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 Sympathy for the devil [Natalya]

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MessageSujet: Sympathy for the devil [Natalya]   Ven 11 Avr - 2:01



Les yeux bruns du garçon pointaient pensivement le vortex de fumée échappé de sa lippe. Rictus satisfait en coin de lèvres, il aspirait goulûment les vapeurs de nicotine à chaque bouffée tirée sur sa cigarette roulant entre ses doigts. Assis là dans un coin, prenant ses aises sur les lavabos des toilettes ce soir désertes, Ainsley n'aspirait plus qu'à s'enivrer de plaisirs multiples, fussent-ils les plus minimes tels que l'oxydation de ses poumons par une clope interdite. Il n'existait guère de petite délectation pour le Prince des vices, aussi accueillit-il l'accalmie de ce moment volé à la barbe des figures autoritaires du château avec la force de la sérénité. Las cependant, ce fut à cet instant – entre  deux clapotis relaxants de gouttes d'eau s'échappant d'une robinetterie calcaire – qu'entra un enseignant à l'air furibond, les veines du front gonflées par le courroux. « MONSIEUR BLACKWOOD ! » qu'il clama hors d'haleine comme il porta ses yeux exorbités d'agacement sur ledit concerné. Le Gryffondor pointa ses prunelles d'ambre sur l'intrus, haussa les sourcils de dérision semi dissimulée face à une entrée en matière aussi burlesque, et comme il pointa son doigt sur son propre front ne dérogea pas à son insolence légendaire : « Votre veine là. Elle est complètement dilatée. Problème de tension ? » Face au caractère hardi du vaniteux, l'enseignant grogna quelques palabres acides avant d'empoigner le col de Ainsley afin de le faire descendre de son perchoir improvisé. Quelque peu agacé d'être ainsi malmené, le Gryffondor ne tarda guère à se détacher de son emprise ; coup d'épaules sec et nuque aussi raidie que sa mâchoire, il poussa même le vice jusqu'à s'épousseter le buste. Clope au bec, regard droit, allure de jeune petit con. « Hey... » « En parlant de ce qui est dilaté... » « Je n'ai pas pris de poppers aujourd'hui. » morigéna l'insolent non sans réprimer un rire face à ses propres sous-entendus obscènes. Mais l'enseignant choisit la sagacité  à l'emportement et feignit de ne pas avoir écouté ses propos. « ... vos yeux mentent pour vous. Donnez-moi ça. » Un soupir échappé de la barrière de ses lèvres et Sin s'exécuta, tendant le joint au professeur comme il arbora une moue blasée et froide. Attitude que l'enseignant désapprouva fortement, et par quelques mots bien ciblé le lui fit savoir : « Vous avez beau être sang-pur, cela ne vous protégera pas systématiquement de votre insolence, Blackwood. Tôt ou tard vous aurez des soucis, surtout que vous êtes déjà perçu comme un traître à votre sang par nombre de fidèles du Lord. Peut-être par le Lord lui-même, allez savoir. » Les griefs virulents à lui en découper l'âme au couteau firent déchanter Ainsley qui bien vite gomma les traits arrogants de son visage devenu blême. Quoique le Gryffondor jamais ne courba l'échine ni ne détourna les yeux, l'on put décerner l'éclat déconfit balayant ses prunelles soudain ternes. Et l'enseignant de jubiler de ce petit plaisir, pas peu fier d'avoir à peu près maté l'adolescent. « S'amouracher d'une Potter, quelle idée. J'espère pour vous que vous ferez vos preuves afin de redorer le blason de votre famille souillée par votre stupidité. » Pause oppressante, silence d'opprobre surplombant lourdement la tête du garçon. Le professeur ourla ses lèvres en un sourire hypocrite, et comme il estima avoir assez déboussolé l'héritier Blackwood, décida pour cette fois de ne pas lui attribuer de colle. « Réfléchissez-y. Et vite. Bonne soirée à vous, Monsieur Blackwood. » Et l'accusateur de tourner les talons, rictus narquois à la commissure des lèvres.

Il demeura là, un peu déboussolé, complètement retourné, une ire mauvaise éclatant en lui et frappant ses entrailles d'une juste mesure. Conscient que l'enseignant avait raison – et ce en dépit de  ses remarques acrimonieuses – Ainsley s'accorda à penser qu'il lui fallait accélérer sa démarche de rejoindre les rangs mangemoresques. Oh certes était-il trop jeune, probablement pas assez discipliné, préférant mettre l'accent sur une vie d'hédonisme plutôt que de se prêter à tant de cruauté gratuite dont faisaient preuve les mangemorts, mais bien décidé à ne pas tomber dans la disgrâce de la famille redoubla de détermination. C'est ainsi qu'Ainsley quitta les lieux, poings serrés et mauvaise humeur ronronnant tout contre ses flancs, quand remontant le palier du premier étage il passa devant la salle de métamorphose aux portes encore ouvertes. Bref coup d'oeil sur l'embrasure, et le ténébreux accrocha sa pupille à une silhouette bien connue : leur jeune professeur, Natalya Petrova. Encore impassible, Ainsley se stoppa afin de l'observer pensivement, se remémorant leur dernière entrevue qui avait terminé dans le stupre et la lubricité. Un dérapage qu'il ne regrettait guère, au contraire.

Après quelques réflexions furtives, tiraillé entre le désir de retrouver la chaleur de sa salle commune et l'envie d'échanger quelques mots avec l'enseignante, Ainsley enfin se décida et passa le seuil de la porte non sans avoir toqué au préalable. S'avançant vers la jeune femme d'un pas prompt,  le garçon laissait planer dans son sillage un parfum enivrant – de ceux qui chamboulent et accusent les sens. « Professeur Petrova, désolé de vous déranger. » Ah car même après avoir fauté par la chair avec cette dernière, Sin s'évertua à imposer le respect puisque les amants improvisés ne se connaissaient pas véritablement. Le Gryffondor fronça alors les sourcils, écrivit malgré lui des traits durs sur son visage fermé par la colère enfouie, et comme il n'aimait guère tourner autour du pot s'accorda à être des plus directs : « Pensez-vous que je serai à même, un jour, de devenir mangemort ? Certains scandent que je n'ai pas le cœur assez sombre... » Référence tacite à un certain Kazhan Strugatsky, lequel s'employait à dessécher le myocarde du jeune Blackwood. Quoique cet homme, aussi dangereux pouvait-il être, n'était vraiment pas net. « Mais j'en ai rien à foutre, de ce que les autres pensent de moi. » Qu'il dégoisa un peu sec, toujours porté par un courroux vagabond.
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Ven 11 Avr - 21:09



Sympathy for the devil - Natalya et Ainsley

Penchée sur son bureau, la brune décortiquait avec minutie les quelques dossiers des élèves qu’elle avait sélectionnés selon ses propres critères : certains à cause de leurs noms, d’autres pour leurs comportements. Certaines familles de Sorciers se devaient d’être sous étroites surveillances du Ministère, et donc de l’école par extension. Natalya avait été nommé professeur aussi pour ça. Ancienne espionne et Langue-de-Plomb toujours active, elle était très douée pour consigner, observer et décrypter les attitudes des résidants de l’antique collège de sorcellerie… Et si la situation l’exigeait y remédier de la manière la plus judicieuse et adéquate possible tout en rendant des comptes à son Seigneur et Maître bien entendu. Cependant, pour autant qu’elle ait pût constater jusque là, et mis à part quelques fortes têtes, l’école était assez tranquille. La peur qu’inspiraient les professeurs-mangemorts ainsi que les punitions encourues y étaient pour beaucoup. La jeune femme s’étonnait même qu’il y ait encore des réfractaires à l’ordre en place. Car ici les adeptes du Seigneur des Ténèbres étaient les rois et chacune de leurs décisions se devaient d’être respectées si elles n’entraient pas en contradiction avec les instructions du Lord Noir. Natalya était à cet instant entrain de lire la fiche de Lily Luna Potter. Devant ses yeux une photographie magique de la jeune fille bougeait légèrement, son visage esquissant un bref sourire timide. Quelques lignes résumaient le parcours de la demoiselle avec par endroits des annotations diverses et une liste de châtiments assez impressionnante. Certains de ses collègues s’en donnaient apparemment à cœur joie. Pour elle harceler ce genre d’élèves était dénué de sens. Au contraire, au lieu de les rabaisser, de les apprendre à haïr le système, ne pouvait-on pas les pousser à le comprendre et l’approuver ? C’est exactement ce qu’elle faisait avec la jeune Potter. Son objectif était clair : la retourner contre le camp que soutenait sa famille traîtresse au Ministère. Soupirant, elle passa à un autre. Elle continua ainsi durant deux longues heures qui se révélèrent assez inutile au final. Elle se renfonça dans son siège et s’étira. Le travail sur le Terrain lui manquait. De l’action, des intrigues, la découverte de nouvelles choses, de nouveaux espaces… Au lieu de ça elle était là, à tenter d’inculquer à des cervelles de moineaux le noble art de la Métamorphose et à parcourir des extraits. Bon d’accord d’un certain côté elle aimait ça, elle ne pouvait le nier, mais d’un autre elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’elle serait beaucoup plus utile ailleurs. Mais les ordres étaient les ordres et elle s’y conformeraient comme d’habitude. Elle s’octroya quelques minutes de pause, faisant amener par un Elfe un verre son vin préféré. Depuis qu’elle était entre ces quatre murs, sa consommation d’alcool avait largement augmenté, elle ne se le cachait pas, mais elle savait où était ses limites. Et puis ce n’est pas comme si elle enchaînait les whiskies pur-feu. Elle remua le breuvage au fond de son contenant, l’esprit ailleurs. Nat’ bût une gorgée avant de se décider à s’attaquer à la correction des copies des Préparatoires. Elle commença à feuilleter lire premier parchemin et déversa ses foudres sur l’élève à travers ses commentaires lorsqu’elle releva une première idiotie. La brune était quelquefois dépitée face à ce qu’elle pouvait lire. Heureusement, avec les élèves supérieurs le niveau était plus élevé que celui de leurs camarades. Elle entendit toquer à la porte, ce qui lui fit lever les yeux. Un jeune homme se tenait à l’embrasure de la porte de sa classe. Un garçon qu’elle reconnut dans la seconde : Ainsley Blackwood. Natalya fronça les sourcils. Que pouvait-il bien vouloir ? Si s’était à cause de leur fameuse galipette improvisée de la vieille, elle saurait le recadrer très vite. La brune se remémora brièvement l’incident. Elle se tenait au même endroit et avait entamé la discussion avec Ainsley à la fin de son cours pour lui rabattre le caquet après une petite bravade sa part. Elle ne sait encore comment elle avait finit par se retrouver entrain de l’embrasser dans une furieuse étreinte passionnée. L’action n’avait duré qu’une poignée de minutes. Un coup vite fait, basé sur la surprise et la pulsion commune des deux jeunes gens. Elle avait apprécié et lui aussi si ses souvenirs étaient bons. Néanmoins, sitôt l’acte passé, elle ne lui avait pas caché qu’elle n’hésiterait pas à faire de sa vie un enfer s’il était tenté d’ébruiter l’affaire. Le rouge et or venait de passer le seuil sans y avoir été invité, ce qui agaça l’enseignante. Il vint se poster devant son bureau, droit et fier, le visage fermé. Quelque chose n’allait pas, elle le sentait. Quelqu’un l’avait-il énervé ? Une fille se serait-elle refusée à lui ? Car Natalya s’était empressé de tout savoir à son sujet après leurs ébats. La Mangemort se devait de tout connaître et d’avoir un moyen de pression si cela s’avérait nécessaire. « Que puis-je pour vous Ainsley ? », dit-elle d’un ton neutre en reposant sa plume. Oui, pourquoi était-il là ? Venait-il lui proposer une nouvelle partie de jambes en l’air ? Une idée tentante. Ou s’expliquer ? Dans le deuxième cas, ça le ferait redescendre dans son estime. Il n’y avait rien à expliquer. De simples pulsions, une envie commune. Rien d’autre. Pas de sentiments. Du moins elle l’espérait. Il était hors de question de s’investir dans une relation à ce jour, surtout avec un de ses élèves. Juste un échange animal sans aucune retenue et moralité. Voilà ce qui l’attirait dans ce jeune homme dévergondé. « Professeur Petrova, désolé de vous déranger. » Il avait gardé un air respectueux. Un bon point. Elle l’aurait remit à sa place dans le cas contraire. Ce n’était pas parce qu’il l’avait culbuté sur ce même-bureau qu’il pouvait se permettre tout et n’importe quoi. « J’ose imaginer que c’est important », fit-elle en fermant sa porte de cours dans un geste nonchalant de sa baguette. Elle reposa sa fidèle compagne et fixa son interlocuteur. « Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? ». Comme à son habitude il alla droit au but. Une caractéristique qu’elle appréciait. « Pensez-vous que je serai à même, un jour, de devenir mangemort ? Certains scandent que je n'ai pas le cœur assez sombre... » La brune leva un sourcil d’interrogation. « Et ? ». « Mais j'en ai rien à foutre, de ce que les autres pensent de moi. » finit-il avec hargne. La professeur esquissa un sourire, amusée. Elle se leva tranquillement de son siège pour le rejoindre et tourner lentement autour de lui en laissant son doigt le frôler, faisant claquer ses talons sur le sol. « Vous avez beau avoir l’apparence d’un homme, vous n’êtes encore qu’un gamin Blackwood ». Elle avait déjà fait un tour du rouge et or lorsqu’elle continua : « Le cœur assez sombre vous dites ? Faut-il avoir un cœur sombre pour être Mangemort ? Êtes-vous aussi idiot ? ». Elle planta ses iris dans les siens et lui asséna une claque cinglante sans prévenir. Natalya se plaisait à provoquer, à pousser les autres dans leurs derniers retranchements. C’était une arme pour elle, un outil capable de jauger leurs limites et leurs faiblesses et de s’en servir contre eux. « Savez-vous au moins ce qu’être un Mangemort signifie ? ». Elle continua son petit manège et vint se poster juste derrière lui. Etant un peu plus petite que son élève, ses talons l’aidèrent à pouvoir venir murmurer à l’oreille de l’héritier Blackwood : « Je vais vous le dire… Être un Mangemort c’est aimer le pouvoir. C’est être prêt à faire ce qu’il faut pour assurer ses propres ambitions en écartant ou écrasant quiconque se dressera sur votre chemin ». Elle ricana, toujours la bouche à quelques centimètres de lui. « Faut-il seulement avoir un cœur sombre pour faire toutes ces choses selon vous... Ne serait-ce pas plutôt judicieux de posséder une volonté de fer? Une volonté inébranlable que nul ne peut remettre en question ? ». Natalya se recula un peu pour mieux apprécier la vue qu’elle avait. Elle sentait au creux de son ventre une chaleur se rependre petit à petit. Son désir était là, à la limite de sa propre conscience. Mais il n’était pas temps. Pas tout de suite. « Vous voulez devenir un Mangemort Ainsley ? Mais êtes-vous prêts pour ça ? Êtes-vous prêt à obéir à n’importe quel ordre du Lord ? Etes-vous prêts à vous retrouver seul? Car le pouvoir est généralement un chemin solitaire... ». Car s’était ça la véritable question. Elle agrandit un rictus cruel et se reposta devant lui pour le dévisager. « Si par exemple je vous demandais… De torturer Lily Potter… Le feriez-vous ? ». La brune exaltait. Cette journée risquait d’être plus intéressante que prévu finalement.
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Sam 12 Avr - 1:44

Elle l'apostropha de gamin, elle qui était à peine sortie des douceurs de l'enfance, elle qui arborait sur son visage d'enseignante des traits encore trop jeunes. Ainsley tiqua donc face à l'absurde de ses propos, ravalant néanmoins son sarcasme qui lui aurait volontiers recraché toute l'ironie de ses palabres au visage, mais le garçon s'en garda bien car il demeurait après tout celui qui amorça la conversation. Et à défaut de l'enrayer, le jeune homme désirait toutefois avoir ses réponses à ses questions, peu lui importait s'il fallut supporter la superbe agaçante de Miss Petrova. Elle, déployait ses ailes tel un vautour  aux serres aiguisées, tournoyant autour de la proie volontairement offerte. Mais lui, l'insolent ténébreux, n'entendait guère courber l'échine ni museler sa fierté en se laissant impressionner par la femme au teint glacé. Sin n'y voyait là que théâtralité, manifestation d'une ascendance qu'elle possédait certes par son statut de professeur mais qui n'eut que peu d'effet sur le jeune homme. Lui, ne ployait véritablement qu'aux sentiments sincères cristallisés dans le suc de la véracité. Ni surjeu, ni fioritures. Hélas, il eut fallu que ces élans d'honnêteté – la seule beauté qu'il put concevoir comme transcendante –  ne touchaient que peu de personnes ici-bas. Voilà pourquoi Blackwood ne tombait pas amoureux : son idéal était d'une utopie folle. Sans doute était-ce là, finalement, une façon de se préserver des mièvreries du myocarde. « Le cœur assez sombre vous dites ? Faut-il avoir un cœur sombre pour être Mangemort ? Êtes-vous aussi idiot ? » Le Gryffondor arqua cette fois un sourcil, visage impavide mais lueur carnassière au fond des yeux. Tant de répliques cognaient ardemment contre les parois de son crâne, prêtes à migrer vers sa langue acrimonieuse, quoiqu'il garda les lèvres résolument closes. Laisser le vautour faire son œuvre et ne bondir qu'ensuite. Pour sûr, l'ire pugnace sommeillant en Ainsley n'était pas encore éteinte ; il avait toujours ce courroux lui brûlant les flancs, le sommant de se tenir ainsi ; le dos droit, port de tête princier, moue arrogante en coin de lippe. Bras croisés pour mieux porter sa prestance en étendard, refus suggestif des insultes dissimulées qu'elle lui crachait au visage. Bien sûr que l'insolent finirait par lui scander sa façon de penser, et peu lui importa s'il devait en découler quelques châtiments malvenus. Mais la fierté du garçon l'empêchait d'encaisser sans morigéner en retour.

Ainsi donc écouta-t-il les dires de l'arrogante, crispa un peu plus la mâchoire sous quelques-unes de ses envolées lyriques, ne se retourna pas même lorsqu'il sentit les courbes aguicheuses de l'enseignante dans son dos. Manqua pourtant de laisser s'échapper un rire jaune lorsqu'elle lui parla de libre arbitre et d'ambitions. Foutaises. Tromperies. Fabulation, même. « Si par exemple je vous demandais… De torturer Lily Potter… Le feriez-vous ? » Enfin Ainsley pivota pour mieux accrocher les prunelles rieuses de son professeur, d'abord décontenancé il finit par émettre un bref rire aux teintes amères. Probable que son effronterie lui coûterait beaucoup, mais pour l'heure le Gryffondor ne daigna pas se prosterner aux pieds de la mangemort sous prétexte qu'elle maniait la présomption avec brio. Avec le recul même, Sin nota que se logeait dans la beauté de l'intrigante l'éclat d'un orgueil poli à la vanité. Jolies jambes, hanches foutrement bien dessinées, cul parfait, lèvres rondes et pleines. Mais diable qu'elle s'affublait d'un peu trop de condescendance, ce qui bien sûr déplut au libertin finalement plus difficile qu'on ne sut le soupçonner. « Vous avez raison, sans doute faut-il un cœur pur et tendre pour torturer la personne qu'on a aimé autrefois. » Il siffla ses opprobres avec un timbre semi railleur, semi sec, soumettant à sa professeur la théorie du cœur sombre qu'elle avait réfuté plus tôt. « C'est vous qui parlez d'ambitions propres et de volonté, mais honnêtement... Qu'est-ce qu'il y a d'ambitieux dans le fait de jouer les suiveurs ? De quelle volonté est animée un mouton ? D'aller boire à la source que lui impose le berger ou de se laisser tondre et humilier parce qu'il en va ainsi ? » Le jeune homme s'était animé d'une fougue pugnace malgré la suavité de sa voix basse et posée. Timbre pourtant piqué d'une certaine froideur, il avait laissé le courroux prendre les devants pour ainsi comparer les mangemorts à des disciples ineptes. Il n'était pas à exclure bien sûr que son idylle avec une certaine Lily Potter avait quelque peu chamboulé le garçon : lui qui autrefois vomissait les impurs et avait volontiers accepté les œillères imposées par ses parents, avalant de concert toutes leurs idéologies pro-mangemorts, avait aujourd'hui une vision différente des choses. Moins manichéen, plus troublé également. Ne sachant pas encore où était sa place mais surtout désireux de penser enfin par lui-même. Voilà pourquoi la vision de son enseignante lui déplut autant : ce n'était pas la sienne.

Le Gryffondor marqua alors un temps de réflexion qui fit office de tergiversation intérieure. Car jusqu'ici, Sin n'avait jamais réellement claironné ce qui put lui déplaire chez les mangemorts. Prenant soudainement conscience qu'il lui faudrait du temps avant d'assimiler leur façon de faire et cette docilité patentée qui leur était imposée. Ah certes, le pouvoir était tentant. Mais à était-il prêt à gommer un peu de sa personnalité pour ce faire ? Par ailleurs il refusa de se mentir comme il préféra être sincère avec l'enseignante, quitte à s'en attirer les foudres : « Si je souhaite devenir mangemort c'est seulement parce que je n'ai ma place nulle part ailleurs. » qu'il susurra d'un timbre déterminé et criant de vérité. Non, Ainsley Blackwood ne les rejoignait certainement pas par conviction première. Mais parce qu'il lui fallait des armoiries pour lesquelles se battre. Et parce qu'il désira recouvrer la fierté de son paternel, n'avait guère le choix quant au camp auquel se rallier.

Il s'offrait volontairement en tant que chair à canon.


Dernière édition par Ainsley Blackwood le Dim 13 Avr - 1:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Sam 12 Avr - 4:34



Sympathy for the devil - Natalya et Ainsley

« Si par exemple je vous demandais… De torturer Lily Potter… Le feriez-vous ? » Natalya arborait le même sourire suffisant qu’elle utilisait dans ce genre de cas. Un masque qu’elle savait impénétrable, dur et tellement utile. Dessus on pouvait y lire un soupçon de mépris et un air supérieur digne de son héritage de petite noblesse, dernier reste d’une enfance depuis longtemps révolue. Ainsley la regardait, une mine qu’elle jugeait provocatrice. De toute évidence son petit numéro ne l’avait nullement impressionné. Au contraire même. Lorsqu’un bref rire passa le seuil de ses lèvres, Nat’ sursauta. Elle ne s’y attendait pas.  « Vous avez raison, sans doute faut-il un cœur pur et tendre pour torturer la personne qu'on a aimé autrefois. » Son ton était volontairement provocateur, ce qui déplut fortement à la brune. Elle pensa furtivement à lui envoyer une deuxième gifle mais préféra attendre la suite, histoire de connaître l’étendu de la pensé du rouge et or.  « C'est vous qui parlez d'ambitions propres et de volonté, mais honnêtement... Qu'est-ce qu'il y a d'ambitieux dans le fait de jouer les suiveurs ? De quelle volonté est animée un mouton ? D'aller boire à la source que lui impose le berger ou de se laisser tondre et humilier parce qu'il en va ainsi ? » Ces mots troublèrent la Mangemort plus qu’ils ne l’auraient dût. Son masque d’indifférence se fissura et dans l’éclat de ses yeux passa une résonance de son passé. Elle serra les poings de colère, tentant de se reprendre. Personne ne l’avait jamais atteinte ainsi depuis plusieurs années. Des mots durs avec un sens qu’elle leurs trouvaient de par son expérience une fois arrivée en Grande-Bretagne. Natalya se sentait comme pétrifiée, ses pensées se bousculant dans son esprit dans un horrible capharnaüm. Des souvenirs anciens, des rêves brisés… Ainsley marqua une pose, sans doute entrain de tempérer sa fougue habituelle. Lorsqu’il reprit la parole, elle releva ses yeux vers lui. « Si je souhaite devenir mangemort c'est seulement parce que je n'ai ma place nulle part ailleurs ». Sans crier gare, la Mangemort se mit à rire à gorge déployé, se cachant la bouche de sa main, dans une scène digne des meilleurs théâtres. Mais nulle trace de joie ne perça dans cet éclat si spontané et au fur et à mesure de ses gloussements, une larme-même glissa le long de sa joue. Elle sursauta à ce contact si étrange et se stoppa, écrasant cette horrible trace de son humanité refoulée. Elle planta ses yeux humides sur le jeune homme et tenta maladroitement de faire bonne figure. Elle devait rattraper le coup, reprendre l’ascendance sur le jeune homme en face d’elle afin de sauver la face. Fermant les yeux un instant, elle remit de l’ordre dans sa tête, faisant appel à son entraînement pour faire revenir la Mangemort expérimentée et non la Natalya de Bulgarie faisant les quatre cent coups avec sa jumelle dans une liberté insouciante. Elle dévisagea le rouge, sa vision de celui-ci se changeant brutalement. Peut-être se ressemblaient-ils plus qu’elle ne l’imaginait ? « Moi qui pensais que vous n’étiez qu’un de ces bébés sang-purs si désireux de suivre les traces familiales… ». Elle s’approcha de lui avec une petite moue et haussa les épaules. « Tu veux devenir Mangemort parce que tu n’as pas ta place ailleurs ? N'use pas de mots dont tu ignores le vrai sens! », mima-t-elle en se moquant de lui. Elle fit appel à ce qu’elle savait du jeune homme pour continuer. « Ou alors parce que tu as déçu ton gentil petit papa ? ». Elle se trouvait presque collé à lui et rapprocha encore une fois ses lèvres de son oreille pour murmurer : « Tu veux que je t’avoue quelque chose ? ». Elle huma son odeur ostensiblement et posa sa main gauche sur son torse pour se tenir. « Peu importe ce que tu feras. Pour certains hommes, leurs enfants seront toujours une source d’insatisfaction. Tu auras beau y mettre tout ton cœur et toute ta volonté, rien n’évoluera et tu sais pourquoi ? Parce que sa serait te mentir ». Elle fit courir un ongle sur la tempe du jeune homme en se mordillant la lèvre de façon outrageusement sensuelle. « Tu crois être le plus malheureux ? Tu penses ne pas avoir le choix ? ». Elle ricana. « Tu veux que je te racontes une histoire ? Elle ressemble beaucoup à la tienne ». Elle inspira et poursuivit : « C’est l’histoire d’une petite fille qui a fait quelques bêtises à sa sortie de l’école. Une petite fille que son père méprisait. Alors pour la punir, le gentil papa envoya sa méchante fille dans un lointain pays étranger afin qu’un de ses amis s’en occupe ». Sa voix se mit à trembler, mais peu importe. Elle ressentait le besoin d’en parler, de montrer à cet adolescent qu’il y avait toujours un autre choix possible. « L’ami du gentil papa commença l’éducation de la vilaine fille. Il la forma en tant qu’espionne, la conditionnant à l’aide de tortures physiques et psychologiques afin de la briser et d’en faire ce qu’il voulait. Il a réussit. La vilaine fille a beaucoup pleuré… ». Elle releva les yeux vers Ainsley. « Et tu sais ce qu’elle est devenue ? ». Elle laissa échapper un petit rire. « Elle est devenue ce qu’on lui avait apprit à faire. Une tueuse. Un mouton comme tu dis... Mais un mouton fort. Et pourquoi ? Parce qu’elle ne connaissait désormais plus rien d’autre ». Natalya bascula sa tête de côté en prenant un air faussement interrogateur. « Est-ce que tu ressembles à cette petite fille ? ». Elle leva un sourcil « Il y aura toujours un berger et des moutons. Peu importe de qui sera le leader… Un Ministère… Un Héros… Un Lord… L’histoire ne fait que se répéter avec des acteurs différents… Mais peut-être est-il préférable d’être un mouton vivant et en bonne santé au sein du troupeau qu’à l’écart ou mort, non ? ».
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Dim 13 Avr - 2:18

Le rire franc et soudain de l'enseignante arracha à Ainsley une moue d'étonnement comme il sursauta légèrement. Avait-il proféré quelque chose de si risible pour provoquer en elle une hilarité qui eut pour effet de déchirer ce plastron d'austérité et de laisser se dégager son pan d'humanité si bien dissimulé ? La surprise passée, le jeune homme fronça néanmoins les sourcils, fort peu ravi d'être ainsi raillé par la jeune femme au rire nerveux. Elans de haine féroce dans l'écrin de son palpitant ; il ne sut ce qui put le retenir ici. Décidé à partir et la laisser là dans ce marasme d'allégresse infondée, désireux pourtant de rester puisque Natalya détenait peut-être la clé de son avenir. Rien n'était encore joué, tout était à construire. Et les hésitations de Sin ne l'aidaient guère à y voir clair, lui qui ne souhaita que balayer la brume de réticence insufflée en son cerveau. Il n'eut guère à tergiverser bien longtemps néanmoins, car l'enseignante finit par taire son hilarité striant encore ses joues fraîches de larmes salées. Sin néanmoins se raidit d'agacement, nuque si raide qu'elle s'en trouva endolorie. Coeur vénéneux, gorge serrée, mâchoire crispée. Lueur carnassière au fond de ses yeux bruns malgré l'approche véritablement sensuelle de la brunette. Et lorsqu'elle ouvrit la bouche, encore railleuse, le Gryffondor inspira profondément  afin de modérer son ire et avança un geste afin de quitter les lieux. Il trouverait quelqu'un d'autre, ni fou ni irrespectueux de ses questionnements. Peu lui importait si l'entreprise lui ferait perdre du temps, mais Ainsley ne désira pas plus longtemps courber l'échine et offrir sa fierté en sacrifice. La main de Natalya cependant le rattrapa bien vite ; plaquée sur son torse elle en appela à sa docilité. Et l'insolent de s'exécuter, ne cilla pas. Se contentant de visser ses pupilles enfiellées dans celles, encore rieuses, de la jeune femme. Il la clouait au pilori de sa haine, mais elle, n'en n'avait strictement rien à foutre.

Alors il la vomissait. Elle. Son discours. Sa manie de l'aguicher entre deux railleries. Ca le débectait. L'outrait même. Le Gryffon n'aimait guère brader de son égo contre quelques réponses. Et plus il demeurait là, près d'elle, à la fois intrigué et curieux de connaître la suite, plus il s'exécrait lui-même. Ecoutant pourtant le discours professoral, tiquant cependant sur le mot « malheureux ». A quel moment s'était-il qualifié de triste sir ? Jamais. Elle, déformait ses propos, n'écoutait que ce qu'elle désira entendre, lui collait une étiquette réprouvée par Sin. Ce dernier se contenta cependant d'arquer un sourcil, à la fois irrité mais également perturbé par le jeu sensuel de l'enseignante. Non parce qu'elle s'approchait trop près de lui – après tout avait-il assez l'habitude du stupre pour ne jamais en être choqué – mais parce qu'elle savait passer de la glace inhumaine à la chaleur d'un corps envieux. Ainsley remarqua néanmoins l'éclair confus balayant la prunelle de l'enseignante lorsqu'elle évoqua ses douloureux souvenirs. Violences physiques et mentales. Tiens, cela lui rappelait son approche avec un certain Kazhan, mangemort de son état qui matait Ainsley par ces mêmes armes. Sin vint frémir un instant, frictionna malgré lui l'hématome imprimant le tiers de son flanc gauche. « Est-ce que tu ressembles à cette petite fille ? » « ...Sans doute. » Susurra-t-il d'un timbre plus suave que celui arboré lorsqu'il entra dans la salle de classe, regard un peu confus comme il fouillait dans sa raison étiolée. Sans doute un peu trop, oui. Et lorsque Natalya s'avança sur la thèse des moutons, le garçon la fixa de son regard las. Non parce qu'elle l'irritait encore, mais parce qu'elle avait raison. Pis encore, elle l'avait convaincu. « Bien alors... » Nouveau frisson involontaire. L'hématome le lançant soudain y était beaucoup dans cet élan de faiblesse. « Vous marquez un point. Estimons que devenir un mouton ne me donne plus autant la gerbe, pour arriver au bout il suffit que je me laisse mater. » Léger plissement de nez, malgré la légèreté paradoxale de ses dires. Ainsley avait toujours été conditionné, après tout. Réitérer l'expérience ne serait pas si ardue, sinon difficile. « Un certain Kazhan prend déjà les choses en mains, me concernant. » Sous-entendu évident que ce mage noir réputé pour sa pugnacité avait déjà laisser parler sa violence à l'encontre du Gryffon pour mieux le conditionner.
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Dim 13 Avr - 9:45



Sympathy for the devil - Natalya et Ainsley

« Est-ce que tu ressembles à cette petite fille ? ». La réponse du jeune homme la surprit. « ...Sans doute. » Elle s’attendait après tout ça à une remise en question de celui-ci, d’un bilan qu’il trouverait finalement plutôt positif. Seulement c’est le contraire qui arriva. Lorsqu’elle lui parla de ce qu’elle qualifia de « théorie des moutons », Natalya cessa immédiatement son petit manège de garce séductrice et s’éloigna un peu de lui. Elle croisa les bras et fronça les sourcils. « Bien alors... ». Natalya haussa un sourcil, le poussant à développer. « Vous marquez un point. Estimons que devenir un mouton ne me donne plus autant la gerbe, pour arriver au bout il suffit que je me laisse mater. » La brune était de plus en plus surprise de l’introspection de son interlocuteur. Se laisser mater ? Il plissa le nez, comme s’il était quelque peu dégouté à cette idée et continua : « Un certain Kazhan prend déjà les choses en mains, me concernant. » La Langue-de-Plomb scruta le visage de son élève, désormais soucieuse. « Qu’entends-tu par là ? ». Ses yeux revirent le geste involontaire du Griffon sur sa hanche quelques secondes plus tôt. Un tilt se fit dans son esprit. Elle s’approcha de lui sans crier gare et lui défit un bout de sa chemise sans lui laisser le choix pour voir ce qu’elle pressentait. Sur la peau nue du jeune homme s’étalait un joyeux hématome violacé, signe d’une maltraitance récente. « C’est lui qui t’a fait ça ? », demanda-t-elle en touchant la marque. Elle releva ses yeux vers lui, désormais toute trace de froideur passée. Natalya tremblait. Pourquoi ? Pourquoi éprouvait-elle ce genre de chose ? Un simple bleue, même pas une coupure ou une entaille. N’avait-elle pas fait bien pire sur autrui ? Oui, mais toujours dans le cadre d’une mission. Pas gratuitement. Elle n’était pas cruelle, juste professionnelle.   « As-tu demandé à ce Kazhan de… Te faire ça ? ». Souffrir était rarement un choix même si la douleur était un moyen efficace de grandir plus rapidement. Elle soupira tout en éloignant sa main de la blessure à contrecœur. « Pourquoi vouloir devenir Mangemort si tu as en horreur ce que nous faisons ? », lâcha-t-elle dans un souffle. « Tu pourrais trouver ta place partout, tu es libre après tout… Tu as le choix… Que d’autres n’ont pas eux ». Comme la brune par exemple. A cette idée, sa voix se chargea d’émotions inadaptées pour quelqu’un comme elle. Cet Ainsley lui procurait un sentiment étrange qu’elle croyait depuis longtemps refoulé et éteint. Il ravivait des souvenirs passés d’une époque révolue. Elle trouvait son attitude de petit rebelle touchante et son esprit tourmenté des mêmes questions qui avaient jalonné sa vie quelques années plus tôt. En un sens elle se voyait en lui juste avant son dressage au Ministère. « Je suis ton professeur et une Mangemort. Je devrais te dire que c’est une bonne chose, que la bouffe est excellente au ministère et que jamais tu ne trouveras meilleur endroit pour t’épanouir… Ce qui est vrai si c’est vraiment ce que tu veux faire… Mais ça doit être un choix ». C’était bien ironique de sa part sachant comment elle était arrivée là où elle en était désormais. Mais ce n’est pas cela qui la troublait. Elle adorait son travail d’espionne. Le seul qu’elle connaisse. Non, c'était plus le manque de choix qui la bouleversait encore aujourd’hui. Une larme roula le long de son visage de poupée qu’elle écrasa d’une main tremblante. Elle dévisage le rouge et or sitôt après. « N’y voit pas une marque de faiblesse surtout ». Elle inspira un grand coup avant de se reprendre, un peu honteuse. « Tu veux de l’aide ? Okay, je suis là si tu veux. Je peux t’apprendre à t’en sortir, te montrer les ficelles du métier. A savoir trouver les cadavres cachés dans les placards des hommes et des femmes puissants afin de mieux les contrôler… ». Elle fit un pâle sourire. « Je peux t’apprendre à tuer. A trahir. Jouer la comédie. Faire semblant. Obscurcir ton cœur le temps de tes missions... Mais la culpabilité reviendra un jour sois-en sûr ». Natalya joua machinalement avec une mèche de ses cheveux en poursuivant : « Qu’es-tu prêt à faire pour ça ? Jusqu’où penses-tu pouvoir aller dans cette voie ? Il te faut un but. Sans but, t’investir ne servira à rien... Et ne me parle pas encore de ton paternel ». Une nouvelle idée germa dans son esprit. Oui encore une. La professeur lui fit un petit clin d’œil complice sans aucun artifice sur le visage, sans aucun masque d’un mépris caché. Un simple signe de confidence entre deux jeunes gens. « J’aurais bien besoin d’un co-équipier de confiance ». Natalya sortit de sa poche la baguette du jeune homme qu’elle avait subtilisé lorsqu’elle avait posé ses mains sur lui. « Es-tu quelqu’un de confiance ? Penses-tu pouvoir ME faire confiance ? ». Elle prit son verre de vin situé encore sur son bureau et en but une gorgée avant de répliquer : « On pourrait former un sacrés duo… ». Elle posa une fesse sur son bureau et tendit sa baguette au jeune homme. « Et pour ton information… Je ne me moquais pas de toi tout à l’heure… C'est comme ça que je fonctionne. » Natalya déposa son verre et fit claquer sa langue. « Au fait… Que comptes-tu faire en étant Mangemort ? Hum ? ».
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Lun 14 Avr - 2:45

« Qu’entends-tu par là ? » La question alerte de l'enseignante précéda un geste prompt ; sa main glissa aussitôt vers la chemise du jeune homme, lequel fut à la fois trop surpris de l'initiative et – oserait-on l'avouer – sensiblement habitué à l'effeuillage en tous lieux pour qu'il ne repousse l'assaut. Rendu néanmoins troublé par ce geste spontané, Ainsley gratifia Natalya d'un « hey ! » assez peu convaincu, bien plus confus de se savoir arborer un bleu trahissant sa faiblesse plutôt qu'une partielle nudité. Le contact des doigts oblongs de la Mangemort sur sa peau n'était pour autant pas désagréable au contraire, quoique lui lançant quelques vagues de douleur lorsqu'elle pressait par endroits.   « As-tu demandé à ce Kazhan de… Te faire ça ? » « Bien sûr que non. » souffla-t-il non sans reboutonner sa chemise une fois que la jeune femme eut ôté sa main. « On me taxe de sadique même jusque dans le lit, mais le masochisme c'est pas mon truc. » Ainsley redressa sa pupille brune dans le creux du regard féminin, tentant de reprendre constance. « C'est comme ça, c'est tout. » Paroles un peu sèches mais décousues, et dire que le garçon en avait conscience n'était qu'un doux euphémisme. Bien sûr qu'il n'y avait rien de normal à arborer un bleu de cette taille, en dépit de la résolution avancée par Ainsley. Mais le Gryffondor n'aimait ni se plaindre ni ne souhaitait incriminer le Mangemort l'ayant malmené de la sorte. Après tout, Sin avait choisi son sort de son plein gré. « Pourquoi vouloir devenir Mangemort si tu as en horreur ce que nous faisons ? »  La question était des plus légitimes mais demandait bien plus que trois mois soufflés d'un timbre stoïque pour en développer la réponse. Ainsi le jeune homme se contenta d'humecter brièvement ses lèvres d'un coup de langue, plongé dans une léthargie légère il se mit à réfléchir aux propos pertinents de Natalya. Cependant la laissa-t-il parler, toujours dans l'optique de ne jamais la couper, remarquant au passage les tremblements assaillant son corps élancé et les larmes zébrant ses joues. Face à cette détresse involontaire, Sin avança une main avant de se rétracter, la laissant sitôt retomber le long de son corps. Sans doute qu'un mangemort de sa trempe prendrait son inquiétude comme une insulte, aussi préféra-t-il s'en garder. Ce qui ne l'empêcha guère de toiser son interlocutrice d'un regard concerné et alerte. « N’y voit pas une marque de faiblesse surtout » Il hocha la tête, comprit qu'ils étaient au moins deux à ne pas aimer dévoiler leurs faiblesses. Le jeune homme avait toujours été insouciance et popularité, enfant roi ayant grandi sous le regard attentionné maternel et la coupe plus autoritaire mais fière de son géniteur. Ces temps bénis étaient révolus depuis quelques mois, et là où Sin s'était érigé comme inébranlable, voilà qu'il se sentait abattu par une faiblesse soudaine, meurtri de ne pas savoir retomber dans les bonnes grâces de son père. Un détail pour les uns, une immaturité pour d'autres, mais pour lui qui n'avait vécu que pour la gloire de sa famille, c'était beaucoup. Un monde s'écroulait, et sa solidité avec. « Qu’es-tu prêt à faire pour ça ? Jusqu’où penses-tu pouvoir aller dans cette voie ? Il te faut un but. Sans but, t’investir ne servira à rien... Et ne me parle pas encore de ton paternel. » Le jeune homme prêt à répondre finit par clore résolument les lèvres, regard quelque peu agacé fuyant sur le côté, mais la suite de la diatribe attira à nouveau son œil intrigué. « J’aurais bien besoin d’un co-équipier de confiance » Sin haussa les sourcils d'étonnement ; à la fois touché et honoré d'être ainsi choisi. Le jeune homme tombait quelque peu des nues, quoiqu'il fronça bien vite les sourcils à la vue de sa baguette subtilisée. « Es-tu quelqu’un de confiance ? Penses-tu pouvoir ME faire confiance ? » « Pas si vous mettez main basse sur ma baguette, non. » clama-t-il un peu froid, voix si suave et basse qu'elle contrastait avec son visage presque juvénile. Jeunesse en étendard, mentalité de jeune premier, dérapages immatures... Mais un timbre d'homme glissant sur une lippe convaincante.

Ainsley se rapprocha de la jeune femme ayant pris ses aises sur son bureau, lieu de leur dernière étreinte sauvage. Ne s'attardant guère sur cette pensée car étant visiblement décidé à en découdre avec celle qu'il pensait comme railleuse, voilà qu'il lui arracha des mains cette baguette si nonchalamment tendue avant de l'enfouir dans sa poche. S'assurant cette fois que rien ne saurait détourner son attention. « Et pour ton information… Je ne me moquais pas de toi tout à l’heure… C'est comme ça que je fonctionne. » « Dans ce cas vous ne devez pas vous amuser beaucoup. » Teinte légère dans la voix malgré un visage semi-fermé ; Ainsley se remémora l'hilarité infondée de Natalya et se plut à penser qu'elle ne devait pas se dérider tous les jours. Contrairement à lui qui ne songeait qu'à s'amuser. Batifoler, boire, baiser. Rien de très vertueux sinon de bien calomnieux. « Au fait… Que comptes-tu faire en étant Mangemort ? Hum ? » « Je... » Quelque peu interdit, Sin haussa les épaules sous le poids de la déroute. Cherchant minutieusement ses mots il s'enfonçait peu à peu dans la vérité crue, quitte à ce qu'elle ne dérange le professeur et ses convictions. « J'ai toujours voulu bosser au Ministère. Question d'ambition propre. Pour le reste et contrairement à ce que vous pensez, j'ai pas vraiment le choix. La Résistance et moi, on n'est pas trop amis. » Ainsley fronça les sourcils comme il se remémora les obstacles jonchés sur sa route lors de son idylle avec Lily : malgré son changement d'attitude, mué par une douceur inhabituelle et une véritable remise en question, nombre de résistants lui avaient bien fait comprendre toute la répugnance qu'ils éprouvaient à l'imaginer rejoindre leurs rangs. Puis vint les plus proches amis du Gryffondor, lesquels lui scandaient de revenir à la raison, au stupre, à la débauche. Aux Obscurs. Et se greffait autour de ce microcosme tout l'honneur des Blackwood : sa famille ne pouvait supporter de le voir souiller leur nom. « Alors ouais c'est vrai, rejoindre les mangemorts par dépit, c'est carrément con. Mais je vais bien finir par me prendre au jeu et aimer ça. Quitte à me faire recadrer violemment, tant pis. Si c'est ça, rentrer dans le moule.... Plutôt crever que de finir seul. » Au fond le jeune homme exposait là sa plus grande peur à son enseignante ; lui qui ne vivait que de popularité et de fêtes, craignait se retrouver soudain esseulé. Crainte ancestrale et bien connue des grands rhétoriciens. « Et vous étiez sérieuse quand vous parliez de duo ? Vous voulez dire... en mission, ce genre de choses ? » Bien sûr qu'Ainsley visait haut. Il n'avait pas de Blackwood que le nom, il possédait également l'ambition.
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Mar 15 Avr - 0:17



Sympathy for the devil - Natalya et Ainsley


« Et pour ton information… Je ne me moquais pas de toi tout à l’heure… C'est comme ça que je fonctionne. » « Dans ce cas vous ne devez pas vous amuser beaucoup. » Nat’ se permit un petit ricanement à ces dires. « Plus que tu ne le penses », murmura-t-elle tout bas. L’amusement… Un concept qu’elle abordait avec philosophie depuis son arrivée au Ministère. L’amusement en entraînement était normalement interdit, proscrit. Tout ce qui pouvait entrainer un manque de concentration, une diversion devait être mis de côté. Mais une fois le travail fait et dans l’intimité, là on pouvait se lâcher et profiter de la vie. Le sexe, l’alcool, les fêtes… Tout ce qui pouvait changer les idées.  « Au fait… Que comptes-tu faire en étant Mangemort ? Hum ? » Le jeune homme sembla hésitant « Je... ». Il s’arrêta là, haussant les épaules comme si tout cela n’avait pas d’importance. Il garda un instant le silence, comme pour mettre de l’ordre dans ses idées et répliqua : « J'ai toujours voulu bosser au Ministère. Question d'ambition propre. Pour le reste et contrairement à ce que vous pensez, j'ai pas vraiment le choix. La Résistance et moi, on n'est pas trop amis. » La brune acquiesça mollement de la tête. Ce rouge et or lui paraissait de plus en plus intéressant. Lors du début de leur conversation, elle l’avait trouvé abattu, presque fataliste. Un mauvais état d’esprit pour intégrer le Ministère et faire carrière. Oh, certes il aurait sans doute été accepté. Mais sans volonté, sans ambition il resterait une larve tout juste bonne à rester dans un bureau à classer des dossiers anonymes. Il méritait mieux que ça, du moins le pensait-elle en cet instant. « Alors si tu n’as pas le choix, à toi de t’investir à fond dans ton objectif ». Des paroles sincères et directes. Pas de frioritures, pas d’airs doucereux ou faux. Juste la vérité. Natalya savait reconnaître le bon moment pour en user afin d’attirer dans ses filets son interlocuteur. Son élève reprit la parole. « Alors ouais c'est vrai, rejoindre les mangemorts par dépit, c'est carrément con. Mais je vais bien finir par me prendre au jeu et aimer ça. Quitte à me faire recadrer violemment, tant pis. Si c'est ça, rentrer dans le moule.... Plutôt crever que de finir seul. » Encore une fois, la brune fût touchée plus que de raison à ce genre de discours. Seul. La solitude. Malgré toutes ses bravade, malgré des quelques amis ou amants, la Mangemort était seule. Elle s’était depuis sa formation concentrée uniquement dessus. Etre la meilleure en toute circonstance. Toujours donner plus, son meilleure de soi-même et se dépasser. Voilà ce qui comptait. « Et vous étiez sérieuse quand vous parliez de duo ? Vous voulez dire... en mission, ce genre de choses ? » Elle releva ses yeux vers lui, intriguée quant à cette idée. Serait-il à la hauteur ? Aurait-il assez de volonté pour la suivre ? Les missions en équipe n’étaient pas son fort, surtout depuis l’arrivée de cette petite peste de Prue Moore au Département de Mystères. Que Morgane la maudisse ! Elle attirait de plus en plus les regards, enchainait les missions tandis que la brune était en partie bloquée à Poudlard. Elle le gratifia d’un hochement de tête dans sa direction. « Tu penses être prêts à ça ? ». Elle s’humecta les lèvres avant d’enchaîner : « Je veux dire, travailler avec moi ? D’égal à égale ? ». Elle se releva et approcha du jeune homme. « A ne pas me trahir… A avoir une véritable… Relation de confiance ? ». En un éclair elle sortit un petit couteau de sa manche et le logea dans la main du garçon en le forçant à porter la lame sous la gorge de la brune. Elle planta ses yeux dans les siens. « Si nous faisons ça, je devrais laisser ma vie entre tes mains… Et tu devras faire de même ». Si près, son odeur lui envahit les sens, ravivant son désir à son égard. « Tu ne veux pas être seul ? Tu as le choix. Je ne te dirais pas que je suis des plus faciles à vivre ni la plus puissante des Sorcières… Mais dans le boulot je suis la meilleure dans mon domaine ». La main de la brune ne tremblait pas, toujours occupée à tenir celle du jeune homme avec la lame contre sa gorge. « Je ne veux plus être seule non plus », lâcha-t-elle dans un souffle foutrement étonnée que d’une simple question du rouge elle en soit arrivée à ce point de confidence. Peut-être était-ce une conséquence de toutes ces années en solitaire. Une simple vérité. Plus de mensonges. S’ils devenaient partenaires, s’était hors de question.
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Mar 15 Avr - 11:00

L'insolent ne délogea pas sa pupille brune du regard intrigué de la concernée. Pourlécha sa cornée d'un peu de détermination mêlée à une sensualité presque abrasive. Désir incontrôlé de la charmer entre deux questions polies à la naïveté, comme un rituel, un besoin, un syndrome licencieux lui chatouillant le ventre et l'enfiévrant tout entier. Alors il décocha un sourire malgré lui, rictus qui se glissa en coin de lippe, presque imperceptible, narquois dans ce qu'il avait de vicieux.  Ainsley pourtant conserva son sérieux volontaire, s'ébrouant à peine face à la tournure des choses qui l'engonça plus en avant vers les affres ténébreux. Ne l'avait-il pas cherché, après tout ? N'avait-il pas ce désir féroce de rejoindre le camp qui put au mieux redorer son blason ? Mais quel prix l'insolent était prêt à payer, lui qui certes n'avait que rarement brillé par un plein altruisme et une sympathie toujours entachée, mais qui à l'instar de ce qu'il put avancer plus tôt, n'avait résolument pas le cœur sombre. Oh du moins pas autant que ces tristes sires que Sin souhaitait rejoindre par résignation : le Gryffondor excellait dans les coups bas et les mots tranchants, brillant duelliste grâce à l'art de l'escrime qu'il maîtrisait du bout des doigts, mais incapable de donner la mort volontairement. L'enseignante avisée ne fut pas dupe quant aux talents cachés du débutant – qui pour sûr n'avaient rien à voir avec sa prédisposition à la luxure – ni même à ses failles avérées, car elle n'ouvrit la bouche que pour s'assurer qu'il était prêt à cette entreprise. Sin par ailleurs demeura muet mais planta son regard d'acier dans celui de Natalya, pour preuve tacite qu'une férocité ronronnait tout contre son flanc et que nul mot ne put atteindre correctement ses véritables sentiments. Bien sûr qu'il se sentait prêt... Quoi que quelque peu hésitant, puisque devenir mangemort n'était pas sa voie de prédilection et qu'il s'y engagea par dépit, mais le courageux jeune homme ne ferait pas marche arrière. Sa fierté jugulait un peu trop sa lucidité, après tout. « Je veux dire, travailler avec moi ? D’égal à égale ? » Voilà qui eut le don de l'étonner, car Sin percevait la Mangemort d'avantage telle une tigresse dominante – probablement portée sur le latex, pensa-t-il dans un élan fantasmé refoulé – et s'était persuadé qu'elle ne cherchait qu'à asseoir son autorité avec ardeur. Aussi cette notion d'égalité ne put que le satisfaire car sans hiérarchie directe, Sin se sentait à même d'évoluer plus rapidement. Être lui-même tout en suivant les directives, ne pas avoir à subir les vociférations incessantes d'un partenaire de jeu (le libertin préférait garder ça pour sous ses draps), se sentir enfin exister et non pas opprimé. « A ne pas me trahir… A avoir une véritable… Relation de confiance ? »

Ainsi la proximité s'expliqua par un tour de passe-passe ; Ainsley s'était retrouvé soudainement avec un couteau en main, preuve à nouveau de l'agilité de son enseignante... Mais cette dernière devait s'attendre à être tout autant surprise par la vivacité de son élève, lequel bien sûr étonné s'accommoda bien vite de la lame. Courte mais bien affûtée, elle semblait n'être que le prolongement de sa main. Car le jeune homme la maniait avec une facilité déconcertante, ni tremblement ni maladresse à sa paume cajolant le pommeau, l'enserrait même avec une douceur amoureuse. Et s'il se sentit d'abord forcé, posant contre son gré la lame tout contre la carotide de la suicidaire, le brun ténébreux prit bien vite ses aises et arbora un léger rictus satisfait. Pour sûr, si le garçon était encore à modeler, la froideur du métal deviendrait son arme de prédilection sans qu'il ne sache encore. « A la rapière je m'exerce, Madame. » Mot susurré dans la langue de Molière ; il continua sa courte diatribe. « Les lames ne me font pas peur, elles me transcendent. » Léger froncement de sourcils comme il arbora un visage soudain fermé. Car le garçon, malgré sa jeunesse, ne comptait pas laisser aller contre un peu d'esbroufe à l'encontre de la jeune femme. Certes elle lui avait subtilité sa baguette et fourré vivement une dague dans sa main, mais aucun Blackwood ne fut jamais connu pour être sans ressources. Derrière le libidineux et le débauché, se dissimulait peut-être un assaillant redoutable. Encore fallait-il tailler cette sève brute pour que ne s'en extirpe un fier petit soldat.

« Je ne veux plus être seule non plus » Le bras du garçon se détendit. Le regard en déroute il comprit avoir fauté, et plutôt que de la convaincre qu'il ne la heurtera jamais, eut préféré lui prouver quelques talents cachés. Quelque témérité, surtout. Alors il relâcha doucement l'emprise, rétorqua un « Je me doute. », compatissant par le ton bas de sa voix résignée, puis eut un geste étrange mais délibéré. Sin porta en effet le couteau sur le creux de l'épaule de son interlocutrice, et comme il l'entailla d'un coup sec ne put que toiser les gouttes purpurines ruisselant de la plaie offerte. Un spectacle éphémère puisque Sin se pencha afin de recueillir les perles de sang par ses lèvres échauffées, déposant un baiser des plus tendres sur la peau de la fausse ingénue. « Dans le monde du vice, je suis le meilleur dans mon domaine également. » susurra-t-il non sans un rictus narquois perlant à sa lippe, tandis que d'une main caressante il replaça la bretelle de l'enseignante sur son épaule à présent rougie. « Et je saurai panser vos plaies, le cas échéant. Bien. » Et le jeune homme de se redresser, une voix moins emprunte de turpitude mais résolument taquine et vivace. « On commence quand ? »
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Mer 16 Avr - 6:30



Sympathy for the devil - Natalya et Ainsley

« A la rapière je m'exerce, Madame. » Nat sursauta à ces dires. Elle ne s’attendait pas à ce murmure susurré subrepticement dans la langue du pays de la gastronomie qu’elle affectionnait tant. « Les lames ne me font pas peur, elles me transcendent. » Des paroles qui sonnaient merveilleusement bien. Un poète dans l’âme ? « Et de quoi as-tu donc peur ? », murmura-t-elle dans un souffle. Car s’ils devenaient partenaires la jeune femme se devait de tout connaître de lui. Ses failles, ses faiblesses, ses points forts sur lesquels s’appuyer… Et ce sentiment de solitude à combler qui était omniprésent la poussa à commencer à se dévoiler: « Je ne veux plus être seule non plus » Des mots bien simples et enfantins mais qui reflétaient le combat intérieur que se livrait de la brune ces dernières semaines. Elle aimait son métier, ses avantages comme ses inconvénients. Elle avait réussit à se hisser tout en haut à la seul force de ses bras et de sa volonté, à devenir l’une des meilleures dans son job. Pas de favoritisme non mérité ni de coup de pouce extérieur : juste un bout de femme qui a sût rester forte et faire fi des obstacles.« Je me doute. » Air compatissant. Natalya espérait ne pas être passé pour une de ces filles fragiles et perturbée prêtes à tout pour combler un vide sentimental exacerbé. Mais n’était-ce pas vrai finalement ? D’accord professionnellement la Mangemort brillait. Et ensuite ? Une fois ses missions terminées que faisait-elle ? Trouver un coup d’un soir, boire dans un bar et ruminer le manque d’activité jusqu’à sa prochaine besogne. Avoir quelqu’un sur qui compter et se reposer ne pourrait pas lui faire du mal… Si bien sûr il se montrait à la hauteur. Dans le cas contraire elle ne donnait pas cher de sa carrière et de sa vie. Ainsley fit alors une chose étrange et déconcertante : il approcha sans crier gare la lame du couteau de la jeune femme et entailla une partie de sa chair sur le creux de son épaule. « Qu’est-ce que… » Avant qu’elle ne puisse réagir, le jeune homme se pencha pour embrasser la blessure. Choquant, perturbant, même pour elle. Cet élève était plein de surprises. La brune en éprouva un désir interdit, presque malsain. S’était… Différent de tout ce qu’elle avait vu jusqu’alors. Bien sûr elle se plaisait à tenter nombres de nouvelles pratiques pour diversifier son plaisir mais là… « Dans le monde du vice, je suis le meilleur dans mon domaine également. » Dit-il tandis qu’il replaçait une des bretelles de la Mangemort. « Et je saurai panser vos plaies, le cas échéant. Bien. On commence quand ? » Natalya continuait de le regarder, curieuse et toujours sous le coup de son geste plus que déplacé d’un élève envers son enseignante. Mais n’avaient-ils pas dépassé ce type de relation ? Les deux jeunes gens s’étaient déjà livré à leurs pulsions une fois, franchissant la barrière morale qui aurait dût les empêcher de passer à l’acte et de fusionner charnellement. Les yeux de la Langue-de-Plomb se mirent à pétiller de malice une nouvelle fois. « Quand tu veux… », Minauda-t-elle. Elle fit le tour jeune homme, laissant sa main frotter contre sa chemise. Lorsqu’elle se retrouva derrière lui, elle passa ses mains en-dessous de ses bras pour encadre le rouge. « Si tu es à la hauteur de la tâche ? Je suis sûre que oui... ». Nat’ fit une petite moue de la tête et enchaîna une rapide prise à son interlocuteur pour lui maintenir une main dans le dos tandis qu’elle le forçait à s’agenouiller en lui donnant un bref coup de genoux à l’arrière de sa jambe. Satisfaite, elle se pencha vers l’oreille de l’élève. « Première leçon, ne jamais baisser ta garde… Même devant une fille » murmura-t-elle. Sur ce, elle déposa un baiser langoureux dans son cou tout en le maintenant captif. Puis elle le força à se retourner pour finir par s’assoir à califourchon sur ses genoux en passant ses bras atour de sa tête. La scène excitait fortement l’enseignante : lui à terre, assis les fesses sur l’estrade en bois et les jambes ballantes et elle dessus, dominant le jeune homme de son regard avide. Non pas qu’elle aimait forcément dominer son partenaire. Les deux rôles lui allaient parfaitement. « Alors, par quoi pourrions-nous bien commencer… Partenaire ? ». Elle laissa sa main descendre le long de son torse pour toujours descendre plus bas. « Dans une relation à deux, chacun se doit d’apporte quelque chose à l’autre, non ? ». Elle bascula sa tête de côté en même temps que ses doigts arrivaient à l’entre-jambe d’Ainsley. « Que pourrais-tu bien m’apprendre aujourd’hui ? Hum ? ». Elle approcha sa bouche de ses lèvres et les posséda un instant avant de rajouter: « Deux partenaires se doivent de tout savoir de l’autre… Ses fantasmes… Ses rêves… As-tu des rêves ? Des envies… », Termina-t-elle en se mordant la lèvre de manière outrageuse.
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Jeu 17 Avr - 10:20

La scène atypique aurait pu s'avérer cocasse, si toutefois ne s'était pas inscrit sur les traits du jeune homme une moue presque irritée à se laisser ainsi avoir par la vivacité de l'enseignante. Professeur qui s'avérait être sa nouvelle partenaire, aux méthodes bien différentes mais non moins intéressantes d'un certain Kazhan. Néanmoins ses lèvres sensuelles posées sur son cou gommèrent un peu de sa mauvaise foi, comme si tout contact charnel eut pour effet sur Sin les plus doux remèdes face aux maux incurables. Quoique le Gryffondor se trouvait bien idiot une fois les genoux à terre, mâchoire contrite face à l'humiliation subie, un air pourtant narquois ourlant le coin de la lippe tandis que Natalya susurra à son oreille une douce mélopée : « Première leçon, ne jamais baisser ta garde… Même devant une fille » « Hélas je n'abaisse jamais rien face à une jolie fille, au contraire... » trouva-t-il le temps de répondre, l'obscénité en étendard et le stupre perlant jusque sur le galbe de ses lèvres framboisines. Ses paroles, fussent-elles en l'instant volontairement libidineuses, insufflaient toujours quelque chose d'éhontément vicieux même lorsque la situation ne l'invoqua pas. Le jeune homme se laissa se retourner malgré tout, moins rembruni face à la posture équivoque imposée par Natalya ; ainsi assise sur ses genoux, il put profiter de la délicatesse de ses hanches – toutes en courbes et contre-courbes – , y laissa même vagabonder ses mains conquérantes, puis de ses yeux envieux retraça le galbe d'une poitrine pleine et rebondie avant d'accrocher les pupilles malicieuses de l'intrigante. Lui faire l'amour à distance par la force de ses prunelles s'ancrant dans les siennes, substituts de la chair pour un peu plus de métaphore... Ainsley vint pétrir enfin la chair ferme de ses cuisses et de ses doigts possessifs en resserra l'étreinte, prompt à la marquer de sa fougue s'il le fallait. « Alors, par quoi pourrions-nous bien commencer… Partenaire ? » La sensualité vint se draper sur les éphémères amants ; tout haletants qu'ils étaient car encore dans l'expectative de corps se mouvant avec sauvagerie dans l'unique but d'un orgasme partagé. Les mains d'Ainsley passèrent alors sous le débardeur de Natalya, et comme il découvrit sa nudité sous la pulpe de ses doigts remontant jusqu'aux seins plantureux, abandonna l'idée qu'elle demeura aussi son enseignante. « Dans une relation à deux, chacun se doit d’apporte quelque chose à l’autre, non ? » Et la main de la brunette de continuer sa chevauchée audacieuse, s'abandonnant à l'entrejambe du jeune homme sans que celui-ci ne s'en offusque au contraire. Il s'abandonna au baiser échangé avec d'avantage de fougue et de fausse pudeur retenant quelques élans sauvages, arborant un divin sourire lorsque le mangemort évoqua malicieusement ce qu'il put lui apprendre. « Deux partenaires se doivent de tout savoir de l’autre… Ses fantasmes… Ses rêves… As-tu des rêves ? Des envies… »  Mouvant un bassin quémandeur contre le sien, Ainsley se redressa d'avantage, plaqua ses mains puissantes dans le dos gracile de l'amante, et d'un regard intense fouilla sa pupille pour mieux y semer tous ses songes luxuriants et autres idées vicieuses lui traversant l'esprit.

C'est alors que le jeune homme agrippa les hanches féminines d'un mouvement vivace avant de pivoter sur lui-même ; plaquant là, tout contre le sol de l'estrade, la jeune femme qu'il surplombait alors. Une main retenant les poignets fins tandis que la seconde enserra le pommeau du couteau jamais lâché, caressant à présent de sa lame froide la joue de l'amante. Un rictus ourla alors les lèvres du Gryffondor, lequel ne comptait visiblement pas se laisser impressionner par les tours de passe-passe de la sensuelle mangemort sans lui rendre son dû : certes était-il jeune et inexpérimenté en matière de rixes dangereuses, mais il ne décevait ni par son agilité fièrement gagnée à l'escrime ni par sa spontanéité trop souvent décriée par les professeurs. Une fois ses preuves faites, pensait-il, Ainsley relâcha la jolie brune avant de se pencher à son oreille : « Comme une envie de visiter vos appartements cette nuit, professeur. Je serais ravi de vous apporter la fougue de ma jeunesse en échange de votre... sagacité. » Sourire à l'appui. Enivrante luxure lui possédant le corps et l'esprit. « Car il serait peu professionnel que d'apprendre à se connaître en quelques minutes à peine, aux abords d'un bureau froid et impersonnel, vous ne pensez pas ? » En d'autres termes, le libertin aux vices ancrés désirait bien plus qu'un orgasme contre une estrade emplie d'échardes.
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MessageSujet: Re: Sympathy for the devil [Natalya]   Mer 23 Avr - 5:32



Sympathy for the devil - Natalya et Ainsley

Deux partenaires se doivent de tout savoir de l’autre… Ses fantasmes… Ses rêves… As-tu des rêves ? Des envies… »  Nat’ était excitée, tant par la situation que par leurs positions respectives. La brune laissait toujours traîner sa main dans l’entre-jambe du jeune homme, se mordillant la lèvre inférieure au contact de la bosse qui y était apparue. Elle avait envie, envie de lui, de laisser libre court à son désir brûlant afin de sceller leur petit secret dans les plaisirs de la chair. Ainsley attrapa les hanches de la Mangemort, lui arrachant au passage un frisson, avant de pivoter et de la plaquer à terre dans une position ouvertement soumise. Pour parachever son œuvre, il immobilisa ses poignets d’une main tout en faisant courir la lame du couteau sur sa joue. Son sourire pervers et ce retournement de situation déstabilisaient la brune qui poussa un petit gémissement malgré elle. Natalya n’était cependant pas dupe. Sous ces airs de luxures, le rouge et or lui faisait passer un message des plus clairs : ne me sous-estimez-pas. La jeune femme en prit bonne note mais ne fit aucune remarque. Son élève se pencha ensuite vers elle en la libérant de ses mouvements pour lui murmurer : « Comme une envie de visiter vos appartements cette nuit, professeur. Je serais ravi de vous apporter la fougue de ma jeunesse en échange de votre... sagacité. » Natalya fût un peu vexée de ces propos et arbora une petite moue. Jeunesse ? La brune ne se considérait pas comme une cougar en flirtant avec le jeune homme. Les quelques années qui les séparaient ne lui paraissait pas si éloignées que ça. Quelle idée aussi de parler âge avec une femme ? Elle lui aurait bien lancé à la tête mais s’abstint. Elle lui pardonnait pour cette fois. « Car il serait peu professionnel que d'apprendre à se connaître en quelques minutes à peine, aux abords d'un bureau froid et impersonnel, vous ne pensez pas ? ». Natalya ne pût s’empêcher de ricaner tout en glissant ses mains dans le cou du jeune homme en prenant un air séducteur. Elle s’humidifia les lèvres de manière sensuelle pour ensuite planter ses prunelles dans les siens. « Je suis d’accord… Ta fougue et mon expérience méritent mieux ». La brune planta alors ses ongles dans le haut du dos du jeune homme en agrandissant son sourire. Elle utilisa cette accroche pour se redresser et approcher ses lèvres près de son cou. Après y avoir déposé un baiser sensuel, elle alla mordiller le lobe de son oreille droite. « Nous verrons alors de nous deux qui aura le plus de fougue jeune effrontée ». La Langue-de-Plomb lâche un éclat de rire avant de finir par se relever. Elle épousseta sa veste et remit en ordre son haut. « Garde le couteau si tu veux. Je t’apprendrais à t’en servir… Même si tu sembles plutôt doué de tes doigts… ». Nat’ lui fit un clin d’œil. « Reste à voir jusqu’à quel point… ». Effectivement lors de leur dernière étreinte, ils ne s’étaient pas vraiment attardés sur les préliminaires. Ça avait été juste bestial, rapide et sauvage. Le jeune homme l’avait alors prise au dépourvu et elle n’avait pût lui démontrer que non, elle n’était pas si vieille que ça. Cette idée la contrariait toujours. Elle mit ses poings sur ses hanches et dit : « Mêlons l’utile et l’agréable : ta première épreuve sera de rejoindre ma chambre sans te faire voir… Et de découvrir où elle se trouve bien sûr ». La brune doutait que son élève le sache à l’heure actuelle. Après tout, les appartements des professeurs se trouvaient dans une aile un peu à part du château avec chacun des sortilèges de protections différents. La Mangemort comptait désactiver les plus dangereux, après tout ce n’était encore qu’un étudiant dans les arts magiques, mais il devrait tout de même réfléchir un peu. La jeune femme se remit derrière son bureau pour reprendre le travail qu’elle avait commencé. Elle se pencha sur une copie et baissa les yeux dessus. Elle attrapa sa plume et lâcha avant de commencer ses corrections : « Tu as moins de 24 heure… Je t’attends ce soir si tu réussis ce petit jeu de piste… Bonne chance Mr Blackwood ».
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