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 (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow

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MessageSujet: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Sam 11 Jan - 14:19




Bitterness and Temptation

Hippolyte & Odette
Thème par Maguitte2008 - (c) Cassandrielle



Les premières lueurs du jour apparaissent et tu n’es pas surprise de trouver le deuxième côté de ton lit vide. Tu as vaguement quelques souvenirs de son départ, mais cela n’a aucune importance. Vous n’avez jamais dormi l’un à côté de l’autre et cela n’arrivera certainement jamais. Ce n’est pas votre genre, ça n’est pas votre relation. Tu t’étires, toujours allongée, et profite de la douce tiédeur qui émane toujours de ton matelas. Tes muscles se plaignent d’avoir été trop sollicités la nuit précédente et tu laisses échapper un gémissement de contentement alors que ton corps commence à relâcher toute la tension qu’il a accumulée depuis que vous avez transplané directement dans ta chambre. Les yeux fermés, tu te remémores chaque instant, chaque mouvement que tu as effectué, chaque onde de plaisir que tu as ressenti lorsque ses mains se sont posées sur ta peau enflammée… Par Merlin quelle soirée. Une chose est certaine il a réussi à te surprendre et tu as grand hâte de remettre le couvert dans la semaine. Car cela arrivera indéniablement. Tu te lèves et laisse ton appartement plongé dans une semi-obscurité appréciant le silence régnant. Ton esprit est totalement resté focalisé sur quelques heures auparavant, rejouant encore et encore les moments délectables que tu as eu. Tu as la sensation d’être telle Aphrodite, une beauté divine faite pour le plaisir charnel. Il y a longtemps que tu ne t’es plus sentie aussi relaxée et alors que tu apprécies la fraîcheur de l’eau parcourant l’intérieur de ton corps, tu décides de t’offrir ta matinée. Après tout c’est un samedi, et tu n’es pas sensée devoir travailler, peut-être même resteras-tu hors du Ministère pour la journée, passeras en début de soirée pour t’assurer que tu n’as rien manqué de capital. Tu souhaites garder ce sentiment de plénitude le plus longtemps possible. Tu te saisis de ta baguette afin de nettoyer ton verre et de le ranger immédiatement avant de te diriger vers ta salle de bain.

Vêtue de ton peignoir, tu ouvres tes stores afin d’observer la rue tout en séchant tes cheveux. Le calme plat régnant dans le Chemin de Traverse t’indique qu’il est encore bien tôt dans la journée. La plupart des échoppes que tu peux apercevoir depuis ta fenêtre sont fermées, la ville semble être comme morte. Il ne doit pas être plus de six heures trente du matin. Tu n’as encore aucune idée de quelle manière tu vas devoir passer ta journée, mais l’idée de ne pas avoir à sourire à des imbéciles durant des heures te ravie. Tu ne seras que plus efficace en fin de journée ou même le lendemain. Tu quittes ton point d’observation et ouvres grand ton placard, espérant qu’un vêtement te donnera suffisamment d’inspiration pour mettre au point ta journée. Tu ignores depuis combien de temps tu as passé quelques heures éloignée de ton bureau, à faire quelque chose qui te plaise. Il te faut une bonne vingtaine de minutes pour te rendre compte que tu n’as pas réellement de hobby. Que tu as beau te plaindre, ce que tu apprécies le plus faire est tout simplement de manipuler les autres et de les voir danser pour toi. Et il n’y a pas de meilleur endroit pour exercer ton talent que ton lieu de travail. Voilà pourquoi tu apprécies autant ton poste et ta situation. D’une main rapide tu te saisis d’un de tes tailleurs et l’enfiles avant d’aller te coiffer dans ton miroir plain-pied. Faisant le tour sur-toi-même tu remarques tes cicatrices datant de la veille. Tu ouvres ta main et découvres une plaie infectée, quelque peu surprise de ne pas l’avoir remarqué plus tôt. Tu poses l’un de tes doigts dessus et ressens une vive douleur. La magie de la veille s’est enfin effacée, tu es redescendue à la réalité. Comme si ta décision de te rendre au Ministère venait de faire disparaître l’état presque léthargique dans lequel tu t’es réveillée. Tu n’es pas pressée, après tout, tu n’es pas attendue, pourtant tu retrouves rapidement tes habitudes et sors de ton appartement attirant ton sac par un sort d’attraction.

« Combien de temps ? » Vingt minutes. Tu vas devoir attendre vingt minutes avant qu’un guérisseur daigne s’intéresser à toi. Tu inspires et expires calmement, essayant de te rappeler que tu n’as aucune raison de laisser ta tendance à stresser prendre le dessus. Tu te répètes inlassablement que tu n’as aucune raison de t’inquiéter, mais la vérité est que la patience n’est pas ton fort, et tu n’as aucune envie de lire ce torchon de Sorcière Hebdo pour passer le temps. Tu acceptes le café proposé par une des secrétaires et te laisse guider jusqu’à une salle d’examen.  Tu te penches par la fenêtre te contentant d’observer une fois de plus ce qu’il se passe au dehors. Tu aimes cela, regarder les autres alors qu’ils l’ignorent. Les étudier tels les vulgaires insectes qu’ils sont et remarquer une fois de plus à quel point tu mérites ta place. Il est encore tôt cependant et la petite place sur laquelle tu as la vue est presque déserte. Rapidement tu es lassée et décides de partir à la recherche de la Gazette du jour, curieuse de savoir si ton aventure de la veille avec Israël a survécu au montage du numéro.

Bredouille, tu retournes dans ta salle et aperçois le journal de ton guérisseur. Avant-même que les mots aient quittés tes lèvres tu t’es saisie du papier et t’es lancée sur la table d’examen. « Je peux vous l’emprunter ? Je n’ai pas encore eu le temps d’y jeter un œil ce matin. » Tu l’ouvres sans attendre la réponse et lis en diagonale chacun des titres, trouve effectivement une moitié de page concernant l’éboulement d’une auberge en Irlande, œuvre apparente des résistants. Tu commences à lire les quelques lignes avant de te rappeler que tu es à Ste Mangouste dans le but de guérir les blessures que tu as acquises dans ce dit attentat. Tu lèves pour la première fois tes yeux vers le sorcier sensé te soigner. Un sourire fin nait sur tes lèvres. « On ne se quitte plus on dirait Deveraux. » Déjà trois fois en l’espace de quelques semaines. Tu es presque réjouie à l’idée de le retrouver, les brèves conversations que vous avez eues t’ont intriguée. Tu relèves un peu plus ta jupe de tailleur dans le but de montrer toutes tes blessures. « Si tu recouds aussi bien que tu découpes, je n’aurais pas pu avoir meilleur guérisseur.» Tu te penches et lui tends sa Gazette et lui lance un sourire. « Merci de ta générosité. » Tu ne t’attends pas à ce qu’il te le rende, tu ne t’attends pas à une heure particulièrement plaisante, après tout tu lui en as fait baver. Mais quoi qu’il en soit cela se révélerait intéressant. « Eh bien Deveraux, tu ne vas me demander ce qu’il m’est arrivé ? Ça n’est pas très poli ni professionnel, j’irai peut-être le reporter à tes supérieurs. » Et tu ne fais probablement rien pour arranger les choses. Qu’importe, tu avais envie de te divertir, voilà qui est chose faîte.


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Dernière édition par Odette T. Carrow le Ven 24 Jan - 22:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Lun 20 Jan - 11:42

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Adossé à la porte de la cuisine, les bras croisés sur ton buste, tu scrutes la pièce rapidement du regard et tu constates : « Kaz n'est pas là. » Tu trouves ça un peu bizarre d'ailleurs. Il est toujours là à cette heure d'habitude. Nim, qui ne t'a pas entendu arriver, lève la tête vers toi en surveillant son café qui chauffe. « Non, il est parti tôt ce matin. » Tu es contrarié. Tu aurais bien voulu lui parler. Une moue contrite sur le visage, tu fais la tête et ça se voit : « Tu prends un café ? » te propose-t-elle. Tu la regardes, et tu déglutis doucement. Putain qu'est-ce que tu la trouves belle. Tu lui souris et acceptes en hochant la tête, puis tu te ravises et préfères mentir : « Euh non, faut que j'aille bosser. J'ai pas le temps. » Depuis quelques semaines, tu essayes d'éviter de te retrouver trop longtemps seul avec Nim parce que cela te perturbe trop. Tu ne comprends pas trop ce qu'il t'arrive, mais quand tu la regardes, des trucs bizarres t’envahissent, et des envies de vomir te prennent. Tu as déjà ressenti ça avant avec quelques rares autres femmes, et tu n'as pas envie d'y penser, alors tu te fermes, et tu essayes d'oublier. Tu n'as pas le droit de ressentir du désir pour elle. Du désir, de l'amour, tu ne sais plus trop, tu es perdu. Au début, tu pensais que ce n'était qu'une sorte d'affection, comme l'affection qu'on porte à sa sœur, mais tu sais bien que c'est plus que cela. « Je repasserais ce soir, préviens pas Kaz, c'est pas la peine. » Tu t'approches d'elle, tu l'embrasses, et tu t'en vas en soupirant. C'est la merde. Trop la merde. Outre Nim, t'avais besoin de parler avec Kaz d'une affaire importante. Mais bon, ça devra attendre le soir. Ou peut-être que tu le croiseras au ministère. Ça serait le top. Tu transplanes à peine sorti de chez les Strugatsky, direction Saint Mangouste. Il est encore tôt mais tu n'es pas en retard. Tu commences dans une heure environ, mais bon, tu aimes bien être en avance. Cela fait plusieurs mois que tu as commencé ta formation en tant que médicomage et tu t'y plais bien. Tu passes la porte de l'hôpital, et salues la secrétaire de l'accueil, cette pute qui te fait les yeux doux depuis des mois. Mais bon, faut se faire bien voir. Faire semblant d'être gentil, ça peut toujours servir. Tu rejoins les vestiaires, et tu enfiles ta tenue rapidement. Tu passes devant la glace, et tu recoiffes tes cheveux. Tu es désespéré, tu n'as jamais réussi à coiffer ta tignasse, alors la semaine dernière, tu as tout coupé. Pas trop court tout de même, mais au moins, ça change, et il ne tombe plus dans les yeux. Un peu plus pratique pour bosser tout de même. Tu t'assois sur un banc et tu attends, et tes pensées défilent à toute vitesse dans ton esprit. Comme d'habitude, d'énormes questions existentielles te prennent la tête, et ne trouvant pas les réponses, cela t'énerve. Un homme pénètre dans la pièce, et tu lui souris hypocritement. Même si intérieurement, tu hurles. Tu détestes ce con. Et pourtant, c'est le chef du service, et aussi ton tuteur. Celui qui te forme, mais tu le haïs tellement, lui et ses méthodes moyenâgeuses. Tu le trouves débile, et sa formation est pour toi totalement désuète. Alors tu apprends par toi-même. Tu traînes parfois tard le soir pour étudier des patients en douce parce que l'autre ne t'apprend absolument rien. Pourquoi ? Parce que déjà, il faut dire que ta formation est un peu particulière : quand tu l'as débuté, tu possédais déjà toutes les connaissances théoriques sur le sujet car tu avais au préalable avalé tous les pavés de médecine moldue et magique du monde entier, alors le fonctionnement du corps humain, on peut dire que ça te connaissait. Cela en a décontenancé plus d'un, et tu suis donc une formation en accéléré. La théorie était tout à fait acquise, tu as passé les examens des premières années avec mention excellent et tu es entré directement en internat. Parce que la pratique n'a rien à voir avec la théorie. On ne peut l'apprendre dans les livres, même si tu as étudié les différentes techniques d'opération utilisées de près. Bref, en ce qui concerne ton tuteur, à ton avis, il est trop vieux et pas assez informé des nouvelles méthodes pour être un bon chef de service. D'autres médicomages et guérisseurs de l'hôpital sont bien meilleures que ce vieillard, alors tu fais tout ce que tu peux pour te retrouver de temps à autres avec eux. Un jour peut-être, tu espères prendre sa place. Ambitieux ? Bien entendu que tu l'es. Et quand tu auras pris sa place, tu révolutionneras le monde de la médecine. Et tu dépoussiéreras Saint Mangouste en passant un grand coup de kärsher.  « Deveraux. Bonjour. » Tu réponds poliment : « Bonjour. » Tu ne parles pas, tu n'as rien à dire à cet abruti. « Je t'ai mis avec Parr aujourd'hui, elle a une opération importante à treize heures, faut que tu y assistes. Elle pourrait bien avoir besoin de toi. » Tu acquiesces sans rien dire. T'aimes bien Parr, parce que c'est une vraie mangemorte elle, et qu'elle est très douée dans ce qu'elle fait. Tu te lèves, et tu t'en vas regarder le panneau d'affichage, ton journal à la main. Tu as encore un peu de temps, juste assez pour lire les gros titres en diagonale. Puis, tu iras faire le tour des patients. Toi, tu pends ton temps. Tu préfères passer une demi-heure de plus dans l'établissement que bâcler le boulot. Ce n'est pas ton genre. À peine sorti des vestiaires, on t'interpelle, tu te retournes. C'est Parr justement. « Salut Hip'. » C'est l'une des seules de tout l'hôpital à t'appeler par ton prénom, enfin par un surnom. Peut-être parce que justement, c'est la seule personne qui t'apprécie ici ? Peut-être, peut-être. « Salut Lyna. » Tu lui souris, mais elle ne te laisse pas le temps de parler et te demande : « J'suis désolé de te sauter dessus comme ça, mais j'ai une embolectomie d'urgence à faire, tu peux t'occuper de mes patients ? » Tu répliques : « Mais... » Elle te coupe : « Je sais que t'as pas encore trop le droit de le faire seul, mais on s'en fiche, t'es compétent et on est en sous effectif alors vas-y, je m'en porte garant. Et puis, y a une chieuse qui attends depuis vingt minutes à la quinze pour une coupure de merde ou je ne sais pas quoi mais rien de méchant. Commence par elle. » Elle continue de parler tout en s'en allant : « Tu me S-A-U-V-E-S ! Merci beaucoup ! » Tu la regardes partir presque en courant, et tu passes en revue la liste des patients de Lyna. C'est bien parce que tu l'aimes bien.

Tu arrives à la salle d'examen et tu ouvres la porte rapidement. Vide. On ne la peut-être pas encore conduit ici. Tu déposes le journal sur la table et sors te prendre un café. La journée ne fait que de commencer, mais tu es déjà fatigué. Ce qui t'énerve le plus au monde, c'est d'attendre les patients en retard. Tu attrapes ton double expresso bien serré et tu retournes dans la salle. Même de dos, tout de suite, tu la reconnais. Carrow. Tu te crispes. Putain cette pute. Pas cette pute. Oh si cette pute. Tu n'écoutes même pas ce qu'elle te dit à propos du journal. Tu claques la porte, elle lève les yeux. « On ne se quitte plus on dirait Deveraux. » Tu soupires : « Ouais, malheureusement. » T'en as carrément marre de voir sa gueule de pétasse. Cela fait la troisième fois en quelques semaines. La première fois dans la ruelle sombre, la deuxième dans ce bar pourri, et la troisième ici. Et cette fois, t'es bien décidé à lui en faire baver. Parce qu'ici, elle est sur ton terrain. Le tien. Elle te montre ses blessures en relevant sa jupe. Elle croit t'aguicher la connasse ? Ses blessures sont superficielles à tes yeux, elle va pas mourir dans la seconde. Alors tu peux bien la faire poireauter encore un peu.  « Si tu recouds aussi bien que tu découpes, je n’aurais pas pu avoir meilleur guérisseur.» Tu souris effrontément, et un sourire salasse apparaît sur ton visage. C'est vrai que toi, la découpe, comme elle dit, ça te connaît. Cela te connaît même très bien, il faut dire aussi que tu as des années de pratique derrière toi. Elle te balance ton journal en souriant : « Merci de ta générosité. » Puis, elle enchaîne. « Eh bien Deveraux, tu ne vas me demander ce qu’il m’est arrivé ? Ça n’est pas très poli ni professionnel, j’irai peut-être le reporter à tes supérieurs. » Du tac au tac, tu réponds : « Parce que tu crois que ça m'intéresse peut-être ? » Tu ouvres un tiroir, et tu trouves directement ce que tu cherches. Tu t'approches vers elle rapidement et tu lui plantes le couteau dans le ventre avec force et brutalité. Tu regardes la surprise s'emparer de ses yeux, et la douleur dans son regard. « Ça, c'est pour compenser le fait que je me suis levé avec la boule au ventre durant toute ma scolarité. » Tu plaques son corps contre la table d'examen et bloques ses bras. Puis, d'un geste vif, tu plantes de nouveau la lame dans sa cuisse, accentuant la blessure déjà présente : « Et ça, c'était juste pour le plaisir. » Tu la scrutes attentivement se vider de son sang. Oh oui, tu aimes voir souffrir cette blondasse, et même dans la douleur, tu n'arrives pas à ressentir pour elle la moindre compassion. Tu te rappelles les moments difficiles que tu as passé à Poudlard à cause d'elle, tu te rappelles à quel point on te martyrisait à cause d'elle, tu te rappelles que tu n'avais pas d'amis à cause d'elle. Puis, tu déclares finalement : « Si tu veux pas crever, bouge pas, connasse. Tu sais, j'ai touché les organes vitaux, tu devrais pas t'en réchapper. » Tu ricanes effrontément devant elle, te penches un peu, et lui murmures : « Oh vas-y crève, j'aimerais tellement voir s'éteindre la lueur dans tes yeux. » Tu rajoutes rapidement : « Rapidement s'il-te-plaît, je n'ai pas que ça à faire. »  Puis tu portes la lame à ta bouche, tout en continuant de compter dans ta tête. Tu en es déjà à cent quarante trois. C'est encore très raisonnable. À cet stade, elle a encore environ soixante-douze pourcent de chance de survivre. Une fois arrivée à soixante-dix, tu te promets de faire quelque chose pour accélérer sa mort. Peut-être un coup de couteau dans la carotide ? La mort serait presque immédiate. Ça pourrait être rigolo. Tout en tergiversant, tu lèches son sang, et tu le trouves plutôt bon. Tu la fixes et puis tu soupires. « Bon allez, je suis de bonne humeur aujourd'hui. » Tu te rends dans l'armoire à pharmacie, et en ressors plusieurs aiguilles pour la recoudre. La suture, ça te connaît. Mais d'abord, il faut arrêter l’hémorragie. Tu pratiques alors une compression en appuyant fortement sur la plaie comme à la moldue. Tu pourrais utiliser le sortilège qui fait ça, mais ça fait beaucoup moins mal, donc c'est beaucoup moins drôle. Tu rigoles doucement tout en continuant de compresser. Puis soudainement, tu t'arrêtes, parce que tu n'arrives pas à te contenir : « Putain, mais qu'est-ce qu'il m'a prit d'attendre dix ans pour faire ça ? » Bon Hippolyte, ça suffit les conneries. Tu sors ta baguette, et tu lances le sort sur son abdomen. Tu vois bien que l'hémorragie s'arrête, alors tu commences à recoudre doucement. Là aussi, tu aurais pu le faire plus vite à l'aide d'un sort, mais bon, la bonne vieille méthode, il n'y a que ça de vrai. À ton humble avis, la plupart des médicomages ici sont de vrais feignants. « Alors, elle vient d'où cette jolie blessure ? » Elle ne réponds pas : « Bah alors, t'as perdu ta langue ? » Tu reprends en posant tes instruments : « Oh ça va, si on peut plus rigoler merde alors. T'vas pas crever, c'est bon, calme-toi. »

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and, I try to survive
Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé ça et là par de brillants soleils. Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils. Ô douleur ! Le temps mange la vie, et l'obscur ennemi qui nous ronge le coeur, du sang que nous perdons croît et se fortifie ! › ©️ alaska.  

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MessageSujet: Re: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Mer 12 Fév - 10:39




Bitterness and Temptation

Hippolyte & Odette
Thème par Maguitte2008 - (c) Cassandrielle



Le rictus qui est apparu sur ton visage face à la prévisibilité mains néanmoins plaisant cynisme de sa réplique ne tarde pas à s’effacer. Tes lèvres s’entrouvrent, tes yeux s’agrandissent et tu prends une dernière inspiration. Exactement comme si tu t’apprêtais à effectuer un plongeon. Tu essaies de garder ton air, parce ce que tu sais que tu en auras besoin par la suite. Ton esprit commence à redécouper ce qu’il a aperçu, tu commences à comprendre ce qu’il se passe et cela amène inéluctablement l’apparition de la douleur. Tu revois la brève image d’une lame, le rapide mouvement d’un bras, le contact d’une main sur ton corps, le métal qui perce ta peau et pénètre. Tu as plongé, et tu essaies désespérément de pouvoir remonter à la surface. Ton souffle se coupe, les larmes ne tardent pas à s’écouler de tes yeux. Tu cherches du regard ton agresseur, lui implores silencieusement de tout arrêter comme si cela allait changer quelque chose. Tu n’es pas stupide, tu sais que ta supplication est vaine, mais tu ne peux t’empêcher d’essayer de lever ta main vers lui, de serrer sa blouse, de prononcer quelques mots qui pourraient te sauver. Tu sais que tu aimes la vie, que mourir n’est pas vraiment dans tes projets, mais tu ne pensais pas devenir cette geignarde, cette femme pitoyable qui serait prête à se mettre à genoux pour être épargnée. Tu ne tardes pas à comprendre que tu n’as pas dit un mot, pas effectué un geste vers lui. Qu’immédiatement tes mains sont venues se positionner auprès de la lame enfoncée dans ton estomac. Etrangement toute la douleur est située dans ta poitrine, ta gorge. Ton cœur bat la chamade, tu as l’impression qu’il va se mettre à exploser. Que tu vas imploser. Tu continues d’inspirer de petites bouffées dans l’espoir que cela changera quelque chose. Inutilement. « Ça, c'est pour compenser le fait que je me suis levé avec la boule au ventre durant toute ma scolarité. »  Tu entends ses mots, ils résonnent à l’intérieur de ton crâne comme s’ils sonnaient ton glas. Tu essaies de bouger tes lèvres, de parler. Sans aucun succès. Tu ne peux émettre aucun son. Jusqu’à qu’il te libère et que tu puisses enfin expirer. Tes doigts fins, tremblants se posent sur ta blessure qui pisse le sang et ton répit n’est que de courte durée. Incapable de quoi que soit, tu te retrouves plaquée sur la table, tes pensées dirigées vers le trou que tu as dans l’abdomen. Ton corps commence à être parcouru de spasmes, à cause de ton état, peut-être mais une chose est certaine, tes sanglots y sont pour beaucoup. Même le cri qui t’échappe alors que la lame s’enfonce à nouveau dans ton corps paraît bien faible comparé à la douleur que tu ressens. Tu as la soudaine impression qu’un morceau de chair vient de t’être arraché. A coup de griffes, à coup de dents, tu as la sensation d’avoir perdue une partie de toi-même.  Instinctivement tu commences à te tortiller pour essayer de voir, voir ce qui te fait un mal de moldu comme ça. Ce qui ne t’avanceras en rien, mais tu n’as plus toutes tes idées. « Si tu veux pas crever, bouge pas, connasse. Tu sais, j'ai touché les organes vitaux, tu devrais pas t'en réchapper. » Tu te laisses lourdement retomber et  te rends compte qu’il a raison. Tu as la sensation que tes mains sont souillées de plus en plus rapidement par ce liquide chaud et poisseux qui s’échappe de ton corps. Ta vision commence à se brouiller et tu te sens faible, si faible que tu ne peux même pas atteindre ton agresseur. Les espèces de crétins qui racontent que tu vois ta vie défiler quand tu meures ne racontent que des conneries. Toi tout ce que tu vois c’est son visage, son sourire. Tout ce que tu entends c’est sa voix sèche et froide qui s’adresse à toi. Tout ce à quoi tu arrives à penser c’est à quel point tu n’es pas prête, à quel point tu veux continuer à vivre et que tu serais prête à tout pour cela. Pathétique mais vrai. Tu essaies de garder tes yeux ouverts mais chaque quinte de toux te fatigue davantage. Ta jambe commence à te brûler et tu as la sensation que ton hémoglobine coule le long de tes bras, monte jusqu’à atteindre ton visage, t’étouffes. Tu crois voir des choses, tu crois sentir mais tu ne sais plus réellement ce qu’il se passe. Ton estomac vide se contracte et tu as la sensation qu’un feudeymon te consume de l’intérieur. Pourtant tu n’as pas cette pensée, celle de la personne désespérée qui souhaite qu’on l’achève pour abréger sa douleur. Tu ne cèdes pas, au contraire tu gardes les yeux ouvert, lutte pour ne pas succomber, ne pas lui donner ce plaisir ; mais chaque seconde le challenge est de plus en plus difficile. Tu sais que tu ne vas plus tenir bien longtemps, sombrer dans l’inconscient et que là tu seras à sa merci pour de bon. Que ce sera ta fin. Tu sens tes yeux rouler, abandonnant la bataille et tes doigts glisser n’ayant plus la force de pathétiquement obstruer ta plaie. Tes yeux se ferment. Peu de temps avant que tu sentes à nouveau une douleur transcender ton corps entier. Tes yeux s’ouvrent grand et tu le regardes te soigner. C’est stupide mais pendant quelques secondes tu as même envie de le remercier. Tu n’en as rien à faire qu’il jubile de te voir ainsi, tu lui es juste reconnaissante pour ne pas t’avoir laissé crever comme un moldu sur cette table. Tes paupières s’abaissent à nouveau et tu sens la pression s’évader. Il va te soigner, tu vas t’en sortir…. A moins qu’il ne soit encore en train de jouer, tes forces continuent à te quitter, comme si tu continuais à te vider. Tu aimerais l’insulter mais même cela est hors de tes limites. Finalement, tu finis par ressentir une nouvelle pression, et peu après une nouvelle douleur, plus petite et pourtant plus douloureuse, une nouvelle fois la sensation d’un corps étranger qui rentre dans ta chair. Tu crois comprendre, tu crois sentir l’acier qui va d’un côté à l’autre de ta peau, encore, et encore. Tu pousses tes limites, tu ouvres les yeux à nouveau et la première chose que tu vois est son sourire. La première chose que tu entends à nouveau est le sarcasme dans sa voix.

Etrangement quand bien même ce genre de phrase est typiquement ce que tu aurais pu dire dans ce genre de situation, tu ne te sens pas d’humeur à rire. Oui tu as conscience maintenant que tu ne vas pas y passer, ce n’est pas pour autant que tu ne gardes pas un goût amer de l’expérience. Lui de son côté semble bien apprécier le moment et tu ce n’est pas l’envie qui te manque de lui faire ravaler son rictus. A coup de marteau, de chaudron, de talon aiguille, peu importe ce que tu peux avoir à portée de main. Mais tu n’as même pas la force d’aller chercher ta baguette dans ta manche. Tu te contentes de lui lancer des regards assassins avant de te décider de l’attaquer avec la seule chose qu’il te reste. La parole. « C’est marrant que tu me poses la question. Un sociopathe m’a planté un couteau dans le bide. Il y en a qui ont vraiment de gros problèmes pour gérer leurs émotions. » Tu te stoppes et prends quelques secondes pour respirer, tu sens ce qu’il te reste de muscles abdominaux se contracter à cause de la douleur que tu ressens à chaque moment où l’aiguille entre et sort de ta chair. Tu es bien tentée de laisser quelques mots tomber à cause du traitement qu’il t’inflige mais après l’avoir vu à l’œuvre avec un objet pointu tu n’es pas prête à prendre le risque. Au lieu de cela tu continues de déverser ta rancœur d’un ton léger. « Tout ça pour assouvir une vengeance de gamins. Je savais qu’il était un pathétique mais là c’est du haut-niveau. Digne d’un Weasley. Je ne sais pas s’il avait conscience que la mort d’une mangemorte haute-placée l’aurait conduit tout droit à Azkaban. Remarque il aurait peut-être eu des copains là-bas avec toute la vermine rousse qui y traine.»  Ton souffle se coupe, tu ignores si c’est à cause de l’endroit qui est plus sensible ou s’il réagit à tes paroles mais il t’a semblé que ce passage-ci était plus dur à supporter que les autres. Tu n’as pas choisi la comparaison de manière anodine. Ton esprit recommence enfin à fonctionner et tu t’es rappelée de l’aversion qu’il portait au gang taches de rousseur. Et puis quelque part c’est lui rappeler vos retrouvailles d’il y a quelques semaines. N’est-ce pas charmant de ta part ? Tu te mords la lèvre, retiens les mots qui traversent ton esprit te demandant si tu n’es pas en train de le pousser à nouveau dans ses retranchements.  Ton souffle commence à nouveau à être irrégulier, et tu sens de plus en plus la douleur de tes sutures et décide finalement de laisser ta diarrhée verbale s’écouler afin de te changer les idées et te concentrer sur autre chose que les doigts qui touchent ta peau, l’aiguille qui la transperce, le fil qui soude à nouveau ensemble les deux côtés de ta plaie. « A ton avis, est-ce que je devrais lui rendre la monnaie de son gallion ? C’est vrai que j’ai été légèrement odieuse dans le temps, mais je n’ai jamais mis sa vie à risque moi. Je trouve qu’un trou dans l’estomac ET la cuisse c’est cher payé.  En tout cas je devais avoir un sacré impact sur lui, vaut mieux ça que de l’indifférence comme on dit souvent. »  Tu marques une pause. « Si je t’emmerde tu peux me le dire, non pas que ça changera quelque chose mais j’aurai le malin plaisir de te rappeler que si tu n’avais pas joué à Jack l’Eventreur je serai déjà partie. »


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Let me tell you a secret

I know you want me, I know you desire me, but that's never going to happen, because I am wonderful, and well...
you are you.


Dernière édition par Odette T. Carrow le Sam 22 Fév - 19:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Mer 19 Fév - 10:24

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Tu jubiles. Tu ne peux pas t'en empêcher. Tu as l'impression que c'est le plus beau jour de ta vie, ou presque. Enfin, tu tiens ta vengeance au bout de tes doigts, au bout de ta lame. Tu souris, tu es heureux, en réalité, tu ne crois pas t'être déjà senti aussi bien de toute ta vie. C'est vrai que tu es quelqu'un de foncièrement rancunier. Tu n'avais jamais cherché à la retrouver avant, parce que tu t'en fichais. Mais la voir il y a trois semaines, et puis il y a une dizaine de jours, cela avait réveillé en toi une colère que tu croyais éteinte, mais ce n'est pas plus mal finalement. Au moins, tu auras pris ta revanche, et peu importe si elle te fait tuer après par ses sbires ou si elle s'immisce chez toi pour te tuer dans ton sommeil, car rien ne pourrait jamais ôter de ta mémoire sa tête stupéfaite lorsque tu avais planté ton couteau en plein milieu de son abdomen, ses yeux mouillés mais néanmoins résignés. Bref, une vision de bonheur à tes yeux. Tu adores ça, faire mal, mais puisque c'est elle, c'est carrément jouissif. Tu sens ton cœur s'accélérer, tu as hâte, hâte de voir comment elle va se venger de toi, hâte de voir jusqu'où peut aller se petit jeu dangereux. Car oui, tu ne la sous-estimes pas. Cette femme n'est pas assistante du Ministre de la Magie pour rien. Elle est diabolique, affreusement diabolique. Mais pour le moment, on ne peut pas dire qu'elle soit en position d'attaque. Elle est sur ton terrain, sur ton lieu de travail, elle ne peut absolument rien contre toi, rien. Ses yeux sont ouverts, elle ne veut pas mourir. C'est dommage, tu aurais bien voulu qu'elle clamse vite, cela t'aurait apporter une bien grande satisfaction, mais bon, ce n'était pas pour aujourd'hui. C'est pas grave, tu retenteras ton coup un autre jour. Et si tu l'attendais demain au pied de son domicile ? Ça serait vachement rigolo quand même. Tu imagines la scène, son regard quand elle ouvrirait la porte, sa peur peut-être. Ça serait vraiment très drôle qu'elle ait peur de toi maintenant, qu'elle te craigne, peut-être même que tu lises la terreur dans ses yeux bleus, ça, cela serait sincèrement exaltant.

Tu ricanes doucement et ramasses ton couteau, pas très loin bien entendu, mais assez pour qu'elle ne puisse l'attraper. De toute manière, vu l'état dans lequel elle se trouve, tu imagines bien qu'elle n'en a pas la force. Et vu comment tu la tiens, elle n'a pas intérêt d'essayer, pour sa propre sécurité. Elle te lance des regards assassins, et cela te fait encore plus rire. Ce n'est pas la peine de te fusiller du regard, car cela ne te fait rien du tout. « C’est marrant que tu me poses la question. Un sociopathe m’a planté un couteau dans le bide. Il y en a qui ont vraiment de gros problèmes pour gérer leurs émotions. » Tu te stoppes dans ton travail. Tu tires d'un coup sec sur ton aiguille, tu regardes la peau  s'étirer, et tu rigoles. Tu souris finalement. Elle est grave cette fille, tu la trouves vachement drôle finalement. Comment tu n'as pas fait pour le remarquer ? Tu sais qu'elle ne parle pas vraiment de la petite escapade qui lui a valu une belle coupure mais plutôt du petit voyage qui lui a offert une jolie cicatrice au dessus de son nombril. « Tout ça pour assouvir une vengeance de gamins. Je savais qu’il était un pathétique mais là c’est du haut-niveau. Digne d’un Weasley. Je ne sais pas s’il avait conscience que la mort d’une mangemorte haute-placée l’aurait conduit tout droit à Azkaban. Remarque il aurait peut-être eu des copains là-bas avec toute la vermine rousse qui y traîne.»  Tu plantes encore plus durement le fil dans sa peau douce, et tu appuies plus fort, tu tires plus fort, histoire qu'elle se la ferme. Mais en fait, tu as envie qu'elle continue, parce que tu trouves ce petit jeu à double sens très amusant. Tu n'es pas idiot, tu sais bien qu'elle parle de toi, de votre rencontre fortuite dans les ruelles de Londres. Tu attends de voir ce qu'elle va dire. « A ton avis, est-ce que je devrais lui rendre la monnaie de son gallion ? C’est vrai que j’ai été légèrement odieuse dans le temps, mais je n’ai jamais mis sa vie à risque moi. Je trouve qu’un trou dans l’estomac ET la cuisse c’est cher payé.  En tout cas je devais avoir un sacré impact sur lui, vaut mieux ça que de l’indifférence comme on dit souvent. »  Elle se tait, et tu laisses le silence s'installer. Tu vas la faire poireauter, histoire qu'elle cogite, qu'elle se demande à quoi tu penses, peut-être même qu'elle se dise que tu vas lui faire du mal de nouveau. Tu ne veux plus qu'elle te sous-estime, tu veux qu'elle te craigne, que lorsqu'elle pense à toi, elle ait la boule au ventre, comme toi même tu l'as eu durant toute ton adolescence. Cette femme t'a fait du mal, tu le sais. Elle t'a fait vivre des années effroyables à Poudlard, tu t'en souviens comme si c'était hier. Tu ne dis toujours rien, si bien qu'elle demande : « Si je t’emmerde tu peux me le dire, non pas que ça changera quelque chose mais j’aurai le malin plaisir de te rappeler que si tu n’avais pas joué à Jack l’Eventreur je serai déjà partie. » Tu ne peux t'empêcher de rire à gorge déployée. Tu t'arrêtes de coudre, tu plantes ton aiguille dans la peau de son ventre, et tu passes la main dans tes cheveux, tentant de refréner ton hilarité. Tes épaules se soulèvent, tu t'enfonces un peu plus dans ton siège à roulette et tu fais un tour sur toi-même, comme un gosse. T'en as rien à foutre de ce qu'elle pense de toi, tu es toi-même, et tu continueras de l'être.

Tu reprends ton aiguille, et tu lui réponds enfin : « Bah écoute, à mon humble avis, et ça ne regarde que moi, je pense que la satisfaction de la voir souffrir dépassait de loin la crainte de se retrouver en prison. Et puis, au pire, il est probablement suffisamment intelligent pour imaginer un plan d'évasion et s'échapper tout seul. » Toi, sûr de toi ? C'est bien possible. Lorsque tu étais plus jeune, tu n'aimais pas te montrer tel que tu étais, supérieur intellectuellement. Mais aujourd'hui, tu assumes cette suprématie cérébrale, et tu en joues totalement. Tu as confiance en toi, tu n'es plus le gamin qu'elle a connu, et ce depuis des années. Tu es fort, tu n'as pas peur. Tu n'as peur de personne, surtout plus d'elle. Tu as vécu tellement pire, tu en as vu bien d'autres.

Tu attrapes ton ciseau, et tu coupes le fil. C'est terminé. Tu la regardes, tu fais courir ta lame sur le cou de ta jolie blonde, tu descends, arrivant à la plaie proprement recousue. Le travail est achevé, et parfaitement exécuté. Tu es très doué dans ce que tu fais, et tu le sais. Tu ouvres de nouveau la bouche en disant : « Lui rendre la monnaie de son gallion ? Moi je le ferais. » Tu souris de nouveau. Limite, tu ressens une sorte d'excitation à ce qu'elle te fasse mal. Tu imagines sa vengeance, et une pointe d'envie malsaine te traverse l'esprit. Tu souris de nouveau. Putain, faut que tu arrêtes de lui sourire là. Elle n'a pas le droit de voir ça, elle ne le mérite pas. « Un trou dans l'estomac et une cuisse ? Tu rigoles, c'est la base. T'as jamais vraiment risqué ta vie en mission toi, ça se voit. Passes un jour avec moi aux urgences, et là tu arrêteras de te plaindre pour une petite représaille de rien du tout. Représaille au combien justifié et au combien mérité, soit dit en passant. » Tu te lèves jusqu'au lavabo, tu te laves les mains méthodiquement et scrupuleusement avec du savon. Puis, tu remplis d'eau un petit bol et attrapes une éponge que tu mouilles rapidement et retournes t'asseoir. Tu commences à tapoter avec précaution la plaie pour nettoyer le sang qui commençait à sécher sur son ventre, et sur ses cuisses. Tu fais ça avec légèreté et douceur, parfait contraste avec le coup de couteau de tout à l'heure. Tu repenses à ce qu'elle a dit ensuite. Tu demandes si elle a eu un impact sur toi, et tu sais que oui. Elle a conditionné ta vie à partir de tes quinze ans environ, au moment où elle a débuté son petit manège avec toi, au moment où elle a commencé à être jalouse de toi. Parce que c'était de la jalousie, bien entendu. Tu décides de jouer la carte de la franchise. « Impact ? Sans doute oui. Écoute Odette, je vais être sincère, t'es qu'une salope qui m'a pourri mes années à Poudlard, et ça, j'oublierai jamais. Oui, t'as eu un sacré impact sur moi comme tu le dis. Je te déteste, et ça changera jamais, et je suis même en train de me demander ce qu'il m'a pris de t'épargner, je me demande ce qu'il m'a pris de te soigner. J'aurais tellement du te laisser crever comme une merde sur cette table d'opération. Pire même, j'aurais du te laisser crever comme ces putains de moldus. » Tu sens qu'elle va dire quelque chose et tu plaques ta main contre sa bouche. « Ta gueule, tu me soûles. » Toi, lunatique ? Si peu. Tu passes du rire à la colère en dix secondes chrono, mais tu t'en fous. Elle ne mérite pas que tu sois sympa avec elle. « Mais j'veux pas que tu partes. J'veux que tu t'excuses. » Tu pointes ta lame contre sa carotide et tu t'exclames calmement : « Et tout de suite. »

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MessageSujet: Re: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Jeu 27 Mar - 6:31




Bitterness and Temptation

Hippolyte & Odette
Thème par Maguitte2008 - (c) Cassandrielle



Etrangement, tu ne regrettes aucun des mots qui viennent de sortir de ta bouche. Tu sais que tu viens de parler pour ne rien dire, que tu es loin d’être en position de force mais il ne faut pas se leurrer, tu te sens mieux maintenant que tu as vidé ton sac. Ta colère s’est apaisée à l’image de ta douleur. A moins que ta chair ne soit trop endolorie pour que tu ne puisses sentir quoi que ce soit. Tu sais que tu devrais être effrayée à l’idée qu’il décide de continuer à te trouer comme une passoire mais tu n’as pas le temps d’avoir de sueurs froides, pas le temps de te flageller pour tes propos et de te rendre compte de ta stupidité. Parce que presque dans l’immédiat, il se met à rire. Tu expires lourdement alors qu’il plante l’aiguille dans ton estomac comme si ton corps était un vulgaire machin rond dont les couturières se servent. Tu l’observes, quelque peu décontenancée et surprise. Certes tu n’avais pas eu l’occasion d’imaginer sa réaction, mais déclencher son hilarité était probablement la dernière option à laquelle tu aurais songée. Tu finis par te demander lequel de vous deux est le plus dérangé. Toi qui apparemment à des tendances suicidaires ou lui qui trouve la sorcière qu’il a failli saigner à blanc divertissante. Lui. Certainement. Toi tu as tes excuses. Tu as perdu des litres de sang et cela doit certainement avoir des conséquences sur ta capacité à raisonner. Lui par contre… Il est dingue. Complètement taré. Alors qu’il rit à gorge déployé tu sens des frissons traverser ton échine. Il commence enfin à te faire peur. Maintenant que tu es hors-de-danger, que la douleur a cessé d’altérer le fonctionnement de tes synapses, tu assimiles enfin qui il est et réalises qu’il est bien différent de cet élève que tu humiliais à Poudlard. « Bah écoute, à mon humble avis, et ça ne regarde que moi, je pense que la satisfaction de la voir souffrir dépassait de loin la crainte de se retrouver en prison. Et puis, au pire, il est probablement suffisamment intelligent pour imaginer un plan d'évasion et s'échapper tout seul. » Il t’effraie, mais pas que. Tu le trouves… intéressant. En quelques sortes. Disons que tu as tellement du mal à le rapprocher de ce grand Serdaigle boutonneux que ça en devient intriguant. Tu te demandes brièvement ce qui a bien pu lui arriver pour qu’il prenne autant confiance en lui. Assez de temps pour que tu te secoues et saisisses ta grave erreur. Tu es en train de t’endormir. Ce n’est pas parce que tu l’as fait rire que t’es hors de danger pour autant et il faut peu de temps pour qu’il te le montre, faisant courir sa lame sur ton corps à moitié découvert. Tu restes silencieuse et te surprends une fois de plus à le regarder avec intérêt. A te demander ce qu’il se serait passé à Poudlard s’il avait été comme ça plutôt que cet introverti à moitié demeuré. Ou alors pas assez demeuré. Au choix. C’est con à dire, mais maintenant que tu as vidé ton chaudron tu n’as presque plus envie de te venger. Après tout, tu es encore en vie, alors qu’il t’avait à sa merci. Il ne faut pas pousser, tu ne lui es pas non plus reconnaissante et tu trouves toujours son geste complètement déplacé mais à tes yeux vous devez probablement être sur un pied d’égalité. Dans ta bonté d’âme tu es prête à passer l’éponge sur son acte désespéré. Après tout tu lui en as bien fait baver dans le temps. Alors même si tu souris hypocritement –bien qu’amusée- en entendant son sens de la justice, tu gardes une fois de plus tes lèvres closes et le laisses nettoyer ta plaie. Alors que ses doigts frais semblaient brûler ta peau quelques instants plus tôt, voilà qu’ils l’apaisent et tu dois avouer que sentir ton corps devenir à nouveau propre est une sensation agréable. Ton regard se pose sur le haut de sa tête. Tu le domines désormais de ta hauteur et penses avoir retrouvé assez de forces pour l’assommer avec le premier truc qui te passe sous la main. Mais pour quoi ? En fait plus tu y penses et plus tu te dis qu’il y aurait presque moyen que vous vous entendiez et vous entraidiez.  Contrairement à ses sous-entendus, tu te rends de temps à autre sur le terrain et avoir ton propre guérisseur serait un luxe que tu serais ravie de posséder. Et il est évident que grâce à ta position, tu aurais bien des choses à lui offrir. Tu ouvres la bouche, prête à employer le ton posé et grave dont tu te sers lors de tes rencontres professionnelles, mais il te coupe dans ton élan. « Impact ? Sans doute oui. Écoute Odette, je vais être sincère, t'es qu'une salope qui m'a pourri mes années à Poudlard, et ça, j'oublierai jamais. Oui, t'as eu un sacré impact sur moi comme tu le dis. Je te déteste, et ça changera jamais, et je suis même en train de me demander ce qu'il m'a pris de t'épargner, je me demande ce qu'il m'a pris de te soigner. J'aurais tellement du te laisser crever comme une merde sur cette table d'opération. Pire même, j'aurais dû te laisser crever comme ces putains de moldus. »

Parlez d’un revirement de situation. Tu n’as pas le temps d’essayer d’apaiser sa colère et sens sa main se plaquer sur ta bouche. Sa lame pointée sur ton cou. Tu n’as pas réellement eu l’opportunité –ou l’envie pour être parfaitement honnête- d’étudier le corps humain mais crois te rappeler qu’il vise une veine particulièrement connue pour achever un homme en l’espace de quelques minutes. Ses doigts fins non seulement empêchent tes lèvres de s’ouvrir mais obstruent également ta respiration nasale. Il ne te faut que quelques secondes pour que ta tête se mette à tourner. Ta fierté se rebelle alors que les mots se noient dans ses phalanges. Tu n’en as pas envie, toute ton âme te crie de ne pas céder sous la menace, mais tu as déjà failli y passer et tu es à peu près certaine que cette fois il ne te laissera aucune chance si tu ne t’exécutes pas. Ton regard cherche le sien et une fois de plus tu prononces les trois mots qu’il désire entendre alors qu’ils s’étouffent dans sa paume. Tu te demandes brièvement ce qu’il attend. Te voir pleurer ? Faut pas déconner non plus. Tu te mets déjà à t’excuser, tu n’es pas prête de lui offrir ce plaisir. Va savoir pourquoi, il te faut de longues secondes avant de prendre la décision d’enrouler tes doigts autour de son poignet et essayer de libérer son emprise. Tu tires son bras vers le bas à plusieurs reprises jusqu’à qu’il relâche ton visage et expire bruyamment. Sa lame en revanche est toujours bien placée en dessous de ton menton. Tu retiens le venin que tu rêves de lui cracher au visage. « Pour la troisième et dernière fois, je m’excuse. » Enfin la menace s’éloigne. Mais pour combien de temps ? Tu n’as jamais connu un tel lunatique. Il a sérieusement un problème. Le silence s’installe. Est-il surpris que tu te sois soumise aussi facilement ? Probablement. Toi-même tu n’arrives pas à réaliser que tu lui as obéis. Toi. Odette Thalie Carrow, fille d’un grand mangemort et assistante du Lord tu as suivi les ordres d’un pauvre médicomage. Tu es légèrement irritée. Non pas contre lui mais envers toi-même. Pour avoir céder aussi facilement. Mais après tout quel choix avais-tu ? C’était probablement ça ou crever dans cette salle à l’abri des regards. Certes tu aurais certainement été vengée. Par ton père, par Kriss ou Solveig peut-être même. Mais le jeu n’en valait pas la chandelle. Tu as une envie folle de le provoquer à nouveau mais t’en abstiens. Tu te contentes d’une simple déclaration. « Tu sais qu’avec toutes ces histoires, tu ne t’es toujours pas occupé de mes premières blessures. Ou de ma jambe. » Occupée à comprendre ce qu’il pouvait bien se passer dans son crâne de sociopathe et à te soucier de ton estomac, tu en avais oublié la brûlure constante que tu ressentais au niveau de ta cuisse gauche. « Tu t’es bien fait comprendre. J’étais une salope, je t’en ai fait baver. T’as eu tes excuses et tu m’as montré que tu avais changé. T’as d’autres exigences ou on peut tourner la page et me soigner ? » Tu comptes passer ta main dans ta chevelure blonde et te rends compte que tes doigts sont toujours teintés de rouge. Ton regard se baisse sur ta chemise anciennement blanche. Sans réfléchir à deux fois tu te mets à déboutonner ce qui en reste. « Si on pouvait me trouver un autre vêtement par la même occasion, ce serait pas mal. Je n’ai pas nécessairement envie de devoir raconter notre petit épisode à mes collègues du ministère. » Tu gardes ton calme et continues de retirer ton haut. « La prochaine fois que tu décides de me poignarder préviens-moi, ça nous évitera d’abîmer l’un de mes plus beau chemisier. » Ton léger, plaisantant, mais néanmoins cette pensée commence à te hanter. Il n’en a peut-être pas fini. Tu laisses ton regard glisser sur ta veste qui contient ta baguette à seulement quelques centimètres. Tu te demandes pourquoi tu continues de jouer, pourquoi tu ne te jettes pas sur ton vêtement et transplanes loin de lui. C’est presque comme si tu avais envie de voir un peu plus et de découvrir ce qui a transformé le bizu en sorcier digne de ce nom. En un sorcier que tu commences enfin à respecter.


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MessageSujet: Re: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Mer 23 Avr - 1:01

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Tu bailles doucement. Pas parce que tu es fatigué, mais plutôt parce que tu t'ennuies. Tu n'avais jamais remarqué avant à quel point elle n'était pas intéressante. Tu te demandes comment tu as pu te laisser maltraiter par elle il y a une dizaine d'années. Elle n'était qu'une gamine, et toi un pauvre petit Serdaigle stupide, qui faisait tomber ses cours dès qu'on le bousculait, qui se laissait marcher sur les pieds sans rien dire. Enfin, jusqu'au jour où Kaz t'a pris en main, bien entendu. C'était il y a si longtemps. Parfois, tu as l'impression que tu n'es pas cette personne et que tu ne l'as jamais été. Comment as-tu bien pu être si faible ? Tu sais que tu étais une bonne personne auparavant, et que tu n'en es plus une aujourd'hui, mais qu'importe. Tu te fiches de ce que tu étais jadis, parce que cette personne là était tellement différente de celle que tu es à présent. Mais en rien tu ne la regrettes. Tu sais fort bien que ce garçon là est mort la jour où ta petite sœur est décédée. Elle a été la clé, celle qui a tout bouleversé : elle a changé ta vie lorsqu'elle est née, elle a changé ta vie lorsqu'elle est morte. Bref. Au bout d'un moment, Odette repousse doucement ta main en emprisonnant ton poignet. Tu pourrais facilement l'en empêcher, mais tu la laisses se libérer de ton emprise, tu veux savoir ce qu'elle va faire, si elle va prendre sa revanche, si elle va te faire mal. Oh oui, tu as envie qu'elle te fasse mal, qu'elle se venge à son tour. Car après, tu pourrais te venger à nouveau, et ça serait pire, tellement pire : un jeu amusant et déroutant dans lequel les deux protagonistes pourraient bien y laisser la vie. Mais tu te doutes qu'elle ne voudra pas jouer à un jeu où tu aurais forcément l'avantage aujourd'hui. Oui, quand tu avais quinze ans, elle avait tenu les rennes, mais tu penses pouvoir la maîtriser facilement maintenant, tu n'as plus peur. Elle expire bruyamment alors que l'air s'infiltre doucement dans sa poitrine qui se soulève au rythme de sa respiration. « Pour la troisième et dernière fois, je m’excuse. » Franchement, tu es déçu. Tu ne pensais pas qu'elle rendrait les armes aussi facilement. Tu croyais qu'elle se débattrait, qu'elle te lancerait quelques insultes sataniques et te dirait de brûler en enfer. Là, c'est presque trop facile. Les excuses, c'est d'un ennui monstre. Sur le ton de l'ironie, tu déclares : « J'y crois pas ! La belle, l'intelligente, la superbe, la sulfureuse Odette Carrow s'excuse devant l'imbécile et pitoyable médicomage Hippolyte Deveraux. Sincèrement, je pensais que t'avais plus de fierté que cela. » Toi, tu le sais fort bien, il ne faut jamais s'excuser, jamais, c'est une marque de faiblesse, d'absolution. Kaz t'a appris tout cela il y a longtemps, et tu l'appliques chaque jour qui passe, peut-être qu'il serait intéressant de lui faire la leçon ? La morale ? Elle n'est pas assez éduquée en la matière, tu penses qu'elle aurait besoin de tes précieux services et conseils. Tu appuies un peu plus durement sur sa peau. Une goutte d'hémoglobine coule doucement sur ta lame, et tu ressens une envie irrésistible d'y goûter. Tu t'approches de son cou doucement, mais tu te ravises. Roh, et puis pourquoi lutter après tout ? Tu te penches franchement, et ta langue lèche la goûte de sang que tu laisses traîner sur tes papilles. Tu fronces les sourcils, pas mal. Elle est bonne. Enfin, le liquide rouge vermeille qui s'écoule de ses veines et de ses artères est délicieux. En réalité, tu n'as rarement vu mieux. Tu sais que ton jugement est biaisé par la jouissance de lui avoir fait mal et de t'être vengé, mais tu t'en fiches. Elle va te prendre pour un cinglé. Tu ris. Elle te prend déjà pour un cinglé. C'est certain. Tu laisses le silence s'installer, et tes pensées s'éloignent loin, tellement loin. Le goût de son sang te revient en bouche, et tu salives d'envie. Par Merlin... Néanmoins, Odette ouvre la bouche et tu croises son regard.   « Tu sais qu’avec toutes ces histoires, tu ne t’es toujours pas occupé de mes premières blessures. Ou de ma jambe. » Tu clignes des yeux, un peu perdu. Premières blessures ? Ah oui, bien entendu, ses premières blessures superficielles. « C'est bon, c'est rien ça. » Tu murmures d'un ton rassurant. COMMENT ça un ton RASSURANT ? Putain de déformation professionnelle. Tu es souvent habitué à être sympathique, à te montrer apaisant et sécurisant, pour que les victimes se calment et se laissent faire. Mais pas avec elle. Tu ne dois pas l'être avec elle. Tu as envie de lui montrer les côtés les plus sombres de ta personnalité : tu es un malade, un fou, un cinglé, un meurtrier, mais tu aimes ça. Tu aimes cette partie de toi autant qu'elle te dégoûte parfois. Mais cela a tellement peu d'importance. Tu vis ta vie telle que tu le souhaites. Tu n'as plus d'attache, tu ne cherches plus à ressentir le moindre sentiment. Quand on aime, on souffre, tu le sais fort bien. Tu fais comme si, comme si tu n'aimais personne, même si c'est faux. Tant pis. « Tu t’es bien fait comprendre. J’étais une salope, je t’en ai fait baver. T’as eu tes excuses et tu m’as montré que tu avais changé. T’as d’autres exigences ou on peut tourner la page et me soigner ? » Tu acquieces rapidement. Non pas pour que tu la soignes, mais plutôt pour la première partie de la phrase. Tu déclares : « Ta gueule, je crois pas t'avoir donné l'autorisation de parler. Et puis, me donne pas d'ordre. J'en reçois de personne, et surtout pas de toi. » Tu ajoutes : « D'ailleurs, me parle pas sur ce ton, parce que je pourrais très bien t'achever tout de suite, et crois-moi, ça me prendra pas plus de cinq secondes. Mais bien sûr, pour faire mal, rien de tel que la bonne vieille méthode moldue. » Tu presses le couteau contre son cou, tu es certain qu'elle a compris, alors tout doucement, tu relâches la pression. Son regard croise le tien. Malgré tout ce que tu as bien pu lire dans les livres sur le langage corporel, tu n'arrives pas à lire ce qu'elle peut bien ressentir dans ses yeux. Autant la douleur et la surprise de tout à l'heure étaient faciles à détecter, autant maintenant, tu n'y arrives plus. Tu te recules doucement et tu la regardes déboutonner sa chemise teintée de liquide vermeille, marque de ton passage sur son corps de pétasse. Tu demandes si elle a un petit ami. Tu jubiles d'avance de ce qu'elle pourrait bien lui raconter sur sa blessure de guerre à l'abdomen. Tu l'imagines avouer comme une bleue 'un mec m'a poignardé sur une table d'opération et j'ai rien pu faire pour l'en empêcher', par Merlin, qu'est-ce que c'est jouissif ! Bien entendu qu'elle ne dirait pas ça. Elle inventera sans doute un beau mensonge, un mensonge qui la mettra bien moins dans l'embarras. Tu souris bêtement, dommage. Tes yeux hazels la scrutent et sans aucune gène, ton regard descend sur sa poitrine, sur son ventre, et tu apprécies le spectacle. Bien entendu, en tant que médicomage, tu es souvent amené à voir des corps dénudés, mais celui-ci te procure davantage de plaisir sur d'autres, et tu n'aimes pas ce que tu ressens. Tout cela serait plus facile si elle était moche et grosse comme une baleine. Mais non, elle était belle, des courbes gracieuses et des yeux à couper le souffle. Tu sens ta bouche s'assécher. Ce n'est pas du tout ton type de femme. Ton type à toi, ce sont les brunes, les brunes de l'Est type Nim, les brunes du Sud type Sienna. Les blondes, c'est moche et ça ressemble à ta mère, à ta sœur. Tu n'aimes pas les blondes. Tu détestes les blondes. Alors pourquoi ton cœur bondit bêtement dans ta poitrine ? Tu infères que la satisfaction de l'avoir piéger est trop grande, et tu te rassures. Tu préfères bien entendu cette explication.

 « Si on pouvait me trouver un autre vêtement par la même occasion, ce serait pas mal. Je n’ai pas nécessairement envie de devoir raconter notre petit épisode à mes collègues du ministère. »  Tu te penches doucement vers elle et tu murmures à son oreille : « Et pourquoi pas ? Tu peux toujours dire que tu t'adonnes à des jeux sado-masochistes, vu ta gueule, ils te croiront. » Tu te demandes ce qui t'a pris de dire ça. Tu débloques Hippoyte Deveraux-Fitzgerald. C'est n'importe quoi tout cela. « La prochaine fois que tu décides de me poignarder préviens-moi, ça nous évitera d’abîmer l’un de mes plus beau chemisier. »  Un sourire narquois se glisse sur ton visage. Tu ajoutes : « Si tu savais à quel point j'en ai rien à foutre. » Sa tête légèrement tournée vers la gauche attire ton attention. Tu suis son regard, posée sur sa veste où tu devines sa baguette magique. Tu ricanes effrontément. Elle a peur. Tu le sais. « T'as la frousse, avoue. T'as peur hein ? Tu dis 'mon dieu qu'est-ce qu'il va bien pouvoir me faire maintenant?' Tu sais quoi, si j'avais vraiment voulu tu tuer, tu serais déjà morte. » Cette situation t'amuse grandement. Tu as l'impression qu'elle est à ta merci. Toi, tu n'as aucune crainte. Tu n'es pas le moins du monde effrayé, et tu ne prends même pas la peine de repousser son arme. La tienne est soigneusement planquée dans la poche arrière de ton jean, et il te faudrait une demi seconde pour la dégainer, contrairement à elle. Tu as toujours l'avantage, tu en es persuadé. Et puis, si elle veut partir, elle n'a qu'à le faire après tout, tu ne l'empêches pas. Tu fixes soudainement sa blessure à la jambe. Tu l'avais oublié celle-là. Tu attrapes du désinfectant et sans aucune douceur tu l'obliges à te rallonger. « Attention ça va piquer. » Tu l'entends jurer dans sa moustache, et tu appuies encore plus fort, pour que ça fasse encore plus mal. Décidément, tu aimes bien cette fille. Tu apprécies de plus en plus les moments passés avec elle, car ils te procurent beaucoup d'assouvissement, le sentiment d'accomplir quelque chose, de te faire justice. « Pas besoin de points de suture. » Tu fais glisser ta chaise roulante jusqu'à l'armoire à pharmacie et attrapes une crème. Après avoir rincé la plaie, tu appliques généreusement la pommade magique sur sa blessure et tu murmures : « Mets en pendant deux trois jours, après ça, ça devrait partir. » Tu te lèves et tu te laves les mains. Tu regardes l'heure. Tu as encore du temps avant ton prochain patient, mais tu ignores si tu as encore envie de la voir. Tu dis alors : « Tu peux partir si tu veux. » Pourquoi tu as dit 'si tu veux' ? Ça implique que si elle veut elle peut rester. Erreur, grave erreur. Elle ne bouge pas, elle ne dit rien. Tu croises tes bras autour de ton buste et demandes : « Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux un toucher vaginal ou quoi ? » Il manquerait plus que ça. Quoi que... Tu soupires fortement. C'est parce qu'elle est à moitié à poil qu'elle veut pas se barrer ou quoi ? « Putain mais t'es vraiment chiante comme fille. » Tu enlèves ta blouse, puis ta chemise que tu lui balances à la figure. Tu remercies le ciel d'avoir mis un marcel ce matin, il était hors de question que cette garce te voit torse nul. « Voilà, t'as une chemise. Au revoir Carrow, je te dis pas à bientôt. » Tu as du mal à la comprendre, et tu n'es pas vraiment certain de le vouloir. Les synapses de ton cerveau sont activées comme jamais elles ne l'ont été, et pourtant, non, tu n'arrives à savoir ce qu'elle peut bien penser dans sa petite tête.

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MessageSujet: Re: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Ven 9 Mai - 5:37

Bitterness and Temptation
Devr(r)ow
Tu es là, à moitié nue, sans arme. Tu n’as jamais été dans un tel état de vulnérabilité. Jamais. Tu as toujours été cette sorcière ultra-prudente, celle qui regarde quinze fois dans son dos pour être certaine que personne ne va venir la poignarder. Ta pensée te fait rire doucement. A force de surveiller tes arrières, le coup est venu par devant. C’est une putain d’ironie ça tout de même. Tu ne sais pas pourquoi tu n’y as pas pensé avant de te prendre la lame dans le ventre. Maintenant que tu es un peu plus à même de réfléchir tu te sens franchement stupide de ne pas t’être imaginer ce scénario. C’est vrai que t’as été une belle connasse avec lui et que tu n’y es pas allée de main morte. C’était ta cible préférée même, l’objet de presque tous vos jeux avec Israël. Le bon vieux temps. Oui tu aurais du savoir, surtout après l’avoir vu dans la rue avec cette moldue. Tu es toi-même des plus rancunières et pour être honnête si les rôles étaient inversés, tu te serais également vengée. Tu te demandes brièvement si vos points communs s’arrêtent ici ou non. Difficulté à pardonner, check. Sadisme, check également. Vulgarité, cynisme, check et check. Ta démarche est simple. Essayer de savoir si vous avez la même façon de raisonner et si tel est le cas, quelle serait ta prochaine action. Est-ce que le voir s’excuser te serais suffisant où est-ce que tu trouverais un autre jeu. Merde quoi. Tu t’es excusée. Tu n’arrives toujours pas à y croire. L’avantage au moins, c’est qu’il a fini par se débarrasser de ce couteau.   « T'as la frousse, avoue. T'as peur hein ? Tu dis 'mon dieu qu'est-ce qu'il va bien pouvoir me faire maintenant?' Tu sais quoi, si j'avais vraiment voulu tu tuer, tu serais déjà morte. » Tu relèves ton visage, n’ayant pas remarqué que ton regard est resté fixé sur ta veste. A quoi bon chercher à démentir, il a déjà prouvé en l’espace de quoi, une demi-heure peut-être, qu’il est complètement dérangé et qu’il peut te saigner avant même que tu ne puisses bouger un cil. Tu as beau être une salope sadique, une égoïste qui n’hésiterait pas à sacrifier sa sœur si ça pouvait lui permettre de garder la vie sauve, tu ne peux pas gagner sur tous les fronts. Tu sais que même avec toute la volonté du monde, tu ne parviendras pas à le battre sur son propre terrain. Il doit deviner que tu ne vas pas riposter, et ne prend même pas la peine de repousser ton arme située à peine à deux mètres de ta main. « Ça te fait plaisir de me voir comme ça hein ? Complètement soumise à ta volonté, prête à faire tout ce que tu me demandes dans l’espoir que tu ne me troues plus… avec ta lame. » Tu ne sais pas d’où les mots sont sortis, pourquoi tu t’es mise à faire des suggestions fallacieuses mais tu te fais rire toi-même et décides de jouer de ta vulnérabilité. Ou c’est du moins ton attention avant qu’il ne décide à nouveau de te clouer contre la table. Tes mots se meurent dans ses doigts qui bloquent ta bouche pour la énième fois. « Sadomasochiste toi-même. » Une réplique débile mais qui a peut-être du sens alors que tu entends le ton satisfait de sa voix t’annonçant que tu vas douiller.

« Pas besoin de points de suture. » Tu te relèves et remonte la bretelle de soutien-gorge qui a glissée, l’observe rouler et revenir avec la pommade. Par réflexe tu sers le poing prête à subir une fois de plus un de ses assauts et le voit, étrangement, appliquer le baume avec une sorte de délicatesse. Ce sorcier est devenu une totale énigme et malgré tous tes efforts tu es incapable d’anticiper son prochain mouvement. Il n’y a pas à dire, cela t’exaspère. Tu te souviens de la première fois que tu l’as revu. Tu étais certaine qu’il viendrait te manger au creux de la main comme tous les autres, que tu le mettrais dans ta poche et te servirais de lui comme d’un pion bien utile. Une option que tu n’aurais pas du tout imaginée à Poudlard, doutant qu’il ne devienne ne serait-ce qu’un quart du genre de personne que tu daignes fréquenter. Et voilà qu’il dépasse toutes tes attentes. Qu’il est devenu bien plus intéressant que ce que votre passé laissait présager. C’est à la fois excitant et frustrant. Ne pas voir tes plans de bases se dérouler t’agace, mais le voir si indépendant, avec un caractère presque aussi fort que le tien… Tu n’as pas eu l’occasion de rencontrer de tels sorciers à chaque coin de rue. Ça te tue mais quelque part il te fascine. Tu le suis du regard alors qu’il se lève et va se laver les mains, comme si le fixer de la sorte allait soudainement te permettre être une parfaite legilimens. Peine perdue bien évidemment. « Tu peux partir si tu veux. » Il te tire de tes pensées et une fois de plus ton regard dérive sur ta veste. Ta baguette. Tu aurais pu t’échapper il y a quelques minutes mais tu te rends comptes que depuis que tu as la quasi-certitude qu’il ne va pas t’achever, tu trouves excuses sur excuses pour rester dans cette petite salle d’examen. Tu veux comprendre. Tu n’as jamais eu aussi soif de connaissances et cela te perturbes bien plus que ce que tu souhaiterais admettre. Il te faut quelques secondes avant de comprendre ce que ses mots sous-entendent. Si tu le souhaites… Tu ne fais d’ordinaire pas partie de ces imbéciles qui cherchent décortiquent les phrases et hiboux que les mâles t’adressent et pourtant tu te demandes brièvement si par là il avoue qu’il ne verrait aucun inconvénient à ce que tu restes. Quelque part, cette pensée te ravie et rien que pour cela tu te mettrais bien une claque. Il vient de te poignarder et de te vider de la moitié de ton sang, il est un sadique complètement dérangé et surtout il est Deveraux. Deveraux ! Pourquoi son opinion t’intéresse soudainement ? Parce qu’il vient enfin de te montrer qu’il a des couilles ? Oui c’est peut-être ça. Pas une fois avant aujourd’hui tu ne l’aurais vu comme un potentiel amant. Trop mou, trop laid, trop soumis. Une chose est certaine ce n’est plus le cas. Tes doigts passent doucement sur ta nouvelle cicatrice. Définitivement plus le cas. « Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux un toucher vaginal ou quoi ? »  Il te tire de tes pensées  qui deviennent dangereusement lubriques pour t’y replonger d’avantage. « Me tente pas Deveraux, je serais capable d’accepter. » Même plus qu’il ne le croit. Tu as sérieusement un souci, et tu décides de le mettre sur le compte du traumatisme que tu viens de subir. Tu te souviens seulement que tu es à moitié-nue lorsqu’il te balance sa chemise.

Tu aurais tout aussi bien pu transplaner chez toi, te changer, te nettoyer, tu te saisis néanmoins du vêtement et te lèves afin de l’enfiler. « Moi qui pensais que tu commençais enfin à m’apprécier. Je suis peinée. » Tu te rhabilles délibérément avec une lenteur qui n’est pas nécessaire. A dire vrai tu es sincère. Tu as réellement l’impression qu’il commence à accepter ta présence ici. Ou du moins c’est ce que ses yeux trahissent. Tu as toujours été consciente de l’effet que ton corps peut provoquer chez tes pairs, mâles ou femelles et le médicomage n’échappe pas à la règle. Tu boutonnes graduellement la chemise trop grande pour toi et te demandes brièvement de quoi tu aurais l’air au petit matin à l’intérieur, tes cheveux emmêlés par une nuit un peu trop agitée. Tu souries lascivement à l’idée avant de la repousser avec dégoût. Putain concentres-toi Carrow, ce n’est pas le moment de laisser des fantasmes répugnants  prendre le dessus. Tu baisses ton visage afin de ne pas affronter son regard et finis de te rhabiller. « Je crois bien qu’on va être forcés de se revoir d’ici quelques semaines Deveraux, mes points ne vont pas s’enlever tous seuls. Et vu la qualité de ta chemise, je ne suis pas certaine que tu aies les moyens de t’en acheter une autre. T’en fais pas mon elfe la lavera. » Sans réellement le perdre de vue tu rentres la chemise à l’intérieur de ton tailleur et te saisis de ta veste. Il t’a assuré que s’il te voulait morte, il t’aurait achevée aujourd’hui et tu le crois. Néanmoins tu n’es toujours pas prête à lui tourner le dos. « Je suis certaine que tu n’es pas contre l’idée de me revoir. Si tu ne voulais vraiment plus voir ma tête ou mon cul, tu m’aurais déjà étranglée avec ces bras musclés. » Une fois de plus des images plus salaces les unes que les autres te viennent à l’esprit. Il a raison, il est vraiment temps que tu t’en ailles. Tu enfiles rapidement ta veste et te diriges vers la porte et l’ouvre. « Je te dirai bien merci pour la chemise, mais après tout je ne t’ai rien demandé. N’attrapes pas froid ce serait dommage. » Sur ces mots tu quittes la salle et transplanes directement à l’entrée du ministère. Il n’est pas encore midi et tu t’es faite poignarder, soigner par ton agresseur et surtout as ressenti une sale attirance à son égard. Tu refais ton chignon d’un coup de baguette, époussette tes manches et ta jupe pour te redonner contenance avant de pénétrer sur ton lieu de travail, bien décidée à trouver Israël pour calmer le titillement né dans ton bas-ventre ou un autre employé potable à défaut.

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MessageSujet: Re: (terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow   Jeu 29 Mai - 11:55

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Tu bailles à nouveau. Bon, il est temps de partir soigner d'autres patients désormais. Ils n'allaient pas guérir tout seul. Tu te persuades de te lever et de quitter la pièce, mais tu n'y arrives pas. Une raison malsaine t'empêche de sortir parce que tu veux savoir comment cette conversation va se terminer. Après tout, c'était un moment très rigolo, tu t'es bien amusé, alors tu aimerais bien savoir la fin de l'histoire. « Ça te fait plaisir de me voir comme ça hein ? Complètement soumise à ta volonté, prête à faire tout ce que tu me demandes dans l’espoir que tu ne me troues plus… avec ta lame. » Tu souris. Oh ça oui que ça te fait plaisir ! C'est même le summum de la jouissance pour toi. Et ses sous-entendus salaces te donnent encore plus envie de rester et de la faire souffrir. Faire du mal, lui faire du mal, oh oui part tous les dieux de l'enfer, tu aimes ça ! Tellement que tu en redemandes !   « Sadomasochiste toi-même. » Tu souris en disant : « Tu sais, pour moi, c'est presque un compliment. En fait, c'est un compliment. Merci.. » Les hostilités quasi terminées, tu te reconcentres sur ta tâche première. Oui, parce qu'à la base, elle était là pour se faire soigner et non pour se faire charcuter, mais tant pis pour elle, elle n'avait qu'à pas te provoquer. Certes, tu as cherché la bagarre, mais ce n'était que partie remise après les années d'enfer qu'elle t'avait fait vivre. Tu respires calmement et t'appliques à la tâche avec une concentration sans limite. Tu fais bien ton travail, tu l'as toujours extrêmement bien fait. Pas une seule erreur de diagnostic, par une seule bavure, pas une seule bourde, tu es doué, et tu le sais. Carrow peut au moins te faire confiance sur ça. Tu es un excellent médicomage et ça, personne ne pourra jamais te l'enlever. Jamais. Bref. Tu termines les soins et tu lui dis de partir. Tu te demandes si elle va parler de cette petite entrevue avec quelqu'un. Tu l'imagines chialer devant Voldemort en lui montrant sa cicatrice et tu ricanes. Tu sais fort bien que jamais elle ne ferait ça. Premièrement, cela marquerait probablement la fin de sa misérable vie étant donné qu'on ne pleurnichait pas dans les jupons du Seigneur des Ténèbres sans en payer le prix. Deuxièmement, elle aurait probablement trop honte d'avouer à quelqu'un que toi, Hippolyte Léandre Deveraux, petit mangemort sanguinaire, tu avais réussi à poignarder son joli petit ventre et que grâce à toi, une jolie petite cicatrice ornait désormais son abdomen. Troisièmement, c'était toi. C'était toi la personne qui était responsable de cela, et tu étais certain qu'elle allait avoir du mal à s'en remettre. La victime était devenue bourreau. Le bourreau était devenu victime. « Me tente pas Deveraux, je serais capable d’accepter. » répond-t-elle à ta proposition indécente. Tu ricanes, et tu fais mine de chercher des gants pour t'y appliquer. Toi, bien sûr que ça ne dérangerait pas, tu pourrais même lui planter un couteau bien profond pour qu'elle ne puisse plus de reproduire. Tu jettes un coup d'oeil sur sa poitrine et tu remontes doucement sur son visage. Il faut que tu l'admettes, ça serait tout de même dommage de gâcher des gênes pareils. Elle enfile la chemise que tu lui tends. Elle est trop grande pour elle, mais tu ne peux t'empêcher de penser qu'elle pourrait même enfiler un sac poubelle elle arriverait tout de même à être élégante. QUOI ! N'importe quoi ! N'empêche que ta chemise lui va bien, même si elle met trois ans pour la boutonner, comme si qu'elle ne voulait pas partir.  « Moi qui pensais que tu commençais enfin à m’apprécier. Je suis peinée. » Tu la regardes droit dans les yeux, sans jamais ciller, puis tu ricanes de nouveau. C'est pas possible! Tu fais que ça depuis qu'elle est arrivée ! Rire et ricaner comme un débile. En même temps, elle ne fait que de dire des trucs stupides. « T'apprécier ? Je te hais tellement que mourir serait une punition pas assez grande pour toi. » Elle regarde brusquement ses pieds. Tu la scrutes attentivement, cherchant à comprendre la raison de son brusque changement d'attitude. Elle a la frousse ? Pas le courage de plonger son regard dans tes yeux ? « Je crois bien qu’on va être forcés de se revoir d’ici quelques semaines Deveraux, mes points ne vont pas s’enlever tous seuls. Et vu la qualité de ta chemise, je ne suis pas certaine que tu aies les moyens de t’en acheter une autre. T’en fais pas mon elfe la lavera. » Tu t’esclaffes : « Moi qui croyait que t'étais une sale bourgeoise ! Apparemment pas, t'es même pas fichue de reconnaître du coton égyptien qui coûte la peau du cul nan mais je vous jure ! » Tu secoues la tête. Nan mais elle t'a pris pour qui celle-là ? Ce n'est pas parce que tu t'habilles comme un sac que tu achètes des vêtements de médiocres qualités. NON MAIS. Bon, certes, depuis un certain temps, tu fais un peu plus attention à ce que tu portes, parce que Kaz fait que de t'emmerder avec ça, en te disant que c'est indigne de toi de t'habiller de la sorte. Mais toi et la mode, ça fait dix. Alors tu as demandé conseil à une vendeuse et depuis, il dit que tu as fait des progrès. Enfin bref, tout le monde se fiche de ça. « Je suis certaine que tu n’es pas contre l’idée de me revoir. Si tu ne voulais vraiment plus voir ma tête ou mon cul, tu m’aurais déjà étranglée avec ces bras musclés. » Tu fronces les sourcils. PARDON ? « Mais tu te prends vraiment pour le nombril du monde ma pauvre fille ! Calme ta joie ! T'es pas Dieu, donc arrête de te croire supérieure. » Elle est cinglée. T'en es certain maintenant. Cinglée et égocentrique par dessus le marché ! « Je te dirai bien merci pour la chemise, mais après tout je ne t’ai rien demandé. N’attrapes pas froid ce serait dommage. » Tu la regardes s'éloigner et quitter la pièce rapidement. Cette femme a un certain culot. « Espèce de garce. J'en ai pas fini avec toi... » murmures-tu entre tes dents.

RP TERMINÉ

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Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage, traversé ça et là par de brillants soleils. Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils. Ô douleur ! Le temps mange la vie, et l'obscur ennemi qui nous ronge le coeur, du sang que nous perdons croît et se fortifie ! › ©️ alaska.  

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(terminé) Bitterness & Temptation ◓ Devr(r)ow

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