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 Au bon vieux temps ◓ Odaël

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MessageSujet: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Lun 4 Nov - 15:18




Au bon vieux temps

Israël & Odette
Thème par Maguitte2008 - (c) claudiascrackships



Tu rentres d'un pas ferme et décidé dans l'auberge et sens déjà quelques regards se tourner dans ta direction. Le type de sorciers vivant dans ce coin paumé d'Irlande n'a vraiment pas changé depuis ta dernière visite il y a une dizaines d'années. Ton maintien, ta manière de t'habiller ne leurs sont pas familiers et ce pour une bonne raison. Ils n'ont probablement plus jamais mis les pieds dans Londres depuis qu'ils ont fait leurs achats sur le Chemin de Traverse. Ils parraissent si ignorants, que tu es à peu près certaine qu'ils ignorent ton identité quand bien même tu es la fille d'un des plus célèbre mangemort et l'assistante du Lord. Ce qui t'arranges. Tu continues ton chemin jusqu'au comptoir sans leur lancer un regard et ordonnes six shots de whisky-pur-feu. “Eh bé ma jolie, on dirait qu'ten as dans l'bide”. D'ordinaire, tu te serais offusquée, lui aurais planté ta baguette dans la gorge et lui aurais ordonné de te répéter ses mots s'il l'osait. Tu trouves sa familiarité d'une grossiereté sans égale et sais que tu mérites d'avantage de respect. Cependant en ce début de soirée, tu as d'autres chats à fouetter, et tu ne souhaites pas que ton identité soit connue. C'est pour cela même que tu as décidé de t'exiler dans un autre pays. Rester incognito, pouvoir agir librement sans craindre aucune répercution sur ton image ou ta carrière. Alors malgré l'envie de le frapper qui te traverse le corps et brouille l'esprit, tu ravales ta colère et te contente de sourire. Tu lui donnes ses trente-cinq mornilles et tire ta montre afin d'avoir un aperçu de l'heure.

Comme à ton habitude, tu es arrivée en avance. Habitude que tu as acquéris au court de ta carrière et dont tu n'arrives pas à te défaire. Quand bien même tu es du genre impatiente, tu essaies de relativiser, cela te permet d'étudier la configuration des lieux et de t'habituer à ton environnement actuel. Tes yeux se promènent sur les quelques sorciers présents dans les lieux et leurs occupations. La plupart sont déjà à moitié ivres et tu ignores si cela te ravi ou au contraire t'irrite. Tu ne peux t'empêcher d'afficher une mine de dégoût face à leur pitoyable attitude et te demandes brièvement si ces poivrots ont une raison d'être fière de quoi que ce soit. Tu les imagines mal faire quelque chose de productif de leurs journées si ce n'est cuver leurs boissons. Un frisson de dégoût te parcoure l'échine lorsque l'un d'eux te lance un grand sourire dans le but évident de flirter avec toi. Tu vérifie à nouveau l'heure. Sept heures moins deux.
Tu n'as pas eu l'occasion de te retrouver seule à seul avec lui depuis.... depuis votre départ de Poudlard sept années plus tôt. Tu sais cependant qu'il sera à l'heure. D'une part parce qu'il a reçu une convocation de la part du ministère, d'autre part parce que la ponctualité est l'un de vos quelques points communs. Tu te retournes afin de ne plus avoir à faire face à l'importun et t'assures par réflexe de la propreté des verres qui t'ont été servis et regrettes de ne pas avoir toi-même prononcé un sort afin d'en être certaine. Tu te sais stressée et roules légèrement tes épaules afin de les délier. Tu ne dois pas être l'assistante du Lord ce soir, tu ne dois pas laisser ton besoin de contrôle prendre le dessus. Tu réfreines les mots qui menacent de sortir, de cracher leur quatre vérités à ces sorciers de bas-étages, de leur montrer à quel point tu les surpasses. Au lieu de cela tu plonges ton regard dans le liquide ambré et essaie d'ignorer le bruit de la chaise qui se déplace. Comme sauvée par le gong, tu entends la porte s'ouvrir et tourne ton regard. Ponctuel, tu le savais.

Tu n'as pas besoin de lui faire signe ou même de lui adresser la parole, Israël se dirige naturellement vers toi. Tu remarques à quel point il détonne également avec le reste de la populace grouillant dans les parages. Fier, droit, élégant, il n'a pas changé d'une noise depuis que vous avez quitté Poudlard. Sa présence a pour effet de renvoyer le délusionniste qui pensait pouvoir entamer une conversation et d'éloigner le barman qui rôdait également aux alentours. Tu attends qu'il s'assoit à tes côtés avant d'entamer la conversation, essaies de deviner s'il paraît surpris de te voir au lieu d'un examinateur comme indiqué sur la missive. Tu apprécies le fait qu'il n'ait pas cherché à discuter les directives et ait pris le portoloin que tu avais laissé à son encontre ainsi qu'à pénétrer dans ce pub miteux. C'est la première fois que tu vas avoir une conversation avec lui depuis que tu l'as froidement rejeté de ta vie le qualifiant de troll, d'incompétent, de paresseux et bien d'autres brisant ce qui se rapprochait le plus de ce que tu avais comme amitié. Ta rancune s'est apaisée avec le temps, aussi ta voix ne se fait pas aussi sèche et froide que tu l'aurais pensé. "Je vous remercie d'avoir répondu à votre convocation aussi promptement et sans discuter. Comme vous le savez, nous sommes-là afin de tester vos capacités et votre dévotion. Il s'agit-là de votre dernière évaluation et j'ai donc jugé bon de m'en occuper personnellement. Tu pousses quatre des shots face à lui et en gardes deux face à toi, ignores son regard interrogateur, décidée à jouer le jeu jusqu'au bout. “Un sorcier se doit d'être capable de réagir en quelque situation que ce soit, et dans n'importe quel état. C'est ce dont je vais m'assurer dans un premier temps.” Tu poses ta main autour d'un de tes verres et tourne ta tête, sourire en coin sur les lèvres. “Finir tes quatre shots avant que je ne finisse les deux miens. Cap ou pas cap Is'? Tu perds je rejoues, tu gagnes c'est ton tour.” Sept années, sept années à lui en vouloir et à lui en faire baver. Certes, tu avais tes raisons, mais il est temps de tourner la page et de reprendre les bonnes habitudes.


Dernière édition par Odette T. Carrow le Lun 30 Déc - 15:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Ven 22 Nov - 10:49





Tu lâches le portoloin, baguette prête à l’emploi. Tu ne sais pas où tu te trouves exactement mais une chose est sûre tu n’es plus au Ministère et encore moins à Londres. Peut-être en Ecosse ? La soirée va bientôt s’entamer. Tu réalises que tu te trouves dans un petit village anonyme. Un bar se dresse à quelques mètres. Tu jettes encore un œil à la missive très officiel du Ministère de la Magie. Le nom de « l’auberge » correspond au lieu de la rencontre mentionné. Tu es toujours un peu méfiant devant cette requête : une convocation officielle dans un trou paumé ? Soit c’était une blague soit un piège qui t’es tendu. Mais un piège par qui ? Un Phénix ? Un Résistant ? Quelqu’un qui a découvert que tu as falsifié un rapport pour que Calloway ne soit pas impliqué ? Tu as bien sûr des arguments dans ce cas-là et il est peu probable qu’on t’en tienne rigueur au point de t’attirer loin des regards pour te supprimer. Tu restais un bon élément du Gouvernement et un Everglade. Bon autant y aller. Un rapide coup d’œil sur ta montre. Sept heure moins un. Un peu d’avance. Comme d’habitude. Tu fais un rapide tour de la bâtisse pour bien avoir la configuration des lieux en tête avant d’entrer par précaution. On n’est jamais trop prudent et tu n’es pas un Inspecteur de la Brigade pour rien. Tu finis par inspirer un grand coup et décide de te jeter dans la gueule du loup. Peut-être est-ce vraiment une épreuve ? Un genre de test ? En tout cas tu es prêt. Tu pousses la porte qui se met à grincer et identifies les lieux d’un simple regard. Plusieurs badauds à moitiés ivres, des meubles miteux et un bar… Un bar où une silhouette attire tout de suite ton attention. Droite, fière. Une certaine élégance qui fait tâche dans un tel lieu. Et un regard. Ce regard si particulier qui ne pouvait appartenir qu’à une seule personne. Un regard qui pouvait vous déstabiliser en une fraction de seconde. Un regard capable du meilleure comme du pire. Tu fis un petit sourire en coin et avance tranquillement vers elle. Tu jettes au passage un œil inquisiteur à deux, trois énergumènes qui ne la lâchent pas du regard. Ton allure et ton air les suffit à détourner les yeux. Pour le moment. A garder à l’œil. Tu prends un tabouret et te met à sa hauteur. Plusieurs shooters sont devant elle. Cette fille a toujours été une énigme. Une énigme… Intéressante. Séduisante. Mortelle. Mais pourquoi elle ? Pourquoi est-elle là ? Est-ce pour le test mentionné dans le courrier que tu as reçu ? Elle t’a pourtant bien fait comprendre à l’époque que tu ne comptais plus pour elle. Comment disait-elle ? Ah oui, tu avais un manque d’ambition. Peut-être que ta récente promotion l’a fait changer d’avis ? Tu verras bien. Tu attends un moment qu’elle prenne la parole. "Je vous remercie d'avoir répondu à votre convocation aussi promptement et sans discuter. Comme vous le savez, nous sommes-là afin de tester vos capacités et votre dévotion. Il s'agit-là de votre dernière évaluation et j'ai donc jugé bon de m'en occuper personnellement. Tu affiches un visage de marbre. « Je ne fais que mon devoir », dis-tu neutre. Elle pousse alors quatre des shots en face de toi et en garde deux en face d’elle. Tu commences à comprendre ce que son esprit si retord a concocté. “Un sorcier se doit d'être capable de réagir en quelque situation que ce soit, et dans n'importe quel état. C'est ce dont je vais m'assurer dans un premier temps.” Elle fait tourner sa main autour d’un des verres et tourne la tête en te souriant comme à l’époque où vous trainiez ensemble.“Finir tes quatre shots avant que je ne finisse les deux miens. Cap ou pas cap Is'? Tu perds je rejoue, tu gagnes c'est ton tour.” Tu ne peux t‘empêcher de sourire à ton tour. Elle avait beau se donner un genre, tu étais content de retrouver un peu de l’ancienne Odette dans ces paroles. Sept ans sans nouvelles, malgré quelques hiboux que tu lui avais envoyés pour tenter de t’expliquer. Mais lorsque le dernier était revenu sans une seule plume tu avais finis par comprendre qu’il valait mieux lâcher l’affaire. Mais là… Peut-être sen voulait-elle un peu ? Elle ne l’avouerait jamais bien sûr mais tu estimais que son attitude était ce qui s’en rapprochait le plus. Et puis cette formule… Cap’ ou pas cap’. C’était quelque chose qui vous appartenais à vous deux. Tu tentais de garder un air sérieux tout en hochant la tête. Tu regardais tes quatre verres, ton esprit basculant sur le mode « Odette ». Avec elle rien n’était simple. « Cap" », dis-tu simplement. Tu lâchas un regard sur l’horloge et tu continuais à fixer la petite aiguille à tel point qu’elle devait se demander ce que tu attendais… Ou pas. « ça me rappelle la fois ou tu t’étais mise en tête de partir un soir de pleine lune à la chasse aux loups garous ». Tu plongeas ton regard dans le sien. « Et où tu m’a embarqué. Tu voulais quoi déjà ? Un trophée pour ta salle commune si je me souviens bien… ». Tu ricanas. « Après toutes ces années rien n’a changé…Je ne sais toujours pas pourquoi tu fais toutes ces choses sur l’instant… Mais j’aime ça ! » Puis sans prévenir tu attrapas un des shots. Puis le deuxième, le troisième et le quatrième en une poignée de secondes. L’effet de surprise avait-il payé ? Sans doute d’après la mine furieuse de ton ancienne amie et amante qui venait de terminer ton dernier verre. Tu rayonnais littéralement. « Fais pas la tête Od’. Ça te va si bien ». Tu fis un signe au barman. « La même chose ! ». Tu laissas l’homme servir le même nombre de shots mais cette fois vous aviez le même nombre de verres chacun. Tu fis un signe de tête derrière toi. « Les crétins de derrière, tu sais qu’ils vont poser problèmes, pas vrai ? Et ils ont pas mal de petits copains maintenant ». En effet ils devaient être un petit groupe maintenant au son des bruits de chaises que tu entendais. Tu baissas la tête, un rictus aux lèvres. « Je suis sûr que tu meures d’envie de leur dire ce que tu penses d'eux… ». Tu plantas tes yeux dans les siens. « Alors Odette, cap’ ou pas cap ‘ ? ».

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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Mar 26 Nov - 9:11




Au bon vieux temps

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Sept années. Tu as du mal à réaliser ce que cela représente réellement, de quelle manière le temps a pu filer de cette manière. De quelle façon tu as réussi à rester butée aussi longtemps. Un sourire et tu as l'impression d'avoir à nouveau quinze ans. Que finalement rien ne s'est passé et que votre amitié, aussi étrange puisse t-elle être n'a jamais cessée. Bien entendu cela est faux et tu comptes bien, à un moment de la soirée remettre le sujet sur le tapis. Comprendre pourquoi il a trahi des plans qui bien qu'implicites te semblaient évidents à l'époque ou vous avez validé ensemble votre année préparatoire. Tu le cuisineras, c'est certain. Mais pas pour le moment. La seule chose dont tu as envie c'est profiter de l'instant présent, jouer à nouveau, retrouver l'un des rares sorciers duquel tu as été proche durant ton adolescence. Le seul à dire vrai si l'on exceptait Solveig. Tu as comme la sensation que tu peux à nouveau lui faire confiance. Toi, rancunière et fière comme un hypogryffe tu es prête à passer l'éponge. Tu apprécies le fait qu'il t'ait en quelques sortes obéit au doigt et à la baguette. Qu'il ait compris que t'harceler de hiboux serait inutile jusqu'à que tu le rappelles à toi. Et tu te délectes encore d'avantage du fait qu'il soit aussi rapidement prêt à reprendre votre relation passée. Simplement parce que tu es d'accord. Peut-être lui as tu manqué, ou peut-être est-il devenu cet opportuniste tel qu'il était sensé être il y a plus d'une demi-décennie. Que ce soit par l'un ou par l'autre il est de toute manière acceptable que vous soyiez à nouveau associés sans que ta réputation n'en prenne un coup. Ceci étant dit, il n'est pas question que vous fassiez vos petites affaires en plein milieu de Londres. D'où t'es venu cette envie d'à nouveau jouer comme au bon vieux temps ? Tu ne saurais l'expliquer. Tu te rappelles seulement de toutes les aventures que vous avez pu vivre durant votre scolarité. Tous les petits camarades que vous avez traumatisés grâce à votre alliance. Tous ceux que vous avez pu rendre jaloux de par votre évidente complicité. Vous formiez une fine équipe et cela n'est aucunement discutable. Tu n'es pas en capacité de vous voir l'un à coté de l'autre mais tu sais que vous dégagez toujours ce sex-appeal qui attire et intéresse, que l'on envie et aimerait bien posséder. Tu ne peux mentir, tu ne peux le cacher tu l'as toujours trouvé à ton goût et cela n'a pas changé. Tu attends avec impatience d'entendre à nouveau le son de sa voix et découvre avec délice qu'elle dégage une virilité dont tu ne rappelais pas. Qu'il accepte ton défi. Tu attends, attends qu'il te regarde droit dans les yeux pour lancer le top départ. Au lieu de cela il se met à évoquer un souvenir commun. Bien entendu que tu te rappelles de cette nuit. Et tu ne faisais absolument rien à l'instant c'est ce qu'il ignorait. Tu avais tes intentions, ce soir comme celui auquel il venait de faire allusion. Perdue dans tes pensées, tu te remps compte qu'il a déjà son troisième verre à la main. Tu essaie de réagir aussi promptement, mais tu entends son quatrième shot claquer sur le comptoir alors que le second est toujours à tes lèvres. Coup de traître. Il n'est pas difficile de s'apercevoir que tu es vexée, courroucée. Tu sais ton regard perçant et ne décroche pas un mot. Ne le remercie même pas alors qu'il offre la seconde tournée. Tu as conscience d'à nouveau adopter une attitude puérile. La colère froide n'est pas une réaction que l'on peut qualifier de mature, loin de là. Mais il t'est difficile de faire autrement. Vous n'avez jamais passé l'étape âge adulte ensemble. Vous en êtes resté à vos dix-huit années, c'est ce que vous connaissez, c'est ce que vous savez faire. Tu avales un nouveau verre et te retiens d'hôcher la tête à ses propos. Manques de t'étouffer alors qu'il te met à son tour au défi.

Tu n'as jamais baissé les bras face à l'un de vos paris. Ce n'est pas dans ta nature. Tu n'as pas souvenir qu'il ait un jour refusé l'un des tiens non plus. C'est bien comme cela que votre amitié a pris des tournures un peu plus privées. Que tu as accepté de lui donner ta virginité. Ton idée, la sienne, tu ne t'en rappelles pas et ça n'a de toute manière plus grand intérêt maintenant. Accaparée par sa présence et concentrée sur ton objectif; tu en as oublié la présence des autres vermines qui peuplent le pub. Tu as oublié que vous étiez dans un trou paumé au fin fond de l'Irlande. Toujours vexée par sa traitrise tu ne réponds pas et lui lance l'un de tes shooters sur sa chemise avant de te lever. Tu acceptes évidemment, et tu vas même rendre son défi bien plus excitant qu'il ne l'est à la base. Tu lui aurais bien hurlé dessus afin de renforcer l'effet dramatique,  mais tu t'évertues à respecter ta décision de garder le silence. Tu lui tournes le dos, et tends ta main lui faisant comprendre qu'il est inutile de te suivre. Tu fais claquer tes talons sur le sol inégal et usé de l'auberge et fais mine de vouloir t'asseoir seule à une table. Il ne faut pas bien longtemps avant que l'un des poivrots te hèle et t'invite à sa table. Tu te plains de ton soi-disant petit-ami et ils font mine de te réconforter, leurs yeux regardant absolument tout excepté tes yeux. Tu prends le verre qu'ils t'offrent et tu sens une main se poser sur ton genou. Tu n'as pas besoin d'être legilimens pour savoir ce qu'il se passe dans leur tête. Ton sourire hypocrite s'efface et laisse place au visage déformé par le dégoût qu'ils t'inspirent. “C'est donc ça votre tactique ? Saoûler une jeune femme afin de pouvoir assouvir vos désirs pervers ? Regardez-vous, regardez-moi. Vous pensiez réellement que ça allait marcher ? En plus d'être hideux et alcooliques vous êtes complètement demeurés. Je suis étonnée qu'il n'y ait pas plus de cracmols dans la région quand je vois le genre de père qu'ils peuvent avoir.” Tu te lèves, bien décidée à ne pas être à leur côtés une fois qu'ils auront assimilés tes mots. Ta main se pose sur ta hanche à la recherche de ta baguette. “Faudrait-il encore que vous trouviez une sorcière aveugle, sourde et dénuée d'odorat pour accepter que vous l'engrossiez.” Tes doigts s'enroulent autour de l'acajou et ton esprit sait déjà quel sort de contre-attaque tu vas lancer. Tu profites de quelques secondes de calme pour parler à ton allié. “Cap soit-dit-en-passant. Montrer ce qu'est un vrai sorcier. Cap ou pas cap ?”


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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Mar 26 Nov - 10:04





La réaction d’Odette à ton petit coup de traîtrise l’a semble-t-il mise en colère. Sa fierté en aurait-elle pris un coup ? Tu espères bien que oui. Tu espères également qu’elle a enfin comprit que tu n’étais pas hors-jeux. Pendant qu’elle boit d’une traite un nouveau verre tu en profites pour la détailler un peu plus longtemps. Elle est restée la même que dans tes souvenirs : belle, digne et incroyablement désirable. Une petite blonde froide et mortelle avec un esprit aussi aiguisé que sa baguette. Une jeune femme d’exception en somme et tu es plus que ravi de pouvoir de nouveau lui parler comme au bon vieux temps. Tu entends de nouveau les abrutis locaux du coin parler entre eux. A coup sûr qu’ils reluquent ton ancienne camarade. Même si tu sais qu’elle n’a aucunement besoin d’une protection, tu ne peux t’empêcher de serrer le poing sur ton propre shoot. De la racaille. De la vermine.  Une idée germe alors dans ton esprit. Tout en agrandissant ton sourire tu lui proposes ton défi : allez dire à ces espèces de détritus ce qu’elle pense d’eux. Elle se relève alors, non sans te balancer le contenu d’un verre sur ta chemise. Tu rentres dans ton rôle et lui dit, d’une petite voix plaintive mais audible : « Je suis désolé… S’il-te-plaît… Laisse-moi une chance… ». Pour toute réponse elle se dirige vers une autre table, dans le but affiché de s’isoler de toi. Sa démarche est alors peu sûre. Quelle comédienne ! Tu ne peux t’empêcher de l’admirer encore une fois. Les poivrots hèlent la Mangemorte pour l’inviter à leur table, ce qui était sans doute son objectif depuis le début. Tu évites de trop sourire pour ne pas paraître suspect et suis des yeux la scène en étant toujours accoudé au bar. Ils engagent la conversation avec elle, sans doute pour tenter de savoir ce qu’il vient de se passer et lui tendent un verre qu’elle prend. Puis tout s’arrête. Tu remarques à sa posture que la situation vient d’évoluer. Le son de sa voix se fait entendre. “C'est donc ça votre tactique ? Saoûler une jeune femme afin de pouvoir assouvir vos désirs pervers ? Regardez-vous, regardez-moi. Vous pensiez réellement que ça allait marcher ? En plus d'être hideux et alcooliques vous êtes complètement demeurés. Je suis étonnée qu'il n'y ait pas plus de cracmols dans la région quand je vois le genre de père qu'ils peuvent avoir.” Elle se lève aussitôt, une main allant vers sa hanche. Ton œil d’Inspecteur reconnaît bien là quelqu’un s’apprêtant à user de sa baguette. Tu tires la tienne discrètement en attendant la suite. “Faudrait-il encore que vous trouviez une sorcière aveugle, sourde et dénuée d'odorat pour accepter que vous l'engrossiez.” Un blanc s’installe douillettement dans l’auberge à ces mots. Tout le monde semble sur le cul, à proprement parlé. Elle se retourne vers toi pour te dire : “Cap soit-dit-en-passant. Montrer ce qu'est un vrai sorcier. Cap ou pas cap ?”. La chasse est ouverte. Tu frappas dans tes mains devant l’assemblée en souriant. « Vous avez entendu la dame ! » dis-tu aux enivrés. Puis tu dégaines « Cap’ bien sûr ! Endoloris » ! Ton Sortilège vient frapper ta première cible : le Sorcier que tu avais jugé le plus prompt à dégainer, et sans doute le moins ivre de tous. Ses cris viennent emplir l’endroit, ce qui te galvanise. Odette passe également à l’action en commence à lancer ses propres maléfices. Tu immobilises de ton côté un autre crétin d’un Stupéfix et donne un violent coup de poing lorsque son compagnon de beuverie te fonce dessus. Ils sont tellement ivres que s’est presque trop facile. Tu as perdu un peu le fil du combat de la fille Carrow mais aperçoit dans son dos le barman farfouiller dans sa poche. Et de toute évidence elle ne l’a pas vu. « Od’, derrière-toi ! » Hurles-tu avant de couvrir la distance qui te sépare du tenancier en une poignée de secondes tel un chevalier servant pour ensuite sauter sur le comptoir pour le désarmer d’un coup de pied. Cette fois l’heure n’est plus à la diplomatie « Avada Kedavra ! ». La lumière verte vient englober ta proie, la faisant basculer sur le côté pour de bon. Tiens, sa fait un moment que tu n’as pas utilisé cet Impardonnable, te dis-tu. Tu te retournes et constate le chaos que vous avez crée. Odette n’y va pas de main morte non plus. Sur ta gauche, un petit groupe de deux Sorciers qui étaient jusque là restés à l’écart semblent prêt à rejoindre la bagarre. Avec un rictus tu fais une incantation sur le miroir du bar situé derrière toi et le fais exploser en morceaux… Morceau que tu ensorcèles pour empaler les imprudents. Le résultat n’est pas très beau à voir. Odette te lâche un regard. Tu écartes les bras presque hilare. « Hé oui, je viens de te sauver la mise ma chère je crois… ». Tu sens alors un objet te heurter la tête. Une bouteille d’après le bruit, et basculer à terre. Tu es complètement sonné et tente de te relever…

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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Lun 2 Déc - 16:54




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Pas grand chose n'a changé en fin de compte. C'est du moins ce que tu penses lorsque vos regards se croisent et que vos lèvres s'étirent simultanément en un sourire vicieux. Tu n'as pas besoin de l'entendre te répondre pour savoir que vous allez une fois de plus vous allier pour rappeler aux sorciers vous entourant à quel point ils peuvent être lamentables. Tu arrives toujours as sentir ce qu'il prépare et as la sensation qu'il sait la réaction que tu attends. Il n'y a absolument rien de romantique ou de sentimental là-dedans. Simplement de l'automatisme et une manière de fonctionner presque parallèle. Lorsqu'un l'un bougeait l'autre suivait et inversement. Tu as toujours été curieuse de découvrir quel idée machiavélique lui traversait l'esprit à un moment donné et savait que quoi qu'il envisageait vous vous amuseriez comme des lutins de Cornouailles. On peut presque dire qu'il a eu sa part dans la sorcière que tu es devenue au jour d'aujourd'hui. Il t'a fait découvrir les plaisirs de la chair, t'a poussé à supprimer toutes les limites de ton sadisme, t'a montré à quel point tu étais au dessus de cette populace et qu'aucun d'eux ne méritaient ton intérêt. Bien entendu tu en avais déjà conscience, mais il n'a fait que rendre ce que tu imaginais être tangible, observable. En cette soirée, il en est exactement de même. Tu sens ton corps répondre silencieusement à sa présence, découvrir ce qu'il a bien pu apprendre au cours des années qui ont filées sans prendre garde. Tu n'attends qu'une chose, que les premières sortilèges fusent et faire regretter à ces êtres répugnants leurs paroles irrespectueuses. Tu sais que grâce à sa présence, tu ne sembles que plus majestueuse. Vous auriez pu devenir ennemis, vous détestez et chercher à éclipser l'autre durant votre scolarité. Vous avez choisi l'autre option. Vous rapprocher et quelque part devenir cette onde boréale qui brûle tout sur son passage. Une fois de plus, vous allez devenir le coeur d'une explosion de cris, de pleurs, de souffrances et c'est cette pensée qui te fait tant sourire, qui te ravie de la tête aux pieds. Tu ne peux t'empêcher de lever les yeux au ciel alors qu'il se donne en spectacle sans pour autant laisser ton rictus s'effacer de ton visage. Pas grand chose n'a changé en fin de compte. C'est ce que tu disais avant d'entendre le nom du sort qu'Israël lance à l'un des sorciers derrière toi.

Ça n'était pas du tout ce que tu avais en tête lorsque tu lui as lancé le défi mais tu n'as plus le temps de tergiverser. Tu n'as pas le temps de le traiter d'imbécile ou de le fusiller du regard. Alors que les cris de la victime de son sort résonne dans le pub tu t'accroupis tout en tirant ta baguette et lance un experliamus silencieusement faisant tomber à la renverse quelques sorciers que tu as dans ton champ de vision. Tu te relèves et enchaîne les sortilèges informulés dans le but d'immobiliser tour à tour les adversaires que tu vois dégainer. L'un d'eux peut-être moins ivre ou possédant de meilleur réflexe te donne du fil à retordre, si bien que tu ne réalises pas qu'il t'a fait changer de direction et que tu donnes désormais ton dos à la merci du barman. Tu réagis promptement en entendant la voix de ton partenaire et t'écarte de sa trajectoire, remarquant l'éclat vert du sortilège, mais ne parvient pas à distinguer le bruit sourd du corps qui tombe sur le sol dans le vacarme ambiant. De mieux en mieux. Ton agacement menace de poindre mais tu te forces de le réfreiner, votre bagarre est loin d'être terminée et ne va certainement pas aller en s'arrangeant. D'ici quelques minutes d'autres sorciers vont certainement transplaner alertés par le bruit et vous avez beau être perdu au fin fond de l'Irlande, il se peut que cela entraîne une intervention plus profesionnelle. Il faut que vous en terminiez rapidement et tu te rends compte que bien que doués, ce ne sera pas aisé de venir à bout de ces imbéciles à vous deux. D'autant plus qu'ils se font de plus en plus râgeux à cause de la nature des attaques qu'ils ont reçus. Tu choisis rapidement ta victime et murmure ton sort. “Impero”. Ce juste avant de le voir par des débris de verre. Certes, il s'agit-là d'un sort extrêmement bien pensé, avec quelques ajustements à faire à en juger par la douleur que tu ressens au niveau de ta jambe gauche, mais tu ne peux t'empêcher cette fois de tuer Israël du regard. Peu de temps avant qu'il ne s'affaisse sur le sol. Rapidement tu réagis et répète ton sort afin de faire de son agresseur ta marionette. Les idées cheminent à la vitesse d'un Nimbus 2022 et tu lui ordonnes de transplaner avec sa victime à l'extèrieur du bâtiment, ordre que tu t'empresses d'imiter. Sitôt tes pieds posés sur le sol tu pointes ta baguette sur le pub. “Deprimo.”

Tu aimerais te laisser tomber, prendre le temps d'aiguiser ton plan, ton idée pour vous sortir de ce pétrin mais tu sais que tu n'en as pas le loisir. D'ici quelques minutes une masse va certainement se former autour de vous et vous devrez être prêts. Tu restes quelques secondes la baguette tendue afin de t'assurer qu'il n'y a plus âme qui vive excepté vous trois et te retournes afin de parler au sorcier auquel tu as lancé ton sortilège de soumission. Tu ne sais si Israël est conscient mais il s'agit pour le moment du cadet de tes soucis. “Tu peux le lâcher et écoute moi attentivement. Lorsque l'on te demandera ce qu'il s'est passé, tu évoqueras les évènements suivants en utilisant tes propres mots. Est-ce que tu me comprends.” Tu attends de le voir opiner du chef avant de continuer. Tu sais que tu dois être précise sans pour autant lui donner trop d'informations à emmagasiner. “Tu étais en train de boire un verre avec tes amis lorsqu'un sorcier qui t'est inconnu, apparemment saoûl s'est mis à dénigrer le Lord et a commencé à se disputer avec l'un de tes amis. Les choses ont dégénérées et mon collègue et moi avons tant bien que mal essayé de ramener le calme. Nous avons été attaqué et tu as effectué ton devoir de citoyen en le sauvant.” Tu lui laisses quelques secondes afin qu'il puisse assimilier tes paroles avant de lui demander de te raconter ce qu'il vient de vivre dans le bar à plusieurs reprises dans le but de t'assurer qu'il n'ait pas l'air de réciter un texte appris par coeur. Satisfaite, tu t'intéresse enfin à celui qui est à l'origine de ce désordre qui s'est relevé. Blessé ou pas, avant même que tu ne le réalises, ta main claque sur sa joue avec une force concentrant toute la frustration et l'exaspartion que tu t'es forcée de garder enfouies. Tu te rends finalement compte que tout à changer et lancée tu lèves à ta main pour lui donner une nouvelle claque profitant de quelques secondes de liberté avant de devoir afficher une apparence profesionelle et jouer la comédie pour une troupe de spectateurs curieux.

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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Mar 3 Déc - 2:08





Tu secoues la tête, te félicitant encore du Sortilège de protection que tu as eut la présence d’esprit de jeter sur toi-même. Certes cela n’amoindrissait pas le choc, mais aucunes blessures sanguinolentes n’en coulaient. Une bonne chose. Tu t’apprêtes à te relever lorsque tu sens qu’on t’agrippe au torse avant de transplaner. Tu atterris au dehors, à genoux et voit Odette qui se tient toute droite en lançant un Sort sur le Pub. Tu ne comprenais absolument pas sa réaction. Ton ancienne camarade s’était-elle inquiétée pour toi au point de décider de battre en retraite ? Si c’était le cas tu en serais vraiment déçu. Te prenait-elle pour un débutant ?! Cette idée te mit un peu plus en colère. D’accords tu n’avais pas vu l’autre idiot qui t’avait envoyé cette bouteille mais tu y étais préparé. D’ailleurs le Sorcier qui l’avait forcé à transplaner te tenait encore. Tu étais encore à terre à ruminer lorsqu’Odette dit au Sorcier qui te maintenait :  “Tu peux le lâcher et écoute moi attentivement. Lorsque l'on te demandera ce qu'il s'est passé, tu évoqueras les évènements suivants en utilisant tes propres mots. Est-ce que tu me comprends.”. L’autre idiot hocha la tête. “Tu étais en train de boire un verre avec tes amis lorsqu'un sorcier qui t'est inconnu, apparemment saoûl s'est mis à dénigrer le Lord et a commencé à se disputer avec l'un de tes amis. Les choses ont dégénérées et mon collègue et moi avons tant bien que mal essayé de ramener le calme. Nous avons été attaqué et tu as effectué ton devoir de citoyen en le sauvant.”. Tu tiquas à ces mots. Le sauver ?? Elle était devenue aveugle ou quoi ? Jamais tu n’avais courut de danger. En tout cas tu en étais persuadé. Le visage vide du soulard était vide mais il répéta ce que la Mangemorte lui avait ordonné. Et de manière assez spontanée pour ne pas éveiller de soupçons. Elle tourna enfin son visage vers le sien. « On peut savoir ce qu’il t’a… ». Tu fus arrêté dans ton élan par une claque magistrale de la jeune femme. Tu n’en revenais pas. Okay, ce n’était pas la première gifle que tu te prenais d’une femme, et surtout pas d’Odette, mais quand même. Tu vis la deuxième arriver mais cette fois tu étais prêt. Car avec ton ancienne amie tu savais que si elle était vraiment en colère, ce qui semblait être le cas, un seul coup ne lui suffirait pas. Tu attendis le dernier moment et attrapa sa main puis son bras en une fraction de seconde. Tu te relevas en un seul mouvement et te plaça juste derrière elle, son bras droit maintenu dans son dos. Enfin après avoir attrapé le deuxième avant qu’elle ne puis faire quoi que se soit, tu plaças tes jambes sur les siennes de manière à ce qu’elle soit totalement immobilisée. Le tout n’avait pris que trois secondes montre en main. Tu approchas ta bouches de son oreille pour dire : « On peut savoir à quoi tu joues Od’ ? », lâchas-tu acerbe. Tu raffermis ta poigne. « Tu pensais vraiment que j’allais me laisser battre par cette vermine ? Tout était parfaitement sous contrôle. L’attaque par derrière ne m’a même pas entaillé le crâne et ta gilfe… Encore une fois tu me sous-estimes, ça en devient lassant. » Tu la relâchas d’un geste et pointa le Pub du doigt, énervée. Après tout tu venais également de lui sauver la vie! « Quand est-ce que tu me feras de nouveau confiance ?! Okay je t’ai déçu en devenant pion à Poudlard mais j’avais mes raisons à l’époque ! Il serait temps de tirer un trait sur ça ! ». Tu te plaças juste en face d’elle et plongea tes yeux dans les siens. « Alors Od’, penses-tu pouvoir me pardonner un jour ? Qu’on puisse redevenir le duo qu’on formait à l’époque ? Nous n’avions peur de personne et étions quasiment invincible. Pourquoi ? Parce que nous nous faisions confiance et que nous avions foi dans les capacités de l’autre ». Tu laissas un petit blanc et ajouta : « Sache que je crois en toi. Désormais le souaffle est dans ton camps ». Tu tempéras ton mauvais caractère et ravala ta fierté pour arborer un sourire que tu voulais complice tout en replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, comme à l’époque. Le contact de sa peau t’électrisa une nouvelle fois. Sa beauté froide te submergeait et tu commençais à la désirer comme autrefois. « Alors Od’, cap ou pas cap ? », dis-tu doucement. Tu voulais vraiment qu’elle franchisse enfin le pas et revienne vers toi, car même si tu avais fait avec toutes ces années, tu avais besoin d’elle. Vous vous complétiez et même si elle risquait de trouver ça idiot tu ajoutas : « J’ai besoin de toi, tu m'as manqué... ».

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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Mar 3 Déc - 21:19




Au bon vieux temps

Israël & Odette
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Tu n'es pas surprise lorsque son bras aggripe le tien et te bloque dans ton élan. Tu es prévisible et il ne te connaît que trop pour savoir que tu allais réitérer ton acte. Tu sens la colère poindre dans sa voix simple écho de la tienne mais tu n'en as que faire. Tu essaies de lui faire lâcher prise, ce qu'il sans grand étonnement ne te laisse pas faire. Tout ton corps vibre de tension et tu sais que s'il desserre ses doigts de ton poignet, tu ne feras que recommencer. Même si cela est vain lorsque l'on considère vos forces respectives, tu te débats alors qu'il te bloque de toute part. Tu ne cherches même pas à entendre ses remontrances complètement ennivrée par ta rage et votre proximité. Aussi mal placé et malvenu que cela puisse être, le fait d'être à moitié collée contre son torse ajoute un nouvel aspect à la situation. Probablement dû à vos disputes passées. Vous aviez dans le temps l'habitude de transformer ce genre de moments tendus en un instant purement physique. Laisser vos corps prendre le contôle de vos esprits et oublier la raison pour laquelle vous étiez désireux de vous arracher mutuellement les yeux. Aujourd'hui ne fait pas exception à la règle. Tu sens en toi ce désir de le jeter au sol et de le chevaucher de faire de ta gifle un baiser fougueux et presque animal. Mais tu n'es plus cette adolescente et tu as acquis au cours des années passées un plus grand contrôle de toi. Ses mots finissent par t'atteindre et d'après ce que tu entends, il est complètement à coté du chaudron. Tu te moques bien qu'il ait été atteint dans son estime, et sa petite personne a bien été la moindre de tes inquiétudes lorsque tu as pris le cours des évènements en main. Ta colère devient exaspération et tu sens la tension quitter petit à petit ton corps. Tu ne souhaites plus le blesser de tes propres mains mais de part tes mots dorénavant. Tu ouvres la bouche afin de lui cracher ses quatre vérités mais est coupée dans ton élan.

 « Quand est-ce que tu me feras de nouveau confiance ?! Okay je t’ai déçu en devenant pion à Poudlard mais j’avais mes raisons à l’époque ! Il serait temps de tirer un trait sur ça ! ». Il n'a vraiment pas choisi le sujet à amener sur le tapis. Oh oui il t'a déçue et puisqu'il en parle, cela te rappelle qu'en ce début de soirée ton but était de découvrir ces fameuses raisons, savoir si tu pouvais effectivement tirer un trait sur cette histoire afin de retrouver cette relation particulière qui vous unissait. Pour être parfaitement honnête, au vue des évènements qui viennent de se passer, tu doutes avoir toujours ce désir en toi. Tu doutes fortement de vouloir l'avoir dans ton cercle privé. Tu regardes le bâtiment effondré et l'écoutes distraitement. Evoquer ce passé commun qui, il faut le dire, t'as apporté de nombreuses joies. Tu entends la légère supplication dans le ton de sa voix et ses mots te plaisent plus que tu ne le souhaiterais. Tu aimes l'entendre dire que tu lui es nécessaire, qu'il est quelque part dépendant à ton égard et tu sais au fond de toi que la réciproque est probablement vraie. Autrement vous ne seriez pas là, tu te serais contentée de le rayer de ta vie. Tu ne laisses cependant rien filtrer, n'en as que faiblement conscience car ton agacement surpasse tout cela. Au contraire, tu te mets à rire. Pas de bon coeur, pas sadiquement. Tu te mets à rire méchamment, hargneuse. Tu sens la brise du soir caresser ton cou , sensation qui n'aurait eu lieu si le pub était toujours érigé et vous abritait de vent. Ce n'est pas grand chose mais c'est suffisant pour te rappeler à chaque seconde ce qu'il vient de se passer et ce sur quoi tu dois te focaliser. Ce qui est important au moment présent. Tes mots, durs comme de la pierre quittent tes lèvres sans que tu ne te soucies de leur impact. Tu pousses sa main hors de ton champ de vision enfouissant en toi le fait que ce geste t'a troublé. “Tu es pathétique Israël. J'ai franchement d'autres moldus à fouetter que de gérer tes états d'âmes.” Du coin de l'oeil tu vois transplaner les premiers curieux, entends quelques exclamations résonner dans la rue anciennement déserte et sans-âmes qui vivent. “Je ne sais pas si tu te rends compte du bordel dans lequel tu viens de nous fourrer.” Tu lui tournes le dos afin d'observer le nombre de personnes auxquelles tu vas devoir parler. “Je te conseille d'écouter la version complète de l'histoire et te fais confiance pour t'y tenir.”  Avant de te diriger vers les sorciers tu lui glisses quelques derniers mots. “Le souaffle est au centre, on verra bien si tu es capable de le rattraper.”

Ce qui s'annonçait comme une soirée paisible et avec un objectif unique venait indéniablement de se compliquer et tu n'as qu'une hâte en finir au plus vite. Ce qui prendra probablement une bonne semaine. Tu imagines déjà les rapports sur ton bureau, le travail que tu devras fournir afin de contrôler toute source d'informations. Tu te sens fébrile à l'idée de devoir en faire part au Maître avant que l'incident ne lui parvienne par une autre main ou bouche que la tienne. L'effondrement d'un bâtiment ne passerait pas inaperçu, mais cela valait mieux que l'histoire d'un mangemort torturant un innocent sorcier. Soulard, pitoyable, grossier certes, mais innocent. Comettant un meurtre. Car oui, c'est ainsi que l'aurait vu le grand public, et en ces temps troublés, la dernière chose dont ils avaient besoin était d'une baisse de popularité auprès des sorciers britanniques. Tu laisses traîner ta jambe dans lequel un bout de verre est toujours planté et vas à la rencontre d'un petit groupe. "Je me prénomme Odette Thalie Carrow, un nom qui pour certain doit sembler familier. Je travaille pour le Ministère de la Magie et tiens à présenter mes condoléances aux éventuels proches des victimes de cette tragédie. Je ne vais pas vous parler d'incident car ce n'en est pas un. Je ne vais pas vous dire de reporter votre rage sur la providence car vous avez des personnes tangibles à blâmer. Je ne peux vous décrire ce qu'il s'est passé à l'intérieur avec exactitude. Je sais simplement que mon collègue ici-présent et ce sorcier courageux ont fait ce qui était en leur pouvoir afin de stopper ce que je pense être un attentat de la part des résistants." Tu continues sur ta lancée, raportant les évènements tels que tu les as décris à l'autre imbécile soumis au sortilège de l'Imperium. Voit de nouvelles vagues arrivées les unes après les autres et raconte encore et encore la même chose, jusqu'à qu'elles finissent enfin par tarir.

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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Mer 4 Déc - 8:51





Tu attends sa réaction, même si tu ne te fais pas d’illusion. Oui elle avait changé, son poste actuel le prouve, et peut-être pas en bien pour toi. Ce qu’elle te crache au visage après ta tirade ne fait que confirmer tes doutes. “Tu es pathétique Israël. J'ai franchement d'autres moldus à fouetter que de gérer tes états d'âmes.” Tu siffles d’exaspération. « Ne joue pas à ça avec moi Odette ». Plusieurs bruits de transplanage retentissent, signe que votre petit combat a finalement attiré l’attention. “Je ne sais pas si tu te rends compte du bordel dans lequel tu viens de nous fourrer.” Elle te tourne le dos pendant que tu la regardes de travers. « C’était pourtant ce qui te plaisait à l’époque ». Tu ricanes. « Te voilà devenue une grande fille, c’est bien », te moques-tu ouvertement. Peut-être que la provoquer un peu plus déclenchera une autre réaction. En tut cas à l’époque sa marchait. Elle poursuivit:“Je te conseille d'écouter la version complète de l'histoire et te fais confiance pour t'y tenir.”  Ces derniers mots auraient très bien pût amoindrir ta volonté de renouer avec elle si elle n’avait pas ajouter juste après : “Le souaffle est au centre, on verra bien si tu es capable de le rattraper.”
Tu la regardes se diriger vers les nouveaux arrivants d’un pas raide et énervée. L’ancienne Odette, celle qui tu appréciais à l’époque, adorait se mettre en avant au contraire de la jeune femme qui est devant toi. Toi en tout cas tu n’avais pas changé et tu allais lui prouver. Et si ça ne lui plaisait pas qu’elle aille se faire voir, au risque que votre amitié en pâtisse. Tu la laisses prendre la parole, toi juste derrière  elle, affichant ton sourire si efficace auprès du grand public et principalement de la gent féminine. Tu as même vu un Sorcier ayant un appareil photo alors autant bien passer. Car au contraire de ton ancienne amie tu comptais bien profiter de cette petite pub improvisée. Tu sais déjà être très apprécié dans les sondages d’opinion, après tout tu fais partie de la nouvelle génération, jeune et dynamique, et tu te demandes pourquoi Odette ne l’a pas comprit. Peut-être pense-t-elle déjà à la tonne de paperasse qu’elle va devoir se farcir ? Toi par contre tu ne t’embêteras pas de ces détails. Tu es un Inspecteur et en tant que tel tu as apprit à déléguer à des personnes de confiance, comme Tess. Ce que n’as pas comprit Odette de toute évidence. Ou alors ne fait-elle confiance justement à aucune personne à part elle ? Sans doute, et si on ajoute à ça sa manie de tout contrôler… "Je me prénomme Odette Thalie Carrow, un nom qui pour certain doit sembler familier. Je travaille pour le Ministère de la Magie et tiens à présenter mes condoléances aux éventuels proches des victimes de cette tragédie. Je ne vais pas vous parler d'incident car ce n'en est pas un. Je ne vais pas vous dire de reporter votre rage sur la providence car vous avez des personnes tangibles à blâmer. Je ne peux vous décrire ce qu'il s'est passé à l'intérieur avec exactitude. Je sais simplement que mon collègue ici-présent et ce sorcier courageux ont fait ce qui était en leur pouvoir afin de stopper ce que je pense être un attentat de la part des résistants." Elle est tellement solennelle qui tu te retiens d’agrandir ton sourire. Oui le souaffle est dans ton camp et tu comptes bien lui montrer ta manière de faire. Tu t’es sans doute emporté dans ce Pub mais après tout tu as agit en légitime défense, la sauvant même d’une mort peu glorieuse. Elle continue sur sa lancée pour décrire sa version des faits : encore une longue litanie qu’elle exécute avec brio. Ne prend-t-elle jamais de plaisir à ce qu’elle fait ? Il est temps de la réveiller, te dis-tu. Si elle te laisse faire bien sûr. Enfin elle finit son monologue tandis que le reporter prend une photo. Ses yeux se tournent vers toi. « Monsieur Everglade ! Une petite déclaration pour la Gazette ? », Lance-t-il. Est-ce la chance ou le destin ? En tout cas tu reconnais en lui le même journaliste qui t’a déjà interviewé lors de ton coup d'éclat qui t'a permit de passer Inspecteur. Tu fis ton plus beau sourire et t’avança sur le devant de la scène. Tu pris un air sérieux mais ouvert et déclara : « Je rejoins ma collègue sur cette tragédie mais je pense que vous êtes à même de comprendre ce que je faisais ici et ce afin que tout soit bien clair entre nous ». Le flash de l’appareil t’éblouit un instant. « Si je me trouvais dans cette ville, c’était pour une bonne raison. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a eut de ça quelques semaines une explosion à Pré-au-Lard. Un attentat je devrais plutôt dire ! Un acte orchestré par ceux qui se baptisent les Résistants ! Des gens qui n’hésitent par à faire couler le sang de plusieurs victimes innocentes… Dont ma propre sœur qui se trouve actuellement dans le coma par leur faute ». Tu laissas un instant le temps à tout le monde de bien digérer cette information que tu cachais depuis l’incident. Tu savais qu’un jour tu pourrais l’utiliser dans ton intérêt et ce jour était venu. Grâce à ça tu pouvais être sûr que tu attirerais la sympathie du grand public. « Votre sœur ? », questionna le reporter. Tu hochas la tête en faisant semblant de contenir ta peine, bien que tu en souffrais réellement mais le moment n’était pas aux démonstrations de sentiments. « Notre enquête avance, sachez-le, et nous touchons au but. Leur folie meurtrière c’est encore vérifiée aujourd’hui mais je peux vous faire cette promesse : soyez sûr que nous trouverons les responsables de ces atrocités, car à Pré-au-Lard comme ici, le Gouvernement se soucie de vous et votre sécurité, et nous ne reculerons devant rien pour la garantir ». Tu voyais bien dans les regards des spectateurs qui tu en avais convaincu beaucoup. Certains resteraient sceptiques, mais tu n’y pouvais rien. « Je vous demanderais maintenant de ne pas approchez de la zone afin de faciliter le travail des enquêteurs. Soyez sûr que nous vous tiendrons informé de la suite. Merci ». C’est sur ce que tous se dispersèrent. Tu pris ton téléphone et passa un coup de fil sous les yeux inquisiteurs d’Odette afin de faire venir ta propre équipe sur les lieux pour faire le ménage. Une fois cela fait tu exhibes l’objet en souriant. « On a beau mépriser les Moldus ils inventent quand même des choses sympas. Tu en as un ? ». Tu ranges ton Iphone 7 dans ta poche et te met à la regarder. « Arrête-moi si je me trompe mais j’ai l’impression que tu ne prends pas vraiment de plaisir dans ce que tu fais ? Enfin je veux dire, l’Odette que je connaissais n’aurait pas laissé passer une telle occasion ». Tu fis un geste en direction de la foule qui disparaissait petit à petit. « Tu aurais pût trouver mieux. Enfin Odette quoi ! », t’exclamas-tu pour la faire réagir. « Les gens ont besoin de rêver, de croire en nous, en la nouvelle génération. Qui tu pensais convaincre avec ton numéro de Mangemorte des années 90 ?! Alors que moi, j’ai sût retourner une situation à mon avantage. La duplicité, l’intelligence… La manipulation ! » Rigoles-tu presque. « Mais merde Odette c’est toi qui m’as montré tout ça ! Tu étais la reine dans ce domaine ! Une véritable déesse ! Et tu y prenais plaisir quoi !». Tu t’approchas d’elle en mettant tes mains dans tes poches. « Je maintiens ce que j’ai dit. On a besoin l’un de l’autre. Moi pour te faire redécouvrir ce que tu as perdu et qui saît… Améliorer ton image publique ? Et toi… Disons que j’ai encore besoin d’apprendre certaines choses… Je pourrais aussi ajouter à tout ce que je viens de dire que j'en ai vraiment envie». Tu te mis à quelques centimètres d’elle, tellement proche que tu sentais son souffle sur ton visage. « Alors Odette ? Qu’en dis-tu ? Cap… Ou pas cap ? ».

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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Dim 8 Déc - 20:43




Au bon vieux temps

Israël & Odette
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Tu retiens ton pied de taper nerveusement sur le bitume alors que tu le regardes faire son petit numéro. Ton sang est à nouveau en train de bouillir dans tes veines et tu ne rêves que d’une chose, lui arracher les yeux. Mais pour qui se prend-il ? Tu n’avais pas remarqué le photographe avant qu’il ne s’adresse directement à Israël. Lorsque tu as entamé ton discours, tu n’as pas imaginé ne serait-ce qu’une seconde que cet incident au fin fond de l’Irlande alerterait les médias. Mais c’est ce qui s’est passé et le voilà à fanfaronner devant les appareils photos. La publicité n’est absolument pas ce dont vous avez besoin. Tu as fait de ton mieux pour couvrir vos traces et tu sais que ton histoire est très bancale. Il ne faut pas avoir obtenu un optimal en défense contre les forces du bien pour se rendre compte que votre témoin a été soumis au sortilège de l’Imperium. La dernière chose que tu souhaites est qu’ils s’attardent et se décident à l’interroger en profondeur. C’est pour cela que tu es restée très formelle, que tu lui as précisé de répéter ce que tu as dit. Bien évidemment il a fallu qu’il n’en fasse qu’à sa tête. Ta main tremble, tu rêves de se saisir de son cou et de le réduire au silence. Tu n’attends qu’une chose que ces foutus reporters transplanent à nouveau et lui donner le sermon du siècle. Il doit comprendre une bonne fois pour toute que tu es son supérieur hiérarchique et que lorsque tu lui donnes un ordre, il doit s’y tenir. Il n’y a aucune soi-disant amitié qui tienne. Tu rages intérieurement, mais te contente de garder un visage neutre afin de montrer que tu approuves les dire de ton subordonné. Quand bien même tu rêves de le pousser, de reprendre la parole, de renvoyer ces curieux chez eux tu restes campée à ta place. Fais bonne figure. Plus tu y réfléchis et plus tu trouves cette situation improbable. Pourquoi s’intéressent-ils tant à lui ? Cela n’a aucun sens. Tu es l’assistante du ministre. Sa référence. Tu es celle qu’ils devraient interroger. Pas un simple employé, un simple pion dans le grand échiquier qu’est le ministère. Tu es si ce n’est la reine, au moins l’un des cavaliers dans ce jeu politique.  Alors pourquoi lui ? Tu retournes la situation dans ta tête et n’y trouves aucune logique. Toutes tes interrogations se rejoignent et des soupçons commencent à naître. Leur présence inattendue, leur envie d’interviewer Israël et la puanteur égocentrique qui émane de lui. Plus tu le regardes faire le paon et plus tu en es convaincue.  Il a dû les appeler alors que tu essayais de ramasser les scrutoroscopes cassés. Il t’est de plus en plus dur de garder ton masque alors que ta colère ne fait que grandir et embrouiller ton esprit. Afin de garder contrôle sur toi-même, tu te mets à enfoncer tes ongles dans ta paume. La douleur, la sensation des gouttes de sang tièdes qui glissent le long de tes phalanges te permettent de te tenir, de ne pas te jeter sur lui.  Enfin, enfin tu entends les craquements familiers des sorciers qui quittent le lieu du « drame ». Tu remarques du coin de l’œil que quelques-uns sont toujours présents ; tes ongles s’enfoncent un peu plus profondément et tu sursautes légèrement à cause de la souffrance qui commence à émaner de ta paume. Alors qu’il exhibe son appareil moldu tu tires tes lèvres, juste au cas où d’autres curieux soient toujours présents. Ton sarcasme peut passer pour une note d’humour mais chacun de tes mots a pour but de le blesser, de faire ce que tes doigts ne peuvent exécuter pour le moment. « Nous avons également notre propre invention appelée baguette et cette fantastique découverte nommée patronus. Juste au cas où tu l’ignorais. » Ton esprit est focalisé sur ces témoins toujours présents qui t’empêchent de te jeter sur lui et de le frapper comme tu en ressens le besoin. Ta frustration est à son apogée mais tu ne peux rien faire, si ce n’est l’écouter.

Il ne fait vraiment rien pour arranger son cas. Ne se rend-il pas compte à quel point il vous a mis dans une situation délicate ? Non t’a mise dans une situation délicate. Lancer des sorts impardonnables à tout va, juste pour le plaisir. Vous n’êtes plus des adolescents et dorénavant vos actes ont des conséquences, si leur faire peur était une chose, les blesser en était une autre. Cela aurait pu amener à une déposition, une identification. Que cette bande de sorciers miteux soit éventrée, décapitée, ensevelie vivante, tu t’en moques bien. En prendre un au hasard, vous amuser dans un coin sombre et faire passer sa mort pour un accident pourquoi pas. Laisser des témoins derrière vous, il n’en était nullement question. Pas lorsque cela peut te coûter ton poste. Ton travail. Il s’agit là de toute ta vie, de la preuve tangible de ta réussite et rien ni personne ne parviendra à égaler son importance à tes yeux. Si ce n’est le Maître lui-même. Bien entendu cela, il ne peut pas le comprendre.  Il ne voit pas les sacrifices que tu as faits pour y parvenir, l’apparence que tu te dois de montrer, ce que ta position insinue. Et il se permet de te faire la morale. Tes mots sont prêts à quitter tes lèvres, tes doigts se desserrent légèrement, augmentant l’afflux sanguin et faisant désormais couler ton hémoglobine sur le sol. Il ne te laisse cependant pas le temps de l’interrompre de déverser ta colère et se rapproche, te domine de sa taille, t’enveloppe de son charisme. Tu tombes presque dans son panneau alors que tu sens la chaleur émanant de son corps t’effleurer. Tu le pousses de ta main, rougissant sa chemise peu soucieuse de la peine physique que tu ressens, essayes de remettre de l’ordre dans tes idées. « Pour qui vous prenez-vous Everglade ?  Ça y est vous êtes promu inspecteur et vous croyez tout permis ? Vous croyez tout savoir ? » Tu n’es pas surprise que ton instinct t’aie poussé à utiliser le vouvoiement. Tu es bien décidée à lui montrer sa place et à lui prouve qu’il n’a droit à aucun traitement de faveur. « Permettez-moi de vous rappeler que contrairement à vous, je suis désormais établie à mon poste depuis quelques années. Ce que vous appelez un numéro de mangemorte des années 90 s’appelle efficacité et pertinence. Cela s’appelle également permanence. Vous êtes apparemment désiré en cet instant mais cela ne sera qu’éphémère croyez-moi. J’ai vu de nombreux paons en cinq années vous n’êtes ni le premier et ne serez certainement pas le dernier. Le public se lassera vite de vos sourires et de votre suffisance.»  Enfin tu sens ton corps se relâcher, la tension s’évaporer. Lui cracher ce que tu gardais en toi depuis déjà de nombreuses minutes. Tu commences à respirer calmement à nouveau, à réaliser à quel point ta main te lance. Tu décides de l’ignorer pour quelques temps encore, tu auras tout le loisir d’être soignée lorsque tu seras de retour à Londres. Pour le moment tu souhaites simplement tirer les choses au clair avec lui, avec toi-même également, ne sachant réellement ce que tu souhaites, ce que tu attends. « Tu joues dans la cour des grands maintenant Israël, et il m’est avis que tu as beaucoup à apprendre. Je peux m’en occuper, mais pour cela tu dois comprendre où est ta place. Tu dois réaliser que je suis celle qui donne les ordres et qui peut se montrer impertinente. Non l’inverse. Alors cap ou pas cap ? » Tes mains viennent trouver les bords de sa chemise avant même que tu ne le réalises et la tentation est trop forte pour que tu te retiennes de l’imiter. « Je pourrais également ajouter que j’en ai réellement envie. » Tu te retrouves une fois de plus enrobée par son charme et sa prestance naturels, t’admettant finalement un désir aussi clair que du veritaserum.


Dernière édition par Odette T. Carrow le Lun 30 Déc - 15:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Mar 17 Déc - 10:31







Tu la regardes, tentant de deviner ce qu’elle peut penser de ton petit numéro. As-tu réussit à l’impressionner un tant soi peu ? Lorsque tu te trouves à quelques centimètres d’elle, elle se met à te repousser et de te dire sèchement :  « Pour qui vous prenez-vous Everglade ?  Ça y est vous êtes promu inspecteur et vous croyez tout permis ? Vous croyez tout savoir ? » Le fait qu’elle te vouvoie te fait froncer les sourcils et instinctivement tu te raidis de toi-même, comme tu le fais devant un supérieur. Tu constates qu’effectivement tu as été trop loin. Après tout tes efforts, le constat n’en est que plus amer. « Permettez-moi de vous rappeler que contrairement à vous, je suis désormais établie à mon poste depuis quelques années. Ce que vous appelez un numéro de mangemorte des années 90 s’appelle efficacité et pertinence. Cela s’appelle également permanence. Vous êtes apparemment désiré en cet instant mais cela ne sera qu’éphémère croyez-moi. J’ai vu de nombreux paons en cinq années vous n’êtes ni le premier et ne serez certainement pas le dernier. Le public se lassera vite de vos sourires et de votre suffisance.»  ça tu sais que c’est vrai, après tout tu n’es pas idiot. Mais autant en profiter, non ? Ton ancienne amie avait raison et tu te mis à la regarder d’un œil nouveau. Elle a changé et est beaucoup plus réfléchie qu’avant. « Je ne suis pas idiot Madame », dis-tu piqué au vif dans ta fierté. Tu as l’impression de redevenir un petit garçon à qui on fait la moral alors qu’on l’a prit en faute. Certes tu as fait des erreurs, mais tu n’es pas Inspecteur pour rien. « Tu joues dans la cour des grands maintenant Israël, et il m’est avis que tu as beaucoup à apprendre. Je peux m’en occuper, mais pour cela tu dois comprendre où est ta place. Tu dois réaliser que je suis celle qui donne les ordres et qui peut se montrer impertinente. Non l’inverse. Alors cap ou pas cap ? » Ses mains viennent trouver les bords de ta chemise pour les attraper. Tes yeux rencontrent les siens et tout en réfléchissant à ce qu’elle vient de dire tu hoches la tête. « Vous avez sans doute raison », finis-tu par lâcher. Tu tords ta bouche dans une petite grimace comme pour lui signifier que tu n’es pas très fier de toi. « Je suis comme ça, je l’ai toujours été. Tu as… Vous avez toujours eût un effet étrange sur moi ». Tu te mets à caresser le dos de sa main droite avec ta paume. Malgré tout ce temps écoulé, tu constates encore une fois l’effet qu’elle te procure. Une beauté froide et dure qui vous pousses à vous surpasser, le genre de fille que tu ne rencontres qu’une fois dans une vie. La seule capable vraiment de te tenir tête et te devancer. Un peu honteux, tu finis par lâcher : « J’ai besoin d’apprendre… Mais pour ça il faut que vous soyez prête à me faire confiance aussi». Oui, elle le devait, pour toi c’était un impératif pour que votre collaboration redevienne ce qu’elle fût. « Je pourrais également ajouter que j’en ai réellement envie. » Cette dernière phrase te fait l’effet d’une bombe. Alors oui, celle que tu regrettes tant est bien là. Tu baisses la tête vers elle, à tel point que vos fronts se touchent presque.  « Apprends-moi, s’il te plaît ». Tout en lui murmurant ça tu vois ses lèvres qui semblent t’appeler comme une sirène qui appelle un marin. Oui tu as du désir, mais elle aussi, tu en est persuadée. Tu la connais et même si le temps a coulé, tu arrives toujours à sa voir ce qu’elle ressent. Vous n’étiez pas le duo infernal de Poudlard pour rien. Alors tu craques et te retrouves à l’embrasser fougueusement tout en enserrant ses mains pour les maintenir sur toi, comme autrefois lorsque la tension entre vous deux était à son comble. Désormais il ne pouvait se passer que deux choses... Soit elle te tuait sur l'instant pour avoir oser aller aussi loin... Soit elle répondait à tes avances. Car c'est comme ça avec Odette Carrow: il n'y aavait pas de demi-mesure.

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MessageSujet: Re: Au bon vieux temps ◓ Odaël   Lun 30 Déc - 15:01




Au bon vieux temps

Israël & Odette
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Tu sais que cela n’est absolument pas approprié, que tu devrais te concentrer sur les évènements actuels. D’ici quelques minutes une équipe entière de mangemorts arrivera pour nettoyer la scène, faire un rapport. Quand bien même il terminera sur ton bureau et tu seras celle qui le classifiera, tu préfères ne pas faire de vagues. Tu préfères que tous ces pions croient réellement en votre innocence, qu’ils soient persuadés que ce bordel sans nom est l’œuvre de l’ordre du phénix. Certes falsifier leurs conclusions serait d’une facilité enfantine mais ce n’est pas ce que tu désires. Tu as là une occasion de donner le beau rôle au ministère, au Lord et tu ne comptes pas la laisser t’échapper. Tu devrais interroger une fois de plus le légume qui te sert de témoin, tu devrais t’assurer qu’il n’y ait pas de survivants sous les décombres capables de compromettre votre histoire. Tu devrais faire bien des choses, mais tu as laissé tomber. Après des heures, tu succombes enfin au charme d’Israël. La douleur qui réside dans la paume de ta main s’efface, enrobée par la chaleur émanant en deçà de sa chemise. Tu poses ta main sur son bras, te retiens de le caresser pour découvrir des muscles qui n’étaient pas encore là lorsque vous étiez à Poudlard. Tu crèves maintenant de désir, tu rêves de pouvoir revivre vos ébats passés. En trois années vous aviez eu le temps de vous découvrir, de tout apprendre de l’un et de l’autre. Tu as beau avoir eu quelques dizaines d’amants depuis, certains extrêmement doués, personne ne te connaissait aussi bien que lui. Personne ne savait ce qui te faisait vibrer autant que lui. Tu le voulais, là, maintenant, sachant que vos années de séparations ne ferait que rendre votre partie de jambe en l’air intense. Vos corps fonctionnaient parfaitement ensemble et il n’était pas à douter qu’il avait également eu l’occasion de se perfectionner depuis qu’il était devenu un homme.

Tu l’as entendu admettre ses torts, accepter ta supériorité. Il ne t’en faut pas plus, pour exploser toutes tes barrières. Au diable la précaution, le professionnalisme tu as bien le droit à quelques minutes de détente avant de reprendre ton masque d’assistante. Tu jettes un dernier regard aux alentours avant que ses lèvres ne touchent les tiennes, qu’il ne se saisit de tes mains. Tu aimes sentir la force de sa poigne, l’essence masculine qui s’échappe de lui. Tu réalises qu’il a grandi depuis la dernière fois que vous vous êtes embrassé alors que tes mains atteignent avec un peu plus de difficultés son visage. Tu te mets instinctivement à laisser tes doigts jouer sur sa nuque alors que les autres caressent sa joue, appréciant la sensation rugueuse de sa barbe qui repousse. Ton cœur ne bat pas la chamade, tu ne te sens pas transportée sur un nuage rose, ce n’est absolument pas ce dont il est question ici. Tes sensations sont davantage animales. SI tu t’écoutais tu le débarrasserais de sa veste sur le champ, t’attaquerai à sa chemise et laisserai libre court à tes désirs. Ici, au milieu des débris, à la vue de tous. Tu as toujours su qu’il aurait son petit effet sur toi, qu’étant le premier à avoir été dans tes draps tu ne parviendrais jamais à complètement l’effacer et que ton corps te trahirait à son contact. Tu n’imaginais cependant pas que cela serait si puissant, que cela brouillerait ton discernement et écraserait ton esprit logique. Ses mains sur ton corps commencent à te transformer en une boule de désir incontrôlable et tu es à deux doigts de complètement perdre pied. Tu brises votre baiser, pose tes doigts sur ses lèvres et reprend ton souffle quelques secondes. « Je suis contente que nous ayons trouvé un terrain d’entente. » Ta main te démange, tes lèvres brûlent de retrouver les siennes, tous tes membres sont en train de se plaindre de ta décision. Tu t’accroches cependant à ta raison, au mince fil qui te permet de garder contrôle. « Mais ce n’est ni le moment, ni l’endroit. » Tu laisses tes doigts se promener sur sa bouche, espérant te rassasier par ce toucher érotique. La vérité est que cela ne fait qu’attiser le feu déjà ardent qui vit en toi. Tu mords tes lèvres, chose que tu ne fais que rarement et qui trahi tes véritables pensées. Tu entends quelques transplanages et te ravis d’avoir su mettre un frein à votre baiser juste à temps. Tu te dresses sur la pointe de tes pieds afin d’atteindre son oreille. « Finissons notre travail et récompensons-nous après chez moi. Il me semble que nous avons encore quelques points à éclaircir. Rien de mieux que de se mettre à nu afin de tout reprendre sur de bonnes bases. » Tu as toujours des questions qui traînent dans ta tête, des points à éclaircir mais décide de les laisser de côté pour ce soir. Tu n’en a plus l’envie, tu as désormais une nouvelle priorité et elle n’inclue pas tellement de paroles.
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