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 seven devils ▽ kazin

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MessageSujet: seven devils ▽ kazin   Mar 15 Avr - 2:44

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« Kazhan on les a trouvé » un sourire fit frémir les lèvres pleines du concerné qui stoppa son mouvement, la main en suspens au-dessus de la poignée d’une porte. Il allait enfin pouvoir s’amuser un peu. Autant le mangemort ne rechignait à pas à la sale besogne du Lord, autant par moment les informations qui lui étaient transmises le menaient sur des pistes erronées, le laissant sur sa faim, sa soif de sang et de douleur bouillonnant dans ses veines comme une bête tapis prête à sauter à la gorge du premier individu venu. Mais cette fois ci visiblement il avait frappé à la bonne porte et il sentait déjà ses tripes se serrer d’anticipation comme un gosse prêt à déballer son cadeau de noël. Laissant son bras retomber le long de son corps, Kazhan se retourna pour faire face à ses hommes occupés à observer quelque chose au niveau du sol. Bien évidemment il aurait dû s’en douter, les rats grouillent toujours sous le sol des maisons. Traversant la pièce, le mangemort se stoppa à la même hauteur que ses compères, son regard glacial glissant à son tour vers le sol, ou plutôt vers la trappe ouverte laissant apparaitre deux visages terrorisés. Une mère et son fils comme c’est touchant. Le sourire du brun s’accentua d’avantage allumant la lueur de folie pure de son regard céruléen. Si en apparence il semblait d’un calme olympique, la plupart des mangemorts le connaissaient suffisamment de réputation pour savoir qu’il fallait grandement se méfier de cet aspect serein, presque apaisant. En réalité Kazhan Strugatsky avait depuis longtemps embrassé la folie qui l’habitait, l’assumant pleinement et la traduisant par ses actes d’une abomination sans nom. Mais au-delà de ça il restait une véritable machine aux ordres du Lord. Non pas qu’il prône particulièrement ses idéaux, en toute honnêteté le mangemort trouvait presque cela un peu trop surfait et cliché de prêcher  la race supérieure, mais il obéissait parce qu’il restait dans son confort, avec un autre régime, un autre leader, ses actes et sa barbarie seraient très certainement annihilés à juste titre et il ne pouvait l’accepter.  « Reculez, vous les effrayez. » la voix du brun était sans appel et les hommes reculèrent d’un seul mouvement, obéissant aux ordres de leur leader. La mère tapis au fond du trou serra plus fort l’enfant contre elle mais une lueur s’alluma dans son regard, une lueur autre que la terreur qui l’habitait actuellement, une lueur qui fit clairement bander Kazhan qui trépignait déjà de la faire disparaitre, l’espoir. C’était quelque part une spécialité qu’il avait mis en place, mettre en confiance les victimes un court instant avant de les massacrer, le jeu en devenait beaucoup plus grisant. .  « Venez. » Liant le geste à la parole, le mangemort tandis la main à la jeune femme dans un geste héroïque, le ton de sa voix respirait presque la confiance, le héros se dressant devant ses hommes pour venir en aide à la veuve et l’orphelin. Alors qu’en réalité le pire de tous, c’était justement lui. Il avait prédit que la mère tomberait dans le panneau la tête la première, protéger son enfant était pour elle une priorité et ici Kazhan semblait la seule chance qu’elle avait de le sauver. Pauvre conne. L’ukrainien attendit sagement que la jeune femme glisse sa main fine et tremblante dans la sienne avant de refermer sa poigne, écrasant ses doigts sans ménagement, savourant le gémissement de douleur et de surprise de la mère. Tirant d’un coup sec, il la sortit de la trappe, lui déboitant très certainement l’épaule en la tirant de la sorte, sa main libre allant attraper ses cheveux pour finir de la trainer hors du trou. Elle se débâtit comme un diable, hurlant, suppliant, couinant, doux murmure à l’oreille de Kazhan qui inspira doucement comme pour se délecter de la souffrance de sa nouvelle victime. Les autres mangemort se mirent à rire en observant simplement la scène, les massacres du brun était toujours un spectacle délectable pour son équipe uniquement constituée de mangemorts aussi mentalement instable que lui. .  « Sortez le garçon » il ordonna, ils obéirent, tandis qu’il traina la femme sur le sol, uniquement maintenu par ses cheveux. Il pouvait presque sentir son cuir chevelu s’arracher un peu plus à chaque fois qu’il faisait un pas en direction du salon.

Se stoppant au milieu, il la relâcha enfin, se débarrassant des cheveux blonds restés coincé entre ses longs doigts. Son cerveau bouillonnait déjà à ce qu’il allait leur faire, être toujours plus imaginatif que ses précédents massacres étaient souvent difficile quand il atteignait ce degrés de sadisme, mais il trouvait, à chaque fois, à croire que sa folie n’avait aucune limite. Kazhan attendit que ses hommes ramènent l’enfant qu’ils jetèrent sans ménagement avec la mère, au pied du brun, tandis que ce dernier observait la pièce, tapotant sa lèvre inférieure avec son index. .  « Bien bien…maintenant que nous sommes au complet j’aurai deux trois questions à vous poser, vous voulez bien ? » bien évidemment chacun ici savait que cette question était purement rhétorique. Baissant son regard clair sur la petite famille, L’ukrainien se délecta de la terreur de la mère qui serra son enfant à presque l’étouffer contre elle. Elle allait devoir faire attention, il ne voudrait pas être privé de ce droit. .  « Je pense que vous êtes au courant que nous recherchons votre époux, il a des comptes à rendre au Seigneur des Ténèbres, mais il semble avoir…disparu de la surface de la Terre… » Le brun se mit alors à tourner autour de la mère et de son fils, observant attentivement, un père et un époux n’abandonnerai pas sa famille, pas dans une telle situation, il semblerait donc que faire passer le message ici était la solution toute trouvée. .  « Vous ne sauriez pas où il est par hasard ? » Comme il s’y était attendu, la mère nia en bloc ce qui eut pour effet de faire lever les yeux au plafond du mangemort. Pathétique. .  « On va jouer à un petit jeu. Je vais reposer la question. Plusieurs fois, et temps que je n’aurai pas de réponse clair, votre fils perdra quelque chose. » Le hurlement qui fit écho à sa menace raisonna dans son être, le hurlement d’une mère pour son fils, jouissif. Affichant un sourire carnassier, Kazhan fit un signe à deux de ses hommes qui vinrent arracher l’enfant au bras de sa mère, le positionnant face à l’ukrainien. .  « Non je vous en supplie je ne sais pas où est Derek, pitié ne lui faites pas de mal ce n’est qu’un petit garçon il n’a rien à voir avec ça, pitié ! » blablabla toujours le même refrain. Les yeux du mangemort observèrent le visage du garçon, il devait avoir presque dix ans. .  « Où est votre mari ? » .  « Je ne sais pas je vous jure que je ne sais pas ! » mauvaise réponse. D’un geste rapide, Kazhan attrapa la mâchoire de l’enfant, serrant avec force alors qu’une légère lumière semblait sortir de la pulpe de ses doigts. Le pauvre garçon se mit alors à gémir puis il se pencha en avant, crachant du sang alors que des petites perles blanches rejoignaient le sol dans un léger bruit sec. Ses dents. Le mangemort observa l’enfant qui crachait encore et encore en pleurant, imaginant la sensation que l’on pouvait ressentir à se faire arracher les dents une à une par une force magique que l’on ne peut pas repousser. Et ce n’était que la première étape. Les hurlements de la femme emplirent la pièce sous les gloussements des mangemorts qui s’étaient confortablement installés un peu partout dans la pièce. .  « Où est votre mari ? » quelque part Kazhan espérait que la femme ne puisse jamais répondre à la question, même si elle n’était qu’un alibi pour torturer sans soucis ces deux rats. .  « Je ne sais pas pitié ! » ah les suppliques. Deuxième mauvaise réponse. Cette fois ci le mangemort glissa ses doigts dans la bouche ensanglantée du gosse, tirant d’un coup sec sur sa langue. Le bruit et le hurlement qui en suivit lui procura une onde de plaisir sans nom alors qu’il jeta plus loin le muscle arraché.

Attrapant sa baguette, Kazhan stoppa l’hémorragie de la bouche de l’enfant chouineur, ne souhaitant pas le voir mourir de suite, il avait encore beaucoup à faire. .  « Pitié arrêtez je vous en supplie, prenez moi, tuez-moi, mais laissez-le ! » Un sourire se dessina sur les lippes de l’ukrainien qui observa la mère sur le sol. .  « Et me priver de mon plaisir ? Je ne crois pas non. Où est votre mari ? » .  « Vous êtes un monstre ! » .  « Mauvaise réponse, encore. » Posant la main sur le haut du crâne du garçon, il laissa une fois de plus une lumière diffuse traverser la pulpe de ses doigts, l’enfant se mit alors à hurler, se débattre, il tenta même de parler mais sans sa langue c’était tout à faire risible, déclenchant l’hilarité des autres mangemorts. Son regard céruléen rivé sur le visage du jeune garçon, Kazhan vit avec délectation ses yeux s’injecter de sang  puis gonfler comme pousser par une force invisible hors de leurs orbites. Et c’est exactement ce qu’il se passait. Agrandissant son sourire, il savoura les hurlements de douleur à mesure que les yeux semblaient gonfler et sortir de plus en plus avant de finalement tomber lamentablement le long des joues potelées de l’enfant, retenu difficilement pas les nerfs. .  « Il est en Ecosse ! Chez son frère, pitié arrêtez… » Une vague de déception envahit alors le brun, son sourire disparut instantanément alors qu’il tourna le visage vers la pauvre créature suppliante sur le sol. Cette conne venait de lui zapper son plaisir. Un soupire s’échappa alors des lèvres du mangemort qui retira sa main du crâne du pauvre garçon gémissant et agonisant. .  « Bien. » levant de nouveau sa baguette, Kazhan effectua un accio silencieux vers le porte manteau présent dans l’entrée. Il l’avait repéré dès son arrivée ici, un porte manteau en fer absolument magnifique. .  « Qu-qu’est-ce que vous faites ? » un léger sourire fit frémir les lèvres de l’ukrainien qui se contenta de poser le porte manteau au milieu de la pièce, cassant un à un les bras de l’objet avec sa baguette, ne laissant que le tronc principal. .  « Je laisse un message à votre mari. » se tournant de nouveau vers l’enfant, Kazhan prit son visage en coupe, caressant ses joues baignées de sang et de larmes avec ses pouces. .  « Chut c’est terminé calmes-toi mon garçon… » L’être sanglota de nouveau avant que d’un geste sec et rapide le brun ne lui brise la nuque sous le hurlement de sa mère. .  « Vous devriez me remercier, sans dents sans langue et sans yeux, pas sûr que votre fils aurait été heureux dans la vie. » oui ce mec était un monstre pur et dur et il ne s’en cachait pas. Relâchant le gamin qui tomba lourdement au sol, le mangemort pointa sa baguette sur la femme, la faisant doucement léviter, il la positionna à la verticale juste au-dessus du tronc du porte manteaux, son sourire plus carnassier que jamais, puis doucement, il la descendit, l’empalant avec le centre de l’objet, savourant chacun de ses hurlements. il prit tout son temps pour la faire glisser, essayant d’imaginer quel organe était en train de se faire transpercer par la barre à chacun de ses mouvements avant de finalement s’arrêter en voyant le bout métallique ressortir par la bouche ouverte de la femme qui avait cessé de hurler. Le calme plat emplit la pièce uniquement perturbé par les gazouillements qui émanaient du corps sans vie de la femme. Kazhan observa son œuvre avant de sourire, satisfait. .  « Le spectacle t’a plu ? » les mangemorts se regardèrent tour à tour en se demandant à qui le brun pouvait bien s’adresser avant que ce dernier ne tourna la tête vers l’entrée. Un jeune homme se dessina alors dans l’embrassure de la porte. Un gamin. Un élève que le mangemort ne connaissait pas encore mais qu’il allait devoir dresser sous la demande de son père. Pas vraiment qu’il en avait quelque chose à secouer que le fils à papa ait déshonoré sa famille en s’amourachant d’une traite mais il aimait dresser les gosses à son image, comme Nim et Hippolyte aiment faire leurs petites expériences d’ailleurs. .  « Entres Blackwood, les autres sortez. » comme un seul homme, les mangemorts transplanèrent dans des nuages de fumée noire propre aux mangemorts, laissant Kazhan seul en compagnie du fils Blackwood, l’odeur de sang et de mort emplissant la pièce à mesure que les secondes passèrent. .  « Tu ne m’as pas entendu ? Je t’ai posé une question il me semble. Est-ce que le spectacle t’a plu ? » Réitérant sa question, le mangemort attrapa dans la poche de son pantalon un fouloir, essuyant silencieusement le sang poisseux de ses mains attendant une réponse du jeune Gryffondor, son regard glacial le transperçant littéralement, il avait presque faillit attendre son rendez-vous.

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MessageSujet: Re: seven devils ▽ kazin   Mer 16 Avr - 11:36

Il avait le diaphragme qui se gonflait à peine quand, s'avançant dans l'ombre noire qu'esquissaient les sombres bourreaux, il s'avança d'un pas flegmatique. Les doigts de l'héritier Blackwood se rétractèrent de leur propre chef, soumis à la peur lui assaillant les flancs il déglutit avec difficulté, pointa son regard devant lui avec ardeur. Le visage blême et les poumons contrits, épuisés de brasser cet air métissé aux effluves ferreuses de sang. L'hémoglobine et la barbaque rampaient sur le sol de l'appartement poisseux, rendu visqueux par l'inhumanité en foulant le sol. Ainsley pointa alors son regard brun sur l'un des mangemorts encapuchonnés lorsque dans la pièce voisine il entendit les longs sanglots d'une mère affolée. Sorte de violon désaccordé. Crissement irrégulier d'accords sonnant faux. « Où est votre mari ? » Dans ce concerto de voix, Sin retint la plus tranchée. Elle semblait ciseler la douleur par ses simples contours, et d'un murmure posé semait l'agonie au creux de la gorge ronde de la mère esseulée. Ainsley vint frémir un instant, assailli par son âme que les autres bourreaux présents ne possédaient visiblement pas. Alors il détourna son regard de ce couloir sombre, là où on l'eut relégué tel du bétail, et le posa par-dessus l'épaule du mage noir lui barrant le passage. Large d'épaules mais quelque peu ventripotent, ce dernier se dressait sur l'embrasure de la porte du salon, interdisant ainsi au Gryffondor d'entrer. La crainte qu'il n'intervienne et ne sauve les victimes, peut-être. Chose qu'il aurait d'ailleurs faite, sans doute. Quitte à terminer les os broyés. Méditatif, les yeux de Ainsley contemplaient l'invisible insoutenable. Il croyait mourir avec eux. Et ce manteau de folie suintant par tous les murs, par tous les pores de leurs peaux, se heurtait à l'horreur insufflée en Blackwood ; il contracta à présent les poings, blêmit sous les cris des pauvres proies livrées au loup y plantant ses crocs. Alors il songea d'abord à les sauver, naïvement. Le garçon ne s'en tirerait pas vivant et souillerait d'avantage l'honneur de sa famille. Partir, peut-être. Et aller où ? L'absurde de la situation était d'ailleurs plus truculent encore : Ainsley n'était pas otage de ces mangemorts, au contraire même. Il s'était porté volontaire pour rejoindre les rangs, certes par dépit mais tout de même, avec un fond de volonté propre. Etait même parvenu à se faufiler jusque dans les pattes du célèbre Strugatsky. La faute au piston.

Nouveau coup dur, nouveaux cris. Un bruit morbide, comme un amas de chair fraîche et de dégueulis sanguin, relayés par des pleurs et d'autres questions. Le Gryffondor garda ses yeux braqués sur le spectacle mortifère, quand bien même l'épaule du mangemort lui barrant la route enrayait également une partie de sa vision. C'est là qu'il crut voir, l'espace d'un instant, le regard supplicié et suppliant de la mère à son encontre. Un appel au secours auquel il ne put répondre et qui probablement le marquerait à vie. Ainsley l'ignorait encore mais le regard implorant de cette pauvre martyr viendrait le hanter des nuits durant pour les années à venir.

« Chut c’est terminé calmes-toi mon garçon… » Un courant électrique transperça soudain Sin tel un javelot fielleux. Le jeune homme n'entendit parler que sa témérité suicidaire, et d'un bond voulut forcer le passage vers le salon. Le mangemort faisant office de gorille se retourna alors vers lui, déploya ses épaules massives de part et d'autres de l'ouverture de porte, et comme il fut secoué d'un rire gras renchérit avec condescendance : « T-t-t-t. Blackwood... » Le patronyme de l'apprenti sauveur claquait sur sa langue avec tant de mépris que Sin comprit soudain la stupidité de son geste : sa famille étant déjà tombée en disgrâce, il était inutile d'aggraver la situation en agissant de façon aussi spontanée. Alors il se stoppa, attendit que leur heure passe non sans esquisser une moue dégoûtée, puis rendu blême par son impuissance et la puanteur cadavérique (certes les macchabées étaient encore frais, mais pour Sin et sa culpabilité tenace, ils dégageaient déjà une odeur pestilentielle. Sa force psychologique lui renvoyant déjà en pleine figure son incapacité à les sauver ; cette puanteur le suivrait à jamais), il entendit une voix lointaine lui parvenir en écho. Comme un battement onirique l'arrachant difficilement de sa léthargie. « Entres Blackwood, les autres sortez. » Le Gryffondor reprit alors ses esprits, conscient que la voix n'était pas un leurre. Il toisa d'une oeillade absente les acolytes du bourreau transplaner en un instant, et d'une démarche presque zombifiée se dirigea vers le salon. Lorsqu'il tourna la tête et avisa le corps de la mère empalée sur le porte-manteau, Ainsley se laissa aller à la contemplation morbide et coupable ; le cadavre semblait ouvrir grand sa bouche comme pour lui proférer ses derniers vœux : « Ne me laisse pas dans l'oubli. » « Tu ne m’as pas entendu ?  » S'arrachant de nouveau à cet état d'errance de l'âme, comme s'il se détachait de cette horreur en se déconnectant au maximum de la réalité, Ainsley pointa son regard brun vers son mentor. La gueule vitreuse mais la pupille déterminée, son physique trahissait bien son état d'esprit : il n'était pas prêt à de telles horreurs, n'en cautionnait même pas la moitié, mais s'avançait très volontiers vers cet embrigadement. Avec moins de fatalisme qu'on ne put le croire, avec envie même. Mais pouvait-on blâmer un garçon de bonne famille, sachant certes se battre mais n'ayant jamais eu pour vocation de donner la mort, de tressaillir face à la macabre Faucheuse ? « Je t’ai posé une question il me semble. Est-ce que le spectacle t’a plu ? » « Etait-ce vraiment nécessaire de tuer le gamin ? » Aucun reproche dans sa voix suave, Ainsley ne cherchait qu'à comprendre et disculper. Ses yeux noisettes vrillèrent sur le petit corps étendu à ses pieds, accrocha sa pupille dans ces yeux vidés par l'érosion, cette bouche crénelée d'agonie... Se reconnaissant un peu dans ce gamin aux cheveux d'un noir corbeau et au regard chocolat.

Trop sonné pour répondre à la question du mentor – dont la réponse demeurerait de toutes façon un « non » évident – Ainsley se sentait encore groggy et brumeux alors qu'il toisait le petit macchabée. Nulle lâcheté en son attitude pourtant, car le Gryffondor toisait la mort droit dans les yeux, acceptant volontiers le poids coupable de ne pas l'avoir sauvé. Tenant même encore debout, malgré un spectacle macabre des plus insupportables. Mais bien trop assommé par le déchaînement de violences qui lui était nouveau pour réagir avec la spontanéité et la docilité qu'on lui imposait. Le jeune soldat n'en était après tout qu'à ses débuts.
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