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 arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]

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MessageSujet: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Lun 2 Déc - 9:19

Chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
Nathanaël & Bryonia ∞ Brynaël


La pluie mouillant ton visage, tu hurlais : « NONNNNNNNNNNNNNNNNNNN LAISSE MOI TRANQUIILLLLLLLLLLLLE ! » Faisant une pirouette affreusement ridicule, tu esquivas sans aucune grâce le cognard qui te fonçait dessus depuis tout à l'heure. Putain de cognard de merde ! Il te pourchassait sans relâche depuis au moins cinq minutes et ne semblait pas vouloir attaquer quelqu'un d'autres. On l'avait ensorcelé ou quoi ? Tout cela n'était pas normal. Sans doute un coup de l'adversaire pour le déstabiliser ? Non mais tu t'entends penser Crickson ? T'avais pas de chance, voilà tout, ce cognard t'a pris en grippe, alors ne cherche pas midi à quatorze heures.  « Mais les filles ! Faites quelque chose PUTAAAAAAAAAAAIN ! » Eden eut pitié de toi et envoya la balle bien loin. Tu soufflas un peu et passas ta main dans tes cheveux pour les coller un peu plus à ton crâne. Quel temps de chien ! Ce n'était pas évident de jouer sous le torrent de pluie qui s'abattait sur Poudlard. T'avais l'impression de pas voir plus loin que le bout ton nez. Tu reçus après le souaffle entre tes mains et fonças vers les buts. Te penchant un peu plus sur ton balai, gagnant de la vitesse, tu passas la balle à Mia qui te la renvoya quasi instantanément. Lançant de toutes tes forces, trompant le gardien, tu marquas : « YEAHHHHHHHHHHHHHHHHH ! C'EST QUI LE PLUS BEAU ? C'EST BIBI ! ET OUAIS C'EST MOAARRRRRRRRRRRRRHHHH ! » Le cognard fou n'était pas de cette avis et te percutas dans le dos. Tu faillis tomber de ton balai. Tu entendis le rire de Blake résonner dans tout le stade et celui de tes coéquipiers l'accompagna. Toi aussi, tu rigolas. Il fallait l'avouer, t'avais été nul sur ce coup là, alors il fallait bien assumer. Un coup de sifflet strident indiqua la fin de l'entraînement. Tu te laissas descendre doucement vers le sol. Les pieds sur terre, tu balanças ton balai sur ton épaule et te dirigeas vers le vestiaire avec tes camarades. Tes chaussures étaient pleines de boue, tes vêtements trempés te collaient à la peau. T'avais hâte de te retrouver sous la douche. Tu ôtas ta robe et la jetas au sale. Tu te glissas sous l'eau bouillante. Un vrai régal après avoir passé deux heures sous la pluie glaciale. Ce n'était pourtant pas l'hiver. Mais nous étions en Angleterre, il ne fallait pas trop en demander non plus. Tu apprécias la chaleur mordante de l'eau sur tes muscles endoloris. Deux cognards t'avaient eu aujourd'hui. Pas de chance. Même si tu adorais jouer au Quidditch, des fois, il y avait quelques petits dommages collatéraux. Tu sentais même un bleu se former là où la balle t'avait frappé. Tu appuyas dessus, et grimaças sous la douleur. La pression ravivait l'engourdissement. Tu restas quelques dizaines de minutes sous la douche et le vestiaire se vida petit à petit. Au final, tu y restas seul, perdant la notion du temps. Au bout d'un moment, tu nouas une serviette autour de tes hanches. Ta peau rougie par l'eau brûlante, tu enfilas ton pantalon et ta chemise. Tu poussas la porte du vestiaire et soupiras de soulagement. La pluie avait cessé de tomber. Profitant de la brève accalmie, tu traversas le parc du château et pénétras à l'intérieur juste au moment où de fines gouttelettes commençaient à retomber. Ouf ! Quelle heure était-il ? Tu te retournas pour regarder la grande horloge du hall d'entrée qui indiquait midi dix. Portant la main sur ton ventre qui gargouillait, tu avanças jusqu'à la grande salle. T'asseyant à la table des gryffondor, retrouvant tes camarades de classes à qui tu ne parlais quasiment pas, tu cherchas le regard de tes amis. Tu remarquas Anthony au fond de la salle, qui discutait avec une fille. Il te fit un léger signe de main. Et tu le lui rendis. Ce mec était trop con. Mais qu'est-ce que tu l'adorais. Tu cherchas Ava des yeux, mais elle te tournait le dos et ne te vit pas. Gardant le meilleur pour la fin, tu passas en revue la table des Poufsouffle et fronças les sourcils. Bry n'était pas encore là. Bizarre.

« Nate ? » Tu relevas la tête et sentis les lèvres d'Emily se poser doucement sur ta joue. Elle s'assit à tes côtés et tu l'en remercias intérieurement. Enfin quelqu'un à qui parler. « Salut pétasse. Comment tu vas ? » Emily commença à discuter, et tu l'écoutas, tu l'écoutas, et tu l'écoutas encore et encore, riant de temps à autres à ses blagues douteuses. Elle en disait des conneries. Et toi, tu n'étais pas vraiment du genre bavard et elle le savait, donc elle faisait la conversation à elle toute seule, comme d'habitude. Tu l'écoutais, et tu surveillais aussi la porte, cherchant le moment où Bry viendrait déjeuner. Les minutes passaient, et elle n'arrivait pas. « Mais réponds-moi ! » demanda-t-elle au bout d'un moment. Avalant ta bouchée pour lui répondre, tu faillis t'étouffer. « Mais laisse moi manger bordel ! » Tu toussas, elle te frappa un bon coup dans le dos. Emily rigola et piqua la fourchette de ton voisin pour picorer dans ton assiette. De toute manière, tu n'avais plus trop faim. Quelque chose t'avait coupé l'appétit. C'était pas trop le genre de Bry de sauter un repas. Enfin, des fois elle ne mangeait rien, vous connaissez les femmes et leurs complexes et leurs régimes drastiques. Mais elle venait toujours à la Grande Salle. Tout cela n'était pas normal. Tu soupiras. Elle avait sans doute eu un empêchement de dernière minute, genre un devoir à rendre ? Une idée malsaine s'immisça dans ton esprit. Et si elle était avec Durden ? Te relevant brusquement, tu fis sursauter Emily. « Qu'est-ce qui te prend ? » Au loin, tu vis Stefan en train de boire son verre. Un soupir de soulagement sortit de ta bouche. Bon, au moins elle n'était pas avec ce gros porc. Elle devait être à la bibliothèque. C'est ça, elle devait sans doute travailler. « Rien rien, une crampe. » Emily n'était pas vraiment dupe. « Pauvre débile, arrête de la fliquer, elle est grande. T'as aucun droit sur elle. » Tu lui jetas un regard noir, même si tu savais qu'elle avait raison. Tu répliquas tout de même : « De qui tu parles ? » Voilà, maintenant, tu étais de mauvais poil. Tu savais très bien qu'elle parlait de Bry, parce que de toute manière, il n'y avait qu'elle que tu avais à l'oeil de la sorte. Mais tu n'y pouvais strictement rien, c'était instinctif et viscéral. T'arrivais plus à agir autrement. « Espèce d'abruti. Tu sais qu'un jour, à force de faire ça, tu la perdras vraiment ? » Parfois, tu avais vraiment l'impression qu'Emily arrivait à lire dans tes pensées, et sérieusement, ça te faisait plus que flipper. Oui, elle avait raison, encore. Mais non, tu n'arriverais jamais à ne pas le faire. T'avais besoin d'avoir un minimum de contrôle sur elle. T'avais besoin de t'assurer qu'elle ne sortait pas du rang, qu'elle restait la fille sage qui se maîtrisait sans arrêt que tu avais connu il y avait maintenant trois ans. Tu n'aimais pas la nouvelle Bry. Celle qui sombrait dans les bras d'autres garçons juste pour le sexe. Tu n'aimais pas non les rumeurs qui disaient que parfois elle se droguait. Tu n'aimais pas tout ça. Mais tu n'arrivais pas à le lui dire. Les mots n'arrivaient pas à sortir de ta bouche lorsque tu la voyais. Alors tu te taisais, te disant que c'était peut-être la meilleure des solutions. Et puis, tu avais toujours la crainte qu'elle s'éloigne de toi, qu'elle brise le lien si fort et à la fois si faible qui vous unissait. Alors tu préférais ne rien dire. Était-ce bien ? Était-ce mal ? Tu ne savais plus trop où tu en étais.

Tu te recentras sur ton repas et mangeas le reste de ton dessert en silence. « Tu penses trop Nat', c'est ça ton problème en fait. » Elle se leva, t'embrassa et ajouta : « On se voit plus tard. » Tu bougonneas oui dans ton coin et te frottas les yeux, l'esprit totalement ailleurs. Tu te levas à ton tour quelques secondes plus tard. Ce n'était vraiment pas facile la vie. Vraiment pas. Tu te dirigeas vers la bibliothèque. Nathanaël Crickson, travailler ? Jamais de la vie. Tu voulais juste vérifier que Bry y était bien, par précaution. Ce n'était pas de la surveillance malsaine. Pas du tout. C'était juste... disons... d'accord, c'était de la surveillance malsaine. Tu arpentas les rayons remplis de livres que jamais tu ne lirais de ton plein gré et te rendis dans le coin où ton italienne préférée avait l'habitude de bosser. À la place, tu y trouvas des troisième années plongés dans leurs devoirs. Sérieusement, l'année venait de commencer, ils étaient cinglés ces gens qui révisaient déjà pour les examens de fin d'année. Complètement tarés. Personnellement, tu avais toujours réussi à passer en année supérieure en relisant tes notes la vieille pour le lendemain alors pourquoi travailler plus ? Tu ne voyais pas l'intérêt. Tu ressortis de la bibliothèque penaud. Tu fouillas tout le château dans ses moindres recoins, tu passas en revue tous les endroits qu'elle affectionnait, tu attendis devant sa salle commune, mais aucune trace d'elle. Énervé, tu t'installas sur le rebord d'une fenêtre et regardas la pluie tomber. C'était certain maintenant. Elle était sans doute partie s'envoyer en l'air dans la salle sur demande avec un pauvre con. Serrant les poings, tu tentas de te calmer, mais tu n'y arrivais pas. Tu inspiras, puis expiras. Tu trouvas ça con. Ce n'était pas en faisant ces stupides exercices de relaxation que tu te sentirais mieux. Tu sortis de ton sac quelques antidépresseurs que tu avalas à sec. Il y avait intérêt que ça agisse vite et bien parce que tu étais au bord de la crise de nerfs. Se mettre dans cet état rien que pour une fille... Cela en valait tellement pas la peine... Tu étais conscient que tout ceci était plus que grotesque. Doucement, tu sentis tes épaules se détendre. Ça allait mieux. Tu fermas les yeux, posant ta tête sur la fenêtre froide. Ta respiration se calma. Tu étais sur le point de t'endormir lorsqu'une voix stridente cria : « NATE ! » Tu sursautas. « Putain, Ava, tu m'as foutu la trouille ! » Elle arriva en trombe devant toi, elle courrait. Tu descendis du rebord de la fenêtre, haussant les sourcils. Ava s'arrêta devant toi, essoufflée. « C'est Bry ! » Le sang se vidait de ton visage. « Quoi qu'est-ce qu'il y a ? MAIS PARLE PUTAIN! » Tu ne compris rien d'autres que le mot ''infirmerie''. Tu lâchas Avalon et te précipitas vers le premier étage. Qu'est-ce qui lui était arrivée ? Tu espéras qu'elle n'était pas tombée dans les escaliers. Ou d'un balai, ou tu ne savais pas trop quoi. Bry était quelqu'un qui ne créait pas d'histoires contrairement à toi. Cela ne pouvait-être qu'accidentel. Tu entras à grand fracas dans l'infirmerie et d'un coup d’œil, tu cherchas sa petite tête blonde. Tu ne la voyais pas. Alors tu avanças doucement, craignant à chaque pas de la trouver derrière l'un des rideaux tirés. Tu ouvris l'un d'eux, que tu tiras aussi, refrénant ton envie de vomir. Putain, ce mec là devait avoir la dragoncelle ou quelque chose dans le genre. Ou peut-être était-ce une potion qui avait mal tourné, qu'est-ce que tu en savais... Et puis, tu t'en foutais, tout ce que tu souhaitais, c'était la trouver elle. T'approchant du bureau de l'infirmier, tu la reconnus, allongée sur un lit, et cela te brisa le cœur. Cela te brisa. La gorge sèche, tu t'approchas d'elle et tu t'effondras sur la chaise placée près d'elle. Tu attrapas sa main et l'embrassas dans le cou. Tu te sentais soudainement bien faible. Tu craquas : « Putain, Bry, qu'est-ce que tu as... » T'osais pas la regarder, tu voulais pas voir ses blessures éventuelles. Tu serras sa main si fort que c'en était douloureux.


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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Mer 25 Déc - 13:18

Arrêtons de nous voiler la face
brynaël

Tu n’étais arrivée à l’infirmerie que depuis quelques heures et pourtant, l’impression d’y être depuis des mois rongeait tes nerfs d’aciers. Tu ne te rappelais même plus comment l’on t’avait transporté des cachots jusqu’ici, incapable de bouger alors que seul le nom de ton frère passait la barrière de tes lèvres dans un hurlement incontrôlable comme un appel à l’aide, comme si ta vie en dépendait avant de sombrer dans les limbes. Tu t’étais réveillée en sursaut, comme si l’on t’avait maintenue trop longtemps dans un océan d’encre noir, le souffle court et la peur au ventre. Brusque retour à la réalité. Souvenir encore hardant d’une sorcière tailladant avec délice  ta peau à coup de baguette. La douleur t’irradia subitement le corps, poison qui serpentait dans tes veines allant faire cogner plus durement le palpitant logé au creux de ta poitrine, rendant sa prison de chairs trop étroite pour le contenir. Tu ne pus réprimer un gémissement de douleur alors que la fameuse Dame Blanche accourait à ton chevet, s’empressant de te sermonner et de t’administrer quelques potions. Chaque inspiration, chaque expiration, chaque soulèvement même infime soit-il de ta poitrine te causait une douleur abominable, qui t’aurai arraché un cri strident si tu ne te sentais pas tant assommée par les médicaments qu’on t’avait administré. Tu te sentais prisonnières d’une enveloppe charnelle qui ne t’appartenait plus, pansé dans son ensemble dans des onguents sensés te soigner et dont l’odeur de plantes te donnait à présent la nausée. Il avait tant été touché, ausculté, examiné sans ton accord que tu le sentais souillé, machine diabolique totalement désacralisée sans aucune considération pour ta pudeur.

Dès lors, tu avais subi les visites incessantes des infirmières toutes plus inutiles les uns que les autres, totalement insensibles à tes cris de douleur, de colère, à tes suppliques ou à tes pleurs. L’idée funeste qu’elles se délectaient du châtiment de ton insolence se pressa dans la prison chimérique de tes pensées. Puis tu avais dû patienter, attendre qu’elles s’occupent des autres élèves venus pour des rhumes ou autres maladies de pacotilles. Tu avais dû écouter leurs histoires et leurs interminables explications sans sourciller alors que tu crevais d’envie de leur faire bouffer leurs onguents, potions et pansements, atèles et autre gadget médical. Au bord du gouffre tu avais failli exploser. Les faire taire à coups d’insultes, laisser parler ta colère afin de faire disparaître cette boule dans ta gorge. S’énerver un bon coup pour arrêter d’être sans arrêt sur les nerfs, taraudée par cette peur infernale qui te prenait aux tripes. Aucune des infirmières n’avait toléré que tu puisses observer ton reflet, ni que tu puisses toucher tes blessures. Reflexe idiot que tu avais eu une fois réveillé, tel un amputé essayant de tâter son membre manquant. Pourtant tu sentais les cicatrices que t’avaient infligées Alterman lézarder la peau laiteuse de ton corps, traces disgracieuses altérant ta beauté. Mais, ton visage ? Tes traits éthérés défiant les plus fines estampes étaient-ils ravagés ?  Apporter tes doigts frêles sur la peau de tes joues, une fois la Dame Blanche retournée réveilla la douleur au creux de ton dos et de ton ventre. Et tu compris enfin. Réalisant avec horreur que ce que tu avais voulu effleurer n’était que la partie visible d’un iceberg beaucoup plus dangereux, comprenant pourquoi les infirmières t’avaient refusées de le faire. Tandis que tes doigts fins se posaient sur la peau gondolée et tuméfiée de tes lèvres, tu remontais tremblante vers tes paupières, et Le sentis. L’os de ta pommette, saillant, avait jaillit or de sa cavité normale, et gonflais ta peau d’une manière peu esthétique. « Ne t’inquiète pas pour ton visage. Faire repousser correctement un os est douloureux mais faisable avec un peu de temps. . » L’infirmière posa sur ton chevet une fiole en forme de squelette et tu pus y lire l’inscription ‘poussos’. Une à une, les larmes roulèrent silencieusement sur tes joues à l’idée que ton calvaire était loin d’être terminé. Pourtant, elles n’apaisèrent pas ton chagrin. En réalité, tu songeas qu’une seule chose pouvait te rasséréner désormais. La présence rassurante d’un garçon qui se faisait absent. Tu te rendais compte à présent à quel point tu pouvais avoir besoin de lui, de sa protection. Le savoir à côté de toi signifiait la fin de tes soucis. Il prenait toujours tout en main faisant en sorte que tu n’aies à t’occuper de rien. Nul remède plus efficace que ses bras t’emprisonnant contre lui. Tu t’étais toujours laissée faire, louve apprivoisée et docile, seuls moments ou l’orgueil et la fierté ne tenaient aucune place dans vos relations.

Tu étais finalement tombée dans un sommeil agité de souvenirs encore incandescents. Tu revivais la scène comme une danaïde condamnée à remplir éternellement le tonneau de vin, tandis que dans ton esprit vacillant les visages se mélangeaient. Le parfum de la réalité s’associait sournoisement à tes rêves, remplaçant tantôt le visage de l’enfant que tu avais voulu protéger par celui de Nathanaël ou de ton frère, parfois des deux. Alterman apparaissait dans toute la splendeur de son sadisme et de sa cruauté, toujours plus sanglante, toujours plus imaginative. Mais tu t’interposais toujours entre l’enfant et le sort, sentant ton corps de disloquer comme les doigts effritent du pain rassis en miettes. Ton esprit encore vivace semblait flotter au-dessus de ton corps décrépi, enveloppe charnelle totalement soumise à la volonté de son marionnettiste. Jusqu’à présent tu n’avais jamais reçue de Doloris, élève modèle, enfant parfaite. Pourtant la douleur semblait s’être tellement ancrée jusque dans la moelle de tes os que tu te sentais incapable de l’oublier. Comment les Mangemorts pouvaient-ils y avoir recourt si facilement ? Tu sentais encore chacun de tes membres s’embraser comme si l’on t’avait jeté dans un buché ardant, les craquements désagréables de tes os que tu te sentais incapable de contrôler. Un souffle tiède dans ton cou qui fit battre des paupières, tandis que tes prunelles accueillaient sans comprendre celle d’un certain Gryffondor. Il te fallut quelques secondes pour te resituer, prisonnière de ton propre corps, prisonnière de ces draps aseptiques qui meurtrissaient ta peau au moindre mouvement, tandis que Ses lèvres laissaient une trace imperceptible sur ta peau. « Putain, Bry, qu'est-ce que tu as... » Tu détournais lentement la tête, grimaçant de douleur. Tu ne voulais pas qu’il te voit ainsi. Qu’il déguerpisse devant ta laideur, allant se consoler dans les bras d’une nouvelle peroxydée. Tu te muras dans un silence de plomb durant de longues minutes. Les mots étaient inutiles dans une situation pareille et il n’avait rien à dire. Persuadée que ta voix se briserait sous la force de ton chagrin. Son assassine finit par agripper la tienne si fort qu’il t’arracha un nouveau gémissement de douleur. Tu tentas alors de te redresser, mais te ravisais aussitôt, craignant le nouvel éclair qui accompagnerait le geste. Tu blêmis et sentis le sang quitter ton visage figeant tes traits dans une expression d’effroi total. La douleur dans tes reins commençait à peine s’atténuer. « Excuse-moi… » Articulais-tu  avec difficulté au bout d’un moment. « Je ne voulais pas t’inquiéter ». Tu brûlais te le sentir contre toi, le palpitant soudainement allégé par sa présence. Son attention envers toi atténuait tes maux, et tu te sentis arborer le plus grand sourire que tes lippes blessées te permettaient. Tes prunelles se posèrent sur la fiole de Poussos et tu grimaçais de nouveau, n’ayant pas encore le courage de la prendre. Pourtant, il le faudrait bien si tu voulais de nouveau parader dans les couloirs du château. « Tu sais, jusqu’ici j’ignorais que ce cela faisait mais, être un laideron est suffisamment déplaisant comme cela, alors évite de me regarder ainsi. » Tu déglutis avec peine, réprimant une nouvelle grimace, te rappelant ainsi que chaque mot t'infligeait une nouvelle souffrance. Tu prenais alors conscience d’une chose pour la première fois depuis que tu t’étais retrouvée allongée à l’infirmerie. « Tu crois qu’ils vont donner mon poste de Préfète à D’Alvarez ? » Soucieuse, tu tentas de te relever une seconde fois mais fut arrêtée par le regard meurtrier que t’adressa l’infirmière du bout de la pièce. Tu tentais de Lui montrer que tu n’étais pas cette héritière en sucre, pourtant tu sentais seconde après seconde ton masque de fer fondre devant la douleur qui t’irradiait de part en part, comme pour provoquer une réaction extérieure, te sectionner avec un sadisme démesuré. De nouveau, les larmes affluaient en nombre à la barrière de tes paupières tandis que tu luttais contre toi-même pour ne pas les laisser ruisseler devant le Gryffondor. Tu savais pourtant qu’il n’était pas dupe de tes minables tentatives d’esquive. Elles ne trompaient personnes, et surtout pas lui.
 
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You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Dim 12 Jan - 13:25

Chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
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T'avais les larmes aux yeux. Putain, qu'est-ce que tu te sentais mal. Le mal de ventre, le mal de crâne, et mal au cœur. Tout. La totale. La gorge serrée, les paupières fermées, tu n'osais plus dire un seul mot. Un seul mot pourrait réussir à te faire fléchir. Tes jambes étaient si molles qu'heureusement que tu étais assis sur cette chaise, sinon, ça ferait bien longtemps que tu serais par terre, effondré, atrophié, blessé. Pourtant, à toi, on ne t'avait rien fait. Mais c'était tout comme, du pareil au même. On avait blessé celle qui comptait le plus à tes yeux, celle qui réchauffait ton cœur et qui illuminait ta vie. Qu'importe qu'elle en soit consciente, que tu le sois toi-même, parce que cela n'avait guère d'importance.  La voir là, dans cet état, affaiblie, allongée comme sur un lit de mort, c'était un bien triste spectacle auquel tu te serais bien gardé d'assister. Tu ne comprenais pas comment elle avait pu en arriver là, et en réalité, tu n'étais pas certain de vouloir le savoir. Tu restais affalé sur ta chaise, la tête enfouie dans le cou de ta belle, et tu te taisais. Les mots n'avaient aucun intérêt pour le moment parce que tu n'aurais pas réussi à les entendre. Tu était faible putain. Tu te sentais faible. Mais tu t'en foutais. Tu ravalais ta fierté et ton orgueil pour le moment parce que oui, un seul sentiment traversait tout ton être, et le brûlait de son insuffisance, la peur. La peur. C'était une émotion franchement désagréable qui t'envahissait depuis qu'on t'avait appris où Bry se trouvait, et pour être honnête, cela faisait longtemps que tu ne l'avais pas ressentie. Si longtemps qu'à vrai dire, tu n'arrivais pas à te souvenir de la dernière fois où tu avais éprouvé la moindre petite once d’inquiétude, de panique ou même d'anxiété envers quelqu'un. Mais là, c'était différent. On avait touché à ton italienne, au soleil de ta vie, aux songes de tes nuits. Et tu n'aurais jamais cru que cela puisse t'affecter à ce point. Tu étais quelqu'un de solitaire, c'est vrai. Ou du moins qui faisait croire au monde que tu n'avais besoin de personne pour survivre. Mais c'était faux. Tu avais besoin d'elle. Que d'elle. Désespérément.

Tu continuais à broyer sa main avec la force du condamné, comme si on allait bientôt te passer la corde au cou et que tu la voyais pour la dernière fois. Jamais tu n'avais mis autant d'ardeur à tenter de lui montrer à quel point tu l'aimais. Oui, tu t'en rendais compte aujourd'hui, tu tenais à elle. Ta réaction excessive te le montrait bien, mais tu ne voulais pas te l'avouer. Dire à voix haute qu'elle comptait, c'était prendre le risque de la perdre. Chaque personne que tu t'autorisais à aimer risquait un jour de se détourner de toi, de partir, de mourir peut-être même. Comme ta mère. Tu l'aimais d'un amour inconditionnel. Tu l'aimais et elle n'avait pas hésité à te délaisser pendant des semaines, puis, à t'abandonner en se donnant la mort non ? Et toi, tu n'étais qu'un enfant. Comment un enfant survit à cela ? Comment un gosse de cinq survit au décès prématuré de sa mère ? Comment un gamin de huit ans survit en apprenant que sa mère s'est suicidée ? Comment t'aurais pu t'en remettre ? Comment t'aurais pu vivre avec ? Comment t'aurais pu, comment t'aurais pu. Tu ne pouvais pas. Il y avait toujours cette petite voix dans ta tête qui te disait que c'était de ta faute. Il y aura toujours cette petite voix. Parce qu'encore aujourd'hui, c'est elle qui te souffle que tu n'étais pas assez bien, jamais assez bien pour elle. Que tu n'arrivais pas à la cheville de Julian, lui qui était si parfait. Que tu étais indigne d'elle et de sa présence. Cette petite voix dans ta tête, qui te répétait sans arrêt tout cela, c'était ta mauvaise conscience. Tu parlais d'elle au passé, tu croyais tout cela oublié, balayé par le vent des lamentations, alors qu'en réalité, elle ne t'avait jamais vraiment quitté.

Lentement, tu ouvris les yeux. La lumière t'éblouit tellement que tu passas ta main devant tes prunelles, pour ne pas te brûler les yeux. Puis, tu levas ton regard vers elle. Doucement, craignant de découvrir à chaque seconde de plus la gravité de ses blessures, les maux qui la rongeaient, la souffrance qu'elle ressentait. Elle détourna la tête, une grimace de douleur sur le visage. Tes traits se tirèrent, tant tu n'aimais pas la voir dans cet état. Tu refermas les yeux, parce que ça faisait trop mal. Tu pouvais pas. T'en étais pas capable. Un frisson te parcourut et tu n'arrivas pas à le refréner. Tu inspiras doucement, tentant de calmer ton cœur qui battait à la chamade, et qui ne semblait guère décider à se calmer. Tu expiras. Reposant avec douceur ta tête dans le cou de Bry pour ne pas lui faire mal, tu te sentis un peu mieux. Sa chaleur te rassurait, et te montrait qu'elle était bien là. Vivante. « Chut. » murmuras-tu alors qu'elle n'avait rien dit. T'avais besoin de silence. T'avais besoin de ça. Peut-être même plus qu'elle-même. Elle n'avait sans doute aucune envie de raconter ce qui venait de lui arriver, et toi, tu voulais reculer l'échéance le plus possible. Elle aussi, puisqu'elle se tut. Bry qui se taisait, c'était exceptionnel. Tu sentis qu'elle tentait de se redresser, alors tu te détachas d'elle. Et soudainement, la réalité prit le dessus. Son visage tuméfié, sa peau tirailléE, ce gonflement inhabituel qui te donna un haut de cœur lorsque tu compris pourquoi cette parcelle de son visage était aussi distendue. L'os et les marques défiguraient sa beauté naturelle, et pourtant, tu ne la trouvas que plus belle. Belle dans la douleur, belle dans la souffrance, et tu ne compris pas pourquoi c'était ces mots qui revenaient dans ta tête, mais qu'importait. Elle était belle pour toi. Les blessures n'avaient aucun affect sur toi puisqu'elle aurait pu avoir la tête d'un scrout à pétard tu l'aurais tout de même trouvé belle. Comme un boomerang en pleine vitesse, tu compris que ce n'était pas elle que tu trouvais belle, mais son soi intérieur, son âme peut-être. Tu la dévisageais tellement lourdement que cela en devenait très impoli, mais tu t'en fichais. « Excuse-moi… »   murmura-t-elle, sur le ton de l'agonie. Tu secouas la tête. « T'as pas à le faire, chut, ça va aller... » Sa main chaude toujours contre la tienne, tu te sentais un peu mieux, même si tu ne paraissais pas très vaillant vu de l'extérieur. Le regard morne, presque vide, tu scrutas brusquement un point au loin de l'infirmerie, sourd à toutes les pensées contradictoires et négatives qui t'envahissaient. Tu ne voulais plus penser au pire. Elle était là. Elle souffrait. Mais elle était là. Et tu étais là à ses côtés. Tentant de te rassurer, tu te disais que tout aller bien aller. « Je ne voulais pas t’inquiéter. ». Tu dodelinas de la tête. Tu n'étais pas d'accord. Pas d'accord du tout. « Et tu crois que je fais quoi là au juste ? C'est loupé. » Ouais, t'étais fou d'inquiétude, il fallait l'avouer. Tu la regardas sourire doucement, avec difficulté, et cela t'arracha une grimace. Tu avais l'impression de ressentir sa douleur. Non, finalement, ce n'était pas qu'une impression. Tu ressentais le mal qui la rongeait au plus profond de ton être et cela te faisait du bien, de partager sa douleur, comme si le fait de ressentir ce qu'elle ressentait aller la soulager elle. Raisonnement stupide, fabulations excentriques. « Tu sais, jusqu’ici j’ignorais que ce cela faisait mais, être un laideron est suffisamment déplaisant comme cela, alors évite de me regarder ainsi. » Un rire nerveux traversa tes lèvres et tu murmuras : « Alors là je te retrouve. » Tu lui souris doucement, passant tranquillement ta main dans ses longs cheveux, replaçant une mèche blonde derrière l'une de ses oreilles. « T'inquiète, j'suis assez beau pour nous deux. Quand on est ensemble, les gens ne regardent que moi, donc c'est bon, t'as pas à t'en faire pour ça. Et puis, t'es pas si belle, tu sais. » Ironie du sort, te complimenter toi-même n'arrivait pas à desserrer le nœud qui s'était formé dans ton ventre et qui malgré tout, ne semblait pas vouloir se dénouer. « Tu crois qu’ils vont donner mon poste de Préfète à D’Alvarez ? » Son air soucieux te déboussola durant quelques secondes, mais tu te repris rapidement : « Cette grosse débile espagnole, tu rigoles, aucun danger. Voldy préférera crever que de laisser une ravagée du cerveau comme elle porter un insigne. Et puis, vu les rumeurs dégueulasses qui trainent sur cette débilos, aucun risque, t'en fais donc pas pour ça... » Soupirant doucement, tu relevas la tête vers elle en lui feignant un sourire. Un sourire faux et hypocrite, comme ceux qui voulaient faire croire que tout allait bien. Mais rien n'allait bien, il ne fallait pas se voiler la face. La situation était critique. Tu sentis tout à coup que toute la tension accumulée en toi des deux dernières minutes allait resurgir et tu la refrénas brutalement. Soufflant fortement, tu te rapprochas un peu d'elle, et recherchas son contact. Tu attrapas sa deuxième main, et la porta doucement à tes lèvres. Cela n'allait pas le faire. Tu te sentis capituler lorsque ta tête se posa lourdement sur le matelas. Serrant avec une force sans égal les doigts de l'italienne, cherchant encore un moyen d'arrêter la vague de sentiments qui déferlait en toi, tu abdiquas. Les larmes coulèrent avec une vulgarité déconcertante sur tes joues, et tu aurais voulu te cacher, qu'elle ne te voie pas dans cet état pitoyable, mais t'y arrivais pas. Tu n'aurais pu la quitter une seule seconde de plus. Jamais plus tu ne le ferais. Tu ne permettrais pas qu'une telle situation se reproduise. Ne contrôlant plus les soubresauts qui faisaient trembler ton corps, tu te laissas aller. Tant pis. Pour une fois, pour une seule fois, tu ne seras pas fort. Pour une fois, tu laisseras tes émotions prendre le dessus. Rien qu'une fois. Une seule fois. La gorge serrée, tu n'avais rien à dire, tant que les perles salées continuaient de déferler à une vitesse incroyable sur tes joues. Dans tes souvenirs, t'avais jamais du pleurer devant elle, ni devant qui que ce soit d'ailleurs. Enfin si, devant Emily, mais tu étais malade, donc pas dans ton état normal, donc tu n'étais pas vraiment toi-même. Là, tu étais toi, et tu n'arrivais pas à te calmer. Il n'y avait qu'une seule chose qui le pouvait en réalité. Il releva la tête doucement, fixant le mur, et s'installa sur le lit à ses côtés. La prenant dans tes bras avec une délicatesse que tu ne te connaissais pas avec les femmes, tu plongeas de nouveau ta tête dans son cou, dans ses cheveux, humant son odeur délicieuse mêlée à celle répugnante des onguents. « Putain... » chuchotas-tu, plus pour toi même que pour elle. « Tu peux pas savoir à quel point j'ai eu peur... » Tu voulais continuer, mais t'y arrivais pas. « Jee... je... » Perdant les mots, tu gardas le silence. « J'suis tellement désolé, tellement désolé... » Tu lâchas : « Tout ça c'est de ma faute. J'm'en veux tellement... » Tu n'aurais jamais du la laisser seule.

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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Dim 9 Fév - 10:49

Arrêtons de nous voiler la face
brynaël

T’excuser. C’est tout ce que tu pouvais faire tant sa mine soucieuse te déchirait le cœur, autant qu’elle te confortait dans l’idée qu’il tenait à toi. Tout ceci, cette situation résultait entièrement de ta propre faute, parce que tu avais agi de manière totalement irréfléchie et inconsidérée. Finalement peut être méritais tu ce qui t’arrivait. « Alors là je te retrouve. T'inquiète, j'suis assez beau pour nous deux. Quand on est ensemble, les gens ne regardent que moi, donc c'est bon, t'as pas à t'en faire pour ça. Et puis, t'es pas si belle, tu sais. » Tu sentis à cet instant précis un rire cristallin secouer ta poitrine, réveillant par la même la douleur sournoise qui s’insinua le long de tes entrailles, jusque dans ton échine. Tes doigts frêles s’accrochèrent furieusement aux draps aseptiques tandis que tu tentais de te calmer. Chaque soubresaut même infime de ta poitrine te donnait l’impression de milles aiguilles enfoncée dans ta peau laiteuse avec une barbarie démesurée. Lui ne changeait pas en tout cas. Il vint remettre convenablement quelques boucles blondes qui tombaient sur ton regard azur, avec douceur. Il trouvait toujours le moyen de te faire rire par cette sorte de suffisance et d’insouciance qui le caractérisaient tant, même dans les pires moments. « Stronzo… » Laissais-tu échapper, un vague sourire aux lèvres alors que l’envie de lui donner une tapette te saisissait furieusement. Toutefois tu la réprimas avec force, craignant l’éclair de douleur qui accompagnerait ton geste. Bien sûr que si, tu étais belle. Les plus fines estampes faisaient pâle figure à côté de ton visage autrefois sculptural et à présent déformé par les cicatrices. Il le savait et tu l’avais toujours vu dans ses prunelles claires. Tu réalisais pourtant que même si le physique était là, c’était lui qui lui redonnait sa véritable beauté. Cette beauté resplendissante irradiait seulement lorsqu’il se trouvait à tes côtés, à la manière d’un astre qui s’illuminait dans le ciel pour une courte traversée avant de s’éteindre dans la noirceur. Tu avais connu cette noirceur pendant ces longs mois d’absence. Plus jamais, tu ne revivrais cela. Ô grand jamais, c’était une promesse.

Son assassine embastillant fermement la tienne comme soudées par un lien indicible, tu sentais ton enveloppe charnelle s’apaiser peu à peu, absoute de tous ses maux. Il avait toujours eu cette sorte de don sur toi. Sa nature calme atténuait les braises du palpitant logé au creux de ta poitrine. Tu avais eu le loisir d’y songer toute la journée durant les quelques heures de lucidité que te laissaient les médicaments, avant de divaguer de nouveau ou de perdre toute notion de temps. Assez pour constater que son absence te marquait au fer rouge, que ses baisers que tu ne t’expliquais pas creusaient en toi un vide si considérable et pourtant ravivait une attirance obscène que tu ne t’expliquais pas non plus. Évasive ou peut être un brin naïve. Tu ressassais sans cesse le souvenir de ces baisers volés, pensées dont les contours restaient parfois flous, cause directe de tes états d’ébriété. Écartelée entre ta raison vacillante et tes lubies, tu avais presque fini par y prendre gout, parce que cela sonnait comme un nouveau jeu. Tu feignais même de ne plus t’en souvenir devant lui, peut-être par peur qu’il s’arrête. Actrice de pacotille. Tu te complaisais dans cet idiot mensonge, sans trop te poser de questions. Mais il finissait toujours par revenir, sans crier gare. Un baiser sensuel sur ta nuque dégagée. Un baiser fiévreux échangé derrière une colonne, à l’abri des regards. Il cherchait le contact grisant de tes lèvres vermeilles dès que l’infâme mixture alcoolisée brulait dans ses veines, et tu le laissais faire sans trop savoir ce que cela signifiait pour vous. Tu jouais à la gamine capricieuse dès qu’il fréquentait une nouvelle fille, jalousie sous-jacente à peine masquée, partagée entre des bribes de résistances aux liens étranges qui se tissaient entre vous et l’envie qu’il ne soit qu’à toi. Pourtant tu combattais toujours cette idée qu’il était plus qu’un frère pour toi. Chagrin et remords, tu craignais qu’il ne s’en aille pour de bon une fois ton attirance avouée, comme il l’avait fait quelques mois plus tôt. Pire encore, tu avais conscience au plus profond de toi qu’une relation plus poussée serait inenvisageable. S’il t’avait toujours donné toute la lumière de son amour fraternel, tu le savais aussi capable du pire. Tu ne te faisais guère d’illusions sur le fait qu’il ne puisse pas rester avec la même fille plus d’une semaine, et cela ne changerait certainement pas pour toi. Cette soudaine détresse s’empara du palpitant logé au creux de ta poitrine, et tu resserras inconsciemment ton étreinte sur sa main. Il tenta d’ailleurs de te réconforter au sujet de ton poste de préfète, ce qui te tira un sourire contrit. « Cette grosse débile espagnole, tu rigoles, aucun danger. Voldy préférera crever que de laisser une ravagée du cerveau comme elle porter un insigne. Et puis, vu les rumeurs dégueulasses qui trainent sur cette débilos, aucun risque, t'en fais donc pas pour ça... » Les rumeurs dégueulasses ? Tu n’en avais pas entendu parler. Étrange d’ailleurs, car en général tu étais toujours la première au courant, notamment lorsqu’il s’agissait d’utiliser des informations contre d’Alvarez junior. Au moins tes plaintes à son encontre ne tombaient dans l’oreille d’un sourd lorsque tu te confiais à Nathanaël. Il l’a détestait presque autant que toi pour une raison qui t’était inconnue. Cela avait au moins le mérite de te changer de l’attitude de Kenneth,  qui prenait toujours la défense de cette sainte –qui, au passage, n’en était pas une. « J’espère… Je me vois mal revenir dans le commun des mortels. » Articulais-tu, plissant les yeux sous la douleur devant les effets d’un médicament qui se faisaient attendre. Les cicatrices qui zébraient ton enveloppe charnelle t’élançaient, douce brulure te rappelant ta situation de prisonnière. Tu étouffais dans cette salle imprégnée de cette couleur neutre et sans goût que tu détestais depuis ton arrivée, et même l’asphalte du plafond te paraissait oppressant. Tu laissais tes sphères céruléennes dériver vers la fenêtre hors de portée, contemplant la poignée salvatrice que l’infirmière avait refusé d’ouvrir, avant de poser tes yeux sur le Gryffondor. Sa drôle d’expression enserra ta gorge dans un étau meurtrier, et tu luttas pour déglutir alors qu’il enfonçait son visage dans les draps. Tu aurais presque pu sentir les soubresauts de son corps, comme s’ils avaient été les tiens. Comme pris au beau milieu d’une tempête de neige ravageant tout sur son passage. Tu ne comprenais plus ce qui se passait, dans quoi vous veniez de basculer, ni sa réaction. « Nate.. ? » Ce ne fut qu’un murmure à peine audible, nerveux, avant de te rendre compte qu’il venait littéralement d’éclater en sanglots. La tristesse et l’incompréhension virent alors ronger ton épiderme jusqu’à ne laisser que des miettes du palpitant logé au creux de ta poitrine, que tu sentais saigner pour lui. Ses larmes traitresses te prenaient de court et lacéraient ton abdomen comme Alterman aurait pu s’évertuer à le faire avec sa baguette.  « Putain...Tu peux pas savoir à quel point j'ai eu peur... J'suis tellement désolé, tellement désolé... » Lâcha-t-il en relevant la tête vers toi. Il vint s’installer à tes côtés, replaçant soigneusement les coussins censés maintenir ta nuque endolorie, avant de t’entourer de ses bras protecteurs et de glisser ses nacres dans tes boucles blondes. Sa chaleur tempéra immédiatement ton corps ankylosé. « Tout ça c'est de ma faute. J'm'en veux tellement... » Il n’y avait pas de rancœur dans sa voix, tu percevais seulement une honteuse culpabilité. Il avait toujours eu cette désagréable manie de vouloir porter tout le malheur du monde sur ses épaules, même quand le malheur en question ne dépendait pas de lui.  Il prenait toujours cet air détaché et indifférent, pourtant tu savais que malgré cette image qu’il s’était forgé, il était beaucoup plus sensible que ce qu’il voulait bien admettre. Tu relevais la tête vers lui, plongeant par la même ton nez froid dans son cou. « Bien sûr que non, ne soit pas bête. C’est entièrement de ma faute. J’ai… Je ne sais pas, je n’ai pas réfléchie. Je me suis simplement interposée entre Alterman et le première année qu’elle malmenait, parce que pour moi c’était la chose à faire ». A l’instant même où les mots sortirent de tes nacres, des bribes de souvenirs surgirent dans ton esprit, faisant courir des frissons sur ta peau laiteuse et réveillant l’angoisse au creux de tes entrailles, comme si la Vénéneuse allait surgir d’un moment à l’autre pour t’infliger de nouvelles tortures. Toute notion de courage semblait s’être envolée devant la réalité palpable de la souffrance.

Peu à peu, tu sentais ton corps blotti et au chaud contre celui du Gryffondor se relâcher, et tes paupières s’alourdir. Le sommeil te guettait, effet direct des médicaments que l’on t’avait administré quelques heures plus tôt. Ton esprit divaguait entre la réalité et le rêve, et tes efforts pour garder les yeux ouverts s’avérèrent nuls. L’odeur enivrante de Nathanaël enveloppait tous tes sens et cette soudaine chaleur te faisait tourner la tête. Tu ne discernais plus ses mots, ses paroles sonnant comme une douce berceuse à tes oreilles. Poupée somnambule n’ayant plus aucun lien avec la réalité. Ses doigts frêles caressaient tes cheveux, jouant avec tes mèches blondes, allant parfois taquiner le bout de ton nez pour te faire réagir. « Nate ? » fis-tu un moment, gardant les yeux clos. « Tu peux rester un peu cette nuit ? » Succube jouant à l’enfant pour obtenir les faveurs de celui qu’elle voulait voir rester près d’elle. Tu n’aurais pas supporté l’idée qu’il te laisse dépérir dans ces draps aseptiques avec les vénéneuses qui te servaient d’infirmières pour aller se plonger dans ceux d’une de ses conquêtes du moment. « De toute façon, je suis plus intéressante que tes conquêtes. C’est pour ça que tu m’embrasses tout le temps ». Indigente parfaitement ignorante de la bombe qu’elle venait de lâcher. Les mots sortaient de tes nacres sans que tu ne puisses véritablement les contrôler. Ils te venaient tels que tu pouvais les penser, sans forme, ni tact. D’ailleurs tu n’avais même pas réellement conscience de leur portée, oscillant entre le rêve et le concret. Tu ne Le sentis pas non plus se tendre à côté de toi, prête à plonger dans un profond sommeil. « Ne t’inquiète pas Nate… » Murmurais-tu dans un soupire à peine audible « Je ne leur dirai pas, c’est notre petit secret ». Il y a des vérités qui doivent parfois rester cachées, mais cela, tu l’apprendrais à tes dépends.
 
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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Lun 17 Fév - 12:18

Chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
Nathanaël & Bryonia ∞ Brynaël


Elle rit, tu souris. Entendre son rire cristallin te mettait du baume au cœur. Tu te sentais tellement mal, comme si toute la douleur qu'elle ressentait te traverser le corps et l'âme. Tu avais la nette impression qu'on te broyait de l'intérieur, que tu n'avais jamais connu pareille souffrance et que rien ne pouvait faire taire le désagréable sentiment de culpabilité qui t'envahissait depuis que tu étais entré dans la pièce. Tu n'étais qu'un garçon stupide. Tu n'étais qu'un idiot. Un idiot qui laisse sa meilleure amie se faire dégommer sans rien faire. Tu n'étais rien d'autres qu'une merde. Tu n'étais rien, tu n'étais pas à la hauteur, comme toujours. Tu ne l'avais pas été pour ta mère, tu ne l'étais pas non plus pour Bry. Tu n'étais rien d'autres qu'un enfant paumé, totalement largué entre les sentiments que tu pouvais bien éprouvé et la douleur que Bry pouvait bien ressentir. Tu avais mal pour elle, tu souffrais pour elle et à sa place. Ton cœur n'était que des lamelles de chair qu'on a bien voulu lacérer violemment à coup de couteau. Il avait beaucoup de mal à battre. À cet instant, il allait bien trop vite, l'angoisse te tenait abruptement, et tu le sentais tambouriner dans ta poitrine. Tu avais besoin de comprendre, comprendre pourquoi on lui avait fait du mal, quelle était la raison de tout cela, pourquoi on avait touché à la personne que tu aimais le plus au monde, à la personne que tu chérissait le plus, à la personne qui te faisait le plus souffrir. Car oui, Bryonia te faisait du mal à chaque fois qu'elle t'adressait la parole, à chaque fois qu'elle te souriait, à chaque fois qu'elle attrapait ton bras pour que tu l'accompagnes où elle souhaitait se rendre, à chaque fois qu'elle te regardait avec ses yeux bleus céruléens dans lesquels tu te perdais aussi facilement que c'était possible, à chaque fois que tu l'embrassais. Certes, cette dernière composante n'était pas de son ressort mais du tien. Tu étais fautif, mais tu n'arrivais pas à t'en sentir coupable. Tu aimais tellement le goût de ses lèvres et même si tu assimilais cela à un jeu, lorsque tu le faisais, cela te faisait autant de mal que de bien. Pour l'instant néanmoins, tu secouais la tête, chassant ses pensées de ton esprit. Tu n'avais pas à tergiverser là-dessus car tu devais penser à elle, rien qu'à elle. Tu te collas un peu plus contre elle, cherchant ardemment son contact. Tu posas doucement tes lèvres sur ses clavicules chaudes, puis sur ses cheveux, et sur ses joues, évitant à tout prix les parties endolories de son visage et de son corps. Tu te sentais un peu mieux depuis que tu te trouvais à ses côtés. Bry, c'était comme un médicament à tous tes maux. Tu te sentais mal ? Elle te calmait instantanément. Tu n'étais pas en forme ? Ses bras réconfortants te faisaient tout oublier. Et aujourd'hui, c'était à ton tour de tout faire pour qu'elle aille mieux, pour que ta présence l'aide un peu à oublier la douleur et la souffrance qui l'assaillaient. Tu te redressas un peu, cherchant le contact de ses yeux, mais elle enfouit sa tête dans ton cou, et tu caresses doucement son bras, effleurement méthodique qui se voulait rassurant, comme la promesse que tout allait s'arranger, que tout allait aller mieux. Tu n'osais plus bouger, de peur de lui faire mal, alors tu ne disais plus rien, tu ne faisais plus aucun geste, tu attendais simplement. Les mots te semblaient tellement inutiles à cet instant précis. Pourtant, ton italienne interrompit le silence qui s'était installé en racontant : « Bien sûr que non, ne soit pas bête. C’est entièrement de ma faute. J’ai… Je ne sais pas, je n’ai pas réfléchie. Je me suis simplement interposée entre Alterman et le première année qu’elle malmenait, parce que pour moi c’était la chose à faire. »

Tu ouvris la bouche, pour la refermer juste après. Alterman, putain, tu la haïssais tellement. Qu'elle s'en prenne à toi était une chose, mais qu'elle s'en prenne à ton soleil, à ta belle, à ta jolie blonde, en était une autre. Trop souvent Alterman te donnait des doloris en plein cours sans que cela ne te fasse rien du tout. On ne pouvait pas dire que tu y étais habitué, c'était faux, on ne s'habituait jamais à ses choses là. Mais elle pouvait te faire mal physiquement autant qu'elle le souhaitait, la douleur du corps ne dépasserait jamais la douleur de l'âme. « Interviens jamais lorsqu'un prof donne une correction Bry, c'est la base ici. Qu'est-ce qu'il t'a prit de faire ça... » Tu lui en voulais de s'être exposée inutilement. À cause de sa bêtise, elle se retrouvait allongée sur un foutu lit d'hôpital, attendant que les blessures infligées guérissent. « Tu savais que ça finirait comme ça... Fais plus jamais ça Bry, plus jamais... » Alterman. Mais quel b$*&(-' ! Tu sentis le corps de ton amie se tendre tout contre toi, alors tu accentuas la pression de tes frictions. Elle devait sans aucun doute se remémorer l'épisode douloureux dans sa tête. « Chuuut. N'y pense plus. Je suis là, ça va aller. » tentas-tu de dire, pour la rassurer. Mais tu n'avais jamais vraiment été doué pour ça, mais tu faisais ce que tu pouvais. Cela n'avait rien d'évident. Tu soupiras doucement, caressant avec finesse sa chevelure. Tu sentis qu'elle s'abandonnait lorsque le poids de tout son corps se blottit contre le tien. Tu voulus croiser son regard, mais ses paupières étaient closes. Elle semblait tellement fatiguée. Les médicaments sans doute, et puis, elle venait de passer un moment difficile, c'était l'après coup. Tu te tus. Il fallait qu'elle se repose. Tu fermas les yeux à ton tour. Et tu n'entendais plus rien, si ce n'était les battements de son cœur qui tambourinait tout contre ta poitrine. « Nate ? » Tu chuchotas : « Quoi ? » Elle demanda : « Tu peux rester un peu cette nuit ? » Tu souris bêtement. « Bien sûr, t'inquiète pas. Je reste avec toi. Dors. » lui suggéras-tu. T'avais de toute manière décidé dès la minute où tu avais franchi la porte de l'infirmerie que tu passeras ta nuit près d'elle. Mais chut, il ne fallait pas le dire. «Je te protège. » Promesse ridicule. Tu espérais simplement que tu n'allais pas te faire virer par l'infirmière. Ils étaient tellement cons ceux-là aussi... Il fallait mieux ne pas trop faire de bruit et se faire discret, pour pouvoir rester à ses côtés le plus longtemps possible. Sa voix se faisait plus endormie, mais elle ajouta :  « De toute façon, je suis plus intéressante que tes conquêtes.» Bry avait beau dire cela sur le ton de la plaisanterie (ou pas d'ailleurs, le gryffondor ne s'avait plus trop), c'était la vérité. Les autres, Nate s'en fichait comme de sa dernière chaussette. C'était avec elle qu'il avait envie d'être, comme à chaque fois. Ces conquêtes, comme elle les appelait, n'avaient aucune importance. Nathanaël les avait oublié. De toute manière, dès que Bry l'appelait, même si elle le faisait de manière consciente ou pas, il rappliquait. Il devenait vraiment cinglé lorsqu'on parlait d'elle. « Tellement plus intéressante. Je m'en fous des autres là, n'en parle pas s'il te plait. On s'en fout. JE m'en fous. » Il venait à peine de dire cela que la jeune poufsouffle déclara : « C’est pour ça que tu m’embrasses tout le temps. » Tu te tendis brusquement. Qu'est-ce qu'il lui prenait de te dire ça ? La gorge sèche et le regard soudainement au plafond, tu ne savais plus trop quoi répondre à ça. Tu n'avais qu'une explication à ses mots : les médicaments qu'elle avait ingéré lui faisaient perdre la tête. Ou bien alors ils lui faisaient dire exactement ce qu'elle pensait ? « Ne t’inquiète pas Nate…Je ne leur dirai pas, c’est notre petit secret. » Tu demandas ironiquement : « Promis ? » Puis, sans pouvoir t'en empêcher, tu te penchas vers elle et déposas un chaste baiser sur ses lèvres, glissant doucement ta main sous ses vêtements pour caresser son ventre plat, ses hanches délicates. « C'est que tes lèvres sont plus douces. » Tu mentis. Ça n'avait rien à voir. Rien à voir. Tu ignorais ce qui avait changé depuis la toute première fois où vous étiez embrassés. Tu te souvenais de la première fois où vous aviez échangé un baiser, cette fois qui avait scellé votre destin. Tu te souvenais des mois passés sans elle, comment ça avait été dur. Et pourtant, tu ne comprenais pas pourquoi ce baiser avait modifié à ce point votre relation. Des filles, tu en avais embrassé des dizaines et des dizaines, et pourtant, rien ne t'avait autant chamboulé que les lèvres de ton italienne. Tu étais perdu entre les sentiments que tu éprouvais à son égard, et ton amitié pour elle que tu ne voulais pas perdre. « Tu aimes ça toi aussi non ? Sinon tu me le dirais nan ? Tu me laisseras pas faire dans le cas contraire, alors tais-toi un peu. » Quelle bêtise de poser cette question. Et te voilà encore plus troublé et encore plus perdu. « Et dors, faut que tu te reposes. » Ordonnas-tu. Mais tu te doutais qu'elle ne t'écouterait pas, elle ne t'écoutait jamais de toute manière. Tu regardas son visage atrophié et meurtri par Alterman et malgré tout, tu n'arrivais pas à la trouver laide. C'était la plus belle femme du monde, et tu venais seulement de t'en rendre compte. Et puis, il y avait autre chose. Tu sentais ton cœur battre à la chamade, et tu étais attiré inébranlablement par ses lèvres rose vermeille. Tu ne tardas pas d'ailleurs à te pencher de nouveau vers elle, et contrairement à tout à l'heure, tu prolongeas doucement le baiser. Tu craignais toujours qu'elle ne se casse en dix milles morceaux si tu la touchais de nouveau. Pourtant, tu n'arrivais pas à te détacher d'elle. Son contact t'apaisait alors que c'était elle qui avait besoin. Tu murmuras à son oreille : « J'ai trop besoin de toi Bry, me fais plus jamais ça, je supporterai pas. » Franchement, de ta part, c'était presque une déclaration d'amour. Presque. Tu n'étais pas amoureux. Non, tu n'étais pas amoureux, n'est-ce pas ? Cela ne ressemblait pas à de l'amour. Tu le savais parce que... parce que... parce que. Une fois de plus, tu capturas ses lèvres. Tu n'écoutais plus trop ta raison, tu t'en fichais, tu ne pensais qu'à l'instant présent. Et tu avais envie de l'embrasser, alors tu le faisais, c'était clair. Pourquoi se prendre la tête sérieusement ? Tu déposas ensuite doucement ta bouche sur son cou, sur ses épaules, sur ses doigts toujours mêlés aux tiens, et tu te sentais bien. L'angoisse de tout à l'heure s'était évanouie, les pleurs avaient cessés, tu allais mieux. Tu étais avec elle. Tu te posais dix milles questions. Des pensées mauvaises commençaient à germer dans ton esprit, et tu ne savais plus trop où tu en étais. Il fallait que tu saches ce qu'elle pensait de toi. Ce qu'elle pensait de toi vraiment. Juste pour savoir. « Dis, tu me trouves beau ? » Ce n'était pas une question anodine. Tu t'en fichais de la réponse car tu savais bien sûr que tu étais le plus beau, le plus magnifique de tout Poudlard. Cette question, c'était juste un moyen de savoir si elle était vraiment shootée. « Qu'Est-ce que tu ferais sans moi ? Avoue que tu m'aimes Bry, t'inquiète, je le dirai à personne, ça sera notre petit secret. » tu chuchotes, reprenant ses propres propos. T'en avais marre de l'ambiguïté qui existait entre vous deux. Tu avais beau questionner les gens autour de toi, tu n'avais pas obtenu de réponse claire et précise. Tu n'arrivais pas à discerner le vrai du faux. Comptais-tu réellement pour elle autant qu'elle comptais pour toi ? Tu avais vraiment besoin de savoir. « Allez, dis. Après je te laisse dormir, promis. »

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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Sam 29 Mar - 3:37

Le temps des cerises est mort
Non pas sur la bouche même si c'est louche puisque ma languea le goût de ta vertu, de ton honneur perdu. Non pas sur les lèvres même si j'en rêve, même si je tremble... Et bien que mon cœur soit nu, mon âme est revêtue de pudeur et d'impudence sans te faire offense, mieux ne vaut pas tenter sa chance. Rien ne dure au-dessus de la ceinture. Je te mordrai c'est promis, tous les coups sont permis. Non, pas sur les lèvres même pas en rêve à sang pour sûr. Ou tu mangeras ton pain gris mon cœur est endurci. Ne tire pas sur l'ambulance, garde la potence plus rien n'a plus d'importance.


robb stark



Le temps de l’insouciance était révolu. En réalité, votre relation avait changé parce que vous n’étiez plus des enfants, à présent. De l’amitié innocente, vous aviez inconsciemment basculé dans la litanie de la séduction. Séduction et désirs brimés, réprimés, tailladés pour les empêcher de faire surface et de percer à jamais la fine pellicule apparente qui maintenait encore ce que vous nommiez hypocritement amitié. Les souvenirs revinrent en te frappant de leur clarté nette, même si tu doutais de leur réelle consistance, des filaments de brume s’emmêlant à la véracité du souvenir… Tu te rappelais l’impression enivrante et légère de n’être qu’une identité avec toutes les sensations que ton enveloppe charnelle saturait au quotidien. A la manière d’un être paralysé redécouvrant le sens du toucher, oublié depuis des années. Tes prunelles spectaculaires, dont les contours troubles ne cherchaient qu’une seule personne dans la masse de corps en mouvements, agités par les notes d’une musique entêtante. Tu sombrais dans l’abîme du rêve et de la fantaisie alors que l’alcool gonflait tes veines, recherchant le contact ardant de ce beau diable aux pupilles claires. L’impact s’était produit presque naturellement. Doigts entremêlés d’une sirène mythologique attirant le marin entre ses griffes, le tirant inlassablement vers la piste de danse en le forçant à quitter pour un instant ses compagnons de débauche. Il n’avait pas résisté à l’appel et encore moins à la tentation de ta peau sucrée. Allégresse insouciante, les nuits d’été vous appartenaient. Aux gestes amicaux pourtant finie par se trahir l’envie. Envie sulfureuse de goûter à l’interdit, de se laisser aller dans cette douce torpeur. Tes sens exaltés par la boisson venimeuse te recommandaient d’y prendre plaisir, de flirter avec le vide, à la frontière de ce qui n’était plus permis. Tu sentais le palpitant au creux de ta poitrine comme s’il avait été dans ta gorge, frémir, s’emballer, jouer furieusement avec tes nerfs d’aciers alors que les nacres du jeune homme cherchaient délicieusement les tiennes avant de s’esquiver à la dernière seconde, pour mieux te tenter. Le badinage aurait ainsi pu durer éternellement. Mais la taquinerie mourut à l’instant même où les gestes de la danse devinrent plus brusques, plus durs. Chorégraphie lascive et passionnée de vos deux enveloppes charnelles s’épousant à la perfection. Comme si aucun d’entre vous ne voulait admettre sa faiblesse à l’égard de l’autre. Un affrontement ou personne n’abaisserait sa garde. Fronts soudés, souffle court, tu sentais ses assassines agripper le tissu de ta robe avec force, t’attirant à lui comme pour que tu ne disparaisses jamais. La sirène semblait perdre de sa superbe face au lion féroce te dominant de sa puissance. Brulant vos vies par les deux bouts, jouant aux masochistes sans se soucier des conséquences. Tu avais toujours été la voix de la raison, tandis que lui se laissait si facilement emporter par le vice. Esseulées et avides, vos nacres finirent par se fracasser l’une contre l’autre, savourant ce qui t’était toujours apparu comme un péché. Une danse. Il n’avait fallu qu’une danse pour mettre fin aux rudiments solides d’une amitié fraternelle, et entailler la brèche entre amitié et séduction. Et pourtant, il se trouvait à tes côtés aujourd’hui, plus proche de toi qu’il ne l’avait jamais été.

Son reproche se fracassa sans vergogne contre tes tempes, chassant par la même le souvenir de tes pensées. Il réveilla cette lassitude que tu avais pour ses remontrances. Elles te laissaient d’ailleurs toujours penser que tu étais la nouvelle élève et lui l’étudiant intégré qui t’apprenait les règles. Mais tu n’étais plus cette Bryonia depuis longtemps. La petite comtesse innocente s’était définitivement noyée dans le temple de débauche et de mesquinerie qu’était Poudlard, et même s’il le niait, Nathanaël avait été ton formateur. « Tu savais que ça finirait comme ça... Fais plus jamais ça Bry, plus jamais... » Promettre, tu n’étais pas sûre de pouvoir encore le faire. S’il s’était trouvé à la place du première année, tu n’aurais pas hésité à t’interposer une seconde fois. Tremblante, sans que tu ne puisses discerner s’il s’agissait de froid ou de peur, il accentua son étreinte pour te rassurer.  Caressante, sa voix apaisante t’enveloppait d’un étau de chaleur que tu ne voulais plus quitter alors que le sommeil alourdissait tes paupières éreintées. Tu luttas furieusement plusieurs minutes pour rester éveillée, de crainte qu’il ne t’abandonne dans ces draps aseptiques, te laissant en seule compagnie de tes cicatrices et des Vénéneuses incompétentes qui s’occupaient de toi. Ton assassine s’agrippa à la sienne comme un naufragé à une bouée de sauvetage et tu ne pus te détendre avant qu’il ne t’assure qu’il resterait à tes côtés la nuit durant. « Je te protège » murmura-t-il à ton oreille, te tirant un sourire satisfait.  Tu aimais l’idée qu’il veille sur toi, te confortant dans l’idée que tu étais plus singulière à ses yeux qu’il ne le laissait paraître. Il avait toujours été là pour toi, à sa manière, un réel soutien lorsque tu lâchais prise. Te provoquant cesse, repoussant les limites de ton entendement jusqu’à ce que tu t’insurges, amazone meurtrie remontée en selle. C’était ça, sa manière de te soutenir aussi étrange que cela ne puisse paraître. Il provoquait ta colère, celle qui une fois réveillée te tenait aux tripes et ne te lâchait plus jusqu’à ce que tu ais obtenu satisfaction, parfois en se moquant de toi ou encore en ne t’accordant que cette sorte de mépris suffisant que tu savais illusoire, mais qui réveillait ton cœur de fauve. Les mots s’étaient échappés de la prison de tes nacres sans que tu ne puisses les retenir. Indigente parfaitement inconsciente de la bombe H qu’elle venait de larguer sans la moindre pudeur, sans te soucier de savoir comment il accueillerait ta remarque. Sa raideur soudaine ne t’interpella pas une seconde, trop épuisée pour discerner ce qui habituellement, n’échappait jamais à ton esprit vif. Tes paupières closes, tu te laissais lentement assimiler à la noirceur de ton inconscient, délicatement enveloppée de cette grisante l’effluve corporelle qui se dégageait de Lui. Tu aurais aimé rester ainsi à jamais. Anesthésiée au monde sensoriel, oscillant au bord du vide, valsant entre le conscient et l’inconscient. Malgré la douleur des cicatrices qui sillonnaient ta peau dorée, tu te sentais apaisée pour la première fois depuis longtemps et tu savais que Nathanaël y était pour beaucoup. « Promis ? » Tu ne décelas même pas l’ironie de ses paroles, te contentant d’hocher la tête comme une enfant. Ses assassines glissèrent sournoisement sous le tissu de tes vêtements, le long de ta peau épargnée par les blessures, s’arrêtant sur ton vente avant de poursuivre leur ascension vers tes hanches graciles. Tu ouvris les yeux malgré toi, peu habituée à ce genre de contact lorsqu’il s’agissait de lui. Tu t’étais toujours évertuée depuis votre réconciliation à censurer tout contact qui pourrait reconduire à cette fameuse nuit. Même les fois où tu te glissais dans ses draps lorsque son dortoir dormait à point fermé, tu faisais toujours en sorte qu’un voile fin vous sépare, quelque chose qui empêcherait tes lippes de fondre directement sur la chair brute de son torse. Malgré ta fatigue, tu sentais le palpitant logé au creux de ta poitrine s’emballer dès que Ses exploratrices déviaient légèrement de leur chemin. Contact grisant et incestueux te redonnant le goût de l’interdit. « C'est que tes lèvres sont plus douces. » Tu lâchais un soupire, en songeant que tu n’étais finalement pour lui qu’un pâle reflet des filles qu’il mettait dans son lit pendant ses soirées de débauche. Tu ne voulus pas l’admettre pourtant sa réponse te déçue, alors que tu sentais ses nacres se poser sur les tiennes comme pour accompagner ses paroles. Ton palpitant se comprima dans sa cage osseuse, étourdi de ce geste si peu anodin. Il ne respectait plus les règles du jeu, lui faisant perdre son intérêt. « Tu aimes ça toi aussi non ? Sinon tu me le dirais nan ? Tu me laisseras pas faire dans le cas contraire, alors tais-toi un peu. » La provocation t’effleura comme la brise d’été, trop fatiguée pour la sentir contre ta peau, ou peut-être les médicaments te faisaient perdre ta cinglante répartie. « Comme si tu me laissais le choix, de toute façon ». Un sourire taquin s’installa sur tes lippes mais trop affaiblie pour le contredire, tu te résignas. Amazone autrefois farouche et à présent abattue à terre. « Je m’tais, je m’tais… Mais, tu ne sauras pas si j’aime cela ou non. Peut-être que je le fais par charité, après tout…». Tu luttais intérieurement contre le tournis qui t’assaillait de toute part, contre cette impression de t’enfoncer dans les limbes, sables mouvants noirâtres qui t’aspiraient vers l’inconscient. Craignant qu’il ne s’en aille pour de bon, te laissant en proie à la Vénéneuse qui s’était cruellement amusée à te taillader de toute part. D’imperceptibles tremblements se heurtèrent contre ta peau, gagnant en force à mesure que ton cœur accélérait sa sombre course. Bribes de résistance qui animaient encore ton esprit vacillant sous le joug du médicament. Une part de toi-même, suffisamment consciente pour ne pas se laisser envahir par l’effet des plantes, te souffla que certaines choses ne devaient pas s’exprimer pas à voix haute, car une fois formulées, elles perdaient alors leur attrayant mystère. Tu ne voulais pas lui avouer si facilement que ses baisers te marquaient au fer rouge, pourtant tu n’étais pas sûre que ta langue déliée garderait le secret très longtemps. « Et dors, faut que tu te reposes. » Le ton impérieux ne te laissa pas le loisir de négocier, et tu fermais de nouveau les yeux, laissant reposer ta tête sur son épaule jusqu’à sentir de nouveau ses nacres contre les tiennes. Il ne pouvait pas s’en empêcher. C’était devenu un vilain automatisme dans l’unique but de réduire à néant tes nerfs d’aciers. Tes sens en exergue, cause directe de ton médicament,  tu peinais à croire que tu ne rêvais pas ce moment, tentais de te pincer discrètement pour rester éveillée. Pour ne pas subir sa moue innocente quand tu sortirais d’ici et lui poserais la question fatidique. Les sillons imperceptibles qu’il traçait de ses doigts sur sa peau dorée ravivaient les flammes au creux de tes reins, alimentant le  brasier qui consumait le palpitant logé au creux de ta poitrine alors que tes lippes, viles tentatrices, répondaient d’une lenteur presque calculée à son baiser, te laissant le loisir d’en apprécier la douceur.

« J'ai trop besoin de toi Bry, me fais plus jamais ça, je supporterai pas. » Tu le détestais de te dire cela maintenant que tu étais trop fatiguée pour répondre quoique ce soit, maintenant que le médicament déliait ta langue sans que tu ne t’en rendes compte. Il jouait la carte de la facilité, et tu savais qu’après une bonne nuit de sommeil réparateur, tu ne te souviendrais plus de ses paroles si inhabituelles de sa part. Ses lippes virent une nouvelle fois s’amarrer aux tiennes sous le regard réprobateur des Dames Blanches afférées autour de vous, mais le baiser te parut d’une légèreté sans nom. Effet direct des bras de Morphée qui t’enveloppèrent de leur étreinte rassurante, tu avais fini par sombrer, comme un navire avalé par les vagues de l’océan noir aux vagues déchainées. Ton repos fut pourtant d’une courte durée. Légèrement agitée par Nathanaël, tu peinas à refaire surface devant tes paupières d’une lourdeur sans nom. Assommée, il te fallut quelques secondes pour comprendre que le Gryffondor se trouvait à tes côtés, et que tu te trouvais toujours prisonnière de ce corps qui te faisait souffrir de part en part. « Dis, tu me trouves beau ? » Sa réplique te fit esquisser un infime sourire. Du même ton que le soupire que tu avais laissé échapper un peu plus tôt. Fatiguée et douloureuse. A peine amusée par sa question annonçant une discussion des plus charmantes alors que tu rêvais d’un sommeil profond et réparateur. « Dire que t’es beau est un euphémisme, Nate. Tu tiens plus du sex-symbol… Tu crois que je laisserai un moche m’embrasser, surtout à une soirée ou la moitié du château est présente ? ». Tu fermais les yeux te remémorant la danse lascive qui avait mis fin durant de nombreux mois à votre amitié fusionnelle, avant qu’il ne vienne de nouveau te secouer. « Qu'est-ce que tu ferais sans moi ? Avoue que tu m'aimes Bry, t'inquiète, je le dirai à personne, ça sera notre petit secret. » Tu gémis, râlant parce qu’il t’embêtait alors que la seule chose auquel tu aspirais en cet instant était de plonger dans les bras de Morphée, ou de Nathanaël en l’occurrence. Tu le sentis te secouer doucement pour t’empêcher de dormir, et tu ouvrir tes paupières lui laissant le loisir d’apercevoir tes prunelles spectaculaires. « Allez, dis. Après je te laisse dormir, promis. » Tu laissais tes prunelles courir sur les jointures carrées de sa mâchoire, ligne séductrice que tu avais toujours aimé chez lui. Petit faible inavoué pour cette infime caractéristique. Quelques mois plus tôt, tu avais laissé avec délice tes nacres tentatrices caresser cette minuscule parcelle de peau avec une sensualité non dissimulée. « Rho, pourquoi ? C’est si important que ça pour toi ? » Lâchais-tu, visiblement exaspérée par l’attitude enfantine de ton meilleur ami, alors que ta voix fluette en imitait les inflexions. « Tu fais partie de ma vie, bien sûr que je ne ferai rien sans toi. Ti voglio bene, stupido ». Ta langue maternelle était la seule façon d’exprimer clairement ce que tu ressentais pour lui et sans mensonges. Tu gardais tes doutes et interrogations enfermées dans une boite scellée au fond de ton être, pour te concentrer uniquement sur ce dont tu étais certaine. Il avait déjà dû t’entendre lui répéter des centaines de fois cette phrase, synonyme d’un amour spirituel, profond, familial. Un ‘je t’aime’ si différent du ‘ti amo’ que deux amoureux pourraient se susurrer à l’oreille. Mais, Nathanaël faisait-il seulement la différence entre les deux ? Trop épuisée pour réfléchir à la question, tu la balayas d’un revers de main, réinstallant confortablement ta tête contre son torse. C’était la vérité. Tu avais donné à Nathanaël ces dernières années toute la lumière de ton amour, un lien fraternel fort et sincère avait uni vos palpitants. Toutefois, tu n’étais plus sûre que cela soit toujours le cas aujourd’hui. Ce lien avait muté, s’était transformé au gré de vos caprices et de vos colères, taillé en pièce par votre jalousie et possessivité maladive. Peut-être était-ce le ‘ti amo’ qui aurait dû franchir la barrière de tes nacres, si tu avais véritablement voulu être sincère avec toi-même. On ne désirait pas son frère. On n’embrassait pas son frère. Mais de toute façon, tu savais que Nathanaël le prendrait comme une sorte de déclaration. Serment enfantin contracté longtemps auparavant. Ton esprit vacillant peinait à retrouver sa lucidité habituelle, tentant de réorganiser les idées confuses qui t’assaillaient de toute part. Tu levais tes prunelles claires vers lui te retournant de moitié avec son aide, alors que tes doigts dessinèrent de fins sillon sur la peau de sa clavicule. « Tu peux le dire, ce n’est un secret pour personne. Au moins peut être que tes groupies garderont leurs distances ». Ambiguë, trouble, tu n’avais même pas conscience de l’être. Pourtant il apparaissait clairement qu’une déclaration telle pour un non-italien suivie d’un ‘dis-le à tous pour que tes groupies nous lâchent’ avait de quoi l’être. Tu relevais la tête vers lui, visiblement surprise devant la mine qu’il affichait. « Qu’est ce qui se passe Nate, ça ne va pas…? »



__________
You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Dim 13 Avr - 11:09

Je sens des boums et des bangs, agiter mon cœoeur blessé, l'amour comme un boomerang me revient des jours passés, à s'aimer comme des dingues, comme deux fous à lier...
Nathanaël & Bryonia ∞ Brynaël

T'allais crever tellement la situation t'était insupportable. Tu détestais Bry de te faire subir ça, tu la détestais d'avoir été si inconsciente et d'avoir risquer sa vie pour un gamin ou une gamine. Bref, à cet instant précis, tu la haïssais pour cela, parce qu'en bon vieux égoïste, la première chose à laquelle tu avais pensé est comment survivrais-tu sans elle. Elle comptait, elle comptait beaucoup trop à tes yeux, et tu t'en rendais compte chaque jour qui passait. Pourtant, tu aurais tellement voulu ne pas t'accrocher à elle, car le faire t'apporter des ennuis et des soucis. T'inquiéter pour elle était devenu monnaie courante, et pourtant, tu continuais à t'attacher à elle comme un demeuré, en sachant très bien que cela te brisait et te faisait du mal. Mais la douleur, tu aimais ça, tu la provoquais toi-même bien volontiers. Cela te faisait sentir vivant, certes, mais en même temps, cela te tuait à petit feu. Pourquoi tu ne pouvais pas être comme tous les autres ? Pourquoi tu ne pouvais tout simplement pas vivre en paix, sans ces tracas qui te pourrissaient l'existence ? Tu l'ignorais. Ce n'était peut-être pas le moment d'en parler ni d'y penser. Pourtant, tout cela n'arrêtait pas de revenir à la charge, tu n'arrêtais pas d'y penser, et au final, ça t'embrouillait encore plus. Tu serras doucement les doigts de ta meilleure amie, alors que tu savais fort bien qu'elle ne méritait plus cette appellation depuis des mois. Tu faisais encore semblant d'y croire, tu maintenais l'illusion devant elle et devant les autres, même si en réalité, tu savais fort bien que personne n'était dupe. Vous étiez les deux seuls à y croire encore, et c'était ridicule, vraiment ridicule.  « Comme si tu me laissais le choix, de toute façon. »  Cette simple petite phrase te suffit pour te faire déchanter. Tout à coup, tu te sentis nul, comme si tu abusais d'elle. En quelque sorte, c'était la réalité, puisque tu n'étais capable de lui montrer tes véritables penchants envers elle lorsque tu avais bu, lorsqu'elle avait bu, lorsqu'elle était abrutie par des médicaments, bref, lorsque l'un d'entre vous n'était absolument pas dans son état normal. Le courage des Gryffondor était légendaire. Tu ne l'étais absolument lorsqu'il s'agissait d'elle, et tu le savais. Tu n'étais qu'un putain de poltron qui craignait ses réactions, qui craignait qu'elle ne l'aime pas et tout le reste. Tu ne voulais pas souffrir. Tu faisais toujours tout pour ne pas avoir mal, mais des fois, tu aimerais tellement être libéré. Libéré à tout jamais d'elle et des sentiments que tu ressentais à son égard. Mais les choses n'étaient jamais si simples. Et tu savais fort bien que dès qu'elle s'éloignait de toi, un trou béant se formait dans ta poitrine et tu ne répondais plus de rien. Tu étais un être faible, elle était ton soleil, et sans elle, l'obscurité envahissait ta vie, tout devenait opaque et sans aucun intérêt. Tu fermas les yeux brusquement, cherchant un moyen d'intérioriser tes sentiments. Tu lâchas sa main et te décollas d'elle. Elle ne te voulait pas. Cela semblait évident. Sinon, pourquoi te dirait-elle cela ? On aurait dit qu'elle se laissait embrasser par dépit... « Je m’tais, je m’tais… Mais, tu ne sauras pas si j’aime cela ou non. Peut-être que je le fais par charité, après tout…»  Tu avalas durement ta salive. Cette fois, tu en étais presque persuadé. Tu reposas ta tête doucement sur l'oreiller et ouvris les paupières. Scrutant les fissures du plafond, la gorge nouée, tu ne savais plus trop quoi ajouter. Tu lui intimas de dormir, le ton sec employé n'autorisait aucune discussion. Et pourtant... et pourtant... Lorsqu'elle se blottit tout contre toi, tu perdis pied à nouveau. Tu tremblais. Tu ne savais plus où tu en étais. Elle te disait tout et son contraire en deux minutes et ça ne la dérangeait pas plus que cela. C'était normal que tu devenais cinglé avec des gens comme elle autour de toi. Il ne fallait pas se plaindre. Tu avais déjà le cerveau pas mal retourné avec ta maladie, mais avec elle, tu avais l'impression que c'était le rodéo des sentiments à chaque nouveau jour qui se levait. Tu avais envie d'être sincère avec elle, mais tu voulais qu'elle le soit également. Tu mourrais d'envie de savoir quels étaient ses réels sentiments à ton égard, si elle en avait. Les différentes parades que tu inventais étaient ridicules, tu en étais pleinement conscient, mais tu t'en fichais.

Tu te redressas doucement dans ce minuscule petit lit d'infirmerie sans pour autant quitter les bras de Bry et t'appuyas sur ton coude pour la regarder un peu mieux. Submergé par les émotions qui t'envahissaient rien qu'en la regardant, tu dus te faire violence pour ne pas te pencher de nouveau et l'embrasser. C'était la seule chose dont tu avais envie. Tu voulais l'embrasser, tu voulais sentir le goût de ses lèvres sur les tiennes, tu voulais humer son parfum délicat, tu voulais qu'elle soit tienne. Tout comme tu ne le souhaitais pas. Pourquoi tant d'émotions contradictoires déferlaient en toi ? Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Tant de questions, tant de sentiments, tant de choses exacerbées que tu ne savais contrôler. Elle sourit, et tu ne pus t'empêcher de faire de même. Elle était belle même dans la douleur. Elle était belle quoi qu'il arrive. Elle en avait de la chance. Tes doigts mirent un peu d'ordre dans sa chevelure blonde éparse, puis glissèrent doucement sur sa joue, tentant de lui insuffler par ce geste tendre toute l'affection que tu ressentais envers elle, et bien plus encore. Tes gestes étaient bien inutiles car après tout, demain serait un autre jour où elle ne se souviendrait plus de tout ce que tu avais fait. Tu étais fatigué de jouer à ce jeu ridicule, pourtant, tu t'y adonnais franchement bien. Pourquoi faisais-tu cela ? Tu n'en avais aucune idée, mais tu ne pouvais que t'y résoudre.  « Dire que t’es beau est un euphémisme, Nate. Tu tiens plus du sex-symbol… Tu crois que je laisserai un moche m’embrasser, surtout à une soirée ou la moitié du château est présente ? »  Tu ricanas doucement. Au moins, elle l'avouait. Bon, ça, c'était faux. Plus jamais elle ne pourrait te faire croire le contraire. Sérieusement, tu n'avais aucun doute sur le fait que tu étais sans nul doute le plus beau garçon de l'école, mais l'entendre dire de sa bouche confirmait ce que tu pensais : elle était totalement désinhibé par les doses de médicaments qu'elle avait ingurgité. Elle était dans le mal, dans le flou, et tu étais un enfoiré de faire ce que tu faisais, mais tu n'arrivais pas à t'en empêcher. Tu te sentais limite sale d'abuser d'elle de la sorte, mais une petite voix dans ta tête te poussait au vice, t'inciter à le faire, et te disait qu'il n'y aurait aucune conséquence puisque demain, elle ne se souviendrait plus de rien. Et tu l'écoutais, bête comme tu l'étais. Tu n'étais qu'un abruti, un profiteur, mais tu t'en fichais. Tu culpabiliserais demain, quand tu seras loin d'elle. Tu glissas de nouveau ta main sous sa chemise, effleurant d'une légère caresse sa peau douce et enfouis ta tête dans sa chevelure. Son odeur était comme à chaque fois si envoûtante qu'il eut bien du mal à s'en défaire. Tu relevas la tête en sentant son regard sur toi. Elle déclara doucement : « Rho, pourquoi ? C’est si important que ça pour toi ? »  murmura-t-elle, comme s'il n'était qu'un gamin qu'on grondait. Il ne sut pas quoi répondre d'autres que : « Parce que. »  Réponse stupide de ce même gamin. Borné, oui, tu l'étais. Mais savoir devenait primordial. Tu en avais assez des non-dits, des faux-semblants, des ruses pour tenter de dissimuler vos vraies natures. Tu voulais comprendre ce qui l'animait, et peut-être par voie de conséquence, ce qui t'animait toi aussi. « Tu fais partie de ma vie, bien sûr que je ne ferai rien sans toi. Ti voglio bene, stupido. »  Tu restas bouche bée devant ce qu'elle venait de t'annoncer. Tu ne comprenais pas. Elle se livrait, elle se livrait véritablement, même si tu détestais lorsqu'elle parlait en italien parce que tu captais pas un seul mot. Enfin si, les gros mots, tu connaissais leurs significations, elle te traitait tellement souvent de stupido, de goffo, ou d'autres adjectifs dont tu ne te souvenais même plus. Tes compétences en italien se limitaient à la compréhension de quelques mots, de quelques phrases par si par là, pour autant, tu comprenais souvent tout ce qu'elle te disait dans sa langue natale, car c'était souvent les mêmes expressions qui ressortaient. Or, celle-là, elle te l'avait tellement souvent sorti que tu en connaissais la signification jusqu'au bout des doigts. Enfin, tu l'avais toujours assimilé à un je t'adore, rien de plus. Elle ne pouvait pas te dire cela, elle ne pouvait pas te dire juste cela. Tu en attendais plus, tellement plus, sans pour autant en être capable toi-même. Pourquoi ne pouvait-elle pas tout simplement parler en anglais, là où il n'y avait aucune ambiguïté de signification ? C'était comme si toi, tu commençais à parler en... bah, ok, en anglais, tu ne parlais qu'une langue. Rhum... quelle infamie. Tu devrais peut-être t'y mettre non ? C'était un peu honteux. Mais bon, monsieur n'avait pas la chance de naître dans un pays sudiste comme elle. Tu étais né non loin de la banlieue londonienne et non près de la belle ville de Florence comme elle. Elle chercha à bouger, tu posas instinctivement sa main sur ses épaules pour l'aider alors que ses doigts touchaient sans équivoque ton cou, tes clavicules, ta peau. Tu sentis ta gorge se serrer, tu détestais qu'elle te touche. Toi, tu avais le droit, mais lorsqu'elle le faisait, tu te sentais toujours mal. Ta respiration devenait difficile, tu te perdais tout contrôle. Tu détestais tellement ça, tout comme ton regard te suppliait de continuer. « Tu peux le dire, ce n’est un secret pour personne. Au moins peut être que tes groupies garderont leurs distances. »  Ton cœur s'emballa, ton souffle devint court, tes yeux cherchèrent les siens. Perdu. Qu'est-ce qu'elle voulait dire ? « De quoi ? »  mumuras-tu. Elle releva la tête vers toi, et demanda : « Qu’est ce qui se passe Nate, ça ne va pas…? »  Putain, elle se foutait de sa gueule ? Royalement. Qu'est-ce qui était un secret ? Qu'elle t'adorait ? Que vous vous adoriez ? Bien sûr que oui, tout le monde le savait bien, depuis que Bry était à Poudlard, vous étiez quasi inséparables, indissociables. Personne n'en doutait, personne n'avait un jour tenté de se mettre entre vous deux car de toute manière, c'était peine perdue. Les seuls qui pouvaient vous séparer c'était vous. Vous et votre bêtise. Vous et vos idioties. Vous et votre jalousie. Vous et vos non-dits. Rien d'autres. Pourquoi fallait-il toujours que vous vous taisiez ? Ne pouviez vous pas tout simplement être franc et sincère ? Personnellement, tu n'en étais pas capable. Parce que ton esprit insondable était bien trop impénétrable, même pour toi. « Non, ça ne va pas. »  Tu l'avais dit, voilà. Ça en disait déjà tellement. Les battements de ton cœur martelaient dans ta poitrine et résonnaient dans tes oreilles avec une violence déconcertante. Ta respiration devenait haletante alors que tu te penchais soudainement vers elle, oubliant que son corps tout entier était endolori par l'attaque qu'elle venait de subir, et l'embrassas avec une ardeur et une ferveur que tu ne te connaissais pas, tentant de lui insuffler ce que tu ressentais pour elle, même si tu ignorais ce que c'était. Toi aussi, tu l'aimais, à ta manière, mais quelle manière... Pourquoi la était toujours aussi compliqué... Tu rompis rapidement le baiser et serras son corps contre le tien, presque certain qu'elle pouvait sentir contre sa poitrine la frénésie que habitait ton palpitant. « Non, ça ne va vraiment pas putain. » Tu n'étais pas dans ton état normal, et tu le savais. Ton corps entier tremblait de tout part et tu ne pensais plus qu'à toi, ta souffrance morale, et non plus à la sienne bien plus physique alors que tu malmenais son frêle organisme sans y prendre garde. Tu te détachas soudainement d'elle, prenant conscience de ce que tu te faisais, mais aussi parce que tu savais fort bien que si tu restais encore une seule seconde de plus à ses côtés, tu allais sombrer. Tu descendis du lit, et recouchas Bry comme une enfant. Tu remontas les draps et les couvertures jusqu'à ses épaules. Tu sentis son regard incompris sur toi, et tu te rappelas que tu avais promis de rester. Tu te rassis doucement sur le lit, tout en restant à une distance raisonnable d'elle. Néanmoins, tu ne pus t'empêcher de lui prendre la main et de la porter à tes lèvres. Tu déclaras sèchement : « Tu vas dormir putain ! »  Ronchon et revêche, tu regardas tes pieds, ne sachant pas trop quoi ajouter. Tu te retournas vers elle, scrutant le moindre signe du sommeil. « Dors, s'il te plaît. »  demandas-tu d'une voix plus douce, moins autoritaire, celle que tu prenais avec elle, celle qui te donnait l'air débile. Tu attendis patiemment. Vos regards étaient ancrés l'un à l'autre, une allure de défi dans chacun d'entre eux. Une minute passa, puis deux, puis cinq. Le silence s'éternisait dans l'infirmerie quand tu te levas soudainement, brisant le contact visuel qui vous unissait. « Mais qu'est-ce que tu me fais là, merde ! Arrête de me regarder comme ça ! » Si elle ne voulait pas dormir, elle n'avait qu'à le dire bordel de merde ! Au lieu de s'enfermer dans son mutisme stupide ! « J'me casse ouais. » déclaras-tu plus pour la faire réagir qu'autre chose, car tu savais pertinemment que jamais tu ne partirais dans un moment pareil. Tu commenças à t'éloigner bêtement, t'arrêtas au milieu de la pièce, revint sur tes pas. Tu la scrutas attentivement et demandas : « Pourquoi tu tiens tant à ce que je reste hein ? Pourquoi tu tiens tant que ça à ce que je sois là cette nuit ? J'comprends rien Bry, et je ne te comprends pas surtout. »  Tu te détournas d'elle, croisas les bras autour de ton buste et tu ajoutas, énervé : « T'as qu'à aller chercher Durden, peut-être que lui au moins il pourra te satisfaire pleinement. » Tu ne savais pas vraiment pourquoi tu avais dit ça. C'était débile comme réplique, vestige d'une jalousie certaine qui n'avait pas cessé de t'animer ces derniers temps. Non, tu n'avais toujours pas digéré le fait qu'elle t'ait trompée avec lui. Enfin, trompée, quel bien grand mot lorsqu'on savait que vous n'étiez pas ensemble. Mais elle t'avait trahi oui, trahi ta confiance. T'étais con. Putain ce que t'étais con.

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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Mar 10 Juin - 12:11

Le temps des cerises est mort
Non pas sur la bouche même si c'est louche puisque ma languea le goût de ta vertu, de ton honneur perdu. Non pas sur les lèvres même si j'en rêve, même si je tremble... Et bien que mon cœur soit nu, mon âme est revêtue de pudeur et d'impudence sans te faire offense, mieux ne vaut pas tenter sa chance. Rien ne dure au-dessus de la ceinture. Je te mordrai c'est promis, tous les coups sont permis. Non, pas sur les lèvres même pas en rêve à sang pour sûr. Ou tu mangeras ton pain gris mon cœur est endurci. Ne tire pas sur l'ambulance, garde la potence plus rien n'a plus d'importance.


robb stark



Enfermée dans un silence presque aussi lugubre que celui qui régnait aux côtés des autres lits de malade, tu te contentais de fixer de ton regard sombre la silhouette de Nathanaël, le mutisme étant ta meilleure arme lorsqu’il s’agissait de l’emmerder. Tu aurais presque pu débuter le décompte avant qu’il ne craque. Rancœur tenace qui t’étreignait le cœur, encore douloureuse de Son contact ardant, serpent vicieux plantant ses crocs acérés sur chaque millimètre de parcelle de ta peau. « Mais qu'est-ce que tu me fais là, merde ! Arrête de me regarder comme ça ! » Restant dans ton mutisme, clairement décidée à ne pas coopérer, tu tournais la tête dans l’autre direction, une moue boudeuse accrochée aux lippes, alors que la lumière passant les fenêtres t’incendiait les yeux à la suite de ta micro sieste. « J'me casse ouais » Hargneuses, ses paroles se fracassèrent contre tes tempes, réveillant par la même une angoisse qui te courut le long du dos. Si d’apparence tu respirais l’autorité et le calme, en profondeur les éléments se déchainaient. L’idée qu’il ne t’abandonne dans ces draps aseptiques te filait la chair de poule, te retournant l’estomac pour te donner la nausée.

Tu tentas de te redresser soudainement pour l’empêcher de partir, mais la douleur qui accompagna ton geste t’y fit renoncer immédiatement, te maintenant les cotes pour essayer d’enrayer ta douleur. « Nate, reviens ! » Ta voix avait déraillée sous l’effet d’une panique tu ne te connaissais pas. Malgré toi, tu sentis des larmes traitresses perler au bord de tes paupières alors que tu le voyais s’éloigner, mélange infâme de fatigue et de colère, des fortes émotions qui t’ébranlaient depuis le début d’après-midi trop habituée à les refouler au quotidien. Faisant volteface, sans comprendre l’objet de sa colère, il revint sur ses pas. « Pourquoi tu tiens tant à ce que je reste hein ? Pourquoi tu tiens tant que ça à ce que je sois là cette nuit ? J'comprends rien Bry, et je ne te comprends pas surtout. » Tu restais interdite quelques instants, comprenant soudainement là où il voulait en venir alors que ses paroles agissaient sur toi comme du venin. Tu ne te sentais pas prête pour cette conversation, amazone désarmée face à la colère de son adversaire.  « Arrête Nate. S’il te plait arrête-toi là. Ne me force pas à le dire. »  Suppliques vaines de sens qui tomberait dans l’oreille d’un sourd. Tentant encore de sauver les meubles de votre amitié, de trouver une nouvelle parade afin ne pas basculer dans un point de non-retour. Pourtant le brun ne semblait pas vouloir en rester là, désireux de connaître une vérité fermement embastillée dans le palpitant logé au creux de ta poitrine. « T'as qu'à aller chercher Durden, peut-être que lui au moins il pourra te satisfaire pleinement. » Tu relevais la tête vers lui, alors que les larmes de colère et d’incompréhension glissaient le long de tes joues, ne comprenant pas pourquoi il tentait d’utiliser Stefan pour te blesser. Insidieusement, tu sentais la palpitation dérangeante des veines azures qui saillaient la peau laiteuse de ton cou. Tu aurais presque pu les deviner grésiller, gonflées par un flot nouveau d’hémoglobine, rivière pourpre ravivée par ta Colère. Sourde, Elle faisait s’agiter ta poitrine confinée dans un corsage de bandages médicamenteux, ranimant tes démons. La douleur qui vrilla ta poitrine te tira une grimace sans nom, et tu te raccrochais aux draps aseptiques, à défaut de pouvoir te cramponner aux assassines du Gryffondor. Tu lui en voulais profondément d’être la cause de tout ceci. Il avait provoqué un tel remue-ménage dans ta vie si propre et bien rangée. Tu persévérais inutilement à rechercher la cause de Ses excès de colère, sans en comprendre la raison, sans comprendre pourquoi il te poussait toujours plus loin dans tes retranchements. Pourquoi était-ce si important pour lui de savoir ? Et pour la première fois, les mensonges ne te virent pas aussi facilement et ne passèrent pas la barrière acérée de tes lippes. « Je t'emmerde, toi aussi tu n'as qu'à retourner avec tes poules. T’es vraiment con quand tu t’y mets, j’espère que tu le sais ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise, Nate ? Que je crève de jalousie dès que tu poses tes yeux sur une autre fille que moi ? D’accord, j’admets. Que ces six mois sans toi ont été une descente aux enfers ? Oui, c’est la vérité. » Vulgaire, tu le devenais. Tu criais littéralement à présent, te fichant clairement de déranger les autres malades par une vulgaire scène de ménage, alors que tu parvenais à peine à te redresser en position assise. Il avait entaillé la brèche, à un moment où tu ne te sentais plus le pouvoir de contrôler les mots qui s’échappaient de tes lippes. « Que je suis une amie ignoble parce que je devrais te considérer comme un frère, alors que tu es beaucoup plus que ça pour moi ? Que je ne peux pas me passer de ta sale tête ni de tes caprices et de tes colères ? Que je dois faire semblant d’être ivre pour que tu m’embrasses ? Que je me tais depuis tout ce temps pour ne pas te perdre ? » Tu prenais ton courage à deux mains avant de lui balancer un des oreillers qui maintenait ton dos, qui s’écrasa lamentablement devant ses pieds. Ton échec cuisant à lui faire violence ranima tes sanglots, alors que tu peinais à remettre de l’ordre dans les sentiments confus qui t’assaillaient de toute part. « Voilà, bravo Nathanaël, t’as gagné. » Joignant les gestes à la parole, tu applaudissais ironiquement jusqu’à laisser tes larmes se tarir, ton regard dans le vague.

Il était là, le point de non-retour, prêt à s’effriter entre tes doigts frêles. Lourd, le silence qui s’installa te parut pourtant salvateur, laissant ton palpitant malmené au repos alors que les tremblements de ton enveloppe charnelle ranimaient les brasiers de tes cicatrices écarlates. Tu sentais toute maîtrise de toi t’échapper et chaque mot passant la barrière de tes lèvres, emporter votre amitié au loin. « J’en ai assez ». Lâchais-tu au bout d’un moment, rompant le silence qui s’était instauré entre vous, celui ou ne s’entendait que le tic-tac de l’horloge scandant les secondes d’un temps qui ne s’écoulait plus.  Tu ne lui jetas pas un regard, peut-être par crainte d’y lire la moquerie ou le dégoût, l’infâme trahison. « J’en ai assez de devoir sauver les meubles, de réparer tes pots cassés. ». C’était la stricte vérité, cette fois. Tu t’étais toujours écrasée devant ses lubies destructrices, subissant toujours les conséquences directes de ses écarts de conduite, rebâtissant ce qu’il s’était acharné à démolir.  Tu avais enduré cela sous le prétexte hypocrite de l’amitié fraternelle qui vous liait, peut-être pour te déculpabiliser de céder si facilement à ses prunelles claires. Mais aujourd’hui, il avait dépassé toutes les limites que tu étais prête à ignorer pour sauvegarder votre amitié. Piétinant le palpitant logé au creux de ta poitrine, tu en avais ignoré les tressaillements trop longtemps pour ton propre bien être. Ridicule poupée de cire persuadée de pouvoir dompter les rayons du soleil, tu faisais peine à voir, alors que les pommades et baumes aux plantes semblaient avoir absorbées le reste de ta dignité. « Tu veux la vérité, moi non plus je comprends pas. J’aurai continué à faire semblant, tu sais. Je suis bien meilleure actrice que toi. Mais par pitié ne prend pas ma faiblesse pour la sorte d’admiration aveugle que tes greluches ont pour toi. J’ai encore l’audace de penser que je ne suis pas comme elles. » Mensonges éhontés. Fierté d’une reine destituée se croyant toujours supérieure à la populace, mais dont la tête roulera bientôt sur le vieux planché. Tu savais qu’à force et à l’usure, tu finirais névrosée par tout ce que tu taisais au quotidien, en particulier lorsque Nathanaël se trouvait dans les parages, te cachant derrière les reliques d’une conscience, bien trop souvent absente d’ailleurs. Pourtant, le flot d’arsenic mortel qui venait de passer la barrière de tes lèvres ne t’allégeait pas du poids escompté. Tu sentais la nervosité grimper le long de ta gorge et ronger tes nerfs d’aciers, acide te brûlant de l’intérieur, ravageant tout sur son passage à mesure que les minutes défilaient. Son regard clair te traversa et au fond de toi, tu sentis tout se briser, tout se détraquer. Tu n’étais plus qu’un amas de verre pilé, tentant de ne pas plier, de garder les dernières miettes d’indifférence sur ton visage déformé. Tu aurais souhaité mourir à cet instant précis. Creuser un trou et t’y cacher comme un animal à l’agonie pour qu’il ne puisse pas voir la honte qui s’éprenait de toi. Tremblante qu'il ne se moque de toi, tu cherchais à ton tour les prunelles de ton beau diable, cherchant à le sonder, observant si lui aussi avait perdu de sa superbe. Stoïque, il demeurait d’une fierté abrutissante, comme toujours. Finalement, songeais-tu, c’était peut-être lui qui avait compris les règles du jeu.


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You are the hole in my head. You are the space in my bed, You are the silence in between what I thought and what I said. You are the night time fear, you are the morning when it’s clear when it’s over you’re the start.

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MessageSujet: Re: arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]   Sam 26 Juil - 6:08

Je sens des boums et des bangs, agiter mon cœoeur blessé, l'amour comme un boomerang me revient des jours passés, à s'aimer comme des dingues, comme deux fous à lier...
Nathanaël & Bryonia ∞ Brynaël

La gorge sèche, tu ne prononças plus un seul mot. Tu étais presque fâché. Oui, en fait, tu étais fâché. Énervé. Et tout cela, à cause d'elle. Elle avait le don de te mettre hors de toi en moins de deux minutes. Et pourtant, tu lui pardonnais toujours tout, ou presque. Tout cela parce que tu tenais à elle, beaucoup plus que tu ne souhaitais te l'avouer. Mais elle ne faisait aucun effort pour tenter de communiquer avec toi. La preuve, elle s'était enfermée depuis plusieurs minutes dans un mutisme qui n'arrangeait rien, vraiment rien. Il ne servait qu'à t'agacer un peu plus, à te mettre encore plus en rogne. Elle avait le don pour ça. Alors, pour qu'elle cesse de jouer à l'enfant, tu décidas d'entrer dans son jeu. Tu commenças à bouder toi aussi, tu te détournas d'elle, tu ne lui adressas plus un seul mot. Tant pis pour elle. Elle boudait ? Et bien toi aussi tu boudais. Merde alors. Pourquoi fallait-elle toujours qu'elle complique tout ? Tu entendis un sanglot étouffé, mais tu n'osas pas la regarder dans les yeux, de peur de verser une larme à ton tour. Faire souffrir Bry, c'était ta hantise, et pourtant, tu le faisais à cet instant précis. Mais elle l'avait cherché. Elle l'avait vraiment cherché. Tuc croisas les bras sur ton buste pour te donner le courage de continuer à l'ignorer, mais tu ne pus t'y résoudre bien longtemps. Tu craquas rapidement et vins te caler par terre, le dos contre son lit. « Je t'emmerde, toi aussi tu n'as qu'à retourner avec tes poules. » Bizarrement, tu t'y attendais à celle-là. Tu avais sorti la carte Durden, il était donc normal qu'elle se serve de cet argument contre toi. Après, tu avais toujours été ainsi, tu étais un coureur de jupons, et ce n'était nouveau pour personne. Cet aspect de ta personne s'était sincèrement accentué depuis que tu avais quinze ans, quand le plaisir charnel fut trop fort pour que tu le repousses. Mais qu'importe les femmes qui avaient bien pu partager ton lit, tes draps, et tes bras, jamais personne n'avait vraiment compté, si ce n'était quelques personnes chanceuses à qui tu avais cru bon de donner ton cœur, et qui t'avaient presque aussitôt envoyé six pieds sous terre. Au final, être seul, volage, t'avait toujours paru être la meilleure des solutions pour éviter de souffrir, pour éviter à ton cœur de saigner plus qu'il n'avait déjà coulé. «  T’es vraiment con quand tu t’y mets, j’espère que tu le sais ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise, Nate ? Que je crève de jalousie dès que tu poses tes yeux sur une autre fille que moi ? D’accord, j’admets. Que ces six mois sans toi ont été une descente aux enfers ? Oui, c’est la vérité. » Tu haussas un sourcil. Sincèrement ? Tu ne savais pas qu'elle ressentait la même chose que toi, du moins sur ce point là. Tu avais toujours été beaucoup plus que jaloux la concernant, la protégeant des regards infâmes que la gente masculine posaient sur elle et sur son corps si parfait, qui attirait bien des convoitises, la sauvegardant des gestes déplacés de certains en t'assurant de les mettre toi même hors d'état de nuire, la gardant tout près de toi, évitant par la même occasion qu'un autre puisse la soustraire à toi. Elle n'était pas ta chose, elle ne t'appartenait pas, mais ton instinct protecteur envers elle avait toujours été plus fort que le reste. Tu te fichais de ce que les autres pouvaient bien penser. Oui, ta jalousie maladive et excessive avait souvent fait railler les autres garçons, mais jamais tu n'y avais pris garde. Comme tu n'avais jamais prêté attention aux regards envieux et jaloux qu'elle avait bien pu posé sur celles qui avaient un jour été à ton bras. Tu cherchas à dire quelque chose, mais les mots ne vinrent pas. « Que je suis une amie ignoble parce que je devrais te considérer comme un frère, alors que tu es beaucoup plus que ça pour moi ? Que je ne peux pas me passer de ta sale tête ni de tes caprices et de tes colères ? Que je dois faire semblant d’être ivre pour que tu m’embrasses ? Que je me tais depuis tout ce temps pour ne pas te perdre ? » De nouveau, ton front se fronça dans un plis soucieux, ne comprenant pas la moitié des paroles qu'elle venait de prononcer. Elle avait perdu la tête, les médicaments avaient sur elle un bien drôle d'effet. Ils lui faisaient vraiment dire n'importe quoi. Ou peut-être était-ce la vérité ? Et qu'ils lui faisaient justement dire ce qu'elle pensait mais qu'elle n'osait pas avouer ? Tu réfutas cette idée malsaine. C'était n'importe quoi, c'était stupide et ridicule de penser cela. Mais pourquoi être si sincère tout à coup ? Pourquoi t'envoyer en pleine figure qu'elle était une bien mauvaise camarade car elle ne te considérait plus comme l'ami que tu avais toujours été, mais que tu comptais bien plus que cela à ses yeux ? Pourquoi te dire tout cela alors que toi même, tu étais perdu ? Alors que ton esprit et ta tête étaient remplis de problèmes, de doutes, de questions ? Pourquoi ? Pourquoi ? Ton regard scotché sur tes chaussures, tu perçus un mouvement dans ton dos, mais tu ne bougeas pas, scrutant un des oreillers s'écraser à tes pieds. Ses sanglots s'intensifièrent, et tu serras un peu plus les poings, pour te retenir de ne pas aller se jeter dans ses bras et de la réconforter. Tu détestais tellement lorsqu'elle pleurait. « Voilà, bravo Nathanaël, t’as gagné. » Un applaudissement ironique suivit sa phrase, et le silence s'installa durement, tu te tus davantage, ne sachant pas comment le briser. « J’en ai assez . J’en ai assez de devoir sauver les meubles, de réparer tes pots cassés. » Tes pots cassés ? Qu'avais-tu encore fait ? Pourtant rien de spécial ? Tu ne comprenais plus où elle voulait en venir. Tes yeux interrogateurs se tournèrent vers elle avec une lenteur spectaculaire. L'incompréhension pouvait aisément se lire dans tes yeux céruléens, mais tu t'en fichais pas mal. Tu voulais juste qu'elle ne t'abandonne pas. Le reste, tu t'en fichais pas mal. « Tu veux la vérité, moi non plus je comprends pas. J’aurai continué à faire semblant, tu sais. Je suis bien meilleure actrice que toi. Mais par pitié ne prend pas ma faiblesse pour la sorte d’admiration aveugle que tes greluches ont pour toi. J’ai encore l’audace de penser que je ne suis pas comme elles. » Tu avalas ta salive avec difficulté et faillit t'étouffer. Tu toussas fortement tandis que tu reprenais ton souffle. Tu relevas les yeux vers elle, et t'approchas doucement, afin d'éviter de te faire jeter  comme un mal propre. Tu t'assis de nouveau à ses côtés, et attrapas sa main que tu serras presque tendrement dans la tienne. Tu murmuras : « Je n'ai jamais pu te comparer à elles. Tu es loin d'être ce qu'elles sont. Jamais elles ne t'arriveront à la cheville, pour quoi que ce soit. » Il était peut-être temps de tenter de calmer les choses. Tu n'avais pas envie de perdre ton 'amie'. Même si tu savais fort bien qu'elle ne l'était plus. Pas après ce soir, pas après ses révélations, pas après cette inquiétude immense qui avait envahi ton cœur lorsque tu l'avais vu allongé dans ces lits aseptisés. Tu étais bien trop bouleversé par son état pour que ce qui vous reliait ne soit que de la pure amitié. Tu t'y accrochais pourtant, à ce semblant de stabilité qui vous unissait. Tout remettre en question, c'était aussi casser l'équilibre qu'il y avait entre vous et prendre le risque que cela vous détruise. Tu déclaras soudainement : « Je n'ai jamais fait semblant avec toi. Jamais. J'ai toujours agi en mon âme et conscience, et je n'ai jamais regretté un seul de mes gestes, ni même une seule de mes actions. Même si je t'ai déjà dit le contraire. Je n'ai jamais regretté le baiser qu'on a échangé il y a des mois de cela. Jamais. J'ai seulement regretté les conséquences que cela eu sur nous, les conséquences que cela a eu sur notre amitié que j'avais toujours cru inébranlable. » Tu haussas les épaules en disant : « Je me fiche du reste. Mais je suis en colère. En colère que tu n'aies jamais rien dit. Tu n'avais qu'à le dire, ça n'aurait rien changé entre nous. Au lieu de te complaire dans un silence, qui au final, fait plus de mal que de bien. » Tes doigts vinrent replacer doucement une mèche de cheveux blonds égarés, probablement lors de sa harangue si bien ficelée. Le contact de sa peau te fit frémir, et tu te penchas doucement vers elle, pour qu'elle puisse te repousser si elle le souhaitait, et posas tes lèvres sur les tiennes. « Je n'ai jamais prétendu être quelqu'un d'autre, Bry. Je suis moi. Et désolé si cela ne te convient pas. Lorsqu'on s'est connu, tu m'as accepté moi. Moi et mes défauts. Jamais je ne changerai. J'en suis pas capable. Sois tu l'acceptes, sois tu abandonnes. Et dans ce cas, ce ne sera plus la peine de venir me voir. » Tu remontas doucement le drap sur ses épaules, et tu la forças à s'allonger. « Maintenant, tu dors. Il faut que tu dormes, il faut te reposer. On en reparlera plus tard. » Ou pas. Il valait peut-être mieux pas. En tout cas, remettre cette conversation à plus tard était un bon moyen pour toi de pouvoir y réfléchir. Et surtout, repousser l'échéance. Tant que vous n'en reparleriez pas, vous étiez amis. À partir du moment où vous en reparleriez, tout s'effondrera. Et tu ne savais pas si au final, cela sera un mal pour un bien.

RP TERMINÉ


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arrêtons de nous voiler la face ▽ brynaël [Terminé]

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