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 ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)

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MessageSujet: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Lun 4 Nov - 13:23


xander & sarah

I say, I hate you, we break up, you call me, I love you.

Aujourd’hui, c’était samedi. Xander, qui travaillait au ministère de la magie depuis fin août, c’est-à-dire seulement quelques semaines, n’était pas de repos. Il s’était levé tôt ce matin et à peine levé, c’était déjà la guerre. Depuis qu’il avait emménagé chez Zahara et Athénora, les matinées étaient rythmées. Ces deux-là, de vraies coquettes, passaient des heures dans la salle de bain. Le problème, c’était que Xander aussi. Alors ils rivalisaient de stratégies chaque matin pour essayer de prendre la salle de bain en premier. Malheureusement, ce matin-là, Xander n’avait pas été assez rapide. Depuis dix minutes déjà, il s’évertuait à tambouriner sur la porte, sans aucune réponse. A ce moment-là, Zahara sortit de sa chambre, avec une mine affreuse. « Xander, tu fais trop de bruit. » Le blond s’excusa. Sa sœur bien enceinte alla chercher quelque chose à manger dans le frigo et retourna dans sa chambre. Il la suivit du regard sans rien dire d’autre. Cela faisait un peu plus d’une semaine qu’ils avaient appris la triste nouvelle, Declan était mort en mission. Xander ne savait pas comment faire pour réconforter sa sœur, mais c’était pour cette raison qu’il avait décidé de rester chez elles plutôt que d’emménager dans son propre appartement, ce qui était prévu à la base. Quelques secondes plus tard, la porte de la salle de bain s’ouvrit enfin. « C’est pas trop tôt ! Y’en a qui travaillent ici… » Athénora, vêtue de simples sous-vêtements aguicheurs, lui fit un beau sourire et lui déposa un baiser sur la joue en guise d’excuses. Elle lui faisait le coup presque tous les matins alors qu’elle commençait le travail après lui. Malgré tout, il ne pouvait pas lui en vouloir et il pouvait profiter de la vue en fermant la porte. Athénora et Xander avaient été amants par le passé. Ce n’était plus le cas depuis qu’il sortait avec Sarah. Quand elle apprit qu’il avait rompu avec la Poufsouffle, Athénora avait recommencé à essayer de flirter avec lui. Mais ces derniers jours, le cœur n’y était pas à cause du décès de Declan. Xander se hâta ensuite de se préparer. Enfin, se hâter est un bien grand mot quand on s’appelle Xander McClary. Il enfila son costume tout propre pour aller travailler au ministère. Il se parfuma et se coiffa sans omettre aucun détail. De la couleur de ses chaussures au bouton détaché de sa chemise, rien n’était laissé au hasard. Xander n’avait pas changé sur ce point-là. Il était beau et il voulait que tout le monde le voit au ministère, alors il en faisait un peu plus que d’habitude. Il avait presque l’air trop sérieux pour son âge. Quand il sortit de la salle de bain, il était déjà l’heure d’y aller. Il se dirigea avant vers la chambre de sa sœur et frappa quelques coups, puis ouvrit la porte. « J’y vais, à ce soir. » Ce n’était pas grand-chose, mais il n’aimait pas la laisser seule. Il avait peur qu’elle fasse une bêtise maintenant qu’elle se retrouvait seule avec son bébé. Zahara restait discrète sur ce qu’elle pensait, elle qui lui disait d’habitude toujours tout. Il ferma la porte et se retrouva face à Athénora. « Ne t’inquiètes pas, je vais prendre soin d’elle, je ne travaille que ce soir. » Et là Xander se demanda pourquoi elle avait occupé si longtemps la salle de bain ce matin. Mais il fut soulagé d’entendre qu’une fois de plus, Athénora était là pour sa meilleure amie. Zahara devait beaucoup à Athénora et Xander ne pourrait jamais assez la remercier. « Pour me remercier, tu m’apporteras un café bien chaud des Trois Balais. Les limités avec une noisette de lait à la citrouille. » Elle lui fit un clin d’œil et s’éloigna. Avant d’être en retard, Xander prit ses affaires et transplana jusqu’au ministère où une journée de travail bien remplie s’annonçait.

La journée de Xander se passa de commentaire. Il continua à essayer de s’adapter au ministère. Son département était très occupé, comme probablement tous les départements, et comme c’était le début, on lui faisait remplir beaucoup de papiers. Il en avait presque mal au poignet au bout de quelques heures. La pause-déjeuner fut la bienvenue. Et il déjeuna tout seul. C’était triste, mais il ne s’était pas encore fait d’amis. Il s’en fichait, ça viendrait avec le temps. Mais passer du statut d’élève plus ou moins populaire à petit employé nouveau que tout le monde ignore royalement était déprimant au possible. Son esprit vagabonda en début d’après-midi en se demandant ce qu’il ferait s’il était à Poudlard à ce moment-là. C’était samedi et la première sortie à Pré-au-Lard devait être organisée. Les élèves devaient être en train de fouiner un peu partout à Pré-au-Lard. Honeydukes, les Trois Balais, ces endroits où il adorait aller et où il avait maintenant un accès illimité. De plus, il habitait tout près de ces endroits. Quand son responsable arriva, il se remit rapidement à travailler. Il ne voulait pas donner une mauvaise impression de lui-même pour son premier mois. « Vous avez bien travaillé aujourd’hui, McClary, vous êtes libre de rentrer. » En temps normal, Xander aurait été content de rentrer plus tôt, mais pas aujourd’hui. Car rappelez-vous, c’était la sortie à Pré-au-Lard et il avait promis à Athénora de passer aux Trois Balais avant de rentrer. « Je vais rester, je peux toujours m’avancer sur mon travail pour demain. » Xander n’était pas encore prêt à tomber sur des élèves de Poudlard. Oh, des élèves comme Mirka, il les croiserait volontiers, mais c’était plutôt à une personne en particulier qu’il pensait : Sarah. Xander ne voulait pas, ne pouvait pas, voir Sarah. Il avait rompu avec elle d’une manière absolument lâche, par lettre, et n’avait jamais pu s’expliquer puisqu’il avait quitté Poudlard quelques jours plus tard. « Très bonne initiative McClary, vous gagnez des points. » Parfait alors. Xander allait rester travailler au ministère jusqu’à ce que tous les élèves de Poudlard soient rentrés. Le blond se souvenait très bien de l’heure maximum permise avant que tous les élèves ne doivent regagner le château. Et il restait jusqu’à cette heure-là, ajoutant un quart d’heure de sûreté. Il s’étira et rassembla ses affaires. Il n’avait pas autant travaillé depuis des années. Son poignet n’en pouvait plus. Il avait bien mérité de rentrer. Il transplana jusqu’à Pré-au-Lard et se dirigea directement aux Trois Balais. Le passage des élèves de Poudlard avait laissé beaucoup de travail au propriétaire du pub. « S’il-vous-plait, dites-moi qu’il vous reste des cafés à la citrouille. » Heureusement, il en restait. Xander en prit deux, un pour Athénora et un pour Zahara. Lui n’avait pas vraiment envie d’en prendre. Il régla ses cafés et sortit de là. Ils étaient tous les deux sur un porte gobelet très pratique qui lui permettait de les tenir tous les deux d’une seule main.

Xander, tout beau dans son costume, marcha d’un pas lent pour ne pas renverser. Il traversa Pré-au-Lard et entra dans une rue adjacente. Il n’avait qu’à tourner deux fois pour se retrouver chez Zahara et Athénora. Avec des cafés à la main, il valait mieux éviter de transplaner où il ne resterait plus rien dans les gobelets. Mais au moment où il tourna, quelqu’un faillit lui rentrer dedans et il faillit lui renverser les cafés dessus – et l’ébouillanter probablement au passage. « Eh ! Fais gaffe où tu mets les pieds. » Il regarda s’il n’y avait pas de dégâts et surtout, si son costume était propre. Après tout, il n’avait pas dix mille costumes et celui-là, il l’aimait beaucoup. Quand il leva la tête, il faillit lâcher les cafés. Xander resta un instant sous le choc. « Sarah ? » Il ne s’attendait pas du tout, mais alors vraiment pas du tout, à la voir là. Elle était censée être à Poudlard à cette heure-là. Mille pensées lui traversèrent l’esprit. Il ne l’avait pas vu depuis quelques mois, mais il avait l’impression que ça faisait des années. Il ne lui avait donné aucune nouvelle de lui après son départ de Poudlard. Comment aurait-il pu ? Il lui avait dit dans sa lettre qu’il ne l’aimait plus et qu’il ne voulait plus la revoir, plus jamais. Il espérait qu’elle tourne la page et qu’elle trouve quelqu’un d’autre… en apparence. Au fond de lui, il ne supporterait pas de la voir avec un autre. Il était toujours aussi égoïste parfois. « Toujours aussi maladroite. » Et oui, elle avait failli lui rentrer dedans une énième fois. S’il y avait une chose qui ne s’oubliait pas chez Sarah, à part son visage d’ange, c’était sa maladresse. Xander prit sur lui pour éviter de paraître trop déstabilisé. Si Sarah était là, c’était sûrement parce qu’elle avait appris qu’il vivait chez Zahara et qu’elle voulait lui parler. Xander et son égocentrisme en pleine action. « Je ne sais pas ce que tu fais là, mais tu devrais rentrer. » Voilà qui était dit. Vite, il fallait qu’elle s’en aille avant qu’il n’ait l’envie irrépressible de la prendre dans ses bras tellement elle lui manquait en réalité. Mais à présent, il était mangemort, il ne pouvait plus se le permettre. Elle n’était pas de sang-pur. Ce qui ne l’avait presque plus dérangé jusque-là devenait à nouveau le problème numéro un.


Dernière édition par Xander V. McClary le Dim 2 Mar - 9:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Mar 5 Nov - 9:30


xander & sarah

reviens-moi ai-je envie de crier, mais c’est trop tard.

L'annonce de la sortie à pré-au-lard avait fait bondir de joie le cœur de Sarah. Puisqu’à cause des sombres événements de l'année passée les sorties au village sorcier avaient été supprimées, aucun élève n'avait eu -officiellement- l'occasion de s'y rendre. Et quitter l'air étouffant du château pour se promener et flâner dans les rues était attendu par bien des adolescents. De plus c'était le début de l'année et les devoirs n'assommaient pas encore les pauvres étudiants. Seulement pour Sarah Pré-au-lard signifiait bien plus que cela, car c'était le seul lieu où elle avait la possibilité d’aller jusqu’à la fin de sa scolarité et aussi le seul lieu où elle était persuadée de ne pas apercevoir le fantôme de Xander. Depuis deux mois qu'elle était sans nouvelles, elle avait presque fini par croire au rêve d'un amour imaginaire passé. Pourtant lorsqu'elle fermait les yeux, c'était son visage qui apparaissait, lorsqu'elle respirait c'était son odeur qu'elle sentait, lorsqu'elle s'enroulait dans sa couette c'était dans ses bras musclés qu'elle dormait. Seulement même Zahara n'avait plus de paroles cruelles et méchantes envers elle, c’était redevenu comme avant, lorsque l'assistante l'ignorait. Enfin ces deniers temps avec l'histoire de la grossesse, la jeune femme ne demeurait même plus au château... Les McClary avaient disparus de l'école et la petite blondinette avait fini par écouter les commérages des commères, les histoires méchantes pour lui faire mal et toutes les autres sottises. La seule personne qu'elle aurait aimée retrouver, la seule personne qui pourrait lui dire la vérité c'était Mirka mais la jaune et noire n'osait aller la voir depuis que la serdaigle s'était effondrée en larmes devant elle lui demandant de ne plus poser de questions sur son meilleur ami qui lui  manquait tant. Alors la sixième année avait respecté ce choix et s'était tue. Elle avait vagabondé dans les couloirs, mais sans la même joie ni l’innocence qu'elle possédait auparavant. Souvent elle ressemblait à un zombie tant la nuit avait été courte et ponctuée de pleurs. Pourtant tout de monde avait essayé de l'aider. Certes Emily, Alister ou Cassiopée ne l'avaient pas aidé dans le but de s'en remettre, mais plutôt pour la détruire d'avantage. Thiago ne l'avait pas aidé volontairement, cela avait été un accident. Lucy, en l’engueulant lui avait fait comprendre bien des choses. Bref, de l’aide, volontaire ou non, elle en avait eu… voilà pourquoi elle avait décidé d'avancer de son propre chemin, elle avait tenté de l'oublier -comme le lui conseillaient nombre de ses amies- mais c'était impossible à Poudlard. Car où qu'elle aille un détail retenait son attention et le visage de l'ange qu'elle aimait lui apparaissait. Elle avait tout de même réussi à tirer, de source sûre, que Xander possédait maintenant un emploi au ministère de la magie. Ce qui signifiait : aucun risque de le croiser dans le village. Bref, elle était prête à passer une excellente journée avec des amis formidable. Seulement ça c'était ce qui était dit, mais pas la vérité. Sarah n'avait pas arrêté de faire la gueule puisque dans le premier magasin qu'elle avait visité avec Janet, les chocolats en cœur qu'il lui avait offert pour leur premier rendez-vous étaient mis en évidence dans la vitrine et voilà qu'elle s'était mise à pleurer de nouveau. Janet, perdue, était allée voir Lucy qui, excédée par le comportement guimauve au possible de Sarah, avait décidé de prendre Janet avec elle et d’expliquait à Sarah combien il était mieux pour elle qu'elle retourne tout de suite au château. La poufsouffle, peu sûre de retrouver son chemin, s'était emmitouflée dans son manteau et, assise face à la cabane hurlante, se remémorait -une fois de plus- les doux et douloureux souvenirs qu'elle avait. Dans son état à semi-endormi par les rêves la gamine ne bougeait pas d'un poil et bientôt un lapin vint s'asseoir à côté d'elle. Le caressant délicatement, elle lui racontait, à voix basse, tout ce qu'elle avait vécu. Les trois quart de la discussion étaient, évidemment, par rapport à Xander, le reste était sur Janet et les gens qu'elle décevait, mais comprends-tu petit lapin la vie est très dure pour elle. Finalement le lapin décida qu'il en avait marre d'écouter la voix pleurnicheuse de la gamine et s'en alla. C'est à cet instant précis que la jeune fille remarqua un détail crucial : il fait nuit. Une nuit noire et sombre. Jetant des regards désespérés autour d'elle, la jaune et noire finit par comprendre qu'elle était perdue dans pré-au-lard et, pire encore, sûrement seule. La panique commença alors à la gagner. Elle se savait totalement incapable de retrouver son chemin. Une larme se remit à couler de ses yeux, elle en avait l’habitude maintenant, elle était devenue encore plus faible qu’avant. Elle se laissait aller, parfois elle se demander même pourquoi s’habiller le matin. Seule Janet avait assez de force et de persuasion pour la motiver. Souvent, c’était Janet qui la jetait sous la douche, qui l’habillait et qui la séchait. Et quand elle en avait trop marre, c’était Maddie qui prenait le relais. Aujourd’hui sa meilleure amie avait fait tellement d’effort, que Sarah était presque jolie. Seulement cela ne la sauvera pas.

Prenant son courage à deux mains, la poufsouffle se leva et chancela. Son mouvement avait été trop brusque, la blondinette s’était assise il y a plus de trois heures. Reniflant très élégamment la sixième année secoua la tête, comme pour faire partir ces vilaines larmes et se dit que, si elle n’avait pas trop l’air d’une souillon, elle pourrait peut-être demander de l’aide à un habitant pour qu’il la ramène à Poudlard. Elle était maquillée aujourd’hui, alors elle ne put se passer une main sur le visage pour sécher ses larmes, mais tenta tout de même de les essuyer sans toucher au mascara. Heureusement que la sœur de Violette avait de bons produits qui ne partaient pas aux larmes ! Après de nombreuses minutes à tenter de se rendre présentable, la demoiselle prit le chemin qui s’annonçait devant elle, puisque son sens de l’orientation, équivalant à celui d’un chrysanthème mort, ne pouvait guère la guider. Elle arpentait les rues une à une, cherchant des noms rigolos sur les boîtes aux lettres, des noms qui lui inspirerait confiance. Seulement sa timidité s’étant encore plus accru avec l’abandon de Xander, la poufsouffle savait qu’il lui faudrait attendre de croiser une âme charitable. « Eh ! Fais gaffe où tu mets les pieds. » La collision avait été aussi soudaine que brutale, mais ce n’était pas le pire. La jaune et noire, manquant d’équilibre depuis toujours, ne s’inquiétait plus des gens qui croisaient sa route et tombaient à la renverse -tout comme elle-, elle préférait s’excuser le plus rapidement et sincèrement possible avant de reprendre sa route. Elle avait pris l’habitude. Elle savait comment faire. Seulement cette situation était totalement différente de toutes les autres. Encore pire qu’avant. Pire que toujours. Pire que. IL ETAIT LA. Son cœur brûlait d’amour et de joie. La chaleur se répandait dans son cœur entier. Ses doigts frétillaient, son cœur s’était mis à battre plus vite. Il était là. Un sourire immense faillit s’étaler sur ses lèvres. Elle était si heureuse de le voir, après tout ce temps. Seulement, avant que sa bouche s’étire, elle remarqua l’expression énervée de l’ancien serdaigle. Il était en colère, car elle l’avait renversée. Tout comme elle était en colère par son abandon. Aussi subitement que l’allégresse était rentrée en elle, la rage prit toute la place. Il ne lui suffirait que de quelques secondes de plus pour qu’elle se mette à pleurer ou le gifler. Non. Elle ne pouvait pas le gifler, elle savait que si elle approchait sa main de sa joue, ce serait une douce caresse qui en ressortirait. Les sentiments étaient confus dans son cœur. Elle l’aimait tellement. Elle le haïssait de tout son cœur. « Sarah ? » Sa voix n’était qu’une interrogation. C’était ce qu’elle essaya de se convaincre, pourtant elle avait senti une pointe de gêne, de reproche. Comme s’il était énervé qu’elle soit là. Bien sûr, qu’il était énervé soupira intérieurement la gamine. Il l’avait quitté, car il ne l’aimait plus. Elle le savait. Il le lui avait clairement dit. Par une lettre. Elle avait espéré, elle avait cru à une blague. Seulement maintenant qu’elle le voyait debout devant elle … elle comprenait. Il ne l’aimait plus. Pour de bon. Il l’avait rayé de sa vie. Il l’avait peut être refait avec une autre, d’ailleurs il portait deux cafés dans ses mains. Un pour son amoureuse. Oh, qu’elle avait été bête d’être heureuse de le voir. Elle avait envie de le frapper maintenant, mais elle n’en avait pas la force. Elle allait se mettre à pleurer. « Toujours aussi maladroite. » Il avait lâché soudainement. Oh tiens, en plus de lui faire de mal en la voyant pleurer -certes elle ne pleurait pas encore- il voulait lui taper la discussion ? Très bien. Il voulait se venger de l’avoir abandonner ? L’esprit de Sarah n’était pas très clair, ses pensées n’avaient aucun sens, elle-même était perdue. Elle avait besoin d’extérioriser, elle allait se mettre à … « Je ne sais pas ce que tu fais là, mais tu devrais rentrer. » Le ton était sec, dur, froid. Sarah en resta ébahie. Alors premièrement, elle s’était perdue. Deuxièmement, oui elle voulait rentrer. Troisièmement, c’était lui qui avait commencé à parler et c’était elle qui se faisait engueuler ? Sous prétexte que mônsieur -le plus bel homme du monde soit dit en passant- n’était plus un élève il avait le droit de traîner dans les rues et pas elle ? La rage commençait à lui remonter dans le cœur. La faible Sarah n’était plus. Elle lui en voulait autant qu’elle l’aimait, mais cela elle ne voulait pas le lui avouer. Elle allait crier, elle allait se venger. Elle allait lui montrer combien elle était devenue forte et que son absence la laissait de marbre. « Oui, toujours aussi maladroite. » murmura-t-elle en baissant les yeux. Incapable de faire la grande gueule devant lui, incapable d’être forte. Elle fuyait son regard. Honteuse alors que ce n’était pas à elle de l’être. Pourquoi toutes ses bonnes intentions de rebellions s’étaient-elles envolées ? Elle se força à relever la tête, mais sans le regarder, car elle savait qu’elle risquait de se perdre dans ses yeux si elle le regardait. Elle fixa son front. Bien trop haut pour elle, mais tant pis. Elle se forma un regard noir et sévère, comme lorsqu’elle engueulait Fuego. Elle prit une profonde inspiration. « Oui … bah voilà. » Ok, encore raté. Sarah avait toujours été très éloquente, mais là elle battait sérieusement des records. Il fallait qu’elle fasse mieux si elle voulait lui faire croire que tout dans sa vie lui réussissait, qu’elle n’avait pas besoin de lui. Parce que c’était clair comme de l’eau de roche, lui n’avait absolument pas besoin d’elle. Sarah pensa aux deux tasses à café qui était en train de refroidir, elle pensa à la jeune femme qui partageait la vie de Xander, pendant un court instant elle envia cette demoiselle, elle espéra qu’elle comblait son ancien amoureux, elle avait assez de bonté de cœur pour espérer le meilleur pour le serdaigle, pour qu’il soit heureux comme il le voulait … Puis elle revit ses prunelles noires, elle repensa au moment fatidique, celui dans le couloir, quand il l’avait abandonné. Elle repensa à tous les instants de souffrance qu’elle avait vécus.  Alors, sa verve sortit de sa bouche sans qu’elle ne l’ait préméditée. « Désolée de t’être rentrée dedans, ce n’était pas volontaire crois-moi, j’aurai préféré t’éviter largement parce que tu vois, les mecs comme toi, j’ai pas vraiment envie de les recroiser. Une fois ça m’a suffi. J’allais partir tout de suite d’ailleurs, mais tu t’es mis à me parler c’est de ma faute ? Alors maintenant, si tu veux bien être assez AIMABLE pour m’indiquer le chemin de Poudlard, je ne t’importunerais pas plus longtemps, ô grand McClary qui n’a plus besoin de la pauvre petite Sarah dans sa vie. » Paroles digne d’une gamine qui ne s’en ai pas remise, mais elle ne pleurait pas. Elle se faisait violence, la rage lui brûlait le cœur maintenant. Elle resta là, face à lui, en croisant les bras. Elle ne partait pas, parce qu’elle savait qu’elle allait se perdre de nouveau alors elle attendit qu’il la guide. Au fond de son cœur elle espérait sincèrement qu’il l’accompagne, qu’il reste un peu plus de temps en sa compagnie. Au moins elle pourrait continuer à lui cracher dessus, à s’énerver, à refouler toute cette absence qui pesait si lourd… « Enfin bon, tu fais comme tu veux, si tu préfères me laisser, perdue une fois de plus, au milieu du village, avec les mangemorts qui rodent je vais peut-être me faire tuer pour ne pas avoir respecté le couvre-feu, comme ça tout sera réglé et tu n’auras plus à me voir. » Elle ne savait pas qu’il faisait maintenant parti des méchants. Qu’il s’était fait tatoué la marque cet été, elle aurait dû le deviner, mais elle ne voulait pas y croire. Elle se sentait méchante, elle culpabilisait déjà de lui avoir dit tout cela. D’ailleurs ses paroles ne lui ressemblaient pas réellement, c’était la douleur qui parlait à travers la bouche en cœur de la jeune et innocente poufsouffle, pas son réel amour.


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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Mer 6 Nov - 0:11


xander & sarah

I say, I hate you, we break up, you call me, I love you.

Tomber sur Sarah n’était absolument pas prévu. Xander avait justement fait des heures supplémentaires pour éviter cette situation. Le destin, ou toute autre force supérieure, devait vraiment être contre lui. Il aurait alors aimé avoir un retourneur de temps pour pouvoir revenir quelques minutes en arrière et empêcher cette rencontre d’arriver. Xander savait que s’il la voyait, il regretterait tous les choix qu’il avait faits jusque-là pour redevenir un héritier respectable dans sa famille. Son cœur se tordit dans tous les sens, mais il ne pouvait plus revenir en arrière. C’était trop tard. Il se reprit rapidement et mit un masque impénétrable. Il lui fit remarquer un peu sèchement qu’elle était toujours aussi maladroite. Bien sûr qu’elle l’était, ça n’allait pas changer du jour au lendemain, ni en deux mois. Un peu plus froidement, il lui dit qu’elle devait rentrer, peu importe la raison pour laquelle elle se trouvait sur son chemin. Le ton qu’il avait utilisé était peut-être un peu trop dur pour Sarah, il la vit le regarder avec de grands yeux quelques secondes. Xander était à deux doigts d’ajouter quelque chose de plus gentil, mais elle prit la parole en baissant les yeux et la voix. « Oui, toujours aussi maladroite. » Sarah ne le regardait pas dans les yeux. Le regard amoureux et innocent de Sarah lui manquait tant. A présent, il ne pouvait y voir que de la peine et de la douleur, mais aussi du reproche. Quand elle leva la tête, il la vit regarder vers le haut. Regardait-elle son front ou ses cheveux ? Le blond se demanda s’il avait une mèche de travers. Mais il réalisa bien vite qu’elle essayait surtout d’éviter son regard. C’était ridicule. Il préférait qu’elle s’énerve contre lui plutôt qu’elle l’évite. « Oui… bah voilà. » Un silence suivit cette intervention très riche en informations. Xander était perplexe, mais il ne dit rien. Il n’avait pas le droit de parler. Il était celui qui lui avait fait du mal, encore une fois. Mais cette fois, il fallait l’assumer, parce qu’il ne pourrait pas retirer ce qu’il avait dit, il ne pouvait plus voir Sarah. Il la vit alors silencieusement poser son regard sur les deux tasses de café qu’il tenait dans la main et réalisa qu’elle devait penser qu’ils étaient pour lui et une autre. C’était ce qu’il aurait cru lui aussi si la situation avait été inversée et il n’aurait pas aimé ça. « Désolée de t’être rentrée dedans, ce n’était pas volontaire crois-moi, j’aurai préféré t’éviter largement parce que tu vois, les mecs comme toi, je n’ai pas vraiment envie de les recroiser. Une fois ça m’a suffi. J’allais partir tout de suite d’ailleurs, mais tu t’es mis à me parler c’est de ma faute ? Alors maintenant, si tu veux bien être assez AIMABLE pour m’indiquer le chemin de Poudlard, je ne t’importunerais pas plus longtemps, ô grand McClary qui n’a plus besoin de la pauvre petite Sarah dans sa vie. » Xander encaissa les mots de Sarah calmement, sans rien dire et sans réagir. Mais ça faisait quand même mal, très mal. Ce n’était sûrement rien comparé à ce qu’elle avait ressenti quand elle avait ouvert et lu la lettre et qu’il était déjà bien loin. Sarah n’arrivait plus à trouver Poudlard, c’était pour ça qu’il avait croisé son chemin. Elle n’était pas venue là pour lui. Il avait fait une erreur de jugement. Elle croisa les bras et attendit qu’il l’aide. Si ça n’avait pas été Sarah, Xander aurait passé son chemin. Mais il ne tenait pas vraiment à ce qu’elle passe la nuit dehors.

« Enfin bon, tu fais comme tu veux, si tu préfères me laisser, perdue une fois de plus, au milieu du village, avec les mangemorts qui rodent je vais peut-être me faire tuer pour ne pas avoir respecté le couvre-feu, comme ça tout sera réglé et tu n’auras plus à me voir. » Les mots de Sarah étaient durs, mais Xander ne voulait pas lui faire encore plus de mal. Il détourna le regard, le posa sur ses cafés. Athénora devant l’attendre pour aller travailler, Zahara devait toujours être dans sa chambre. S’il allait accompagner Sarah, les cafés seraient froids et Athénora lui en voudrait. Peut-être que Zahara lui en voudrait aussi, bien qu’il ne soit pas sûr qu’elle remarque son absence. Et il ne fallait surtout pas qu’elles sachent qu’il avait croisé Sarah. A tout moment, Athénora pouvait sortir de l’immeuble et tomber sur eux. Et là, il perdait du temps. « Viens, je te raccompagne à Poudlard. » Il commença à marcher, à côté de Sarah, et s’arrêta à la première poubelle pour y jeter les cafés. Il trouverait un moyen de se rattraper auprès d’Athénora et de sa sœur. Il l’aurait bien proposé à Sarah, mais il n’avait pas envie de se prendre un gobelet de café sur son nouveau costume. C’était plus prudent ainsi. Il glissa ensuite les mains dans ses poches. Leur allure était lente, ils marchaient l’un à côté de l’autre, en silence. Peut-être que c’était mieux ainsi. Ils n’avaient pas à parler. Il allait la raccompagner, discuter avec les mangemorts pour qu’elle n’ait pas d’ennuis et s’en aller. Tout était aussi simple que ça. Xander regardait ailleurs. Encore quelques mètres et ils arriveraient dans la rue principale de Pré-au-Lard. Mais Xander s’arrêta, d’un coup, sortit ses mains de ses poches, attrapa le poignet de Sarah et l’attira vers lui. Il la serra silencieusement dans ses bras, assez fort pour qu’elle ne puisse pas le rejeter, mais pas trop pour ne pas lui faire mal. Il était faible, mais il ne pouvait pas la laisser partir comme ça. Il l’aimait toujours, plus que tout, et c’était trop dur de se dire qu’ils n’allaient peut-être plus jamais se recroiser, que cette fois-ci était une erreur, mais aussi peut-être une chance de se dire au revoir. L’avoir si près de lui fit beaucoup de bien à Xander, mais aussi beaucoup de mal. Pour une fois, il n’avait pas réfléchi. Elle n’allait pas comprendre ce qu’il faisait. Il essaya de se trouver une excuse, à toute vitesse, mais ne trouva rien. Rien ne pouvait expliquer son attitude. « Je suis désolé d’avoir rompu avec toi d’une façon aussi lâche, j’aurais dû te le dire en face. Je n’aurais pas dû t’abandonner comme ça, j’aurais dû t’expliquer. » Xander prit une inspiration, profitant de son odeur encore quelques instants, avant de desserrer son étreinte et de s’éloigner un peu. C’était la dernière fois qu’il la serrait dans ses bras. C’était douloureux, il aurait voulu l’embrasser, il aurait voulu revenir en arrière, que tout soit comme avant. C’était impossible.

Dire la vérité ou mentir était à présent le choix qu’il devait faire. Il aurait dû garder le silence jusqu’au bout, mais il avait fallu qu’il l’ouvre, il n’avait pas pu s’en empêcher. De toute façon, il avait déjà menti dans sa lettre, alors un mensonge de plus allait-il changer quelque chose ? Toutefois, mentir par lettre était plus simple que mentir face à quelqu’un, surtout quand on aime cette personne. Sarah ne devait plus rien comprendre. « C’est tout ce que j’ai à dire. » Il ne voulait pas faire plus de mal à Sarah et il ne voulait pas s’en faire non plus. Il n’y avait aucun moyen pour que leur relation se termine de façon positive. Il n’y avait rien qu’il pouvait trouver pour ça. Tout ce qu’il faisait, c’était raviver leur rupture. Il fit quelques pas, attendant qu’elle le suive, ce qu’elle ne fit pas. Alors il se retourna et s’avança, l’air un peu plus énervé, changement d’humeur à 360°. « Tu n’aurais pas dû être là ! Si tu ne t’étais pas perdue, on ne se serait pas recroisés ! Je ne voulais plus te voir ! » Et ça, ce n’était pas un mensonge. Pour Xander, la seule façon d’oublier Sarah était de ne plus jamais la revoir. Il ne pouvait pas s’empêcher de l’aimer si elle était face à lui, même là alors qu’il lui criait dessus sans aucune raison. La pauvre Sarah, qui s’était perdue, devait subir tout ça. Elle aurait mieux fait de demander la route à quelqu’un d’autre. Et voilà qu’il s’en voulait d’un coup de lui avoir crié dessus. Il ne s’attendait tellement pas à la revoir de sitôt, il n’était pas prêt, son cœur tenait encore trop à elle. « Pour aller à Poudlard, tu continues tout droit, tu tournes à droite au bout et tu remontes la rue. Tu devrais voir le château au loin à partir de là. Tu… tu n’as qu’à pleurer et dire que Xander McClary t’a retenu. » Puisque les mangemorts n’étaient pas si nombreux, beaucoup savaient qui étaient les nouveaux. Le nom de McClary devrait leur dire quelque chose puisque ses parents étaient assez connus dans le milieu, ainsi que sa sœur. Ils savaient déjà tous que Zahara vivait à Poudlard puisqu’elle se rendait tous les jours au château quand elle y travaillait. Si les mangemorts à l’entrée avaient un problème avec ça, c’est lui qui aurait des ennuis et non Sarah. Xander ne pouvait pas aller plus loin avec elle, il finirait par lui dire d’autres choses qu’il regretterait. Il fallait que leurs chemins se séparent maintenant.


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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Sam 9 Nov - 22:54


xander & sarah

reviens-moi ai-je envie de crier, mais c’est trop tard.


Sarah avait souhaité se montrer forte et vaincre ses peurs. Seulement si ses quelques -merveilleux- mois passés en sa compagnie avait fait grandir la jeune fille, elle gardait au fond d’elle cette même faiblesse qui lui donnait un air de victime. C’en était dur pour ceux qui la connaissaient car ils avaient peur qu’elle n’évolue jamais. Voilà pourquoi il lui fallait du temps pour se lancer et dire ce qu’elle avait sur le cœur. Voilà pourquoi elle n’arrivait pas à haïr correctement le jeune homme. Pourtant elle avait du potentiel en elle, la poufsouffle se devait de la croire. Finalement après moult débats intérieurs, l’adolescente avait fini par faire ressortir tout ce qui était encore caché au fond de son cœur. Comme toujours il y avait beaucoup de maladresses, de doutes, d’hésitation. Sarah n’avait pas un don pour parler facilement de choses sérieuses, au contraire elle savait débiter un tas d’âneries en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire. « Viens, je te raccompagne à Poudlard. » La gamine sursauta imperceptiblement. Plongée dans ses pensées, elle ne s’était pas attendue à la réponse positive qu’elle espérait de tout son cœur. Nerveuse, elle commença à jouer avec ses cheveux. Ce qu’elle avait sur le cœur était ressorti, ses paroles n’avaient pas été douce, pourtant il avait décidé de l’accompagner tout de même, de rester à ses côtés encore quelques instants de plus. Pourquoi ? était la question qui lui tournait en tête. Un silence gêné s’installa entre les anciens-amoureux, surtout après qu’il a jeté les cafés à la poubelle. Sarah cherchait à comprendre pourquoi est-ce qu’il faisait attendre la personne qui l’aimait. Elle osa penser qu’il la préférait encore et un baume prit place sur son cœur. C’était si doux et rassurant comme pensée. Se mettant en marche, la jeune fille suivit l’ancien serdaigle en silence. C’était tendu et étrange. Elle avait des tas de choses à lui raconter, ce qu’elle avait mangé la veille, comment Elenora avait retrouvé son doudou en rangeant son lit, le cours de potion qui avait failli finir en marécage portable, mais ce genre de discussion -qu’ils avaient eu plus tôt dans l’année- ne semblait pas approprié. Elle ne pouvait plus lui crier dessus non plus, il n’avait pas réagi lorsqu’elle l’avait fait la première fois. Se triturant les méninges pour chercher une parole intelligente, elle s’arrêta net lorsqu’il lui attrapa le poignet. Ses joues rougirent aussitôt à ce contact, doux et puissant. Elle retrouvait la chaleur des mains de Xander. La chaleur de son corps lorsqu’il se colla contre le siens. Son parfum enivra les narines de la poufsouffle. Son odeur lui rappelait tellement de bons souvenirs. Sa carrure musclée l’enfermait dans ses bras. Elle avait envie que cela ne cesse jamais. Ses yeux se refermèrent et elle colla son front contre le torse du jeune homme. Soudain la fraicheur d’une brise d’automne caressa son visage. C’était terminé, il s’était retiré, éloigné, plus rien ne les reliaient l’un à l’autre. Une larme s’écoula le long de son œil et fini son parcours dans son foulard. Une unique larme qui montrait qu’elle avait cru à ce rêve. Qu’elle était prête à lui pardonner. Qu’elle l’aimait tellement. Pourquoi avait-il fallu qu’il réveille cette plaie ? Cette douleur dans son cœur qui n’était que mal rebouchée. Elle le regarda étrangement. Devait-elle sourire ? Devait-elle retourner dans ses bras ? Devait-elle le frapper pour avoir osé lui donner un faux-espoir ? Devait-elle l’injurier pour son comportement inacceptable et incompréhensible ? Leurs pupilles se croisèrent, mais elle ne réussit pas à lire ce que les siennes traduisaient. Les émotions qu’elles ressentaient étaient tellement contradictoires que seules de Xander se devaient de l’être aussi. « Je suis désolé d’avoir rompu avec toi d’une façon aussi lâche, j’aurais dû te le dire en face. Je n’aurais pas dû t’abandonner comme ça, j’aurais dû t’expliquer. » Indulgente, la jeune fille n’interrompit pas le silence qui s’était installé, le laissant chercher ses mots. Certes elle voulait une explication, c’était ce qui encourageait sa patience à ce taire. Pourtant elle mourrait d’envie de comprendre. Elle hésita à tendre la main, pour attraper ses doigts, cela pourrait l’aider à réfléchir à la bonne chose. Qu’il lui demander de l’excuse, que l’explication soit obligatoire, mais que lui s’est trompé. Qu’il est prêt à revenir vers elle, à s’attaquer à ceux qui refusent. Elle espérait cela. Seulement elle ne savait si c’était réellement mieux. Et s’il lui disait non ? Qu’il s’était rendu compte qu’il ne l’aimait plus, pour de bon ? Sarah trépignait d’impatience sans toutefois pouvoir le montrer. Elle restait, presque droite, impassible. « C’est tout ce que j’ai à dire. » Les yeux de l’adolescente se perdirent dans le vide. Avait-il réellement terminé son argumentaire de la sorte ? Sans d’autres explications que son faux-semblant d’idée ? La bouche de la sixième année s’ouvrit avant de se refermer. Elle était ébahie, c’était le mot. Ses seules explications n’avaient ni queue ni tête et elle devrait s’en contenter ? Elle haussa un sourcil, puis l’autre. Non. Cela n’allait pas se passer comme ça. «  C’est tout ce que tu as à dire ? Oh, qu’elle belle explication. Beaucoup moins lâche que par lettre, ça c’est sûr. » Sarah, qui ne comprenait pas tout à fait le second degré à certains moments, le maîtrisait parfaitement aujourd’hui. Elle lui en voulait tellement que cela lui semblait naturel. Il avança de quelques pas, elle resta en arrière. Et voilà qu’une fois de plus il évitait la confrontation. Le cœur de Sarah se resserra. Elle le regarda s’éloigner pour finir par, contre toute attente, revenir vers elle. L’air plus énervé que jamais. Il allait la tuer avec son regard. Elle trembla et… « Tu n’aurais pas dû être là ! Si tu ne t’étais pas perdue, on ne se serait pas recroisés ! Je ne voulais plus te voir ! » … en tomba des nues. Certes son discours n’avait jamais été encourageant, mais cette fois-ci il abusait. Ses paroles étaient venimeuses, cruelles, dures. Il venait de lui briser le cœur, et ce pour la troisième fois. C’était trop dur. Certes, le proverbe moldu disait bien ‘jamais deux sans trois’ -à moins que ça ne soit ‘deux cent trois ?’-, mais la jeune fille était sûre d’avoir suffisamment souffert pour le reste de sa vie. C’était injuste ce qu’il venait de se passer et elle n’avait pas été préparée. Pourquoi diable avait-il fait cela ? Pourquoi son regard était noir ? Pourquoi son parfum sentait si bon ? Pourquoi ne le détestait-elle pas totalement ? Pourquoi restait-elle là ? Comment se faisait-il que ses larmes ne coulaient pas encore ? Trop de questions sans réponses. Elle resta là, quelques secondes sans bouger, regardant ses pieds, triturant son foulard avec ses doigts non gantés. « Pour aller à Poudlard, tu continues tout droit, tu tournes à droite au bout et tu remontes la rue. Tu devrais voir le château au loin à partir de là. Tu… tu n’as qu’à pleurer et dire que Xander McClary t’a retenu. » « Non. » prononça-t-elle distinctement. Ce n’était certes qu’un murmure, mais cette fois-ci il n’était pas mal assuré, ce n’était pas une question, ni un doute, c’était une affirmation négative et convaincue. S'armant d'une asurance qui n'était pas la sienne, Sarah reprit. « Non, je n’irai pas à Poudlard… du moins pas tout de suite. » Elle plongea son regard dans celui du jeune homme. Cette fois-ci elle avait trouvé une assurance qui n’était pas la sienne, mais elle ne voulait pas être un jouet. Il n’avait pas le droit d’agir de cette manière. Ce n’était pas humain. Un jour quelqu’un, sûrement pour lui miner le moral encore plus, lui avait dit que les hommes mentent à leurs copines tout le temps et de toutes les promesses qu’ils font, seules 10 pour cent sont véritables. Sarah en avait beaucoup pleuré ce soir-là. Et les autres adolescents avaient tenté de lui montrer que Xander avait toujours joué avec le cœur de Sarah. Aujourd’hui seulement elle commençait à comprendre ce qu’ils avaient voulu dire, sans toutefois le croire. Une femme amoureuse est aveugle. Sarah avait perdu la vue depuis bien longtemps, mais peut être qu’après tout, Xander était réellement ce connard. Rien qu’à la pensée de ce mot, la blondinette réprima un frisson de dégoût. Ce n’était pas possible. Elle refusait de le croire, mais elle avait besoin de preuves. « Je vais rester là jusqu’à ce que tu me dises la vérité. Arrête de me mentir. Arrête de … faire … tout ça. Tu dis des banalités comme si tout allait bien. Tu me craches dessus. Me somme de partir. Puis tu restes avec moi. Tu me prends dans tes BRAS. Tu me regardes. Tu ne dis rien. POURQUOI ? Tu n’as pas le droit de faire ça. Je suis quoi pour toi ? » Rien. C’était ce qu’il allait lui répondre. Elle le savait, pourtant elle ne pouvait pas rester là, impassible face à lui. Comme si rien ne l’atteignait. Et lui non plus ne devrait pas rester de marbre normalement. Ou alors il l’était réellement ce … NON.

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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Lun 11 Nov - 9:22


xander & sarah

I say, I hate you, we break up, you call me, I love you.

Tout n’était pas blanc ou noir, froid ou chaud, jour ou nuit, alors pourquoi devait-il écarter Sarah de sa vie ? Xander avait eu beaucoup de mal à faire ce choix et à présent, il avait beaucoup de mal à s’y tenir. Il n’avait pas résisté à l’envie de serrer à nouveau Sarah contre lui, une dernière fois. Elle lui manquait beaucoup et elle allait continuer à lui manquer. Mais il n’avait pas pensé à ce qu’elle allait ressentir elle. Il n’avait pas pensé à elle parce qu’il pensait trop à lui, comme toujours. Il vit dans son regard qu’elle ne comprenait pas pourquoi il faisait tout ça. Ce qui n’avait rien d’étonnant car lui non plus ne le savait pas. Xander s’excusa d’avoir rompu par lettre, d’avoir été lâche. Mais il ne dit rien d’autre. Il ne lui fournit pas d’explications non plus. Peut-être qu’il avait toujours été lâche. Il ne pouvait pas lui mentir en pleine face. Il ne pouvait pas lui dire qu’il ne l’aimait plus en la regardant dans les yeux parce que c’était faux. Sarah sembla contre le fait de se contenter de ce que le blond venait de dire. « C’est tout ce que tu as à dire ? Oh, quelle belle explication. Beaucoup moins lâche que par lettre, ça c’est sûr. » Un fin sourire s’installa quelques secondes sur les lèvres de Xander, avant de disparaître. Elle avait totalement raison, il était tout aussi lâche que la dernière fois. Les choses avaient changé maintenant. La dernière fois, il pensait ne plus jamais la revoir, et maintenant, Sarah était devant lui. Xander finit par s’énerver. Il savait au fond de lui qu’il n’aurait pas dû, mais c’était plus fort que lui. Il dit des mots à la Poufsouffle qu’il n’aurait jamais voulu lui dire. A peine eut-il prononcé ces mots qu’il le regrettait amèrement. Sarah ne réagit pas, ce qui était peut-être encore pire pour Xander, car il ne savait pas ce qu’elle cachait en elle. Il termina par lui indiquer le chemin du château. Elle pouvait partir, elle le trouverait en suivant ses explications. Xander ne méritait pas de passer une minute de plus avec elle, à moins que ça ne soit l’inverse. « Non. » Ce non catégorique lui fit l’effet d’un électrochoc. Ce non, qui n’était qu’un murmure, était d’une violence inouïe pour les oreilles de Xander qui n’avait tellement pas l’habitude de l’entendre, surtout de la bouche de Sarah. Xander ne s’y attendait pas. Elle semblait pleine d’assurance, si forte face à lui si faible, même s’il essayait de ne pas le montrer. « Non, je n’irai pas à Poudlard… du moins pas tout de suite. » Sarah avait l’habitude de faire ce que Xander lui disait quand ils étaient ensembles, même s’il n’en profitait pas. Elle avait toujours eu ce petit côté naïf qui semblait ce soir avoir été mis de côté. C’était à cause de lui qu’elle perdait cette innocence qu’elle avait toujours eu quand elle parlait ou quand elle souriait. Il l’avait une nouvelle fois blessé. Voilà pourquoi il n’était pas celui qui lui correspondait. Il ne voulait pas lui faire du mal. Elle méritait d’être heureuse, ce bonheur, elle ne pourrait pas le trouver avec lui. C’était impossible.

« Je vais rester là jusqu’à ce que tu me dises la vérité. » Alors Sarah allait encore rester là un moment. Xander n’était pas prêt à lui dire pourquoi il l’avait lâchement quitté. Mais il allait devoir le faire parce qu’elle ne semblait pas vouloir partir et qu’ils n’allaient pas passer la nuit dans la rue. « Arrête de me mentir. Arrête de… faire… tout ça. » Il détourna le regard. Il voyait de quoi elle voulait parler. Il n’était pas correct avec elle. Il se sentait mal de lui faire tout ça. Ce n’était jamais ce qu’il avait voulu. Mais elle ne comprendrait jamais, elle n’était pas dans la même situation que lui. « Tu dis des banalités comme si tout allait bien. Tu me craches dessus. Me somme de partir. Puis tu restes avec moi. Tu me prends dans tes BRAS. Tu me regardes. Tu ne dis rien. POURQUOI ? Tu n’as pas le droit de faire ça. » Xander fixa un point fixe sur le sol. Il se faisait à présent réprimander par Sarah, ou plutôt par sa douleur, et il s’en voulait. Parce que tout ce qu’elle disait était vrai. Il ne savait pas pourquoi il agissait ainsi. Il faisait tout l’inverse de ce qu’il devrait faire. Mais c’était trop tard. Il ne pouvait pas changer d’avis sans arrêt. Des larmes lui montèrent aux yeux et il fit de son mieux pour les retenir. « Je suis quoi pour toi ? » Malheureusement, ce dernier bout de phrase finit par l’achever. Quelques larmes perlèrent sur sa joue et il tourna alors le dos à Sarah, par fierté. Elle avait vu, c’était obligé. Mais il n’aimait vraiment pas pleurer et ça ne lui arrivait pas souvent. Sa vie n’était pas facile tous les jours aujourd’hui, entre la mort de Declan et ses premiers jours au ministère. Il ferma les yeux, respira un instant et les ouvrit à nouveau. Il était calmé, ses quelques larmes avaient cessées. Il se tourna à nouveau vers la jeune femme. « Je vais être honnête avec toi, Sarah. » L’honnêteté était une valeur que Xander respectait, mais qu’il n’avait pas toujours appliquée. A présent beaucoup plus calme, il fallait qu’il se reprenne. Il n’était pas faible. Il devait la vérité à la belle Poufsouffle. Il fit quelques pas vers elle, sans pour autant trop s’approcher. Mais par où commencer ? Il y avait tant de choses qu’il voulait lui dire. « Mes parents ont appris que je sortais avec une fille de sang-mêlé avant que je n’ai la chance de leur en parler. » Il ne savait pas comment ils en avaient entendu parler, mais ce n’était pas Zahara, elle avait déjà assez de problèmes de son côté avec son bébé. D’ailleurs, Xander n’aurait pu le faire que par lettre et c’était quelque chose qu’il aurait aimé faire face à face. Malheureusement, Poudlard n’offrait pas beaucoup de possibilités pour que cela se produise. Sarah savait que ses parents étaient attachés à la pureté du sang, surtout pour leur unique garçon, Xander le lui avait dit. Il avait fini par oublier ce détail et par s’autoriser à aimer. La beuglante fit office de piqure de rappel. « J’ai déçu mon père. J’ai… j’ai essayé de me rattraper. J’essaye de me rattraper. J’ai quitté Poudlard, je travaille au ministère maintenant. » Il ne parlait toujours pas de sa relation avec elle, mais il allait y venir. Il avait dit qu’il était honnête avec elle, il allait l’être. Il souleva sa manche et montra le tatouage gravé sur sa peau qui représentait la marque des ténèbres. « J’ai les ai rejoint, comme ma sœur l’a fait avant moi, comme c’était prévu. » C’était prévu et c’était le maître-mot de la conversation. Tout ce qui avait été pour lui, Xander avait été à deux doigts, ou plutôt à une relation, de tout foutre en l’air. Xander continua de parler avant qu’elle ne l’interrompe. « Tu voulais savoir pourquoi… voilà pourquoi. Je n’ai pas le droit d’être avec toi parce que ton sang n’est pas digne du mien. Je réalise que ça sonne… absurde… quand je le dis à voix haute, mais je ne veux pas perdre ma famille. » Alors j’ai préféré te perdre toi. Voilà ce que disait Xander, en réalité, même si ça faisait mal.

Mais Xander n’avait pas terminé. Cette fois, ce n’était pas tout ce qu’il avait à dire. Pendant qu’il y était, il pouvait encore se permettre de parler. Il baissa les yeux un instant, mais ne resta pas trop longtemps silencieux. Il voulait parler avant de se dégonfler. « J’ai menti dans cette lettre. J’ai menti parce que tu ne m’aurais pas laissé partir, parce que ça aurait été plus douloureux de se quitter. » C’était difficile à croire, mais il croyait vraiment que la séparation aurait été plus difficile s’il lui avait dit tout ça, pour lui en tout cas. Et il n’aimait pas souffrir. Alors une lettre avait été la solution qui lui avait paru la plus adaptée. Il n’avait pas envie d’une conversation qui ne rimerait à rien parce qu’il avait déjà pris sa décision. Et Xander était têtu. Quand il décidait quelque chose, c’était très difficile, voire impossible, de le faire changer d’avis. Il s’approcha un peu plus d’elle, cette fois, il n’était plus qu’à quelques centimètres. « Pour tout t’avouer, je n’ai pas cessé de penser à toi. » Malgré tous les efforts déployés pour l’oublier, il n’y était pas arrivé. Plus Xander essayait, plus il pensait à elle. Sarah n’avait jamais quitté son cœur. « Et c’est pour ça que je ne voulais plus te voir, parce que mes sentiments pour toi… sont toujours là. C’était plus facile de savoir que tu me détestes. » Maintenant, Sarah ne pouvait plus lui reprocher de ne pas être honnête avec elle. En réalité, il ne pouvait pas l’être plus. Il venait de lui dire qu’il l’aimait toujours, malgré tout, même si leur relation n’était plus possible car il était un mangemort à présent.


Dernière édition par Xander V. McClary le Dim 2 Mar - 9:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Mar 12 Nov - 6:58


xander & sarah

reviens-moi ai-je envie de crier, mais c’est trop tard.


L’audace qu’avait utilisée la jeune fille pour résister à Xander l’impressionnait. Comment avait-elle réussit à ressortir cette capacité pourtant inexistante face à l’homme devant lequel elle s’était toujours inclinée ? Non pas par servitude ou par faiblesse -un poil certes- mais parce qu’elle agissait toujours de la sorte devant les filles qu’elle respectait. Et voilà que la douleur de son cœur meurtri parlait à sa place, qu’elle déversait un flot de paroles incongrues. Pas une seule fois elle avait détourné le regard, pas une seule fois elle s’était perdue dans la pureté et la beauté des yeux de son bien-aimé, pas une seule fois elle avait failli à ce qu’elle s’était promis… seulement lorsqu’elle vit la goutte d’eau, infime, minime, mais présente, elle paniqua. Sa respiration s’accentua, son cœur se mit à battre la chamade. Qu’avait-elle fait ? C’était maintenant elle le monstre, au contraire de tout ce que les autres avaient pu dire. La méchante dans l’histoire, celle qui faisait pleurer l’autre, c’était elle. Elle se mordit la lèvre, à deux doigts de l’évanouissement. Le jeune homme s’était retourné, elle ne lisait plus en lui ce qu’elle avait besoin de lui. La haine, la colère, la honte de la présence impromptue de Sarah. Merde. Son corps se mit à trembler, elle n’avait aucune idée de comment agir. Soudain il refit volte-face. Ils étaient là, l’un face à l’autre. La sixième avait perdu son assurance et se sentait extrêmement coupable, l’ancien serdaigle était au contraire parfaitement calme. Merlin qu’elle avait envie de posséder la même capacité à se former un visage serein et maître de tout. Pourquoi était-elle constamment habitée par des tas d’émotions qui lui dictaient sa conduite ? Elle avait envie de parler, de s’excuser. Elle voulait faire des tas de choses. Depuis qu’elle l’avait vu perdre le contrôle de lui-même elle ne lui en voulait plus le moins du monde. « Je vais être honnête avec toi, Sarah. » Avalant sa salive avait difficulté, la demoiselle se questionna intérieurement au sujet de la scène dont elle allait encore être témoin. Cette vérité, cette honnêteté c’était elle qui l’avait demandé, ce n’était plus possible de faire marche arrière, elle devait maintenant assumer ce qu’elle allait entendre. Elle inspira profondément pour tenter de calmer son rythme cardiaque qui était pourtant toujours trop élevé. Son cœur devait battre bien plus que quatre-vingts fois par minute. Les yeux du blond se plongèrent dans les siens quand il s’avança. Ils n’étaient pas assez proche l’un de l’autre même s’il suffisait qu’elle tende la main pour toucher le bras de son ancien-amoureux. Elle ferma les yeux quand il ouvrit la bouche, elle n’osait le regarder en face, trop peureuse. « Mes parents ont appris que je sortais avec une fille de sang-mêlé avant que je n’ai la chance de leur en parler. » La demoiselle fronça les sourcils pour essayer de compter, ils s’étaient rencontré durant un match de quidditch, puis s’étaient embrassés dans les vestiaires alors qu’elle n’avait que quatorze ans, avant de se retrouver dans la laverie… leur couple s’était donc formé à ce moment-là, vers mars, puis en janvier elle s’était rendue compte qu’elle était encore plus amoureuse de lui. Et il l’avait lâché en juin d’après. Soit un an et trois mois qu’avaient duré leur couple. Et il n’avait jamais parlé d’elle à ses parents. Une petite moue de tristesse prit forme sur son visage. Zahara elle l’avait su très vite. Fabien et ses parents avaient reçu une lettre très rapidement aussi. Pourquoi lui n’avait-il rien dit ? Et puis même, qu’est-ce que cela signifiait ? Il lui avait demandé de changer de camp, elle l’avait fait. Jamais il n’avait dit que le sang n’allait pas. Oh, il l’avait sûrement sous-entendu, mais jamais dit clairement. Et puis, avant il n’avait rien dit. « J’ai déçu mon père. J’ai… j’ai essayé de me rattraper. J’essaye de me rattraper. J’ai quitté Poudlard, je travaille au ministère maintenant. » Sarah sentait la panique monter en elle. Il parlait de tout, sauf d’eux. Elle avait peur de comprendre qu’elle avait beaucoup moins d’importance dans sa vie que lui en avait dans la sienne. Elle regarda son costume, ses cheveux impeccablement coiffés. Oui il faisait des efforts, encore plus que ce qu’il ne faisait à Poudlard, il lui arrivait en fin de journée de moins se contrôler… or pourtant là il était tard et tout était toujours parfait. Son attitude était précise et calculée. Il était trop bien, trop bien pour elle ? Elle inspirait profondément pour ne pas pleurer à cette remarque,  quand il releva sa manche. Un petit cri de surprise s’échappa du gosier de la jeune fille. Le tatouage qu’il arborait était la fameuse marque. Celle qui signifiait la violence du Lord, celle qui montrait les tortures, les morts, la tristesse. Elle avait vu et suivit tout cela cet été -de toute manière elle n’avait pas eu le choix- elle avait compris qu’elle n’était pas dans le clan des gentils et des héros, mais elle voulait se faire une place. Elle espérait que malgré tout Xander continue à voir qu’elle veillait « J’ai les ai rejoint, comme ma sœur l’a fait avant moi, comme c’était prévu. » La jeune fille se retint de crier, de pleurer, de réagir. Elle ne dit rien, mais sa lèvre tremblait. Qu’est-ce qu’elle devait faire maintenant ? Devait-elle le féliciter ? Etaient-ce des choses qui se faisaient dans ce monde-là ? Sûrement. Elle entrouvrit la bouche, mais les mots ne sortaient pas. Sa voix se perdit dans sa gorge. Seules ses lèvres réussirent à former les sons ‘félicitation’ qui auraient dû sortir. Elle finit par détourner le regard, non, ce n’était pas naturel pour elle. Elle ne pourrait pas dire ça. Elle n’arrivait pas à être assez heureuse pour lui. Une saveur amère se forma dans sa bouche, elle commençait à comprendre où il voulait en venir. « Tu voulais savoir pourquoi… voilà pourquoi. Je n’ai pas le droit d’être avec toi parce que ton sang n’est pas digne du mien. Je réalise que ça sonne… absurde… quand je le dis à voix haute, mais je ne veux pas perdre ma famille. » Il l’avait dit. Quelle connerie. Elle qui n’avait jamais cru à une séparation par les maisons alors à cause du sang ! C’était encore pire, encore plus débile. Chaque être était unique et semblable. Chacun se devait de courir, tout nu, dans les champs une fleur à la main. Euh, peut être pas. Sarah secoua la tête pour chasser ses images de sa tête. Non. La dénigration à cause du sang n’était pas la bonne idée, elle était sûre de cela. Pourquoi les gens étaient si fermés ? Comment pouvaient-ils ne pas se rendre compte de l’erreur. Si on dénigrait pour le sang, quelle sera la prochaine étape ? Les larmes remontaient vers le visage de la poufsouffle. Le sanglot n’était plus très loin, tout allait se déverser bientôt. Il ne voulait pas perdre sa famille, c’était la chose la plus importante, mais elle… elle l’avait perdue sa famille. Son frère était mort, son père était recherché comme lâche de guerre, sa mère était moldue et elle avait rejoint le camp qui voulait les exterminer. Comment pouvait-elle encore vivre naïvement après cela ? Les événements de l’été l’avaient transformée, grandie, changée. Sarah avait maintenant seize ans et même si parfois il lui manquait beaucoup de courage, elle avait un peu perdu de son innocence. Les choses avaient commencé à murir dans son cerveau. « J’ai menti dans cette lettre. J’ai menti parce que tu ne m’aurais pas laissé partir, parce que ça aurait été plus douloureux de se quitter. » Les sourcils de la jeune fille se froncèrent, elle croyait avoir compris jusque là, quel était l’élément qui lui avait échappé ? En quoi avait-il menti ? Et non, bien sûr que non elle ne l’aurait jamais laissé partir… quoique, elle aurait peut-être réussi, son amour était tellement faramineux qu’elle aurait tout accepté venant de lui -tout sauf la rupture sans raison, cela allait de soi. Elle regarda Xander, attendant une réponse, cette fois-ci l’explication de tout ? L’aurait-elle enfin ? « Pour tout t’avouer, je n’ai pas cessé de penser à toi. » Dans quel sens ? Pour la tuer parce qu’il la haïssait ? Sarah commençait à s’inquiéter sérieusement, elle avait si peur de se réjouir de nouveau pour rien. « Et c’est pour ça que je ne voulais plus te voir, parce que mes sentiments pour toi… sont toujours là. » Les paupières de la jeune fille se baissèrent et relevèrent plusieurs fois avant qu’elle ne saisisse l’ampleur de la chose. Il l’aimait ? Le mensonge constituait donc en cela ! Oh, mais tout changeait du coup, cela voulait dire que … « C’était plus facile de savoir que tu me détestes. »  Hein ? Il voulait qu’elle le déteste ? Elle ne le détestait pas, jamais. Oui, bon, elle l’avait haïe, mais c’était différent. Et là maintenant son cœur battait plus fort. Elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait plus. Elle s’approcha un poil, ils étaient vraiment proche l’un de l’autre, elle se mit sur la pointe des pieds et examina son regard. Sarah ressentait le besoin de savoir si ce qu’il disait possédait une part de vérité. Elle n’arriva pas à tout comprendre, les choses étaient encore embrouillées, elle avait besoin de mettre des mots pour comprendre. Redescendant sur ses deux pieds, elle le toisa de tout son long et commença d’une voix mal assurée. « Donc si j’ai bien compris : tu m’aimes. Seulement tu ne veux pas de moi parce que je ne suis pas assez bien pour la famille McClary. » OK, cela avait le mérite d’être clair et direct. Elle leva le doigt pour l’empêcher de parler quand elle vit qu’il faillit se justifier. « Non maintenant c’est moi qui parle. » lança-t-elle d’un ton un peu plus sec. C’était un véritable ascenseur émotionnel que la jeune fille était en train de vivre. Heureuse de le voir, apeuré de sa colère, au comble de la félicité car il l’aimait encore, dévastée par son refus, éberluée par son indifférence à elle. La sixième année ne savait plus réellement comment réagir, mais elle avait la parlote, elle avait besoin d’extérioriser encore un peu. De comprendre et de lui faire comprendre l’absurdité de ses paroles. Son ton monta un peu dans les aigus et trembla quand elle rouvrit la bouche. « Et tu as choisi ta famille, qui est toujours mieux que moi, parce qu’après tout je ne suis qu’une pauvre fille de sang-mêlé. » Ses paroles lui faisaient mal au cœur, elle ressentait le flot de larme de rage qui n’allait pas tarder. Cette fois-ci elle était réellement énervée et perdue. Elle le fixa, regretta son geste quand elle vit ses yeux si beau qui la regardait avec une pointe de tristesse et serait-ce … des remords ?, mais elle réussit à ouvrir la bouche encore pour cracher ce qu’elle avait à dire. « Mais moi j’ai TOUT quitté pour toi. J’ai quitté mes amies, nombreuse sont celles qui m’ont tourné le dos, nombreux sont ceux qui s’acharnent sur moi maintenant. Chez les obscurs je n’ai aucun allié, seules Mirka et Roxanne empêchent les autres de me brûler vive. J’ai trahi ma famille. MA MERE EST MOLDUE et je suis dans le clan où j’entends parler d’eux comme des sous-merdes. Tu crois que je n’identifie rien ? Que je peux encore croire qu’ils parlent de personnes à éradiquer de la surface de la terre ? Je ne te demande pas de TOUT quitter pour moi, mais … euh … au moins de montrer que ça te fait quelque chose. Merde. » Elle savait qu’elle croirait à tous ses dires si jamais il lui parlait d’avenir avec de belles tournures. Elle l’aimait encore trop, le passage de la haine à l’amour était bien trop étroit pour qu’elle réussisse à lui en vouloir encore. Elle n’arrivait pas à faire semblant, mais elle avait encore mal, trop mal au cœur. Sarah ne savait pas si elle avait envie de se remettre avec lui, tout de suite elle avait besoin de parler et de faire ressortir tout ce qui n’allait pas, mais après tout cela elle n’était pas sûre que cela se passe bien. Elle finit par détourner le regard et se mettre de profile. Elle ne boudait pas, mais elle ne pouvait pas attendre indéfiniment.

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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Jeu 16 Jan - 3:49


xander & sarah

I say, I hate you, we break up, you call me, I love you.

La dureté de Sarah envers lui bouleversa Xander au point de le voir verser quelques larmes. Il s’était retourné pour ne pas montrer ses larmes à son ancienne petite-amie, bien trop fier pour lui montrer ses faiblesses. Puis une fois un peu plus calme et après avoir repris ses esprits, Xander s’était tourné vers la demoiselle et décida d’être honnête envers elle. Il ignorait comment elle allait réagir et il allait sûrement le regretter plus tard. Le blond s’approcha de Sarah et commença à lui raconter la véritable raison de leur séparation. Il lui dit que ses parents avaient appris qu’il sortait avec une fille de sang-mêlé et il lut la surprise – la déception ? – sur le visage d’ange de la Poufsouffle. C’est alors qu’il lui montra la marque des ténèbres qui ornait son bras. Une tradition familiale qu’il avait perpétuée cet été. Il ne s’attendait pas à une réaction particulière de Sarah, mais il n’arriva pas à décrire son regard sur son avant-bras. Elle détourna le regard, comme par dégoût et Xander fut blessé. Il baissa sa manche pour couvrir à nouveau la marque. Est-ce qu’il la dégoûtait à présent ? Il parla d’eux, sans trop y penser. Ça n’avait plus d’importance. Les larmes de Sarah lui montèrent aux yeux, mais elle se retint de pleurer. Alors Xander continua, il ne s’arrêta pas. Il ne voulait pas la voir pleurer. Il lui dit qu’il avait menti en lui disant qu’il ne l’aimait plus. Il voulait juste qu’elle le laisse s’en aller. Xander finit même par lui avouer qu’il pensait toujours à elle et qu’il avait toujours des sentiments pour elle. Qu’était-il exactement en train de faire ? A quoi s’attendait-il ? Malgré tout ce qui s’était passé, Sarah comptait toujours beaucoup pour lui et il voulait à présent qu’elle le sache. Elle y trouverait peut-être une sorte de paix ou d’acceptation. Ou bien lui la trouverait parce que depuis le jour où il l’avait quitté, il s’en était beaucoup voulu. Sarah s’approcha encore et l’examina de près, avant de s’éloigner un peu. « Donc si j’ai bien compris : tu m’aimes. Seulement tu ne veux pas de moi parce que je ne suis pas assez bien pour la famille McClary. » Ces mots étaient durs à entendre, mais c’était ce qui se passait. Il voulait quand même qu’elle sache qu’il était désolé de la tournure que les choses avaient prises. Xander ouvrit la bouche pour répondre, mais elle le coupa dans son élan. « Non maintenant c’est moi qui parle. » Très bien, il écouterait. Il le méritait. Au moins, le blond était maintenant sûr qu’elle savait qu’il l’aimait toujours, malgré tout. Sarah avait l’air énervée et il comprenait parfaitement pourquoi. Il ne pouvait pas lui en vouloir. « Et tu as choisi ta famille, qui est toujours mieux que moi, parce qu’après tout je ne suis qu’une pauvre fille de sang-mêlé. » Pauvre fille de sang-mêlé. Ce n’était pas comme ça qu’il la voyait, mais c’était bien comme ça que le reste de la famille la traitait. Sarah était pour lui bien plus que ça. Il détourna le regard. Il aimait tellement sa famille qu’il ne voulait pas être rejeté par eux. Ce serait le pire des scénarios. Il tourna à nouveau les yeux vers Sarah. Comment Xander pouvait-il se faire pardonner ? Comment pouvait-il se rattraper ? Dis-moi comment, Sarah, je ferai n’importe quoi pour que tu cesses d’en souffrir. Presque n’importe quoi. Mais ne m’oblige pas à choisir entre ma famille et toi. Je ne peux pas, je n’ai pas le choix. J’ai besoin d’eux, tellement besoin d’eux.

« Mais moi j’ai TOUT quitté pour toi. J’ai quitté mes amies, nombreuses sont celles qui m’ont tourné le dos, nombreux sont ceux qui s’acharnent sur moi maintenant. Chez les obscurs je n’ai aucun allié, seules Mirka et Roxanne empêchent les autres de me brûler vive. J’ai trahi ma famille. MA MERE EST MOLDUE et je suis dans le clan où j’entends parler d’eux comme des sous-merdes. Tu crois que je n’identifie rien ? Que je peux encore croire qu’ils parlent de personnes à éradiquer de la surface de la terre ? Je ne te demande pas de TOUT quitter pour moi, mais… euh… au moins de montrer que ça te fait quelque chose. Merde. » Xander réalisa qu’il en avait beaucoup demandé à Sarah et qu’en retour, il n’en avait pas autant fait pour elle et il se sentit soudain comme le premier des cons. Qu’avait-il fait en laissant Sarah derrière lui en croyant que tout allait s’arranger magiquement ? Il l’avait laissé dans la cage aux fauves avec Mirka et Roxanne comme seuls boucliers. Xander n’avait jamais identifié les moldus comme étant des personnes de valeur, mais il savait depuis le début que la mère de Sarah était une moldue. S’il commençait à penser à chaque famille, comment arriverait-il à se lever le matin et à aller faire son devoir en tant que mangemort ? Il n’avait pas encore été envoyé en mission et il n’avait encore jamais torturé ou tué personne, mais le jour viendrait où il devrait le faire, comme tout bon mangemort. Xander réalisa qu’il ne voulait pas le faire. Il ne voulait pas tuer ou torturer. Certes, à Poudlard, il lui était arrivé d’embêter les plus petits ou les emmerdeurs, mais tuer ou torturer, c’était beaucoup plus grave que ça. Comment pouvait-il être si fier d’avoir cette marque sur le bras ? Comment avait-il pu en faire un rêve, un but à atteindre ? Il avait toujours voulu rendre ses parents fiers, faire comme sa grande sœur. Maintenant, il était terrorisé. Chaque matin, il se leva en se disant qu’il passerait une journée tranquille au ministère, à faire de son mieux pour être bien vu. Mais plus les jours passaient et plus Xander risquait d’être envoyé commettre l’irréparable. Xander essaya de se ressaisir et plaça son bras sur l’épaule de Sarah pour lui faire faire quelques pas vers le mur. De cette façon, les gens ne pourraient pas les voir en regardant par une fenêtre. Sarah n’avait pas le droit d’être là et elle était un peu trop bruyante. Il n’en avait pas terminé avec elle. « Je suis désolé d’apprendre ce que les autres te font subir. Mais je ne peux plus rien faire maintenant. Tu vas devoir être forte. Je sais que tu l’es. Il n’y a qu’à t’écouter. J’ai été égoïste en te demandant de changer pour moi. » Ces élèves avaient été les amis de Xander, pour la plupart. Comment pouvaient-ils s’en prendre à Sarah une fois qu’il fut hors du château ? Il fallait qu’il écrive à Mirka et qu’elle aide un peu plus Sarah que ça. Mais il ne pouvait rien faire d’autre. C’était de sa faute parce qu’il lui avait dit d’abandonner son camp pour rejoindre le sien.

« Je suis sûr que ta mère est une bonne personne… Elle a élevé une fille formidable. » Xander voulait montrer à Sarah qu’il n’avait rien contre sa mère, contrairement à beaucoup de mangemorts. Mais il ne pouvait pas le dire à voix haute. Ce serait une grosse trahison si l’on venait à le surprendre. Il ne pouvait pas dire qu’il n’avait rien contre les moldus. Mais Sarah et son histoire lui faisait quelque chose. Il s’approcha à nouveau et enroula ses bras autour d’elle, pour la deuxième fois de la soirée. Mais cette fois, il n’allait plus s’énerver contre elle, la colère était terminée. « Tu me manques tellement, Sarah. J’ai paniqué. Quand j’ai reçu la lettre de mon père, j’ai paniqué. Je crois que j’ai fait la plus grosse erreur de ma vie. Les plus grosses erreurs de ma vie. » En quittant Sarah, en quittant Poudlard sans réellement se lancer dans ce qu’il avait envie, le Quidditch. Et par-dessus tout, en rejoignant les mangemorts. Il l’avait réalisé après, mais surtout au moment où il avait vu la lueur de dégoût dans les yeux de la fille qu’il aimait toujours. Mais c’était trop tard à présent. Il n’avait jamais entendu l’histoire d’un mangemort qui se faisait retirer la marque et pouvait vivre heureux par la suite. Ceux qui trahissaient le seigneur des ténèbres étaient exécutés sur le champ. On ne pouvait pas changer d’avis. Il avait juré allégeance au lord pour toujours. « C’est impossible de retourner en arrière. » A moins d’avoir un retourneur de temps, mais cela remontait déjà à trop longtemps et il risquerait de changer trop de choses dans l’avenir. Et puis ce genre de chose était extrêmement rare, il n’en avait jamais vu en vrai jusque-là. « Tu n’es pas une pauvre fille, Sarah. Tu vaux beaucoup plus que moi. Tu mérites mieux que moi. J’espère… que tu seras heureuse. » C’était tout ce qu’il voulait à présent. Combien de temps tiendrait-il maintenant qu’il avait réalisé tout ce qu’il avait réalisé ? Combien de temps avant que quelqu’un ne rentre dans sa tête et découvre tout ? Combien de temps avant qu’il ne fasse échouer une mission à cause de son incompétence à se fermer à toute forme de sentiments ?




Dernière édition par Xander V. McClary le Dim 2 Mar - 9:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   Mar 21 Jan - 10:33


xander & sarah

reviens-moi ai-je envie de crier, mais c’est trop tard.


La demoiselle s’était emportée, dans l’élan elle avait crié des choses qui s’étaient échappées de sa gorge sans concerter son cerveau, pourtant elle pensait tout. Elle avait eu si mal au cœur que la douleur lui avait fait prendre conscience de nombreuses choses et en particularité de sa naïveté. Des progrès, elle en avait fait, mais ce n’était toujours pas cela. Alors pourquoi s’excitait-elle autant sur le pauvre Xander qui n’avait rien fait si ce n’était … revenir dans sa vie avec douceur ? Bon, certes, Sarah n’était toujours pas objective quand elle parlait du jeune homme. La jaune et noire, de profil, ne regardait pas le garçon c’est pourquoi elle sursauta lorsqu’il plaça sa main sur ses épaules. Ce n’était que pour la faire s’éloigner … avait-il peur à ce point-là d’être vu en sa compagnie ? Sarah gardait son regard fixé sur le sol, elle avait trop peur de lire dans ses yeux le dégoût qu’elle croyait mériter. Il lui avait dit des tas de choses si bien qu’elle ne savait plus que penser. Le croire ? Elle en mourrait d’envie. « Je suis désolé d’apprendre ce que les autres te font subir. Mais je ne peux plus rien faire maintenant. Tu vas devoir être forte. Je sais que tu l’es. Il n’y a qu’à t’écouter. J’ai été égoïste en te demandant de changer pour moi. » Et voilà que ses belles paroles le faisait frémir. Elle y croyait au plus profond de son être, elle savait qu’il était quelqu’un de bon, elle l’avait suffisamment côtoyé pour savoir qu’il était doux et attentif. Ce n’était pas une brute qui séduisait les filles sans raison, il n’avait jamais essayé de la forcer à quoique ce soit, alors qu’elle avait entendu de drôles d’histoire avec Madelyn. Non, lui était quelqu’un de bien, et elle avait décidé de le croire, de toute manière après ce qu’elle lui avait dit, il n’avait plus beaucoup de raison de lui mentir. Cependant elle ne sourit pas, elle garda la tête basse et le regard perdu devant elle. « Je suis sûr que ta mère est une bonne personne… Elle a élevé une fille formidable. » Elle aurait voulu lire dans ses yeux la compassion qui devait y habiter, mais elle n’osait toujours pas relever la tête. Son cœur se mettait pourtant à battre plus vite, depuis toujours elle était sensible aux compliments et encore plus quand ils venaient d’une personne qu’elle estimait. Et puis elle sentait dans sa voix qu’il n’était pas forcé de le dire, après tout il n’avait aucun intérêt à faire plaisir à la jaune et noire, alors elle était encore plus touchée. Qu’il y ait de la simplicité, de la gentillesse dans les propos d’un … mangemort. Eurk. Elle ne pouvait pas se résoudre à l’appeler comme cela. Pourtant c’était précisément ce qu’il était. Une larme perla au coin de son œil, elle se demandait ce qu’elle pouvait faire maintenant. Jamais elle n’avait imaginé sa vie sans lui, même lorsqu’il l’avait abandonné, son souvenir était trop présent pour qu’elle l’oublie. Et même maintenant qu’il lui avait dit que c’était impossible. Elle ne voyait pas d’autres opportunités. « C’est impossible de retourner en arrière. » Il disait avoir fait des erreurs, mais pas le regrettait. Il disait qu’elle lui manquait et que c’était impossible de revenir en arrière. Que devait-elle comprendre ? Que devait-elle en déduire ? Finalement n’y tenant plus, elle releva les yeux et croisa son regard au moment où il finissait de casser ses rêves. « Tu mérites mieux que moi. J’espère… que tu seras heureuse. » Quelqu’un d’autre. Il le lui avait déjà dit mais c’était avant qu’il lui dise qu’elle lui manquait. Elle voulait comprendre pourquoi c’était si impossible, elle était prête à tout pour lui. Prête à tout. Seulement elle avait encore trop mal au cœur pour laisser passer cela et … quitte à s’en vouloir elle décida de mentir. Enfin, quelque chose s’était réellement passé, mais cela n’avait été qu’une expérience de gamine bourrée pour la première fois de sa vie. Elle se racla la gorge et, lâcha, la gorge serrée parce que débutaient la semi-vérité. Elle ne savait pas mentir de but en blanc, mais elle commençait à apprendre à cacher une part de la vérité en le glissant sous quelque chose de plus gros. « Je ne regrette pas. » Elle plongea son regard dans ses belles prunelles une dernière fois et détourna les yeux pour regarder son front. Il fallait qu’elle continue à le fixer, mais se perdre dans la pureté de son regard, ce n’était pas possible. Elle inspira et d’une voix qu’elle voulait assurée elle lança. « Non, je ne regrette pas ce changement de camp ni ton abandon. » Elle appuyait volontairement sur les mots, pour lui faire peur peut être et qu’il ne se concentre pas sur son manque d’assurance. « Parce que ça m’a fait grandir. J’ai appris, même si je souffre encore, même si c’est dur, je me rends compte qu’on ne peut pas compter sur tout le monde. Et, puis, surtout, maintenant que je suis dans le groupe de Roxanne, elle m’invite aux soirées des serpentards. » Bon ok, elle n’en avait fait qu’une et d’après que ce Roxanne le lui avait dit le lendemain, Sarah n’était pas prête d’être invitée de nouveau rapidement, mais c’était déjà un début. Et puis les soirées des serpentards étaient suffisamment connues et connotées pour que Xander n’ignore rien de ce qu’elle avait pu vivre. « Et donc, depuis la dernière fois, je sors plus ou moins avec un garçon. » Elle s’arrêta quelques instants pour sourire et lâcha le dernier morceau de vérité voilée. « Thiago Montgomery, le serpentard beau-gosse. Enfin je ne sais pas trop, on ne s’est pas revu, mais je crois que c’était plutôt clair. » Et là, sans qu’elle ne l’avait prévu, elle se mit à rougir. La demoiselle avait beau avoir grandi, elle était toujours aussi prude et pudique. Et parler de cela devant n’importe qui n’était pas facile et encore moins devant son ancien petit-ami dont elle était toujours amoureuse. Elle avala avec difficulté sa salive et releva les yeux une dernière fois pour les plonger dans ses iris brillants. Elle ne savait plus quoi ajouter, elle avait envie de partir maintenant, envie de lui dire que malgré tout elle l’aimait plus que tout. Elle voulait rester, mais ne pas lui faire du mal. Seulement elle était perdue.


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MessageSujet: Re: ∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)   

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∞ I say, I hate you, we break up, you call me, I love you (xarah)

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