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 ARHYS ᴪ engueulade coûtumière

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MessageSujet: ARHYS ᴪ engueulade coûtumière    Lun 21 Avr - 5:34

Ashara & Rhys ∞ engueulade coutumière

La journée était encore ensoleillée pour un mois de novembre. Rhys ne sourit pourtant pas, se contentant de penser que cela ferait plus de lumière pour travailler. Nombreux étaient les élèves qui iraient se promener dans le parc et sûrement passer l’après-midi à glander. C’était la dernière semaine de cours avant les vacances, cela se sentait bien dans les airs. Rhys pourtant n’avait pas le loisir de se reposer, il rentrait chez son père dans six jours et il savait qu’une fois là-bas il aurait des choses à accomplir, il fallait donc qu’il s’avance le plus possible dans son travail avant de profiter d’un peu de vacances. En plus les professeurs avaient accablé de travail les pauvres étudiants en classe préparatoire. Il soupira en pensant aux six pages de parchemin que le professeur d’histoire de la magie leur avait demandé. Il chercha donc du regard un camarade de classe et ses yeux se posèrent sur Ainsley. Un gryffondor très sympathique, mais qui ne travaillait pas souvent. Il chercha plus loin et à la table des lions Eleanor lui fit un signe de la main. Même si leurs clans les séparaient, ils s’entendaient bien, quand il s’agissait de travailler. Il s’approcha sans pouvoir s’empêcher de jeter un coup d’œil à la fille assise deux rang plus loin. Le petit-déjeuner était en cours et pourtant tout le monde n’était pas encore arrivé … Ashara, elle, l’était bien. Le regard de Rhys ne traversa la jeune fille qu’un court instant, mais aussitôt les yeux d’Ashara croisèrent la route des siens. Il n’y avait rien d’amical dans l’air, mais aucune haine non plus. Juste une obsession qui visait à blesser l’autre. Ce qu’ils partageaient n’était pas commun. Une envie de découvrir ce qui s’était passé, une envie d’apprendre à se connaître pour ne pas haïr un souvenir ou une idée fausse peut être. Eleanor posa la main sur l’épaule de Rhys ce qui le fit sursauter. Pendant un instant il s’était perdu et en avait oublié le reste. Il secoua la tête et offrit son fidèle sourire à la gryffondor.  « Oui, donc je venais pour te proposer de bosser en salle de travail ? Le devoir de Stevenson ne m’inspire pas, ça te tente ? » Travailler en groupe s’était révélé être un facteur positif, mais tout dépendait du groupe et il y avait certaines personnes avec qui s’était exclu d’avance. Rhys sourit à la demoiselle et rejoint sa table pour aller manger un bout. Ils ne s’étaient pas donnés d’heures, mais il semblait évident qu’ils repasseraient juste leur salle commune pour récupérer leurs affaires avant d’aller bosser. Il attrapa du lard et, une fois de plus, jeta un coup d’œil vers la table des rouges et ors. C’était presque devenu une obsession cette Ashara. Ils avaient vécu presque paisiblement ensembles, ils s’étaient battus, énervés, évités, pendant leur années à Poudlard et voilà que maintenant une nouvelle relation s’installait. Et encore une fois c’était à cause d’Aidan. Pourquoi les deux s’étaient-ils séparés alors qu’ils étaient si amis ? Ce n’était pas normal et cela commençait à déranger Rhys. Car malgré tout ce qu’il avait pu dire, il aimait son frère et il voyait bien que cela lui faisait mal au cœur de ne plus avoir Ashara à ses côtés. Il la suivit du regard au moment où elle se leva de table et baissa les yeux lorsqu’elle se retourna pour traverser la pièce. Qu’allait-elle dire si elle voyait qu’il l’avait suivi des yeux ? Il attrapa le pichet et se servit de jus de citrouille.

Montant deux par deux les marches de l’escalier du hall principal, Rhys ne semblait pas s’essouffler de ce petit sport matinal. Il connaissait le chemin de la salle de travail par cœur et pouvait s’y rendre les yeux fermés. Salle très pratique pour les élèves en classe préparatoire car au moins ils étaient tranquilles et silencieux. Ils n’étaient pas très nombreux comme élèves dans ces classes et se connaissaient ainsi tous. Rhys termina son ascension et poussa la porte de la salle. Vide, parfait. Il s’installa au bureau proche de la fenêtre, car c’est celui qui resterait ensoleillé le plus longtemps et puisqu’il avait une volonté d’acier quand il travaillait, la vue sur le parc ne le déconcentrerait même pas. Il sourit et sortit son livre sur les mœurs sorcières du dix-septième siècle pour commencer son devoir à rendre à la rentrée. Après quelques  minutes qui lui semblèrent des secondes tant il était concentré, la porte s’ouvrit. Sûr que c’était Eleanor qui arrivait pour s’installer, il la salua d’une voix douce. Il lut un nouveau paragraphe et soudain se rendit compte que quelque chose clochait. Il leva la tête, la salle était vide et la porte se refermait avec douceur de l’extérieur. Clic, le bruit de la poignet qui se renfonçait dans le mur aurait été inaudible si Rhys ne s’était pas retourné pour voir ce qu’il se passait. Intrigué, il laissa là son cours et se leva pour rouvrir la porte. Il posa la main sur la poignée et la tourna, sentant une résistance il y mit toute sa force et finit par gagner et ouvrir la porte. Une silhouette familière l’attendait de l’autre côté. Tenant sa baguette magique dans sa main. Ashara. Une incompréhension traversa le regard du brun qui la questionna tout de suite. « Ashara ? » Il aurait voulu lui demander pourquoi, comprendre ce qu’elle avait voulu faire, mais il choisit plutôt de l’embêter. C’était toujours plus amusant de la voir. Elle avait grandi en un été, et pas physiquement. Elle qui était si faible et si menue, paraissait sûre d’elle maintenant. Un sourire mauvais traversa les lèvres du jeune homme qui la désarma d’un coup de baguette magique. « Tututut, Jack t’as pourtant appris à ne pas faire de bêtises. »  Prononcer le nom de son père ne faisait plus autant d’effet qu’aux débuts de leur relation, mais cela n’empêchait pas le serpentard de l’utiliser tout de même. « Mais puisque tu là et que tu n’as rien de mieux à faire que de m’enfermer dans cette salle, tu vas répondre à mes questions. » Rhys gardait la baguette de sa sœur adoptive bien en vue, histoire de lui montrer qu’il dominait la situation, comme -presque- toujours. « Tu as cru que tu étais qui pour t’infiltrer dans ma vie ? Tu es tombée de haut quand Aidan t’a tourné le dos pour revenir vers moi, n’est-ce pas ? Alors pourquoi continues-tu comme ça ? Tu ne peux que perdre face à moi… » Un sourire mauvais sur les lèvres Rhys riait intérieurement. Oui, il était bien plus fort qu’elle, cela ne faisait pas de doutes, pourtant un jour il allait finir par tomber de haut. Et là, il se ferait mal. Mais pas tout de suite, pour l’instant, il avait le dessus…

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MessageSujet: Re: ARHYS ᴪ engueulade coûtumière    Ven 25 Avr - 20:36


« And I wanna fight, but I can't contend.
I guess that's love, I can't pretend, I can't pretend. »




Un rêve, un souvenir, une vision du futur ? Elle n’en savait rien. Elle ne savait pas ce qui l’avait réveillée cette nuit-là, ce qui, une fois encore, la poussait à s’asseoir dans son lit alors que le soleil ne se lèverait pas avant plusieurs heures. Elle ne savait pas ce qui la tourmentait, ce qui s’était glissé dans les tréfonds de son inconscient. La jeune femme soupira. Le sommeil venait à lui manquer, la fatigue se lisait de plus en plus sur ses traits. Elle tentait tant bien que mal de masquer les cernes, mais n’étant pas une adepte du maquillage, celles-ci se voyaient un peu plus chaque jour. Un souvenir se glissa dans son esprit, souvenir qui semblait si lointain, insaisissable. Souvenir d’une autre vie, d’un autre monde, souvenir auquel elle peinait à s’identifier comme ayant été la petite fille de ce dernier. Elle se revoit entrain de courir, les cheveux au vent. Elle rit, éclate de rire même alors que le soleil se glisse dans sa chevelure révélant des reflets blonds presque insoupçonnables. Ash tente de se rappeler pourquoi elle riait tant, pourquoi le sourire que la quittait pas, jamais. Mais elle n’y parvient pas. Les choses ont tant changé depuis. Et puis, elle se souvient, Aidan était là, près d’elle. Ils devaient probablement jouer à un jeu quelconque. La douce époque de l’enfance semblait si lointaine. Elle ne semblait presque pas avoir existé. Douce époque de l’enfance. Un rire s’échappa de ses lèvres, silencieux, rire qui se perdit dans le fond de sa gorge alors qu’elle se rendait compte du ridicule de la situation. Depuis quand avait-elle décidé de considérer son enfance comme douce ? Car c’était faux. L’enfance à l’orphelinat avait été plutôt tendre jusqu’à un certain point, jusqu’à ce qu’elle devienne une paria. Ses premiers jours au sein de la famille Campbell avaient été plutôt appréciables, jusqu’à ce qu’elle avoue son secret à Jack et qu’il se mette à la battre. Ash secoua la tête, tentant de chasser ces sombres pensées. Elle n’aimait pas s’apitoyer sur son sort, elle n’aimait pas se plaindre, penser qu’elle était malheureuse. Elle n’était pas la seule à avoir vécu des choses difficiles, loin de là. Elle n’avait pas le droit de pleurer, de se plaindre. Elle devait être forte, et le rester. Il n’y avait pas de temps pour l’apitoiement ou la nostalgie. Pourtant, malgré Jack, malgré Rhys, elle donnerait tout pour revivre quelques instants de cette insouciance que prodigue l’enfance. Oui, la vie était déjà difficile, mais à cet âge là, elle ne le sentait pas aussi fort que maintenant, des années plus tard avec le recul et après avoir eu la possibilité de repenser à tout cela, d’analyser tout cela. Grandir était un poison, elle s’en rendait compte, mais un poison nécessaire. Certes, l’insouciance était agréable, mais, dans le fond, elle préférait être consciente de sa vie et de ce qu’il se passait autour d’elle plutôt que d’être un pantin que l’on manipulait et que l’on berçait dans de douces illusions.

La demoiselle quitta son lit et se dirigea vers la salle de douches sans prêter plus attention à l’heure. Celle-ci était déjà bien avancée et elle n’en pouvait plus de traîner à ne rien faire. Elle devait arrêter de penser, de réfléchir. Elle devait arrêter de ressasser le passé. Mais sa récente dispute avec Aidan semblait avoir tout changé pour elle et elle ne pouvait s’empêcher de repenser à cette période de leur vie ou tout allait pour le mieux. Il était là pour elle, elle était là pour lui. C’était ainsi que les choses devaient être. Mais ce n’était plus le cas. Elle avait fait son choix, elle avait renoncé à lui, pour son propre bien. Vraiment ? Elle n’en était plus certaine. Le Aidan qu’elle avait connu ne semblait plus exister. Il avait changé, tellement. Elle soupira d’aise quand l’eau glissa sur sa peau, chassant les traces de la nuit agitée qu’elle avait eue. Elle posa son front sur le carrelage froid et humide. Elle devait l’aider, agir, mais comment ? Ils ne se parlaient plus. Il ne la regardait même plus. Elle n’existait plus à ses yeux et cette situation pesait de plus en plus sur les frêles épaules de la jeune femme. Il y avait un vide dans son cœur laissé par Aidan, un vide qu’elle ne parvenait plus à combler. Ayant enfilé rapidement son uniforme, elle attrapa un livre dans sa malle et chercha à s’y plonger le temps que d’autres élèves aient fini de se préparer. Le soleil se levait au loin, très vite, les autres élèves descendraient pour prendre leur petit déjeuner et la Rouge et Or pourrait mettre de côté ses souvenirs et arrêter de remuer le couteau dans la plaie. Pourtant, elle n’était pas au bout de ses peines, elle le savait. Arrivée en bas, son regard traîna quelques instants sur la table des Serpentards, regard qu’elle détourna bien vite. Rhys semblait s’être lassé d’elle, lui aussi. Depuis qu’il avait récupéré son frère, ils ne semblaient plus avoir de raison de s’opposer l’un à l’autre. La jeune femme vint à se demander si elle avait un jour considérer le jeune homme comme quelqu’un de sa famille, comme elle l’avait assez rapidement fait avec Aidan. Aidan était sa famille, son autre. Rhys était … Elle n’en savait rien. Elle n’avait pas de mot pour expliquer ce qu’il représentait pour elle. Le détestait-elle ? Oui, sûrement. Mais elle n’en était pas convaincue. Elle sentit un regard peser sur elle, à peine eut-elle lever les yeux de son assiette qu’elle croisa ceux du vert et argent. Cela ne dura que quelques secondes. Ils se jaugèrent et détournèrent rapidement le regard, prétendant ne pas avoir vu l’autre. Voilà. Le malaise était installé. Elle ouvrit la bouche, voulut dire quelque chose à Blake qui se trouvait à ses côtés, mais ne put rien dire. Elle prétexta un devoir à rendre et fila, sentant les larmes monter. Elle ne voulait pas pleurer et encore moins le faire en public. Elle ne savait pas pourquoi elle était si bouleversée. Pourquoi voir Rhys avait remué quelque chose en elle à ce point. Il lui rappelait ce qu’elle avait perdu. Il lui rappelait ses erreurs.

Elle le suivit de loin. Ashara était presque sûre qu’il ne l’avait pas vue. Le connaissant, elle détermina qu’il se rendait à la salle de travail. C’était pour elle une chance de le confronter. Elle avait fait des erreurs, mais lui aussi. Aidan avait besoin d’eux. Elle le savait, elle le sentait. Et elle n’était pas certaine que Rhys s’en rende compte. Elle s’assura qu’il n’y avait personne d’autre dans la salle. Une fois cela fait, elle ferma la porte. Elle ne s’était pas rendue compte qu’elle avait toujours sa main sur sa baguette, que celle-ci était bien enfermée dans la paume de son poing. « Ashara ? » Elle le défia du regard. Il la désarma, mais elle ne fit rien pour l’en empêcher. Elle n’était pas là pour se battre mais bien pour parler. « Tututut, Jack t’as pourtant appris à ne pas faire de bêtises. » Un rictus se dessina sur ses lèvres. « Jack n’est pas là, il n’a pas le contrôle sur moi et ne l’aura plus jamais. » Sa voix était froide, mais assurée, contrôlée. Elle n’était pas en colère, étrangement. « Mais puisque tu là et que tu n’as rien de mieux à faire que de m’enfermer dans cette salle, tu vas répondre à mes questions. » Elle leva un sourcil interrogateur. C’était le monde à l’envers. Depuis quand Rhys avait-il des questions pour elle. « Tu as cru que tu étais qui pour t’infiltrer dans ma vie ? Tu es tombée de haut quand Aidan t’a tourné le dos pour revenir vers moi, n’est-ce pas ? Alors pourquoi continues-tu comme ça ? Tu ne peux que perdre face à moi… » Un sourire se dessina sur les lèvres d’Ash, sourire sarcastique et moqueur. « Mais que tu es naïf mon petit Rhys.» Elle laissa passer une seconde et reprit. « Aidan ne m’a pas tourné le dos. Je l’ai poussé à revenir vers toi. Parce que, tu vois, je l’aime assez, moi, que pour renoncer à lui si c’est ce dont il a besoin. Et il avait besoin de toi. Il n’en pouvait plus de cette situation. Alors je ne lui ai pas demandé de choisir, je ne lui ai pas laissé la possibilité de me choisir, parce qu’on sait tous les deux qu’au final, c’est probablement ce qu’il aurait fait. Mais je ne voulais pas qu’il vive avec ce poids sur ses épaules. Alors non, Rhys, il ne m’a pas tourné le dos. C’est moi qui vous ai tourné le dos, à tous les deux. » Sa voix était calme, pourtant la tristesse était perceptible dans son ton. « Mais c’était une erreur et si tu ne t’en rends pas compte alors tu es encore plus égoïste que je ne le pensais. » Ashara ramassa sa baguette et la rangea dans sa jupe, prouvant bien qu’elle n’était pas là pour défier le jeune homme. « Aidan a besoin de nous deux dans sa vie. Il n’est plus lui-même. » Elle repensa aux regards sombres qu’il lui jetait, à ses actes. Il était plus … noir, un obscur. Elle le savait, elle l’avait compris. Mais cela ne ressemblait tellement pas au Aidan qu’elle avait connu. Il n’y avait plus de tendresse, plus de douceur en lui. Elle plongea son regard dans celui de Rhys, ignora le tiraillement dans son estomac. Il pouvait l’assommer, faire ce qu’il voulait d’elle. Sans baguette, elle était à sa merci et elle ne se défendrait pas. Elle n’était pas venue pour cela, elle était là pour Aidan et le reste importait peu.

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Ne me quitte pas - Il faut oublier, oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment. Oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi, le cœur du bonheur. Ne me quitte pas
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MessageSujet: Re: ARHYS ᴪ engueulade coûtumière    Ven 25 Avr - 23:52

Ashara & Rhys ∞ engueulade coutumière

La journée ne faisait que commencer et déjà une confrontation entre les deux ‘enfants’ de Jack Campbell se battaient verbalement. C’était quelque chose de régulier dans leur enfance, quelque chose qu’ils avaient partagé … la seule chose d’ailleurs. Rhys réprima ce sentiment d’infériorité face à Aidan. Son petit frère l’avait battu à plate couture, c’était lui qui avait eu l’avantage d’être aimé par la fille. Le serpentard refusa d’y penser un peu plus et croisa les bras tout en plongeant son regard dans celui de la gryffondor. Un regard noir, comme d’habitude, comme s’il ne voulait pas gâcher cet instant avec du renouveau, mais Rhys avait trop peur de perdre ce qu’il avait mis en place. Peur de perdre l’influence négative qu’il avait sur Aidan -même si pour lui, Rhys avait l’impression qu’il le faisait remonter vers le haut-, peur de perdre la peur qu’il avait engendré dans le regard d’Ashara. Oh bien sûr, il l’avait déjà perdu. C’était le jour où elle leur avait tourné le dos, mais Rhys aimait se gonfler les chevilles en pensant qu’il la dominait toujours. Il s’obligea à la regarder droit dans les yeux pour y voir uniquement cette haine, il savait qu’il ne devait pas penser aux belles formes de son corps, à son magnifique sourire qui ne lui était jamais adressé, à ses pommettes roses, à ses cheveux soyeux, à son attitude unique et si vraie. Non, il n’y penserait pas, la haine seule était échangée entre eux deux, et c’était sûrement mieux. Alors le jeune homme ouvre la bouche pour la menacer, ce qu’il fait de mieux, ce qu’il maîtrise avec le plus d’aisance. « Jack n’est pas là, il n’a pas le contrôle sur moi et ne l’aura plus jamais. » Un sourire s’étale sur leurs lèvres simultanément et Rhys lâche aussitôt le sien. Il ne veut avoir en commun avec elle. Pourtant ça le fait bien rire ce qu’il raconte, comme si elle avait réussi à se défaire de l’emprise du vieil homme. Quoiqu’elle dise, elle n’a pas encore le monopole de sa vie, Ashara est peut être majeure, mais ça ne suffit pas. « Mais que tu es naïf mon petit Rhys. » Un éclat de colère traverse ses yeux, comme si lui était naïf, comme si elle pouvait lui apprendre de choses. Alors qu’elle allait se remettre à parler, comme pour lui expliquer ses pensées, il la coupa. Non mais oh, on ne traite pas le beau-gosse des serpentards de naïf ou alors ça se passe mal. « Naïf ? Tu as vu à qui tu parles ? Tu as intérêt à avoir une explication qui tiens à la route, parce que là, tu me donnes plus envie de rire qu’autre chose. » Oh non, il n’avait pas envie de rire, mais il était trop intelligent pour juste l’ignorer et se défouler contre quelque chose. Non, il n’était pas comme Stefan, un de ses comparses de serpentard qui sortait les poings avec d’essayer de parler. Lui, Rhys, prenait d’abord le temps de comprendre. Il tendit l’oreille et prêta attention aux dires de la rouge et or. Aidan ne m’a pas tourné le dos. Je l’ai poussé à revenir vers toi. Parce que, tu vois, je l’aime assez, moi, que pour renoncer à lui si c’est ce dont il a besoin. Et il avait besoin de toi. Il n’en pouvait plus de cette situation. Alors je ne lui ai pas demandé de choisir, je ne lui ai pas laissé la possibilité de me choisir, parce qu’on sait tous les deux qu’au final, c’est probablement ce qu’il aurait fait. Mais je ne voulais pas qu’il vive avec ce poids sur ses épaules. Alors non, Rhys, il ne m’a pas tourné le dos. C’est moi qui vous ai tourné le dos, à tous les deux. Mais c’était une erreur et si tu ne t’en rends pas compte alors tu es encore plus égoïste que je ne le pensais. Aidan a besoin de nous deux dans sa vie. Il n’est plus lui-même. » Les paroles déchaînées de la brune lui firent l’effet d’une douche froide pourtant il se força à garder un visage impassible. Il n’aimait pas le ton qu’elle prenait, la fragile petite fille qu’il avait traumatisé n’existait plus et cela provoquait en lui une étrange sensation. Il aimait se sentir dominant, pourtant, il appréciait qu’elle le remette à sa place. Oui, il était égoïste, mais il aimait son frère et ça, elle ne le savait pas. Elle ne l’avait jamais compris et ne le comprendrait jamais. Rhys jouait les durs et les bêtes féroces, mais il avait un réel cœur au fond de lui, il n’était pas comme tous ses idiots imbus d’eux-mêmes. D’ailleurs il aurait eu sa place dans une autre maison, le choipeaux avait failli hésiter, mais la tentation de rejoindre son père avait été plus forte et il s’était plié. Comme toujours face à cet homme. Il avait beau critiquer Ashara, Jack lui faisait peur aussi. Il inspira et remarqua qu’elle avait récupérer sa baguette, un rictus s’étira sur ses lèvres, oui elle avait acquis de la force et de la confiance en elle. Aujourd’hui elle montrait bien sa place à gryffondor… Rhys s’appuya le dos contre la porte avant de la toiser de haut. « Oh, mais je vois, madame sait tout mieux que tout le monde … tu oublies que tu n’es qu’une gamine. Tu penses sincèrement avoir aidé mon frère ? Tu penses l’avoir éduqué ? Lui avoir appris le bon chemin ? Tu ne sais rien de notre vie. Oui, tu as vécu avec nous … quoi deux ans ? Et tu penses que ça te donne le droit d’intervenir ? Nous avions vécu avant ton arrivée, notre éducation est loin d’être celle que tu as vue. Mais bien sûr, tu oses te mettre en travers de l’éducation de Père, parce que mademoiselle sait tout mieux que tout le monde. Bien, bravo. Et bien tu iras annoncer toi-même la mort de mon frère à Père, quand il aura joué à défier le Lord. Tu me prends pour un con, mais je sais bien où je me place. Je connais MA place. » Rhys s’arrêta un instant de parler pour reprendre son souffle. Il aimait s’énerver contre la demoiselle, il se sentait maître de lui. Même si elle lui répondait, même si elle lui crachait des choses qui lui faisait mal, même si elle osait lui dire qu’il n’était qu’un con -c’était sous-entendu- il se sentait bien avec elle. C’était contraire à tout ce qu’il disait et pourtant c’était instinctif plus que réel. « Et il serait tant que tu trouves la tienne. » Le regard méprisant de Rhys s’attarda sur le corps d’Ashara. « Ne me dis pas que tu as vu avec ton pouvoir l’avenir d’Aidan » Rhys n’avait jamais aimé son pouvoir parce qu’il représentait quelque chose qu’il n’aurait jamais et elle serait supérieure à lui dans ce domaine pour toute sa vie. Il n’avait jamais apprécié parce qu’elle avait un don et qu’il pouvait se retourner contre eux. Rhys ne le mentionnait jamais, pourquoi ? Sûrement parce qu’il ne le maîtrisait pas et chaque chose qu’il ne maîtrisait pas lui faisait peur. Il avait besoin d’être sûr d’une chose avant de l’utiliser. Tout le monde l’avait trouvé tardif à marcher, pourtant sa mère l’avait jugé de prudent. Et c’était exactement ça, il ne se lançait pas dans une chose sans avoir réfléchi aux conséquences. Il était très bien à quatre pattes par terre, pourquoi se relever et risquer de tomber ? Ce n’est que lorsqu’il se rendit compte que c’était plus pratique pour explorer et voir de haut, qu’il avait daigné se lever. Ce n’était pas un retard, mais une assurance… avec Ashara s’était pareil. Il s’était toujours arrangé pour la maîtriser et lui rester supérieure. Malheureusement ce pouvoir l’empêchait d’avoir une totale emprise d’elle-même. D’ailleurs elle ne leur avait jamais rien raconté dans les détails et c’était sûrement cela qui lui faisait le plus peur, il ne savait pas comment elle voyait, si elle souffrait, si c’était réel, si cela l’aidait réellement. Non, il n’en avait aucune idée. Alors il le taisait. Oui, c’était plus sûr. Il reprit le fil de ses pensées et continua sa tirade. « Et qu’il était à tes côtés, je ne te croirais pas. Tu crois tout savoir, mais franchement Aidan s’est perdu avec toi… tu ne le vois plus, ne me fais pas croire le contraire. Je suis heureux de l’avoir retrouvé pour de bon et satisfait qu’il ait rejoint le bon chemin. C’était la route qu’il avait à suivre depuis le début. C’était son chemin et non le tiens. Alors sors de sa vie si tu sais tout mieux que tout le monde. Ne t’approche plus de lui, j’ai suffisamment dû rattraper tes conneries. » Il plongea son regard dans le siens et lui montra une partielle infirme de l’amour qu’il portait en lui. « Ne te fais pas plus bête que tu ne l’es déjà. Aidan je le connais et je SAIS ce qui est bon pour lui. Et heureusement pour moi, tu ne l’es pas. Alors dégage. » Il détourna le regard pour lui montrer qu’il en avait fini avec elle.

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MessageSujet: Re: ARHYS ᴪ engueulade coûtumière    Ven 2 Mai - 2:13


« And I wanna fight, but I can't contend.
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Elle ne se rappelait plus de leur première bagarre, du comment ils en étaient arrivés là. Du pourquoi non plus. Pourquoi se détestaient-ils ? Pourquoi avaient-ils décidé qu’ils ne pouvaient s’entendre ? Elle n’avait jamais cherché à les séparer lui et Aidan, n’avait jamais voulu être la cause de leurs disputes et querelles. Au contraire. Ash aurait préféré qu’ils soient amis, tous les trois, qu’ils forment un trio indestructibles. Elle rêvait d’une famille unie, soudée. Mais ils avaient probablement tous été victimes des mensonges et de la manipulation de Jack. La Gryffondor aurait préféré qu’ils partagent plus que ces bagarres qui étaient devenues une sorte de rituel entre eux. Elle aurait voulu qu’ils trouvent un terrain d’entente. Mais étaient-ils faits pour s’entendre ? Elle en doutait. Ils étaient si différents, l’avaient toujours été d’ailleurs. Tout comme il semblait si différent de son frère. Elle avait tout essayé. Se rendre invisible, essayer de l’aborder, essayer de le défier. Elle était passée par tous les stades avec le jeune homme. Et puis elle avait compris qu’il était simplement jaloux. De quoi ? Mystère. Elle n’avait pas l’impression d’avoir fermé la porte derrière elle et de l’avoir rejeté. Ou peut-être l’avait-elle sans en prendre conscience. Peut-être qu’inconsciemment l’amitié d’Aidan lui avait suffi et qu’elle n’avait pas voulu que Rhys vienne briser la bulle qu’ils s’étaient construite. Peut-être l’avait-elle rejeté, en fin de compte. Mais ce n’était pas ce qu’elle avait voulu. Elle aurait aimé pouvoir défier Jack et aller à l’encontre de ses règles dès le début. Ne pas se laisser approcher, mais elle approcher les garçons, tenter de gagner leur cœur à tous les deux. Son erreur avait été de laisser Aidan la soigner ce fameux soir où il avait voulu prendre soin d’elle. Elle aurait dû le repousser. Mais Ashara avait un besoin désespéré d’amour et elle savait que, d’une façon ou d’une autre, le cadet Campbell était le plus amène à lui en donner. Déjà à l’époque elle avait aperçu les regards noirs de Rhys, son cœur plus sombre que celui de son frère. Inconsciemment, elle avait dû savoir qu’ils étaient différents et que malgré tous ses efforts, elle ne parviendrait pas à s’attirer ses faveurs. Déjà à l’époque, il l’effrayait. Aujourd’hui, non. Il avait perdu l’influence qu’il avait sur elle. Elle y avait longuement réfléchi. Elle savait que depuis longtemps elle aurait pu s’opposer à lui, lui tourner le dos, l’ignorer, comme elle le faisait maintenant depuis quelques mois. Mais c’était sa façon à elle de lui montrer qu’au fond, il faisait partie de sa vie, de sa famille. Il pouvait ne pas la considérer de cette façon, mais elle oui. Pour le meilleur comme pour le pire, il était son frère. Et toutes ces années de querelles incessantes n’avaient été qu’une façon ou une autre pour Ashara de tenter de garder Rhys dans sa vie. Parce qu’elle avait toujours su que le jour où elle arrêterait de se battre avec lui, elle le perdrait. Ils ne partageaient que ça et elle n’était pas certaine de ne rien vouloir partager avec lui. D’une façon ou d’une autre, elle avait grandi grâce à lui, était devenue une autre personne. Et cela lui était difficile à admettre. Car elle avait la sensation de lui devoir quelque chose et elle ne pouvait se le permettre, pas à Rhys.

Elle aperçut l’éclat de colère. Il fut un temps où elle aurait redouté sa réaction, où elle n’aurait même pas osé se retrouver seule avec lui dans une pièce fermée à clé. Mais ce temps semblait bel et bien révolu. Car elle n’eut pas peur. Elle ne frémit pas. Au contraire. Son propre regard se fit plus assuré, plus confiant. Elle avait touché un nerf, un point sensible, elle le savait. Elle l’avait blessé dans sa fierté en osant le traiter de naïf. Elle le payerait peut-être, ou peut-être que non. Ni l’un ni l’autre ne semblait vouloir prendre les armes. Ils en étaient encore au stade des préliminaires, la discussion avant la guerre. Mais il ne semblait pas comprendre qu’elle n’était pas là pour se battre. Qu’elle le laisserait faire sans opposer de résistance. Elle voulait simplement parler. Car ce qui a été dit plus haut est faux. Ils ne partagent pas que des querelles et des années de froid, ils partagent aussi l’amour qu’ils portent à Aidan. Elle le sait, dans le fond, que Rhys aime son frère. La rouge et or peut bien penser qu’il n’est pas bon pour lui, qu’il l’entraine vers le bas, il reste son frère et l’aime depuis plus longtemps qu’elle. Elle sait que le Serpentard est persuadé de faire ce qu’il croit bon pour son cadet. Mais ce n’est pas l’avis de la jeune femme et c’est de ça qu’elle est venue parler avec lui. « Naïf ? Tu as vu à qui tu parles ? Tu as intérêt à avoir une explication qui tient à la route, parce que là, tu me donnes plus envie de rire qu’autre chose. » Un sourire suffisant se dessina sur les lèvres de la demoiselle. Elle savait que son discours tenait la route, que son explication était vraie. Elle avait choisi de renoncer à Aidan, de le rendre à Rhys. Elle avait choisi de souffrir pour que son ami de toujours puisse se rapprocher de son frère, pour qu’il ne tire pas un trait définitif sur lui. Et aujourd’hui, elle le regrettait. Ce n’avait pas été la bonne attitude à adopter, elle n’aurait pas dû agir ainsi. Pas seulement pour ne pas briser son propre cœur, mais aussi parce qu’au final, elle n’avait pas la sensation que le jeune homme était plus heureux. Peut-être était ce présomptueux de sa part, mais elle ne parvenait pas à changer d’avis sur la question. Il était changé, différent. Il n’était plus le jeune homme doux et tendre qu’elle avait connu la moitié de sa vie. « Oh, mais je vois, madame sait tout mieux que tout le monde … tu oublies que tu n’es qu’une gamine. » Elle encaissa. Ne chercha même pas à le couper. Mais la colère se glissa sur ses traits. Pour qui se prenait-il ? « Tu penses sincèrement avoir aidé mon frère ? Tu penses l’avoir éduqué ? Lui avoir appris le bon chemin ? Tu ne sais rien de notre vie. Oui, tu as vécu avec nous … quoi deux ans ? Et tu penses que ça te donne le droit d’intervenir ? » Il avait raison. Elle aurait pu l’admettre, mais non, elle ne lui donnerait pas ce plaisir. « Nous avions vécu avant ton arrivée, notre éducation est loin d’être celle que tu as vue. Mais bien sûr, tu oses te mettre en travers de l’éducation de Père, parce que mademoiselle sait tout mieux que tout le monde. Bien, bravo. Et bien tu iras annoncer toi-même la mort de mon frère à Père, quand il aura joué à défier le Lord. Tu me prends pour un con, mais je sais bien où je me place. Je connais MA place. » Elle bouillonnait de rage, de rancœur. Se rendait-il compte de ce qu’il disait ? « Et il serait tant que tu trouves la tienne. » Ses dents grincèrent. « Et que diras-tu à ton père si ton frère meurt parce qu’il a grossi les rangs de votre Lord ? Au fond, le résultat sera le même. Il sera mort. Et il a moins de chance de le devenir en restant neutre, comme il l’a fait durant toutes ces années. Je n’ai peut-être pas vécu longtemps avec vous, mais tu ne me feras pas croire que l’éducation de votre père était une bonne éducation. Donner des coups et se mettre en colère quand ta conduite déviait de ce qu’il avait en tête, en quoi cela peut être bon ? J’en ai moi-même fais les frais Rhys et je sais que toi aussi. Tu ne peux pas cautionner pareille éducation. C’est impossible. » Elle plongea son regard dans celui du jeune homme. Dans le fond, elle ne savait pas si il avait aussi fait les frais des mains et de la ceinture de son père, mais elle n’imaginait pas être la seule à avoir subi ce traitement. « Et je ne prétends pas tout savoir. Mais je connais ton frère et si tu étais honnête, tu admettrais que j’ai raison sur ce point. Il n’a rien à faire chez les obscurs, ce n’est pas lui. Je sais que tu l’aimes, que tu aimerais qu’il te ressemble plus. Mais il n’est pas toi, tout comme il n’est pas moi. » Comment lui expliquer ? Elle ne savait pas, plus, ne parvenait pas à mettre des mots sur ce qu’elle ressentait. « Je sais où est ma place. Elle est face à toi, aujourd’hui, à essayer de défendre les intérêts de ton frère, à essayer de t’ouvrir les yeux. Il est malheureux. Tu as dû t’en rendre compte. Tu le connais mieux que moi, après tout. » Concession qui s’accompagna d’une grimace. Elle ne voulait pas spécialement le caresser dans le sens du poil, mais elle était prête à faire des concessions. Pour Aidan. « Tu ne m’aimes pas Rhys, je le sais bien, tu ne m’as jamais aimé, n’a jamais voulu m’aimer. Mais ce que je te demande ici n’a rien à voir avec moi et tout à voir avec ton frère. » Elle scruta son regard, chercha un indice qui lui indiquait qu’il était prêt à céder, à avoir une vraie discussion avec elle. Aidan les détesterait tous les deux si ils savaient ce qu’ils étaient entrain de faire.

« Ne me dis pas que tu as vu avec ton pouvoir l’avenir d’Aidan » Elle l’observa quelques instants. Ils n’avaient jamais abordé ce sujet ensemble. Ashara n’avait jamais cherché à savoir ce que Rhys en pensait. À présent, elle était intriguée. Ce don, ou plutôt cette malédiction, était quelque chose qui faisait partie d’elle. Elle n’avait jamais cherché à comprendre comment les autre le percevait. Aujourd’hui, elle changea d’avis sur la question. Peut-être était-ce là un élément supplémentaire qui motivait la haine que Rhys semblait porter envers la rouge et or, une autre source de jalousie. « Non, je n’ai rien vu. Mais j’ai un mauvais pressentiment. Mes visions ne fonctionnent pas comme ça. Je ne vois rien de particulier. Je m’en souviens rarement d’ailleurs. C’est souvent après coup que je comprends la signification de l’une d’entre elle. » Son regard s’était perdu dans le vague. Elle rougit, réalisant qu’elle venait de se laisser aller à une confidence qu’elle aurait aimé garder pour elle. Elle venait de donner une information à Rhys, et l’information était le pouvoir. Elle retrouva son regard confiant, elle le défia des yeux de dire quelque chose sur ce qu’elle venait de lui avouer. Après tout, elle s’en moquait. Il pouvait bien penser ce qu’il voulait. Il enchaîna. « Et qu’il était à tes côtés, je ne te croirais pas. Tu crois tout savoir, mais franchement Aidan s’est perdu avec toi… tu ne le vois plus, ne me fais pas croire le contraire. Je suis heureux de l’avoir retrouvé pour de bon et satisfait qu’il ait rejoint le bon chemin. C’était la route qu’il avait à suivre depuis le début. C’était son chemin et non le tiens. Alors sors de sa vie si tu sais tout mieux que tout le monde. Ne t’approche plus de lui, j’ai suffisamment dû rattraper tes conneries. » Elle eut l’impression qu’il sondait à son tour son regard. Se faisant, il lui offrit une porte ouverte sur son cœur. Cette porte resta ainsi durant quelques secondes, avant de se refermer brutalement. « Ne te fais pas plus bête que tu ne l’es déjà. Aidan je le connais et je SAIS ce qui est bon pour lui. Et heureusement pour moi, tu ne l’es pas. Alors dégage. » Elle secoua la tête, d’un air triste. « Si tu dis cela, c’est que tu ne le connais pas. Et c’est que tu ne me connais pas. Je n’ai pas dit qu’il n’avait besoin que de moi. J’ai dit qu’il avait besoin de nous. De toi, comme de moi. Enfant, je ne l’ai pas compris. Je t’ai fait du tord, je vous ai éloignés. Mais ce n’était pas mon intention. Je n’ai jamais demandé à m’immiscer dans votre vie, à être mise sous la tutelle de votre père, à devenir le punching-ball de votre père, à devenir amie avec ton frère, à ce que tu me détestes. » Elle s’arrêta. À ce que tu me détestes. Pas à ce qu’on se déteste. Parce que plus le temps passait et plus Ashara se rendait compte qu’elle ne le détestait pas. Elle avait ses tords dans leur inimitié et elle était à présent assez mûre pour les reconnaître. Ce n’était pas une réconciliation qu’elle lui proposait, mais une sorte de trêves, un cessé le feu pour quelques temps.

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Ne me quitte pas - Il faut oublier, oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment. Oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi, le cœur du bonheur. Ne me quitte pas
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MessageSujet: Re: ARHYS ᴪ engueulade coûtumière    Lun 5 Mai - 11:58

Ashara & Rhys ∞ engueulade coutumière

La dureté qui se lisait dans les yeux du serpentard n’avait jamais été partagée, Rhys semblait être né avec. Pourtant il n’avait appris cette partie de lui-même que plus tard. Tout comme son père, il avait ‘basculé’ au moment de la mort de sa mère. Cela avait été l’élément déclencheur, bien sûr Rhys avait toujours eu des prédispositions pour souhaiter le malheur, mais la perte de la seule source d’amour du foyer Campbell leur avait tous causé un choc. Aidan s’était renfermé, Jack était devenu mangemort, Rhys lui était devenu méchant. Tout n’était pas aussi simple que cela, en effet les liens entre Aidan et Rhys s’étaient resserrés, comme un héritage de l’amour laissé par Mère. Seulement, le seul exemple qu’ils pouvaient suivre désormais était un mangemort alcoolique qui cognait ce qui bougeait. Alors il semblait normal que les deux enfants Campbell ne grandissent pas dans les meilleures conditions possibles. Voilà ce qui l’avait transformé, ce qui l’avait formé malgré lui. Il n’avait pas toujours été cet idiot sans cœur, il avait aussi été cet enfant fragile qui tendait la main à son frère, il avait été ce gamin qui courait dans les bras de sa mère en riant. Il soupira, il ne le serait plus jamais. Il releva la tête et croisa les pupilles d’Ashara. Elle n’avait pas cessé d’être cette enfant qui croyait en ses rêves, elle. Il la détestait tellement. Non, il la méprisait. Non, c’était autre chose. Rha, le jeune homme n’avait jamais su ce qu’elle lui inspirait, des tas de sentiments incompréhensibles, mais plutôt négatifs. Toujours excessifs dans tous les cas. Et les voilà qui se battaient, verbalement et -chose nouvelle depuis cette année- elle lui répondait. Avec justesse, avec adresse. Elle savait quoi dire, elle le connaissait suffisamment pour planter la flèche au bon endroit. Rhys se sentait con, elle savait ce qu’il fallait faire… mais lui ne savait plus. Tout ce qu’il disait semblait sans importance face à ses mots. Elle était devenue plus adroite dans ses paroles et Rhys se demandait si elle n’avait pas joué un jeu durant toute son enfance, si elle n’avait pas menti en se cachant derrière une faiblesse pour mieux les manipuler. Voilà une nouvelle raison de la détester. « Et que diras-tu à ton père si ton frère meurt parce qu’il a grossi les rangs de votre Lord ? Au fond, le résultat sera le même. Il sera mort. » Les mots traversèrent l’air avec une violence nouvelle. Rhys planta son regard noir dans les yeux de la demoiselle. Il aurait voulu lui dire qu’elle était idiote de croire cela, que les mangemorts étaient protégés, qu’ils mourraient beaucoup moins souvent que les autres traitres. Seulement il restait des morts, ils existaient. Récemment la mort du professeur Yaxley avait fait le tour de Poudlard, personne ne savait la vérité, mais toutes les rumeurs partaient du même point : il était parti en mission avec McGregor et lui s’en était sorti indemne. Rhys ne détourna pas le regard, il voulait gagner contre la demoiselle, mais il ne pouvait rien faire d’autre que d’admettre ce qu’elle disait : les mangemorts risquaient leur vie. Voilà pourquoi il ne répondit rien. Cependant il ne pouvait pas lui donner raison, sa fierté l’en empêchait. Il se contenta de la fixer méchamment pendant qu’elle parlait. « Et il a moins de chance de le devenir en restant neutre, comme il l’a fait durant toutes ces années. » Un rire quitta les lèvres du jeune homme à cette phrase, Aidan n’était pas fait pour être neutre. Ceux qui n’avaient pas de place étaient encore pires que les résistants. Ces moins que rien qui ne savaient pas prendre partis, ces imbéciles qui se promenaient, l’air de rien, dans les couloirs du château. Ridicule. « N’insulte pas mon frère, les neutres renferment les faibles. Je le respecterai peut être plus s’il était phénix dans un monde futur que s’il restait neutre. Il devait faire un choix. » siffla le brun. Ses mots étaient secs et durs. Bien sûr qu’il aurait tout fait pour empêcher son frère de rejoindre les phénix, mais jamais il ne l’aurait laissé être neutre. Père d’ailleurs ne l’aurait jamais permis. Le jeune Campbell croisa sas bras contre sa poitrine et écouta la suite de ses dires. « Tu ne me feras pas croire que l’éducation de votre père était une bonne éducation. Donner des coups en quoi cela peut être bon ? J’en ai moi-même fais les frais Rhys et je sais que toi aussi. Tu ne peux pas cautionner pareille éducation. » Pendant qu’elle parlait, le vert et argent s’était trahi en fronçant ses sourcils, mais il avait tenté de vite garder son calme. Bien sûr qu’il était au courant qu’elle se faisait battre, Aidan le lui avait tout de suite dit, bien sûr qu’il savait qu’elle était maltraitrée et qu’il n’avait jamais rien fait. Seulement Père n’avait jamais levé la main sur Rhys, et son frère non plus. Enfin peut être, mais dans ces cas-là Aidan l’avait bien caché. Le vert ne s’était jamais dit qu’il avait été protégé, il avait toujours vu les coups de Père comme une punition méritée pour la demoiselle, rien de plus. Voilà pourquoi il avait haussé les sourcils. Si elle croyait que Père avait été suffisamment cruel pour battre ses propres fils, alors elle ne le connaissait réellement pas. Une voix dans sa conscience lui souffla qu’elle n’avait jamais connu Mère, mais Rhys haussa les épaules, ce n’était pas son problème. Elle avait mérité ses coups. La voix dans sa conscience se réveilla une nouvelle fois et elle fut moins aisée à réprimée. Comment osait-il la juger alors qu’il ne la connaissait pas ? « Tu ne le connais pas. » pesta-t-il au travers de ses dents fermées par la rage. Il n’avait pas l’envie de se plonger dans sa vie pour lui expliquer ce que Père était devenu. Il n’avait pas envie de lui prouver qu’il avait des raisons d’agir de la sorte, Aidan avait dû lui dire de toute manière, c’était elle qui avait refusé de comprendre. Elle ne pouvait pas comprendre ce qu’ils avaient vécu. L’amour d’une mère ne se remplace jamais, ils s’étaient tous les deux raccrochés à la présence de leur père, c’était tout ce qui leur restait. « Et je ne prétends pas tout savoir. Mais je connais ton frère et si tu étais honnête, tu admettrais que j’ai raison sur ce point. Il n’a rien à faire chez les obscurs, ce n’est pas lui. Je sais que tu l’aimes, que tu aimerais qu’il te ressemble plus. Mais il n’est pas toi, tout comme il n’est pas moi. » Les paroles de leur jeune fille si sont si réelles qu’elles font mal, Rhys est égoïste, mais il le sait. Il veut protéger son frère et pour ce faire il tente les seules choses qu’il connaît, les seules choses qu’il maîtrise. Le vert refuse l’aide d’autrui et encore moins celle d’une Ashara qu’il … jalouse. Rhys détestait se l’avouer. Il préférait dormir avec le calamar géant plutôt que de le penser. Malheureusement ses pensées étaient trop fourbes et l’attitude d’Ashara ne l’aidait pas. La petite fille avait grandi et elle était devenue puissante. Il disait la haïr pour cela, mais c’était bien plus compliqué, les sentiments n’étaient jamais simple, un monde manichéen n’existait que dans les rêves des idiots. « Je sais où est ma place. Elle est face à toi, aujourd’hui, à essayer de défendre les intérêts de ton frère, à essayer de t’ouvrir les yeux. » La tension qui régnait maintenant dans la pièce était d’une toute autre nature, il aimait ce qu’il voyait, il aimait voir la demoiselle se battre et lui répondre. Bien sûr, il n’en dirait rien, il resterait silencieux, il conserverait son air mauvais, son visage cruel. Il ne voulait pas l’avouer, il ne voulait pas lui dire, mais il attendait beaucoup d’elle. Elle avait le pouvoir de changer, il ne savait pas quoi. D’ailleurs, il le refusait, il était encore trop tôt pour qu’elle s’immisce dans sa vie, mais il sentait bien qu’elle n’avait pas été envoyée chez les Campbell pour rien. Le destin existait. Rhys faillit rire à ses propres pensées. Il devenait presque ridicule. « Tu ne m’aimes pas Rhys, je le sais bien, tu ne m’as jamais aimé, n’a jamais voulu m’aimer. Mais ce que je te demande ici n’a rien à voir avec moi et tout à voir avec ton frère. » Il ricana cette fois-ci. « Bravo, tu as deviné toute seule ? Et si rapidement en plus. » fit-il, ironique. C’était pour lui une manière d’échapper au problème. Il ne savait pas s’il la détestait comme elle le supposait, mais c’était plus facile de dire cela que de se poser la question. Oui, cela avait toujours été plus aisé. « C’est facile de dire ça, je te rappelle que tu ne me portes pas dans ton cœur non plus. Fais pas genre que tu m’aimes Ashara, tout le monde sait bien le contraire. Je ne suis peut être pas legimens, mais je t’assure que ton regard est suffisamment clair. » Rejeter la faute sur elle, il l’avait toujours fait avec succès, pourquoi s’en priver alors qu’elle lui tendait une perche grosse comme le légendaire carrosse de BeauxBâtons.

« Non, je n’ai rien vu. Mais j’ai un mauvais pressentiment. Mes visions ne fonctionnent pas comme ça. Je ne vois rien de particulier. Je m’en souviens rarement d’ailleurs. C’est souvent après coup que je comprends la signification de l’une d’entre elle. » Rhys cligna des yeux imperspectiblement avant de reprendre un visage qu’il voulait impassible. Elle ne lui avait jamais parlé de son pouvoir et il ne l’avait jamais questionné. Il se remit à penser à la manipulation à laquelle Ashara jouait. Il ne voyait rien d’autre, elle était si douée. Cela ne lui avait pas demandé le moindre effort, elle mimait si bien la fille innocente. Rhys rageait intérieurement, il ne tarderait pas à devenir paranoïaque. Cette fille le rendrait fou, mais pas dans le bon sens. Même si Rhys doutait qu’être fou pouvait être une bonne chose. Ashara le fixa, son regard s’était redoré d’une confiance en elle. Comme si elle avait repris le contrôle d’elle-même après égarement. Rhys haussa son sourcil droit. Dévalorisait-elle son pouvoir ? Mentait-elle ? Il n’avait aucun moyen de le savoir, oh Merlin qu’il aurait aimé être légimens. Qu’il aurait aimé travailler cet aspect-là, pourquoi Père ne l’avait-il pas obligé à le devenir ? Il aurait accepté les coups si cela lui avait permis de découvrir ce que les autres lui cachaient. « Ouhh, donc tu te bases sur des pressentiments, merveilleux. Tu me diras au moment où ton instinct t’avertira hein ! » Il se moquait car il savait que la moquerie était la dernière chose à rester. Le rire, même jaune, pouvait pousser une rébellion et maintenant un empire. Or, ce que Rhys utilisait était une sorte d’échappatoire de dernier recours. Il ricanait pour tenter de lui faire mal parce qu’il ne savait plus comment la toucher autrement. Elle semblait si forte, elle savait tant de chose. Peut être que le destin dont parler Rhys tout à l’heure avait voulu qu’elle sépare la famille. « Si tu dis cela, c’est que tu ne le connais pas. Et c’est que tu ne me connais pas. Je n’ai pas dit qu’il n’avait besoin que de moi. J’ai dit qu’il avait besoin de nous. De toi, comme de moi. Enfant, je ne l’ai pas compris. Je t’ai fait du tort, je vous ai éloignés. Mais ce n’était pas mon intention. Je n’ai jamais demandé à m’immiscer dans votre vie, à être mise sous la tutelle de votre père, à devenir le punching-ball de votre père, à devenir amie avec ton frère, à ce que tu me détestes. » Elle ne pouvait pas être foncièrement méchante, ou alors elle cachait très bien son jeu ? Rhys ne savait plus quoi penser d’Ashara, il l’avait toujours maîtrisait et maintenant elle lui échappait pour de bon. « Oui, je suis le seul méchant de la famille. Oui, tout est de ma faute. Oui, je connais mal ma propre famille. J’ai tort, merci de m’apprendre la vie. Merci de te montrer si clémente envers moi, le pauvre Rhys qui a besoin d’aide. » Le jeune homme laissa un silence s’installer entre eux, il était remonté et énervé, car il ne savait pas comment réagir sans perdre pied. Elle avait le devancer, elle allait le battre. Et lui allait perdre sans sauver sa face. « Bordel, tu joues à quel jeu ? Tu peux m’expliquer un peu là ? » Son ton était remonté dans les aigus, lui qui avait une voix si calme et si posée venait de perdre sa patience. Il expulsa l’air de ses poumons pour se donner de la force et reprit d’une voix qu’il espérait plus naturelle. « Tu jettes mon frère publiquement, tu le pousses à revenir vers moi ‘pour son bien’, puis tu viens me faire la morale ? Tu veux quoi ? Qu’on devienne les meilleurs amis du monde ? Qu’on soit un trio inséparable ? Que tout le monde soit gentil, heureux et content ? Désolée de te désillusionner cocote, mais le monde n’est pas comme ça. Redescend sur terre, Aidan est assez grand pour savoir quoi faire de sa vie, je l’ai aiguillé peut être, mais je ne lui ai pas mis le couteau sous la gorge, il a rejoint les obscurs parce qu’il a trouvé sa place. Il est avec moi parce qu’il se sait en sécurité. Tu regrettes de l’avoir lâché ? Tu veux m’amadouer pour que je te le rende ? Tu as cru que c’était un jeu ? Laisse-le tranquille, il est bien plus … épanoui maintenant. » Rhys avait failli dire ‘heureux ‘, mais il s’était arrêté à temps. Le serpentard se mentait à lui-même, il savait bien qu’Aidan n’était pas si heureux, il feignait de rire, mais Rhys le connaissait trop bien… seulement s’il fallait tendre la main à Ashara et travailler ensemble pour rendre son frère heureux… Rhys réprima un frisson. Non, jamais. Ashara et Rhys n’avait rien d’un binôme, leurs noms ne collaient pas ensemble, c’était clair. Ils étaient fait pour se détester cordialement, ils étaient fait pour s’ignorer, pas pour aider leur prochain. Même si ton prochain est ton frère… siffla une voix dans sa tête. « C’était plus simple avant, quand tu ne disais rien. » soupira le jeune homme. Autant pour la voix dans sa tête que pour Ashara. Oui, la vie était bien plus facile quand il dominait tout le monde sans se poser de question. Quand il avait tout le monde à sa botte, quand il ne réfléchissait pas en somme. Ashara était l’élément déclencheur. Il n’arrivait toujours à déterminer si c’était bien ou mal, si cela engendrerait des catastrophes ou non. Après tout, il la préférait maintenant. Oui, c’était plus simple avant, mais tellement moins amusant. C’était trop facile et sans enjeux. Maintenant il avait une raison de se battre…

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MessageSujet: Re: ARHYS ᴪ engueulade coûtumière    Mar 15 Juil - 9:31


« And I wanna fight, but I can't contend.
I guess that's love, I can't pretend, I can't pretend. »




Elle savait à quel point la mort de leur mère avait joué un rôle important dans leur évolution, à quel point cela les avait changé. Certain pourrait argumenter qu’elle ne pouvait pas comprendre ce qu’ils avait ressenti à l’époque, n’ayant pas de mère elle-même, mais si, elle comprenait. Elle savait ce que c’était de se voir arracher à sa vie d’avant, à ses certitudes. Elle savait ce que c’était que de se sentir seul et abandonné, d’en vouloir au monde entier. Elle aussi avait dû changer au fil du temps, au fil des épreuves qui s’étaient dressées sur sa route. Chacun ses malheurs. Étrangement, c’était une des rares choses sur lesquelles Rhys ne l’avait jamais attaquée. Il n’avait jamais cherché à la blesser sur le fait que sa mère l’avait abandonnée. Jusqu’ici du moins, car Ashara savait qu’il y avait un début à tout. C’était probablement une des seules choses que le jeune homme n’avait jamais osé avec elle. Il n’avait jamais semblé sous-entendre qu’elle n’était pas aimée, qu’elle n’était qu’un monstre, ce qui expliquait que sa mère avait préféré l’oublier. Pourquoi ? Elle l’ignorait. D’autres avant lui s’étaient pourtant aventuré sur ce terrain, s’assurant que la jeune fille n’oublie jamais d’où elle venait, où plutôt s’assurant que la demoiselle n’oublie jamais à quel point elle en savait peu sur ses origines. Elle savait que l’amour d’une mère, l’amour d’un père, était ce qui avait manqué le plus cruellement dans sa vie. L’amour tout court, dans le fond. Mais elle ne voulait pas y songer. Elle ne voulait pas penser aux soupirs, aux rêves sombres, à cette envie d’aimer et d’être aimée comme jamais auparavant. Cela ne ferait que la déstabiliser, et elle ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant, pas alors que Rhys lui faisait face. Elle devait garder les pieds sur terre, garder la tête froide. Elle ne voulait pas lui laisser croire qu’il prenait le dessus dans cet échange, même si, dans le fond, elle s’en moquait un peu. Elle n’était pas là pour se disputer ou se battre avec lui, elle n’était là ni pour elle, ni pour le vert et argent en réalité. Non, elle était là pour Aidan, et elle ne voulait pas perdre son objectif de vue. Elle savait pourtant que ses mots feraient mouches, qu’elle avait raison. Mais la rouge et or se doutait que jamais son frère adoptif ne lui donnerait raison. Elle vit son regard se durcir alors qu’elle touchait la corde sensible. Leur seul et unique point commun était le suivant : ils ne voulaient pas voir Aidan souffrir. L’idée qu’il puisse mourir dans ce conflit était insupportable, insurmontable.

La demoiselle se tut, laissa le silence s’installer entre eux, laissa ses mots pénétrer dans l’esprit du jeune homme. Elle avait raison. Mais elle ne pouvait pas continuer d’affirmer cela à Rhys, pas sans des arguments concrets. Il lui rirait au nez si elle se contenter d’assurer au vert et argent que son point de vue était le bon. Ils n’étaient plus des enfants, ils avaient grandi, ELLE avait grandi. Elle n’avait plus à cacher sa force pour épargner Aidan, elle n’avait plus à prétendre qu’elle était faible pour éviter les conflits. La guerre était déjà déclarée depuis longtemps et elle s’était fourvoyée pendant de trop longues années en pensant qu’elle pouvait l’éviter. Un goût amer se glissa sur sa langue. Le poids des regrets, des souvenirs qui remontaient, inoubliables. Elle vit pourtant le doute s’immiscer dans le regard de Rhys alors qu’elle abordait l’éducation paternelle. Elle savait dans le fond qu’elle était la seule à recevoir des coups quand elle n’était pas assez précise dans ses visions, quand elle n’avait rien à donner au patriarche Campbell, mais elle savait aussi qu’il n’était pas tellement plus tendre avec ses fils. Elle au moins recevait un minimum d’attention de la part de l’homme, tandis que ses enfants étaient souvent laissés à eux-mêmes. « Tu ne le connais pas. » Un voile de tristesse passa sur les yeux de la Gryffondor. Elle baissa le menton un instant, pouvant presque sentir la main cuisante de son gardien légal sur sa joue. Elle n’avait jamais pu oublier la violence, les paroles, la douleur. Encore dans ses rêves, il revenait la hanter. « Je l’ai peut-être mieux connu que toi Rhys. » Un souffle, presque un murmure, mais assez audible pour que le jeune homme puisse l’entendre. Elle l’avait laissé se glisser dans sa coquille, pénétrer dans une faille qu’elle tentait pourtant de colmater et ce depuis toujours. Elle releva le regard, le plongea dans celui du Serpentard, le mettant presqu’au défi de la contredire. Ses yeux brillaient. Larmes de tristesse, de colère. Des sentiments qui s’y mélangeaient souvent ces derniers temps, une guerre interne continue à laquelle elle ne parvenait pas à mettre fin. Elle serra les dents, repensa à cette petite cicatrice derrière son oreille, première marque récoltée lors de ses cours particuliers avec Jack Campbell, et puis il y avait eu les marques invisibles, mais indélébiles, celles écrites à l’encre noire dans l’esprit de la jeune fille.

« Bravo, tu as deviné toute seule ? Et si rapidement en plus. » Elle serre les dents, respire un bon coup tout en ravalant la remarque cinglante qui lui brule les lèvres. « C’est facile de dire ça, je te rappelle que tu ne me portes pas dans ton cœur non plus. Fais pas genre que tu m’aimes Ashara, tout le monde sait bien le contraire. Je ne suis peut être pas legimens, mais je t’assure que ton regard est suffisamment clair. » Elle secoua la tête en soupirant. Encore une fois, il cherchait à remettre la faute sur son dos. C’était toujours ainsi. Chacun de leurs échanges se finissait de la même façon. Mais pas cette fois. « Cela n’a pas toujours été le cas. Je ne t’ai pas haï au premier regard. Je n’ai pas voulu te détester, je n’ai pas voulu tous ces conflits. » Mais elle avait fini par le détester, le haïr. Non, le mot était encore faible. C’était du dégoût qu’il lui inspirait. Elle avait toujours envie de le frapper, de lui faire mal, quand elle le voyait à présent. Pourtant, elle disait vrai, cela n’avait pas toujours été ainsi. Il fut une époque où elle ne voulait qu’être aimée, acceptée du moins. Elle voulait une famille, des frères, des amis, des gens qui la comprenaient. Elle ne voulait plus être un monstre, une rejetée. Elle se souvenait de ce désir de connaître ses frères, elle avait voulu jouer avec eux, se lier à eux. Mais elle n’en avait pas eu l’occasion. Elle n’avait pas pu les approcher, avait l’interdiction formelle de leur adresser la parole. La déception. Cuisante. Elle avait laissé une marque au fer rouge dans son cœur, marque qu’elle n’avait jamais pu effacer par après. Même si elle avait pu contourner les règles du père Campbell, même si elle avait pu se lier à Aidan, les choses n’étaient pas comme elle les avait imaginées. Elle aurait pu lui dire tout cela, mais à quoi bon ? La brunette savait bien que Rhys serait imperméable à ce genre de discours, pire encore : il lui rirait au nez et risquerait de l’utiliser plus tard pour la blesser. Elle ne voulait pas lui donner plus d’armes qu’il n’en avait déjà. Alors elle se tut.

« Oui, je suis le seul méchant de la famille. Oui, tout est de ma faute. Oui, je connais mal ma propre famille. J’ai tort, merci de m’apprendre la vie. Merci de te montrer si clémente envers moi, le pauvre Rhys qui a besoin d’aide. » Elle fronça les sourcils. Il ne réagissait pas comme auparavant. Il semblait perdre pied, perdre du terrain. Ashara semblait presque prendre le dessus. « Tu ne comprends vraiment rien. » Elle soupira. « Bordel, tu joues à quel jeu ? Tu peux m’expliquer un peu là ? Tu jettes mon frère publiquement, tu le pousses à revenir vers moi ‘pour son bien’, puis tu viens me faire la morale ? Tu veux quoi ? Qu’on devienne les meilleurs amis du monde ? Qu’on soit un trio inséparable ? Que tout le monde soit gentil, heureux et content ? Désolée de te désillusionner cocote, mais le monde n’est pas comme ça. Redescend sur terre, Aidan est assez grand pour savoir quoi faire de sa vie, je l’ai aiguillé peut être, mais je ne lui ai pas mis le couteau sous la gorge, il a rejoint les obscurs parce qu’il a trouvé sa place. Il est avec moi parce qu’il se sait en sécurité. Tu regrettes de l’avoir lâché ? Tu veux m’amadouer pour que je te le rende ? Tu as cru que c’était un jeu ? Laisse-le tranquille, il est bien plus … épanoui maintenant. » Elle se mordit l’intérieur de la joue. « Je ne joue à aucun jeu Rhys ! Je suis juste honnête ! Je pense à Aidan, à son bien être. Tu crois que j’ai envie de te parler là maintenant tout de suite, que j’ai rien de mieux à foutre que d’encore t’adresser la parole ? Je pensais avoir été claire la dernière fois non ? Je ne veux plus jamais te parler. Mais là, je n’avait pas le choix. Tu es le seul qu’Aidan semble écouter, le seul qui puisse lui parler. Tu dois être heureux d’ailleurs, qu’il n’en ait plus rien à foutre de moi. Tu as enfin la parfaite petite famille dont tu voulais tant ! C’est vous deux contre le monde et moi je ne compte plus. Parce que c’est ça que tu voulais, n’est-ce pas ? » Elle n’était même pas en colère. Juste … Résignée, lasse. Elle serra les dents, inspira un grand coup. « Je ne veux pas qu’on devienne les meilleurs amis du monde, je sais en plus qu'Aidan ne voudrait jamais revenir vers moi. Tu ne comprends pas que je ne pense pas à moi dans cette histoire ? Que je remarque juste que j’ai peut-être eu tords d’agir comme je l’ai fait ?! Mais bien sûr, le grand, le valeureux, le parfait monsieur Rhys ne fait jamais d’erreur. Il ne cherche jamais à s’excuser quand il commet quelque chose de mal, quand il blesse quelqu’un. Non, Rhys, tu n’en as pas besoin toi, pas vrai ? De toute façon, tu ne fais jamais rien de travers, n’est-ce pas ? Excuse moi d’être humaine et de faire des erreurs ! Excuse moi de penser aux autres avant de penser à moi ! Tu ne comprends pas que je n’en pouvais plus de cette situation, de voir Aidan tiraillé entre son frère et sa meilleure amie ? De le voir souffrir de cette gué-guerre entre nous qui n’avait ni queue ni tête ? Et pire encore, tu ne comprends pas que j’ai renoncé à mon meilleur ami, à la personne que j’aimais le plus au monde pour qu’il soit plus heureux ? Est-ce que tu sais ce que c’est que de faire des sacrifices de temps en temps ? » Elle ne s’était pas rendue compte qu’elle s’était mise à pleurer au milieu de sa tirade. La fatigue, la colère, la tristesse, ce bouillon d’émotions qu’elle ne parvenait plus à maitriser. Mais elle ne chercha pas à se cacher. Elle voulait continuer de faire face à Rhys, ne pas détourner le regard. « Je suis désolée d’avoir gâché vos vies. Si je pouvais retourner en arrière, je ferais en sorte de n’avoir jamais rencontré votre père. » Elle était sincère, cela se lisait sur son visage. « C’était plus simple avant, quand tu ne disais rien. » Elle hocha la tête. « Tout semblait plus simple avant, mais rien ne l'était vraiment. »

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Ne me quitte pas - Il faut oublier, oublier le temps des malentendus et le temps perdu à savoir comment. Oublier ces heures qui tuaient parfois à coups de pourquoi, le cœur du bonheur. Ne me quitte pas
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MessageSujet: Re: ARHYS ᴪ engueulade coûtumière    Mer 10 Sep - 6:09

Ashara & Rhys ∞ engueulade coutumière


Rhys ne vivait que des engueulades en ce moment, entre Aidan, Pandora et Ashara, il n’arrivait pas à définir laquelle lui faisait le plus de mal. Laquelle l’atteignait le plus. En temps normal ç’aurait été celle d’Aidan, son frère, celui qui possédait le même sang, le même père. Et pourtant celle avec Pandora l’avait remis en question face à lui-même, le tourmentant encore plus. Et celle avec Ashara. Non, il ne pouvait pas en parler, les mots étaient trop cuisants et trop violents. Avec Aidan il savait que le pardon viendrait que l’amour était plus fort et qu’ils se réconcilieraient, avec Ashara s’était différent. Elle était si colérique et si forte maintenant, elle avait une énergie du désespoir qui la rendait si puissante. Il en arrivait même à la trouver belle dans cet instant de sombre violence. Merlin qu’il se détestait de penser à des choses aussi futiles. Il se dit qu’il aurait mieux fait de ne jamais la rencontrer et pourtant, une voix dans son cœur le réveille et lui souffle l’inverse. C’est lui qui était venu la chercher, s’ils parlaient ici tous les deux, c’était de leur plein grès. Personne ne les y avait obligés et il aurait très bien pu refermer la porte. Il y avait autre chose derrière cette dispute, il y avait une soif de connaissance de l’autre, mais si profonde et si cachée qu’ils n’arrivaient pas à l’exprimer. Cette rancœur qui balayait leurs mots était d’autant plus vivace que n’importe quelle dispute car ils avaient un passé en commun. Ils avaient vécu des choses qui auraient dû être baigné de l’amour familial et qui pourtant avait beaucoup plus ressemblé à de l’indifférence. C’était si idiot de voir que ces deux se détestaient sans se connaître. « Je l’ai peut-être mieux connu que toi Rhys. » Rhys releva la tête et croisa les pupilles de la demoiselle. Son regard à lui était questionneur, il ne comprenait pas, bien sûr que non il connaissait son père mieux qu’elle. Comment osait-elle défendre l’inverse ? Alors qu’il s’apprêtait à la remettre à sa place et à l’envoyer bouler, un éclair le traversa. Et si elle n’avait pas tort ? Son père les avait tellement ignorés depuis la mort de sa mère. Jack ne les invitait que pour les remontrances et les ordres. Il ne leur avait plus rien appris et Rhys en avait souffert. Voilà pourquoi il s’était rebellé contre tous ceux qui critiquaient son père, car lui avait besoin de reconnaissance et de faire plaisir à cet homme qui n’avait plus un regard pour lui. Il se pliait en quatre, il se courbait, il faisait tout mieux que les autres et plus rapidement aussi. Et pourtant cela ne suffisait pas. Rhys se rappelle d’une fois où il avait vu Ashara partir vers les bureaux de son père, il l’avait suivi discrètement et quand Rhys avait entendu la voix de son père qui l’invitait à entrer, comme si c’était normal qu’elle se trouve là, il avait fui et s’était mis à pleurer. Il n’avait même pas cherché à espionner pour entendre ce qu’ils avaient à dire. Il n’avait même pas regardé Ashara qui tremblait comme une feuille devant la porte. Il n’avait même pas tenté de lire la peur de son cœur. Non, il avait juste boudé et s’était enfui. Si seulement il était resté il aurait peut être pu comprendre. C’était la première fois qu’il la voyait partir comme cela. Oh bien sûr après Aidan avait essayé de lui expliquer que ce n’était pas facile pour Ashara. Aidan lui avait parlé et montré les blessures, mais Rhys ne voulait pas y croire, ne voulait pas les voir. Le don d’Ashara avait dû la faire souffrir, mais il ne comprenait pas comment. La douleur de son cœur l’empêcha de reconnaître qu’elle avait raison. « Tu connais vraiment mieux ma famille que moi. » soupira-t-il. Et c’était reparti pour l’engueulade. Fini l’instant de répit, la pause bien méritée.

En effet, moins de quelques secondes plus tard les paroles vives et énergiques avaient repris leur place, le ton avait monté et ils s’étaient rapprochés l’un de l’autre, instinctivement. Leurs pupilles jetaient des éclairs. Et ils n’étaient même pas au sommet de leurs cris. « Cela n’a pas toujours été le cas. Je ne t’ai pas haï au premier regard. Je n’ai pas voulu te détester, je n’ai pas voulu tous ces conflits. » Le sourcil droit de Rhys se releva, suivit du gauche. Le regard, qu’il voulait méprisant et interrogateur à la fois, se posa sur la jeune fille. Il ne savait pas quoi lui dire si ce n’était qu’il avait juste voulu les suivre les ordres de père. Il n’avait pas besoin d’une sœur puisqu’il avait un frère. Pour lui la question ne s’est pas posée. « Tiens moi non plus je ne te haïssais pas au début, j’en avais juste rien à faire de ta présence en fait. On aurait pu rester indifférent l’un de l’autre si tu ne t’étais pas mêlée de ma vie en fait. » Et voilà qu’une fois de plus il reportait la faute sur elle. C’était une habitude, un jeu ou une manière de faire, mais c’était toujours la même chose. Elle apparaissait toujours comme explication à tous ses problèmes. Etait-ce de la faute de Rhys ? Eh bien non, celle d’Ashara. Comme c’était extraordinaire d’avoir un bouc émissaire à portée de main. Elle était bien utile en réalité. Il allait peut être la garder. A peine avait-il eu cette pensée qu’il la regretta, sans savoir pourquoi. Il était maintenant gêné de sa présence. Il voulait qu’elle s’en aille, qu’il soit seul. Il était fatigué de se battre et pire encore, il détestait avoir tort.

« Je ne joue à aucun jeu Rhys ! Je suis juste honnête ! Je pense à Aidan, à son bien-être. » Mais ce n’était pas le moment de partir, c’était le moment d’affronter la vérité. Elle avait besoin de lâcher ce qui n’allait pas, elle avait besoin d’être écoutée. Et il était temps pour lui d’admettre et d’agir. Il inspira profondément et la regarda s’énerver avec force et véhémence. « Je ne veux plus jamais te parler. Mais là, je n’avais pas le choix. » Elle était contradictoire ou alors elle avait réellement quelque chose à lui demander à lui seul. Serait-il possible qu’elle ait besoin de son aide ? Qu’elle s’abaisse à lui parler parce qu’il était le seul à qui elle pouvait confier Aidan ? Il la regarda dans les yeux. « Tu es le seul qu’Aidan semble écouter, le seul qui puisse lui parler. Tu dois être heureux d’ailleurs, qu’il n’en ait plus rien à foutre de moi. Tu as enfin la parfaite petite famille dont tu voulais tant ! » Un coup de cœur encore une fois. Touché. Elle l’avait vaincu sans qu’elle ne s’en rende compte. Elle croyait vraiment qu’ils étaient les meilleurs amis du monde ? Qu’il avait gagné ? Un sourire triste se glissa sur ses lèvres. Il aurait voulu le transformer en un sourire de victoire mais il n’y arrivait même plus. Il était trop un raté pour cela. Elle croyait qu’il allait pouvoir faire quelque chose ? Il n’avait pas envie de lui dire la vérité, mais pour une raison autre. En effet tout le monde aurait pu songer que Rhys préférait avoir raison et être satisfait de ce que croyait Ashara… et pourtant il n’avait pas envie de lui dire car sinon elle allait partir. Et elle n’aurait pu rien à faire avec lui. Aussi contradictoire que Rhys puisse paraître il sentait qu’il était prêt à l’affronter. « Je ne veux pas qu’on devienne les meilleurs amis du monde, je sais en plus qu'Aidan ne voudrait jamais revenir vers moi. » En disant cela, des larmes de rages avaient quitté le coin de ses yeux. Des larmes si petites, mais si importantes. Rhys commençait à comprendre qu’elle était réellement touchée, qu’elle avait un cœur et qu’elle vivait dans ce monde. Elle n’était pas un Alien posé là par hasard. Ces larmes touchèrent Rhys plus qu’il n’avait jamais été touché par les larmes de filles. « Tu ne comprends pas que je ne pense pas à moi dans cette histoire ? Que je remarque juste que j’ai peut-être eu tort d’agir comme je l’ai fait ?! » La force de ses mots empêchait Rhys d’en prononcer un seul. Il ne pouvait que se taire et la regarder pleurer et hurler. Non, elle ne hurlait pas mais chaque mot le traversait avec force, alors ça y ressemblait. Les larmes laissaient des sillons sur ses joues avant de traverser le cœur du vert et argent. « Mais bien sûr, le grand, le valeureux, le parfait monsieur Rhys ne fait jamais d’erreur. Il ne cherche jamais à s’excuser quand il commet quelque chose de mal, quand il blesse quelqu’un. » Outch. Rhys serra les poings de douleur, elle avait raison. Il ne s’excusait pas, il n’assumait pas. Il était bien plus lâche que courageux, mais il n’était pas chez les Lions pour une bonne raison. Au moins il n’avait pas à faire semblant. Et puis Ashara était chez les rouges et ors depuis bien longtemps et elle n’avait pas montré de courage aux débuts de ses années d’études, c’était même très récent. « Excuse-moi d’être humaine et de faire des erreurs ! Excuse-moi de penser aux autres avant de penser à moi ! » Et la voilà douée de compassion, pendant un instant il l’imagina avec le voile de mère Theresa et il sourit avant de se rappeler que la situation ne prêtait pas au rire. « Tu ne comprends pas que je n’en pouvais plus de cette situation, de voir Aidan tiraillé entre son frère et sa meilleure amie ? Et pire encore, tu ne comprends pas que j’ai renoncé à mon meilleur ami, à la personne que j’aimais le plus au monde pour qu’il soit plus heureux ? Est-ce que tu sais ce que c’est que de faire des sacrifices de temps en temps ? » Non. Non. Oui. Voilà ce qu’il avait envie de lui répondre, mais il ne pouvait pas, il voulait comprendre, il voulait la laisser s’expliquer, il était si loin. Il n’avait jamais regardé les choses sous son angle, en même temps elle n’avait jamais donné son avis. C’était une des premières fois qu’il la voyait avec un tel aplomb pour lui tenir tête. Il restait immobile à attendre. « Je suis désolée d’avoir gâché vos vies. » Elle s’excusait alors que lui ne le faisait jamais. Et bizarrement il rejeta cette excuse. Il soupira. « Tout semblait plus simple avant, mais rien ne l'était vraiment. » Un léger sourire timide s’étala sur ses lèvres. Oui, avant ils rejetaient tous leurs problèmes. Avant il ne les aurait pas affrontés. Le monde changeait et les changeait aussi. Il se passa une main dans les cheveux et voyant qu’elle semblait calmée, il s’assit. Il balaya la pièce du regard et tomba sur l’étagère du fond. Le dernier tiroir possédait un double-fond dans lequel était caché des bièreaubeurres. Les quelques élèves de classe préparatoire qui venaient bosser avec Rhys avaient découvert cette cachette et l’avait remplie. Ils avaient bien boire une bière à la fin de leur journée de travail. D’un coup de baguette il ouvrit le tiroir et en fit sortir deux choppes. « Tu en veux ? » demanda-t-il à la demoiselle interloquée. Il attrapa la sienne, la rempli et but une bonne gorgée. « Je sais pas quoi te dire Ashara si ce n’est que cette situation est bizarre. » Le calme qui régnait dans cette pièce ne semblait pas sain, au contraire. Rhys ne savait plus quoi lui dire. Il avait peur de la vérité. Il but une nouvelle gorgée et se lança. « Il y a des points sur lesquels tu as raison, d’autres où tu dis des conneries et ce ne sont pas ceux auxquels tu penses. Tu lui manques et je suis un mauvais frère. » lâcha le jeune homme, qui fixait le mur d’en face avant de boire une nouvelle gorgée. Il ne voulait pas la regarder, il ne voulait pas voir son sourire de victoire se dessiner sur ses lèvres. « Tu n’as pas gâché nos vies, tu nous as juste empêché de vivre celle que Père aurait voulu qu’on vive. Tu lui as montré qu’il existait autre chose, tu nous as séparé, tu as brisé le peu de famille qui nous restait et bizarrement, je ne t’en veux plus autant qu’au début. Tu restes toujours une fille que je ne supporte pas, même si félicitation pour ta prise de parole, ça fait du bien de voir que tu existes et que tu sais te défendre. Bref, j’suis pas là pour te complimenter, le valeureux et parfait Rhys a d’autres choses à dire. Aidan est perdu et il me déteste, il t’en veux, il ne m’a pas dit que tu lui manquais, mais ça se devine, il ne veut passer du temps avec personne et il ne m’écoute pas vraiment. Je ne vais pas pouvoir t’aider, désolé de t’avoir fait perdre du temps. » C’était étrange comme situation, il blaguait, il la rabaissait, il devenait sérieux. Lui-même était perplexe, mais il était incapable de faire mieux que cela. « Tu sais, je vois que tu as eu une vie pas facile et que j’ai été le premier à te le rappeler, mais tu sais que tu n’es pas la seule. Il faut arrêter de croire que je peux faire tout ce que je veux et que tout me sourit. Nous n’avons juste pas les mêmes soucis. Et ne t’inquiète pas, maintenant je ne te dérange plus. Pars, vis ta vie, j’en ai marre de me battre avec toi, si c’est pour perdre mon frère. J’irai lui parler, lui dire que tu regrettes, si ça peut te faire plaisir, mais après n’en demande pas plus de moi. » Et, les larmes aux yeux, le jeune homme se retourne vers son livre de cours qu’il avait ouvert avant qu’elle n’arrive. Il finit d’un trait sa choppe et la repose brutalement sur la table en faisant voler quelques gouttelettes du précieux liquide. Il ne voulait pas qu’elle reste, il ne voulait pas qu’elle parte, mais il ne voulait surtout pas qu’elle le voit faible comme il était.
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ET C'EST COMME CA QU'ON S'AIME
Mais j'en connais déjà les dangers moi. J'ai gardé mon ticket et s'il le faut j'vais l'échanger moi. Prends garde à toi! Et s'il le faut j'irai me venger moi. × by lizzou.
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ARHYS ᴪ engueulade coûtumière

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