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 Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)

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MessageSujet: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Jeu 27 Fév - 23:01

Tu as de l'esprit mais tu n'as que ça !
Tu n'es qu'un bouffon un poète raté
Stefanaël


Stefan se sentait con. Pourtant ce n'était pas courant chez le jeune homme, toujours très fier de lui et de ses idées de ouf, mais là il ne savait juste pas comment réagir. Le vert et argent regardait le brun se tortiller au sol. Jude Hemingway gisait au sol, le sang avait fini par coaguler au bord de ses narines, même si le jeune homme ne disait plus grand chose. Seulement, cela ne suffisait pas à rendre le serpentard conscient de sa bêtise, non, voir les gens mal en point à cause de lui, il avait l'habitude, bon, même si lui était toujours entier et sans la moindre trace de sang sur le corps. Non, ce qui le rendait un peu stupide : c'était son erreur. Frapper pour se défouler oui, mais avec un but. Jude là, pour une fois, n'avait rien fait. Rien du tout, il n'était qu'une victime d'un coup monté, par Nathanaël. Oh le saligot. Le jeune rouge et or en était carrément capable, sournois comme il était. Stefan était prêt à aller lui faire ravaler sa face, d'ailleurs il allait le faire. Voilà. Il prit sa veste et fit deux pas avant de s'en arrêter. Jude était toujours au sol sans bouger par sa faute. Rha, foutu inconscient. Le brun soupira, fit demi-tour et se pencha pour prendre l'élève dans ses bras. Jude essaya -avec le peu de force qu'il lui restait- de protester, mais Stefan lui jura qu'il n'allait plus lui faire de mal. Il souleva le cinquième année et « Outch » il pesait encore plus lourd qu'un âne mort, oh lala. Heureusement que le vert faisait de la musculation chaque jour depuis de longues années et qu'il était bon sportif. Il supporta donc l'enfant jusqu'à l'infirmerie. Devant la porte, alors qu'il tendait le pied pour l'ouvrir avec toute la douceur qu'il possédait, un jeune homme attira son regard : Nathanaël Crickson. Debout, il ne semblait ni sourire, ni se moquer, ni, pourtant, être attristé. Stefan à qui la rage nouait le ventre, déposa -le plus délicatement possible étant donné la situation- le gamin au sol et s'approcha de Nathanaël. « Sale con, comment as-tu osé ? Le gamin t'a vu sa tronche ? C'est uniquement de ta faute et... » Un petit gémissement l'arrêta dans sa tirade et le brun tendit un index accusateur à son ennemi. « Tu ne paies rien pour attendre, ce soir, vingt et une heure, à la salle des trophées... » Lança-t-il sans laisser le choix au rouge et or d'accepter ou non. Il lui tourna le dos et ramassa Jude avant d'ouvrir enfin cette porte de l'infirmerie.

« C'est pour quoi ? » Le mangemort responsable de l'infirmerie ne semblait pas très fut fut, à moins qu'il ne soit pas intéressé de répandre le bien autour de lui. Parce que même Stefan-l'imbécile aurait compris si quelqu'un arrivait à l'infirmerie avec un gamin au bord de l'agonie dans les bras. « C'est Jude Hemingway, il ne va pas très bien. Je l'ai trouvé et je me suis dit qu'il fallait s'en occuper, mais je peux le faire si vous voulez. » Pas qu'il ne remette en cause les capacités du mangemort, non non ! D'ailleurs, ce dernier ne semblait pas réellement avoir le talent pour soigner qui que ce soit, mais plutôt celles pour détruire impunément la vie des autres. Ledit infirmier haussa les épaules et laissa les deux élèves tranquille. Stefan soupira, lui non plus ne savait pas comment soigner des élèves... Il chercha des fioles sur l'étagère et trouva la potion de sommeil qu'il administra immédiatement au cinquième année. « Je te promets que je me rattraperais. » Le gamin ne semblait pas avoir compris mais l'avala entièrement. La carrière de Stefan l'infirmier démarra de cette façon. Il chercha des compresses pour nettoyer le visage du vert et argent, il trouva des solutions pour badigeonner ses plaies, il lui fit boire des potions pour réparer ses os brisés -mazette il l'avait jeté dans les escaliers !- et bref, il s'occupa avec amour du gamin. C'était facile pour Stefan, il suffisait de penser à Eden et de s'occuper du gamin comme si c'était elle. Oui, de cela, il en était capable. Il enleva les vêtements tachés de sang et les plia sur le sol. Puis il lui fit enfiler une des tenues réglementaires de l'infirmerie avant de le recoucher sur son lit. « On a une maman par ici. » Se moqua le mangemort chargé des lieux. Stefan haussa les épaules, c'était la première fois qu'il regrettait réellement quelque chose et qu'il avait décidé de tout mettre en œuvre pour réparer sa faute, ce ne serait pas un mangmort mal dans sa peau qui arriverait à l'humilier.

« Je vais te tuer toi... » Furent les premiers mots du gamin en se réveillant. Le septième année inspira et regarda l'enfant dans les yeux. « Ecoute, je sais que j'ai mal agi et … vraiment je m'excuse, tu vois, je voulais pas. Fin, c'est l'autre connard qui m'a induit en erreur et … je te promets que je me rattraperai. Je ferais TOUT ce qui est possible pour que tu arrêtes d'avoir peur de moi et que tu me haïsses. Dis-moi, vraiment, et je le ferais. » C'était un discours sincère, pour une fois. Pas un de ceux pour séduire une fille ou pour sauver sa peau. Non, Stefan s'était réellement prit d'affection pour le serpentard et coûte que coûte, il réussirait à faire changer d'avis Jude.

« Tant mieux, t'es pas en retard. » Et son poing vint se déposer avec violence sur la joue du rouge et or. Plus besoin d'introduction entre les deux, plus besoin de se présenter, Stefan et Nathanaël se connaissait déjà suffisamment pour se passer de ces salamalecs inutiles. « Heureusement tu es au-dessus de tout ça et que ça te fait rire de voir Hemingway se faire défoncer la gueule. Bravo le mec mature et intelligent. Vraiment. » Stefan le méprisait d'autant plus qu'il se sentait con d'avoir été trompé comme une merde et surtout d'y avoir foncé dedans. Par Merlin. Stefan cracha droit devant lui, pile sur Nathanaël, le coup était parfaitement calculé, il le méritait ce salaud. Les yeux noirs, l'air énervé au possible, oh oui, la bagarre allait être longue. Il ne méritait que cela. « Bien fait. » lança le vert et argent avec haine.

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MessageSujet: Re: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Lun 3 Mar - 0:07

Le son de ta voix ta façon de marcher,
tout, tout en toi me donne la nausée
Stefanaël

Nathanaël regardait de loin l'objet de ses convoitises, même si l'objet en réalité s’avérait être une personne. Il avala durement sa salive, forcé d'admettre qu'il ressentait bien plus que du désir pour la femme qu'il était en train d'observer depuis cinq bonnes minutes. Passant doucement sa langue sur ses lèvres, il ferma les yeux en soupirant fortement, s'attirant le regard des autres élèves assis à sa table. Le Gryffondor rangea rapidement ses affaires et se leva. Être au beau milieu de la bibliothèque ne l'aidait pas du tout à se concentrer, bien au contraire. Et avoir Bryonia Dante en face de soi n'aidait pas non plus. Le mouvement lui fit d'ailleurs relever la tête. Elle lui sourit et lui adressa un léger signe de main. Il lui sourit en retour même si celui-ci sonnait faux, puis contourna la table qui les séparait pour déposer un baiser sur sa joue. Balançant son sac sur son épaule, il marcha tranquillement vers la sortie, la tête pleine de questions et d'interrogations. Depuis quelques jours, il ne se sentait plus vraiment le même, et il ignorait si c'était de bonne augure ou pas. Il avait l'impression qu'il allait faire une connerie, mais depuis qu'Anthony lui avait conseillé d'être plus égoïste et de ne penser qu'à ce qu'il voulait lui en priorité, il n'arrêtait pas de se demander s'il n'allait pas simplement l'écouter. Cela ne servait à rien de tergiverser trois plombs sur tout cela. Il fallait agir, et vite, avant qu'il ne soit trop tard. Avant que son italienne tombe dans les bras d'un autre abruti. Mais même si le jeune homme était à Gryffondor, sur ce point là, il manquait cruellement de courage et de franchise. Mais bon, un jour ou l'autre, il finirait bien pas y arriver. Mais pas aujourd'hui en tout cas. Il traversa la bibliothèque et poussa la porte pour sortir. Une fois dehors, il regarda ses mains. Elles tremblaient. Que se passait-il ? Il déplia ses doigts et les replia doucement. Le stress, c'était ça. Quoi ? Nathanaël Crickson était stressé ? C'était du grand n'importe quoi tout cela. Il avait peut-être besoin de nouveaux médicaments ? Il ne savait pas trop. Il se sentait vraiment bizarre depuis quelques jours et craignait de voir réapparaître les signes précurseurs d'une nouvelle crise. Par précaution, il se dirigea vers l'infirmerie, on ne savait jamais. Il y avait peut-être moyen d'avancer sa séance hebdomadaire avec sa psy à aujourd'hui ? Il pouvait toujours demander après tout, souvent, on ne lui refusait rien. Mais depuis que les anciens infirmiers Lupin et Weasley avaient été 'renvoyé' si on pouvait dire cela comme ça, il n'avait plus trop la même chance. Les nouveaux mangemorts qui avaient été nommé à ce poste étaient, selon Nathanaël, de totales incompétents incompréhensibles n'ayant absolument aucune empathie. Difficile lorsqu'on côtoie des malades tous les jours... Arrivé au bout du couloir, il plissa les yeux, reconnaissant Durden. Stefan tiens. Il se rendit compte qu'il ne lui avait pas parlé depuis un bail. Depuis leur dernière altercation en réalité. On ne pouvait pas dire qu'il lui avait manqué, parce qu'un gros con comme lui ne pouvait décemment pas manquer à un dieu de la trempe de Nathanaël, cela allait sans dire. Il bailla et allait rentrer dans l'infirmerie lorsque la présence de Jude Hemingway attira son attention. Ah oui, pauvre petit gars, il n'avait rien demandé, mais malheureusement, Eden l'aimait. D'ailleurs, comment pouvait-elle aimer ce demi-portion ? C'était ridicule. Stefan l'avait bien laminé en tout cas, car il avait l'air d'être dans un état déplorable. Durden s'approcha de lui, et Nathanaël allait lui demander si tout cela était vraiment nécessaire (après tout, le gosse n'y était pour rien, il n'avait sans doute jamais rien fait pour qu'Eden tombe amoureux de lui) mais il n'en eut pas le temps, car le Serpentard déclara :  « Sale con, comment as-tu osé ? Le gamin t'a vu sa tronche ? C'est uniquement de ta faute et... » Oser quoi ? Sa faute ? Il lui cassait la gueule et c'était sa faute ? Il délirait le pauvre mec ? Il avait pris un coup sur la tête ou bien ? Nathanaël, en tout cas, ne comprenait absolument rien. Il pointa son index sur lui en disant : « Tu ne paies rien pour attendre, ce soir, vingt et une heures, à la salle des trophées... » lança-t-il avant de s'en aller, emmenant le petiot à l'infirmerie, laissant le jeune Gryffondor encore plus troublé. Il ne manquerait pas le rendez-vous, soyez-en certain... Il devait comprendre impérativement ce qu'il se passait. Bref, cette histoire lui avait retirer l'envie d'aller à l'infirmerie en tout cas. Il rebroussa chemin, tervigersant sur le chemin, se demandant ce que Durden avait bien voulu dire par 'c'est ta faute'. Nathanaël était quelqu'un qui culpabilisait très rapidement pour n'importe quoi, dès que cela touchait à son intégrité. Bien sûr, il en avait rien à foutre de briser le cœur de pauvres demoiselles en mal d'amour, ça, cela ne lui posait aucun problème de morale ni de conscience. MAIS, qu'on lui dise qu'on avait défoncé la tête d'un gamin par sa faute, il avait du mal à l'encaisser. Il n'était pas un monstre. Certes, il avait des mœurs légers et était volage, mais il était néanmoins loyal et fidèle en amitié, et il avait des principes de base. On ne touchait pas aux femmes, on ne touchait pas aux gamins et aux gosses. Ce n'était pas bien compliqué.

Il flâna jusqu'à l'heure du rendez-vous, curieux. Il y avait pensé tout le reste de la journée, cogitant sur la raison du brusque changement de comportement de Durden. Il sortit discrètement de sa salle commune et descendit les escaliers jusqu'à la salle des trophées. Il avait un peu d'avance, alors il s'assit, attendait patiemment que son « ami » arrive. Ami, à ce mot, Nathanaël ricana intérieurement. On ne pouvait pas vraiment dire que les deux compères soient amis, c'était même tout le contraire. Ils se détestaient purement et simplement. Bon, ces derniers temps, on pouvait dire qu'ils se toléraient, étant donné le pacte qu'ils avaient conclu il y a quelques semaines. Stefan arriva quelques minutes plus tard. « Tant mieux, t'es pas en retard. » Nathanaël croisa les bras autour de sa poitrine et demanda : « Bon, qu'est-ce qu'il se passe ? » Il n'eut même pas le temps d'entendre la réponse car le poing du Serpentard atterrit avec brusquerie sur la joue du Gryffondor. Surpris, il recula sous le choc et porta immédiatement sa main à sa joue sans doute rosie par le coup. Il ne comprenait rien du tout là. C'était quoi le délire ? Qu'est-ce qu'il lui prenait à l'autre débile là ? Il avait craqué son slip ou quoi ? Il avait besoin de se défouler et il n'avait trouvé personne d'autres que lui pour ça ? « Heureusement tu es au-dessus de tout ça et que ça te fait rire de voir Hemingway se faire défoncer la gueule. Bravo le mec mature et intelligent. Vraiment. » Il haussa les sourcils, toujours absolument dans le flou. Il allait répliquer lorsque Stefan lui cracha dessus, totalement volontairement. Il était énervé, et Nathanaël l'était aussi maintenant. On ne crachait pas au visage de Nathanaël Crickson sans en payer le prix. « Bien fait. » Rapidement, le jeune homme riposta. Qu'est-ce qu'il croyait ce con ? Qu'il allait se laisser insulter et se laisser taper sans rien faire ? Il frappa Stefan à l'abdomen avec toute la force dont il était capable. « Mais qu'est-ce qu'il te prend putain ! T'es MALADE! » Il ne comprenait plus grand chose. Même rien du tout en réalité. Stefan essayait-il de justifier le fait qu'il ait fait une connerie en rabattant la faute sur Nathanaël ? C'était sans doute ce qu'il tentait de faire. « TU as pété la gueule de ce pauvre gamin qui n'avait rien demandé et tu viens me demander des comptes ? Excuse-moi, t'es pas trop logique dans ta tête ! » Le poing de Nathanaël s'écrasa rapidement sur l'œil de Durden. Il avait l'impression de revenir en arrière, de revenir à l'époque où seuls la bagarre et les coups pouvaient changer les choses. Il recula un peu, il voulait parler aussi. Il voulait comprendre pourquoi Durden lui faisait ça. « J'ai respecté ma part du contrat bordel ! J'AI PLUS TOUCHÉ A TA MEUF, j'ai mené ma petite enquête pour TA gueule et c'est comme ça que tu me remercies ? TROP SYMPA ! » C'est clair que Nathanaël s'était vraiment cassé la tête pour lui. Pour qu'il laisse Bry tranquille, il avait vraiment tout fait. Il avait surveillé Eden, il l'avait surveillé, suivant des yeux les regards insistants de la jolie Gryffondor vers la table des Serpentard, et il avait conclu qu’Hemingway était la cause de tout cela. Alors pourquoi Durden-l'imbécile l'attaquait-il ? L'incompréhension pouvait se lire aisément sur le visage de Nathanaël. Il pointa un doigt accusateur vers son interlocuteur en gueulant :  « PARCE QU'EN PLUS D’ÊTRE CON, TU RESPECTES PAS TES ENGAGEMENTS ? »

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MessageSujet: Re: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Ven 7 Mar - 6:52

Tu as de l'esprit mais tu n'as que ça !
Tu n'es qu'un bouffon un poète raté
Stefanaël


La haine que Stefan vouait à Nathanaël n’était pas naturelle. Ces deux gars avaient tout pour être potes, ils étaient sensiblement égaux. Deux débiles amoureux sans s’en rendre compte, deux gamins séducteurs au possible, deux idiots qui choisissaient les poings. Voilà pourquoi le vert et argent était ravi de voir que son ennemi était là à la bonne heure et pourquoi il le frappa sans plus attendre. Ce n’était pas comme cela qu’on réglait les problèmes et normalement il n’avait plus besoin de frapper qui que ce soit après la raclée que Jude s’était pris quelques heures plus tôt, mais on ne refaisait pas Stefan. Le vert se défoula donc avec une certaine modération sur le septième année. Il ne frappa qu’une seule fois, ne cracha qu’une seule fois, mais c’était bien suffisant. La suite de l’attaque se ferait verbalement. « Mais qu'est-ce qu'il te prend putain ! T'es MALADE! » La réponse du brun ne se fit pas attendre. Ils avaient réellement un caractère semblable tous les deux, ils aimaient bien s’en foutre bien la tronche, alors ils réagissaient toujours au quart de tour. Nathanaël, qui semblait perdu, essaya de reprendre. « TU as pété la gueule de ce pauvre gamin qui n'avait rien demandé et tu viens me demander des comptes ? Excuse-moi, t'es pas trop logique dans ta tête ! » L’œil se Stefan se ferma sous le choc du coup lancé par le rouge et or. « Putain de merde, ça nique. » ne put s’empêcher de penser le châtain foncé -aux reflets encore un peu roses (ok on s’en fout)- avec douleur. Certes, il l’avait cherché et mérité, mais ça ne changeait rien à la douleur ressenti. Les regrets sont d’autant plus amers quand ils sont justifiés. Stefan inspira un bon coup et secoua la tête pour se remettre les idées en place. Tel un boxer prêt pour l’attaque, il sautillait sur ses jambes. Il n’ouvrit pas la bouche, il savait que couper la parole au grand Daudet ne l’aiderait pas, il attendit qu’il finisse tranquillement ses dires et là, il se lâcherait à nouveau. Comme si c’était Nathanaël qui avait raison. Pff. Laissez-le rire ! Stefan savait toute l’histoire, il était au courant de tout, c’était fini, on ne l’aurait plus comme ça. « J'ai respecté ma part du contrat bordel ! J'AI PLUS TOUCHÉ A TA MEUF, j'ai mené ma petite enquête pour TA gueule et c'est comme ça que tu me remercies ? TROP SYMPA ! » Stefan leva les yeux au ciel en soupirant, croyait-il l’avoir fait pour lui ? Comment pouvait-il lui mentir en face ? Nathanaël était, finalement, bien plus futé qu’il n’en avait l’air. C’était toujours un bon point à savoir. Le vert et argent sentait qu’il allait enfin pouvoir répondre à cette espèce de bouse parlante qui ne desserrait les dents que pour l’insulter alors qu’il venait de faire bien pire. « PARCE QU'EN PLUS D’ÊTRE CON, TU RESPECTES PAS TES ENGAGEMENTS ? » hurla-t-il en pointant son gros doigt face à Stefan. Cela rempli le vert de rage. Quel idiot imbécile -oui les deux-, comment pouvait-il se regarder en face ? Mais malgré tout, même si Stefan critiquait beaucoup le rouge, il était intérieurement satisfait qu’il ne le frappe que peu. Il avait suffisamment utilisé ses points pour aujourd’hui. De plus, une nouvelle sensation le déstabilisait, il n’avait pas l’habitude de sentir les remords lui nouer le ventre. « Connard. T’es sérieusement un connard. » Stefan recula de quelques pas en se formant un air déçu sur son visage. « Tu vois, déjà de base je te kiffais pas, mais là, je tombe des nues. Ya des règles à respecter et tu vois MOI je les ai toutes respectées. C’est bien beau ce que tu dis, mais tu devrais te sentir con là. A m’insulter et à douter de moi, alors que tout vient de toi, tu me dégoûtes. » Stefan était sincère cette fois-ci, il n’avait aucun comptes à rendre à ce con, mais il aurait bien aimé que leurs relations s’améliore. Il s’appuya nonchalamment contre le mur. « Je sais que ça te dégoûte parce que je ressens la même chose, alors par respect, parce que tu vois mec, moi j’en ai, je ne te détaillerais rien. Mais putain elle me manque Bry et je t’assure que je ne me suis même pas approchée d’elle une seule fois. Tu n’as pas touché Eden, je t’en remercie… mais pour le reste. Sale con. » Il n’avait que cela à la bouche, connard, con, enculé. Pas qu’il soit particulièrement vulgaire d’habitude, mais cette fois-ci, ça sortait tout seul. Il inspira longuement, c’était étrange cette situation. On aurait dit que Nathanaël attendait une explication alors qu’il était la cause du mal. Putain, qu’est-ce qu’il jouait bien ce con. Franchement, fallait l’inscrire pour le cinéma moldu, ça plairait à tout le monde et Stefan en serait débarrassé enfin. « Je ne sais pas à quel jeu tu joues, mais ce  n’est peut être pas moi le plus malade des deux, je te promets. » Il plongea son regard dans celui du jeune homme et le soutiens avant de continuer. « Ton petit effet t’a fait plaisir ? Non parce que tu voulais te venger de Jude ? Je ne sais même pas ce qu’il te doit le gamin, mais il n’y est pour rien. Tu sais qu’il la connait très bien, enfin il voit qui elle est. Elle a déjà discuté avec plusieurs fois, assez pour savoir qu’elle le considère comme son petit frère. Ils ont parlé de ses histoires de cœur déjà. Alors me faire croire qu’elle était amoureuse d’elle, c’était bas. Vraiment bas. Et nul. » Stefan serra les poings et d’un regard mauvais il avertit le rouge et or. « Donc maintenant tu vas m’expliquer quel est ton problème avec Jude et tu vas devoir me passer sur le corps pour toucher au moindres de ses cheveux parce que je le protège maintenant. » Stefan, le grand justicier, mais oui, allez nous faire croire d’autres conneries ailleurs maintenant. Le brun ne se rendait même pas compte de tout ce qu’il pouvait sortir à la minute comme imbécilité, mais il était tellement différent depuis qu’il se sentait mal pour quelqu’un d’autre que lui, que c’en devenait étrange.

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Dernière édition par Stefan K. Durden le Lun 31 Mar - 1:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Dim 30 Mar - 11:54

Le son de ta voix ta façon de marcher,
tout, tout en toi me donne la nausée
Stefanaël


Nathanaël ne comprenait pas. En réalité, il ne comprenait rien, absolument rien. Pourquoi Stefan lui en voulait-il à ce point ? Il avait fait ce qu'il devait faire, il avait espionné Eden pour lui, il avait fait ce qu'ils avaient tout les deux convenus. Pourquoi n'était-il pas content ? Il n'y avait aucune logique dans tout cela, absolument aucune. Il était dans une colère folle. La rage qui l'animait était réelle, et ne pas savoir la raison pour laquelle il l'était rendait le jeune Gryffondor confus et totalement perdu. Pour une fois, il n'avait rien fait. Pour une fois, il était innocent, réellement innocent. Il fallait l'avouer, Nathanaël n'était pas le dernier à chercher la bagarre, mais lorsqu'on venait le chercher, c'était parce qu'il l'avait mérité, parce qu'il avait baisé la copine d'un mec ou sa sœur ou sa meilleure amie, ou peu importait, vous avez compris l'idée. Mais jamais on ne l'avait frappé pour rien. Parce que tout d'abord, celui qui faisait ça s'exposait à de grandes conséquences. Il n'était pas un novice lorsqu'il s'agissait de frapper, de taper et de donner des coups biens placés, alors les personnes avec lesquelles il se battait n'en ressortaient pas indemne, alors il fallait le vouloir et avoir une bonne raison. Et pour le moment, la seule chose qui importait pour le jeune homme, était de comprendre celle de Stefan Durden. Alors qu'il le regardait, il avait l'impression de déceler dans son regard une once de culpabilité. Pourquoi cet abruti avait cet air là dans les yeux ? Que regrettait-il à ce point pour venir lui péter la gueule ? « Connard. T’es sérieusement un connard. Tu vois, déjà de base je te kiffais pas, mais là, je tombe des nues. Ya des règles à respecter et tu vois MOI je les ai toutes respectées. C’est bien beau ce que tu dis, mais tu devrais te sentir con là. A m’insulter et à douter de moi, alors que tout vient de toi, tu me dégoûtes. » Plaît-il ? Le discours de Stefan était obscur et incompréhensible. Nate avait l'impression qu'il divaguait. Tout cela n'avait absolument aucun sens : aucun. Il les avait respecté les foutues règles non ? Il avait cessé de voir Eden, ce qui en passant n'avait pas été très difficile puisqu'ils n'étaient sortis ensemble que pour rendre jaloux un certain garçon dont Nate ignorait d'ailleurs toujours l'identité. Enfin, pour lui, c'était Jude, étant donné qu'Eden le regardait à chaque fois qu'il était assis à la table des Serpentard. Mais bref, il avait mis un terme à leur pseudo-relation qui ne rimait à rien, et depuis, ils avaient retrouvé tous les deux leur relation d'antan : une amitié légère sans prise de tête. Alors pourquoi Stefan venait lui demander des comptes ? C'était quoi le délire ? « Mais qu'est-ce que tu me dis ? D'où je te dégoûte ! Ta gueule espèce d'enfoiré ! » Stefan s'appuya contre le mur, et Nathanaël resta à une distance raisonnable de lui. Il n'avait pas envie de se battre car il n'avait pas encore de bonnes raisons pour le faire. Peut-être qu'après, il pourrait s'y donner à cœur joie, mais pour le moment, trop de questions se bousculaient dans sa tête pour qu'il puisse pleinement s'y adonner. « Je sais que ça te dégoûte parce que je ressens la même chose, alors par respect, parce que tu vois mec, moi j’en ai, je ne te détaillerais rien. Mais putain elle me manque Bry et je t’assure que je ne me suis même pas approchée d’elle une seule fois. Tu n’as pas touché Eden, je t’en remercie… mais pour le reste. Sale con. » Mais de quoi il parlait cet abruti ? De quoi il parlait ? Il ne comprenait pas. « Mais de quoi tu me parles là putain ? Je comprends rien. C'était le deal, j'ai fait ce qu'on avait dit ! » Encore heureux que cet enfoiré n'avait pas retouché à Bry, parce que sinon, il lui aurait de nouveau démonté sa petite gueule de connard, et il l'aurait bien regretté. Depuis qu'il avait appris l'aventure de son italienne avec Durden, un sentiment absolument nouveau était apparu dans sa vie : la jalousie. Il n'arrivait pas à concevoir le fait que quelqu'un la touche. Avant cela, il pétait la gueule des petits amis de Bry parce qu'ils n'étaient tout simplement pas assez bien pour elle, pas parce qu'il était jaloux. Enfin, il croyait ?  « Je ne sais pas à quel jeu tu joues, mais ce  n’est peut être pas moi le plus malade des deux, je te promets. » C'était une allusion à sa psychose ça ? C'était pas très loyal et pas très classe de sa part pour le déstabiliser. Nate serra les poings avec force et puisa dans toutes ses ressources pour ne pas se jeter sur lui et le défoncer. « Ton petit effet t’a fait plaisir ? Non parce que tu voulais te venger de Jude ? Je ne sais même pas ce qu’il te doit le gamin, mais il n’y est pour rien. Tu sais qu’il la connait très bien, enfin il voit qui elle est. Elle a déjà discuté avec plusieurs fois, assez pour savoir qu’elle le considère comme son petit frère. Ils ont parlé de ses histoires de cœur déjà. Alors me faire croire qu’elle était amoureuse d’elle, c’était bas. Vraiment bas. Et nul. » PARDON ? PARDON ? La mâchoire de Nathanaël se décrocha, bouleversé. Il commençait à comprendre. ERREUR. Il avait fait une erreur. C'était la seule hypothèse qui prévalait, même si son esprit refusait d'admettre qu'il avait pu se tromper. Il n'avait rien contre Jude, il ne le connaissait pas du tout. Il ne lui avait jamais vraiment parlé. Peut-être une fois lors d'une réunion avec les obscurs, mais c'était tout, rien de plus. « Donc maintenant tu vas m’expliquer quel est ton problème avec Jude et tu vas devoir me passer sur le corps pour toucher au moindres de ses cheveux parce que je le protège maintenant. » Stefan en mode grand héros, c'était même pas crédible. Mais quoi qu'il en soit, Nathanaël baissa doucement les yeux vers le sol. Il fouilla dans sa poche arrière et en sortit une cigarette qu'il alluma aussitôt : « Stefan le justicier, le sauveur des pauvres gamins opprimés, quelle grosse marrade. » Il ricana bêtement, mais ajouta rapidement, de peur qu'il ne se jette sur lui pour le frapper : « J'ai rien contre le gamin, comme tu l'appelles. Tu m'as demandé d'enquêter, c'est ce que j'ai fait. J'vois pas pourquoi tu me pètes un câble comme ça. D'après ce que tu me dis, j'ai fait une erreur. Ok. Je me suis trompé. » La culpabilité l'envahissait peu à peu, mais il ne l'admettrait pas. Et puis, après tout, il n'était pas l'instigateur de la merveilleuse idée de Stefan Kit Durden de péter la gueule d'un pauvre gosse de tout juste quinze ans. « Mais tu sais, si t'avais été un peu plus intelligent, tu aurais vérifié la source avant de lui casser son nez et le reste de ses os. » Il tira sur sa cigarette de nouveau, et fixa Stefan dans le blanc des yeux : « T'es qu'un abruti. » Néanmoins, il ajouta rapidement : « J'en suis un moi aussi. Je suis désolé, vraiment désolé, je savais pas. Je me suis trompé, je pensais vraiment que c'était lui, sincèrement. » Inquiet, il demanda dans un murmure, comme si le dire à voix basse atténuerait la chose : « Il va bien ? Jude. Il va bien? » Ils étaient pitoyables. Tout deux rendus à se tourmenter et se préoccuper de l'état de ce gamin. R-I-D-I-C-U-L-E.

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MessageSujet: Re: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Lun 31 Mar - 2:30

Tu as de l'esprit mais tu n'as que ça !
Tu n'es qu'un bouffon un poète raté
Stefanaël


La haine, la haine, c'est le courage qui manque aux lâches La haine, la haine... La sœur de l'amour mais qu'on cache. Stefan ressentait une haine viscérale pour le rouge et or et ce n’était sûrement pas un manque de courage. Rien n’était de sa faute, jamais. Et là il avait une raison de le prouver : Nathanaël l’avait fait tourner en bourrique. Pour de bon et cette fois-ci Stefan ne lui pardonnerait pas. C’était étrange qu’il soit plus prêt à ne pas lui en vouloir alors qu’il avait touché Eden, mais peut être le fait que Nathanaël se moque ouvertement de lui l’avait encore plus blessé. Ou alors c’était l’accumulation des deux ? Eden, la pureté de sa vie, il ne pouvait pas se permettre de la laisser aux mains d’un sombre connard. Plus jamais elle n’approcherait Nathanaël, ah ça c’était sûr. Le brun plongea son regard ivre de colère dans celui du rouge et or qui semblait perdu. « Mais de quoi tu me parles là, putain ? Je ne comprends rien. C'était le deal, j'ai fait ce qu'on avait dit ! » Le vert avait envie de rire tellement c’était mal joué. Ou plutôt tellement ça l’était bien. Il mimait parfaitement l’air du débile qui ne comprenait rien. Stefan était à cran, il avait envie de lui exploser la tête contre mur. Tout de suite pourtant il se retint. Il valait mieux finir d’abord et frapper ensuite, d’ailleurs le rouge ne semblait pas sur le point de se battre. De se défendre oui, mais il n’avait pas l’air d’en avoir besoin comme le vert et argent. Se battre était devenu sa seconde peau, il se réfugiait dans les combats pour échapper à la réalité. Une réalité bien trop dure, il n’aimait pas ce qu’il découvrait. Ses possibles sentiments, sa fragilité d’homme abandonné de tous, il avait besoin de faire autre chose. Voilà pourquoi il bossait beaucoup en ce moment. Certes il se cachait dans sa piaule, dans la bibliothèque, partout où il pouvait et le reste du temps il frappait. Personne ne lui posait de question, personne ne s’inquiétait plus pour lui et tant mieux. Stefan avait besoin d’ami, il avait besoin d’aide, mais il ne pouvait en demander. Il était trop orgueilleux pour cela. Il ferma les yeux et raconta à Nathanaël toute l’histoire. Cracher sur le rouge et or l’aidait à décharger le poids de ses épaules. Il n’était pas fier d’avoir battu ce petit. Pas fier de lui avoir laminé la face, vraiment, il fallait qu’il grandisse, c’était urgent. Il se tut, il avait terminé son monologue. « Stefan le justicier, le sauveur des pauvres gamins opprimés, quelle grosse marrade. » Stefan écarquilla les yeux, c’était tout ce qu’il avait à dire ? Il serra les poings, Nathanaël n’avait pas terminé et le vert ne se doutait pas que ce serait pire. Il allait sûrement continuer, le brun était prêt à lui refaire le visage. « J'ai rien contre le gamin, comme tu l'appelles. Tu m'as demandé d'enquêter, c'est ce que j'ai fait. J'vois pas pourquoi tu me pètes un câble comme ça. » Un rire méchant s’échappa de sa gorge et il le coupa en lançant, avec un air mauvais.  « Oh tu ne vois vraiment pas ? Pauvre chou. » La rage remontait dans sa gorge, l’adrénaline qui le parcourait avant une baston était en train de circuler dans ses veines. Des fourmilles étaient en train de le démanger. Oh il avait hâte. « D'après ce que tu me dis, j'ai fait une erreur. Ok. Je me suis trompé. » Et toute l’attention, l’excitation, tout retomba soudainement. Bam. Comme si un ballon était gonflé à bloc, prêt à s’envoler et qu’il explosait. Nathanaël s’était excusé ? Depuis quand les gens s’excusaient pour si peu. Le rouge et or aurait dû en profiter pour crier à l’injustice, pour le démolir en se moquant de lui. Il aurait dû aller voir Eden et lui montrer quel meilleur ami merdique il avait … mais non, il s’excusait. Stefan tomba des nues. Lui avait temps de mal à prononcer ces petits mots et ils étaient sortis chez Nathanaël, peut être pas facilement, mais ils volaient autour d’eux maintenant. Les yeux écarquillés, Stefan n’y croyait pas. Et si c’était un piège ? Et si Nathanaël ne cherchait qu’un autre moyen de se venger ? Le brun ne savait plus quoi penser, est-ce que cela ne signifiait pas tout simplement que le rouge et or était juste supérieur à lui ? Qu’il avait de la maturité et du recul ? Qu’il était mieux dans sa peau ? Stefan baissa la tête, non pas pour lui donner raison, mais pour arrêter de voir les yeux de Nate. « Mais tu sais, si t'avais été un peu plus intelligent, tu aurais vérifié la source avant de lui casser son nez et le reste de ses os. » Intelligent ? Alors qu’il lui avait juste fait confiance ? Ok, il en avait besoin en réalité, il voulait juste frapper sur quelqu’un, au début il n’avait pas cherché à connaître l’identité du gamin, juste il voulait se défouler les poings. « T'es qu'un abruti. » Avant même que Stefan ne puisse répondre et l’insulter, Nathanaël avait repris la parole. « J'en suis un moi aussi. Je suis désolé, vraiment désolé, je savais pas. Je me suis trompé, je pensais vraiment que c'était lui, sincèrement. » Et voilà qu’il s’excusait encore, il semblait trop sincère pour jouer un jeu. Alors depuis le début il ne savait vraiment pas ? NON. Stefan ne pouvait pas le croire, le rouge et or allait lui rire au nez en voyant combien il était facilement tombé dans le piège. Ce n’était pas possible. Il ouvrit la bouche pour répliquer n’importe quoi, comme ‘tu as bien faillit m’avoir mais non’ sauf qu’il n’eut pas le temps. Une fois de plus Nathanaël le questionna, mais cette fois-ci sa voix était un murmure, c’était doux, c’était vrai. « Il va bien ? Jude. Il va bien? » Il n’en n’avait rien à faire du gamin, pourquoi s’en inquiéterait-il ? Pff. Pourtant tout était en train de tourner à une vitesse folle dans la tête du brun, les neurones s’activaient, les messages étaient transmis. « Tu es sérieux là ? » L’agressivité de sa voix s’était ternie. Si on cherchait, on la sentait encore. Mais l’hésitation prenait le dessus, Stefan commençait à se remettre en question. Mieux valait tard que jamais. « Tu t’es trompé ? Mais putain de merde j’aurai pu le tuer. Et … ok oui, c’est pas de ta faute. Fin, j’ai cru que tu savais. Qu’Eden t’avait dit. Fin, je. Merde. » Stefan se mit une main sur le visage, il était confus dans ses paroles, confus dans ses gestes. Il soupira et s’assit sur une table. Il ne savait plus quoi faire. « Non, il va mal. Je l’ai défoncé. Et ces connards de mangemorts ne servent à rien. Il lui aurait mis de l’alcool sur le visage pour le nettoyer si je n’avais pas été là. Je m’en suis occupé, du mieux que j’ai pu, mais putain, j’suis pas médecin moi. Je frappe, je ne guéris pas. Merde, Victoire me manque. Elle savait faire elle. » C’était la première fois qu’il critiquait consciemment les mangemorts, lui qui voulait les rejoindre, c’était absurde. Seulement la vérité reprenait le dessus et il devait reconnaître que si pour tuer ils étaient des as, pour guérir ils étaient mauvais. Tiens, sûrement pour cela que Stefan pourrait les rejoindre. « J’suis vraiment un abruti ? » C’était une question de rhétorique, Stefan connaissait la réponse. « De toute manière toi aussi, merde mais j’en suis arrivé où pour frapper les gamins. Putain, j’ai raté quoi dans ma vie ? Et ne dis pas tout d’un air moqueur. » La conversation tournait, est-ce qu’ils allaient finir par devenir pote ? Ils n’étaient plus des gamins qui se disputent pour un rien ou qui ont besoin d’être habillé dans les mêmes marques pour s’apprécier. Ils étaient grands maintenant, ils étaient au-dessus de tout cela. Stefan repensa à Jude et à son visage amoché. « Sérieusement, je… » c’était maintenant qu’il devait le dire. C’était l’instant rêvé pour s’excuser, mais c’était trop dur. « J’ai mal agis, avec toi. Je suis… j’espère que tu feras preuve de maturité et que tu ne m’en voudras pas toute ta vie. » Voilà qu’il retournait la chose de façon de se moquer de lui. Sérieusement, quel était son problème ? Pourquoi n’y arrivait-il pas ? Ce n’était pas si dur. « Non sérieux, désolé. » C’était sorti, comme ça. Il leva les yeux vers le rouge et or. Un mot qui changeait tout dans sa vie, mais qui pour l’autre n’avait que très peu d’impact. Se rendait-il compte de tout ce par quoi il avait dû passer pour les sortir ? Sûrement pas. Les gens de sa trempe ne devait pas comprendre pourquoi c’était si dur à dire.

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MessageSujet: Re: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Mer 7 Mai - 8:40

Le son de ta voix ta façon de marcher,
tout, tout en toi me donne la nausée
Stefanaël


«  Oh tu ne vois vraiment pas ? Pauvre chou. » Nathanaël fronça les sourcils, une fois de plus. Tout cela frisait la bêtise. Il nageait dans un délire bien plus grand que lui et ne comprenait pas bien ce que lui reprochait Stefan. Même pas du tout en réalité. La vérité était simple : il était paumé, perdu, décontenancé. La première fois que le Serpentard était venu le chercher, il avait une bonne raison. Mais celle pour laquelle il était là à cet instant précis lui échappait complètement. Totalement. Et puis l'autre qui l'appelait pauvre chou, nan mais sérieux, pour qui se prenait-il ? Nathanaël serra les poings, et sentit tout son corps se tendre, prêt à riposter en cas d'attaque. Il n'avait pas envie de se battre aujourd'hui, surtout qu'il avait promis à Bry de ne plus le faire (même si sérieusement, il était certain qu'il allait bientôt devoir rompre cette promesse), mais Stefan semblait tellement furieux qu'il n'aurait peut-être pas d'autre choix que de se défendre. Durden avait peut-être encore envie qu'il lui donne un coup bien placé dans les bijoux de famille ? Peut-être, peut-être pas, mais en tout cas, il ne resterait pas sans rien faire si l'idée lui prenait d'engager le combat.

Quelques phrases échangées lui firent comprendre la raison de la venue du garçon. Jude Hemingway. Le petit serpentard dont Eden s'était épris. D'ailleurs, apprendre cela l'avait un peu bouleversé. Comment un joli brin de fille comme la Gryffondor pouvait-elle bien avoir des sentiments pour un petit gringalet comme Jude ? Désormais, la réponse était claire : elle n'en avait pas. La honte et la culpabilité s'emparèrent de l'esprit du jeune Crickson lorsqu'il comprit son erreur. Ce n'était pas possible. Il n'avait pas pu se tromper. Il n'avait pas pu commettre une faute aussi grave. Péter la gueule aux petits amis de Bry était une chose, mais qu'un gosse se fasse démonter à cause de lui en était une autre. C'était peut-être pas évident comme ça, mais oui, Nathanaël avait un cœur derrière le masque de froideur et de fausse impertinence qui le caractériserait si bien et qu'il s'évertuait à porter en toutes circonstances. Il commença à se triturer les doigts, signe évident de son mal être. Il sentait même la panique envahir ses muscles, preuve qu'il perdait le contrôle. Cela lui arrivait parfois en situation de stress, lorsque les médicaments ingérés ne suffisaient plus à réguler son taux d'anxiété. Il espérait seulement que Stefan ne le remarque pas. Il n'aimait pas trop qu'on remarque qu'il était différent des autres, même si tout le monde le savait très bien : il n'était pas normal, il était malade, et son esprit fonctionnait différemment de celui du commun des mortels, mais il avait appris à vivre avec et à s'en contenter. Cependant, ce n'était pas pour autant que c'était simple et facile. C'était un combat de chaque instant, bien au contraire. « Tu es sérieux là ? » Il n'y avait plus le moindre signe d'agressivité dans sa voix, on aurait plutôt dit de la résignation, et peut-être même un brin de stupéfaction. Bien sûr qu'il était surpris. Nathanaël qui s'excusait, c'était aussi rare que Voldemort dansant la samba sur la table des professeurs. « Oui. » répondit le jeune homme, tout simplement. Qu'y avait-il d'autre à ajouter à cela ? Rien, vraiment rien. Stefan passa la main sur son visage, et le Gryffondor reconnut dans ce geste une remise en question sévère, ainsi qu'une confusion qui semblait le prendre de court. « Tu t’es trompé ? » Nathanaël acquiesça de nouveau. Ça y est, il allait prendre conscience de la connerie qu'il avait faite, il allait lui faire sa fête.  « Mais putain de merde j’aurai pu le tuer. Et … ok oui, c’est pas de ta faute. Fin, j’ai cru que tu savais. Qu’Eden t’avait dit. Fin, je. Merde. » Ah bah non en fait. Ouf, le visage du beau gosse de Poudlard sera peut-être épargné ce soir. Il était peut-être le temps d'expliquer non ? Nathanaël ouvrit la bouche, puis la referma, cherchant ses mots : « Bah nan, je lui ai rien demandé... J'sais pas, j'me suis dis que t'aimerai pas que je lui dise que c'était pour toi, et si je lui avais demandé elle m'aurait demandé pourquoi je disais ça, et j'aime pas trop devoir mentir. Enfin, pas à elle quoi. » Il reprit : « Et puis, t'sais, je l'ai observé souvent, et j'ai vraiment cru que c'était lui. » Pauvre gosse, pauvre gamin, pauvre petit Jude. Il avait rien fait lui. Il n'avait rien à voir dans cette histoire et il s'était pris des coups pour rien. Bon. Il allait falloir tenter de se racheter maintenant. NATHANAEL et STEFAN les grands justiciers et les protecteurs du petit HEMINGWAY. Situation ridicule à souhait, on n'avait rarement vu pire en réalité. Il soupira doucement. Et demanda dans un quasi murmure de ses nouvelles. Il espérait vraiment que Stefan y avait été mollo. Mais une petite voix dans la tête du Gryffondor lui insuffla que l'espoir faisait vivre. Par expérience, il savait que lorsque Stefan se battait, il ne le faisait pas à moitié. Jude n'avait eu aucune chance, et ça, Nate en était pleinement conscient. Bon, au moins, il n'était pas mort. C'était déjà ça après tout. Il écouta son interlocuteur dire alors : « Non, il va mal. Je l’ai défoncé. » Se mordant doucement la lèvre, Nate ferma les yeux, cherchant un moyen d'ôter les images du cinquième année de son esprit. Il n'aimait pas trop avoir ça sur la conscience en fait. « Et ces connards de mangemorts ne servent à rien. Il lui aurait mis de l’alcool sur le visage pour le nettoyer si je n’avais pas été là. Je m’en suis occupé, du mieux que j’ai pu, mais putain, j’suis pas médecin moi. Je frappe, je ne guéris pas. Merde, Victoire me manque. Elle savait faire elle. » NAN. De l'alcool ? Ils sont cinglés ces mangemorts ou quoi ! Tombant de haut, Nathanaël demanda bêtement : « NAN ! T'es sérieux là ? Mais ils les ont eu où ces gars là ? Mais façon c'est n'importe quoi des mangemorts médicomages ! Des mangemorts c'est pas empathique et les médicomages doivent l'être quoi, il est con le dirlo là, il a foiré sur ce coup là. » Oulà, deux obscurs surpris en train de critiquer le régime actuel, c'était presque épique. « Elle me manque aussi. » avoua honteusement Nathanaël dans un murmure, tout en baissant la tête. Il fallait l'avouer, il passait de nombreuses heures à l'infirmerie ainsi qu'à Saint Mangouste à cause de sa maladie, et Weasley et Lupin avaient toujours su le mettre à l'aise et le calmer en cas de crise. Avec les nouveaux infirmiers médicomages, il avait vraiment l'impression d'être qu'une merde. Une merde qui ne méritait pas d'exister et qui pourrissait les rangs des futurs mangemorts avec son esprit tordu et malade. « Au moins, eux, ils ne me jugeaient pas... » déclara doucement le jeune homme. BREF. RIDICULE. Il fallait changer de sujet. Ils étaient tous les deux sur une pente savonneuse où ils risquaient de perdre un membre à chaque instant. Il ne fallait pas parler comme ça, pas ici, pas à Poudlard, pas dans cette école dirigée par le Lord, le seigneur des ténèbres, l'homme le plus maléfique qu'il existait.

Stefan rompit le silence en demandant : « J’suis vraiment un abruti ? » Un léger rire s'échappa de la bouche du septième année qui rétorqua : « Oh ça oui ! » Stefan continua : « De toute manière toi aussi, merde mais j’en suis arrivé où pour frapper les gamins. Putain, j’ai raté quoi dans ma vie ? Et ne dis pas tout d’un air moqueur. » Il le concédait, oui, il était un abruti lui aussi. Ils étaient pathétiques tous les deux. Sérieusement pathétiques. De vraies loques. « On est comme ça nous autres. On cogne, on réfléchit après. On a pas de cerveau, c'est tout. » La phrase de Stefan posa une question dans l'esprit de son camarade. C'est vrai que sur ce coup là, il n'avait pas vraiment assuré Durden. Depuis quand on s'en prenait aux gosses ? Jamais ça n'était arrivé à Nathanaël, mais il savait qu'il pourrait fort bien le faire. Il suffisait qu'un seul d'entre eux regarde d'un peu trop près son italienne pour qu'il perdre les pédales. Ça pouvait arriver à n'importe qui, lui le premier et il le savait. « Sérieusement, je… » C'était Nathanaël où Durden hésitait à parler ? « Bah vas-y, cause. » lui intima-t-il. « J’ai mal agis, avec toi. Je suis… j’espère que tu feras preuve de maturité et que tu ne m’en voudras pas toute ta vie. » Nathanaël avala sa salive de travers et toussa fortement, manquant de s'étouffer au passage. PUTAIN. Il avait mal entendu là. Il avait forcément mal entendu. Ce n'était juste pas possible. « Non sérieux, désolé. » ATTENTION ! AVIS A LA POPULASSE DE POUDLARD : STEFAN KIT DURDEN S'EXCUSAIT. Ça tenait tellement du miracle que Nate se sentit soudainement très con. Gardant le silence pendant ce qu'il lui sembla des heures, la bouche ouverte comme un poisson rouge, attendant de remettre un peu d'ordre dans ses idées avant de parler. « C'est que... Bah.. » Oui, il était décontenancé. Il avait toujours cru que Stefan était comme lui, qu'il était de sa trempe, qu'il ne s'excusait jamais en somme. Mais après tout, c'était Nathanaël qui avait commencé en se blâmant pour avoir accuser Hemingway pour rien. Stefan était-il réellement sincère ou bien se foutait-il de sa gueule ? C'était pas facile à discerner, mais même si la situation semblait trop irréelle pour être vrai, il y croyait. « J'ai mal agi aussi. » Putain, il comprenait Durden, c'était trop bizarre de dire ça. Ça sonnait tellement faux. Et pourtant c'était sincère. « Nan, j'ai franchement pas besoin de tes excuses moi. C'est moi qui devrait en présenter au gamin plutôt. On a eu des tords tous les deux sur ce coup là. » Il releva la tête et croisa le regard de Stefan. Penauds tous les deux, les mains dans les poches, se regardant dans le blanc des yeux, Nathanaël sourit : « On a vraiment l'air de deux gros cons là putain. » Il ajouta : « En fait, j'crois même qu'on en a pas seulement l'air, on est deux gros cons. » Comment en étaient-ils arrivés là finalement ? Le scrutant attentivement, faisant l'introspective du Serpentard, Nathanaël se demandait pourquoi ils se détestaient au final. Car si on creusait un peu dans leurs histoires personnelles, on se rendait compte qu'ils se ressemblaient plus qu'ils n'avaient voulu se l'admettre.  Ils se ressemblaient beaucoup. Tous deux étaient prêts à n'importe quoi pour le sourire d'une fille en particulier. Eden pour l'un, Bry pour l'autre. Eden... Tout à coup, tout devint clair pour Nathanaël. Soudainement, sans crier garde, Nate dit : « Eden, tu l'aimes. » Ce n'était pas une question. C'était une affirmation. Pauvre petit Jude. La jalousie maladive de Stefan envers la rouge et or l'avait emporté sur tout le reste. « Tu l'aimes vraiment. » Nate s'approcha de lui, et lui donna une bonne accolade dans le dos en soupirant : « Pas de bol mon gars. L'amour, ça rend crétin. » Puis, avec une élégance même, il ajouta : « Et en plus, ça te paralyse la bite. » Nate n'avait pas souvent été amoureux. Pour ainsi dire, jamais. Enfin, il ne savait pas trop. Il y a deux ans, il était sorti avec Ariel et lorsqu'elle l'avait quitté, il avait vraiment ressenti un manque horrible, ce genre de manque qu'on dit ressentir lorsqu'on aime. Mais finalement, ce manque avait si rapidement disparu qu'il se demandait aujourd'hui si on pouvait vraiment apparenter ce sentiment à celui aussi volatile et instable qu'était l'amour. L'amour. Le connaîtrait-il un jour ? La véritable question était tout autre. Est-ce qu'il s'abandonnerait à s'accrocher à quelqu'un pour prendre le risque de le perdre un jour ? Le rejet et l'abandon, il avait déjà connu cela avec sa mère. Plus jamais. Il se l'était promis. Plus jamais.

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MessageSujet: Re: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Mer 10 Sep - 6:45

Tu as de l'esprit mais tu n'as que ça !
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« Bah nan, je lui ai rien demandé... J'sais pas, j'me suis dit que t'aimerai pas que je lui dise que c'était pour toi, et si je lui avais demandé elle m'aurait demandé pourquoi je disais ça, et j'aime pas trop devoir mentir. Enfin, pas à elle quoi. » Stefan se serait tapé la tête contre les murs si cela lui aurait permis de se sentir mieux. Chacune des paroles que Nathanaël lui enfonçait dans le crâne le faisait se sentir mal, si mal. Jamais il n’avait eu conscience de sa propre bêtise et voilà qu’aujourd’hui il comprenait pourquoi on le traitait de con. Il était accablé et dépité. Il se prit la tête entre les mains, il ne voulait plus écouter les paroles de Nathanaël, elle lui faisait tellement mal. Il voyait le visage maculé de bleus du gamin, il sentait le sang de l’enfant. Qu’est-ce qui l’avait fait prendre conscience de sa lâcheté précédente ? Sûrement l’amour qu’il porte à Eden l’a rendu plus humain ? Merlin seul le sait. Stefan rouvre les yeux et respire un bon coup. Les paroles du gryffondor sifflent dans sa tête, Nathanaël estime Eden et rien que pour cela, le vert est prêt à se remettre en question. Il soupire une fois de plus et serre les dents. Son état se décontracte et son air supérieur quitte son visage. Il avoue alors ce qu’il a fait et comment va le gamin. Et alors qu’il part, il se laisse aller à raconter ce qu’il a vu. Il lui parle alors comme il parlerait à un ami. « NAN ! T'es sérieux là ? Mais ils les ont eu où ces gars-là ? Mais façon c'est n'importe quoi des mangemorts médicomages ! Des mangemorts c'est pas empathique et les médicomages doivent l'être quoi, il est con le dirlo là, il a foiré sur ce coup-là. » Et voilà que Nathanaël lui répond sur le même ton. C’est d’un même air sur le visage qu’ils se regardent. Ensemble ils sont surpris et étonné. Ils ne se connaissaient pas de la sorte, ils ignoraient qu’ils étaient capables de dire les mêmes choses. Mais c’est surtout Stefan qui reste ébahi devant la prise de position du rouge et or. Stefan est réputé pour être un sale obscur et la même chose peut être dire du gryffond. Si l’un des deux parle, l’autre risque gros. Et pourtant ils savent tous les deux en cet instant précis personne ne sera trahi par l’autre puisqu’ils partagent un secret commun. « Il a pas foiré, il en a juste rien à faire. J’suis sûr que dans son esprit, seuls les faibles ont besoin de soins et selon lui les faibles doivent mourir… » Il lève les yeux au ciel et croise de nouveau les bras. Il vient d’inventer cette théorie, il n’y avait jamais pensé avant et n’en aurait jamais pensé plus tard, mais sur le coup cela lui était venu.

« On est comme ça nous autres. On cogne, on réfléchit après. On n’a pas de cerveau, c'est tout. » Deux grands gamins, anciens ennemis qui se retrouvent à s’excuser. Quelle drôle de situation… qui est bien étrange pour les deux. Si quelqu’un les voyait que dirait-il ? Et bien les deux jeunes hommes s’en contrefichaient. Ils s’avouent et reconnaissent leurs torts pour la première fois, laissez leur un peu d’intimité bordel. « J'ai mal agi aussi. » Un sourire gêné s’étale sur les lèvres du vert et argent, ils n’ont réellement pas l’habitude d’agir de la sorte et c’en devient presque gênant. Stefan a fini de se blâmer et n’ose laisser Nathanaël le faire jusqu’au bout. « Nan, j'ai franchement pas besoin de tes excuses moi. C'est moi qui devrait en présenter au gamin plutôt. On a eu des tords tous les deux sur ce coup-là. » Merde. Il ne s’arrêterait plus ? Stefan se demande que faire, ce n’est pas naturel d’en recevoir et d’en donner, mais autant en profiter non ? Et puis jamais l’occasion ne se reproduira, pourtant le vert et argent ne semble même pas y prendre plaisir. Il entrouvre la bouche tout en laissant ses bras croisé, mais avant qu’il ne puisse répliquer un sourire s’échappe des lèvres du rouge et or. « On a vraiment l'air de deux gros cons là putain. » Sourire très vite rejoint par le visage du vert. « Ouaip, je pense qu’on peut s’arrêter là pour le moment compassion et gnangnan ? » Après un instant de silence, le jeune homme reprend. « J’crois que je n’ai jamais fait ça de toute ma vie, c’est très gênant. On parle d’autre chose ça te va ? Enfin sauf si tu veux m’entendre me traiter moi-même de con encore une fois ? Mais je t’assure c’est la dernière. Grave ça dans ta mémoire, comme j’ai gravé tes excuses dans ma tête. Après tout c’est une scène unique non ? » Il reste taquin malgré son manque d’assurance pendant la discussion. Il agit comme il l’a toujours fait, mais il sent que cette fois-ci c’est peut être différent. Avec Nathanaël il n’a pas besoin de faire semblant d’être extraordinaire. « Eden, tu l'aimes. » Oui non peut être pas. Il s’étouffe avec le peu d’air qu’il arrive à avaler et tousse en écarquillant les yeux. « J’ai dit changer de discussion, là t’es violent quand même. J’commençais à croire que tu étais cool. » Mal à l’aise une fois de plus, mais cette fois-ci ce n’était pas de la gêne, c’était encore pire. Il ne savait pas comment expliquer ou dire quoique ce soit, il était juste sonné. Que devait-il répondre à cela. Lui-même ne voulait pas le reconnaître, il n’aimait pas Eden, c’était juste sa meilleure amie, sa petite sœur. Cette si jolie jeune femme qui avait des seins si parfait, qui avait un sourire enjoliveur, des yeux si éloquent. Il ferma les yeux. « Tu l'aimes vraiment. » Il les rouvrit brutalement, il ne voulait donc pas s’arrêter. Stefan changea trois dois de positions en moins de quelques secondes, il bougeait pour ne pas rester immobile et passif, mais il ne savait pas quoi dire. « Pas de bol mon gars. L'amour, ça rend crétin. Et en plus, ça te paralyse la bite. » Un éclat de rire bref quitta la gorge du jeune homme avant de voir que Nathanaël était sérieux. Crétin, mais sérieux. Vulgaire, mais sérieux. D’un geste de reflexe, il descendit sa main, comme pour protéger ses bijoux des paroles du rouge. Il sourit et lui demanda. « Oh, mais monsieur parle donc d’expérience. Raconte-moi un peu parce que … j’avoue ne pas te suivre. Je ne suis jamais tombé amoureux. » Un sourire entendu sur le visage, Stefan était fier de pouvoir avoir un côté supérieur au jeune homme. Même si maintenant ils riaient ensemble, une compétition s’installait tout de même lentement entre eux deux. Il s’avança lentement vers le jeune homme. « Enfin j’ai peut être cru aimer une fois, mais après coup ça allait très bien, et j’n’ai jamais eu de problème de queue personnellement. » finit-il par lâcher. Il avait cru aimer Ariel, non il l’avait aimé. Il en était sûr, mais elle l’avait repoussé tellement vite qu’il avait réussi à s’en remettre. Ou alors il avait effacé ces instants de sa mémoire tellement ils avaient été douloureux à vivre, et maintenant il ne se rappelait -volontairement- que les bons moments. Il se rapprocha encore du jeune homme et lui demanda. « Non sérieux raconte, j’ai bien envie de découvrir l’homme qui se cache sous la carapace si connue de coureur de jupon. Tu m’as l’air d’avoir une vie cachée dont je n’ai jamais entendu parler et puis les erreurs que tu as faites m’empêcheront de les commettre moi-même ! » sourit-il pleinement. Il n’avait pas envie de parler d’Eden, il ne voulait pas reconnaître que le jeune homme avait raison, il était encore trop tôt et ce n’était pas facile. Il préférait éviter de se poser des questions pour ne pas avoir à y répondre. C’était trop compliqué et cela blessait trop facilement. Vivre dans le doute et l’ambiguïté permettait de jouer sans cesse et de se forger une belle carapace, la sienne était devenu belle avec le temps. Elle se déployait au-dessus de lui dès qu’on parlait de ‘pitié’, de ‘parents’ ou de ‘Eden’. Un cœur de pierre qui ne se changerait sûrement pas en cœur de chair aussi facilement que cela.
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MessageSujet: Re: Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)   Dim 11 Jan - 5:22

Le son de ta voix ta façon de marcher,
tout, tout en toi me donne la nausée
Stefanaël


Ils étaient vraiment cons. Vraiment trop. Ils faisaient pitié tous les deux. Ils étaient les maîtres de leur année, de leur maison, de Poudlard, parce qu'ils étaient les plus beaux, les plus intelligents, les plus sexy, les plus demandés sexuellement parlant. Et pourtant, jamais ils n'avaient vraiment pu s'entendre. Une question d'ego surdimensionné, imaginons. Ou peut-être une question de muscle. Certes, Nathanaël était au dessus de Stefan, cela allait sans dire. Mais pour le moment, il valait mieux faire profil bas. Parce qu'aucun des deux n'avaient su mettre son impulsivité de côté, ni même sa débilité. « Il a pas foiré, il en a juste rien à faire. J’suis sûr que dans son esprit, seuls les faibles ont besoin de soins et selon lui les faibles doivent mourir… » Nathanaël leva les sourcils. Que voulait-il dire ? Le gryffon n'avait pas trop compris. Mais cela importait peu. Il avait d'autres choses à penser. Comme le fait qu'un pauvre gamin était en train d'agoniser à l'infirmerie par sa faute. Taper des mecs qui le méritaient, oui, Nate était d'accord, massacrer tous les hommes qui approchaient de près ou de loin de sa reine personnelle, de sa déesse personnifiée, de sa sublime et séduisante italienne, oui. Mais les autres ? Ceux qui n'avaient rien fait ? Ceux qui subissaient leur stupidité et leur jalousie maladie ? Non. Ce n'était pas correct. Certes, Nate était un petit con. Un abruti. Un grand gamin qui faisait des erreurs et tentait parfois des les réparer. Un connard. Un tabard. Un Dom Juan. Un jeune homme qui faisait tourner les têtes et qui brisait des cœurs. Mais il n'avait pas le fond mauvais. Bien au contraire. Lorsqu'il aimait, il aimait. Lorsqu'il tenait à quelqu'un, il ferait absolument tout pour celui-ci.

Nathanaël releva la tête, fixant le visage du jeune serpentard qui se tenait devant lui. Il souriait. Pourquoi souriait-il ce con ? Peut-être parce que lui-même le faisait ? Le copieur... incapable d'avoir sa propre personnalité... Nathanaël secoua la tête. Il était con. Encore en train de se reposer sur ses préjugés stupides... « Ouaip, je pense qu’on peut s’arrêter là pour le moment compassion et gnangnan ? » Le Gryffondor hocha la tête. Cela se passait de mot. « J’crois que je n’ai jamais fait ça de toute ma vie, c’est très gênant. On parle d’autre chose ça te va ? » Il déclara : « C'est clair que là, on est passé maître dans le misérabilisme et le pathétisme, on a fait fort. » Stefan ouvrit de nouveau la bouche : « Enfin sauf si tu veux m’entendre me traiter moi-même de con encore une fois ? Mais je t’assure c’est la dernière. Grave ça dans ta mémoire, comme j’ai gravé tes excuses dans ma tête. Après tout c’est une scène unique non ? » Un sourire dégueulasse s'empara des lèvres du jeune Nathanaël. « J'avoue, c'était assez marrant sur le coup. C'est clair que tu peux faire une sauvegarde de cet instant parce qu'il ne se reproduira plus jamais ! On va se remettre dans nos petits rôles de mecs bourrus, revêches et casaniers. Enfin, pour ma part, du moins. » Enfin, ça, c'était avant que le rouge et or décide de remettre le couvert. Il voulait juste éclaircir un petit point. Un dernier. Eden. La belle Eden. La jolie Eden. Stefan toussa si violemment lorsqu'il énonça son nom que Nathanaël n'eut pas besoin d'une autre confirmation. Il était fou amoureux d'elle. Il ricana bêtement alors que Stefan murmurait : « J’ai dit changer de discussion, là t’es violent quand même. J’commençais à croire que tu étais cool. » Nathanêl secoua la tête, le sourire toujours aux lèvres et lui donna son point de vue sur la chose. Un point de vue brutal mais terre à terre. Il ne disait que la vérité. La stricte vérité. « Oh, mais monsieur parle donc d’expérience. Raconte-moi un peu parce que … j’avoue ne pas te suivre. Je ne suis jamais tombé amoureux. » Nathanaël ne répondit pas. À quoi cela servirait ? Depuis quelques semaines, il commençait vraiment à accepter l'idée qu'il regardait et pensait à Bry autrement que comme sa meilleure amie, son double, son alter ego. Elle était son âme sœur. Il le savait désormais. Mais n'avais absolument pas le courage de l'admettre. Alors encore moins de le lui dire. Bien entendu, selon Emily, tout le monde savait qu'il craquait pour elle. Mais le dire était bien plus compliqué. On se demandait parfois comment il avait pu atterrir à Gryffondor. Mais question sentiment, Nate était un vrai con. Un vrai maladroit. Il ne savait pas trop comment s'y prendre, pour être honnête. Parce que comme Stefan, l'amour, ce n'était pas son truc. Tiens, c'était une belle phrase à sortir : « J'en sais rien, l'amour, c'est pas trop mon truc. Je ne suis pas branché sentiments. » Enfin, c'était si facile de dire cela. « J’ai peut être cru aimer une fois, mais après coup ça allait très bien, et j’n’ai jamais eu de problème de queue personnellement. » Nathanaël acquiesça. Le pire du pire, c'est qu'il avait été dans la même situation que Stefan. La même ? Exactement. Parce que le Serpentard était sorti avec la petite vipère, Ariel, tout comme Nate. Et Nate aussi avait cru être amoureux. Vraiment. Mais en réalité, il n'en savait rien. Absolument rien. « Moi non plus ahah ! J'en sais rien, c'est ce qu'on m'a raconté ! » Après tout, vu comment il avait bandé durant le bal en voyant Bry, il était certain que s'il venait à coucher avec elle, il n'aurait aucun problème de ce côté là. NATHANAEL, NON, lui cria sa petite conscience. Il n'avait nul le droit de penser ainsi à elle. « Non sérieux raconte, j’ai bien envie de découvrir l’homme qui se cache sous la carapace si connue de coureur de jupon. Tu m’as l’air d’avoir une vie cachée dont je n’ai jamais entendu parler et puis les erreurs que tu as faites m’empêcheront de les commettre moi-même ! » Nate sourit à son tour et s'assit en tailleurs sur le sol, sans doute pour réfléchir plus aisément, mais en réalité, cela ne l'aidait pas. Mais il continua, tout en ajoutant : « L'homme qui se cache sous sa carapace... Mes erreurs... Si tu savais le nombre d'erreurs que j'ai bien pu commettre au fil des années... Si j'avais su, je n'aurais certainement pas agi de la sorte. Ma première erreur fut d'être trop curieux. Si tu sens qu'on te cache un secret, ne fouille pas. La vérité peut parfois faire plus mal que le mensonge en lui-même. » En disant cela, il pensait notamment à sa mère. À son père. Tant de mensonges et de tromperies... et lorsque Nathanaël avait découvert le pot au rose, il avait tellement eu mal qu'il avait cru ne plus jamais pouvoir faire confiance à personne. Mais de nos jours, il avait des gens qui tenaient à lui et ses séances de psychothérapie, ainsi que ses médicaments l'aidaient énormément. Mais tout cela, ce n'était pas un secret non ? « Ma vie cachée ? Mais je suis un livre ouvert, tout le monde le sait. Ma mère est morte. Mon frère est ma seule famille. Je suis maniaco-dépressif. Je raconte ma vie une fois par semaine à mon psy. Je prends dix milles cachets par jour pour pas devenir cinglé. Je suis le plus beau gosse de Poudlard. Ma vie cachée ne l'est pas tant que ça. Comme tu peux le constater. » Nathanaël soupira et déclara : « Mais ma seule véritable erreur, tu la connais, c'est d'avoir croisé le regard de Bry en quatrième année. C'est la meilleure chose qui me soit jamais arrivée. Mais aussi la pire. »

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Quand j'entends ton nom, je me bouche le nez. (Stefanaël)

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