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 baker ▽ maybe I'm out of my mind.

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MessageSujet: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Ven 29 Nov - 14:17

Maybe I'm out of my mind.
Cheryl & Ellio ∞ Baker family


Cheryl trébucha mais se rattrapa à la rembarde. Portant la main à sa tête, elle tenta de se calmer un peu. Le sang tambourinait dans sa pauvre petite cervelle embuée par l'alcool. Il fallait l'avouer, elle n'y avait pas été avec le dos de la cuillère cette fois-ci. Elle était bourrée. Non, elle n'était pas bourrée. Elle était justement légèrement éméchée. Certes, c'était aussi un doux euphémisme. La fête qu'elle venait de quitter brutalement avait été plus qu'arrosée. Mais Cheryl ne se souvenait plus trop de tous les détails parce que son crâne la brûlait. Poussant la porte des toilettes de Mimi Geignarde où elle savait qu'elle serait seule, elle se dirigea vers la cuvette où elle se fit vomir. Rapidement et proprement s'il vous plaît. Elle avait l'habitude. Et c'était toujours mieux que d'avoir mal au ventre toute la nuit. Elle se redressa et tira la chasse d'eau. La fièvre due à l'alcool était redescendue, et elle se sentait un petit peu mieux. Elle se frotta les yeux, et marcha jusqu'au lavabo. Enlevant ses talons aiguilles, le froid mordant des pierres lui fit du bien. Elle ouvrit le robinet et se passa un peu d'eau dans le cou, histoire de se réveiller une fois pour toutes. Elle se rinça la bouche et fouilla dans son sac à la recherche d'un petit remède contre la gueule de bois fait maison. Elle l'avala en vitesse, puis fit glisser sous sa langue un bonbon à la menthe. Elle détestait tellement avoir le goût âpre et dégueulasse des remontées acides dans la bouche. En même temps, qui aimait ça me diriez-vous ? Sortant de sa pochette à maquillage son peigne, elle brossa la masse de cheveux blonds qui s'étaient emmêlés. En même temps, à danser comme elle l'avait fait à la soirée, c'était légitime. Elle en avait fait des conneries. Elle était montée sur la table, avait failli embrasser un autre mec devant Eugène et elle était même tombée par terre en glissant sur le carrelage humide. En même temps, qui était l'abruti qui avait eu l'idée de passer la serpillière en plein milieu de la piste de danse ? Franchement. Heureusement pour elle, elle n'avait rien de cassé. Elle avait juste un peu sali sa robe, ce qui l'avait bien énervé. C'était pour ça qu'elle était là. Parce que même si Eugène avait nettoyé la tâche à l'aide d'un sort, elle était fâchée. Fâchée contre lui et contre le reste du monde. Il lui avait dit qu'elle avait trop bu. Certes, c'était vrai, mais il n'était pas son père, alors il n'avait rien à lui dire, s'il n'était pas content, c'était pareil après tout. Du coup, elle avait quitté la pièce un peu précipitamment. Et puis, de toute manière, elle en avait plus qu'assez d'être là... Pourquoi il fallait toujours que tout soit si compliqué ?

Cheryl lissa les plis qui s'étaient formés sur sa tenue. Ce n'était pas pour se vanter, mais elle avait quand même la grande classe dans cette sublime robe échancrée qui dévoilait toutes les formes de la jeune fille. Un dos nu révélait sa peau blanche et laiteuse et elle adorait la sensation de la soie sur son corps. Fermant les yeux, la jeune fille tenta de rassembler ses pensées, car même si elle se sentait mieux, les ravages de l'alcool pouvaient encore se lire sur son visage, et son esprit était encore très embrumé. Mais cela allait mieux, surtout que la potion qu'elle venait de boire commençait à faire effet. Néanmoins, elle ne se sentait pas vraiment d'attaque pour retourner faire la fête. En réalité, elle avait autre chose en tête. Elle voulait réfléchir un peu. Parce que noyer son chagrin dans l'alcool n'avait en réalité rien arrangé, et ne l'avait pas vraiment aidé à oublier ses problèmes. Oublier que Cauldwell avait couché avec Harrison, qu'Ellio était amoureux de cette dernière, et qu'il était prêt à tout laisser tomber pour ses beaux yeux. Enfin, ses moches yeux, parce que Dalia était moche et bête. Il n'y avait pas plus idiote qu'elle sur terre. Il fallait voir avec qui elle traînait aussi... Enfin... Non, c'était des arguments stupides et non recevables, car Jude aimait bien Dalia. Et Isaac aussi. Comment faisaient-ils ? La raison était simple : c'étaient des mecs. Et les mecs mataient tous le cul de Dalia Harrison. C'était le seul truc à peu près potable chez elle en même temps... Néanmoins, il fallait l'avouer, elle était en colère contre elle. Et leur récente bagarre y était pour beaucoup. Cheryl n'arrivait pas à oublier qu'à cause d'elle, elle allait perdre une des personnes qui comptait le plus pour elle. Perdre Ellio c'était comme perdre une partie d'elle-même. Inconcevable. Ce n'était peut-être pas son frère de sang, mais au fil des années, il était devenu bien plus qu'un demi-frère ou un frère adoptif. Bien plus qu'un ami. C'était difficile à expliquer, pour la simple et bonne raison que Cheryl elle-même ne comprenait pas toujours tout ce qu'elle ressentait et tout ce qu'elle vivait. Bref.

Elle poussa la porte des toilettes et jeta un coup d'oeil rapide des deux côtés, tout en tendant l'oreille. Elle n'avait pas vraiment le droit d'être là. Le couvre-feu était dépassé depuis déjà de longues heures. Même si Jude lui filait les horaires de tours de garde des profs, on était jamais totalement à l'abri d'un pion ou d'un enseignant qui n'arrivait pas à trouver le sommeil et qui décidait de vagabonder dans les couloirs. Elle n'avait pas envie de finir comme ces pauvres élèves qui se faisaient punir en public. Humiliant comme châtiment. Et puis, elle avait une réputation à maintenir au sein de l'équipe enseignante. Même si jamais elle n'arriverait à la cheville d'Ellio niveau résultats scolaires, elle pouvait tout de même tenter de faire illusion, et de jouer à la petite fille modèle. Pas sûr qu'ils soient dupes. Mais cela ne coûtait vraiment rien d'essayer.

Cheryl continua son chemin en grimpant un étage. Mais qu'est-ce qu'elle foutait ici ? Ce n'était vraiment pas le chemin de la Salle Commune des Serpentards... Si ses pas l'avaient mené là, c'est qu'il y avait bien une raison. Mettant cela sur le compte du destin, elle continua sa route. Puis, en entendant le claquement de talons sur les pavés de Poudlard, la jeune Baker prit peur. Putain, elle était grillée. Foutue. Super le destin. Sympathique. Elle regarda rapidement autour d'elle. Rien pour se cacher. Et étant donné l'état d'ébriété dans lequel elle se trouvait encore, elle risquait gros. Pire que l'heure de colle. Sans réfléchir davantage, elle s'engouffra dans la première salle qu'elle rencontra. Peu importait le lieu, du moment qu'elle ne se faisait pas prendre. La pièce était dans la pénombre. Aucune lumière ni aucune bougie n'étaient allumées, seul un léger faisceau de lumière venant de la lune éclairait la pièce. En même temps, il faisait nuit, tout le monde était sensé dormir. Alors où serait l'utilité d'allumer des chandelles ? Cheryl plaqua son oreille contre la serrure pour écouter. Elle entendit les pas se rapprocher, puis s'éloigner. Enfin, elle souffla. Sauvée. Elle entendit un craquement derrière elle, et se retourna. Une baguette s'alluma. Les yeux éblouis, Cheryl se couvrit le visage avec sa main, le temps que ses iris s'habituent à l'éclat du lumos. Plissant les yeux, croyant reconnaître l'autre, elle demanda, hésitante : « Ellio ? » Mais que faisait-il là ? Il l'avait suivi ? Elle se frappa la tête. Techniquement, il devait être là avant elle donc... Se mordant la lèvre, Cheryl se sentit presque aussitôt nerveuse. Ils ne s'étaient pas reparlés seul à seule depuis la dernière fois, dans la salle désaffectée du quatrième étage. Il fallait avouer que les révélations d'Ellio lui avait fait un tel choc qu'elle ne s'en était toujours pas remise. Mais cela lui manquait de ne plus lui parler. C'était pas facile tous les jours. Allumant elle aussi sa baguette pour mieux voir, elle remarque qu'il était toujours lui aussi en tenue de soirée. Il avait lui aussi la classe. C'était une marque de fabrique chez les Baker. Même si concrètement, Ellio n'en était pas un de pur souche, mais on s'en fiche, n'est-ce pas ? Histoire de meubler le silence pesant, elle déclara : « Par Morgane, t'es canon comme ça. » Cheryl le scruta un peu plus attentivement. Elle n'y avait jamais vraiment prêté attention avant, mais il fallait l'avouer, son frère devenait de plus en plus beau chaque jour.  

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Sam 30 Nov - 3:17

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« I WANNA KNOW WHAT LOVE IIIIIIIIIIIIIIIIIS. I WANT TOU TO SHOW MEEEEEEEEEEE. I WANNA FEEL WHAT LOVE IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIS. I KNOW YOU CAN SHOW MEEEEEEEEEEEE. AAAAAAAAAH WOAH-OH-OOOOOOOOOOOH, OH YEAAAAAAAH BABYYYY. YEAH YEAH YEAH » C'est un Ellio complètement au plus mal qui gueulait, parce qu'à ce stade-là c'était même plus chanter. Avait-il trop bu ? Oui et non, enfin un petit peu mais il avait connu pire. Son état était surtout du au fait que quelqu'un avait mis un truc louche dans son verre. Ouais, il parlait avec un camarade de classe et hop un mystérieux inconnu avait laissé tomber un truc dans son verre. Pourquoi lui ? Bah parce qu'à la dernière fête spéciale quatrième année, sa prestation avait fait sensation et que les gens en avaient marre de-monsieur-je-sais-tout-qui-se-croit-trop-parfait. Ellio avait beaucoup de détracteurs mais que voulez-vous, c'est ça d'être l'idéal masculin. Oui, oui rien que ça. Enfin bref il avait commencé à se sentir euphorique du coup il avait lancé un concours de shooters avec Isy qu'il avait perdu et après il avait déambulé dans les couloirs avant de s'effondrer dans la salle des duels et commencer à déprimer sévère. Une seule chose l'obsédait : le fait que Marcus et Dalia avaient couché ensemble. Il n'avait pas eu confirmation des principaux intéressés mais c'était Cheryl qu'il lui avait dit, c'était quasiment sûr. Du coup, il avait commencé à pleurer pire qu'une fille, à se lamenter sur son triste sort et maintenant il en était réduit à chanter des vieilles chansons qui le faisaient paraître encore lamentable. Pauvre de lui, ne pouvait-il pas aller à une soirée et rester présentable ? Ouais une soirée normale, il boirait seulement deux verres, resterait sur le côté parce que danser voilà, voilà. Une fille très certainement à ses côtés mais voilà pas en train de faire la bamboula sur une table, gueuler à en perdre la voix. Il voulait une fête normale, c'était tout de même pas trop compliqué ! « Pourquoi la vie est comme ça ? Je veux dire, ouais j'ai fait le con plus d'une fois mais je méritais ça ! Pourquoi Merlin m'abandonnes-tu aujourd'hui ? » Il sécha ses larmes du revers de la main. « C'est mon meilleur ami putain ! Quel genre de meilleur ami fait ça ? Merde, Dalia. Et, et c'était que des conneries. Je peux pas leur faire confiance. Je, je suis nul. La vie c'est nulle, et non d'abord c'est eux qui sont nuls. Je les déteste. » Une pause. « Et non je les déteste pas, putain. Je les aime ces abrutis. Pourquoi ? Ça n'a pourtant aucun sens. » Il s'arrêta alors divaguant quelque peu. En effet, il avait l'impression de voir des ombres dans un coin. Oui vous pouvez le dire, il planait là.

Un peu dans le vague encore quelques minutes, il se remit alors à chanter à tue-tête à s'en exploser les poumons. Tant pis s'il devenait aphone, toute manière il se réfugierait dans ses livres dès demain, se barricaderait dans la bibliothèque durant tout le reste de l'été avant de rentrer chez les Baker et faire l'ermite. Son père, enfin son père adoptif, John Baker lui avait promis de longues parties de Quidditch et sa mère adoptive lui avait acheté pleins de livres. Elle lui avait dit tout cela dans sa dernière lettre. Ellio avait déjà hâte de rentrer chez lui car oui le Manoir des Baker était sa maison. Toute manière il n'en n'avait pas connu d'autres à part les murs froids de l'orphelinat et croyez bien qu'un endroit comme celui-là, on ne peut le considérer comme un foyer. Enfin bref, il s'arrêta doucement car il entendit un bruit de pas. C'est alors à ce moment qu'il se rappela qu'il pouvait être surpris par un mangemort et être sanctionné. Non pas lui, pas l'élève parfait ! Voilà qui le fit pâlir car son dossier scolaire irréprochable c'était bien sa plus grand fierté. Il ne voulait aucune tâche, rien qui nuise à cette beauté de perfection. Le St Graal de tout Serdaigle qui se respectait. Dans la précipitation, il se cacha dans un coin dans le noir et fit silence complet. La porte se mit alors à grincer en s'ouvrant et laissa apparaître une silhouette féminine. Celle-ci referma tout de suite la porte derrière elle. Bon Ellio devina que c'était une élève, parce qu'il était trop intelligent déjà et parce qu'il avait un sens fin de l'observation. Il fallait qu'il sache qui était là. Il avança alors tout doucement, à pas de loup mais comme il était gros pas tellement adroit puisque pas dans son état normal, il fit craquer le sol. PATATE ! Il lança alors un très rapide « lumos » et put voir le visage de son adversaire. « Ellio ? » Elle le devança de peu. Il reconnut sa demi-sœur. Par Merlin qu'est-ce qu'elle fichait ici ? « Cheryl, mais qu'est-ce que tu fais là ? » Quoi ? Il était curieux de naissance et il avait dit ça gentiment, il n'y avait pas de raison d'en faire tout un drame. Toute manière, il était sûr qu'elle l'aurait demandé s'il ne l'avait pas fait avant elle. « Par Morgane, t'es canon comme ça. » Une parole gentille, c'était assez étonnant mais il n'allait pas s'en plaindre. En fait, il regarda alors sa tenue et ne put convenir qu'elle aussi était « canon ». Il décida donc de la remercier parce qu'il était poli et de lui dire son ressenti sur sa tenue. « Merci, j'ai pas souvent des compliments venant de ta part alors je le prend. Et toi aussi tu es très belle. » Il lui sourit puis lui vint alors une idée saugrenue mais tant pis, toute manière il ne s'en souviendrait pas le lendemain matin. « Vu qu'on est bien habillé tous les deux, je t'oblige à danser avec moi. Et oui je risque de te marcher sur les pieds, je m'en excuse déjà mais je profite de l'occasion. » Il posa alors l'une de ses mains sur sa hanche et l'autre vint prendre la main de Cheryl et il commença à la faire tourner doucement.

Bon c'est vrai il n'y avait pas de musique, ce n'était pas le top du top mais tant pis ce n'était pas grave. Tous les deux restèrent silencieux quelques instants avant qu'Ellio ne reprenne la parole. « Tu sais, j'ai bien vu que tu ne voulais pas me parler depuis la dernière fois qu'on s'est vu et c'est nul, je veux pas ça, Cheryl. Je veux dire, je sais que ça ne t'as pas plus ce que j'ai dit mais je veux vraiment pas te perdre. Malgré tout ce qu'il peut y avoir entre nous, je t'aimerai toujours et je serai toujours là pour toi. Toujours. »

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Dim 12 Jan - 13:21

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« Cheryl, mais qu'est-ce que tu fais là ? » C'était quoi cette question ? C'était pourtant simple, elle venait manger voyons. Bah non patate douce, elle se planquait. Cela ne se voyait-il pas à sa démarche hésitante, ses gestes tremblants, et son cœur qui battait à la chamade ? L'obscurité lui permettait sans doute pas de remarquer tout cela. C'était compréhensible après tout, mais quoi qu'il en soit, Cheryl ne s'attendait vraiment pas à tomber sur lui. La dernière fois qu'elle avait regardé, Ellio était encore à la soirée, à danser et à chanter sur la table ou n'importe où d'ailleurs. La jeune Serpentard était persuadée qu'on avait mis quelque chose de pas très net dans son verre, parce que même sous l'emprise de l'alcool, c'était tout bonnement impossible de faire ce qu'il avait fait. En tout cas, Cheryl n'était pas intervenue. De un, parce qu'elle avait trouvé ça un peu drôle au début, de deux, parce qu'elle était la personne la moins bien placée pour lui faire la morale, étant donnée qu'elle était au moins autant bourrée que lui. Et puis combien de fois Ellio l'avait-il ramassée à la petite cuillère après une soirée ? Combien de fois ? Tellement que Cheryl avait arrêté de compter. C'était peut-être égoïste de sa part, mais maintenant que lui aussi se lançait à corps perdu dans l'alcool, qui allait bien pouvoir garder un œil sur elle ? Oui oui, je vous l'accorde, pour la jeune Baker, le monde tournait autour de sa petite personne. Mais si le fait que son frère s'amuse un peu plus qu'avant et sorte de ses bouquins la réjouissait, il y avait toujours une ombre au tableau : Harrison et Cauldwell. Ces deux-là mériteraient la pendaison, et encore, c'était un châtiment que Cheryl ne trouvait pas assez douloureux, mais elle n'avait pas encore réussi à concocter une mort assez pénible et affreuse pour la gryffondor traître et le serpentard bâtard. Rien de ce qu'elle imaginait n'était assez représentatif de la douleur qu'elle éprouvait, et de la douleur qu'Ellio ressentait aussi sans doute. Parce que oui, même si Cheryl n'approuvait pas les sentiments que son demi-frère avait pour cette mocheté, ce que Marcus et Dalia avaient fait les faisaient tous les deux souffrir, alors au fond, ils se comprenaient bien sûr. Cheryl savait ce que son frère pouvait bien ressentir en ce moment mais elle ne lui avait pas vraiment reparlé depuis la toute dernière fois, dans la salle désaffectée du quatrième. Pour tout dire, elle n'avait pas trop osé, et sans doute lui non plus. Après tout, c'était elle qui était partie furieuse, en claquant la porte avec une rare violence et une colère à peine contenue. Mais depuis, elle avait eu le temps de se calmer et de reprendre ses esprits. Les sentiments, ça ne se contrôlait pas. C'était évident. Et Ellio ne pouvait refréner ceux qu'il ressentait pour la baisée ( aka Dalia ), pas plus que ceux que Cheryl ressentait envers le baiseur ( aka Marcus ). Mais en tout cas, Cheryl était décidée à recoller un peu les morceaux avec son frère, parce que même s'il prenait une mauvaise direction, il était toujours temps de le remettre dans le droit chemin. Et pour cela, il fallait jouer fin, et lui montrer qu'elle était un peu désolé de la manière dont elle s'était comportée la dernière fois, lui montrer qu'elle était là pour lui, et qu'il valait mieux qu'Harrison. Cela n'allait pas être simple. Pour commencer, Cheryl décida de débuter la tentative de réconciliation en lui faisant un compliment. Sincère qui plus est. Un bon compliment, cela faisait toujours plaisir, et cela mettait l'autre dans de bonnes prédispositions pour t'écouter, tout cela, tout cela. « Merci, j'ai pas souvent des compliments venant de ta part alors je le prend. Et toi aussi tu es très belle. » Il lui sourit, et un peu gauchement, Cheryl fit de même. Ils devenaient pathétiques le frère et la sœur Baker en ce moment : la dernière fois, ils se réconfortaient en s'enlaçant, et aujourd'hui ils se faisaient des compliments en se souriant, un air ridicule au visage ? Vraiment, le monde ne tournait plus trop rond. Après, on sait tous que l'alcool désinhibe et fait parfois faire n'importe quoi. C'était sans doute ce qui leur arrivait à tous les deux. Une fois de plus ce soir, Ellio surprit sa sœur en disant : « Vu qu'on est bien habillé tous les deux, je t'oblige à danser avec moi. Et oui je risque de te marcher sur les pieds, je m'en excuse déjà mais je profite de l'occasion. » Haussant les sourcils, Cheryl crut avoir mal entendu. De quoi ? Danser ? Elle n'était pas en état là. Qu'est-ce qu'il lui prenait à Ellio ? Il avait plusieurs neurones pétés là haut ou quoi ? Avant qu'elle n'ait pu esquisser le moindre mouvement de recul, il s'empara de sa main et posa ses doigts sur sa hanche. Sans qu'elle ne comprenne comment, elle se retrouva aussi vite dans ses bras, à tournoyer maladroitement sur une musique qui n'existait pour personne d'autres que pour eux. Cheryl ne disait rien, de toute manière trop perdue pour articuler le moindre mot.  Un silence s'installa entre eux, mais la jeune fille décida de ne pas le rompre. Cela faisait du bien à ses oreilles, un peu de repos. Cela changeait de la musique trop forte et du vacarme bruyant de la soirée.

Au bout d'un certain moment, Cheryl se détendit, et s'accrocha à son frère plus franchement. Sérieusement, ce n'était qu'une simple danse, il n'y avait pas de quoi être gênée non plus. Et puis, ce n'était qu'Ellio. Pas de quoi en faire toute une histoire non plus. Après l'avoir fait tournoyer une énième fois, le Serdaigle déclara : « Tu sais, j'ai bien vu que tu ne voulais pas me parler depuis la dernière fois qu'on s'est vu et c'est nul, je veux pas ça, Cheryl. » Elle baissa la tête et regarda ses chaussures. Perspicace Ellio. Mais c'était vrai, totalement vrai. Elle avait un peu honte de lui avoir tourné le dos comme ça mais en réalité, elle avait été très vexée. Ces derniers mois, ils avaient beaucoup fait de progrès tous les deux, et leur relation avait fini par être quasi normale, et elle avait peur que cette histoire détruise tout. C'était un pas en avant, trois pas en arrière avec Ellio. « J'veux pas non plus... » murmura-t-elle timidement. C'était vrai, elle voulait retrouver son frère, peu importait le reste après tout. « Je veux dire, je sais que ça ne t'as pas plus ce que j'ai dit... » En même temps, qui aimerait entendre de la bouche de son frangin qu'il était amoureux d'une fille qui fraternisait avec l'ennemi et qui n'était pas intelligente pour un sou ? « Mais je veux vraiment pas te perdre. » Fronçant les sourcils, Cheryl fut surprise. Oula, autant d'amour dans une même phrase ? C'était possible ça ? Décidément, Ellio avait vraiment trop abusé de la boisson. On lui avait aussi mis un truc qui délie les langues ou pas ? C'était bien la première fois qu'il lui parlait comme cela, et cela choquait d'autant plus la jeune Baker. « Malgré tout ce qu'il peut y avoir entre nous, je t'aimerai toujours et je serai toujours là pour toi. Toujours. » La gorge sèche, Cheryl trembla légèrement, et s'accrocha plus durement à l'épaule de son frère. Elle arrêta de danser, et Ellio fit de même. Quelle déclaration. Encore sous le choc, elle le regarda franchement, cherchant à établir un contact visuel. Il était fou. Posant sa main sur le front de son frère, Cheryl demanda : « Tu te sens bien ? » Mais se rendant compte que cela pouvait être blessant, surtout qu'il avait l'air sincère, elle surenchérit : « Écoute Ellio, oui, tu as raison. Cela ne m'a pas plu... Mais je regrette ma réaction plus qu'excessive... J'voulais pas m'énerver à ce point-là mais... » Se mordant la langue, elle chercha ses mots. Ce n'était vraiment pas facile de parler à cœur ouvert. Comment avait-il réussi lui ? « Tu vois, moi aussi je veux pas te perdre et j'ai peur qu'à cause de ça, on s'éloigne de nouveau... » Elle baissa la tête et regarda ses pieds. Attrapant les mains chaudes de son frère pour se donner le courage de continuer, elle murmura : « On s'entend tellement mieux qu'avant que j'veux pas gâcher ça... » Elle releva doucement la tête, se souvenant de ses derniers mots ' je t'aimerai toujours et je serai toujours là pour toi. Toujours' , elle prit son frère dans ses bras et nicha sa tête dans son cou. Humant son odeur rassurante de mâle mêlée à celle de l'alcool, Cheryl se détendit puis lui chuchota : « J'serais toujours là aussi tu sais... Même quand l'autre t'aura brisé le cœur et qu'il faudra te consoler, je serais là. » Elle ajouta : « Je serais là quoi qu'il arrive. »

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Ven 31 Jan - 4:58

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Il crut sentir les bras de Cheryl le serraient d'avantage mais il n'était pas sûr. Il faut dire que comme il n'avait pas les idées claires, ce n'était pas très facile de faire la différence entre le vrai et le rêve. Elle le regarda alors droit dans les yeux et il trouva cela assez perturbant en fait comme si c'était trop intime. Il se sentait gêné et il ne savait même pas pourquoi. Elle posa la main sur son front et il crut même sentir ses joues rosirent. Et ben, heureusement qu'il se souviendrait pas de ça le lendemain matin. « Tu te sens bien ? » Oui, enfin il croyait, pourquoi ? Aurait-il dit quelque chose de mal ? Il ne comprendrait pas pourquoi elle lui posait cette question. Merde, il avait peut-être fait un autre faux pas. Décidément, il était nul ! « Écoute Ellio, oui, tu as raison. Cela ne m'a pas plu... Mais je regrette ma réaction plus qu'excessive... J'voulais pas m'énerver à ce point-là mais... » Oh. Il était content qu'elle lui dise ce genre de choses. Il avait pas aimé qu'elle s'énerve autant même si en y repensant après, il avait trouvé ça mignon parce que ça montrait qu'elle tenait à lui. La jalousie n'était-elle pas la plus belle preuve d'amour ? Dans un sens, si. Un lien très fort les rassemblait et il était précieux. C'était vraiment loin d'être un jeu aux yeux du jeune Fisher-Baker. « Tu vois, moi aussi je veux pas te perdre et j'ai peur qu'à cause de ça, on s'éloigne de nouveau... » Elle baissa alors les yeux et lui attrapa les mains. Ellio avait du mal à la suivre tellement elle lui donnait l'impression d'aller tellement vite. Dans sa tête c'était le grand huit tellement elle lui disait des choses intenses, c'était vraiment rare entre eux, trop. Il leur fallait plus de moments comme ça, de tendresse et où ils montraient vraiment de l'affection l'un pour l'autre. « On s'entend tellement mieux qu'avant que j'veux pas gâcher ça... » Il pensait absolument la même chose. Il ne voulait pas qu'ils s'éloignent encore une fois. C'était tellement ridicule qu'ils ne se laisseraient pas avoir une nouvelle fois, hein ? Bah Ellio mettrait pas sa main au feu tout de même. Ils étaient tellement surprenants mais aussi ils avaient tellement de caractères. Un petit rien semblait pouvoir les séparer malheureusement. Cheryl le prit alors de nouveau dans ses bras et posa délicatement sa tête contre son torse. Ça lui redonnait de l'espoir. Ils pouvaient réussir, il fallait juste y croire. « J'serais toujours là aussi tu sais... Même quand l'autre t'aura brisé le cœur et qu'il faudra te consoler, je serais là. » Chut, ne pensons pas à ça voilà ce qui lui venait à l'esprit. En fait il ne voulait pas penser à Dalia alors qu'avec Cheryl ça allait si bien. Ce soir, Dalia était loin. Tout ce qui était lié à elle aussi. Dans leur petite bulle, elle n'existait pas. Peut-être qu'elle en ferait parti un jour mais pas ce soir. Oh non pas question de gâcher un si beau moment alors que sa relation avec Dalia était fixée. « Je serais là quoi qu'il arrive. » Un grand sourire s'étala alors sur son visage. Voilà un moment de bonheur.

Il referma alors son emprise autour d'elle en venant attraper ses mains autour de son dos. Ellio n'aurait même pas voulu parler parce que ça aurait risqué de gâcher ce beau moment mais ils ne pouvaient pas rester silencieux indéfiniment. « Merci. » Pas besoin de dire plus, rester dans la sobriété parfois ça a du bon. C'est vrai à quoi bon faire des phrases et des phrases quand on pouvait tout résumer en un mot. Mais bon pas question de s'endormir... « Je suis là aussi pour tes peines de cœur ou tes peines tout court ou même pour tout ce dont tu auras besoin. » Voilà on en remet une couche, on le dira sûrement jamais assez. Ils restèrent ensuite quelques minutes silencieux avant qu'Ellio ne reprenne la parole. Il avait envie de redétendre un peu la situation. « Tu te rappelles quand je suis arrivé dans la famille et que tu m'obligeais à jouer à la poupée et à la dînette ? Je te l'ai jamais dit mais je détestais ça mais je crois que j'aurais fait n'importe quoi pour que tu m'apprécies. » Et soudain il se mit à rire se souvenant du goût du thé qu'ils avaient. « Et le thé ça pouvait pas être du vrai thé tellement c'était dégueulasse. Dis-moi tout qu'est-ce que tu mettais dedans ? » Si ça se trouve elle avait fait exprès pour l'empoisonner, n'avait-elle pas toujours été une petite peste pourrie gâtée ? Il s'y était habitué mais tout de même, il y avait toujours des répercussions sur les autres... Surtout quand on était le demi-frère. Mais à cette époque-là, il voulait tellement être bien intégré chez les Baker, qu'elle aurait pu lui donner de la mort aux rats, il aurait été capable de l'avaler mais chut, n'allez pas lui donner des idées, ça pourrait être très dangereux pour son compte.

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Dim 16 Fév - 7:30

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Toujours dans les bras de son frère, Cheryl commençait à croire qu'ils s’encroûtaient tous les deux. C'était quoi ces manières ? Jamais de toute leur vie ils n'avaient été aussi proches. Peut-être parce qu'ils grandissaient ? La jeune fille n'en avait vraiment aucune idée, mais en toute sincérité, elle avait l'impression d'être de plus en plus clémente avec Ellio, et elle ignorait si c'était une bonne chose ou non. Il fut un temps où ils ne se parlaient même plus, lorsqu'il était encore chez les résistants par exemple, lorsqu'il sortait avec Harrison aussi. Et là aujourd'hui, alors qu'il prenait des choix qui risquaient grandement de compromettre leur lien fraternel, Cheryl n'avait pas envie de s'éloigner encore de lui. Étrangement, elle avait même plutôt envie de rester près de lui, de lui montrer qu'elle était là, et peut-être essayer de lui faire comprendre quelle bêtise il avait fait de quitter Emily et quelle erreur monumentale il faisait en ressortant avec son ennemie jurée, Dalia la moche et la débile. Bref, cette fois-ci, Cheryl adoptait une toute autre tactique, une toute autre technique, et elle espérait vraiment qu'elle fonctionnerait. Elle n'avait pas envie de perdre tout ce pourquoi elle s'était battue ces derniers mois, et puis, il fallait aussi l'avouer que même si Cheryl ne le montrait pas vraiment, c'était son frère, et elle l'aimait. À sa manière, certes, mais elle l'aimait, même si elle se comportait comme une petite folle complètement délurée avec lui. Mais elle avait envie de lui montrer qu'elle pouvait faire des efforts, même si au fond d'elle, elle n'avait pas du tout envie d'en faire. Mais il fallait bien qu'elle se batte pour le nom de leur famille non ? Ellio en avait peut-être rien à faire, mais pas elle. « Merci. » Tiens ? Pour une fois, Ellio était bref et concis, cela ne lui ressemblait pas. Où était passé les longs discours, les grandes phrases et tout le reste ? Franchement, Cheryl n'allait pas se plaindre. Elle, les grands monologues, elle n'aimait vraiment pas ça, et puis, c'était un excellent moyen pour s'endormir en plein milieu. « Je suis là aussi pour tes peines de cœur ou tes peines tout court ou même pour tout ce dont tu auras besoin. » Cheryl ricana doucement. Cette conversation devenait horriblement pathétique. « C'est que tu deviens sentimental mon pauvre frangin, tu es ridicule tu sais. » Ils avaient vraiment trop bu. Il était bourré. Certes, elle l'était autant que lui, si ce n'était plus. « On dit vraiment n'importe quoi putain. » Elle rigola de nouveau, l'alcool commençait à lui monter à la tête. Il n'y avait pas un bruit dans la pièce. Elle s'assit doucement sur une table, et porta un main à son front. Ça tambourinait sec là haut par Merlin.

Trouvant ce silence carrément glauque et pesant, Cheryl s'apprêtait à mettre les voiles lorsqu'il dit : « Tu te rappelles quand je suis arrivé dans la famille et que tu m'obligeais à jouer à la poupée et à la dînette ? » Cheryl releva la tête et le regarda dans les yeux. Bien sûr qu'elle s'en souvenait. Elle se souvenait même fort bien du jour même où son père et sa mère l'avaient traîné de force dans cet orphelinat pourri qui puait la médiocrité. Elle se souvenait qu'elle n'avait vu en lui qu'un sale gamin inintéressant qui lui prendrait sa place au sein de la famille. Et même si dès le début, il avait exprimé son désir de ne pas lui voler la place qui lui revenait de droit, au fil du temps, leurs parents avaient commencé à l'aimer, à l'aimer autant qu'elle, peut-être même plus, et elle n'avait jamais réussi à savoir si les Baker les avaient vraiment aimé de la même manière, ou s'ils l'avaient aimé un peu plus car elle était de leur sang. Mais Cheryl avait vraiment été très odieuse avec lui au tout début. Il avait été très difficile pour elle de l'accepter au sein de la famille. Elle sourit doucement en disant : « Bien sûr que je m'en souviens. J'ai jamais compris pourquoi tu acceptais de faire ça en plus. » Elle obtint sa réponse quasi instantanément : «  Je te l'ai jamais dit mais je détestais ça mais je crois que j'aurais fait n'importe quoi pour que tu m'apprécies. » Elle scruta son visage, et son regard se perdit dans le vide. « C'est vrai ? Tu tenais vraiment à ce que je t'aime ? Et pourquoi d'ailleurs... » Après tout ce qu'elle lui avait fait endurer, il avait toujours tout fait, c'est vrai, pour qu'elle l'accepte. Et quant à elle, au détriment de toutes les crasses qu'elle lui avait faites, elle avait fini par le faire malgré elle, ce qui n'avait pas été une mince affaire. Parfois, elle se disait qu'elle avait été trop faible. Les sentiments qu'elle éprouvait pour lui n'avaient rien à voir avec les sentiments qu'on éprouvait pour son frère, à vrai dire, elle n'arrivait pas à savoir du tout ce qu'elle pouvait bien ressentir pour lui. « Et le thé ça pouvait pas être du vrai thé tellement c'était dégueulasse. Dis-moi tout qu'est-ce que tu mettais dedans ? » Cheryl explosa de rire en y repensant, ce qui lui donna encore plus mal à la tête. « Je suis vraiment une connasse putain, quand j'y pense... J'suis vraiment désolé pour ça aussi. » Elle reprit : « Nan, c'était vraiment pas du thé. Le mien oui, c'en était, avec dix sucres, parce que sinon, c'est dégueulasse. Mais le tiens, c'était plus de la terre, de l'herbe, mélangées à du sable je crois bien. Je me souviens plus vraiment. » Cheryl secoua la tête de gauche à droite. Elle regrettait un peu ses agissements. Elle n'avait toujours été qu'une peste pourrie gâtée par ses parents, et l'arrivée d'Ellio avait bien sûr tout chamboulé dans sa vie. Que fallait-il espérer de plus ? « Je m'excuse d'ailleurs. » Elle soupira et marmonna : « Tout ça, c'est du passé aujourd'hui, et pour moi, ça n'a plus la moindre importance. Je te considère plus du tout comme mon rival comme ça a pu l'être lorsqu'on était gosse. On a grandi depuis. Et disons que c'était ma manière à moi de te montrer mon affection. Drôle de manière, je te l'accorde. » Mais Cheryl montrait tellement peu ses sentiments qu'elle était certaine qu'il pouvait le comprendre qu'elle faisait un réel effort là. À chaque fois qu'elle avait tenté de se montrer telle qu'elle était réellement, on lui avait brisé le cœur, alors oui, la jeune Baker préférait de loin se cacher derrière un masque, même un masque de petite garce manipulatrice. Peu importait, c'était bien mieux que de souffrir et avoir mal.

L'alcool avait fait son chemin jusqu'au cerveau de la jolie blonde. Ses inhibitions étaient totalement levées et elle demanda sans aucun préavis : «Sérieusement, tu lui trouves quoi à Harri... à Dalia, j'veux dire ? » De toute façon, quoi qu'il dise, elle aurait sans doute tout oublié demain. « Pourquoi tu l'aimes ? » C'était encore un tout autre mystère pour elle. Mais elle estimait qu'elle avait le droit de savoir ce qui l'intéressait tellement chez elle. Bien sûr, pour Cheryl, Dalia était la dernière personne au monde qu'il fallait pour son frère. Il serait mieux seul qu'avec elle, mais si elle savait pourquoi il l'aimait tant, peut-être serait elle en mesure de mieux la comprendre et donc de mieux la connaître pour pouvoir bien mieux la combattre. Cheryl avait peut-être le cerveau embué, mais elle arrivait encore à réfléchir, quel miracle. Après, rien n'indiquait que cette idée soit bonne.

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Ven 21 Mar - 6:00

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Il la vit rire. Au moins elle le trouvait drôle, oui il la faisait rire c'était une bonne chose. Comme quoi toute cette soirée, la vie même, n'était pas perdue. Il y avait de l'espoir. C'était peut-être la merde autour d'eux mais eux deux, les Baker, ils allaient bien. Ils avaient la possibilité de s'en sortir et d'en ressortir bien plus fort. Fuck les rouquins, fuck les brunes avec un sourire ravageur. Merde à tous les cons et les connards de la Terre. Ils étaient au dessus de tout ça, eux. C'était bien connu, ils étaient parfaits. Enfin pas vraiment dans les critères dont on l'entend mais à leur manière, ils étaient parfaits, un modèle de fraternité. Et puis zut, ils s'en foutaient de pas faire l'unanimité. Ce qui comptait c'était la relation interne, entre eux deux. Les autres : A LA POUBELLE ! « Je suis vraiment une connasse putain, quand j'y pense... J'suis vraiment désolé pour ça aussi. » Elle était désolée ? Il y avait vraiment du progrès, ça faisait limite trop d'un coup. Ellio n'allait pas survivre, elle allait vraiment décéder d'une crise cardiaque devant tellement de preuves d'amour. Attention à son petit cœur fragile, il avait besoin d'être ménagé. Doucement Cheryl, doucement. « Nan, c'était vraiment pas du thé. Le mien oui, c'en était, avec dix sucres, parce que sinon, c'est dégueulasse. Mais le tiens, c'était plus de la terre, de l'herbe, mélangées à du sable je crois bien. Je me souviens plus vraiment. » Vraiment dégueulasse, quelle garce n'empêche ! Terre ? Herbe ? Sable ? Rien que ça ? Non mais parce qu'à ce stade, Ellio se demandait si elle n'avait pas ratissé tout le jardin des Baker pour mélanger tous les éléments les plus dégueulasses qui soient pour lui faire du thé. Ellio avait ouvert la bouche pour former un « o » de stupéfaction. « C'est vraiment pas joli, tu sais ça ? » Waw, Ellio la voix de la raison et de la morale. Il faisait souvent cela, ce qui énervait la plupart de ses amis et proches. Mais bon, il était comme ça, on ne le changeait plus à son âge. Et puis sinon il n'aurait plus son côté aussi chiant qui plaît tellement. « Je m'excuse d'ailleurs. » C'était vraiment un beau moment. Ellio aurait été (très) sensible, il aurait pu en pleurer vraiment. C'était tellement inattendu mais peut-être souhaité aussi inconsciemment. Bref, le jeune homme n'allait très certainement pas s'en plaindre. « Tout ça, c'est du passé aujourd'hui, et pour moi, ça n'a plus la moindre importance. Je te considère plus du tout comme mon rival comme ça a pu l'être lorsqu'on était gosse. On a grandi depuis. Et disons que c'était ma manière à moi de te montrer mon affection. Drôle de manière, je te l'accorde. » Plus un rival, sa manière à elle de lui montrer son affection... Ça faisait beaucoup d'informations à assimiler. Cette fois-ci c'était vraiment trop. Ellio ne savait pas comment réagir, ce qu'il devait dire. Elle venait de le désarmer. Se prendre une bombe dans la tronche aurait eu le même effet.

Il se doutait que s'il n'était pas capable de dire quelque chose, Cheryl le prendrait mal ou elle se sentirait vexée, un truc du genre. Il fallait qu'il réagisse mais c'était quasiment comme s'il était paralysé. Dis un truc, débile ! Ce n'est pas comme s'il doutait de l'affection de sa demi-sœur. Il savait que ce n'était pas facile entre eux mais ils s'aimaient quand même. Ils n'étaient juste pas doués pour l'exprimer. Alors qu'il se demandait toujours quoi dire, Cheryl reprit la parole pour son plus grand soulagement. Malheureusement ça ne dura que dix secondes. « Sérieusement, tu lui trouves quoi à Harri... à Dalia, j'veux dire ? » Quoi ? Ils allaient vraiment parler de cela ? Maintenant ? Non. Ellio ne s'imaginait pas tellement avoir ce genre de conversation avec Cheryl. Il ne voulait pas que ça crée un nouveau conflit. S'il ignorait la question, peut-être qu'on continuerait la soirée tranquillement. « Pourquoi tu l'aimes ? » Pourquoi aimait-il Dalia ? Pouvait-on trouver la bonne réponse à cette question ? Ellio n'était pas capable de donner une question exacte à cette réponse. Pourtant il était intelligent, ses notes aux examens étaient toujours parfaites ou en tout cas frôler la perfection mais pour cette question, c'était nettement différemment. Il savait juste que quand il voyait Dalia, ça lui faisait tout drôle. Au niveau du cœur, évidemment, le sien battait plus fort, plus vite mais aussi dans le ventre. N'était-ce pas de là que venait l'expression des papillons dans le ventre ? Définir exactement ce qu'il ressentait exactement pour Dalia, il ne pouvait pas le faire. Cheryl n'aimerait pas ça, c'est sûr. Et pourtant le jeune homme choisit la franchise. « Je sais pas, Cheryl. On choisit pas. » Il se tut quelques instants avant de jouer le tout pour le tout : « Et toi pourquoi t'aimes Marcus ? Ne dis rien. On s'en fout, y a que moi, je dirais rien et j'ai eu assez de preuves. » Ellio fit une mini pause avant d'avouer très faiblement. « Et je crois qu'il t'aime aussi malgré toutes les conneries qu'il peut faire. » Il aurait peut-être mieux fait de la fermer. C'était pas sûr que ça ferait du bien de dire ce genre de choses surtout que pour le coup, Ellio en voulait aussi à Marcus. Et ce n'était pas une petite embrouille. Ellio avait l'impression d'être dans une impasse. « Enfin pour Dalia, je sais pas pourquoi je l'aime. Je sais juste que j'aime être avec elle, je... Je suis pas bien quand je suis pas avec elle et même si je l'ai énormément détesté et ben je l'aimais encore plus. Rien que d'imaginer qu'elle soit avec un autre mec ça me déchirait le cœur. C'est con mais je l'ai dans la peau. Elle a pleins de défauts, c'est vrai mais j'en ai aussi. C'est loin aussi d'être parfait entre nous, ça non mais je m'en fous. Je préfère souffrir et être constamment inquiet et en manque d'elle quand on se voit pas si en contre partie, on est ensemble. » Il fit une pause avant de rajouter. « Le jeu en vaut la chandelle. »

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Ven 11 Avr - 23:49

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« Je sais pas, Cheryl. On choisit pas. » Il se tut. Cheryl eut soudainement envie de lui sauter à la gorge. Si on pouvait choisir. Et on avait l'obligation d'écouter sa famille. Si ELLE disait qu'Harrison n'était pas faite pour lui, c'était SON obligation de l'écouter et de rompre tout contact avec la truie dont il était soit disant amoureux. Car pour Cheryl, les sentiments que son frère croyait ressentir envers la gryffondor n'étaient pas réels. Ce n'était que de la vulgaire attirance pour un corps qui n'était même pas si beau que cela en fin de compte. Pourquoi cette petite garce avec des tas de mecs à ses pieds ? Pourquoi se croyait-elle plus forte que tout le monde ? Sans doute parce qu'elle avait par une fois réussi à mettre le grappin sur le plus sexy célibataire de Poudlard, et qu'elle était en train de recommencer. « Si on peut. » murmura-t-elle, entêtée, même si elle savait pertinemment que ce n'était pas vraiment vraie. Elle ignorait sincèrement si elle avait déjà ressenti de l'amour pour qui que ce soit un jour. Ils étaient jeunes. Bien trop jeunes. Comment pouvaient-ils comprendre les choses de la vie ? Comment pouvaient-ils savoir si les émotions qu'ils ressentaient se rapprochaient réellement de sentiments amoureux ou si ce n'étaient que des artefacts ? Des résidus d'un désir inavoué mais qui demeurait simplement charnel ? Autant de questions difficiles à répondre... « Et toi pourquoi t'aimes Marcus ? Ne dis rien. On s'en fout, y a que moi, je dirais rien et j'ai eu assez de preuves. » Cheryl avala sa salive de travers et toussa fortement à plusieurs reprises. PARDON ? Et il s'attendait à ce qu'elle ne réponde rien après cet affront ? Elle ne ressentait rien pour cette pourriture, ce connard, si ce n'était de la haine. Une haine profonde et maladive. Rien de plus, n'est-ce pas ? « JE N'AIME PAS CET ENFOIRÉ ! » s'écria-t-elle après avoir repris son souffle. Elle crut s'étouffer de nouveau. Et Ellio lui tapa un bon coup dans le dos pour que sa toux cesse. Elle inspira puis expira calmement, cherchant par tous les moyens possibles et inimaginables de se calmer. Mais c'était peine perdue. Son cœur battait à tout rompre dans sa poitrine, son sang circulait à dix mille kilomètres heures dans ses veines et elle n'arrivait même plus à penser correctement. Le simple fait d'évoquer le rouquin rendait Cheryl folle de rage. Énervée, elle n'arrivait plus trop à se contrôler, alors, dans un ultime recours elle se tritura les mains et prit une grande respiration, même si elle était persuadée que cela ne servait pas à grand chose. Ellio reprit doucement la parole, et Cheryl dut même se pencher vers lui, tellement les mots étaient murmurés :  « Et je crois qu'il t'aime aussi malgré toutes les conneries qu'il peut faire. » Elle releva la tête soudainement, ne comprenant pas bien le sens des mots qu'il prononçait. Il avait trop bu, il disait vraiment n'importe quoi. Sérieusement, la boisson, ça ne lui allait pas, mais pas du tout. Finalement, elle préférait largement lorsqu'elle était la seule déraisonnable des deux. Au moins, il y avait un membre de la famille Baker qui restait les pieds sur terre. Enfin, plus maintenant... Elle avait envie de répliquer, mais il le fit sans qu'elle ne puisse le faire : « Enfin pour Dalia, je sais pas pourquoi je l'aime. Je sais juste que j'aime être avec elle, je... Je suis pas bien quand je suis pas avec elle et même si je l'ai énormément détesté et ben je l'aimais encore plus. » Cheryl eut une brusque envie de vomir qu'elle refréna. BEURK BEURK BEURK. C'était quoi ce discours à la mords-moi-le-noeud là ? Depuis quand Ellio faisait dans le mélodrame ? « Rien que d'imaginer qu'elle soit avec un autre mec ça me déchirait le cœur. C'est con mais je l'ai dans la peau. » Par Merlin, tais-toi Ellio, tu t'enfonces, c'est pire. La jeune Baker avait l'impression qu'il devenait à moitié poète le frangin, et c'était tout simplement pathétique. Cet Ellio là lui donnait tellement la gerbe que c'en était affligeant. Tant de bons sentiments qui dégoulinaient d'amour. DÉGUEULASSE. Cheryl, quant à elle, refermait son cœur comme une huître, emmurée dans sa douleur pour que personne ne vienne plus jamais lui faire du mal. Elle avait assez souffert comme ça avec Marcus. « Elle a pleins de défauts, c'est vrai mais j'en ai aussi. C'est loin aussi d'être parfait entre nous, ça non mais je m'en fous. Je préfère souffrir et être constamment inquiet et en manque d'elle quand on se voit pas si en contre partie, on est ensemble. Le jeu en vaut la chandelle. » Cheryl soupira longuement et se retint de sortir un énorme commentaire sarcastique. Dalia ne le méritait tellement pas. Ils étaient tellement différents tous les deux... La jeune Serpentard ne croyait pas vraiment à l'adage les contraires s'attirent où elle ne savait plus quoi... Il fallait l'avouer Ellio était beau, il était cool, il était intelligent, il était un leader, il était charismatique et savait parler aux gens. Dalia était moche, elle était conne, elle était bête, c'était une perdante, elle avait un gros cul et avait du mal à aligner deux mots à la suite. BREF. ÇA N'ALLAIT PAS DU TOUT LÀ. Cette garce tirait son frère vers le bas et il ne s'en rendait même pas compte ! Mais bon, commençons à répondre dans l'ordre... Sinon, elle allait tout mélanger. « N'importe quoi... Cauldwell, il en a rien à foutre de moi, et j'en ai rien à foutre de lui moi aussi. On peut plus lui faire confiance. » Bornée, oui, elle l'était, mais elle était encore plus lucide. « Regarde, pourquoi il aurait inventé toutes ces conneries avec Dalia là aussi ! RIDICULE ! C'est un boulet ce mec, un con. Comment tu peux encore le supporter... » Cheryl ajouta, rageuse, serrant les poings : « Et en plus c'est un putain de menteur. » Voilà, c'était dit. Peu importait le reste. Peu importait qu'il ait dit ça pour la faire souffrir ou non, pour la rendre jalouse où elle ne savait trop quoi. Cela ne servait à rien de lui chercher des excuses. « Bref. » Concernant Dalia, elle ne savait plus trop quoi en dire. Alors, jouant la franchise, elle ouvrit la bouche et déclara : « Pour Harrison, je ne ferais pas de commentaires, même si tu sais très bien que j'en pense pas moins. J'dirais juste qu'elle ne te mérite pas, c'est tout. » Ce qui était vrai, sans contexte. Il ne pouvait pas le nier. Mais au fond, Cheryl n'avait qu'une hâte : qu'elle lui brise le cœur et qu'il se retrouve six pieds sous terre pour qu'il se rendre enfin compte qui était réellement là pour lui. En tout cas, malgré tout ce qui les séparait, la jeune blonde serait toujours là pour lui, même lorsqu'il toucherait le fond. Soupirant une fois de plus, elle murmura : « Fais pas de connerie Ellio... » Elle ajouta même : « Fais gaffe... »

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Sam 19 Avr - 15:34

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Le jeu en valait la chandelle. Ellio n'aurait sans doute pas pu trouver de meilleure phrase pour qualifier sa relation avec Dalia. Oui le jeu valait même beaucoup plus que la chandelle. Il se battrait pour celle-ci parce qu'il en avait besoin. Encore une fois, il avait besoin de cela, il le savait. Et savoir c'était nettement différent d'être capable de pouvoir l'expliquer. Il avait abandonné l'idée de le faire d'ailleurs. Quand on comprenait qu'on était incapable de quelque chose, il fallait savoir reconnaître qu'on ne le pourrait pas. C'était aussi cela la force de caractère. Alors aujourd'hui, Ellio affirmait encore qu'il ne savait pas pourquoi il aimait Dalia. Oui il reconnaissait ne pas savoir quelque chose. En même temps, il n'avait que quinze ans et c'était bien connu qu'à cet âge-là on ne savait quasiment rien de la vie. De plus ne dit-on pas qu'on apprend continuellement ? Si, Ellio en était en tout cas persuadé. « N'importe quoi... Cauldwell, il en a rien à foutre de moi, et j'en ai rien à foutre de lui moi aussi. On peut plus lui faire confiance. » Blablabla. Toujours les mêmes paroles, toujours les mêmes refrain, quand changerait-elle de discours ? Elle mentait ou alors elle était dans le déni car il était plutôt évident qu'elle aimait beaucoup trop Marcus ! Et si elle n'en n'avait rien à foutre de lui comme elle le prétendait, ça ne la toucherait pas tellement. Qu'elle le veuille ou non, Marcus faisait parti de sa vie et de ses envies. Ellio ne disait pas que c'était une mauvaise ou bonne chose. Avait-il une idée fixe sur le sujet ? Il était en colère contre Marcus alors la facilité voudrait qu'il trouve cela mauvais mais Marcus restait son meilleur ami. Ellio savait qu'au fond, le rouquin était une bonne personne. Il était seulement un putain de maladroit en ce moment. Lui-même n'avait pas encore réussi à le pardonner. Il n'était pas tellement bien placé pour dire ce qu'elle devait faire ou juger, après ça ne voulait pas dire qu'il ne pouvait pas le faire non plus... « Regarde, pourquoi il aurait inventé toutes ces conneries avec Dalia là aussi ! RIDICULE ! C'est un boulet ce mec, un con. Comment tu peux encore le supporter... » Oui pourquoi avait-il fait cela ? Ellio se posait fréquemment la question également. Ça n'avait pas de sens à ses yeux non plus. En tout cas il avait réussi à bien foutre la merde dans leur groupe. Ils n'avaient jamais été aussi désunis, surtout entre tous les deux. Eux qui avaient surmonté tellement d'épreuves... C'était un réel gâchis ! « Et en plus c'est un putain de menteur. » Voilà la vraie tragédie : la souffrance de Cheryl. Au fond c'est ce qui faisait le plus de mal à Ellio et qui le mettait en colère. Marcus avait fait le con, bon admettons c'était pardonnable, mais il avait fait le con avec le cœur de Cheryl et ça, c'était déjà beaucoup moins pardonnable. Putain, c'était pourtant pas compliqué, c'était l'une des premières règles de l'amitié : pas touche à la famille. Marcus était idiot à ce point pour ne pas la respecter.

Difficile de rester calme dans ce genre de situation. « Bref. » Ah donc le sujet était clos. C'était la manière de Cheryl de mettre fin au débat concrètement. Ellio pouvait respecter son choix. Après tout, il avait déjà poussé le bouchon un peu loin en attaquant de face Cheryl. Il fallait bien que quelqu'un la « maltraite » gentiment pour qu'elle sache les choses en face. Ce n'est pas son cercle qui allait le faire, il la craignait trop. Ellio en avait fait les frais quand ils n'étaient que des enfants, il savait que c'était. Il ne les blâmait en aucun cas. « Pour Harrison, je ne ferais pas de commentaires, même si tu sais très bien que j'en pense pas moins. J'dirais juste qu'elle ne te mérite pas, c'est tout. » Elle était mignonne, c'était vrai. Non mais parce qu'on voyait bien qu'elle disait cela parce qu'elle tenait à lui et ça le touchait sincèrement. Après il n'était pas d'accord avec elle mais il appréciait le geste. Ils en devenaient très gentils vis-à-vis de l'autre, c'était vraiment étranges. On se demandait clairement si quelque chose n'allait pas ou quand le coup frapperait. Genre tout va bien et BAM poignard dans le dos. C'était toujours possible, méfiez-vous. « Fais pas de connerie Ellio... » Des conneries lui ? Ah elle faisait erreur sur la personne. Ce n'était pas du tout le genre de la maison. Ellio ne faisait pas de connerie, il regardait les autres en faire. Très fraîchement, c'était bien plus agréable de faire ainsi. « Fais gaffe... » Ellio sourit doucement. Vraiment c'était trop tôt. Il avait besoin de s'asseoir déjà, ce n'était pas négociable. Alors il s'écarta en disant : « Merci de ton inquiétude pour moi, vraiment... » Il s'assit alors en faisant beaucoup de bruit au passage, signe que l'alcool circulait toujours dans son corps. Ça ne partait pas comme ça en même temps. Puis il poursuivit : « Mais ce n'est pas nécessaire, je t'assure. Je suis un grand garçon, je gère ! Et puis je ne crois pas être celui qui fait des conneries mais bon je te répète que j'apprécie vraiment ton intérêt. » Il agrandit son sourire. C'était plus fort que lui. Ce n'est pas qu'il se moquait mais disons qu'il trouvait tout de même ça comique. « Tu te rends compte que t'es en train de jouer les sœurs poules là ? Genre vraiment. Étonnant comme revirement de situation, non ? » Il ne s'en était pas rendu compte mais il n'avait pas dit demi-sœur mais sœur. Peut-être que Cheryl ne le remarquerait pas mais c'était assez fort tout de même. Étaient-ils vraiment en train d'évoluer ? Peut-être bien et vraiment pour le bon. « Tu sais, je pense quand même que votre inimité avec Dalia, elle est beaucoup trop disproportionnée. Mais enfin, je dis ça, je dis rien. » Ferme ta gueule, Ellio. Commence pas à chercher les emmerdes.

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Mer 21 Mai - 5:50

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Cheryl serra les poings, tentant de garder un visage neutre et inexpressif. En réalité, intérieurement, elle bouillonnait : son sang coulait dans ses veines à une vitesse déconcertante et faisait pulser ses artères dangereusement. Elle espérait sincèrement qu'au dehors, il n'y paraissait rien. Elle n'avait pas envie qu'Ellio sache que sa décision la décevait grandement. Elle en avait vraiment par dessus la tête de Dalia Harrison, cette petite garce qui ne méritait rien d'autres que de finir le cou brisé dans un fossé, se décomposant lentement mais sûrement, mangée par les larves et autres nécrophages, miam, l'image était vraiment belle et séduisait Cheryl. Elle regarderait le spectacle en rigolant bien, peut-être même qu'elle applaudirait. Après tout, elle ne méritait guère mieux que cela. Bon, d'accord, elle exagérait peut-être. Lui couper la tête sur la place publique serait peut-être également une bien bonne idée. Elle avait encore tant d'idées dans la tête dans le but d'éloigner Ellio de cette pauvre fille. Mais il ne fallait pas se leurrer, la vengeance était un plat qui se mangeait froid et Cheryl avait bien l'intention de l'avaler. Elle avait un plan : attendre qu'Ellio et Dalia rompent à nouveau. Il ne fallait pas se faire des illusions, à quinze ans, les histoires d'amour se terminaient aussi vite qu'elles commençaient au bout de quelques temps. C'était comme ça. Alors tôt ou tard, ils se quitteront de nouveau, et Cheryl aura le champ libre pour agir en tout impunité. Elle pourrait alors prendre sa revanche et faire tout ce dont elle avait envie sans risquer de s'attirer les foudres d'Ellio. Parce qu'au jour d'aujourd'hui, elle avait les mains liées. Mais plus pour très longtemps, et alors, elle pourrait mettre une raclée à Miss je-me-crois-au-dessus-de-tout-le-monde une fois pour toutes, et le monde sera enfin débarrassé d'une idiote comme elle. Personne ne la regrettera, ça, c'était certain, et surtout pas la jeune Serpentarde. Après tout, à cause d'elle, elle avait déjà perdu son frère une fois, et elle n'était pas certaine que les liens qui les unissaient survivraient à cette épreuve une deuxième fois. Cheryl avait beau avoir l'air compréhensive à cet instant précis, en réalité, elle acceptait très mal la situation. Mais bon, c'était aussi pour elle une manière de montrer à Ellio qu'elle tenait à lui (un peu) et qu'elle savait faire preuve d'indulgence, qu'elle était tolérante et ouverte d'esprit (rhumrhumm chut).

Enfin bon, là, elle risquait bel et bien de perdre cette tolérance parce qu'il l'énervait à lui parler de Marcus. Cheryl avait du mal à accepter ce qu'il lui avait fait, et ce qu'il avait également fait à Ellio par la même occasion. Comment pouvait-il lui pardonner ? Que Noah essaie de lui faire un coup pareil et c'était la guerre assurée ! Elle avait beau être sa meilleure amie, il y avait une certaine limite à ce qu'elle était capable d'endurer. Il ne fallait pas exagérer. On ne traitait pas les gens qu'on appréciait de la sorte ! Cheryl avait beau être une petite garce à ses heures, elle avait tout de même un code de l'étique bordel. Et ce qu'il avait fait, ce n'était pas pardonnable, vraiment pas. Alors comment Ellio pouvait-il encore le supporter ? Pour elle, ce serait une trahison bien difficile à avaler. Mais bon, après tout, il faisait ce que bon lui semblait, et tant pis pour lui s'il se faisait avoir en beauté, ce n'était pas vraiment son problème. Mais en tout cas, la jeune femme n'avait plus l'intention d'en parler. Elle ne voulait plus aborder ce sujet, car celui-ci était trop sujet à controverse. Elle clôtura la conversation en lui prodiguant quelques conseils et en lui demandant de faire attention à lui. Ellio sourit doucement et elle recula, un peu surprise. Ce n'était pas vraiment la réaction qu'elle attendait. En vérité, elle aurait aimé qu'il lui dise qu'elle avait raison et qu'il allait l'écouter. L'espoir fait vivre, n'est-ce pas ? Mais après tout, l'esprit embrumé par l'alcool de la blonde ne fonctionnait pas très bien, alors elle aurait très bien pu dire n'importe quoi et croire à n'importe quelles inepties ou ramassis de conneries. « Merci de ton inquiétude pour moi, vraiment... » Il s'assit brutalement, en faisant un raffut pas possible. Cheryl laissa échapper un petit rire. Il était encore plus pathétique qu'elle-même lorsqu'il avait trop bu, sans doute parce qu'il avait un peu moins l'habitude qu'elle. Cheryl était depuis plus longtemps portée sur la boisson qu'Ellio alors elle tenait davantage le choc. Même si à l'instant précis, elle sentait bien qu'elle n'était pas vraiment au meilleur de sa forme. « Normal. » ajouta-t-elle rapidement en s'asseyant à ses côtés. « Mais ce n'est pas nécessaire, je t'assure. Je suis un grand garçon, je gère ! Et puis je ne crois pas être celui qui fait des conneries mais bon je te répète que j'apprécie vraiment ton intérêt. Tu te rends compte que t'es en train de jouer les sœurs poules là ? Genre vraiment. Étonnant comme revirement de situation, non ? » Cheryl avala sa salive de travers en se rendant compte qu'il avait raison et faillit s'étouffer. Il lui donna un bon coup dans le dos et elle put respirer normalement de nouveau. « Merci. » Elle réfléchit à ce qu'Ellio venait de dire, et elle se gratta doucement la tête. Elle était un peu perdue, pour être honnête. Les sœurs poules ? Elle laissa échapper un petit rire. « Une sœur poule, avoue, tu rêvais de ça depuis longtemps. » Elle secoua la tête et déclara : « Nan, en vrai, on est juste bourré tu sais. » Cheryl savait fort bien que s'ils avaient été tout deux dans leur état normal, jamais cela ne se serait passé comme ça. Elle n'aurait tout d'abord jamais laissé passé sa trahison avec Dalia la grosse vache. Mais l'alcool la rendait gentille pour une fois. Parfois, elle avait l'alcool mauvais, mais parfois il la rendait niaise et stupide. Elle était dans ses jours là. « Demain on aura tout oublié façon. » Elle lui jeta un coup d'oeil et déclara : « Enfin, surtout toi. Je te le répète, mais je t'avais jamais vu comme ça, tu va avoir une gueule de bois immonde et un mal de crâne immense. » Cheryl se tut soudainement, parce qu'elle n'avait plus rien à dire. Ça servait à rien de parler pour ne rien dire après tout. Elle bailla et se leva pour rentrer à son dortoir. Elle commençait à être fatiguée, et cette conversation l'avait épuisé. Et puis, il fallait l'avouer, elle l'avait aussi bouleversé. Elle détestait tellement se remettre en question même si elle le faisait sans arrêt. Elle soupira quand Ellio déclara tout à coup : « Tu sais, je pense quand même que votre inimité avec Dalia, elle est beaucoup trop disproportionnée. Mais enfin, je dis ça, je dis rien. » Elle se retourna vers lui brusquement, une lueur fratricide dans son regard. « DISPROPORTIONNÉE ? » jura-t-elle entre ses dents, énervée et irritée. Il se foutait de sa gueule, n'est-ce pas ? Ce n'était pas possible autrement. Ses jointures devinrent blanches tellement elle serrait ses poings et se retenait de ne pas lui en coller une. « Ouais, ta gueule Ellio. J'veux bien faire preuve de sollicitude, mais pousse pas le bouchon un peu trop loin, s'te-plaît.. » Elle se leva, et ajouta d'une voix sèche : « On se verra demain, salut. » Ouais, elle était blessée dans son orgueil là. Elle sortit de la pièce en claquant la porte, ne se rendant même pas compte que c'était la seconde fois qu'elle quittait son frère de cette manière-là. Il ne fallait pas non plus que cela devienne une habitude.

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Mar 10 Juin - 11:14

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« Merci. » Un merci sincère et honnête qui n'était pas dit dans le but d'une manipulation des plus vicieuses. Non tout simplement merci. Que c'était agréable à entendre ! Ça devenait vraiment louche tout ça à force. Ils étaient trop cordiaux. Ça manquait une petite pique de Cheryl, un commentaire sarcastique d'Ellio enfin vous voyez quelque chose. Hors, un « merci » n'aidait pas tellement à sortir un commentaire sarcastique. Non, il fallait qu'elle fasse mieux si elle voulait pimenter les choses. « Une sœur poule, avoue, tu rêvais de ça depuis longtemps. » Au risque de la décevoir, pas tellement. Il avait déjà Ella. Enfin maintenant elle n'était plus là, il ne savait même pas où elle était et ce qu'elle devenait mais tout le temps où ils avaient été ensemble, elle avait assumé ce rôle de sœur poule. Si vous connaissez Ella Fisher, vous savez qu'elle ne joue pas son rôle à moitié. Oh non, elle avait été beaucoup sur le dos de son frère mais c'est parce qu'ils avaient perdu leur parent. Elle avait du combler le vide laisser par le père et la mère qu'Ellio n'avait jamais connus puisqu'ils étaient morts alors qu'il n'était qu'un nourrisson. Elle avait été forte, elle avait tout fait pour que son frère soit le plus heureux possible même si c'était en orphelinat. Et puis elle avait du partir à Poudlard mais la chance lui avait souri puisque les Baker étaient arrivés et l'avait adopté. Ils avaient ainsi trouvé une famille, une vraie famille qui le chérissait comme s'il était leur véritable fils. Ellio savait que les Baker ne faisait pas de différence entre Cheryl, leur fille biologique et lui mais il avait longtemps cru qu'il était inférieur. C'est vrai, pendant longtemps il s'était dit qu'il était un peu un incruste. C'est pour cela qu'il avait tant souhaité plaire à Cheryl et à lui être utile et agréable. Dans un sens, il voulait se faire pardonner, oui. « Nan, en vrai, on est juste bourré tu sais. » Ce n'était pas faux. La probabilité qu'ils soient bourrés était... Non ils étaient bourrés, pas la peine de faire genre que non, de chercher sa dignité. Ellio bourré, c'était quand même exceptionnel. Il allait pleurer demain à la bibliothèque. Oui imaginez-le déjà écroulé sur sa table ou sur son livre de plus de mille pages parlant d'Histoire de la magie. Un drame dans sa vie, assurément. Non mais vraiment, à tous les coups, ça allait le rendre encore plus malade. « Demain on aura tout oublié façon. » Non, non. Ellio ne voulait pas oublier. On pouvait choisir de ne pas oublier si on y pensait bien fort. C'était trop beau pour être oublié. S'ils oubliaient, ils devraient tout recommencer. Tu parles d'une perte de temps ! C'était donc décidé, il n'oublierait pas. Ah si seulement, ça marchait comme ça, mon pauvre Ellio. « Enfin, surtout toi. Je te le répète, mais je t'avais jamais vu comme ça, tu va avoir une gueule de bois immonde et un mal de crâne immense. » Chut, il ne voulait pas entendre que souffrance et peine l'attendaient demain matin.

Ellio eut ensuite le malheur de parler de Dalia et d'évoquer leur querelle à toutes les deux. Rien qu'au regard qu'elle lui lança, Ellio sut qu'il était foutu. Et quand il disait foutu, c'était foutu de chez foutu. « DISPROPORTIONNÉE ? » Oui, oui c'est bien ce qu'il avait dit « disproportionnée ». C'était pas humain de détester quelqu'un autant surtout qu'Ellio était persuadé qu'elles pourraient s'entendre dans d'autres conditions. C'était vraiment ridicule. Elles pouvaient pas faire la paix ? « Ouais, ta gueule Ellio. J'veux bien faire preuve de sollicitude, mais pousse pas le bouchon un peu trop loin, s'te-plaît.. » Et voilà, elle était vraiment en pétard. Mais non, mais non il voulait pas que ça l'énerve à ce point. Il voulait juste discuter calmement et posément sur une situation compliquée. Il voulait faire son psy, c'est vrai. C'est juste que ça serait une bonne chose pour tout le monde qu'elles se réconcilient. C'est vrai, la plupart des gens en avait marre de leurs querelles. Ça faisait trembler tout Poudlard. Il fallait que ça cesse. Ellio semblait être l'homme tout indiquait pour gérer la chose. « On se verra demain, salut. » Et elle se barra comme ça. Merde, elle pouvait pas faire ça. Ils étaient au beau milieu d'une conversation, là. Faute de pouvoir faire mieux, Ellio beugla. « Cheryl, attends ! » Mais elle n'entendit rien. Il se mit donc à sa poursuite bien qu'il n'était pas vraiment en état de courir. Ah d'ailleurs c'était très folklorique dans le couloir. Il courrait en diagonale. Il allait finir par se casser la gueule. « Cheryl. » Pas de réponse. « Cheryl. » Pas de réponse. « Cheryl. » Toujours pas de réponse. Il la rattrapa alors et posa une main sur l'une de ses épaules pour l'empêcher de s'enfuir. Hors de question qu'elle parte comme ça. « Alors on peut même pas en parler, c'est ça ? Tu vois bien à quel point c'est ridicule, t'arrives même pas à en parler calmement. » Voilà qu'il commençait à s'énerver lui aussi. En même temps, elle faisait tout pour. « Moi par exemple, j'aime pas du tout Chelsea, est-ce que je m'emporte comme ça ? Non, alors prends exemple ! » Bim, prends-toi ça dans les dents. Ouais bon Ellio en faisait un peu des caisses-là, soulignant bien au passage qu'il était le meilleur. Il pouvait pas s'en empêcher, c'était tout lui, ça. « En plus je croyais qu'on était sur une bonne voie, que ça s'améliorait. J'essayais juste d’apaiser les choses. Mais je vois qu'on ne peut pas aborder le sujet. Fais-moi une liste la prochaine fois. » Ca sonnait à la fois comme un reproche et en même temps il était un peu triste. Voilà à quoi il était réduit et c'était pas du joli, joli. Cheryl avait qu'à se débrouiller avec ça.

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MessageSujet: Re: baker ▽ maybe I'm out of my mind.   Sam 26 Juil - 6:11

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Cheryl venait de claquer la porte avec grande vigueur. Elle n'était pas énervée, non, pas du tout : elle était beaucoup plus qu'énervée. Elle était en rogne, elle était furax, elle était aussi déçue. Tellement déçue. Ellio ne faisait réellement aucun effort. Elle, elle en faisait tout le temps ! Tous les jours lorsqu'elle supportait de le voir avec sa pouf, avec tous ces gens qu'elle détestait ! MAIS NON, c'était encore elle qui avait le mauvais rôle, c'était encore elle qu'on blâmait, enfin, qu'IL blâmait. Il exagérait. Cheryl avait bien envie de lui mettre son poing à la figure, mais elle se retient et préféra quitter les lieux. C'était toujours mieux de s’éclipser au pire moment de la discussion, cela lui évitait de dire des choses qu'elle ne pensait pas et qu'elle risquait de regretter par la suite. Il fallait l'avouer, les relations avec Ellio étaient toujours tendues, mais si elles s'étaient vaguement améliorées ces derniers temps. Elle ne voulait pas prendre le risque de tout gâcher. Même si à son humble avis, son frère faisait tout ce qui était en son pouvoir pour qu'ils se disputent. Dire que sa haine envers Dalia était disproportionnée, c'était le pompon. La cerise sur le gâteau, la goutte qui faisait déborder le vase, l'ingrédient qui faisait éclater le chaudron. Bref. Il abusait.

Cheryl continua son chemin, furax, en pétard, les poings serrés, comme pour se retenir de ne pas frapper contre un mur.  « Cheryl. » Et en plus, il la suivait. Trop relou le frangin quand il s'y mettait. La jeune fille fit semblant de ne rien avoir entendu. Elle accélera même le pas. Ellio avait un coup dans le nez, il ne pourrait peut-être pas la suivre. « Cheryl. » Il insistait ce bougre ! Mal à l'aise, culpabilisant, elle ralentit le pas pour lui laisser le temps de la rattraper. Il posa soudainement sa main sur son épaule et dit :  « Alors on peut même pas en parler, c'est ça ? Tu vois bien à quel point c'est ridicule, t'arrives même pas à en parler calmement. » Comment pouvait-elle seulement en parler calmement ? Elle avait essayé, Merlin savait à quel point elle avait tenté de faire des efforts et de garder son sang froid, mais elle n'y arrivait plus, c'était plus fort qu'elle. Elle ne pouvait pas, elle ne pouvait plus. « Moi par exemple, j'aime pas du tout Chelsea, est-ce que je m'emporte comme ça ? Non, alors prends exemple ! » Cheryl haussa les sourcils. Cela n'avait strictement RIEN A VOIR. À ce qu'elle savait, Cheryl ne se faisait pas Chelsea, et encore heureux. « TU ME PARLES MEILLEUR S'IL TE PLAIT, C'EST MOI L'AINEE ! » Bon, petit délire en passant. « En plus je croyais qu'on était sur une bonne voie, que ça s'améliorait. J'essayais juste d’apaiser les choses. Mais je vois qu'on ne peut pas aborder le sujet. Fais-moi une liste la prochaine fois. » Bon, ça c'était vrai. Mais en même temps, il faisait tout pour la pousser à bout. Cheryl croisa les bras autour de sa poitrine et demanda : « C'est bon ? T'as fini de me faire passer pour la méchante de l'histoire ? JE m'emporte, JE dois prendre exemple, et patati et patata. Je dis juste ce que je pense, si tu peux pas l'entendre, et bah tant pis pour toi. » Oui, Cheryl avait décidé de ne plus tenter d'arrondir les angles. Elle en avait assez de toujours raser les murs et de calmer le jeu pour ne pas qu'il se fâche. Le regard blessé, la bouche sèche, elle reprit : « Excuse-moi, mais tes arguments ne tiennent pas la route, même pas une seule seconde. Certes, t'aimes pas Chelsea, et t'as le droit, ça me regarde pas. Mais, mets-toi un peu à ma place. TU aimes LA fille que je déteste le plus au MONDE ! LE MONDE ! Tu te rends compte ? Même pas la fille que je hais le plus à Poudlard, nan, ni même dans tout Londres, et même pas dans toute l'Angleterre. NON. AU MONDE ! Et après tu me dis que c'est ridicule, mais moi, je trouve pas ça ridicule. Nan. » Énervée ? Ouais, elle l'était peut-être. Elle repoussa la main de son frère et surenchérit : « Je ne sais pas moi, imagine que je sorte et que je couche avec... disons Maximilien Islington ! Sois sincère, tu arriverais à rester de marbre ? Tu arriverais à prendre sur toi comme je prends sur moi depuis plusieurs semaines ? » Cheryl savait bien que non, étant donné à quel point ces deux là ne s'aimaient pas. Rigolant intérieurement en repensant à Max, elle jubilait. Parce que oui, elle se tapait Max quand ça lui chantait. Mais ça, il ne valait mieux pas qu'Ellio le sache, parce que sinon de un, elle était morte. De deux, Max était mort. Et il était hors de question qu'elle soit privée de son plan cul régulier. Nanméoh. Elle continua : « Tu me connais, Ellio, je m'énerve très facilement, vraiment très facilement. Alors avec tout le recul qu'on peut avoir, tu admettras que OUI, j'ai fais ÉNORMÉMENT d'efforts sur ce coup là, et que je devrais même recevoir la médaille du courage et de la zen attitude pour ne pas avoir encore arraché la tête d'Harrison. Tout cela, par égard pour toi. Parce que t'es mon frère. Et que ce que tu ressens m'importe beaucoup. » Elle ajouta, un peu en riant : « Et, parce que lui arracher la tête serait illégal. » Quoi que... Si elle faisait passer ça pour un accident, cela pourrait peut-être passer ? Genre oh mais je vous jure monsieur, j'ai simplement voulu l'aider et bla bla bla et bla bla bla. « Mais ne crois pas que je n'ai pas déjà pensé à dix milles façon de la tuer. » C'était sérieux. Elle en rêvait même la nuit. Elle soupira fortement et ajouta : « Reconsidère tout cela tranquillement, et ose me dire que j'ai tord, et c'est ta tête que je vais arracher. » Cheryl avait vraiment fait tout son possible. Elle était à bout. Elle ne pouvait plus rien faire d'autres pour le convaincre. S'il ne l'était pas, c'est qu'il était bête.

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