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 L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou

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MessageSujet: L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou   Sam 15 Fév - 5:35

Israël et Lou

Israël remercia le serveur et déplia le menu devant lui, jetant au passage un petit coup d’œil à Lou qui s’était mise en face de lui. « Alors voyons… Hum un petit apéritif pour commencer. Après l’immondice que votre patron m’a servit je suis resté sur ma soif ». Il laissa ses yeux parcourir le reste de la carte pour finir par la refermer. « Ah, Paris… J’adore cette ville avec ses monuments, ses restaurants. Au fait vous n’avez pas le vertige ? Je ne vous ai même pas demandé ». Il faut dire que vous vous trouviez au restaurant sur la Tour Eiffel, un endroit que le Mangemort avait découvert lors d’une de ses enquêtes. Depuis lors, et malgré le fait que le Gouvernement Magique de France s’opposait au Lord, Israël y avait désormais ses petites habitudes. Ici, loin de Londres et du Ministère, il pouvait se poser, réfléchir et faire ce qu’il avait à faire loin des yeux et des oreilles de ses collègues Mangemorts. Israël accueillit avec un réel plaisir la coupe de Kir Royal déposée devant lui. Il regarda la commande Lou et lui demanda : « Je n’ai même pas fait attention, vous avez prit quoi ? ». Il l’écouta, l’esprit déjà préoccupé par la suite de leur petit entretien. « On est quand même mieux ici que dans votre bar. Sans vouloir vous offensez bien sûr ». Un MMS choisit ce moment pour sonner sur son portable. Il le prit et ce qu’il y vit ne le rassura pas. Son doigt faisait défiler sur l’écran tactile une image d’un homme accompagné de quelques lignes le décrivant. Le même homme qu’il avait aperçut rodant près du lieu de travail de la rousse. Coïncidence ou réel problème ? « Hum… Les choses se compliquent on dirait… », Murmura-t-il. Il fixa Lou, soudain un peu méfiant. « Vous n’avez vraiment gardé aucun lien avec un membre de notre communauté ? ». Dans un système tel que celui du Lord, l’extrême méfiance était de rigueur. Israël était prêt à tout envisager, même la plus improbable des situations… Comme une sang-de-bourbe de mèche avec un de ses rivaux qui essaierait de le faire discréditer aux yeux de ses supérieurs. Non, il chassa cette idée d’une pichenette. Il but une gorgée et dit : « Vous vous souvenez du fait que j’assurerais votre protection, n’est-ce pas ? ». Il fit une petite moue. « Je crains désormais que les choses commencent à bouger ». Il prit une olive et la goba avant d’ajouter. « Tout me porte à croire que quelqu’un s’intéresse à vous plus que nécessaire. Ce n’est pas un de mes hommes », précisa-t-il. Il passa sa main droite dans sa veste intérieur et en sortir délicatement une fine baguette de bois. Mais pas n’importe laquelle. « Je pense… Que vous allez avoir besoin de quelque chose pour vous défendre en mon absence… ». Il posa l’objet à côté de lui et laissa sa main dessus. « Si vous êtes assez fortes pour ça ».
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MessageSujet: Re: L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou   Mer 19 Mar - 0:13

Lou s’était surprise à crisper sa main sur celle du jeune homme lorsqu’ils avaient transplané. Elle avait d’abord eu peur. Peur de le lâcher, peur de se perdre dans les méandres et les recoins paumés de l’espace-temps parallèle. Petit à petit, du moins, dans le peu de temps qu’elle eut avant de se retrouver dans un lieu totalement inconnu, elle tenta de se détendre. C’était compliqué, vraiment compliqué, si compliqué que lorsqu’elle posa enfin pied à terre, elle eut la nausée et manqua de défaillir. Les jambes tremblantes, elle ferma les yeux et respira profondément. Du haut de ses vingt et des poussières d’années, la jolie rousse n’avait transplané qu’une seule et unique fois. Cette seule et unique fois fut lorsque des membres du ministère la ramenèrent de force dans Londres quand elle tenta de s’échapper. Depuis cette aventure, elle n’avait jamais eu l’occasion de le revivre. Parce qu’elle ne savait pas faire. Parce qu’elle n’avait pas le droit. Encore et toujours.

Lorsqu’elle reprit ses esprits, ses petits yeux clairs furent éblouis par le paysage. Devant elle, une immensité grise d’immeubles se concurrençant les uns les autres pour savoir lequel serait le plus haut. Plus bas, des centaines de fourmis marchant le long des routes, courant, riant, détalant à vive allure pour rejoindre une destination inconnue. Il y en avait des petits, des grands, des maigres, des plus imposants, des blonds, des bruns, des colorés et joyeux, des sombres et tristes. L’Anglaise avait déjà entendu parler de cette ville paradoxale et hyperactive. Dominée par ce monstre de fer, elle était certaine de se trouver à Paris.

Lou se retrouva rapidement assise à une table en face d’Israël, au plus haut étage de la Tour, surplombant la capitale. Elle était terriblement gênée de se retrouver seule, face à quelqu’un pour dîner. Sa solitude lui manquait presque à ce moment-là. Lorsqu’Israël fit référence à la boisson qu’elle avait osé lui servir plus tôt dans la journée, elle ne put s’empêcher de retenir un sourire. C’était toujours la même chose. Son patron ne s’empêchait jamais de servir un client, tant que l’argent rentre, peu importe la boisson servie, qu’elle plaise ou non. Il faisait partie de ces commerçants qui n’avaient quasiment plus un sous mais qui ne pouvaient pas se permettre de vendre. Une sorte de cercle vicieux dont on ne peut échapper.

Après avoir précisé qu’elle n’avait pas peur du vide, Lou détailla le lieu dans lequel elle se trouvait. Chic, plutôt riche… Le genre de lieu qu’elle ne fréquentait généralement pas. Lorsque le serveur arriva à leur hauteur, elle le remercia et attaqua sa menthe à l’eau pour étancher sa soif soudaine. Alors qu’elle buvait, son acolyte sembla préoccupé par quelque chose d’inattendu.

« Je vous l’ai déjà dit et vous le savez aussi bien que moi, les gens comme moi sont isolés. Les seuls contacts que j’ai sont avec les… enfin vous voyez. » Lou n’avait pas pu prononcer le mot de « moldus » car ils se trouvaient en ce moment même entourés de ces êtres dénués de magie qu’elle adorait tant. Il fallait les protéger de cette guerre qui ne les concernait pas et surtout les laisser dans l’ignorance de l’existence de la magie. Et puis, Israël lui annonça une chose qu’elle n’aima vraiment pas. Les ennuis semblaient commencer.

« Qu’est-ce que vous insinuez ? Pourquoi quelqu’un comme vous s’intéresserait à moi ? Je ne leur suis d’aucune utilité et je ne serai certainement pas bonne monnaie d’échange étant donné mes conditions. »

Sur ce point, elle n’avait pas tort. Le ministère ne se bougerait certainement pas le derrière pour sauver une née-moldue. Elle était certaine que s’ils pouvaient la voir morte, ils seraient débarrassés d’une épine dans le pied.

Néanmoins, Israël ne semblait pas être du même avis que la jeune rousse. Lentement, il sortit une baguette de sa poche intérieure et la posa sur la table, discrètement cachée par les assiettes qui se trouvaient à côté. Le regard de la demoiselle fixa sa main puis elle bredouilla :

« Ce.. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas la mienne.. »

Et pourtant, elle la sentait. Elle la sentait l’appeler, elles se reconnaissaient mutuellement. Pourtant, la violente vision de sa baguette brisée s’imposa une nouvelle fois à elle, la faisant sursauter. Lou s’enfonça sur sa chaise, croisa ses bras sur sa poitrine et fixa son interlocuteur.

« Soit vous l’avez échangé avec une autre avant de la briser et vous l’avez gardé intact pour l’examiner. Soit vous me faites une farce monumentale et je risque de devenir très impolie. Je ne crois pas à la théorie des sœurs, je tiens à vous le dire tout de suite. »

Lou se renfrogna. Elle avait besoin d’explications, elle avait besoin de savoir ce qui était en train de se passer. Elle ne doutait pas forcément d’Israël, après tout, elle allait le découvrir plus tard s’il tentait de la duper, pourtant elle ne pouvait pas s’empêcher d’être méfiante. Et pourtant, elle ne pouvait s’empêcher d’être naïve. Bienvenue dans le monde paradoxal de Lou. Non, bienvenue dans le monde paradoxal de la gente féminine.

« Vous comptez jouer à cache-cache avec eux ou vous allez les faire partir pour que nous soyons tranquilles ? » dit-elle en désignant les moldus d’un geste de la tête. « Allez quoi, surprenez moi ! »

Sortilège pour les faire partir, sortilège d’insonorisation, sortilège de ci, sortilège de ca, elle voulait voir. Elle était impatiente. Son cœur s’était mis à battre la chamade malgré sa réticence et ses paroles contredisant son état intérieur. Un peu d’action voyons !


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MessageSujet: Re: L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou   Mer 2 Avr - 9:53

Israël et Lou

« Ce.. Ce n’est pas possible. Ce n’est pas la mienne.. » Israël souri. Par Merlin, comprenait-elle enfin le petit tour de passe-passe qui était fait durant la mise à la porte de certains rebuts du Ministère ? Ou devrait-il le lui dire ? Si c’était le cas ça la ferait descendre dans son estime. Le Mangemort resta de marbre, scrutant sa nouvelle recrue, attentif à ce qui allait suivre. Il imagina sans peine les rouages qui cliquetaient dans la tête de la rouquine. Elle se renfrogna en s’enfonçant dans sa chaise et croisa les bras, un air mécontent sur le visage. C’est qu’elle prenait de l’assurance la petite.  « Soit vous l’avez échangé avec une autre avant de la briser et vous l’avez gardé intact pour l’examiner. Soit vous me faites une farce monumentale et je risque de devenir très impolie. Je ne crois pas à la théorie des sœurs, je tiens à vous le dire tout de suite. » Cette fois Israël partit d’un rire bon enfant, s’attirant quelques regards curieux de la part des autres clients. La jeune homme se pencha vers son interlocutrice et dit, le sourire aux lèvres : « Et qu’est-ce que vous feriez si tel était le cas ? Je serais curieux de l’entendre ». Cette Lou était vraiment… Atypique. Tantôt fragile, tantôt prête à braver les dangers. Une personne intéressante et peut-être même dans un avenir prochain précieuse. Israël prit la baguette entre ses doigts pour la détailler en la faisant tourner sur elle-même. « Une bonne baguette. Le subterfuge pour vous la dissimuler a dût être effectué d’une main de maître… Vous aviez vraiment cru qu’ils l’avaient détruite ? ». C’était un point qui l’intéressait. Jusqu’à quel point la baguette était-elle liée à son propriétaire ? Avait-elle senti un manque ? Une déchirure ? Israël n’avait jamais vécu sans la sienne. En tant que digne Sang-Pur, il était né dans la magie. Il baignait dedans, elle faisait partie de lui. S’y voir couper était inconcevable. Il écouta patiemment sa réponse, hochant la tête de temps à autre. « Vous avez raison. Ce n’est pas sa jumelle mais l’originale. Votre baguette, celle qui vous as choisit lors de votre onzième anniversaire ». Il passa son ponce du manche jusqu’à son extrémité. « Elle n’a même pas été ouverte ou abimée ». Lou le regardait toujours, a demi-absorbée par ce qu’il tenait en main, lorsqu’elle lui dit : « Vous comptez jouer à cache-cache avec eux ou vous allez les faire partir pour que nous soyons tranquilles ? ». Israël fronça les sourcils. Où voulait-elle en venir ? Il comprit lorsqu’elle désigna les Moldus d’un hochement de tête.« Allez quoi, surprenez moi ! » Il ricana. Décidément elle le surprenait de plus en plus. « Pas avant d’avoir mon steak en tout cas. » Il attendit donc, un sourire digne des photos de modes au visage. Une serveuse s’approcha pour leur déposer leurs commandes. Israël la remercia et la laissa s’en aller. Ainsi, vous voulez être toute seule avec moi ? Pourquoi pas », dit-il amusé. Il sortit discrètement sa propre Baguette Magique et fit quelques moulinets du poignet. Le charme opéra une poignée de secondes plus tard. L’air autour d’eux se mit à miroiter, délimitant une sorte de bulle qui les coupait du reste des Moldus. « Un Sortilège assez atypique. Lorsqu’ils nous regardent, ils ne voient que deux personnes sagement assises entrain de se régaler ». Il toussota. « Il a également pour effet que ceux qui voudraient venir nous voir détournent instantanément le regard en se rappelant une chose imaginaire à faire ». Le Mangemort se tapa le front de façon théâtral et s’excusa du regard. « Mais je manque à tout mes devoirs de gentleman ». Il exécuta un nouveau Sort et fit apparaître une rose d’un rouge éclatant qui flottait juste au dessus du verre de la rouquine, portée par des vapeurs créant l’illusion d’un petit nuage. « De la belle magie », dit Israël en penchant la tête de côté pour mieux admirer sa création. « De la Magie qui vous ressemble. » déclara-t-il d’un ton charmeur. Israël n'y pouvait rien. Il était fait ainsi. La rose vint en même temps se poser délicatement sur le côté de la jeune femme. Puis elle explosa en plusieurs pétales, dévoilant au regard de la née-moldue sa baguette. Israël, satisfait de sa mise en scène, sourit et commença à entamer sa viande. « Alors, qu’est-ce que vous allez faire maintenant ? ».
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MessageSujet: Re: L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou   Jeu 3 Avr - 7:13

Lou était excitée à l’idée de revoir de la magie. Du moins, elle voulait revoir de la magie, certes, mais de la magie inoffensive. Cette magie qui permet d’animer des oiseaux en papier, cette magie qui permet de refaire fleurir une fleur fanée, cette magie qui repeint un mur, cette magie qui n’est pas au service des ténèbres. Elle avait hésité à solliciter le mangemort pour en faire. Pendant une fraction de seconde, elle avait eu peur que tout ceci se termine en une boucherie monumentale. Peur qu’il ne profite de cette situation pour tuer quelques moldus ou pire, elle. Mais, avec sa naïveté légendaire, elle s’était persuadée qu’Israël n’était pas un danger potentiel. Grave erreur ! Un mangemort, ca pue la mort à 15km à la ronde. Elle avait eu peur que cette magie qu’elle aimait se soit perdue avec la mort de Potter. Néanmoins, elle le savait, elle en était persuadée, cette magie persistait quelque part. Il le fallait. Le bien, l’espoir, la gentillesse ne pouvaient pas s’être éteins en un claquement de doigts. Certains résistaient encore, elle le sentait.

Alors, lorsqu’ Israël l’obligea à attendre, elle retomba dans son siège avec un air boudeur. Il venait de lui couper l’herbe sous le pied et elle détestait ca. Au fond, ce n’était encore qu’une enfant. Une enfant à qui on venait de dire « Non, pas de bonbons ! », une enfant qu’on obligeait à rester assise bien sagement durant cet interminable repas de noël, par exemple. Du haut de ses vingt-deux ans, elle avait encore des rêves et des projets plein la tête. Elle était animée de cette énergie qui permet d’avancer, qui permet de se relever. Elle avait envie de vivre malgré cette guerre qui perdurait. Après tout, elle assumait pleinement son côté gamin et elle défiait quiconque d’avouer que toute leur enfance était morte et enterrée. Avec la déception d’une enfant passant devant une boutique de sucrerie sans pouvoir y rentrer, elle avait attendu l’arrivée de la serveuse, l’avait regardé poser leurs assiettes avec ce sourire faux qu’elle s’obligeait à peindre sur son visage et l’avait regardé repartir en dandinant des fesses. Lou n’avait pas faim, non. Elle était bien trop excitée pour ca. Essayez de faire dormir un gosse qui vient de courir partout vous ! Et puis, enfin, Israël céda et usa de sa magie. Hypnotisée, Lou resta ébahie devant l’édifice qu’il avait bâti autour d’eux. « C’est… C’est magique ! Magnifique ! » Rapidement, Lou se leva d’un bond et se rapprocha de ce mur invisible. Elle observait ce tissu translucide qui flottait au-dessus d’eux pendant que le mangemort s’expliquait. Il semblait si fin et pourtant si solide. Souple et pourtant si rigide. Le paradoxe réunit dans un objet. Elle voulait le toucher, elle devait le toucher. Etait-ce froid ? Chaud ? Sec ? Délicatement, elle posa ses fines mains dessus avec la peur que l’édifice ne se brise en mille morceaux sous son contact. A son plus grand plaisir, le géant de verre resta debout. Un large sourire étira les lèvres de la rousse avant qu’elle ne retrouve sa place autour de la table. Elle adorait la magie, elle l’adorait vraiment.

« Mais je manque à tous mes devoirs de gentleman ». L’anglaise le regarda avec suspicion. Qu’insinuait-il ? En moins de temps qu’il ne l’eut fallu pour le dire, une rose apparue devant elle, si belle et si réelle. Elle était d’un rouge écarlate, ce genre de rouge que les coquelicots portent si bien. « De la belle magie. De la Magie qui vous ressemble. » Forcément : elle rougit. Gênée, elle tenta de se cacher derrière sa chevelure rousse mais cela se comparait à cacher un éléphant derrière une tasse de thé. Cela faisait bien longtemps qu’on ne l’avait pas flattée, elle ne pouvait rester insensible. Après tout, c’était une femme ! Déconcentrée, elle balbutia avant de lâcher la pire phrase de toute sa vie. Le genre de phrase qu’elle aurait dû garder pour elle : « Vous faites très bien Claude François. Les moulinets, toussa… » Quelle conne. Il était difficile pour elle d’avouer que sa réputation et son avenir venaient d’être scellés par une seule et unique phrase. Reprenant un peu son sérieux et ses esprits, la rousse reposa son regard clair sur sa baguette, tentant de chasser cette chaleur qui émanait de ses joues. Etait-ce vraiment la sienne ? Avait-elle le droit de la toucher ? Timidement, Lou élança sa main à la conquête de ce morceau de bois si singulier mais avant de l’attraper, elle se stoppa. Non, elle ne devait pas… Si le ministère apprenait qu’elle était en possession d’une baguette, elle était morte.

Tant pis. Lou referma ses doigts sur cet objet rectiligne. Elle avait à peine refermé ses doigts sur le bois que, déjà, elle sentait sa magie l’envahir. Lentement, elle se sentait revivre et gagnée d’une chaleur qu’elle croyait oubliée. Lâchée comme un feu ardant, elle s’engouffra dans sa main et s’évada dans son corps tout entier, conquérante les territoires un à un. Il n’y avait maintenant plus aucun doute. C’était bien sa baguette. La sienne, celle pour qui elle s’était brisé la voix le jour de son expulsion, celle pour qui elle avait crié, craché ses poumons, supplié pour qu’on ne la brise pas. On dit souvent que la baguette est aux sorciers ce que les ailes sont aux oiseaux : indispensables. Elles font parties d’eux, à jamais. Pourtant, elle s’était résignée à vivre sans. Depuis ce jour, elle avait balayé le pas de sa porte de ces souvenirs heureux qu’elle avait, elle avait rayé un à un les sortilèges qu’elle avait durement appris, elle avait chassé ce mot « magie » de son esprit. Un oiseau atrophié, elle avait tenté de continuer, de voler. Et elle s’en voulait. Elle s’en voulait horriblement car à bien y réfléchir, ce travail sur elle-même revêtait des allures fourbes d’abandon. Et Lou n’abandonnait pas.

« Lu… Lumos ? » dit-elle d’une voix mal assurée. Timidement, l’extrémité s’illumina faiblement. Surprise, Lou sursauta et resserra son étreinte sur sa baguette. Au bout de quelques secondes, elle se rendit compte qu’elle éblouissait en ce moment même le mangemort. Elle éteignit la baguette et s’excusa. Elle se reconcentra sur la baguette. La jeune demoiselle cherchait dans sa mémoire un sortilège dont elle se souvenait. C’était difficile, tout était si confus dans son esprit, cela remontait à tellement loin. Il fallait dire qu’elle n’était pas la plus douée de Poudlard non plus. Elle n’était qu’une maladroite finie. « Accio ! » reprit-elle, avec plus d’assurance. Trop d’assurance peut-être. Mais quelque chose clochait. Elle avait oublié quelque chose, elle en était persuadée. Oh, ne vous inquiétez pas, en voyant la chaise se retirer de sous un inconnu et s’élancer vers elle à vive allure, il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre qu’elle avait oublié de pointer l’objet. La rousse eut tout juste le temps de faire basculer sa chaise vers l’arrière dans un hoquet de surprise avant que la chaise ne s’écrase contre elle. Celle-ci finit sa course contre la barrière de protection et éclata en mille morceaux. Il semblerait qu’Israël ait oublié d’exclure un pied de chaise… Étonnée, elle regarda sa baguette et la posa, comme elle put, bien gentiment sur la table. En s’élançant vers l’arrière, elle avait fait basculer sa chaise et s’était retrouvée à terre. C’est donc avec un naturel inégalable que Lou se releva comme si de rien n’était et se rassit en face du mangemort. « Je ne sais pas si c’est une très bonne idée… » dit-elle, une légère grimace sur le visage.


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MessageSujet: Re: L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou   Sam 16 Aoû - 4:38

Israël et Lou

« Vous faites très bien Claude François. Les moulinets, toussa… » Le Mangemort s’ébroua la tête, plongé dans la plus extrême perplexité. Venait-elle de le complimenter ou de se moquer de lui ? A voir qui était ce Claude François. Probablement un adepte de la baguette d’un pays étranger ? Israël adopte un air d’une neutralité sans égale en hochant la tête sans mot dire. Inutile de lui montrer sa méconnaissance de cet homme en question. Dans le cas où, improbable, celui-ci serait une célébrité Sorcière il en allait de son honneur ! La Rousse hésita un moment avant de prendre sa baguette en main. Par Merlin, enfin ! Elle était plongée dans la contemplation muette de cet objet, sûrement maintes fois pleurés et regrettés. L’Inspecteur ne pouvait pas savoir ce que ça pouvait faire. Fier Sang-Pur, la magie coulait dans ses veines et dictait sa conduite depuis sa naissance. S’en être voir coupé devait être assurément très difficile. « Lu… Lumos ? » Incanta la belle. L’extrémité de sa baguette s’illumina d’un faible rayonnement, ce qui confirma le Mangemort dans son idée que la rousse devait avoir de sérieuses lacunes dans sa maîtrise. Comment en aurait put-il être autrement de toute façon ? Sans professeurs, coupés du monde magique Lou ne pouvait techniquement pas acquérir le savoir propre aux Sorciers du monde. Il faudrait impérativement y remédier. Israël pourrait sûrement lui apprendre un ou deux trucs mais pour le reste… Clignant des yeux, il s’aperçut que la lumière s’était intensifiée, et Lou s’excusa avant de l’éteindre en s’en rendant compte. « Accio ! » A l’entente du sortilège, Israël voulut intervenir mais trop tard : une chaise volait déjà dans leur direction, prise du postérieur d’un des clients Moldu. Elle tomba à terre pendant que l’objet venait s’écraser contre la barrière magique. Comique. Le jeune Inspecteur ne pût se retenir de sourire, franchement amusé. La rousse se remettait sur pied et déposa délicatement sa baguette nouvellement acquise. « Je ne sais pas si c’est une très bonne idée… ». Israël garda son sourire au coin de ses lèvres lorsqu’il se releva et pointa sa propre baguette sur le moldu qui ne comprenait pas ce qu’il venait de se passer. L’action avait été trop rapide pour que les autres clients ne s’aperçoivent de quelque chose. Heureusement. « Oubliette », prononça le Mangemort pour balayer tous souvenirs de cet incident. A l’aide d’un « réparo », la chaise fût réparée et tout se remit progressivement en ordre. Satisfait, Israël se rassit et plongea ses yeux dans ceux de la rousse. « Je pense », articula-t-il doucement. « Que vous allez avoir besoin d’un petit coup de pouce pour vous réapprendre à vous en servir correctement. Je suis sûr que vous en êtes capable sinon je ne serais pas là à gaspiller mon temps ». La Mangemort prit son verre et en but une gorgée. « Je connais quelqu’un, si vous êtes d’accord… Cette même-personne qui m’a aidé à sortir votre baguette du Ministère : elle pourrait vous aider ». Israël reposa son verre et se pencha vers Lou. « Mais elle est bien moins avenante que moi je tiens à vous prévenir et la convaincre n'est pas assurée ». L’Inspecteur accueillit le serveur qu’il avait ensorcelé afin qu’il leur apporte leurs plats respectifs. Pour lui : un gigot bien rosé. Il gratifia la brune d’un sourire amical. « Vous n’êtes pas d’accord ? Vous en sentez-vous capable? ». Israël découpa un bout de sa pitance et le mâcha énergiquement. Quelque chose le tracassait. Tout semblait se mettre en place, mais un détail, une dernière appréhension n’arrivait pas à le quitter. Il risquait quelques ennuis en rendant la baguette à cette jeune femme. Si un cerbère du Ministère le découvrait, il aurait à en répondre. Non pas qu’il en ait peur. Il saurait se justifier. Mais l’idée-même de se justifier était en soi assez agaçante. « Pensez-vous pouvoir réussir et être assez forte pour garder notre petite entrevue entre nous ? ». Une question un peu idiote mais il avait besoin d’entendre la rousse lui confirmer son engagement.
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MessageSujet: Re: L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou   Jeu 11 Sep - 4:48

Il fallait qu’elle se rende à l’évidence : elle avait perdu tout ce qu’elle avait appris à Poudlard. Sa mémoire avait fait le tri depuis ses années magiques, faisant de la place pour les cours moldus qu’elle suivait et pour toute autre chose de son quotidien. La magie n’avait plus d’utilité dans son monde alors pourquoi se bornait-elle à récupérer sa baguette ? Pourquoi diable mettait-elle autant sa vie en danger pour récupérer un vulgaire bout de bois qui allait causer sa perte ? Pourquoi ? Car oui, si le Ministère et les sbires du Lord l’apprenaient, elle était fichue. Lou ne doutait pas le moins du monde que cette baguette allait lui coller des ennuis aux fesses. Au fond, peut-être était-ce pour ça qu’elle le faisait ? Pour que la monotonie de sa vie de fausse moldue se brise ? Pour embêter le Ministère ? Pour leur dire que « hé les mecs, on n’éteint pas une flamme comme ça » ? Lou était incandescent. Un feu d’espoir qui brûlait depuis des années et qui n’avait pas l’intention de s’éteindre sous la moindre rafale de vent. Ça non. Pensivement, l’Anglaise regarda son interlocuteur effacer les souvenirs des moldus environnants. Elle devait faire attention à ce qu’elle faisait. Les moldus ne devaient pas savoir. Il fallait absolument qu’ils restent à l’écart, qu’ils s’éloignent de cette guerre menaçante.

Lou reprit ses esprits lorsqu’Israël se rassit à leur table. « Je pense que vous allez avoir besoin d’un petit coup de pouce pour vous réapprendre à vous en servir correctement. Je suis sûr que vous en êtes capable sinon je ne serais pas là à gaspiller mon temps » La rousse s’accouda à la table en l’écoutant attentivement. « Je connais quelqu’un, si vous êtes d’accord… Cette même-personne qui m’a aidé à sortir votre baguette du Ministère : elle pourrait vous aider. Mais elle est bien moins avenante que moi je tiens à vous prévenir et la convaincre n'est pas assuré. » Lou n’aimait pas la tournure que prenait la conversation. Le fait de se référer à quelqu’un d’autre ne l’enchantait pas du tout. En passant ce pacte avec le mangemort, la jeune femme savait qu’elle courrait de gros risques alors mettre quelqu’un d’autre dans la confidence la laissait perplexe. « Vous n’êtes pas d’accord ? Vous en sentez-vous capable? » Elle fronça les sourcils. Bien sûr qu’elle en était capable ! Mais une petite voix dans son esprit lui criait que cesser ces mascarades. Elle finirait par en savoir trop, beaucoup trop. « Pensez-vous pouvoir réussir et être assez forte pour garder notre petite entrevue entre nous ? » Elle soupira. Parfois, elle avait l’impression qu’il la prenait vraiment pour une enfant.

Lou cacha sa baguette sous sa serviette lorsque le serveur arriva. Comme à son habitude, et avec un naturel déconcertant, elle sourit au serveur en le remerciant avant d’attraper sa fourchette. Dans le silence le plus total, la rousse bougea quelques pâtes à l’aide de sa fourchette. Quelque chose l’inquiétait. Dans son élan, la rousse se mit à parler en bougeant sa fourchette harmonieusement avant de la pointer sur cet homme au costume sombre. « Je ne suis pas une enfant, je sais tenir ma langue. Si vous craignez pour votre grade et votre identité, vous auriez dû rester anonyme. » Elle s’arrêta, réfléchit. « Quelque chose me tracasse. Je ne comprends décidément pas pourquoi vous faites tout ça pour moi. Vous aidez l’ennemie du Ministère, c’est quand même... dingue » A moins de vouloir faire un renversement ? Ou de servir ses propres aspirations ? Lou planta ses yeux clairs dans ceux d’Israël. Oh non il ne semblait pas vouloir parler, ça, elle l’avait remarqué depuis longtemps. La demoiselle planta sa fourchette dans son assiette et avala quelques pâtes. « Vous ne pensez pas que ça serait mieux de ne pas mêler d’autres personnes à ça ? » dit-elle doucement de peur que quelqu’un d’autre ne l’entende. « Je veux dire par là que la personne qui vous a aidé court déjà des risques à vous fournir cette baguette… Je ne suis pas certaine qu’elle soit d’accord pour… vous voyez. » Elle soupira. « Je sais que je vais avoir des ennuis mais j’aimerai que ça reste un minimum gérable. » Lou se mit à rire. Quel genre d’ennui avec le Ministère était gérable ? Aucun certainement. Du moins pour une née-moldue. Quelque peu gênée, la jeune femme s’éclaircit la voix en enlevant la serviette de sur sa baguette. « Très bien, parlez-moi de l’affaire sur laquelle vous êtes, plutôt. Cette affaire qui me vaut un si beau cadeau. » Son regard dévia pensivement vers la vue que lui offrait la Tour Eiffel. « Et dites-moi… Dites-moi à quoi je dois m’attendre, à qui je dois m’attendre. J’imagine que ce n’est pas sans risques. » Lou replanta son regard dans celui de son interlocuteur. « Et si je décide de rompre le deal ou si quelqu’un l’apprend ? Je finis sur le haut de la Statue de la liberté, décapitée ? Je préfère savoir à quoi m’attendre, vous comprenez. » Conclut-elle en riant, bonne enfant.

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MessageSujet: Re: L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou   

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L'Heure est venue de prouver ta force... IsLou

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