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 Forbidden love | kayliam

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MessageSujet: Forbidden love | kayliam   Ven 4 Avr - 6:07


« i hate you but »




C’était le cinquième ou sixième jour le plus froid de toute sa vie. Liam resserra son manteau autour de ses bras et courut un peu plus vite. Il courait pour se réchauffer uniquement, il aurait pu transplaner, mais la distance entre son appartement et le terrain de quidditch ne comptait qu’un kilomètre, ce qui  ne lui prenait que cinq petites minutes. Cela consistait donc en son premier échauffement de la journée. Pourtant il ne voulait pas arriver en avance aujourd’hui, il avait rendez-vous avec John, le président de l’équipe. Charles avait beau être le capitaine des  flèches d'appleby les décisions passaient d’abord par John et chacun devait se remettre à son jugement. Or Liam savait exactement pourquoi il avait rendez-vous aujourd’hui et surtout il savait que c’était de sa faute. Oh, jamais il ne l’aurait reconnu, mais c’était tellement plus facile de faire porter le chapeau à Kayla. Surtout que sur les deux derniers matchs qu’ils avaient eus, Liam avait eu de meilleurs stats que la brune et mieux encore, ils étaient dans une société sexiste. Bref, Liam savait qu’il gagnerait, cependant il avait un mauvais pressentiment, comme si Charles pouvait avoir du poids … Heureusement que personne n’avait vu le premier coup donné par Liam à la fin du dernier entraînement. D’ailleurs, si l’on ne regardait que celui-ci, le jeune homme était encore gagnant. Il avait supporté tout l’entraînement sans rien dire et Kayla, comme d’habitude, l’avait cherché sans qu’il ne réagisse. Oui, finalement, il avait monté son coup si bien que personne ne pourrait se douter qu’il était le réel coupable et cela finirait entre la parole de la sud-africaine contre la signe. Un sourire satisfait se déposa sur ses lèvres et il poussa la porte du bureau. « Monsieur Cooper, vous m’avez fait demander ? » Et il referma derrière lui avant d’aller s’asseoir

Il ressortit une demi-heure plus tard du bureau et se dirigea vers les vestiaires. Un étrange sourire aux lèvres. Pendant près de vingt minutes il l’avait convaincu de son innocence, tout en mêlant des faits de vérités pour se faire plaindre. Il lui avait montré combien la vie était dure, mais que malgré tout, il s’en était sorti et avait réussi à battre les Tutshill Tornadoes au dernier match et que lui seul avait mis KO trois joueurs opposés. Fier de son coup, il ne pensait à rien d’autre et attrapa son balai. C’était un réflex tout à fait normal pour un joueur de quidditch, sauf qu’il n’y avait aucun entraînement de quidditch ce jour-là. Ce n’est que lorsqu’il remarqua le terrain vide qu’il comprit. Il leva les yeux au ciel et commença à faire demi-tour quand il aperçut une forme. De loin, il ne reconnut pas la personne, mais supposa que c’était encore un gamin qui avait escaladé le mur. Cela était déjà arrivé un peu plus tôt dans le mois, alors qu’ils étaient en plein entraînement, deux gamins -sorciers évidemment- avaient escaladé le mur pour venir voir. Charles les avaient virés à coup de gros sabots et les gamins avaient pris cela pour un jeu. Liam supposait donc qu’ils essayaient de trouver une cachette, d’un pas vif il s’approcha. Il était trop heureux de s’en être si bien sortit pour être énervé alors qu’elle ne fut pas sa surprise en reconnaissant la personne. Kayla Sleeman était assise, roulée en boule contre le mur. Elle avait arraché l’herbe par touffe et ses yeux étaient rouges. La première pensée de Liam fut ‘oh merde que s’est-il passé ?’ mais tout de suite il vira cet esprit de compassion qui avait osé s’installer en lui pour se moquer férocement. Un éclat de rire s’échappa de ses lèvres et il s’approcha encore plus de la demoiselle. « Oh bah alors le gros bébé qui chouine. »  lança-t-il, niveau insulte on avait vu mieux, mais vu la forme de ma brune, cela n’avait que peu d’importance. Elle n’allait pas pouvoir répliquer plus fort, entre deux sanglots. Liam se moquait avec délice, il était fier de la voir, détruite de la sorte. Après tout, il l’avait juré. Un pincement serra tout de même son cœur, ce n’était pas humain de rester là à se moquer, après tout, il avait ressenti la même chose lui aussi quelques années plus tôt. Et une fois de plus, il réussit à enlever toute trace de culpabilité de son visage, après tout, si elle pleurait, sur un terrain de quidditch, ce n’était pas de sa faute. Il n’avait rien fait, aujourd’hui du moins. Il leva les yeux au ciel et hésita à s’en aller, après tout, peut être qu’il valait mieux fêter cela maintenant et aller boire un bon coup en oubliant toutes les crasses qu’elle lui avait fait… puis il se dit qu’il valait mieux profiter du spectacle, ce n’était pas tous les jours qu’il avait droit à une Kayla dépressive, roulée en boule et silencieuse, autant en profiter. Avec un air moqueur, il s’approcha de la demoiselle. « On veut un gros câlinou pour faire passer tout cela ? »  Alors qu’il passait son bras derrière sa nuque, il sentit une douleur au niveau de sa main. Elle l’avait frappé, même si elle pleurait et qu’elle semblait amorphe, ses réflexes restaient excellents. Liam se dit que le moment était venu de se venger pour de bon, il reprit son sourire méchant, celui qu’il lui réservait à elle seule et lança. « Je ne sais pas ce que tu as, mais j’espère que ça te fait mal. Que ça te détruit le cœur et que tu ne peux même pas crier à l’aide tant ta douleur est profonde. T’inquiète, je vais rester là pour empêcher quiconque voudrait s’approcher de le faire. Je suis là, ne t’en fais pas. »  finit-il ironiquement en lui tapotant l’épaule. Elle avait mal, cela se sentait, alors il en profitait. Monsieur le batard à votre service mademoiselle je pète plus haut que mon cul tellement que je suis géniale. Bon c’était vrai qu’elle était géniale, et alors ? Est-ce une raison pour rire du malheur des autres ? Non. En tout cas c’était fini, elle ne rirait plus du malheur de Liam, oh non, c’était  à son tour de s’en délecter…

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MessageSujet: Re: Forbidden love | kayliam   Mer 16 Avr - 4:02

the bird and the worm





Ses dents pénétrèrent dans la chair de sa lèvre inférieure tandis qu'elle tentait tant bien que mal à contenir la rage qui envahissait son esprit et son corps. La silhouette massive de son directeur d'équipe lui faisait face, déblatérant phrases sur phrases que la jeune femme n'écoutait même plus. De lourdes gouttes de sueur perlaient sur le front de son entraîneur et elle tenta de se concentrer sur cette eau salée qui dégoulinait le long de ses tempes pour éviter d'attraper un objet et de le fracasser sur le crâne dégarni de son interlocuteur. Assise sur sa chaise peu confortable, la jeune femme serrait ses poings au point que ses jointures blanches transparaissaient à travers sa peau ambré. Elle avait envie de hurler, de crier à l'injustice, de frapper, de lâcher son venin, mais les mots se bloquaient dans sa gorge asséchée par la surprise. Des vagues successives, de colère et de rage puis de désespoir et de défaitisme, se déversaient dans son être, la mettant au pied du mur, incapable de faire quoi que ce soit. Elle était, pour la première fois depuis bien longtemps, impuissante. Démunie et vide. Seules ses émotions étaient bien présentes, dévastant tout dans son être vidé de toute raison, de toute réflexion. Ses oreilles bourdonnaient et elle arrivait à peine à percevoir les mots qui sortaient des lèvres mobiles de son patron. Ses plates excuses, ses excuses minables et ses statistiques auxquelles elle ne comprenait rien, ses diagrammes, ses rumeurs qu'il avait entendu et qu'il prenait pour vrai. Mais au fond elle savait bien qu'il n'y avait qu'une seule raison à ce qu'elle se retrouve dans cette situation. Le problème ne venait pas d'elle. Non pas qu'elle soit la personne la plus irréprochable que le monde sorcier pouvait compter, mais parce qu'elle s'évertuait à fournir un travail bon en toutes circonstances. Sa rage et son tempérament se transformaient en de la bonne énergie une fois que ses doigts encerclaient sa batte de Quidditch, et elle donnait tout se qu'elle avait dans les tripes pour les couleurs de son équipe. Mais apparemment cela ne suffisait pas. Et la raison de ses efforts mal compris était clair dans l'esprit embué de la jeune batteuse : Liam Windsor. Ce salopard hypocrite qu'elle avait forgé par sa sueur et ses paroles. Cet affreux connard qui savait désormais manier les mots tout aussi bien qu'elle lorsque les circonstances le demandaient, lorsqu'il se trouvait devant moins fort que lui. Et voilà qu'aujourd'hui, il était parvenu à monter les autres contre elle. Sa rage, jusque là accumulée contre son entraîneur qui lui lançait des regards brefs avant de retourner à ses papiers tout en continuant à parler, se tourna désormais vers son coéquipier. La lumière se fit dans le cerveau de la jeune femme et ses ongles s'enfoncèrent à travers la peau et la chair, laissant des marques rondes dans ses paumes. Elle allait le tuer. « Bref, cela va sans dire que vous ne nous quittez pas. Seulement, vous retrouverez votre poste officiel lorsque vous nous aurez prouvé votre bonne volonté. La balle est dans votre camp » 'Vous ne nous quittez pas'. Malgré la rage et le désespoir, un fin sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Ça, ce n'était pas à lui de le décider, et elle était presque déterminée à trouver un poste dans une autre équipe où l'entraîneur ne serait pas un gros con macho. Heureusement pour elle, son sourire passa pour de la compréhension et non pas pour de l'insolence, et elle fut bientôt congédiée par le propriétaire des lieux. Prenant bien soin de racler les pieds de sa chaise contre le sol poisseux de la pièce, la jeune femme attrapa son sac avant de se diriger vers la porte de sortie, la faisant claquer avec soin et force tandis qu'elle disparaissait derrière l'embrasure.

Et tout son être s'embrasa, tel un feu de paille qui consuma jusqu'à la dernière force que son corps contenait. La main ambre et tremblante de la jeune femme se posa contre le mur d'un blanc acide pour se retenir de tomber. Ses genoux s'entrechoquaient à la manière des jambes de bois d'une marionnette dont les fils venaient d'être coupés, livrée à elle-même. Une boule, énorme et âcre, se forma au fond de sa gorge et elle sentit des épines venir piquer ses yeux. Un juron traversa la barrière de ses lèvres et elle parvint à prendre une large inspiration avant d'avancer dans le couloir, pour fuir au maximum la présence de son entraîneur, celui qui venait, en l'espace de quelques minutes, de placer une épée de Damoclès au sommet de son crâne. Une envie de vomir la prit aux tripes, remuant ses intestins et faisant remonter un horrible goût de bile dans sa bouche aride. Quelle connerie. Elle, remplaçante. Reléguée sur le banc des infirmes, des incompétents, des nuls. Elle, qui avait fait ses preuves, placée en seconde ligne, avec une infime chance de jouer lors des matchs. Obligée de lever son regard pour observer les silhouettes volantes de ses coéquipiers au lieu de le baisser pour observer la foule en délire. Reléguée comme un détritus, sans aucune cérémonie. Une humiliation, voilà ce que c'était pour l'ancienne vipère qui n'avait jamais connu ça depuis de longues années. Une humiliation cuisante qui n'allait pas passer inaperçue. Tout sa soif de célébrité se retournait désormais contre elle, l'abattant encore davantage. Cette destitution aurait put passer inaperçue si la jeune femme n'avait pas cru bon de jouer avec les flashs de photographes ardents qui crépitaient autour d'elle comme des lucioles attirées par un rayon de lumière. Et ces lucioles allaient se faire un plaisir de dévoiler sa descente aux enfers sur le papier glace. Ces lucioles allaient graviter autour d'elle et elle voyait déjà les titres d'encre noire s’étendent sous ses yeux, désormais piquants de larmes. Au prix d'un lourd effort, la jeune femme parvint à atteindre le bout du couloir et poussa la lourde porte qui la séparait de l'extérieur. Un vent glacial fit voleter sa chevelure et un frisson remonta le long de son échine mais elle s'aventura tout de même sur l'étendue verte et vide qui lui faisait face. L'envie de vomir se faisait de plus en plus forte, de même que celle de pleurer. Ses jambes tremblantes la portèrent à l'opposée du terrain d'entraînement et elle trouva refuge parmi les gradins déserts. Enfin, ses derniers efforts s'évaporèrent et elle se laissa choir sur le bois glacé et craquant des sièges. Un flot de bile acide et translucide s'échappa de ses lèvres et percuta avec force le bois des gradins dans un bruit sonore et dégoûtant. Une grimace défigura les traits de la vipère tandis qu'elle s'essuyait les lèvres avec le rebord de sa main. Ses mains agiles ouvrirent alors son sac dans un geste automatique et les larmes commencèrent à goutter, grosses et lourdes, le long de ses joues, laissant deux longues traînées d'eau. Attrapant un paquet de chewing-gum, elle en fourra un dans ses lèvres avant de balancer le paquet dans son sac et de pousser ce dernier à quelques sièges d'elle. Le goût mentholé de son chewing-gum parvint à masquer l'horrible saveur de bile qui avait envahi son palais et elle laissa tomber sa tête contre ses genoux, repliés contre son torse. Puis, elle se laissa aller aux sanglots, telle une enfant prise en faute. Les larmes dégoulinèrent dans un ballet désordonné, son torse se soulevant au rythme des sanglots qui arrachaient sa gorge sèche. Quelques bruits s'échappaient subrepticement de ses lèvres mais elle parvint à faire le moins de bruit possible tandis qu'elle se laissait aller au désespoir et à la honte.

Combien de minutes s'écoulèrent, elle ne le savait pas. Les larmes continuaient à goutter mais bientôt elles se transformèrent en perles presque invisibles. Mais elle n'avait pas la force de se lever, se laissant mourir sur ce banc balayé par le vent glacial d'Angleterre. Elle avait envie de rester ici, quitte à ne former plus qu'un seul être avec le bois, histoire de bien rentrer dans son personnage de seconde main dont la seule mission est de rester assise sur le banc de touche pour soutenir son équipe. « Qu'ils aillent tous crever dans les flammes de l'enfer ces connards » marmonna-t-elle avant de s'essuyer les joues avec la paume de sa main, une grimace sur les lèvres. Ses doigts étaient pleins de terre à force d'arracher l'herbe qui s'aventurait dans les gradins, faisant sa loi. Le sifflement du vent, qui parvenait à la laisser seule avec ses pensées, ne fut cependant pas d'une si grande aide puisqu'il masqua les pas d'un nouvel arrivant. Un nouvel arrivant dont la voix s'éleva bientôt dans les airs, glaçant d'effroi la silhouette de la jeune femme. « Oh bah alors le gros bébé qui chouine. » Le fils de garce. La brune n'eut pas besoin de lever son regard sombre pour savoir qui venait lui tenir compagnie, cependant elle leva tout de même ses yeux et lança son pire regard noir, qui ne devait pas être très impressionnant. Ses yeux étaient éclatés de rouge, les veines apparaissant, écarlates sur le blanc habituel. « On veut un gros câlinou pour faire passer tout cela ? » Le brun s'approcha d'elle et elle sentit même sa main venir se glisser derrière sa nuque. Le corps de la jeune femme se raidit et une nouvelle envie de vomir retourna ses tripes. Il pensait pouvoir profiter d'elle juste parce qu'elle était au fond du trou ? Une de ses mains se leva et s’aplatit avec toute sa force sur la main du jeune homme dans un claquement sourd. Quel bâtard. « Je ne sais pas ce que tu as, mais j’espère que ça te fait mal. Que ça te détruit le cœur et que tu ne peux même pas crier à l’aide tant ta douleur est profonde. T’inquiète, je vais rester là pour empêcher quiconque voudrait s’approcher de le faire. Je suis là, ne t’en fais pas. » Et ce fut la phrase de trop. Tout ce qui avait échoué à faire ressortir le côté ardent de la jeune femme depuis la fin de son entrevue se voyait surpassé par les quelques mots sortant de la bouche de cette immondice de la nature. La rage reprit ses droits et la brune se sentit submergée par la fureur. Ses mains se posèrent contre le sol et elle se releva avec difficulté sans un mot. Mais au lieu de quitter les lieux, ce qu'elle aurait dut faire depuis le début, elle releva la tête vers celle de Liam avant de lui administrer une claque magistrale. Puis, ne lui laissant même pas le temps de réagir à ce coup violent, elle le poussa en arrière. Le choc et le manque d'équilibre l'obligea à s'accrocher à la veste de ce con et leurs deux corps tombèrent avec très peu de grâce sur le sol. Les mains de la jeune femme entourèrent dès lors la gorge fine mais musclée du jeune homme, serrant sans pour autant risquer de l'étouffer. « On est fier Windsor ? Fier d'être un pauvre loser ? C'est vrai que c'est gratifiant hein, de me voir dans cet état. Ça doit te faire du bien, toi qui a une vie tellement pourrie. Oh oui, c'est bien. Tu veux savoir ce qui va pas ? Au final je vais te le dire, j'ai envie de voir la joie traverser ton regard de bovin » Relâchant la pression qu'elle exerçait autour du cou du batteur, elle se releva tout en prenant la peine de lui envoyer un regard noir, puis se dirigea vers son sac avant d'en extraire son paquet de cigarettes. Elle en alluma une et inspira la fumée qui lui brûla la gorge, irritée par les pleurs. « Et bien sache que je ne suis plus que remplaçante désormais. Cantonnée sur le banc de touche. Dommage pour toi, va falloir que tu te trouves un autre bouc-émissaire pendant les entraînements et les matchs. Et une autre fille sur qui bander aussi » Tirant de nouveau sur sa cigarette, la jeune femme marqua une pause avant de reprendre, acide. « Mais félicitations, tu dois être fier. Tu diras merci à papa et maman, ça doit être eux qui ont dût payer pour laisser leur fils chéri continuer à jouer. A moins que ce soit toi qui passe sous le bureau tellement t'es au fond du trou hein. Ça m'étonnerait même pas. T'es prêt à aller jusqu'à où pour me pourrir la vie ? » La brune enrageait mais elle se retrouvait tout de même au pied du mur, incapable de monnayer contre lui. Il avait gagné cette manche, et en plus il avait put se délecter de la voir en pleurs et démunie. Mais jamais elle ne le laisserait voir que cela pouvait l'atteindre. Ici, elle avait encore un pouvoir. Celui de l'hypocrisie et de la comédie. Et elle ne comptait pas laisser paraître une minute de plus sa défaite.
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MessageSujet: Re: Forbidden love | kayliam   Mer 16 Avr - 11:18


« i hate you but »




L’état détruit de la demoiselle faisait naître un feu de joie dans le cœur du batteur. C’était la première fois qu’il gagnait face à elle. Et en plus, il venait de gagner royalement, le plan n’avait pas été prévu à l’avance, les choses s’étaient goupillées d’elles-mêmes, mais tout lui avait réussi et il n’en n’était pas peu fier. Un large sourire hypocrite s’abattit sur ses lèvres et il lui fit encore plus mal. Autant profiter de l’occasion, autant profiter de la voir effondrée et meurtrie. Et surtout ce qui l’aida à rire encore plus fort, c’est qu’il savait que cet état, unique, ne se reproduirait pas avant longtemps. Kayla était bien trop fière pour se permettre de se laisser aller. Et voilà qu’il l’avait vu amochée deux fois en très peu de temps. Bon, la première n’était que physique et c’était grâce à ses propres coups, mais cette fois-ci … Liam se passa une main dans les cheveux et prit une pause de beau-gosse durant quelques instants. En réalité, il était toujours cet enfant qui cherchait la gloire, il n’était qu’un adolescent qui voulait gagner son défi. Il était loin d’être l’adulte calme, mesuré et cohérant qu’il devrait être. Il recula d’un pas et fit mine d’admirer la scène, mais en réalité un doute le frappa. Il se souvint soudainement de ce qu’il avait vécu et du mal être engendré. Malgré tout ce qu’il avait toujours dit, il ne souhaitait cela à personne et encore moins à son ennemie de toujours. Oh, non, Kayla n’était pas son ennemie de toujours. Le batteur soupira, prêt à rendre sa dignité à la demoiselle. Il allait lui dire qu’il cessait le jeu, qu’elle avait gagné et que jamais il ne pourrait devenir un monstre comme elle l’était. Pourtant, il restait persuadé qu’il y avait du bien en elle, Kayla ne pouvait pas être toute noire, le monde n’était pas manichéen, comme il l’avait appris quelques années plus tôt. Il retroussa ses manches, comme s’il allait fournir un effort considérable alors qu’il voulait juste la relever et … elle le gifla. L’action fut si puissante que Liam put la regarder au ralenti. La main de Kayla s’abattit sur la joue du jeune homme et malgré la douceur des mains de la sud-africaine, il ne ressentit que la violence du coup. Il cligna des yeux pendant que sa tête tournait sur elle-même. Si elle avait décidé de lui foutre un coup violent dans les parties génitales, cela aurait eu le même effet. La claque était aussi dure physiquement que mentalement. Parce qu’il en était arrivé à lui pardonner, enfin presque. Soudain, une secousse le fit reculer de quelques pas, Kayla n’en avait pas fini avec lui. Sa rage se lisait dans ses yeux, sa haine se ressentait dans ses mouvements. Elle s’accrocha à lui et tous deux glissèrent au sol. Ils ne roulèrent pas comme lors d’un jeu, mais cela aurait pu être comparé à une danse mortelle. Les mains de la demoiselle se refermèrent sur la nuque du jeune homme, les pousses de Kayla lui bloquaient la respiration et sa glotte semblait prisonnière de son bon vouloir. Il aurait pu la repousser, il aurait pu lui cracher dessus, mais il ne bougea pas. Il savait qu’elle aussi pouvait lui faire mal. Si elle serrait davantage ses poignets, si elle décidait qu’il devait mourir. Oui, elle aurait pu le tuer ici, sans témoins. Personne n’en aurait rien su. Seulement elle relâcha la pression tout en parlant. Elle en profitait pour le rabaisser, pour lui faire mal. Kayla ne perdait jamais le nord, elle savait toujours où taper pour enfoncer le couteau dans la plaie. Une vraie experte en langage et alliage de mots. Une maîtresse divine dans l’art de la cruauté, mais c’était bien plus. Ce n’était pas qu’un jeu, qu’une volonté de gagner face aux autres pestes, non c’était un art. Lorsqu’elle bougeait ses lèvres, les mots prenaient vie. Lorsqu’elle parlait, les phrases semblaient prendre un sens nouveau. C’était encore plus beau qu’une chanteuse d’opéra. Oui, c’était un art, seulement, elle ne l’utilisait qu’à mauvais escient. Oh, elle aurait été douée pour rassembler des troupes, pour motiver des cargaisons, pour soulever une révolution. Oui, si Kayla choisissait ses mots pour une mission tout autre, elle ferait des merveilles, sans nul doute.

Lentement elle se releva, laissant l’air infesté de pollution atteindre les poumons de Liam. Il inspira bruyamment, comme pour lui rappeler ce qu’elle venait de faire, comme pour lui montrer sa cruauté, et la regarda s’allumer une clope. Bizarrement, il n’en avait même pas envie. Il détourna le regard et s’assit dans l’herbe. Ce terrain était beau, il le connaissait par cœur, depuis le temps qu’il s’entraînait dessus. « Et bien sache que je ne suis plus que remplaçante désormais. Cantonnée sur le banc de touche. Dommage pour toi, va falloir que tu te trouves un autre bouc-émissaire pendant les entraînements et les matchs. Et une autre fille sur qui bander aussi. Mais félicitations, tu dois être fier. Tu diras merci à papa et maman, ça doit être eux qui ont dû payer pour laisser leur fils chéri continuer à jouer. A moins que ce soit toi qui passe sous le bureau tellement t'es au fond du trou hein. Ça m'étonnerait même pas. T'es prêt à aller jusqu'à où pour me pourrir la vie ? » Les paroles de la brune le frappait par à-coup, comme les vagues d’eaux salées déferlent sur la plage. Une fois que les premières insultes avaient pris possession du corps du jeune homme, une fois qu’il les avait emmagasinées et qu’il avait réussi à passer outre, une seconde série le frappait en plein cœur, puis une troisième. Avec Kayla c’était souvent illimité, elle pouvait continuer sans jamais s’arrêter et toujours le toucher au bon endroit. Tout ce qu’elle avait dit possédait du sens, c’était ça le pire. Soudain, il se sentit mal. Pour lui, parce que c’était dur à vivre, mais pour elle surtout. Parce qu’elle ne devait pas être heureuse dans cette vie. Liam se souvint de son sourire quand il l’avait vu en larmes, il se souvint de cette mine joyeuse quand il s’était réjoui du malheur de son homologue batteuse. Depuis quand le jeune homme, perdu, looser, mal aimé à serpentard, qui n’était qu’un poufsouffle refoulé, avait-il été transformé ? Depuis Kayla. « Je suis allé au bout, j’ai terminé, ne t’inquiète pas. » La voix du batteur avait perdu de sa superbe, elle n’était qu’un murmure doux, mais parfaitement audible. Il releva la tête vers elle, son regard se plongea dans yeux de la demoiselle. Son air de con fini, celui qu’il possédait d’habitude était toujours présent, il ne pouvait pas s’en débarrasser, mais une nouvelle lueur était née dans son regard. « J’ai perdu. Oui, je sais, ce n’est pas ce que tu penses, mais j’ai tout perdu dans cette guerre. Tu m’as formé, tu m’as appris à être un bâtard, mais je n’y arrive pas aussi bien que toi. C’est trop épuisant, trop demandeur. Je ne sais pas comment tu y arrives, mais moi j’abandonne. » Liam croisa ses bras contre sa poitrine et soupira une fois de plus. Ses paroles n’avaient pas réellement beaucoup de sens et Kayla devait s’en foutre royalement. Elle allait l’engueuler, trouver des mots pour le traiter de lâche et c’était sûrement ce qu’il était. Il ne méritait rien de mieux, mais il avait trop joué, il était faible maintenant. « J’ai réussi à me réjouir de ton malheur, tu as raison, mais je n’y arrive plus. Je reste ce débile que tu as rejeté. C’est vrai, je ne suis qu’un looser, tu sais je ne suis pas si con. Je vois les choses et les regards des gens. C’est peut être une des bonnes choses que tu m’as apprises : à me méfier. » Il se releva d’un bond et s’avança. Cependant il resta à une distance correcte. Quelques pas seulement d’elle, il ne savait pas encore comment elle allait réagir, lui était juste fatigué. « Tu te bats avec une rage surhumaine, franchement respect, moi j’abandonne. Par contre, je trouve ça bête, tu sais très bien que tu aurais pu m’utiliser beaucoup plus, tu aurais fait de moi ton pantin, tu m’aurais dominé de toute ta splendeur et je me serais dépêcher d’accomplir le moindre de tes désirs. Pourquoi m’as-tu rejeté ? J’attends une réponse sincère, j’attends la réponse qui prouve que tu n’es qu’une connasse habitée par un cœur de pierre. » Oui, les noirs étaient tous comme ça, des sous-hommes mais tellement puissants. Il avait envie de cracher au sol pour montrer qu’il la méprisait malgré tout. Il la haïssait pour tout ce qu’elle avait fait, mais pourtant il l’admirait pour sa force et pire encore, il ressentait toujours cette attirance. Celle qu’il avait cachée, celle qu’il essayait de ne pas faire remonter à jour. Il aurait tellement voulu qu’elle sorte de sa vie pour de bon, qu’il conserve son souvenir en paix et que la douleur s’efface avec le temps. Seulement Merlin en avait décidé autrement. Il ne serait jamais en paix tant que Kayla avait décidé de lui montrer ce qu’elle était. Merlin, faites quelque chose. S’il vous plaît.

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