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 marlhàn ▽ i'm faking glory

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MessageSujet: marlhàn ▽ i'm faking glory   Jeu 12 Déc - 9:55

i'm faking glory
marlhàn
Tu allais l’écharper, l’émasculer, l’estropier, le mutiler, le brûler, le tuer, le baiser, euh non pas le baiser ta langue à  fourché. Quoiqu’il en soit une multitude de tortures et de souffrances te traversaient en ce moment même l’esprit tandis que ton cher et tendre cavalier à la tête à claque te trainait hors du mal en te serrant le bras. C’est qu’il te fait mal en plus ce con ! Et puis tu veux rester toi ça devenait justement intéressant merde quoi, ça sert à ça aussi ce genre de réception, foutre la merde, c’est le jeu ma pauvre Lucette mais visiblement Nolhàn lui ne l’entendait pas de cette oreille. Quel rabat-joie. Arrivés enfin à la sortie il te lâcha enfin le bras que tu massas juste pour la forme histoire de rajouter un peu de théâtralisation à la scène. Ton regard le transperça littéralement alors que ta mâchoire se serra. Il savait qu’il venait de signer son arrêt de mort et visiblement il avait tout prévu. Ça en presque inquiétant. « Bon attends, avant que tu ne dises quoique ce soit, j’ai un cadeau pour toi … » tu affichas une moue boudeuse parce que ouai tu étais curieuse de voir ce fameux cadeau, tu as toujours adoré les surprises et là il te prend par les sentiments donc les insultes peuvent encore attendre quelques secondes. Tu observas avec attention ses gestes avant de le voir sentir le saint graal de sous sa veste. De la vodka. Merlin soit loué. Tu aurais bien affiché ta joie mais tu savais que ça allait lui faire trop plaisir alors tu te contentas de planter ton regard dans le sien en haussant un sourcil, juste histoire de l’agacer. « Je me suis dit qu’une alcoolo comme toi préférait sûrement ça plutôt que le jus de citrouille » ah ba merde tu es grillée en beauté là pour le cul. Apparemment ta réputation d’alcoolique te suit partout. Tant pis, ce n’est pas comme si cette réputation n’était pas fondée donc autant l’assumer jusqu’au bout. Un léger sourire se dessina sur tes lèvres alors que ton regard resta planté dans celui du jaune qui lui tendit la bouteille contenant le parfait élixir. « Allez prends-là, je te la laisse entièrement, t’as vu comme je suis GENTIL ? » ba voyons et toi tu es mère Theresa troisième du nom. Roulant des yeux, tu consens quand même à prendre la bouteille entre tes doigts fins, l’évaluant un instant du regard en fronçant le bout de ton nez avant de relever tes yeux bleus vers le brun qui semblait visiblement très fier de son coup. Il lui en faut peu à ce garçon. « A moins que tu ne préfères retourner danser avec Wheeler ? Paraît que t’aimes l’échangisme ? » Un léger traversa la barrière de tes lèvres rosées alors que tu ramenas la bouteille vers toi avant d’hausser les épaules, jetant un regard vers la porte ouverte de la grande salle ou s’échappait musiques et rires. Tout ça te paraissait étonnamment très loin de toi, tu te sentais fatiguée de toujours faire semblant en étant entourée, mine de rien la présence de Nolhàn te faisait du bien parce que tu n’avais pas besoin de jouer ce que les autres attendent de toi, mais plutôt crever que de lui dire. « Jaloux ? » un sourire taquin se dessina de nouveau sur tes lèvres alors que tu évaluas de nouveau la bouteille dans ta main. « Qui me dit que tu n’as pas mis de la drogue là-dedans pour abuser de mon corps de déesse hein ? » en réalité tu rigolais à moitié, tu savais de quoi était capable les hommes juste pour un instant avec une femme qu’il trouvait attirante mais tu ne voyais pas Nolhàn agir de la sorte. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’il n’en avait pas besoin, il pouvait se faire toute la populace féminine s’il le souhaitait et elle connaissait peu de nanas qui lui diraient non, sauf elle. Haussant les épaules, tu dévissas le bouchon et porta le goulot à ta bouche, avalant une bonne rasade de liquide qui te brûla la gorge. Tu le sentis glisser jusque dans tes entrailles et la sensation de picotement qui en suivit te ravit. Faisant un signe au jaune de te suivre, tu traversas les couloirs en silence, t’éloignant du brouhaha incessant de la grande salle. Tu n’étais pas vraiment vêtue pour aller dehors par ce froid mais tu t’en foutais, l’alcool fait des miracles sur beaucoup de choses. Arrivée dehors, tu fermas les yeux quand une bourrasque de vent balaya ton visage, inspirant l’air frais avant de te pencher pour retirer tes talons. « N’en profites pas pour me mater Ryker. » tu l’entendis pouffer dans ton dos et malgré tout un sourire amusé se dessina sur tes lèvres alors que tu te redressas, tes chaussures dans une main, la bouteille dans l’autre. La fraicheur de l’herbe sur tes pieds te fit frissonner alors que tu avanças vers un endroit que tu affectionnes vers le gros chêne. Jetant tes chaussures sur le sol, tu te laissas à ton tour tomber sans aucune grâce, regardant Nolhàn en faire de même. Tu n’aurais jamais pensé te retrouver un jour avec lui dans un moment si…civilisé, c’était étrange mais pas désagréable même si tu savais que demain tout redeviendrait normal en commençant par votre petite guerre puérile. Une odeur te parvint aux narines et tu tournas la tête pour voir le brun en train de fumer un joint.  « Je te propose pas, ce n’est pas bien de mélanger … » tu haussas un sourcil pour lui montrer la débilité de sa phrase avant de te pencher vers lui pour attraper le joint entre ses doigts « tu me prends pour une débutante ? » un léger sourire passa sur tes lèvres en comprenant la double connotation de ta phrase avant de tirer doucement sur la cigarette qui fait rire. Tu expiras la fumée dans un nuage opaque avant de tirer une nouvelle fois et de lui rendre, ouai tu préfères l’alcool quand même. attrapant ta bouteille dans ta main, tu en bus une nouvelle gorgée, puis une deuxième et enfin une troisième, les effets commençant déjà doucement à se faire sentir alors que tu te laissas lentement basculer en arrière pour t’allonger dans l’herbe, nullement gênée par la fraicheur de l’herbe sur tes épaules nues. « Alors dis-moi Ryker, je peux savoir pourquoi tu es aussi con avec moi ? C’est une faveur qui m’est uniquement réservée ou bien tu es réellement comme ça ? » Un léger rire traversa tes lèvres alors que tu tournas la tête sur le côté pour apercevoir le profil du jaune. Finalement votre instant de répit n’aura pas duré bien longtemps et certes c’est toi qui vient de le briser mais tu n’y peux rien, tu ne peux pas concevoir de parler normalement avec ce type, c’est au-dessus de tes forces.

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MessageSujet: Re: marlhàn ▽ i'm faking glory   Dim 15 Déc - 12:31

i'm faking glory
marlhàn
Tu voyais dans ses yeux, à quel point ton attitude, tes mots, tes sourires, tout en toi, tout ce qui te constituait, tout ce qui faisait de toi, toi, l’exaspérait. Et ce n’était pas difficile à voir, ça crevait même les yeux. A la limite, c’était presque écrit sur son front, nan pas écrit, plutôt tatoué, ouais tatoué à vie : « je vais assassiné Ryker ». Elle te regardait avec cet air là, cet air meurtrier, tandis qu’elle râlait parce que tu la sortais de la salle de fête, comme si elle préférait y rester ? Il avait bien mieux à lui proposer que ce rassemblement de jeunes adolescents en ébullition. Même s’il savait qu’au fond, elle aurait vraiment voulu rester pour foutre la merde, c’était tout ce qu’elle savait faire de toute façon. Alors que tu la lâchais elle se massa le bras, tu ne pus t’empêcher de lever les yeux au ciel ; décidément s’il y avait bien un métier qu’elle pouvait faire, c’était comédienne, là elle serait la reine : « Oh arrêtes … Petite nature va ! » Il soupira, elle était impossible et insupportable. Il se demandait d’ailleurs encore pourquoi il était là à essayer de la sortir de la tempête. Après tout, il aurait très bien pu la laisser à cette foutue fête et aller se la boire tout seul cette putain de bouteille, et ensuite il se serait fumé son petit joint tranquillement, avec les deux seuls personnes dignes de le fumer avec lui : shane et andro. Malheureusement, les deux étaient déjà occupés à l’intérieur. Paix à leur âme. En attendant, il devait se coltiner cette furie ambulante. Heureusement, il avait de quoi la calmer et lui faire plaisir aussi, parce que d’un côté, c’était pour ça qu’ils étaient là tous les deux, il voulait lui faire plaisir. Et surtout, qu’elle arrête de jouer un rôle deux secondes, ça ne pouvait que lui faire du bien.

Ainsi tu sortis cette fameuse boisson très convoitée par tous les jeunes gens à l’intérieur de la salle : l’alcool. Oui tu l’avouais, tu étais très fier, et tu ne comptais pas le lui cacher, c’est d’ailleurs pour cette raison que tu affichais un large sourire bien énervant. Tu ne fus pas surpris de la voir prendre la bouteille de tes mains, qui aurait refusé un si beau cadeau ? Tu étais content car elle aurait quand même pu te foutre un vent avec son égo. Marloes regarda vers la grande porte avec la musique, les rires, le claquement des talons contre le sol, tout ce qui était superficiel et qui masquait le véritable merdier dans lequel ils se trouvaient tous. Tu n’arrivais pas vraiment à discerner les sentiments qu’elle pouvait ressentir à cet instant. Etait-elle triste ? Déçue ? Nostalgique ? Non, tu voyais davantage de soulagement dans ses prunelles. « Jaloux ? » Tu arquas un sourcil puis souris : « Et je serais jaloux de quoi ? ». Tu croisas tes bras sur ton torse tout en l’observant examiner la bouteille soucieuse, tu sentais déjà la mauvaise blague arriver : « Qui me dit que tu n’as pas mis de la drogue là-dedans pour abuser de mon corps de déesse hein ? » Tu laissas tomber tes bras le long de ton corps et t'avanças vers elle pour la surplomber, fronçant les sourcils et prenant un air fou qui n'étais absolument pas crédible : « C'est vrai que j'ai une tête de gros pervers ? » Lâchant ensuite un long soupir tu t'écartas d'elle rapidement : « Tu m’épuises … » Mais en même temps tu souriais. Elle savait très bien que tu n’étais pas de ce genre là, et tu savais qu’elle savait, et peut-être même qu’elle savait que tu savais, ouais ouais, vous saviez tout ! Mais vous n’en disiez jamais rien. Enfin elle te fit signe de la suivre, comme si t’était son chien. T’allais lui faire la remarque mais elle te proposait d’aller dehors, et c’est justement là que tu avais voulu aller à la base, ce serait con de refuser et de rester comme un idiot au milieu du couloir.

Dehors il faisait froid, forcément. Mais la claque que te mit le vent te surpris et te raviva. La rose se pencha pour enlever ses chaussures, tu te demandais comment elle avait fait pour les porter jusqu’ici. « N’en profites pas pour me mater Ryker. » Tu lui aurais bien dit qu’il n’y avait rien à mater, juste pour qu’elle arrête de croire qu’elle était parfaite et que tout le monde l’enviait, mais tu préféras rire, tu n’avais pas envie de te prendre la tête, pas ce soir en tout cas. Elle alla s’écraser sous le grand chêne, oui s’écraser était le bon mot car pour le coup elle n’avait fait preuve d’aucune délicatesse, ce qui finalement prouvait qu’elle jouait bien un rôle constant avec les autres pimbêches de l’école. Ca devait être dur à porter. Tu en fis de même. Elle, elle avait sa bouteille, toi, tu avait ton joint. Tout était parfait. Sortant ton briquet, tu le coinça entre tes lèvres pour en allumer l’extrémité ; inhalant bientôt sa fumée qui s’engouffra dans tes poumons déjà pourris. Le nuage qui sortit de ta bouche s’évapora dans les airs en se dirigeant vers la Serdaigle qui te fixa la seconde suivante : « Je te propose pas, ce n’est pas bien de mélanger … » et celle d’après encore, tu n’avais plus de joint entre les doigts. Il était passé où ? Entre ceux de la jolie pouf : « tu me prends pour une débutante ? » Elle expira plusieurs fois et tu soupiras, si elle voulait se mettre minable toute seule, qu’elle le fasse, tu n’allais pas la forcer à rester clean alors que tu venais de lui offrir une bouteille pleine : « Bon bah si c’est comme ça » et tu chopas la vodka entre ses mains ; comment ça toi tu n’aurais pas le droit d’être minable aussi ? C’était jour de fête ! Elle n’allait pas s’éclater toute seule cette demeurée. Elle te redonna ton précieux joint et tu lui rendis sa précieuse bouteille, tout content de retrouver ton copain la drogue. Elle s’allongea, tu expiras lentement la fumée. « Alors dis-moi Ryker, je peux savoir pourquoi tu es aussi con avec moi ? C’est une faveur qui m’est uniquement réservée ou bien tu es réellement comme ça ? » Tu râlas, fallait vraiment qu’elle gâche toujours tout : « Putain on était bien là Marloes, t’es chiante ! » Et tu te laissas tomber à ton tour contre l’herbe humide, à moitié énervé qu’elle soit incapable d’avoir une conversation normale avec lui, une conversation sans piques. Mais tu savais que c’était pratiquement impossible, vous étiez bien trop habitué aux engueulades : « Et puis tu sais très bien que ce privilège ne t’ai dû qu’à toi uniquement ». Tu lui lanças un regard amusé avant de porter une nouvelle fois le joint à ta bouche, tu te tournas vers elle, appuyant ton bras droit sur le sol pour que ta main maintienne ta tête ; regardant Marloes d’un peu plus haut, ton visage au-dessus du sien ; tu expiras la fumée vers elle : « C’est la fête ce soir, on pourrait faire une trêve ? Tu crois que ce serait trop dur ? » Oui ça l’était, mais pitié qu’elle dise oui. Ou il serait obligé de lui faire boire toute la bouteille d’une traite pour qu’il puisse aller la coucher morte.

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MessageSujet: Re: marlhàn ▽ i'm faking glory   Lun 27 Jan - 6:22

i'm faking glory
marlhàn
Allongée dans l’herbe fraîche et humide, tu perds ton regard dans le ciel sombre, aucune étoile n’arrivant à percer l’épaisseur des nuages qui menacent de déverser sur vous une pluie torrentielle. Dans d’autres circonstances, tu aurais surement plié bagage de peur de foirer ton brushing avec la pluie mais là en l’occurrence tout ce qui t’intéresse c’est la fiole d’alcool que tu tiens dans une main et le joint que tu tiens de l’autre. Bon et accessoirement le gros lourd assit à côté de toi mais ça justement tu t’en serais bien passé. Tu sens encore la colère te brûler les entrailles, ta récente altercation avec les divas de l’école encore bien à vif dans ton esprit. Si Nolhàn n’avait pas été avec toi, ça aurait certainement pu terminer en crêpage de chignon sur la table du buffet, et le vainqueur aurait été incertain. Un soupire s’échappe de tes lèvres glosées alors que tu y portes une nouvelle fois la cigarette qui fait rire, tirant dessus afin de remplir tes poumons de cette drogue presque douce. Ton esprit semble enveloppé dans du coton, l’alcool et la drogue faisant relativement bien leur travail de destruction. Tu sais que demain tu vas regretter ces excès, mais demain c’est demain et là il t’importe peu. Expirant un nuage blanc de ta bouche, tu tournes la tête vers le profil du pouffssoufle. C’est vraiment dommage qu’il soit aussi con, chiant, exaspérant et tout ce qui va avec et qui le rend si insupportable à tes yeux, parce que honnêtement, il n’y a rien à jeter physiquement. Un léger sourire se dessine sur tes lèvres, aidé par les effluves d’alcool qui te rendent plus docile. Enfin ça c’était avant que ce connard te prenne le saint graal des mains « hey ! » mais tu n’as même pas la force de te lever pour lui reprendre la bouteille ou le frapper. Tant pis, pour cette fois tu ne le tueras pas. Relevant un peu la tête, tu jettes un regard aux alentours, cherchant des yeux une personne en particulier qui t’arrachera la tête si elle te voit en train de te saouler et de te droguer ici. Il n’est pas là. Sauvée. Un soupir de soulagement filtre de ta bouche et tu te rallonges dans l’herbe humide, le froid déclenchant un frisson le long de ton échine. Tendant la main, tu rends le joint à son propriétaire sans un mot, qui te rend à son tour ta précieuse bouteille. Au moins sur ce point vous vous comprenez entre drogués. Adressant un sourire presque amical au brun, tu portes le goulot à tes lèvres, laissant la brûlure de l’alcool marquer à vif ton gosier. Aucune grimace de douleur ne passe sur ton visage fin, l’expérience sans doute. Le silence et l’accord tacite de paix fut de courte durée quand tu prends la parole de nouveau, ne pouvant tenir plus longtemps à envoyer des vacheries au visage de Ryker. En même temps tu n’es qu’une simple humaine et il est à une tête à claque hors norme. « Putain on était bien là Marloes, t’es chiante ! » Un rire clair s’échappe de tes lèvres alors que tu le regardes s’allonger à ton tour à tes côtés. Tu glousses bêtement à cause de ce que tu viens de fumer et boire, te ramenant à l’état de gamine immature alors que tu fixes un point devant toi. Ton corps est parcouru de spasmes alors que ton rire devient quasi incontrôlable. Ça te fait du bien, vraiment. Même si tout cela n’est que fictif et provisoire. « Et puis tu sais très bien que ce privilège ne t’ai dû qu’à toi uniquement » Tu sens son regard sur toi et tu tournes la tête vers lui à son tour, un sourire que tu affiches rarement planté sur tes lèvres. « Quel honneur mon cher, je suis flattée par tant de considération. » tu ris une nouvelle fois, ton regard glissant sur ses traits harmonieux, virils, sa cicatrice qui barre sa joue et qui lui donne ce côté sauvage, dangereux, imprévisible. Tu te demandes souvent pourquoi il joue au con, ce qu’il y gagne, mais au final tu sais qu’il pense la même chose de toi et de tes airs de garces, ce n’est qu’un masque, et même s’il affirme le contraire, il en porte un aussi en société, vous êtes formatés pour ça, quoiqu’il en dise. Tu te rends compte de la proximité de vos visages et d’un geste un peu trop rapide tu tournes de nouveau la tête vers le ciel, te raclant légèrement la gorge avant de porter le goulot à tes lèvres, savourant la brûlure de la vodka sur ta langue.

Tu le sens bouger à côté de toi et très vite son visage vient te boucher la vue du ciel. Quand tu disais que c’était un boulet. Ton regard croise de nouveau le sien alors qu’il est penché vers toi, sa tête en appuie sur sa main. Il souffle sa fumée en plein dans ton visage et tu plisses le nez juste pour la forme. Tu essayes de le faire plier de ton regard froid mais là tu sais qu’il est quelque part en position de force, tu te sens faible, fragile et tu n’as pas envie de bouger ou de te t’épuiser à lui prouver le contraire. « C’est la fête ce soir, on pourrait faire une trêve ? Tu crois que ce serait trop dur ? » Tu fronces légèrement les sourcils. Quoi la trêve. Tu ne fais pas de trêve toi, jamais. Comment ça tu es cinglée ? Oui et alors ? Tu dévisages le beau blaireau un long moment, l’alcool engourdissant chacun de tes membres, y compris ton cerveau. Petit à petit tu le trouves beaucoup moins con, beaucoup moins chiant, beaucoup moins repoussant et de plus en plus attractif. Mais tu sais que c’est uniquement l’alcool qui te fait penser ainsi alors doucement tu poses ta main sur son torse et tu le repousses un peu afin de pouvoir se redresser. « Une trêve ? J’ai quoi en échange ? » Tu tournes de nouveau la tête vers lui et son regard exaspéré te fait sourire. Tu sais que tu abuses et qu’au fond toi aussi tu veux passer une bonne soirée sans prise de tête, tu as déjà donné dans la grande salle. « Oh ça va je rigole. » tu te penches vers lui et lui prends son joint qui arrive à sa fin, tu espères qu’il a de la réserve avec lui parce que tu ne retourneras pas dans la grande salle voir Shane et donc sa folle de copine pour te ravitailler. Tu tiens à ta vie mine de rien. Tirant une nouvelle fois sur le joint, tu le rends docilement à Nolhàn avant de sortir ton paquet de cigarette de ta poche, en allumant une avant de te tourner de nouveau vers le pouffssoufle. Sans lui demander l’autorisation, tu prends son bras comme un pantin, le plaçant dans l’herbe afin de pouvoir venir poser ta tête dessus. Ton geste n’a rien d’affectif ou même d’aguicheur, tu souhaites simplement être à ton aise et le bras de Ryker constitue ici un très bon oreiller. De nouveau allongée dans l’herbe, tu tires sur ta cigarette, expirant le nuage de fumée qui s’estompe au fur et à mesure qu’il prend de la hauteur. Tu es un peu paumée, presque timide. Tu n’as jamais eu de conversation « sérieuses » avec le brun, tout ce que vous savez faire c’est vous en mettre plein la tronche rien d’autre, tu n’étais pas préparée à un changement de situation, même si ce n’est que pour un soir. Tournant de nouveau ton visage vers lui, tu l’observes en silence, redessinant ses traits avec tes yeux en tirant de temps en temps sur ta clope. « Tu ne m’as jamais dit comme tu t’étais fait cette cicatrice. » pour lier le geste à la parole, tu passes ton doigt rapidement sur la joue du jaune, traçant la cicatrice avant de laisser retomber ta main sur ton ventre plat, espérant qu’il va te répondre, après tout tu ne sais rien de lui au final, pas que ça t’intéresse mais bon, quitte à ne pas s’écharper pour la soirée autant partir sur des confidences.


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MessageSujet: Re: marlhàn ▽ i'm faking glory   Lun 3 Fév - 11:09

i'm faking glory
marlhàn
« Quel honneur mon cher, je suis flattée par tant de considération. » Elle rit. Tu ris aussi. Tu ne l’as jamais ainsi, et tu ne peux t’empêcher d’être un peu surpris de vous voir ainsi tous les deux. Jamais, oh grand dieu jamais, tu ne pensais un jour partager un moment si agréable avec elle. Oui agréable, tu as bien utilisé ce terme, et il n’y avait rien d’autre à dire. Vous étiez tous les deux, en tête à tête avec vos vices, y répondant devant un ciel obscurcit. Agréable, il n’y avait rient d’autre  dire. Tu ne la quittes pas des yeux, hors de question de détourner le regard. Mais cette proximité, ce rapprochement, ce changement, ne semble pas la mettre autant à l’aise que toi. Marloes détourne le regard pour la lune et tu souris. Et alors qu’elle porte à ses lèvres la bouteille, tu portes ton joint aux tiennes. Mais, bien que tu la critiques avec ses piques envoyées à longueurs de journées et même encore en cet instant, tu ne peux de ton côté, t’empêcher de la taquiner. Tu te rapproches donc avec la plus grande discrétion dont tu es capable, c’est-à-dire aucune, de la jeune rose. Et elle ne bouge pas. Tu ne veux pas montrer ta supériorité, tu ne veux pas en faire trop, tu ne veux pas être lourd, tu ne veux rien, si ce n’est être toi-même : « C’est la fête ce soir, on pourrait faire une trêve ? Tu crois que ce serait trop dur ? » Tu imites presque à la perfection les yeux brillants du chat dans Shrek. Tu sens néanmoins la drogue te monter au cerveau, tes idées restent encore quelques peu claires et d’ailleurs, tu comprends très vite que la Serdaigle n’est pas très chaude pour une trêve. Non mais quelle pouffiasse, aucun répit quoi. Même pas un petit. Tu soupires en imaginant déjà sa réponse et surtout en la voyant froncer les sourcils. Sa main se pose délicatement sur ton torse et te repousse en arrière, tu te laisses complètement faire, de toute façon tu serais incapable de lutter, tes membres commencent à ne plus répondre correctement. Et au lieu de te dégager gracieusement, tu tombes plutôt lourdement dans l’herbe ; n’ayant plus la force de te soutenir. Pendant qu’elle se redresse, tu tentes de reprendre un air purement normal – ce qui est totalement impossible venant de toi – tu fumes et tu souris. Oui tu souris. Enfin ça y ressemble. « Une trêve ? J’ai quoi en échange ? » Tu prends un air déconfit ; attends tu lui as déjà offert une bouteille ! Ce n’est pas rien ! Aucune reconnaissance de nos jours. Aucune ! [color:fe47=#coral]« Oh ça va je rigole. » Ouais ouais c’est ça, mon cul, elle aurait vraiment voulu quelque chose cette garce, tu le sais. Tu le sais ! Elle aurait voulu ton corps. Tu en es certain. Elle ne rêve la nuit, tu le sais ça aussi. Tu sais tout.

Tu avales une nouvelle bouffée de ton joint et tu sens que ça monte encore. Marloes se penche alors vers toi pour te piquer ton bien. Tu lui piques le sien. Oui vous êtes généreux, vous aimez bien vous prêtez vos affaires. Ca monte, ça monte. Tu te sens déjà un peu loin, et tu te sens bien. Elle te rend ton joint, pratiquement fini. Tu le fixes un moment, te demandant si tu as prit de quoi en faire un autre. Ca t’étonnerait si ce n’était pas le cas, tu fouilles alors maladroitement dans tes poches et trouves l’herbe, avec les feuilles et tout le tralala. Tu te mets alors gentiment à rouler un autre joint, que tu fais plus grand, vu que l’autre alcoolique à tes côtés semble bien apprécier aussi. Avec le briquet tu brûles à l’extrémité tandis que tu aspires de l’autre. Content, tu n’as pas le temps de profiter de ta réussite que tu te sens tirer en arrière. Tu sens ton bras se soulever et tu la regardes s’installer tranquillement avec ton bras qui, semble-t-il, ne va pas tarder à servir de coussin. Non mais elle se croit où celle-là ? Hey Nolhàn c’est pas un canapé hein ? Tu l’observes sans montrer la moindre réaction – parce que tu n’arrives pas à en exprimer, autre que le bien-être intérieur – mais tu as tout de même pour but de récupérer ton bras, avant même qu’elle ne s’installe définitivement dessus. Oui tout à fait, tu veux enlever ton bras au dernier moment ; à l’instant où elle pensera rentrer en contact avec ta peau, elle touchera le sol. Mouhahaha tu es machiavélique. D’ailleurs tu rigoles déjà dans ta moustache. Elle va pas comprendre pourquoi. Au moment crucial où tu t’apprêtes à soulever ton bras, un sourire bêta se dessine sur ton visage, malheureusement une force intérieure t’empêches de venir à bout de ton plan magnifique. Ton bras reste immobile, seul un spasme le traverse. Pathétique. Et sa tête se pose sur le cadavre. Raté. « Merde. » Tu détournes le regard vers le ciel, une mine boudeuse ayant remplacé le sourire.

Tu sens son regard mais tu restes agrippé au ciel. Presque fasciné. Vous n’avez jamais été tranquille l’un à côté de l’autre. Tu as même l’impression que ce n’est pas Marloes qui se trouve près de toi. Peut-être êtes-vous enfin vous même. Peut-être sont-ce de vrais visages qu’il y a sous cet arbre ce soir ? Tu ne sais plus, tu n’arrives pas bien à réfléchir. Tu attrapes la bouteille et tu bois à ton tour. Tu n’as pas envie de réfléchir, tu n’as pas envie de rentrer, tu veux simplement rester là. Et c’est tout. Tu aimerais ne plus jamais rentrer dans cette école. « Tu ne m’as jamais dit comme tu t’étais fait cette cicatrice. » Le contact de son doigt glacé à ta peau, te fit frissonner. Tu en parlais très peu. Cette cicatrice, c’était ta vie, ton passé, tes problèmes. Et chaque fois qu’on y faisait allusion, tu ne pouvais t’empêcher de te souvenir. Ce n’était pas facile, cela faisait longtemps que tu n’avais pas pensé à toutes ces histoires ; ton frère, ta mère, Tom. Toutes ces personnes disparues. Tu n’étais néanmoins pas gêné d’en discuter, tu racontais volontiers une partie de l’histoire si on te posait la question, mais jamais tu n’exposais ta vie de toi-même. Tu souris doucement : « Une sale bête enragée ». L’image de cette bête te revint brutalement, assaillant ton corps, ses crocs se plantant dans ta chair comme un couteau dans du beurre fondu. Automatiquement tu portas ta main de libre à ta joue. En dire davantage, signifierait parler de l’orphelinat, parler de l’orphelinat, signifierait parler des familles d’accueil, et parler des familles d’accueil reviendrait à parler de tes parents et donc, à parler de tout. Tu n’étais pas vraiment pour plomber la soirée, tu te promis de ne rien dire, mais ta langue fourcha, te tournant vers elle : « Des chiens sont entrés dans l’orphelinat, l’un d’eux a voulu s’attaquer à un de mes amis. J’ai voulu le défendre et voilà le résultat » Tu ris, te rendant en même temps compte de ton blabla. Quoiqu’elle devait commencer à être bien de son côté aussi, donc elle ne relèverait sans doute pas. Tu pris une bouffée de ton joint, souffla la fumée et décida de changer de sujet. Ton bras coupé par la grosse tête de la Serdaigle vint se refermer sur elle, l’obligeant à te coller à toi, ta tête la dépassant pour observer sa chevelure : « Tu ne m’as jamais dit comment tu t’étais faite cette couleur, c’est un accident ou c’est voulu ? » Tu lui ébouriffas les cheveux en riant. Oui oui, tu ne te sentais plus là. Tu finis par lui laisser un peu d’air mais tu la gardas contre toi. Tu ne la laisserais pas s’enfuir cette fois. Et de toute façon, tu ne savais plus comment réagir. Tu ne savais même sûrement plus ce que signifiait ce mot. Ton bras droit l’enveloppait, tandis que de ton autre main, tu caressas sa joue jusqu’à son menton, relevant celui-ci tu l’embrassas. Un baiser court car tu désirais voir sa réaction. Voyant qu’elle allait parler, tu levas les yeux au ciel, et avec plus de fougue, ta main passa derrière sa nuque et tu l’embrassas à nouveau. C’est beau.


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MessageSujet: Re: marlhàn ▽ i'm faking glory   Lun 7 Avr - 13:02

i'm faking glory
marlhàn
Au moment où ta tête se repose sur le bras du poufsouffle tu sens son faible mouvement pour tenter de dégager son bras. En vain. Sa connerie te fait sourire, d’autant plus qu’il n’a pas pu réussir son coup et que ta tête reposes maintenant sagement dans le creux de son coude, te servant d’un coussin de fortune tout à fait satisfaisant. Dans d’autres circonstances tu l’aurais certainement insulté voir même frappé. Tu es le genre de fille vite impulsive et il est le genre de petit con qui arrive vite à te mettre hors de toi mais ce soir tu restes tranquille. Il t’a demandé une trêve et tu acceptes. Pourquoi, tu n’en sais rien, tu es juste fatiguée par toute cette comédie et sa présence t’apaise. Et il est vrai que l’alcool mélangé à la drogue t’aident énormément, Aemon serait ravi de te voir dans cet état-là, même s’il n’est pas le dernier à te proposer de consommer. Allongée contre le brun, tu finis par tourner la tête pour observer silencieusement son profil, détaillant les traits de son visage que tu n’avais jamais vraiment prit la peine de regarder. Certes le fait qu’il soit bel homme ne t’as jamais échappé, et si par malheur tu avais de la merde dans les yeux, les nombreuses filles qui lui couraient après en France et même encore ici sont là pour te rappeler que le brun à tes côtés est un canon. Mais pour toi il était juste ce petit con arrogant à la grande gueule, débitant plus de connerie à la seconde qu’une personne normalement constituée. Il représente un peu ton antithèse et pourtant tu ne peux t’empêcher de te sentir liée à lui de par votre passé commun en France. Vous avez tout quitté pour venir ici, amis, réputation, coutume, langage, absolument tout. Mais tu sembles être la seule que ça dérange. En même temps tu ne peux pas tellement lui en vouloir, vous n’aviez pas la même vie. Glissant ton regard clair sur sa peau, tu restes accrochée à la cicatrice fine qui barre sa joue, lui donnant ce petit côté dangereux qu’il perd très vite dès qu’il ouvre la bouche. Ton cerveau anesthésié par l’alcool et les effluves de la cigarette, tu lèves doucement la main pour venir retracer la ligne du bout de tes doigts dans une caresse presque douce. A voir comme cela vous ressemblez presque à un couple, cette idée ne parvient pas à ton cerveau ramollit sinon tu prendrais déjà tes jambes à ton cou. Tu te rends compte qu’au final tu ne sais rien de Nolhàn, tu n’as en réalité jamais vraiment cherché à le connaitre, son caractère taquin ne tapant systématiquement sur les nerfs. Sept ans que tu le côtoies et tu ne sais pratiquement rien sur une des personnes avec qui tu passes le plus de temps, à ton grand malheur. Vous battre est devenus tellement normal que tu ne réalises plus que le voir ou du moins le croiser tous les jours est devenus vital, un besoin que tu as dois assouvir quotidiennement. Les mots s’échappent de tes lèvres sans que tu ne puisses les retenir, ce que de toute façon tu n’aurais pas fait. Tu observes sa peau parcourut d’un frisson, étirant un sourire sur tes lèvres alors que tes doigts descendent vers l’os de sa mâchoire pour retomber sur ta poitrine. « Une sale bête enragée » Tu ouvres la bouche puis la referme ne sachant pas quoi dire ou comment réagir. Il n’est pas le premier que tu rencontres qui a déjà vécu ce genre d’histoire, vu l’état du monde actuel, se faire attaquer est presque devenu banal, chaque personne ici ayant son lot de malheurs, de traumatismes, toi la première. Mais il est vrai que venant de sa part tu ne t’y attendais pas vraiment. Lui avec son sourire constant plaqué sur son visage, trainant avec lui sa saleté de bonne humeur et son humour douteux. La tête toujours tournée vers lui, tu finis par croiser ses orbes bleus quand il tourne à son tour son visage. La proximité ne te gêne pas vraiment étonnamment, tu sens ton corps lourd, engourdit autant que ton cerveau et ta raison. Tu sais que dans ces instants-là tu ne réfléchis plus vraiment, tu te contentes de vivre les moments présents, c’est ça que tu aimes dans les affres de l’alcool et de la drogue, la délivrance de soi. « Des chiens sont entrés dans l’orphelinat, l’un d’eux a voulu s’attaquer à un de mes amis. J’ai voulu le défendre et voilà le résultat » Tu fronces légèrement les sourcils n’étant pas sûr d’avoir bien comprit chaque mot. L’orphelinat ? Tu n’arrives à imaginer Nolhàn ailleurs que dans une famille heureuse, qui pue la joie de vivre. Tu n’arrives pas à l’imaginer comme un petit gamin au milieu des autres, le regard triste, ses petites mains accrochées à la grille espérant chaque jour qu’un couple viendra l’adopter comme un chiot dans la vitrine d’une animalerie. L’information te dépasse complètement et tu ne sais pas comment réagir, de nouveau mal à l’aise de partager ce moment intime avec lui. Tu sais qu’une fois de plus il va esquiver et pour une fois tu bénis sa capacité à ne pas pouvoir tenir deux minutes une conversation sérieuse. Tu l’observes tirer une latte du joint avant qu’il ne décide de bouger son bras, te collant contre son torse, l’odeur de son parfum frappant tes sens te poussant presque à fermer les yeux. Tu essayes en vain de te dégager de son étreinte très loin d’être tendre, tes forces t’ayant quitté depuis longtemps, laissant tes muscles enveloppés dans du coton. « Tu m’étouffes ! » mais tu ne peux empêcher un rire cristallin de fuser hors de tes lèvres alors que tu acceptes ta défaite, restant mollement dans ses bras, contre lui. « Tu ne m’as jamais dit comment tu t’étais faite cette couleur, c’est un accident ou c’est voulu ? » enfoiré. Et c’est lui qui parle de trêve. Sale con. De nouveau tu essayes de te dégager de son étreinte, des insultes françaises fusant hors de ta bouche. Mais autant te battre face à un mur. Tu restes à bout de souffle, te contentant de le fusiller du regard alors qu’il t’observe silencieusement. Tu le vois lever la main pour glisser ses doigts sur ta joue, l’os de ta mâchoire jusqu’à ton menton. Tes tripes se serrent sans que tu ne saches réellement pourquoi. Tu ne t’attendais certainement pas à partager un moment comme cela avec lui. En fait tu l’as toujours vu comme une personne asexuée pratiquement ne le voyant jamais accompagné. Tu te laisses faire, déglutissant légèrement en te rendant enfin compte de votre proximité nouvelle. Son visage se rapproche du tien et tu sens son souffle balayer tes lèvres avant qu’il ne pose les siennes doucement, presque timidement. Il t’a embrassé. Nolhàn Ryker, le gars le plus emmerdant de cette planète vient de t’embrasser, comme ça, sans prévenir. L’information ne parvient pas à ton cerveau alors tu ouvres la bouche pour lui demander ce qu’il fout au juste mais visiblement il n’attendait pas ce genre de réaction et pose de nouveau ses lèvres sur les tiennes, avec plus d’insistance. Tu sens sa main glisser sous ta nuque pour rapprocher d’avantage vos deux visages et cette fois ci tu fermes les yeux, te laissant aller à cette étreinte nouvelle. Tu réponds à son baiser, brisant la barrière de tes lèvres pour qu’il vienne caresser ta langue avec la sienne, son goût t’explosant en bouche alors que ton rythme cardiaque s’accélère. Tu sais que tu vas regretter ce que tu es en train de faire mais tu ne t’arrêtes pas, pire tu te redresses d’avantage, glissant à ton tour tes mains sur son cou, t’accrochant à lui. Tu mordilles doucement sa lèvre inférieure, avant de briser le baiser juste le temps de le repousser afin qu’il s’allonge dans l’herbe. Avec un sourire tu te places à califourchon sur lui, te penchant vers lui, frôlant simplement sa bouche de la tienne avant de reprendre possession de ses lèvres avec fougue, ne réfléchissant plus à rien d’autre qu’à ses lèvres et son corps chaud contre le tien, l’alcool brisant toutes tes barrières. Puis tout s’arrête. Comme si un électro-choque te percutait le cerveau, éclipsant tout l’alcool que tu as ingurgité, te faisant redescendre sur terre avec l’impact d’une gifle. Tu brises une seconde fois votre baiser, croisant son regard céruléen. Tu prends l’ampleur de ton erreur au fur et à mesure que tu te redresses, baissant les yeux vers ses mains posées sur tes cuisses. Merde. Putain de merde. Tu ouvres puis ferme la bouche comme un poisson sortit trop longtemps de l’eau. Nolhàn semble remarquer son désarroi et se redresse à son tour, te gardant assise sur son bassin alors qu’il lève une main pour caresser ta joue surement dans l’espoir de te calmer, comme on tente de calmer une bête sauvage prise dans les phares d’une voiture. Mais le moment est brisé, tu n’arrives pas à passer outre et tu finis par te redresser totalement, quittant son étreinte pour te relever, passant tes doigts sur ta bouche gonflée. Tu l’observes comme si tu le voyais pour la première fois, terrifiée. « Je…je dois y aller. Pardon. » Tu balbuties à peine ces mots alors que tu ajustes ta jupe plus décemment avant d’attraper tes chaussures et de tourner les talons. Tu te retiens de courir, les portes du château te paraissant maintenant incroyablement loin. L’herbe fraîche mouille tes pieds, t’arrachant des frissons alors que tu tentes d’ignorer les appels du brun dans ton dos, te rappelant étrangement une scène similaire mais avec cette fois ci un gryffondor. Tu déglutis en sentant tes yeux te brûler, l’envie d’aller rejoindre Aemon te prenant aux tripes mais tu ne peux pas, parce que tu ne veux pas qu’il sache alors tu te contentes de tourner les talons vers les cachots, arrivant devant la salle commune des serpentard. Heureusement tu parviens à attraper un deuxième année qui sortait de là et tu lui demande d’aller chercher Anjelica, attendant seulement qu’elle soit là pour craquer.

Spoiler:
 
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    Non. Je ne manque nulle part, je ne laisse pas de vide. Les métros sont bondés, les restaurants comblés, les têtes bourrées à craquer de petits soucis. J'ai glissé hors du monde et il est resté plein. Comme un oeuf. Il faut croire que je n'étais pas indispensable. J'aurais voulu être indispensable. A quelque chose ou à quelqu'un. A propos, je t'aimais. Je te le dis à présent parce que ça n'a plus d'importance.
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