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 Stay away from me | Standsor [Terminé]

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MessageSujet: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mer 26 Mar - 7:33


« please belive me »




Liam courrait sous la pluie pour échapper à son poursuivant. Il courait aussi vite que ses jambes musclées lui permettait. Heureusement d’ailleurs qu’il avait quatre entraînements par jour -en comptant la musculation et le footing du matin- parce que celui qui était juste derrière lui était coriace. Seulement Liam le battait sur la distance et sur la vitesse car six rues plus loin il l’avait semé. Par précaution il continua encore un peu et atteignit un parc qui lui fournirait une bonne couverture. Il s’affala sur un banc, enleva sa capuche et sortit les papiers de sa poche. Personnel était inscrit en italique en haut à gauche de la feuille. Liam venait de voler les dossiers d’une certaine personne, une certaine fille, qu’il avait absolument besoin de retrouver. Une jeune femme qu’il avait rencontré dans ce bar miteux quelques semaines plus tôt. Il avait mis beaucoup de temps pour rassembler toutes ses idées, pour se souvenir de tout, et maintenant qu’il les avait en main, il était pressé de vérifier. Encore essoufflé par sa course improvisée, il but de longues gorgées d’eau qui n’étanchèrent en rien sa soif, avant de se plonger dans sa lecture. Lou Stanhope. Il fouilla, chercha, rien à son sujet si ce n’était trois lignes sur le temps qu’elle avait passé comme serveuse dans ce bar. Il jura à voix haute, tous ces risques pris pour rien ! Il n’était pas inscrit d’où elle venait, ni ce qu’elle faisait après. Pourquoi ? Il froissa les dossiers en les remettant dans sa poche mais cela ne lui faisait rien. Dans quelques minutes les cendres que ces dossiers fourniraient couleraient dans la Tamise. Liam avait déjà questionné le gérant du bar plusieurs fois et il n’avait rien voulut dire. Il n’avait même pas utilisé sa magie face à ces ignorants de moldus, non, il avait juste fait marcher ses poings et sa carrure menaçante. Rien n’y fit. Tant pis, Lou avait disparu de nouveau.

Deux semaines plus tard, un éclat de soleil traversa l’esprit embrumé du jeune homme. Alors qu’il avait perdu tout espoir de retrouver la jeune fille, une idée lumineuse lui était venue. Puisqu’elle était barmaid et qu’elle n’avait pas d’argent, elle avait dû juste changer de bar. Liam était bien décidé de passer dans tous les bars de Londres jusqu’à la retrouver. L’obsession du jeune homme était plus que démesurée, mais il ne s’en rendait pas compte. Son esprit entier était sans cesse retourné vers elle. Ce n’était pas une attirance sexuelle ou physique, non, c’était bien plus. Il ressentait comme un besoin évident de la retrouver, comme si elle allait lui ouvrir des portes, comme si elle avait la clef pour expliquer toutes ses questions. Elle était une lumière, mais il ne savait pas pourquoi. Il en avait juste besoin, il n’en dormait plus la nuit. Même ces joutes avec Kayla semblaient moins violentes. Pourtant cette Lou n’était qu’une moins que rien, ce n’était qu’une née-moldue, qui s’était fait virer de Poudlard lors de sa cinquième année. Liam s’en souvenait avec précision, cette jeune fille qu’il avait embêté et humiliée deux années plus tôt, cette demoiselle qui connaissait son identité et qui le haïssait pour ce qu’il était, cette jeune femme qui n’avait rien dit quand tout le monde lui avait tourné le dos, quand tous les enfants s’étaient mis à rire en la pointant du doigt, quand les moqueries fusaient de toutes parts, elle était reste droite, la tête haute, aucune larmes. Celle-là en avait dans le ventre, elle était bien meilleure que nombre de cons qui traversaient la vie du jeune batteur. Liam se sentait attiré par la serveuse qui savait rester humaine dans les pires conditions. Parce que lui aussi avait vécu tout cela, certes il n’avait que cinq ans lors de l’exécution de son frère, il n’avait que cinq ans quand son père avait tué de sang-froid son aîné. Il n’avait que cinq ans lors du déménagement en Nouvelle Zélande pourtant il avait appris bien plus tard et il avait ressenti la honte d’être abandonné, la honte d’être un paria. Il avait été exclu, il avait dû se forger une place en or dans ce monde de truands. Alors, il ressentait un besoin de retrouver Lou, seulement il ne le comprenait pas. Il n’avait pas été élevé dans le bien. On lui avait appris à détester les noirs, les sangs impurs, les résistants au Lord. Pourquoi se tournait-il vers Lou soudainement ? Qu’est-ce que cela lui apporterait ? Il ne le savait pas, il savait juste que l’obsession de revoir Lou était plus grande que tout le reste et qu’il ne pourrait se remettre à vivre tant qu’il ne l’avait pas revu. Tant qu’il n’avait pas parlé avec elle. Voilà pourquoi il passait dans tous les bars de Londres, parfois cela lui prenait quelques minutes, parfois toute la nuit, parfois il était accompagné, parfois seul, parfois il rentrait tôt, parfois il dormait dans le lit d’une charmante demoiselle. Toujours était-il qu’il patientait.

Liam poussa la porte d’un bar au milieu d’une rue, il avait déjà fait tout le secteur est, et il commençait l’ouest aujourd’hui. Plein d’espoir, il inspira pour se donner du courage et s’avança au travers des tables dans la mi-prénombre. « Qu’avez-vous comme pression s’il vous plait ? » Demanda-t-il en s’approchant du comptoir. C’était une barmaid, mais elle était retournée et cherchait des verres tout en haut. Quand enfin la fille lui fit face, il eut un hoquet de surprise.  « Lou ! Oui, c’est toi ! Merlin merci. » Il avait réussi, enfin. Après des mois de recherche, des essais, des vols, des mensonges, des menaces, il l’avait retrouvé ! Maintenant, il fallait qu’elle lui parle. Ce n’était pas gagné, la dernière fois il était complètement bourré et elle l’avait viré sans ménagement de son bar. Il se racla la gorge. « Bonjour, enfin bonsoir. Ça va bien ? Le bar te plaît mieux ? Je, euh, tu as quoi comme pression déjà ? Fin non, sers-moi la meilleure. En pinte s’il te plaît. » Il était gêné, mal à l’aise. C’était étrange comme sensation, il l’avait cherché et maintenant qu’il l’avait trouvé il ne savait pas comment agir. L’alcool déliait les langues, disait-on, alors il allait boire et tout irait mieux, après.

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Dernière édition par Liam A. Windsor le Mer 26 Mar - 10:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mer 26 Mar - 9:27



You're like a fucking horrible snake.

Stubborn & tireless.



Tel un horrible cauchemar, il avait resurgi quelques semaines auparavant. Un mauvais souvenir qui, à l’instar d’une sangsue, s’accroche à vous, plante ses délicates petites dents pointues dans votre chair et vous suce jusqu’à la moelle. Une bactérie à la con qui se permet elle-même de se servir de vous pour tout et n’importe quoi. A ce moment-là, elle avait une nouvelle fois vu ressurgir ces images qu’elle tentait d’enterrer à coup de pieds depuis de nombreuses années. Et comme à chaque fois, il suffisait d’une brise délicate pour souffler les montagnes de terre qu’elle avait soigneusement placées dessus. Elle commençait sérieusement à en avoir marre et pourtant, quelque chose lui disait que ce n’était pas terminé. Elle aurait parié sur la théorie du complot, sur un manipulateur vicieux du Ministère s’ennuyant derrière son large bureau et qui n’avait rien d’autre à faire que d’embêter ces animaux, ces créatures atroces qu’il avait lui-même parquées à Londres. Les nés-moldus. Un contrôle ultime sur des dizaines, des centaines, de vies. Des cœurs battant parfois à l’unisson sous les étoiles magiques de l’espoir ; des cœurs tristement brisés, jetés, délaissés et piétinés dans une rue boueuse ; des cœurs qui, parfois, ne servaient malheureusement plus qu’à pomper ces 5 L de sang dont avait besoin leur organisme. Un jour, peut-être, ils se rendraient compte que la vie ne réussit pas au plus pur des sangs. Elle en était certaine, eux n’avaient pas la capacité de trouver le bonheur dans la misère.

Comme à son habitude, la petite rousse avait relevé la tête après avoir été submergée par cette vague de souvenirs douloureux. Elle avait pris son courage à deux mains et avait chassé la source de son malheur loin d’elle, loin du bar dans lequel elle travaillait à l’époque. La petite Lou n’était plus totalement celle qu’elle était à Poudlard. Elle avait pris un peu plus d’assurance malgré sa maladresse. Elle savait se faire violence quand il le fallait pour contrer les événements malheureux et rembarrer ceux qui souhaitaient sa décadence. Certes, elle n’était pas non plus la plus forte de toutes les femmes, pas la super woman de ce monde mais elle était fière d’elle. Fière de pouvoir enfin répondre à quelqu’un. Fière d’arriver, parfois, à tenir tête à quelqu’un même si elle finissait souvent par céder. Elle ne perdait pas espoir pour autant. Un jour elle réussira à se défendre seule ou accompagnée. Ce n’était pas faute d’y travailler pourtant. Seule, chez elle, devant sa glace brisée, elle se parlait parfois à elle-même, tentait de trouver des parades, des allures imposantes. Il fallait avouer qu’avec son mètre cinquante-sept, elle faisait rarement le poids. A vrai dire, c’était plus ridicule qu’autre chose.

Lou avait pris le service depuis quelques temps déjà. Elle avait revêtu la tenue que son patron voulait a-bso-lu-ment que ses employé(e)s portent. Tenue qui comprenait, évidement, le fameux tablier noir qui finissait souvent taché d’alcools divers. Surtout chez Lou. Elle n’était pas encore parfaitement au point avec le fonctionnement de ce bar mais elle faisait de son mieux. En effet, après le débarquement de ce canadair ennemi, l’anglaise n’avait eu d’autres choix que de changer de lieu de travail. Fuir. C’était une habitude qui lui collait à la peau depuis longtemps. Alors, autant vous dire que lorsque Lou vit le visage de cet abruti adorable mangemort, elle crut à une mauvaise blague. Elle regarda dehors pour déceler de quelconques caméras, des gens filmant avec leur portable mais il n’y avait rien. Elle reporta alors son regard clair dans le sien et ne dit rien. Comme la dernière fois, elle feignit de ne pas le connaitre. Rapidement, elle servit d’autres clients à côtés de lui avant de reposer son regard sur le jeune homme. Il ne semblait pas décidé à partir. Loin de là.

Elle attrapa alors une chope qu’elle remplit de la plus horrible bière de l’établissement et la planta devant lui. Le fixant, elle ne lâcha pas la chope pour autant. Discrètement, elle lança un coup d’œil dans la salle puis vers son patron, s’assurant que personne ne s’intéressait en ce moment à elle. Alors, sans prévenir, elle leva la chope d’un coup sec et la reposa aussitôt.

« A quoi tu joues ?! » dit-elle pour eux deux. Elle sentit les regards de certains clients, elle s’empressa alors de rajouter faussement : « Quelle maladroite, c’est une vraie maladie. » Un large sourire planté sur son visage pâle.

Lou attrapa la chope vide et la remplit une nouvelle fois pour ne pas éveiller les soupçons. Cette fois ci, elle la posa gentiment devant le jeune homme puis elle recula, les mains sur les hanches.

« Qu’est-ce que tu veux ? Il te faut un autre souffre-douleur Liam ? T’as pas encore redoré ton blason alors tu t’attaques à nous ? C’est faible de ta part, tu sais. »

Elle était tremblante. Elle avait beau faire la dure, au fond d’elle-même elle était morte de peur. Il ne manquerait plus qu’il se rapproche d’elle, franchisse la barrière protectrice de ce bar ou autre, elle serait démunie une nouvelle fois. Faible. Livrée à elle-même.

« Hé, chérie, une autre ! »

La jolie rousse soupira intérieurement. Elle ne s’était vraiment pas habituée à ce genre de comportement. Elle ne s’y habituerait certainement jamais d’ailleurs. Elle le servit sans rechigner.

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mer 26 Mar - 11:55


« please belive me »




La réalité différait bien de ce qui se passait dans la tête du jeune homme. Il voulait être assuré et montrer qu’il contrôler la situation, seulement il en était bien loin. Il était perdu et pire encore, Lou semblait si énervée de le voir que cela n’allait pas être une bonne soirée. Liam prit une décision : il allait lui montrer qui il était. Même s’il ignorait ce que cela signifiait réellement. Le jeune homme inspira et lui demanda une bière, un rien banal, mais c’était parfait pour commencer une soirée. Pendant que Lou se retournait pour chercher la boisson, il se sentit sourire. C’était un bon début elle aurait pu l’envoyer chier, ou pire l’ignorer. Enfin non, elle ne pouvait pas, elle était serveuse, elle n’avait pas le choix. Il la tenait entre ses mains. Et, oh putain de la bière partout. « A quoi tu joues ?! » chuchota-t-elle avec rage.  Son ton était presque un murmure, c’était à peine s’il l’avait entendu, mais sa voix exprimait sa colère. Elle était assurée. Non, elle n’était décidément pas heureuse de le trouver là et pire, elle avait trouvé une manière pire de se venger. « C’est toi qui joue ! » répondit-il sur le même ton, avec un air d’incompréhension. Il ne jouait aucun jeu, il n’était pas un mangemort en mission, d’ailleurs il n’en était même pas un, la marque lui était interdite. De toute manière il n’avait aucune envie de se faire tatouer une tête de mort sur le bras. Il préférait une manticore sur l’épaule. Tout de suite cela avait plus de classe. Alors qu’elle s’excusait publiquement de sa maladresse, Liam restait perdu dans ses pensées. Elle le haïssait, mais sa haine était excessive et mal dirigé. Que lui avait-il fait ? Elle ne lui en voulait plus pour cette histoire de collège à dormir debout. Ce n’était que du poil à gratter mélangé avec de la bombabouse et du jus de citrouille, le tout dans un ballon qui lui avait explosé à la gueule quand elle avait ouvert la porte. Fin, c’était un peu exagérer de le virer de cette manière-là. Liam prenait sur lui toute la haine que Lou portait au monde sorcier, car il ne savait pas faire la part des choses, il était bien trop concentré sur son égo surdimensionné qu’on lui avait légué. Et pourtant, il n’avait pas toujours de quoi être fier de sa condition.

Il but une gorgée de bière moldue, elle avait le goût d’une bière commune, pas bonne, pas infecte. C’était toujours mieux que rien, Liam était preneur. Après tout, l’entraînement de sportif interdisait strictement toute goutte d’alcool, alors il profitait de contourner cet interdit avec joie. Il leva la chope comme pour trinquer avec Lou et but une seconde gorgée. « Qu’est-ce que tu veux ? Il te faut un autre souffre-douleur Liam ? T’as pas encore redoré ton blason alors tu t’attaques à nous ? C’est faible de ta part, tu sais. » Le brun ne sut comment réagir et préféré ingurgiter de nouveau un peu de bière pour faire passer cette critique. « Nous ? Tu es devenue schizophrène maintenant, en plus d’être née-… » le mot se perdit dans sa gorge, il n’avait pas le droit ici et ils avaient un public, il devait se tenir à carreau. Même si une bonne baston avec ces trois gros lards qui s’extasiaient devant la barmaid, ridicule. Si au moins ils savaient ce qu’elle était ! « D’être rousse ? » Il s’était rattrapé comme il pouvait, très mal, mais il s’était rattrapé. Seulement, leur discussion semblait être écoutée de toute part, car une voix lui répondit à la table voisine. « Connard d’enfoiré. Tu as quoi contre les rousses ? Tu crois qu’un gars comme toi me fait peur ? Le bide plein de bière, t’es même pas capable de te défendre face à une fille. ROUSSE. En plus. Va te faire. » Une femme s’était levée, déjà bien alcoolisée vu ses paroles. Liam détestait qu’on lui parle sur ce ton, surtout que son insulte n’avait absolument aucun sens. Il leva les yeux au ciel et … tant pis s’il te faisait virer du bar. Il se leva et la femme put remarquer sa grande taille, il fit rouler ses muscles et elle vit qu’il n’était pas juste plein de bière. L’air menaçant il s’approcha, un silence s’était installé dans la pièce. « Oh mais t’es sex toi. » Même si Liam avait l’habitude de ce genre de remarque, il se demandait encore comme les femmes pouvaient changer du tout au tout. La rousse n’avait même pas peur de lui, elle semblait juste fascinée par ses muscles. Ok, elle ne devait plus être loin du coma éthylique. « Je peux toucher ? »  demanda-t-elle en gloussant, tout en approchant sa main de son biceps. Liam retira son bras et s’éloigna. « Tu sembles être l’attraction de leur bar, tout le monde écoute tes conversation, or j’ai besoin de te parler. Serait-ce possible ? A quelle heure tu finis ? » Un vieux bièreux plongea ses pupilles dans celle de Liam avec un air entendu et pervers. Le batteur détourna le regard pour ne se concentrer que sur la rousse. « Avant que tu dises non, s’il te plait, laisse moi te convaincre. Je ne te veux aucun mal, je te promets. Regarde je suis venu sans rien. » Il leva les mains, comme un innocent, mais ce geste qui peut paraître naturel pour les moldus, avait une autre signification. Au moment où il leva les bras, la manche de sa chemise -entrouverte au préalable- laissa apparaître son bras nu. Pas de tatouage. Il n’était pas mangemort, sa baguette était cachée dans sa poche et il ne comptait pas s’en servir. Il lui fit un regard digne du chat Potté et lui demanda une fois de plus. « Je veux juste te parler, promis. S’il te plaît, tu peux m’accorder quelques minutes après ton service ? » Il la regarda et puis baissa la voix vers elle. « De toute manière, je fais la fermeture du bar et je reviendrai tous les soirs tant que tu refuses. » Avant de boire une gorgée, puis une dernière. Il avait fini sa pinte et cela l’avait stimulé. Il était prêt pour recommencer, il allait l’inviter à passer quelques instants avec lui, il en avait besoin. L’objet de son obsession durant trois mois, non, il n’allait pas la laisser passer. Il mettrait tout en œuvre pour la garder auprès de lui. Il en avait besoin, la raison demeurait un mystère, mais il le sentait. « Une autre ! »  Elle n’était pas toujours à côté de lui, elle avait un bar à gérer, elle avait des clients qui la demandait sans cesse, des balourds, des cons, lui n’était pas comme ça. Il voulait juste sa présence. Et puis les conversations était épiées par ici, heureusement que ce n’étaient que des moldus sans importance, mais il fallait tout de même faire attention.

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Jeu 27 Mar - 9:00

Elle y avait cru. Pendant une infime fraction de seconde, elle y avait cru. Du plus profond d’elle-même, elle aurait parié que ce fichu mot allait franchir la barrière que formaient les lèvres de son interlocuteur. Suspendue à son souffle, elle l’avait regardé et avait attendue. Attendue qu’il le dise, attendue qu’il la définisse comme il le pensait vraiment. Une née-moldue. L’infime poussière boueuse d’un monde corrompu et recouvert de dorures fissurées. Le point noir sur le tableau d’apparence si blanc et pourtant retouché de trop nombreuses fois. Pour Lou, ce n’était pas une tare d’être née-moldue, loin de là. Elle était quasiment persuadée que ces personnes avaient largement plus de cœur que les autres s’ils ne s’étaient pas complètement laissés briser par les évènements. Malheureusement, pour les personnes de l’espèce magique, c’était, de loin, la plus honteuse étiquette qu’on pouvait accrocher à votre front. La rousse avait longtemps cru que des lettres rouges s’étaient peintes à jamais sur son front pour indiquer qu’elle n’était pas comme les autres. Heureusement, lorsqu’elle intégra Londres, elle comprit bien vite que ce n’était qu’une mauvaise idée que les autres avaient tentés de lui faire avaler à Poudlard. Alors, elle avait attendue. Debout en face de lui, elle avait serré les poings sur ses hanches pour faire face à une nouvelle critique. Et rien n’était venu. Lou avait pourtant vu ce dédain dans les yeux du jeune homme. Cette estime ridicule qu’il pouvait bien leur porter à eux, étrangers.

La jolie rousse se renfrogna alors dans son travail pour tenter d’oublier ce cauchemar qui gisait actuellement sur une partie de son bar. Dans quel merdier s’était-elle encore fourrée… Petit à petit, elle redessina son sourire sur son visage à l’aide d’affection, de fierté et d’innocence. Elle avait pris l’habitude d’encaisser les coups, les critiques. Elle s’était toujours dit que ce qui ne réussissait pas à la tuer la rendrait plus forte. Un jour, il lui avait dit dans la pénombre des couloirs de Poudlard qu’il fallait qu’elle fasse de ses peurs et ses faiblesses une arme redoutable. Et puis il était parti comme il était venu. Dans le souffle nocturne des ombres de Poudlard, il s’était évaporé sans laisser la moindre trace. Plus le temps passait et plus Lou se demandait si elle n’avait pas complètement imaginé cette scène. La voix d’une femme énervée la sortie rapidement de ses pensées. Furtivement, elle jeta un coup d’œil vers la source sonore puis se tourna vers son patron. Forcément, c’était encore cet imbécile qui se faisait voir. Lou jura entre ses dents. Il avait vraiment décidé de lui pourrir l’existence. Jusqu’au bout. Quel abruti. Lou ne regarda pas la scène. Elle s’en fichait. Éperdument. Dans la seconde qui suivie le lever de Liam, elle se remit au travail.

« Tu sembles être l’attraction de leur bar, tout le monde écoute tes conversation, or j’ai besoin de te parler. Serait-ce possible ? A quelle heure tu finis ? […] Avant que tu dises non, s’il te plait, laisse-moi te convaincre. Je ne te veux aucun mal, je te promets. Regarde je suis venu sans rien. »

Foutaises. Son regard clair se planta dans le sien. Pendant ce temps, il en avait profité pour lever les bras. Il cherchait à la convaincre, à diminuer sa méfiance, à l’amadouer doucement. Elle avait presque envie d’y croire. Pourtant, elle savait qu’elle était naïve, qu’elle se laissait trop facilement avoir. Il fallait qu’elle fasse attention, ca en devenait presque maladif. Rapidement, elle s’autorisa à laisser ses yeux vagabonder sur son corps à la recherche d’une baguette cachée. Elle était certaine qu’il en avait une. C’était quasiment obligatoire. Néanmoins, elle ne se trouvait pas vilement cachée dans l’une de ses manches, prêt à faire feu à la moindre situation dérapente. C’était peut-être un point en faveur du jeune homme. Elle soupira, levant les yeux au ciel. En faisant cela, elle tomba sur l’avant-bras nu de Liam. C’était impossible. Elle regarda l’autre. Rien. Comment …. ? Ne devait-il pas avoir la marque ? Qu’est-ce que c’était que cette histoire encore ?! Déboussolée, Lou se retourna pour servir un client. Aux dernières nouvelles, les Windsor étaient des mangemorts et qui dit mangemort dit marque ! Que fichait-il sans sa marque ?

Lou l’avait ignoré toute la soirée. Elle l’avait considéré comme un client lambda qu’elle ne connaissait pas. Un client qu’elle servait parce qu’il demandait. A la différence des autres, lui n’avait le droit à aucun sourire. De temps en temps, elle le regardait faire le pilier de barre et son cœur se serrait douloureusement dans sa poitrine. Il avait beau avoir été le pire des abrutis dans son enfance, il semblait si différent. Cette obsession de la voir, de lui parler la perturbait. Pourquoi se donnerait-il tant de mal pour être avec elle si n’en avait rien à faire ? Une question à laquelle elle n’avait aucune réponse. De temps en temps, quelques filles venaient se coller à lui puis repartaient. Il semblait être l’aimant de ces dames. Tout comme… Non, il ne fallait pas qu’elle y pense. Pas ce soir. Fièrement, elle releva la tête et alla ramasser les verres vides qui trainaient sur les tables.

*

Le bar s’était lentement vidé. Il y avait eu des vagues humaines, des déchets ramenés puis emportés au loin dans les ruelles sombres de Londres. Sauf un. Il restait là, solidement accroché au bar, vissé sur son siège comme si sa vie était en jeu. Lou devait se rendre à l’évidence, il n’allait pas lâcher l’affaire comme ca. Pendant une infime seconde, elle reporta son attention sur lui. Que lui voulait-il ? Elle soupira intérieurement. Elle allait certainement bien vite l’apprendre.

L’heure de la fermeture était arrivée. Il fallait maintenant faire partir les derniers piliers, chose pas vraiment aisée. Lentement, elle rajusta son tablier noir, replaça une mèche rousse derrière son oreille et inspira profondément. Allez Lou, tu peux le faire. Elle avait horreur de ca. Timidement, elle prit son courage à deux mains et se rapprocha de la table où deux personnes refaisaient encore le monde malgré l’heure tardive. Elle se racla la gorge et se mit à parler. Aucune réaction. Sa voix s’était brisée dans sa gorge la laissant là, stoïque devant la table, les doigts entremêlés les uns dans les autres. Son cœur venait de prendre une horrible décharge d’adrénaline et il menaçait désormais de sortir de sa cage thoracique d’un moment à l’autre. Elle sentait le sang battre sur ses tempes à la manière d’un vieux tambour. Elle sentait ses mains devenir peu à peu moites, ses muscles se raidir. Allez Lou, quoi. Bêtement, elle ne trouva rien de mieux que de se cacher derrière un large sourire chaleureux. Allez Lou !

« Je suis désolée mais je vais devoir vous demander de quitter le bar. C’est l’heure de la fermeture. »

Voilà. C’était dit. Alors, t’es pas mourue l’âne ! Son intervention jeta un froid dans le bar. Lentement, les deux hommes relevèrent la tête vers elle et plantèrent leur regard sombre dans le sien. Quelques secondes passèrent ainsi avant qu’ils ne déportent leur regard l’un sur l’autre. Elle ne comprenait pas. Que se passait-il ?! Un des deux hommes se racla la gorge et afficha un sourire embêté.

« Ecoute mon cœur, ça ne va pas être possible. » Difficilement, il se releva et se planta devant elle. Elle recula. « Tu vois… Le problème c’est qu’on a payé pour être tranquilles ici. » Il regarda son ami. « Pas vrai Dom ? » Il acquiesça en rigolant. « Et toi… Tu voudrais qu’on parte ? » L’homme étouffa un rire avant de se rapprocher un peu plus d’elle. Lou se retrouva bien vite piégée contre une table et un mur en tentant de s’expliquer. « Néanmoins… Ca peut peut-être se négocier » dit-il en laissant glisser sa main sur la hanche de la demoiselle. Surprise, elle sursauta et le repoussa. Enfin… tenta de le repousser. Apeurée, elle chercha son patron du regard. Elle le vit dans l’angle d’une porte, appuyé sur le mur les bras croisés. Il la regardait. Il la regardait à la manière d’un dresseur regardant son poulain découvrir la vie. Certes, elle n’était pas là depuis très longtemps mais comptait-il réellement la mettre à l’épreuve ? Ou alors, attendait-il que ca dégénère avant de lever le petit doigt ? A vrai, ca allait sûrement même obligatoirement dégénérer. Ce n’était pas son mètre cinquante-sept et ses cinquante kilos trempée avec une masse dans les bras qui lui permettraient de faire face à cet imbécile de première. Malheureusement.

« Alors ?... »

Sa voix claqua tel un fouet proche de son oreille, beaucoup trop proche. Il avait lâché ca dans un murmure électrique, une envie languissante faussement cachée dans le timbre de sa voix. Sans vraiment réfléchir, elle posa ses deux mains sur son torse pour tenter de le repousser. Il les attrapa et les porta à son visage en les humant. Dégoutée, elle tenta de se défaire de ses liens, en vain.


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Jeu 27 Mar - 12:46


« please belive me »




La vie animée du bar lui avait fait perdre la tête. Alors qu’il était là pour parler avec Lou parce qu’il en ressentait l’envie sans comprendre pourquoi, il s’était mis à la rabaisser. C’était instinctif et naturel. Pourtant il n’était pas venu pour cela ce soir. Il ne pouvait s’en empêcher et ce n’est que lorsqu’elle plongea son regard dans le sien qu’il comprit. Leurs prunelles ne restèrent que quelques secondes en contact et pourtant c’était un des regards les plus profonds qu’il avait eu dans sa vie. Il le mettait juste en dessous de la fois où son père lui avait avoué qu’il avait tué son frère, c’était un regard de défi et de rage en même temps. Via ce regard il lui annonçait qu’on ne se moquait pas d’un Windsor. Le second regard qui l’avait transpercé était celui de Kayla, lorsqu’elle l’avait accepté dans son lit pour la nuit. Il avait cru y déceler de l’amour, un sentiment partagé. Bien plus tard il avait compris combien il s’était trompé, combien elle s’était jouée de lui, mais ce regard l’avait traversé et il resterait en mémoire pour toujours. Bien d’autres regards de Kayla l’avait touché, mais ils étaient tous chargé d’une empreinte négative et humiliante, alors il préférait les oublier. Mais le regard que lui offrait aujourd’hui Lou était bien différent encore, il était franc et clair et pourtant on y lisait la déception de son être. Liam décevait Lou, pour quelles raison ? Merlin seul le sait, mais il n’empêchait que c’était clair. Lou détourna les yeux avant même que le jeune batteur ne comprenne tout cela, mais les quelques secondes avaient suffi. Il s’était senti bête, chose qui n’arriverait que trop rarement à cause de ses chevilles surdimensionnées. Il avait jonglé avec son verre et but une nouvelle gorgée.

La soirée se déroula lentement. Il n’avait pas bougé d’un cran, même pas quand des filles s’étaient approchées pour lui parler, il les avait envoyé balader sans trop de difficulté. Entre sa haine pour Kayla et son obsession pour Lou, il n’avait guère le temps de penser à autre chose. Quoiqu’il puisse dire, en ce moment il dormait seul. Il n’arrivait pas à combler ce manque qui était profond en lui, il n’avait pas juste besoin de se vider, il avait besoin de partager un moment. Et pour cela il avait besoin d’une personne en particulier, car après tout, de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas, mais il était bien trop buté pour s’en rendre compte. Perdu dans ses pensées, il attendit l’heure de la fermeture. Si elle l’avait évité toute la soirée, elle serait bien obligée de lui parler pour lui dire de s’en aller. Au moins pour lui dire cela, au mieux pour lui proposer de rester avec elle. Optimiste (pour une fois) le jeune homme se donnait du courage pour rester sur cette chaise. Il lui tendit sa chope pour obtenir une nouvelle fois de l’alcool. Elle changeait son verre, toujours avec le même air. Il l’avait pas besoin de parler, elle ne lui aurait pas répondu de toute manière. Pourquoi le haïssait-elle tant ?

Enfin ce fut l’heure de partir. Lou intima l’ordre d’une voix claire, mais un peu hésitante. Comme si c’était dur pour elle d’user de son autorité, chose que Liam adorait. Jouer de son rang et de sa place. Pourtant ici, il n’avait rien à faire et en temps normal il aurait dû partir sans poser de question. Déterminé à accomplir ce pourquoi il était venu, il ne bougea pas d’un poil et chercha une phrase d’accroche pour l’inviter une nouvelle fois. Alors qu’il se remuait les méninges, une voix grassouillette -oui on sentait son poids lourd dans sa voix- l’interrompit. Voilà qu’il se mettait à lui répondre et pire à la menacer. L’action se déroula très vite, alors que Liam avait vu l’homme assis sur la table à deux mètres devant lui, déjà il regardait l’homme s’approcher de Lou. Il la touchait. Liam avait envie de vomir pour la jeune femme. Sa voix était rauque et désagréable. Lou cherchait de l’aide de toute part, mais même le patron du bar la regardait les bras croisés. « Alors ?... » La voix du connard résonna dans le pub avec force, le dos au mur Lou était coincée. Liam savait qu’il était le seul à agir et surtout qu’il était de son devoir de l’aider. Née-moldue ou non, elle restait une femme à défendre. Surtout qu’il était venu pour elle et pour lui parler. Dans quelques instants elle risquerait d’être traumatisée et de le fuir à jamais. « Alors tu vires tes sales pattes de là, gros lard. » Wouh, l’insulte de ouf. L’homme ricana et le dit Dom se leva à son tour pour s’approcher de Liam. « Je ne rigole pas, dégage ou je te refais ta face. » Les muscles du batteur étaient visibles, il n’avait pas bu grand-chose et il aimait se battre. Sérieusement, ces deux-là ne devraient pas se moquer de lui encore plus où cela allait mal finir (pour eux, bien sûr). Même si l’un faisait deux mètres de haut, même si l’autre avait une forte poigne. « Dégage fillette, c’est à la serveuse qu’on cause. » Eh bah, niveau insultes ils étaient tous au même niveau. « Ne me le fais pas répéter … et oh puis mince. » Et son poing vint s’abattre sur la mâchoire de l’armoire à glace. Puis un second coup dans le nez et enfin un coup de pied dans les côtes. Dom avait reculé sous l’impact, mais ne semblait pas être plus atteint que cela. Le revers de sa main vint gifler la joue de Liam qui sentit la puissance du mec. Oh putain. Il ne restait qu’un seul coup à jouer pour que tout soit terminé et Liam ne pensa même pas à sa baguette magique. Il leva le pied et, d’un coup bien placé et bien calculé, le balança dans l’entrejambe de l’homme. Liam avait pris soin de regarder ailleurs pour qu’il ne s’en doute pas et l’homme se roula à terre. Liam s’approcha alors de l’autre qui tenait toujours Lou. « Lâche-la j’ai dit. » Et avant qu’il ne puisse répondre et répliquer de sa voix criarde, il l’empoigna. La force du batteur était décuplée par sa rage. Il n’aimait pas perdre, oh ça non. Et d’un coup de poing, puis un autre, puis encore un, il lui refit la face. Du sang coulait le long de son nez et des dents avaient volé. Enfin, Liam s’arrêta. « Dégagez. » lança-t-il d’une voix calme mais piquante. Il n’avait pas haussé le ton, il avait juste montré sa violence à travers ce simple mot. Les deux hommes rechignèrent encore, souhaitant une vengeance, mais le regard de Liam les dissuada et ils détalèrent. Liam se retourna vers Lou, qui n’avait pas bougée, mais avant qu’il ne puisse ouvrir les lèvres, une autre voix s’éleva. « Vous avez fait fuir deux clients, vous avez saccagé mon bar et vous oser aborder ma serveuse. » N’y tenant plus, Liam sortit sa baguette et l’ensorcela. D’un coup de main il nettoya le sang dans la pièce avant de lancer un sortilège d’oubli sur le patron. « Vous avez une bien gentille serveuse à mieux payer si vous ne voulez pas d’ennuis. » chuchota-t-il en même temps que certaines explications foireuses sur la soirée qui venait de se dérouler. Il lui avait inculqué cette idée et inconsciemment, il risquerait de devenir plus aimable avec la rousse.

Le patron acquiesça et retourna dans l’arrière du bar sans poser plus de questions. « Hum, je t’attends dehors ? » Il questionna Lou, certain qu’elle dirait oui. Après toute cette agitation, elle avait sûrement besoin de calme, mais lui avait besoin d’elle et voulait réellement qu’ils s’expliquent. « Et je t’offre une glace pour te remonter le moral. » Ne jamais accepter les bonbons d’un inconnu, ça tout le monde l’avait déjà entendu. Mais qu’en était-il d’accepter une glace d’un ennemi ? Liam espérait qu’elle accepte, il ne voulait pas recourir à la violence avec elle, ni user de sa magie. Pourtant ce serait bien facile. Et puis au pire des cas, si jamais elle n’était pas en forme pour le voir. Il reviendrait demain. Et le lendemain, et le jour suivant. « Enfin, sinon je peux t’aider à fermer le bar et à botter le cul de ton patron qui te laisse te faire agresser sans rien dire… » proposa-t-il, presque amicalement à la demoiselle. Il était sérieux, il voulait bien l’aider. Il avait souvent fait les fermetures des bars, mais rarement côté barman, alors pour une fois, on pouvait bien changer la donne..

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Dim 30 Mar - 21:00

C’était bien sa veine. Il fallait que ca arrive ce soir, devant lui ! Ce genre d’événement désagréable ne lui arrivait pas souvent et elle était persuadée qu’au final, ils seraient partis d’eux même après quelques bredouillements de la part de la demoiselle. Ils étaient deux et elle avait espoir que l’un soit moins attardé que l’autre. Ca se passait souvent ainsi : l’un complètement dérangé qui faisait toutes les conneries inimaginables du monde entier et l’autre, plus posé, plus réfléchi, la petite voix de la sagesse qui tentait de le dissuader. Ou peut-être que son patron serait intervenu pour lui dire qu’il ne pouvait décemment pas la laisser faire les fermetures seules. Encore une fois, elle aurait ravalé sa fierté, l’aurait rangé bien précieusement au fond de ses entrailles et se serait rendue compte qu’une fois de plus, elle n’était pas à la hauteur. Certainement qu’il serait intervenu. A bien y penser, il la payait, elle était serveuse dans son bar alors pourquoi chercherait-il à se débarrasser d’elle ? Pour aucune raison. Les moldus sont loin d’être ces fourbes corrompus qu’elle avait connus. Malheureusement ou heureusement pour elle, ce qu’il se passa ce soir ne se trouvait pas dans les possibilités de solution qu’elle détenait. C’était un peu comme si Liam avait répondu « Pluvieux » à la question « Quelle est la couleur d’une boite d’aspirine non générique ? A. Jaune. B. Rouge. C. Violet. D. Vert. » Vous voyez, aucun rapport.

Liam semblait avoir réagi au quart de tour. Seulement quelques secondes après la question de son adversaire, il se trouvait auprès d’eux, menaçant. Voilà qu’elle l’entrainait dans ses aventures maintenant. Quelle vie trépidante… Surtout avec les insultes qu’il venait de lâcher. Même elle, elle avait plus de répartie que ca, c’était pour dire. Enfin bon, Lou ne faisait pas la fière à ce moment-là. Les mains emprisonnées dans la poigne de l’inconnu, elle tentait toujours vainement de s’échapper comme à son habitude. Ne jamais perdre espoir, une devise qui finirait par la ronger de l’intérieur. Avant qu’elle ne puisse comprendre quoi que ce soit, une force lui fit perdre l’équilibre. Dérangée par la présence des tables sur sa chute, elle s’étala les deux mains en avant dans un vacarme assourdissant. Heureusement, elle trouva une prise à laquelle s’accrocher pour ne pas tomber totalement. Une fois de nouveau debout, elle se hâta de redresser les tables qu’elle venait de bousculer. Lorsque Liam se retourna, elle sursauta et fit comme si rien ne s’était passé. Ah non voyons, elle n’avait pas bougé d’un poil depuis tout à l’heure ! Machinalement, la jolie demoiselle s’immobilisa lorsqu’il sortit sa baguette. Lou acquiesça aux questions de l’invitant à l’attendre dehors. Elle allait ranger seule, ce n’était pas ce qu’il restait à faire avec le sortilège qu’il venait de lancer. N’attendant pas qu’il sorte, elle rangea les chaises sous les tables, nettoya le bar, rangea les alcools et replaça les verres à leur place. Dix petites minutes plus tard, elle franchissait la porte du bar, un gros pull bleu marine trois fois trop grand sur le dos.

« Je suis désolée de te décevoir mais à cette heure-ci, les marchands de glace ouverts ne courent pas les rues » Ils ne courent plus tout court d’ailleurs. Ils dorment et ils ont bien raison ! « Tu sais, pour tout à l’heure… Ils seraient partis d’eux même. Dom ne semblait pas totalement abruti, je suis persuadée qu’il aurait raisonné son ami. Et puis mon patron serait intervenu, j’en doute pas. Il veut s’assurer que ses serveuses soient capables de faire les fermetures. C’est tout. Mais il ne prendrait pas le risque d’en perdre une. La jungle nocturne. » Chose qu’ils ne devaient pas connaitre, eux, avec leur magie. Lou s’était radouci. Elle lui avait accordé le bénéfice du doute, il fallait qu’il s’explique maintenant. Curieuse, elle se planta devant lui. « Alors. Pourquoi tu me suis comme ca ? On n’était pas en bons termes à… Là-bas. Pourtant. » L’anglaise jeta un regard autour d’elle pour voir si des oreilles innocentes n’écoutaient pas. Il ne fallait pas que les moldus soient au courant, elle se le répétait chaque jour et elle y veillait personnellement. Cette guerre n’était pas la leur.


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Lun 31 Mar - 7:36


« please belive me »




« Je suis désolée de te décevoir mais à cette heure-ci, les marchands de glace ouverts ne courent pas les rues » La voix de Lou fit sursauter Liam qui se retourna en souriant. Elle l’avait viré tout à l’heure, préférant ranger seule la salle de bar. Le jeune homme avait pourtant tout fait dans les règles, il avait volé au secours de la jolie demoiselle en détresse ! Et voilà qu’elle lui avait demandé de rester dehors. Un instant Liam avait pensé à une ruse de la part de Lou pour se débarrasser de lui, les bars de ce genre-ci avaient généralement une autre porte, qui lui aurait permis de s’enfuir. Qu’importe, maintenant qu’il avait trouvé le bar, il serait revenu à l’attaque le lendemain. Et voilà qu’il n’avait pas eu besoin de la travailler sur l’endurance. Elle était revenue. Un sourire s’étala sur les lèvres du blond, il ne savait même pas ce qu’il attendait d’elle en réalité. « Ah oui, tiens, j’avais oublié. Oh bah on peut casser une vitrine, ça ne coûte pas bien plus cher. » répondit-il en riant. De toute manière il était peu probable qu’elle souhaite une glace, il ne faisait pas bien chaud et la nuit était bien entamée. Les glaces c’était pour les gonzesses qui veulent pleurer devant leur film préférée parce qu’elles se sont fait plaquer, oui, voilà la seule utilité des glaces la nuit. Liam se détacha du mur pour s’approcher d’elle. Lou se trouvait dans l’embrasure de la porte et ne semblait hésiter à continuer, le batteur lui fit un geste de la tête, pour l’encourager à continuer. Elle se mit à s’expliquer et Liam la coupa. « Tu n’as pas à te justifier tu sais ? Et puis j’étais là, alors autant intervenir, je n’ai fait que mon devoir d’homme de protéger les demoiselles en détresse. Et puis, ça rajoute à ma virilité, me dis pas que c’était inutile. » finit-il avec un clin d’œil entendu. Il avait lancé cela pour détendre l’atmosphère, même s’il y avait un peu son égo surdimensionné en jeu. Il fit trois pas vers elle et s’arrêta. Il était gêné et mal à l’aise. Comment devait-il réagir face à elle ? On lui avait toujours appris à rejeter les nés-moldus et à les haïr, pourquoi s’était-il lancé à sa poursuite ? « Alors. Pourquoi tu me suis comme ça ? On n’était pas en bons termes à… Là-bas. Pourtant. » La phrase fendit l’air et Liam ne bougea plus. Il n’avait pas de réponse à cette question, juste des suppositions, juste des envie en tête, mais que signifiaient-elles ? Rien sûrement, il ferait mieux de rentrer chez lui et d’oublier cette soirée. Il ne récolterait rien de bon à traîner avec elle. Lui qui était censé redorer le blason de sa famille, que dirait-on si on le croisait discutant de la pluie et du beau temps avec une née-moldue ? « J’en sais rien. » lâcha-t-il. Liam songea qu’il était temps de fuir, mais une pensée l’immobilisa sur place. Il n’avait pas fait tout cela pour rien. Il devait découvrir l’origine de cette obsession, car cette dernière n’avait toujours pas disparu. Au fond de son cœur restaient des bribes d’incompréhension. « Je t’avoue que j’avais besoin de te voir, comme si c’était essentiel. Besoin de te retrouver, mais je ne sais pas pourquoi. J’osais espérer que tu m’éclaires, mais je vois que tu es aussi perdue que moi. » Il était bavard le Liam, surtout aux moments où il ne fallait pas. Il fit un pas, puis revint sur sa place. S’ils marchaient, même dans les quartiers moldus, il y aurait toujours un risque d’une rencontre impromptue. Et puis Lou semblait préférer rester pas loin des lieux qu’elle connaissait, même si elle devait bien mieux connaître le quartier que Liam. « Je, hum, risquerais de me faire tuer par toute ma famille si je disais ça, mais peut être au fond de moi j’ai besoin de comprendre ce qu’on vous reproche. Je veux dire t’es comme moi là. Bon, ok tu galères pour survivre, mais en soit les gens que j’ai vu dans ce bar sont les mêmes qu’on voit dans un bar … sorcier. » Avant de prononcer le dernier mot il avait retourné la tête, pour vérifier que personne n’écoutait. Au pire un moldu était trop loin, et un sorcier qui utiliserait sa magie pour entendre, l’aurait déjà tué sur place pour trahison. Il reprit alors la parole, parce qu’il n’avait pas fini sa tirade. « Fin, des gros lourdeaux qui draguent les serveuses, des filles ivres mortes qui ne veulent plus sortir, des casses de bouteilles… On peut tout trouver, sont-ils plus cons parce qu’ils sont moldus ? C’est ce que j’ai cru, mais sérieusement, des cas lourds, j’en ai vu plein. Après je veux pas dire que je suis pro-moldu et nés-moldus. Déjà parce que j’ai pas le choix et après parce que c’est comme ça, ils sont inférieurs. MAIS je veux bien essayer de comprendre. » Le tact et Liam cela faisait bien sept ou huit, mais au moins il avait dit ce qu’il avait sur le cœur. Sérieusement, le batteur priait merlin pour qu’aucun sorcier ne soit présent ou que pire, Lou n’utilise pas ses paroles contre lui parce que, bon sang, il était foutu sinon. De toute manière elle n’avait rien pour enregistrer et sa parole ne valait pas grand-chose. Il soupira et se passa la main sur le front. C’était lui qui venait de dire tout cela ? Sa place pour les partisans du Lord s’éloignait peu à peu. De toute manière il avait déjà perdu Kayla, que pouvait-il perdre de plus grave encore ? Rien. Il chassa la jeune femme de sa tête, ce n’était pas le moment d’ouvrir son cœur. « Fin, j’dis de la merde, désolé de te déranger. Rentre chez toi, ça vaut peut être mieux… » Il en était arrivé à un tel point qu’il était perdu, cela devait bien se lire sur son visage d’ailleurs…

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mar 1 Avr - 4:48

Comme à son habitude, Liam n’avait pas pu s’empêcher de se vanter. Elle aurait mis sa main à couper sur la teneur maladive de son comportement. Il avait besoin de se montrer, besoin qu’on l’admire, il était comme ça. Le total opposé de la jeune rousse. Elle avait horreur de ce comportement. C’était quelque chose qui lui donnait envie de vomir mais ce soir, elle faisait un effort. La seconde chance disait-on. Le passé est le passé, les actes qu’on a fait ne collent plus forcément à la personnalité actuelle. Même si Lou en doutait énormément pour le cas du Windsor, elle lui accorda le bénéfice du doute. Elle n’était pas la dernière des imbéciles, si lui, Windsor, mangemort à la con, traînait avec elle, née-moldue de seconde zone, c’est qu’il y avait une raison derrière tout ça. Peut-être bien cachée, mais il y avait une raison. Il fallait découvrir laquelle désormais. L’anglaise espérait au plus profond d’elle-même que ce n’était pas un coup tordu comme la dernière fois.

« Je t’avoue que j’avais besoin de te voir, comme si c’était essentiel. Besoin de te retrouver, mais je ne sais pas pourquoi. J’osais espérer que tu m’éclaires, mais je vois que tu es aussi perdue que moi. » La claque. Totale. Lou écarquilla les yeux devant cet aveu. Elle croisa ses fins bras sur sa poitrine et planta son regard dans le sien. Que lui arrivait-il ? Où était passé le méchant Liam, la terreur de Poudlard, le bourreau des nés-moldus ? Un peu qu’elle pouvait être perdue. Cela faisait des années qu’elle n’avait plus entendu parler de lui ( et encore heureux ) et voilà qu’il se pointait comme une fleur et qu’en plus, le bougre, il espérait qu’elle soit clémente. Y’avait de quoi être perdue. Par réflexe, elle recula lorsqu’il avança vers elle. Elle aurait pu partir, prendre ses jambes à son cou, courir à en perdre haleine. Fuir. Loin. Loin des ennuis. Loin de lui. Elle aurait pu. Mais sa gentillesse et sa bonté légendaires la clouèrent sur place. Elle ne bougerait pas. Quoi qu’il arrive, elle resterait. C’est donc avec attention qu’elle écouta la suite. « Je, hum, risquerais de me faire tuer par toute ma famille si je disais ça, mais peut être au fond de moi j’ai besoin de comprendre ce qu’on vous reproche. Je veux dire t’es comme moi là. Bon, ok tu galères pour survivre, mais en soit les gens que j’ai vu dans ce bar sont les mêmes qu’on voit dans un bar … sorcier. » Ce qu’on leur reproche ? Lou leva les yeux au ciel en soupirant. D’être plus humain qu’eux peut être ? D’avoir un cœur dans ce fichu thorax, d’avoir de l’empathie, de la compassion, de ne pas tuer le premier venu parce que du sang moldu coule dans ses veines. De ne pas se réjouir de la cruauté, de ne pas suivre comme un mouton un abruti de première qui se désignait Lord. Bien sûr que Liam et elle étaient identiques, bien sûr. Ils étaient, presque, anatomiquement composés pareil alors pourquoi faire une différence ? Que croyais-tu Liam ? Que six mains me poussaient dans le dos ? Que je parlais chinois couramment, que j’étais la dernière des imbéciles, que je ne comprenais pas une phrase dès qu’elle sortait des clous du sujet verbe complément ? Que croyais-tu ? Le sang ne fait pas ce que vous êtes. C’est dans la tête. Dans la tête. « Fin, des gros lourdeaux qui draguent les serveuses, des filles ivres mortes qui ne veulent plus sortir, des casses de bouteilles… On peut tout trouver, sont-ils plus cons parce qu’ils sont moldus ? C’est ce que j’ai cru, mais sérieusement, des cas lourds, j’en ai vu plein. Après je veux pas dire que je suis pro-moldu et nés-moldus. Déjà parce que j’ai pas le choix et après parce que c’est comme ça, ils sont inférieurs. MAIS je veux bien essayer de comprendre. »  Deuxième claque. Brusquement, Lou laissa ses bras retomber le long de corps frêle, abasourdie par ce qu’elle venait d’entendre. Alors c’est ainsi qu’il la considérait. Comme « inférieure ». Elle n’en revenait pas. Il avait fait tout ca pour lui cracher à la figure ses préjugés ? Il n’avait pas changé. Pas le moins du monde. Pourtant, Liam semblait nerveux, étrangement nerveux. « Fin, j’dis de la merde, désolé de te déranger. Rentre chez toi, ça vaut peut être mieux… » Alors là, s’en était trop.

Ni une ni deux, Lou fit claquer la paume de sa main contre la joue du jeune homme. Enervée, elle serra les poings, tendit les bras vers le sol et lâcha un grognement rageur. Et sans savoir d’où cela venait, elle le pointa du doigt et débita à une allure vive : « Ecoute moi bien triple buse, Windsor de mé-deuh, langue de serpent à deux balles. Je m’étais JUREE de ne pas t’en coller une. Pourtant.. Pourtant sa me démangeait dès la première minute où ta sale tête est apparue. T’as fait tout ca pour me cracher tes insultes à la figure ? Puisque JE suis inférieure, qu’est-ce que tu fous là ? Ah, Ah elles sont belles tes paroles ! En attendant, ce n’est pas toi qu’est parqué à Londres alors épargne moi les violons, d’accord ? » Elle laissa retomber sa main avant de l’amener à son propre front. « Mais qu’est-ce que j’ai été conne de t’accorder le bénéfice du doute ! J’me suis dit Peut être qu’il a changé ? P’t’être que c’est plus l’enfoiré qui s’est bien moqué de moi à Pou… Poufland ! J’ai espéré que t’avais changé Liam. Tu vois, j’y ai cru. J’suis encore trop naïve. » Elle s’arrêta, exténuée, à bout de souffle. « Mais merde, qu’est ce qui va pas chez vous ? Regarde-moi bon sang, regarde-moi. » Elle tapa sur ses propres bras, voulant prouver ses dires. « Je suis de chair et d’os, comme vous. J’ai même ce petit truc que vous avez aussi. Et pourtant. Pourtant regarde ce qu’on fait de moi. » Elle désigna le bar, Londres. La misère. Entière. Avant qu’il ne puisse en placer une, elle enchaina. Ce n’était plus de la colère, non, la colère était passée. Fugace, éphémère. La colère ne durait jamais longtemps chez Lou. « Je veux bien t’aider Liam. Je t’assure. Je suis certaine au fond de moi que t’es pas que l’abruti que tu montres à longueur de journée. Je l’ai vu tout à l’heure, je l’ai vu dans tes yeux. Mais là, je ne pourrai pas t’aider si tu ne tentes pas de voir les choses à ma manière. » Du haut de son mètre cinquante-sept, elle planta ses yeux clairs dans les siens et attendit. Elle était sincère, comme à son habitude, et ca la perdrait. Faiblement, elle rajouta : « Alors Liam, tu crois que je suis différente ? Au fond de toi, est-ce que j’ai vraiment mérité ce qu’il m’arrive ? »


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mer 2 Avr - 4:23


« please belive me »




Liam avait vidé son sac, jamais il n’avait parlé aussi franchement devant une inconnu. Jamais devant personne en réalité. Enfin, jamais depuis qu’il s’était pris un râteau phénoménale par Kayla en réalité. Oh, tout revenait à elle toujours. Liam leva les yeux au ciel et soupira. Qu’allait-il se passer maintenant ? Comment est-ce que la rousse allait réagir ? clac Cela avait au moins le mérite d’être clair. La joue du jeune homme brûlait et il sentait encore ses doigts contre sa chaire. Il releva son regard sur le visage de la demoiselle et s’interrogea. Où est-ce qu’il avait foiré ? Apparemment elle n’avait pas aimé, mais qu’est-ce qu’il avait bien pu dire qui ne l’avait pas plu ? Il réfléchit, mais la solution ne lui vint pas. « Ecoute moi bien triple buse, Windsor de mes deux, langue de serpent à deux balles. » Elle était violente et très énervée. Liam se mordit la lèvre, putain qu’avait-il fait pour mériter ça ? Il avait tout bien fait dans les règles pourtant non ? La rousse ne s’arrêtait pas de parler pourtant, elle était déchaînée et la lueur qui animait ses yeux montrait sa colère, elle devait se sentir humiliée face à ce gros con qui ne mesurait aucunement ses paroles. « T’as fait tout ca pour me cracher tes insultes à la figure ? Puisque JE suis inférieure, qu’est-ce que tu fous là ? » Oh, c’était cela ! Tout revint en mémoire à Liam. Merde, rho, elle était susceptible aussi, fallait bien qu’elle sache. Il avait appris cela toute sa vie : les noirs et les moldus = des sous-merdes. Comment est-ce qu’il pouvait en croire autrement ? Des noirs il ne connaissait que Kayla qui, effectivement, était une connasse. Des moldus, il en connaissait peu, mais suffisamment pour savoir que ce n’était pas forcément faux. Fin, comment pouvait-il penser autrement alors qu’on le lui avait mis martel en tête alors qu’il n’était pas plus haut que trois pommes. Lou était énervée, ses paroles était lourde de déception, le batteur ne pouvait pas manquer de se rendre compte que tout était de sa faute. Pourtant il n’osait même pas détourner le regard, pour une fois il n’était pas le lâche de d’habitude, pour une fois il acceptait la critique sans rien dire. «  J’ai espéré que t’avais changé Liam. Tu vois, j’y ai cru. J’suis encore trop naïve. » Un pincement au cœur se fit ressentir. Liam éprouverait-il de la compassion pour quelqu’un d’autre que lui ? Le jeune homme ne savait pas exactement, mais au moins il avait compris pourquoi il devait voir Lou. La demoiselle ne lésinait pas sur les coups, elle lui parlait franchement et elle osait lui montrer ce qui n’allait pas chez lui. C’était une des rares personnes à oser prendre le brun pour un con et le lui dire. Les gens, normalement, s’inclinaient devant lui et buvaient ses paroles. Voilà la raison de son égo-surdimensionné, il avait besoin d’être remis à sa place. Un sérieux besoin d’ailleurs. « Je suis de chair et d’os, comme vous. J’ai même ce petit truc que vous avez aussi. Et pourtant. Pourtant regarde ce qu’on fait de moi. » Liam regarda la demoiselle, puis le bar, et les éléments de la soirée. Puis il pensa à sa septième année, lorsque Lou avait vu sa baguette détruite. Il voyait ce qu’on avait fait d’elle. Seulement il n’était pas encore prêt à admettre qu’il était un soldat dans cette guerre et que c’était entièrement de sa faute. Indirectement, mais tout de même. « Je veux bien t’aider Liam. Je t’assure. Je suis certaine au fond de moi que t’es pas que l’abruti que tu montres à longueur de journée. » Il détestait se faire traiter d’abruti, mais il avait besoin d’aide, alors qu’il ne l’avait pas demandé. Enfin si, mais pas dans ces mots-là. Il se dit que s’il était un gros con, il pouvait se jouer d’elle et se servir d’elle, mais bizarrement il n’en avait pas envie. Il était entré trop loin, il avait demandé trop de chose, il avait été sincère. Il ne voulait pas gâcher ça, après tout il était un homme avec ses faiblesses, pour une fois il ne sèmerait pas le mal autour de lui. Jour à marquer dans les annales. « Alors Liam, tu crois que je suis différente ? Au fond de toi, est-ce que j’ai vraiment mérité ce qu’il m’arrive ? » Instinctivement il aurait répondu un oui franc et méchant, mais il se força à réfléchir avant de répondre et pour la première fois, il détourna les yeux. Il était sur le point d’admettre sa faute. Il soupira et se gratta la tête. « Non. »  Ce n’était qu’un non mal assuré, mais ces trois petites lettres changeaient tout. Elles changeaient sa conception du monde, elles changeaient vraiment beaucoup de choses. « Ne va pas croire que je te plains non plus, ce n’est peut être pas mérité, mais ce n’est pas de ma faute non plus. Ne rejette pas tout sur moi. Je n’étais qu’un autre de leur pantin, moi aussi j’ai souffert. » Imbécile égocentrique. Il avait tellement moins souffert qu’elle, mais il n’allait pas l’admettre. Il releva les yeux vers la rousse. Il avait envie de lui raconter sa vie, la trahison de son frère, mais c’était trop tôt et puis elle risquerait de le gifler une fois de plus. « Je n’ai pas fait tout ça, fin je… suis désolée » les mots avaient eu du mal à quitter ses lèvres, il n’avait pas l’habitude de le dire, tout en étant sincère. « Fin, faut me comprendre aussi, tu aurais été comme moi si tu avais vécu ce que j’avais vécu. Alors ne me juge pas sans me connaître. C’est bien beau de dire tout ça, mais peut être que si tu t’étais réveillée plus tôt, tu aurais pu te battre. Tu as tout accepté, tout ce qu’ils te faisaient. Tu penses que c’est mieux ? » Il était hautain et méchant, mais il voulait lui montrer qu’ils avaient tous des obligations. Bien sûr qu’elle ne pouvait pas se rebeller toute seule contre le Lord, mais lui, le pouvait-il réellement ? « Mon père me frappait à coup d’endoloris pour me forger. Et tu pensais que j’allais arriver à Poudlard en disant ‘le monde est beau j’aime les moldus’ ? Non. Jamais. Je ne pouvais pas, je ne pourrais pas. C’est mon monde, c’est ma vie. J’ai autant eu le choix que toi. » Malgré la rancœur qu’il ressentait, il savait que c’était vrai, ils étaient ficelés tous les deux, bloqués et interdits de mouvements. Surveillés sûrement. « D’ailleurs, c’est plutôt toi qui aurait besoin de mon aide. » lança-t-il avec un clin d’œil. Etait-il sérieux ? Pouvait-il l’aider ? En aurait-il l’envie ? Sur le coup cela lui avait paru une bonne idée, mais en réfléchissant ce n’était pas certain. Il avait les pieds et les mains liés, il devait redorer le blason, il devait se montrer méchant et voilà qu’il fraternisait avec une née-moldu. Par Merlin, qu’avait-il fait ? Et surtout qu’est-ce qu’allaient être les conséquences ? Liam n’avait pas totalement hâte de le découvrir.

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Jeu 3 Avr - 5:27

Mais qu’est ce qui avait bien pu passer par la tête de la petite rousse ? Elle commençait à se rendre compte du ridicule de la situation et de sa familiarité. Elle, petite née moldue insignifiante, tentait de trouver un terrain d’entente avec lui, mangemort égocentrique. Cette vieille réplique de film lui faisait vaguement penser à son enfance lorsqu’en entrant à Poudlard, elle avait tenté de parler à son premier trouble-fête. Évidemment, il n’avait pas été de l’avis de Lou et le beau discours de la demoiselle n’avait servi à rien sauf peut-être à distraire les fantômes. Depuis ce jour, elle s’était jurée de ne jamais se rabaisser. Chose qu’elle était, il fallait croire, incapable de respecter. Le pire dans l’histoire c’est qu’elle commençait à fréquenter de plus en plus de mangemorts et ca, ca puait. Mais vraiment. D’abord Israël ; bon certes, il n’avait pas l’air de vouloir la balancer. Puis cet imbécile de psychopathe complètement fêlé dont elle ne saurait redire le prénom. Et enfin, Liam. Lou commençait sérieusement à se poser des questions sur sa survie. La pensée d’être victime d’un coup monté destiné à l’éradiquer commençait à germer dans son esprit. Il fallait qu’elle se calme, la paranoïa n’est qu’au pied de la porte.

Lorsque Liam négativa sa question, Lou ne put s’empêcher de retenir le sourire qui tentait de s’étirer sur son visage. Ce ‘non’ n’était pas un ‘non’ franc mais c’était un ‘non’. Malgré cela, elle n’arrivait pas à déterminer si ses paroles étaient sincères ou non. La suite de ses paroles la fit moins sourire. Fidèle à lui-même, il remettait son petit jeu d’enfant pourri gâté. Égocentrique jusqu’au bout des ongles. Imbus de lui-même. A ce moment-là, Lou hésita à rester. A quoi bon perdre son temps ? Elle savait qu’il allait lui rabâcher la même chose, encore une fois. Elle avait cette mauvaise impression d’être menée en bateau et elle détestait ca. Elle était fatiguée. Fatiguée d’être prise pour une imbécile à longueur de journée. Fatiguée d’être cloitrée ici. Fatiguée de rentrer chez elle avec la peur au ventre de voir le ministère débarquer. Fatiguée de se renier. Fatiguée de faire comme si cette magie qui coulait dans ses veines n’existait plus. Alors, entendre un mangemort se plaindre sur des actes passés soit disant « contre son gré », elle avait du mal à l’avaler. Elle était à deux doigts de déguerpir de cette ruelle pour rentrer se lover dans son appartement miteux où elle savait que son chat l’attendrait. D’ailleurs, elle aurait certainement mieux fait de partir.

Voilà, la phrase qu’il ne fallait pas dire venait d’être dite. Violente, brûlante, blessante, elle flottait dans les airs. « C’est bien beau de dire tout ça, mais peut être que si tu t’étais réveillée plus tôt, tu aurais pu te battre. Tu as tout accepté, tout ce qu’ils te faisaient. » Elle s’était échouée contre Lou avec la violence d’une vague frappant une falaise, dévastant tout sur son passage, écrasant le moindre petit espoir, arrachant le peu de fierté qu’il restait dans ce corps. Un flot de souvenirs douloureux remonta vivement à la surface. Elle revoyait Poudlard, elle revoyait ses sangs purs la rabaisser. Elle ressentait l’humiliation. La désolation. La honte. L’abandon. La solitude. Elle entendait à nouveau cette voix nasillarde lui dire qu’elle n’allait pas rester longtemps ici, elle revoyait sa baguette être brisée devant tous ces visages. Elle revoyait le ministère, la terreur, le chantage. Elle revoyait Jeff lui dire que tout était terminé. Que son frère, Liam, avait été tué. Elle revoyait la défaite, la déchéance, la descente, la chute. Elle revoyait ses yeux, ses propres yeux, se vider de l’espérance de jour en jour entre ces murs magiques que constituait Poudlard. Elle s’était vu dépérir intérieurement. Intérieurement. Non, elle refusait de s’entendre dire qu’elle ne s’était pas battue. Après chaque trahison, après chaque événement elle avait relevé la tête et posé un pied devant l’autre. Se prenant par la main, elle avait continué et ca, même si son monde à elle, petite née moldue, s’écroulait. Elle n’avait eu personne. Pas de pilier, pas de soutien, pas d’allier. Personne. Qu’aurait-elle pu faire d’autre ? Qu’aurait-il fait à sa place, dans cette solitude phénoménale ? S’en était trop. Elle en avait assez.

Alors que Lou allait lui lancer une magnifique droite suivie d’un coup de pied bien placé avant de rentrer chez elle, Liam continua son récit et ce qu’elle entendit lui fit bien vite oublier sa douleur et sa colère. Il semblait avoir souffert, lui aussi. Néanmoins, elle resta méfiante. Qu’est ce qui lui prouvait qu’il n’était pas encore en train de l’embobiner ? « Mais je ne suis PAS qu’une née-moldue bon sang ! Je suis une personne, comme toi. Je suis vivante, j’ai un cœur qui bat et t’as exactement la même chose. Une baguette m’a choisi moi aussi. On est les mêmes malgré ce qu’on tente de te faire croire. » Bon… Certes… Elle avait parlé un peu fort. A vrai dire, un peu beaucoup. Elle croisa les doigts pour que personne ne l’ait entendu, c’était la galère assurée sinon. « Je veux bien te croire. Je veux bien croire que tu aies souffert après tout, je ne te connais pas réellement. Mais arrête de me prendre pour une conne. T’es pas le martyre dans l’histoire et moi non plus. Tu as soufferts, oui. Moi aussi. Ca tombe bien, on est deux. D’autres personnes ont souffert et bien plus que nous. Si tu sais ce que je ressens alors arrête de me rabaisser sans arrêt. Je n’ai pas choisi ce qui m’arrivait. Je suis née comme ca, ok ? Y’avait pas de case à cocher dans le formulaire de naissance et crois-moi, si c’était à refaire, je prendrais ton sang pour rien au monde. MAIS. Si tu veux t’expliquer, je te laisse une dernière chance. » Elle planta ses yeux dans les siens.  « Une dernière. Je te laisse une dernière chance de ne pas jouer les imbéciles. Une dernière chance d’honorer la vraie raison pour laquelle tu es venue me trouver parce que, si tu veux mon avis, tu serais pas descendu dans les bas quartiers pour me cracher ton venin. Mais si tu continues à m’enfoncer, crois-moi, je m’en vais. » Lentement, elle recula. « Je n’ai pas besoin d’ aide surtout pas de la tienne. Arrête de me considérer comme une moins que rien et après, peut-être, je pourrais reconsidérer ta proposition. De toute manière, je ne vois même pas pourquoi tu fais ca. Ce n’est pas en fréquentant les personnes de mon espèce que tu vas remonter dans l’estime de papa. » Lou tentait de ne pas être blessante à son tour mais les paroles de Liam avaient ouvert une brèche dans son cœur. Elle se sentait mal, blessée par cette accusation mais comme à son habitude, elle tentait de garder la tête haute. Elle était persuadée qu’il ne voyait même pas que cette conversation aurait du mal à se poser s’il ne tentait pas de la considérer comme une personne à part entière.


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Ven 4 Avr - 5:23


« please belive me »




La discussion tournait si vite que Liam n’y voyait plus rien, pas même la tête effarée de Lou lorsqu’il la rabaissa. Il avait l’habitude de le faire, elle avait l’habitude de l’entendre, mais cela semblait la fois de trop… bizarrement pour Liam. Ses paroles avaient comme un goût acre, une saveur insipide et fade. Il sentait qu’une chose clochait, mais il n’arrivait pas à dire quoi. Il ne ressentait pas cette vague de haine dans le cœur de la demoiselle, il ne ressentait d’ailleurs pas sa haine non plus… Comme si tout s'était perdu, tout avait perdu. Et lui, il avait tout raté. C'était de sa faute. Lou bouillait de rage et lui parlait sans s'arrêter, sans comprendre ce qu'il disait. Alors il se tut, s'était mieux pour tout le monde, mais il savait qu'il avait perdu. Elle ne voudrait pas l'aider parce qu'il ne savait pas ce qu'il voulait. D'un côté, il paraissait bipolaire, demandeur puis détracteur. Il soupira et se dit qu’il valait mieux partir, au moins ce serait son idée et il serait vainqueur. Certes, ce qu’il était venu chercher ici, tout serait perdu, mais après cette discussion, il avait déjà tout fait foirer. Et si c’était Lou qui se cassait en premier, il prendrait un coup sévère dans la poitrine, un coup dur et violent, un coup qu’il ne méritait pas. Sérieusement, il avait presque tout bien fait dans les règles.

Seulement elle n’était pas partie. Elle s’était remise à parler, à l’engueuler même. Mais elle était là. pouvait-il se rattraper ? Lui laisserait-elle une seconde chance ? « Mais je ne suis PAS qu’une née-moldue bon sang ! Je suis une personne, comme toi. Je suis vivante, j’ai un cœur qui bat et t’as exactement la même chose. Une baguette m’a choisi moi aussi. On est les mêmes malgré ce qu’on tente de te faire croire. » Oui, bon ok ça allait être dur, mais qui ne tentait rien n’avait rien après tout. Il fallait encore espérer, Liam croyait en l’espèce humaine, c’était peut être cela qui le différenciait des autres mangemorts ? Il entrouvrit la bouche, il voulait lui dire que quoiqu’elle en pense, si, elle était une née-moldue et que si il était un sang-pur, mais il commençait à comprendre que ce n’était que des expressions ? Des mots employés à tort et à travers ? Comme noir, blanc ou jaune ? Ou des races de chiens différents ? Tous étaient des chiens, mais certains moins que d’autres ? D’ailleurs si son sang-pur lui avait apporté l’intelligence, il ne serait pas qu’un vulgaire batteur. Il aimait bien dire qu’il avait choisi le sport parce qu’il préférait se défouler sur un terrain et muscler son corps, mais c’était aussi parce qu’aucun autre métier ne lui avait ouvert les bras. Liam commençait tout juste à comprendre. Il releva les yeux vers la rousse, elle ne le laissait pas parler, elle avait trop de choses sur le cœur à faire sortir. Trop de choses à lui dire, à lui reprocher.

Elle parlait fort en plus, mais Liam s’en fichait, les trois heures du matin approchaient et ils étaient seuls, sinon les sorciers seraient venu bien plus tôt les arrêter. « Une dernière. Je te laisse une dernière chance de ne pas jouer les imbéciles. Une dernière chance d’honorer la vraie raison pour laquelle tu es venue me trouver parce que, si tu veux mon avis, tu serais pas descendu dans les bas quartiers pour me cracher ton venin. Mais si tu continues à m’enfoncer, crois-moi, je m’en vais. » Les yeux du batteur s’agrandirent, il était réellement tombé sur une perle rare, voilà pourquoi il avait tant tenu à voir Lou, voilà pourquoi il s’était battu, il avait écumé les bars, il avait cherché, il s’était donné. Oui, il y avait une vraie raison et il venait juste de la découvrir. Elle était géniale et unique, mais surtout, elle était gentille. De la gentillesse il n’en avait jamais eu, pendant longtemps, il avait cru que cela n’existait pas. Que c’était une image inventée par les grandes personnes pour le faire croire. Il avait souffert, il avait eu mal, il avait cru, il avait espéré, mais les récompenses gratuites n’étaient jamais tombées. Il vivait dans un monde égoïste, voilà pourquoi il l’était devenu si facilement ; il ne connaissait que cela ! Liam sourit à pleines dents, il savait ce qu’il était venu chercher et ça le rendait heureux, seulement maintenant qu’il était au pied du mur, allait-il oser ? C’était nouveau de demander cela, et d’ailleurs il ne l’avait jamais demandé à personne. Les gens s’étaient attachés à lui et l’avaient suivi parce qu’il avait de l’influence, c’était tout. Rien de plus. Oserait-il prendre son courage à deux mains, la regarder dans les yeux, et lui demander ? Non, certainement pas. « Ce n’est pas en fréquentant les personnes de mon espèce que tu vas remonter dans l’estime de papa. » Père. La dernière phrase de la rousse lui remit les pieds sur terre, non, en réalité il ne pourrait pas. C’était contraire à tout ce qu’on lui avait appris, contraire à tout ce qu’on lui avait demandé. Et puis l’image de son père rouge de rage, l’image de son père meurtri et poignardé par son propre fils le fit sourire. Oui, il méritait bien ça le père Windsor. Ce connard qui l’avait privé de deux frères. Les yeux de Liam se rouvrirent et une étrange lueur traversa ses pupilles, c’était de la détermination, mais aussi de la volonté. Il ouvrit le bouche, avant de la refermer. Il soupira. « Oh, je. Punaise c’est dur à dire. Oui, il y a autre chose, mais tu vas te moquer de moi et je déteste ça. » Un frisson le parcourut, il déteste qu’on se moque de lui, c’était trop horrible, pourtant cela ne l’avait jamais empêché de se moquer des autres. « Je suis vraiment bête parfois et j’ai mal agi, mais je sais ce que je suis venu chercher ici, mais je ne suis pas sûre que tu sois en mesure de me l’offrir. » Il ferma les yeux, c’était plus facile de parler sans la voir, mais d’un autre côté, il voulait connaître sa réaction. Si tout son corps exprimait un non brutal, il s’en irait sans l’embêter plus. Oui, c’était peut être mieux ainsi que de se l’entendre dire. « Je ne te demanderais qu’une seule chose et après je m’en irais et tu n’entendras plus jamais parler de moi, si tu refuses. Je te promets. Je… suis venu ici, parce que je cherchais à découvrir ce qu’étais un ami sincère et si j’étais capable d’en avoir un. » Un ou une. Elle avait bien compris que c’était d’elle qu’il parlait. Oh merlin comment allait-elle réagir maintenant ? Si elle riait en se moquant il serait perdu, et il aurait honte, tellement honte. Quoique, après tout, il n’avait qu’à lui donner un coup de baguette et elle oublierait tout. Oui, il avait l’avantage, il était sauvé.

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Dim 13 Avr - 0:24

La réaction de Liam la déconcerta totalement. Elle s’était attendue à tout. Elle s’était attendue à ce qu’il tourne les talons et s’en aille, elle s’était attendue à ce qu’il la rabaisse une nouvelle fois, elle s’était attendue à ce qu’il lui dise de partir, à ce qu’il fasse une tête de quinze mètres de long. Son cerveau avait envisagé toutes les réactions possibles, une à une, édifié un carnet où il avait classé, rayé et souligné les plus désagréables et les plus favorables. Mais elle en avait oublié une. Une seule et unique qu’elle avait mise de côté dès la première seconde de sa réflexion. En un instant, un large sourire s’étala sur le visage de la personne qui lui faisait face et dévasta les vestiges de colère qui pouvaient bien rester dans le corps de la jeune femme. Incrédule, elle resta immobile devant lui avec d’énormes points d’interrogation dans les yeux. Quelqu’un pouvait-il éclairer sa lanterne ? On a besoin de lumière par ici, youhou.

« Oh, je. Punaise c’est dur à dire. Oui, il y a autre chose, mais tu vas te moquer de moi et je déteste ça. » Ah, voilà. Bon, elle ne savait pas si c’était une lumière MAIS il venait de briser le silence qui s’était installé depuis la dernière phrase qu’elle avait prononcé. Cette réflexion arracha un léger rire à la demoiselle. Il semblerait qu’il inversait les rôles. Ce n’était pas elle qui se moquait des autres, non, c’était bel et bien lui. Sur le coup, elle voulut lui faire remarquer mais elle se résigna. La conversation menaçait de déraper au moindre faux pas. Lui et elle n’étaient pas tout à fait à l’aise, il régnait une méfiance dont l’étiologie n’était pas la même pour les deux humains. Il ne fallait pas qu’elle allume la mèche ce soir. Il n’était pas venu chercher la guerre, elle en était maintenant sûre. Il fallait qu’elle reste calme, immobile, sage et à l’écoute. Il fallait qu’elle écoute comme lui ne l’avait jamais fait pour elle. « Je suis vraiment bête parfois et j’ai mal agi, mais je sais ce que je suis venu chercher ici, mais je ne suis pas sûre que tu sois en mesure de me l’offrir. » Lou reconsidéra sa remarque : il venait peut être chercher la guerre finalement. Il se pointait là, comme une fleur, et il osait lui balancer qu’elle n’était pas en mesure de lui offrir quoi que ce soit ? Peut-être n’avait-elle pas envie au final ? Elle résista à cette tiraillante envie de s’en aller et se contenta de soupirer. Elle ne l’écouta plus, elle ne voulait plus l’écouter. Elle était fatiguée de ses piques dissimulés, fatiguée de sa propre paranoïa qui allait devenir maladive si elle ne reprenait pas le dessus sur sa ridicule vie. Son existence ne se résumait qu’à un simple vase rempli à ras bord où la moindre goutte devenait une menace.

Lentement, doucement, subtilement, une phrase se mit à résonner dans son esprit. Quelques mots, puissants. « […] je cherchais à découvrir ce qu’était un ami sincère et si j’étais capable d’en avoir un. ». Ils étaient là, dans son esprit. Mentalement, elle s’accusa d’avoir pensé ainsi et son optimisme reprit le dessus. L’espoir n’était peut-être pas totalement perdu. Petit à petit, le visage de Liam se dessina devant elle. Flou, il devint rapidement d’une netteté impressionnante. Sa bouche s’entre-ouvrit sous l’étonnement, elle brassa le vide dans un silence respectueux et se referma. Les mots étaient restés coincés dans sa gorge au fur et à mesure qu’elle prenait conscience des interlignes. Liam Windsor venait de parler d’amitié. Liam Windsor discutait avec une née moldue. Liam Windsor cherchait à être sociable avec d’autres personnes que des mangemorts. Liam Windsor. Oui, mesdames et messieurs, un homme venait de changer ce soir ! Lou imagina rapidement son passé, la pression familiale, Poudlard, ses frères, la souffrance, les ténèbres, la solitude. La fin. Leurs parcours étaient différents mais le résultat était le même. Ils avaient tous marqué leur passage dans leurs deux esprits, tous détruit, tous manipulé. Elle savait que le monde n’était pas comme ca, elle, elle le savait. Mais lui, le savait-il ? L’échantillon de vie qu’ils avaient subi ne représentait absolument pas le monde entier, l’humanité. Il semblait bercé d’idylles, des stéréotypes, de préjugés dont la rousse avait réussi à s’affranchir depuis bien longtemps. Les barrières venaient de tomber.

Et après ces interminables secondes à rester immobile, elle ne trouva rien de mieux que de s’approcher de lui et l’enlacer. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il lui rende cette étreinte, elle ne s’attendait pas à ce qu’il approuve son geste, elle voulait simplement lui prouver qu’elle était là, qu’elle était différente et que sa requête n’était pas tombée dans l’oreille d’un sourd. « Le monde n’est pas ce que tu crois Liam. » Bien sûr, une étreinte en toute amitié. Va pas croire qu’elle le kif, naméoh.. C’était une chose qu’elle avait toujours rêvé qu’on lui fasse. Elle avait rêvé de nombreuses fois que quelqu’un l’attendrait en rentrant et la serrerait dans ses bras en lui disant que tout irait bien. Juste pour savoir qu’elle n’était pas seule, juste pour savoir qu’on la retiendrait si elle devait chuter. Liam n’était pas comme elle, certes, mais il allait peut être ressentir ce tu n’es pas seul du moins, elle l’espérait. La situation aurait pu paraitre totalement risible pour des milliers de personnes mais pas pour Lou. Encore une fois, ce soir, elle avait balayé le devant de sa porte et avait accordé une seconde chance. Elle avait pris le risque de tendre le bâton au risque de se faire battre. C’était une chose qui lui collait à la peau comme la peste, ce besoin maladif de croire en la bonté humaine. Elle desserra alors son étreinte et s’apprêta à reprendre ses distances qu’elle aimait tant. « Bien sûr, ca restera entre nous. Faudrait pas que le chat soit pris en train de sympathiser avec la souris. » dit-elle en riant discrètement. Elle lui faisait face, encore une nouvelle fois. Confuse par sa propre réaction, elle regarda ses pieds et replaça machinalement une mèche de ses cheveux derrière son oreille. « Tu.. Enfin.. Pour la glace c’est raté vu l’heure… Mais il fait pas très chaud là… Tu veux pas qu’on continue la conversation entre quatre murs ? Enfin je te force pas.. » dit-elle en désignant une direction au hasard. Se rapprocher de la chaleur humaine lui avait fait prendre conscience qu’il faisait assez froid dehors et que son simple pull ne lui était pas d’une grande utilité. Elle s’était mise à trembler discrètement de manière incontrôlable. La fatigue, certainement. « Ah, et autre chose. Va falloir que t’arrêter d’imaginer la possibilité d’utiliser ta magie sur moi, on va pas être copains sinon. Tu l’as pensé tellement fort que c’était comme si tu l’avais dit tout haut. » Et bim.


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mar 15 Avr - 22:28


« please belive me »




Les mots avaient traversé ses lèvres, demander une amie. Il se sentait ridicule, à son âge cela ne se faisait plus. On avait des collègues, quelques véritables amis qui subsistaient d’une époque plus lointaine, on connaissait des gens, on rencontrait des filles avec qui passer la nuit, mais cela s’arrêtait là. Pourquoi en demander ? Liam se sentait con, mais con. Elle allait se moquer de lui, c’était inévitable, il n’osait relever le regard, cet affront, ce dernier affront lui ferait mal au cœur. Moins que le rejet clair et net de Kayla, mais il aurait l’avantage de lui rappeler combien personne ne l’aimait et personne ne l’estimait. Il serra sa baguette entre ses doigts et releva les yeux. Son regard semblait la dissuader de se moquer de lui, mais le regard de Lou était tout autre. Elle le regardait avec une intensité différente, ce n’était pas comme les autres filles qui le dédaignaient ou qui le mataient, non cette fois-ci c’était un regard en profondeur, comme on ne l’avait jamais regardé. Il paniqua un court instant, se demandait si c’était plutôt positif ou négatif, mais le silence de la demoiselle finit par le rassurer. Si elle n’avait pas ri, elle n’allait pas le faire après. A moins qu’elle ne soit trop choquée ? Le temps passait trop lentement, pourtant seules quelques secondes s’étaient écoulées, mais cela semblait déjà trop. Soudain, Lou bougea. Le corps du batteur ne sut que faire quand elle s’approcha de lui et le serra dans ses bras. C’était trop inattendu et trop sincère pour qu’il sache comment réagir. Par réflexe plus que par réflexion, le jeune homme referma ses bras sur les épaules de la née-moldue. Cet enlacement ne ressemblaient en rien aux autres, ce n’était pas une manière coquine de lancer des caresses, ce n’étaient pas comme une embrassade de sa mère pour sauver les apparences d’une famille unie, ce n’était pas une accolade de potes, non c’était différent et bien que Liam ne s’y sentit pas à sa place, il ne bougea pas. Il y voyait quelque chose de différent. Est-ce que c’était de la compréhension ? Etait-ce une promesse ? Alors il se laissa aller, il se mit à croire à ce câlin comme quelque chose de réel, comme un espoir d’une vie meilleure et future. Il ferma les yeux et oublia tout, sa famille, les règles, les codes, le Lord, les coups, les sortilèges, la difficulté de ses missions et il ne resta qu’ici, chez les moldus, avec Lou. C’était étrange car soudainement il se sentait à sa place. Oui, il était attendu quelque part, il avait un rôle à jouer, un rôle personnel pas celui qu’on avait prévu pour lui dès sa naissance. Un rôle que seul lui pouvait accomplir. Un mince sourire s’étira sur ses lèvres avant que Lou ne recule. C’était amusant à remarquer, la jeune femme s’était remise exactement au même endroit, à une bonne distance de lui. « Le monde n’est pas ce que tu crois Liam. » Les sourcils du brun se froncèrent, quel était le rapport avec la choucroute ? Le jeune homme entrouvrit les lèvres pour parler. « Qu’est-ce que ça signifie ? Qu’il est pire ? » murmura-t-il. Il ne pouvait pas imaginer un monde différent de celui qu’il avait connu, sérieusement, il avait été privilégié toute sa vie, car même s’il avait souffert il savait qu’il était dans la haute société, jamais il n’aurait été relayé à servir les moldus. Et pourtant c’était d’elle que venait le message d’espoir, comme si elle en savait bien plus. Oh, il avait tant à apprendre, il revenait de si loin ! « Bien sûr, ça restera entre nous. Faudrait pas que le chat soit pris en train de sympathiser avec la souris. » Elle le taquinait et Liam admira son courage. Qui aurait osé le faire de cette manière devant un partisan du Lord ? Les gens se courbent et baissent la tête, mais pas elle. Sa force est si grande, peut être pense-t-elle ne plus avoir rien à perdre. Les pupilles des deux jeunes gens se croisèrent et un sourire s’étira sur les lèvres du brun. « Eh mais on dénigre trop les souris, moi j’en avais plein étant petit et elles faisaient fuir mon chat. A moins que le problème vienne du chat … » Le jeune homme semblait réfléchir un instant et haussa les épaules. Ce n’était pas son problème actuel, il était bien trop heureux de sentir qu’elle n’allait pas le jeter, pas se moquer, qu’elle était prête. Oui, elle était la personne la plus gentille qu’il n’ait jamais rencontrée. Pourquoi fallait-il qu’elle soit une personne si peu recommandable par la société ? Surtout qu’elle était bien mieux que toutes les personnes privilégiées. Allait-elle réellement l’accepter dans sa vie ? Il avait encore des doutes, lui qui était si orgueilleux d’habitude semblait douter de lui. Elle n’allait pas vouloir se plier aux règles du ministère, il ne fallait surtout pas qu’on les aperçoive ensemble. D’abord parce que lui serait châtié et elle serait poursuivie et traquée. C’était la mierda un peu, dans quelle relation s’était-il engagé ? « Tu.. Enfin.. Pour la glace c’est raté vu l’heure… Mais il fait pas très chaud là… Tu veux pas qu’on continue la conversation entre quatre murs ? Enfin je te force pas… » Le jeune homme ne put s’empêcher de sourire et de lui répondre en la taquinant. « Non, je sais bien que tu ne peux déjà plus de passer de ma présence, c’est normal. » Devant l’air de la jeune fille il se rattrapa bien vite. « Non mais je rigole, bien sûr qu’il ne fait pas chaud, tiens prends ma veste. Et tu as une idée d’où aller ? » Il s’arrêta de parler un instant pour enlever la veste qu’il portait sur ses épaules de la lui tendre pendant qu’elle se remettait à parler. « Ah, et autre chose. Va falloir que t’arrêter d’imaginer la possibilité d’utiliser ta magie sur moi, on va pas être copains sinon. Tu l’as pensé tellement fort que c’était comme si tu l’avais dit tout haut. » Le brun s’arrêta sur place, merde, l’avait-il réellement pensé si fort ? Ou avait-elle des dons spéciaux ? Ou alors elle l’avait juste supposé et elle était bien tombé ? Zut, elle était vraiment forte, différente des autres, elle n’avait pas sa langue dans sa poche et disait ce qui ne lui allait pas. Sérieusement, elle valait mieux que toutes ces faces de rats qui font pâle figure devant les hauts dirigeants. « Ah bah j’allais te proposer de transplaner vers un lieu sûr et chauffé, mais peut être pas finalement ? » Il ne voulait pas s’excuser, car il n’avait rien fait de mal, c’était vrai, il n’avait pas lancé de sortilège. Ce n’était pas de sa faute si elle avait su après tout. Il
Le batteur chercha une autre idée, et la regarda. Elle avait une drôle d’allure avec son gros pull et par-dessus la veste de Liam, mais elle semblait si naturelle, elle n’avait pas besoin de tous les artifices fait par la magie pour être elle-même et c’était ça qui avait plu au jeune homme. « J’ai une idée, je t’emmène, tu me fais confiance ? » Et sans attendre sa réponse, il lui attrapa le bras et transplana. Le tourbillon était si naturel qu’il ne prenait même plus le temps d’admirer ce mode de transport. Il atterrit avec douceur sur l’herbe et fit quelques pas sur la droite. « Hola Luis, heureusement que tu es toujours là. » Il s’approcha de la cabane à glace et lui prit deux cornets. Luis était un péruvien qu’il avait rencontré lors d’une de ses missions au travers du monde, lorsque les mangemorts voulaient le tester et depuis Liam n’avait pas perdu contact, il venait souvent ici, sur cette montagne somptueuse. E plus, grâce au décalage horaire, il faisait encore jour et grâce au changement d’hémisphère, il le printemps pointait le bout de son nez. Il tendit la glace à la demoiselle. « Lou, tu peux enlever ma veste, il fait bon ici. » Et ne voulut rien dévoiler de plus, s’amusant de son étonnement, elle devait commencer à avoir une idée du lieu et lui attendait un peu, histoire de faire durer le suspense. Il commença à lécher sa glace tout en s’asseyant dans l’herbe. Il regarda le ciel d’un bleu pur, les montagnes recouvertes d’herbe, le lac qui surplombait la vallée, les arbres et les quelques animaux qui s’y baignait. Il n’y avait personne à part Luis, il était trop tard, les gens normaux étaient déjà descendu, seuls les sorciers pouvaient se permettre de transplaner et donc de rester encore un peu plus. Enfin, après quelques longues secondes il lâcha. « Ah oui, j’ai oublié de te dire où nous sommes, et nous sommes bien loin de l'Ecosse. A ta gauche le lac Titicaca, à ta droite la Bolivie, bref nous sommes sur le Machu Picchu, au sommet du Pérou. C’est sympa non ? » Et il éclata de rire devant sa tête.


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mer 16 Avr - 5:28

A sa plus grande surprise, Liam lui avait rendu son étreinte. Lou se demandait quelle mouche avait bien pu piquer le jeune homme depuis son exclusion de Poudlard. Il semblait... différent. Il n’était pas du tout l’imbécile qu’il tentait pourtant vainement de faire croire. La petite rousse se félicita de lui avoir laissé une seconde chance. Elle qui était persuadée que, même bien caché sous des tonnes de ferrailles, la bonté humaine était encore présente. La noirceur du Lord n’avait pas encore envenimé tous les cœurs présents sur cette planète et elle était prête à continuer sa guerre personnelle. Elle, Lou Stanhope, serait l’antidote du poison que les mécréants tentent de disséminer sur le monde. Du haut de ses vingt et un ans, elle était encore bercée d’illusions et rêves fous. Ces rêves fondateurs de son soi actuel, ces rêves piliers. Elle n’était pas dupe pour autant. Elle était bien conscience qu’elle n’arriverait à rien sans alliés et c’est ce pourquoi elle se terrait dans un silence et une invisibilité maladive envers le ministère. Ne pas faire de vagues, se fondre dans la masse, se faire oublier, telles étaient ses principes depuis son exclusion. Elle était née du mauvais côté de la ligne et elle devait s’y faire pour le moment. Aux yeux de la société magique, elle n’était rien d’autre qu’une moldue sans intérêt, un peu plus menaçante que les vrais moldus. Le monde se résumait à cela depuis le règne du Lord : des catégories. Untel est sang pur, il est forcément recommandable. Par contre, untel est sang mêlé, il vaudrait mieux l’éviter. Des noms placés dans une arborescence insignifiante et fausse dont les branchages rythmaient la vie sociale. Une chose qui exaspérait Lou au plus haut point.

Comme à son habitude, Lou n’avait pas pu s’empêcher de rire à la blague que Liam avait faite. Elle était comme ca, elle riait pour tout et n’importe et cela pouvait vite devenir énervant pour certains. Une bonne humeur à toute épreuve. C’est peut-être la raison pour laquelle elle prit à la rigolade la vantardise du jeune homme. Si elle pouvait se passer de sa présence ? Avec certitude ! Ce n’était pas un mangemort qui allait l’enchainer, nan mais oh ! Lou se contenta d’attraper sa veste en le remerciant. Elle l’enfila maladroitement et détailla son reflet dans la vitre du bar. Elle était formelle : elle ne ressemblait à rien. Mais vraiment à rien. A part à un sac à patates peut être… Mais un sac à patates qui a chaud messieurs dames ! Elle rapprocha instinctivement les pans du manteau pour emprisonner le maximum de chaleur. « Ah bah j’allais te proposer de transplaner vers un lieu sûr et chauffé, mais peut-être pas finalement ? » Aaah, transplaner. Une grande histoire d’amour avec Lou. La dernière fois que quelqu’un l’a fait transplaner ( Israël, bisous, bisous ), elle a eu l’impression d’être passée dans une machine à laver. En réalité, elle n’avait jamais transplané avant et cette expérience ne fut pas un très bon souvenir. « J’ai une idée, je t’emmène, tu me fais confiance ? » Lou le détailla, intriguée. « J’ai pas vrai.. » Et Lou n’eut pas le temps de terminer sa phrase que la main de Liam lui agrippait déjà le bras. Par réflexe, elle attrapa son poignet de sa main libre par peur de rester sur place ou… d’errer comme une débile et d’atterrir dans un endroit parfaitement inconnu. Ce n’est pas que ca ne plairait pas à Lou, elle aime bien l’aventure mais… c’est pour le retour. Disons que l’Australie, par exemple, ca peut faire une petite trotte à pieds quand même.

Comme prévu : elle eut la nausée. A peine arrivée sur la terre ferme que la demoiselle eut un haut le cœur et se força à ne pas rendre son dîner. Mal en point, Lou se laissa tomber sur le sol pour reprendre ses esprits. Elle ne s’habituerait jamais au transplanage, ja-mais. « Lou, tu peux enlever ma veste, il fait bon ici. » Ah, il était toujours là lui. Forcément qu’il est toujours là puisqu’IL t’a fait transplaner, cruchotte. La demoiselle s’exécuta et plia soigneusement la veste en deux avant de la rendre à son propriétaire. A vrai dire, ils procédèrent à un échange. Lou lui tendit sa veste et lui lui tendit une glace. Ses yeux s’écarquillèrent et un large sourire se dessina sur son visage pâle, chassant d’un revers de main le malaise qu’elle venait de ressentir. En attrapant sa glace, l’anglaise remarqua que le paysage était étonnement clair et vert. Stupéfaite, elle regarda le sol et constata qu’elle était actuellement assise sur l’herbe. De sa main libre, elle caressa timidement le tapis de verdure avant de relever les yeux. « Où… » Sa phrase se perdit, arrachée par la douce brise qui galopait entre les reliefs. Elle était étonnée, émerveillée et totalement bouchée bée par le paysage qui s’offrait à elle. Petit à petit, ses lèvres se séparèrent et formèrent un ovale écrasé. Elle n’en revenait pas. La vue était tellement merveilleuse qu’elle en oublia de manger sa glace qui, forcément, commençait à fondre. La froideur de l’aliment sur sa cuisse la sortit de sa torpeur. Elle commença à manger sa glace en continuant d’admirer le paysage. « Ah oui, j’ai oublié de te dire où nous sommes, et nous sommes bien loin de l'Ecosse. A ta gauche le lac Titicaca, à ta droite la Bolivie, bref nous sommes sur le Machu Picchu, au sommet du Pérou. C’est sympa non ? » Lou avait suivi des yeux le discours de Liam. « C’est… » La demoiselle se leva d’un bond comme si, avec de la hauteur, elle allait encore mieux voir cette merveille. « C’est magnifique ! Fantastique ! C’est… grandiose ! » Lou faisait des grands gestes tellement la joie qu’elle ressentait était intense. Elle n’avait jamais voyagé de sa vie et se retrouver au Pérou en un claquement de doigts était, pour elle, un des plus beaux cadeaux du monde. Rapidement, elle se pencha vers Liam. « Liam, il faut trouver un lama ! Y’a bien des lamas au Pérou, hein ? » Ses yeux brillaient comme ceux d’un enfant, témoins d’une excitation et d’une admiration sans fin. A vrai dire… Il était clair qu’elle ne tenait plus en place. Après avoir fini englouti sa glace, la demoiselle attrapa la main de l’anglais et l’entraina dans sa course folle. Si elle avait cru qu’un jour elle dirait qu’il fallait trouver des lamas…

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Mer 16 Avr - 11:18


« please belive me »




« J’ai pas vrai.. » Sa phrase ne s’était pas terminée, pour la bonne raison que Liam ne lui avait pas laissé le choix. Il avait décidé qu’ils partiraient tous les deux au Pérou. Seulement ce n’était que le début de leur amitié et déjà elle la remettait en question. Rholala, où iraient-ils si cela continuait de la sorte ? Liam se permit d’oublier son doute, en même temps, ils s’étaient haïs pendant des années, pourquoi se jetterait dans la gueule du loup dès le premier con venu ? D’ailleurs elle était bien trop aimable de l’accepter de la sorte. Soit elle était inconsciente et naïve, soit elle possédait vraiment beaucoup d’espoir dans l’humanité. Tant mieux pour le jeune homme d’ailleurs.

Ils tournoyaient dans les airs et parcoururent de nombreux kilomètres en moins de temps qu’il ne fallait pour dire quidditch. Quelle merveille que la magie tout de même, comment les moldus pouvaient-ils vivre ? Liam se refusa ce genre de pensées et se concentra sur l’instant présent. Sur Lou qui écarquillait les yeux, émerveillée. Sur la beauté du paysage. Un éclat de bonheur se perdit sur les lèvres du jeune homme quand il se tourna vers la demoiselle. Elle dévorait sa glace avec avidité. La fatigue de la journée semblait disparue, les événements de la veille s’étaient volatilisés, tout s’était oublié. Et le jeune homme comptait bien en profiter. La semaine avait été longue et éprouvante, ses recherches n’avaient eu du mal à aboutir, les entraînements avec Kayla avait été explosif, mais pas forcément du côté positif. Bref, il se sentait bien ici, perdu au milieu de nulle part, oublié du reste du monde. Il finit sa glace quand la rousse s’exclama. « C’est magnifique ! Fantastique ! C’est… grandiose ! » Elle semblait si heureuse qu’il ressentit le même élan en lui. Comme si sa joie était transmissible, comme si faire une bonne action pour quelqu’un le rendait heureux. C’était quelque chose qu’il n’avait jamais expérimenté, c’était étrange. Soudain Lou s’anima. « Liam, il faut trouver un lama ! Y’a bien des lamas au Pérou, hein ? » Et un lourd éclat de rire traversa ses lèvres. Des lamas, ils allaient chercher des lamas ! Que s’était-il passé plus tôt dans la soirée pour en arriver à cette opportunité-là ? Dire que l’un comme l’autre était sobre. « D’accord, on va chercher des lamas et après on va les faire défiler devant nous pour leur faire gagner le grand prix ! » Oui, ni l’un ni l’autre n’était bourré pourtant c’était tout comme. D’une certaine façon la joie de vivre était un alcool fort. Liam se releva et regarda tout autour de lui, où se trouvait le chemin pour descendre ? Comment allaient-ils faire ensuite ? « Regarde par-là ! C’est sûrement un passage secret » s’exclama-t-il avec son assurance d’enfant. Il était revenu de longues années en arrière, quand il jouait dans les herbes hautes à la recherche d’un trésor inexistant. Il  aimait beaucoup jouer, déjà, mais il n’avait que très peu d’amis. Liam se retourna pour vérifier qu’elle le suivait toujours et fut content de voir que c’était le cas. Il ne savait pas du tout où aller, mais c’était comme un jeu pour les deux adultes qui retournèrent en enfance quelques minutes. « Tu n’es pas trop fatiguée ? Fin je veux dire tu as eu une longue journée, ça va ? » Il savait qu’il parlait dans le vide, elle ne devait plus l’être, une telle excitation permettait d’oublier même la pire des journées.

Ils marchèrent quelques minutes, admirant le paysage surnaturel, du moins des lieux qu’ils n’avaient pas l’habitude de voir, cette coupe de paysage vraiment unique. Des longues herbes, des arbres exotiques, les rayons de soleil même semblaient différents. Comme s’ils étaient plus réels, plus chaud et plus atteignables. Bien vite la chaleur les fit ralentir et évidemment Liam n’avait pas pris d’eau avec lui. Il regarda autour, mais rien de nouveau dans le paysage… à moins que « LA REGARDE, sous les couches d’herbe, une crotte ! Ah ah ! Vile maraud, nous sommes sur la bonne piste.» Le Liam mangemort, fier de lui, possédant de grosses chevilles avait disparu. Et cela faisait bien longtemps qu’il ne s’était pas laissé aller de la sorte, il avança encore sur quelques mètres et regarda en contre bas. « Viens voir. » Tous deux cachés derrière un rocher, ils admiraient la plaine … composée d’un joli troupeau de lamas qui broutaient de la bonne herbe bien fraîche. Un sourire s’étira sur les lèvres du jeune homme et attendit que la demoiselle prenne une initiative pour la suite. Elle lui avait demandé les lamas, il les avait trouvé, c’était à elle maintenant de prendre la troupe -des deux amis certes- en main et d’aller voir les bestioles. Même si Liam avait déjà eu affaire avec des bêtes enragées, des lamas cracheurs d’eau ne lui plaisaient guère, mais il la suivrait bien sûr. Il n’était pas trouillard pour deux sous…

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Ven 18 Avr - 6:21

La demoiselle n’en croyait toujours pas ses yeux. Elle avait peine à croire que quelques heures auparavant, elle se tenait derrière un bar et servait de l’alcool à ses clients. Sa vie de prendre un tournant plutôt intéressant et ce quelques jours après l’arrivée du mangemort. Jamais elle n’aurait pu s’imaginer au centre d’un forum en friche dont les murs pleuraient sur le sol. Elle s’était imaginée étudier, travailler, embêter son chat, vagabonder dans les rues londoniennes mais jamais ne retrouver au Pérou. La vie semblait encore pleine de surprise et cette pensée ne pouvait que pousser Lou à aimer un peu plus la vie. On allait presque oublier ce détail mais … qui aurait cru qu’elle, petite née moldue, se retrouverait en train de chercher des lamas aussi. On lui aurait certainement ri au nez.

Et pourtant, Lou courait bien en agrippant la main de Liam. Elle suivait en ce moment même la direction que le jeune homme lui avait indiqué, sourire aux lèvres. Elle adorait les passages secrets ! Le vent qui galopait entre les reliefs soulevait sa chevelure rousse au moindre de ses mouvements. Elle commençait à avoir chaud. Horriblement chaud mais elle ne comptait pas s’arrêter pour autant. D’un naturel déconcertant, l’anglaise retira son grand pull et l’attacha autours de sa taille avant de se remettre à courir de plus belle. « Tu n’es pas trop fatiguée ? Fin je veux dire tu as eu une longue journée, ça va ? » Oh que si elle était fatiguée mais elle refusait de l’admettre. La moindre parcelle de son corps lui criait d’arrêter mais elle n’écoutait pas. Encore une fois, elle n’en faisait qu’à sa tête. L’adrénaline aidait beaucoup la demoiselle à ne pas s’effondrer sous la fatigue. En tout cas, il était clair que si la demoiselle s’allongeait, elle ne ferait pas long feu. Pour le moment, la question ne se posait absolument pas puisqu’elle était en train de courir.

« LA REGARDE, sous les couches d’herbe, une crotte ! Ah ah ! Vile maraud, nous sommes sur la bonne piste. » Lou sursauta et trébucha sur un caillot. Dans une danse incertaine, elle réussit on-ne-sait-comment à garder l’équilibre et se retrouva à la hauteur de l’anglais. Encore une fois, elle ne s’empêcha pas de rire et la fatigue ne plaidait pas sa cause. Épuisée par cette petite course, Lou s’autorisa à ne pas le suivre et prit appui sur ses genoux pour souffler un peu. Elle avait soif… C’est dingue ce que cette envie d’eau peut vite devenir obsédante quand elle s’y met. Légèrement gênée par ce qu’elle s’apprêtait à lui demander, Lou s’avança de manière incertaine. « Dis… Je t’autorise à te servir de ta baguette si tu fais apparaitre de l’eau. Je crois que je commence à devenir poussière… » dit-elle en pinçant la peau de son bras avec les yeux du chat Potté ( tu peux pas résister ♥ ). Après tout, il ne s’en servirait pas contre elle ni contre quelqu’un d’autre donc se servir de sa baguette en soi n’était pas un crime cette fois-ci.

La jeune femme se mit à réfléchir en regardant les lamas. « Je pense qu’il faudrait les faire remonter sur le plateau où on est. Si on veut faire une course, ca serait plus pratique pour voir qui gagne. Non ? Faudrait qu’on descende tous les deux, toi à droite et moi à gauche, ou l’inverse et qu’on les piège pour les faire remonter. Enfin, pas les piéger mais les guider ! Tu vois ce que je veux dire. » Elle faisait des grands gestes pour tenter de se faire comprendre. « Une fois qu’ils seront sur le plateau… Il suffira de faire des grands gestes en même temps pour les faire partir ! Il faudrait… un signal. Oui, attends, je vais te donner un mot de passe. Quand je dirais… Et bien… » Lou réfléchit. « Go. » Idée brillante. « Quand je dirais ‘go’ on fait n’importe quoi pour les faire partir ! Et celui qui gagne… » Elle posa ses deux mains sur ses hanches et planta son regard dans celui du mangemort. « Celui qui gagne offre une glace à l’autre. Une prochaine fois du moins. » Conclue-t-elle un large sourire sur les lèvres. « Ca t’branche vil sang pur ? » Oui, elle aimait bien taquiner. C’était tendre le bâton pour se faire battre mais elle ne prenait pas beaucoup de risque en pensant que Liam ne lui ferait pas de mal. De toute manière, s’il le fallait, elle lui referait les yeux du chat Potté !


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Dim 20 Avr - 6:07


« please belive me »




Quitter les règles, la bienséance, la classe. Quitter toute son éducation pour courir dans les montagnes. Quitter cette image qu’il donnait de lui … pour s’amuser comme un fou. Oui, finalement ça avait du sens. Pourquoi rester cet adulte qui ne doit que tuer, accomplir des missions, suivre des ordres, tout ça pour redorer le blason d’une famille qui avait subi un échec social. Et dire que tout retombait sur les épaules du frêle Liam. Oh non, il était musclé, il avait la gueule qui allait avec, mais sa motivation n’était pas là. Le gamin n’avait pas eu beaucoup de personnalité, comment l’adulte aurait-il pu s’en sortir ? Liam retroussa ses manches et continua d’avancer. Il aimait jouer à l’adolescent rebelle et faire des choses qui sortaient de l’ordinaire. Il n’avait découvert cette possibilité que très récemment, en fait jusqu’à la découverte de Lou il y avait trois mois. Jusqu’à cet instant il était resté le toutou Windsor fidèle, celui qu’on avait formé. Et puis il avait retrouvé cette née-moldue dans un bar, par hasard et là, tout avait changé. Un déclic qui lui avait fait prendre conscience qu’il manquait quelque chose à sa vie, qu’il manquait la partie amusante, qu’il manquait la vérité, qu’il manquait l’amitié. Même son frère ne l’aimait pas, comment aurait-il pu l’apprendre de lui-même ? Il avait eu besoin d’aide et Lou avait été là. Il avait demandé une main, elle lui avait donné son bras. Lou ne devait pas savoir à quel point elle lui avait sauvé la vie, pourtant la dette du jeune homme était énorme, colossale. Alors il ne lui dit rien, si elle ne le savait pas, il n’allait pas tendre le bâton pour se faire battre, mais avec le temps elle apprendrait qu’on peut compter sur lui et peut être qu’il lui revaudra ça. Sûrement en réalité, mais Liam n’était pas encore prêt à le découvrir. Trop de nouveauté tuait la nouveauté, il fallait aller doucement. Il pressa le pas tout en se retournant pour voir où en était la demoiselle. « Dis… Je t’autorise à te servir de ta baguette si tu fais apparaitre de l’eau. Je crois que je commence à devenir poussière… » Le regard de l’ancienne gryffondor se détourna du jeune homme qui ne comprenait pas sa soudaine gêne. La magie était tellement naturelle que le fait de l’utiliser chaque jour ne l’étonnait plus. Pendant un instant il avait oublié que la jeune femme ne possédait pas cette chance. Il détourna le regard sans sourire et agita sa baguette. D’un sortilège informulé il fit apparaître deux verres qu’il remplit ensuite d’eau. Il en tendit un à sa nouvelle amie et il ingurgita l’autre. « Trop aimable à toi de me permettre. » lança-t-il avec un sourire, voulant faire une blague qui, malheureusement, ressembla plus à une moquerie. Même si la jeune femme possédait beaucoup d’humour, cette vanne-là était de trop. Il se racla la gorge et précisa, d’une voix timide. « J’étais trop dans le feu de l’action pour me rendre compte que j’avais soif, n'hésite pas à me le rappeler sinon je vais mourir déshydrater … et pour une nouvelle amitié, ça risquerait de sembler louche. » Remettre le sujet sur lui pour qu’elle ose lui demander d’utiliser sa magie. Il s’était rattrapé, il ne voulait pas la mettre mal à l’aise en lui rappelant que lui, il avait le droit de tout faire, mais il voulait lui montrer qu’il lui offrirait ce qu’elle avait besoin, si elle osait le demander. Il se retourna et reprit ensuite sa route.

Le troupeau de lama semblait les attendre. Ils unirent leur esprit pour trouver un plan d’attaque. « Je pense qu’il faudrait les faire remonter sur le plateau où on est. » La rousse commença à dévoiler ses idées. Son cerveau était bien créatif, plus que beaucoup de mangemorts sans personnalités, comme lui. Les différences entre les deux ‘races’ de sorciers étaient réellement vaines. Oh, Merlin, qu’il lui avait fallu du temps pour comprendre et admettre cela ! Elle continuait de parler et d’expliquer sa théorie pour piéger les lamas. «  Tu vois ce que je veux dire. » « Euh non je crois pas. » répondit-il avec sa tête d’ahuri. Puis devant son air dépité il rajouta précipitamment. « Mais si, j’ai compris, je ne suis pas si con. Et je t’interdis d’approuver le fait que je sois débile. Bref ouais, j’ai saisi le plan, je pars à droite. » acquiesça-t-il d’un signe de tête pour montrer qu’il avait bien écouté et enregistré l’histoire. Il regarda les lamas et rit à l’idée de ce qu’ils allaient faire. Lou continuait et parlait maintenant d’un code pour commencer, ils étaient réellement retombés en enfance. Cette époque où l’on rencontre un gamin et deux minutes plus tard on joue avec lui sans rien connaître sur sa vie et pourtant trouver cela normal et cohérant. « Celui qui gagne » Une lueur de défi traversa le regard du jeune homme. Pour gagner il était prêt à tout, mais cela datait de longtemps, c’était son caractère. Il n’aimait pas perdre. Oh ça non. « offre une glace à l’autre. Une prochaine fois du moins. » Un éclat de rire quitta ses lèvres, cette jeune fille avait de l’audace et mieux elle savait mettre des limites. Liam était habitué à jouer gros, à perdre gros, à se battre pour quelque chose… mais là ce n’était qu’une glace : ce n’était qu’un jeu. Depuis quand n’avait-il pas joué avec innocence ? Depuis un siècle sûrement. « Ca t’branche vil sang pur ? » Il acquiesça. « Deal. Prête à perdre la née-moldue ? » C’était bas, mais elle l’avait attaqué de la même manière et maintenant qu’il savait que ce n’était pas une insulte, que ce n’était qu’un terme comme un autre, comme on parlait de labrador, de berger allemand ou de husky, il n’avait plus à s’en faire. Et elle devait savoir que dans sa bouche ce n’était pas un insulte, non, que c’en n’était plus une.

Commença alors le jeu. Liam partit sur la droite comme prévu et Lou se dirigea sur sa gauche. Ils avançaient silencieusement, chacun de leur côté, pourtant les bêtes étaient encore loin. Un rocher bloqua la vue du batteur et la demoiselle disparu de son champ de vision. Il se concentra pour traverser tout seul cette partie et descendit. Enfin il arriva à l’endroit indiqué, les bêtes étaient toujours tranquillement en train de brouter de l’herbe d’un air idiot. Merlin que ça avait l’air bête comme animal ! Liam pourtant ne dit rien -qui pourrait l’entendre ?- et regarda Lou qui avait réapparut. Les lamas paniquèrent en voyant deux intrus sur leur territoire, mais les deux sorciers bloquèrent le chemin pour qu’ils remontent sur le plateau, comme prévu. Ils réussirent tant bien que mal à les dresser, deux bêtes pourtant leur échappèrent mais la bonne partie du troupeau suivit le chemin tracé par les premières bêtes. Une fois qu’ils arrivèrent sur le plateau, Liam attrapa Lou pour qu’ils se cachent derrière le rocher. « Ok, les bêtes sont en place. Il faut prendre les paris pour savoir qui gagne vraiment ok ? » Il se releva discrètement et choisi trois lamas sur la dizaine présente. « Alors moi je parie sur le gros poilu marron, le petit beige, le bizarre noir et blanc. Et toi tu veux lesquels ? » Quand ils eurent fini leur paris, ils se séparèrent et Liam attendit le signal. Le « GO GO GO ! » que la demoiselle hurla résonna dans toute la vallée et quelques -lucides- lamas levèrent les oreilles. Alors Liam apparut en levant haut les bras. « BRWAH ! » hurla-t-il. Certains coururent, car paniqués, d’autres se cachèrent, un tourna même en rond sur lui-même. Deux lamas se crachèrent de l’eau au visage. « ALLEZ MES LAMAS. » cria-t-il en repérant ceux sur lesquels il avait parié -le marron se léchait le dos, le bicolor tournait sur lui-même et le beige broutait tranquillement- et s’approcha pour les faire réagir. Alors qu’il avait presque réussit à les faire bouger, il sentit une chose gluante s’étaler dans son cou. Un lama venait de lui cracher dessus. « Arg dégueulasse. » grommela-t-il en continuant de leur faire peur. Pff, pourquoi est-ce que ça ne marchait pas tant que cela ? Il hésita à sortir sa baguette pour leur lancer un sortilège et gagner, mais du coin de l’œil il aperçut Lou qui ne s’en sortait pas mieux que lui. « Ah ah, toi aussi t’es dans la … » Il ne put continuer car un lama était en train de lui foncer dessus. « AAAAAAAAAAH. » hurla-t-il en prenant les jambes à son cou. Il courut sans s’arrêter et sans regarder derrière lui. Enfin, hors d’haleine, il s’appuya contre une pierre pour reprendre son souffle, le troupeau était assez loin et le lama avait cessé de le courser. Il inspira et expira plusieurs fois avant de pouvoir respirer correctement. Il vit Lou arriver vers lui. « Courser des lamas, plus jamais. T’es super, mais sérieusement, cette idée était juste follement dangereuse … » Il s’arrêta de parler, puis ses yeux brillèrent. « On se recommence ? » proposa-t-il, le plus sérieusement du monde.

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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Ven 30 Mai - 21:16

« Deal. Prête à perdre la née-moldue ? » Comme si c’était elle qui allait perdre. La belle rousse fronça les sourcils, tentant désespérément de devenir menaçante. « Tu vas mordre la poussière ! » lâcha-t-elle avant de s’en aller. Prudemment, Lou s’aventura sur le chemin de terre que les nombreux passages avaient tracés. Ses yeux étaient rivés sur les mammifères qui se dressaient à quelques pas d’elle. Elle surveillait leurs faits et gestes, elle les détaillait, tentait de les comprendre un minimum. Elle passa rapidement derrière la grosse pierre que la montagne avait certainement perdue. Le fruit de sa carapace, sa protection, arrachée, détachée, éloignée. A jamais. Un bloc originel unique et solide effrité par les taillades du temps et de la météo. Une infime brèche, invisible et destructrice qui avait fini par percer cette immensité. Le géant était blessé. Son talon d’Achille découvert. La demoiselle laissa lentement glisser sa main sur la surface rugueuse qui s’étendait devant elle. Une âme en perdition. Lentement, elle avança jusqu’à l’arrête du rocher et s’arrêta avant de la dépasser. Elle chercha Liam du regard et fut rassurée de le trouver en face d’elle. Un fin sourire s’étira sur son visage et elle lui fit signe qu’elle était en position. Il ne fallait pas se louper. Les lamas allaient certainement paniquer en les voyant arriver et il fallait absolument qu’ils remontent la montagne et non la descendent. Les deux humains devaient bloquer leurs arrièrent pour qu’ils aient la présence d’esprit de fuir vers l’avant. Après un simple accord de tête, Liam et Lou passèrent à l’action. Comme prévu les bêtes remontèrent sur le plateau, non sans difficultés. Lou courrait derrière elles et faisait des gestes de ci de là pour tenter de les canaliser. Elle allait tenter de ramener une autre bête vers le troupeau lorsque quelque chose attrapa son poignet et la tira derrière un rocher. Surprise, elle lâcha un petit cri et manqua de trébucher et s’écraser contre le sorcier. Elle tomba sur les fesses en rigolant.

« Ok, les bêtes sont en place. Il faut prendre les paris pour savoir qui gagne vraiment ok ? Alors moi je parie sur le gros poilu marron, le petit beige, le bizarre noir et blanc. Et toi tu veux lesquels ? » Son regard clair se perdit parmi les lamas suivant les indications de son homologue. Rapidement, elle scruta les animaux en cherchant celui qui pouvait peut être lui apporter la victoire. « Je mise sur le petit blanc là-bas, à droite, celui avec le bout du museau noir et l’autre avec la tête marron et le corps beige ! » Elle les repéra une dernière fois avant de se lancer. L’heure approchait. La course allait bientôt commencer et c’était à elle de donner le signal. Elle se mit à sourire et regarda une nouvelle fois Liam. Il avait vraiment changé. Lou bondit sur ses pieds et se dressa de tout son être en lançant son bras droit vers l’avant pour pointer le troupeau. « GO ! GO ! GO ! » Et sans attendre Liam, elle se mit à courir vers ses trois protégés. Ses jambes portaient son être avec une facilité déconcertante. Elle sentait ses cheveux caresser ses joues, ses épaules, son cou, ses bras la tiraient vers l’avant, son souffle devenait court et saccadé. Une fois à leur hauteur, la jeune rousse se mit à agiter les bras dans tous les sens pour les inciter à déguerpir. Elle cria, s’écorcha les poumons, se brisa certainement la voix. Sa voix monta rapidement dans les aigus, elle frappa des mains, fit des gestes hauts et normalement effrayants pour eux. Et pourtant… Sur les trois, un seul partit dans la bonne direction. Le museau noir avait peut-être comprit ce qu’elle voulait. Le petit blanc détala sur sa gauche et se dirigea vers Liam. Inquiète, elle se mit à courir derrière lui pour l’arrêter mais… trop tard. Il cracha son mécontentement sur l’homme. La jeune femme s’arrêta net, surprise. Un rire s’échappa de ses lèvres et elle retourna bien vite à son troisième lama comme si de rien n’était. Celui-ci ne semblait pas content du tout. Il tournait en rond, faisait des cabrioles et regardait la demoiselle d’un air menaçant. Elle mit ses bras sur ses hanches et lui fit face. « Tu crois que tu me fais peur ? T’as vu ta tête ? ALLEZ BOUGE DE LA ! » Lou se mit à courir vers lui mais le lama ne bougea pas. « ALLEZ ! » Rien à faire. Il restait planté devant elle en la regardant étrangement. Il semblait intrigué. Juste intrigué.

Soudain, une idée lui vint. Rapidement, elle enleva son pull en réajustant son t-shirt. Peut-être que la corrida sur les lamas marchait aussi. Qui sait. Elle se mit à agiter son pull devant la bête qui ne cilla pas. Celle-ci se contenta de brouter en lui tournant le dos. Déçue, elle jeta son pull sur les fesses de l’animal. Ni une ni deux, il releva la tête et se mit à détaler au quart de tour pour rejoindre le museau noir qui broutait au loin. Incrédule, Lou le regarda s’enfuir puis se mit à sautiller dans tous les sens en levant les bras. « J’AI GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE ! WOUHOUH ! T’ES TROP… » Elle s’arrêta brusquement. Où était-il ? « Liam ? » Elle fit un tour sur elle-même mais le plateau semblait désert d’humanité. Elle plaça sa main en visière et scruta les horizons. Elle vit un lama qui revenait dans sa direction. Lou remonta sa trajectoire jusqu’à se retrouver près de l’énorme rocher. « Liam ? » Se pouvait-il qu’il l’ait abandonné ici ? Elle serait coincée au Peru à jamais. Impossible de transplaner pour elle, pas de baguette, pas d’argent. Il lui faudrait des mois pour regagner Londres. Inquiète, elle hasarda un regard derrière le rocher et fut soulagée de le voir là, plié en deux. « J’ai cru que tu étais parti.. » Elle remarqua qu’il était hors d’haleine et son cerveau ne demanda pas trente ans pour faire le rapprochement avec le lama. Il s’était certainement fait courser. Elle se mit à sourire. « Courser des lamas, plus jamais. T’es super, mais sérieusement, cette idée était juste follement dangereuse … » Son regard tomba sur ses pieds couverts de poussière. Elle n’avait pas réfléchit. La jeune femme allait s’excuser lorsque la voix masculine se fit entendre. « On recommence ? » Elle releva son visage vers lui puis vers le troupeau. « J’ai perdu mon pull en chassant un lama. Faudrait que j’aille le récupérer. » Elle se retourna vers lui. « Ils n’en font qu’à leur tête, c’est impossible de les faire aller où tu veux. Peut-être que ca serait plus simple dans un chemin. Ils seraient obligés d’aller droit. J’ai vu que y’en avait un entouré d’arbres un peu plus loin au fond. On pourrait aller voir. » La rousse n’attendit pas sa réponse. Elle attrapa sa manche et le tira vers elle. « Allez viens feignasse. » Oui, c’était gratuit.

Le duo L² traversa le plateau jusqu’au troupeau de lamas qui s’étaient remis à brouter. Entre temps, elle avait tenté de le faire tomber en le poussant avec son épaule mais, comme à son habitude, elle s’était fait prendre à son propre jeu et avait fini à terre. En même temps, elle n’espérait quand même pas le concurrencer avec son simple poids plume ? L’optimisme, la plus grande qualité et le plus grand défaut de la jeune femme. Une fois proche des lamas, Lou alla prudemment chercher son pull qui gisait encore sur le dos du lama. Comme prévu, il ne se laissa pas faire et elle dut ruser pour récupérer son bien qui retourna bien vite autour de sa taille. La rousse s’aventura alors vers le chemin qu’elle avait vu précédemment. « Viens voir ! Je pense que ca pourrait faire l’affaire non ? » Une large allée entourée d’arbres s’enfonçait dans une plaine à l’herbe haute et entourée de quelques arbres. Les Hommes avaient dus passer par là. Lou tendit l’oreille. Un bruit caractéristique et faible parvenait à ses oreilles. Le ruissellement de l’eau contre les rochers. « Il y a de l’eau plus loin ! Peut-être que les lamas seront attirés ! » Mais bien sûr. Elle se retourna vers le jeune homme. « Ca serait plus simple si on prend qu’un ou deux lamas. Je prends juste le museau noir. Les autres sont aussi intelligents qu’une valise sans poignées ! »


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MessageSujet: Re: Stay away from me | Standsor [Terminé]   Dim 8 Juin - 23:38


« please belive me »




Une course poursuite de lama, mais quelle idée fabuleuse… et dangereuse. Parfaite pour le mangemort qu’il semblait destiner à devenir. Il soupira et se passa une main sur le visage, non ce n’était pas ce qu’il avait envie de devenir, il ne voulait pas être ce pantin du Seigneur des Ténèbres, il commençait seulement à comprendre qu’il y avait peut-être un espoir d’y échapper. Lou représentait cet espoir, Lou était ce rayon de soleil qui perçait les nuages, le sourire de Lou racontait une possibilité de monde meilleur. Un endroit où la vie régnait et où les coups, les sortilèges impardonnables, la violence et la pureté du sang n’avait pas lieu d’être. « Allez viens feignasse. » Un éclat de colère traversa le regard de Liam. Il avait tellement été insulté et humilié quand il était jeune qu’il se vengeait actuellement, mais surtout il interdisait qu’on l’insulte. Et voilà qu’elle se croyait tout permis. Puis il respira -le bon air plein de crottin de lama du Pérou- et se calma. Oui, elle était là pour le remettre à sa place et lui montrer qu’il n’était pas le roi que ses parents avaient voulu, qu’il n’était qu’un homme. Il se releva et la suivit. Elle raconta qu’elle avait perdu son pull, qu’elle l’avait cru parti, qu’elle avait d’autres idées. Oui, Lou était simple et ne se prenait pas la tête. Elle était une fille avant d’être une née-moldue marquée par la violence. Elle était quelqu’un de bien et il lui avait fallu douze ans pour s’en rendre compte, mais mieux vaut tard que jamais non ? Il avança d’un pas devant l’autre, machinalement, sans réellement profiter du paysage, puisqu’il était trop perdu dans ses pensées. « Viens voir ! Je pense que ça pourrait faire l’affaire non ? » Elle s’était arrêtée brusquement et il avait failli lui rentrer dedans. Ok, elle ne s’était pas arrêtée brusquement, c’est juste qu’il ne l’avait pas vu avant en réalité. Il tendit sasn réfléchir ses deux grands bras pour s’équilibrer et releva son regard vers elle. Elle parlait d’eau vers laquelle les lamas seraient attirés. Tout lui remonta soudainement au cerveau et ses lèvres s’étirèrent en un large sourire. La course aux lamas était repartie pour un nouveau tour. Il regarda le chemin qu’elle indiquait du doigt et acquiesça d’un signe de tête. Le plan lui allait parfaitement. « Ca serait plus simple si on prend qu’un ou deux lamas. Je prends juste le museau noir. Les autres sont aussi intelligents qu’une valise sans poignées ! » Une nouvelle fois il plongea son regard sur la plaine et remarqua les lamas entassés en train de brouter, de se cracher dessus ou de dormir.

« Ok, le petit beige pour moi ! » lança-t-il avec assurance. Bah oui, les petits ça se faufilaient partout et c’était rapide. Il en était sûr ! Il la regarda et se demanda comment ils allaient faire. Si au moins ils avaient de la bouffe pour les attirer. « Et si je lançais un sortilège ? » demanda-t-il d’un air anodin. Ce n’était pas pour se la péter ou pour la rabaisser, mais plutôt parce qu’il ne savait pas comment marcher sans magie. Il s’était toujours servit de ce don pour vivre, aujourd’hui il s’en privait volontairement, mais se sentait perdu en réalité. La magie coulait dans ses veines, ce n’était pas possible de l’arrêter. Soudain, il pensa à Lou. Elle était dans un cas semblable en réalité… Il baissa la tête. « Ou alors ya de la bouffe pas loin, avec ça on pourrait les attirer ? » Bon ce n’étaient peut-être pas des créatures faciles à appâter, mais qui ne tentait rien n’avaient rien. Heureusement que ce n’étaient pas des troll qu’ils devaient chasser d’ailleurs, là ils auraient été dans la merde -mais pas celle de chien c’était déjà ça- ! Après maintes hésitations, ils finirent demi-tour pour atteindre les bestioles par derrière et les surprendre. Ils riaient sous capes, fiers de leur idée débile.

Une heure plus tard, ils s’allongeaient, épuisés, dans l’herbe et regardaient le jour descendre lentement. Avec le décalage horaire, le temps filaient différemment, mais Liam n’avait aucune envie de rentrer à Londres et de s’occuper de ce qu’il devait faire. Seule l’idée de reprendre le quidditch le tentait, mais il avait trop l’esprit ailleurs. Il risquerait d’être perdu entre les lamas et de mal joué. Il soupira. « Merci pour cette … on peut appeler ça comment ? Journée ? Soirée ? » Ils avaient fait un peu des deux, en réalité. Il sourit encore une fois. Oui, ici il était bien, loin de toutes les obligations du Seigneur des Ténèbres, de ses parents. Loin des soucis qu’il partageait avec Kayla. Loin de la vie dure qu’il devait vivre dans le monde des sourciers. « OUGA. Moungati, puthcouno ! » Une voix leur parvint, comme lointaine et des êtres habillés de costume ancestraux avec de la peinture sur le visage vinrent à eux. Ils continuaient à lancer des incantations débiles. « Des mayas ! » Lou fut la première à réagir et Liam éclata de rire. « Mais ils n’avaient pas disparu eux ? » demanda-t-il incapable de garder son sérieux, face à leur accoutrement ridicule. Seulement leur visages contrariés et énervés ne laissaient pas de doutes quant à leurs intentions. Ils risquaient de leur lancer leurs machettes à la gueule et de les faire frire autour d’un feu de camp. Pourtant à part courir après des lamas ils n’avaient rien fait de mal. Liam se mit sur ses coudes pour se relever, toujours secoué de fou-rire. « Allez viens, faut qu’on rentre. » articula-t-il du mieux qu’il put. Alors que les Mayas s’avançaient vers eux, il prit la main de sa nouvelle amie et dans le plop habituel, ils transplanèrent pour une rue silencieuse de Londres. « Le jour se lève déjà. J’espère que tu ne bosses pas trop tôt aujorud’hui et que tu pourras te reposer. J’espère que tu ne m’en veux pas trop … moi j’ai adoré. T’es une super amie. » lança-t-il en tentant de la regarder dans les yeux. Il moulina  avec ses bras, comme pour dire quelque chose de plus, mais rien ne lui venait. Le silence qui s’installa dura un peu… et la gêne remonta dans le cœur du jeune homme. « Bon bah euh, salut. » lança-t-il avant de transplaner de nouveau devant chez lui. Il se sentait con, mais il ne savait plus quoi dire de plus. Soudain il remarqua qu’elle n’avait plus son pull quand il était partit. Il se jura alors de retourner au Pérou pour le retrouver et lui ramener. Oui, ça serait une bonne action à faire. Et sur cette pensée il se glissa dans son lit et s’endormit.
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