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 ANDROSIS ♦ Les hommes sont volages. Bien folle est qui s'y fie.

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MessageSujet: ANDROSIS ♦ Les hommes sont volages. Bien folle est qui s'y fie.   Sam 25 Jan - 2:27

Les hommes sont volages. Bien folle est qui s'y fie.
Andromak & Isis

Point culminant d'une rage que tu n’avais que trop de mal à contenir, tu serrais les poings à t'en faire blanchir les phalanges tandis que tes dents s'entrechoquaient à un tel point que tu pouvais en sentir l’émail se fissurer. L’édredon glacé de ton lit t’avait fait l’effet d’un brasier hardant. La tête entre les mains, tu aurais voulu hurler à la mort, te décharger de cette douleur qui t’enserrait le cœur, mais t’en montrais incapable en cet instant précis. Incapable de laisser s'enfuir la moindre parcelle d'une faiblesse que tu sentais poindre sur le bord de tes lèvres. Alors, tu avais recommencé ce même manège. Déverrouiller la boite scellée, tracer cette ligne salvatrice de poudre ivoirine, inhaler pour oublier. La nervosité accablait le palpitant logé au creux de ta poitrine, le scindant de part en part avec un sadisme démesuré. La voix rauque de l’élève résonnait encore à tes tempes dans un grincement désagréable, te taquinant au sujet d’une Isis Cayrel un peu trop curieuse qui posait des questions à ton propos, réveillant par la même ta peur d’être percé à jour. Honor était apparue derrière toi, s’allongeant tranquillement à tes côtés, et caressait affectueusement la ligne séductrice de ta mâchoire alors que tu oscillais entre la conscience et le sommeil. Contact gelé et autrefois chaleureux que te procurait l’illusion de ta sœur défunte, mais qui cette fois ne tempérait pas ton corps ankylosé et agité par des spasmes incontrôlables. Mélange de ressentiment et de détresse, tu te faisais horreur d’être si faible lorsqu’il s’agissait de cela. Tu détestais la curiosité, surtout quand tu en étais le principal concerné. Tandis que tes prunelles s’amarraient à l’asphalte du plafond, ta sœur se redressait sur toi, caressant le relief de ta clavicule. « Calme-toi Andro, personne ne sait. Notre petit secret est bien gardé… » murmurait-elle à ton oreille, mais pourtant tu sentais toujours cette désagréable sensation broyer tout ton être jusqu’à le réduire en cendres. Tu avais quitté Durmstrang parce que la vie y était devenue insupportable après l’accident d’Honorine. Les regards interrogateurs des élèves, leurs suspicions, puis leur fausse compréhension et leurs abjectes condoléances. Comme si tu avais eu besoin de leur chagrin et de leur fausse sympathie. Tu savais ce que les gens pensaient. Tu avais été un connard toute ta scolarité avec ceux qui ne faisaient pas le poids, tu avais fait la pluie et le beau temps là-bas, et ces mêmes élèves t’avaient finalement pris en pitié, quand d’autres disaient que tu méritais ce qui t’était arrivé. Mais la vérité c’est que personne ne pouvait comprendre. Ta jumelle était le semblant de paix et de lumière dans ta vie de ténèbres. Et quand elle avait quitté ce monde, les limbes t’avaient définitivement assimilées à elles, au point que tu peinais encore à en sortir aujourd’hui, diable enchainé aux refrains d’une maison sempiternelle qui ne relâcheraient jamais véritablement son emprise. Poudlard t’avait donné la quiétude et la solitude que tu cherchais. Seul Nathanaël était au courant de la mort de ta sœur, et c’était bien comme ça. Tu n’avais même jamais mis Anjelica dans la confidence, peut-être trop peu habitué à te livrer sur quelque chose d’aussi douloureux, ou par peur qu’elle aussi ne te prenne en pitié. Tu savais pourtant depuis votre réconciliation qu’elle avait perdu sa sœur ainée et qu’au fond, elle comprendrait ta douleur. Pourtant, le nom d’Honor n’avait jamais passé la barrière de tes lèvres en la présence de la Serpentard. Parce qu’elle appartenait au passé, et que tu t’étais reconstruit un semblant de vie en Angleterre, loin des terres glacées du grand nord. Pareillement tu t’étais toujours refusé à lui expliquer pourquoi une petite et fine cicatrice barrait ta joue droite, souvenir indélébile et direct de l’accident, qu’il t’arrivait parfois de cacher à l’aide d’un sortilège ou de laisser apparente aux yeux de tous. Tu savais que Nate était une tombe et que personne d’autre que lui ne devait savoir. Tu ne pouvais pas supporter l’idée que la blonde mène une sorte d’enquête sordide sur toi, de peur qu’elle ne découvre l’infâme mascarade qu’était ta vie au château. Que ton arrivée au Château reposait sur un odieux mensonge. Isis connaissait les liens gémellaires et était la plus à même dans toute l’école à pouvoir deviner qu’il te manquait la moitié de ton âme, le prolongement de ton corps. D’ailleurs, tu avais aussi fait l’expérience que la moitié de la gente féminine de Poudlard s’avérait incapable de garder un secret, et tu ne voulais pas que cet évènement si douloureux de ta vie soit relayé au simple rang de ragot de bas étage alimentant les commérages de toutes ces écervelées.

Tirant rageusement ton édredon sans même remarquer qu’Honor avait disparu, tu enfilais tes vêtements et sortis du dortoir des Poufsouffle en trombe. Tu ne pouvais pas te permettre de laisser planer le doute concernant Cayrel. Il fallait que tu lui remettes clairement les pendules à l’heure, avant qu’elle ne commette des dommages collatéraux irréversibles. D’ailleurs, tu n’eus aucun mal à la trouver, attendant patiemment que les septièmes années terminent leur cours mortellement ennuyeux d’histoire de la magie. « Cayrel ! » A peine l’avais-tu vu sortir de la salle de classe que tu avais fondu sur elle comme un faucon sur sa proie, totalement indifférent au fait de bousculer quelques élèves au passage, d’ailleurs, les plus jeunes s’écartaient sur le tien. Tu l’as pris par le bras sans aucune douceur, l’acculant contre  le mur, la dominant de toute ta taille. « Tu sais quoi ? J’ai encore eu la désagréable surprise d’entendre ce matin que tu posais des questions sur moi à mes potes de dortoir». Tu vociférais sans la moindre peur d’être dur avec elle, tant sa curiosité te mettait hors de toi, réveillant quelque chose de profond au creux de ton être, une peur que tu n’avais pas ressenti depuis longtemps déjà. Quelques élèves se retournèrent en votre direction devant tes éclats de voix. « Alors tu vois, je sais que je suis certainement un de tes plus grands fantasmes comme pour la moitié des filles de cette école, mais si t’as des questions à poser tu les poses directement à l’intéressé. T’as compris ? » Ton regard aurait pu la bruler vivante tant la rage t’irradiait le cœur. Comment pouvait-elle se permettre de s’intéresser à toi ? Qui était-elle d’ailleurs dans ce château pour poser des questions sur toi ? La petite blondinette sage à son papa chéri… ? Ou pas si sage d’ailleurs si l’on écoutait un tant soit peu les ragots qui trainaient sur son éventuel béguin pour les filles. Toutefois tu n’étais pas le genre de personne à te fier à ce que l’on racontait des gens. Tu en avais fait l’expérience : une petite rixe entre potes finit quelques jours après par être une baston générale, les propos étant déformés à l’infini par les idiots qui les racontaient.

Ce fut à cet instant précis que l’idée fugace te traversa l’esprit. En une fraction de seconde, tu posais un regard différent sur elle, ta colère soudainement envolée. Isis n’était pas le genre de fille que tu avais l’habitude de séduire ni de côtoyer. Tu ne la voyais quasiment jamais aux soirées auxquels tu avais l’habitude de participer toi et des amis. Ces soirées, temples de débauches ou les garçons aux ambitions mesquines se livraient sans résistance aux jeunes femmes manquant de compagnie. Elle n’avait rien de l’attitude hautaine et rebelle que tu pouvais affectionner chez Marloes, et elle était à des lieues du caractère d’écorchée vive d’Anjelica. Mais justement, n’était-ce pas cela ton problème, au fond ? Tu recherchais toujours ce même genre, ces filles effrontées qui te tenaient tête, et voilà ou cela t’avait mené. Marloes t’avait mené en bateau durant de longs mois, avant que tu ne l’as voit dans les bras d’un de tes meilleurs amis. Quant à Anjelica… Mieux valait ne pas en parler. Tu te raclais la gorge, enfonçant tes mains dans tes poches, visiblement décontenancé. Et si finalement, Isis était le genre de fille sage de bonne famille qu’il te fallait ? Bien sûr, avec la réputation de coureur qui te précédait, cela ne serait pas simple de lui apprendre à te faire confiance. Mais, pour la première fois depuis longtemps, l’envie de changer, d’évoluer en mieux pour quelqu’un te saisit les tripes. Tu relevais tes prunelles céruléennes vers elle, la considérant différemment, passant du chaud au froid comme tu savais si bien le faire. « Alors va s’y je t’écoute, dis moi ce qui te chagrine à mon sujet. Qu’est-ce que j’ai de si incroyablement extraordinaire pour que tu te poses des questions sur moi ? » Tu croisais tes bras sur ta poitrine, priant les dieux du grand Nord pour qu’elle ne pose pas la fameuse question fatidique.

Spoiler:
 
Code by Silver Lungs

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I am hell bound
When you feel my heat look into my eyes, it's where my demons hide. Don't get too close, it's dark inside. When the curtain's call, is the last of all, when the lights fade out all the sinners crawl. No matter what we breed we still are made of greed. This is my kingdom come ∞
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MessageSujet: Re: ANDROSIS ♦ Les hommes sont volages. Bien folle est qui s'y fie.   Lun 27 Jan - 9:58



Andromak et Isis

Je te regarde de loin mais tu me sembles si proche...

Histoire de la magie… A l’inverse de nombre de tes camarades, tu trouves cette matière plutôt intéressante. Tu es donc presque la seule qui écoute un tant soit peu et prends quelques notes. A tes côtés se trouve Léa, une jolie Serdaigle de ton âge, une de tes rares amies… Et accessoirement une partenaire de jeux assez ouverte. Celle-ci se contente de reposer sa tête sur son bras, visiblement peu intéressé par la révolte gobelin des siècles passés. Pas grave. Tu reportes ton regard sur le prof, un peu fatiguée toi-même il faut l’avouer. Il faut dire que ces derniers jours avaient été riche en émotion entre ta petite soirée avec Anjelica et ta petite enquête que tu menais sur ta sœur et ce Kingsley. Kingsley… Andromak… Un mystère pour toi. Normalement tu ne fais pas trop attention à ce genre de garçon : fier, coureur de jupons et indifférent au mal qu’il peut faire autour de lui. Seulement voilà… Appelons ça un sixième sens mais depuis que tu l’as rencontré au détour d’un couloir et que tes yeux se sont attardés sur lui, quelque chose en toi s’est réveillé. Quelque chose de profond, d’intense. Une sorte de lien invisible qui s’est tissé sans crier gare. A sens unique sans doute car si ton attitude a un tant soit peu changé, celle du garçon est toujours la même à ton égard : inexistante. « Tu penses à quoi ? ». Les paroles de la Serdaigle te tirent de tes songes et tu lui fais un petit sourire de façade. « A rien. Rien d’important. » Léa hausse les épaules et se replonge dans sa contemplation silencieuse de sa plume. Tu te forces à sortir vraiment de ta rêverie et fais mine d’écouter le reste du cours. Quelques minutes après c’est la délivrance. « Je dois rejoindre quelqu’un, on se voit ce soir ? ». Tu hoches la tête à ton amie pour signifier ton accord et range tranquillement tes affaires. Tu te lèves ensuite et commence à faire la queue pour sortir de la salle, sac en bandoulière. A peine passé le seuil et tentant de passer à travers la foule, tu entends un retentissant : « Cayrel ! ». Tu sursautes, peu habituée à ce que quelqu’un t’appelle ainsi tout haut. Un garçon se rapproche de toi, visiblement énervé. Mais pas n’importe lequel : Andromak. Le cœur d’Isis fait un bon lorsqu’il t’attrape le bras et t’accule contre le mur sans aucune douceur. « T’es pas bien Kingsley ?! Lâche-moi ! », Dis-tu en tentant de te dégager en rougissant. Tu sens déjà les regards des autres. Tu détestes être le centre d’attention. Pourquoi ce mec t’affiche ainsi ?? « Tu sais quoi ? J’ai encore eu la désagréable surprise d’entendre ce matin que tu posais des questions sur moi à mes potes de dortoir». Ah d’accords. C’est donc ça. La honte. Plusieurs personnes te regardent avec un sourire. Cet idiot risque de déclencher une vague de rumeurs dont tu n’as pas besoin, surtout en ce moment. « T’es parano ! » t’exclames-tu en fusillant du regard ceux qui te fixaient avant de revenir sur le visage courroucé de ton interlocuteur. « Alors tu vois, je sais que je suis certainement un de tes plus grands fantasmes comme pour la moitié des filles de cette école, mais si t’as des questions à poser tu les poses directement à l’intéressé. T’as compris ? » Alors là c’est la goutte de potion qui fait déborder le chaudron ! Tu te dégages de lui en le poussant légèrement, désormais énervée. « Mais tu es un grand malade toi ! Si tu crois que je suis intéressé par… par… Toi ! N’importe quoi ! Et vous, vous dégagez ! Vous n’avez rien de mieux à faire ?! », dis-tu aux quelques élèves encore là. Ils s’éclipsent donc doucement, chuchotant entre eux. Tu sens bien que cette histoire va se répondre comme une traînée de poudre… Tu te mets à dévisager Andro, encore révoltée de ses paroles. Tu remarques que quelque chose dans ses pupilles ont changé. Ce n’est plus vraiment de la colère mais plus un masque impassible qui ne lui va définitivement pas. Son ton lorsqu’il se remet à te parler te paraît également moins menaçant. « Alors va s’y je t’écoute, dis moi ce qui te chagrine à mon sujet. Qu’est-ce que j’ai de si incroyablement extraordinaire pour que tu te poses des questions sur moi ? » Là tu es coincée. Comment se sortir d’une telle situation. Il est plus grand que toi, te domines donc par ce fait et ne semble pas prêt à vouloir te lâcher. Finalement, maintenant que vous êtes seuls, tu lâches : « Tu ne pouvais pas faire ça dans un lieux plus discret, non ? Morgane seule sait ce que ces idiots d’élèves vont aller raconter après ton éclat de voix ! ». Tu dévisages le garçon. « Et en quoi poser des questions sur toi te dérange ? ». Tu ricanes, avec un air méprisant qui ne te va pas. « D’après ce que je sais tu aimes bien qu’on s’intéresse à toi d’habitude. Surtout en provenance des filles ». Tu redresses la tête. Ah il veut savoir? Très bien. « Tu veux savoir ce qui me chagrine ? Okay. J’ai… Enfin c’est un peu idiot mais l’autre jour quand je t’ai vu, J’ai sentie comme… Comme une attirance. Pas physique ! » T’empresses-tu de rajouter le rouge aux joues. « Non pas que tu ne sois pas… Beau. » Tu déglutis. Beau oui, il l'est mais inutile de le préciser encore une fois dans ta petite tête. « Mais enfin ce n’est pas ça du tout ! C’était plus… Psychologique… Comme… Comme quelque chose de cassé en toi… ». Certains disent que chez toi c’est comme une seconde nature : trouver les âmes déchirées, compatir et finalement t’impliquer pour les aider. Ton image publique de petite blonde sage à l’écoute en atteste. La petite Isis… Toujours là pour aider son prochain. Et c’était vrai en un sens. « Alors j’ai pensé… Enfin tu me fais tellement pensé à… à… Quelqu’un que je connais qui souffre tellement… ». Pour ne pas dire te citer en fait. Oui, tu es également dans une mauvaise passe. Ta famille, ta sœur, tes ambitions futures… Tout semble jouer contre toi… « Alors tu veux que je te demande ce qu’il ne va pas ? D’accords… ». Tu reprends ton souffle. « Qu’est-ce que tu as vraiment ? Qu’est-ce qu’il t’es arrivé ?? ». Peut-être as-tu été trop loin dans tes interrogations. Peu importe. Tu en as assez de devoir aller à droite et à gauche pour tenter de reconstituer le puzzle Kingsley.
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