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 Chelsin + La famille avant tout

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MessageSujet: Chelsin + La famille avant tout   Lun 14 Avr - 2:58


« sin & mindy »



Les longs cheveux roux tombaient en cascade dans les mains de la jolie poufsouffle. Chelsea les nouait pour en faire une jolie tresse afin de distraire Livia. La blonde de cinquième année était une commère de première, s'amusant à chercher des potins toujours plus croustillants, fouillant là où elle n'avait pas le droit, pourquoi ? Elle disait que c'était pour s'amuser et se moquer, mais en réalité c'était parce qu'elle avait besoin de contrôler. Elle voulait savoir ce qui se disait sur elle, sur les autres, elle voulait connaître les points de pression pour faire plier certaines personnes. Et puis surtout, elle rattrapait certaines gaffes. Nombreux étaient les gens qui en faisaient, alors elle rattrapait le coup, puis se dirigeait vers ses personnes pour les mettre dans le pétrin et gagner leur soumission. Elle aimait se sentir toute puissante, mais il y avait une seule personne pour qui elle ne faisait pas cela. Une seule personne qu'elle tenait en si haute estime, une seule personne qui lui avait déjà sauvé la vie. Une personne pour qui se elle se battait, une personne pour qui elle faisait taire les rumeurs, ou au contraire, elle les ravivait quand il en avait besoin. Bref, pour ce jeune homme, elle ferait n'importe quoi. Oh, non, ce n'était pas par amour, loin de là. Si elle faisait tout cela c'était par soucis de famille. Chelsea était une fille unique capricieuse qui avait toujours tout eu à ses pieds, lorsqu'elle était arrivée à Poudlard, elle s'était pris les pieds dans le tapis de l'entrée et ramassée. Bien sûr, c'était une métaphore pour montrer qu'elle avait perdu de sa superbe et voilà qu'il l'avait relevé et protégée, parce qu'ils étaient cousins. Sans le crier sur tous les toits, les deux jeunes gens étaient restés discrets bien qu'attaché. Ainsley Blackwood et Chelsea Moriarty étaient deux membres d'une même famille, qui tenaient l'un à l'autre. Elle attrapa une mèche rousse et la fit passer de l'autre côté. Dis-moi Livia, qu'as-tu fait hier soir pour rentrer si tard ? Et je n'aime pas les mensonges, tu le sais. La demoiselle avait beau avoir deux ans de plus qu'elle, Chelsea restait fidèle à elle-même, autoritaire et questionneuse. Livia rougit et tenta de détourner la conversation, c'était inutile puisque Chelsea savait précisément ce qui s'était passé hier soir, elle l'avait suivit. Pourquoi Livia lui était-elle paru suspecte ? Elle avait trompé son copain avec Sin trois nuits auparavant, durant une soirée bien alcoolisée, et bien sûr le gentleman s'en était tiré en l'embrassant avec douceur et en chuchotant que c'était leur secret. Comment Livia pourrait-elle dormir avec son péché ? Voilà pourquoi Chelsea devait réparer les pots cassés. Elle attrapa l'élastique pour terminer la tresse et fit tourner la chaise de la poufsouffle face à elle. Son bras droit s'appuyant contre le dossier de la chaise si bien que leurs deux visages n'étaient séparés que de quelques centimètres. C'est mal la vengeance surtout que tu es aussi coupable qu'Ainsley, alors madame qui se la joue supérieure, évite ce genre d'action puérile. Le regard de Chelsea se fit noir et son visage commençait à devenir réellement menaçant. Evidemment j'ai déjà tout arrangé, non pas que je sois la sbire d'Ainsley, je t'interdis même de le supposer, non, c'est quelque chose que les gens loyaux se font entre eux tu vois. J'ai peut être l'air jeune, mais je ne suis pas stupide. Alors arrête tes conneries, je te préviens, un seul mot de travers envers Ainsley ou moi et tu vas le payer cher. Le combat de regard continua encore un peu avant que Chelsea détourne le regard. Non pas par faiblesse, elle aurait pu tenir bien plus longtemps, mais parce qu'elle se pensait supérieure à ces petits jeux. Bien sûr, Peeves avait déjà promis à la blonde -copains de bêtises il lui en devait bien une- de se venger sur Livia, sa blague était déjà toute prête. Et puis Chelsea avait lancé un sortilège dans la chevelure de la rousse sans que celle-ci s'en rende compte. C'était un sortilège exceptionnel qui lui avait servit en de nombreuses occasions, il restait en place, invisible et indolore, jusqu'à ce qu'un mot l’enclenche. Aujourd'hui elle avait choisit "Sin" et dès que quelqu'un dans un rayon de cinquante centimètre le prononcerait, les cheveux de la rousse changeraient de couleurs. Ainsi Livia croirait que les paroles de la poufsouffle étaient véritable et elle se calmerait un peu. Chelsea se releva, fière de son coup et quitta le dortoir presque vide des septième année pour rejoindre le sien. Sur le pas de la pauvre, Livia jura à voix basse. Maudite sois-tu, Moriarty La blonde se permit un rire avant de murmurer Oh, mais je ne suis pas la coupable... d'un air insolant. Les pensées de la rousse se tournèrent alors vers le garçon et quelques secondes plus tard, un cri retentit dans la tour des poufsouffle. Livia avait du jurer en prononçant le surnom d'Ainsley avant de se retourner face au miroir. La couleur verte resterait une bonne semaine avant de s'estomper. Chelsea rit tout en se dépêchant d'atteindre son lit, il ne fallait pas qu'on l'associe, plus elle demeurait loin d'Ainsley, moins on la soupçonnait et plus elle pouvait jouer ses tours d’intimidation. Elle ouvrit son roman et se plongea dans sa lecture, afin d'avoir un réel alibi qui lui permettait de rire en toute impunité.

Trois heures plus tard, la blonde sortit du dortoir pour se balader dans les couloirs. En réalité elle se sentait coupable et avait besoin de se venger sur quelqu'un. Ce qu'elle avait fait à Ada était un réel coup de pute, mais c'était plus fort qu'elle. Chelsea avait besoin que l'attention soit centrée sur elle, voilà pourquoi elle n'appréciait pas Ellio qui s'occupait bien trop de sa meilleure amie. Elle cherchait un coupable pour se calmer. D'humeur maussade -bon la couleur de Livia l'avait occupé toute la matinée, mais c'était du passé et elle avait besoin de se relancer- elle donnait des coups de pieds dans les armures, espérant les faire tomber et provoquer du bruit. Faire des heures de colle ne la dérangeait pas plus que cela, elle savait que ce n'était qu'une faible punition malgré tout ce qu'elle avait fait. Elle ricana en pensant à ses meilleurs coups quand une ombre se dessina sur le mur en face du couloir. Chouette une victime. Tout le monde se prélassait au soleil dans le parc, profitant des derniers rayons avant l'hiver et les autres travaillaient. Que la vie était ennuyeuse avant les vacances, pas de potins à se mettre sous la dent et Noah avait disparu en fin de matinée, prétextant une affaire urgente et personnelle. Chelsea ouvrit la porte sur sa droite et attendit que l'élève s'avance pour l'attirer dans le couloir. Elle se planqua et ... oh merde, c'était Ainsley. Elle leva les yeux au ciel, elle ne pouvait rien lui reprochait à lui, elle l'aimait trop. Pourquoi est-ce qu'il fallait qu'il se balade dans les couloirs aujourd'hui ? Tant pis, Chelsea était trop de mauvaise humeur pour laisser passer l'occasion et puis au pire, elle avait toujours un truc à lui reprocher. Alors qu'elle était invisible entre la porte cachée par une tapisserie et une armure médiévale, elle le regarda s'avancer sans se douter de ce qui allait se produire dans quelques secondes et hop, elle lui attrapa le bras à l'instant précis où il passa devant elle. Seulement Chelsea avait surestimée sa force de réflexe et il se dégagea en lui foutant un coup violent à la tête. La blonde écarquilla les yeux plusieurs fois pour se remettre du choc avant de répliquer avec sa moue boudeuse -comme à son habitude- Super sympa ta manière de saluer ta cousine préférée, allez viens-là. Elle l'attira derrière la tapisserie. Elle ne savait même pas où ce couloir menait, elle voulait juste être tranquille et à l'abri d'oreilles curieuses. Elle alluma d'un coup de baguette la lanterne et le regarda, d'un air furieux. Oui, à la base elle était énervée contre elle-même alors il fallait bien qu'elle se venge sur quelqu'un d'autre, même si Ainsley devinerait sûrement le problème, il était l'un des rares à la connaître réellement. Elle rejeta cette idée, elle ne voulait pas en parler, elle avait trop honte d'avoir trahi son amie, sa meilleure amie. Dites donc, monsieur Ainsley Blackwood, ça vous amuse de jouer avec des demoiselles et que je doive réparer les pots cassés derrières vous ? Elle ne put garder son air sévère longtemps, sa vengeance envers Livia était bien trop puissante.  Bon ok, merci en fait, ça faisait longtemps que j'avais Livia dans le colimateur, j'ai enfin pu me venger. Il avait sûrement remarqué les cheveux verts, mais avait-il associé cette farce à sa chère cousine ? Pas sûr. Ainsley n'était pas censé savoir tout ce que Chelsea faisait pour elle. Après tout, elle ne s'en était jamais plainte ou vantée, ce n'était que son idée. Ainsley ne lui avait jamais rien demandé de pareil, c'était entièrement son initiative.


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MessageSujet: Re: Chelsin + La famille avant tout   Mar 15 Avr - 6:04

« Shhhh il dort... » « So cuuuuute ! » « C'est moi qui la lui donne ! » « On avait dit toutes ensemble ! » Le clairon de voix fluettes martela les tempes de l'endormi, lequel vint gémir son réveil par une plainte douloureuse lui parvenant d'une boite crânienne aux bourdons incessants. Encore ensuqué par le sommeil, Ainsley ouvrit un pupille ronde et pleine sur les trois demoiselles penchées sur son lit, visages rendus flous par l'excès d'alcool de la veille. Incommodé par les caquètements des prétendantes tant leur raffut insufflait une nouvelle fanfare tout contre sa tête assaillie par une forte migraine, il se redressa lentement, main glissée dans sa chevelure hirsute et visage blêmi par la déroute de la gueule de bois. « Sshhhhh... » pesta-t-il afin de taire les belles intruses, irrité d'essuyer dans son crâne une houle tempétueuse. « Keskispasse ? » Sin prit le temps de s'étirer malgré tout, se frotta les yeux avant de se laisser tomber sur son oreiller. Une habitude qu'il regretta aussitôt, puisque la brusquerie du geste agita d'avantage les remous de son mal de tête. « Il est déjà midi, bel endormi. » claironna la plus svelte des trois. Taille de guêpe, jambes élancées, mais un nez grec qui sans conteste cassait la beauté toute relative de son visage trop longiligne. « T'as reçu un hibou entre temps. » clama la seconde, un peu plus généreuse de corps sans pour autant se montrer ventripotente. Elle entortilla une mèche brune autour de son doigt nerveux, ses yeux vert chat plaqués sur le jeune homme alors qu'elle ronronnait ses palabres. « Et voilà le courrier ! » La troisième lui tendit une missive, l'air enjoué et candide. Beauté fraîche et lumineuse, corps splendide quoiqu'un peu courte sur pattes. Un charme cependant enrayé par sa maladresse légendaire ainsi que son intelligence aussi affûtée qu'un boursoufflet. « Aïe ! » siffla Sin comme il se prit le coin de l'enveloppe dans l'oeil, sous le regard confus de la maladroite. « OH PAR MERLIN JE SUIS DESOLEE ! » qu'elle dégoisa avec inquiétude, s'agitant soudain telle une pile électrique sous le rire railleur de ses deux amies. « Attends laisse-moi regarder je vais te soig... » « Non non, c'est rien. » Sin eut tôt fait de repousser la main de l'étourdie, car bien averti de sa maladresse il se gardait bien de la laisser s'approcher. « T'en fais pas. » rajouta-t-il afin de s'assurer qu'elle ne se pencherait pas sur son cas par un élan de culpabilité.  La jeune fille se mordit les lèvres de honte, joues empourprées de gêne, tandis que le Gryffondor s'affaira à sa lecture silencieuse. Il put bien sûr sentir les oeillades curieuses de ses prétendantes tentant de lire par-dessus son épaule, mais se garda bien de les laisser aisément fureter dans ses affaires.

Rendez-vous était donné avec une certaine Melissa Shawn, quelque part au sein d'une salle de classe désaffectée, 14 heures tapantes. Ainsley plia la missive avant de hausser ses épaules d'un air entendu, visiblement accoutumé à ce genre d'initiatives. Ses yeux bruns – orbes pénétrantes luisant d'une sensualité presque obscène – vrillèrent vers la vieille pendule de fer forgé avant de souffler non sans un sourire narquois : « Qui m'accompagne à la douche ? » Et les trois félines de sourire de concert.

Ah et quel stupre savonneux ! Le jeune homme sans conteste avait pratiqué son activité physique quotidienne – certes relevant bien plus de l'hédonisme que d'un sport homologué mais soit – et à la sortie de douche avait même appris de la bouche des trois jeunes filles qu'une certaine Livia possédait depuis ce matin une épaisse crinière verdâtre. Sin s'en amusa un moment, assura qu'elle devait probablement être « moins bandante » que dans ses souvenirs (ce qui provoqua l'hilarité du petit trio ayant bien en tête d'écraser chaque rivale par quelques commérages bien sentis) et alla se revêtir sans même une pensée pour la pauvre infidèle aux allures sylvestres. Le jeune homme prit enfin congé de ses galantes avec l'élégance d'un don juan (tape bruyante sur un fessier rebondi) mais la prestance d'un gentleman (mots doux et sourire carnassier ourlant sa lippe) puis s'extirpa du dortoir et de la salle commune.

Parcourir les couloirs déserts avait quelque chose de reposant ; loin de s'en trouver lugubres puisque passèrent à travers les vitres opaques les derniers rayons de soleil, ils étaient propices à la réflexion et au calme. Une sérénité qui néanmoins ne dura pas, car quelque chose – ou plutôt quelqu'un – l'agrippa soudainement par le bras. Surpris et soumis à ses réflexes d'escrimeur hors-pair, Ainsley s'en détacha avec une fougue féroce, cognant même au passage et sans le vouloir son assaillant... Un agresseur qui n'était pas par ailleurs bien effrayant : petite gueule d'ange, longs cheveux blonds, gabarit fin rappelant à une porcelaine des plus délicates. « Oh merde, Chelsea ! » clama-t-il pour toute excuse, véritablement étonné de l'assaut de cette dernière. Sincèrement désolé cependant de l'avoir ainsi percutée violemment. « Super sympa ta manière de saluer ta cousine préférée, allez viens-là.  » Sin alors attiré d'un coup sec derrière les longs pans de la tapisserie poussiéreuse ne protesta même pas, ne songeant qu'à moitié à son rendez-vous auquel il arriverait de toute évidence en retard. Et tandis que sa chère cousine éclaira les environs, le Gryffondor toisa les alentours d'un œil circonspect avant de toiser la petite blonde. Et ce qu'il vit dans sa pupille – mélange de fureur et de hargne – lui fit croire un moment qu'elle allait lui sauter à la gorge avec la force d'un chihuahua enragé. N'en déplaise au brun insouciant qui ne connaissait que trop Chelsea pour en ternir rigueur : il la toisait avec le flegme de l'accoutumance. « Dites donc, monsieur Ainsley Blackwood, ça vous amuse de jouer avec des demoiselles et que je doive réparer les pots cassés derrières vous ? » Le libertin se contenta de hausser les épaules, léger sourire en coin de lippe. Quoique sa passable indifférence témoignait d'une situation normale moins qu'ubuesque ; c'était bien lorsqu'il ne touchait personne qu'on le qualifiait de malade, tant ses camarades étaient habitués à le voir sombrer dans les affres du vice. « Bon ok, merci en fait, ça faisait longtemps que j'avais Livia dans le colimateur, j'ai enfin pu me venger. » « Ah, le coup des cheveux verts c'est ton œuvre ? Ca en a fait hurler de rire plus d'une. » Lui-même amusé par la tournure des choses, Ainsley décocha un sourire vrai comme il prit en compte la soudaine bonne humeur de sa cousine. Si cette dernière se déridait en évoquant Livia, alors quelque chose d'autre la rongeait au point d'éveiller son courroux. « Alors si ce n'est pas Tête de Laitue qui te fout de mauvais poil, qu'est-ce que c'est ? » Regard déjà plus suspicieux, le jeune homme plissa ses yeux qu'il logea droit dans la pupille de la concernée. Port de tête droit et fier, paupières immobiles, Sin faisait comprendre à sa cousine de façon tacite qu'il ne lâcherait pas l'affaire tant qu'il n'aurait pas reçu de réponse plausible.
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MessageSujet: Re: Chelsin + La famille avant tout   Mar 15 Avr - 10:21


« sin & mindy »



Les lèvres de la blonde se fendirent en un sourire sincère, c’est vrai que la chevelure verte de cette grognasse lui allait bien mieux que son roux délavé. Et tant mieux si elle attirait les moqueries. Tant mieux si elle se terrait et se cachait. Peut être qu’elle arriverait à lancer de nouvelles rumeurs sur Moriarty qui feraient froid dans le dos. Elle entrerait enfin en compétition avec toutes les plus grandes garces et langue de vipères de Poudlard, non mieux, de l’Europe ! Et enfin, elle marquerait l’histoire et elle rentrerait dans les livres. Oh, quel bonheur. Pendant un instant, la poufsouffle en oublia ses problèmes, oublia sa vie. Elle souriait, fière et hautaine, avide de recommencer à se venger. Elle aimait cette vie à Poudlard, enfant elle claquait des doigts et obtenait tout ce qu’elle voulait, ici elle tirait des ficelles et gagnait bien plus. De la confiance et de l’amusement, mais surtout de la crainte et de la peur. Être puissante c’était son but. Après tout, avec Noah elle formait un duo de biatch formidable. Elle n’était pas prête encore à tomber, c’était pourtant ce qui risquerait de lui arriver si elle tentait de voler bien trop près du soleil. « Alors si ce n'est pas Tête de Laitue qui te fout de mauvais poil, qu'est-ce que c'est ? » Et la vérité lui revint en face. Pour gravir des échelons, pour monter et vaincre, pour surpasser le monde, il fallait faire des concessions plus ou moins importantes. Elle détourna le regard, oui, elle était énervée. Oui cela se sentait dans son regard et ses gestes -bien trop brusque et trop emportée- pourtant  elle savait qu’elle ne pouvait rien contre Ainsley. Il ne la connaissait que trop bien. Il était réellement attentionné, à la limite elle pouvait comprendre pourquoi tout le monde lui sautait dessus. Elle leva les yeux au ciel, déçue d’avoir une telle pensée. Non, par fierté elle ne tomberait pas dans les filets d’un scélérat de la sorte, elle se le refusait, pas après avoir côtoyé Ainsley de si près. « Ah parce que le problème vient de moi tu penses ? » Elle fit mine de bouder, elle ne voulait pas lui dire, elle ne voulait pas cracher le morceau. Bien sûr, le jeune homme serait le dernier à la juger, il était si compréhensif, si ouvert d’esprit !, seulement elle s’en voulait trop pour parler. Elle haussa les épaules et posa un doigt accusateur sur les muscles scapulaires du rouge et or. « Essaie pas de t’en tirer comme ça, tu sais très bien, même si je ferme les yeux et t’aime beaucoup, que j’espère te remettre sur le droit chemin ! » Grande lubie de la poufsouffle, elle avait décidé un jour qu’elle le rendrait plus gentleman et moins … moins ce qu’il était. C’était un jour où elle portait une belle robe rose pleine de paillette et où elle tentait de raconter que le prince charmant existait bel et bien. C’est qu’elle possédait une bonne quantité d’espoir, la petite. Elle se rassit en tailleur et croisa les bras sur sa poitrine. « Non, mon seul énervement c’est toi. » commença-t-elle en attrapant une de ses mèches de cheveux qu’elle entortilla avec bien trop d’entrain, elle savait mentir et adorait cela, mais ce mensonge-là la mettait mal à l’aise. Elle critiquait un homme qu’elle disait apprécier alors que ce qu’elle faisait aurait suffi à prouver le contraire. « Comment tu fais pour t’en sortir ? Non sérieux, je crois les rumeurs qui disent que t’es un bon coup au lit, mais sérieux, comment tu fais pour survivre chaque jour. Ya réellement des filles qui veulent ta mort et si j’arrive à en dissuader quelques unes … il y en a d’autres dont je ne connais même pas l’existence ! » Chelsea soupira, elle n’arrivait pas à lui en vouloir. Pourtant elle leva un doigt et se haussa le ton. « Et ne me répond  pas « Parce que je suis Ainsley Blackwood » avec ton ton suffisant. Je la connais déjà la réplique. » Finit-elle en se retenant de rire. C’était vrai qu’avec son air, sa posture, tout son corps exprimait ce qu’il était. Ainsley était bien plus qu’un garçon, il était … bah quelque chose de mieux que tout cela. Tout en lui trahissait sa prestance. Dire que certaines personnes essaient d’y parvenir sans jamais l’atteindre, alors que lui était né avec. Injuste. D’un geste délicat, la jaune et noir se replace une mèche derrière l’oreille et cherche un autre sujet de conversation. Ainsley est bien doué pour s’en sortir coûte que coûte et elle ne veut pas commettre d’erreur. Si elle aborde un sujet trop banal, il va se douter de quelque chose. Si elle lance le prénom de Lily dans l’air, même d’un ton anodin, il va comprendre. Malheureusement, elle n’a aucune idée et elle refuse de s’inventer un problème, bien trop d’honneur et de confiance en Ainsley pour le mener en bateau de la sorte. D’ailleurs il serait presque capable de la croire juste pour lui faire plaisir. « Ah, hum. Non, tout va bien. J’ai l’air énervé ? » Ok, c’était raté. Elle tenta tout de même de sourire, qui sonna bien faux, et soupira. Fallait-il réellement qu’elle raconte combien elle était conne ?

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MessageSujet: Re: Chelsin + La famille avant tout   Lun 21 Avr - 8:36

Sa très chère cousine ne lésina guère sur les moues renfrognées, un peu de couleur maussade sur  ses joues pastel, son nez aquilin subtilement retroussé sous un courroux d'apparat. Et à ce titre Sin ne put qu'étouffer un rire se teintant d'une moquerie complice, car ne connaissant que trop la petite blonde pour y laisser sa part de duperie : si elle s'évertuait à grommeler quelques reproches à son encontre, détails superflus ne la regardant pas vraiment, c'était pour mieux dissimuler la montagne de blâmes qu'elle s'auto-infligeait. Aussi lorsque la fausse ingénue plaqua son petit doigt accusateur contre le muscle saillant du garçon, ce dernier retint à ses lèvres un sourire amusé dans un pincement de lippe, accrochant sa pupille joueuse à celle de Chelsea. « Essaie pas de t’en tirer comme ça, tu sais très bien, même si je ferme les yeux et t’aime beaucoup, que j’espère te remettre sur le droit chemin ! »  « Hmm hmm. » Il la gratifia d'une onomatopée lourde de scepticisme, sourcils arqués par un étonnement lissé sur mesure. Sa petite peste adorée prétendant le redresser sur la voie lassante de la vertu, voilà qui était trop beau pour être entendu. Qu'à cela ne tienne, Chelsea Moriarty n'était pas connue pour son comportement irréprochable ni son âme de candide malgré un visage poupon particulièrement attrape-nigaud. A qui la croisait au détour d'une ruelle pouvait clamer y voir un angelot, quand en vérité se dissimulait derrière ce simulacre d'auréole une fourche ainsi que deux cornes acérées. Ainsley donc, ne la fustigea guère de moqueries piquantes mais n'en pensait pas moins : les soi-disantes bonnes actions de sa cousine cachaient une autre irritation la travaillant en profondeur. Et pour que l'intéressée ne daigne enfin cesser de le toucher, le don juan usa de fourberie délicieuse ; quelques mots bien menés afin de la dégoûter : « Je viens de sauter trois donzelles sous la douche. » Ni plus ni moins. Un regard facétieux envers Chelsea, laquelle ôta aussitôt son doigt comme si le stupre put être contagieux ou suintait par tous les pores de sa peau. A sa réaction soudaine néanmoins, Sin ne put retenir un léger rire goguenard tandis que la blondinette vint trouver place assise au sol. Bientôt rejointe par son libertin de cousin, la demoiselle se perdit en élucubrations insensées, interpellant Ainsley outre mesure : ce dernier haussa un sourcil intrigué à l'entente de ses excuses sonnant faux. « Non, mon seul énervement c’est toi. » Cette fois le Gryffondor ne put cacher sa surprise sincère, véritablement bluffé par le jeu d'actrice de la Poufsouffle. Sans doute était-ce dans les gênes familiaux car Ainsley lui-même n'épargnait guère les masques théâtraux qu'il apposait sciemment sur son visage selon les situations : d'amant fougueux ou d'ami loyal, il pouvait devenir un soupirant salopard ou le plus abject des ennemis. Autant de facettes difficiles à prendre en main lorsque d'autres étaient encore inusitées, mais rendant au final le personnage fascinant. Pour l'heure, Sin se prêtait à être le cousin attentionné et présent pour le joli minois de Chelsea. Celle qui, par ailleurs, s'étonna de le savoir toujours inatteignable malgré le nombre de détracteurs avides de lui faire la peau ; un épatement légitime lorsque l'on connaissait les déviances de Sin ainsi que sa manière d'user des personnes comme l'on s'approprie les objets. Néanmoins peu décontenancé, le garçon entrouvrit les lèvres, s'apprêta à susurrer sa plus belle et fameuse excuse – irréfutable à son sens – quand il fut coupé dans son élan par la blondinette, avant même qu'un seul mot ne glisse sur le galbe de ses lèvres carmins. « Et ne me répond  pas « Parce que je suis Ainsley Blackwood » avec ton ton suffisant. Je la connais déjà la réplique. » Okay. Ainsley scella finalement sa bouche non sans hausser les épaules d'indifférence, une arrogance certaine écrivant alors ses traits. Quoiqu'elle put lui couper l'herbe sous le pied, le graveleux Gryffondor tint tout de même à fournir quelques explications : « Je suis un donneur d'orgasmes, et ce n'est pas donné à tout le monde. » Voix enchanteresse piquée à la bonne foi. Rien que ça. « Elles accourent, en redemandent, et me pardonnent. Du moins pour les moins pugnaces d'entre elles. » Le pire de son discours résidait sans doute dans sa faculté à pointer la réalité des choses malgré une présomption agaçante. Si Ainsley Blackwood parvenait encore et toujours à embobiner les mêmes victimes, c'était bien parce que en dépit de son penchant pour le sexe sans sentiments, l'intéressé aimait les femmes outre mesure. Et en cela oeuvrait toujours à veiller à leur plaisir autant que le sien, les amenant au septième ciel avec la facilité de celui qui engorgea trop d'expérience en la matière. Rares étaient les libertins s'enquérant du plaisir de leur partenaire, préférant jouer les égoïstes avec brio. Sin quant à lui, recherchait l'absolu divin dans l'orgasme partagé, fut-il aussi complexe chez la gente féminine. Et sans doute était-ce pour cela qu'il eut toujours préféré le beau sexe au sexe fort lors de ses rapports : les femmes étaient un trésor poli au mystère, chacune refermant son énigme qui ne demandait qu'à être adoré. Il ne s'égara néanmoins pas sur le sujet pour l'instant, trouvant quelque peu déplacé l'idée de parler rapport charnel avec sa très chère cousine (quoiqu'on prêta bien à Sin – et à raison – une aventure des moins éthiques avec un autre de ses cousins), laquelle de toutes évidences ne semblait pas en mesure de se pencher sur ces délibérations.

Au contraire, la jeune renfrognée marqua une pause, glissa derrière son oreille une mèche de cheveux blonds d'un geste évasif, et enfin daigna se confesser quelque peu. « Ah, hum. Non, tout  va bien. J’ai l’air énervé ? » « Sur une échelle de un à dix concernant ta crédibilité, je te donne quatre. Tu as toujours les joues qui virent au rouge lorsque tu es contrariée, et honnêtement je doute y être pour quelque chose. Sauf si j'ai couché avec le garçon qui t'a tapé dans l'oeil, mais auquel cas tu m'aurais tapé tout court. Allez... » Léger coup d'épaule envers la jeune fille, et Sin accrocha son regard complice dans le sien. D'un regard qui n'en démordrait pas. « Raconte tout à ton cousin préféré. Promis je suis une tombe... » Et le Gryffondor de passer une main sur sa nuque noueuse à l'entente de ses propres conneries. « Enfin, dépendant des situations. »
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MessageSujet: Re: Chelsin + La famille avant tout   Lun 21 Avr - 10:11


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Mentir était comme une seconde peau pour la petite poufsouffle. Elle avait pris cette habitude pour cacher sa vie nocturne et pour s’inventer une vie. C’était toujours plus fun, de trouver des déguisements, des histoires et voir combien les gens y croyaient volontiers. En même temps elle avait vécu aux Etats-Unis, elle pouvait inventer des tas de choses, personne ne pourrait vérifier, c’était génial. Pourtant elle sentait bien que Ainsley n’était pas dupe. Il la connaissait bien mieux que tous les autres jeunes hommes et jeunes filles qu’elle pouvait rencontrer. En même temps ce n’était pas n’importe qui. Et il fallait avouer qu’elle l’avait déjà espionné une fois pour voir comment on faisait, elle avait longuement regardé les élèves plus âgés et surtout les serpentards. Eux savaient bien mentir. Chelsea se permit un sourire, elle n’arriverait sûrement jamais à le tromper. « Hmm hmm. » Eh bien, en voilà la preuve. Il ne la croyait vraiment pas et il en avait bien raison. Seulement elle n’allait se laisser avoir et préféra critiquer un peu. C’est toujours plus amusant. «Oh, tu joues le septique ! Sache pourtant, mon beau cousin, qu’il y a une grande différence entre se taper tout Poudlard  sans retenu et d’affiler et se faire plaisir en restant raisonnable. Enfin je suppose que ce n’est pas que de ta faute de toute manière. » Elle haussa les épaules, elle ne pouvait rien faire pour ses filles en réalité et contrairement à Nathanaël ou Stefan, il ne les maltraitait pas. Enfin pas qu’ils les maltraitaient mais … Elle chercha une nouvelle manière de l’embêter et « Je viens de sauter trois donzelles sous la douche. » Ok, il gagnait. Elle enleva son doigt de ses muscles et ferma les yeux. Il était réellement cru dans ses propos le jeune rouge et or, ce n’était pas une nouvelle et pire encore, cela lui semblait tellement naturel. Comment faisait-elle pour traîner encore avec lui ? Sûrement parce qu’il était vraiment génial. Elle garda sa moue dégoûtée, même si elle était bien moins choquée en vérité. C’était vrai qu’elle avait vécu des choses et qu’elle n’était pas cette gamine innocente comme celle qu’elle avait été jadis. Seulement il fallait toujours rester contradictoire et Chelsea aimait bien l’être. Elle aimait bien cette façade de petite fille naïve. « Epargne moi les détails, j’ai compris, tu as gagné. » soupira-t-elle. Frustrée de perdre aussi facilement, mais elle n’avait rien de plus à dire. « Elles accourent, en redemandent, et me pardonnent. » Du moins pas toutes, pensa-t-elle avec force. Il en existait des filles qui ne lâchaient pas prises, mais s’il y en avait eu trois ce matin et elle n’en n’avait même pas eu vent. Chelsea s’était toujours refusé de compter, mais elle se demanda de combien elle se trompait. Evidemment elle avait supposé un chiffre, elle s’était demandé, comme beaucoup de monde, quelle proportion de Poudlard avait dansé sous ses draps, mais quel était le réel nombre ? Elle espérait en tout cas que lui-même l’ignorait. Ainsley était un type bien, il passait pour salaud, souvent, mais c’était que personne ne le connaissait comme elle le connaissait. Si seulement il pensait un poil moins aux plaisirs de la chaire. Peut être que se trouver une copine l’aiderai à devenir officiellement quelqu’un de bon ? Qui ne tente rien n’a rien.

Chelsea releva son doux regard vers Ainsley et le questionna. « Sur une échelle de un à dix concernant ta crédibilité, je te donne quatre. Tu as toujours les joues qui virent au rouge lorsque tu es contrariée, et honnêtement je doute y être pour quelque chose. » Eh mince, il la connaissait si bien. Elle porta les mains à ses joues, essayant de les cacher au jeune homme, mais s’était trop tard, elle s’était déjà trahie. Elle cessa donc sa moue énervée et son regard noir mais elle conserva son air boudeur. Elle croisa ses bras contre sa poitrine. Elle avait encore beaucoup à apprendre. « Sauf si j'ai couché avec le garçon qui t'a tapé dans l'oeil, mais auquel cas tu m'aurais tapé tout court. Allez... » Elle rit, oh non ce n’était pas pour une simple histoire de coucherie, même si cela aurait sûrement mieux valut. « Je suis sûre que même pour ça je n’arriverai pas à t’en vouloir. » Pour l’instant ça ne s’était jamais produit, mais puisqu’Ainsley ne faisait pas dans les sentiments, peut être que ç’aurait été possible. De toute manière passer après Ainsley devait se faire bien plus souvent que les gens ne le supposait. Elle haussa les épaules et essaya de ne pas y penser, oui, ça valait mieux. « Raconte tout à ton cousin préféré. Promis je suis une tombe... Enfin, dépendant des situations. » Il arrivait toujours à faire de l’humour quelle que soit la situation et s’en sortait toujours avec brio. Ce jeune homme était un peu moins que parfait, mais c’était toujours à cause de ces histoires de sexe. Le reste, c’était bon. Elle soupira et releva ses deux grands yeux vers son cousin préféré. « Tu m’apprendras à jouer un rôle ? Fin pas contre toi, je te promets de ne plus recommencer… C’est juste que j’ai honte. » Elle détourna le regard. Oui, elle avait honte, voilà pourquoi elle ne voulait pas en parler, mais il était vrai que dévoiler ce qui n’allait pas l’aiderait sûrement à aller mieux. Seulement… « Mais tu sais bien que je n’aime pas me sentir vulnérable. On peut faire un marché ? Je te raconte et tu me racontes un truc embarrassant sur toi. S’il te plaîîîît ! »  Oh des histoires embarrassantes il devait en avoir beaucoup et puis il n’était pas obligé de raconter un truc présent horrible, il pouvait parler de son passé oublié. Elle lui laissait cette chance. Ses yeux grands bleus papillonnaient et son sourire innocent lui donnait l’air d’une biche abandonnée.

« Bon alors, tu te moques pas et tu ne le dis pas. Fin de toute manière Ada doit être au courant maintenant. » La blonde se prit la tête dans les mains pour s’empêcher de regarder Ainsley avec les yeux humides. « Je suis une amie horrible, Sin. Vraiment. » Elle ferma les yeux pour se remémorer la scène, c’était encore plus douloureux, mais peut être qu’il valait mieux cela. « Tu connais Ada ? Ma meilleure copine ? Et Ellio ? Un de mes ennemis ? » Elle lui avait déjà raconté, il y a longtemps, comment elle avait trahi Ada pour se faire bien voir des grands poufsouffle, lors d’un bizutage. Aubry, le grand frère d’Ada, lui avait bien fait payé sa connerie. Chelsea s’était excusée pendant des jours, des semaines et des mois et à un moment Ada lui avait pardonné. Et voilà qu’elle avait recommencé. Il y a une semaine, Chelsea avait surpris Ada et Ellio trop proche, or voilà qu’Ada passait beaucoup plus de temps avec son ami masculin plutôt qu’avec son amie de toujours. Chelsea, jalouse et habituée à être au centre de l’attention, n’avait pas aimé ce comportement… alors elle avait raconté à Aubry qu’Ellio était passé dans le lit de Ada. Oh bien sûr, c’était faux. Chelsea le savait bien. Seulement c’était la meilleure façon pour elle de s’assurer qu’Ellio ne tenterait rien de plus. Elle avait fait passer un message par quelqu’un d’autre, il ne fallait pas qu’elle soit vue en train de le dire à Aubry… et voilà que le grand frère Shaw avait tabassé l’aiglon prétention. « Et maintenant Ada est détruite. Elle passe toutes ses journées à l’infirmerie, juste parce que j’étais jalouse qu’elle passe plus de temps avec lui. » Elle cligna des yeux plusieurs fois pour faire partir l’humidité et releva finalement la tête. « Ada va me haïr quand elle va l’apprendre, c’est la deuxième fois que je lui fait du mal, presque involontairement. Moi c’était Ellio ce débile que je voulais blesser, pas Ada. Je t’assure. Pourquoi ça tombe toujours sur moi ce genre d’histoire ? » Sûrement parce qu’elle les attirait et les créait… Elle soupira, oui, elle était réellement dans la merde, mais elle s’y était mise toute seule. « Tu crois que je pourrais m’en sortir un jour et devenir une fille bien ? » murmura-t-elle avec appréhension.

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MessageSujet: Re: Chelsin + La famille avant tout   Dim 27 Avr - 7:58

Jouer un rôle. Voilà qui titilla l'envie de Sin (oh non pas celle liée au stupre, rassurez-vous), comme une bouffée soudaine de se faire professeur à l'encontre de sa jeune cousine. Non pas qu'elle en avait besoin après tout, car le Gryffondor connaissait la fausse ingénue depuis suffisamment longtemps pour en déceler toutes ses facettes, mais la proposition qu'elle lui lança sonnait étrangement comme un jeu dans l'esprit mesquin du jeune homme. Pourquoi pas oui, endosser un rôle et se l'approprier l'espace de quelques jours dans l'unique but de flouer certaines personnes ou d'en tromper d'autres ? Il se contenta néanmoins de la gratifier d'un signe de tête affirmatif, rictus narquois en coin de bouche et moue assurée voilant ses traits habituellement charismatiques. Car après tout, Ainsley ne s'était pas engagé à pervertir Chelsea – en avait-elle vraiment besoin ? – mais bien à lui apporter son aide ou une oreille attentive. Tel un frère, un soutien infaillible, un roc contre lequel elle pouvait venir s'échouer en toute sécurité. L'apanage de Sin résidait en effet dans sa loyauté inébranlable envers ses proches, équilibrant ainsi la balance de ses vices et défauts bien trop présents. Ce n'était guère parce qu'il aimait le sexe et ses débauches qu'il était le diable en personne. Quoique. L'on qualifiait après tout le démon de personne séductrice et charmeuse. « Mais tu sais bien que je n’aime pas me sentir vulnérable. On peut faire un marché ? Je te raconte et tu me racontes un truc embarrassant sur toi. S’il te plaîîîît ! »  Un deal impromptu qui eut le mérite d'étonner le bourreau des cœurs, lequel toisait la blondinette avec un léger scepticisme. Le temps de la réflexion sans doute, un silence qui ne perdura que peu cependant. « Okay si tu veux. Mais je n'ai rien d'embarrassant à dire, je suis irréprochable. » Qu'il clama, railleur, alors que quelques souvenirs lui revinrent en mémoire. La fois où enfant, il avait échangé les bijoux de sa mère contre une carte collector de Chocogrenouille. Celle où il enferma Melissa Grevin, claustrophobe s'il en est, dans les placards de Poudlard par pur sadisme. Ou bien sûr celle où il dépucela Narcisse, son propre cousin, faisant naître malgré lui et en ce dernier des sentiments amoureux.

Malgré l'interlude amusée, Ainsley reprit son sérieux et écouta scrupuleusement les déboires de sa chère cousine. Et comme il put comprendre l'humidité logée aux coins de ses yeux, lorsqu'il entendit les épopées dont elle était la fautive, évitant au passage de grimacer sur certains épisodes qui auraient mérité un énervement. Sin se contenta de plisser le nez à l'issue de ses explications, partagé entre la compréhension et la réprimande ; après tout il ne demeurait pas le garçon le plus altruiste du monde, et en un sens put cerner l'attitude de Chelsea avec agrément. « Tu crois que je pourrais m’en sortir un jour et devenir une fille bien ? » « Tu es une fille bien. » souffla-t-il de sa voix suave non sans froncer les sourcils. « La preuve étant que tu as dit toi-même que blesser ton amie avait été involontaire. Tu as juste des défauts, comme tout le monde. Et encore heureux, sans quoi tu serais foutrement chiante. Les gens pseudo parfaits sont ennuyeux au possible. » Ses yeux bruns roulèrent vers le plafond avec la force du mépris contrôlé. Diable qu'il exécrait les personnes lisses, fardées d'un trop plein de vertu devenant poisseuse. « Pour le coup tu as surtout le gros défaut d'être égocentrique. Sur ce point, on peut dire qu'on est de la même famille, tous les deux. » Sourire charmeur au coin des lèvres. Comme un sentiment d'appartenance. Ainsley ne pouvait nier ne pas comprendre l'attitude de Chelsea quand lui-même aimait à ce que le monde tourne autour de sa petite personne... Oh du moins était-ce le cas avant sa grande histoire amoureuse, laquelle avait quelque peu brisé son égotisme cristallisé. Si aujourd'hui le Gryffondor n'était pas débarrassé de ses défauts les plus tenaces, l'on ne pouvait qu'admettre qu'il avait quelque peu changé en bien. Du moins était-ce là sa période transitoire, car le ténébreux jeune homme se préparait à rejoindre les rangs mangemoresques dans l'ombre. « Tu dois apprendre à penser aux autres, du moins à ceux à qui tu tiens énormément. Ce n'est pas un sermon, c'est un conseil. Si tu ne veux pas les perdre à cause de tes conneries, c'est la seule issue possible. Ou bien tu finiras par te retrouver toute seule... Et franchement... » Le geste galant et délicat, Ainsley replaça la mèche blonde barrant ses yeux humides derrière l'oreille de sa cousine. « ...il n'y a pas plus éprouvant que ça. Fais-moi confiance là-dessus. » Le jeune homme avorta sa diatribe sur un ton un peu plus solennel, un léger abattement au fond des yeux reflétant son vécu lorsqu'il s'était amouraché de la mauvaise personne. Sans doute que se retrouver esseulé avait été l'un des obstacles les plus difficiles à soulever, quand bien même Sin avait fini par se relever. Non sans séquelles cependant, car le Gryffondor avait vu sa méfiance s'accroître malgré lui.
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MessageSujet: Re: Chelsin + La famille avant tout   Lun 28 Avr - 5:46


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« Okay si tu veux. Mais je n'ai rien d'embarrassant à dire, je suis irréprochable. » Le rire qui éclata des lèvres de la blonde fut significatif. Elle ne le croyait pas outre mesure et il devait bien s’en douter. Enfin, il l’avait dit pour rire, personne ne pouvait en douter. Chelsea se reforgea un air sérieux, pour annoncer la suite, elle avait besoin de se concentrer. Ce n’était déjà pas facile d’avouer ces conneries, alors autant se forcer un peu et tout lâcher tout de suite. Elle inspira et raconta son histoire. Les larmes aux yeux, la honte au ventre et les mots déferlant sur Ainsley. Elle lui racontait tous dans les moindres détails, il savait toute sa vie. Il la connaissait déjà si bien qu’elle aurait presque pu être étonnée qu’il ne soit pas déjà au courant. Enfin, pour peu qu’il se penche sur les délires d’une gamine de quinze ans. Pas qu’il n’en avait rien à faire, mais il semblait clairement évident qu’Ainsley avait une vie bien trop remplie pour se plonger sur les trépidantes histoires de la blonde. « Tu es une fille bien. » Les mots forcèrent la jaune et noire à relever la tête et plonger ses yeux dans ceux de son cousin. Il l’avait dit sans mentir. Une flamme se forma dans son cœur et réchauffa ses sentiments. Avait-elle encore un espoir de n’être pas uniquement une traitresse ? « La preuve étant que tu as dit toi-même. Tu as juste des défauts, comme tout le monde. Et encore heureux, sans quoi tu serais foutrement chiante. » La demoiselle rougit, elle prit cela pour un compliment, car évidemment elle se sait imparfaite et c’était ce qui la rendait encore plus dangereuse. Elle avait conscience de ce qu’elle représentait et évitait à tout prix de se faire piéger par ses propres peurs et erreurs. Voilà ce qui la rendait dangereuse : elle connaissait ses limites. Elle remercia donc d’un signe de tête le jeune homme de la trouver attachante -oui oui le contraire de foutrement chiante c’était ça- et faillit lui renvoyer la pareille quand il reprit. « Pour le coup tu as surtout le gros défaut d'être égocentrique. Sur ce point, on peut dire qu'on est de la même famille, tous les deux. » Ils partagèrent un sourire similaire. Puisqu’elle était fille unique et qu’elle ne connaissait pas beaucoup d’autres de ses cousins, elle voulait bien le croire. C’était fou comment les caractères pouvaient se transmettre par générations. D’aucuns auraient supposé l’idée que c’était l’éducation, mais vu qu’Ainsley et Chelsea n’avaient absolument pas vécu dans les mêmes lieux ni avec les mêmes principes de la vie, il fallait bien croire qu’il y avait autre chose derrière tout cela. Le sourire resta étiré sur les lèvres de la poufsouffle pendant que le jeune homme se répandait en conseils. Et même si Chelsea avait horreur d’être sermonnée, elle savait accepter les idées d’Ainsley. Elle savait qu’il était comme un frère pour elle et c’était pour cela qu’elle l’aimait autant. C’était pour cela qu’elle donnerait sa vie pour lui. Il était la seule famille qu’elle voyait régulièrement et comme elle n’avait pas d’amoureux -ah ah quelle idée- Ainsley représentait beaucoup pour elle. Alors elle baissait la tête, écoutait et surtout appliquait avec dévotion ce qu’il lui disait. L’adolescence se faisant entre les murs de Poudlard, beaucoup avaient appris en voyant les autres, beaucoup avaient mûris par eux-mêmes. Chelsea avait eu la chance d’avoir un aîné entre les murs du château qui lui avait permis de gagner beaucoup de temps. « Si tu ne veux pas les perdre à cause de tes conneries, c'est la seule issue possible. Ou bien tu finiras par te retrouver toute seule... Et franchement... il n'y a pas plus éprouvant que ça. Fais-moi confiance là-dessus. » Leur regard se croisèrent et Chelsea se sentit coupable. Un nœud dans l’estomac était venu de nulle part, pourtant elle n’avait rien fait, là tout de suite. Du moins pas encore ? Ou alors c’était par rapport à Ada ? La blonde se mordit la lèvre … à moins que c’était de lui-même qu’il parlait et qu’elle ne s’était pas rendu compte ? Non. Ainsley était bien trop fort pour se laisser attendre, il ne pouvait pas avoir de faiblesse. Chelsea l’avait beaucoup idéalisé, mais c’était naturel après tout. Quelle gamine ne reconnaît pas son grand-frère comme un héros des temps modernes ? « Hum, merci. » murmura-t-elle, indécise. Elle était réellement touchée par tout ce qu’il lui avait dit, mais elle ne savait pas tout à fait comment l’interpréter. Chelsea se demanda un instant si elle n’avait pas été, comme il l’avait suggéré, trop égoïste et concentrée sur ses problèmes sans prendre en compte les siens ? La poufsouffle connaissait toute l’histoire pourtant, celle de Lily la prude et Ainsley le beau gosse. Elle avait entendu les rumeurs, vu des choses, appris de la bouche du jeune homme beaucoup d’autres, pourtant tout s’était terminé dans des circonstances un peu louches. Chelsea se mordit la lèvre. « Mais même si tu dis ça, j’ai été une cousine indigne, n’est-ce pas ? » La question n’était que rhétorique. Elle soupira. « Je t’embête souvent avec mes problèmes, tu m’apprends beaucoup de choses, tu me fais découvrir des trucs extra -sérieux j’ai adoré la fois où tu m’as appris le poker !- et pourtant, à moi tu ne dis rien. » Ce n’était pas un reproche, c’était juste une constatation. « Oui, je suis une jeune fille et c’est toujours dans ce sens-là que les choses doivent aller… mais tu sais que, malgré mon attitude de commère, malgré ma tendance exagérée à lancer des potins, je sais garder les secrets. Et surtout, je comprends beaucoup de choses. » Ou plutôt, elle croyait les comprendre les problèmes qui s’engendraient et tout s’évaporait comme de la fumée. Chelsea avait encore beaucoup à apprendre. « Franchement, je ne dis pas ça parce que je suis exceptionnel et que dans un seul de tes mots j’ai réussi à lire ton désarrois, non vraiment, j’ai rien vu venir, je ne sais même pas si tu me caches quelque chose, je ne sais pas si tu as envie de parler. Je ne dis pas ça pour ça, je dis ça parce que moi je me confie beaucoup et toi non. Et ne me dis pas que ce sont tous les hommes qui sont comme ça, je ne te croirais pas. » La bonde s’arrêta un court instant, se remit une mèche de cheveux derrière les oreilles et leva les yeux au ciel. « Non sérieux, je me suis emportée, désolée, je… Tu m’as pas raconté de truc embarrassant, tu ne t’échapperas pas comme ça ! » Lança-t-elle en se forçant à rire tout en pointant son doigt sur lui. Bien sûr, cette fois-ci, elle fit bien attention à ne pas le toucher…

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