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 What's wrong with us ? ∞ Jexi

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MessageSujet: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Jeu 24 Avr - 10:30

Alexis C. Islington ∞ E. Jeff Blevins
What's wrong with us ?
Assis sur le banc des vestiaires, tu lis une nouvelle fois la lettre d’Eleanor et laisses les larmes rouler sur tes joues. Tu ne sais pas à quoi tu joues, ce que tu souhaites. Si tu le sais. Tu ne veux pas la laisser partir, tu veux la voir, la serrer dans tes bras et lui dire que tu l’aimes. Tu sais cependant que tu ne peux pas le faire, que tu n’as pas le droit, que tu ne dois pas te reposer sur elle. Tes doigts caressent le parchemin comme s’il s’agissait de sa peau. Tu fermes les yeux et essaies de te rappeler de la dernière fois où vous vous êtes vus, la dernière fois où tu as posé tes lèvres sur les siennes. La dernière fois où tu as réellement été heureux. Tu as beau vouloir te voiler la face, tu sais que cette époque est révolue, que votre prochaine rencontre sera complétement différente. A cause de toi. Tu aimerais pouvoir rester ce sorcier duquel elle est tombée amoureuse, tu aimerais ne pas avoir changé, ne pas être constamment en colère mais cela est au-dessus de tes forces. Tu te détestes déjà pour ce que tu vas faire, mais tu vas rester une fois de plus évasif dans ta lettre, fermé. Tu souhaites pour les quelques jours qui restent avant la prochaine sortie au Pré-Au-Lard imaginer que votre histoire est encore possible, que vous resterez à jamais ce couple que tant de sorciers enviaient à Poudlard pour votre stabilité. Tu te lèves et quittes ton banc, ôtes ta blouse pour la laisser dans ton casier. Après quelques secondes de réflexion tu y glisses la lettre. Tu n’es pas prêt à répondre. Pas ce soir. Cependant dès lors que tu as posé un pied au dehors de Sainte-Mangouste, ton cœur se serre et une vive douleur te saisis l’estomac. Tu retournes sur tes pas et te sens apaisé aussitôt que tes doigts se sont à nouveau saisis de la missive. Il te reste un peu moins d’une semaine pour écrire ta réponse et tu sais que tu dois le faire ce soir. Que tu dois arrêter de repousser la tâche.

Il ne te faut évidemment pas longtemps avant de trouver un nouveau moyen de procrastiner. Sans surprise, ta main droite est enroulée autour d’un verre de pur-feu et ta main gauche passe de chaînes moldues à chaînes moldues sur ta télévision. Tu restes quelques minutes à regarder une sitcom et décide de zapper lorsque les deux principaux personnages se mettent à s’embrasser. Tu continues pendant une bonne demi-heure mais tout te rappelle ta tâche. Les cheveux sombres d’une héroïne qui semblent aussi soyeux que ceux d’Ellie. Le sourire franc et charmant de la présentatrice de la météo, le tempérament de feu d’une candidate de télé réalité. Tu soupires et éteins le poste de télé, ouvres à nouveau le parchemin et fini d’une traite ton verre avant de t’en resservir un autre. Tu bois et lis, lis et bois. Tu as envie d’une cigarette mais es presque certain que si tu transplanes en cet instant tu vas finir désartibulé. Tu ne sais combien de temps se passe, combien de temps tu restes dans cet étant léthargique avant d’entendre la porte de ton appartement s’ouvrir. Tu n’as pas besoin de te tourner vers l’entrée pour savoir de qui il s’agit. Il n’y a désormais plus qu’une seule personne qui a les doubles de ton appartement.

Tu te sens immédiatement soulagé, parce que tu as maintenant une bonne excuse pour ne pas combler un blanc papier de mots vides et dénués de sincérité. Une fois de plus tu as abusé sur la boisson et tu n’as pas la force de te lever. Tu te saisis de la bouteille, la tends en l’air et parle plus fort que tu ne le souhaites. « Lexi ! Tu viens boire avec moi ? » Tes yeux se portent sur ce que tu tiens entre tes doigts. « Merde, c’est presque vide. Attends, je crois que j’en ai une autre quelque part. » Tu pousses un grognement en quittant le canapé et te diriges lentement vers la cuisine afin de partir à la recherche d’un nouveau trésor ambré. Tu ouvres les portes une à une incapable de te rappeler où est-ce que tu les ranges d’ordinaire. Tu grommelles légèrement, accroupi, en train de fouiller un énième rangement et te laisses tomber sur le sol, dos contre un mur. Le silence de ton amie est gênant, tu te demandes si elle n’est pas en train de préparer un discours moralisateur. Tu soupires afin d’oublier qu’une légère nausée te tenaille l’estomac. « J’ai reçu une lettre d’Ellie et elle est… elle est parfaite. Cette fille est parfaite. Je ne la mérite pas et je ne sais pas quoi faire. Alors je me suis dit qu’un verre pourrait m’aider, puis deux, puis. Je crois bien que j’ai fini la bouteille. Lex’ je suis désolé que t’aies à voir ça. Encore une fois. » Le silence toujours. Pour la première fois depuis qu’elle est entrée tu la regardes et tu te sens stupide de tout lui déballer comme ça. Oubliant que tu es ivre, tu te lèves et va à sa rencontre, essaies de ne pas tituber. Tu regardes son visage, la marque rouge sur sa tempe et l’amènes vers le canapé avant d’aller saisir un bloc de glace dans ton congélateur. Tu la retrouves et essaies de le poser délicatement sur la partie enflée. « Qui est le fils de troll qui t’a fait ça ? Je te jure dès que je suis sobre, je le retrouve et lui rend la monnaie de son gallion. » La rage, violente, menaçante. La raison pour laquelle tu ne peux rester avec Eleanor. Tu ne mens pas, tu rêves de retrouver cet enfoiré et de le frapper jusqu’à qu’il se mette à pleurer Vous-Savez-Qui. Tu te fais peur quelque fois. Pour le moment tu n’as jamais achevé quelqu’un mais au train où vont les choses ça ne tardera pas à changer.
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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Mar 27 Mai - 1:45

Tu noies tes chagrins dans l'alcool ?
Méfie-toi, ils savent nager.
Jefferson & Alexis ∞ Jexi


Tu as mal. Trop mal. T'as besoin de boire. Tu veux boire. Tout de suite. Tu fouilles les placards de ton appartement avec frénésie. Gia n'est pas encore là, et encore heureux. Tu ne veux pas qu'elle te voit dans cet état pitoyable. La marque sur ta tempe te fait souffrir. Tu as réussi à t'enfuir avant que ça finisse encore plus mal. Mais la douleur est bien là. Il t'a frappé. À de nombreuses reprises dans l'abdomen, et une fois au visage. Tu le remercies de ne pas l'avoir frappé davantage, tu ne veux pas qu'on soit au courant. Tu dois cacher ça à ta colocataire, et amie, accessoirement. Elle s'inquiéterait trop et te demanderait des comptes. Tu le sais fort bien. Tu ouvres les tiroirs en vain. Il n'y a rien, rien du tout. Tu te maudis de ne pas avoir fait les courses. Et tu maudis Gia de ne pas être une alcoolique névrosée qui garde jalousement son alcool dans un bar. Mais c'est un appartement de filles sages ici, il n'y a point de liquide barbare qui endort l'esprit. Pourtant, tu en aurais tellement besoin. Alors tu te rabats sur une autre solution. Tu sors de chez toi et transplanes quasi instantanément tout près de l'appartement de Jeff. Ça tombe bien, tu devais te rendre chez lui pour faire un brin de ménage depuis une semaine. Mais avec ton nouveau ''copain'', tu n'avais guère eu le temps de le faire. C'est lui qui t'a fait ça. Tu es tombée sur un trop gros poisson cette fois, et il a bien failli te tuer. Tu as eu peur, trop peur. Tu ignores si tu auras le courage de recommencer à sortir avec des mangemorts pour obtenir des informations. Tu sais pourtant que tu risques ta vie à chaque fois. Mais là, ton existence a bien failli t'échapper parce que tu n'as pas été assez prudente et tu as voulu aller trop vite. Tu veux oublier, tu veux parler, tu veux voir Jeff. Tu ne sais pas s'il sera là. Parfois, tu viens lorsqu'il est au boulot. Tu ignores l'heure qu'il est, alors tu ne peux pas vérifier. Tu marches quelques minutes et tu fourres la clé dans la porte. Ça fait des lustres que tu as le double du trousseau. Tu te demandes pourquoi Jeff te l'a confié. Il doit être fou. Ou peut-être qu'il te fait confiance. Toi en tout cas, tu lui confierais ta vie sans hésiter. D'ailleurs, il a déjà eu ton existence entre ses mains, et il t'a sauvé. Tu lui dois tellement, tellement de choses.

À peine sur le palier, tu l'entends crier : « Lexi ! Tu viens boire avec moi ? » Putain, comment il a fait pour lire dans tes pensées ? « Ouais. » Tu murmures. Tu es impressionnée. Sincèrement. « Merde, c’est presque vide. Attends, je crois que j’en ai une autre quelque part. » Ah non, il est juste défoncé.  C'est tellement souvent ces derniers temps que tu n'y fais même plus attention. Mais pour une fois, tu ne feras pas de sermons, parce que ce tu es venue chercher ce qu'il te gène tant chez lui d'ordinaire : l'alcool. Vous êtes de bien piètres personnes qui noient leurs soucis et leurs problèmes dans la boisson. Mais pour une fois, tu t'en fiches pas mal. Tu le vois se lever et se diriger vers la cuisine. Super, tu n'as même pas besoin d'y aller toi même, ça tombe plutôt bien parce que tu ne te sens pas la force de le faire. Tu t'appuies sur une espèce de table-commode et tu respires faiblement. Tu as plus mal que ce que tu pensais. Tu ne prononces pas un mot. Tu te plies de douleur. Les bleus que tu as sur le ventre et la poitrine te font terriblement souffrir et t'empêchent de respirer sans être gênée. Heureusement pour toi, ça sert d'être amie avec un médicomage, même un médicomage en formation. Mais bon, tu sais fort bien qu'il ne te sera pas très utile étant donné l'état dans lequel il se trouve. Tu l'entends grommeler. Sans doute parce qu'il ne trouve pas sa bouteille. Logique. Tu en as caché plusieurs pour éviter qu'il ne boive trop. Oui, tu es fourbe et tu fais des trucs derrière son dos. À cet instant, tu regrettes un peu ton geste, parce que toi aussi, tu aimerais bien pouvoir oublier un peu. D'ailleurs, si tu te souviens bien, tu en as caché une sous la commode sur lequel tu t'appuies. Tu l'attrapes et tu débouches la bouteille.  « J’ai reçu une lettre d’Ellie et elle est… elle est parfaite. Cette fille est parfaite. Je ne la mérite pas et je ne sais pas quoi faire. Alors je me suis dit qu’un verre pourrait m’aider, puis deux, puis. Je crois bien que j’ai fini la bouteille. Lex’ je suis désolé que t’aies à voir ça. Encore une fois. » Tu bois. Ce n'est pas que tu te fiches de ce qu'il te dit, parce que c'est faux. Ça t'intéresse beaucoup. Tu ne connais un peu Ellie, et ce que tu peux dire c'est que Jeff est un bon gars qui mérite bien une fille gentille comme elle. Bon, certes, du trio Ellie, Jeff et Aemon, c'est ce dernier que tu connais le plus étant donné que tu es sortie avec le Serdaigle pendant quelques mois et que vous êtes restés en bon terme. Mais ces derniers temps, c'est avec Jeff que tu passes certaines de tes soirées. Vous êtes devenus de bons amis, enfin, en tout cas, pour toi, c'est un très bon ami. Et puis, tu n'oublies pas tout ce que tu lui dois. Il t'a sauvé la vie il y a quelques mois, et c'est une dette dont tu aimerais bien t'acquitter. En attendant, tu prends soin de lui car la mort de son frère l'a beaucoup chamboulé, et le fait que sa petite amie et son meilleur ami soient loin de lui n'arrange sous doute rien. Tu ouvres la bouche, cherchant à dire quelque chose pour le réconforter, mais rien ne sort. Un son étranglé sort de tes lèvres mais c'est incompréhensible. Tu es pathétique. Lamentable. Il l'est tout aussi que toi puisqu'il s'avance vers toi en titubant. Il est saoul. Et tu ne vas sans doute pas tarder à l'être toi aussi. Tu bois de nouveau et le liquide infâme te brûle l’œsophage instantanément. Tu n'es pas habituée. Pas du tout même. Tu te redresses et te tient droite. Tu ne veux pas trop que Jeff te voit dans cet état pitoyable. Il t'attrape le bras et t'emmène vers le canapé sur lequel tu t'affales sans faire de cérémonie. Il se redirige vers la cuisine et tu fermes les yeux. Tu sursautes en sentant un objet froid sur ton front.  « Qui est le fils de troll qui t’a fait ça ? Je te jure dès que je suis sobre, je le retrouve et lui rend la monnaie de son gallion. » Tu rigoles doucement. « Ouais, dès que t'es sobre, on y va et on l'éclate. » Tu sais bien que tu pourrais jamais faire ça, parce que sinon, vous êtes morts tous les deux. La pression est trop grande. Tu t'es retenue trop longtemps. Ton corps tout entier se met à trembler et tu t'effondres dans ses bras en pleurant à chaudes larmes. « J'ai mal. » gémis-tu. Les perles salées déferlent sur tes joues avec une facilité déconcertante et tu ne cherches pas à les arrêter. « J'ai mal Jeff... » Tu as besoin de parler, d'en parler, de lui parler. Il est le seul avec Baby à être plus au moins au courant de tes agissements nocturnes, de tes petites missions kamikazes et quasi suicidaires. « Il a tout compris, il m'a frappé... Il allait me tuer Jeff... J'ai tellement eu peur... Pire que la dernière fois, je te jure... » Tes paroles sont hachées et entrecoupées avec tes pleurs et tes larmes, mais tu n'arrives pas à les refréner. Et puis, même si tu essayais, tu es certaine que tu n'y arriverais pas. Tu tentes de calmer les battements de ton cœur, mais il pulse avec une vitesse déconcertante. « J'ai peur qu'il me retrouve... Même si j'étais toujours sur mes gardes et que je lui ai jamais donné mes vraies prénoms, il sait quand même à quoi je ressemble... » Tu pleurniches doucement. Après tout, tu n'as que vingt ans, tu n'es encore qu'une jeune adulte. « J'ai visé trop haut cette fois... » Tu portes de nouveau la bouteille à tes lèvres et tu bois de nouveau. L'alcool aidant à te calmer, tu te sens un peu mieux et tes larmes se tarissent peu à peu. « Désolé, j'suis ridicule et nulle là. » Tu lui tends le litre de whiskey pour qu'il se serve. De toute manière, il est déjà bien entamé, alors un peu plus ou un peu moins... Et étant donné l'état dans lequel il se trouvait, tu peux bien pleurer de tout ton soûl car tu n'es même pas certaine qu'il s'en souviendra demain. Tu le frappes gentiment à la tête en murmurant : « Et toi, ta gueule, dis pas de conneries. » Voyant son air ahuri, tu déclares : « Dis pas que tu mérites pas Ellie. T'es quelqu'un de bien, sombre crétin, et sans toi, je serai probablement morte, donc avant de dire de la merde, tu réfléchis d'accord ? Et puis, tu vis juste des moments pas évidents. Ça ira mieux dans quelques semaines. J'en suis certaine. » Bon, en réalité, tu n'en sais rien, tu te contentes de supposer.

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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Lun 2 Juin - 16:48

Alexis C. Islington ∞ E. Jeff Blevins
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Depuis quelques mois, tu es devenu le roi des sautes d’humeur. Pendant quelques heures, tu peux être submergé par la tristesse, déprimer au fond d’une bouteille de pur-feu et souhaiter disparaître pour de bon. Tu restes silencieux, seul, et coupes la télévision. Tes mains tremblent parce qu’elles rêvent d’exécuter ce que ta tête refuse d’accepter. Elles n’ont qu’une envie, se saisir de ta baguette et la pointer sur ton crâne. Il t’est arrivé de le faire, mais c’est là que tout se complique. Ton esprit se rebelle, se vide et t’empêche de formuler un quelconque sort. Tes lèvres restent scellées et ta cervelle s’emplit de brouillard. Il n’est pas rare dans ses moments que tu te mettes en colère. Cela dépend, soit à cause de ton manque de détermination à en finir, soit parce que tu as ne serait-ce que songer à le faire. Tu ne peux pas. Tu ne peux pas en terminer. Pas maintenant du moins. Tu sais que tu as une revanche à prendre, que quelqu’un doit payer pour la mort de Liam. Quelqu’un ou quelques-uns. Tu ne peux pas t’en aller avant d’avoir essayé de les entraîner avec toi dans les tréfonds de la Terre. Mais ce n’est pas tout. Lorsque ta colère s’apaise enfin, tu te rends compte que certaines personnes comptent sur toi. Eleanor, bien sûr, et sa sœur Mathilda. Ace. Et Alexis. Tu as très bien senti que sous ses paroles, elle cachait un mal bien plus grand. Tu as sentis son sarcasme presque tût sous un sanglot. Aussi, tu ne t’étonnes pas alors qu’elle s’effondre sur toi. Instantanément, le peu de rage qui te reste s’envole et tu n’as qu’une envie. La réconforter. Tu ne sais toujours pas ce qu’il t’a pris la nuit où tu l’as sauvée de ce mangemort, pourquoi au lieu de te cacher comme à ton habitude tu es monté sur ton cheval blanc et sorti ton épée. A cet instant tu as eu une irrémédiable envie de la protéger et cela n’a pas changé avec le temps. Tu es là pour elle, quoi qu’il arrive. Peut-être parce qu’elle a été la petite-amie d’Ace à un moment, que tu sais qu’ils sont restés bon amis et que tu es comme investi du devoir de l’aider vu qu’il en est incapable. Peut-être. Ou peut-être pas. Cela n’a plus d’importance au jour d’aujourd’hui. Tu sais simplement que ton rôle est de veiller sur elle. Même si récemment cela a plutôt été le contraire. Tu ne relâches pas le bloc de glace de sa tempe et caresses ses cheveux de ton autre main afin de la calmer. Tu sais ce qui pourrait apaiser sa douleur physique, tu connais les parfaites formules, tu sais quelle potion utiliser, mais tu es incapable de faire quoi que ce soit. Tu n’es pas en état. Pour l’instant tes mains sont fermes et stables mais tu sais que d’ici quelques minutes elles vont à nouveau être secouées de tremblements. Parce que tu as besoin de boire, de fumer, de te droguer. Tu es entré dans un sale cercle vicieux depuis juillet. Plus les jours passent, plus tu deviens un déchet mais tu es incapable de t’arrêter. Pas pour ta propre santé du moins. Te voir incapable d’aider Alexis d’avantage te fait comme un pincement au cœur. Peut-être que si tu étais plus à-même de l’aider, cela ne serait pas arrivé. Si quand elle a des soucis au lieu de te trouver ou ivre ou défoncé elle rencontrait un Jeff capable d’agir, peut-être ne serait-elle pas là ce soir, à pleurer dans tes bras avec un hématome en train de se former sur sa tempe. Peut-être. « Il a tout compris, il m'a frappé... Il allait me tuer Jeff... J'ai tellement eu peur... Pire que la dernière fois, je te jure... » A ces mots tu te débarrasses de la poche de glace qui de toute manière est devenue à moitié liquide et la prend dans tes bras. Tu la sens trembler. Presque plus que cette nuit-là où tu l’as trouvée au détour d’une rue. Il reste silencieux de peur de ne pas trouver les mots justes, de ne la chambouler que d’avantage au lieu de la calmer. Au lieu de poser les questions qui commencent à se chambouler dans ton crâne embrumé tu frottes légèrement son bras dans l’espoir de la réconforter, de la réchauffer. Il te semble bien avoir lu quelque part que la chaleur pouvait être un moyen de chasser la peur. Ou peut-être te l’imagines-tu. Tu ne sais plus trop ce qui est réel et ce qui ne l’est pas ces temps-ci. Dans quel livre as-tu pu dénicher ça ? Certainement pas un livre sorcier. Ce devait être un de ses manuels de médecine alternative que ta mère passait son temps à lire quand tu étais gosse. A moins qu’elle ne te l’ai dit un jour où tu as été effrayé et qu’elle essayait de te réconforter. Ce qui paraît fort peu probable dans la mesure où tu ne quittais presque jamais la maison. Pourtant tu en es presque certain. La chaleur aide. Perdu dans tes pensées tu ne l’écoutes que d’une oreille. Tu entends ce qu’elle dit, tu sens presque les mots résonner dans ton crâne, mais tu ne les enregistres pas. Tu secoues la tête. Bordel Jeff ! Concentres-toi ! Elle a besoin de toi. C’est à ce moment que tu réalises qu’elle a une bouteille dans les mains. Ce n’est pas bon. Ce n’est pas bon du tout. Tu te dis qu’il vaut mieux que tu lui prennes la boisson des mains. C’est comme si elle lisait dans tes pensées. Elle se relève et te donne le whisky. Tu devrais reposer la bouteille. Vous devriez l’éloigner et aller marcher. Non, aucune chance qu’elle veuille sortir, pas après ce qui vient de se passer. Vous devriez, vous devriez… faire autre chose. Tu as le goulot contre tes lèvres et le liquide qui te déchire la trachée avant même de t’en rendre compte. Tu ne peux pas te mentir même si tu le voulais. Tu es un putain d’alcoolique. Tu sais ce qui serait pour le mieux, tu sais que boire n’est pas ce qui va vous aider ce soir. Pourtant, c’est ce que vous allez faire. Tu bois une nouvelle gorgée et es sorti une fois de plus de tes pensées par ton amie. Tes sourcils se lèvent, ne comprenant pas ce qui lui prend. « Dis pas que tu mérites pas Ellie. T'es quelqu'un de bien, sombre crétin, et sans toi, je serai probablement morte, donc avant de dire de la merde, tu réfléchis d'accord ? Et puis, tu vis juste des moments pas évidents. Ça ira mieux dans quelques semaines. J'en suis certaine. »

Monsieur saute-d’humeur est de retour. Tu es soudainement partagé entre l’envie de rire, de pleurer ou de t’énerver. Au lieu de cela, tu choisis encore la solution de facilité. Tu bois. Une gorgée, deux gorgées, trois gorgées. Tu es en train de t’écœurer et l’envie de gerber qui te saisissais l’estomac quelques minutes plus tôt revient à une vitesse éclair pourtant tu continues. Jusqu’à qu’elle t’arrache la bouteille des lèvres. Tu ne protestes pas. Elle a raison de t’empêcher de te noyer dans l’alcool. Quelques secondes de plus et le résultat n’aurait pas été beau à voir. Les restes de Liam à coté auraient ressemblés à la Vénus de Milo. « Tu ne sais pas ok. Tu ne sais pas si je la mérite ou pas. Le mec qui t’a sauvé n’existe plus ok ? Ils l’ont bousillé. Ces saletés de mangemorts l’ont détruit. Il reviendra pas. Je suis plus du genre à sauver une demoiselle en détresse au coin d’une rue. Je suis celui qui sera en train de vomir ses tripes quelques rues plus loin sans aucune raison. Ça n’ira jamais mieux. Je n’irai jamais mieux. Et je ne la mérite pas. » Tu te saisis de la bouteille que tu as terminé avant qu’elle ne débarque et la balance contre le mur en face de toi. La colère, c’est donc la colère. Tu sais que tu n’as pas le droit de t’énerver contre elle, qu’elle essaie juste de te réconforter. Tu sais qu’en plus de cela, elle est celle qui a manqué d’y passer ce soir. Que tu devrais être sympa. Tu sais ce que tu dois faire, ce que tu dois dire, mais tu décides de pousser cela dans un coin de ta tête, de continuer sur ta lancée. « Tu crois que tu arriveras à oublier toi ? Tu crois sérieusement qu’un jour tu seras à nouveau normale ? Que t’arrêteras de te taper des mangemorts pour avoir des informations ? Peut-être que tu seras plus forte que moi ou peut-être pas. Cet enfoiré que j’ai tabassé, il te hantera toute ta vie que tu le veuilles ou non. Tu te sentiras toujours souillée que tu le veuilles ou non. Pas plus que tu oublieras ce qui t’es arrivé ce soir. Pourtant je suis prêt à parier que d’ici quelques mois tu seras à nouveau avec un de ces salopards. Parce que c’est comme ça qu’on gère ce qu’il nous est arrivé. Toi c’est en te tapant des enfoirés, moi c’est en me défonçant la tronche et en brisant tout ce qui me passe sous la main. Tout. Que ce soit des objets ou des personnes. » Tu ne sais pas ce que tu racontes, tu ne te rends pas compte de la portée de tes paroles. Tout ce que tu sais c’est que tes mains tremblent. Tu cherches à nouveau la bouteille et la voit à côté d’elle. Tu n’en as pas la force. Au lieu de cela tu te saisis de tes clopes et transplanes sur le toit oubliant que tu étais en train de parler. Oubliant même ta crainte d’être désartibulé.

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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Jeu 26 Juin - 9:01

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Tu es tellement en colère contre toi même que si tu le pouvais, tu t'autogiflerais. Mais tu te retiens. De un, parce que tu as mal aux bras, et le fait de les lever te fait trop souffrir pour que tu oses bouger le petit doigt. De deux, ça ne résoudrait rien. Enfin, si, peut-être que tu comprendrais enfin que tu mets ta vie en danger à chaque pas que tu fais dehors. Pourtant, inlassablement, tu continues. Tu joues avec le feu, tu marches sur le fil du rasoir, tu frôles la mort et les ennuis chaque jour que Dieu fait. Pourquoi ? Pourquoi se donner tant de peine ? Pourquoi se donner tant de mal ? Parce que l'idéal que tu poursuis en vaut la chandelle. Tu détestes ce que tu es devenue, tu détestes ce que tu fais, tu détestes la personne que tu croises dans le reflet du miroir, mais en même temps, elle te permet de tenir le choc. Il faut l'avouer, la vie est dure. Certes, tu as plus de chances que certains de tes amis. Plus de chances que Jeff. Max n'est pas mort. Tu frissonnes rien qu'en y pensant. Tu imagines ton petit frère six pieds sous terre, enfermé dans un cercueil abominable, bientôt dévoré par les mites. Une envie de vomir te tords les boyaux, et un goût de bile monte à ta gorge. Ton frère, c'est ta vie. Ton frère, c'est la raison pour laquelle tu te bats autant. Tes idées morbides t'enfoncent encore un peu plus dans ton désespoir. Tu es triste, tu penses à Jeff, il va mal. Toi aussi. Vous vous complétez, vous êtes nuls, vous êtes pitoyables, vous êtes ridicules. Vous êtes saouls. Et passablement énervés. Toi, on peut comprendre pourquoi. Tu viens de te faire battre, presque à mort. Mais tu ne comprends pas pourquoi Jeff est en colère. Le décès de son frère est encore trop présent, l'absence d'Ellie trop oppressante, sans doute. Mais pour le moment, tu ne penses plus à rien, puisqu'il te prend dans ses bras, et tu t'accroches à sa chemise comme à une bouée de sauvetage, tandis que tu mouilles ses vêtements de tes larmes. Pour autant, il ne te repousse pas, et tu l'en remercies. S'il te lâchait, tu t'écroulerais, et tu le sais fort bien. Tu trembles tellement que tu ne tiendrais pas sur tes frêles jambes. Pleurer te fait du bien, autant que ça te fait du mal. Tes halètements soulèvent ta poitrine et accentuent la douleur causée par le mangemort. Jeff te frictionne, et tu commences légèrement à te sentir mieux. Il te lâche, il boit, tu t'écroules sur le fauteuil lamentablement. Tu fermes les yeux, tu ne veux plus rien voir, tu ne veux plus rien sentir, tu ne veux plus rien entendre. Tu veux juste oublier. Tout oublier. Retourner en arrière. Vivre dans l'insouciance. « Tu ne sais pas ok. »  Tu ouvres un œil doucement, tu le dévisages. Tu as déjà l'esprit embrumé et tu ne sais même plus trop de quoi il parle. « Tu ne sais pas si je la mérite ou pas. Le mec qui t’a sauvé n’existe plus ok ? Ils l’ont bousillé. Ces saletés de mangemorts l’ont détruit. Il reviendra pas. Je suis plus du genre à sauver une demoiselle en détresse au coin d’une rue. Je suis celui qui sera en train de vomir ses tripes quelques rues plus loin sans aucune raison. Ça n’ira jamais mieux. Je n’irai jamais mieux. Et je ne la mérite pas. »  Il rattrape la bouteille, et la lance contre un mur. « PUTAIN BLEVINS ! Qui nettoie après, espèce d'enfoiré! C'est BIBI ! »  Tu ne te rends pas compte de ce que tu dis. Tu es pas contente. Depuis le temps que tu viens ici, tu t'occupes pas mal de son ménage, de son linge, de sa vaisselle, parce que tu es une fille trop cool (sisi). ALORS oui, les petits caprices de Monsieur, ça t'énerve. Surtout qu'à la base, tu te rendais chez lui pour te faire plaindre, pour te faire soigner, pour qu'il te console. Au lieu de ça, tu te fais engueuler parce que tu dis ce que tu penses. Il se dénigre, il dit n'importe quoi. Ça te refroidit presque instantanément.

Tu te redresses doucement. Tu le fixes soudainement, cherchant quelque chose à lui répondre. Mais tu ne trouves pas. Il est con. Il est con. Il est con. Tu le détestes lorsqu'il est comme ça. Vas-y, monsieur est de mauvais poil, monsieur veut vider son sac, monsieur tient à te dire tes quatre vérités, et ça blesse. Ça te blesse réellement. « Tu crois que tu arriveras à oublier toi ? Tu crois sérieusement qu’un jour tu seras à nouveau normale ? Que t’arrêteras de te taper des mangemorts pour avoir des informations ? Peut-être que tu seras plus forte que moi ou peut-être pas. Cet enfoiré que j’ai tabassé, il te hantera toute ta vie que tu le veuilles ou non. Tu te sentiras toujours souillée que tu le veuilles ou non. Pas plus que tu oublieras ce qui t’es arrivé ce soir. Pourtant je suis prêt à parier que d’ici quelques mois tu seras à nouveau avec un de ces salopards. Parce que c’est comme ça qu’on gère ce qu’il nous est arrivé. Toi c’est en te tapant des enfoirés, moi c’est en me défonçant la tronche et en brisant tout ce qui me passe sous la main. Tout. Que ce soit des objets ou des personnes. »  Tu es vexée, tu as mal, tu sens les larmes te monter aux yeux, mais tu les retiens. Tu ne lui feras pas le plaisir de lui montrer à quel point il a raison. Enfin, en ce qui te concerne. Parce qu'en ce qui le concerne lui, il dit vraiment n'importe quoi. Tu te lèves, tu veux répliquer, mais il disparaît soudainement. Tu bouillonnes, tu vas le taper. Tu vas le taper jusqu'à ce qu'il pleure à son tour. C'est ton ami, mais il t'insupporte. Tu n'en peux plus de lui et de ses accès de colère. Il est bipolaire, tu le sais, mais l'alcool te fait penser n'importe quoi. Tu sais où il est. Tu le connais mieux que personne. Enfin, pas mieux qu'Ellie et Aemon, mais sans doute mieux que n'importe qui d'autres à Londres. Tu ne transplannes pas. Te faire attendre, ça va lui remettre les idées en place. Enfin, tu l'espères. Et puis, toi, tu n'es pas folle. Tu ne veux pas finir désartibuler. Tu ne veux pas qu'on retrouve une partie de ton corps de l'autre côté de la Tamise. Tu flanques la porte de son appartement avec une telle force que tu brises la serrure. Tu donnes un bon coup de pied dedans, et elle cède soudainement. Tu es énervée. Tu ne pensais pas que tu avais autant de force en toi. Mais tu t'en fous pour le moment. Peu importe qu'on vienne cambrioler ce petit con. Il l'aurait mérité. Tu prends les escaliers qui mènent aux toits, et tu le vois, debout face au vent, encore en train de fumer ses putains de cigarettes qui finiront probablement par le tuer, s'il ne meurt pas d'un coma éthylique avant. Attention, ça va chier. Tu t'avances vers lui, furieuse, lui attrapes l'épaule et sans qu'il n'y soit préparé, tu lui donnes un coup de poing en pleine poire. Il va répliquer, tu le sais. Et c'est ce que tu cherches. Tu veux qu'il réagisse. Tu veux de nouveau sentir de la douleur sur ton corps. Tu veux te sentir en vie. Tu hurles : « MAIS MOI ESPÈCE DE CON, SI J'AVAIS UN MEC QUI M'AIME AUTANT QU'ELLIE T'AIME ET QUE TU L'AIMES, J’ARRÊTERAIS DE FAIRE MON MALHEUREUX ET JE PROFITERAI DE L'AMOUR QU'ON ME DONNE ! »  De vulgaires larmes coulent sur tes jours. Tu n'as jamais connu le grand amour. Jamais. Tu ne sais pas ce que c'est. Et Jeff, lui, il le gâche. « Tu as tout pour être heureux ! TOUT ! Et toi, tu gâches tout ! T'es qu'un abruti sans cervelle, tu ne penses qu'à toi. »  Tu lui craches ensuite à la figure : « ET EN PLUS, t'es qu'un putain de menteur ! Tu dis que tu n'es plus capable de me sauver, mais regarde-toi ! Il y a encore cinq minutes tu voulais retrouver celui qui m'a fait du mal ! T'as peut-être changé Jeff, tout comme moi, mais tu es toujours celui que tu as été. Au fond. PEU IMPORTE ce que tu penses de toi-même ! Moi je sais que tu seras toujours là, et j'en ai rien à foutre de ce que tu penses ! »  Tu te tais soudainement. Tu es fatiguée. Tu t'appuies contre le muret et tu regardes Jeff droit dans les yeux. C'est bien la première fois que vous vous disputez. Du moins, aussi violemment. Tu te souviens de ses mots. Est-ce qu'un jour tu pourras être de nouveau normale ? Bien entendu que non. Tu as accepté l'idée de ne plus l'être lorsque Jeff t'a sauvé des griffes du putain de Mangemort. Ses mots te reviennent à la figure comme un boulet de canon. Tu te revois dans cette ruelle sombre, tu sens ses mains sur ton corps, ses doigts touchant chaque parcelle de ta peau, tu ressens de nouveau la peur, l'angoisse, la douleur. La délivrance lorsque Jeff t'a sauvé. Tu pleures. Toutes les larmes de ton corps, tu t'écroules par terre. Tu ramènes tes jambes contre ta poitrine, tu te recroquevilles sur toi-même. « Bien sûr que non. Jamais je n'oublierai. Et je ne veux pas oublier. Je ne veux pas redevenir normale. Je veux que les choses changent. Et si on veut que les choses changent, il faut bien se bouger ! Il y a des gens qui meurent tous les jours, et si pour que Voldemort soit défait je dois mourir alors QU'ON PRENNE MA VIE TOUT DE SUITE ! »  Tu cries, tu hurles, tu en as marre de cette vie. Tu n'en comprends plus vraiment le sens, mais tu continues. Tu as un objectif. Protéger les générations futures. Protéger Max. Protéger Dalia. Ce ne sont encore que des enfants qu'on jettera bientôt dans l'enfer de la guerre. Tu veux qu'ils vivent dans un monde meilleur. Tu veux tout cela. « ALORS OUI ! JE CONTINUERAI A ME TAPER DES MANGEMORTS, et j'en AI RIEN A BRANLER ! JE FAIS CE QUE JE VEUX DE MON CORPS, ET SI CE QUE JE FAIS PEUT FAIRE AVANCER UN TANT SOIT PEU LES CHOSES, ALORS TANT MIEUX ! »  Tu le regardes attentivement en reprenant, à voix basse : « Comment tu peux me juger ? Comment tu peux croire que tu sais ce que je ressens ? Tu sauras jamais ce que c'est d'être une femme. Tu ne sais pas ce que c'est d'être faible. Tu sauras jamais ce qu'on ressent lorsqu'on veut prendre ton corps de force. Nous autres, on ne peut compter sur la force pour se battre. On doit trouver d'autres moyens. Alors ouais, sans toi, je serais morte. Parce qu'il m'aurait fait m'aurait tué de l'intérieur. Tu m'as sauvé, et j'en ai rien à foutre que tu ne crois plus en toi. Moi, je crois toujours en toi, et si je devais remettre ma vie entre tes mains, je n'hésiterai pas une seule seconde. Tu te trompes Jeff. T'es pas ce que tu dis. » Tu reprends doucement ton souffle. Tu trembles toujours, mais ça va mieux. Il fait froid. Mais tu étais tellement énervée contre lui que tu n'as pas pensé à prendre une veste en sortant. Tu sors ta baguette et jettes un accio. Quelques secondes plus tard, une nouvelle bouteille de Whiskey Pur Feu arrive dans tes mains. Sans plus attendre, tu la débouchonnes et en bois une longue gorgée d'un seul coup. Ta tête te tourne aussitôt, ta gorge te brûle, et tu te sens en vie. « Qu'est-ce que c'est dégueulasse, comment tu peux boire ça tous les jours, espèce de loque humaine. » Tu es bourrée, tu ne te rends plus compte de ce que tu dis. Et tant pis.

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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Sam 28 Juin - 15:39

Alexis C. Islington ∞ E. Jeff Blevins
What's wrong with us ?
La pression se relâche d’un seul coup et tu gardes tes paupières baissées quelques instants. Tu te trouves vraiment con. Comme d’ordinaire, lorsque tu as forcé sur la boisson tu agis sans réfléchir, tu fais des conneries. Tu transplanes alors que tu n’es pas en état. Le transplanage en état d’ivresse c’est un peu comme la conduite chez les moldus. Il ne faut pas se déplacer lorsque l’on n’a pas les moyens de tout contrôler. Tu bouges légèrement tes bras et tes jambes. Le vent froid te fouette le visage, un frisson te parcoure l’échine. Aussi surprenant que cela puisse paraître, tu es en seul morceau. Tu n’as pas laissé de doigt ou d’oreille derrière toi. Enfin tu ouvres les yeux et laisses ton regard errer sur le quartier moldu de Londres. Quand tu n’es pas trop torché, tu réussis à apercevoir la grande roue au loin sur les quais. Ce soir ça n’est pas le cas, tu ne vois qu’un amas de lumières et de couleur qui te font plisser les paupières. Tu sors une première cigarette de ton paquet et la tapotes doucement, le temps de prendre une décision d’ordre capitale. Rester debout ou s’asseoir. Tu préfères amplement être immobile lorsque tu t’en grilles une, te mettre sur le bord de l’immeuble et laisser tes jambes pendre dans le vide. Peut-être es-tu traversé par l’espoir que quelqu’un, un jour, arrivera derrière-toi et te fera la faveur de te pousser. Mais là, tes jambes fourmillent, tu te surprends à faire quelques pas. Tu es frustré, la colère est là, à la surface et il te faut deux bonnes minutes pour rassembler tes esprits et te rappeler de ce qu’il vient de se passer. Il ne te faut que deux secondes pour porter la cigarette à tes lèvres et l’allumer. Tu prends ta première bouffée et as l’horrible sensation de respirer à nouveau, de clarifier tes idées, de transformer la rage en désespoir. Une fois de plus. Tu repousses Eleanor et Liam dans un coin de ta tête, tu ne veux pas penser à eux, ce qu’ils diraient s’ils te voyaient comme ça. Ou auraient dit. Tu détestes ces gens qui te font la morale, qui essaient de te convaincre que tu es toujours le gentil Jeff, l’adorable sorcier qui vole sur son balai blanc pour aider les autres. Tu n’es plus cet homme, ou cet homme n’est plus toi. Peu importe le sens dans lequel cela fonctionne. Tu es mort, bousillé, constamment en train de te lamenter ou de pousser des jurons. En train de pleurer ou de détruire la première chose que tu as à portée de main. Au moins ici tu es seul. Tu ne touches à rien. Et lorsque tu fumes, spécialement bourré, tu oublies. Tu oublies pendant six minutes que ta vie est misérable, que tu es une loque, que tu n’apportes rien de bon chez les autres. D’un geste maladroit tu fais tomber ta cigarette sur le sol. Tu envisages brièvement de te baisser, mais sais que ta motricité est plus que réduite. Au lieu de cela tu en rallumes une autre. Tu poses ton pied sur le bord de l’immeuble, et te penches légèrement. Le vent te pousses vers l’avant et tu n’as qu’une envie, te laisser emporter. Mais comme d’habitude tu n’en as pas le courage. Ou peut-être n’es-tu pas assez lâche. Tout dépend de l’état dans lequel tu te trouves. Ce soir tu te sentirais prêt à sauter le pas, parce que l’idée de fermer tes yeux à jamais te semble plus agréable que de devoir redescendre et affronter Lexi. Tu as été immonde. Tu le sais. Pourtant tu n’arrives pas être désolé. Tu ne te rappelles même plus de ce que tu lui as balancé à la tronche, tu sais simplement que t’as été un vrai connard. Comme avec tous les autres. Il faut dire qu’elle t’a énervé à parler d’Eleanor comme si elle la connaissait. A parler du futur comme si elle savait ce qui allait se passer. Personne ne le sait, pas même face de serpent. Sinon vous n’auriez pas autant d’infiltrés dans ses rangs. Pendant longtemps tu as eu cette idée que tout irait mieux dans les années à venir, que le monde magique redeviendrait celui qui existait avant la renaissance de Vous-Savez-Qui. Aujourd’hui tu as retrouvé la raison. Ce jour n’arrivera pas et il faut être sacrément naïf pour le croire. Ces gens pleins d’espoirs vains, ça te met en rogne. Ça te rappelle Liam et ses grands discours. C’est clair que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. On voit où ça l’a mené. Certaines fois tu te demandes pourquoi tu veux te battre avec tant de détermination alors que tu sais ta cause vouée à l’échec. C’est débile. Tu es débile. Vous êtes tous des imbéciles. Tu portes le mégot à tes lèvres et tires une nouvelle bouffée en secouant ta tête. Putain, mais pourquoi vous prenez la peine de vivre dans ce monde de merde. Ouais, tu sauterais bien, là maintenant. Le stupide optimisme de Lexi t’a achevé. Il t’a fait réaliser à quel point tu es au bout du rouleau. Tu regardes à nouveau dans le vide. Avec les bouquins que tu as étudié, les recherches que tu as menées tu sais que le résultat serait carrément dégueu. Il n’y a que peu de chances que tu te rates, mais si ça arrive tu souffrirais un mal de chien. Dans le meilleur des cas, ta cervelle exploserait contre le bitume et éclabousserait contre les passants. Ton corps s’écartèlerait. Tu ne peux enlever cette image de ton crâne. Et celle de tes parents. Deux fils, deux morts, deux défigurés. Tu sais que tu ne le feras pas. Que tu ne quitteras pas la terre ferme. A cause d’eux et des autres. Quittes à crever autant faire une mission suicide et pas te jeter du haut de ton immeuble. Ainsi ils penseront à toi comme d’un idéaliste et n’auront pas la sensation qu’ils auraient pu faire quelque chose pour te sauver. Tu te redresses et décides de t’éloigner, et comme pour t’aider dans ton action on te tire sur l’épaule. Tu te retournes. Tu as mal.

« PUTAIN MAIS QU’EST-CE QUI TE PREND ! » En plein dans le nez. Instantanément tu as les larmes qui te montent aux yeux. Non pas à cause de la douleur –certes elle ne t’a pas raté et tu portes immédiatement tes doigts sur ton arrête pour vérifier qu’il n’y a rien de casser, mais ce qui te fait presque pleurer est le simple fait que les glandes lacrymales sont directement reliées aux nerfs nasaux. Il fait trop noir pour que tu t’en assures, mais tu crois sentir quelques gouttes humides dans ta paume. Ou c’est tout simplement dans ta tête. Tu as certaines fois des tendances hypocondriaques quand tu n’es pas tout à fait sobre. Putain, mais quelle conne ! Tu ne l’as peut-être pas tout à fait volé, mais un coup de poing ? Elle aurait pu te mettre une gifle, ça aurait été une leçon suffisante. Tu as eu la brusque envie de répliquer, mais tu t’es retenu. D’une tu ne frappes pas les femmes –sauf cette pétasse de Nimhoé, mais ça c’est différent- et d’autres part c’est Lexi. Elle a beau te taper sur le système, là tout de suite, tu ne peux pas lui faire volontairement du mal. « MAIS MOI ESPÈCE DE CON, SI J'AVAIS UN MEC QUI M'AIME AUTANT QU'ELLIE T'AIME ET QUE TU L'AIMES, J’ARRÊTERAIS DE FAIRE MON MALHEUREUX ET JE PROFITERAI DE L'AMOUR QU'ON ME DONNE ! » C’est ça le problème. Ellie aime le Jefferson qu’elle a toujours connu. Elle aime Erbin, le gentil gallois qui préfère utiliser ses mots que ses poings pour se défendre. Est-ce que toi tu l’aimes toujours ? Est-ce que tu es toujours fou d’elle comme au premier jour ? Probablement. Tu réfléchis à cette hypothèse de l’immeuble en feu. Tous tes proches bloqués, l’opportunité de ne sauver que l’un d’eux. Aemon, tes parents, Aleks… Lexi. C’est moche à dire mais c’est Eleanor que tu rescaperais. Même si tu mets Matilda dans le lot. Est-ce que c’est de l’amour pour autant ? Le grand amour ? Non c’est tout simplement de l’égoïsme. Et elle ? Que ferait-elle ? Tu lui dirais de sauver Matilda mais est-ce qu’elle t’écouterait ? Quelle option serait vraiment une preuve d’amour ? Est-ce que sa décision changerait si elle te voyait au jour d’aujourd’hui ? Tu es complètement paumé et décide de t’en griller une autre. Tu crèveras bien avant de choper un cancer de toute manière, alors autant te faire plaisir. « Tu as tout pour être heureux ! TOUT ! Et toi, tu gâches tout ! T'es qu'un abruti sans cervelle, tu ne penses qu'à toi. ET EN PLUS, t'es qu'un putain de menteur ! Tu dis que tu n'es plus capable de me sauver, mais regarde-toi ! Il y a encore cinq minutes tu voulais retrouver celui qui m'a fait du mal ! T'as peut-être changé Jeff, tout comme moi, mais tu es toujours celui que tu as été. Au fond. PEU IMPORTE ce que tu penses de toi-même ! Moi je sais que tu seras toujours là, et j'en ai rien à foutre de ce que tu penses ! » Non mais elle est sérieuse là ? Tout pour être heureux ? Ton frère est mort. Enterré. Bousillé. Il était ton putain de pillier et ton guide. Il t’a conseillé toute au long de ton existence. A Poudlard, en dehors du château. C’est grâce à lui que tu as été aussi heureux dans le passé. Il a été la cause de ton bonheur depuis que tu es gosse et maintenant il est parti. D’où tu peux être heureux ? Tu le remets dans l’immeuble en feu, à côté d’Eleanor et tu es incapable de dire qui est-ce que tu sauveras cette fois-ci. Parce que tu sais à quel point ça fait mal de ne plus avoir Liam dans ta vie. Tu sais à quel point ton existence s’est vidée de sens depuis qu’il est mort et si tu avais une occasion de changer cela, tu le ferais. Et puis elle te saoule à croire en toi. Ouais tu voulais aller péter la gueule du connard qui l’a frappée, mais ça ne prouve pas que tu es un mec bien. Loin de là. Dans le passé, tu te serais contenté de lui faire la morale ou de trouver un moyen de lui faire regretter son geste, aujourd’hui tu as juste envie de te défouler. Pas pour combler un sentiment de justice, non. Simplement pour le plaisir de lui faire mal et de le voir souffrir. Néanmoins tu te tais et te contentes de regarde Lexi dans les yeux. Elle doit voir que tu es toujours en colère, que tu as envie de lui crier dessus. Mais quelque chose te retient. T’as vraiment été dégeulasse avec elle. « Bien sûr que non. Jamais je n'oublierai. Et je ne veux pas oublier. Je ne veux pas redevenir normale. Je veux que les choses changent. Et si on veut que les choses changent, il faut bien se bouger ! Il y a des gens qui meurent tous les jours, et si pour que Voldemort soit défait je dois mourir alors QU'ON PRENNE MA VIE TOUT DE SUITE ! ALORS OUI ! JE CONTINUERAI A ME TAPER DES MANGEMORTS, et j'en AI RIEN A BRANLER ! JE FAIS CE QUE JE VEUX DE MON CORPS, ET SI CE QUE JE FAIS PEUT FAIRE AVANCER UN TANT SOIT PEU LES CHOSES, ALORS TANT MIEUX ! » Tu lèves un sourcil. C’est bien là le problème. Elle est pleine d’espoir. Tu te demandes comme c’est possible après ce qu’elle a vécu. Tu ne dis pas être la voix de la raison, mais tu sais que même si face de serpent crève, ça ne changera pas grand-chose en soit. Carrow, MacNair, Harper-Rhodes. L’un de ces abrutis prendra certainement sa suite et sera peut-être même plus despotique que le mage noir. Tu ne comprends pas comment elle peut supporter le contact avec ces enfoirés. Toi rien qu’à voir leur marque tu as envie de leur cracher à la gueule. « Comment tu peux me juger ? Comment tu peux croire que tu sais ce que je ressens ? Tu sauras jamais ce que c'est d'être une femme. Tu ne sais pas ce que c'est d'être faible. Tu sauras jamais ce qu'on ressent lorsqu'on veut prendre ton corps de force. Nous autres, on ne peut compter sur la force pour se battre. On doit trouver d'autres moyens. Alors ouais, sans toi, je serais morte. Parce qu'il m'aurait fait m'aurait tué de l'intérieur. Tu m'as sauvé, et j'en ai rien à foutre que tu ne crois plus en toi. Moi, je crois toujours en toi, et si je devais remettre ma vie entre tes mains, je n'hésiterai pas une seule seconde. Tu te trompes Jeff. T'es pas ce que tu dis. » Tu termines ta cigarette et la jettes au loin. Tu ne bouges pas. Te contente de la regarder. Tu sais que tu l’as blessée et c’est pour ça que malgré l’envie de la serrer dans tes bras, de la réconforter, tu ne fais rien. Ça te tue de la voir comme ça, faible. Et puis tu es toujours énervé contre elle aussi. « D’où je te juges ? Je ne t’ai jamais jugée et je ne compte pas le faire. Est-ce que je t’ai dit que je te trouvais immonde pour te taper des enfoirés. Est-ce que je t’ai traitée de trainée ? Non je ne crois pas. Et juste pour info, ce n’est pas pour ne pas te froisser que je ne te dis pas ce genre de choses. C’est parce que je ne le pense pas. » Par réflexe, tu mets la main à ta poche et t’apprêtes à tirer une nouvelle clope. La quatrième en l’espace de peut-être vingt minutes. Tu te retiens et à la place tu vas t’asseoir à côté d’elle alors qu’elle boit sur une bouteille sortie du néant. « Qu'est-ce que c'est dégueulasse, comment tu peux boire ça tous les jours, espèce de loque humaine. »

Etre au grand air a permis à ton estomac de cesser ses soubresauts, aussi, sans hésiter tu lui prends l’alcool des mains et en avales de grosses gorgées. « Je crois que passé la dixième bouteille on commence à trouver ça bon. » Tu restes silencieux et laisses ta tête tomber contre le mur, tu te contentes de regarder le ciel qui te semble plus net que lorsque tu es arrivé. Tu es toujours agacé par sa foi stupide, mais tu n’as plus la force de la contredire et de lui montrer qu’elle a tort. T’es vidé de toutes tes forces, à un point tel que tu fermes tes paupières. « Tu sais je crois que je t’admire en fait. Pour avoir la force de te battre, pour rester un minimum optimiste. Tu dis qu’au fond je suis le même, mais je ne le pense pas. Ce n’est pas totalement négatif tu sais. Même si je suis devenu infréquentable, au moins j’ai ouvert les yeux. J’ai arrêté de croire que tout allait s’arranger comme par magie. Ouais bon, je ne crois pas que ça s’arrangera un jour en fait. Je crois qu’on aura beau se battre, les bâtards qui ont pourri nos vies pulluleront toujours. Un peu comme des zombies dans les films moldus tu vois. On aura beau les abattre, ils trouveront toujours un moyen de se multiplier. Je pense même que d’ici quelques siècles, les gens biens auront totalement disparus. Même si comme tu le dis j’aime Ellie et que par une opération du Saint-Esprit elle continue à aimer la loque que je suis devenue, jamais je ne pourrais lui faire d’enfants. C’est pas que je ne veux pas. Je rêverais qu’on ait une famille, une grande famille. Au moins cinq gosses. Mais pourquoi je voudrais leur faire ça ? Pourquoi est-ce que je voudrais créer la vie dans un monde aussi mauvais ? Ils auront bien plus de chances d’être malheureux que de trouver le bonheur et avec les tendances actuelles je pense qu’il y a bien 80% de chances que l’un d’eux soit tué avant d’avoir trente ans. Parce que bon, si on a des gosses, ils seront résistants. Et qui dit résistant, dit cible des mangemorts. » Tu t’arrêtes de parler quelques instants et tu rouvres tes yeux. La regarde. Tu ne sais pas pourquoi, mais tu passes ton bras autour de ses épaules. Tu bois à nouveau et lui tend la bouteille. « Je crois que je me suis égaré. Ce que je voulais dire c’est que tu es la nana super. Franchement je ne comprends pas pourquoi ni comment tu peux encore être mon amie, je ne vois pas ce que tu vois en moi. Ce que je sais c’est que tu n’es pas faible. T’es peut-être une femme mais t’as une force d’esprit bien supérieure à la mienne. Et une meilleure droite également» Tu lèves ton visage pour qu’il soit éclairé par la lumière lunaire. « Tu peux regarder si j’ai du sang sécher sous les narines ? Je crois que tu m’as pas raté... En fait t’as pas besoin de moi pour casser la gueule à ce connard, je suis certain que tu y arriveras comme une grande. Si tu veux je peux te casser les couilles à nouveau et on y va. Tu pourras le démolir à mains nues. Ça changera pas le monde, mais ça te ferait du bien.» Tu ne sais pas trop ce qui te pousse à l’inciter à la violence comme ça. Tu sais que ce n’est pas le moyen de régler vos problèmes mais tu sais également que ça vous ferait un bien fou de passer vos nerfs sur quelqu’un d’autre. Enfin ça c’est si vous avez la force de vous lever parce que pour l’instant même l’idée de redescendre dans ton appartement te semble insurmontable.


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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Lun 28 Juil - 8:26

Tu noies tes chagrins dans l'alcool ?
Méfie-toi, ils savent nager.
Jefferson & Alexis ∞ Jexi


C'est la première fois que tu t'énerves autant et que tu perds autant les pédales avec Jeff. Tu as toujours été quelqu'un de calme, très calme, trop calme peut-être. Il faut l'avouer, tu as cette fâcheuse habitude de toujours tout vouloir garder pour toi, de toute conserver à l'intérieur de ton petit cœur. Tu as toujours peur de dire ce que tu ressens vraiment, de peur de blesser les autres, et pire, de te blesser toi-même. Mais cette fois-ci, il pousse les bornes, il pousse le bouchon un peu trop loin, et ta colère est incomparable. Jamais tu n'as perdu autant le contrôle de toi-même. Au point de le frapper ? Tu es devenue cinglée ! Peut-être parce que tu es triste qu'il se considère comme une merde ? C'est bien probable. Tu as tellement eu foi en lui, en sa force titanesque émanant de ce si petit corps, de son réconfort incommensurable et de ses bras tendres, n'ayant aucune mauvaise intention néanmoins, ni aucune arrières pensée. Ce n'est pas comme cela, entre vous. Et même si pour lui, tu n'es qu'une simple amie, pour toi, il est comme ton héros. Il t'a sauvé la vie, et tu t'es juré de le suivre partout, pour lui rendre la pareille un de ses jours, pour lui sauver la vie à son tour. Et même si sans vraiment le savoir, tu l'as déjà un peu sauvé, en restant à ses côtés chaque jour, après la mort de son frère, en lui apportant un peu de chaleur humaine, et peu de réconfort, une présence féminine. Et peu importe qu'il soit d'accord ou non. Tu seras toujours là pour lui, même s'il ne veut pas de toi. Tu seras toujours là pour lui rappeler qu'il est quelqu'un de bien, même s'il croit désormais le contraire. Tu n'es pas le genre d'amie qui abandonne la partie lorsque cela devient compliqué. Au contraire, tu es quelqu'un de têtue, affreusement têtue, une tête de mule, un véritable dragon certes, mais néanmoins obstiné.

Tu regardes les larmes couler des yeux de ton ami avec une froide insensibilité, que tu ne te connais pas. Tu as toujours été celle qui prend soin des autres. Toujours. Pourtant, tu l'as frappé. Tu n'en reviens pas toi-même. Cela te paraît tellement irréaliste. Stupide. Bête. « PUTAIN MAIS QU’EST-CE QUI TE PREND ! » Tu cries soudainement : « QU'EST CE QUI ME PREND ? ABRUTI DE PREMIÈRE ! , ARRÊTE DE FAIRE TON ÉGOÏSTE ET PENSES UN PEU AUX AUTRES ! » Des perles salées ravagent tes joues rougies par le froid, la douleur, la crème. « QU'EST-CE QUE JE FERAIS SANS TOI, MOI ! » Oui, des deux, tu es sans doute la plus égocentrique à cet instant puisque tu ne penses qu'à toi, à ta petite souffrance si jamais il sortait de ta vie. C'est peut-être idiot de penser qu'il était ton attache à la réalité, mais pourtant, c'était bel et bien la vérité. C'est égoïste de lui dire qu'il a tout pour être heureux. Tu sais que c'est faux. Tu sais que tu dis des conneries. Parce que tu as mal, parce que tu as bu, parce que tu n'as pas réfléchi. Pourquoi faut-il que tu aies avalé ce liquide infâme qui embrouille l'esprit et qui rend amorphe et instable ? Pourquoi faut-il que tu lui sortes les mêmes discours moralisateurs ? Les mêmes discours emplis d'espoir et de bons sentiments ? Tu n'es qu'une idiote, une imbécile, une idéaliste. Mais tu n'y peux rien, tu es comme ça, rien ne te changera. Pas même les mains putrides des mangemorts avec qui tu couches. Ton esprit s'est endurci, ton corps est à leur merci, mais ton âme est barricadée, bien protégée. Jamais ils ne pourront l'altérer, jamais ils ne pourront y toucher. Du moins, tu tentes de t'en convaincre tous les jours. Mais alors que tu as l'esprit embrumé, tu sais que c'est faux. Qu'ils t'ont bousillé, qu'ils t'ont tué, qu'ils ont anéanti la jeune fille chaste, et pleine d'espoir que tu étais il y a encore quelques années. Mais malgré ça, l'espérance t'envahit. Ce n'est pas irréaliste. L'avenir n'est pas gravé dans le marbre. Il y a encore moyen, l'espoir n'est pas mort dans ton cœur, et tant que tu vivras, tu y croiras. C'est aussi simple que cela. Tu le regardes, il te regarde. Tu reprends ta respiration doucement. Tu ne sais plus où tu en es. Tu as dit tout ce que tu avais à dire, mais tu ne te sens pas mieux. « D’où je te juges ? Je ne t’ai jamais jugée et je ne compte pas le faire. Est-ce que je t’ai dit que je te trouvais immonde pour te taper des enfoirés. Est-ce que je t’ai traitée de trainée ? Non je ne crois pas. Et juste pour info, ce n’est pas pour ne pas te froisser que je ne te dis pas ce genre de choses. C’est parce que je ne le pense pas. » Tu fermes les yeux. « Pardon. Je dis n'importe quoi. » murmures-tu dans ton coin. C'est vrai qu'il ne t'a jamais jugé. Pourtant, il sait. Il est le seul parmi tes proches à savoir que tu donnes ton corps. Tu bois, tu trouves ça immonde, mais tu continues. Il te prend la bouteille des mains, s'assoit à côté de toi et te dit : « Je crois que passé la dixième bouteille on commence à trouver ça bon. » Tu demandes : « Où est le reste alors ? » Tu sors ta baguette, chuchotes un sortilège d'attraction, et soudainement, des dizaines de bouteilles, vides, pleines, d'alcool, de sodas, viennent à vous. Tu en attrapes une, tu ne fais même pas attention au contenu, tu bois. Cela t'arrache l’œsophage, cela te brûle la gorge, mais tu avales le reste jusqu'à la dernière goutte. Tu t'en fiches tellement, tu peux bien vomir devant lui, cela t'est égal. Cela ne sera pas la première fois qu'il te verra dans un état pitoyable, et cela ne sera certainement pas la dernière. « Tu sais je crois que je t’admire en fait. » Tu rouvres piètrement les yeux, tellement ça te surprend. Il t'admire là ? À cet instant ? Cela t'étonnerait beaucoup. « M'admirer ? Te fous pas de ma gueule. » tu ricanes doucement. Même le dire semble stupide. « Pour avoir la force de te battre, pour rester un minimum optimiste. » Tu comprends soudainement ce qu'il veut dire. Tu acquiesces, et tu ajoutes : « Si je ne le suis pas, si je ne me bats pas, qu'est-ce qu'il me reste alors ? Une vie pourrie, faite de mensonges ? » Tu es désolée que ta vie se résume à cela. Tu es tellement perdue. Parfois, tu as l'impression que ta mission nocturne auprès du camp adverse occupe toute ta vie. Puis, tu penses à Max. Et tu sais pourquoi Jeff est si mal. Tu t'imagines perdre le rayon de soleil de ton existence, et des idées suicidaires germent instantanément dans ton esprit. Tu n'aurais pas la force de continuer sans lui. Tu songes qu'Ellie et Aemon l'aident à tenir. Mais toi, qui as-tu à par lui ? À part Gia ? Tu as des amis, des connaissances, des gens qui t'apprécient, mais personne n'est aussi important que lui. Et la petite Dalia arrive toujours en seconde position. Tu veux les protéger, mais tu sais que sans eux, la lutte serait vaine, le combat inutile. « Tu dis qu’au fond je suis le même, mais je ne le pense pas. Ce n’est pas totalement négatif tu sais. Même si je suis devenu infréquentable, au moins j’ai ouvert les yeux. J’ai arrêté de croire que tout allait s’arranger comme par magie. Ouais bon, je ne crois pas que ça s’arrangera un jour en fait. Je crois qu’on aura beau se battre, les bâtards qui ont pourri nos vies pulluleront toujours. Un peu comme des zombies dans les films moldus tu vois. On aura beau les abattre, ils trouveront toujours un moyen de se multiplier. » Tu hoches la tête de droite à gauche, tu n'es pas d'accord. « Dis pas ça. Le monde n'est pas si pourri. Il restera toujours des gens biens. Je le sais, j'en suis sûr. » Mais il surenchérit aussitôt : « Je pense même que d’ici quelques siècles, les gens biens auront totalement disparus. » ALORS ÇA NON ! JAMAIS ! Tu as envie de hurler, de hurler qu'il ment. Tu ne peux te résoudre à penser cela. Tu ne te casses pas le cul à déshonorer tes croyances, ta religion, à abandonner ta morale, à prier tous les soirs la Sainte Vierge pour qu'elle te pardonne tes pêchés, tes fautes, tes absences de moralité, tes erreurs. « Même si comme tu le dis j’aime Ellie et que par une opération du Saint-Esprit elle continue à aimer la loque que je suis devenue, jamais je ne pourrais lui faire d’enfants. C’est pas que je ne veux pas. Je rêverais qu’on ait une famille, une grande famille. Au moins cinq gosses. Mais pourquoi je voudrais leur faire ça ? Pourquoi est-ce que je voudrais créer la vie dans un monde aussi mauvais ? Ils auront bien plus de chances d’être malheureux que de trouver le bonheur et avec les tendances actuelles je pense qu’il y a bien 80% de chances que l’un d’eux soit tué avant d’avoir trente ans. Parce que bon, si on a des gosses, ils seront résistants. Et qui dit résistant, dit cible des mangemorts. » Tu le scrutes soudainement, et tu sais qu'il a raison. Toi non plus, tu ne veux pas d'enfants. Jamais. Même si tu trouves l'homme de ta vie, jamais tu ne pourras accepter le fait qu'ils vivent dans ce monde cruel et sans pitié. Tu veux un monde bon pour eux alors jamais tu ne pourras leur imposer cela. Tu es déjà assez triste que Max connaisse cela. Même si son insouciance naturelle le garde assez éloigné de la cruauté qui subsiste dans les rues d'Angleterre. Tu frissonnes soudainement. Il s'arrête de parler, tu fermes les yeux alors qu'il te regarde. Tu sens son bras sur ton épaule et tu te colles à lui. Tu oublies le fait qu'il t'énerve, tu oublies que tu viens de le frapper, tu oublies tout, et tu te blottis contre lui, tandis qu'il te tend la bouteille. Mais tu la poses. Tu n'en peux plus. Ta tête tourne encore plus. Tu n'as plus la force de penser. « Je crois que je me suis égaré. Ce que je voulais dire c’est que tu es la nana super. » Tu ouvres un seul œil, et tu le scrutes doucement. Tu murmures : « Comme toi. Enfin, pas une nana, un mec. Un mec super. » Même si tu sais qu'il ne va pas te croire, parce que Môsieur n'a pas foi en lui. « Franchement je ne comprends pas pourquoi ni comment tu peux encore être mon amie, je ne vois pas ce que tu vois en moi. Ce que je sais c’est que tu n’es pas faible. T’es peut-être une femme mais t’as une force d’esprit bien supérieure à la mienne. Et une meilleure droite également. » Tu ne comprends pas non comment tu fais pour supporter un idiot pareil. Tu soupires et tu ouvres la bouche pour répliquer, mais il te devance, comme toujours : « Tu peux regarder si j’ai du sang sécher sous les narines ? Je crois que tu m’as pas raté... En fait t’as pas besoin de moi pour casser la gueule à ce connard, je suis certain que tu y arriveras comme une grande. Si tu veux je peux te casser les couilles à nouveau et on y va. Tu pourras le démolir à mains nues. Ça changera pas le monde, mais ça te ferait du bien.» Tu regardes, mais tu ne vois rien. « Je vois pas. » Tu admets. Tu attrapes ta baguette que tu avais balancé un peu plus loin en attrapant les bouteilles et murmures un lumos. Tu ris instantanément. Le sang a coulé un peu partout sur ses lèvres, sur son menton, laissant une traînée rougeâtre sur son visage. Tu demandes sincèrement comment il a fait pour ne pas le sentir ou le goûter plus tôt. C'est vraiment un abruti. Tu déchires un bout de sa chemise et la mouilles à l'aide d'une bouteille d'eau que tu récupères par terre. Du moins, tu espères que c'est de l'eau. Tu essuies les traces d'hémoglobine dans un silence presque religieux. Puis, au bout de quelques minutes, tu décides de le rompre. « Vraiment désolé. » Tu tentes de te lever, mais tes jambes sont si molles que tu t'étales lamentablement sur le sol. Tu te redresses comme une miséreuse et tu te postes juste devant lui. « Vas-y. Je t'autorise. » Son regard incompris nécessite une explication, comme toujours. Pour un ancien Serdaigle, tu le trouves toujours long à la détente, lorsqu'il a bu. Trop peu pragmatique. « Frappe-moi. Allez, vas-y. Je le mérite. Je suis une mauvaise amie ouais. Tu parles de toi, mais je ne suis guère mieux. Je viens chez toi parce que je me sens redevable envers toi. Tu as sauvé ma vie, alors j'ai une dette envers toi. Je viens chez toi parce que tu me rassures, même quand t'es bourré. Je viens chez toi parce que je n'ai personne d'autre vers qui me tourner. En fait, je viens chez toi parce que je suis égoïste. Et parce que si je ne viens pas chez toi, je n'irai chez personne d'autre, parce que personne ne me comprends mieux que toi. Parce que toi, à ta manière, tu sais ce que je vis, tu sais ce que j'endure. Ce qu'on ressent est différent, mais au fond, c'est pareil. » C'était dit. Honteuse, tu baisses la tête. C'est toi qui ne le mérites, et tu le sais. Tu réitères ta demande : « Vas-y, frappe-moi. Y a que comme ça que je me sens vraiment vivante. Ou baise-moi, ça fera pareil. » Tu ignores pourquoi tu as dit ça, l'alcool sans doute. Tu le regardes, tu lèves tes poings piteusement. « J'suis pas en état de péter la gueule à l'autre enfoiré. Et je le serai jamais, parce qu'une femme, c'est faible, une femme, c'est rien. Une femme a ses règles et elle a mal au ventre pendant cinq jours. Une femme tient moins l'alcool qu'un homme. Une femme n'est même pas capable de porter un homme, alors qu'un homme oui. Une femme c'est nul. Une femme, ça sert juste à soulager des pulsions hormonales masculines, et à faire le ménage et la cuisine. Et moi, je sers à rien aussi. Je suis rien. » Tu surenchéris, complètement démolie : « Je suis pas forte. Je suis faible, faible, faible. Même pas capable de se protéger elle-même. Le mental, c'est bien beau, mais c'est pas lui qui me sauve lorsqu'il me donne des coups alors que je suis au sol, en train de geindre et de supplier qu'il arrête. » Des larmes coulent rageusement sur tes joues, puis sur ton menton, et finissent leur course sur tes vêtements.

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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Lun 25 Aoû - 9:29

Alexis C. Islington ∞ E. Jeff Blevins
What's wrong with us ?
Avec Lexi, c’est facile. C’est la pensée qui te traverse l’esprit alors qu’elle s’est blottie au creux de ton bras. Quelques secondes de répit après la tempête que vous venez de traverser. C’est la première que vous vous énervez comme cela l’un après l’autre. C’est peut-être même la première fois tout court où tu exprimes toute ta rancœur et laisses ta colère exploser verbalement. D’ordinaire tu te contentes de sarcasmes douteux de paroles vides d’émotions. Tu ne sais toujours pas ce quelle mouche t’a piquée, pourquoi tu t’es mis à lui crier dessus et à l’insulter. Tu essaies de revenir environ une demi-heure dans le passé mais ton cerveau est totalement embrumé, incapable de produire un tel effort. Tu te demandes brièvement si tu as même pris la peine de t’excuser de l’avoir blesser, si elle l’a fait et décides que cela n’a aucune importance. Elle est là, tu es là et vous vous êtes mutuellement pardonné. Tu la serres d’avantage contre toi, essayant de te convaincre que votre étreinte est réelle, qu’après tout ce que tu lui as balancé à la tronche dans ton appartement elle est bien là et veuille toujours être ton amie. Comme d’ordinaire tu as la sensation de ne pas mériter d’avoir une telle personne dans ta vie, tu veux la faire fuir de peur qu’elle se brise encore d’avantage à ton contact ; mais plus tu y penses plus la pression de tes bras se fait forte. Ou du moins c’est ce que tu penses. Tu n’as jamais été du genre musclé et avec la dose d’alcool que tu as ingurgité ce soir il est possible que tu ne fasses cet effort que mentalement. Ton corps n’est probablement plus en état de répondre à une seule de tes commandes psychique. Sans t’apercevoir de ce que tu fais, tu finis par remarquer que vous vous dévisagez et ne comprend la raison qu’après qu’elle se soit penchée pour récupérer sa baguette et t’éblouisse avec un lumos. Tu grognes légèrement. Tes yeux ne sont plus adaptés à une telle luminosité, cela doit bien faire une trentaine de minute que vous êtes en train de vous geler les miches sur le toit éclairés seulement par les réverbères de la rue et les rares enseignes qui continuent de briller à cette heure tardive. Tu ne sais pas si c’est ta réaction primitive qui la fait rire ou non, si c’est nerveux ou c’est sincère, mais ça te détend. Tu sais avant même de formuler ces mots dans ton crâne que c’est cliché mais tu ne peux t’empêcher que c’est bon de la voir sourire. Même par automatisme. Avec la lumière qui émane de sa baguette tu vois à nouveau le bleu à sa tempe et te rappelles enfin du début de votre soirée. Elle allait mal, bien plus mal que toi et tu l’as enfoncée. Tu ne sais plus pourquoi tu as à nouveau piqué une colère mais tu es soulagé d’entendre son rire quelques secondes malgré la soirée pourrie qu’elle a eu. Malgré ton caractère d’hippogriffe et tes manières de troll. Tu ouvres la bouche, prêt à protester alors qu’elle déchire ta chemise, mais la referme aussitôt. Ce n’est qu’un bout de tissu et la légèreté qui règne en cet instant précis est reposante. Tu la laisses faire immobile, ne dis rien alors qu’elle te nettoie. Sauf lorsqu’elle s’excuse. Tu l’imites. Tu sais que tu ne l’as probablement pas volée. Après cela tu te contentes d’écouter les bruits qui vous entourent. Le moteur de quelques rares voitures qui passent dans la rue. Une bande d’amis qui semblent passer une bonne soirée, les chats qui miaulent. Tu sens que l’alcool, surtout le rythme auquel tu le consommes, est mauvais ; mais tu restes persuadé qu’il t’aide à mieux entendre ce qu’il se passe autour de toi si tu prends la peine d’y prêter attention. C’est bien le seul sens qui doit être accentué par contre, parce que tu te rends compte que Lexi a fini de te nettoyer lorsque tu l’entends tomber sur le sol.

Avant que ton bras ne réussisse à se tendre elle est déjà debout face à toi. C’est du moins l’impression que tu as car tes yeux ont du mal à se réhabituer à l’obscurité ambiante. « Vas-y. Je t'autorise. » Ta réaction est presque immédiate et extrêmement profonde « hein ? » Elle t’autorise à quoi ? A l’aider à transplaner chez le bâtard qui l’a tabassé comme tu l’as stupidement proposé ? Tu disais ça sans le penser. Tu n’as même pas pu l’aider à se relever et tu ne sais toujours pas par quel miracle tu ne t’es pas désartibulé en passant de ton appartement au toit. « Frappe-moi. Allez, vas-y. Je le mérite. » Ton sang ne fait qu’un tour. Non mais elle est malade ou quoi ? Tu ne vas pas la frapper ! D’une elle ressemble déjà à la Schtroumphette, de deux tu ne tapes les femmes à une exception prêt et de trois elle ne le mérite pas. C’est toi qui le méritais. Elle a eu raison de te tabasser. Tu as été un vrai salop avec elle. Elle avait besoin de réconfort, d’une épaule sur laquelle se reposer et toi tu t’es décidé à la faire encore plus souffrir. Tu n’as cependant pas le temps de protester et de lui dire à quel point sa demande est débile. « Je suis une mauvaise amie ouais. Tu parles de toi, mais je ne suis guère mieux. Je viens chez toi parce que je me sens redevable envers toi. Tu as sauvé ma vie, alors j'ai une dette envers toi. Je viens chez toi parce que tu me rassures, même quand t'es bourré. Je viens chez toi parce que je n'ai personne d'autre vers qui me tourner. En fait, je viens chez toi parce que je suis égoïste.» Tu sais que tu as l’esprit embrouillé à cause du litre de pur-feu que tu as avalé dans la soirée mais tu as du mal à enregistrer ce qu’elle raconte. Elle vient chez toi parce qu’elle se sent redevable ? Mais redevable de quoi ? Parce que le jour où vous vous êtes rencontrez pour de bon un pénis t’est poussé de nulle part et tu as assommé le mec qui l’assaillait ? Oui bon d’accord ça a du sens en fait. Même si pour toi elle ne te doit rien, tu peux comprendre. Mais en quoi cela serait-il d’elle une mauvaise amie ? Parce que tu la rassures ? Parce qu’elle se sent en sécurité dans ton studio minable ? Et alors ? C’est pour ça que tu l’as ramenée ici. C’était bien le but ! Parce qu’à cette époque-là tu étais ce genre de mec qui veut protéger les autres en faisant de toutes petites choses. Toi, tu ne trouves pas ça égoïste. Tu trouves ça incroyable. Incroyable que même lorsque tu es déchiré comme ce soir elle se sente comme chez elle. Incroyable qu’elle puisse encore te voir comme quelqu’un de fiable alors que tu fais éclater des bouteilles contre les murs. Incroyable pas égoïste. « Et parce que si je ne viens pas chez toi, je n'irai chez personne d'autre, parce que personne ne me comprends mieux que toi. Parce que toi, à ta manière, tu sais ce que je vis, tu sais ce que j'endure. Ce qu'on ressent est différent, mais au fond, c'est pareil. » Et c’est pour ça que tu aimes avoir sa compagnie, c’est pour ça qu’elle est celle à qui tu balances tout ce que tu as sur le cœur. Toutes tes confessions sur les mangemorts zombies et le fait d’oublier ton envie d’avoir une famille,  tu ne l’as jamais dit à personne. Pas même à ton psy. Parce que tu sais qu’elle comprend ce que tu ressens et parce qu’elle n’essaie pas de te contredire. Enfin pas tout le temps. Tu broies du noir et elle trouve ça normal. Elle aussi sa vie a été foutue en l’air à cause des moutons de face de serpent, elle aussi a quelque chose de cassé. Si elle se pense égoïste parce qu’elle vient uniquement te voir pour chercher quelqu’un de compréhensif, alors tu plaides coupable pour la laisser venir et agir de la même façon. C’est dingue qu’elle ne s’en rende pas compte. Tu cherches â tâtons une bouteille parmi les cadavres qui gisent sur le toit pour te donner la force de lui expliquer ton raisonnement. En espérant que tu t’en souviennes d’ici une minute. Ton geste s’arrête. « Vas-y, frappe-moi. Y a que comme ça que je me sens vraiment vivante. Ou baise-moi, ça fera pareil. »  Elle est vraiment malade !

« Non mais ça va pas de dire des choses comme ça ! » Les mots t’échappent avant que tu ne réalises, avant que tu ne comprennes que ses mots sont plein de logique mais également plein de douleur. Certes tu as perdu ton frère mais ce sont des choses qui arrivent. Les gens meurent. C’est naturel. Ce qui a été détruit c’est ta vision de la justice, c’est ta vision du monde, elle, elle a perdu toute notion d’amour. Ça c’est quelque chose que tu as encore. « J'suis pas en état de péter la gueule à l'autre enfoiré. Et je le serai jamais, parce qu'une femme, c'est faible, une femme, c'est rien. Une femme a ses règles et elle a mal au ventre pendant cinq jours. Une femme tient moins l'alcool qu'un homme. Une femme n'est même pas capable de porter un homme, alors qu'un homme oui. Une femme c'est nul. Une femme, ça sert juste à soulager des pulsions hormonales masculines, et à faire le ménage et la cuisine. Et moi, je sers à rien aussi. Je suis rien. »  Tu commences à appréhender ce qu’il se passe, pourquoi elle te blâme autant de ne pas être heureux avec Eleanor, pourquoi elle se pense faible comparé à vous autres hommes. Ce qui lui est arrivé, il n’y a que très peu de chance que tes camarades masculins le vivent également. Une femme peut vous tabasser, une femme pour vous briser le cœur, une femme peut faire de votre vie un véritable enfer. Mais une femme ne peut pas vous voler la notion d’amour, elle ne peut pas réellement détruire ce symbole qu’est l’union corporelle entre deux êtres qui s’apprécient. Une femme ne vous détruit pas de l’intérieur comme ce salop a brisé Lexi. Tu as beau être au fond du seau, tu as beau ne plus espérer un avenir positif pour qui que ce soit, il te reste ça. L’amour. « Je suis pas forte. Je suis faible, faible, faible. Même pas capable de se protéger elle-même. Le mental, c'est bien beau, mais c'est pas lui qui me sauve lorsqu'il me donne des coups alors que je suis au sol, en train de geindre et de supplier qu'il arrête. » Tu ne vois pas son visage, tu n’aperçois pas ses traits mais tu devines que des larmes ont commencés à poindre au coin de ses yeux, qu’elles coulent peut-être même sur ses joues. Tu entends ses sanglots étouffés et tu fais ce que tu n’aurais pas cru possible. Tu te lèves.

Sans réfléchir une seconde tu tends tes bras et la serre contre ton torse. Ta main droite caresse ses cheveux devenus légèrement humides à cause de la moiteur ambiante dans les rues de Londres une fois la nuit tombée. Tu sais que tu sens mauvais,  que ton haleine doit sentir le rat crevé mais tu prononces quelques chuts et poses tes lèvres sur son crâne. Dire qu’il y a quelques minutes elle riait. Vous êtes décidément bien pareils avec vos sautes d’humeur. Tu ne comprends pas pourquoi être avec toi la rassure, mais puisque c’est le cas, tu en profites. Si elle se sent en sécurité dans tes bras alors tu vas rester comme ça. Parce que malgré tout ce qu’elle peut penser, elle t’est précieuse, elle est devenue l’une de tes amies les plus chères et qu’en dépit de tes maladresses tu aimerais qu’elle soit heureuse. Ou aussi proche du bonheur qu’elle puisse l’être du moins. « Lexi, tu ne sers pas à rien. Tu crois que je t’ai donné le double de mon appartement simplement par gentillesse ou par pitié ? J’aime ta compagnie et en ce moment je crois bien que tu es la seule qui m’empêche de ne pas totalement sombrer dans la démence. Pas Eleanor, pas Ace. Toi. Tu ne sers pas à rien. Pense à ton frère, à tout ce que tu fais pour lui. A tout ce que tu fais pour que le monde dans lequel il va vieillir s’arrange. Pense à toutes les informations que tu as pu communiquer à l’ordre depuis que tu t’es attribuée cette mission personnelle. Tu ne sers pas à rien. Tu n’es peut-être pas un homme mais tu es utile dans la mesure de tes moyens. Et c’est bien plus que ce que certains hommes sont capables de faire. » Tu pousses un soupir et essaie de remettre de l’ordre dans tes idées. Tu as oublié la moitié des choses que tu voulais lui dire, mais ça c’était à courir. Tu le savais. « Et puis si ça peut te rassurer tu me mettrais la pâté en deux temps trois mouvements. Je trouve ça bizarre que tu te sentes en sécurité chez moi ou en ma compagnie. Tu m’as bien vu essayer de soulever mon divan pour récupérer ma télécommande et c’était plutôt pitoyable. J’ai les muscles d’une étoile de mer. Et oui je sais qu’elle n’en a aucun.» Si ton ouïe est à son top, ton toucher lui est toujours aussi mauvais. Tu as la sensation que ses épaules tressautes mais ne peut réellement le confirmer. Et si c’est le cas tu serais incapable de dire si tu venais de la faire rire ou de créer un nouveau sanglot. Tu l’écartes légèrement de toi afin de l’observer. Avec la rare lumière tu aperçois enfin son visage et tu te surprends lorsque tes pouces se positionnent par réflexe sous ses yeux sans toucher ses pupilles. Comme tu t’en doutais c’est humide. Pour la seconde fois depuis la mort du Liam, tu te soucies réellement de quelqu’un d’autre que toi-même. Tu as voulu être fort pour Lou, par principe, pour quelque part honorer la mémoire de ton frère. Là c’est différent, tu veux aider ton amie pour elle-même. Parce que même si votre état est plus ou moins le même, les causes sont différentes. Les remèdes sont donc différents. Tu vois une solution pour elle, tu vois comment l’aider. Ou du moins tu le penses. « Le problème c’est que tu es en train de t’autodétruire. Tu ne peux pas que vivre pour les autres, te mettre en danger constant pour vibrer et rester dans la crainte le reste du temps. Tu as raison, je ne sais pas ce que c’est d’être une femme, je ne sais pas ce que tu as vécu et l’état de détresse dans lequel tu es. Mais toi tu as cet espoir au fond de toi que le monde peut changer. Et si ça arrivait ? Et si lorsque Maximilien sortait de Poudlard il était en sécurité. Toi tu serais encore brisée. Lexi, si tu veux vivre je pense sérieusement que tu dois arrêter. Tu trouveras un autre moyen d’être utile à notre cause. Tu peux trouver un autre moyen de te sentir vivante.» Il y a un autre moyen. Tu ne sais pas si c’est un bon instinct ou pas, si c’est une grosse connerie ou pas. Et tu dis qu’au pire si s’en est une, avec un peu de chance tu ne t’en rappelleras pas le lendemain à ton réveil. Tu retiens ton souffle, baisses ton visage et l’embrasse.


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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Lun 13 Oct - 11:27

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Méfie-toi, ils savent nager.
Jefferson & Alexis ∞ Jexi


Les larmes continuent de couler doucement sur tes joues, sans vouloir se tarir. Tu ignores comment tes glandes lacrymales peuvent encore produire un flot de perles salées aussi intenses, et tu t'en fiches. Tu sens que ça te libère, que ça te fait du bien. Un peu. Tu en as vraiment besoin, en réalité. Tu te sens si mal, l'alcool a aidé ton cerveau a oublié la douleur physique, agissant comme un anesthésiant. Mais la douleur de l'âme, la souffrance qui te prend aux tripes et qui t'enfonce, quant à elle, est bel et bien présente. Elle s'efforce encore et toujours à te voir sombrer un peu plus profondément dans les abîmes. Pourtant, tu t'y refuses et tu cherches un moyen de te relever. Aller voir Jeff était ce moyen, à la base. Mais tu te l'avoues, même si jamais tu n'oserais le dire à voix haute, Jeff, en ce moment, il est nul comme soutien moral. Parce qu'il est aussi paumé que toi, si ce n'était davantage. Mais tu n'avais pas le choix. Il est ton seul véritable ami. Tu mens en disant cela. Tu as deux amies extraordinaires avec qui tu vis et tu t'entends à merveille : Gia et Meryt sont tellement géniales que tu ne peux t'empêcher de sangloter davantage en te rendant compte que même si ce sont tes meilleures amies, c'est vers lui que tu te tournes dans les cas comme celui-ci. La raison n'est pas à expliquer. Elle est trop simple et trop évidente : il te comprend. Non pas que Gia et Meryt ne te comprennent pas. Mais elles ne savent pas ce que tu as vécu, elles ne savent pas ce que tu fais tous les soirs, elles ignorent tout cela. Tu te sens bête de leur cacher tout cela, mais tu dois l'avouer, tu as honte. Tu as honte de vendre ton corps ainsi, tu as honte de faire tout ce que tu fais, et tu as peur qu'en leur disant cela, tu perdes le peu de crédibilité et d'estime qu'elles peuvent bien avoir pour toi. Jeff, lui, concrètement, il s'en bat les couilles, pour parler vulgairement. Il est pire que toi? Ce n'est pas un modèle à suivre. Il boit trop et parfois, tu as la très nette impression qu'il t’emmène chaque jour un peu plus dans les ténèbres, mais tu t'en fiches. Il est ton égal, le reste n'a pas la moindre importance.

Tu es toujours debout, droite comme un piquet, te demandant même comment tu arrives à ne pas sombrer, à garder les jambes accrochées au sol, tellement ta tête te tambourine et t'ordonne de t'asseoir. Mais tu tiens bon, tu ne flanches pas. Tomber maintenant serait pour toi le signe d'une défaite, tomber maintenant t'empêcherait de te relever un jour, et tu le sais. Tomber sept fois, se relever huit, dit le dicton. Mais tu es déjà tombée bien trop souvent, et tu ne veux pas précipiter la fois de trop. Tu ne veux pas, tu refuses. Tu pleures toujours, après avoir sorti des conneries aussi grosses que toi, et tu ne sais plus quoi dire. D'ailleurs, Jeff non plus ne dit rien. Tu évites de le regarder parce que tu as peur qu'il se soit endormi au milieu de ton long et ennuyeux monologue. Il l'a déjà fait une fois, il y a quelques semaines, et tu n'es pas certaine de pouvoir supporter son désintérêt à nouveau. Tu fermes les yeux bêtement, attendant qu'il se passe quelque chose. Et finalement, quelque chose se passe. Tu le sens qui se lève à tes côtés, et sans que tu ne le vois venir, tu es dans ses bras de nouveau. C'est la journée câlin aujourd'hui, et ça n'est pas pour te déplaire. Tu en as besoin. Tu as besoin de ce contact chaud et tiède de ton ami, même si pour toi, cela ne signifie rien d'autres. Tu as besoin qu'on te réconforte et qu'on t'aime. C'est peut-être idiot comme réflexion, et pour tout avouer, ça l'est. Mais tu t'en fiches. Ses caresses sur ton cuir chevelu te font frissonner et tu t'abandonnes totalement à son étreinte. Tes muscles se relâchent, tes bras viennent doucement entourer son cou et ta tête trouve seule son chemin au creux de son épaule. Il te serre si fort que tu as l'impression de ne plus pouvoir respirer, mais tu en fais tout autant de ton côté. Parler serait de trop, à cet instant. Tu sens ses baisers se poser délicatement sur ta chevelure, et tu te détends encore. C'est bien la première fois que vous êtes si proches. Enfin, pas depuis longtemps en tout cas... En réalité, tu n'as pas envie de te souvenir de la dernière fois où vos gestes auraient pu paraître ambiguës aux yeux des autres, parce que tu n'as pas envie de te rappeler pourquoi Jeff a du te prendre dans tes bras. Tu n'as pas envie de te rappeler qu'on a bien failli user de la violence sur ton corps et sur ton âme. Tu n'as pas envie.  « Lexi, tu ne sers pas à rien. Tu crois que je t’ai donné le double de mon appartement simplement par gentillesse ou par pitié ?» Tu renifles doucement et tu murmures: « J'croyais que c'était pour que je vienne laver ton linge et faire ton ménage. » Tu sais bien que c'est faux. Mais l'autodérision t'aide toujours à aller de l'avant. Du moins, tu l'espères.  « J’aime ta compagnie et en ce moment je crois bien que tu es la seule qui m’empêche de ne pas totalement sombrer dans la démence. Pas Eleanor, pas Ace. Toi. Tu ne sers pas à rien. Pense à ton frère, à tout ce que tu fais pour lui. A tout ce que tu fais pour que le monde dans lequel il va vieillir s’arrange. Pense à toutes les informations que tu as pu communiquer à l’ordre depuis que tu t’es attribuée cette mission personnelle. Tu ne sers pas à rien. Tu n’es peut-être pas un homme mais tu es utile dans la mesure de tes moyens. Et c’est bien plus que ce que certains hommes sont capables de faire. » Tu lèves les yeux doucement vers lui, tout en restant collée contre son buste. Tu ne veux pas te défaire de son étreinte, tu as trop peur de ne pas réussir à tenir sur tes jambes sinon. Tu sais qu'il a raison. Qu'il t'aide à aller mieux tout comme toi tu l'aides. Même si vos manières d'y arriver sont tordues et inexplicables. Tu ne sers pas à rien. Cette phrase reste bloquée dans ta mémoire. Tu as toujours cru que tu étais inutile. Une vie qui ne sert pas à grand chose, qui ne fait pas tourner le monde. Certes, tu as conscience d'être importante pour certaines personnes. Pour Max, entre autres. Mais lui, il n'a pas d'autres choix que de te supporter, parce que c'est ton frère, et qu'il faudrait bien que tu sois vingt mille lieux sous les mers pour qu'on t'empêche de venir le faire chier. Maximilien, c'est ta vie. C'est lui le centre de ton monde, et tu n'as aucune honte de le dire. Tu sais que tu lui accordes bien plus d'importance qu'il ne le faudrait et que lui t'en accordes sans doute bien moins, mais ce n'est pas grave. Il a besoin de toi parfois. Du moins, tu l'espères. Dalia aussi, enfin, tu crois. Certes, toi, tu lui répètes sans arrêt qu'elle est comme ta soeur, mais est-ce la même chose pour elle? Ou bien n'es-tu qu'une jeune femme qu'elle utilise lorsqu'elle a besoin de conseils avisés d'une personne plus âgée? Des doutes s’immiscent dans ton esprit, tu as l'impression d'être d'une nullité extrême. Le monde n'a pas besoin de toi. Jeff vivait bien sans toi avant, non ? Pourquoi maintenant ça serait différent? Tu es perdue. Il dit que tu l'empêches de devenir fou. TOI. Pas Aemon. Pas Ellie. Mais n'étaient-ils pas les deux personnes les plus importantes de sa vie? Pourtant, il a bien dit que c'était toi qui l'aidait. Tu rationalises. C'est normal. Ses amis sont loins, loins de lui, il n'a personne d'autres que toi depuis la mort de Liam, et tu le sais. Tu te réveilles soudainement. Pourquoi tu crois toujours n'être rien? Pourquoi tu crois que tu ne peux être utile à quelqu'un ? Tu ouvres la bouche pour dire quelque chose, mais il t'en empêche en ajoutant:  « Et puis si ça peut te rassurer tu me mettrais la pâté en deux temps trois mouvements. Je trouve ça bizarre que tu te sentes en sécurité chez moi ou en ma compagnie. Tu m’as bien vu essayer de soulever mon divan pour récupérer ma télécommande et c’était plutôt pitoyable. J’ai les muscles d’une étoile de mer. Et oui je sais qu’elle n’en a aucun.» Tu hoquêtes doucement. C'est débile ce qu'il a dit. Mais tu l'avoues, tu es tout de même assez sportive, et tu te défends bien toute seule. Tu as pris des cours après ton attaque. Parce que la magie ne peut pas toujours tout résoudre. Et savoir se défendre à la moldue est parfois aussi utile que d'utiliser sa baguette. « Tu dis vraiment n'importe quoi quand t'as bu. » Tu te tais ensuite, parce que tu es certaine que tu n'es pas mieux. Tu es ivre. Totalement ivre. Et ça ne te réussit pas. Tu sais que tu vas dire n'importe quoi. Et que tu dis probablement n'importe quoi depuis le début. Mais bon, l'avantage, c'est qu'étant aussi saoule que lui, il est peu probable qu'il se souvienne lui aussi de quoi que ce soit demain. Alors autant en profiter pour s'ouvrir l'un à l'autre et dire des bêtises, non ? Il déserre son étreinte, tu n'es pas d'accord mais tu ne fais rien. Ses doigts s'approchent de ton visage et tu ne bouges pas, tu ne comprends pas ce qu'il fait. Lorsque ses pouces essuyent le restant de tes larmes, tu ne peux t'empêcher de pleurer à nouveau, réaction en chaîne très stupide. Il te murmure:  « Le problème c’est que tu es en train de t’autodétruire.» Tu sais fort bien qu'il a raison. Tu n'es plus toi-même depuis l'incident. Tu n'es plus la même depuis des mois, et ton ancien toi te manque. Tu aimerais vraiment retourner le temps, revenir en arrière. Tu ferais sans doute les choses autrement. Tu as perdu ta moralité, tes convictions, tes pensées, tes valeurs. Tu te sens sale, ton corps est souillé presque chaque jour. En fait, à part Aemon, tu n'as couché qu'avec des cons, des mangemorts, des hommes qui n'avaient que faire de l'amour, de la tendresse et de tout le reste. Tu rêves toujours du prince charmant secrètement, même si tu doutes pouvoir le trouver un jour. « Je sais. » déclares-tu dans un sanglot, le genre qui arrache le coeur et qui fait mal. « Tu ne peux pas que vivre pour les autres, te mettre en danger constant pour vibrer et rester dans la crainte le reste du temps. Tu as raison, je ne sais pas ce que c’est d’être une femme, je ne sais pas ce que tu as vécu et l’état de détresse dans lequel tu es. Mais toi tu as cet espoir au fond de toi que le monde peut changer.» Ce n'était pas possible. Le monde était trop pourri. Pourri jusqu'à la moelle. Il faudrait un miracle. Tu aimerais tellement que Dieu exhausse ton voeux et que la Terre soit débarrassée du mal. Le mal dans tous ces états. « Et si ça arrivait ? Et si lorsque Maximilien sortait de Poudlard il était en sécurité. Toi tu serais encore brisée. Lexi, si tu veux vivre je pense sérieusement que tu dois arrêter. Tu trouveras un autre moyen d’être utile à notre cause. Tu peux trouver un autre moyen de te sentir vivante.» Tu ouvris les yeux. Il avait raison. Encore une fois. « Comment? » demandes-tu bêtement, tout bas. Comment faire pour se sentir vivante vraiment? Tu l'ignores. Vraiment. Tu n'en as aucune idée. Tu soupires. Tu sens son regard sur toi. Tu lèves le menton pour croiser ses prunelles et sans que tu ne te doutes de rien, des lèvres chaudes se posent doucement sur les tiennes. Abasourdie, tu te laisses faire, ne comprenant pas ce qui t'arrive. Jefferson Blevins est en train de t'embrasser. Ton ami est en train de t'embrasser? Brusquement, tu poses tes mains sur son torse et le repousses, rompant le baiser aussi rapidement qu'il a commencé. Tu le scrutes, choquée. « MAIS QU'EST CE QU'IL TE PREND? Tu es fou ! » Tu ne comprends pas. Il y avait Ellie dans sa vie. Il l'aimait non? Tu te sens mal tout à coup. Pourquoi fait-il cela? L'esprit embrouillé, tu passes ta main sur tes lèvres, et tu sens presque encore l'odeur de celle de Jeff sur les tiennes. Tu ne réfléchis plus. Tu attrapes son cou et vos bouches se rencontrent à nouveau. Tu sais que vous faites n'importe quoi, que vous allez probablement le regretter, mais tu t'en fiches. Sans plus attendre, tu le pousses contre le muret du toit, et tu te colles à lui lascivement. Tu n'as jamais envisagé Jeff autrement que comme un ami. Jamais. Parce que tout avait toujours été clair entre vous. Il n'y avait toujours eu que de l'amitié. Pourtant, à cet instant précis, tu as envie d'être contre lui, d'être avec lui. Des pensées concupiscentes se forment dans ton esprit. Ton subconscient t'intime de tout arrêter. Ton inconscient t'ordonne de continuer. Tes mains expertes se glissent sous sa chemise et frôlent du bout des doigts sa peau chaude alors que vos langues continuent de se chercher sans répit. Tu romps soudainement le baiser pour laisser ta bouche caresser de ses baisers les clavicules de Jeff. C'est idiot, mais tu es presque heureuse, au final. Tu n'es pas avec l'un de ses brutes, tu n'es pas avec l'un de ses mangemorts. Tu es avec Jeff, ton ami, et peut-être même plus que cela. Sans t'en rendre compte, tu déboutonnes à toute vitesse sa chemise déjà à moitié déchirée et tu lèches sa peau doucement, en prenant ton temps, alors que tes mains descendent plus bas, toujours plus bas... Tu t'attaques à sa ceinture et te stoppes soudainement, comprenant avec angoisse ce que tu es en train de faire. Tu pleures bêtement, les larmes ravageant une fois de plus ton visage.  « Pardon. » Tu te barres en courant et tu descends jusqu'à son appartement. Tu te roules en boule dans son canapé et tu ne bouges plus jusqu'à ce que tu entendes un bruit derrière toi. Tu ne te retournes pas. « C'est bon, ne dis rien. Je sais. » Tu enchaînes: « Toi, tu as Ellie. Moi j'ai personne mais on s'en fout. T'es pas libre, c'est tout. On oublie tout. » Tu tournes doucement la tête et tu croises son regard, et tu t'avoues une chose : tu as follement envie de faire l'amour avec lui. Cette idée est stupide. Iréelle. Invraisemblable. Mais c'est comme ça. C'est idiot. Mais c'est lui qui voulait que tu te sentes vivante. Le sexe, c'était peut-être la solution. Mais pas avec les hommes avec lesquels tu couches d'habitude. Avec quelqu'un que tu respectes et qui te respecte. Comme Aemon. Comme Jeff. Peut-être. Tu ne sais pas vraiment.

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MessageSujet: Re: What's wrong with us ? ∞ Jexi   Dim 9 Nov - 6:42

Alexis C. Islington ∞ E. Jeff Blevins
What's wrong with us ?
Tu t’attendais à ce que ça fasse bizarre, tu t’attendais à ressentir cette sorte de répulsion dont parlent tous les feuilletons moldus. Tu t’attendais à avoir la sensation d’embrasser ta sœur. La vérité est cependant tout autre. Aussi étrange que cela puisse paraître, tu n’as pas envie de relâcher le visage de celle qui est devenue en quelques mois ta meilleure amie, ta confidente, ton pillier. Au contraire. Si tu t’écoutais tu laisserais ta main descendre sur ses hanches et agripperais ses cheveux bouclés de la seconde. Tu t’accrocherais à elle de toutes tes forces. C’est finalement une bonne chose qu’elle te repousse car tu ne l’aurais pas fait toi-même. Qu’elle te crie dessus également. Ça te fait presque reprendre tes esprits. Tu as oublié la raison pour laquelle tu t’es permis de l’embrasser et tu as comme la sensation qu’elle était bancale. Non. C’est toi qui est bancale. Psychologiquement –mais rien de bien nouveau là-dessus – et physiquement. Tu vacilles comme une fille le ferait après un baiser surprenant et un peu trop passionné. Tu n’oses pas regarder ton amie dans les yeux et gardes ta tête baissée dans l’espoir de trouver un moyen de justifier ta conduite. Tu baragouines quelques mots sans même t’en rendre compte. « Lexi, je suis désolé, je ne sais p… » Tu n’as pas le temps de finir ton murmure que sa main se crochète derrière ta nuque et que ses lèvres sont à nouveau collées aux tiennes. Il ne t’en faut pas plus pour oublier que tu voulais t’excuser, la remercier d’avoir repris ses esprits pour vous deux. Tu la laisses te pousser presque violemment contre le muret et lui découvres une force que tu ne lui prêtais pas. Pas même lorsqu’elle t’a défoncée la cloison nasale. Avant même de t’en rendre compte, tu as de nouveau posé tes mains autour de son visage et tu réponds ardemment à ses avances. Tu n’as jamais connu ce genre de proximité physique. Jamais. Tu sens ton corps s’embraser de l’intérieur et le vent froid qui fouette ta peau met comme ta chair à vif. Une sensation qui est étrangement agréable, et vivifiante. Comme guidé par ton instinct, tu l’imites et glisses tes doigts sous son haut, effleures sa taille de guêpe. Tu ne sais pas trop quoi faire d’autre alors tu restes comme ça, à l’embrasser, à envahir sa bouche autant qu’elle peut s’introduire dans la tienne. Tu sens une partie de toi qui commences à céder à la panique mais essaies de la refouler autant que possible. Tu préfères te focaliser sur ses doigts qui se mettent à découvrir ton torse, aux frissons que cela te procure. C’est uniquement lorsqu’elle se met à se faire plus avenante que tes signaux de détresse se mettent à clignoter. Il te faut cependant de bonnes minutes pour réagir. Des minutes tellement longues que lorsque tu reprends un minimum tes esprits tu vois sa crinière blonde disparaître derrière la porte qui ramène à l’intérieur du bâtiment. Tu n’as pas le réflexe de lui courir après. Tu restes simplement contre ton mur à essayer d’assimiler tout ce qu’il vient de se passer. Tu découvres par la même occasion que ta chemise est ouverte, et tu as comme une drôle de sensation sur ton torse, sur ton abdomen. Tu revois sa tête onduler tout le long. Tu ressens à nouveau l’étrange plaisir que tu as eu lorsque sa langue a partiellement réchauffé ta peau engourdie par le froid ambiant. Tu la revisualises accroupie face à toi. Ton cœur a un raté. Pour le première fois depuis que tu as posé tes lèvres sur les siennes le visage d’Ellie te revient. Tu te sens sale, moche et n’arrives pas à comprendre ce qui a pu te prendre. Tu venais de prouver une bonne fois pour toute que tu ne la méritais pas. Après toutes ces années à lui dire que tu voulais le moment parfait pour que vous perdiez votre virginité voilà que tu avais été prêt à la donner à quelqu’un d’autre. Quel genre de salop fait ça ? Comment as-tu ne serait-ce qu’envisagé de faire ça à la fille que tu aimes ? Tu restes comme bloqué quelques secondes et changes ta pensée. Comment as-tu ne serait-ce qu’envisagé de faire ça aux filles que tu aimes ? Tu te sens mal, honteux et tu te rends compte que c’est sûrement le cas de Lexi.

Il t’a fallu du temps pour réagir mais une fois fait, tu dévales les escaliers. Tu essaies tellement de te presser, espérant que ton amie soit bien chez toi que tu rates une marche et te tords la cheville. Tu avales un juron et continues ta course jusqu’à arriver dans ton appartement, soulagé de voir qu’elle est bien là. Tu ne sais pas si elle t’a entendu ou pas et tu hésites à t’approcher, à poser ta main sur son épaule. Au cours de cette soirée, vous n’avez pas été des plus stables émotionnellement parlant et tu ne sais pas comment elle réagirait. Si elle attraperait ta main en cherchant un signe de réconfort, si elle t’enverrait balader parce que tu as franchement été con ou même si elle paniquerait assimilant ce qu’il venait de se passer sur le toit avec ses nuits auprès des mangemorts. C’est cette pensée qui te fait le plus de mal. Imaginer que désormais à chaque fois qu’elle poserait son regard sur toi, elle aurait cette peur qui la ronge, qu’elle n’ait plus confiance en toi. Tu décides donc de rester debout et gardes ta main contre toi. « C’est bon, ne dis rien, je sais. » Tu n’as pas eu le temps de signaler ta présence qu’elle t’a fait savoir qu’elle t’avait entendue mais ne s’était pas retournée. Tu te demandes brièvement pourquoi ? Est-ce qu’elle a peur de ce qu’elle lira sur ton visage ? De voir des remords, de la tristesse ou de la colère ? Ou elle a peut-être peur d’y lire du désir. Tu ne saurais dire. A dire tu ne peux pas réellement dire comment tu te sens. Elle, sait. Toi non. Tu ne sais pas ce qu’il se passe, tu ne sais pas comment expliquer votre étreinte. « Toi, tu as Ellie. Moi j'ai personne mais on s'en fout. T'es pas libre, c'est tout. On oublie tout. » Il n’y avait rien à dire là-dessus. Oui tu avais Ellie et non tu n’étais pas libre. Deux affirmations qui suivaient une logique implacable. Deux informations qui devraient rendre toute discussion impossible. Cela paraissait si simple, si évident. Ca l’était même un peu trop. Est-ce que le fait que tu sois en couple devait forcément vous forcer à oublier ce qu’il venait de se passer ? Tu n’en étais pas certain. En fait tu ne savais pas si ce que toi tu voulais. Croiser son regard n’arrange rien. Tu n’arrives pas à le déchiffrer et ça te perturbe tellement que tu brises presque aussitôt votre contact visuel.

Tu n’arrives pas à dire quoi que ce soit et as la sincère impression que quels que soient les mots qui franchiront tes lèvres, tu seras à côté de la plaque et que tu ne feras qu’aggraver la situation. Tu aimerais pouvoir oublier, effacer de ta mémoire ces quelques moments sur le toit, mais tu sais que même avec toute la volonté du monde tu n’en seras pas capable. Tu sais qu’à chaque fois que tu verras son visage tu te rappelleras de son regard perdu et des larmes qui s’en échappent. Tu ne parviendras pas à oublier ses lèvres sur les tiennes, ses mains sur ton torse. Le problème majeur est que tu doutes même d’avoir cette volonté. Tu restes silencieux pendant ce qu’il te semble être des heures et tes nerfs commencent à prendre le dessus, ton pied commence à vouloir battre une mesure  et une grimace apparait brièvement sur ton visage à cause de la douleur qui émane de ta cheville. Enfin, tu desserres les lèvres et tu oses affronter à nouveau son regard. Un regard qu’il t’est toujours impossible de lire. Tu hésites puis te lances. « C’est ce que tu veux toi ? Tout oublier ? » Si c’est ce qu’elle souhaite alors oui tu es d’accord pour faire comme si, si elle est capable de mieux cacher que toi le malaise de la situation et est capable de reprendre votre amitié telle qu’elle alors tu feras un effort. Tu n’as jamais été doué en relations humaines et tu serais bien capable de savoir qu’elle désire, ce qu’elle espère ou au contraire ce qu’elle ne souhaite aucunement. Tu aimerais que Liam soit là, qu’il éclaire cette situation. Il te ferait sûrement la morale, te dirait que tu n’es qu’un crétin et que ce qu’elle veut ne passe qu’au second plan. C’est à toi de savoir ce que tu souhaites. Imaginons que tu désires effectivement tout oublier parce que tu as Ellie et que tu l’as toujours vue comme la seule et l’unique, tu n’aurais pas à suivre les désirs de Lexi quand bien même elle serait prête à sauter le pas avec toi. Imaginons maintenant qu’il s’agisse de l’inverse. Si après réflexion tu réalises que tu préfères ton amie à celle que tu as passé les quatre dernières à embrasser mais que ça n’est pas réciproque, retourner auprès d’Eleanor serait une bêtise qui vous rendrait tous les deux malheureux. Là est ton véritable problème, tu n’as que très rarement réfléchi par toi-même et tu ne t’es rapproché de gens que parce qu’ils ont fait le premier. Tu n’es pas un entrepreneur. La voix de ton frère aîné résonne dans ton crâne. « Arrête de te conduire en Mimi Geignarde Jeff ! Deviens un homme par Merlin ! » Deux phrases qu’il t’a si souvent répétées et qui prennent maintenant leur sens.  D’un pas claudiquant tu t’avances jusqu’à ta table basse, enlève ce qui l’encombre malhabilement et t’y assois en poussant un soupir. Tu vas enfin montrer que tu as des couilles. Qui l’eût cru ?

Ton premier réflexe est de vouloir attraper les mains de Lexi mais tu te gardes bien de le faire, ignorant toujours ce qu’elle souhaite réellement, si ce contact qui était pourtant si anodin il y a quelques heures ne la surprendrait pas trop. Tu laisses donc ton poing sur ta jambe et le serres. Tu ne sais pas par où commencer. Tu ne sais pas comment t’exprimer. En fait tu es toujours perdu et ne sais pas réellement ce que tu veux. Les seules choses que dont tu es absolument certains c’est ce que tu ne veux pas. « Lex’. Je suis franchement paumé. Je suis désolé également. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris, pourquoi j’ai pensé que t’embrasser t’aiderais à te faire sentir mieux. Le truc c’est que je tiens à toi, je voulais te montrer que tu pouvais te sentir vivante par autre chose que… d’aller à droite à gauche et que de mettre ta vie en danger. » Tu ne savais pas comment exprimer la chose et tu ne sais même pas pourquoi c’est ce dont tu as parlé en premier. Ça n’était pas, mais alors pas du tout ce que tu voulais. Tu essayes d’enchaîner aussi vite que tu le peux, afin qu’elle ne puisse pas se méprendre, que tu puisses aller jusqu’au bout de ra pensée. « Je n’ai pas envisagé l’après, je n’ai pas envisagé ta réaction. Je n’ai pas non plus imaginé que je ne t’arrêterais pas. Tu te dis qu’il faut oublier, mais je ne pense pas en être capable. T’embrasser… J’ai jamais connu ça. Jamais…. J’aurais pu faire bien plus, j’aurais pu me laisser entraîner que ça ne m’aurait pas gêner sur le coup. » Tu détends ton poing, le temps de prendre une respiration et tu prends petit à petit conscience de ce que tu ne voyais pas avant d’avoir commencé à parler. « Putain, je voulais te faire sentir vivante  et au final c’est toi qui m’a réveillé. Mais je ne veux pas coucher avec toi Lexi. Je ne veux pas être ce genre de mec qui profite du malheur et de l’ivresse d’une amie. Je ne veux pas être ce bâtard qui cède à ses pulsions comme un animal. Je ne veux pas être ce salop qui trompe sa copine quand bien même il en crève d’envie, quand bien même la fille qu’il a devant lui… » Tu ne sais pas terminer ta phrase, tu ne sais pas quoi dire d’autre et tu réalises petit à petit ce que tu n’as pas voulu t’avouer. « Je ne veux pas faire ça Ellie, je ne veux pas te faire ça à toi. Je ne veux pas qu’on se sentent honteux et qu’on ait des remords. Je ne veux pas qu’on se demande « Et si on avait été raisonnable ? ». Mais je ne veux pas oublier. Je ne veux pas que tu penses que je m’en fous de toi. Parce que c’est faux. » Tu es à cours de mots, tu ne sais plus quoi dire, tu sais également ce que tu n’as pas dit. Tu imagines à nouveau cet incendie avec tous tes proches. Tu imagines Ellie et Lexi l’une à côté de l’autre et tu te demandes à nouveau qui est-ce que tu sauverais.

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What's wrong with us ? ∞ Jexi

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