas bien là ? » Oh merci Maddie, la voix de la raison. En réalité, il était bien probable qu'elle ait pensé la même chose que la brune. Nara se retourna vers Madelyn pour observer sa réaction, mais celle-ci avait l'air ailleurs. Elle regardait quelqu'un au loin, ou plutôt, elle fusillait quelqu'un au loin. Suivant la ligne de son regard, Nara aperçut du coin de l'oeil sa sœur aînée et l'ignora. De toute manière, c'était bien peu probable qu'elle les rejoigne. Elle haïssait les trois filles alors bon... Nara allait ouvrir la bouche lorsqu'on lui agrippa le bras avec force, sans douceur. « Debemos hablar. » Nara la dévisagea de haut en bas, un air indifférent sur le visage. Elle croyait peut-être l'impressionner ? Parce que ce n'était pas le cas, alors elle pouvait ravaler son sourire arrogant, son air autoritaire et son regard suffisant. Elle se croyait réellement supérieure à elle ! Elle l'attrapa un peu plus violemment, mais Nara ne broncha pas. Ça lui ferait trop plaisir. Et puis, ce n'était pas ça qui allait l'effrayer. Elle la scruta sans la moindre trace d'émotion et demanda : « Ah bon ? Tu veux me parler maintenant ? Tu te souviens que j'existe ? Que me vaux ce si grand honneur ? » dit-elle en anglais. C'était davantage de la provocation qu'autre chose. Elle préférait bien entendu s'entretenir dans sa langue maternelle, mais puisqu'Anjelica choisissait l'espagnol, elle choisissait l'anglais, par pur esprit de contradiction. Elle n'allait certainement pas lui faire le plaisir de lui faciliter la tâche. La serpentarde ajouta dans un murmure :  « No juegues al esnob conmiga. Debemos hablar. De Lara. A moins que tu t’en fiches ? » Elle la relâcha soudainement, et Nara sentit la présence de ses amies derrière elle, probablement prêtes à bondir pour la défendre le cas échéant. Elle se retourna vers elles et leur dit : « C'est bon les filles, ça va aller. » Du regard, elle leur intima de s'éloigner, ce qu'elles firent, après quelques secondes d'hésitation. Elle croisa ses bras autour de sa poitrine et déclara : « Bon ? J'attends ? » Elle soupira, se demandant quelle connerie sa sœur allait bien pouvoir lui inventer. Jamais, au grand jamais, Anjelica ne venait lui parler, alors pourquoi aujourd'hui ? À vrai dire, elles ne s'étaient pas adressées la parole depuis qu'elle lui avait annoncé la mort de Lara. Depuis, plus rien. Et c'était bien mieux ainsi. À chaque fois qu'elles se parlaient, ça finissait mal, alors Nara évitait ces altercations comme la peste. Mais en réalité, une seule chose l'inquiétait. Lara. Pourquoi avait-elle prononcé son nom ? Elle n'avait pas le droit de salir sa mémoire ou elle ne savait quoi d'autres. En tout cas, avec elle, elle pouvait vraiment s'attendre au pire. Elle se tut et attendit de plus belle, ne préférant pas la provoquer, cela n'arrangerait pas les choses et ça l'énerverait davantage. Sérieusement, ce n'était pas franchement l'effet recherché.

Spoiler:
 

Code by Silver Lungs

__________
 
Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.


Dernière édition par Naranja L. d'Alvarez le Sam 26 Juil - 2:12, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Moi Je, capricieuse et médisante MODO
avatar


personal informations

► date d'inscription : 06/09/2013
► parchemins : 1562


MessageSujet: Re: Pleure petite soeur - Naralica²   Jeu 12 Juin - 9:50


     
Pleure petite soeur.

      Peut-être qu’elle aurait mieux fait de rester sur le toit et profiter de la vue. Peut-être qu’écraser sa clope contre le mur et descendre à sa rencontre était une mauvaise idée. Peut-être qu’elle aurait du rester là où elle était. Peut-être qu’elle aurait mieux fait d’aller emmerder Ben ou Rhys histoire de s’occuper. Une ou deux insultes amicales avec l’Aiglon, un débat intense avec le Serpent. Peut-être, oui, mais il était trop tard. Son impulsivité avait pris le dessus comme toujours. Impulsivité ? C’était davantage une envie de vengeance qui était en train de creuser ses entrailles. Ses doigts fins s’étaient refermés dans le creux de sa paume comme pour se contenir. Un geste instinctif était venu vérifier que sa baguette était bien en place. Elle n’allait pas vers Naranja comme une soeur devrait le faire. Elle ne venait pas à elle, comme sa cadette l’avait fait lors de leur dernière rencontre. Non, elle n’allait pas vers elle avec ce bon sentiment de la tenir au courant. L’envie de lui dire la vérité simplement parce que c’est cela que l’on fait lorsqu’on est en famille. Non, elle voulait la blesser elle et sa bonté de merde. Elle et ses bons sentiments pathétiques. Lui montrer que la vie ce n’était pas ce qu’elle croyait. Etait-elle vraiment si idiote pour croire que leur soeur était morte d’une crise cardiaque ? Anjelica s’était mise cette idée en tête que non. Malgré les conseils que Benjamin avaient tenté de lui donner… La brune avait pensé un instant que les mangemorts étaient derrière cet acte. Peut-être un incident ? Seth même ? Oui, toutes les idées mêmes les plus farfelues lui étaient venues. Seule celle de la vérité ne l’avait même pas effleurée…

Les prunelles de la brune s’assombrirent alors qu’ils défiaient l’arrogance de sa cadette. La paire de blondes qui la collait en permanence était prête à mordre. Si ces dernières restaient sur le qui-vive afin de protéger celle qui leur servait d’amie, la Serpentard les ignora avec superbe.« Ah bon ? Tu veux me parler maintenant ? Tu te souviens que j'existe ? Que me vaux ce si grand honneur ? » La poigne de la brune se resserra instinctivement face à ses fausses interrogations. Ses ongles s’incrustèrent dans la veste que Naranja portait avant de la relâcher vivement. Ses yeux se promenèrent un instant sur ses copines. Un souffle s’échappa de ses lippes tellement l’exaspération s’infiltrait dans ses veines. « C'est bon les filles, ça va aller. » Cette fois, c’est un sourire arrogant qui étira ses lèvres. Les deux jeunes femmes s’éloignèrent. « Acostar al par de rubia… » lâcha-t-elle à leur encontre alors qu’elles étaient encore assez proches pour l’entendre. Ce qu’il y avait de bien avec les anglais, c’est qu’ils ne comprenaient jamais ce qu’elle racontait lorsque l’envie lui en prenait. « Bon ? J'attends ? » Anjelica croisa les bras formant comme une barrière entre les deux soeurs. Devait-elle lui crier PHENIX à la figure comme elle lui avait hurlé les mots crise cardiaque ? Faire durer le plaisir serait bien plus amusant après tout. Anjelica se redressa accrochant ses iris à celle qui partageait le même sang impur qu’elle. « Dis moi, dans ta petite tête d’idiote, tu restes toujours persuadée que c’était une crise cardiaque ou il  a eu un miracle et tu as compris comment utiliser ton cerveau ? » Le regard perçant des Maddison et Madelyn irradiaient malgré la distance qui les séparait. Les deux soeurs d’Alvarez étaient seules, oui, mais bien entourées… Les regards curieux se posaient sur elles, des oreilles se tendaient. La Vipère fit quelques pas se retrouvant aux côtés de la Jaune. « Moi je sais… » Un murmure, un souffle. Mordante et presque moqueuse. La nouvelle ainée des soeurs d’Alvarez avait envie de lui faire mal. Petit à petit. Comme lorsqu’on arrache des pétales à une fleur tout en récitant cette comptine : Elle m’aime. Anjelica s’éloigna, joignant les mains dans son dos, elle continuait de se mouvoir, tournant lentement autour de sa soeur. « Tu sais comment elle est morte ? » Elle s’immobilisa, la regardant droit dans les yeux. Un peu. Elles se jaugeaient du regard. Elle voulait la voir monter au créneau. Qu’elle s’énerve, que sa colère éclate tout autant que sa douleur. « Tu sais pourquoi ? » La Serpentard glissa ses doigts dans sa chevelure pour la remettre en place de manière désinvolte. Beaucoup.  Bien qu’elle posait des questions, Anjelica n’attendait pas de réponse. Elle ne faisait que jouer avec les nerfs de Naranja. Elle lui dirait mais pas comme ça. Ce n’était un ‘bon, j’attends’ qui la ferait aller plus vite. Bien au contraire. Après tout, elle, elle avait pris des risques en s’introduisant dans l’appartement de Seth afin de découvrir la vérité. Elle n’allait pas lui servir tout cela sur un plateau sans la moindre contre-partie. « Allé, au hasard, dis moi un nombre. » Anjelica haussa doucement les épaules avant de s’approcher de sa soeur. « Alors ?! » La hâta-t-elle comme s’il était d’une évidence claire de comprendre de quoi elle parlait. Passionnément. La brune se saisit la main de Naranja l’attirant brusquement contre elle. « Quoi, c’est plus facile de gueuler ‘crise cardiaque’ que d’assumer la vérité ? Alors ? Combien selon toi ? Combien de sortilèges ont percuté sa chaire pour mieux la transpercer ? » La main de la brune allait lâcher prise pour la libérer de son emprise lorsqu’un détail s’arracha à son regard. La manche de sa cadette. Ce symbole. A lui en déboiter l’épaule, l’Espagnole tira sur son bras comme pour mieux voir les flammes. Si ces dernières ne la brulèrent pas, ce fut l’impression que cela donna tandis qu’elle rejetait le bras de Naranja lui tournant le dos. A la folie ! « Tu me répugnes ! » Elle n’avait pas hurlé mais sa voix avait grondé annonçant l’arrivée de l’orage. Comment cette cruche avait-elle pu rejoindre ce clan ? Alors c’était donc bien ça la triste vérité ? Sa dernière soeur était une idiote finie ? « Tu l’as tué. » Un murmure léger que Naranja n’avait sûrement pas entendu. La Vipère se tourna afin de lui faire face à nouveau. Le regard d’Anjelica était empli d’une lueur oscillant entre la colère et la folie. « Tu l’as tué. » Anjelica avait parlé lentement, ses yeux sombres se plantant dans ceux de Naranja.

Pas du tout.

   

blablablaaaa:
 

__________


Nothing in here but dust.

I'll give you black rumours. The broken sound of love and lies. Still fill your room. Faded memories of shame. Will find you soon. I'll give you corrosion. Miracles are never what they seem. Welcome to the nightmare, not the dream.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Guerra, caza, y amores, por un placer, mil dolores Modo
avatar


personal informations

► date d'inscription : 25/06/2012
► parchemins : 3968


MessageSujet: Re: Pleure petite soeur - Naralica²   Sam 26 Juil - 6:05

Real tears are not those that fall from the eyes and cover the face, but those that fall from the heart and cover the soul.
Naranja et Anjelica ∞ Naralica

Une dispute avec Anjelica dès le début de la journée, c'était quelque chose dont Nara se serait bien volontiers passée. Jamais elles ne se parlaient. Jamais. Et là, sa sœur aînée venait d'elle-même la trouver. C'était ultra méga suspect. Horriblement suspect. Quelque chose clochait, néanmoins, Naranja n'arrivait pas à mettre le doigt dessus. Que lui prenait-il ? Pourquoi agissait-elle de la sorte ? Aussi loin que la jeune espagnole se souvenait, Anjelica ne lui avait plus adressé la parole depuis qu'elle lui avait annoncé la mort de Lara. Bien entendu, jamais elles n'avaient été proches, et depuis qu'elles étaient à Poudlard, jamais elles n'avaient eu une conversation normale, une conversation sans cris, sans hurlement, sans claques, sans bagarres. Alors pourquoi maintenant ? Peut-être avait-elle décidé d'enterrer la hache de guerre, en mémoire à leur sœur disparue ? Étant donné la manière dont Anjelica agissait, cela étonnerait beaucoup la petite Poufsouffle, mais ce n'était pas interdit de rêver. « Dis moi, dans ta petite tête d’idiote, tu restes toujours persuadée que c’était une crise cardiaque ou il  a eu un miracle et tu as compris comment utiliser ton cerveau ? » Naranja haussa les sourcils. Si elle croyait l'impressionner avec ses petites remarques ridicules, elle se mettait la baguette dans le nez. Ce qu'elle n'appréciait pas, c'était qu'elle remette sur le tapis le sujet Lara. La cadette des d'Alvarez n'oubliait pas sa sœur, elle pensait à elle tous les jours. Il y avait toujours quelque chose, quelqu'un, qui le la lui rappelait, mais en parler avec Anjelica était encore plus douloureux, parce que cela lui remémorait le fait qu'elles ne s'entendaient pas. Et pourtant, elle était la seule sœur qui lui restait. Mais c'était ainsi, on ne pouvait rien y faire. « Moi je sais… »  Anjelica prononça cette phrase dans un murmure. Si elle croyait que c'était avec ses petits intrigues, ses intonations moqueuses qu'elle allait flancher, elle pouvait aller se faire voir. Plus jamais elle ne se laisserait faire par cette petite garce prétentieuse et sans cœur. « Tu sais comment elle est morte ? » Nara soupira, agacée. Bien entendu qu'elle le savait. Seth lui avait dit, et elle n'avait aucune raison de douter de sa parole. Elle avait toujours eu confiance en lui, même s'il portait la marque des ténèbres. Lara n'avait pas pu se marier et aimer un homme mauvais et menteur. Alors oui, elle l'avait cru. Et peu importe ce qu'Anjelica allait bien pouvoir inventer, jamais elle ne le croirait. « Tu sais pourquoi ? » Nara croisa un peu plus ses bras autour de sa poitrine, ne comprenant pas où la Serpentarde voulait en venir. Les sourcils froncés, le front plissé, elle attendit un peu plus. « Allé, au hasard, dis moi un nombre. » Euh, rapport ? Décidément, Anjelica pétait les plombs. Elle était encore plus cinglée qu'avant ou quoi ? Si c'était possible d'être aussi dérangée qu'elle ne l'était déjà, bien entendu...  « Alors ?! Quoi, c’est plus facile de gueuler ‘crise cardiaque’ que d’assumer la vérité ? Alors ? Combien selon toi ? Combien de sortilèges ont percuté sa chair pour mieux la transpercer ? » Anjelica la lâcha soudainement. N'importe quoi. Nara eut envie de rire, ce qu'elle fit effrontément. Un fou rire mauvais la traversa, et celui-ci ne se calma pas, même lorsque son aînée lui attrapa la manche et scruta avidement le symbole de la résistance cousue sur son vêtement et qu'elle ajouta : « Tu me répugnes ! Tu l’as tué. Tu l’as tué. » De nouveau, un rire narquois, moqueur, désabusé, s'échappa de ses lèvres et elle tira sur sa manche, récupérant son bras. Un sourire s'étira sur ses lèvres vermeilles et elle dit : « Sérieusement, Anjelica, tu es folle. Tu es encore plus folle que je ne l'aurais cru. Et si je le pouvais, je te ferais enfermer. Au moins, le monde serait débarrassé de toi, de tes mensonges, de ta bêtise et de ton aliénation. » Oui, elle parlait avec une honnête franchise, et elle ne ménagerait pas ses mots. Jamais. Jamais plus avec elle. Après tout, combien de fois Anjelica l'avait amené six pieds sous terre en la traitant, en l'insultant, en la dénigrant ? C'était peut-être à son tour de lui rendre la pareille après tout. C'était peut-être  « Assumer la vérité ? Tu es conne ma pauvre fille, conne. Et encore, le mot est faible. Inventer une histoire pareille pour me faire du mal, c'est bas, c'est tellement bas. Tu me fais gerber. Tu dis que je te répugne, mais tu es tellement pire. Regarde-toi, tu te sers de la mort de Lara pour me faire souffrir. Tu n'as peut-être aucun respect pour moi, mais j'ai toujours cru que tu en avais pour elle. » La laissant réfléchir à cela, Nara s'arrêta. Après tout, même si Anjelica avait coupé les ponts avec la plupart de leurs frères et sœur, il y avait toujours eu cette relation un peu particulière avec Lara. Lara avait toujours aimé tout le monde. Lara n'avait jamais fait de mal avec personne. Elle ajouta : « Apparemment pas. J'ai du me tromper. » Elle se tut durant quelques secondes, et reprit : « Oui bien entendu, c'est moi qui l'ait tué. Et en passant, j'ai aussi assassiné la reine d'Angleterre, bien entendu, le roi Felipe VI et sa femme Letizia. Parce que bon, tu comprends, il fallait que je fasse ressortir toute cette haine de moi, cette pulsion, ce besoin de faire le mal. Tu vois, j'essaye de ressembler. » ET TOC. Prends-toi ça dans les dents. « Quoi ? Tu es triste que je t'admire ? Tu sais, les cadettes veulent toujours prendre exemple sur leur aînée. En ce qui me concerne, ouais, j'ai voulu faire comme toi. Je me suis engagée. T'as choisi les obscurs, j'ai choisi la résistance. T'as choisi de renier ta famille, j'ai choisi Maman.  » Elle la regarda droit dans les yeux, et dit : « Désolé. » Non mais.

Spoiler:
 
Code by Silver Lungs

__________
 
Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Moi Je, capricieuse et médisante MODO
avatar


personal informations

► date d'inscription : 06/09/2013
► parchemins : 1562


MessageSujet: Re: Pleure petite soeur - Naralica²   Sam 9 Aoû - 10:32


     
Pleure petite soeur.

      Autant le dire, Anjelica n’y allait pas vraiment avec le dos de la cuillère. Après tout, elle n’était pas connue pour son tact légendaire mais plutôt pour sa grande gueule et son caractère lunatique. Elle n’avait jamais réellement pris de gants, encore moins avec sa cadette. Son désir de lui faire part de ses découvertes lui vrillaient les entrailles. Elle n’arrivait pas à savoir si c’était pour rechercher un soutien ou seulement la blesser davantage. Elle vacillait certainement entre les deux… Une entrée un peu trop théâtrale ? Peut-être. Tellement, que Naranja semblait ne pas la croire du tout. Attendez. Elle était sérieuse là ? « Sérieusement, Anjelica, tu es folle. Tu es encore plus folle que je ne l'aurais cru. Et si je le pouvais, je te ferais enfermer. Au moins, le monde serait débarrassé de toi, de tes mensonges, de ta bêtise et de ton aliénation. » Anjelica ferma instantanément les yeux comme pour refréner un excès de colère qui allait poindre en elle. En même temps qu’est-ce qu’elle pouvait espérait de cette chose qui se tenait en face d’elle ? Elle se frotta les yeux comme pour réfléchir s’arrêtant de se mouvoir autour de sa jeune soeur. « Assumer la vérité ? Tu es conne ma pauvre fille, conne. Et encore, le mot est faible. Inventer une histoire pareille pour me faire du mal, c'est bas, c'est tellement bas. Tu me fais gerber. Tu dis que je te répugne, mais tu es tellement pire. Regarde-toi, tu te sers de la mort de Lara pour me faire souffrir. Tu n'as peut-être aucun respect pour moi, mais j'ai toujours cru que tu en avais pour elle. » Les paupières lourdes d’Anjelica s’ouvrirent subitement à ses paroles. Ses prunelles vinrent s’ancrer dans celles de sa soeur. Elle sentait son coeur rater un battement et se serrer sous l’effet de la colère. « Apparemment pas. J'ai du me tromper. » Ses mains se crispèrent instantanément. Elle secoua vigoureusement la tête. Du Naranja. Du Naranja tout craché. Toujours aussi égocentrique. Il avait toujours fallu que tout tourne autour d’elle. Là encore, cette idiote pensait que son ainée allait perdre du temps à inventer ses histoires juste pour la blesser. « Je suis peut-être conne, mais toi, dans cette catégorie, t’es la reine. Au moins un domaine où t’es meilleure que moi, bravo ! » Elle tapa deux fois dans ses mains l’applaudissant de manière ironique. Anjelica se contrôlait. Elle contrôlait cette colère assourdissante qui l’envahissait. « Oui bien entendu, c'est moi qui l'ait tué. Et en passant, j'ai aussi assassiné la reine d'Angleterre, bien entendu, le roi Felipe VI et sa femme Letizia. Parce que bon, tu comprends, il fallait que je fasse ressortir toute cette haine de moi, cette pulsion, ce besoin de faire le mal. Tu vois, j'essaye de ressembler. » Anjelica se mordit la lèvre. « Quoi ? Tu es triste que je t'admire ? Tu sais, les cadettes veulent toujours prendre exemple sur leur aînée. En ce qui me concerne, ouais, j'ai voulu faire comme toi. Je me suis engagée. T'as choisi les obscurs, j'ai choisi la résistance. T'as choisi de renier ta famille, j'ai choisi Maman. Désolé. » Ouais, vraiment la reine. Anjelica resta un instant le souffle coupé. Elle ne répondit pas. Que dire devant tant de conneries, d’idioties, d’égo ? Elle ramenait encore tout à sa petite personne. « Puta ! C’est quoi le rapport Naranja ? Mierda ! » Cette fois, elle avait crié. Elle s’approcha dangereusement de sa soeur sans pour autant la toucher. « Tu ramènes toujours à toi. Tu t’en rends compte ou pas là ? » La Vipère resserra violemment les pans de sa veste autour d’elle. « Tu as choisi maman ? » Anje avait presque craché ce mot normalement si doux. « Et quand tu as choisi de croire Seth, tu lui as accordé toute ta confiance à lui aussi ? » Un regard venimeux s’attaqua à Naranja. « Pendant que toi tu te murais dans ton mutisme, moi j’ai cherché à comprendre. Je suis allée chez lui. Je suis entrée dans son appartement par effraction. Tu sais ce que j’ai trouvé la-bas ? Hein, tu sais ? » La colère, la peine, la rage. Tout se mélangeait. Elle détestait Naranja. Elle détestait ce papillon oisif et crédule. Fragile et volatile. Elle n’avait qu’une envie l’écraser. « De toute façon, tu me vas pas me croire, c’est ça ? A quoi ça sert que je te parle ? Tu préfère rester dans ton petit monde où les aveugles sont les rois plutôt que de faire front à la vérité. » Elle tira son paquet de clopes de sa veste arrachant de son étui la dernière habitante. Ses mains tremblaient légèrement à cause des émotions qui la gagnaient. Ce qu’avait dit Naranja l’avait abasourdit mais a bien y penser, elle avait exactement réagit de la même manière lorsqu’elle lui avait annoncé la mort de Lara. Elle lui avait rit au nez lui demandant si c’était une blague. Elle fit dos à sa cadette afin d’éviter le vent et de pouvoir allumer sa cigarette. L’image du fantôme de Lara lui revint en mémoire. Chaque instants, chaque émotions. Le cri d’effroi qui était resté noué au fond de sa gorge. Le vertige lourd qui l’avait assailli. Sa voix. Son regard. Si les larmes ne coulaient plus à l’instant présent, elle était agrippé par cette sensation de vide irrémédiablement présente. La Vipère fit de nouveau face à sa cadette. « Moi je t’ai cru. Quand tu me l’as dit. Comme toi, pas les premières minutes mais j’ai pas remis en doute tes paroles. » Le ton d’Anjelica était étrangement calme. Elle tira nerveusement quelques lattes avant de reprendre la parole. « Alors maintenant à toi de voir. Je vais te le dire car jamais tu pourras me reprocher de t’avoir caché la vérité. Je te rends juste ce que tu m’as donné. » Elle avait beau détester sa soeur, la voir comme une moins que rien, elle avait apprécié qu’elle lui dise pour Lara. Apprécié à sa façon il était certain, mais Naranja aurait très bien pu ne rien lui dire. « J’ai fouillé dans les affaires de Seth. Il y avait des tas de dossiers. Il a effectué des recherches. Lara a été tué par des extrémistes. Des extrémistes Phénix. Torturée pour l’exemple. » Chaque mots prononcés lui arrachaient une douleur lancinante. Ces mots rendaient toujours plus réel, plus douloureux sa disparition. Anjelica ferma les yeux. L’hystérie dont elle avait fait preuve était à présent passée. « C’est un fantôme. » Battant des cils, elle observait la moindre réaction de sa soeur. « Si tu veux vérifier, va chez lui.»
   

blablablaaaa:
 
[/quote]

__________


Nothing in here but dust.

I'll give you black rumours. The broken sound of love and lies. Still fill your room. Faded memories of shame. Will find you soon. I'll give you corrosion. Miracles are never what they seem. Welcome to the nightmare, not the dream.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur


Guerra, caza, y amores, por un placer, mil dolores Modo
avatar


personal informations

► date d'inscription : 25/06/2012
► parchemins : 3968


MessageSujet: Re: Pleure petite soeur - Naralica²   Jeu 16 Oct - 3:02

Real tears are not those that fall from the eyes and cover the face, but those that fall from the heart and cover the soul.
Naranja et Anjelica ∞ Naralica

Naranja était épuisée. Épuisée par les mensonges de sa sœur, épuisée par toute sa bêtise, par ses conneries. Comment pouvait-elle encore se regarder en face ? Comment pouvait-elle encore se regarder dans une glace ? Elle n'était que rancœur, que tristesse, que désespoir. Naranja n'arrivait plus à la supporter. Pourtant, il fallait l'avouer, pour que la jeune espagnole soit à bout, on devait vraiment être invivable. Elle était le genre de personne facile à vivre, le genre de personne qui aimait tout le monde, et que tout le monde appréciait. Plus ou moins. Parce que Naranja était gentille et sympathique. Certes, elle avait son caractère, et lorsqu'elle était énervée, il valait mieux pas se retrouver sur son chemin. ET SURTOUT, quand elle était énervée ET qu'elle était en face de son aînée. Pourtant, ça n'avait pas toujours été ainsi. La cadette des d'Alvarez se souvenait de leur enfance. Elle avait été joyeuse. Vraiment. Même la relation avec Anjelica paraissait moins néfaste à l'époque. Mais Naranja savait fort bien qu'elle avait toujours nié et minimisé l'impact de la maltraitance qu'elle avait bien pu recevoir de la part de sa sœur, lorsqu'elles étaient plus jeunes. Mais elle l'aimait. Oui, la jeune Poufsouffle l'aimait. Même encore aujourd'hui, alors qu'elle se répétait tout le temps qu'elle la haïssait. Elle se souvenait des bons moments passés avec elle. Peu nombreux, il fallait l'avouer. Mais il y en avait quand même eu. Ou bien n'était-ce que le reflet de son imagination débordante, qui rêvait d'avoir une deuxième sœur comme Lara? Mais il fallait se rendre à l'évidence, la Serpentarde n'avait jamais été comme leur sœur. Et au bout d'un moment, Naranja avait juste arrêté de se voiler la face. Elle était jalouse. Ou bête. Ou les deux. Elle n'avait jamais compris pourquoi elle l'avait prise en grippe, mais maintenant, cela lui était égal, pour être honnête. Parce qu'elle avait appris à vivre avec. Vivre avec le fait qu'Anjelica ne l'aimait, ne l'avait jamais aimé, et ne l'aimerait probablement jamais. Pourtant, ces derniers temps, la vie était difficile. Depuis que Lara avait quitté cette terre, rien n'était plus pareil. Nara avait envie de se rapprocher de la seule sœur qui lui restait tout comme elle avait envie de l'exclure de son existence une bonne fois pour toutes. Pour le moment, en tout cas, il était tout de même plus facile de l'ignorer que de prendre une décision qui serait probablement bien trop difficile à accepter. « Je suis peut-être conne, mais toi, dans cette catégorie, t’es la reine. Au moins un domaine où t’es meilleure que moi, bravo ! » L'applaudissant de manière ironique, Nara répondit du tac au tac, aussi sèchement : « Bah ouais, je suis allée à la bonne école avec toi. » Ce n'était que de la provocation. De la vulgaire provocation. Elle ignorait les raisons qui la poussaient à agir comme cela avec elle. Peut-être ce n'était qu'un simple mécanisme de défense? Pour se protéger? Pour éviter de souffrir? C'était possible. Naranja leva les yeux vers la personne qui se trouvait en face d'elle. Cette personne qu'elle ne connaissait pas. Qu'elle ne connaissait plus. Qu'elle n'avait jamais vraiment connu. « Puta ! C’est quoi le rapport Naranja ? Mierda ! Tu ramènes toujours à toi. Tu t’en rends compte ou pas là ? » Elle criait maintenant. Haussant les sourcils, Naranja ricana doucement, alors qu'Anjelica se rapprochait d'elle. Mais elle ne bougea pas. Elle n'avait plus peur. Surtout pas d'une femme qui n'était pas capable de garder son calme. Quant à elle, elle restait de marbre. Elle avait appris à garder son sang froid avec elle, parce que sinon, elle n'en finissait plus. « Tu as choisi maman ? » Dodelinant de la tête, Naranja surenchérit : « Ouais, ça t'étonne? » Naranja entretenait des relations vraiment très proches avec sa mère. Peu importait qu'elle soit moldue, peu importait qu'elle n'ait aucun pouvoir magique. Sa mère, c'était toute sa vie. Elle recevait une lettre de sa part presque chaque semaine. Et chaque semaine, elle demandait, presque la mort dans l'âme, des nouvelles de la personne antipathique qui se trouvait devant elle. À chaque fois, Nara mentait : elle lui disait que tout allait bien, qu'Anjelica était très occupée, que les professeurs étaient content d'elle, que leur relation était au beau fixe, qu'étrangement, la mort de Lara les avait reproché. Plus ou moins. Mais au moins, sa mère ne s'inquiétait pas. C'était le principal.

« Et quand tu as choisi de croire Seth, tu lui as accordé toute ta confiance à lui aussi ? » Nara soupira de nouveau. Mais pourquoi s'enflammait-elle à ce point ? Pourquoi ce regard avec tant de haine ? Pourquoi parler de Seth? Bien entendu, il avait son entière confiance. Malgré le fait qu'il soit mangemort, Nara n'avait jamais pu le haïr. Elle avait toujours pensé qu'il avait fini comme cela un peu par hasard. Et parce que pour réussir dans la carrière qu'il s'était choisi, c'était mieux vu d'être du côté du Lord. Elle avait toujours eu un lien spécial avec son beau-frère, une relation particulière. « Bien sûr ! » déclara-t-elle, tout en commençant à s'énerver. Elle la poussait à bout. Comme à chaque fois. « Pendant que toi tu te murais dans ton mutisme, moi j’ai cherché à comprendre. Je suis allée chez lui. Je suis entrée dans son appartement par effraction. Tu sais ce que j’ai trouvé la-bas ? Hein, tu sais ? » Nara se tut, surprise. Il fallait l'avouer, elle ne s'y attendait pas. Après tout, comment avait-elle pu sortir de l'école ? Et même pénétrer dans l'appartement de Seth? C'était un mangemort tout de même, il devait se protéger, non ? Partant sur la dérision, elle déclara: « Des bières et des boîtes à pizza vides? » Oui, Seth avait sombré après la mort de sa femme. Personne ne pouvait l'ignorer. Alors il était assez probable que l'appartement ressemble davantage à une garçonnière qu'à un lieu de vie. « De toute façon, tu me vas pas me croire, c’est ça ? A quoi ça sert que je te parle ? Tu préfère rester dans ton petit monde où les aveugles sont les rois plutôt que de faire front à la vérité. » Haussant les épaules, ignorant son aînée, Nara toisa son visage sans ménagement, tentant de comprendre pourquoi elle agissait comme cela, et pourquoi elle semblait si en colère. Elle ne lui avait pas adressé la parole depuis que Nara lui avait appris la mort de leur sœur. Et avant cela, leur dernière discussion remontait également à très longtemps. Alors pourquoi maintenant? Pourquoi venir la trouver juste pour lui raconter des carabistouilles? Elle l'observa sortir son paquet de cigarettes, signe évident qu'elle ne se maîtrisait plus. D'ailleurs, ses mains tremblaient. Nara se contenta d'attendre, les bras croisés autour de sa poitrine. « Moi je t’ai cru. Quand tu me l’as dit. Comme toi, pas les premières minutes mais j’ai pas remis en doute tes paroles. » Fronçant les sourcils, Nara ajouta: « T'avais aucune raison de ne pas me croire. Je ne t'ai jamais menti, moi. J'ai toujours été franche. Contrairement à toi. Tu m'as joué tellement de sales tours. Et après la connerie monumentale que tu viens de me sortir, comment tu veux que je crois le moindre de tes mots maintenant? » Dire qu'elle l'avait tué, elle. Ouais, c'en était une belle connerie. Surtout lorsqu'on savait à quel point Nara adorait, adulait même, son aînée. « Alors maintenant à toi de voir. Je vais te le dire car jamais tu pourras me reprocher de t’avoir caché la vérité. Je te rends juste ce que tu m’as donné. » Fronçant à nouveau les sourcils, Nara chercha une explication à son comportement injustifié. Voilà qu'elle souhaitait être honnête maintenant. Après avoir déblatéré des conneries, elle avait envie de dire la vérité? Comment la croire après ça? Anjelica était vraiment naïve. Ou bien elle prenait Nara pour la dernière des connes. Personnellement, la jeune fille pensait plutôt à la deuxième solution, beaucoup plus réaliste. « J’ai fouillé dans les affaires de Seth. Il y avait des tas de dossiers. Il a effectué des recherches. Lara a été tué par des extrémistes. Des extrémistes Phénix. Torturée pour l’exemple. » Tuée par des résistants ? Nara encaissa le coup, mais n'en crut pas un seul mot. Ça paraissait tellement irréel. Des gens qui souhaitaient la paix ne pouvaient pas avoir assassiné une personne aussi tournée vers le bien que Lara. Ce n'était pas possible. Tout simplement. Croyait-elle sincèrement qu'elle allait gobé une histoire aussi rocambolesque ? Il fallait être stupide pour le faire. Nara ne cilla pas. Pas une seule fois. Ne prononça pas un mot. Pas un seul. Elle n'avait pas envie d'y croire. Alors elle n'y croyait pas, c'est tout. C'était aussi simple que cela. Scrutant sa sœur, perplexe, elle la regarda fermer les yeux doucement. La connaissant, Nara savait que c'était un mauvais présage. Elle réfléchissait à la manière de dire quelque chose. Quelque chose de vrai peut-être? « C’est un fantôme. » lacha-t-elle soudainement, rouvrant les yeux pour étudier sa réaction. « Si tu veux vérifier, va chez lui.» Ouvrant la bouche comme un poisson, elle murmura, plus pour elle-même que pour son interlocutrice : « Non. C'est impossible. » Des tas de choses devinrent claires. Nara comprit pourquoi Seth avait décidé d'abandonner Lola à sa grand-mère. Pourquoi il passait plus de temps autre part que chez lui. C'était pour ça, c'était la raison. Un mal de crâne immense s'empara du cerveau de la jeune fille, qui chancela, portant sa main à son front. Dans un dernier effort, elle croisa le regard d'Anjelica, et sut tout de suite que contrairement aux autres mensonges, cette fois-ci, c'était la stricte vérité. Sa sœur était un fantôme. L'annonce fut un tel choc que Nara s'effondra soudainement au sol, inconsciente.

Spoiler:
 
Code by Silver Lungs

__________
 
Ne pas faire l'impasse sur la douleur
Et puis, il y a ceux que l’on croise, que l’on connait à peine, qui vous disent un mot, une phrase, vous accordent une minute, une demi-heure et changent le cours de votre vie.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur



Moi Je, capricieuse et médisante MODO
avatar


personal informations

► date d'inscription : 06/09/2013
► parchemins : 1562


MessageSujet: Re: Pleure petite soeur - Naralica²   Dim 26 Oct - 12:04


     
Pleure petite soeur.

      Elle la détestait. Elle. Ses manières. Ses petits jeux. Son égoïsme. Son égocentrisme. Elle et sa petite personne. Rien qu’elle. Toujours elle. Au centre des autres, au centre des attentions. Elle avait toujours eu cette attention autour d’elle. Il fallait toujours que tout tourne autour d’elle. Cette idiote, celle dont le sang qui coulait dans ses veines étaient le même que le sien, sa soeur, puisqu’il en était ainsi, était une vraie ignominie. Encore en cet instant, il fallait qu’elle ramène tout à elle. Cette Précieuse incapable de faire les bons choix, d’avoir des idées qui s’emboitaient un minimum. Quand elles étaient enfants, cela avait été plus facile. Au début, elle n’était qu’une bébé, une fillette. Puis plus le temps passait, plus cela devenait insupportable. Toujours là au milieu de ses pattes. Si Anjelica faisait quelque chose ? Naranja faisait pareil. Alors tout de suite cela enlevait le mérite à la Serpentard. On admirait la petite. Si mignonne. Si douée. Si écoeurante et détestable. La colère était arrivée ainsi. Elle avait détesté ses parents d’évincer leurs autres enfants pour la petite dernière. La haine de cette relation si fusionnelle avec leur mère avait pris le dessus. Les sentiments s’étaient mélangés. De mère indigne, elle était passé au statut de moldu ingrate. Leur père devenait le sorcier qui s’était sali en batifolant avec une bonne femme sans pouvoir. Il avait souillé leur sang. Il les avait volontairement fichu dans une situation précaire. Et pour quoi ? Pour divorcer quelques années plus tard ? Sacrifier toute une famille pour ne même pas vivre sa passion jusqu’au bout ? Ne pas assumer ses actes ? La photo de famille des d’Alvarez n’était qu’un leurre qui était parti en fumée le jour où leurs parents avaient fait l’erreur de forniquer sans être capable de s’aimer réellement. Anjelica avait aimé Lara car elle avait pris soin d’elle. Elle avait aimé ses frères car elle aimait les jeux de bagarres entre eux. Elle avait détesté Naranja, cette capricieuse non gratta. Au départ, elle l’avait juste repoussé par les paroles. Puis avec les mains. De fil en aiguille, elle était devenu de plus en plus méchante parfois même dangereuse ne réalisant pas qu’elle mettait sa petite soeur dans des situations improbables. La rentrée à Poudlard avait été une libération. Elle avait le temps de se faire un nom avant que sa cadette arrive. Loin des yeux, loin du coeur. Cela avait été ainsi avec tout le reste de la famille. Plus encore avec Naranja qui était déjà bien loin du palpitant d’Anjelica alors qu’elle n’était pas loin de ses prunelles… Rien si ce n’est leur ressemblance physique ne pouvait trahir ce qu’elles étaient l’une pour l’autre. Encore moins en cet instant où elles s’insultaient comme si leur vie en dépendait. Encore moins en cet instant où elles voulaient enfoncer plus bas que terre leur autre.« Bah ouais, je suis allée à la bonne école avec toi. »« Merveilleux, l’élève a enfin surpassé le maitre.» Anjelica avait répondu aussi sec à sa remarque. Elles se défiaient du regard. Il était même étrange que leurs baguettes ne soient pas encore brandit entre elles. La joute verbale avait pris le dessus. Blesser, oui, mais pas physiquement. Toucher le moral. Toucher les nerfs de l’autre pour mieux la faire craquer. Blesser. Faire mal. Appuyer sur un point douloureux et y enfoncer le couteau. Oui. C’était bien mieux que d’ouvrir les chaires de l’autre. Il fallait mieux des cicatrices psychologique plutôt que charnelle. Et pourtant. Ce n’était pas faute d’avoir réellement envie de lui sauter dessus. L’envie de lui enfouir la tête dans l’herbe pour lui montrer où était sa place, voila ce que l’Espagnole avait envie de faire.« Ouais, ça t'étonne? » répondit alors avec aplomb sa cadette alors qu’elle parlait de sa mère. De leur mère. Génitrice. Inutile. Au moins leur père avait le mérite d’être un sorcier doué et talentueux. Il avait un brin de mérite. Mais elle ? Qu’était-elle ? Anjelica n’avait plus jamais pris la peine de lui écrire une lettre quelconque depuis qu’elle était arrivée au château. Elle l’avait complètement rayé de sa vie jetant dans la cheminée les parchemins qui venaient d’elle.Et lorsqu’Anjelica demanda si elle avait confiance en Seth, la réponse fut sans appel.« Bien sûr ! » Anjelica se prit la tête entre les mains et ferma les yeux. Qu’elle était naïve. Qu’elle était idiote. Elle aurait peut-être mieux fait de la kidnapper et la mettre devant le fait accompli. Cela aurait été plus simple. « Des bières et des boîtes à pizza vides? » Anjelica avança à grand pas vers Naranja pour la saisir par le pan de sa veste brusquement. Elle la relâcha presque aussi rapidement comme si la montée d’adrénaline s’était essoufflée. Elle était usée. Cette situation, cette relation étant usante. C’était la dernière fois qu’elle lui parlerait. Alors au moins, il fallait que cela se fasse bien. Elle allait lui dire la vérité qu’importe si Naranja la croirait ou non. Anjelica aurait rendu la monnaie de sa pièce et elles seraient à présent toutes les deux à égalité. Elles ne se devraient plus rien. « T'avais aucune raison de ne pas me croire. Je ne t'ai jamais menti, moi. J'ai toujours été franche. Contrairement à toi. Tu m'as joué tellement de sales tours. Et après la connerie monumentale que tu viens de me sortir, comment tu veux que je crois le moindre de tes mots maintenant? » «Mais c’est ce que tu as fait en rejoignant ce clan de merde. Cela veut dire que tu cautionnes ce qui es arrivée ! Putain toi qui l’aimait temps tu n’as même pas soif de vengeance ?» Anjelica secoua la tête complètement désemparée. Elle ne la comprendrait jamais. Même si elle ne savait pas qui avait ça, n’était-elle pas animé par quelque chose ? « Je te comprendrais jamais.» Alors Anjelica déballa tout. Tout ce qu’elle avait vu. Tout ce qu’elle savait. Elle était la première à qui elle en parlait. Benjamin lui avait dit de ne pas chercher plus loin. Qu’elle devait laisser tout ça là où c’était. Mais la brune n’avait pas résisté. Et voila qu’elle disait tout cela à celle qui serait sûrement le moins susceptible de la comprendre.« Non. C'est impossible. » Même si les mots avaient été prononcés Anjelica su que Naranja la croyait enfin. Elle ne saurait dire pourquoi. Peut-être à cause de cette expression sur son visage. Peut-être était-ce du à la lueur qui s’était éteinte au fond de ses prunelles. Ou peut-être qu’elle devenait soudainement un peu trop pâle. « Et merde !» Anjelica jeta dans l’herbe sa clope lorsqu’elle se rendit compte que Naranja commençait à vaciller dangereusement. Elle voulu la retenir, sûrement par pur réflexe, mais perdit l’équilibre et tomba à genoux à côté de sa soeur. Attrapant comme elle put Naranja, elle tira sur ses bras pour la redresser. A moitié sur ces genoux, elle était totalement inconsciente. Elle lança des regards noirs aux gens qui commençaient à les observer. On allait encore croire qu’elle l’avait empoisonné ou un truc du genre… Anjelica soupira. «Estás de cachondeo Naranja…» Elle avait murmuré ces paroles à l’attention de sa soeur avec un trace d’amusement. Un amusement amère et complètement incompréhensible. La Serpentard tapota dans un premier temps la joue de sa cadette sans grande réaction. Elle sortit alors sa baguette. «Aguamenti !» Un léger filet d’eau s’échappa du bout de bois arrosant le visage de Naranja. L’effet sembla davantage concluant. Il lui fallu plusieurs minutes pour reprendre réellement ses esprits, pour se souvenir de toutes les informations qu’elle venait d’apprendre. Les prunelles des deux soeurs étaient vissées l’une dans l’autre sans se détacher. Presque dans les bras d’Anjelica, appuyée sur ses genoux, l’image laissait penser à une accolade habituelle entre deux soeurs normales. Pourtant, ce n’était absolument pas le cas entre elles. Rien que cette proximité était inhabituelle. Déroutée par ce moment trouble, Anjelica se releva entrainant Naranja par le bras. «Tu peux aller à l’infirmerie ou tu veux que je t’emmène ?» Attends, Anjelica, tu la refais ? Nous n’avons pas bien entendu. L’emmener à l’infirmerie. Elle ? Anjelica sembla réaliser ce qu’elle venait de proposer. Depuis quand se souciait-elle de sa santé après tout ? Pourtant elle n’avait toujours pas relâché son bras devant sa mine pâle. Elle semblait sur le point de défaillir à tout instant.
   

blablablaaaa:
 

__________


Nothing in here but dust.

I'll give you black rumours. The broken sound of love and lies. Still fill your room. Faded memories of shame. Will find you soon. I'll give you corrosion. Miracles are never what they seem. Welcome to the nightmare, not the dream.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Contenu sponsorisé



personal informations



MessageSujet: Re: Pleure petite soeur - Naralica²   

Revenir en haut Aller en bas
 

Pleure petite soeur - Naralica²

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
D i s s e n d i u m :: POU DU LARD DU POUDLARD :: « EXTERIEUR » :: parc-