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 In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé

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MessageSujet: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Mar 11 Fév - 17:41


In the shadows

I've been watching, I've been waiting, In the shadows for my time, I’ve been searching, I've been living, For tomorrow's all my life, In the shadows.
Marloes & Aemon

Les méandres du château commençaient enfin, après cinq années passées à les arpenter, à ne plus avoir de secrets pour le jeune homme venu des Etats-Unis. S’il avait, au premier abord, détesté les vieilles pierres de cette bâtisse, il avait fini par les apprécier le temps filant. Il avait surtout fini par s’attacher à certaines personnes. Avait-il réellement besoin de citer Ellie ou bien encore Jeff ? Bien décidé à rester dans son coin, l’Américain n’oublierait certainement jamais cette main tendue. De cette paume ouverte, il en était venu bien d’autres. Parfois, les doigts étaient repliés en un poing, que vous voulez vous, on ne peut pas s’entendre avec tout le monde. Il avait finalement appris que les Anglais n’étaient pas tous aussi coincé que son père. Et ce, malgré leur accent à deux gallions. Donnant un coup un coup de pied dans une boulette de parchemin, Aemon faisait les cents pas pendant qu’Ewen tendait d’avancer sur un travail qu’ils avaient en commun. Dans une salle de classe oubliée, son ami Serdaigle avait espéré ainsi capter l’entière attention du jeune homme. C’était complètement raté. La fenêtre donnant sur le parc lui faisait de l’oeil. Il avait envie, malgré le temps, d’aller y faire un tour. Autant dire que le pauvre Ewen avait définitivement perdu le Bleu et Argent. Acolé au carreau de la vitre, Ace jetait des regards sur les toits. Se tapant soudainement le front, il se rendit compte qu’il allait être en retard à son rendez-vous avec Marloes. Cette autre belle rencontre du vieux continent lui avait fait parvenir quelques heures plus tôt un petit mot lui demandant de la retrouver sur les toits, endroit où ils aimaient en particulier se retrouver pour parler tranquillement. Se penchant par dessus l’épaule d’Ewen, Ace regarda le point qui le bloquait depuis quelques minutes. S’attardant sur les bouquins devant le jeune homme, il lui désigna du doigt un paragraphe où se trouvait la réponse à ses questions.  « Je dois y aller ! » Il avait alors déjà saisi la poignée de la porte abandonnant son camarade. Il lui sembla entendre quelque chose comme ‘je te déteste’ mais il était déjà trop avancé dans le couloir pour s’en soucier. Traversant les couloirs dans le sens inverse de la foule, Aemon eut quelques difficultés à se frayer un chemin. Au bout de plusieurs minutes, quelques escaliers mouvants traversés ainsi qu’une armure évitée, il finit par trouver les marches cachées qui permettaient de rejoindre les terrasses. Beaucoup d’élèves connaissaient déjà ce lieu pour sa tranquillité, mais ils avaient la chance que cela soit assez vaste pour y être à l’aise de ci et de là. Aemon se passa la main dans les cheveux à la recherche de la tignasse blonde accompagnée de ses fameuses mèches rosées. Il se laissa glisser au sol attendant son arrivée là où ils avaient l’habitude de se poser. S’il avait failli être en retard, il se demanda sincèrement si Marloes n’avait pas fini par l’oublier. Fouillant dans la poche de son uniforme, Aemon se mit à étudier le parchemin écrit de la main de son amie. Elle n’était pas du genre à lui poser un lapin. Il tenta de lire à travers les lignes si jamais ce mot cachait autre chose. Son écriture était posée, fine, elle avait pris le temps d’écrire sans se hâter. Si elle cherchait à le fuir, il n’y avait pas la moindre de ses cachettes qu’il ne connaissait pas. Se relevant énergiquement, il entreprit de se diriger vers le parc.

Certes, le temps était loin d’être idéal pour une petite promenade et s’il n’avait pas chance, il risquait de se retrouver sous une averse de pluie. Cette idée déprima un peu plus le Serdaigle alors qu’il repensait à la douce chaleur de sa région. D’un pas rapide, il avait l’intention de rejoindre le lac qui était au fond du parc. L’idée était même bien plus précise. Il avait l’intime conviction que la blonde était partie se cacher dans le hangar à bateau. Il se souvenait encore de ses paroles. ‘Ce que j’aime bien en cette saison, c’est que le parc est pratiquement désert. Quand t’as besoin de tranquillité, c’est parfait !’ Aemon était peu être un gros flemmard, mais manque de chance pour celle qui lui servait de meilleure amie, il avait une mémoire à vous foutre le cafard. Lorsqu’il s’en donnait la peine, il pouvait vous indiquer à quelle page d’un livre vous seriez à même de trouver les informations que vous recherchiez.

A proximité de son but, il entendit du bruit. Comme des coups de pieds. Restant silencieux il s’approche de la rive du lac afin d’atteindre l’entrée du hangar.  Il ne décrocha pas une parole se contentant d’observer son amie. Debout près d’une barque, une aura de détresse l’emparait. Elle suintait la colère mais surtout le désespoir. Son pied vint alors s’en prendre à nouveau au petit bateau que le temps avait complètement moisi. Il finit par se gratter la gorge pour lui signifier sa présence. La bouche toujours scellée, il lui lança un regard qui voulait tout dire. Croyait-elle réellement qu’il suffisait de ne pas se pointer à un rendez-vous sans donner de nouvelles pour qu’il lui foute la paix ? Il savait que si elle agissait ainsi c’est que quelque chose n’allait pas. Il s’approcha doucement d’elle tout en continuant de l’observer.  « Pourrais-tu arrêter de maltraiter cette pauvre barque innocente ? » Il haussa un sourcil, un sourire se dessinant sur ses lèvres. Ses yeux furent alors attirés par le poignet de la blonde. Il lui attrapa délicatement la main pour mieux regarder. Ses yeux s’embrumèrent presque instantanément à la vue des bleus qui formaient nettement la marque d’une main.  « Qui est-ce qui t’as fait ça ? » Il se doutait qu’elle allait bien vite retirer sa main de la sienne et que son regard allait se faire fuyant. Si c’était encore son oncle… Depuis qu’il déambulait fièrement dans les couloirs de Poudlard, Marloes n’était plus la même. De sa main libre, il caressa l’os de sa joue, l’invitant à le regarder dans les yeux. Dans un sourire, pour la détendre un peu il ajouta : « Tu m’as pris pour un vulgaire rencard pour m’abandonner sur les toits de Poudlard ? » Une pluie fine se fit alors entendre à travers le toit du hangar.


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In the shadows
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Lun 17 Fév - 11:13

in the shadows
aemoes
Postée devant le miroir, la jeune fille observa son reflet fatiguée, c’est à peine si elle arrivait à se reconnaitre, l’image renvoyée par le morceau de verre criant de vérité sur son état actuel. Seule, elle retirait tout artifices, le masque de garce en puissance qu’elle portait en dehors de ces murs, un masque qui au final l’a rendait plus faible, elle se fissurait de plus en plus en dessous et perdait ses repères. Elle ne savait même plus au final pourquoi elle faisait tout cela mais elle était allée trop loin pour reculer maintenant. Elle devait bien se raccrocher à quelque chose. Soupirant, la blonde aux mèches bonbons appuyant ses mains de part et d’autre du lavabo immaculé, son regard bleu glissant sur son poignet où trônait une marque légèrement violacée tendant vers le jaune, preuve d’un bleu en phase de disparaitre. On pouvait encore voir clairement la marque de doigts signifiant qu’une main puissante l’avait tenu par ce même poignet quelques jours plus tôt. Un léger frisson secoua l’échine de Marloes qui ferma les yeux en déglutissant. Elle pouvait encore sentir son souffle chaud dans sa nuque, son corps collé au sien alors que l’eau brûlante de la douche les emportait tous les deux dans une étreinte brûlante. Sa main qui avait glissée sur son corps, son ventre alors que de l’autre il l’avait maintenu par son poignet. La serdaigle n’arrivait pas à mettre de mots sur ce qu’elle ressentait en cet instant, sur ce qu’elle ressentait depuis que Andromak l’avait rejoint dans les douches pour une étreinte passionnée qu’elle n’était pas sûr d’avoir voulu mais qui au final était complètement différente de ce que son oncle lui faisait souffrir. Elle avait ressenti du plaisir, elle avait participé à ses assauts et quelque part, elle avait allumé l’étincelle du feu qui avait jaillit du jaune et noir. Il lui plaisait, même bien avant cela il lui plaisait et c’était réciproque mais elle n’était pas prête à se donner de nouveau à un homme et c’est là que ça coinçait. La culpabilité et le dégoût de sa propre personne l’enveloppait dans un étau étouffant, Marloes ne savait plus quoi croire, qui croire, elle ne savait plus si elle voulait encore lutter contre quelque chose perdue d’avance, les hommes étant tous des animaux à ses yeux. Se mordant la lèvre, la serdaigle prit un peu d’eau fraiche dans sa main pour la passer sur sa nuque brûlante tentant d’oublier de sa mémoire les récents évènements. Elle n’avait pas recroisé Andro depuis cet incident et elle n’était pas prête à le revoir même si ses sentiments étaient partagés. Refermant l’eau, la blonde se penchant pour reprendre son sac, glissant la sangle sur son épaule frêle. Après un dernier regard à son reflet qu’elle jugea présentable, la belle quitta les toilettes, traversant le dédale des couloirs sans but précis. Elle avait rendez-vous avec Aemon dans moins de vingt-minutes sur les toits, leur endroit à eux, mais elle n’avait rien à faire à part tué le temps en attendant. Ses talons claquant sur le sol froid, la jeune fille promena son regard clair un peu partout l’air de rien se faisant royalement chier alors qu’un deuxième bruit de pas dans son dos l’a fit se retourner. Son sang quitta son visage dans la seconde où elle croisa le regard de son oncle qui venait à sa rencontre avec un sourire mielleux lui donnant envie de vomir. Non pas lui. Restant plantée sur place comme si ses pieds pesaient une tonne, ses jambes engluées dans une peur sans nom lui vrillant les tripes, Marloes ne put que regarder son pire cauchemar combler le reste de distance entre eux comme un père venant à la rencontre de sa fille. Sauf qu’il n’était pas un père. Juste un pervers de première tout juste bon à être castré avant d’être donné en pâture à des dragons affamés. Sentant sa bouche s’asséchée, la rose crispa ses doigts sur la sangle de son sac en tenant de déglutir, ses yeux plantés dans ceux de son oncle. « Alissa je te cherchais justement, tu n’es pas en cours ? » mais bordel mêles toi de ton cul. « Non, je n’ai pas…si j’y allais je suis en retard justement donc… » Prenant le chemin de la fuite, Marloes fut couper court par la main presque bienveillante de son oncle qui attrapa sa main pour ne pas la laisser partir comme ça.

D’un œil extérieur il paraissait aussi doux qu’un agneau et c’était surement le pire. Le voir porter ce masque d’oncle aimant, et la nuit le voir se transformer en cette bête sans aucune pitié. « Tu pourrais me réserver un moment samedi ? » ouvrant la bouche puis la refermant comme un poisson hors de l’eau privé d’oxygène, Marloes détourna le regard à la recherche d’une aide quelconque avant de reporter son attention sur l’homme en face d’elle. « Je…non, enfin je ne sais pas si…mais qu’est-ce que tu fais là d’abord ? » la serdaigle se rendit compte trop tard de la virulence de ses propos, c’est en voyant le regard de son oncle d’assombrir qu’elle comprit son erreur. « Je suis là pour affaire. » sa voix lui semblait plus froide, plus cassante, déclenchant un frisson de peur et de dégout le long de son échine, c’est cette vois là qu’il avait les soirs quand il se glissait dans sa chambre. Sentant une pression au niveau de sa main, Marloes baissa le regard en même temps que l’homme sur leurs mains liées. Merde. Le bleu. « Qu’est-ce que c’est ça Alissa ? » la jeune fille voulut dégager sa main mais en vain, son oncle observait déjà la marque autour de son poignet avec un intérêt bien trop vif. Elle vit alors la commissure de ses lèvres tressaillir dans un sourire presque dément avant qu’il ne reporte son regard fou sur elle. Le voilà l’homme que tu connais. « Je vois que tu as trouvé quelqu’un qui prend soin de toi ma belle, il doit apprécier la chaleur de tes cuisses comme je… » « Je dois vraiment y aller. » coupant court à une conversation à laquelle elle savait qu’elle ne survivrait pas, Marloes dégagea vivement sa main de la poigne de son oncle, se servant de la venue d’un groupe d’élève pour s’échapper le plus loin possible de ce monstre, ses paroles martelant encore son esprit comme des lames chauffées à blanc, le cœur au bord des lèvres menaçant de rendre à tout moment le peu qu’elle avait mangé. Dévalant les escaliers, elle se hâta de creuser la distance, s’éloignant par ce même fait de son lieu de rendez-vous. Tant pis. Arrivant en bas, la blonde se dirigea alors vers le parc, la bourrasque de vent apaisant un peu sa peau à vif. Ses pieds l’a portèrent dans un endroit qu’elle affectionnait particulièrement quand elle avait besoin d’être seule, le hangar à bateau. Peu de monde s’aventurait là-bas, les bateaux et les sports nautiques n’étant pas vraiment les activités de prédilections des élèves de cette école, surtout avec le temps orageux. Serrant un peu les pans de sa veste sur elle, Alissa pénétra dans le hangar, s’assurant qu’il n’y avait personne avant de souffler, s’autorisant enfin à relâcher la pression alors que tous ses membres tremblaient sous le choc de la confrontation avec son ongle. Elle sentait ses larmes lui brûler les yeux, à la rage serrer sa gorge, ses tripes se contracter alors que son pied heurta durement le bois moisit d’un des bateaux sans un geste purement rageur. Au final elle se rendit compte que cogner dans quelque chose l’a soulageait un peu alors elle recommença, redonnant un coup dans la coque du bateau même si elle risquait plus de se faire mal que l’inverse. Un bruit dans son dos l’a fit alors sursauter violemment. Putain mais il fallait que les gens arrêtent vraiment de débarquer dans son dos comme ça sans prévenir, elle allait vraiment finir par crever un jour d’une syncope ou un truc du genre. Tournant la tête vers le nouvel arrivant, Marloes rencontra le regard apaisant et doux de son meilleur ami qu’elle avait lâchement abandonné sur les toits. Merde. Elle sentait sur elle son regard l’a couvé, il n’avait pas besoin de grand-chose pour la comprendre et ce simple fait fit apparaitre une boule dans la gorge de la blonde qui avait juste envie d’aller se réfugier dans les bras du brun pour ne plus jamais en bouger. Mais fierté oblige, elle resta de marbre face à lui, détournant le regard pour observer la barque qu’elle maltraitait depuis plusieurs minutes. « Pourrais-tu arrêter de maltraiter cette pauvre barque innocente ? » elle le sentit s’approcher d’elle comme on approche d’un animal sauvage acculé dans un coin.

Il la connaissait tellement bien que ça lui faisait peur par moment. Fermant un instant les yeux, la belle inspira fortement pour ne pas simplement craquer et fondre en larmes dans les bras de son ami, ou juste exploser de colère et que ce soit lui qui ramasse les lauriers d’une trop grande rage trop longtemps contenue. Rouvrant les yeux, elle n’eut même pas le cœur à sourire face à la remarque d’Aemon, elle sentait vide, fatiguée. Mais elle fut forcée d’affronter son regard quand elle sentit les doigts frais du serdaigle attraper avec douceur sa main. Non non non. Arrêtez de regarder ça merde. Rencontrant les deux orbes bleus du bleu et bronze, Marloes se sentit presque défaillir par autant de douceur. « Qui est-ce qui t’as fait ça ? » elle aurait voulu retirer sa main de la sienne, qu’il parte et en même temps elle ne voulait pas qu’il la laisse, il était surement la seule personne qu’elle voulait encore voir en cet instant. Baissant la tête, elle ferma les yeux quand les doigts affectueux  de son ami caressèrent l’os de sa mâchoire puis sa joue, la forçant à redresser la tête pour le regarder, nullement gênée par cette proximité. « Tu m’as pris pour un vulgaire rencard pour m’abandonner sur les toits de Poudlard ? » le peu de sourire qu’elle avait affiché à sa caresse disparu tout aussi vite. Dégageant cette fois ci sa main de celle d’Aemon avec plus de force qu’elle ne l’aurait voulu, rompant leur étreinte et leur proximité en s’éloignant, lui tournant le dos. « Putain mais c’est rien ok ? Qu’est-ce que vous avez tous à vouloir savoir ce que c’est ! C’est un bleu, un putain de bleu, c’est rien ça arrive, ce n’est pas… merde quoi. » Marloes se rendit à peine compte qu’elle déversait sa rage sur la seule personne qui ne l’a méritait pas. Restant de dos au jeune homme, elle appuya ses paumes sur ses yeux pour tenter de calmer la vague d’émotion qui prenait part sur son corps, tiraillée entre l’envie de pleurer et de tout casser. Elle en avait marre, juste marre de se sentir salit, souillée, utilisée comme un vulgaire objet sans aucune considération pour la femme qu’elle était devenue. Elle perdait tout, à chaque seconde de sa chienne de vie, elle perdait quelque chose. Laissant retomber ses bras le long de son corps, la blonde rouvrit les yeux et tâta ses poches à la recherche de ses cigarettes qu’elle trouva, en glissant une entre ses lèvres avant de l’allumer avec sa baguette, fermant les yeux en sentant ses poumons se remplir de ce doux poison vaporeux. « Ce n’est pas mon oncle qui m’a fait ça si c’est ce que tu sous entends… » Les mots sortirent de sa bouche avec plus de douceur, bien que sa rage menaçait toujours de surgir. Tirant une nouvelle fois sur sa cigarette, elle laissa le silence s’installer de nouveau uniquement brisé par la pluie qui tombait maintenant sur le toit du hangar. Expirant la fumée opaque, Marloes ne se tourna toujours pas bien qu’elle sentait la présence du brun dans son dos, lui rappelant une scène de déjà vu mais avec un autre brun et dans une douche cette fois ci. Fermant les yeux pour déglutir et se calmer, la blonde observa des fleurs qui avaient poussés dans une des barques certainement à cause de l’humidité et du manque de soin des bateaux par le garde-chasse. « Mais il l’a vu aussi, je l’ai croisé quand j’allais te rejoindre et il a vu aussi le bleu, il… » Marloes porta la cigarette à ses lèvres pour se taire, les mots restant accrochés à sa langue refusant de sortir, elle ne voulait pas repenser aux paroles perverses de son oncle qui au final la blessaient parfois plus que les coups. Laissant tomber sa cigarette sur le sol humide, la blonde se tourna enfin vers son meilleur ami, détaillant de ses yeux les traits doux de son visage avec un léger sourire. Sans un mot de plus elle s’approcha de lui pour combler de nouveau la distance entre eux, passant ses bras autour de son cou afin de venir nicher son visage dans le creux de son épaule, ses lèvres et son nez collés à sa peau, respirant son odeur apaisante, volant la chaleur de son corps. « Excuses-moi. »

Spoiler:
 
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    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Dim 23 Fév - 2:56


In the shadows

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Marloes & Aemon

Les quelques éclats de bois qui s’étalèrent au sol laissèrent penser à Aemon qu’il était temps qu’il prenne la parole. Rien que pour sauver cette pauvre barque inoffensive. Un petit sourire malin se dessina sur ses lèvres alors qu’elle sursautait à cause de sa présence derrière elle. Depuis la première année où il avait posé les pieds dans ce château miteux, Aemon avait rencontré Marloes. Etaler dans un fauteuil de la salle commune, il se souvenait parfaitement du regard qu’il avait posé sur cette blonde aux mèches rosées. Elle arborait un petit air de pimbêche qui l’avait franchement amusé. Rien n’était fait pour les réunir. Elle l’avait prise de haut, il avait tourné la chose à la dérision. De fil en aiguille, ils avaient tissé une toile sur laquelle ils écrivaient tranquillement leur histoire. Il aimait ce petit bout de femme qui se cachait derrière des airs de grande dame pour se donner fière allure. Il aimait ces instants où ce putain de masque tombait pour laisser en face de lui la vraie Marloes. Il aimait tout simplement ce qu’elle était. Il avait parfois envie de la secouer quand il la voyait se détourner de ses idéaux. Il ne comptait plus le nombre de fois où il avait voulu l’inviter à rester avec lui alors qu’elle retrouvait ses idiots d’Obscurs. Ils étaient bien trop nombreux sur son chemin. L’aiglon posait un regard lourd de sous-entendus quand il la voyait partir en compagnie de cette Serpentard Espagnole. Quand elle revenait de ces soirées, l’alcool l’entrainant dans ses sillons, Aemon se contentait de soupirer. Il n’était pas là pour lui faire la morale. Il n’était pas de ceux qui étaient des exemples irréprochables. Comment pourrait-il l’être, lui qui avait presque reçu son premier verre de la part d’une mère trop ouverte, sans compter ce qu’ils avaient pu fumer ensemble ? Si ce n’est l’absence d’un père, Aemon avait grandit heureux et enveloppé par la liberté. D’ailleurs l’absence de son père n’était pas un réel problème. Ce qui l’était davantage, c’était sa présence nouvelle. Depuis que sa mère était partie en voyage humanitaire, c’était à lui qu’il devait rendre des comptes. Un moldu qui se mêlait de ses résultats scolaires dans une école de sorcellerie. Cela en aurait fait rire plus d’un, mais depuis que son père avait compris qu’il y avait un ministère ou des sortes de médecins magiques, il ne voyait que cela pour son tendre fils. Seulement, la chaire de sa chaire n’imaginait pas vraiment son avenir de la même façon. Il le voyait plutôt au grand air à dresser des dragons… Pas l’image du fils à papa parfait, vous en conviendrez. Après tout, comment pouvait-on être un fils à papa alors qu’on a grandi sans lui ?

Ses yeux clairs s’attardèrent sur la moindre réaction de la jeune femme. Les signes avant coureurs étaient mauvais. Ses yeux embués, cette inspiration. Les paupières qui se fermaient. Elle n’allait pas bien et même le premier venu l’aurait compris. Aemon se passa une main dans la nuque, se grattant l’arrière de la tête. Son visage se voulait serein mais il était persuadé qu’elle allait lui exploser à la figure telle une petite bombe à retardement. C’était certain, elle n’avait même pas pris la peine d’esquisser un sourire à ses traits d’humour. D’une démarche calme, il avait réduit la proximité entre eux, sa main dans la sienne, son regard se faisant inquisiteur. Il sonda un instant les prunelles de son amie tentant d’y percevoir le moindre sentiment. Le vent s’élevait doucement en elle, elle allait fuir, il en était presque certain. Elle avait à peine esquisser un sourire qu’il avait déjà disparu. Ses doigts s’étaient alors échappés et Aemon se retrouva, en tout et pour tout, en discussion avec le dos de la Serdaigle.« Putain mais c’est rien ok ? Qu’est-ce que vous avez tous à vouloir savoir ce que c’est ! C’est un bleu, un putain de bleu, c’est rien ça arrive, ce n’est pas… merde quoi. » L’Aiglon soupira tout en enfonçant ses mains dans les poches de son uniforme. Cela lui rappelait drôlement ce genre de moment où Ellie lui faisait la tête alors qu’il n’avait rien fait. Les jeunes femmes lui semblaient parfois un brin compliqué… Sa mère, Marloes ou Ellie, qu’importe, il avait toujours l’impression de devoir comprendre sans avoir à demander et il trouvait cela presque insupportable. Ayant grandit avec une femme, il connaissait parfaitement ces mauvaises périodes du mois plus que redoutable. Il avait une fois posé la question à Eleanor tandis qu’elle était partie dans un de ces monologues existentialiste remettant en cause le statut de l’humanité. Vu le regard qu’il s’était pris, il nota dans un coin de sa mémoire de ne plus jamais reposer cette question. Qu’importe la fille que ce fut. « Tu sais que ton dos n’est pas le profil que je préfère chez toi ? Bien qu’il y ait des choses charmantes à regarder entre nous. Mais quand j’essaie de communiquer avec toi, je préfère quand même tes yeux… » Essayer de communiquer. C’était le terme parfaitement approprié à l’heure actuelle. La plupart du temps, ses touches d’humour parvenait à la faire sourire. Parfois, il se contentait de la serrer dans ses bras les mots ne servant strictement à rien. Il voyait parfaitement la lutte intérieure qui s’engageait en cet instant chez elle. Ce n’était pas la première qu’il la retrouvait dans cet état. La cause était malheureusement bien trop souvent la même. Ce type qui se targuait d’être son oncle. Le lien du sang ne faisait pas tout, Aemon était bien placé pour le savoir. Ce charogne… Le brun ne pouvait pas grand chose contre lui, mais il avait de nombreuses fois eu envie de lui péter les dents. Il vit que son amie s’activait pour se trouver une cigarette et il profitât de l’odeur entêtante du tabac.« Ce n’est pas mon oncle qui m’a fait ça si c’est ce que tu sous entends… » Bien qu’elle ne puisse pas le voir, le brun fronça les sourcils. Il s’était approché d’elle comme par instinct sans réellement s’en rendre compte. Il allait poser la main sur son épaule afin qu’elle lui fasse enfin face. « Qui est le conn… » Sa voix avait grondé dans un murmure. Il ne s’adressait pas vraiment à Marloes bien qu’elle est sûrement entendu le début de sa phrase. Aemon n’était pas quelqu’un de violent mais avait le défaut d’être impulsif. Surtout lorsqu’on touchait à ses amis. Si Jeff venait à l’appeler ayant besoin de son aide, l’Aiglon aurait dépassé toutes les règles de Poudlard. Ses poings s’étaient légèrement contractés, c’était limite si la blonde n’avait pas pu entendre les battements de son coeur s’accélérer. « Mais il l’a vu aussi, je l’ai croisé quand j’allais te rejoindre et il a vu aussi le bleu, il… » « Quel con ! » Ace avait posé doucement sa main sur la fine épaule de la jeune femme. D’une légère pression, il lui montra qu’il était là. Son oncle était vraiment un connard. Il n’était pas à l’origine de ses bleus et il parvenait à en profiter tout de même. Il vit alors la cigarette de Marloes tomber au sol. Elle lui faisait enfin face et sembla accepter la présence d’Aemon à ses côtés. Ses bras s’enroulèrent autour de sa taille dans un geste doux et protecteur. Elle se nicha contre lui et Aemon comprit que ses phrases d’humour ne suffisait pas. Pas cette fois.« Excuses-moi.» Il la serra contre lui comme pour lui donner de la force, comme pour lui montrer qu’il s’en fichait, comme pour lui montrer qu’elle n’avait pas à s’excuser. Pas avec lui, pas dans de telles circonstances. Ses bras lui caressaient doucement le dos. Au milieu de ce hangar désert, personne ne viendrait les déranger. Seule la pluie venaient les bercer de son rythme mélancolique. Il n’avait toujours pas demander qui était le responsable mais la question lui démangeait la langue. Si son oncle était bien placé et qu’il y avait que peu de moyens contre lui, ce n’était pas le cas concernant les autres. Il appuya sa tête contre la chevelure blonde de Marloes se laissant aller dans la douce odeur qu’ils dégageaient. « Si ce n’est pas lui, à qui dois-je péter les phalanges ? » Parce que clairement au vu des bleus, le type qui avait fait ça devait perdre l’usage de ses mains. Cela lui passerait le goût de recommencer. Comment pouvait-on être aussi brutal avec une femme ? Certain avait sûrement oublié la base de leur éducation. Ou peut-être qu’il avait trop fréquenté sa mère pour ce genre de choses… Aemon se détacha de la Serdaigle pour lui attraper la main et l’entrainer dans une barque. L’une d’entre elles était encore en bon état et ils pourraient au moins s’y asseoir confortablement. Se posant en premier sur la planche, il invita Marloes à s’installer entre ses jambes. Encerclant sa taille de ses bras, il rapprocha le dos de la blonde contre son torse. « Je devrais rester accroché à toi comme ça. Il t’arriverai moins de mésaventures au moins… » Il posa son menton sur son épaule l’air pensif. Ses mains se mirent alors à fouiller les poches de son amie pour en retirer son paquet de clopes. Devant son air étonné, il se justifia. « J’ai oublié le mien ! » Il attrapa une clope qu'il alluma trouvant néanmoins son propre briquet dans sa veste. Il resta plusieurs instants silencieux. Que pouvait-il dire de plus en réalité ? Plusieurs lattes fondirent tandis que les gouttes de la pluie semblaient s’amoindrirent. Il tendit la cigarette à Marloes. Ce n’était pas la première fois qu’ils les partageaient durant ces instants particuliers. C’était même parfois une bouteille ou d’autres choses plus… planantes. Jeff et Ellie lui auraient certainement fait la morale s’il leur avait proposé ne serait-ce qu’un joint. Surtout Jeff. Si Ace regardait d’un mauvais oeil certaines relations de Marloes, son meilleur ami n’en faisait pas moins. Après tout, là était le rôle de l’amitié. Sinon à quoi bon arborer un tel titre ? Il avait replacer ses bras autour de la Serdaigle pendant qu’elle s’attardait sur la cigarette. Comme si ce simple geste pouvait servir à la protéger… Au moins du vent frais qui pouvait s’insinuer dans les replis de leurs vêtements de temps à autre. Le plus sérieusement du monde, il reprit cette fois la parole. « Tu sais que tu peux compter sur moi ? »


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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Mar 15 Avr - 3:34

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La jeune serdaigle s’en voulait dans ces instants, elle savait que passer ses nerfs sur son meilleur ami ne menait à rien bien au contraire, il était là comme à chaque fois, l’entourant de son aura de douceur, de sécurité, jamais elle ne le remercierait assez d’être qui il l’est et surtout de la supporter elle et son incroyable caractère de merde. Il avait des travers comme tout le monde, mais aux yeux de la blonde il restait la personne la plus sûr sur cette planète. Mais comme à son habitude Marloes n’en fit qu’à sa tête, se laissant dicter sa conduite et ses paroles par ses émotions trop virulentes, le poison de la colère glissant trop facilement sur sa langue alors qu’elle fit dos au brun, n’arrivant même plus à soutenir son regard de peur de craquer, de fissurer son masque de garce parfaitement hypocrite. Une clope coincée entre ses longs doigts, elle tenta de mettre des mots sur son état actuel sans forcément trop en dévoiler. Elle savait que si elle parlait de l’épisode Andromak mais surtout du fait que le bleu sur son poignet était la marque d’un simple ébat trop passionné, Aemon n’allait pas apprécier. Pire il risquait de vouloir aller demander des comptes au pouffssoufle et vu le caractère volcanique du brun, tout ça risquait de terminer dans un bain sang. Et égoïstement la blonde ne voulait pas que son ami la voit comme une dépravée, il était l’un des rares privilégiés à connaitre son passé et donc sa retenue vis-à-vis des relations charnelles, elle savait que quelque part il la respectait de ne pas être comme toutes les autres à passer de lit en lit, comme elle le respectait lui de ne pas faire partie de la catégorie des baiseurs de cette école. Mais au final elle était comme les autres, à ouvrir les cuisses trop facilement après un simple sourire et un baiser électrique. Elle avait cédé alors qu’elle s’était promis qu’aucun homme ne la toucherait plus à moins de la mériter. Elle se donnait la nausée et pourtant le souvenir vivace de ses ébats avec le beau brun dans la douche rallumait sans cesse un brasier au creux de ses reins. Soupirant de lassitude et écartant le sujet - mon oncle est un salaud qui me pourrit l’existence un peu plus chaque jour – la jeune bleu jeta sa cigarette sur le sol avant de se retourner face à son ami qui s’était rapproché. Toute colère envolée pour laisser place à une immense fatigue, Marloes se laissa aller dans les bras rassurants du brun, allant nicher son visage au creux de son cou pour s’imprégner de ses effluves apaisantes, ses bras s’enroulant autour de sa nuque le serrant comme si sa vie en dépendait alors que son corps collé étroitement au sien venait lui voler sa chaleur. Alissa n’attendu pas longtemps avant qu’Aemon ne lui rende son étreinte, la berçant comme une enfant apeurée, caressant à la fois son dos et ses cheveux. Un silence accueillant les enveloppa seulement perturbé par le bruit de la pluie sur le toit du hangar. Marloes ferma les yeux et laissa son cœur se caler sur les battements de celui de son meilleur ami, soufflant doucement contre la peau chaude offerte à ses lèvres et son nez. « Si ce n’est pas lui, à qui dois-je péter les phalanges ? » malgré tout un léger sourire se dessina sur les lèvres de la belle, le visage toujours caché au creux de son cou, elle était presque sûr qu’il pouvait la sentir sourire. Si elle oubliait le fait que la personne concernée était Andromak, Alissa aurait trouvé ça adorable même si l’idée que son Aemon pacifique se batte pour elle ne lui plaisait guère, en fait de eux deux c’était souvent elle la plus violente, insultant et n’hésitant pas à sortir les griffes pour défendre son meilleur ami, avec Anjelica elle était allée à bonne école, la serpentard au caractère de feu étant un très bon professeur en matière de coups. Mais là elle savait que le serdaigle ne supportait pas l’idée que quelqu’un la touche ou la blesse et elle ne put empêcher son étreinte de se raffermir dans une gratitude muette. Mais elle sentit à contre cœur le brun se détacher d’elle, le froid du hangar la faisant instantanément frissonner alors qu’elle redressa son visage pour croiser le regard clair de son ami, qui attrapa sa main avec douceur que cette fois ci elle ne retira pas de la sienne. Sans vraiment chercher à comprendre la manœuvre, Marloes suivit le serdaigle à l’intérieur d’une barque dont le bois craqua dangereusement sous leurs poids. Un sourire amusé se dessina sur ses lèvres quand elle se rattrapa sur le bord pour ne pas tomber quand la planche tangua légèrement démontrant de son instabilité sur le sol boueux.

Laissant Aemon s’installer le premier, elle le rejoignit bien vite en prenant place entre ses jambes, appuyant son dos contre son torse et sa tête sur épaule. Ses mains se posèrent naturellement sur celles de son ami croisées sur son ventre plat. « Je devrais rester accroché à toi comme ça. Il t’arrivera moins de mésaventures au moins… » Comme cela ils avaient presque l’air d’un couple mais au final eux n’étaient pas gênés par cette proximité qu’ils avaient toujours entretenus. Soupirant doucement, Marloes fixa ses pieds en caressant machinalement de son pouce les doigts du bleu et bronze avant qu’il ne bouge de nouveau pour glisser ses assassines dans les poches de la serdaigle, qui finit par se retourner pour le regarder, outrée, quand il lui choura son paquet de clopes. « J’ai oublié le mien ! » affichant une moue boudeuse dont elle avait le secret, elle l’observa allumer son bien avant de finalement se réinstaller sur son torse, s’en servant en guise de dossier. Fermant les yeux pour profiter de ce moment qui n’appartenait qu’à eux, Marloes les rouvrit en sentant le bras du brun bouger de nouveau alors qu’elle attrapa machinalement la cigarette qu’il lui tendit, tirant dessus à son tour. L’idée de fumer autre chose de plus fort lui traversa l’esprit, mais elle avait besoin d’aller voir Nolhàn pour cela et autant dire qu’elle l’évitait comme la peste depuis le petit accident du soir du bal. Et puis elle n’avait pas envie de bouger d’ici. Jamais. « Tu sais que tu peux compter sur moi ? » Oh oui elle le savait mais au final ce n’était pas vraiment cela qui lui faisait peur, c’était plus que le regard de son meilleur ami sur elle change. En vérité elle ne comprenait même pas qu’il s’attarde avec elle. Et même si elle préférait s’arracher la langue plutôt que de l’admettre, elle comprenait sa relation avec une fille comme Ellie, cette fille est juste tout ce qu’elle ne sera jamais et c’était justement cela qui lui faisait peur. Comment avoir deux meilleures amies qui sont si différentes. Après bien sûr Marloes était au courant d’une autre raison de cet attachement, Aemon en pinçait pour Ellie, malgré le fait qu’elle soit la copine de son meilleur pote. Bienvenue dans le dernier feuilleton des Feux de l’Amour version Sorciers. Souriant tristement, la serdaigle jeta son mégot plus loin dans la boue humide avant d’attraper une des mains du brun pour jouer avec avant de finalement entrelacer ses doigts aux siens. Regardant leurs mains liées, elle pencha ensuite la tête légèrement en arrière pour apercevoir le visage doux de l’aiglon en lui souriant presque tendrement, contrastant avec sa colère précédente.  « Je sais » replaçant sa tête à la verticale, la blonde joua un instant avec les mains du bleu sans réellement y faire attention, une multitude de pensée se bousculant dans son crâne, s’entrechoquant sans vraiment coïncider correctement. .  « Si…si je te dis l’origine de ce bleu, tu me promets que tu t’énerveras pas et que tu ne me regarderas pas différemment ? » Alissa fut presque surprise par le ton de sa propre voix, perdant son assurance habituel qui d’ordinaire ne la quittait jamais. Si Anjelica la voyait en cet instant elle risquerait de ne pas la reconnaitre c’était désolant. Attendant l’accord du serdaigle, la jeune femme déglutît avec difficulté, les mots buttant contre ses lèvres alors qu’elle se repositionna maladroite contre le brun, trahissant la gêne qui s’emparait d’elle. .  « Tu connais Andromak Kingsley ? Un poufsouffle en classe préparatoire et bien hum comment dire il… » Ok ça commençait très mal là. Perdant ses mots et pas sûr de savoir comment aborder la chose, Marloes martyrisa sa lèvre inférieure avec ses dents alors que ses mains se serrèrent instinctivement sur celles du brun. .  « Je l’ai plus ou moins fréquenté, enfin pas officiellement mais on se tournait pas mal autour mais je l’ai…blessé involontairement. Du coup il y a deux jours il a voulu régler ses comptes avec moi… » sentant une certaine tension s’échapper du corps du serdaigle au fur et à mesure qu’elle parlait, Marloes finit par se redresser pour tourner la tête vers Aemon, plongeant son regard dans le sien .  « Mais c’est pas ce que tu crois, il ne m’a pas frapper ou autre, en fait il m’a suivi quand j’ai été dans la salle de bain des préfets et il…était sous effet de la drogue, mais au final il a l’habitude, il en prend souvent, avec moi-même de temps en temps, ça a juste décuplé sa colère et hum…son désir. » La blonde aux mèches roses baissant la tête, le rouge lui montant légèrement aux joues. Elle ne ressentait cette honte que devant que le serdaigle, son jugement étant l’un des seuls qui lui importait réellement. Se raclant la gorge, Alissa bougea pour se placer totalement face à son ami, à genoux dans la barque. .  « Il y a juste été un peu fort pendant qu’on…enfin tu vois. Ce n’était pas volontaire de sa part, enfin je ne pense pas et quelques parts je l’ai cherché et j’ai…apprécié. » Se sentant d’avantage rougir, la serdaigle tenta un regard vers l’aiglon, laissant un court silence s’installer entre eux. Elle pourrait aussi parler des paroles perverses de son oncle mais elle jugeait que son ami avait suffisamment à digérer en cet instant. Sans un mot elle posa timidement ses mains sur les genoux de son meilleur ami, l’obligeant à allonger ses jambes afin qu’elle puisse venir se placer sur ses genoux, passant ses bras autour de ses épaules. Elle ne savait pas vraiment pourquoi elle faisait cela, elle avait juste peur qu’il s’en aille, qu’il la voit au final comme toutes les salopes de cette école et décide que c’était trop, devoir rivaliser avec une fille comme Ellie la parfaite n’était pas une chose aisée pour l’aiglonne. .  « Dis-moi que tu m’en veux pas…je me dégoûte déjà suffisamment comme ça de mettre laissé avoir… » En vérité elle n’était même pas sûr de regretter ses ébats avec Andro, elle avait vraiment apprécié et au final le jaune était une personne qu’elle appréciait énormément, sans ce quiproquo avec Nolhàn une partie d’elle était même persuadée qu’ils auraient pût construire quelque chose mais au final les choses n’avaient pas été dans le bon sens et maintenant elle s’en voulait de décevoir son serdaigle. Caressant doucement la base de ses cheveux avec ses doigts fins nullement gêné par la proximité de leurs visages, Marloes détailla du regard chacun des traits de son visage, se disant par moment qu’elle aimerait un jour tomber sur quelqu’un comme son meilleur ami, doux et pas un pervers ne pensant qu’à lui faire écarter les cuisses sans aucun sentiment derrière. Soupirant, le blonde dans le but de poser un baiser sur la joue du brun mais la barque tanga une nouvelle fois à cause de son mouvement trop brusque et ses lèvres se posèrent à la commissure des lèvres du bleu et bronze. Redressant la tête, cette fois ci légèrement gênée, Marloes détacha un peu ses bras de son cou en détournant le regard. .  « Pardon » un rire nerveux s’échappa de sa gorge alors qu’elle reporta son attention sur l’aiglon espérant que son regard sur elle n’ait pas changé.


Spoiler:
 
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    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Jeu 17 Avr - 12:24

Comme toujours la blonde colérique avait commencé par l’envoyer promener. Par chance pour elle, la patience d’Aemon n’était pas seulement une légende. Avec la mère qu’il avait eu, la patience avait été une qualité qu’il avait du se forger aux risques de péter des câbles bien trop souvent. Quelque part, il l’avait cherché. Ce n’était pas comme s’il n’était pas au courant de sa personnalité parfois débordante. Il l’aimait comme ça cette petite tête blonde aux mèches acidulées. Lorsqu’elle était de meilleure humeur, il se plaisait à se moquer d’elle, titillant son caractère piquant. La plupart de ses amis étaient de toute manière des personnes qui avaient un tant soit peu de personnalité. Avait-on réellement besoin de parler d’Ellie qui était loin de se laisser marcher sur les pieds ? Jeff pouvait paraître être quelqu’un de plus calme et timide, il avait pourtant de fâcheuses tendances, malgré son côté sérieux, à ne pas lâcher le morceaux lorsqu’il avait une idée en tête. Il l’avait alors réceptionné dans ses bras ressentant par la même occasion toute la détresse qui émanait d’elle. Que pouvait-il faire d’autre que de l’enlacer de manière réconfortante. Les mots étaient souvent obsolète. Puis, il fallait l’avouer, Aemon n’était forcément le plus fin des psychomages. Il préférait laisser s’installer le silence plutôt que s’enfoncer dans les méandres verbales sans signification. Parfois, un simple geste, un regard, suffisait à faire comprendre à l’autre qu’on était là pour lui. Y avait-il réellement besoin de s’attarder en farandole de mots plus obsolètes les uns que les autres ? Silence reposant, rythmé par les goutes de pluie venant bercer leur douce accolade. Alors qu’il lui demandait à qui il devait casser les doigts responsables des taches bleutés de son poignet,  Aemon sentit la Serdaigle s’accrocher à lui d’autant plus. Il déposa un léger baiser au creux de sa tempe. L’Américain n’était pas un violent. Vous imaginez bien qu’avec le caractère humanitaire dans lequel il a grandi, c’était loin d’être dans ses gênes. Néanmoins, si on venait réellement à le faire chier, il restait un mec doté d’un orgueil. Côté qui s’exprimait rarement chez lui mais qui dans le fond pouvait ressurgir surtout lorsqu’il s’agissait de défendre des êtres qui lui étaient chers.

Tranquillement, il se détacha de la blonde dans l’idée de s’installer dans une des barques. Il l’avait attrapé par la main afin de l’entrainer avec elle. Ne se gênant absolument pas de la légère proximité entre eux suite à cette invitation, le brun avait enroulé ses bras autour de la taille de la jeune femme. Il se sentait toujours à l’aise en sa compagnie. Même si parfois elle lui vrillait les tympans de part son caractère volcanique, elle ne l’emmerdait jamais avec des morales à deux gallions. Elle se fichait bien qu’il gâche sa soit disant intelligence en voulant devenir éleveur de dragons. Au contraire, elle l’encourageait à faire de sa vie quelque chose qui le passionnait. Il aimait tout simplement le fait qu’elle le prenne comme il était. Bien sûr, comme tout le monde, ils s’engueulaient, se faisaient la tête, mais cela ne durait pas bien longtemps. Il lui semblait trouver dans sa présence un équilibre et se sentait apaisé lorsqu’elle était avec lui. Alors qu’il la tenait dans ses bras, il avait la simple impression qu’ils ne faisaient plus qu’un, se complétant harmonieusement. Enfin, presque harmonieusement…  Il ferma les yeux profitant égoïstement de l’instant, de cette faille dans le temps qui leur permettait d’être ensemble sans être dérangé. La pluie leur assurant de rester en tête à tête un bon moment. Les doigts de Marloes caressaient doucement ses mains. Mains qui se faufilèrent discrètement dans les poches de la Serdaigle ce qui lui valu un regard outré. Devant sa mine boudeuse, tandis qu’il lui piquait une clope, il ne put retenir un éclat de rire qui franchit allègrement la barrière de ses lèvres.  « Quoi ? C’est pas comme si tu portais un pantalon et que j’aurais du mettre mes mains sur ton royal postérieur ! » Un air moqueur s’était dessiné sur les traits de son visage tandis qu’elle s’installait de nouveau contre lui. Il lui avait alors donné la clope au bout de quelques minutes afin de la partager avec lui. Ses doigts se mêlèrent à ceux de la blonde sans aucune résistance. N’importe qui les croisant ainsi aurait pu y croire. Vous savez, au petit couple parfait. Mais ils n’étaient que, si on pu le dire, meilleurs amis. « Je sais » avait-elle fini par lui répondre alors qu’il lui disait qu’elle pouvait avoir confiance en lui. Elle s’était alors tournée laissant au brun le loisir d’observer ses traits éthérés qui semblaient alors soucieux.  Elle semblait perdue dans ses pensées. Il avait l’impression qu’elle cherchait ses mots, son histoire, ne sachant pas par quel bout commencer. « Si…si je te dis l’origine de ce bleu, tu me promets que tu t’énerveras pas et que tu ne me regarderas pas différemment ? » L’Aiglon lui lança un regard intrigué. Depuis quand la française perdait-elle de l’assurance ? Qui plus est, pour qu’elle est peur qu’il s’énerve, c’est qu’elle avoir un putain de secret à lui lâcher, non ? Il avait du mal à comprendre ce qu’elle voulait dire. Elle allait peut-être lui avouer qu’elle était sadomasochiste à ses heures perdues ; ce qui expliquerai la présence des bleus vu qu’il ne s’agissait pas de son oncle…  « Je vois pas pourquoi je te regarderai autrement Marloes, quoi que tu fasses. » Bon, quoi que… Si elle lui venait à lui avouer avoir un vice sadique, il pouvait peut-être changer d’avis. « Tu connais Andromak Kingsley ? Un poufsouffle en classe préparatoire et bien hum comment dire il… » Andromak plissa les yeux. Il n’aimait pas ce mec. C’était simple et précis. Il avait beau être pote avec Nolhan, lui, il ne pouvait pas le voir. Il tenta néanmoins d’effacer le rictus qui s’était emparé de son visage pour ne pas couper Marloes dans son élan. « Je l’ai plus ou moins fréquenté, enfin pas officiellement mais on se tournait pas mal autour mais je l’ai…blessé involontairement. Du coup il y a deux jours il a voulu régler ses comptes avec moi… » Aemon s’était redressé, sentant la colère monter insidieusement en lui. Qu’est-ce qu’il avait fait ce batard ? Sans réellement s’en rendre compte, le corps du brun s’était littéralement crispé.« Mais c’est pas ce que tu crois, il ne m’a pas frapper ou autre, en fait il m’a suivi quand j’ai été dans la salle de bain des préfets et il…était sous effet de la drogue, mais au final il a l’habitude, il en prend souvent, avec moi-même de temps en temps, ça a juste décuplé sa colère et hum…son désir. » Bien, là, Ace, il était paumé. Résumé ? Un drogué dans sa douche rempli de désir, c’était bien ça l’idée.  A la limite, il pouvait comprendre la partie désir, quant au reste c’était un peu… particulier non ? Il resta silencieux se contentant de fixer la blonde. De toute manière, il ne savait pas quoi dire… Marloes devait d’ailleurs sentir le malaise qui s’était installé puisqu’elle venait de prendre place face à lui cherchant toujours à s’expliquer. « Il y a juste été un peu fort pendant qu’on…enfin tu vois. Ce n’était pas volontaire de sa part, enfin je ne pense pas et quelques parts je l’ai cherché et j’ai…apprécié. »  « Okay, c’est bon ! Pas la peine de rentrer dans les détails ! » Elle voulait pas lui faire un dessin non plus ? Il affichait soudainement une mine renfrognée. Il n’aimait pas ça. Il ne savait pas pourquoi, mais ça ne lui plaisait vraiment pas qu’elle s’envoie en l’air avec un autre. Comment ça avec un autre ? Quel était donc cet étrange sentiment qui venait pointer le bout de son nez ? La jalousie, monsieur Evans, la jalousie. Il ressentait soudainement possessivité qu’il ne se connaissait pas. Merde quoi, pas sa meilleure amie avec le dernier des abrutis quoi ! En fait, à bien y penser, avec personne. Oui voilà. C’était mieux ainsi. Le brun fit mine de regarder vers la surface évitant le regard de son amie. Son genoux se mit à tapoter nerveusement. Pourquoi, cela l’énervait-il autant ? Après tout, elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait ? Il passa une main dans ses cheveux bruns, cherchant à comprendre pourquoi la jalousie venait soudainement poindre en lui. Les mains de la Serdaigle vinrent se poser sur ses genoux, calmant le rythme infernale de celui qui s’était mis à bouger nerveusement. Il laissa s’installer sur ses genoux alors qu’elle plaçait ses bras autour de son cou. Le brun n’eut d’autre choix que de lui faire face. « Dis-moi que tu m’en veux pas…je me dégoûte déjà suffisamment comme ça de mettre laissé avoir… » Les yeux clairs de l’Aiglon observait son visage sous toutes les coutures. Ses joues étaient rosies par la gêne de ses révélations. A bien y penser, il aurait peut-être préféré qu’elle lui dise qu’elle était sadomasochiste… Il n’aurait peut-être été aussi troublé. Il la sentit se rapprocher doucement de lui. Dans son geste, la barque qui ne semblait pas très stable depuis qu’il s’y était installé bascula sur le côté, faisant perdre l’équilibre de la blonde. Par réflexe, Aemon avait resserré ses bras autour de sa taille la rapprochant un peu plus de lui pour l’empêcher de tomber. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’était que le baiser qu’elle comptait apposer sur sa joue ne glisse vers la commissure de sa bouche dans un contact qui électrisa ses lippes. « Pardon » échappa-t-elle gênée de ce baiser imprévu. Quant à lui, Aemon la regardait intensément. Il ne comprenait même pas ce qui pouvait se passer dans sa tête. A croire qu’il était voué à trouver ses meilleures amies séduisantes. Il ne l’avait pas relâché, le silence s’était installé entre ses lèvres. Elle ne devait même pas comprendre ce que signifiait son regard. Une de ses mains quitta la taille de la blonde pour venir caresser l’angle de sa joue. En l’espace d’un instant, cette main se fit possessive et agrippa la nuque de la blonde afin de réduire à néant l’espace qui pouvait se trouver entre eux. Ses lèvres se posèrent sur celles de Marloes comme s’il avait toujours voulu faire ça, comme une envie retenue depuis bien trop longtemps. Envie délivrée par les soudaines révélations de sa meilleure qui avait fait naitre en lui un élan de jalousie. Si un instant, il hésita à passer la barrière de ses lippes de sa langue, le brun sembla retrouver la raison relâcha presque aussi soudainement Marloes, se levant dans un geste brusque, la faisant presque tomber dans le creux de la barque.  « Désolé, je sais pas ce qui m’a prit. Sûrement un truc d’orgueil de mec à la con ! » Tout en parlant, il avait enjambé la barque pour en sortir. Il avait besoin de marcher, de s’activer et surtout de ne pas la regarder. Il fouilla nerveusement ses poches, espérant qu’elles se soient remplies comme par magie de cigarettes mais cela ne fut pas le cas. Il était en train de se dire que c’était un mec désespéré. Marloes sa meilleure amie et il trouvait rien de mieux que de l’embrasser parce qu’il n’aimait pas le fait qu’elle traine avec d’autres mecs. Au moins, elle, elle était célibataire… c’était toujours moins malsain que de lorgner sur la copine de son meilleur pote… Il hésita un instant à la planter là mais l’Aiglon trouvait cette réaction totalement immature. Il finit par se rapprocher de la barque et y apposa un pied dans l’idée de la pousser. « Et si on allait faire un tour ? » Oui, il pleut et alors ? Cela aurait au moins le mérite de refroidir la testostérone en ébullition du jeune Serdaigle. Il poussa alors la barque afin qu’elle rejoigne l’eau. Il n’avait pas vraiment attendu la réponse de son amie, il ne lui laissait pas le choix de toute façon. Quand le petit bateau fut en train de flotter, d’une enjambée Aemon se retrouva à l’antérieur et s’empara des rames. Il resta silencieux tandis qu’il faisait en sorte d’avancer tranquillement. Au bout d’un moment, il lâcha les pagaies laissant la barque onduler au rythme de l’eau. Ses prunelles s’ancrèrent alors dans les iris de Marloes. La pluie s’était faite beaucoup plus fine et venait les caresser en douceur.  Avec précaution, il attira Marloes, qui par défaut, vu les airs courroucés du brun avait préféré s’installer sur la petite place en face de lui. Ses mains encerclèrent son visage avec délicatesse. « Dis moi que t’avais mis un truc dans ta clope parce que j’ai l’impression d’être complètement paumé. » L’envie dévorante de la sentir près de lui lui bouffait les entrailles. Il n’y avait jamais eu de proximité entre eux tout simplement parce qu’il n’y avait aucune ambiguité. Mais à présent, dans le crâne de l’aiglon tout était assez confus. Pourquoi l’avait-il autant approché de lui en fait ? Il se torturait déjà assez à résister aux sentiments qu’il avait pour Ellie, si maintenant il en avait qui naissait pour ce petit bout de femme qui se trouvait devant lui, il n’était pas sorti de l’auberge. Ou de la barque au vu du contexte…  Merlin n’était vraiment pas cool avec lui. Ses doigts se glissèrent entre les mèches roses de la Serdaigle laissant la tentation de nouveau s’insinuer. ‘Repousse-moi’ pensait-il fortement ‘empêche moi !’. Il allait tout ruiner entre eux. Ses lèvres ne résistèrent pas plus longtemps à l’envie de gouter de nouveau aux lippes sucrées de sa meilleure amie. Sa langue inquisitrice se faufila pour aller caresser avec douceur celle de la blonde. Tandis que d’un bras il encerclait sa taille pour la rapprocher toujours d’avantage de lui, la barque tangua dangereusement chose qui ne le préoccupa pas vraiment se fichant d’être au beau milieu du lac. Tout ce qui comptait en cet instant était celle qu’il tenait au creux de ses bras.

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No sleep until I'm done with finding the answer. Won't stop before I find a cure for this cancer. Sometimes, I feel I'm going down and so disconnected somehow I know that I am haunted to be wanted.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Mer 6 Aoû - 11:33

in the shadows
aemoes
La jeune femme aux cheveux bonbon était complètement paumée. Si Marloes se plaisait à montrer une façade plus assurée, elle n’en restait pas moins cette gamine abusée trop tôt et qui ne savait pas réellement comment se comporter pour plaire aux autres. Etre une garce, dominer les autres, les écraser, être la meilleure dans tous les domaines quitte à rester seule, c’est tout ce qu’elle connaissait, et qu’elle pensait vouloir mais c’était totalement. Là assise dans cette barque en compagnie d’un des rares capable de la supporter et surtout de l’aimer à sa juste valeur, et était obligée d’accepter le fait que ça ne lui suffisait pas. Etre la reine d’une école peuplée d’idiots et de garces n’était qu’éphémère, qu’est-ce qu’elle allait être en dehors de cela, qu’est-ce qu’elle allait devenir quand elle aura terminé de jouer toute cette comédie et qu’elle devra faire face à ses démons ? Qu’est-ce qui arrivera quand elle ne sera plus à l’abri ici mais de nouveau en compagnie de son oncle et de ses idées perverses. Rien qu’à l’idée de le retrouver de nouveau elle pouvait sentir la bile lui monter dans la gorge et malgré elle ses ongles s’enfoncèrent un peu dans la chair de son ami. Elle ne voulait pas, elle voulait juste rester ici, pour toujours. Au calme, loin des regards, des ragots, écoutant juste la pluie tomber sur le taule en fer qui abritait le hangar, au chaud contre son ami, la clope au bec, se tuant à petit feu avec cette merde qu’on nomme nicotine. Plaisir simple, sans artifice, sans mesquinerie, sans masque. « Je vois pas pourquoi je te regarderai autrement Marloes, quoi que tu fasses. » Si tu savais Aemon, mon dieu si tu savais. Marloes retint ces quelques paroles, au final elle se rendait compte que son meilleur ami ne connaissait pas réellement tous ces travers, tout ce qu’elle avait dû faire pour être capable de se tenir debout, la tête haute. Mais c’était volontaire, certaines choses ne sont pas toujours bonnes à dire même si l’aiglon pouvait se vanter d’être le seul avec son amie espagnol à la connaître aussi bien. Trop bien même. Ravalant sa salive et sa fierté par la même occasion, la blonde se posta devant le brun, le regard baissé, honteux. Elle n’était pas fière de ses confidences et des conséquences qui s’en suivirent, elle n’était pas fière d’avouer avoir simplement baisé avec un mec, et pas n’importe lequel, surement un des mecs au plus gros palmarès de culbutage de l’école. Mais ce qui lui faisait le plus honte, c’était d’avoir apprécié cela. La violence, la sauvagerie, elle avait apprécié. Pour quelle raison elle n’en savait rien et elle refusait de simplement se poser pour y réfléchir, bien qu’au final elle se doutait que les vices infligés par son oncle y étaient pour beaucoup. La serdaigle n’osait plus regarder son ami dans les yeux, elle se sentait bouger, se tendre à mesure qu’elle débitait les atrocités de son acte délibéré. Elle le dégoutait c’est certain, elle-même n’arrivait plus à se regarder dans un miroir, surtout en sachant au fond d’elle que si c’était à refaire ou à recommencer, elle le ferait. Pauvre fille, pauvre chose. « Okay, c’est bon ! Pas la peine de rentrer dans les détails ! » Relevant la tête, la jeune fille observa son ami, il semblait en colère, déçu ? Elle n’arrivait pas tellement à mettre le doigt sur ce qu’il pouvait ressentir, en même temps elle ne pouvait pas l’en blâmer. Il était le seul au courant que cette histoire de fille facile qui lui colle à la peau n’est qu’un leurre et donc qu’elle n’avait jamais touché un garçon en dehors de son oncle. Se mordant la lèvre, la blonde finit par se hisser sur les genoux du brun de son cœur, sans aucune gêne et sans tabou. Il n’y avait jamais eu de sous-entendu entre eux malgré leur proximité, beaucoup de personnes avaient effectivement insinué une relation plus qu’amicale entre eux, mais connaissant son béguin pour Ellie, Marloes n’avait jamais pu douter de cette amitié sincère et dénuée de sous-entendu grotesque. Enlaçant la nuque de son ami, Marloes l’observa avant d’aller déposer un doux baiser sur sa joue, qui avec l’aide instable de la barque, se retrouva par mégarde au coin des lèvres du jeune homme. Se redressant, la jeune fille sentit ses joues chauffées et ne put empêcher un léger rire de gêne, certes ils étaient proches mais bon toute relation a ses limites tout de même.

Plongeant son regard dans celui azur d’Aemon, la serdaigle se sentit gêner face à la puissance de son regard, comme s’il sondait son âme et son cœur. Ne pouvant s’empêcher de se mordiller l’intérieur de la joue, elle ne le lâcha pourtant pas du regard, hypnotisé par le petit soleil jaune qu’il avait dans ses iris bleu. Elle ne l’avait jamais remarqué auparavant. Inconsciemment ses doigts jouèrent avec la racine des cheveux de l’aiglon, souriant légèrement pour tenter de détendre un peu l’atmosphère devenu chargée en électricité. La rose sentit alors une des mains de son ami quitter sa hanche pour venir caresser l’angle de sa mâchoire, la faisant fermer les yeux un court instant sous la douceur de ce toucher. Elle était peu habituée à la tendresse d’un homme même si avec Ace elle avait déjà plus l’habitude de ce genre d’étreinte. En revanche ce qui suivit elle ne put le prédire alors que la main du jeune homme appuya sur sa nuque, la forçant à baisser la tête jusqu’à ce que leurs lèvres se touchent dans une étreinte tendre. Jamais elle n’avait imaginé un jour embrasser Aemon, du moins pas de cette façon. Certes lors d’un jeu ou d’une soirée un peu trop arrosé ils leur étaient arrivés de s’échanger des bisous mais jamais de cette façon. Malgré elle, Marloes sentit un frisson lui parcourir l’échine alors qu’elle n’osa pas fermer les yeux, encore sous le choc de ce contact. L’odeur du brun lui chatouilla les narines alors qu’elle ne put s’empêcher de penser que ses lèvres étaient faites pour être embrassées, faites pour être collées aux siennes dans une parfaite osmose. Mais bien trop vite à son goût Aemon stoppa le baiser, la faisant basculer dans la barque en se levant. La blonde ne put retenir un couinement sous l’effet de surprise alors qu’elle leva les yeux vers son ami qui semblait en proie à une douce folie. Ouvrant et fermant la bouche comme une carpe, Marloes ne sut quoi dire, ses yeux bleus trahissant la surprise qui l’habitait. « Désolé, je sais pas ce qui m’a pris. Sûrement un truc d’orgueil de mec à la con ! » Hein quoi ? Orgueil de quoi ? Encore plus paumée qu’avant de venir ici, la serdaigle resta le cul dans la barque à observer le brun, le rouge aux joues. Les mots restaient bloqués dans sa gorge et son cerveau semblait bouillir sous l’affluence d’un trop plein d’informations. Putain les mecs de cette école allaient finir par la rendre encore plus dingue qu’elle ne l’était déjà. Lâchant un soupire, Alissia vit alors son meilleur ami quitter la barque, elle s’attendait presque à le voir quitter le hangar en courant comme un malade mais au lieu de cela il fouilla frénétiquement ses poches à la recherche d’un objet qui n’existait pas avant de finalement poser son pied sur la barque, la poussant d’un geste sec, faisant basculer Marloes vers le fond « Hey ! Aemon arrêtes ! » « Et si on allait faire un tour ? » Ouai autant pisser dans un violon quoi. Sans qu’elle ne puisse donner son avis, le serdaigle commença à pousser la barque hors du hangar, dès qu’ils furent dehors, la rose sentit des gouttes froides lui tomber sur le crâne et glisser le long de sa nuque et ses jambes nues. « Ah putain non Ace arrêtes il flotte je vais friser arrêtes ça ! » Mais comme elle l’avait prédit, il n’écouta pas et finit par foutre la barque dans le lac. Elle grelotta déjà de froid quand il la rejoignit à l’intérieur et attrapa les rames. Ne montrant aucune bonne volonté, Marloes entoura ses épaules avec ses mains dans l’espoir de se réchauffer alors que ses cheveux roses commençaient à lui coller au visage de même que ses vêtements. Elle fusilla du regard le brun devenu complètement cinglé alors qu’il pagayait tranquillement au milieu du lac sans même se soucier d’être trempé et de risque une pneumonie. Si elle avait su que ses baisers pouvaient rendre aussi dingue elle aurait roulé une pelle à Voldemort depuis longtemps. Lâchant un soupire qui créa un petit nuage de fumée blanche, l’aiglonne observa l’étendu qui s’offrait devant elle, priant pour que aucune bestiole ne vienne renverser la barque avant de se tourner de nouveau vers son meilleur ami qui avait cessé de ramer. Ah ba enfin ! En silence les deux amis s’observèrent avant que finalement Aemon attrape la main de la rose qui se laissa faire docilement. De toute manière elle avait bien trop froid pour refuser une étreinte. S’installant sur les genoux du brun, Marloes se surprit à observer de nouveau ces lèvres avant de remonter vers ses yeux, grelotant par moment avant de soupirer quand il lui prit le visage en coupe. Ils avaient déjà vécu cette scène et tous deux savaient comment ça allait se terminer.

Terrain glissant, très glissant les amis. « Dis-moi que t’avais mis un truc dans ta clope parce que j’ai l’impression d’être complètement paumé. » La blonde répondit simplement en haussant un sourcil l’air de dire est-ce que j’ai la tronche d’une dealeuse ou d’une droguée, mais elle ne put s’empêcher de sourire légèrement, consciente qu’il était aussi paumé qu’elle de cette situation qu’il avait au final lui-même crée. Bravo Aemon, ils n’étaient pas suffisamment dans la merde comme ça il fallait en rajouter ! « J’aimerai te répondre que oui mais non… » sentant son cœur accélérer sa course, Marloes se permis de poser une main fraîche sur la nuque du brun, la caressant du bout des doigts avant que finalement l’inévitable se produise. Dans un même mouvement, leurs lèvres se scellèrent de nouveau mais avec plus de passion, moins de retenue. Soupirant contre ses lèvres, la jeune femme passa sa deuxième sur la nuque de son meilleur ami, rapprochant d’avantage leurs visages alors qu’il faisait de même avec leurs corps. Elle oublia alors la barque, la pluie, le froid, ses emmerdes, son oncle, rien d’autre ne comptait que cette bouche sur la sienne, sa langue caressant la sienne, et le propriétaire de ces deux choses magiques. La barque tangua légèrement avec le remous de l’eau mais la serdaigle ne s’en préoccupa pas, occuper à explorer cette bouche encore inconnue pour elle, lippes qu’elle n’avait jamais envisagé d’apprivoiser avant mais qui lui semblaient maintenant indispensable. Toujours fermement accrochée à l’aiglon, la belle passa ses jambes de part et d’autre de sa taille, collant d’avantage leurs corps mais surtout leurs bassin, lui arrachant un frisson alors qu’une onde de plaisir lui traversa les reins. Il n’y avait pratiquement plus de douceur dans leur étreinte, c’était de la passion pure, une envie partagée mais interdite, dans la précipitation comme s’ils avaient peur que l’un ou l’autre ne reprenne ses esprits et arrête tout. Quittant a contre cœur ses lèvres pour reprendre son souffle, Marloes alla mordiller la ligne de sa mâchoire, pour arriver jusqu’à son oreille, ravit de sentir que ses caresses faisaient de l’effet au brun. Puis d’un coup tout se stoppa. Alissia ne vit rien venir, elle se sentit juste partir en arrière puis fut immergée dans l’eau glaciale, en avalant une gorgée par la même occasion. Sortant alors la tête de l’eau, elle vit avec horreur la barque retournée et un Aemon hilare à ses côtés. « Mais mais putain Aemon arrêtes de rire c’est pas drôle on fait comment maintenant ! » Bougeant frénétiquement les jambes pour rester à la surface, Marloes observa le rivage pour évaluer la distance. Bon ils pouvaient revenir sur le rivage à la nage mais quand même, merde quoi elle était bien dans la barque ! Ignorant les remarques de son meilleur ami, la rose se tourna vers lui, troublée de voir ses lèvres encore gonflées par leur étreinte. Se rapprochant, elle attrapa son cou et posa de nouveau ses lippes sur les siennes sans un mot, mordillant sa lèvre langoureusement. « AH NON UN TRUC M’A TOUCHE ! » Marloes se mit alors à hurler encore contre la bouche envieuse d’Aemon, ignorant le faite qu’elle lui avait très certainement percé les deux tympans. Elle sentit de nouveau quelque chose frôler son pied et se remit à hurler, s’agrippant au brun en le noyant presque « UN TRUC M’A TOUCHE UN TRUC M’A TOUCHE ! JE VEUX SORTIR D’ICI ON VA MOURIR PUTAIN AEMON ON VA MOURIR C’EST PAS DRÔLE ! » Partagée entre l’envie de rire et une réelle crise de panique, Marloes s’accrocha comme un singe au pauvre aiglon avant de finalement le relâcher et se mettre à nager comme une dératée vers le rivage. Plus elle avançait, plus elle s’essoufflait, les cheveux collés au visage et se fichant de savoir si Aemon était bien derrière elle. Tout ce qu’elle voulait c’était sortir d’ici, elle avait suffisamment entendu parler du calamar géant et autre bestioles pour ne pas avoir envie de barboter plus longtemps là-dedans. Atteignant finalement le rivage hors d’haleine, Marloes se hissa sur la berge, ayant l’impression que ses fringues pesaient une tonne imbibés d’eau. Elle se débarrassa alors de sa veste et se retourna pour faire face au serdaigle, à moitié consciente que sa chemise laissait parfaitement voir ses sous-vêtements et que sa jupe déjà courte ne cachait plus grand chose en étant collée à ses cuisses fines. « T’es fière de toi Evans ? ».

Code by Silver Lungs

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    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Dim 24 Aoû - 6:06


In the shadows

I've been watching, I've been waiting, In the shadows for my time, I’ve been searching, I've been living, For tomorrow's all my life, In the shadows.
Marloes & Aemon

L’Aiglon observait sa meilleure amie sans ciller du regard. Leurs camarades n’avaient jamais compris comment ces deux là avaient pu terminer meilleurs amis, semblant se comprendre comme personne. Si Marloes n’était pas une Vipère, elle était de loin, une jolie imitation. Il suffisait juste de gratter un peu la couche superficielle qui l’entourait. Bien sûr, ils n’étaient pas tombés dans les bras l’un de l’autre, bien sûr il avait fallut du temps pour que les liens entre eux se créaient sans jamais vouloir se démêler à présent. Ils avaient appris à se connaitre, à s’apprivoiser doucement. Aemon n’était pas une personne farouche et s’entendait bien avec tout le monde de manière générale. Marloes, elle, était plus méfiante et ses airs de princesse en refroidissait tout de même plus d’un. Mais, voila, le destin avait décidé qu’ils devaient se retrouver sur le même chemin. Leurs routes s’étaient croisées et ils avançaient ensemble dans une même direction se fichant de l’avis de leurs amis respectifs. Devait-on vraiment s’interroger sur l’oeil mauvais que portait Ellie sur l’Aiglonne ? A contrario, la Vipère qui servait de meilleure amie à Marloes ne devait pas tarir d’éloges sur le jeune homme… Le problème à présent était tout autre. Si les gens avaient eu du mal à accepter cette amitié, les rumeurs avaient filé bon train par la suite. Comme si une amitié entre les filles et les garçons étaient impossibles… Oui, bon, ce n’était pas Aemon qui allait contredire cette idée reçue. Ce n’était pas comme si le jeune homme avait quelques difficultés avec ses sentiments vis à vis d’Ellie qu’il avait érigé en tant que meilleure amie. Une lubie qu’il avait jugé passagère mais qui avait prit sa carte de séjour longue durée dans les pensées d’Aemon. Il se serait tué d’avoir des sentiments tels pour celle qui remplissait le cœur de son meilleur ami. Cependant, jamais il ne l’aurait trahi, préférant leur amitié à tout le reste. Marloes lui avait alors demandé s’il n’allait pas la voir différemment. Sur le moment, il avait bien évidement dit que non. Il avait menti. Un mensonge par omission. Il n’avait pas pensé qu’elle lui délivrerait un tel secret. Après tout… elle avait le droit, non ? Aemon étouffa la voix qui murmurait oui au creux de son oreille. Mais pas assez fort. Pas assez car un sentiment profond de jalousie était en train d’éclore. Marloes, c’était sa petite protégée. Celle qui se donnait des airs de femme forte mais qui n’était rien d’autre qu’une petite fleur fragile. Abusée, bafouée. Il aimait savoir qu’il était son bouclier. Alors qu’un autre la touche ? Non. Ce n’était pas ce qui était prévu dans le contrat. Quel contrat ? Les pensées du brun n’avaient aucune allure. C’était pathétique. Le plus étrange ? C’est que c’était bel et bien la première fois qu’il ressentait ce genre de choses. Cette envie qu’elle ne soit qu’à lui, que c’était son rôle de la protéger. D’autant plus étrange qu’il n’avait jamais ressenti à une échelle aussi forte ces envies vis à vis d’Ellie. Il semblait alors doucement ouvrir ses yeux sur ce qu’il avait toujours cru être. Est-ce que cette petite blonde avait éveillé en lui quelque chose de bien plus fort ? De bien plus différent ?

Un silence s’était installé entre eux. Un moment de gêne si peu habituel. Il l’observait comme s’il ne l’avait jamais vraiment regardé. Jamais de cette façon du moins. Le regard d'un ami qui s’éloignait, laissant place à des sentiments bien différents que lui même ne parvenait pas à comprendre. Etait-ce juste de la jalousie ? Il n’avait jamais aimé Kingsley, alors savoir qu’il l’avait touché le rendrait aigri, en colère. Il n’arrivait juste pas à mettre le doigt sur le pourquoi ? Pourquoi était-il aussi énervé ? Aurait-il réagi ainsi avec n’importe quel mec ? Épris dans ses pensées, il n’avait même pas répondu à son sourire. Seule la douce caresse de ses doigts sur la racine de ses cheveux l’électrisa. Il se laissa alors aller sous une impulsion venant de nul part, attirant Marloes contre lui. Il s’attendait presque à ce qu'elle le repousse. Il aurait voulu passer la barrière de ses lèvres, aller encore plus loin que la raison ne l’autorise. Raison qui lui lança une décharge violente alors qu’il rejetait son amie, l’entrainant alors dans un tour en barque improviser. Il pensait que la pluie lui remettrait les idées au clair. Une bonne douche froide comme on dit. Histoire de calmer sa  testostérone en ébullition. Un sourire amusé s’était dessiné sur ses lèvres tandis qu’il se rendait compte qu’il avait abandonné Marloes, les fesses au milieu de la barque. Ignorant ses remontrances, il avait tout de même lancé la barque sur l’horizon du lac.« Ah putain non Ace arrêtes il flotte je vais friser arrêtes ça ! » « T’es bien plus belle avec tes boucles naturelles, blondie. » Le pire c’est qu’il le pensait réellement. Il trouvait que ça lui donnait un air farouche, sauvage. Un petit truc en plus. Il n’aurait su dire quoi réellement. Une fougue naturelle qu’il lui connaissait mais qu’elle affichait si rarement. S’il tenta de dissiper son trouble en ramant, ce fut peine perdu. En plus de ça, Marloes le regardait comme s’il était un parfait cinglé. Elle grelottait de froid et s’était recroqueviller s’entourant de ses bras. Lâchant enfin les pagayes, le brun retira son pull afin de le glisser sur les épaules de la blonde avant qu’il ne l’attire contre lui. Ses bras avaient encerclé ses hanches fines alors qu’elle s’installait sur ses genoux. La tentation se fit alors encore plus grande. Il était en train de jouer avec le feu. Il savait qu’en la rapprochant de lui il céderait à nouveau… « J’aimerai te répondre que oui mais non… » Dommage, cela lui aurait au moins fourni une bonne excuse en cas de représailles. C’était sa faute à lui, il n’y avait pas d’autres explications. Ce fut sans réellement réfléchir que leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau. Moins timides, plus envieuses. Aemon resserra l’étreinte entre eux laissant une main au creux de ses reins, tandis que l’autre s’en prenait de manière possessive à sa nuque. Lorsqu’il sentit ses jambes l’encercler, il ne répondait plus de rien, éveillant un désir insoupçonné en lui. Ses mains chaudes prirent possessions de ses cuisses se resserrant autour d’elles avec envie. Aemon lâcha un râle frustré alors qu’elle s’échappait à leur baiser. Pourtant elle n’avait pas plus que lui retrouvé la raison, éveillant encore plus ses plus bas instincts alors qu’elle lui mordillait avec sensualité la mâchoire. Si sa virilité naissante ne pouvait échapper à Marloes, elle fut radicalement coupée alors qu’ils finissaient tous les deux dans l’eau, leur fougue trop pressante ayant fait succomber la barque.

Lorsqu’il fit surface, il chercha rapidement sa petite Française afin d’être sûr qu’elle aille bien. Vu le regard qu’elle venait de lui lancer, elle semblait en très bonne forme. Il ne put s’empêcher de rire. Malgré cette situation complètement folle…« Mais mais putain Aemon arrêtes de rire c’est pas drôle on fait comment maintenant ! » Un sourire malin s’éprit de son visage. Tout dépendait de ce qu’elle désirait faire… Après tout, faire ça dans l’eau, ce n’était pas tout à fait incompatible. D’ailleurs, elle sembla penser comme lui alors qu’elle venait de s’approcher afin de venir taquiner ses lèvres. Malheureusement pour lui, les créatures du lac ne semblaient pas vouloir assister à leurs ébats… « AH NON UN TRUC M’A TOUCHE ! » Il grimaça alors qu’elle venait de hurler. « UN TRUC M’A TOUCHE UN TRUC M’A TOUCHE ! JE VEUX SORTIR D’ICI ON VA MOURIR PUTAIN AEMON ON VA MOURIR C’EST PAS DRÔLE ! » S’il avait envie de rire alors qu’elle s’accrochait à lui complètement désespérée, il eut bien du mal alors qu’il coulait à moitié. Il la vit alors nager en direction de la rive à une vitesse folle. Il la suivit rapidement, n’ayant pas non plus l’envie de se faire attraper par une bestiole. Il préférait largement les mains agiles de Marloes. Lorsqu’il se hissa dans le hangar à son tour, il ne put s’empêchait de lancer un regard narquois à la blonde. « T’es fière de toi Evans ? » « Et toi alors ? Tu m’as lâchement abandonné au milieu du lac. » Un air fâché avait pris place sur ses traits, un air peu crédible, vous en conviendrez. A dire vrai, il était surtout en train de se perdre sur les courbes graciles de Marloes. Sa chemise translucide lui faisait une seconde peau laissant tout deviner de sa silhouette. « T’as perdu mon pull… » Sa voix était devenue un peu trop rauque pour ne pas trahir les pensées qui traversaient à nouveau son esprit. A croire que le bain glacé dans les profondeurs du lac n’avait pas calmé ses ardeurs… Se dressait devant lui, des courbes alléchantes, un minois farouche encadré par ses jolies ondulations qu’il aimait tant lui voir porter. Quant à lui, il n’était pas en meilleur état. Ses cheveux devaient sûrement partir dans tous les sens. Sa chemise lui collait à la peau de manière désagréable, sans parler de son pantalon qui ne cachait en rien les envies qu’il ressentait devant celle qui se tenait devant lui. Se secouant les bras, le brun passa ses mains dans ses cheveux afin de les essorer un peu et déboutonna alors sa chemise afin de la retirer. Dévoilant son tatouage qu’il prenait soin de cacher aux yeux du personnel de Poudlard, il s’avança vers Marloes d’un pas averti. S’arrêtant à quelques centimètres d’elle, il plongea son regard dans le sien. « J’ai le droit à une petite consolation pour ce bien perdu ? » S’il la regardait avec des yeux innocents, ses idées étaient loin de l’être. La saisissant par la taille, il la souleva afin de la porter contre lui. Il sentit ses jambes s’enrouler autour de ses hanches et sans demander la permission ses lèvres se scellèrent contre les siennes comme aimantées. Il fit quelques pas vers de vieilles cargaisons empilées afin de la déposer dessus. Sa langue se faisait curieuse, parfois fuyante pour mieux retrouver la sienne. Quant à ses mains… Elles avaient pris bien plus de liberté. Il survolait son dos, ses cuisses. Il se mit alors à mordiller doucement sa lèvre inférieure tandis que ses doigts glissaient doucement depuis son cou jusqu’à la naissance de sa poitrine, la frôlant doucement à travers le tissu mouillé presque inexistant. Ses mains s’arrêtèrent sur ses hanches pour mieux la presser contre lui puis filèrent jusqu’à la peau nue de ses cuisses traçant sur ses dernières des sillons imaginaires. Instant d’accalmie, de gestes calculés plus réfléchis, plus posés. Ne serait-ce que pour se laisser une seconde de répit. Ses lèvres quittèrent les lippes de l’Aiglonne pour aller gagner son cou. La pointe de sa langue glissa du creux de ce dernier jusqu’à son oreille. Si elle était encore froide de leur baignade, le souffle chaud d’Aemon la recouvrait. Il lui murmura alors à l’oreille des paroles qu’il n’aurait jamais pensé dire à la jeune femme. « J’ai envie de toi. » Il se redressa légèrement pour sonder la moindre de ses réactions. Il observait ses traits, ses prunelles comme pour y lire quelque chose. Il avait conscience qu’il était en train de faire une grosse connerie. Ce serait peut-être quelque chose d’irréparable mais il était incapable de résister aux appels qui tiraillaient son bas ventre. Il avait envie de la caresser davantage, que leurs lèvres se rencontrent encore, de découvrir avec elle d’autres rivages complètement inconnus. Ses pensées qu’il n’avaient jamais eu pour elle, se gardant bien de voir autre chose que de l’amitié entre eux. Cette envie soudainement mise à nue simplement parce qu’elle avait eu le malheur de se confier un peu trop à lui. Son regard ne la lâchait plus, se faisant ardant devant elle. Une de ses mains glissa sur sa nuque et se mit à caresser doucement sa mâchoire. Il attendait. Il attendait qu’elle lui donne le feu vert… Il se rendait bien compte qu’elle était dans le même état que lui mais il ne voulait pas non plus se jeter sur elle tel un sauvage. Comment, c’était déjà fait ?… Ses yeux clairs se perdaient sur les sillons que les gouttes d’eau traçaient sur sa peau d’albâtre. Gouttes, qui rieuses, le narguaient, s’échappant aux creux de la poitrine si tentante de la jeune femme.


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In the shadows
No sleep until I'm done with finding the answer. Won't stop before I find a cure for this cancer. Sometimes, I feel I'm going down and so disconnected somehow I know that I am haunted to be wanted.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Lun 25 Aoû - 23:48

in the shadows
aemoes
Une erreur, une putain de grossière erreur voilà ce qu’ils étaient en train de faire. Ils allaient le regretter, ça allait forcément entacher leur relation si unique, si privilégiée. Si déjà toute l’école les voyait déjà ensemble, mariés avec des gosses, s’en était tout autres pour les principaux protagonistes. Il n’y avait jamais eut d’ambiguité, pas de malaises, de questionnements, ni même de tension sexuelle jusqu’à aujourd’hui. Tout semblait clair comme de l’eau de roche alors qu’en réalité ils nageaient dans la vase depuis déjà des années. Marloes avait toujours imaginé Aemon comme le futur parrain de ses gosses, celui qui l’accompagnerait à l’hotel à défaut d’un père défunt et d’un oncle pédophile, si tant est qu’elle se marie un jour et vu le phénomène c’était quelque chose d’assez difficile à envisager. Elle le voyait comme son meilleur ami, son pilier dans sa vie faite d’artifices et de mesquineries. Celui qui l’a ramenait dans le droit chemin quand elle dépassait les bornes, et pourtant les choses ne lui avaient jamais semblé plus logique et clairs que maintenant. Alors que sa bouche caressait la sienne dans une osmose parfaite, comme si leurs lèvres avaient toujours été faite pour danser ensemble. Jamais elle ne s’était sentit aussi bien dans les bras d’un homme, et pour cause elle ne les laissait jamais la toucher de la sorte, jamais aussi intimement, aussi passionément. Chaque fois les souvenirs de son oncle sur elle lui revenait, la frappant comme une gigantesque gifle la plongeant dans un état second de panique. La jeune fille s’était presque faite à l’idée de finir ses jours seule car aucun homme n’aurait accepté le fait d’avoir une femme qu’il ne peut pas toucher, et pourtant son avenir semblait peu à peu se tranformer pour s’éclaircir. Elle se laissait doucement enivrer par les caresses expertes de l’aiglon sur ses cuisses trempées par la pluie, la réchauffant jusqu’au fond de ses tripes. Instinctivement elle savait quoi faire pour le rendre fou, collant son bassin au sien alors que la barque menaçait de chavirer mais elle ne s’en préocuppa pas, tout comme lui. Enfermés dans leur bulle de passion, de découverte l’un de l’autre mais surtout d’une révélation au final si évidente. Marloes goutait sa peau, laissant sa langue tracer des sillons sur le cou de son meilleur ami alors qu’il agrippait fermement ses cuisses, rapprochant d’aventage leurs bassins dans une étreinte pressante avant que finalement mère nature en décide autrement et ne les fasse chavirer dans l’eau. Bien loin de calmer leurs ardeurs, la blond envisagea même de continuer dans l’eau quand elle perçut le regard perçant d’Aemon mais c’était sans compté les bestioles présentes dans le lac de cette école de malheur. Si la serdaigle ne rechignait pas à batifoler dans l’eau glacée, il en était tout autre de prendre le risque de confondre une des tentacules du calamar géant et d’une autre partie de l’anatomie du brun, pas besoin de vous faire un dessin. C’est donc dans des hurlements demesurés dénués de tout sex-appeal que Marloes rejoignit la berge, hors d’haleine, glacée jusqu’au os et bien évidement trempée, ses vêtements ne laissant plus aucune chance à sa pudeur de cacher son corps fin. La blonde fut très vite rejoint par l’aiglon qui n’arrivait pas à cacher son amusement face à la situation, petit con va. Boudant pour la forme, elle lui fit face avec sa tête des mauvais jours. « Et toi alors ? Tu m’as lâchement abandonné au milieu du lac. » La jeune femme ouvrit la bouche puis la referma comme un poisson sortit de l’eau, ce dont elle avait tout l’air en cet instant. Bon oui ok il marque un point mais il ne pouvait pas lui reprocher de penser à sa survit avant la sienne, si ? « Je savais que tu étais juste derrière » Faux archi faux, menteuse j’ai envie de dire menteuse. Se raclant la gorge pour tenter de rester crédible malgré tout cela, la belle ne pu s’empêcher de légèrement rougir en sentant le regard insistant d’Aemon sur elle, sur son corps mis à nu.

Et pourtant loin d’être gênée, elle sentit juste une nouvelle vague de chaleur incendier ses reins, accélérant sa respiration. « T’as perdu mon pull… » Hein ? c’est quoi un pull ? le cerveau coursicuité par tant de sex-appeal et de tension, Marloes déglutit difficilement alors que le brun déboutonnait lentement sa chemise qui, comme la sienne, le laissait aucune place à l’imagination. Merlin, il a toujours été beau et sexe ou c’est un effet d’optique du à la pluie, et au froid, et au lac, et à son coeur qui frappe tellement fort sa cage thoracique qu’il menace de briser ses côtes. Aemon fit tomber le fin tissu dévoilant un torse finement musclé et surtout le tatouage qu’elle lui affectionnait tant, surtout en sachant qu’elle était une des rares privilégiées à connaitre son existence. Passant instinctivement sa langue sur ses lèvres pour les humidifier, la blonde ne loupa rien du spectacle, détaillant chaque détail qu’il lui offrait. Ca passait par ses cheveux trempés en bataille, laissant tomber des gouttes sur son visage un peu rougit par le froid et l’exitation, son torse qui appelle à la luxure, son ventre, la ligne légère menant dans son pantalon, qui lui aussi ne cache en rien l’état actuel du jeune homme. Il fait chaud ici non ? Soupirant doucement comme une groupie en manque de sexe, Marloes se mordit l’intérieur de la joue pour contrôler ses pensées et ses envies loin d’être des plus recommandable, surtout envers son meilleur ami. Bon certes maintenant ils avaient déjà dépassé une limite irréparable mais tout de même. La serdaigle resta figé à mesure que le brun s’approchait d’elle, comme un félin près à sauter sur sa proie. Bon dans ce cas, ce serait plus comme un félin prêt à sauter sur un autre félin mais on chipote. « J’ai le droit à une petite consolation pour ce bien perdu ? » Bordel de. Chaud, beaucoup trop chaud là. Marloes avait presque envie de se jeter une nouvelle fois dans le lac pour calmer la lave qui brûlait son bas ventre, lui faisant presque mal. Malgré tout un léger sourire se dessina sur ses lèvres gonflées par leur précédente étreinte. Un sourire qui se passait de mots et qui répondait simplement au regard lourd du brun. Le message passa sans mal puisqu’il la saisit par la taille, elle avait presque l’impression de ne peser presque rien. Automatiquement ses jambes s’enroulèrent autour des hanches d’Aemon, ses bras s’enroulant autour de sa nuque. Elle ressemblerait presque à un singe accroché à son arbre si la situation n’était pas aussi passionnée et hors de contrôle. Dans un même geste leurs bouches se retrouvèrent une nouvelle fois avec passion, leurs dents s’entrechoquant sous la forte de l’impulsion alors que Marloes serra doucement les poings dans leurs cheveux mouillés de l’aiglon. Elle le sentit avancer mais ne chercha même pas à en savoir la raison, seul lui importait cette bouche divine et ses mains étroitement serrées sur ses hanches. Le tiraillement dans son bas ventre se fit plus violent, d’avantage présent alors que ses fesses touchaient quelque chose de dur, la stabilisant. Son coeur tambourinait sa poitrine et elle était presque sûr qu’il pouvait le sentir Elle suffoquait, brûlait sous l’agilité de ses doigts et de ses mains sur son corps, elle voulait qu’il aille plus loin, qu’il brise les dernières barrières qui les séparaient encore de la limite interdite. Elle le voulait tellement que ça en devenait douloureux, pressant. Serrant d’avantage les poings dans ses cheveux, elle le rapprocha d’elle avec plus de force pour tenter de lui faire ressentir ce besoin qui lui semblait maintenant presque vital. Marloes sentait distinctement l’envie du brun contre son bassin, la faisant doucement soupirer alors que les lippes d’Aemon quittait les siennes pour venir taquiner la peau de son cou, lui faisait perdre d’avantage la raison. Il était en train de la consumer de l’intérieur. « J’ai envie de toi. » La jeune femme ne pu retenir un léger gémissement pour faire écho à ses propos qui l’allumait autant que ses caresses. Plongeant son regard dans le sien, elle tenta de réfléchir correctement, essayant de sonder ce qu’elle voulait vraiment, si elle n’allait pas le regretter, si lui n’allait pas le regretter.

Mais elle n’y arriva pas, son cerveau était trop englué dans cette vase de désir, de passion et d’interdit, ses reins étaient en feu et son bas ventre la tiraillait douloureusement. Passant lentement sa langue sur ses lèvres, Marloes ferma un instant ses yeux au contact de la main fraîche du brun sur sa mâchoire, apportant un peu de douceur à ce moment unique qui n’appartenait qu’à eux. Tournant lentement la tête, elle alla déposer ses lèvres à l’intérieur de son poignet dans un baiser tendre avant de reporter son attention sur son visage. Son excitation dilatait ses paupières, rendant son regard presque noir, il n’en était que plus beau. Souriant doucement, l’aiglonne se laissa lentement glisser le long des caisses, ne manquant pas de frôler leurs deux corps. Ses mains allèrent presque timidement se poser sur le torse d’Aemon, sa peau luisante l’hypnotisait alors qu’elle descendit ses doigts graduellement vers son ventre. Puis mue par une envie soudaine, elle se détacha pour le contourner, sa main caressant la peau fraîche du brun à mesure qu’elle avançait pour se retrouver dans dos. Elle voulait le voir. Son tatouage, sa personnalité, son avenir, son âme. La blonde observa en silence la majestueux dragon qui marquait la peau parfaite du brun, elle en observa chaque détail, le mémorisant avec soin avant de se pencher et de venir déposer ses lèvres sur la tête du dragon, pile entre les deux omoplates de l’aiglon. Elle le sentir frissonner et continua sur sa lancée, remontant sur l’aile afin d’arriver sur son épaule qu’elle embrassa aussi avant de mordiller sa peau. Alissa improvisait, se laissant guider par les réactions du brun et ses propres envies. Malgré une réputation douteuse, elle n’y connaissait pratiquement rien en amour, et surtout en matière de sexe. Ses mains glissèrent sur les hanches du serdaigle afin d’arriver sur son ventre, collant son corps contre le sien. Ses doigts jouèrent un instant avec sa peau avant de descendre dangereusement vers la ceinture qui constituait une nouvelle barrière, une nouvelle limite qu’elle fit sauter en même temps que la boucle de la ceinture, s’activant également sur le bouton et la fermeture éclair. Ses doigts se permirent même l’affront de frôler sa virilité à travers le tissu mouillé de son boxer. Marloes glissa alors une main dans la sienne afin de le forcer à se retourner vers elle « Viens » elle le tira doucement pour qu’ils s'éloignent un peu des caisses et le guida vers le sol un peu boueux. Pour le coup elle faisait vraiment l’impasse sur ses habitudes, plus rien ne comptait à part lui. Elle n’eut aucun mal à le faire s’allonger tandis qu’elle se plaça à califourchon sur son bassin, les sensations étant décuplées alors qu’elle lui avait ôté déjà une couche de vêtement, leurs intimités maintenant uniquement séparées par leurs sous-vêtements. La blonde aux mèches bonbon se pencha vers Aemon, capturant de nouveau sa bouche dont elle ne pouvait plus se passer, appuyant la paume de ses mains de par et d’autre de son visage, à même la boue. Son bassin ondulait instinctivement contre le sien alors que ses dents torturèrent sa lèvres inférieure. S’ils faisaient une connerie, elle n’avait aucune l’envie d’arrêter, de se reprendre, elle s’était déjà brûlée les ailes et comptait bien chuter d’avantage dans son étreinte.

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    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Mer 27 Aoû - 3:25


In the shadows

I've been watching, I've been waiting, In the shadows for my time, I’ve been searching, I've been living, For tomorrow's all my life, In the shadows.
Marloes & Aemon

Depuis quand y avait-il cette tension, cette atmosphère sexuelle qui les entourait ? Pourquoi soudainement, l’Aiglon se sentait irrémédiablement attiré par celle qui tenait le titre de meilleure amie dans sa vie depuis si longtemps ? Il n’y avait pas de logique, aucun raisonnement. En fait, c’était complètement incompréhensible. S’il avait tenté de comprendre ce qu’il se passait à l’instant même, ne serait-ce que l’espace d’une seconde, autant le dire, c’était peine perdu. Sa raison s’était fait malle, peut-être même qu’elle l’avait abandonné une fois qu’il était ressorti du lac. Dernière tentative veine de cette chose censé agiter sa morale et le faire redescendre sur terre. Certes, il avait bien les pieds sur terre à présent. Bien loin hors de l’eau glacée. Pourtant, cela n’avait strictement rien changé. Cela était peut-être même pire. Il avait beau être un jeune homme respectueux, lorsque l’envie s’emparait de lui avec qui plus est, une jeune femme dont les vêtements ne cachaient presque plus rien, il ne fallait trop lui en demander non plus. Tous ses sens étaient affolés. Ne serait-ce que sa vue devant cette silhouette fine qui ne pouvait être rendue plus désirable que par ses vêtements collés et ses gouttes d’eau qui avaient pris possession de sa peau. Vision qui l’avait resserré dans un étaux alors qu’il s’était à nouveau approché, tel un aimant, au corps de Marloes. Sa bouche était partie à la rencontre de la sienne comme si elles s’étaient toujours connues mais sans jamais se lasser l’une de l’autre. Le gout de ses lèvres, de sa langue, de sa peau lui envoyait des décharges dans tout le corps, ne faisant que gonfler davantage son désir pour ce bout de femme qu’il avait toujours considéré comme une sœur. Jamais il n’y avait eu autre chose entre eux jusqu’à lors. Aucune ambiguïté. Avaient-ils été si aveugle ? Ses mains s’emparaient de ce corps comme il ne l’avait jamais fait. Il ne s’agissait pas d’accolades, de caresses amicales. Le touché excitait ses sens encore plus. Le tissu mouillé mêlé à sa chaire parfois mise à nue. Ses parties si intime qu’il n’aurait jamais osé frôler jusqu’à lors, il en prenait pleines possessions comme si cela lui avait toujours appartenu. Leurs corps l’un contre l’autre n’était qu’une supplique qui demandait bien plus encore. Que toutes remparts de tissus ne sautent pour qu’ils soient encore plus fusionnel durant cet instant or du temps, durant cet instant si étrange et si sulfureux à la fois. Le souffle chaud de Marloes caressait sa peau tandis qu’il lâchait lui même un râle de plaisir sentant Marloes répondre à ses avances. Son ouïe était au supplice de ces gémissements, de ces bruits de tissus qui se frôlaient. Tissus dont il avait une seule envie, arracher pour mieux la sentir contre lui. Pourvoir sentir encore mieux son odeur qui se dégageait de sa peau, de ses cheveux pour parvenir à bout de tous ses sens, l’achevant par son odorat. Qu’il s’imprègne d’elle jusqu’aux moindres pores de sa peau, au plus profond de sa chaire.


Aemon avait alors attrapé Marloes dans ses bras pour être encore plus proche d’elle si cela était possible l’invitant une nouvelle fois dans un baiser ardent. Il avait beau être trempé jusqu’à la moelle, il lui semblait n’avoir jamais eu aussi chaud. Seule la pluie accompagnait le peu de paroles qu’ils échangeaient en cet instant chargé en électricité. Ils se découdraient, se cherchaient comme jamais. Il n’avait jamais réalisé à quel point Marloes était une belle jeune femme. Enfin, il avait bien remarqué qu’elle était jolie, que certains mecs avaient des regards douteux la concernant, mais cela ne l’avait jamais travaillé comme aujourd’hui. Cela n’avait été qu’un baiser. A peine effleuré. Et pourtant cela avait déclenché en lui une tempête incontrôlable. Une conduite, une attitude qu’il ne se connaissait pas. Le jeune Evans n’était pas ce genre de garçon à se jeter sur ses camarades. Il avait été élevé dans le respect de la femme. Comment cela pourrait en être autrement alors qu’il n’avait vécu qu’avec sa mère ? Mais tout ses principes étaient en train de partir en fumée. Il venait de se brûler les doigts et Marloes était en train de le consumer. Elle en train de lui brûler les entrailles qui ressemblaient à présent à une lave incandescente. Alors qu’il la tenait dans ses bras, il était certain qu’à l’heure actuelle sa raison était enfermée à double tour dans un placard. Très loin du parc encore plus de ce hangar. La belle avait alors encerclé sa taille de ses jambes réduisant à néant le peu de proximité qu’il restait entre eux. Leurs baisers se faisaient plus passionnés, beaucoup plus envieux. Le souffle d’Aemon était court tellement il prenait à peine de le temps de reprendre sa respiration. Il aurait bien le temps de respirer plus tard… Libérant ses mains après l’avoir assise sur de vieilles caisses en bois, ses doigts se mirent à explorer chaque parcelle de son corps cherchant avec avidité son contact. Son désir ne faisait que grandir, ses mains frustrées par ses vêtements bien trop présents encore. Alors que ses lippes s’étaient perdues au creux de sa nuque, il attendait de voir si elle allait le rejeter. Laissant comme une dernière chance à la raison de refaire surface de nul part. Si au fond de lui il savait qu’il ne fallait, que ce qu’ils étaient en train de faire était mauvais pour leur relation, il ne voulait pas qu’elle le repousse. Et ce ne fut pas le cas alors qu’ils se perdaient dans les prunelles l’un de l’autre. Il observa sa langue humidifier ses lèvres avec envie. Les yeux fermés, assise sur cette caisse, elle lui était offerte. Il avait presque envie de se jeter sur elle. Pourtant, il ne fit qu’un geste de la main pour caresser doucement sa nuque, sa mâchoire. Elle déposa alors un baiser sur son poignet avant de se laisser glisser de la caisse, leurs corps s’agitant sur ce contact grisant. Un instant, il crut qu’elle voulait partir. Si cela avait était le cas, il n’avait plus qu’à retourner dans le lac pour calmer ses ardeurs. Il ferma les yeux cherchant à se ressaisir mais lorsqu’il sentit les mains de sa Française se poser sur son torse, il sentit son palpitant rater un battement. Elle était bien dans son dos, elle n’était pas partie. Il ne chercha pas à tourner la tête pour voir ce qu’elle faisait profitant de ses caresses. Il sentant son regard perçant dans son dos rendant ces quelques minutes telle une torture. Le baiser qu’elle déposa au creux de son échine le fit frissonner plus que de mesure. Ne pas la voir, ne pas savoir ce qu’elle faisait était galvanisant. Il sentait ses lèvres se muer sur les traits de son tatouage. Une sensation sensuelle et grisante. Il avait du mal à ne pas se retourner afin de la saisir par les hanches. Ses paupières furent closes alors qu’il sentait le sillon de ses mains s’aventurer vers sa taille glissant lentement mais sûrement vers son pantalon. Sa chaire n’était que frisson et ce fut pire alors que le tissu quitta ses hanches rejoignant le sol. Il se sentit électrisé à sa caresse sur son entrejambe. Cette fois, il allait se retourner ! Mais il n’eut pas besoin de forcer la donne car elle l’invitait à le faire. « Viens » Il se laissa guider alors qu’elle l’entrainait loin des caisses pour s’allonger au sol. Elle s’était alors installée sur lui, ondulant son bassin contre le sien, ne faisant que frustrer et croitre davantage les envies de l’Aiglon. Lorsqu’elle se pencha pour l’embrasser, Aemon s’empara avec possessivité de nuque. Ses mains glissèrent alors le long de son échine, s’arrêtant au creux de ses reins pour faire glisser sa chemise hors de sa jupe. Une fois la besogne accomplie ses doigts filèrent sur jupe, sur ses fesses rebondies avant d’agripper de nouveau ses cuisses. Il ne cessa jamais le baiser, se redressant légèrement pour resserrer leurs bustes. Une fois de plus ses mains retrouvèrent sa chemise. A bout de souffle, il rompit le contact entre leurs lèvres. Légères, ses mains s’attaquèrent aux boutons de la chemise de l’Aiglonne. Il en profitait pour la caresser et lorsque les pans furent ouvert, Aemon ne put s’empêcher de s’attaquer à sa gorge, déposant des tout le long de celle-ci, descendant toujours plus pour embrasser la rondeur de sa poitrine. N’y tenant plus, il la fit rouler sur le sol boueux. Il fit glisser de ses épaules sa chemise avant de l’observer avec envie. Il avait dû être aveugle pour ne pas réaliser à quel point elle était belle. Il déposa un chaste baiser sur ses lèvres avant de faire glisser ses lèvres le long de sa gorge. De légers baisers venaient papillonner sur sa peau. Il continua sa descente entre ses seins, jouant parfois du bout de sa langue, allant à présent taquiner son ventre, son nombril. Il remonta doucement le tissu de sa jupe avant d’aller embrasser son de genoux remontant lentement le long de sa cuisse ne s’arrêtant qu’à son intimité en un ultime baiser sur le fin tissu de sa culotte. Ses mains s’attaquèrent à cette dernière la faisant glisser le long de ses jambes. Il se repositionna au dessus d’elle, ses pupilles dilatées par le désir. Son bassin se frotta au sien alors qu’il portait toujours son caleçon. Un sourire aux lèvres, le brun s’amusait de la titiller toujours plus. Ses lèvres partirent à nouveau contre les siennes, une de ses mains glissant de sa nuque à sa poitrine. Elle continua sa route le long de ses côtes, de sa hanche. Il joua avec le tissu de sa jupe la remontant toujours plus, chatouillant du bout des doigts le creux de sa cuisse. Il voulait découvrir chaque parcelle de sa peau. La connaitre comme il ne l’avait jamais connu. Il quitta ses lèvres pour se démunir du dernier vêtement qu’il portait avant de reprendre sa place. Ses yeux clairs se perdirent dans ceux de Marloes. Leurs intimités se frôlaient sans gêne, se découvrant sans pour autant se toucher réellement. Aemon restait ce gamin malicieux qui voulait faire succomber d’envie Marloes, la titiller jusqu’au dernier instant. Cependant lorsque la tension fut à son comble, Aemon se glissa lentement en elle, laissant un râle de plaisir s’échapper de ses lèvres.


__________
In the shadows
No sleep until I'm done with finding the answer. Won't stop before I find a cure for this cancer. Sometimes, I feel I'm going down and so disconnected somehow I know that I am haunted to be wanted.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Ven 29 Aoû - 4:16

in the shadows
aemoes
Marloes n’était plus que feu en cet instant, toute cohérence semblait avoir quitté son esprit. Elle s’éloignait des bonnes moeurs, envoyant valser tous ses principes, ses peurs du toucher, de la douleur. Elle avait toujours assimilé l’acte sexuel comme un traumatisme, quelque chose dont elle ne pouvait pas se défaire, et aujourd’hui sa perception des choses avaient changé. Certes elle avait couché avant avec Andromak, et elle avait aimé ça, elle ne pouvait pas le nier mais c’était quelque chose de totalement différent. Ca avait été fait dans la violence, la domination et au final c’est tout ce qu’elle connaissait dans ce domaine, la domination et le pouvoir d’une personne sur une autre. Là avec Aemon ils étaient d’égal à égal, partageant un moment intime qui n’était que la continuité de leur relation, même si quelque part au fond de son esprit Marloes se doutait que ce moment aurait de lourdes conséquences sur la suite. En bien ou en mal peu importe, leur lien allait forcément changer et ils allaient se percevoir différemment, brisant une à une les limites de la bienséance. Pourtant la jeune fille ne s’était jamais sentie aussi bien, aussi vivante. Elle se sentait étouffée par toute cette passion, cette tension, la berçant dans une aura de chaleur électrisante. Chacun de ses sens semblaient décuplés, elle jouissait de chaque détail de cet homme, son toucher, ses caresses, son odeur, son souffle dans son cou, sa langue taquinant la sienne, elle avait l’impression que son coeur allait imploser sous l’effet d’autant d’adrénaline, d’autant de bien-être dont elle avait été privé si longtemps, fauchée trop jeune par la dure réalité des monstres qui peuplent cette terre. Ses doigts se serraient compulsivement dans les cheveux mouillés de l’aiglon, trahissant l’effet qu’il pouvait avoir sur elle en cet instant. Il allait la rendre folle tout simplement. Son corps répondait avec instinct à ses envies, son bassin ondulant doucement dans une danse en parfaite osmose avec celui d’Aemon. Ils se cherchaient, se frottaient, s’allumaient, se taquinaient. Malgré cette nouveauté pour eux, ils gardaient leurs caractéristiques propres, celles la même qui les avaient d’abord éloigné puis rapproché. Marloes jouait comme à son habitude la carte de la provocation, glissant des caisses en bois en ne manquant pas de frotter son corps mouillé à celui du brun, son regard profondément ancré dans le sien. Elle s’amusa à le contourner, sa main retraçant son parcourt sur la peau à la fois froide et brûlante de son meilleur ami, Elle sentait ses muscles se contracter sous ses caresses, des frissons parcourir son épiderme alors qu’elle se postait dans son dos, embrassant du regard les ailes tatouées dans son dos. Elle avait été une des rares à voir ce tatouage et ça le rendait d’autant plus beau, une sorte de secret partagé qu’ils étaient les seuls à connaître. Avec une lenteur calculée elle déposa ses lèvres entre ses deux omoplates, jouissant de l’effet qu’elle avait sur lui, déviant vers son épaule alors que ses mains s’activait sur son pantalon mouillé. Au final la tâche s’avéra plus facile que prévu au vu de l’état du tissu trempé, il glissa assez facilement le long des jambes du brun alors que Marloes en profita sournoisement et presque innocemment pour frôler l’entrejambe expressif d’Aemon. Elle obtint l’effet escompté en constatant son d’avantage assombrit quand il se retourna. Il avait les yeux presque noir, ses pupilles dilatées par le plaisir et le désir qu’elle lui provoquait, n’augmentait que d’avantage le feu qui brûlait ses reins. Ni tenant plus, la belle le guida vers le sol, se fichant de se salir même si inconsciemment elle se positionna sur lui aussi pour cette raison. Après tout Marloes restera toujours Marloes même en étant étouffée par un désir ardent. Collant son bassin au sien pour le sentir d’avantage contre elle, l’aiglonne ne resista pas longtemps avant de capturer de nouveau les lèvres si gourmande du brun, forçant la barrière de ses dents pour titiller sa langue de la sienne. Ses mains enfouit dans la boue, elle frotta compulsivement son bassin contre le sien, se brûlant elle-même les ailes en voulant jouer les allumeuses. Au final c’est elle qui était perdante et elle juste une envie, lui arracher son boxer. La blonde s’accrocha à la nuque de l’aiglon, le tachant de boue alors qu’il se redressait un peu, ses mains sur son corps l’électrisant de toute part. Son souffle se fit plus rapide alors qu’elle le sentit empoigner le galbe de ses fesses. D’un commun accord silencieux, ils rompirent le baiser leur permettant de respirer, leurs souffles se mêlant alors que les mains d’Aemon s’activaient sur les boutons de la chemise de la blonde, la libérant à son tour de ce fin tissu mouillé qui collait désagréablement à sa peau diaphane. Elle en profitant pour couvrir de baisers chauds le visage tendre du garçon, passant sur son front, ses tempes, ses joues, son nez, sa bouche, sa machoire, aucun centimètre ne lui échappa voulant mémoriser ce visage avec ses lèvres. Puis ce fut au tour de la bouche d’Aemon de la consummer totalement, glissant sur sa gorge alors qu’elle bascula la tête en arrière, lâchant un léger gémissement. Elle n’avait jamais réalisé à quel point son cou pouvait être sensible, ou alors peut être l’était-il juste avec lui, après tout, tout le corps de la blonde était au supplice de ses caresses et de ses baisers. Serrant ses doigts dans les cheveux chocolats, Marloes se laissa aller aux caresses buccales qu’il lui prodigait, d’abord presque chastement, avant qu’elle ne se retrouve à son tour le dos dans la boue, contrastant avec la chaleur qui émanait de son corps. Bien loin de s’en offusquer, la blonde rouvrit les yeux pour faire face à son ancien meilleur ami devenu amant. Son regard sur elle la brûlait autant qu’une caresse, elle pouvait lire tellement de choses dans son regard en cet instant qu’elle se surprit à rougir.

Les doigts fins de la jeune femme passèrent sur la ligne de sa machoire, s’arrêtant à ses lèvres dans une caresse tendre faisant contraste avec la passion de leurs ébats. Puis tout s’enchaina de nouveau, Aemon dévora son corps de baisers, elle avait l’impression de le sentir partout. Son souffle se coupa quand elle sentit ses lèvres glisser entre ses seins, empoignant doucement ses cheveux avant qu’il n’arrive sur son ventre, la forçant à contracter ses muscles. Elle ne pensait pas qu’un jour elle trouverait ça si erotique qu’un homme joue de sa langue sur son nombril. La blonde peina à respirer correctement, ses respirations se faisant toujours plus saccadées, plus bruyantes à mesure qu’il desendant le long de son corps offert. Relâchant la pression dans les cheveux du brun, elle planta ses ongles dans la boue de par et d’autre de ses hanches, essayant de contrôler l’afflux de plaisir qui secouait son corps. Elle posa alors ses orbes clairs sur Aemon qui embrassait presque tendrement son genoux, la faisant sourire avant qu’il se remonte vers l’intérieur de sa cuisse. Elle sentit alors le contact chaud de ses lèvres et de son souffle sur son intimité, contrastant une nouvelle fois avec le tissu froid et mouillé de sa culotte. Un gémissement filtra alors à travers ses lippes, ses mains serrant avec plus de force la boue, son dos se cambra subitement. Il allait la tuer, mais n’y a-t-il pas plus douce mort que celle-ci ? Ni tenant plus elle le ramenant sur elle juste après qu’il lui eut ôté sa culotte. Nullement gênée par sa nudité, la blonde plongea son regard dans celui du brun qui s’amusait à la rendre d’autant plus folle, jouant de son bassin contre le sien, frottant son intimité alors qu’il portait encore son boxer. Elle allait lui arracher, avec les dents s’il le fallait mais elle allait lui arracher. Ses doigts sur elle, en elle la consummait totalement, merlin elle le voulait tellement, le désir dans son bas ventre en devenait presque douloureux. Elle crut qu’il allait enfin exaucer son souhait quand il retira son boxer mais c’était sans compter la gaminerie légendaire d’Aemon, rappelez-moi pourquoi ces deux là sont comme cul et chemise ? il la torturait, la mettait au supplice en frottant son entrejambe contre son intimité, dansant sur la limite sans jamais la satisfaire. Marloes lâcha un léger grognement en collant plus fortement son bassin au sien, capitulant, elle savait que c’est ce qu’il attendait, qu’elle le supplie. Les mots n’y étaient pas mais son regard suffisait amplement et enfin il se glissa en elle, la remplissant à la perfection. Si elle avait craint une certaine douleur au début, au final cette sensation ne lui arracha qu’un long frisson de plaisir, un ressentit de plénitude, d’être complète, comme s’ils avaient toujours été fait pour s'emboîter. Les mains de Marloes se posèrent sur le bas du dos de l’aiglon avant de descendre sur ses fesses, l’incitant à bouger. Un long soupire lui échappa alors qu’il commença un mouvement de va et vient en elle, déclenchant des déferlantes de plaisir dans tout son corps, raisonnant jusque dans son âme. Basculant légèrement la tête en arrière, la blonde se cambra pour accompagner chacun de ses coups de bassin dans un ballet parfait, chacun de ses atomes répondant à ces assauts délicieux. Elle sentait son dos frotter contre le sol mais ça ne la dérangeait pas, au contraire le partage entre plaisir et une légère douleur n’en était que plus grisant. Serrant ses doigts sur la peau du brun, l’aiglonne remontant ses mains jusqu’à ses épaules, allant poser ses lèvres dans le creux de son cou, y plantant légèrement les dents afin d’étouffer les gémissements qui commençaient à filtrer à travers ses lèvres. Quelques récalcitrant parvinrent tout de même à s’échapper alors que la blonde remonta d’avantage ses cuisses, savourant de le sentir s’enfoncer plus profondément en elle. Marloes ne réalisait même plus ce qu’elle était en train de faire mais surtout avec qui. Merde quoi, son meilleur ami. Mais ses dernières barrières sautèrent en même temps qu’un nouveau coup de reins plus prononcé de la part d’Aemon, lui arrachant un gémissement à la limite d’un cri. Ses dents se plantèrent plus fortement dans la peau moite de l’aiglon avant que d’un mouvement du bassin, la blonde inversa de nouveau leur position, se retrouvant à califourchon sur lui. La sensation était différente, plus intense, plus profonde. Ses yeux céruléen captèrent ceux du brun, arrêtant pendant un cours instant tout mouvement. C’est comme ci le temps se figeait, comme s’ils réalisaient en cet instant ce qu’ils étaient réellement en train de faire avant que Marloes ne mette fin à ce léger moment de lucidité en se penchant pour capturer avidement les lèvres d’Aemon. Son bassin se remit à bouger, intimant un rythme à la fois lent et tortueux à leurs ébats. Elle voulait le rendre dingue à son tour. Se redressant de nouveau, la française appuya ses mains sur le torse du serdaigle, prenant appuie afin de facilité ses mouvements. Ses dents se plantèrent dans sa lèvre inférieure alors que son bas ventre se consumait sous l’afflux du plaisir.

Code by Silver Lungs

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    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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MessageSujet: Re: In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé   Dim 31 Aoû - 9:47

Aemon C. Evans a écrit:

In the shadows

I've been watching, I've been waiting, In the shadows for my time, I’ve been searching, I've been living, For tomorrow's all my life, In the shadows.
Marloes & Aemon

Si lorsqu’il s’était levé en cette journée pluvieuse, quelqu’un lui avait dit qu’il finirait dans la boue en en compagnie de Marloes, il n’aurait sûrement pas pensé que cela serait dans ces conditions. Cela n’aurait pas été la première fois qu’ils se seraient lancés dans une pseudo bagarre durant laquelle Aemon aurait laissé gagner la blonde aux mèches roses. Bon, il était vrai que lorsqu’elle se mettait à le chatouiller, il avait bien du mal à reprendre le dessus, mais cela n’était qu’un détail parmi tant d’autres. A l’instant même, il était loin d’éclater de rire même si les doigts agiles de Marloes parcouraient son corps. Ses vils tentateurs étaient loin de jouer de la façon dont ils avaient l’habitude. Il évitait de penser à tout ce qu’il savait sur elle, sur son oncle, sur ses principes au risque de perdre sa virilité à cause d’une petite voix dans sa tête se nommant conscience. Il repoussait l’inévitable, ces idées qui resurgiraient quand tout cela serait terminé. A vrai dire, il n’était pas apte à réfléchir. En réalité, avez-vous déjà trouvé un homme capable de raisonner dans ces moments là ? Cela semblait complètement incompatible. Le désir qui brulait ses entrailles prenait le dessus sur tout le reste. Il sentait ses doigts s’accrocher dans ses cheveux, se contracter de plaisir. Signes qui ne faisaient que renforcer les assauts du jeune homme sur celle qu’il considérait il y a encore quelques instants comme sa meilleure amie. Aemon avait l’impression qu’au delà de ses propres désirs, leurs corps s’appelaient. Ils se répondaient et suivaient des mouvements langoureux à la perfection. C’était un sentiment étrange que de réaliser que sa carcasse réclamait ces contacts sulfureux depuis longtemps sans qu’il ne s’en rende compte. Il n’avait qu’une envie, c’était la sentir contre lui. Le contact de sa peau douce sous ses doigts, contre son torse étaient une douce torture qui l’entrainait dans un tourbillon. Ses sens se perdaient dans une telle agitation comme s’ils avaient perdu la notion de proportions exaltant à la moindre de ses caresses. Son désir ne pouvait monter davantage alors qu’elle l’avait entrainé sur le sol lui faisant clairement comprendre qu’elle avait exactement envie de la même chose que lui. Cela avait été l’autorisation implicite qu’il attendait alors que ses yeux envieux se posaient sur son corps. Est-ce qu’elle cachait si bien tout cela en temps normal ou il avait réellement été aveugle ? Avides de se connaitre toujours plus, il sentait ses baisers chauffer chaque parcelles de sa peau tandis qu’il lui ôtait sa chemise trempée. Lorsque leurs regards se croisaient, une tension lourde de sous-entendus les entourait comme s’ils étaient possédés par leurs désirs. N’y tenant plus, l’Aiglon avait alors attrapé Marloes par la taille afin d’échanger les rôles. A présent au dessus d’elle, il prenait un malin plaisir à la torturer par ses caresses et ses baisers. Un sourire satisfait avait ourlé ses lèvres alors qu’elle avait échappé un gémissement suite à son baiser sur sa culotte. Retenant ses propres envies, résistant à ces impulsions qui lui disaient de la prendre sur le champ, il préférait de le loin s’amuser, se frotter pour mieux faire monter la tension et l’envie en elle. N’y tenant plus lui même il l’avait alors pénétrer lentement lui imposant un rythme digne des pires tortures. Il sentait son bassin qui ondulait parfaitement avec le sien ce qui ne faisait que toujours plus gonfler sa virilité. Les mains de Marloes s’agrippaient à lui tandis qu’il intensifiait le rythme de leur danse improvisée. Il soupira alors qu’il sentit la jeune femme le mordre au creux de son cou. Profitant qu’elle se soit redressée, il glissa une main dans son dos, remontant du milieu de ses reins à l’attache de son soutien-gorge qu’il fit rapidement sauter. L’attirant à lui pour sentir sa poitrine contre son torse, afin que leur peau se rencontrent enfin totalement, il accéléra le rythme de ses coups de hanches tellement le plaisir était décuplé suite à cette sensation fusionelle. Son bras dans le dos de Marloes la tenait fermement, sa main nichée fermement sur sa nuque se perdant dans ses cheveux, alors que ses lèvres avaient pris la route de son cou.

D’un léger mouvement de bassin, Marloes les fit basculer. Son dos retrouva à nouveau le sol boueux s’enfonçant légèrement dans ce dernier. Il ne put que rester spectateur devant ce dessin si parfait qui se dressait devant lui. Les cheveux légèrement ébouriffé, le rouge aux joues l’Aiglonne se montrait toujours désirable. Le regard d’Aemon glissa lentement de sa gorge à son poitrine ronde qui invitait au péché. Le jeune homme s’accrocha aux hanches de Marloes alors qu’elle s’était mise à prendre le contrôle à son tour. Son bassin se mouvait avec lenteur. Un supplice délectable. Un retour de bâton bien mérité… Si une de ses mains glissa sur ses fesses galbées, l’autre s’aventura sur sa gorge, puis sur sa poitrine lui prodiguant plusieurs caresse. Il ne se lassait plus de sentir sa chaire tendre sous ses doigts curieux. Il continua sa descente jusqu’à l’entre jambe de Marloes chatouillant ses hanches puis la naissance de son intimité. Il se redressa, s’enfonçant davantage en elle si c’était possible. D’une pression dans le dos, il attira de nouveau son amie contre lui pour la sentir sur son torse. Il subissait le rythme imposé par l’Aiglonne mais n’avait pas dit son dernier mot. Sa main toujours au niveau de son intimité, il glissa entre les lèvres de celle-ci son doigt pour venir titiller son bouton de chaire. Il la sentit se contracter tout autour de lui et pour étouffer un gémissement il plaqua sa bouche contre la sienne. Il gardait Marloes au creux de ses bras tandis qu’il s’allongeait de nouveau contre le sol. Aemon se délectait de sentir son corps se frotter de toutes parts contre le sien. Même le contact rugueux de la boue ajoutait à cette expérience une sensation étrange se mêlant aux douceurs de leurs caresses. Le désir lui creusait les reins de manière inlassable. Il avait le sentiment que jamais il n’avait eu de pareilles sensations auparavant. Ce n’était pas non plus un coureur et le nombre de filles avec qui il avait couché tenait sans doute sur une main. Les points de comparaison étaient minces mais il n’avait aucun doute sur l’aspect unique de cet échange sensuel. Aemon enroula ses bras autour de l’Aiglonne de manière possessive l’empêchant par la même de continuer son rythme doucereux. Le regard emplit de désir de l’Aiglon accrocha celui de son amante. Mais il n’y avait pas que cela dans ses yeux. Un brin de malice, toujours la même. A l’aide de ses jambes, alors qu’il la maintenait contre lui, Aemon se mit à nouveau à donner des coups de reins. Plus forts, plus rapides. « Ma patience à des limites… » murmura-t-il au creux de l’oreille de la blonde. Une fine pellicule de sueur recouvrait doucement leurs corps, leur peau glissant toujours plus l’une contre l’autre. Le souffle court, accélérant pour parfois mieux ralentir, leurs petits jeux dura encore quelques instant avant qu’ils n’atteignent leur paroxysme. Pendant plusieurs minutes, Aemon garda Marloes dans ses bras comme pour faire durer cet instant qui allait prendre fin. Il ne voulait pas penser aux conséquences de leurs actes. Il préférait rester dans cette petite bulle avant qu’elle n’éclate pour les arroser de la triste et dure réalité. Bientôt des pensées étranges s’accumuleraient dans son esprit. Il sentait déjà la culpabilité poindre dans un coin de son esprit. Il avait le sentiment étrange d’avoir profité de la situation. D’avoir profité d’elle. Pourtant, il fallait bien qu’ils sortent de ce hangar… Ils n’allaient pas rester là une éternité surtout que le vent frais reprenaient ses droits. « Viens, allons nous changer… » Il s’était redressé puis l’avait aidé à se lever. Le plus dur fut de retrouver leurs vêtements éparpillés de ci et de là. Les enfiler ne fut pas une chose aisée non plus. Silencieux, comme gênés de cet échange ils se dirigèrent vers le château attirant les regards curieux vers eux. Habitués à leurs aventures et bagarres en tout genre, sûrement personne ne soupçonna ce qui venait de se passer entre eux. Ces deux crétins avaient sûrement encore jouer à on en sait quel pari et avaient terminé leur course au fond du lac comme deux idiots qu’ils étaient. Voila ce qui devaient se murmurer sur leur passage. Pourtant, au fond de lui, Aemon sentait déjà que ce n’était plus comme avant. Il était empli de sentiments étranges et il sentait que l’amitié s’était échappée pour laisser place à quelque chose de bien plus fort. De bien différent. Mais en était-il de même pour elle ? L’Aiglon avait le regard fuyant n’osant pas affronter la vérité. Peut-être qu’à l’instant même elle le détestait ? Pourquoi restait-elle aussi silencieux que lui ? Après tout, n’était-ce pas les femmes qui parlaient sans cesse après avoir fait l’amour ? Il avait allumé une cigarette qui se consumait au vent. Il n’eut plus qu’à la jeter alors qu’ils atteignaient enfin le château.


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In the shadows
No sleep until I'm done with finding the answer. Won't stop before I find a cure for this cancer. Sometimes, I feel I'm going down and so disconnected somehow I know that I am haunted to be wanted.
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In the shadows - Aemoes [regards trop jeunes, s'abstenir]- Terminé

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